28/12/2007

Loi antiterroriste • Démocratique, l’État belge?

« La récente condamnation du Bruxellois Bahar Kimyongür suscite chez nous plusieurs questions », déclare la FGTB bruxelloise. L’avis de Jan Fermon, avocat.

Alice Bernard
28-02-2007

Bahar Kimyongür a été condamné le 7 novembre dernier pour « appartenance à une organisation terroriste » (voir ci-joint « les faits »). Cela inquiète le syndicat socialiste de Bruxelles. « Nous constatons que l’organisation Greenpeace Nordic au Danemark a été condamnée en juillet 2005 sur base de ces mêmes “lois antiterroristes” suite à une action pacifique. (…) Dans le cas de ces personnes (Bahar Kimyongür et des altermondialistes liégeois mis sur écoute, ndlr), on a l’impression qu’elles sont poursuivies ou condamnées dans le cadre de la loi antiterroriste, mais que les actes dont ils doivent rendre compte à la société ne sont d’aucune manière violents, et encore moins terroristes. Il s’agit au contraire, dans les deux cas, d’actions non violentes de militants. »

 

L’État turc, dénoncé par Bahar Kimyongür a pourtant souvent été condamné par la cour européenne des Droits de l’homme…

Jan Fermon. Des dizaines de fois, pour « traitements inhumains et dégradants » dans les commissariats et les prisons ; le Parlement européen a aussi critiqué la législation antiterroriste turque qui a permis d’innombrables abus. En 1996, le commandant de la gendarmerie belge, M. Deridder, a rencontré, en Turquie, Mehmet Agar, ancien chef de la police et ancien ministre de l'Intérieur. Des accords ont été établis, dans un climat politique que le Président turc lui-même qualifiait d’ « État enfoui », où mafia, extrême droite et une partie des « forces de l’ordre » travaillaient de concert. Tout de suite après, les Turcs de Belgique ont été fichés par la police belge. Trois ans plus tard, c’est la descente dans l’appartement de Knokke et le début du procès contre le DHKP-C.

 

Comment réagir ?

Jan Fermon. Le tribunal de Bruges et la Cour d’appel ont adopté le point de vue de l’État turc (et celui de l’UE ndlr) : ils qualifient le DHKP-C d’organisation terroriste. Mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce type d’interprétation abusivement extensive, qui met en danger les libertés démocratiques. Le Comité T, par exemple, créé le 27 juin 20061. Tous ceux qui trouvent que résister à l’injustice et à l’exploitation n’est pas du terrorisme doivent se rassembler et agir, avec le CLEA ou le Comité T, leur syndicat, parti, association, club sportif…

S’informer, informer, exiger la libération de Bahar Kimyongür, de Musa Asoglu et des autres inculpés du procès de Bruges.

Rester mobilisé pour intervenir lors d’autres procès de ce genre, protéger les personnes solidaires et, surtout, agir pour le retrait de cette législation liberticide et pour que toute la clarté soit faite sur ce procès qui crée un dangereux précédent. Des personnalités comme Josy Dubié (Ecolo), Jean Cornil (PS) et d’autres ont déjà exprimé leur inquiétude et leur solidarité. Il existe aussi une pétition pour la libération de Bahar Kimyongür.

1 A l’initiative d’Attac, du centre d’Action laïque, du Centre national de coopération au développement (CNCD/11.11.11), du Comité pour la liberté d’expression et d’action (CLEA), de la Liga voor mensenrechten, la Ligue des droits de l’Homme, de l’Observatoire international des prisons, de l’Organisation mondiale contre la torture, du Syndicat des avocats pour la démocratie.

  • Pour plus d’information et pour signer la pétition : www.leclea.be
  • Manifestation de soutien à Bahar Kimyongür, tous les samedis, entre 16 et 17 heures, sur les escaliers de la Bourse à Bruxelles.
  • Rassemblement, devant la Bourse de Bruxelles, pour soutenir Musa Asoglu, Sukriye Akar et Kaya Saz (condamnés en même temps que Bahar Kimyongür) le mercredi 28 février à 18 h
  • Deuxième rassemblement, le samedi 3 mars à 16 heures, devant la prison de Bruges

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Terroriste, la loi antiterroriste ?

C’est quoi, cette loi antiterroriste ?

?Jan Fermon. Le 13 juin 2002, le Conseil de l’Union européenne a adopté une décision-cadre se rapportant à la lutte contre le terrorisme. Les décisions-cadres de l’Union européenne doivent être transformées en loi par les pays membres. La Belgique a donc promulgué, le 19 décembre 2003, une loi « relative aux infractions terroristes ».

 

Cette loi est-elle nécessaire ?

Jan Fermon. Absolument pas. Les législations existantes réprimaient déjà les actes de violence aveugle contre des civils. Et dans le droit international, il y avait le concept de « crimes contre l’humanité ».

 

Alors, pourquoi en remettre une couche ?

Jan Fermon. Le flou qui entoure la définition du mot « terrorisme » permet de criminaliser toutes formes de résistance – politique, syndicale, écologique – que l’on assimile abusivement au terrorisme. En plus, cela permet de justifier des méthodes particulières de recherche policière : mise sur écoute, surveillance « discrète », etc.

 

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Les faits

Manif pour VW, le 2 décembre 2006 à Bruxelles. À la Bourse, un grand portrait de Bahar Kimyongür, un Belge condamné le 7 novembre 2006 à quatre ans de prison sur base de la loi antiterroriste. Son « crime » est d’avoir dénoncé pacifiquement la répression de l’État turc. Cela inquiète la FGTB de Bruxelles. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


28 septembre 1999

La police fait une descente dans un appartement de Knokke et y trouve des archives du DHKP-C (un parti de gauche turc considéré par l’Union européenne comme « terroriste ») du matériel informatique, des armes et des faux papiers. Suite à quoi, la militante Ferhiye Erdal est arrêtée et onze personnes inculpées.

 

28 février 2006

Les inculpés passent en jugement à Bruges. Certains, c’est le cas de Bahar Kimyongür et de Musa Asoglu, sont accusés d’appartenance à une organisation terroriste. Les peines sont lourdes : Bahar Kimyongür est condamné à 4 ans, Musa Asoglu à 6 ans.

Musa Asoglu et Bahar Kimyongür travaillaient pour le bureau d’information du DHKP-C à Bruxelles. Ni l’un ni l’autre n’ont jamais commis d’actes terroristes en Belgique ou ailleurs. Bahar Kimyongür est connu et apprécié par des dizaines de démocrates et de progressistes pour son activité incessante, courageuse et pacifique : informer, en Belgique et partout dans le monde, sur la répression violente que subissent les opposants à la politique de l’État turc et les conditions effroyables de détention des prisonniers politiques dans les prisons turques.

 

Fin avril 2006

Bahar Kimyongür, laissé en liberté en attendant le procès en appel de sa condamnation, va en Hollande pour assister à un concert. Les services secrets belges et le ministère de la Justice en avertissent la police hollandaise. Or, la Turquie a émis un mandat international demandant l’arrestation et l’expulsion de Bahar vers la Turquie. Ce qui n’était pas possible à partir de la Belgique, Bahar Kimyongür étant citoyen belge. Après une détention de 68 jours Bahar est libéré, la Justice hollandaise ayant constaté qu’il n’était nullement un « terroriste ».

 

7 novembre 2006

Procès en appel : les condamnations du 28 février 2006 sont confirmées et… alourdies : Musa Asoglu, de 6 à 7 ans, Bahar Kimyongür, de 4 à 5 ans.

19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, capitalisme, justice, courcelles, romain, histoire, jutice, democratie, liberte, politique, presse, silence, terrorisme, turquie | |  Imprimer | | |

22/12/2007

22/12/2007: Ici, mes nouveaux sites en photos. ...]

-------- Message original --------
Sujet:  Ici, mes 2 nouveaux sites en photos. ...]
Date: Sat, 22 Dec 2007 19:27:26 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



Ici, mes nouveaux sites en photos. Vous pouvez aussi y participer si vous avez également des choses criantes à dire et à ajouter par l' IMAGE. Merci et bienvenue !

RoRo


Photo Album: C' est à Courcelles                                                                                                                                                                                                                        

roger.romain@skynet.be

19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, belgique, actualite, communes, politique, capitalisme, euro-dictature, terrorisme, guerre, social, sdf, solidarite, presse, silence, usa, irak, iran, palestine, sionisme | |  Imprimer | | |

13/10/2007

09/10/2007: de Michel Collon, journaliste politique belge ...

 -------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Pays basque, Iran, Irak, Cuba, Kosovo, Palestine, retraites, lobby sioniste...
Date: Tue, 9 Oct 2007 13:48:09 +0200
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


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12:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, actualite, presse, silence, collon, politique, cuba, irak, iran, usa, terrorisme, imperialisme | |  Imprimer | | |

03/09/2007

01/09/2007: LA THEORIE DU COMPLOT: Les services secrets américains auraient tenté d’'introduire des explosifs au G8 de Heiligendamm ...

------- Message original --------

Sujet: LA THEORIE DU COMPLOT
Date: Sat, 1 Sep 2007 20:23:29 +0200 (CEST)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Les services secrets américains auraient tenté d’'introduire des explosifs au G8 de Heiligendamm
 
 
Selon les agences de presse Deutsche Presse-Agentur et Agenzia Giornalistica Italia, la police allemande a surpris des membres des services secrets américains en train d’essayer de faire passer des explosifs à travers un point de contrôle du sommet du G8 à Heiligendamm. Étrangement, l'’incident n’'a été rapporté par aucun grand média de langue française ou anglaise.
Les services secrets américains pris en flagrant délit
Selon deux dépêches des agences de presse Deutsche Presse-Agentur et Agenzia Giornalistica Italia, toutes deux datées du 7 juin 2007, des agents des services secrets américains ont tenté de faire passer une petite quantité d’explosif militaire de type C4 à travers un point de contrôle du sommet du G8 à Heiligendamm. L’'explosif, dissimulé dans une valise à bord d’'une voiture, a été découvert quand les appareils de détection de la police allemande ont sonné l'’alarme. Les passagers du véhicule, habillés en civil, se sont alors identifiés comme étant des membres des services secrets américains. Interrogée par la Deutsche Presse-Agentur, la police allemande a refusé de commenter l’'incident.
 
Un silence médiatique déconcertant
 
L’'information a été discrètement rapportée par quelques journaux allemands, dont le Financial Times Deutschland et le Süddeutsche Zeitung. Par contre, aucun grand média francophone ou anglophone n’'a jugé utile de nous informer de l’'incident.
Un tel silence médiatique est déconcertant. Difficile en effet de croire qu’'aucun de ces grands médias n’'ait eu vent de l’'incident alors que celui-ci a fait l’'objet de deux dépêches de presse reprises par plusieurs journaux allemands. Quant à imaginer que les rédactions aient délibérément choisi de ne pas mentionner l’'incident de peur d'’ennuyer leur public, cela ne semble guère plus vraisemblable.
 
Que cherchaient les services secrets américains ?
 
Les dépêches des deux agences de presse indiquent que les services secrets américains cherchaient à tester les contrôles de la police allemande. Les journaux allemands ayant rapporté l'’incident ont repris cette explication.
Cependant, plusieurs sites d’'information sur Internet, dont notamment le Réseau Voltaire de Thierry Meyssan, ont émis une autre hypothèse : les services secrets américains préparaient un attentat dans le cadre d'’une opération false flag.
Cette seconde hypothèse est plus surprenante, mais pas pour autant absurde si l'’on tient compte d'’autres faits (présentés ci-dessous) dont les grands médias ont, là encore, curieusement oublié de nous informer.
Mais commençons par voir ce qu'’est une opération false flag.
 
Les opérations false flag, une technique éprouvée
 
Une opération false flag (traduction littérale : « opération faux drapeau ») peut être définie comme une opération secrète organisée par les services secrets d'’un pays dans le but de produire un événement traumatisant (attentat terroriste, incident de frontière, etc.) qui sera attribué à un pays ou à une organisation adverse afin de mobiliser l'’opinion publique contre ce pays ou cette organisation.
Ces opérations servent généralement à prendre le pouvoir par la force ou à déclencher des guerres sous couvert de légitime défense. Les exemples historiques d’'opérations false flag les plus connus attestent de la redoutable efficacité de cette technique pour manipuler les populations. On peut citer notamment :
 
   en 1933L'’incendie du Reichtag, commis par les nazis d’Hitler mais attribué aux communistes, qui justifia l’'arrestation des communistes, la suspension des libertés individuelles des citoyens allemands et permit au NSDAP l'’accaparement quasi absolu du pouvoir.
    
   L’'incident de Gleiwitz en 1939, monté de toutes pièces par les nazis pour servir de prétexte à l'’invasion de la Pologne par Hitler.
    
   L’'incident de Mukdenen 1931, planifié par les Japonais qui accusèrent les Chinois d’'avoir perpétré l’'attentat, donnant ainsi le prétexte à l'’invasion immédiate du sud de la Mandchourie par les troupes japonaises.
    
   L’'opération Northwoods en 1962, qui consistait notamment en l'’organisation d'’une série d’'attentats contre les États-Unis par l’'état-major interarmées américain lui-même, de manière à en imputer la responsabilité au régime cubain. Le but était de justifier aux yeux de l'’opinion américaine une intervention des forces armées américaines contre Cuba et d'’obtenir l’'appui diplomatique, voire militaire, des nations occidentales. L’'opération Northwoods, révélée par des documents officiels déclassifiés en 1997, ne fut jamais mis en œoeuvre car le président J.F. Kennedy s'’y opposa.
    
  Plus récemment, selon plusieurs transfuges du FSB (successeur du KGB) dont le fameux Alexander Litvinenko empoisonné au polonium 210 en 2006, la série d’attentats dans la région de Moscou qui, pendant deux semaines en 1999, détruisit plusieurs immeubles d’'habitation faisant près de 300 morts serait une opération false flag qui aurait été organisée par les services secrets russes. Opération false flag ou pas, cette vague d’'attentats attribués aux Tchétchènes traumatisa la population russe et servit de prétexte au déclenchement de la seconde guerre de Tchétchénie. Le précédent de l'’opération Northwoods
Dans cette liste, il est intéressant de noter que l'’opération Northwoods (heureusement jamais exécutée) prévoyait l'’organisation par les services secrets américains d’'attentats sur le sol des États-Unis, à Miami, dans d’'autres villes de Floride et à Washington.
De quoi faire réfléchir tous ceux qui tiennent de tels agissements pour impossibles dans une démocratie !
 
Le 11 septembre 2001 : la plus grande opération false flag de l’Histoire ?
 
Ce qui suit va vous surprendre si vous vous informez exclusivement auprès des grands médias, car ceux-ci ont passé ces informations sous silence.
Pourtant, tous les faits mentionnés ci-dessous sont authentiques et vérifiables.
 
Savez-vous par exemple que :
 
 
   Nombre de ces personnalités affirment ouvertement que les faits matériels prouvent que ce ne sont pas les deux avions qui ont fait s’'effondrer les trois tours (les tours jumelles et le bâtiment 7) du World Trade Center mais des explosifs placés à l'’avance à différents étages jusque dans les sous-sols de ces tours (ce qui n’a pu être organisé et réalisé qu'’avec la complicité des services secrets américains et de l'’administration Bush).
    
   Selon un sondage réalisé par l’Institut Zogby aux États-Unis du 12 au 16 mai 2006, 42% des américains croient que le gouvernement des États-Unis et sa commission d’'enquête sur le 11-septembre ont tenu cachées ou refusé d'’étudier des preuves cruciales contredisant leur explication officielle des attaques du 11-septembre. Savez-vous que les fait matériels suivants (il y a en beaucoup d'’autres) contredisent la version officielle :
    
   De multiples explosions se sont produites à différents étages des tours jumelles du World Trade Center, et ce jusque dans les sous-sols (bien documentées notamment grâce aux enregistrements vidéos et audios réalisés en direct le 11-septembre, aux enregistrements des communications radios des pompiers présents dans les tours et aux témoignages des survivants).
    
   Les tours jumelles et le bâtiment 7 se sont effondrés à une vitesse très proche de celle de la chute libre (vitesse mesurée sur les vidéos), c’'est-à-dire quasiment sans résistance, malgré les nombreuses colonnes d’'acier qui les soutenaient. Autrement dit, les trois bâtiments se sont effondrés à peu près à la même vitesse que si toutes leurs colonnes s'’étaient instantanément volatilisées, ce qui est physiquement impossible.
    
   La température des feux dans les trois bâtiments était insuffisante pour provoquer la rupture des colonnes d'’acier.
    
   Jamais un immeuble à structure d’'acier ne s’était complètement effondré à la suite d'’un incendie avant le 11 septembre 2001. Pourtant ce jour-là, trois tours à structure d'’acier se sont effondrées à des vitesses proches de la chute libre, dont le bâtiment 7 qui n'’avait été heurté par aucun avion et ne présentait que quelques feux isolés.
    
   Le déroulement de l’'effondrement des tours jumelles (visible sur les vidéos filmées le 11-septembre) viole les principes de conservation de l'’énergie et de conservation de la quantité de mouvement, deux principes de base de la physique, en l'’absence d’'un apport d'’énergie dû à des explosifs placés dans les tours (voir l’analyse du professeur Steven Jones et l’interview du professeur Crockett Grabbe).
    
   Il n’'existe toujours aucune explication officielle pour l'’effondrement du bâtiment 7.
    
   Plusieurs vidéos filmées le 11 septembre prouvent que des personnes savaient à l’'avance que les tours jumelles et le bâtiment 7 allaient s’'effondrer (voir par exemple .cette vidéo)
    
  D’'éminents scientifiques spécialisés en physique (par exemple les professeurs américains Steven Jones et Crockett Grabbe)ou en dynamique de la structure des bâtiments (par exemple les professeurs suisses Hugo Bachmann et Jörg Schneider), ainsi que des experts en démolitions contrôlées (par exemple l'’expert néerlandais Danny Jowenko : voir la vidéo sous-titrée en français) affirment que le bâtiment 7 a clairement fait l’'objet d’'une démolition contrôlée.
L'’effondrement du bâtiment 7 du World Trade Center (immeuble de 47 étages et de 174 m de haut) est sans doute le talon d’'Achille de la version officielle du 11-septembre. L’'endroit où chacun, même sans formation scientifique, peut se rendre compte de l'’évidence, à savoir que le bâtiment 7 a fait l'’objet d’'une démolition contrôlée. Or, il était physiquement impossible de placer les explosifs, détonateurs et télécommandes nécessaires à cette démolition contrôlée dans le court laps de temps (7 heures) entre l'’effondrement de la seconde tour et celui du bâtiment 7 (effondré à 17h20, heure locale), d'’autant qu’'il y avait encore des feux isolés à plusieurs étages. Là-dessus, l'’expert néerlandais Danny Jowenko est formel : c'’était impossible (voir la vidéo sous-titrée en français). Alors, la seule possibilité restante est que les explosifs ont été placés dans le bâtiment 7 avant le 11 septembre 2001. Ce qui signifie que le gouvernement et la commission officielle ont menti. Et, s'’il y avait des explosifs dans le bâtiment 7 et qu’'on nous l’a caché, pourquoi n'’y en aurait-il pas eu aussi dans les tours jumelles ?
Comme vous voyez, le bâtiment 7 est probablement la clé pour faire éclater la vérité. Pas étonnant dans ces conditions que la commission officielle d’'enquête sur le 11-septembre ne mentionne même pas le bâtiment 7 dans son rapport final. Quant aux médias américains (pour les Européens ce n'’est guère mieux : voir par exemple cet article sur AgoraVox), ils ont tellement bien évité de parler du bâtiment 7 que, selon un sondage de Zogby International réalisé du 12-16 mai 2006, 43 % des Américains ne savaient même pas qu'’un troisième bâtiment s’'était effondré à New York le 11 septembre 2001 !
Pour en savoir plus sur le faits (notamment ceux ci-dessus) qui contredisent la version officielle du 11-septembre, les documents suivants, gratuitement accessibles sur Internet, sont particulièrement recommandés :
  L'’excellent site Reopen911.info (en français).
  Le film 911 Mysteries (sous-titré en français - durée 1 h 30) consacré à l'’effondrement des trois tours du World Trade Center.
  Le film Loose change 2 (sous-titré en français - durée 1 h 20).
  L’'étude scientifique « Réexaminer le 11/09/2001 - En appliquant la méthode scientifique » du Professeur américain de physique Steven Jones (l’original est en anglais)
Comme vous le voyez, il existe de bonnes raisons de penser, comme de nombreux américains, que les attentats du 11 septembre 2001 sont une gigantesque opération false flag ayant servi, d’'une part, à fortement réduire les libertés civiles des citoyens américains et à donner des pouvoirs d'’exception au président (USA Patriot Act), d'’autre part, à justifier les guerres d’'Afghanistan et d'’Irak.
 
Les médias et le 11 septembre 2001
 
Mais alors, comment expliquer qu’un tel silence médiatique pèse sur le mouvement de contestation de la version officielle du 11 septembre ? Pourquoi les journalistes ne font-ils pas leur travail d'’investigation ?
Ce silence est vraisemblablement lié à l'’énormité de l'’affaire. Ce qui n’'excuse pas pour autant les médias et les journalistes. Ce témoignage vidéo de Karl Zéro sur les raisons de cette chape de plomb médiatique autour du 11-septembre est particulièrement édifiant.
Sachez quand même que dans d’autres pays les médias ont bien mieux fait leur travail. En Norvège par exemple, l’édition norvégienne du Monde diplomatique a publié dans son numéro de juillet 2006 un dossier sur les attentats du 11-septembre concluant qu'’ils sont le fruit d’'un complot intérieur américain. L’'affaire ayant fait grand bruit, les grands médias écrits et audiovisuels de Norvège ont publié leurs propres enquêtes, soit acceptant le doute, soit arrivant à la même conclusion.
Qu’'attendent donc l'’édition française du Monde diplomatique, le quotidien Le Monde et les autres média français pour en faire autant ?
 
Les lettres piégées à la maladie du charbon ("anthrax") de l’'après 11-septembre : encore une opération false flag ?
 
Les médias n’'en parlent plus depuis longtemps, tout le monde semble l'’avoir oublié, l'’enquête du FBI s'’est enlisé, mais rappelez-vous, le 18 septembre 2001, une semaine à peine après le 11 septembre 2001, des lettres piégées au bacille du charbon commençaient à circuler à travers les États-Unis.
Les cinq premières lettres furent adressées à des journaux et des chaînes de télévision à New York et à Boca-Raton en Floride. Les deux suivantes, contenant des doses mortelles du bacille, visèrent deux sénateurs : Thomas A. Daschle, le président du groupe démocrate majoritaire au Sénat, et Patrick J. Leahy, le président démocrate du comité judiciaire du Sénat. Toutes les lettres contenaient une note sur laquelle figurait entre autre l’inscription « DEATH TO AMERICA. DEATH TO ISRAEL. ALLAH IS GREAT. » En tout, 22 personnes furent infectées et cinq en moururent. Le ou les coupables courent toujours.
L’'enquête bâclée du FBI a quand même montré par analyse ADN que les bacilles de toutes les lettres provenaient sans aucun doute d’une souche unique développée au laboratoire militaire américain de Fort Detrick, Maryland (pour plus d’information sur les lettres piégées et sur l’enquête du FBI, voir ce documentaire sur le History Channel). Par ailleurs, dans les deux dernières lettres adressées aux deux sénateurs démocrates, les spores du bacille formaient une poudre remarquablement fine, d’'une qualité militaire extrêmement difficile à obtenir. Environ 25 à 50 scientifiques avaient accès à cette souche. Le FBI a un temps soupçonné un chercheur, avant d'’abandonner faute de preuves. Difficile d’'ailleurs d'’obtenir des preuves, étant donné que la souche d’'origine du bacille conservée dans le laboratoire militaire de Fort Detrick avait été détruite les 10 et 11 octobre 2001 avec l'’autorisation du FBI !
Selon toute vraisemblance, cette vague d’'attaques au bacille du charbon, qui créa une véritable psychose dans la population américaine se superposant et prolongeant celle causée par le 11-septembre, n’'avait donc rien à voir avec Bin Laden ou des terroristes islamistes. La source en était certainement américaine, proche des laboratoires militaires développant des armes biologiques. Les inscriptions « DEATH TO AMERICA. DEATH TO ISRAEL. ALLAH IS GREAT » visaient donc à faire porter le chapeau au terrorisme islamique. Autrement dit, il s’'agissait d'’une opération false flag.
Combien de médias de part et d'’autre de l'’Atlantique nous ont informés de cette conclusion ? Bien peu, semble-t-il, ou alors discrètement.
Mais à quoi aurait donc servi cette opération false flag juste après le 11-septembre ?
 
D’'abord, il convient de noter un fait important : ce sont des parlementaires démocrates, c'’est-à-dire de l’'opposition, qui ont reçu des lettres piégées alors que G.W. Bush était le président des États-Unis. Ensuite, les deux démocrates en question n’'étaient pas n'’importe qui. Ils étaient les deux parlementaires démocrates qui pouvaient le plus s’'opposer au vote du fameux USA Patriot Act, l'’un comme leader du groupe démocrate au Sénat, l'’autre comme président de la commission judiciaire du même Sénat. Or justement, à y regarder de plus près, il se trouve des coïncidences chronologiques étonnantes entre les attaques par lettres piégées et la naissance difficile du Patriot Act. Voyez par vous-même (pour une chronologie plus détaillée, voir ici) :
16 sept. : un projet de loi antiterroriste est proposé.
18 sept. : les deux premières lettres piégées sont envoyées à des journalistes.
2 oct. : le projet de loi antiterroriste USA Patriot Act est présenté au Congrès américain.
3 oct. : le leader de la majorité démocrate au Sénat, Thomas A. Daschle, annonce qu'’il doute que le Sénat puisse voter sur le projet de loi avant la semaine suivante comme le demandait le gouvernement Bush. Le ministre de la Justice, John A. Ashcroft, accuse le Sénat démocrate de traîner les pieds.
4 oct. : le président du comité judiciaire du Sénat, le démocrate Patrick J. Leahy, accuse le gouvernement de revenir sur un accord concernant la loi antiterroriste. Certains mettent en garde que « les législateurs sont en train de laisser passer des dispositions anticonstitutionnelles dans leur empressement à suivre le calendrier imposé par le gouvernement ».
5 au 9 oct. : la presse fait état de difficultés dans l'’examen du Patriot Act. Le 8 octobre, le Washington Post rapporte que le « Congrès a perdu une partie de l’'unité induite par le choc des attaques du 11-septembre ».
9 oct. : deux lettres piégées identiques sont postées, visant les sénateurs Daschle et Leahy.
10 et 11 oct. : la souche originale du bacille du charbon des lettres piégées est détruite au laboratoire militaire de Fort Detrick avec l'’autorisation du FBI.
11 oct. : l'’examen du Patriot Act commence au Sénat et à la Chambre des représentants.
15 oct. : le bureau du sénateur Daschle ouvre la lettre piégée. Celle du Sénateur Leahy est déroutée par erreur vers la Virginie.
16 oct. : le bâtiment hébergeant les bureaux du Sénat est évacué et fermé.
17 oct. : la Chambre des représentants est évacuée et fermée. 28 employés sont testés positivement au bacille du charbon.
24 oct. : la Chambre des Représentants vote la version finale du Patriot Act.
25 oct. : le sénateur Daschle accepte que le Patriot Act ait une durée de vie de quatre ans renouvelables, au lieu des deux ans non renouvelables qu'’il défendait précédemment.
26 oct. : le Sénat vote la version finale du Patriot Act.
26 oct. : le président Bush signe l'’USA Patriot Act dont la constitutionnalité est douteuse.
27 oct. : la Cour uprême des États-Unis est évacuée et fermée pour cause d’'alerte au bacille du charbon.
28 oct. et au-delà : plus aucune attaque au bacille du charbon.
À la lumière de ce qui précède, il ne faut pas être grand clerc pour se demander si la vague de lettres piégées au bacille du charbon était une opération false flag servant à favoriser le passage en force de l’'USA Patriot Act, une loi constitutionnellement douteuse qui a fortement réduit les libertés individuelles des citoyens américains et conféré au président Bush et aux services secrets des pouvoirs exceptionnels.
 
La détermination des "néo-cons" à attaquer l'’Iran
 
Alors que la plupart des observateurs, y compris conservateurs, admettent que la guerre en Irak est perdue, il est un secret de polichinelle à Washington que les bellicistes "néo-cons", Dick Cheney en tête, sont déterminés à bombarder l’'Iran, avec des bombes nucléaires tactiques si nécessaire (voir par exemple la traduction sur AgoraVox d’'un article de Paul Craig Roberts, ancien directeur de cabinet du ministre des Finances sous l'’administration Reagan).
La population américaine, par contre, échaudée par le bourbier irakien, est certainement moins enthousiaste à l’'idée d’'attaquer l'’Iran. Mais une provocation flagrante de l’'Iran pourrait changer cela.
 
L’'avertissement de Zbigniew Brzezinski devant la Commission des affaires étrangères du Sénat
 
Auditionné le 1er février 2007 par la Commission des affaires étrangères du Sénat, l'’ancien conseiller national de sécurité Zbigniew Brzezinski (l'’équivalent démocrate de Henri Kissinger) a lu une déclaration dont il avait soigneusement pesé les termes (la vidéo de l’'audition peut être vue ici et une traduction en français là).
À l'’exception du Washington Note et du Financial Times, les grands médias ont décidé de ne pas rapporter les propos de Zbigniew Brzezinski (vous pouvez le vérifier pour les médias anglais ici et français là), alors que l’'audition de Henri Kissinger devant la même commission la veille avait été largement couverte par les médias.
Devant la commission, Brzezinski a déclaré : « Un scénario possible pour un affrontement militaire avec l'’Iran implique que l'’échec irakien atteigne les limites américaines ; suivi par des accusations américaines rendant l’'Iran responsable de cet échec ; puis, par quelques provocations en Irak ou un acte terroriste sur le sol américain dont l'’Iran serait rendu responsable. Ceci pourrait culminer avec une action militaire américaine "défensive" contre l'’Iran qui plongerait une Amérique isolée dans un profond bourbier englobant finalement l'’Iran, l'’Irak, l’'Afghanistan et le Pakistan. »
Vous avez bien lu : Brzezinski a évoqué la possible organisation par l'’administration Bush d'’un attentat sur le sol des États-Unis qui serait faussement attribué à l’'Iran pour provoquer une guerre.
Autrement dit, une opération false flag.
Ce pourrait-il qu’'une telle opération ait été déjouée par la police allemande au sommet du G8 de Heiligendamm ? Par exemple, une tentative d'’attentat contre Bush ou d’'autres chefs d’'État du G8, attribuée à l’'Iran. À moins qu’elle n'’eut été attribuée aux manifestants altermondialistes afin de les diaboliser, une autre hypothèse envisageable.
 
Conclusion
 
Comme vous pouvez le constater, le silence médiatique concernant l’'incident du sommet du G8 de Heiligendamm n’'était pas un cas isolé. Cela fait beaucoup d'’informations importantes dont les grands médias semblent avoir oublié de nous informer, notamment concernant le 11 septembre 2001.
Il est grand temps que les médias fassent leur travail et jouent enfin leur rôle de contre-pouvoir. Ce serait d’'ailleurs dans leur intérêt bien pensé, car si la vérité sur le 11-septembre devait surgir au grand jour grâce à un mouvement citoyen organisé par Internet (ce qui semble inéluctable vu la dynamique du mouvement), sans que les grands médias n’'aient mené la moindre enquête sérieuse sur le sujet, il ne fait guère de doute que leur réputation et leur crédibilité n'’y survivraient pas.
Même s'’il semble inéluctable que les citoyens prennent tôt ou tard conscience des absurdités de la version officielle du 11-septembre, il est essentiel que cela se matérialise avant qu’'il ne soit trop tard, c'’est-à-dire avant qu’'un nouveau 11-septembre (réel ou sous la forme d’une opération false flag) ne se produise.
En effet, dans un entretien publié dans l’'édition de nov.-déc. 2003 du magazine américain Cigar Aficionado rapporté dans un article du magazine américain Newsmax (daté du 21 novembre 2003) intitulé « Gen. Franks Doubts Constitution Will Survive WMD Attack », le général Tommy Franks, commandant en chef des forces américaines lors des invasions de l'’Afghanistan et de l'’Irak, n'’a pas fait de mystère sur ce qui se passerait dans une telle situation. Il a déclaré que « si, les États-Unis sont attaqués avec une arme de destruction massive faisant de nombreuses victimes, la Constitution sera probablement écartée pour une forme militaire de gouvernement ».
Les médias et les journalistes auront-ils le courage de faire sortir la vérité sur le 11-septembre avant d'’en arriver là ?

21:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, actualite, histoire, politique, usa, imperialisme, belgique, romain, courcelles, terrorisme, fascisme, capitalisme, guerre, barbarie, europe, euro-dictature, presse | |  Imprimer | | |

31/07/2007

22/07/2007: Au Congo, bat le coeur de l'Afrique ...

  Convergence des Causes -
Au Congo, bat le coeur de l'Afrique


22-07-2007
Nous ne somme pas si éloignés des moeurs de la fin du dix neuvième
siècle lorsque le roi des Belges Léopold II s'était approprié le Congo
après la Conférence du partage de l'Afrique à Berlin en 1885. Le bon
roi avec l'appui des États-Unis d'Amérique a assuré l'exploitation
minière au moyen d'un véritable génocide, des dizaines de milliers de
mutilations, mains coupées, des viols systématiques.

Le sergent Mobutu n'avait pu devenir chef de l'État en 1965 qu'après
l'assassinat concerté entre Belges et Étasuniens et le renfort exécutif
de troupes onusiennes du leader de l'Indépendance Patrice Lumumba trop
indocile et indépendant en janvier 1961. Sous le règne dictatorial du
Léopard de l'Afrique, la dette du Congo est passée de 30 millions de
dollars en 1965 à 13 milliards en 1998, en même temps que sa fortune
personnelle a explosé. Après la guerre de Libération menée avec le
Rwanda, l'Ouganda qui avait permis de chasser Mobutu en 1997, vint le
temps du réajustement structurel avec Laurent Désiré Kabila contraint
selon les principes du FMI d'ouvrir aux transnationales l'accès aux
fantastiques richesses minières de la RDC. Puis vint le temps d'une
guerre qui n'a rien de civile, démarrée le 2 août 1998, qui a impliqué
pas moins de 6 gouvernements africains, a duré 6 années et fait trois
millions de morts.

Pourquoi ?

La République Démocratique du Congo est riche, immensément riche, d'or,
de cuivre, de diamant,
de coltan, cet alliage de colombium et de
tantale si rare, trouvé en abondance au centre de l'Afrique (80% des
réserves mondiales), et indispensable à la fabrication de téléphones
cellulaires, satellites, missiles, réacteurs nucléaires, pièces de
vaisseaux.

L'Est du Congo a été traité par le Rwanda et l'Ouganda comme leur
arrière-pays à dépecer pour ses ressources minières, les bénéfices
servant en retour à financer la guerre. Les transnationales minières et
les grands financiers se sont arrachées les morceaux du Congo les plus
rentables immédiatement en s'alliant aux tendances politiques qui leur
étaient favorables ainsi qu'à leurs groupes militaires rebelles. Elles
ont parfois créé leurs propres milices privées.
Parmi elles, peuvent être citées les compagnies minières géantes comme
la Consolidated Eurocan Ventures du Lundin Group, Barrick Gold
Corporation (BGC) aujourd'hui en deuxième position pour la production
mondiale de l'or, I'Anglo American Corporation (AAC) d'Afrique du Sud,
la plus importante compagnie minière du monde, en dehors des  
pétrolières.

Dans le Conseil de transaction de la Barrick siège l'ex-président Bush,
père de l'actuel président Bush.
De plus petites ont vu le jour dans les années quatre vingt dix qui
s'affrontent aux précédentes sur ce terrain comme l'American Minerals
Fields Inc. (AMFI) et de son associé l'American Diamond Buyers, et
d'autres encore: des Etats-Unis, du Canada, d'Afrique du Sud,
d'Ouganda, de Belgique, d'Israël...
L'AMFI créée en 1995 a pour dirigeants des financiers occidentaux qui
participent à l'élaboration d'enjeux stratégiques mondiaux dans tous
les domaines, techniques, politiques et même scientifiques. Leur
ambition n'est plus seulement d'avoir des États assujettis à leur
puissance, mais de forger de nouvelles entités étatiques qui seraient
leur prolongement.
Les moyens économiques et militaires dont disposent ces groupes privés
leur permettent de créer un "Nouvel Ordre Mondial" en anéantissant
comme en Irak et en Afrique les structures étatiques existantes.
La République Démocratique du Congo, par sa taille, de la dimension de
l'Union Européenne, sa situation, en plein coeur de l'Afrique, et ses
immenses richesses minières est la cible de ces nouveaux
prédateurs d'une puissance souvent supérieure à celles des anciens
États impériaux actuellement désengagées de leurs anciennes
possessions.

Aujourd'hui, le pays est enfoncé dans la plus grande des misères, 75% de
ses 60 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour,
moins de 20% ont accès à l'eau et à l'électricité. Pourtant, avec 34%
des réserves mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre,
mais aussi de l’uranium, de l’or, du bois, du pétrole et un potentiel
hydroélectrique de plus de 80.000 MW (le 4e du monde), l’ex-Zaïre
pourrait devenir un des moteurs économiques de l’Afrique. Pour figurer
la richesse minière congolaise, la moyenne d'or extraite par tonne de
terre déplacée est de 7 kilos et par endroit de 16 kg contre 11 grammes
d'or pour la moyenne mondiale.
La capitale Kinshasa, meurtrie par trois vagues de violences depuis le
mois d’août, est encore sous haute surveillance policière et militaire.
Une nouvelle brèche s’est ouverte sur le front est, dans la région
volatile du Nord-Kivu où l’armée régulière a combattu fin novembre des
soldats dissidents réfractaires au processus de réforme de l’armée.
Entamé en 2004, ce processus comprenait le désarmement de tous ceux qui
avaient combattu, que ce soit du côté des forces gouvernementales ou du
côté des groupes armés et leur intégration dans l'armée nationale
unifiée mais il tarde à être mis en place. Les groupes armés congolais
opposés au processus de paix et à l'intégration dans les FARDC ont eux
aussi perpétré de multiples atteintes graves aux droits humains au
Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Katanga et dans la Province-Orientale
(Ituri). Ces exactions comprennent des viols, des homicides illégaux et
des actes de torture. Des groupes armés étrangers, notamment les Forces
démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ainsi que des mouvements
burundais et ougandais, continuent d'opérer sur le sol congolais et de
commettre de graves atteintes aux droits humains.
Ce 17 avril 2007, l'agence de l'ONU pour les réfugiés a fait état de
650 000 déplacés en raison de l'insécurité dans l'Est de la RDC et dans
la seule province du Nord Kivu. Les enfants continuent d'être enrôlés
le plus souvent de force par les groupes non gouvernementaux. Les
femmes sont exposées aux pires violences.

Ici, les ingérences occidentales ne sont même pas occultes.
Elles ne peuvent décemment pas se targuer d'être "humanitaires" quand
elles fournissent en armes les groupes qui leur permettent de se servir
en minerais et que le projet de fragmenter le coeur de l'Afrique en
petites entités sans autonomie politique ni militaire, sorti de sa
latence depuis les cartons de l'AMFI et de la Barrick est en cours
d'exécution depuis le milieu des années quatre vingt dix.
Le revirement du père Kabila dès son arrivée au pouvoir qui a dénoncé
les contrats miniers léonins au profit de ces compagnies puis son
assassinat prouvent qu'il existe une cohésion d'un peuple congolais par
delà les plus que cinq cent ethnies qui le composent.


Convergence des Causes
22 juillet 2007
Dernière mise à jour : ( 22-07-2007 )

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, histoire, romain, courcelles, belgique, politique, silence, presse, terrorisme, imperialisme, democratie, liberte, congo, usa | |  Imprimer | | |

03/07/2007

02/07/2007: Blair : un bilan liberticide ....

Le Monde "libre" et "démocratique" capitaliste est de plus en plus sur la voie de la dictature et du fascisme ...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: : Blair : un bilan liberticide
Date: Mon, 2 Jul 2007 09:01:25 +0200
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>


 

 

29 Juin 2007  8:48 TU
      Jean-Claude Paye
http://www.geostrategie.com/cogit_content/verbatim/Blairu...

Blair : un bilan liberticide

La Grande-Bretagne est le pays aux quatre millions de caméras de
surveillance et où la police a le droit, sans mandat judiciaire, de capturer
et de lire en temps réel le courrier électronique des citoyens
. Elle
présente aussi la particularité selon laquelle les législations
antiterroristes précèdent les attentats auxquels elles sont censées
répondre. Ainsi, elle fut le premier pays à adopter une loi antiterroriste
de la nouvelle génération : The Terrorism Act 2000. Par rapport aux
législations anciennes, destinées à lutter contre l'IRA, la nouvelle loi
prend des mesures qui limitent les libertés de l'ensemble des citoyens. The
Terrorism Act 2000
présente un caractère directement politique et crée un
délit d'intention.
Ce qui spécifie un acte terroriste est le fait qu'il est
accompli dans l'intention de faire pression sur le gouvernement ou sur une
administration. Cette loi permet ainsi de criminaliser tout mouvement
social. Elle a servi de modèle à la Décision-cadre de l'Union européenne
relative au terrorisme,
intégrée maintenant dans les codes pénaux des Etats
membres, dont la Belgique.


En février 2001, sept mois avant les attentats aux Etats-Unis, le
gouvernement Blair a fait adopter The Terrorism Act 2001.
Cette loi permet,
comme le Patriot Act américain, l'incarcération indéfinie, sans jugement ni
inculpation, d'étrangers simplement soupçonnés de terrorisme
. L'absence de
preuves contre les individus emprisonnés et ainsi l'impossibilité de les
présenter devant un tribunal, explique le caractère administratif de leur
détention.

En décembre 2004, la Cour d'Appel de la Chambre des Lords, la plus haute
instance judiciaire britannique, a condamné cette détention administrative
illimitée, en la considérant comme contraire à la Convention européenne des
droits de l'Homme. Le jugement considérait également comme discriminatoire
la différence de traitement entre nationaux et étrangers.

La fin de l'habeas corpus

Le gouvernement a utilisé ce jugement pour légitimer la généralisation de
dispositions d'exception à l'ensemble de la population. The Prevention of
Terrorism Act, voté en mars 2005, permet au ministre de l'Intérieur de
prendre des mesures de contrôle pouvant conduire au placement d'un bracelet
électronique ou aux arrêts domiciliaires d'une personne, lorsqu'il soupçonne
que celle-ci est "impliquée dans une action liée au terrorisme". Il peut
également lui interdire l'utilisation d'un téléphone mobile, limiter son
accès au Net, l'empêcher d'avoir des contacts avec certaines personnes,
autoriser la police et les services secrets à avoir accès à tout moment à
son domicile. Ces dispositions peuvent être prises, en l'absence de tout
élément de preuve, sur base d'un simple avis donné par les services secrets.

Ce qui justifie ces mesures prises c'est le soupçon qui porte sur la
personne ou l'intention qui lui est attribuée.
Le champ d'application de la
loi est quasiment illimité et incontrôlable.

The Prevention of Terrorism Act se présente comme non discriminatoire,
puisqu'il concerne tout autant les citoyens britanniques que les étrangers.
La suppression de l'habeas corpus est généralisée à l'ensemble de la
population. Cette loi donne au ministre de l'intérieur des prérogatives de
magistrat. Une personne est désignée comme terroriste par un certificat
établi par un représentant du pouvoir exécutif. Ce dernier ne doit, à aucun
moment, justifier une décision qui s'applique à de simples suspects.

Des délits "d'insouciance" et "d'atmosphère"

En mars 2006, la Chambre des Lords a voté une nouvelle loi antiterroriste,
the Terrorism Act 2006 qui crée les nouvelles infractions d'incitation
indirecte et de glorification du terrorisme. Ces incriminations ne
requièrent pas qu'il y ait intention de pousser d'autres personnes à
commettre des actes criminels. Ces délits existent si une personne, qui
publie une déclaration est simplement "insouciante" quant à la possibilité
que son discours soit ou non compris comme un encouragement au terrorisme.
La personne qui parle est donc responsable de la manière dont ses
déclarations peuvent être reçues, quelle que soit son intention. Il n'est
pas non plus nécessaire qu'il y ait un lien matériel entre le contenu du
discours prononcé, par exemple des paroles de soutien à la résistance
palestinienne, et les actes qu'elles ont "incités", par exemple la pose de
bombes dans le métro de Londres. Pour être poursuivi, il suffit qu'un
tribunal estime que ces paroles ont créé un "climat", une "atmosphère"
favorable au terrorisme.

La fin du politique

Cette loi représente un nouveau pas en avant dans la capacité offerte au
gouvernement britannique de criminaliser ses opposants politiques. Il
instaure également une solidarité entre pouvoirs constitués en criminalisant
tout acte de résistance armée ou toute action de solidarité matérielle et de
soutien, verbal ou écrit, vis-à-vis de personnes qui défendent ou qui ont
défendu de tels actes. Se positionner différemment du gouvernement
britannique en ce qui concerne un conflit violent partout dans le monde peut
devenir un délit. Quiconque commet un de ces délits à l'extérieur du
Royaume-Uni peut être poursuivi par un tribunal britannique. Cette
disposition ne concerne pas seulement les nationaux, mais toute personne
impliquée, quelle que soit sa nationalité.

Ainsi, the Terrorism Bill 2006 a un caractère directement impérial. Sa
portée est immédiatement globale. Il donne au pouvoir exécutif et aux
tribunaux britanniques le pouvoir, non seulement de criminaliser toute forme
de soutien à un mouvement social, à une action destinée à faire pression sur
le gouvernement anglais, mais aussi de déterminer ce qui est bon et ce qui
mauvais partout dans le monde. Cette loi nie l'essence même du politique. Il
n'y a plus de conflits d'intérêts, mais une lutte mondiale du bien contre le
mal.

Le recul des libertés en Grande-Bretagne ne semble pas terminé.

Paradoxalement, Tony Blair a déclaré que, jusqu'à présent, la politique,
consistant à faire passer les libertés civiles devant les exigences de la
sécurité nationale, était "une erreur". Une nouvelle loi antiterroriste,
défendue également par Gordon Brown, devrait donner à la police plus de
pouvoirs pour contrôler les individus ainsi que la capacité d'incarcérer
administrativement, pour une période de 3 mois au lieu de 28 jours
actuellement, toute personne soupçonnée de terrorisme, mais contre laquelle
il n'y a pas le moindre début de preuve ou un simple indice matériel.

Jean-Claude Paye est l'auteur de Global War on Liberty. Telos Press
Publishing.

20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoire, courcelles, belgique, actualite, capitalisme, democratie, liberte, terrorisme, europe, euro-dictature, politique, presse, silence, grande bretagne, fascisme | |  Imprimer | | |

17/06/2007

16/06/2007: Sarkozy-Kouchner ....: SARKO ET LES FANTOMES DE MAI 68....

 Sarkozy-Kouchner ....

-------- Message original --------

Sujet: Je trouve cette analyse GE-NIA-LE !!!!
Date: Sat, 16 Jun 2007 14:17:12 EDT
De: Xarlo@aol.com


 
Bernard Kouchner : Toubib médiatique de "l'intervention humanitaire"

SARKO ET LES FANTOMES DE MAI 68
par DIANA JOHNSTONE

COUNTERPUNCH

Dans le dernier grand discours de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy lança une étrange attaque contre Mai 1968. "Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral," déclara-t-il. Les héritiers de Mai 1968 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid. "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique."

Sarkozy a même tenu l'héritage de Mai 68 responsable de l'affaiblissement de la morale du capitalisme, du « culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation", des "dérives du capitalisme financier" . et finalement du "capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous".

Cela signifie-t-il que le nouveau président se prépare à ramener la France à sa bonne vieille morale d'avant Mai 68 ? Certainement pas. Nicolas Sarkozy, qui en mai 68 était un adolescent apolitique accro à la télé dans un milieu bourgeois épouvanté par le désordre dans la rue, est lui-même un héritier exemplaire de ce Mai 68 ambigu qu'il fustigea dans sa diatribe électorale.

Mai 1968 fut une explosion sociale qui finit par entraîner la France dans sa version à elle de la phase contemporaine du développement de l'Occident. Quelles qu'aient été les intentions ou les illusions des acteurs de ces événements, l'aspect le plus extraordinaire de Mai 68 fut l'impact à travers les média. L'enseignement le plus fertile fut la découverte du pouvoir extraordinaire des images médiatiques. Personne n'a plus profité de cette leçon que Nicolas Sarkozy.

Parmi toutes les contradictions qui traversaient le soulèvement du Mai 68 français, la plus fondamentale fut celle qui opposa le Parti Communiste discipliné aux étudiants radicaux. La découverte par les étudiants de leur capacité à faire trembler les structures mêmes de l'état créa l'illusion largement répandue d'une révolution imminente. Alors que sept millions de travailleurs faisaient grève, le Parti Communiste usa de son influence pour orienter la grève vers un compromis avec le gouvernement paniqué de De Gaulle. Que leur révolution ait été ou non une illusion, la génération de Mai 68 accusa le Parti Communiste de l'avoir trahie en échange de simples augmentations de salaires et quelques avantages sociaux. Ainsi l'anticommunisme constitue une partie significative de l'héritage idéologique de la génération de Mai 68.

Une tendance ouvriériste des soixante-huitards tenta de porter la révolution dans les usines. Une autre tendance se tourna vers les média, avec plus de succès. Le centre de gravité de la "révolution" se déplaça de la classe ouvrière et de la libération du tiers-monde vers des combats plus personnels qui concernaient les classes moyennes et une "nouvelle gauche" centrée sur la libération sexuelle, l'affirmation identitaire, l'écologie et les droits de l'homme.

La nouvelle Droite s'empare de l'ancienne Nouvelle Gauche

Au cours des premiers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy a démontré que les valeurs de la nouvelle gauche étaient parfaitement compatibles avec la Droite moderne. Sarkozy s'est saisi de ces "valeurs" et les a confisquées.

- la parité hommes/femmes. Sarkozy a composé un gouvernement où siègent huit hommes et sept femmes. Des femmes occupent deux postes importants du domaine de la sécurité, ceux de la Justice et de l'Intérieur. En Occident, la droite et la gauche s'accordent sur l'égalité des femmes.

- L'écologie. Les questions d'environnement ont passé d'un ministère alibi, au maigre budget, au nouveau Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, sous la direction de l'ancien premier ministre Alain Juppé. Ceci risque de porter le coup de grâce au parti des Verts, déjà en crise après ses résultats médiocres à l'élection présidentielle. La reconnaissance générale du phénomène de réchauffement climatique et de ses dangers, loin d'avoir renforcé les Verts, leur a tiré le tapis sous les pieds, du moins pour le moment. Le nouveau gouvernement va adopter des mesures fiscales en faveur de l'environnement dans l'espoir de relancer l'économie, par contraste avec les projets restrictifs prônés par les Verts, souvent rébarbatifs car perçus comme impliquant une réduction de la consommation et de la croissance, et donc une baisse du niveau de vie.

-L'égalité ethnique et raciale. Sarkozy a nommé Rachida Dati, 41 ans, fille d'immigrés maghrébins, comme ministre de la justice. Ce choix s'accorde avec sa volonté d'introduire une politique de "discrimination positive" en faveur des minorités ethniques, sur le modèle nord-américain de "l'action affirmative". Le père marocain de Mme Dati travaillait en usine et sa mère est algérienne. Cette dame photogénique est chargée de mettre en oeuvre le programme de Sarkozy pour durcir la répression de la criminalité, surtout parmi les jeunes dans les banlieues dont elle est originaire.

- Droits de l'Homme. Cette dernière est de loin la plus dangereusement ambiguë des "valeurs" récupérées par Sarkozy à la nouvelle gauche. En choisissant Bernard Kouchner comme Ministre des Affaires Etrangères, Sarkozy a abandonné le "réalisme" pour le remplacer par "l'intervention humanitaire" comme socle de la politique étrangère de la France.

La bonne nouvelle est que le monde a tellement changé que même la droite se réclame de telles causes progressistes.

La mauvaise nouvelle est que les valeurs universellement acceptées, de par leur nature même, peuvent être employées dans toutes sortes de buts, et même comme prétextes pour opprimer ou faire la guerre.


Kouchner: de la médecine aux medias

Présenter la nomination de Kouchner comme une généreuse "ouverture à gauche" constitue la farce la plus amère que Sarkozy ait jouée au Parti Socialiste. Si le Parti Socialiste Français se retrouve dans l'embarras, il ne peut que s'en prendre à lui-même. A cause de la popularité médiatique de Kouchner, les Socialistes l'ont laissé utiliser le parti pour sa promotion personnelle, même si son "socialisme" à lui a consisté à leur conseiller de laisser tomber complètement le socialisme. Une fois élu au Parlement Européen sur une liste Socialiste, il s'en alla rejoindre un autre groupe parlementaire, les Radicaux de Gauche. Kouchner n'est pas "passé à droite" : il y est déjà depuis trente ans mais le Parti Socialiste était trop opportuniste pour y prêter attention. Mai 68 fut probablement la dernière fois où Kouchner était réellement de gauche, mais depuis il a toujours vécu sur cette réputation en tant que membre à part entière de l'élite médiatique connue sous le nom de "gauche caviar".

En Mai 68, Kouchner se jeta dans la mêlée politique en tant que dirigeant de grève à la faculté de médecine de l'Université de Paris. Son opposition au système fut de courte durée. Quatre mois plus tard, il rejoignit une équipe médicale organisée par le gouvernement français pour apporter une aide humanitaire à l'éphémère république sécessionniste du Biafra. La mission médicale était le côté humanitaire d'une opération clandestine de la France qui apportait en même temps une aide militaire aux rebelles du Biafra. Ces derniers réclamaient l'indépendance de cette région du sud-est du Nigeria qui se trouve être aussi la région des vastes réserves de pétrole du pays.

En mai 1967, suite à une escalade du conflit entre des officiers de l'armée Nigérienne appartenant au groupe ethnique chrétien Igbo (ou Ibo) et les Hausas musulmans, les dirigeants Igbo proclamèrent l'indépendance de la République du Biafra. Une guerre civile sanglante s'ensuivit. Le Biafra reçut l'aide et le soutien militaire clandestin de la France, de l'Afrique du Sud, du Portugal et d'Israel. L'armée nigérienne, armée par la Grande Bretagne et l'Union Soviétique, réussit à imposer un blocus économique et à affamer le Biafra jusqu'à sa soumission. Au mois de janvier 1970, la résistance Igbo s'effondra et la région riche en pétrole fût réintégrée au Nigeria.

Kouchner passa rapidement de la médecine à la propagande. De retour à Paris en 1969, il coopéra avec les services secrets français pour fonder un Comité contre le "génocide au Biafra". Les civils du Biafra ont certainement souffert d'une famine terrible, mais l'emploi du terme de "génocide" sert un objectif politique en présentant un conflit territorial comme une agression unilatérale destinée à exterminer une population.

L'utilisation des missions humanitaires pour provoquer une sympathie internationale en faveur d'une des parties en conflit marqua une rupture avec la tradition de la Croix Rouge Internationale qui consiste à maintenir une neutralité stricte dans les conflits afin de pouvoir intervenir dans les zones de combat. Au mois de décembre 1971, treize médecins qui avaient travaillé au Biafra quittèrent la Croix Rouge pour fonder Médecins Sans Frontières (MSF). Kouchner fût celui des cofondateurs qui, à partir de là, se dédia le plus assidûment au travail de publicité.

A l'origine, devant l'impact des comparaisons faites avec le génocide nazi de la Deuxième Guerre Mondiale, cette nouvelle approche fut bien accueillie et perçue comme plus morale que l'ancienne méthode discrète appliquée par la Croix Rouge. Le problème est que tout cela repose sur deux présomptions douteuses. La première est la présomption que dans chaque conflit il y a des "bons" qui sont les victimes et des "méchants" qui veulent les exterminer. La deuxième est qu'une intervention de l'Occident, agitée par les média, peut résoudre ces problèmes par la force. Petit à petit, l'école de pensée "réaliste" qui émettait des réserves sur ces présomptions fut discréditée et qualifiée d'immorale.

La tragédie du Biafra fixa les règles du scénario. Une ou plusieurs puissances occidentales soutiennent une sécession minoritaire. Le régime en place réprime brutalement les rebelles, d'autant plus qu'il soupçonne les occidentaux de vouloir exploiter la situation pour contrôler un territoire ou s'emparer des ressources. Les ONG sonnent l'alarme et les photographes envoient aux médias occidentaux des images insoutenables sur les souffrances humaines. Les humanitaires occidentaux qualifient la tragédie de "génocide" et appellent à une intervention militaire. Que l'intervention ait lieu ou non, les populations concernées continuent d'être les victimes de haines réciproques qui ne sont qu'exacerbées par la dramatisation médiatique.

Tout au long des années 70, une décennie pendant laquelle toute une série de groupuscules d'extrême gauche s'épuisèrent, préparant le terrain à une offensive anticommuniste globale menée par les "nouveaux philosophes"
, Kouchner découvrait l'utilité politique du journalisme de catastrophe. Le sommet fut atteint en 1979 lorsqu'il se joignit aux nouveaux philosophes dans un geste humanitaire ostentatoire appelé "un bateau pour le Vietnam". En attirant l'attention des média sur les "boat people" vietnamiens qui fuyaient la misère économique d'un pays ravagé par une guerre, les humanitaires français ne firent pas grand chose pour soulager la souffrance des Vietnamiens. Mais ils avaient trouvé un moyen acceptable pour dénoncer ce qu'ils appelaient "le goulag vietnamien", écartant ainsi toute sympathie pour le mouvement de libération du Vietnam qui avait gagné l'admiration du monde entier par sa résistance à la guerre menée par les Etats-Unis. En ignorant le facteur des difficultés économiques provoquées par des années de bombardements US, cette action fut une étape importante dans la redéfinition de la "gauche", uniquement préoccupée et activement engagée dans la défense des "droits de l'homme", en dehors de tout contexte. Ce n'est pas vraiment un hasard si tout cela a coïncidé avec la campagne des "droits de l'homme" menée par le Président Carter et Zbigniew Brzezinski et destinée à rasseoir l'autorité morale des Etats-Unis après le désastre du Vietnam.

Entre temps, l'exploitation par Kouchner de son rôle de cofondateur de Médecins Sans Frontières et du filon humanitaire au service de sa propagande provoqua une importante scission au sein de l'organisation. Kouchner quitta MSF pour créer une organisation rivale, Médecins du Monde, qui poursuivit la ligne de Kouchner en prônant "l'intervention humanitaire", y compris les interventions militaires.

En janvier et février 1993, Médecins du Monde dépensa quelques deux millions de dollars dans une campagne publicitaire, dont 300.000 affiches et des spots télévisés avec Jane Birkin et Michel Piccoli, avec l'objectif d'assimiler le président serbe Slobodan Milosevic à Hitler et les camps de prisonniers tenus par les Serbes en Bosnie aux camps d'extermination nazis.

Cette campagne de publicité était truffée de mensonges. Mais à l'évidence, sur l'échelle de valeurs Kouchnerienne, le zèle moralisateur prime sur la vérité. C'est le dirigeant des musulmans bosniaques, Alija Izetbegovic, qui eut en premier l'idée d'assimiler les camps de prisonniers serbes en Bosnie à des camps d'extermination nazis. En 2003, Kouchner rendit visite à Izetbegovic sur son lit de mort. L'échange suivant eut lieu, (racontée par Kouchner dans son livre "Les Guerriers de la Paix", Paris, Grasset, 2004, pages 373-374), en présence de Richard Holbrooke :

Kouchner : "Vous souvenez-vous de la visite du président Mitterrand? Au cours de l'entretien vous avez évoqué l'existence en Bosnie de 'camps d'extermination'. Vous l'avez répété devant les journalistes. Cela a provoqué un émoi considérable à travers le monde. François Mitterrand m'a envoyé à Omarska et nous avons ouvert d'autres prisons. C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?"

Izetbegovic : "Oui. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements. J'ai vu la réaction des Français et des autres... je m'étais trompé. Oui, j'ai essayé, mais l'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camps d'extermination, quelle que fût l'horreur des lieux."

Kouchner conclut : "La conversation était magnifique, cet homme au bord de la mort ne nous cachait rien de son rôle historique. Richard et moi lui avons exprimé notre immense admiration... ."

Aux yeux de Kouchner, le fait qu'un "rôle historique" soit basé sur un mensonge ne provoque qu'admiration.
Les guerres de désintégration de la Yougoslavie furent l'occasion idéale pour mettre en pratique ce qui était désormais devenu sa marque de fabrique, sa doctrine "d'intervention humanitaire". Cela coïncidait à merveille avec la nécessité qu'avaient les Etats-Unis de fournir à l'OTAN une nouvelle doctrine post-guerre froide afin que l'alliance militaire puisse survivre et s'étendre. La doctrine entra en pleine application au mois de mars 1999, lorsque l'OTAN déclencha une campagne de bombardements sur la Yougoslavie qui dura deux mois et demi. En guise de récompense, Kouchner fut nommé haut commissaire des Nations Unies en charge de l'administration civile du Kosovo occupé (United Nations Mission in Kosovo,UNMIK; en français MINUK). Dictateur virtuel du Kosovo entre le 2 juillet 1999 et janvier 2001, Kouchner démontra la nature de son "humanitarisme" : un favoritisme outrancier en faveur des "victimes" désignées par l'OTAN, c'est à dire la majorité albanaise, accompagné d'efforts sporadiques pour user de son charme et se concilier les représentants des Serbes assiégés. Le résultat fut désastreux. Au lieu de promouvoir la réconciliation et l'entente mutuelle, il laissa la province glisser encore plus sous le contrôle de groupes armés et de gangsters qui, depuis, terrorisent les non-albanais en toute impunité.

Kouchner est un humanitaire sélectif. Les victimes qui provoquent son indignation sont toujours, comme par hasard, celles qui sont les préférées des intérêts impérialistes français ou étasuniens : les Biafrais, les Vietnamiens non-communistes, les Albanais du Kosovo. Il ne s'est jamais agité sur le sort des Nicaraguayens victimes dans les années 80 des assassinats et des actes de sabotage de la Contra - appuyée par les Etats-Unis, ni sur les Serbes et les Roms au Kosovo après sa prise de fonctions, encore moins sur les Palestiniens victimes du nettoyage ethnique pratiqué par Israel.

Les victimes du régime militaire brutal de la Birmanie ne l'inspirent pas non plus, du moins pas en 2003 lorsqu'il reçut 25.000 euros de Total pour rédiger un rapport sur les activités de cette société dans le pays. Le rapport de 19 pages, rédigé après une courte visite guidée des installations de Total, prenait la défense de Total dans l'affaire de construction d'un gazoduc en Birmanie. Total y était accusée de profiter de l'utilisation par le gouvernement militaire d'une main-d'oeuvre d'esclaves. Il se peut que Total était aussi innocente que Kouchner l'a affirmé, mais ce qui est certain, c'est que Total n'a pas choisi Kouchner pour ses qualités d'enquêteur, mais pour sa réputation "d'humanitaire".

Il n'est donc pas surprenant qu'après sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères, Médecins Sans Frontières a publiquement demandé à Kouchner de cesser d'utiliser le nom de l'organisation pour asseoir sa réputation d'humanitaire. En réalité, cela fait déjà longtemps que Kouchner n'est qu'un publicitaire pour des interventions sélectives.

Un axe du bien franco-américain ?

L'idée de voir ce poseur superficiel occuper le poste de Ministre des Affaires Etrangères de la France est à la fois effrayante et comique. Il est difficile de décider s'il faut en rire ou en pleurer.

Si vous avez besoin de justifier une intervention militaire, Kouchner est votre homme. S'il avait été à la tête du Quai d'Orsay au mois de mars 2003, sa contribution au débâcle irakien aurait été de conseiller à Bush de laisser tomber ce truc sur les "armes de destruction massive" et de mener plutôt une guerre au nom des "droits de l'homme", afin de se "débarrasser du dictateur, Saddam Hussein". C'est du moins ce qu'il n'a cessé de répéter depuis cette l'époque. Kouchner trouve qu'il est dommage que G.W. Bush ait utilisé un mauvais prétexte pour détruire l'Irak. Il a même accusé la France d'avoir "forcé" les Etats-Unis à précipiter leur invasion, en brandissant la menace d'un veto au Conseil de Sécurité de l'ONU. Il ne lui viendrait pas à l'esprit que la bande de Cheney-Wolfowitz pouvait juger qu'il était plus efficace de faire peur aux Américains plutôt que de leur demander de faire la guerre par altruisme. De toute façon, l'Irak est en ruines, ce qui n'a pas l'air de troubler le plus célèbre humanitaire professionnel de France.

Rien n'indique jusqu'à présent que Sarkozy ait l'intention d'entraîner la France dans une guerre. Alors à quoi peut bien servir Kouchner ? A l'évidence, son passé à la tête de la mission des Nations Unies au Kosovo confirme qu'il est plus doué pour l'autopromotion que pour l'administration. C'est aussi le principal trait de son nouveau patron, qui n'est pas de ceux à se laisser voler la vedette. A part aider le parti de Sarkozy à remporter une large victoire aux prochaines élections législatives, l'utilité de Kouchner ne paraît pas claire, ni sa durée à ce poste.

Il a commencé dans son style habituel, avec des déclarations à l'emporte pièce destinées aux média. Selon Kouchner, la création d'un tribunal spécial international pour juger les assassins (non identifiés) de l'ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, "démontre la volonté de la communauté internationale de renforcer la stabilité au Liban,". En réalité, la politisation internationale de l'affaire déstabilisera encore plus le pays.

Kouchner a poursuivi en affirmant que la création du tribunal spécial obéissait "à la volonté du peuple Libanais, de tous bords et de toutes croyances". Ceci est, encore une fois, tout simplement faux. La moitié des Libanais, ou même plus, craignent qu'un tribunal international initié par les puissances occidentales ne devienne un instrument d'accusation contre la Syrie, le prétexte d'une guerre et de l'incrimination du Hezbollah, constamment décrit comme "l'allié de la Syrie". Un tel tribunal ne prendra certainement pas en compte l'opinion très répandue selon laquelle Israël, ou les ennemis de droite de Hariri, ou les deux, sont bien plus impliqués dans la récente vague de d'attentats que la Syrie, qui est la principale perdante dans l'affaire Hariri.

Ensuite, Kouchner a abordé la question du Darfour en proposant que les forces armées françaises basées au Tchad créent un "corridor humanitaire" pour protéger les victimes du conflit au Soudan voisin. Les mêmes organisations qui ont fourni initialement les fondements moraux pour la doctrine interventionniste de Kouchner ont immédiatement réagi en déclarant que sa proposition est inappropriée.

Denis Lemasson de Médecins sans Frontières, qui a actuellement 2000 travailleurs au Darfour, a qualifié les propositions de Kouchner de "dangereuses" à cause de la confusion qui régnerait entre les opérations humanitaires et militaires. Toute intervention militaire obligerait la plupart des ONG à évacuer, ce qui empirerait la situation, souligna-t-il.

Toutes les ONG françaises, MSF, Action Contre la Faim, Solidarités et même Médecins du Monde, s'accordent pour dire que la seule manière de mettre un terme à la guerre civile entre l'armée soudanaise et les milices Janajaweed et différents groupes rebelles serait d'arriver à un accord politique, et non pas une intervention militaire. Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde, a souligné que les populations sont éparpillées "comme des tâches de léopard", sur une superficie large comme la France et dans des enclaves contrôlées par un camp ou un autre, sans ligne de front.

Lemasson remarque que les expériences passées "d'ingérence humanitaire" confirment leurs craintes. Le "militarisme humanitaire" des Etats-Unis en Somalie en 1992, les "zones de sécurité" en Bosnie, ont crée des illusions qui aboutirent à des catastrophes. Et, ajoute Alain Boinet, dirigeant de Solidarités, l'échec en Irak montre que la paix ne peut pas être imposée.

Ainsi, Kouchner est arrivé trop tard. Trop tard pour se joindre à Bush pour une virée dans l'enfer Irakien. Il est déjà totalement discrédité aux yeux de tous ceux qui savent ce que signifie réellement une "intervention humanitaire", et qui reviennent à la vieille position de neutralité adoptée par la Croix Rouge afin de pouvoir accéder aux victimes. Il garde une côte de popularité auprès du grand public uniquement parce que son image médiatique soigneusement cultivée n'a pas été publiquement confrontée à la réalité.

Kouchner pourrait être une figure comique, mais sa comédie recèle deux tragédies. L'une est celle de l'espoir d'un véritable changement qui surgit en Mai 68. Un espoir foulé aux pieds, quarante ans plus tard, par une alliance entre un Sarkozy - qui le rejette - et un Kouchner - qui en est la parodie. L'autre est la tragédie de la politique internationale de la France, de ce qu'elle aurait pu et dû être. Nous en avons eu un bref aperçu lors du discours mémorable prononcé par Dominique de Villepin, le 14 février 2003, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce jour-là, contrairement aux us et coutumes des lieux, l'assemblée explosa dans un tonnerre d'applaudissements. Pendant un instant, il apparaissait que la France pouvait être la voix de la raison, du réalisme, de la paix et d'un monde meilleur.

Le monde avait, et a encore, désespérément besoin d'une telle France. Mais à la place, nous n'avons qu'un caniche de plus.

Diana Johnstone est l'auteur de La Croisade des fous, Le temps des cerises, Paris, et peut être jointe à
dianajohnstone@compuserve.com

version originale :
http://www.counterpunch.org/johnstone06042007.html

Traduction par Cuba Solidarity Project
Diffusion autorisée et même encouragée
Merci de mentionner les sources.
http://vdedaj.club.fr/spip/index.php
 
**************
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«La circulation circulaire de l'information» (Pierre Bourdieu)
Les journalistes, qui se lisent entre eux, le répètent en boucle jusqu'à ne plus douter eux-mêmes de sa véracité: "Dame ! C'est écrit partout : donc, c'est vrai !"

11:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, belgique, euro-dictature, actualite, elections, romain, courcelles, histoire, europe, usa, terrorisme, guerre, politique, presse, imperialisme, solidarite | |  Imprimer | | |

11/12/2006

11/12/2006: Appel contre les lois liberticides en Belgique et en Turquie

 

De : Collectif1971@scarlet.be [mailto:Collectif1971@scarlet.be]
Envoyé : lundi 11 décembre 2006 15:50
À : appel
Objet : Appel contre les lois liberticides en Belgique et en Turquie

 

 

 "Chants et paroles pour la liberté d'expression": un succès!


 

D’après un dessin original de Plantu


Appel de quatre organisations contre
les lois liberticides en Belgique et en Turquie

Le Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (CLEA) qualifie la soirée "Chants et paroles pour la liberté d'expression", organisée le samedi 9 décembre 2006 par quatre organisations issues de l'émigration politique en provenance de Turquie, dans les termes suivants: "Succès total ! L'assistance de plus de 400 personnes très motivées a fait de cette soirée multi-culturelle de chants et de danses... et d'interventions de personnalités d’horizons différents – une manifestation très réussie pour la liberté de Bahar Kimyongür, la défense de la liberté d’expression et la solidarité avec les victimes des lois liberticides."  
(http://www.leclea.be, 10 décembre 2006)

La soirée était une co-organisation de l'Association des Arméniens Démocrates de Belgique, les Associations des Assyriens de Belgique, l'Institut Kurde de Bruxelles et la Fondation Info-Türk, avec le soutien des organisations suivantes: Les Ateliers du Soleil, Le Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (CLEA), la Ligue des Droits de l'Homme, Vrede vzw, FVK Rodenbachfonds, ATTAC Wallonie-Bruxelles, Liga voor Mensenrechten, le Centre de Promotion - Kollasuyu-nan Bolivia, Meervoud, la Confédération Européenne des Travailleurs de Turquie (ATIK), Atilim-Belgique, Halkin Sesi TV.
 
La famille de Bahar Kimyongür a participé à cette soirée exceptionnelle en tant qu'invitée d'honneur.
 
Lors de la soirée, les personnalités suivantes ont exprimé leur solidarité avec les victimes des lois liberticides et critiqué l'attitude répressive des autorités belges et turques:
 
Prof. Dr. Ludo Abicht (Universiteit Antwerpen), Paul Bekaert (avocat et administrateur de Liga voor  Mensenrechten), Adelheid Byttebier (membre du Parlement Bruxellois, Groen!), Jean-Marie Coen (ATTAC Wallonie-Bruxelles), Marie-France Collard (Cinéaste), Ludo de Brabander (Journaliste-Vrede), Céline Delforge  (membre du Parlement Bruxellois, Ecolo), Thierry Delforge (CLEA), Zoé Genot (députée fédérale, Ecolo), Anne Morelli (historienne à l'ULB), Remzi Kartal (président du Congrès National du Kurdistan).
 
La soirée a été animée par les artistess suivants:
 
Le joueur de duduk Araik Arzouranian, le groupe de danses assyriennes Babylone, le groupe bolivien Kollasuyu-ñan-Bolivia, le chanteur kurde Baran G, le groupe kurde Mozaïk, le groupe de musique arménien Nor Seront, l'artiste belge Sophie Servais et le guitariste chilien Julio Soto Valdes, le groupe de danses arméniennes Sevan.   
 

L'appel commun de quatre organisations

L'appel commun de quatre organisations annoncé lors de la soirée: "Chants et paroles pour la liberté d'expression":

Réagissant contre les récentes lois antiterroristes et les pratiques violant la liberté d’expression tant en Belgique que dans leur pays d’origine, quatre organisations issues de l’émigration politique en provenance de Turquie vous accueillent ce soir à cette soirée culturelle sous le thème “Chants et paroles pour la liberté d'expression”.
 
Pourquoi cette action commune?
 
Nos organisations constituées par des réfugiés politiques en provenance de Turquie avec le soutien de démocrates belges et européens luttent depuis des décennies pour la défense des droits de l'Homme en Turquie.
 
Les dirigeants de notre pays d'origine négocient actuellement avec leurs homologues européens pour l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne. Comme il a été indiqué dans le rapport de la Commission Européenne, malgré certaines réformes cosmétiques entamées, la violation des droits de l'Homme se poursuit toujours dans plusieurs domaines: la poursuite et l'emprisonnement de journalistes et d’intellectuels, l'interdiction et la confiscation de journaux et publications, le non-respect des droits légitimes du peuple kurde et des minorités ethniques et religieuses, la torture et les mauvais traitements de détenus, les conditions carcérales inhumaines dans les prisons dites de type-F, etc.
 
Malgré le cessez-le-feu déclaré unilatéralement par la guérilla kurde, l'Armée turque poursuit sans cesse ses opérations militaires dans le Kurdistan du Nord.
 
Au lieu de démocratiser la vie politique, en juillet 2006, le Parlement Turc a, sous la pression de l'Armée, adopté une nouvelle version de la loi anti-terroriste sous prétexte de renforcer la lutte contre le terrorisme.
 
La loi prévoit des peines lourdes même pour ceux qui seraient suspectés d'appartenir ou de soutenir une organisation illégale ou de faire la propagande de celle-ci.
 
En vertu de cette loi répressive, plusieurs rédactions de gauche ont déjà été soumises à des opérations policières et actuellement 29 journalistes se trouvent dans des prisons de haute sécurité pour délit d'"appartenance" ou de "propagande".
 
Tout récemment, la section antiterroriste de la police d'Istanbul a perquisitionné simultanément plusieurs sièges de revues, radios et associations considérées proches du Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) et arrêté un "grand nombre" d'opposants.
 
Il y a deux mois, la police d'Istanbul avait perquisitionné plusieurs sièges de revues, radios et associations considérées proches du parti communiste marxiste-léniniste (MLKP).
 
Non seulement la loi anti-terroriste, mais la Constitution de la République de Turquie, imposée en 1982 par les militaires, ainsi que plusieurs articles du Code pénal turc, du code pénal militaire, du Code de la presse et de la loi pour protéger la personnalité historique d'Atatürk constituent une menace permanente sur la liberté d'expression.
 
Alors que, dans le passé, la Belgique se montrait très critique à l'égard des législations et pratiques anti-démocratiques en Turquie, elle collabore maintenant avec le régime d'Ankara pour poursuivre, condamner, emprisonner, et si possible, extrader ses opposants se trouvant sur le territoire belge, même s'ils n’ont jamais été impliqués dans un acte de terrorisme.
 
La condamnation du jeune belge Bahar Kimyongür et de ses amis à des peines très lourdes, en vertu de la loi relative au terrorisme, adoptée par le Parlement Belge en 2003, est un signe très inquiétant. Comme plusieurs ressortissants de Turquie, nous avons été choqués de voir, le soir du 7 novembre, que la télévision officielle d'Ankara a annoncé le jugement contre les accusés du procès de DHKC deux heures avant la fin de la lecture du verdict!
 
Ce soir, nous avons l'honneur de voir parmi nous la famille de Bahar Kimyongür… Bahar est bien connu par nos organisations en raison de sa détermination pour la défense des droits de l'Homme et des peuples non seulement en Turquie mais également dans tous les pays sous régime répressif.
 
Ce jeune Belge se trouve aujourd'hui derrière les barreaux de la prison de Bruges alors que ses amis souffrent dans les mêmes conditions dans la prison de Gand.
 
Des juristes et des médias dénoncent de manière alarmante les conditions carcérales dans lesquelles se trouvent ces prisonniers politiques dans les prisons belges.
 
L'histoire montre que les pratiques répressives lancées contre une catégorie de citoyens ne restent jamais dans ces limites. Les lois liberticides pourront s'appliquer demain à n'importe qui sous l'accusation d'avoir commis un délit d'appartenance ou d'opinion.
 
C'est la raison pour laquelle, nos organisations appellent tous les démocrates à protester contre ces lois et pratiques anti-démocratiques de l'axe Ankara-Bruxelles et à se solidariser avec les victimes de cette répression interétatique.

L'Asociation des Arméniens Démocrates de Belgique
aadb.asbl@hotmail.com
 

Les Associations des Assyriens de Belgique
nahro.beth-kinne@scarlet.be
 

L'Institut Kurde de Burxelles
kib@skynet.be
 

La Fondation Info-Turk
http://www.info-turk.be

22:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, turquie, usa, terrorisme, fascisme, mccarthysme, repression, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, democratie, liberte, resistance, solidarite, politique | |  Imprimer | | |

06/12/2006

SOLIDAIRE n°47 - 06/12/2006

n°47 - 06/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
VW • On aura encore besoin de vous dans les semaines à venir

Nouvelles des entreprises
Ford Genk • Les dessous d’une cellule de reconversion
Free Van Doorslaer

L’Etat a offert 706 millions d'euros à VW en 20 ans
Marco Van Hees

GM • «Si nous acceptons une équipe en moins, nous serons de la revue»
Yannick Peeters

En bref

SADACI • Philiep De Vuyst, ancien délégué, en procès contre son ex-employeur
Anton Van Bree

VW • L’Audi A1 ou des C4 ?
Jo Cottenier

VW • 170 000 voitures dès 2007 ?
Jo Cottenier

Au bistrot avec des ouvriers VW
Romain Dierickx

Bruxelles: 25 000 fois 'Touche pas à mon job'

VW/Arvin Meritor • Les travailleurs de la sous-traitance, derniers dominos de la chaîne
David Pestieau

VW-Pampelune (Espagne) • Notre solidarité entière avec ceux de VW-Forest
Jean Pestieau

Compétitivité : un slogan patronal vieux de cent ans

Santé
ANTENNES GSM • Attention, brouillard électromagnétique
Franz Verdel

International
Syndicalistes, vous voulez découvrir la Chine ?

Liban • «Notre syndicat regroupe des affiliés des différentes religions»

En bref

Philippines • Les travailleurs de Nissan veulent retourner au travail

Mumia Abu-Jamal • Depuis 25 ans dans le couloir de la mort
Martine Raeymaekers

Journal de Bolivie [3] • Un pont d'argent jusqu'à Madrid

Régions
Zelzate-Ouest entend garder son bureau de poste
Gaston Van Dyck

Charleroi  • Martine ne sera pas expulsée de son logement social

Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Audi ou Citroën?
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
[Portrait] L’homme en noir vient du Gabon
Thomas Blommaert

L'avocat vous répond
Jours de congés

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, presse, silence, solidaire, ptb, social, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, repression, democratie, liberte, occupations, imperialisme, terrorisme, communisme | |  Imprimer | | |

27/11/2006

27/11/2006: Belgique - premier prisonnier d'opinion - disparition de la liberté d'expression et d'association

C’ est en Euro-dictature capitaliste et McCarthyste …

RoRo

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 27 novembre 2006 19:49

Objet : Belgique - premier prisonnier d'opinion - disparition de la liberté d'expression et d'association - CLEA - Lettre du 27-06

 


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LA BELGIQUE ET LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET D'ASSOCIATION :

 

Premier prisonnier d'opinion belge

Le cas de Bahar Kimyongur

Grève de la faim de prisonniers politiques en Belgique

Comité pour la liberté d'expression et d'association (CLEA)

Lettre du 27-06

 

Les soi-disant "lois anti-terroristes" sont très utiles pour les gouvernements :

- ils visent en vérité la suppression de la liberté d'association et d'association;

- ils donnent aux gouvernements toute la liberté de recourir au terrorisme d'État.

 

Aux États-Unis, Bush a officialisé la torture, a enlevé le droit à l'Habeas Corpus.

Bush appuie des gouvernements (Colombie, Haïti, Liban, Mexique, Palestine, Philippines, Salvador, etc.) qui utilisent la torture, assassinent des leaders politiques, syndicaux, de droits humains, journalistes, bombardent des populations civiles, terrorisent les populations qui se révoltent contre des conditions de travail et de vie infra-humaines.

 

Soulignons qu'au Canada, le gouvernement Harper appuie toutes les mesures du gouvernement Bush.

Le gouvernement Harper adopte des politiques inacceptables à l'étranger (Palestine, Liban, etc.) et au pays même (Autochtones, coupures, militarisatioin du Canada).

 

Ci-dessous, le communiqué du Comité pour la liberté d'expression et d'association (CLEA).

Visitez le site du CLEA : www.leclea.be 

Salutations solidaires,

 

Antonio Artuso - Montréal

 


----- Original Message -----

From: <clea@leclea.be>

To: <clea@leclea.be>

Sent: Monday, November 27, 2006 12:16 PM

Subject: [Clea] lettre du 27-06

 

Le 7 novembre dernier Bahar Kimyongur, un citoyen belge de 32 ans, a été
condamné à 5 ans de prison ferme dans notre pays sur base de la nouvelle loi
antiterroriste et arrêté sur-le-champ. C'est le premier prisonnier d'opinion
belge depuis la seconde guerre mondiale. Son cas nous concerne tous car il
illustre les menaces qui pèsent sur nos libertés.

Chaque semaine, le Clea entend informer ses contacts. Vous pouvez retrouver
plus de détails ainsi que toutes les possibilités d'aide concrète à ce propos
sur notre site
www.leclea.be

**Nos prochains rendez-vous sont :

-Le 29 novembre, le Clea organise sa réunion hebdomadaire au BEA
(campus du Solbosh de l'ULB) à 18 heures. Tout le monde y est le bienvenu
pour organiser nos actions concrètes.

-Le 2 décembre, comme chaque samedi depuis le verdict, rendez-vous sur
les marches de la Bourse dès 16 heures

-Le 10 décembre, le Clea organise un grand rassemblement à 14 heures à
la Porte de Hal à Bruxelles afin d'exiger la libération de Bahar Kimyongur et
la fin des traitements inhumains et dégradants pour les prisonniers
politiques en Belgique.

**Les actions de la semaine passée :

-Le Clea a envoyé une demande officielle à la ministre Onkelinx pour qu'elle
reçoive des membres du comité afin de discuter du cas de Bahar Kimyongur et
des conditions de détention des condamnés dans l'affaire DHKP-C. Musa Asoglu
et Sukriye Akar mènent une grève de la faim depuis 28 jours pour protester
contre leurs conditions de détention.
En dépit de quatre jugements en référé
exigeant la fin de l'isolement de ces détenus, d'interpellations
parlementaires, Madame Onkelinx, en personne, refuse toujours d'y mettre fin.
Même les gardiens et le directeur de la prison de Bruges sont choqués par les
traitements infligés aux prisonniers.
La une du journal turc
pro-gouvernemental Hurriyet se moquait d'ailleurs récemment de la Belgique «
où les conditions de détention sont pires qu'en Turquie ».

-Le 23 novembre, une vingtaine de sympathisants du Clea ont participé à la
conférence sur les législations antiterroristes organisée par le cercle du
Libre examen à l'ULB ; Laurette Onkelinx y était attendue.
Mais celle-ci, malgré plusieurs confirmations de sa présence, n'était
finalement pas présente. Commentaire du représentant de la Ligue des droits
de l'homme face à l'assemblée : « Les silences de la ministre en disent plus
que ses longs discours ». « Tout le pouvoir à la police, aux procureurs, à
l'exécutif de l'Etat ; le retour à l'arbitraire de l'Ancien régime, voilà ce
qu'il se cache derrière les nouvelles législations antiterroristes » a résumé
Denis Bosquet, un avocat intervenant au débat.


-Le 24 novembre, suite au verdict en appel du 7 novembre concernant l'affaire
DHKP-C, les avocats des condamnés ont décidé d'introduire un pourvoi en
cassation.
Cette juridiction ne traite pas du fond du dossier mais de la forme du procès.
Les défenseurs avancent notamment comme arguments les atteintes portées par
le tribunal d'appel à la liberté d'expression, la présence d'un représentant
de l'Etat turc « comme second procureur au procès ». Ce jugement est, en
effet, entaché d'une série d'irrégularités manifestes : le juge de première
instance a été spécialement déplacé pour mener ce procès (nous avons affaire
à la constitution d'une cour spéciale) ; le procureur au procès Delmulle a
participé à la réunion secrète du 26 avril 2006 visant à organiser la
livraison de Bahar Kimyongur, citoyen belge, via les Pays-Bas à la
Turquie (le défenseur des intérêts de l'Etat belge au procès participe donc
à la commission d'un acte illégal car la Belgique ne peut extrader l'un de
ses ressortissants) ; des faits assurément politiques ont été
correctionnalisés afin de faire passer des opposants politiques au régime
d'Ankara pour de vulgaires bandits grâce à la loi antiterroriste de 2003, en
posant comme une évidence le caractère éminemment démocratique du régime
turc?

-Le 25, quelques 80 sympathisants du Clea se sont à nouveau rassemblés sur
les marches de la Bourse à Bruxelles pour exiger notamment la libération de
Bahar Kimyongur.
Bahar purge, depuis le 7 novembre dernier, une peine de 5 ans de prison ferme
car le tribunal de Gand le considère comme « le chef d'une organisation
terroriste ». Bahar Kimyongur n'a commis aucun délit en Belgique, en Turquie
ou ailleurs mais pour le tribunal, le fait d'avoir traduit un communiqué du
DHKP-C et le fait d'informer la population belge à propos de la situation des
droits de l'homme en Turquie à partir du bureau d'information du DHKC à
Bruxelles démontre son appartenance à l'organisation communiste. Raisonnement
limpide de la cour : cette organisation étant étiquetée « terroriste » par
les USA et l'UE, Bahar est un terroriste. Les nombreuses marques de soutien
exprimées à son égard lors des audiences du procès prouvent pour le juge
Loghe son caractère dirigeant (l'idée développée par le tribunal : Bahar est
le chef, les personnes présentes sont ses complices). Or la plupart des
personnes assistant au procès étaient des membres de la famille Kimyongur et
des citoyens belges interpellés par les risques d'atteintes à la liberté
d'expression qui revêt ce type de procès. Selon notre comité, ces
raisonnements démontrent que la « lutte contre le terrorisme » risque de
toucher tous les citoyens critiques dans notre pays.

-
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23:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, europe, euro-dictature, mccarthysme, capitalisme, oppression capitaliste, repression, justice, injustice, fascisme, terrorisme, presse, silence, actualite, histoire, romain, courcelles, democratie, liberte, solidarite, resistance, turquie, usa, politique, ps | |  Imprimer | | |

24/11/2006

22/11/2006: Le fascisme s'installe aux USA

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mercredi 22 novembre 2006 13:54

Objet : Le fascisme s'installe aux USA - Fascism is growing in the US

 


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Comment le fascisme est en train de s'installer aux États-Unis

 

Voici une petite nouvelle publiée dans le coin supérieur gauche de la page 14 du journal gratuit Métro de Montréal du 21 novembre 2006 :

 

Capter «Al-Manar peut coûter cher

Un homme de 53 ans, Saleh Elahawi, a été inculpé hier aux États-Unis de soutien à une organisation terroriste pour avoir permis à des foyers américains de capter Al-Manar, la chaîne satellite du Hezbollah libanais, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis.  Il encourt jusqu'à 110 ans de prison.

 

Voici la définition du mot «fascisme» par l'Internationale communiste (7ème Congrès, 1935) :

 

«Le fascisme au pouvoir est [...] la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier.  La variété la plus réactionnaire du fascisme, c'est le fascisme de type allemand.  Il s'intitule impudemment national-socialisme sans avoir rien de commun avec le socialisme.  Le fascisme hitlérien, ce n'est pas seulement un nationalisme bourgeois, c'est un chauvinisme bestial.  C'est un système gouvernemental de banditisme politique, un système de provocation et de tortures à l'égard de la classe ouvrière et des éléments révolutionnaires de la paysannerie, de la petite bourgeoisie et des intellectuels.  C'est la barbarie médiévale et la sauvagerie.  C'est une agression effrénée à l'égard des autres peuples et des autres pays.

Le fascisme allemand apparaît comme la troupe de choc de la contre-révolution internationale, comme le principal fomentateur de la guerre impérialiste, comme l'instigateur de la croisade contre l'Union soviétique, la grande patrie des travailleurs du monde entier.

Le fascisme, ce n'est pas une forme de pouvoir d'État qui, prétendument, «se place au-dessus des deux classes, du prolétariat et de la bourgeoisie» [...]  Le fascisme, c'est le pouvoir du capital financier lui-même.  C'est l'organisation de la répression terroriste contre la classe ouvrière et la partie révolutionnaire de la paysannerie et des intellectuels.  Le fascisme en politique extérieure, c'est le chauvinisme sous sa forme la plus grossière, cultivant une haine bestiale contre les autres peuples [...]»

[Georges Dimitrov - Oeuvres choisies - Éditions sociales ]

 

 

Le caractère de classe du fascisme :

 

Faut-il rappeler :

 

- que le «Patriot Act» et les soi-disant loi anti-terroristes sont des lois anti-démocratiques qui font fi des droits et libertés des civils fondamentales, de l'Habeas Corpus, des procédures judiciaires établies?

 

- que le gouvernement des États-Unis a suspendu l'Habeas Corpus aux citoyens d'autres pays sur son territoire.  Un étranger peut être considéré "combattant", être arrêté, jugé par une cour spéciale, emprisonné et exécuté?

 

- que les États-Unis et Israël, ainsi que les alliés des États-Unis (Canada, Grande-Bretagne, etc.) utilisent la torture ou permettent aux États-Unis d'utiliser la torture?

 

- que le gouvernement du Canada a remis des Canadiens d'origine arabe aux autorités états-uniennes, qui les ont torturés?

 

- le gouvernement des États-Unis vient d'officialiser la torture?

 

- que les États-Unis, Israël et leurs alliés envahissent des pays et bombardent des populations civiles : Panama (6 000 civils bombardés en 1990), Yougoslavie, Irak (100 000 civils bombardés), etc.;

 

Faut-il rappeler que ces puissances détruisent tout ce qui permet la vie (infrastructure électriques, d'eau potable, hôpitaux, usines, etc.) dans les pays qu'ils envahissent?

 

Faut-il rappeler qu'ils utilisent un vocabulaire mensonger ("frappes chirurgicales", "dommages collatéraux", etc.) pour faire croire qu'ils ne visent que des installations et non des civils, c'est-à-dire qu'ils respectent les conventions visant à rendre les guerres plus humaines (Conventions de Genève) et qu'ils ne pratiquent pas du terrorisme d'État?

 

Faut-il rappeler qu'en 1945, les Alliés ont utilisé le terrorisme d'État à Desden ("Bomber" Harris qui a brûlé vivant des milliers de citoyens/ennes allemands/andes) et que les USA ont utilisé pour la première fois la bombe atomique à Hiroshima et à Nagasaki, alors qu'ils se préparaient à la Guerre froide contre l'URSS et les communistes?

 

Faut-il rappeler que la Guerre froide, que Winston Churchill a lancée par son discours à Fulton, était du terrorisme d'État contre la Grèce (la résistance grecque, qui avait libéré le pays des nazis, ne voulait remettre ses armes à l'impérialisme britannique et voulait établir une démocratie populaire dans leur pays qu'ils avaient si vaillamment défendu du fascisme)?

 

Faut-il rappeler la succession de nouvelles guerres impérialistes de menace, de conquête et d'occupation déclenchées par l'États de la "coalition" impérialiste États-Unis-Royaume-Uni contre des pays, des nations et des peuples à des fins politiques, pratiquant le terrorisme d'État?

 

Faut-il rappeler que le gouvernement Harper est le plus ferme allié des États-Unis dans ses plan de conquête du monde?

 

Comment définir la nouvelle forme d'impérialisme ouvert des États-Unis, qui conduit l'humanité à la barbarie?  Peut-on parler de fascisme?  Une publication du Parti communiste du Canada utilise l'expression «protofascisme», qui contient le préfixe «proto», du grec «prôtos», qui signifie «premier, primitif, rudimentaire».

 

Le fascisme ou le protofascisme s'installe peu à peu dans le monde.

 

Un débat urgent est nécessaire par les intellectuels honnêtes, par les politologues objectifs, par les démocrates sincères, par les médias comme «Le monde diplomatique».

 

Ce débat est des plus pertinents, des plus urgents, des plus cruciaux.

 

Car le fascisme s'installe aux États-Unis.

 

Antonio Artuso, Montréal - pueblo@sympatico.ca - 22 novembre 2006

18:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, imperialisme, fascisme, terrorisme, colonialisme, barbarie, capitalisme, oppression capitaliste, mccarthysme, repression, flicage, actualite, histoire, presse, silence, romain, courcelles, damocratie, liberte | |  Imprimer | | |

16/11/2006

16/11/2006: La fin de la démocratie

 

Tous ceux qui me connaissent, savent que depuis plusieurs années, je mets les mots Démocratie, Liberté, Droits de l’ Homme, Justice, entre « guillemets »…

La suite : la fascisation progressive de l’ Euro-dictature capitaliste et l’ instauration du McCarthysme européen, y compris en Belgique, me donneront raison. Il suffit d’ ailleurs de voir qu’ électoralement parlant l’ Euro-dictature vire de plus en plus à droite, voire à l’ extrême-droite de plus en plus au pouvoir.

Ca devient grave, très grave … !

La « démocratie » capitaliste n’ est qu’ une illusion savamment entretenue. Et tout cela, avec des « socialistes » présents dans divers gouvernements …

Sur le problème des cartes d’ identité électronique, je vais d’ ailleurs aussi donner une suite sur Internet …

RoRo

 

De : Vandormael Raymond [mailto:raymond.vandormael@skynet.be]
Envoyé : jeudi 16 novembre 2006 0:40

Objet : Fw: [Clea-liege] La fin de la démocratie

 

 

----- Original Message -----

From: Vincent Robeyns

Sent: Wednesday, November 15, 2006 9:46 PM

Subject: [Clea-liege]          La fin de la démocratie

 

Dans le box des accusés d’un procès politique et d’exception un homme qui n’a commis aucun délit. La sentence tombe : cinq ans ferme et arrestation immédiate du dangereux terroriste. Une mère crie : « mon fils n’a rien fait ! », aussitôt le juge ordonne l’évacuation musclée de la mère. La sœur présente n’a pas le temps d’oser un « ne touchez pas ma mère » qu’elle est frappée au visage, projetée au sol et menottée !(1) Scène d’une ancienne dictature sud-américaine ou stalinienne ? Non, cela se passe aujourd’hui...En Belgique !

La suite :

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2662&artsuite=0


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Dans le box des accusés d’un procès politique et d’exception un homme qui n’a commis aucun délit. La sentence tombe : cinq ans ferme et arrestation immédiate du dangereux terroriste. Une mère crie : « mon fils n’a rien fait ! », aussitôt le juge ordonne l’évacuation musclée de la mère. La sœur présente n’a pas le temps d’oser un « ne touchez pas ma mère » qu’elle est frappée au visage, projetée au sol et menottée !(1) Scène d’une ancienne dictature sud-américaine ou stalinienne ? Non, cela se passe aujourd’hui...En Belgique !

1 2 3 >>

Alors que le plat pays qui est le mien s’était illustré, parfois malgré lui, par une attitude courageuse et à contre-courant des dictats impériaux(2), voilà qu’il vient de commettre une jurisprudence que George W. lui-même n’eut espérée.
Pour comprendre l’importance de l’enjeu, la gravité de la situation et pour ceux qui n’ont pas suivi, petit résumé de cette sombre affaire qui nous concerne tous, car elle engage l’avenir de nos libertés fondamentales. Ou- quand la vague sécuritaire post onze septembre vire au cauchemardesque tsunami Orwellien.

Il y a quelques temps Bahar Kimyongür, faisait une première fois la une des médias. Ankara demandait l’extradition de ce jeune Belge d’origine turque comme son nom l’indique, mais n’ayant pourtant jamais vécu en Turquie...Un procureur belge avait tendu la perche en prononçant une première inculpation pour appartenance à une organisation qualifiée de terroriste. La défense ira en appel visant l’acquittement. Qu’à cela ne tienne, la courageuse justice belge profitera d’un voyage de Bahar en Hollande pour alerter les services de l’autre majesté de la présence en son royaume d’un dangereux terroriste. Espérant ainsi confier aux voisins du Nord la sale besogne qu’est l’extradition -car tel était le projet- d’un innocent vers un pays ou il serait enfermé une quinzaine d’années et plus que probablement torturé. La manœuvre sera déjouée grâce à l’indépendance de la justice néerlandaise, qui ne voit dans les actes de Bahar qu’un exercice normal de la liberté d’opinion, l’acquitte et le libère. (3)
Un véritable complot manqué suivit d’un second procès arbitraire mené par un procureur partisan* et une ministre de la justice qui ira jusqu’à faire voter une loi rétroactive (vous lisez bien) afin de faire condamner l’un des huit autres prévenus (Coup de force qui sera finalement arrêté par la Cour d’Arbitrage et qui est loin d’être la seule irrégularité de ce jugement commandité). Rappelons pour les touristes que cette sinistre ministre prétendument socialiste se présentait récemment aux élections dans une commune où vit une importante communauté d’origine turque très conservatrice, entendez que la seule évocation du mot communiste et/ou Kurde insupporte.
Quoiqu’il en soit l’essai des néo-cons locaux est à présent transformé : le jugement rendu en appel ce 7 novembre -qui était fort attendu des organisations de défense des droits de l’homme- est plus injuste et sévère qu’en première instance. Les hérauts de la guerre au terrorisme gagneraient-ils ici l’influence qu’ils semblent perdre outre-atlantique ?

Innocent en Hollande, terroriste en Belgique ?
C’est ici que vous êtes sensés (vous) demander comment il est possible d’être à la fois considéré comme innocent par la justice de La Haye et coupable de terrorisme en Belgique, pays voisins. Un paradoxe kafkaïen typiquement flamand ? Bien pire : une avancée indéniable du non-droit et de la répression de la liberté d’expression et d’association.
Quels sont donc ses torts, de quoi est-il accusé en fait ? D’être un sympathisant belge du DHKP-C selon la défense ou -selon les dires du procureur*- membre de ce parti communiste listé terroriste par Ankara et par l’UE depuis un certain septembre 2001. Il participait à l’organisation des évènements culturels, traduisait les communiqués, militait pour le respect des droits de l’homme et -pire que tout- défend la cause kurde ! Pour situer, ayez une pensée émue pour les Israéliens (communistes) soutenant la cause palestinienne. Un résistant est souvent le terroriste de quelqu’un, vos (arrières) grands-parents confirmeront. Mais évitons provisoirement ce débat certes fondamental mais qui risque de nous éloigner du sujet principal.

En effet il n’est pas nécessaire d’adhérer aux projets et encore moins aux méthodes en Turquie du DHKP-C pour saisir le danger que représente le nouvel arsenal judiciaire anti-terroriste qui permet une telle parodie de procès. Comme le communiquaient des professeurs universitaires en droits et philosophie : Au-delà du cas de M. Bahar Kimyongür, nous éprouvons un net malaise à ce que des individus puissent être extradés vers des Etats n’appartenant pas à l’Union européenne sur la base d’une simple appartenance à une des organisations listées « terroristes » au terme d’une négociation intergouvernementale qui ne peut en aucun cas être assimilée à une procédure judiciaire respectueuse des droits de la défense. Pour être condamné comme terroriste, il n’est plus nécessaire de prendre part à des actes qualifiés de « terroristes ».(4) Le soupçon suffisait à justifier légalement surveillance et arrestation, la sympathie ou l’appartenance à un groupement arbitrairement listé suffit maintenant à faire condamner !

Big Brother is watching you, une fois !
Le 19 septembre 2001 la Belgique adopte de nouvelles lois dites anti-terroristes controversées mais sans débats, circonstances obligent. Pourtant tout initié vous le confirmera : de tels textes demandent bien plus de huit jours pour être conçus, rédigés sans oublier les traductions trilingues. Ce qu’il fallait démontrer ? L’antériorité des textes sur le remake hollywoodien de l’attaque de la radio de Gleiwitz(5). Lois qui seront à nouveau renforcées en 2003.
S’il peut sembler légitime de légiférer afin de faire face à de nouvelles menaces, il est alarmant de constater le caractère liberticide et anti-constitutionnel de ces lois, tristes copies des directives sécuritaires Européennes, inspirées par nos amis étasuniens. Elles sont depuis dénoncées par plusieurs associations belges d’avocats, de magistrats, de défense des droits de l’homme ou de la liberté d’expression et attaquées en Cour de Justice Constitutionnelle.
Le caractère vague de plusieurs paragraphes, l’absence de réelles définitions, permettent de jeter sur tout et n’importe qui l’anathème du terrorisme, de l’association de malfaiteurs ou mafieuse...Assimilant de nombreuses pratiques sociales ou politiques à des actes terroristes : organisez une grève, rédigez ou traduisez un texte contestataire, endommagez un champ d’OGM, n’amenez pas vos enfants à votre ex-conjoint et vous voilà sur les pas de Ben Landen, sous le coup de la loi anti-terroriste ! Bon pour le trou avec tribunaux et conditions d’exceptions, excusez du peu ! Exagération ? Que nenni, constatez par vous-même (6) et découvrez entre-autre que ces lois légalisent des méthodes d’enquête ont pour caractériqtique l’immixtion secrète de l’autorité dans la vie privée, et l’usage de la ruse (...) l’observation, l’infiltration et le recours aux indicateurs. Les comptes et coffres bancaires des suspects pourront également être observés, à la simple demande du parquet. Mieux, le parquet peut autoriser les services de police à pénétrer, à l’insu des intéressés, dans les locaux professionnels, dont ceux des journalistes, des syndicats ou des partis politiques, pour y effectuer des fouilles ou le placement de micros et caméras de surveillance.(7)

Ajoutez que les Belges, précédent le reste de l’Europe, seront bientôt tous munis de leur carte d’identité électronique et reprenez en chœurs : « La guerre c’est la paix », « La liberté c’est l’esclavage », « L’ignorance c’est la force » et n’oubliez pas : « Grand Frère vous regarde ! »

Et si j’écris « Ami entends-tu ? C’est l’alarme ! »(8), je suis bon pour Guantanamo ? !

www.activista.be

19:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, oppression capitaliste, capitalisme, democratie, liberte, fascisme, europe, euro-dictature, turquie, terrorisme, actualite, presse, politique, silence, solidarite, usa, histoire, romain, courcelles, repression, flicage | |  Imprimer | | |

13/11/2006

10/11/2006: Bahar Kimyongür condamné à 5 ans pour traduction !

Belgique : Démocratie ? Liberté ? Justice ?  Droits de l’ Homme ?

C’ est le McCarthysme qui s’ installe dans toute l’ Euro-dictature capitaliste : inacceptable !

RoRo

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : Anti-imperialist Camp [mailto:camp@antiimperialista.org]
Envoyé : vendredi 10 novembre 2006 14:50

Objet :
Bahar Kimyongür condamné à 5 ans pour traduction !

 

Une législation d'exception, un tribunal d'exception, une instruction d'exception: un verdict d'exception

 

 

Avec le verdict de la Cour d’Appel de Gand rendu seulement vers 21h30 ce 7

novembre, la Justice belge et la Ministre Onkelinx seront finalement arrivés

aux résultats judiciaires exigés par la Turquie: faire définitivement taire

un de ses opposants, Bahar Kimyongür, et criminaliser un mouvement

révolutionnaire d’opposition au régime d’Ankara. Parallèlement, ce jugement

très partial et partisan aura donc atteint son objectif majeur : établir une

jurisprudence d’exception ayant pour Nord la criminalisation des mouvements

sociaux et de la contestation politique.

 

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à

Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du

DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice

de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une

instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal

d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans

cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts

décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle

en souffrir.

 

C’est pourquoi, le Clea appelle :

—À dénoncer ce jugement inique et à appuyer, par leurs mobilisations, toutes

les voies de recours aptes à contester un jugement de pure complaisance,

prononcé coup sur coup par deux tribunaux belges «sous pression!

—À contester les lois sécuritaires qui, dans notre pays comme dans

l’ensemble de l’Union européenne, sont en train de défaire les libertés

démocratiques obtenues par un siècle et demi de luttes sociales!

—À marquer leur solidarité avec les forces politiques, syndicales et

associatives qui combattent l’autoritarisme, le despotisme et la violence

d’État dont le régime d’Ankara a fait sa nature ordinaire!

 

Sept années après avoir débuté, «l’affaire Erdal» –à laquelle est venue se

surajouter «l’affaire Kimyongür»– vient donc de connaître un épilogue…

provisoire.

 

Ce mardi 7 novembre, la Cour d’Appel de Gand a en effet condamné sept des

prévenus à de lourdes peines d’emprisonnement –les charges et accusations

retenues ayant été manifestement dopées afin de justifier la sévérité du

verdict :

 

- Sukriye Akar: 4 ans (4 en première instance);

- Musa Asoglu: 7 ans (6 en première instance);

- Fehriye Erdal: 4 ans (4 en première instance);

- Dursun Karatas: 7 ans (5 en première instance);

- Bahar Kimyongür: 5 ans (4 en première instance);

- Zerrin Sari: 4 ans (4 en première instance);

- Kaya Saz: 4 ans (4 en première instance).

 

Ce jugement confirme et amplifie donc les condamnations prononcées en

première instance par le tribunal de Bruges le 28 février dernier –alors

que, dans le dossier, ne figure aucun élément d’aucune sorte relatif à des

actes violents qu’aurait commis ou qu’aurait voulu commettre, ensemble ou

seul, quelque prévenu que ce soit… En Belgique, en Turquie ou dans un

quelconque autre pays.

 

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à

Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du

DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice

de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une

instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal

d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans

cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts

décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle

en souffrir.

 

continuez à lire:

www.leclea.be/pages/page_communiques.html#Comm9

 

Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (Clea)

 

Camp Anti-impérialiste

www.antiimperialista.org

 

 

15:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oppression capitaliste, mccarthysme, fascisme, democratie, liberte, injustice, usa, turquie, politique, otan, solidarite, resistance, repression, belgique, europe, euro-dictature, terrorisme, presse, actualite, silence, capitalisme | |  Imprimer | | |

06/11/2006

06/11/2006: Saddam Hussein et les autres ...

On peut maintenant espérer qu’  après la condamnation à mort par pendaison de Saddam Hussein, on va maintenant condamner les 2 autres à la même peine : George W. Bush et Tony Blair, pour les massacres non-moins innommables qu’ ils ont déclenchés. On pourra aussi se contenter de la perpétuité pour tous les complices de ces massacres, à la tête du « Monde libre » et de la fameuse « Communauté internationale » …

A partir de ce moment, le monde pourra peut être vivre et respirer quelques années en Paix ( ???). Que Milosevic repose en Paix puisqu’ il figurait lui aussi parmi les vaincus … Il est vrai que les massacreurs élus « démocratiquement », on ne les pend pas, on ne les juge même pas … Dans les rues du Texas, puisque nous sommes maintenant sous la botte des shérifs de cet État exemplaire, on se contente d’ un duel : celui qui tire le premier, le plus juste, est celui qui a raison, qui gagne suivant des lois de vachers d’ une certaine époque…

RoRo

 

 

 

 

 

De : Philippe Guistinati [mailto:pguistinati@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 6 novembre 2006 11:37
À : roger.romain@skynet.be
Objet : article sur saddam, à bientôt. Philippe G

 

On peut dormir sur nos deux oreilles, Saddam va être pendu...

 

Du fond de Ma Seine et Marne je pensais que la pendaison était réservée aux voleurs de bétails du temps des cow-boys…

De nos jours après un siècle et demi de modernisme on pend haut et court les chefs de gouvernement.

Et je ne veux même pas parler de la peine de mort dans cette affaire, car au moins chez nous l’affaire est entendue.

D’une part s’il s’agit de crimes contre l’humanité (c’est comme ça que l’on appelle les civils tués par les armes que l’on fabrique chez nous mais utilisées par de méchants « Saddam »), donc dans ce cas il existe un tribunal pénal international.

Et ce tribunal fonctionne bien, il permet de juger des hommes en tant qu’individu alors même qu’ils étaient suivis par tout un peuple et aidés par les grandes puissances. En plus ça ne coûte pas trop cher car les méchants meurent en prison, là haut dans le nord, de maladie ou suicide…On gagne du temps et donc de l’argent. Et en plus on ne parle pas de sujets qui fâchent.

 

L’important c’est que nous puissions dormir sur nos deux oreilles et tant pis pour les « pôvres gamins » qui perdent leurs jambes (ou même pire diraient nos grands machistes).

L’important c’est d’être persuadé que nous n’avons rien à voir là-dedans, en effet quels rapports entre l’ouvrier qui paye les traites de son pavillon de banlieue avec son salaire de salarié dans nos usines Françaises d’armement et le gamin cul de jatte.

C’est vrai, il n’a qu’à savoir où marcher à la fin ce gamin…

 

Le fait que la France est le troisième ou cinquième fabricant d’armes dans le monde n’est pas un problème car nous faisons tous des dons (déductibles) pour que nos associations humanitaires offrent de belles jambes en titanes aux petits pôvres handicapés.

L’honneur est sauf et nous irons tous aux paradis…

 

Pour revenir et finir sur Saddam, homme qui ne m’inspire pas spécialement de sentiments de tendresse, je trouve que si on le condamne du fait de la comptabilisation de ses crimes (148 personnes), il faudrait alors établir une comptabilité mondiale de nos chers gouvernants.

Par exemple un calcul en France que l’on mettrait à jour après chaque quinquennat des morts et handicapés (on parle pas des traumatisés, on est déjà assez embêté à compter tout ce petit monde…) du fait de chaque arme vendue ou produite par la France.

France, pays champion des droits de l’homme dans le monde…

 

Il faudrait aussi calculer combien d’Irakiens sont morts depuis que Saddam a été viré par Bush (c’est vrai que pour sa défense ils ont besoin de beaucoup de pétrole aux « states »…).

 

Et aussi combien ne serait pas mort si Saddam était resté, mais bon ça devient compliqué car du coup il y aurait de bons morts et de mauvais morts…

Et comme ça devient compliqué du coup il faudrait peut-être avant d’aller jouer les grands civilisateurs chez les autres, faire le ménage chez soi.

Mais alors du coup on va se sentir concerné ???

Non, il vaut mieux laisser parler notre ministre Mr DOUSTE qui ce matin a dit qu’il prenait « acte » de la décision du gouvernement irakien.

Au moins on se mouille pas, je dis mouille car en fait les ministres c’est nous qui les rémunérons, en grande partie avec l’argent des armes que l’on fabri…

Bon j’arrête.

Philippe GUISTINATI

06/11/2006

 

www.droledecoco.com

 

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20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, onu, otan, usa, terrorisme, oppression capitaliste, crimes, racisme, paix, guerre, demo, actualite, presse, silence, belgique, histoire, romain, courcelles, irak, afghanistan, occupation, barbarie, colonialisme, fascisme, imperialisme | |  Imprimer | | |

02/11/2006

07/11/2006: La fameuse « démocratie » en danger une fois de plus !

La fameuse « démocratie »  en danger une fois de plus  !

RoRo

 

 

_____________________________________________
De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : jeudi 2 novembre 2006 19:12

 : [Difpol_mbietlot] Verdict du procès, Bahar et ses camarades riquent 7 ans prison - Tous à Gand le 7 novembre

 

RESISTER N’EST PAS UN CRIME

 

Mardi 7 novembre : prononcé du jugement en Appel dans le procès intenté contre neuf

membres présumés du DHKC, dont Bahar Kimyongür qui, cette fois, risque gros : sept ans de

prison ferme pour un citoyen belge qui n’a jamais commis le moindre délit matériel ni eu

l’intention d’en commettre !

 

Soyons donc fermes, nous aussi, pour exiger :

-Acquittement pour Bahar !

-Non aux législations antiterroristes qui menacent nos libertés !

-Non à la criminalisation de la contestation !

 

Et rendons-nous à Gand par solidarité avec le combat démocratique que Bahar n'a jamais

cessé de mener contre les violations des droits de l’Homme en Turquie.

Prenez donc congé dès maintenant !

 

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin. Rendez-vous : à 7 heures à la gare du

Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-sept. Rassemblement devant la Cour de

Gand dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent,

Koophandelsplein 23, 9000 Gent. [Renseignements : 0487 174 851]

Tous à Gand le 7 novembre !

 

Bahar Kimyongür : la dernière ligne droite

 

Le mardi 7 novembre tombera le verdict du procès intenté contre 9 membres présumés du DHKP-C. Le procureur Delmulle y requiert notamment 7 années d'emprisonnement ferme à l'encontre de Bahar Kimyongur.

 

Depuis des mois, le CLEA essaye d'alerter la population à propos des dangers de ce procès d'exception, conduit par un tribunal d'exception, où sont appliquées des législations d'exception au nom de la lutte «antiterroriste».

L'arsenal répressif adopté par les autorités belges, dans la foulée du 11 septembre et utilisé à Gand contre un parti communiste turc, vise en réalité à assimiler la contestation sociale à du banditisme. Bahar Kimyongur condamné? Cela signifiera que la liberté d'expression et d'association, pour ceux qui remettent en question l'ordre établi, sera désormais à la merci de la loi antiterroriste belge de 2003.

 

C'est donc maintenant qu'il faut réagir. Chacun peut soutenir notre action à sa façon :

 

- Le Clea organise un grand rassemblement à Gand le 7 novembre lors du verdict. Toutes les informations à ce sujet (RDV précis, mots d'ordre) sont disponibles sur www.leclea.be ou au 0487 174 851.

 

- Vous pouvez soutenir financièrement notre action en achetant les autocollants «Liberté pour Bahar» à 2 euros et en versant l'argent sur le compte 363-0054263-80

 

- Vous pouvez vous tenir informer des dernières évolutions de la situation en allant sur notre site www.leclea.be ou en achetant notre nouvelle brochure «Kimyongur Bahar : le dossier à charge».

 

Nous comptons sur vous, nous espérons vous voir nombreux le 7 à Gand car cette affaire concerne tous les citoyens en Belgique.

 

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin.
Rendez-vous : le SEPT novembre à SEPT heures à la gare du Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-SEPT.

Rassemblement devant la Cour de Gand
dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent, Koophandelsplein 23, 9000 Gent.[Renseignements : 0487 174 851]

 

 

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, courcelles, democratie, euro-dictature, fascisme, flicage, histoire, injustice, liberte, oppression capitaliste, otan, politique, presse, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, turquie, usa | |  Imprimer | | |

24/10/2006

25/10/2006: Peut-on encore penser ?

 

De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : mardi 24 octobre 2006 0:41
Objet : [Difpol_mbietlot] TR: Très urgent- à diffuser- pour Bahar : Peut-on encore penser ? Débat Bxl 25/10

 

Oxfam-ULB organise mercredi 25 octobre
une conférence-débat sur le thème de l'anti-terrorisme.
En espérant  vous y voir nombreux...

Peut-on encore penser ?
Les lois anti-terroristes et leurs conséquences

Avril 2006, Bahar Kimyongür est arrêté pour avoir manifesté son soutien au DHKPC (front révolutionnaire de libération du peuple turc). C'est donc un « terroriste ».

Avril 2008, sera-ce à votre tour, pour vous être inquiété du sort de ce « terroriste » ?

Les lois antiterroristes ouvrent-elles la porte à toutes les dérives possibles ?

Que sont ces lois ? Sur quoi portent-elles ? Qui visent-elles ?

Laissent-elles encore la place à des actions politiques collectives ? Ne sont-elles pas elles-mêmes « terroristes », créant une atmosphère de peur et de suspicion, où personne ne sait ce qu'il peut ou ne peut pas dire ou faire, et où chacun peut-être accusé non pas pour des actes, mais des sympathies ?

Bahar Kimyongür, Daniel Flinker (membre du comité pour la liberté d'expression et d'association), Dan Van Raemdonck et Anne Morelli tenteront de répondre à ces questions, à l'invitation d'Oxfam-ULB.

A l'ULB, 50 Avenue F. Roosevelt (au coin de l'avenue P. Héger),
Auditoire H1302, mercredi 25 octobre à 19h30.

13:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : turquie, democratie, liberte, terrorisme, presse, silence, solidarite, fascisme, romain, actualite, histoire, courcelles, usa, politique, belgique | |  Imprimer | | |

22/10/2006

22/10/2006: Turquie: 122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles

Faute de temps, l’ information est maintenant malheureusement dépassée : mais l’ action et le texte méritent toujours d’ être connus et rappelés.

RoRo

 

 

De : democrite [mailto:democrite@neuf.fr]
Envoyé : jeudi 19 octobre 2006 23:42
Objet : Fw: 122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles

 

 

----- Original Message -----

From: Turquie Rebelle

 

Subject: 122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles

 

Bruxelles, le 19 octobre 2000

 

 

122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles.

 

Au 6e anniversaire de la grève de la faim des détenus politiques turcs, demain, 20 octobre, à 11h, un rassemblement sera organisé devant la commission européenne, au rond-point Schuman, pour rendre hommage aux 122 détenus et à leurs amis et proches décédés suite à leur jeûne, pour rappeler la responsabilité des instances européennes dans le calvaire des détenus politiques reclus dans les fameuses prisons de type F et appeler ces dernières à inciter leurs homologues turcs au dialogue avec les détenus grévistes.

 

Le 20 octobre 2000, 816 détenus politiques de trois formations de gauche, majoritairement du DHKP-C, entraient en grève de la faim dans une vingtaine de prisons-dortoir (prisons de type E) afin de bloquer le projet des prisons de haute sécurité, appelées « prisons de type F » et composées exclusivement de cellules individuelles et de cellule pour trois.

 

Ces détenus craignaient à juste titre d'être soumis, une fois confinés dans les cellules d'isolement, à la « privation sensorielle », une torture raffinée appelée également « torture blanche ».

 

Ils craignaient également d'être soumis aux mauvais traitements des matons, à l'abri des regards.

 

Dans les premières semaines de la grève de la faim des détenus politiques, toute la société civile turque était mobilisée autour des prisonniers grévistes au grand dam du gouvernement.

 

Des écrivains aussi éminents que Orhan Pamuk, Yasar Kemal, Oral Calislar et Can Dündar ainsi que le docteur Mehmet Bekaroglu, qui était un député membre de la commission des droits de l'homme du parlement, participaient alors à la médiation entre les détenus et le gouvernement.


On croyait encore au règlement du problème des prisons sans la moindre effusion de sang. C'était sous-estimer la nature militariste du régime d'Ankara.

 

Ainsi, le 13 décembre 2000, le Haut conseil de l'audiovisuel (RTÜK) imposa à la presse la censure concernant le jeûne des détenus politiques et les prisons de type F.

 

La nuit du 15 au 16 décembre 2000, soit au 57e jour de la grève de la faim, le gouvernement rompit le dialogue avec les détenus en congédiant la délégation des intellectuels.

Au 59e jour, de nombreux intellectuels turcs se postèrent devant la prison de Bayrampasa pour rencontrer les détenus mais en vain. Les autorités leurs refusèrent l'accès.

 

Et puis, vint le 19 décembre 2000…à 4h30 du matin, l'armée prit d'assaut 21 prisons et procéda à la déportation des détenus politiques vers les prisons de type F.

 

Au bout de quatre jours d'opération, cyniquement baptisée « Retour à la vie », 28 détenus sont assassinés et près d'un millier de détenus sont blessés et même violés.

 

En tout, 8 bataillons de la gendarmerie et 8 335 soldats furent mobilisés. La police et l'armée sortirent leurs panzers et leurs chars mais aussi des grues et des bulldozers. Vingt mille bombes furent lancées par les militaires dans les dortoirs. Rien qu'à la prison de Bayrampasa, six femmes prisonnières furent brûlées vives. Et plusieurs milliers de cartouches furent utilisées.

 

Ainsi, confinés dans des cellules individuelles, recouverts de boue et de sang, parfois criblés de balles et d'ecchymoses, à moitié nus dans le froid rigoureux de décembre (les radiateurs des prisons de type F qui étaient encore en chantier ne fonctionnaient pas encore) et livrés à eux-mêmes, les prisonniers politiques poursuivirent inexorablement leur grève de la faim.

 

Au dehors, les familles elles aussi  se mirent à jeûner.

 

Puis, le jeûne des détenus ayant été décrété « tabou national », les grévistes de la faim moururent en silence, les uns après les autres, tant en prison qu'au dehors, dans l'indifférence totale de la communauté internationale.

 

Aujourd'hui, le bilan macabre de ces grèves de la faim s'élève à 122 morts. Près de 600 autres grévistes de la faim ont contracté le syndrome de Wernicke-Korsakoff (amnésie et ataxie) après avoir été alimentés de force. Et ce bilan risque à tout moment de s'alourdir.

 

En effet, depuis le 5 avril dernier, un avocat dénommé Behiç Asçi du barreau d'Istanbul est entré lui aussi en grève de la faim. Il est relayé par deux jeunes femmes, Sevgi Saymaz détenue à la prison d'Usak (ouest de la Turquie) et Gülcan Görüroglu, une ex-détenue, mère de deux filles, qui jeûne dans son domicile dans le quartier modeste de Sakirpasa à Seyhan, dans la périphérie d'Adana (sud de la Turquie).

 

Tous trois n'ont qu'une seule exigence : l'entame d'un dialogue entre les prisonniers politiques et le gouvernement pour résoudre le problème de l'isolement carcéral. Ces grévistes de la faim n'imposent aucune contrainte quant au choix des interlocuteurs. Les barreaux d'avocats, de nombreuses chambres professionnelles telles l'Ordre des médecins (TTB) ou l'Union des chambres des ingénieurs et des architectes (TMOBB), des syndicats comme les Confédérations DISK et KESK ou encore des intellectuels de renommée internationale se sont proposés de jouer le rôle d'intercesseurs. Tout comme il y a 6 ans…

 

Pour le comité international de soutien aux familles des prisonniers politiques (Tayad Komite),

 

Bahar Kimyongür

 

e-mail : bahar_kimyongur@yahoo.fr

 

Tél : 0486 / 846 170

www.tayad-committee.info

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, presse, silence, turquie, fascisme, terrorisme, gangsterisme, europe, euro-dictature, liberte, democratie, romain, courcelles, histoire, solidarite, capitalisme, oppression capitaliste, otan, politique, resistance | |  Imprimer | | |

10/10/2006

09/10/2006: débats Venezuela: Dans 14 villes de France, Suisse, Belgique...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 3:12
À : roger.romain@skynet.be
Objet : En 14 villes de France, Suisse, Belgique : débats Venezuela

 

Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement: http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Dans 14 villes de France, Suisse, Belgique...
Débats Venezuela

«J'ai vu ce film en formation syndicale et désire le commander pour le partager avec les camarades de mon entreprise» (Vincent). «Merci à Chavez et aux Vénézuéliens de nous montrer que réellement un autre monde est possible. Je vais faire un max de pub.» (Joël) «Félicitations, cette journaliste est courageuse» (Monique). «M'a fait réfléchir et redonné espoir en l'avenir. Pourquoi ce film ne peut-il être diffusé à la télévision ?» (Horia) «La réflexion collective, propriété spécifique de l'être humain, est mille fois plus fiable et performante.» (Joseph)

GENEVE - LILLE - PARIS - LYON - BRUXELLES
MARSEILLE - TOULOUSE - MONTPELLIER - PEZENAS
DIGNE - AVIGNON - VESOUL - BOULOGNE - NIVELLES, ETC :


Projections publiques du film Bruxelles - Caracas (Les Vénézuéliens répondent).
+ Débats avec :
- VANESSA STOJILKOVIC
réalisatrice du film
Et, dans certaines villes, également :
- EVA GOLINGER,
avocate new-yorkaise, auteur du livre "Code Chavez - CIA contre Venezuela"
- MICHEL COLLON,
écrivain (va publier "Les 7 péchés d'Hugo Chavez") et conseiller de TeleSur

Thèmes en discussion :
· Que vaut notre info sur le Venezuela ?
· Pourquoi Bush veut-il renverser Chavez ?
· Comment la CIA agit-elle pour renverser les gouvernements "gênants" ?
· L'argent du pétrole doit-il servir aux multinationales ou aux programmes sociaux ?
· Où va l'Amérique latine ?
Et aussi : Qui est Chavez ? Réalité concrète ou bla-bla politique ? L'alliance arabo-latine est-elle possible pour tenir tête à l'Empire ? Et vos questions ! Le discours à l'ONU : coup d'épée dans l'eau ou cauchemar pour Bush ?

FRANCE & SUISSE (Belgique suit)
OCTOBRE
LILLE - VENDREDI 13/10
19h30. Projection-débat avec la réalisatrice. Salle L'Univers (16, rue Danton, Lille - Métro Porte de Valenciennes). Infos : coloreslatino1@yahoo.fr

NOVEMBRE
TOULOUSE - LUNDI 6/11
19h. 56 rue du taur (face à la Cinémathèque), Org. Ecole Supérieure des Arts Audiovisuels Toulouse 2 et Master AGCOM Toulouse 1. Infos : guy.chapouillie@univ-tlse2.fr

MONTPELLIER - MARDI 7/11
20h. Cinéma Diagonal Capitole.
Org : Association Petit Oeil + Cercle Bolivarien Montpellier, UPMM, LCR, Attac Montpellier... Infos : Yanhel@laposte.net Réservations : le jour même avant la séance dès 12h au Diagonal Capitole. Arrêt Tramway Comédie.

PEZENAS - JEUDI 9/11
20h30, salle Bonnafous (à côté de la mairie). Org. Amis de Politis de l'Hérault. Infos : blanquer.alain@voila.fr

DIGNE-LES-BAINS - VENDREDI 10/11
18h30. Cinéma Le Cinoch'. Org. Université Populaire Rurale Ouverte, CGT, France-Cuba.
Infos : Aurélie Volle, 04-92-32-35-93 ou 04 92 36 31 26 ou upro04@yahoo.fr

A partir de Genève, le 11 novembre et jusque Avignon, le 17 novembre, participeront également aux débats : Eva Golinger, avocate, et Michel Collon, écrivain

GENEVE - SAMEDI 11/11
19h30. Festival du film latino-américain. Dans le cadre de la journée « Une Amérique latine qui change ? » en collaboration avec ATTAC, UOG, Collectif genevois d'action syndicale, collectif Genève Amérique latine Enlazando Alternativas. 19h30. Maison des associations, 15 rue des Savoises. Infos : esteban_munoz@gmx.net Réservations : http://www.filmaramlat.ch/Archives/Bilan_01.php

LYON - MARDI 14/11
19h. Temple, 10, Rue Lanterne - Lyon 1er (rue parallèle au Quai de la Pêcherie). Org : L'Improbable
Infos, réservations : LIMPROBABLE@aol.com Contacts : 04 92 84 65 33
Metro Ligne A - Arrêt(s) Hôtel de Ville/ Louis Pradel ou Cordeliers

PARIS - MERCREDI 15/11, 19h30.
Théâtre La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just à Saint-Denis, quartier de La Plaine. 19h30. Accueil, petite restauration + expo. 20h30 : projection puis débat. Org : Cie Jolie Môme. Infos, réservations : 01 49 98 39 20 ou Loïc loic@cie-joliemome.org RER B, arrêt La Plaine Stade de France ou métro 12, Porte de la Chapelle + bus 153 arrêt Eglise de La Plaine ou à pied.

MARSEILLE - JEUDI 16/11
Nomad Cafe (confirmation fin de semaine), 11 boulevard de Briançon. Org. Comite 13 de Solidaridad con Venezuela, Association France Amérique Latine, ATTAC, Aix Solidarité, Cercle Bolivarien de Marseille, Comité Chili Amérique Latine d'Aix en Provence, Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde, Cultures de Terrain, La Rage du Peuple, Mrap 13, Sudacas, Ligue Communiste Révolutionnaire, Parti Communiste Français, la Riposte. Infos : raquinter@yahoo.es ou 0491339151 ou 0622010065

AVIGNON - VENDREDI 17/11
20h30, Cinéma Utopia, 4 rue des escaliers Sainte-Anne. En collaboration avec l'association Contraluz.
Infos : 04 90 82 65 36

VESOUL - SAMEDI 18/11
20h30. Projection-débat avec Michel Collon. Petite Salle Parisot - Théatre Edwige Feuillère, place Rénet Info : VermotC@aol.com

BOULOGNE - MARDI 22/11
10h. Projection-débat avec Vanessa Stojilkovic. Université du Littoral-Côte d'Opale, Centre Universitaire Saint-Louis II, Amphi 3, 21, rue Saint-Louis, 62231 Boulogne sur mer. Projection gratuite et ouverte à tous. Infos : David Oliviero david.oliviero@univ-littoral.fr

EN PREPARATION POUR LA FRANCE : BRETAGNE, SUD-OUEST, CENTRE, ETC...

Si vous désirez :
- Organiser un débat dans votre ville : contactez : nessa.kovic@skynet.be
- Etre tenu au courant et aider à faire connaître les débats dans votre ville : écrivez à la personne qui coordonne dans cette ville et dont le mail figure dans le programme.

BELGIQUE :
BRUXELLES - 14 OCTOBRE
14h15. Festival du cinéma d'Attac. Suivi d'un débat avec la réalisatrice et Michel Collon, écrivain, conseiller de Tele Sur. Botanique (métro Botanique). Infos : ATTAC-Bruxelles1, 0494/80.88.54 bxl1@attac.be
BRUXELLES - 19 OCTOBRE
20h15. Festival du film latino-américain. Suivi d'un débat avec le chanoine François Houtart, cofondateur du Forum Social, Alejandro Fleming, ambassadeur du Venezuela, Vanessa Stojilkovic, réalisatrice de Bruxelles - Caracas, et Michel Collon, écrivain, conseiller de Tele Sur. Botanique (métro Botanique). Infos et réservations : 02/650 22 81 ou info@cinema-itineraires.be

NIVELLES - 27 OCTOBRE
Film d'ouverture du 2ème Festival du film engagé. Org. Consultatif Nord - Sud. Suivi d'un débat avec la réalisatrice et Michel Collon, écrivain, conseiller de Tele Sur. Salle Waux Hall, Grand-Place. Infos : 067/84 43 72 ou sejpha@compaqnet.be

BRUXELLES - 28 OCTOBRE
Fête Che Presente, VUB (université flamande de Bruxelles, campus de la plaine, 1050. Première de la version néerlandaise de Bruxelles-Caracas. En présence de la réalisatrice et de Michel Collon. Infos : ics@cubanismo.net

EN PREPARATION : Liège, Charleroi, Mons, Tournai, Verviers... Infos : nessa.kovic@skynet.be

Si vous désirez :
- Organiser un débat dans votre ville : contactez : nessa.kovic@skynet.be
- Etre tenu au courant et aider à faire connaître les débats dans votre ville : écrivez à la personne qui coordonne dans cette ville et dont le mail figure dans le programme.

20:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, amerique, belgique, terrorisme, social, actualite, capitalisme, courcelles, chili, bolivie, democratie, france, bruxelles, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, paris, politique, presse, propagande, romain, resistance, silence, usa, venezuela | |  Imprimer | | |

03/10/2006

SOLIDAIRE n° 36 du 4 octobre 2006

 

04-10-2006

10 raisons de voter PTB+

Votre hebdo vous offre ses derniers arguments pour voter dimanche pour le PTB+ aux élections communales et provinciales.

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Plus de cent mille personnes aux concerts 0110 pour la tolérance

Bruxelles, Gand, Charleroi et Anvers : plus de cent mille personnes ont assisté aux concerts de plus de deux cents artistes. Sur place, nous avons recueilli le sentiment du public et d'artistes comme Lio, Adamo et Jean-Luc Fonck.

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22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, mr, politique, presse, ps, ptb, propagande, romain, silence, solidaire, collon, alc, courcelles, communisme, cdh, democratie, ecolo, fn, hainaut, elections, elections 2006, histoire, social, syndicats, terrorisme, sondage, europe, charleroi, euro-dictature, ucpw | |  Imprimer | | |

30/09/2006

29/09/2006: Une honte pour la Belgique ! ...


De : Turquie Rebelle [mailto:turquie.rebelle@gmail.com]
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 16:26

Objet : Re: L'interview du JDM avec Özgüden sur l'affaire Kimyongür

 

"..Le comportement de la ministre de la Justice témoigne d'une adhésion irraisonnée au régime turc. Ses ambitions politiques y jouent un rôle prépondérant. Elle se présente aux élections communales de Schaerbeek, et je ne vois pas de grande différence entre le bourgmestre en place Bernard Clairfayt (MR) et elle. Sur les listes de tous les partis politiques, on retrouve des candidats d'origine turque qui se permettent de tenir des propos négationnistes. Quand je vois Madame Onkelinx accompagnée de ces mêmes candidats, dans les marchés aux puces, ou dans les rues de cette commune, car je suis aussi schaerbeekois, cela me fait mal !"


 Dogan Özgüden, rédacteur en chef d'"Info-Turk":
«L'affaire Kimyongür? Une honte pour la Belgique!»


par Faouzia Bensalem  

Monday, 25 September 2006

Rédacteur en chef du journal en ligne «Info-Turk» (*), et opposant de longue date au régime d'Ankara, Dogan Özgüden connaît bien le jeune Bahar Kimyongür, dont le procès défraye la chronique, depuis sa condamnation pour "terrorisme", devant le tribunal de première instance de Brugge, en février, jusqu'à son procès en appel, qui a débuté à Gand, le 11 septembre, en passant par son arrestation rocambolesque puis sa libération aux Pays-Bas, fin avril. «Tout cela s'inscrit dans le cadre des opérations répressives lancées contre les opposants au régime d'Ankara», estime l'auteur de «Turquie, fascisme et résistance» (**).

Comment réagissez-vous à la manière dont le gouvernement belge s'est comporté depuis la fuite de la militante du mouvement d'extrême gauche DHKP-C, Ferhiye Erdal jusqu'à l'arrestation aux Pays-Bas du sympathisant de ce même DHKP-C Bahar Kimyongür ?


Tout ce qui s'est passé autour du DHKP-C, qu'il s'agisse de la fuite de Ferhiye Erdal ou de l'arrestation arbitraire de Bahar Kimyongür, s'inscrit dans le cadre des opérations répressives lancées contre les opposants au régime turc. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés aux Etats-Unis, il existe une sorte de consensus international pour écraser les opposants aux régimes favorables aux Etats-Unis. La Turquie était déjà elle-même dans une logique de répression à l'encontre de ses opposants. J'en suis le témoin vivant puisque je suis journaliste depuis plus de 53 ans. J'ai vécu tous les événements répressifs du fait du gouvernement turc, mais aussi les emprisonnements, et la torture qui y étaient et qui y sont encore monnaie courante.

La Turquie n'a pas attendu l'après 11 septembre pour perpétrer des violations aux droits de l'homme…

Avant le 11 septembre, les pays occidentaux témoignaient d'un sens des responsabilités et d'une fidélité à leur histoire en tant que défenseurs des libertés individuelles, et des droits de l'homme. Ils adoptaient une attitude de sympathie, voire de neutralité vis-à-vis des opposants aux régimes dictatoriaux, comme le régime turc. Mais après le11 septembre, la donne a changé, et la Turquie s'est engouffrée dans la brèche pour s'attirer les faveurs des puissances occidentales, dans la lutte contre le terrorisme.

Le DHKP-C serait une organisation terroriste. Vous contestez ?

Le DHKC-P est évidemment une organisation terroriste pour la Turquie. Pour moi, il s'agit plutôt d'une organisation révolutionnaire. Ses méthodes de lutte restent discutables, mais j'ai vécu la naissance des organisations contestataires, ou de gauche, comme le DHKP-C, dans les années 60. La fin des années 60, la Turquie a connu la montée du fascisme. En 1971, un coup d'Etat militaire plonge le pays dans le chaos. A cette époque, les syndicalistes, les leaders de la Jeunesse progressiste étaient périodiquement visés par la répression étatique, et trois leaders furent exécutés par pendaison.

C'est après ce coup d'Etat militaire que vous avez fui la Turquie avec votre épouse. Vous avez vécu dans la clandestinité avant d'obtenir le statut de réfugiés politiques. Vous avez alors écrit «Turquie, fascisme et résistance»(*), un ouvrage sur ce putsch militaire…

Je l'avais écrit en 1973, juste après le coup d'Etat militaire, mais à l'occasion de la trente-cinquième année de l'anniversaire de ce putsch, j'ai publié une deuxième édition. Pour en revenir à ces associations, dont je parle aussi dans le livre, elles sont organisées pour contrer les attaques des forces fascistes, et parfois fondamentalistes. Et, le coup d'Etat militaire a écrasé tous ces mouvements-là. Les militaires ont effectué des centaines de milliers d'arrestations, ils ont perpétré des tortures sur les prisonniers, et des tribunaux d'exception ont condamné tous les leaders. Ces organisations ont alors choisi la clandestinité, jusqu'à maintenant.

Pourtant dans les années 70, ces organisations ont tenté de rentrer dans la légalité…

Ces associations ont effectivement essayé de se légaliser, sous différentes appellations, mais un autre coup d'Etat a frappé la Turquie, en 1980. Dès cet instant, la clandestinité est devenue la seule manière de combattre la répression. Nombre des militants et dirigeants de ces associations ont souffert dans les prisons turques, et ceux qui ont pu fuir essayent d'organiser la résistance contre le régime turc, de différentes manières. A cette époque, ces associations étaient acceptées par les gouvernements européens, sans problème. On ne les considérait pas comme terroristes.

Vous connaissez bien Bahar Kimyongür ?

Lorsque j'ai rencontré Bahar pour la première fois, c'était un jeune étudiant soucieux de la défense des droits de l'homme. Il vient souvent nous rendre visite pour nous apporter des informations très pointues sur le sort des prisonniers politiques, en Turquie. Plus de 120 d'entre eux sont morts, des suites de leur grève de la faim. Nous avons maintes fois publié des informations apportées par Bahar Kimyongür qui dispose d'un fameux carnet d'adresses. Il entretient des relations très privilégiées avec les associations turques de défense des droits de l'homme, mais aussi avec les avocats des prisonniers politiques. Notamment avec Tayad qui est une association de solidarité avec les prisonniers politiques, et qui possède un système personnel de diffusion d'informations.

Fin février, devant le tribunal de première instance de Brugge, Kimyongür a pourtant écopé de quatre ans de prison pour terrorisme, et appartenance au DHKP-C…

Quand j'ai appris que Bahar Kimyongür était condamné pour appartenance au DHKP-C, sans connaître ses accointances avec cette organisation, j'ai été abasourdi. Etant un journaliste contestataire et démocrate, je ne fais aucune différence entre les multiples organisations qui mènent une opposition déterminée contre le régime d'Ankara. Le DHKP-C ne représente que quelques milliers de militants engagés, mais le PKK, parti des travailleurs kurdes du Kurdistan et organisation de guérilla, est beaucoup plus important, et ses actions sont bien plus violentes. Toutefois, il représente une véritable résistance et un mécontentement de la population kurde par rapport au régime. Aujourd'hui, comment est-il encore possible pour la Turquie de nier l'existence de toutes ces forces politiques qui mènent un combat contre le régime en place, par n'importe quel moyen ? (ironiquement) Les terroristes seraient donc si nombreux en Turquie ? La semaine passée encore, les associations kurdes ont déposé, au Parlement européen, près de trois millions de signatures réclamant la légitimité du PKK, et de son leader Abdullah Oçalan. Les Etats-Unis et ses alliés voient en le PKK une organisation terroriste. Va-t-on poursuivre et condamner tous ces Kurdes signataires en tant que «terroristes» comme Kimyongür ?
 
Que pensez-vous des poursuites contre lui devant les tribunaux belges?

J'ai lu l'acte d'accusation contre Kimyongür devant la Cour d'appel. Pour moi, il s'agit d'une vaste mascarade, car les accusations formulées contre lui ne sont pas suffisamment tangibles. Je me souviens que, lors du vote pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la plupart des parlementaires européens ont ouvert des calicots, en signe d'acceptation. Pourquoi pas? Je mène un combat sur les plans médiatique, diplomatique, et politique contre le régime turc. J'ai souvent été présent lors des réunions internationales, mais quand je me trouve en face d'un représentant de ce régime répressif, je ne l'épargne pas. Et, ce n'est pas violence que de publier le résultat d'une interview à titre d'information. Il ne s'agit pas de terrorisme. Mais pour les alliés du régime turc, Bahar Kimyongür représente autre chose.

Serait-il plus dangereux que le résistant que vous êtes pour Ankara et ses alliés ?

Mon histoire est différente puisque je suis arrivé ici, il y a plus de trente ans. J'ai d'abord été réfugié politique avant de devenir citoyen belge. Mais l'histoire de Bahar Kimyongür est autre. Il est surtout né en Belgique ! Sa langue maternelle n'est pas le turc, et il est d'origine arabe. Sa famille fait donc partie d'une des nombreuses minorités vivant en Turquie. Au cours de ses études universitaires à l'ULB (ndlr : il est archéologue et historien de l'art), Bahar a pris conscience que la Turquie est incompatible avec les valeurs démocratiques. Dès cet instant, il a pris position pour la défense de toutes les minorités et pour l'émancipation sociale, en Turquie. Mais Kimyongür est une pure production de la société belge ! Il est né ici, il a grandi ici, il a été éduqué ici, et il a une formation extraordinaire puisqu'il a suivi ses études dans plusieurs disciplines. Kimyongür maîtrise plusieurs langues, et il jongle de l'une à l'autre avec facilité.

C'est incroyable de voir ce jeune homme attirer à lui autant de sympathie…

Kimyongür est talentueux, il est un produit de la société belge. C'est une personnalité que pourtant la Belgique veut étouffer. C'est scandaleux ! Tout cela parce que le 11 septembre a changé la donne, et que la Turquie est entrée dans l'antichambre de l'Union européenne, en devenant un candidat acceptable après l'abolition de la peine de mort, en 2002, malgré la poursuite des violations des droits de l'homme dans plusieurs domaines. La force de la Turquie se trouve dans les relations commerciales et économiques très lucratives qu'elle entretient notamment avec la Belgique. Donc, la position des dirigeants belges par rapport à la Turquie a consisté à satisfaire ces grands partenaires commerciaux, économiques, et même les militaires.

Et la population d'origine turque dans tout cela ?

Malheureusement, la population venue pour travailler dans les charbonnages a été bien récupérée par le régime en place pour constituer un véritable lobby afin de défendre les intérêts du régime d'Ankara. Depuis que la grande majorité des ressortissants turcs sont devenus des électeurs déterminants dans certains quartiers, comme Schaerbeek et Saint-Josse, nos hommes politiques se sont mis à lancer des déclarations favorables au régime turc.

Nos élus fermeraient donc les yeux sur les violations aux droits de l'homme de la Turquie pour des raisons économiques et électoralistes…

C'est évident ! Par exemple, on a tout à coup changé d'attitude par rapport à la négation du génocide perpétré par l'Empire ottoman contre le peuple arménien. Les hommes politiques progressistes belges ont d'abord mis un point d'honneur à mettre l'accent sur cette tragédie humaine, et tout à coup, sous la menace du lobby turc, de l'électorat turc, ou manipulé par l'ambassade de Turquie, ils ont changé de langage. Ils ne parlent plus de cette question.

En quoi Bahar constitue-t-il à lui seul un problème, si les lobbies turcs sont si puissants en Belgique ?
 
La lutte de Bahar consiste à offrir une voix aux prisonniers politiques maltraités et torturés dans les geôles de Turquie. Quelle que soit la couleur politique des élus belges, ils se plient aux exigences d'Ankara. Les pressions sur la Belgique sont devenues plus oppressantes après la fuite de Ferhiye Erdal. Les autorités et médias turcs ont alors mené une campagne très agressive contre la Belgique. C'est en tout cas, mon sentiment. Et, pour faire plaisir aux médias turcs, assujettis au pouvoir, qui réalisent un lavage de cerveau quotidien de leurs téléspectateurs, ils ont probablement fait un geste en conspirant sur l'arrestation et la possible extradition de Kimyongür. J'ai été atterré de lire les interventions des avocats de la partie civile qui font des éloges au régime d'Ankara.
 
Condamnée en même temps que Kimyongür et consors, à Brugge, Ferhiye Erdal a pris la fuite avant que le procès en appel n'ait eu lieu. Avez-vous connu cette jeune femme ?

Je ne l'ai jamais rencontrée parce qu'elle était toujours en clandestinité, ou sous la stricte protection de l'Etat belge. Si un jour, cette jeune femme venait frapper à ma porte, je ne la repousserais pas. Elle appartient à mon peuple, et j'ai envie de savoir ce qu'elle pense. Mais, pour des raisons de sécurité, sans doute, elle n'a jamais tenté d'établir le contact. J'ai suivi le procès par les médias, ou par les communiqués de presse.

Vous pensez qu'elle est vraiment à l'origine du meurtre de Özdemir Sabanci, ce riche industriel turc pour lequel elle travaillait, en Turquie ?

Selon les accusations portées sur elle, Ferhiye serait impliquée dans ce meurtre, mais il n'y a pas de certitude qu'il en soit ainsi. Si on en avait la preuve, la justice belge serait compétente pour la condamner.

Elle est ressortissante turque. Si elle est condamnée, elle risque d'être extradée. Puisque la Turquie est à nouveau en odeur de sainteté, chez nous…

Je suis contre toute extradition ! La justice hollandaise a heureusement réagi de manière correcte en n'extradant pas Kimyongür, après son arrestation le 28 avril dernier. Il y a quinze jours, la Cour suprême hollandaise a aussi annulé l'extradition d'une dirigeante du PKK, recherchée par la Turquie, et qui était réfugiée aux Pays-Bas. Parce qu'il est de notoriété publique que la torture est toujours d'application à Ankara.

Pourtant, une procédure d'extradition pèse-t-elle toujours comme une épée de Damoclès sur la tête de Kimyongür ?

Dernièrement, une journaliste d'opinion kurde a été arrêtée au Luxembourg, et malgré la volonté d'Ankara de la voir extradée, la justice luxembourgeoise lui a rendu sa liberté. Aux Pays-Bas, et au Luxembourg, la décision a été prise suite à une procédure judiciaire, mais en ce qui concerne Kimyongür et ses camarades, je crains que la justice belge ne soit «téléguidée». Tant que Madame Onkelinx (PS) reste à la tête de la justice belge, je n'espère pas que des décisions justes soient prises.

Notre constitution prévoit pourtant la séparation des pouvoirs, et l'indépendance des juges…

Bien sûr, mais certaines procédures juridiques se déroulent sous l'instruction du ministère de la Justice, comme on a pu le constater dans le dernier scandale politico-juridique. Pour ces raisons, je n'ai pas confiance en la manière dont les décisions pourraient être prises.

Vous n'avez pas confiance parce que c'est Laurette Onkelinx ?

Parce que le comportement de la ministre de la Justice témoigne d'une adhésion irraisonnée au régime turc. Ses ambitions politiques y jouent un rôle prépondérant. Elle se présente aux élections communales de Schaerbeek, et je ne vois pas de grande différence entre le bourgmestre en place Bernard Clairfayt (MR) et elle. Sur les listes de tous les partis politiques, on retrouve des candidats d'origine turque qui se permettent de tenir des propos négationnistes. Quand je vois Madame Onkelinx accompagnée de ces mêmes candidats, dans les marchés aux puces, ou dans les rues de cette commune, car je suis aussi schaerbeekois, cela me fait mal !

Quelle est votre réaction face à ces réunions «secrètes» où des hommes politiques, des agents de la police et de la Sûreté de l'Etat, et des magistrats se concertent sur la manière de remettre Kimyongür à la Turquie en passant par la Hollande ?


Bahar disait qu'il comparait ce qui lui arrivait au complot du Quai d'Orsay contre l'opposant marocain Ahmed Ben Barka, dans les années 60. Je pense effectivement que tous les opposants au régime turc se trouvent au centre d'un tel complot. Puisque Bahar Kimyongür est devenu une personne dérangeante pour la Turquie, il n'est pas étonnant que son nom se retrouve sur la liste rouge d'Interpol. Pour Ankara, Bahar est un terroriste qui se trouve à la tête d'une organisation terroriste.

La manière dont Kimyongür milite est à vos yeux pacifique ?

Je ne l'ai jamais vu, ni entendu impliqué dans une action violente. Il est injuste de le traiter de terroriste. Depuis l'adoption de la loi anti-terrorisme en Belgique, la Turquie a adopté juste après une loi similaire, c'est la porte ouverte à toutes les dérives. La définition même du terme «terrorisme» est très vague. Juste parce que l'on remet en cause un régime, on peut être accusé de terrorisme, et l'on peut traîner pendant des années dans les prisons. Depuis le coup d'Etat militaire de 1980, le procès de Dev-Sol, l'ancienne appellation du DHKP-C, se poursuit encore.

Les défenseurs de la théorie d'une Turquie démocratique avancent l'argument que le DHKP-C possède un journal qui est librement distribué en Turquie…

Ce journal «Yuruyus» existe, mais il est constamment sous la menace de poursuites judiciaires. D'ailleurs, les journaux d'opposition appartenant à des groupes radicaux ont souvent dû arrêter, ou changer de titre. Actuellement, 17 journalistes appartenant à ces médias contestataires se trouvent dans les prisons turques.
 
(*) www.info-turk.be
(**) Dogan Özgüden, Turquie, fascisme et résistance, 2e éd., Bruxelles 2006, Fondation Info-Turk

 

11:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, imperialisme, liberte, otan, politique, presse, ps, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, euro-dictature, injustice, oppression capitaliste, actualite, belgique, courcelles, democratie, europe, fascisme, turquie, usa | |  Imprimer | | |

20/09/2006

20/09/2006: Plaidoirie de Bahar Kimyongur sur fond de complot d'Etat

 

De : Turquie Rebelle [mailto:turquie.rebelle@gmail.com]
Envoyé : mercredi 20 septembre 2006 14:25
À : sre@rtbf.be
Objet :
Plaidoirie de Bahar Kimyongur sur fond de complot d'Etat

 

Une réunion secrète du gouvernement Verhofstadt a organisé la livraison d'un ressortissant belge à la Turquie.
Article du quotidien "Le Soir", 19 septembre 2006


Le gouvernement Verhofstadt aurait sciemment organisé la « livraison » le 28 avril dernier du ressortissant belge Bahar Kimyongur aux Pays- Bas en vue de son extradition vers la Turquie.

Selon la version constante des autorités belges, mise en doute par des révélations du Soir en mai et juin derniers, le porte-parole (ce qu'il nie) de l'organisation turque d'extrême gauche DHKP-C, actuellement jugé devant la cour d'appel de Gand, aurait été arrêté « fortuitement » aux Pays-Bas dans la nuit du 27 au 28 avril alors qu'il se rendait à un concert à 's Hertogenbosch.

Cette version, régulièrement avancée par la ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS), tant à la Chambre qu'au Sénat en réponse à des questions des parlementaires Ecolo Marie Nagy (députée) et Josy Dubié (sénateur), est démentie par un procès-verbal d'une réunion classifiée « confidentielle », tenue au centre de crise du ministère de l'Intérieur deux jours avant l'arrestation de Kimyongur.

Cette réunion, dont nous avons pu consulter le procès-verbal, s'est ouverte à 17 heures. Elle rassemblait 25 personnes, sous la présidence de Pascale Vandernacht, chef de cabinet adjoint de la ministre de la Justice, en charge des dossiers de terrorisme. Y assistaient un conseiller de Guy Verhofstadt (Premier ministre, VLD), Eugène Dimmock ; le directeur de la sécurité publique (Intérieur), Alain Lefebvre ; la conseillère juridique de Laurette Onkelinx, Pascale Petry ; l'administrateur général ff de la Sûreté de l'Etat, André Demoulin ; le procureur fédéral Daniel Bernard et ses adjoints, Johan Delmulle et Leen Nuyts (qui requièrent contre le DHKP-C) ; des représentants de la police locale et d'autres directeurs de la Sûreté ou de la police fédérale antiterroriste dont nous tairons les noms.

Le directeur général du centre de crise Jaak Raes, rédacteur du procès-verbal de la réunion, précise à l'entame des débats : « Cette réunion a lieu à l'initiative du cabinet Justice. Le centre de crise met sa structure à disposition. La présidence de la réunion est assurée par Mme Pascale Vandernacht. »

Les débats vont se poursuivre jusqu'à 20h02. Chaque service prend la parole. Vandernacht précise d'emblée que la ministre de la Justice « ne veut pas forcer les règles juridiques » dans le cadre de la préoccupation en débat : l'arrestation prioritaire de Bahar Kimyongur. L'assemblée discute sur le thème « de quelles possibilités dispose la justice belge ? ». Et analyse tous les cas de figure : « Arrêter ou interpeller la personne ; arrêter la personne s'il quitte le territoire et se réfugie à l'étranger ». Vers 18h, les représentants de la Sûreté de l'Etat interviennent. Kimyongur n'aurait pas l'intention de se présenter au procès de Gand (NDLR : en appel contre sa condamnation à 4 ans ferme en première instance à Bruges). Ils annoncent que le soir même à 19h30 une surveillance sur le suspect est organisée à l'occasion d'une conférence donnée par le militant à l'ULB. Ils précisent encore que, selon leurs informations, Kimyongur a peur de se retrouver en prison. Les représentants du parquet fédéral indiquent ensuite aux participants qu'en droit belge « il n'y a actuellement aucune possibilité d'arrêter Kimyongur », ce qu'acte la représentante de Laurette Onkelinx.

Les représentants de la police et du gouvernement décident alors qu'une observation des déplacements du militant sera opérée. Et, surtout, que le « parquet fédéral prendra contact avec son homologue néerlandais dans la perspective d'arrêter Kimyongur aux Pays-Bas (…) sur base du signalement Interpol en vue de la livraison à la Turquie ». La décision de livrer le ressortissant belge est ainsi approuvée. Il est décidé que le parquet fédéral prendra les contacts avec son homologue néerlandais, le Landelijk Parket. LaDSU(opérations spéciales de la police fédérale belge) est invitée à participer aux opérations de surveillance de Kimyongur. Le parquet fédéral demande aux services policiers de lui fournir des « sitrep » (rapports) le jeudi 27 à 08h, le vendredi 28 à 12h et à 18h. Une nouvelle réunion d'évaluation est fixée au 3 mai, après l'arrestation.

Le chef de la zone de police locale, impliquée dans l'opération de surveillance, s'inquiète toutefois : «Ne devons-nous pas prévenir le Comité P (police des polices) et le Comité R (surveillance des services de renseignement)? » Pascale Vandernacht répond que ces instances de contrôle ne dépendent pas des ministères de la Justice ou de l'Intérieur. La ministre de la Justice, que nous avons interrogée, confirme la matérialité de cette réunion du 26 avril. Elle nous déclare que le procès-verbal dont nous faisons état ne serait pas le « procès-verbal officiel » de cette réunion. Nous lui avons demandé de nous transmettre ce qu'elle considère être « le procès-verbal définitif » ; une demande qui n'a pu être rencontrée en raison, selon la ministre, du caractère « classifié » et « confidentiel » de ce document.

L'échange au Sénat entre le sénateur Josy Dubié et la ministre Onkelinx

Voici l'échange entre Laurette Onkelinx et Josy Dubié (Ecolo), en commission de la Justice du Sénat, le 18 mai.

o Josy Dubié : « M. Kimyongur, sur écoute, et surveillé par la Sûreté belge, a donc, selon moi, été livré aux Néerlandais, qui l'ont incarcéré sur la base du mandat international turc. »

– Laurette Onkelinx : « Ce genre d'affirmation est grave. »

o Josy Dubié : « Je relate des faits. (…) Je constate que M. Kimyongur a passé la frontière et qu'il a été arrêté par des policiers en civil, qui étaient là, selon vous, par pur hasard. Ce ne serait donc pas la Sûreté belge qui a communiqué des informations… (…) Je trouve simplement qu'un faisceau de présomptions permet de penser que M. Kimyongur a bel et bien été "livré", je ne dis pas par vous, mais par la Sûreté belge. »

– Laurette Onkelinx : « Vous dites n'importe quoi. »

Voici l'échange entre Laurette Onkelinx et Josy Dubié en commission de la Justice du Sénat, le 22 juin.

o Josy Dubié (intervenant suite aux révélations parues dans Le Soir) : « Il ressort donc, Madame la ministre de la Justice, du témoignage du procureur du Roi néerlandais que vous n'avez pas dit la vérité lors de votre réponse à ma question orale du 18 mai et que M. Bahar Kimyongur a bel et bien été "livré" à un pays étranger d'où il risque d'être extradé vers la Turquie. »

– Laurette Onkelinx : « J'ai pris connaissance, comme vous, via la presse, des informations suivant lesquelles les autorités judiciaires belges auraient communiqué aux autorités judiciaires hollandaises le fait que M. Kimyongur pourrait se rendre aux Pays-Bas. (…) Une nouvelle fois, je ne partage absolument pas votre analyse selon laquelle la Belgique aurait livré M. Kimyongur aux Pays-Bas afin de faciliter son extradition vers la Turquie. »

Le commentaire de Marc Metdepenningen: "Des mensonges nécessaires ?"

Le sort judiciaire de Bahar Kimyongur et de ses amis de l'organisation turque d'extrême gauche, qualifiée de terroriste, DHKP-C, qui a (étonnamment) pignon sur rue à Bruxelles, nous est indifférent. Leur procès en appel devant la cour d'appel de Gand, qui se poursuit actuellement, devrait déboucher dans un mois sur des condamnations - ou des acquittements - conformes à l'engagement personnel de chacun d'entre eux dans leurs activités terroristes, menées en Turquie et préparées en Belgique.

Ce qui nous importe est cette longue suite de mensonges gouvernementaux, qui ont été formulés tant en réponse aux médias qu'aux députés et aux sénateurs depuis l'échappée rocambolesque de Fehryie Erdal et l'arrestation aux Pays-Bas de Bahar Kimyongur, ressortissant belge et porte-parole du DHKP-C.

Depuis le 28 avril, date de l'arrestation de Kimyongur aux Pays-Bas, le gouvernement prétendait n'être jamais intervenu dans la remise d'un ressortissant belge à la Turquie, par Pays-Bas interposés. Le contenu de la réunion gouvernementale, que nous révélons, démontre qu'il aurait bel et bien organisé l'arrestation d'un ressortissant belge en vue de le livrer à une puissance étrangère.

Ce constat, s'il se confirme, est inquiétant. La lutte antiterroriste est certes une priorité. Et le gouvernement serait en droit d'invoquer la « raison d'Etat » pour esquiver les questions médiatiques ou parlementaires. Eviter le débat ou se réfugier honnêtement derrière le secret n'équivaut cependant pas à un permis de travestir la vérité. A accepter cet écart du gouvernement dans une affaire somme toute banale, on en arriverait à consentir que le mensonge puisse être accepté comme paravent du pouvoir dans toutes les affaires dont il a la charge, y compris les plus essentielles.

Les parlementaires, comme l'opinion ou la presse, peuvent légitimement se sentir floués par les « mensonges nécessaires » de l'équipe Verhofstadt. A elle de s'expliquer publiquement sur les véritables raisons qui l'ont conduite à proclamer le blanc pour le noir.

(Le Soir, 19 septembre 2006)

 

 

 

 

 

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Gand, le 19 septembre 2006

 

A l'attention de la Présidence de la Cour d'appel de Gand

Bahar Kimyongür

 

 

Messieurs les juges,

 

Ce serait un euphémisme que de dire que ce procès auquel nous assistons depuis quelques jours dans votre palais de justice est historique.

Et pour cause, ce sera l'une des premières fois que l'on appliquera en Belgique une loi qui apparaît comme étant l'une des plus liberticides que notre code pénal n'ait jamais connu.

Cette loi permet en effet au procureur fédéral de me poursuivre alors que je n'ai jamais commis le moindre crime ou délit, ni n'ai jamais eu l'intention d'en commettre. En fait, ce qui est fondamentalement attaqué dans cette affaire, c'est ma qualité de citoyen.

Je suis un citoyen belge qui entend jouir de ses droits, à savoir la liberté d'avoir des opinions et de les exprimer et ce, même si ces idées ne sont pas partagées par les autorités turques comme c'est le cas quand je dénonce les tortures subies par les prisonniers politiques et ce, même si je les exprime via le bureau d'information du DHKC.

La responsabilité qui pèse sur vos épaules est donc indiscutablement lourde.

En vous demandant de me condamner, le Parquet vous demande aussi de condamner la démocratie.

Aussi, j'espère, au nom des principes d'impartialité qui caractérise votre Cour, que votre verdict respectera les libertés individuelles et collectives dont se targue notre pays.

D'après la description du DHKP-C faite par le procureur fédéral Johan Delmulle et l'avocat de la partie civile Kris Vincke, ce mouvement politique est présenté comme étant dangereux, sectaire, extrémiste, fanatique, criminel, terroriste, etc.

A l'inverse, ils présentent le régime turc comme une démocratie et un Etat de droit.

Je souhaiterais commencer par épater messieurs Delmulle et Vincke : Oui, messieurs, l'Etat turc est une démocratie ! Elle est même LA démocratie de vos rêves. Une démocratie flamboyante dont vous jetez les bases en Belgique de manière chevronnée.

Une démocratie qui pratique la torture.

Une démocratie qui maltraite les prisonniers politiques par l'isolement carcéral, par des mesures coercitives et des châtiments disciplinaires, qui kidnappe et exécute ses opposants, qui tire sur des enfants, notamment kurdes, qui tabasse les ouvriers, les employés, les étudiants, les retraités, les chômeurs et les militants des droits humains, qui protège les assassins militaires et policiers, qui décore les bourreaux, comme par exemple le chef des prisons Ali Suat Ertosun, pour leurs loyaux services, qui impose la censure, qui saisit les organes de presse et emprisonne les journalistes, qui interdit des concerts de musique et des manifestations, qui suspend des émissions radio, qui uniformise la pensée et criminalise les idées alternatives, qui nie l'indéniable génocide arménien, qui arme des organisations paramilitaires commettant des attentats terroristes, qui décide « au nom de la nation » et ce, au mépris total de l'avis de la nation, qui affame la population en bradant les ressources du pays aux multinationales, qui organise le trafic de drogue avec des convois entiers escortés par la police, qui introduit la drogue là où règne la pauvreté, qui organise des attentats à l'étranger, notamment en Belgique [1] [1]

 

Une démocratie oui, mais une « panzer démocratie »  ! Monsieur le Procureur.

Et ignorer cette réalité scandaleuse, c'est plus que de la malhonnêteté intellectuelle, plus que de l'apologie du terrorisme d'Etat, c'est du négationnisme pur et dur.

Vous révisez l'histoire odieusement Monsieur le Procureur. Et votre parti pris n'illustre que trop bien le caractère politique du procès que vous nous intentez.

 

Oui, une PANZER DEMOCRATIE ! Messieurs les juges.

 

Vous devez certainement le savoir, l'armée turque est une des armées les plus spécialisées dans la guerre contre son propre peuple :

Ainsi, le 12 mars 1971, l'armée a pris de pouvoir et entamé une campagne d'extermination de toutes les forces de gauche, des plus radicales aux plus modérées. Les salles de torture tournèrent à plein rendement…

Le 12 septembre 1980, une junte dirigée par Kenan Evren a parachevé ce processus d'extermination.

 

Aujourd'hui, l'état d'exception est encore imposé dans plusieurs provinces où la rébellion nationaliste kurde est active.

Le couvre-feu est encore et toujours imposé dans les zones urbaines sous influence du DHKP-C comme à Armutlu, Gazi, Okmeydani, Nurtepe et autres quartiers stambouliotes.

Les panzers sèment littéralement la terreur durant les manifestations.

En août dernier, à l'appel de sympathisants du DHKP-C, des milliers de commerçants ont participé à une action de fermeture de leur échoppe qui dura plusieurs heures. Cette action était destinée à condamner les bombardements israéliens sur le Liban et la Palestine.

Le 28 août dernier, les forces de police menèrent plusieurs rafles à Istanbul et Ankara pour arrêter les instigateurs de cette action pourtant démocratique. Les commerçants ont été eux aussi terrorisés et les « agitateurs » jetés en prison de type F !

En voyant les déploiements policiers et leur brutalité, certains ont cru à un retour au coup d'état de 1980 et à l'état d'urgence.

Autre exemple, aujourd'hui, si vous déclarez que « l'objection de conscience » est un droit de l'homme, vous vous retrouvez sur le banc des accusés pour « insulte à l'armée ».

C'est ce qui est arrivé à cette malheureuse journaliste Perihan Magden…

Vous avez dit « Etat de droit » Monsieur le Procureur?

 

Suis-je un dirigeant du DHKP-C ?

 

Dans son réquisitoire, Monsieur le Procureur m'accuse d'être un leader du DHKP-C. Il explique en même temps que cette organisation croit posséder la vérité absolue et ne respecte aucune autre idée que la sienne.

Or, j'entretiens un contact régulier, avec diverses personnalités politiques, académiques, artistiques et scientifiques de Belgique et d'ailleurs, qui prônent des idées parfois diamétralement opposées aux miennes et collabore avec ces personnalités dans le respect total de leurs opinions.

Depuis 6 ans, je me consacre tout particulièrement à défendre le droit des prisonniers de Turquie à vivre dignement et décemment.

J'ai participé à l'envoi de missions d'observation en Turquie. Dans ce cadre, j'ai arrangé de nombreux rendez-vous entre des institutions turques et des observateurs européens.

J'ai traduit et rédigé des dizaines de milliers de pages de rapports sur les violations des droits de l'homme, d'articles de la presse gouvernementale, de témoignages de détenus et de leurs familles, de pétitions, de communiqués de presse d'ONG ou de lettres personnalisées notamment à des parlementaires belges et européens.

En ce moment même, je contribue activement au dialogue entre les détenus et le gouvernement pour la cessation du conflit dans les prisons et pour l'amélioration de leurs conditions de détention.

Alors de deux choses l'une : soit le DHKP-C n'est pas une organisation fanatique et sectaire comme le prétend le Procureur Delmulle. Soit, je ne suis pas membre de l'organisation.

Messieurs les Juges, l'Etat turc assène ses citoyens depuis le berceau jusqu'au tombeau, à l'école, au travail, à l'armée, de la devise que « chaque turc naît soldat », que « la plus grande joie est de se dire Turc » ou encore que « le Turc n'a d'autre ami que le Turc ».

Pour le DHKP-C, à l'inverse, chaque communauté du pays a le droit de clamer son identité nationale, ethnique, philosophique ou religieuse.

Musa Asoglu est Abkhaze.

Dursun Karatas et Fehriye Erdal sont Kurdes.

Sükriye Akar est Laze.

Zerrin Sari et Kaya Saz sont Turcs.

Et moi-même, je suis Arabe. Et dans les milieux proches du DHKP-C, j'ai toujours pu le revendiquer haut et fort.

Tandis que l'Etat turc, lui, crachait sur mes origines, mes amis du DHKP-C, les ont respectées et ont défendu mon droit de les revendiquer.

Je n'ai vu l'intolérance, le fanatisme et la cruauté que le procureur fédéral impute au DHKP-C que dans les agissements de l'Etat turc.

Regardez les premières pages du plus grand quotidien turc « Hürriyet » et vous verrez qu'il y est indiqué en en-tête que « la Turquie est aux Turcs ».

Lors de cérémonies militaires organisées le 30 août dernier, quatre étudiants ont été violemment molestés par une foule haineuse. Le crime de ses quatre étudiants qui entendaient protester contre l'envoi de troupes turques dans le sud Liban était d'avoir déployé un calicot arborant une devise qui n'a pourtant rien d'anti-militariste: « Nous ne serons pas des soldats d'Israël » disait la pancarte.

Savez-vous ce que Celalettin Cerrah le chef de la police d'Istanbul a déclaré suite à ce lynchage ? « Je félicite la population. Elle a bien réagi ».

C'est pas un appel à la haine et au meurtre ça ?

Vous avez dit « Etat de droit » et « démocratie » Monsieur le Procureur ?

 

Sympathie et empathie

 

Tout au long des années 90, les télévisions privées turques émettant par satellite nous montraient les images de militants, pour la plupart du DHKP-C, capturés et parqués dans une salle de la section anti-terroriste de la police après qu'ils aient disparu pendant plusieurs jours. Ces militants physiquement détruits par plusieurs jours de tortures, « noirs de barbes, hirsutes, menaçants » comme disait Louis Aragon dans son célèbre poème « l'Affiche rouge », se dressaient, le poing levé, fiers, sereins et stoïques.

En montrant ces images, l'Etat turc cherchait un effet de peur sur la population.

Chez moi comme chez de centaines de milliers de citoyens turcs, ces images suscitaient le respect.

Pour être plus précis, messieurs les juges : j'éprouve de l'admiration pour le courage, l'abnégation, la sagesse, l'humilité et l'altruisme des militants du DHKP-C.

Cela peut vous paraître invraisemblable mais c'est grâce au DHKP-C que j'ai commencé à aimer la Turquie, ce pays que j'ai longtemps détesté en raison du racisme, du chauvinisme et de la répression bestiale, qui y règnent. Oui, c'est grâce au DHKP-C que j'ai commencé à véritablement aimer la Turquie, au-delà d'une simple destination de vacances. C'est le DHKP-C qui m'a permis de refaire confiance en l'Homme, en ses espoirs et en ses capacités créatrices.

Sachez, Messieurs les juges que je n'ai jamais été membre du DHKP-C et que, par ailleurs, je ne m'étais jamais posé la question jusqu'au jour où l'on me traîne devant vous.

Pour moi, la question de mes sensibilités politiques relève de la liberté d'opinion et d'expression. Cette question est complètement accessoire.

J'étais d'ailleurs marxiste avant d'avoir rencontré le DHKC. J'ai découvert que son projet de société coïncidait avec mon idéal social. C'est ainsi que j'ai sympathisé avec ce mouvement populaire à travers mon engagement au sein du bureau d'information de Bruxelles en tant que traducteur et coordinateur de campagnes de soutien aux prisonniers politiques de Turquie. 

Messieurs les juges, je tiens à souligner qu'il faille ne pas confondre un bureau d'information avec l'ensemble du mouvement DHKC et de ses formes d'action. Dois-je rappeler que même Madame la ministre Onkelinx a reconnu en 2004 que ce bureau agissait selon des droits qui lui étaient garantis par notre Constitution ?

Je demande à la Cour, de faire la distinction entre mon sentiment d'appartenance que je clame sans réserve et une prétendue appartenance politique proclamée par des organes de presse sur lequel je n'ai jamais eu le moindre contrôle. L'empathie et l'appartenance officielle sont deux choses bien distinctes de même que le DHKC et le bureau d'information du DHKC.  Je n'ai jamais été coopté, nommé, adoubé, hissé, muté, ni gradé par les dirigeants du DHKP. Je ne connais d'ailleurs aucun dirigeant de ce mouvement et c'est bien la dernière de mes préoccupations.

La seule chose qui compte pour moi est de vivre en harmonie avec mes idéaux et de soutenir des prisonniers politiques dont j'estime le combat indispensable pour le progrès social en Turquie. Et rien ne m'en empêchera, ni la privation de liberté, ni la mort civique ni même la mort physique.

D'autre part, je m'indigne de la légèreté avec laquelle les autorités belges et turques se sont comportées dans le dossier d'extradition de l'assassin fasciste du journaliste turc Abdi Ipekçi, aussi ancien que ce crime puisse être. Le « Loup Gris » impliqué dans cet assassinat datant de 1979 se nomme Yalçin Özbey. Le journaliste qu'il assassina en Turquie n'était pourtant pas révolutionnaire et s'opposait ouvertement à la lutte armée. Mais qu'importe, pour l'extrême droite turque, ceux qui ne pensent pas comme eux sont des ennemis à exterminer… Grâce à ses liens avec les services secrets turcs de la MIT, Yalçin Özbey a pu s'en sortir à bon compte en Turquie et a été très vite relaxé en Belgique. Les autorités judiciaires turques auraient en effet commis une erreur formelle dans leur demande d'extradition de ce malfrat…

Je constate que le Parquet qui prétend que ce procès n'est pas politique, demande à la justice de ce faire plus répressive lorsque ce sont des communistes qui sont incriminés. Pour ma part, je fais simplement confiance en la justice de mon pays pour ne pas répondre à ces injonctions qui visent à limiter la liberté d'expression.

Permettez-moi de répondre une à une, aux accusations proférées par le procureur Delmulle et tout d'abord, à l'accusation d'avoir « grandi dans l'organisation ».

Dans son scénario loufoque, il y a :

 

1. L'accusation de « dirigeant d'un camp de jeunes du DHKP-C».

 

D'abord, les activités estivales et hivernales auxquelles j'ai participé ne sont pas des camps de formation militaire mais des camps de vacances tout à fait légaux, familiaux et ouverts, destinés à faire vivre « l'amitié, la solidarité et la culture populaire anatolienne ».

Les familles étaient hautement satisfaites de ce genre de rencontres. Elles se réjouissaient en effet, de voir leur fille ou leur fils être plus serviables à la maison, plus respectueux, plus humbles.

D'après une vidéo saisie à Amsterdam montrant un camp de vacances organisé à Spa, on me verrait aux côtés de Nuri Eryüksel, le « responsable du DHKP-C pour l'Europe ».

Permettez-moi de dire, messieurs les juges, que, quand bien même cette information serait vraie, le fait de côtoyer Nuri Eryüksel ne constitue aucunement un délit. Et quand bien même cela aurait été le cas, c'est un honneur pour moi d'avoir faire connaissance avec un homme d'une intelligence, d'une sagesse et d'un humour exceptionnels, malgré les souffrances qu'il doit endurer en raison de son handicap physique et de son long passé carcéral en Turquie. Cet homme qui est non-voyant et que le procureur dépeint comme un démon est en effet un homme de culture et de raffinement, qualités qui, manifestement, manquent beaucoup chez ceux qui le stigmatisent.

Ce dernier affirme que j'aurais organisé le camp de Spa et ce, alors que je déclare dans la même vidéo que c'était la première fois que j'y participais et que j'avais raté les premiers jours du camp.

Messieurs les Juges, permettez-moi de rappeler qu'en tant qu'arabophone n'ayant jamais fait d'études en langue turque, en 1997, année où le fameux camp fut organisé, je ne parlais qu'un Turc approximatif et donc, n'aurait aucunement pu assumer un rôle dirigeant dans ce camp.

A l'époque, ce qui m'intéressait, c'était la chanson engagée et si vous visionnez les images, vous verrez que je chante dans la chorale du camp. Vous ne pouvez pas ne pas le reconnaître Messieurs les Juges : la thèse du « dirigeant du camp » est pour le moins tirée par les cheveux.

 

2. L'interprétation de la phrase : « Les polices belge et turque collaborent contre le DHKP-C. Nous devons faire une action ».

 

Tout d'abord, cette collaboration existait bel et bien ! A ce propos, je tiens à préciser que cela fait dix ans déjà que j'organise des manifestations démocratiques et légales dans le cadre de mon engagement pour la démocratisation de la Turquie.

En tant que citoyen belge, je pense que ma Constitution m'autorise à mener des actions dénonçant ce genre de collaborations déplorables.

Le procureur me dénonce par un procédé malhonnête et provocateur tout en sachant que « l'action » dont j'aurais parlé n'avait aucune connotation violente ou illégale.

 

3. La découverte de mes papiers à Knokke

 

Permettez-moi d'expliquer les circonstances de cette découverte.

Un jour, quelqu'un est venu me retrouver et m'a confié qu'il me fallait prêter mon identité pour sauver une personne en danger.

Bien entendu, j'ai accepté sans la moindre hésitation. J'ai effectivement remis un croquis de ma signature avec les indications permettant de la falsifier.

Ma motivation était de participer à une cause noble, celle de sauver la vie d'un être humain.

Il y eut un temps en Belgique où il était illégal d'héberger des Juifs chez soi. Et pourtant, nombreuses sont les familles dont l'éthique et la conscience ont outrepassé les lois de l'époque, aussi dangereuses furent-elles.

Si j'ai pu sauver une vie humaine, je ne regrette absolument rien…

Petite précision : aucun des documents originaux évoqués par le Procureur fédéral n'a été retrouvé à Knokke. Je n'ai remis à la personne susmentionnée que les photocopies de mes pièces d'identité et de ma carte bancaire.

J'en tiens pour preuve le passeport que mon conseil Carl Alexander a exhibé devant la Cour la semaine dernière.

Encore une fois, il apparaît que le Procureur joue sur la manipulation, la contrevérité et la surenchère pour obtenir mon châtiment lourd, objectif qui semble devenir pour lui une véritable cause.

 

4. L'émission « Au nom de la loi » de janvier 2001

 

Sur les images de cette édition de l'émission « Au nom de la loi » consacrée à « l'affaire Erdal », j'ai effectivement parlé de l'attentat qui a visé le Sabanci Center ainsi que le jet de cocktails molotov sur des intérêts commerciaux turcs à Bruxelles. J'ai en effet justifié ces actes mais il serait abusif de déduire de cela que j'aurais joué un rôle dans son organisation.

De plus, mon état physique et émotionnel était frappé par une terrible nouvelle.

Lorsque je fus interrogé par le journaliste de la RTBF dénommé Michel Hucorne, c'était le 19 décembre 2000, précisément le fameux jour du massacre des prisonniers par l'armée turque. C'était un jour d'apocalypse. Je venais de sortir de 46 jours de grève de la faim, de deux heures de sommeil et venais d'apprendre le décès de plusieurs détenus dont certains, que je connaissais personnellement.

J'avais cru en une solution pacifique à la tragédie des prisons mais comme des millions de gens en Turquie, je m'étais trompé : le gouvernement préféra en effet gazer et achever au lance-flamme des prisonniers affaiblis par leur grève de la faim plutôt que d'entendre leurs souffrances et leurs griefs.

Une victime directe de cette tragédie aurait, par ailleurs, pu témoigner devant cette Cour si ses autorités n'avaient pas rejeté son témoignage.

Mes affirmations infondées et sans doute maladroites, diffusées dans l'émission précitée, sont manifestement à mettre sur le compte de mon affliction par rapport à ce qui venait de se produire sous nos yeux dans les prisons turques. Il a ainsi été très facile pour le journaliste de la RTBF de me piéger par ses questions inquisitrices.

Suite à cette interview, j'ai écrit plusieurs fois à Monsieur Michel Hucorne le conviant à retirer cette interview controversée.

Le journaliste m'a répondu par courrier et par téléphone par la négative, arguant que s'il retirait mon interview, tout son scénario s'écroulerait.

Il lui fallait du sensationnel. Tout comme à vous Monsieur le Procureur : sans cette interview, votre scénario s'écroule.

Soit dit en passant, comme l'a rappelé mon avocat , cette interview ne peut en aucun cas être retenue contre moi dans ce procès, vu son caractère obsolète.

 

5. La conférence de presse du 28 juin 2004

D'emblée, je tiens à souligner que durant cette conférence de presse organisée par une coalition du nom de « Resistanbul 2004 » et ce, en marge du sommet de l'OTAN qui se déroulait à Istanbul, il n'a jamais été question de parler de l'explosion accidentelle déclenchée par la combattante dénommée Semiran Polat.

La conférence portait strictement sur la militarisation abusive de la ville d'Istanbul en raison de la venue de Georges W. Bush et d'autres chefs d'état.

Certains provocateurs de la presse turque ont beau essayé de piéger Musa Asoglu en tirant le débat sur ce sujet, ce dernier a aimablement éludé la question pour recentrer le débat sur le véritable sujet de la conférence de presse. Si Monsieur Delmulle souhaite avoir une copie de la conférence de presse, il n'a qu'à contacter l'agence de presse turque Ihlas Haber Ajansi (IHA). Les images qui ont démenti la version du procureur fédéral proviennent précisément de cette agence de presse.

Par ailleurs, une correspondante de l'agence italienne ADN Kronos a également assisté à cette conférence de presse. Si une telle revendication avait été proférée, croyez-vous vraiment qu'une agence de presse internationale aurait ignoré cette information ?

Il est plus que navrant que nous nous retrouvions aujourd'hui à polémiquer sur de tels infantilismes. Pour dissiper les soupçons, voici un extrait du seul communiqué lu et distribué au cours de la conférence de presse que j'ai organisé au New Hotel Charlemagne :

 

« Depuis des mois déjà, la Turquie est sous occupation. C'est devenu un pays où se pavanent allègrement les agents de la sûreté de dizaines de pays, CIA et Cie. L'endroit où se tient le sommet a été baptisé la "vallée de l'OTAN". Dans cette zone de sécurité qui est la propriété de l'OTAN, aucune loi n'est d'application. Dans une métropole de 15 millions d'habitants, pas moins de 15.000 policiers, 500 tireurs d'élite et des troupes militaires déployés par terre, par mer et dans les airs.

Plusieurs associations ont été perquisitionnées et mises sous scellés sans l'avis d'un procureur, avec le prétexte de "préparatifs pour le sommet de l'OTAN". Des centaines de personnes ont été raflées chez eux ou au cours des démonstrations.

Dans cette "vallée", près de 300.000 personnes et 50.000 véhicules ont été fichés. Dans la galerie commerciale historique de Kapalý Çarþý, 15.000 commerçants et ouvriers ont été interrogés et fichés. Les personnes qui n'ont pas pu obtenir un certificat de "sécurité" ont vu leur magasin fermé obligatoirement. Ils ne pourront regagner leur boutique que sur présentation de leur carte de "sécurité". Cette galerie commerciale sera ainsi réservée à 800 délégués de l'OTAN. Les universités seront fermées pendant deux jours. » Fin de citation.

 

6. Mon interview pour le journal télévisé RTL du 28 juin 2004

 

J'ai beau lire et relire le procès-verbal relatif à mon intervention télévisée, je n'ai toujours pas reconnu de revendication dans mes propos.

Je m'excuse de devoir dire à nouveau que Monsieur le procureur se livre au plus odieux des mensonges et ne recule devant aucun artifice.

On voit très bien dans l'interview que je parle à la troisième personne du pluriel et l orsque l'on parle à la troisième personne du singulier, il n'est pas question d'une quelconque implication de l'orateur. De plus, pour qu'il y ait revendication d'attentat, il aurait fallu que j'en aie l'intention. Or, non seulement, ce n'est pas le cas, mais en plus, ce n'est pas moi qui ai été retrouver le journaliste ; c'est lui qui est venu vers moi. D'autre part, dans cette interview, je n'ai nullement appelé à la violence ni la haine.

C'est pourquoi je pense que cette nouvelle manipulation du Procureur Delmulle ne peut qu'être balayée d'un revers de la main.

 

Conclusion 

 

 

Force est de constater que les faits énumérés à mon encontre par le procureur Delmulle n'ont rien de subversif et encore moins de répréhensibles.

Les allégations de « dirigeant d'organisation terroriste » que je serais devenu après « avoir grandi dans l'organisation » sont manifestement un pur produit de son imagination malveillante et de son attitude partisane évidente.

En effet, en dix ans d'activisme politique et social, j'ai toujours utilisé les mêmes moyens d'expression légaux et démocratiques.

Plus qu'un qualificatif juridique, l'accusation de terroriste est une insulte visant ma personne mais également toutes celles et ceux qui ont consacré leur vie à faire de la Turquie et le monde un havre de paix et de fraternité.

Que le Procureur Delmulle haïsse mes opinions ne me dérange pas le moins du monde. Mais qu'il se mette à m'insulter en me traitant de « terroriste » : je trouve cela inacceptable.

Ces dernières années, j'ai eu l'occasion de côtoyer Sükriye Akar au bureau d'information du DHKC à Bruxelles. Sükriye y a consacré le plus fort de son temps aux détenus politiques, parmi lesquels Fikret Akar, son mari.

Elle passa des mois entiers à scanner les lettres, les dessins et les revues envoyés à notre bureau par les prisonniers politiques de Turquie. Elle organisait la connexion entre les prisonniers politiques de tous les continents en traduisant les lettres des uns et des autres.

A travers son incarcération, des centaines de détenus se retrouvent un peu plus réduits et condamnés, tant en Turquie que dans le monde.

En la châtiant, ce sont les prisonniers politiques victimes de terrorisme de l'Etat turc que l'on punirait.  

Je me souviens que Musa Asoglu et moi-même avions été reçus le 10 octobre 2002 par le directeur général du Parlement européen, Monsieur Bo Manderup Jensen, à qui nous avions remis 155.000 signatures collectées lors d'une campagne contre les mauvais traitements et le régime d'isolement dans les prisons de type F.

Ces deux faits indiquent bien que l'activité de Musa Asoglu et de Sükriye Akar dans le cadre du bureau d'information de Bruxelles, ont été de nature parfaitement légale et démocratique.

Tout au long de mes dix années d'engagement politique et social, je n'ai jamais appelé à la haine mais bien à la résistance à l'oppression, tel que me le permet l'article 2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Ce n'est pas moi qui l'invente.

Or, quand je parle de résistance à l'oppression, M. Delmulle parle de terrorisme contre la démocratie. Ce sont là des points de vue politiques qui sont exprimés.

Vous m'accorderez donc, messieurs les juges, mon « médiactivisme »  est une pratique indiscutablement garantie par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 qui prévoit que : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».

Messieurs les Juges, c'est par idéal démocratique, par amour des libertés publiques et privées que je vous demande de ne pas céder aux attaques que le Procureur portées contre la démocratie et la liberté d'expression. Son réquisitoire digne des pires périodes du MacCarthysme, dresse un portrait diabolique de ma personne en mettant bout à bout des éléments non seulement indépendants les uns des autres, mais en plus parfaitement anodins et relevant du stricte droit d'expression. C'est pourquoi messieurs les juges, je vous demande de m'acquitter et de me permettre de continuer mon travail d'information et de solidarité, pour que la Turquie que j'aime devienne un jour réellement un pays démocratique.



[1] [1] Le 17 novembre 1998, l'institut kurde de Bruxelles situé rue Bonneels ainsi que d'autres associations kurdes, furent la proie de l'hystérie fasciste et furent incendiés suite au refus des autorités italiennes d'extrader le dirigeant du PKK Abdullah Öcalan vers la Turquie A l'époque, le premier ministre turc de l'époque Mesut Yilmaz avait clairement appelé aux représailles anti-kurdes en ces termes : « la Turquie ne laissera pas cela sans réponse ».

16:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, gangsterisme, histoire, liberte, oppression capitaliste, politique, presse, propagande, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, turquie, usa | |  Imprimer | | |

13/09/2006

12/09/2006: Non à la mission de l'ONU

Bravo : le Parti communiste grec est un Parti communiste qui voit clair dans le jeu impérialiste ricano-otan-occidental et pro-sioniste  !

RoRo

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 12 septembre 2006 21:37
À : 00-artusoantonio
Objet : Fw: Liban-Lebanon - Non à la mission de l'ONU - No to UN mission

 


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[FRANÇAIS]

 

Traduction du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada)

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Friday, September 08, 2006 9:23 AM

Subject: CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

 

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News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.

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PC de Grèce - Au sujet de la mission de la frégate grecque envoyée au Liban

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From: Communist Party of Greece, Friday, September 08, 2006

http://inter.kke.gr , mailto:cpg@int.kke.gr

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Le Parti communiste de Grèce s'oppose à la participation

 de la Grèce à la mission militaire au Liban

 

Le bureau de presse du Comité central du Parti communiste de la Grèce (KKE) a émis la déclaration suivante au sujet de la décision du gouvernement grec d'envoyer une frégate de la marine se joindre à la force d'intervention des Nations Unies au Liban :

 

«Le gouvernement de Démocratie Nouvelle a assumé d'immenses responsabilités en prenant la décision d'envoyer une frégate grecque et d'autres effectifs militaires au Liban.

 

Le rôle de la soi-disant “mission de maintien de la paix” des Nations Unies est clair et net: il s'agit d'une force d'occupation et d'imposition des objectifs impérialistes, qui interviendra carrément dans les affaires internes du Liban à l'encontre des intérêts des populations de la région.  La mission de cette force consiste à réaliser ce que les envahisseurs israéliens n'ont pas réussi à obtenir, c'est-à-dire le désarmement de la résistance populaire armée.

 

Le gouvernement grec est confronté à une question impitoyable : les forces navales et militaires de la Grèce devront soit renforcer le blocus naval inacceptable et provocateur d'Israël contre le Liban, soit faire partie d'une force de remplacement.

 

L'une ou l'autre de ces options constitue un engagement inacceptable et dangereux.

 

Toutes les parties doivent prendre une position clairement opposée à cette mission.  Ne pas protester clairement constituerait un appui à celle-ci.

 

Le Parti communiste de Grèce (KKE) lance un appel au people grec pour qu'il dénonce cette décision agressive du gouvernement grec et s'y oppose.

 

Aucune participation, d'aucune manière et par aucun moyen à la force d'occupation au Liban!

 

Solidarité avec les luttes des peuples!

 

Athènes, le 6 septembre 2006

 

*FIN DU COMMUNIQUÉ*

 

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[ENGLISH]

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Friday, September 08, 2006 9:23 AM

Subject: CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

 

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CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

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From: Communist Party of Greece, Friday, September 08, 2006

http://inter.kke.gr , mailto:cpg@int.kke.gr

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KKE Condemns Greek Participation in the Military Mission to Lebanon

 

The Press Bureau of the CC of KKE issued the following statement about the governmental decision to dispatch a Greek frigate to the UN intervention force in Lebanon

 

“The government of New Democracy assumes huge responsibilities with its decision to send the Greek Frigate and other military forces to Lebanon.

 

The role of the so-called “peacekeeping mission” of the UN is clear-cut and defined: it is an army of occupation and imposition of the imperialist designs, a force that will pointedly intervene in the internal affairs of Lebanon, against the interest of all peoples of the region. The mission of that force is to accomplish what the Israeli invaders failed to achieve, to disarm the armed popular resistance.

 

The Greek government is faced with a merciless question: will the Greek naval and military forces reinforce the unacceptable and provocative naval blockade of Lebanon by Israel or it is going to participate in a force replacing it

 

Either option constitutes an unacceptable and dangerous engagement

 

All parties must take an unambiguous position against the mission, muttering means agreement and consent.

 

KKE calls upon the Greek people to condemn and express its opposition to this aggressive decision of the Greek Government.

 

No participation, in any way or means, to the occupation force in Lebanon

 

Solidarity with the peoples’ struggle

 

Athens, 6 September 2006

 

*End*

 

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11:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, actualite, belgique, fascisme, grece, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, occupations, paix, palestine, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Imprimer | | |

12/09/2006

11 septembre 1973 (Chili)

Oui, effectivement le 11 septembre, on ne commémore pas que les attentats de New-York, mais aussi les agissements fascistes au Chili, avec la complicité d’  une organisation terroriste mondialement connue : la Cia ricaine …

Le coup d’  État du fasciste Pinochet, les médias « libres » du capitalisme et bien de nos « démocrates » et « progessistes », bien des âmes sensibles, l’ ont oubliées …

RoRo

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 11 septembre 2006 20:55
Objet : Le chant des partisans - journée internationale des luttes anti-impérialistes

 

 

----- Original Message -----

From: Antonio Artuso

To: 00-artusoantonio

Sent: Monday, September 11, 2006 2:52 PM

Subject: Le chant des partisans - journée internationale des luttes anti-impérialistes

 

11 septembre 1973 (Chili)

Un peu de culture, jeunes camarades!

Voici «Le chant des partisans»

de la glorieuse Résistance française

 

En ce 11 septembre, «Journée internationale des luttes anti-impérialistes»,

 

En ce 11 septembre, nous nous souvenons du 11 septembre 1973,

du camarade Salvador Allende

de toutes les personnes qui sont tombées

dans la lutte contre le capitalisme local et les impérialismes,

 

Que cette journée devienne la «Journée internationale de la lutte anti-impérialiste»

- contre le terrorisme d'État, de l'impérialisme US et des différents États qui lui servent de laquais!

- contre le terrorisme individuel.

De toute façon, nous avons toujours le Premier mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses.

 

Nous nous souvenons de tous les peuples qui ont toujours lutté et lutteront toujours :

- afghan,

- palestinien,

- libanais,

- haïtien,

- colombien,

- vénézuélien,

- cubain,

- vietnamien,

- philippin,

- iranien,

- irakien,

- israélien,

- soviétiques,

- coréen,

- et tous les autres peuples qui ont toujours lutté et lutteront toujours,

- jusqu'au socialisme et, plus tard, jusqu'à la société sans classe et le dépérissement de l'État.

Connaissez-vous Karl Marx et Lénine chers jeunes camarades?

Lisez-les!

Les essayer c'est les adopter!

 

Oui, un peu de culture, jeunes camarades :

 

Voici, pour les militants/antes de la nouvelle génération,

qui commencent à connaissent leur histoire,

une chanson célèbre : «Le chant des Partisans»,

de la Résistance française.

 

Vive la résistance des peuples contre les armées des envahisseurs!

 

Antonio Artuso, Montréal, pueblo@sympatico.ca

 

¡El pueblo unido jamás será vencido!

Le peuple uni ne sera jamais vaincu!

 

Voici le site de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes:

http://www.fndirp.asso.fr/index.html

 

Vous y trouverez :

 

Le Chant des Partisans

 

Ami entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines.
Ami entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne,
Ohé partisans
Ouvriers et paysans
C'est l'alarme!
Ce soir l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes…

Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades.
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades.
Ohé! les tueurs
A la balle et au couteau
Tuez vite!
Ohé! saboteurs
Attention à ton fardeau…
Dynamite…

C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère.
Il y a des pays
Où les gens au creux des lits
Font des rêves.
Ici, nous vois-tu
Nous on marche et nous on tue
Nous on crève…

Ici, chacun sait
Ce qu'il veut, ce qu'il fait
Quand il passe
Ami, si tu tombes,
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez compagnons,
Dans la nuit, la liberté
Nous écoute…

Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays qu'on
Enchaîne!…
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

11:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, amerique, courcelles, chili, cia, democratie, fascisme, histoire, imperialisme, liberte, politique, presse, romain, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Imprimer | | |

09/09/2006

08/09/2006: Réseau terroriste démantelé en Belgique

Nouveau sur le site de RésistanceS :

Réseau terroriste démantelé en Belgique : Portrait d'une mouvance néonazie active depuis bien longtemps.

Ce jeudi 7 septembre, dix-sept activistes néonazis – dont dix militaires – ont été arrêtés. Membres de l'organisation clandestine Bloed-Bodem-Eer en Trouw (BBET), ils se préparaient, selon la justice belge, à organiser des actions terroristes. BBET est issu de la ''division flamande'' de Blood and Honour, une organisation néonazie internationale. Depuis plusieurs années, RésistanceS dénonce l'existence de cette mouvance extrêmement violente.

Depuis ce vendredi soir, le site RésistanceS vous propose une radioscopie de cette mouvance et plusieurs photographies édifiantes.

http://www.resistances.be/bhv.html




Vous voulez aussi agir contre l'extrême-droite ?

Achetez chez votre libraire :

Le Guide des résistances contre l'extrême droite
de Manuel Abramowicz, coordinateur du site RésistanceS, publié par RésistanceS aux éditions Labor (2005).

Plus d'infos sur ce "Guide" : http://www.resistances.be/guide00.html __._,_.___

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RésistanceS 08-09-2006

Réseau terroriste démantelé en Belgique


Portrait d'une mouvance néonazie active depuis bien longtemps


Ce jeudi 7 septembre, dix-sept activistes – dont dix militaires – néonazis ont été arrêtés. Membres de l'organisation clandestine Bloed-Bodem-Eer en Trouw (BBET), ils se préparaient, selon la justice belge, à organiser des actions terroristes. BBET est issu de la ''division flamande'' de Blood and Honour, une organisation néonazie internationale. Depuis plusieurs années, RésistanceS dénonce l'existence de cette mouvance extrêmement violente. Radioscopie de celle-ci.


Skinnazis de la ''division serbe'' de Blood and Honour, lors d'un concert de musique ''oï''.


C'est au tout début des années 90, qu'une ''Belgian division'' de Blood ans Honour (B&H) apparaît en Belgique. B&H est une organisation skinhead néonazie internationale (voir notre encadré ci-dessous). Des publications néonazies néerlandophones, comme francophones (par exemple ''Bec et ongles'', alors éditée par un dirigeant du groupe l’Assaut) vont s’occuper de la promotion des activités des militants belges de B&H. La ''Belgian division'' est localisée à Waarschoot. Son adresse (une boîte postale) est la même que celle de la revue néonazie ''Thule'', le nouveau titre de ''Euro-Forum'', un opuscule réalisé par des néonazis belges, néerlandophones et francophones. Parmi eux, il se trouve le dirigeant de l'Assaut et futur dirigeant-fondateur, en 1999, du mouvement Nation.

C’est surtout en Flandre que Blood and Honour va se développer. Notamment avec le soutien idéologique de Bert Eriksson, l’ancien ''führer'' du Vlaamse militanten orde (VMO), milice néonazie interdite par la justice belge.

Une mouvance très bien structurée
En Belgique, les productions ''oï'' (musique skinhead) faisant partie de la ''galaxie'' de Blood and Honour sont alors distribuées par Pure-Impact, un label de disque fondé en 1984, dans la périphérie bruxelloise, par un skin proche du Parti des forces nouvelles et du groupe l’Assaut.

Au début des années 2000, une ''division flamande'' de B&H va se réactiver, sous le nom de Blood and Honour-Flanders puis Vlaanderen. Cette dernière est en relation étroite avec une série de groupes néonazis : Groen-rechts, l'ex-Vlaamse jongeren Mechelen (VJM), la Vlaamse Jongeren Westland (VJW)... Les skinheads néonazis participent encore aux manifestations du Comite nationalisten tegen globalisering (le Comité des nationalistes contre la globalisation) et à celles du Comité nationalistes contre l'Otan. Ces comités permettent alors aux activistes de diverses organisations d'extrême droite de se retrouver et de militer ensemble pour d'identiques causes. Dans cette mouvance politique, ils vont également côtoyer des affiliés des Vlaams Blok/Belang jongeren (VBJ), l'organisation de jeunesse du parti nationaliste flamand. Une preuve de plus des liens maintenus entre le VB et la mouvance néonazie.



Manifestation du Comité des nationalistes contre l'Otan, à Bruxelles en 2005. Un comité servant de courroie de transmission entre les skinheads francophones du mouvement Nation et les néonazis de Blood and Honour.

Organisant des concerts de musique ''oï'', la division flamande de B&H est également totalement impliquée dans le soutien aux négationnistes, dont l'objectif est de nier le génocide juif commis durant la Deuxième Guerre mondiale et de réhabiliter le nazisme.

Le 2 mars 2002, quelque part en Flandre et dans la totale clandestinité, B&H-Vlaanderen participait ainsi au ''Revisionistisch congres'' où prirent la parole Siegfried Verbeke (leader du groupe négationniste anversois VHO), Bert Eriksson (ex-VMO), Vincent Reynouard (négateur français exilé en Belgique et depuis lors responsable de la section francophone de VHO) et Paul Kruger (pseudonyme du porte-parole de Blood and Honour-Vlaanderen).


Photo exclusive du meeting négationniste du 2 mars 2002. De gauche à droite : Bert Eriksson (ex-VMO), Vincent Reynouard (responsable de la section francophone de VHO), Siegfried Verbeke (leader du groupe VHO) et Paul Kruger (pseudonyme du porte-parole de Blood and Honour-Vlaanderen).

Sang-Sol- Honneur et Fidélité
La défense du négationnisme et de l'héritage ''national-socialiste'' va aussi se faire dans la revue ''Bloed-Bodem-Eer en Trouw'' (en français : Sang-Sol-Honneur et Fidélité, une dévise nazie) également connue par ses initiales : BBET. Cette publication confidentielle néonazie flamande se présente comme étant la revue de réflexion idéologique de la mouvance de Blood and Honour.
Le 19 mars 2005 à Waasmunster, près d'Anvers, BBET organisait un meeting néonazi clandestin pour soutenir les ''prisonniers politiques'' emprisonnés pour négationnisme. Depuis, suite à des conflits internes apparus au sein du B&H-Vlaanderen, l'équipe rédactionnelle réalisant BBET aurait fait dissidence et formée ensuite son propre groupe. Qui prendra le même nom que la revue.

C'est BBET qui fut l'objet de l'opération policière, du 7 septembre, et qui permit l'arrestation de dix-sept néonazis belges. Selon nos confrères de Blokwatch, BBET serait constitué d'environ 25 activistes. Blood and Honour-Vlaanderen aurait pour sa part été épargné par l'opération policière. Pour l'instant.


Affiche de l'organisation Bloed-Bodem-Eer en Trouw. Les nouveaux SS ?


En Wallonie et à Bruxelles aussi ?
Il n'y a jamais existé, du côté francophone, de ''division Wallonne'' ou ''Bruxelloise'' de Blood and Honour. Cependant, des bandes de skinheads francophones se sont revendiquées de l'idéologie véhiculée par B&H. Au début des années 90, à Liège, un fanzine (un journal amateur) skinhead, ''Blind Justice'', avait par exemple des contacts avec les représentants belges de B&H. ''Blind Justice'' était alors proche du groupe l'Assaut.
Aujourd'hui la majorité des skinheads néonazis francophones est active au sein du Front national et du mouvement Nation. Ce dernier a été fondé par l'ex-leader de l'Assaut. Ce groupe néonazi s'était, dans les années 80 et 90, spécialisé dans le recrutement de jeunes ''crânes rasés''. Dans le mouvement Nation en général, dans Jeune Nation (son organisation de jeunesse) en particulier, les skinheads restent nombreux. Ils partagent la même idéologie que les skinheads flamands de Blood and Honour. Récemment encore, plusieurs militants de Jeune Nation participaient au service d'ordre d'une manifestation de Belgique & Chrétienté, un groupuscule intégriste catholique membre du ''réseau social'' du mouvement néofasciste Nation. Une preuve de plus que les skinheads ont des contacts qui vont au-delà de leur environnement politique immédiat.


Un danger skin ?
Si la version néonazie du ''mouvement skin'' représente un véritable danger, c'est l'ensemble de sa mouvance et de ses soutiens politiques qui doivent ici être stigmatisés. En effet, les skinheads ne sont que les ''troupes de choc'' de formations et d'organisations d'extrême droite dont l'objectif reste le même : la destabilisation du système politique actuel pour le remplacer par un régime d'Ordre nouveau.

Tel était en tout les cas, l'objectif des apprentis terroristes de BBET arrêtés le 7 septembre.

 

Manuel ABRAMOWICZ



B&H Vlaanderen en photo


Meeting de Blood and Honour-Vlaanderen le 3 novembre 2001, avec le portrait de Rudolf Hess, le numéro 2 de la dictature nazie.


L'un des leaders des skinazis de B&H en Flandre.


Meeting de B&H-Vlaanderen organisé en 2002 pour fêter l'anniversaire de naissance d'Adolf Hitler.


Bert Eriksson à la tribune de la division flamande de Blood and Honour. Ex-leader de la milice privée néonazie VMO, il reste une référence politique pour l'ensemble de l'extrême droite subversive, y compris pour les francophones du mouvement Nation.

 


Blood and Honour : une internationale néonazie ?


Ian Stuart, leader néonazi britannique et héros de Blood and Honour.

Blood & Honour (B&H) est fondé en Grande-Bretagne, à la fin des années 70, par Ian Stuart (1957-1993), un dirigeant du National front (NF) qui souhaite recruter et politiser les jeunes skinheads. Les skinheads appartiennent alors à un mouvement culturel issu de la classe ouvrière britannique. Ils sont plutôt antiracistes et leur musique est le ''ska'', un mixte entre le rock anglo-saxon et le reggae jamaïquain.

B&H deviendra la première organisation structurée et internationale rassemblant les skinheads de tendance ''NS'', c'est-à-dire ''nationaux-socialistes''. Le mouvement de Ian Stuart se revendique comme étant l'héritier direct de la SS, l'élite de la dictature hitlérienne. Il est ouvertement antisémite. Les Juifs sont sa cible numéro un.

Organisant des concerts de ''oï'', le rock des skins, et la distribution des disques des groupes agissant sous son label RAC (Rock against communism), Blood and Honour va également fonder un groupe d’action qui se lancera ensuite dans des opérations terroristes, sous le nom de ''Combat 18'' (un et huit, pour la premier et la huitième lettre de l’alphabet, soit AH, c’est-à-dire les initiales d’Adolf Hitler).

Fort de plusieurs ''divisions'' à l’étranger (en France, en Allemagne, en Italie, en Belgique, aux Etats-Unis et maintenant en grande partie dans la plupart des pays de l’ex-Bloc soviétique), B&H a néanmoins connu des conflits internes qui donneront lieux à des dissidences, comme celle des Hammers skins.
(M.AZ)


© RésistanceS – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 8 septembre 2006


Affiche de BBET, le groupe néonazi démantelé ce 7 septembre. Au programme : violence terroriste et antisémitisme.


Encore sur RésistanceS.be

Pour comprendre la galaxie de B&H et de BBET, lire nos articles suivants :

La Belgique reste une plaque tournante des ''négateurs-nazis''
• Infiltration – Hooligans : L’extrême droite au stade
• Anti-globalisation : infiltration néonazie

• Tentative d’assassinat de Chirac : Des Belges liés à la mouvance de Maxime Brunerie


19:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, courcelles, democratie, fascisme, hainaut, histoire, liberte, politique, presse, romain, racisme, resistance, silence, solidarite, terrorisme | |  Imprimer | | |

05/09/2006

SOLIDAIRE n° 32 du 6 septembre 2006

 

06-09-2006

Pour son rôle d'entreprise la plus antisociale de l'année:

Le presse-citron d'or est attribué à... Sodexho

Nous avons appliqué 11 critères aux 115 sociétés belges comptant plus de mille travailleurs. De manière à établir un classement dont la firme de restaurants d'entreprise Sodexho sort n°1. Le prix sera remis au vainqueur ce mercredi 6 septembre.

> Lire l'article

PTB: un vote qui a du poids

De Charleroi à Anvers, en passant par Herstal et Molenbeek, le PTB entame avec vous la dernière ligne droite pour les élections. Toutes les infos sur www.jechoisisptb.be

La Fabrique Nationale (Herstal) en grève pour partir à 58 ans

«Mais pourquoi on ne pourrait pas partir à 58 ans?», se demandent les 1000 grévistes de la Fabrique Nationale de Herstal. En effet, la direction refuse même d'appliquer le pacte des générations, pourtant peu favorable aux travailleurs.

> Lire l'article

Tirlemont, Bruges: les skinheads agressent

Le week-end passé, une dizaine de skinheads ont agressé deux jeunes Slovaques à Tirlemont. Il y a quatre mois, c'est Raphaël qui se faisait tabasser à Bruges. Interviews de leurs familles.

11 septembre, 5 ans après

Le 11 septembre 2001, des avions de ligne s'encastraient dans les tours jumelles du WTC et dans le Pentagone. Immédiatement, Bush lançait sa «guerre contre le terrorisme». Bush a-t-il pu réaliser ses plans? Et le monde en est-il devenu plus sûr?

> Lire l'article

Et en plus...


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21:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, communisme, democratie, elections, hainaut, charleroi, imperialisme, capitalisme, fascisme, terrorisme, liban, cuba, presse, silence, ptb, romain, courcelles | |  Imprimer | | |

05/09/2006: LIBAN: Pourquoi allons-nous payer ?


De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : mardi 5 septembre 2006 0:43
Objet : Pourquoi allons-nous payer ?

 

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Pourquoi allons-nous payer ?
MICHEL COLLON

Nous, petits contribuables belges, français ou européens, allons payer pour reconstruire le Liban. C'est-à-dire pour réparer ce qu'Israël détruira de nouveau dans deux ou trois ans.
Les victimes libanaises en bénéficieront-elles ? Très peu car ce style de « reconstruction » les endettera et profitera surtout à quelques grosses entreprises européennes. Détruire et reconstruire, elles adorent.
En Europe, on n'a pas d'argent pour l'emploi, les écoles ou les pensions trop basses. Mais pour gonfler les profits de nos exportateurs, oui.
En Justice, c'est le coupable qui doit payer ce qu'il a cassé. En politique, pas du tout. Ce sont d'autres victimes. Cette hypocrisie de l'U.E. aidera les États-Unis à maintenir Israël dans son rôle de « flic » local. Chargé de patrouiller au Moyen-Orient, afin qu'Esso continue à augmenter chaque année ses bénéfices - records. Pendant que les peuples arabes subiront la pauvreté.
Ne serait-il pas plus logique d'adresser la facture à Washington d'où viennent les missiles, les chars, les bombes à fragmentation et surtout les ordres ?


Davantage sur Israël et le Moyen-Orient : Invités

10:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, presse, politique, romain, silence, belgique, actualite, barbarie, courcelles, colonialisme, fascisme, europe, guerre, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, racisme, resistance, sionisme, solidarite, terrorisme, usa, social | |  Imprimer | | |

04/09/2006

03/09/2006: La « guerre au terrorisme », nouvelle mission de l'OTAN


De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : dimanche 3 septembre 2006 13:46
objet : [mannekenpeace] Réseau Voltaire : La « guerre au terrorisme », nouvelle mission de l'OTAN

 

Alliance militaire autour des États-Unis
La « guerre au terrorisme », nouvelle mission de l’OTAN

Cédric Housez
1er septembre 2006
Réseau Voltaire

Chargée de protéger les pays occidentaux face au bloc soviétique, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) aurait dû disparaître avec la Guerre froide. Au lieu de cela, elle s’est élargie et, pour justifier de son existence, s’est défini un nouvel ennemi : « le terrorisme international ». La guerre du Kosovo, contre la Serbie, a créé un précédent sur la possibilité d’attaquer sans accord de l’ONU un pays ne constituant pas une menace. Elle fut bientôt suivie, hors du continent européen, par l’attaque de l’Afghanistan. Au nom de la « guerre au terrorisme », l’Alliance atlantique place peu à peu les armées de ses pays membres en ordre de bataille.

http://www.voltairenet.org/article141387.html

Lors du débat précédant le référendum sur le traité constitutionnel européen en France, on vit certains adversaires du texte déplorer que ce traité lie explicitement la défense européenne à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dans son article I-41. Certains responsables politiques exprimèrent alors leur crainte de voir une Europe dépendant indéfiniment de l’armée états-unienne. Toutefois, ces réticences ne furent pas centrale dans la campagne référendaire. Il s’agit pourtant d’une des rares occasions où la permanence de l’Alliance atlantique malgré la fin de la Guerre froide fut contestée. En effet, bien qu’elle ait perdu a priori sa raison d’être avec la fin de la Guerre froide, l’Alliance atlantique ne cesse de s’accroître et la question de sa dissolution ne semble pas être médiatiquement un débat acceptable. Dans le même temps, on voit les thuriféraires de l’alliance de l’Europe et des États-Unis poursuivre sans relâche leur défense d’une structure dont ils ont redéfinis les rôles.

Une alliance sans adversaire

On prête à Lord Ismay, premier secrétaire général de l’OTAN, la citation suivante concernant le rôle de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord : « Garder les Américains à l’intérieur, les Russes à l’extérieur et les Allemands en-bas. » 1 Cette phrase illustre la fonction duale de l’alliance militaire. Si celle-ci se présentait uniquement, durant la Guerre froide, comme un moyen d’assurer la sécurité de l’Europe occidentale contre la menace soviétique, cette organisation fut également la structure au travers de laquelle Washington put peser politiquement en Europe sur ses vassaux européens. Cette ingérence politique états-unienne s’embarrassa rarement de scrupules et passa même parfois par des méthodes terroristes 2.

Le 1er juillet 1991, l’auto-dissolution du Pacte de Varsovie, pendant de l’OTAN dans le Bloc de l’Est, mettait fin à la raison d’être officielle du traité de l’Atlantique Nord. Pourtant, aujourd’hui, l’OTAN existe toujours et est même dans une phase d’extension. Comprenant 12 membres lors de sa création le 4 avril 1949 3 et 16 membres lors de la dissolution du pacte de Varsovie 4, l’alliance atlantique en compte désormais 26. Les nouveaux membres faisaient autrefois partie du Pacte de Varsovie et certaines sont même d’ex-Républiques soviétiques 5. À ce chiffre ont pourrait presque ajouter une partie des 20 membres du Partenariat pour la Paix, structure d’associations entre l’OTAN et certains États servant parfois d’antichambre à l’adhésion.

Mais dès lors que le monde bipolaire n’existe plus, comment expliquer et justifier auprès des populations cet élargissement sans fin ? Comment même justifier la permanence de cette organisation militaire permettant aux États-Unis d’exercer un poids militaire en Europe ? En effet l’OTAN ne peut plus afficher un adversaire comparable à l’URSS de naguère pour justifier des déploiements de bases et et d’une ingérence politique. Les dirigeants atlantistes ont donc dû réinventer une nouvelle doxa présentant cette structure comme indispensable.

Stabiliser l’Europe au nom du « Bien »

Les conflits consécutifs à la dislocation de la Yougoslavie furent l’occasion pour l’Alliance atlantique d’agir sur un théâtre d’opération européen. D’abord en mettant en place une flotte dans l’Adriatique afin d’assurer l’embargo sur les armes aux belligérants lors de l’opération Sharp Gard, puis, à partir de 1995, en mettant en place une force de maintien de la paix en Bosnie-Herzégovine.

Durant ces opérations, on vit se développer une rhétorique prétendant que l’Europe était incapable d’assurer la sécurité sur son propre sol sans l’aide des États-Unis - une aide exercée dans le cadre de l’OTAN. Ces arguments s’accompagnèrent de la construction d’un discours sur l’importance nouvelle des actions militaires humanitaires. D’après cette rhétorique, du fait de l’éclatement de l’ex-bloc soviétique, les anciens équilibres étaient rompus et on assistait à de nouveaux conflits, opposants souvent les populations d’un même État entre eux. Du fait de la fin du monde bipolaire, il était également, enfin, possible d’intervenir dans certains pays où le pouvoir politique s’attaquait à sa propre population. On vit naître les concept d’État en déliquescence (« failed state ») et de « devoir d’ingérence » : quand un État était devenu incapable de protéger ses citoyens ou quand il organisait lui même leur extermination, il était du devoir de la communauté internationale d’intervenir, relevant de leurs fonctions en quelques sorte les autorités coupables ou incompétentes.

Ce sont ces arguments qui furent utilisés pour justifier le bombardement de la Serbie par l’OTAN en 1999. Se basant sur une propagande faisant des nationalistes serbes et du président Slobodan Milosevic les seuls responsables de massacres ethniques, dont on exagéra alors l’importance, l’OTAN déclencha une « guerre humanitaire » dont l’objectif affiché était l’arrêt de ce qui était présenté comme un « génocide ». L’OTAN mena cette attaque sans changer ses statuts mais en agissant ainsi elle changea de nature. En effet, l’organisation n’est sur le papier qu’une alliance défensive chargée de la sécurité de chacun de ses membres. En attaquant la Serbie, elle se transformait de facto en une coalition agressive se reconnaissant le droit d’attaquer un État souverain sans l’accord du Conseil de sécurité de l’ONU. Mais maniant les arguments moraux et s’appuyant sur un discours opposant la lutte des démocraties occidentales face à la dictature et utilisant la rhétorique du « droit d’ingérence », elle parvint à faire accepter 78 jours de bombardements illégaux comme une victoire de la justice sur la barbarie. Accusant les opposant au conflit d’être des partisans de « la grande Serbie » ou des complices de la barbarie, les propagandistes atlantistes parvinrent à museler ceux qui les contestaient et à détourner les citoyens européens de la vraie question que posait la transformation de l’OTAN. Bien que rares aient été les thuriféraires de l’alliance à aller aussi loin, l’OTAN fut globalement présentée comme une alliance militaire au service du « bien » et de la stabilité en Europe. Cet argument sert encore à justifier les adhésions des pays de l’Europe orientale.

Encore aujourd’hui, chaque extension de l’OTAN est présentée positivement au nom de la démocratie. Chaque nouvelle adhésion est l’occasion pour les dirigeants atlantistes de rappeler l’attachement aux « valeurs communes » euro-atlantiques et de présenter l’adhésion du nouvel État comme l’assurance de stabiliser la démocratie dans ce pays. Exemple saisissant de cette logique, la Serbie, qui a été victimes de bombardements illégaux et qui a été victime de crimes de guerre commis par l’Alliance, voit désormais son statut démocratique jugé à l’aune de ses relations avec l’OTAN. Après avoir été la victime de l’Alliance atlantique, la Serbie réclame aujourd’hui l’adhésion au Partenariat pour la Paix, ce qui est présenté comme une preuve de l’évolution démocratique du pays 6.

Toutefois, l’argument de la pacification et de la stabilisation de l’Europe n’est plus aussi central depuis le déclenchement de la « guerre au terrorisme ». Le 11 septembre 2001 a ouvert la voie à une nouvelle justification de l’existence de l’OTAN, prémisse d’un nouvel accroissement de ses compétences.

L’OTAN face aux « nouvelles menaces »

Les attentats de New York et de Washington le 11 septembre 2001 offrirent une nouvelle réponse à la question de l’utilité de l’OTAN. En effet, suite aux attentats et en pleine émotion suscitée par les images des tours jumelles s’effondrant, les pays de l’alliance atlantique se sont déclarés prêt à agir en soutien des armées états-uniennes. Ils invoquèrent l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord. Ce texte stipule qu’« une attaque armée contre l’un ou plusieurs des pays alliés, en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque contre tous les alliés ». C’est en vertu de l’application de ce traité que les forces de l’OTAN, participèrent à l’attaque de l’Afghanistan et au renversement du régime, remplacé par celui d’Hamid Karzaï, suivant les affirmations de Washington sur l’implication du gouvernement afghan dans les attentats.

Cette attaque fut la première organisée en dehors d’Europe. Après l’attaque de la Serbie créant une jurisprudence sur la possibilité pour l’OTAN d’attaquer un pays ne représentant pas une menace et d’agir sans accord de l’ONU, l’attaque de l’Afghanistan ouvrait encore davantage le cadre d’action de l’Alliance atlantique en ne limitant plus son action à l’Europe et à l’Amérique du Nord. Mais, plus important encore, elle faisait entrer l’Alliance atlantique de plein pied dans « la guerre au terrorisme ». Cette dernière fut même présenté, dès lors, comme la nouvelle raison d’être de l’organisation. L’ex-ambassadeur états-unien à l’OTAN, R. Nicholas Burns, s’en réjouit notamment dans une tribune publiée par l’International Herald Tribune en octobre 2004 7.

L’Alliance adopta la rhétorique bushienne sur le terrorisme, cessant de le faire apparaître comme une méthode, utilisée par certains groupes armés ou par des États, pour le présenter comme un adversaire en soi et l’assimiler à l’extrémisme islamiste. Partant du principe que chaque pays de l’alliance pouvait être désormais victime du terrorisme et que la réponse adéquate au terrorisme était d’ordre militaire, l’alliance pu construire un discours légitimant sa permanence fondée sur la lutte « nécessaire » contre « le terrorisme » menaçant « la démocratie ». L’OTAN utilisa donc la même justification que le Pentagone pour obtenir l’augmentation de ses budgets et souscrit au concept de « Choc des civilisations ».

Rappelons le : le « Choc des civilisations » développé par Samuel Huntington n’est pas une simple théorie sur l’évolution des relations internationales, c’est une idéologie qui a été construite progressivement dans les années 90 pour offrir un ennemi de remplacement à l’URSS et justifier le maintien, puis le développement, des fonds alloués au complexe militaro-industriel. Aujourd’hui, rares sont les analystes et experts médiatiques des relations internationales qui rejettent cette analyse. L’ancien conseiller de sécurité nationale du président états-unien Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, est aujourd’hui l’un des rares à contester cette vision du monde qu’il considère comme contre-productive pour les intérêts états-uniens 8.

La théorie du « Choc des civilisations » offre la vision d’un complot islamique mondial à la dangerosité égale, voire supérieure, à celle du Bloc soviétique et justifie des interventions militaires dans les zones comprenant les derniers stocks importants d’énergies fossiles 9. En effet, selon Washington la plus grande menace actuelle pour les pays occidentaux seraient l’acquisition par « les terroristes » d’« armes de destruction massive » qui pourraient leur être donner par des États hostiles. Tout comme de parler de « terroristes » comme de membres d’un groupe globalement unifié, parler d’armes de destruction massive est un non-sens. Cette expression désigne en effet à la fois des armes chimiques, comme les gaz de combats, et des armes nucléaires. Si elles peuvent susciter une peur équivalente pour une population mal informée, il ne s’agit toutefois pas du tout des mêmes armes et la réponse à apporter n’est absolument pas la même. Toutefois, la lutte pour empêcher ces armes de tomber entre de « mauvaises mains » est un slogan mobilisateur, rarement remis en cause.

Construisant un complot islamique mondial pouvant frapper n’importe où, cet axe de propagande justifie le maintien de dépenses militaires élevées et le déploiement important de troupes dans les zones « soupçonnées » de devenir des « repaires » de terroristes. Elle permet également de justifier de menacer des pays accusés de vouloir donner des armes mortelles aux groupes terroristes.

Cette explication des relations internationales a eu un succès fou dans les médias dominants européens et notamment en France. En effet, cette vision du monde a permis de justifier le rejet des revendications égalitaires des populations issus des anciennes colonies, assimilés aux musulmans, en faveur de plus d’égalité avec les Français dits « de souche » 10. Le mythe du grand complot musulman sert de béquille à une idéologie coloniale devenue difficilement affichable.

Dans ce contexte, l’OTAN n’eut aucun mal à justifier son maintien et elle a même revendiqué, en Europe, de jouer un rôle de premier plan dans la « guerre au terrorisme ». Ainsi, le secrétaire général de l’OTAN, le chrétien-démocrate néerlandais, Jaap de Hoop Scheffer, a insisté lors d’un discours prononcé à New York en novembre 2004, devant le Council on Foreign Relations, sur la pertinence de l’analyse états-unienne du terrorisme, sur la nécessité pour l’Europe d’y souscrire et sur le rôle que l’OTAN avait à jouer dans ce combat 11. Récemment, au nom de la « guerre au terrorisme », les forces de l’OTAN se sont déployées en Allemagne pour s’assurer qu’aucun attentat ne frappe la Coupe du monde de football. Ce déploiement, rarement commenté dans la presse européenne, a suscité la joie de l’analyste néoconservatrice du Wall Street Journal, Melanie Kirkpatrick, qui y a vu un signe de la dimension « globale » que prenait l’alliance 12. En effet, en adoptant comme préoccupation principale la lutte contre « le terrorisme », l’alliance a ouvert la voie à une redéfinition de son organisation.

Face à de nouveaux enjeux, une redéfinition de l’organisation

Toutefois, si la définition d’un nouvel ennemi a été effectué avec brio et que le rôle de l’OTAN dans cette lutte est souligné par ses partisans, il ne suffit pas de justifier qu’il faille plus de moyens à l’alliance atlantique, il faut le faire accepter aux dirigeants européens. Or, si les chefs d’États et de gouvernements d’Europe occidentale souscrivent généralement à la problématique de la « guerre au terrorisme » dans leurs discours et reconnaissent éventuellement le rôle que l’OTAN pourrait jouer dans la lutte contre le « terrorisme international », ils rechignent dans les négociations à accorder les moyens qu’exige l’alliance. C’est ce qui ressortit notamment de la pompeuse cérémonie qu’organisa l’OTAN en février 2004 pour célébrer l’adhésion de ses nouveaux membres.

Les dirigeants européens s’expriment peu sur leur manque d’enthousiasme à soutenir les réformes voulues par Washington afin de faire des troupes de l’OTAN de bons supplétifs de l’armée états-unienne mais, aux États-Unis, cette situation agace. C’est ce que ne manqua de noter l’analyste conservateur du Washington Post, Jim Hoagland 13, espérant toutefois que les difficultés intérieures rencontrées par l’actuel gouvernement français et le départ de Gerhard Schröder de la chancellerie allemande ouvrirait une période favorables aux projets états-uniens.

Il faut toutefois noter que les thuriféraires traditionnels de l’Alliance atlantiques commentent peu les réformes militaires que l’OTAN doit engager. On rappelle qu’il est nécessaire que les différentes armées de l’Alliance conservent une « compatibilité » et que cela nécessite des « adaptations » des armées des pays membres, mais on ne s’étend pas. En effet, en développant trop ces questions on risquerait d’être obligé d’admettre que la « compatibilité » des forces militaires est l’expression politiquement correcte pour désigner l’obligation faite aux membres de l’OTAN d’acheter du matériel militaire états-unien et apparenterait trop les négociations de l’alliance à un racket du complexe militaro-industriel. Lockheed Martin n’est-il pas le fondateur, via son vice-président Bruce P. Jackson, du Comité états-unien pour l’élargissement de l’OTAN (US Committee to Expand NATO) 14 ? Toutefois, rares sont les responsables favorables à l’OTAN à souligner cette dimension. Les réactions dans l’opinion à l’achat par la Pologne de quarante-huit F16 avec des fonds européens en décembre 2002 ont démontré qu’il s’agit d’un sujet sensible.

Les soutiens de l’OTAN préfère éluder le sujet en parlant de la nécessité de développer l’action de l’Alliance dans certaines zones du monde d’où elle est absente, au nom de la « guerre au terrorisme », laissant de côté les aspects « techniques » que de tels déploiements impliquent.

Ainsi, R. Nicholas Burns, dans la tribune de l’International Herald Tribune citée plus haut, se réjouissait de l’implication de l’OTAN dans la formation des troupes irakiennes par la Coalition d’occupation, demandait que des efforts se poursuivent dans ce sens et se contentait d’appeler à ce que l’alliance « s’adapte » à ces nouvelles missions. Lors de la première visite que Jaap de Hoop Scheffer a mené dans les pays du Golfe, la problématique développée était la même. Lors d’une conférence sur le rôle de l’OTAN dans le Golfe arabo-persique organisée conjointement par l’OTAN et la Rand Corporation, l’auteur a présenté les évolutions de l’Alliance et appelé au partenariat avec les États du Golfe. M. De Hoop Scheffer a loué la collaboration de ces pays et de l’Alliance atlantique au sein de l’Initiative d’Istanbul et l’a justifiée au nom des évolutions géopolitiques et des transformations des régimes locaux. Ainsi, il plaçait l’OTAN comme une organisation soutenant les réformes démocratiques régionales (utilisant les mêmes arguments que pour justifier les adhésions des pays de l’Est) et étendant sa protection (bienveillante) aux nations en voie de démocratisation face à la nouvelle menace globale que serait le terrorisme international.

Présenter l’alliance comme une organisation regroupant les démocraties contre le terrorisme nécessite également de repenser les adhésions. Ainsi, l’ancien président du gouvernement espagnol, José-Maria Aznar, qui est avec Vaclav Havel l’un des deux principaux responsables européens du courant néo-conservateur, a fait publier par son think tank, la Fundación para el análisis y los estudios sociales, un rapport réclamant un élargissement de l’OTAN à l’Australie, au Japon et à Israël afin de faire participer ces pays plus efficacement à la lutte contre le terrorisme 15. L’OTAN deviendrait ainsi officiellement une « alliance des démocraties ». Bien que cet argument soit souvent entendu, il est pourtant historiquement faux. Le Portugal de Salazar en fut un membre fondateur, la Grèce du régime des colonels y eut toute sa place et, via le réseau stay behind, l’alliance participa à différentes tentatives de déstabilisations d’États membres ou de coups d’État. Il est vrai que l’Espagne n’adhéra formellement à l’alliance qu’en 1982, après la démocratisation espagnole. Toutefois, l’alliance ne fit rien pour soutenir cette démocratisation et mis tout son poids pour empêcher les communistes espagnols de trop peser sur le processus démocratique. M. Aznar demandait également, comme Jaap de Hoop Scheffer, un renforcement du poids de l’OTAN dans la « guerre au terrorisme », c’est à dire, concrètement, un renforcement des capacités d’ingérence politique des États-Unis en Europe.

La possible adhésion d’Israël à l’OTAN trouva un second souffle avec le développement de la crise iranienne. Ainsi, lors de la 42e conférence annuelle sur la politique de sécurité, qui s’est tenue à Munich les 4 et 5 février 2006, les trois cents participants ont évoqué l’élargissement de l’OTAN et la crise iranienne 16. A priori, on ne voyait pas trop le lien imaginé par les organisateurs de la Conférence entre l’élargissement et la crise iranienne. Mais l’explication de texte avait été donnée juste avant par M. Aznar lors d’une présentation préparée par George Schultz à la Hoover Institution, puis dans une tribune publiée par le Wall Street Journal : l’OTAN devrait avoir pour mission de coaliser les États occidentaux ou occidentalisé pour vaincre le jihad en général (comprendre l’islam) et l’Iran en particulier. L’adhésion d’Israël à l’Alliance créerait une obligation à tous les autres États membres de porter secours à l’État juif s’il était attaqué par l’Iran, même en légitime défense.

Cette conférence intervenait un an après que M. Jaap de Hoop Scheffer soit le premier secrétaire général de l’OTAN à se rendre en Israël, suscitant sur place un débat sur l’utilité pour Israël de rejoindre l’OTAN. Depuis, cette question revient régulièrement.

Une question en appelant une autre, la transformation de l’OTAN en une grande alliance militaire des démocraties, ou du moins des régimes considérés comme tel à Washington, pourquoi ne pas faire de l’OTAN un substitut à l’ONU ? Si on considère que la démocratie est le seul régime acceptable, alors l’OTAN, qui les regroupe, devient la principale organisation légitime. Cet argument est encore peu développé, l’extension étant encore en marche, mais on le voit poindre épisodiquement dans les projets et discours des cercles atlantistes. Condoleezza Rice, comme Madeleine Albright avant elle, encourage régulièrement à la constitution d’organisation rassemblant, sous la direction des États-Unis, toutes les « démocraties » du monde. De son côté, Victoria Nuland, ambassadrice états-unienne auprès de l’OTAN et épouse du théoricien néo-conservateur Robert Kagan, a appelé dans le quotidien français Le Monde à une refonte de l’Alliance tout en se montrant floue sur la nature des transformations à mener. Toutefois, bien que l’ambassadrice ne fasse aucune proposition concrète, son texte révèle le projet états-unien pour l’OTAN. En demandant que l’Alliance atlantique devienne le lieu de rassemblement des démocraties et agisse dans le domaine militaire, humanitaire mais aussi dans le domaine économique (afin d’assurer la prospérité de ses membres), Mme Nuland substitue l’OTAN à l’ONU 17.

Toutefois, ces projets de transformations, même s’ils sont dans les têtes des dirigeants atlantistes ou états-uniens ne sont encore que des projets lointains et l’Alliance reste, pour l’instant, avant tout une organisation militaire servant à l’ingérence états-unienne en Europe, se légitimant par la lutte contre le terrorisme et servant également, comme lors de sa création, à laisser la Russie « dehors ». Ainsi, dans un texte largement diffusé dans les médias internationaux par le cabinet Project Syndicate et par le Council on Foreign Relations, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld a déclaré : « Aujourd’hui, notre attention se porte sur l’Irak et l’Afghanistan. Mais dans les années à venir, nos priorités changeront. Et ce que nous serons peut-être amenés à faire à l’avenir sera probablement déterminé par les choix que feront d’autres entités. Prenons l’exemple de la Russie […]. La Russie est le partenaire des États-Unis en matière de sécurité et nos relations, dans l’ensemble, sont bien meilleures qu’elles ne l’ont été depuis des décennies. Mais par certains côtés, la Russie s’est montrée peu coopérante et a utilisé ses ressources énergétiques comme une arme politique, par exemple, et a résisté aux changements politiques positifs se produisant chez ses voisins. » L’auteur pointait également la Chine comme adversaire potentiel.

Il s’agit là d’une reprise de la doctrine Baker, du nom de James Baker, l’ancien secrétaire d’État de George Bush père, qui voyait dans l’extension vers l’Est de l’OTAN un moyen d’empêcher toute reconstruction d’un adversaire russe. M. Rumsfeld adapte cette stratégie à l’idéologie du Choc des civilisations qui fait des puissances asiatiques russes et chinoises les adversaires à vaincre après en avoir fini avec « l’islamisme ».

Cédric Housez
Spécialiste français en communication politique, rédacteur en chef de la rubrique « Tribunes et décryptages ».


Notes

1 Citation originale : « Keep the Americans in, the Russians out and the Germans down. »

2 « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Voltaire, 12 mars 2004.
http://www.voltairenet.org/article12840.html

3 Belgique, Canada, Danemark, États-Unis, France, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni.

4 Les 12 signataires originels furent rejoints par la Grèce et la Turquie (1952), la République fédérale d’Allemagne (1955) et l’Espagne (1982).

5 La République tchèque, la Pologne et la Hongrie ont rejoint l’OTAN en 1999 et la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie et la Slovénie en 2004.

6 « Instaurer la paix et la stabilité dans les Balkans - 9. Relations avec la Serbie-et-Monténégro », services de presse de l’OTAN.
http://www.nato.int/docu/briefing/balkans/html_fr/balkans...

7 « The war on terror is NATO’s new focus », par R. Nicholas Burns, International Herald Tribune, 6 octobre 2004.
http://www.voltairenet.org/article15175.html#article15175

8 « Do These Two Have Anything in Common ? », par Zbigniew Brzezinski, Washington Post, 4 décembre 2005.
http://www.voltairenet.org/article132531.html#article132531

9 « La “Guerre des civilisations” », par Thierry Meyssan, Voltaire, 4 juin 2004.
http://www.voltairenet.org/article14101.html

10 « L’obsession identitaire des médias français », par Cédric Housez, Voltaire, 9 mars 2006.
http://www.voltairenet.org/article136361.html#article136361

11 Des extraits de cette interventions ont été reprise dans l’édition du 15 novembre 2004 du quotidien britannique The Independent sous le titre « Europe should wake up to the threat of terrorism ».
http://www.voltairenet.org/article15513.html#article15513

12 « NATO Goes Global », par Melanie Kirkpatrick, Wall Street Journal, 13 juin 2006.

13 « A Transformative NATO », par Jim Hoagland, Washington Post, 4 décembre 2005.
http://www.voltairenet.org/article132526.html#article132526

14 « Une guerre juteuse pour Lockheed Martin », Voltaire, 7 février 2003.
http://www.voltairenet.org/article9010.html

15 « La OTAN : Una allianza por la Libertad. Cómo transformar la Alianza para defender efectivamente nuestra libertad y nuestras democracias », Fundación para el análisis y los estudios sociales, décembre 2005. Voir à ce sujet « L’OTAN : Une alliance pour la liberté », par Cyril Capdevielle, Voltaire, 6 décembre 2005.
http://www.voltairenet.org/article131594.html#article131594

16 « Conférence de Munich : élargir l’OTAN à Israël et attaquer l’Iran », Voltaire, 8 février 2006.
http://www.voltairenet.org/article135315.html

17 « Nouveaux horizons pour l’OTAN », par Victoria Nuland, Le Monde, 7 décembre 2005.
http://www.voltairenet.org/article132527.html#article132527

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21:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, romain, histoire, courcelles, usa, urss, guerre, imperialisme, terrorisme, presse, silence, propagande, belgique | |  Imprimer | | |

06/09/2006: Soirée télé ce mercredi 6 septembre à 21h10 sur RTL-TVI: FARENHEIT 9/11

Soirée télé ce mercredi 6 septembre à 21h10 sur RTL-TVI: FARENHEIT 9/11

 

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : André Despontin [mailto:andna@skynet.be]
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 13:16

Objet : Soirée télé.

 

À ne pas manquer:

 

            Ce mercredi 6 septembre à 21h10

            sur RTL-TVI

 

            un documentaire du réalisateur américain Michael Moore :

 

                    FARENHEIT 9/11

                    Palme d'Or au festival de Cannes 2004

 

Avec parfois une pointe d'humour, le film dénonce les dérives de

l'administration Bush depuis les attentats du 11 septembre jusqu'au

déclenchement de la guerre en Irak.

La critique reproche souvent la partialité de M. Moore. Personnellement,

je crois qu'on ne peut taxer de "partial" un documentaire entièrement

basé sur des faits réels mais qui risque effectivement de heurter ceux

qui croient encore à une Amérique salvatrice volant au secours des

peuples opprimés par les méchants.

Si je devais risquer un reproche à ce film, c'est de donner l'impression

que G.W. Bush et son entourage sont seuls responsables de la situation

actuelle, alors que les États-Unis n'ont cessé de mener une politique

extérieure expansionniste depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Actuellement, on dénombre sur la planète près de 700 bases militaires

US, hors États-Unis ...

 

    André Despontin

18:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : television, actualite, belgique, fascisme, flicage, gangsterisme, histoire, politique, presse, propagande, romain, silence, terrorisme, usa, imperialisme | |  Imprimer | | |

09/09/2006: IXELLES: SIX HEURES POUR NOS LIBERTES

En EURO-DICTATURE capitaliste ...
RoRo

De : fondation@info-turk.be [mailto:fondation@info-turk.be]
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 9:51
Objet : Le 9 septembre: SIX HEURES POUR NOS LIBERTES

 

 

Guerre contre le terrorisme ou atteinte au droit légitime à la contestation? Ces cinq dernières années, une série de lois spéciales ont été adoptées en Belgique, sous le couvert de la lutte « antiterreur ». Or, au lieu de «sécuriser les droits» des citoyens comme le prétendent les autorités, ces lois liberticides auront pour effet de les restreindre, de les suspendre, voire de les supprimer.
 
C’est pourquoi, à l’occasion du procès en Appel de 9 membres présumés du DHKP-C  à Gand, le 11 septembre, le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (le CLEA) organise un meeting pour la défense des libertés:

Le samedi 9 septembre 2006
 
"SIX HEURES POUR NOS LIBERTES"

organisées par le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (le CLEA)
 
 de 15 heures 30 à 23 heures
à l’ULB, Salle Dupréel (Institut de Sociologie)
44, avenue Jeanne à Ixelles

Un événement mobilisateur qui mêlera les témoignages et les exposés
de personnalités politiques, culturelles, syndicales, associatives,universitaires, journalistiques,
ainsi que des prestations artistiques exceptionnelles…
 
Avec notamment :
 
 Tomas ARMAS (délégué CGSP), Laurent ARNAUTS (rédacteur en chef du Journal du Mardi), Jean BRICMONT (professeur à l’UCL), Didier BRISSA (membre d'A contre courant), Céline DELFORGE (parlementaire), Jean-Michel D’HOOP (artiste),  Josy DUBIÉ (parlementaire), Paul-Emile DUPRET (secrétaire du groupe GUEN au PE), Jan FERMON (avocat), Ozkan GUZEL (ex-détenu turc), Daniel HÉLIN (chanteur), François HOUTART (Président du Centre Tricontinental de Louvain-la-Neuve), Bahar KIMYONGUR (porte-parole du Breau d’Information du DHKC à Bruxelles), Silvio MARRA (ex-délégué FGTB des Forges de Clabecq), Anne MORELLI (professeur à l’ULB),
Dogan OZGUDEN (Président d’Info-Turk), Jean-Claude PAYE (membre du Comité T), Nadine ROSA-ROSSO (membre de Pour une autre gauche), Taylan TANAY (avocat turc), Benoît VAN DER MEERSCHEN (Président de la Ligue des droits de l’Homme), Guy VAN SINOY (militant FGTB)  

   

Et des prestations artistiques, avec, entre autres,
Groupe YORUM, Daniel HÉLIN, le Duo "Carine et Céline"...

En Belgique comme partout dans le monde, on assiste à une attaque frontale contre les libertés privées et publiques. Dès la fin des années 90, bien avant les attentats du 11 septembre 2001 à New York, notre pays avait déjà décidé d’inscrire de profonds changements dans le Droit, notamment à travers «la loi sur les organisations criminelles». Avec cette législation, en effet, s’est mis en place un «délit d'appartenance» permettant à la Justice de poursuivre des personnes qui n’ont commis aucun délit matériel, au seul prétexte qu’elles feraient partie d’une organisation ainsi définie. Or ce nouveau concept a déjà été utilisé pour tenter de condamner, abusivement, des membres du mouvement altermondialiste à Liège, fin 2001.


Toutefois, au nom de la lutte antiterroriste, les choses se sont depuis lors fortement accélérées. La Belgique a intégré, dans sa panoplie pénale, deux décisions-cadre européennes particulièrement liberticides : la loi relative aux organisations terroristes et la législation concernant le mandat d’arrêt européen. La loi antiterroriste, comme la loi relative aux organisations criminelles, ne crée pas seulement un délit d’appartenance ; elle permet en outre de s’attaquer directement aux mouvements sociaux. Est désormais qualifiée d’acte «terroriste» toute action commise dans l’intention de faire pression sur un gouvernement ou sur une organisation internationale. Que des grévistes fassent le siège d’une administration ou que des manifestants empêchent des trams de circuler est donc, aujourd’hui, considéré comme une forme de terrorisme, et lourdement punissable.
 
De surcroît, depuis le vote de «la loi sur les organisations criminelles», les tribunaux ont la possibilité de généraliser des procédures d’exception à tous les stades de la procédure pénale, de l’enquête policière à la détention : c’est ce qu’autorise «la loi sur les méthodes particulières de recherche» de 2003, laquelle légalise les techniques les plus intrusives. Au demeurant, les droits de la défense n’existent plus : une personne soupçonnée d’un éventuel délit n’a plus le pouvoir d’en contester les «preuves» puisque celles-ci peuvent désormais rester secrètes. Des dispositions tellement liberticides qu’elles ont été remises en cause par la Cour d’Arbitrage, si bien que le gouvernement a dû les remanier (légèrement) en les faisant revoter fin 2005, sous le couvert de la lutte «contre la terreur».
 
Or les lois antiterroristes sont totalement pernicieuses. Elles autorisent tous les abus, la mise en place de tribunaux d’exception et les jugements d’opportunité. Elles confondent volontairement les combats syndicaux radicaux avec des actes de pure criminalité ou de banditisme. Elles s’attribuent indûment des pouvoirs de compétence universelle en délégitimant, dans des pays tiers, toute lutte politique qui userait de moyens violents pour se défendre de la violence d’États dictatoriaux.
 
Aussi, l’enjeu fondamental du procès qui débutera en appel, le lundi 11 septembre à Gand (contre neuf membres présumés de l’organisation révolutionnaire turque DHKPC), est de toute première importance. Car «l’affaire Erdal» a pour but de créer une jurisprudence criminalisant toute solidarité envers une organisation désignée comme «terroriste». En outre, cette labellisation justifie, dès à présent, la violation de règles de droit élémentaires et l’application de sanctions anticipées avant même que le jugement d’appel ne soit venu confirmer le premier verdict. En effet, sous l’autorité de l’administration pénitentiaire et avec l’aval de la Ministre, sont imposées –à trois des militants du DHKP-C emprisonnés– des conditions de détention exceptionnelles (comme le régime de l’isolement ; les lumières allumées chaque demi-heure y compris de nuit, ce qui empêche de dormir ; les fouilles anales systématiques…).
 
Autant donc l’affirmer solennellement : ce procès nous concerne tous.
 
Il engage l’avenir de nos libertés.
   

PROGRAMME

De 16 à 19 heures      

— Des lois « sécuritaires »…, contre les libertés ?
— Les altermondialistes dans le collimateur… (Didier Brissa)
— Multiplication des attaques contre le mouvement ouvrier (Tomas Armas, Thierry Delforge, Silvio Marra, Guy Van Sinoy)
— Concert du duo Carine et Céline
— Menacé d’extradition… (Bahar Kimyongür)
— Avec la complicité de la Belgique ? (Josy Dubié)
— «Je suis un ex-détenu politique» (témoignage de prison par Özkan Güzel)
— Projection d'un petit film
— Concert du groupe YORUM

De 20 heures 15 à 23 heures 30     

— Le procès "Erdal": une affaire qui nous concerne tous
— Sur le procès (Jan Fermon)
— Les droits de l'Homme en Turquie (Dogan Özgüden)
— Sur la situation des détenus politiques (Taylan Tanay)
— Sous les lois antiterroristes (Benoît Van der Meerschen, Jean Bricmont, Jean-Claude Paye)
— Journalistes et avocats: la police aurait-elle tous les droits ? (Laurent Arnauts et un membre du Syndicat des Avocats pour la Démocratie)
— Concert  de Daniel  HÉLIN


BAR ET RESTAURATION DURANT TOUTE LA SOIREE
PAF: 2 euros
Renseignements : http://www.leclea.be; contact@leclea.be    tél. : 0487 / 174 851
 
 
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1000 BRUXELLES
 
Tel: (32-2) 215 35 76
Fax: (32-2) 215 58 60
 
E-mail:
editor@info-turk.be

12:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, courcelles, ixelles, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, histoire, flicage, liberte, politique, presse, romain, resistance, solidarite, syndicats, turquie, terrorisme, usa | |  Imprimer | | |

24/08/2006

24/08/2006: Les nouvelles de Stop Usa ....

De : Stop USA [mailto:info@stopusa.be]
Envoyé : jeudi 24 août 2006 13:43

Objet : News

 

www.stopusa.be

 

Nederlands

 

Israël a largué des bombes à fragmentation sur 170 sites au Sud-Liban, rapporte l'ONU
23 août 2006 - Reuters

Israël a délibérément largué des bombes à fragmentation sur des dizaines de villages du Sud-Liban, en violation flagrante du droit international. Une proportion des bombes éparpillées n'explosent pas sur le champs, et constituent à présent une menace mortelle pour les civils, particulièrement les enfants. 

Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre
23 août 2006 Reuters

 

«L'affirmation par Israël que les attaques des infrastructures étaient légales est de toute évidence erronée. (...) Nombre de violations décrites dans notre rapport, telles que des attaques disproportionnées et menées sans discrimination, constituent des crimes de guerre. Les éléments suggèrent fortement que la destruction massive de centrales d'eau et d'électricité et d'infrastructures indispensables au transport de la nourriture et de l'aide humanitaire était délibérée et s'inscrivait dans une stratégie militaire» 

 

La résolution 1701 de l'Onu apportera-t-elle la paix au Liban ?

 

Ce n'est qu'après un mois de guerre et plus de 1200 morts que le Conseil de sécurité est enfin parvenu à se mettre d'accord sur un arrêt des hostilités au Liban. Durant trois semaines, la chose n'a pas été une priorité pour les États-Unis et Israël. Israël n'acceptait de mettre un terme à son agression contre le Liban que si le mouvement de résistance du Hezbollah était refoulé à au moins 30 km plus au Nord, au-delà du fleuve Litani. 

 

La Belgique doit-elle envoyer des troupes au Liban ?

 

Le gouvernement belge se tâte encore à propos d'une éventuelle participation à la force des Nations unies. Tout comme la France, les USA et Israël, la Belgique veut qu'il y ait un mandat bien clair : les troupes de l'ONU doivent avoir le droit d'utiliser leurs armes. Tant la France que l'Italie et l'Allemagne, ont déjà fait savoir clairement ce qu'elles considèrent comme leur première tâche: le désarmement de la résistance libanaise. À aucun moment, ces pays n'ont condamné l'agression contre le Liban, les violations du droit international ou les crimes de guerre d'Israël. Avec une troupe d'intervention internationale de ce genre, les États-Unis et Israël pourraient à tout le moins fêter la victoire de leur guerre injuste. 

 

Un pays renvoyé vingt ans en arrière par les bombardements

 

Bilan de l'agression commise par Israël.

 

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »
19 août 2006 - BBC

 

Journaliste : vous êtes en train de dire que l'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban ?
Aznar : Si c'est nécessaire, oui. Parce que je considère qu'Israël est une partie essentielle du monde occidental. Et je considère que mes intérêt, ma démocratie, ma liberté, ma prospérité, passent actuellement dans une large mesure par l'existence d'Israël... et cette lutte est une lutte vitale pour l'existence d'Israël... et moi je soutiens cette idée qu'il est nécessaire de garantir l'existence d'Israël... Israël est une partie du monde occidental. 

 


Français

 

Een land 20 jaar achteruit gebombardeerd

Balans op van wat het Israëlisch leger in het land heeft aangericht 

Brengt VN-resolutie 1701 vrede in Libanon?

 

Een goede week geleden, op 12 augustus, keurde de VN-Veiligheidsraad resolutie 1701 goed. Sinds 14 augustus is een stopzetting van de vijandelijkheden van kracht. Is dit het begin van de vrede?

 

Moet België troepen sturen?

 

De Belgische regering beraadt zich nog over een deelname aan deze VN-macht. Net als Frankrijk, de VS en ... Israël wil België echter dat er een duidelijker mandaat komt: de VN-troepen moeten het recht hebben om wapens te gebruiken. Zowel Frankrijk, dat het bevel voert, als Italië en Duitsland hebben al duidelijk gemaakt dat ze als hun belangrijkste taak zien: de ontwapening van het Libanese verzet. Ze hebben op geen enkel moment de agressie tegen Libanon, de inbreuken tegen het internationaal recht en de oorlogsmisdaden van Israël veroordeeld. Met een dergelijke internationale troepenmacht zouden de VS en Israël toch de overwinning van hun onrechtvaardige oorlog kunnen vieren.

 

De regels van de Westerse Media
15 Augustus 2006 - Assarwa / Indymedia

 

Neutrale journalistiek in de Westerse Media? Vergeet het.

 

Souha Bechara: «We zullen onze dorpen in Libanon heropbouwen»

 

Souha Bechara is een belangrijke figuur in het Libanese verzet. Tijdens de eerste bezetting van Libanon door Israël, probeerde ze in 1988 ­ ze was toen 20 ­ generaal Antoine Lahad, hoofd van de militie die samen met Israël Zuid-Libanon controleerde, te vermoorden. Ze werd zonder proces tien jaar opgesloten (1989-1998) in de beruchte gevangenis van Khiam, in Zuid-Libanon. Sinds haar vrijlating ijvert ze voor de bevrijding van de 10.000 Palestijnse en Libanese gevangenen in Israël. De Libanese verzetsvrouw Souha Bechara ijvert voor de vrijlatiing van de 10.000 Palestijnse en Libanese gevangen die in Israëlische gevangenis worden vastgehouden.

23:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, euro-dictature, fascisme, france, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Imprimer | | |