28/02/2009

24/02/2009: Ptb: L’Union belge de football, c’est du caca*

24 février 2009 12:08 | Il y a 8  h |

L’Union belge de football, c’est du caca*

La rencontre de foot Tubize – Genk du 1er novembre avait été entachée de slogans à connotation communautaire de la part des supporters visiteurs. Ludiques ou offensants ? Ou y avait-il plus derrière ?

Nick Dobbelaere



« Et les Wallons, c’est du caca », chantaient les supporters de Genk ce fameux samedi soir. Louis Derwa, le manager de l’équipe qui recevait, Tubize, a trouvé les chants offensants. Il est descendu sur le terrain et a demandé à l’arbitre d’arrêter le match. L’homme n’a rien voulu entendre et a renvoyé Derwa à sa place. « C’était un acte symbolique », a expliqué Derwa par la suite. « Je n’espérais pas que l’arbitre allait arrêter le match. Je voulais relancer le débat. Nous devons trouver une solution à ces incidents qui se produisent chaque semaine dans plusieurs stades. »

Mais de tels chœurs de supporters sont-ils vraiment offensants ? Les supporters de Genk soutiennent mordicus que leurs chants sont ludiques. « Vous devez chercher le véritable sens. Ce n’est sûrement pas raciste mais plutôt narquois, sarcastique et, oui, ludique », écrit un supporter sur le forum du site du KRC Genk.

Dirk Vos, président de la Fédération des supporters de clubs pros, n’est pas du tout d’accord avec ce raisonnement. « La Fédé des supporters a un point de vue bien tranché, à ce propos », dit-il. « Les chants racistes ou offensants n’ont pas leur place sur des terrains de foot. Nous estimons qu’on peut soutenir son équipe de façon ludique, mais pour autant que les autres ne trouvent pas la chose offensante. C’est inadmissible dans un stade de football. Et c’est justement le cas ici. »

C’était l’arbitre

Pour son action, Derwa, le manager de Tubize, a reçu une réprimande de l’Union belge. Il n’était en effet pas habilité à pénétrer en zone neutre… Genk n’a reçu aucune sanction, du fait que les chants ont été considérés comme « ludiques, mais pas offensants ». Cela n’a pas été du goût du ministre président wallon,  Rudy Demotte (PS). « Incompréhensible et inacceptable », a-t-il commenté. « Cela témoigne d’un manque de respect envers toute une région. » Il a demandé à l’Union belge de revoir son point de vue.

Le ministre de l’Intérieur De Padt (Open Vld) se range derrière cette critique. Il veut avoir dès que possible un entretien avec l’URBSFA afin de rappeler à ses dirigeants leurs responsabilités en cas d’attitude déplorable de supporters.

Dirk Vos, de la fédé des supporters, trouve étrange, lui aussi, le prononcé de l’Union. « L’Union belge ne peut sanctionner un club pour le comportement de ses supporters. Un club n’est pas responsable de ce genre de comportement. Aussi ne vois-je pas très bien pourquoi l’Union belge a tenu ce discours. Le seul qui peut faire quelque chose, c’est l’arbitre. Dans les règlements de l’URBSFA, il est écrit que celui-ci est habilité à arrêter un match quand des supporters chantent des slogans offensants. Je soupçonne dans ce cas l’Union d’avoir dit que les chants étaient ludiques et non offensants parce que, sinon, elle dirait implicitement que l’arbitre n’a pas fait son boulot. »

Le manager de Tubize n’y comprend plus rien. « Le règlement de l’Union est très clair et il existe également des lois contre le racisme et la xénophobie. Pourquoi ne les applique-t-on pas ? », se demande-t-il.

* Cri ludique ne se voulant aucunement offensant, bien sûr !

20:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, silence, romain, histoire, belgique, sport, football | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/08/2008

27/08/2008: Jeux Olympiques : ces femmes qui sauvent l'honneur du sport belge...

Jeux Olympiques : ces femmes qui sauvent l'honneur du sport belge

Tia Hellebaut et les relayeuses du 4 X 100 m Kim Gevaert, Olivia Borlée, Élodie Ouedraogo et Hanna Marïen ont gagné les seules médailles belges des JO. Elles sauvent l'honneur d'un sport belge affaibli par la division communautaire.

David Pestieau

 

L'unité fait la force. L'équipe féminine du 4x100 mètres nous en donne un merveilleux exemple. (Photo Xinhua)

On n'y croyait plus… Mais la Belgique reviendra bel et bien avec une médaille d'argent et une médaille d'or de Beijing. Un petit baume au cœur des passionnés de sport belge.

Que la médaille d'or soit obtenue par une femme connue pour sa sportivité, son sens de la solidarité enchantera ceux qui aiment le sport avec un grand S.
Que la médaille d'argent soit obtenue en équipe, par des femmes francophones et néerlandophones, signataires l'an passé de la pétition « Sauvons la solidarité » (pour le maintien de la sécurité sociale dans un cadre fédéral) ravira aussi ceux qui aspirent à une Belgique unie et solidaire.

Ces derniers jours, le manque de politique sportive ambitieuse mais aussi la division communautaire ont été pointés par nombre d'experts sportifs.

« Quand on regarde ces athlètes qui ont réalisé des performances de haut niveau (comme Justine Hennin ou Kim Gevaert, ndlr), on se rend compte qu'il s'agit toujours d'individus qui avaient un talent exceptionnel, des entraîneurs exceptionnels, des ambitions, et qui ont réussi leur parcours malgré les structures du sport belge ou en dehors de celles-ci », pointe Robert Vandewalle, champion olympique de judo à Moscou (1980). Et il ajoute : « La régionalisation du pays n'a pas été favorable au sport. »

Jacques Rogge, président belge du Comité Olympique international, confirme que « la communautarisation est un handicap (pour le sport) parce qu'elle éparpille les connaissances et les compétences. ».

Jacques Borlée, ancien coureur, entraîneur et père des frères Kevin et Jonathan Borlée (présents au relais 4 X 400 m) et d'Olivia Borlée, une des relayeuses du 4 X 100 m, lui ne mâchait pas ses mots : « en se divisant, on ne cesse de s'affaiblir ». Et il parle d'expérience : « Je dois me battre face à des aberrations constantes. Il y a un terrible problème d'expertise en Belgique à tous niveaux. En travaillant de manière séparée, les Communautés s'affaiblissent de manière incroyable. La force qu'on a eue, nous, c'est de travailler avec les néerlandophones depuis cinq ans, de vivre avec eux, Kim (Gevaert) et Tia (Hellebaut, championne de saut en hauteur, ndlr) et leur entourage, de voir ce qu'ils faisaient. On a pris ce train-là. Dans ce pays, à force de diviser, chacun vit dans son coin sans bénéficier de l'expérience et de la richesse des autres. Du coup, chaque sport est très faible, pauvre. Et cela me pose problème. » (1)

Tout ceci ne met pas le premier ministre Leterme, chantre de la régionalisation, à l'abri de quelques contradictions :
« C'est vrai que l'éparpillement des moyens et l'opacité des structures mènent à un manque d'efficacité et de rendement. C'est sûr qu'avec la communautarisation il y a eu peut-être ici et là une utilisation double dans l'encadrement, les infrastructures et les entraîneurs », avoue-t-il (2).

Mais il se déclare contre toute refédéralisation du sport. La solution pour lui est de renforcer la coupole belge pour assurer une meilleure coordination : « La coupole belge devrait peut-être renforcée, pour apporter encore plus d'attention aux sportifs de haut niveau. » Mais pour ajouter tout de suite : « Le sport en général, le sport pour tous, est une matière communautaire irréversible. »

Après vingt ans de communautarisation, la division linguistique a montré sa faillite en matière de sport, son inefficacité et la multiplication de structures inefficaces. Et la seule réponse du premier ministre est : il faudrait développer une coupole de coordination au-dessus de ce qui a été divisé.

Mais pourquoi ne pas simplement refédéraliser le sport… Ce serait mieux en terme de « bonne gouvernance » chère à Monsieur Leterme. Et surtout mieux pour offrir une politique sportive réellement au service des gens.

Car nul n'a démontré pourquoi un athlète néerlandophone devait avoir un autre traitement qu'un athlète francophone, encore moins s'il habite dans la même ville Bruxelles…
 
(1)    Le Soir, 21 août
(2)    De Morgen, 18 août

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : medias, romain, silence, television, solidaire, actualite, information, sport, belgique, histoire, societe, ptb, presse, bruxelles, courcelles, capitalisme, europe | |  Facebook | |  Imprimer | | |