15/09/2010

12/09/10: notre camarade Belkacem nous a quittés ...

Le PTB - Charleroi plus particulièrement endeuillé ...:
  
 

In memoriam Belkacem Chilali

Belkacem Chilali nous a quittés ce samedi 4 septembre 2010. Son amie Myriam De Ly lui rend hommage.

Des hommes comme toi, il n'y en a pas deux

 

Tu étais un combattant, Belkacem, un homme de la solidarité, un homme de la masse. Tu es né en Algérie, près de Tizi Ouzou, près des montagnes de Djurdjura et tu avais en toi la force de ceux qui veulent déplacer des montagnes. Très jeune, tu as combattu le colonialisme français en Algérie dans les rangs du FLN. C'est une période qui t'a fortement marqué.

Tu as été mineur de fond dans la région de Charleroi et tu étais délégué de la FGTB. Et tu mobilisais tes troupes pour la grève quand il y avait des problèmes.

Un jour, tu es allé frapper à la porte de la Braise, de la FGTB et du MOC, lorsque ton beau-frère s’est retrouvé enfermé dans le centre fermé de Vottem. Lors d'une conférence de presse à Gosselies, tes amis belges ont témoigné leur estime pour toi, pour Mourad, pour la famille.

Tu parlais avec tout le monde, tu défendais tout le monde. Comme Annie, cette femme habitant ta rue, agressée de multiples fois par son ex-mari. Alors que tu étais déjà alité, tu m'as demandé d'aller voir une femme algérienne à qui on avait retiré ses papiers de séjour et sa pension de survie.

Tu étais dans les manifs des sans-papiers, dans les manifs des syndicats; avec ton casque FGTB, ton keffieh, tes drapeaux... Et évidemment tu étais toujours là pour la Palestine ou contre la guerre en Irak.

Depuis le début de l'année, ta maladie s'est aggravée, mais tu ne te plaignais pas. Tu continuais de venir aux activités de la Plate-forme Charleroi-Palestine. Comme à cette action symbolique au Colruyt où tu avais rempli ton caddy de patates israéliennes... Le 31 mai, le jour même de l'attaque israélienne contre la flottille pour Gaza, tu m’a téléphoné :  « Myriam, si tu vas à Bruxelles pour une action, je viens avec toi », et nous sommes partis ensemble...

Je ne pourrais pas compter le nombre de manifs, de mobilisations que nous avons faites ensemble. Nous sommes allés plusieurs fois en Flandre aussi, comme lors de la visite de solidarité avec les travailleurs de Ford Genk.
Tu n'étais pas un triste non plus, Belkacem. Qu'est-ce que nous avons rigolé avec tes blagues ! Tu me disais : « Il fait plus propre en Flandre. On va demander aux Flamands de venir nettoyer les rues en Wallonie... »

Et toujours tu prenais la parole au micro, au mégaphone, à haute voix... Même devant de jeunes lycéens en grève contre la guerre en Irak. Et ce n'était pas toujours facile de t'arrêter... Toujours tu étais là avec un tract ou une pétition en main. Tu marchais beaucoup, de Gosselies  à Marchienne, et sur la route, tu interpellais les gens. Tu as fait un travail gigantesque pour le PTB. Tu ne supportais pas le racisme, le colonialisme et tu avais des répliques toutes prêtes pour ceux qui parlaient en ce sens.

Tu as une famille formidable, Belkacem, avec ta doctoresse Menoune, ton infirmière Tassadith, tes fils, beau-fils et belles-filles et tes petits-enfants que tu adorais. Nous leur présentons nos sincères condoléances.

Belkacem, mon ami, un homme comme toi, on ne l'oublie pas. Car ce sont des hommes de ta trempe qui font changer le monde.

Myriam De Ly

12:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualité, algérie, charleroi, ptb, silence, politique, belgique, social, solidarite | |  Imprimer | | |

16/02/2009

15/02/2009: Petit rapport de la St Valentin au 127bis ...

C'est en Euro-dictature capitaliste:
Difficile d' accéder au Guantanamo belge ...
RoRo

From: Crer
Sent: Sunday, February 15, 2009 7:43 PM
Subject: (Crer-News-2) Petit rapport de la St Valentin au 127bis

Petit rapport de la St Valentin au 127bis

 

Nous étions entre 10 et 15 personnes pour apporter un message de solidarité aux victimes de la politique d’immigration Belge. Deux groupes de médias couvraient l’action : l’agence Belga et deux journalistes avec une caméra de Indymedia.be.

 

Le fait le plus marquant était le déploiement des forces de police au début, à la gare de Nosseghem : on pouvait dénombrer au moins une dizaine de véhicules, camionnettes et voitures avec à l’intérieur des gorilles anti-émeutes ; casques et boucliers compris, plusieurs flics en civil mais aussi des barrages et routes coupées. Une fois arrivés devant le centre fermé une deuxième rangée de flics bloquait l’accès à la petite ruelle le long du centre.

 

Conclusion : mesures complètement absurdes et disproportionnées !!

 

Une fois la parano schizophrène terminée nous avons pu parler avec les détenus femmes et hommes. Nous avons récolté de nouveaux noms de personnes demandant une visite et même parlé longuement avec certains d’entre eux. Ceci nous a permis d’en apprendre d’avantage sur leurs conditions de vie et les traitements subis.

 

Malgré les belles déclarations de Turtelboom sur les familles transférées dans des logements mieux adaptés ainsi que la large couverture médiatique prônant ces « bonnes décisions », nous avons malheureusement dû constater la présence de plusieurs enfants en bas âge derrière les barreaux, dont des fillettes et un bébé !!

 

La Belgique a pourtant déjà été condamnée à plusieurs reprises pour des faits de traitement inhumains et dégradants dans les centres fermés, notamment sur des enfants.

Le fait que nous ayons découvert à nouveau ces traitements barbares prouve que l’Etat Belge récidive sans aucun scrupule et sans aucune réaction politique pour condamner ces pratiques.

 

Nous sommes pourtant réalistes et ne demandons pas l’impossible ! Seulement un plus d’humanité et de respect du genre humain !

 
(Crer)
 


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

13:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, democratie, droits de l homme, solidarite, colonialisme, europe, euro-dictature, medias, presse, sans-papiers, television, actualite, liberte, silence, police, repression | |  Imprimer | | |

22/01/2009

19/01/2009: BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives...

Sent: Monday, January 19, 2009 11:16 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives


BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives


Dexia finance des colonies juives

<
http://dexiacolonies.canalblog.com/>

Clients de Dexia : réagisser auprès de votre banque ou changer de banque en signe de protestation et de solidarité avec le peuple palestinien

La banque franco-belge Dexia finance, via sa filiale israélienne, le développement des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés, et cela depuis des années. Ce constat, qui aurait en effet pu être fait depuis longtemps, est mis en lumière par plusieurs groupes de solidarité avec la Palestine, qui lancent la semaine prochaine une action de protestation.

Depuis près de dix ans, Dexia s´intéresse au marché israélien. En plusieurs étapes, la banque franco-belge a acheté une firme bancaire israélienne, Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du pouvoir local »), spécialisée comme ce nom l´indique dans le financement des communes et des collectivités locales, à l´instar du bon vieux Crédit communal belge, ancêtre de Dexia.

Depuis 2001, cette banque israélienne est contrôlée par Dexia qui détient 65,31 % du capital. La filiale Dexia Public Finance Israel est répertoriée sur le site de Dexia comme troisième en importance sur le marché israélien du financement des collectivités locales (avec un personnel de quarante personnes). La banque a pignon sur rue et est bien connue des Israéliens.

Avec d´autres mouvements, Intal, qui travaille sur divers dossiers de solidarité dans des pays du tiers-monde - Amérique du Sud, Congo, Philippines, Cuba - dont les territoires palestiniens, a décidé de lancer une campagne pour dénoncer l´implication de Dexia dans le financement des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

« Nous voulons rappeler que la colonisation est contraire au droit international, nous dit Mario Franssen, d´Intal. La Quatrième Convention de Genève interdit l´installation de populations du pays occupant dans le territoire occupé. Avec d´autres groupes, nous sommes engagés par ailleurs dans une campagne de boycott des produits israéliens, pour dénoncer l´occupation, et certains nous reprochent, de manière absurde, d´agir ainsi pour rayer Israël de la carte ou par antisémitisme ! Mais ici nous ciblons une situation bien particulière : le financement, par une banque franco-belge, du développement des colonies israéliennes dans les territoires occupés, toutes illégales. »

« Ce financement n´est guère contestable », dit encore Mario Franssen, dont le mouvement s´est procuré la retranscription d´une séance en commission des Finances de la Knesset (parlement israélien) qui date du 19 juin 2007. Les propos tenus par David Kapah, le directeur de Dexia Israel, ne laissent pas la place à l´ambiguïté : « Pour nous, la localisation géographique n´est pas pertinente. Si on parle de quelque chose au-delà de la Ligne verte (dans les territoires occupés, NDLR), nous, nous avons octroyé une aide financière ces deux dernières années et demie à Alfei Menasheh, Elkana, Beit-El, Ariel, Beit Aryeh, (le Conseil régional de) la Vallée du Jourdain, Givat Zeev, (le conseil régional de) Har Hevron, Kedumim, Beit Aryeh (...). Cela veut donc dire que, oui, c´est nous qui les soutenons financièrement et c´est encore vers nous que l´on vient pour recevoir du crédit. »

Et à la question d´une députée, Esterina Tartman, rapporteur de la Commission des Finances, elle-même résidente d´une colonie (Givon Ha-Hadasha) et désirant « savoir si la dimension de la localisation géographique de la Judée et de la Samarie (la Cisjordanie occupée) complique le processus de décision au sein de la Banque Dexia Israel », la réponse de David Kapah, laconique, se révèle claire : « Négatif. Absolument pas... »

Dexia, à Bruxelles, a été interpellé depuis 2001 par les mouvements belges de solidarité, sans grand succès, les réponses restant incomplètes ou imprécises, et la responsabilité globale de l´achat de la banque israélienne étant renvoyée à Dexia France.

A partir de la semaine prochaine, des actions de protestation seront donc lancées. BAUDOUIN LOOS
samedi 08 novembre 2008, 11:31

http://www.lesoir.be/actualite/monde/proche-orient-des-mouvements-2008-11-08-659132.shtml
Source : http://www.dexiacolonies.canalblog.com/._,_.___

04/12/2008

03/12/2008: quelques pensées anti-racistes....



--------- Message transféré ----------
De : mimi >
Date : 3 décembre 2008 07:31
Objet : Fw: Homme noir et blanc: les couleurs ...




---------- Message transféré ----------
De : mimi >
Date : 3 décembre 2008 07:31
Objet : Fw: Homme noir et blanc: les couleurs ...

 

 



 __,_._,___ Cher frère blanc,
> Quand je suis né, j'étais noir,
>  Quand j'ai grandi, j'étais noir,
>   Quand je vais au soleil, je suis noir,
>    Quand j'ai peur, je suis noir,
>     Quand je suis malade, je suis noir,
>      Quand je mourrai, je serai noir...
>       Tandis que toi, homme blanc...
>        Quand tu es né, tu étais rose,
>         Quand tu as grandi, tu étais blanc,
>          Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
>           Quand tu as froid, tu es bleu,
>            Quand tu as peur, tu es vert,
>             Quand tu es malade, tu es jaune,
>              Quand tu mourras, tu seras gris...
>               Et après cela, tu as le toupet de m'appeler :
>                ' Homme de couleur ' !
 

 

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, medias, racisme, fascisme, democratie, euro-dictature, rsf, presse, repression, capitalisme, solidarite, syndicats, social, sans-papiers, silence, societe, television, 127bis, droits de l homme, information, justice, courcelles, romain, actualite, histoire, belgique | |  Imprimer | | |

27/09/2008

24/09/2008: Réduire la TVA sur l’énergie ? Pétitionner ? Un faux argument contre...

Réduire la TVA sur l’énergie ? Pétitionner ? Un faux argument contre...

Comme on le sait, la pétition www.6pourcent.be réclamant la réduction de la tva de 21 à 6% sur le gaz, l’ électricité, le mazout de chauffage, marche très bien à Courcelles.
    Au dernier bilan : 609 signatures déjà récoltées en quelques semaines. Et un peu partout dans la localité, on continue à pétitionner et à signer avec l’aide de commerçants volontaires d’ailleurs ...
    C’était évidemment à prévoir : des personnes refusent de signer. Leur argument : « ce sont les riches qui vont en profiter aussi... ! ».
    C’est en partie vrai, en tenant compte cependant que les riches, eux, ont de toute manière de quoi payer quel que soit le prix de l’énergie et le montant de la tva... Ce n’est pas cela qui les retiendra...
    Cet argument est avant tout propagé par les ministres du gouvernement des riches et des capitalistes pour ne pas donner satisfaction à cette revendication de plus en plus populaire. Parmi eux, les sieurs Reynders, Magnette et cie, qui eux ne comptent pas évidemment parmi les pauvres ni les bas revenus, comme on le sait.
    D’ ailleurs avec un tel raisonnement, il ne serait même plus nécessaire de lutter contre le coût de la vie de plus en plus cher ... Pourquoi ? Mais si les prix tombent, ce sont encore une fois les riches qui vont en profiter le plus puisque ce sont eux qui ont le plus d’argent pour acheter et le plus gros pouvoir d’achat ...
    Tant pis, si en attendant de plus en plus de gens n’ont plus assez de fric pour se nourrir, se déplacer, payer leurs médicaments indispensables, se chauffer, s’éclairer, payer le loyer, les frais d’ études des gosses et recourent de plus en plus nombreux à l’emprunt, s’endettent donc, pour faire face à ces dépenses les plus élémentaires et les plus indispensables !
    Un franc n’ a pas la même valeur pour tout le monde, je ne cesse de le répéter. Un exemple : dans les circonstances actuelles, si la tva est réduite à 6 %, j’économiserai annuellement quelque 20 000 frs belges  (500 euros) sur l’énergie. Pour un riche, un Reynders, Magnettes et cie, c’est une bagatelle 500 euros. Pour moi, et beaucoup d’autres, c’est la moitié de ma pension mensuelle qui m’est indispensable pour (sur)vivre face à la vie de plus en plus chère.
    Alors, signons les amis: cette revendication est éminemment sociale.


Roger Romain, lettres@solidaire.org

18/08/2008

17/08/2008: COURCELLES: en mémoire de Raymond Troye de Gouy-lez-Piéton (?)...


Sujet:    COURCELLES: en mémoire de Raymond Troye de Gouy-lez-Piéton (?)




-------- Message original --------

Sujet: Fw: Raymond Troye
Date: Sun, 17 Aug 2008 15:07:50 +0200
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>
Pour :: roger romain <roger.romain@skynet.be>

 

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, August 16, 2008 12:36 PM
Subject: question orale sur Raymond Troye

AU COLLEGE COMMUNAL
_______________________
 
Après lecture d'un récent article du LE VIF/L'EXPRESS sur RAYMOND TROYE, officier/écrivain emprisonné en
Allemagne nazie et ayant maintenant lu sa belle oeuvre " Meurtre dans un oflag " disponible au service communal des
bibliothèques publiques, je réunis les derniers éléments ( notamment des précisions capitales fournies par notre
collègue Robert Pirmolin ) et suis convaincu de la nécessité civique d' honorer ce concitoyen né à Gouy en juin
19O8, voici donc cent ans. Les moyens d'agir pour ce faire sont multiples et complémentaires ( j'en ai énuméré
quelques-uns dans mes courriels ).
 
Ma question orale a pour intention de souligner dans le calendrier de l'année centenaire/anniversaire de l'homme de lettre méconnu la disponibilité très souhaitable de l' autorité communale ( toutes composantes comprises, avec inclusion du Centre culturel ) à " marquer " l'événement.
 
Votre volonté d'agir en ce sens est certaine, mais je préfère qu'elle s' exprime devant le Conseil comunal. Merci..
 
 
Bien cordialement...
 
 
Ps: pourriez-vous rassembler dans le dossier destiné au Conseil les éléments qui vous ont été communiqués?


 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, August 13, 2008 4:19 PM
Subject: Re: Raymond Troye

Ernest,
 
Ayant entendu vendredi dernier vers 9H15 l'interview de Madame VAN CAUTER qui s'est présentée comme la petite-fille de Raymond TROYE, né à Gouy-lez Piéton en 1908, j'ai été un peu intrigué et je me suis renseigné : la RTBF, en fin d'émission, annonçait que l'interview serait publiée dans "le Vif - l'Express" de la semaine.
 
A Gouy, il y a actuellement une TROYE, Annie de son prénom; je n'ai pas eu l'occasion de la rencontrer ces jours-ci. Elle serait hospitalisée. Le père d'Annie TROYE serait le cousin de Raymond TROYE.
 
Mais mes recherches n'ont pas été vaines : sa mère et sa soeur ainsi que ses demi-soeurs ont habité avant, pendant et après la guerre au 128 de la rue de la station, où j'ai vécu de 1971 à 1983.
 
C'est Mme LEVEAU, 88 ans, ancienne voisine des TROYE et de moi-même qui m'a fourni ces renseignements.
 
Le père de Raymond TROYE avait de nombreux frères et soeurs à Gouy.
 
A bientôt,
 
Robert
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, August 13, 2008 11:17 AM
Subject: Fw: Raymond Troye

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, August 12, 2008 5:29 PM
Subject: Raymond Troye


Bonjour Mr Glinne,

C'est avec grand plaisir que je vous annonce que la bibliothèque de Courcelles a devancé vos souhaits, puisqu'elle possède depuis quelques temps déjà deux exemplaires du livre "Meurtre dans un Oflag".

De plus, vous pouvez taper "Raymond Troye" dans Google, et vous trouverez un article concernant Raymond Troye paru sur le blog de la bibliothèque (tous-les-mots.over-blog.com).

Vous pouvez toutefois continuer de m'envoyer des propositions d'acquisition pour la bibliothèque, car elles sont souvent judicieuses.

Si vous êtes de passage à l'administration communale, vous pouvez y consulter notre catalogue informatisé sur l'adresse http://server8/webopac/vubis.csp

NB : cette adresse ne marche que sur un poste de la commune de Courcelles. Le catalogue sera prochainement, je l'espère, accessible sur internet.

Dominique Bodson
Bibliothécaire graduée
Bibliothèque communale de Courcelles
46 rue Monnoyer 6180 COURCELLES
BELGIQUE
TEL.: 00 32 (0)71 46 38 60
FAX : 00 32 (0)71 46 34 27

 

23:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, charleroi, courcelles, communes, wallonie, fascisme, romain, resistance, solidarite, silence, medias, belgique, guerre, histoire, hainautinformation, presse, television | |  Imprimer | | |

28/02/2008

Une syndicaliste courcelloise dans "Solidaire" ...

Evelyse BEGON habite rue de Forrière à Courcelles. C' est une syndicaliste bien connue dans le secteur de la distribution. Aux dernières élections, elle figurait sur la liste des candiddats Ptb+PCC à Courcelles...

« Nous faisons un syndicalisme de contact, proche des gens »
Elections sociales, jour J-102 :: Evelyse Begon, déléguée aux magasins Champion

« Coincés entre le patron et le client, les travailleurs n'ont plus d'espace démocratique », dit Evelyse Begon. Pourtant, elle est certaine que les choses peuvent changer.

Germain Mugemangango
23-01-2008

« Au début, il y avait très peu de femmes dans le syndicat », explique Evelyse Begon. Aujourd'hui, elle représente ses affiliés jusqu'au niveau national. (Photo Solidaire, Germain Mugemangango)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

Nom : Begon
Prénom : Evelyse
Age : 30 ans... de syndicalisme, un fils de 26 ans
Employée dans la grande distribution, chez Champion. Déléguée principale CNE. Présente aussi dans les instances du secteur commerce et de l’interpro CNE, au niveau régional et national.


Comment vous êtes-vous lancée dans le syndicat?

Evelyse Begon. Je me suis rendu compte que nos conventions collectives de travail étaient moins bonnes qu’ailleurs car nous n’étions pas sortis du paternalisme patronal. Au début, il y avait très peu de femmes dans le syndicat. Encore moins dans le commerce. J’ai dû faire face à pas mal d’hostilité. Comme femmes syndicalistes, on ne voyait que les déléguées de la sidérurgie, qui étaient mal perçues.

 

Que veulent les travailleurs des grands magasins ?

Evelyse Begon. Les gens veulent une augmentation de leur pouvoir d’achat. Actuellement, il existe des conventions qui remplacent le paiement des heures supplémentaires par des bons à dépenser dans le magasin. C’est une rétribution illégale, sur laquelle le patron ne paye pas de cotisations sociales. Nous n’avons pas signé ça. La CNE veut des augmentations de pouvoir d’achat sans toucher à la sécu.

Nous voulons aussi des contrats plus stables et avec plus d’heures. Il y a très peu de temps pleins dans notre secteur. Par exemple, dans mon magasin, il n’y a que 7 temps pleins sur un total de 42 employés. Nous nous battons pour obtenir des contrats de plus de 20 h. Si tu es mi-temps, tu touches seulement la moitié du salaire. C’est aussi le cas si tu es malade ou si tu es en fin de carrière. Pourtant, pour toi le pain coûte le même prix. Nous devons éviter que les gens qui arrêtent de travailler se retrouvent plus pauvres qu’en travaillant. Si tu as un mari pour t’aider financièrement, ça peut aller, mais de plus en plus de familles sont monoparentales.

Il y a bien trop de contrats à durée déterminée chez nous. On commence d’abord comme intérimaire. Ensuite, ce sont les contrats à durée déterminée, avec un maximum de quatre contrats sur deux ans. On peut aussi tomber dans le système du contrat de remplacement. Tu remplaces dans n’importe quel magasin les personnes qui sont en maladie ou qui partent en crédit-temps. Ça peut durer des années. Tu peux donc te retrouver dehors après des années car tu n’as toujours pas de contrat stable.

L’aménagement de la fin de carrière reste aussi une priorité pour nous. Dans ce cadre, nous avons obtenu du crédit-temps. Ça permet à des femmes usées par le travail de se remettre un peu. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous faisons un travail pénible. Mais ce crédit-temps n’est pas encore un droit pour tous. Ça se négocie individuellement.

 

Quelles sont vos relations avec les autres centrales syndicales ?

Evelyse Begon. Lors de la lutte contre le pacte de solidarité entre les générations, nous avons travaillé en front commun avec le Setca1. Chez nous, les relations sont constructives entre les deux syndicats. Je discute régulièrement avec la déléguée principale Setca. On peut être en désaccord, mais lorsque nous prenons une position commune, je peux lui faire confiance pour qu’elle la défende devant le patronat. De toute manière, les deux syndicats ont les mêmes objectifs, même si les moyens utilisés sont parfois un peu différents.

Nous avons aussi de bonnes relations avec la délégation ouvrière CSC. Ce n’est pas évident, car il y a plusieurs endroits où c’est plus compliqué.

 

Votre bilan des quatre dernières années ?

Evelyse Begon. Nous avons obtenu de bonnes conventions et résolu pas mal de cas particuliers. Il y a une évolution idéologique au sein de la délégation. Depuis la lutte contre le pacte de solidarité entre les générations, on peut lancer des mots d’ordre de grève et les gens les suivent. Avant, nous étions obligés de faire des piquets. Nous avons aussi obtenu une augmentation salariale de 20 euros pour les contrats temps plein (avec pro rata pour les temps partiels).

Dans notre délégation, nous avons comme principe de rester au boulot. Si tu ne fais plus le boulot toi-même, c’est impossible de bien défendre de meilleures conditions de travail. Nous faisons un syndicalisme de contact. C’est de là que nous viennent les nouveaux délégués. Il faut être comme eux. Proche des gens.

 

Avec votre expérience, quels conseils donneriez-vous à ceux et celles qui se présentent pour la première fois aux élections sociales ?

Evelyse Begon. La plus grande satisfaction que je retire de mes mandats syndicaux c’est l’amitié et la confiance que me portent ceux que je représente.

Les gens ont légitimement peur pour leur emploi. Le syndicaliste doit savoir porter leurs revendications, être leur porte-parole. Le syndicaliste doit savoir prévoir à long terme. Il vaut mieux par exemple se battre pour le maintien de la sécu plutôt que donner des chèques-repas qui ne donnent pas lieu à une cotisation sociale.

Nos défis pour l’avenir seront le rajeunissement du syndicat par l’obtention des contrats stables et la découverte de nouvelles forces, la lutte contre l’individualisation des relations de travail et le combat pour ramener la démocratie au sein de l’entreprise.

1 Le Setca est la centrale syndicale de la FGTB pour les employés

Les supermarchés Champion

Evelyse Begon. Les 36 magasins Champion sont situés à Charleroi, dans le Brabant Wallon et à Mons. C’étaient au départ des magasins qui ressemblaient plutôt à des épiceries, tenues par la famille fondatrice, les Mestdagh, qui restent les principaux actionnaires. Le premier supermarché a été ouvert en 1955. Par la suite, les supermarchés se sont multipliés. Ça représente environ 1 000 employés et 500 ou 600 ouvriers. Il y a un seul fournisseur central pour tous les magasins. Un quart des actions est détenu par des Français, qui sont également actionnaires chez Carrefour. Au conseil d’entreprise, le Setca (FGTB) a cinq mandats et la CNE quatre. Mais aux dernières élections sociales la CNE avait plus de voix. C’est le mode de calcul des attributions des sièges qui a bénéficié au Setca.

1001 façons d’être syndicaliste

Les élections sociales auront lieu du 5 au 18 mai 2008. Dans plus de 6 000 entreprises, 1 400 000 travailleurs éliront leurs représentants au conseil d’entreprise et au comité pour la protection et la prévention au travail. Solidaire vous en présente quelques-uns, actifs dans différents secteurs et reflets de différentes sensibilités. Car il y a bien des façons d’être syndicaliste. Vous retrouverez cette série de portraits deux fois par mois.

19:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, politique, courcelles, romain, histoire, actualite, syndicats, social, capitalisme, ptb, communes, oppression capitaliste | |  Imprimer | | |

23/02/2008

La pilule anticholestérol beaucoup moins chère grâce au modèle kiwi

Cinq ans après que le médecin du PTB Dirk Van Duppen a déclenché les hostilités, le médicament le plus courant contre le cholestérol, le Zocor, ne coûte plus qu’un cinquième du prix pratiqué en 2003.

Gaston Van Dyck
09-01-2008

-84 %... Tant pour l’assurance-maladie (l’Inami) que pour les 466 000 personnes qui doivent prendre des médicaments contre le cholestérol, la guerre lancée par le médecin du PTB Dirk Van Duppen est devenue une bénédiction.


Tant pour l’assurance-maladie (l’Inami) que pour les 466 000 personnes qui doivent prendre des médicaments contre le cholestérol, la guerre lancée par le médecin du PTB Dirk Van Duppen est devenue une bénédiction. Le prix public des simvastatines est descendu à 31 euros depuis le 1er janvier. Du coup, l’Inami économise jusqu’à 20 millions d’euros par an et les patients dépensent au total 5 millions d’euros de moins pour leur médicament.

La guerre a débuté en juillet 2003. Et déjà le 1er août, le prix du Zocor, de loin le réducteur de cholestérol le plus vendu, est passé de 184 à 123,50 euros. En partie parce que le brevet du médicament arrivait à expiration. Le 1er janvier 2006, nouvelle baisse de moitié : de 123,50 à 58 euros. Et le 1er janvier 2008, la boîte de 98 pilules de 40 mg de Zocor ne coûte plus que 31 euros au lieu de 58, soit une diminution de 46 %.

Tout ça grâce au souffle chaud du modèle kiwi lancé par le docteur Van Duppen il y a cinq ans. Il est bien sûr très content de cette évolution, mais estime surtout que c’est un encouragement à poursuivre. « Pour moi, l’exemple montre surtout que nous avons payé ces médicaments beaucoup trop cher et que le modèle kiwi fonctionne réellement. Et une application complète de l’idée permettrait une économie encore plus grande. En Nouvelle-Zélande, la firme MSD vend son Zocor à 12 euros ! », constate-t-il avec modestie.

Demotte n’est pas allé jusqu’au bout

La diminution du prix des simvastatines a été décidée par le ministre Demotte avant qu’il devienne ministre-président de la Région wallonne. Mais il n’a mis en œuvre qu’une version allégée du modèle kiwi. Son appel d’offres ne concernait que les médicaments dont le brevet a expiré. En plus, il a changé les procédures en cours de route, provoquant le retrait de la plupart des producteurs de médicaments génériques. Seule la multinationale américaine MSD a répondu avec sa marque Zocor.

Et puisque MSD présentait son Zocor à 31 euros, le ministre Demotte a « fait un geste » : contre l’avis des experts de la commission de remboursement des médicaments, il a donné le feu vert au remboursement du prétendu nouveau médicament Inegy de MSD. Un remède très cher (197,6 euros) sans vraie nouveauté. Inegy est simplement la fusion de deux médicaments en un : le réducteur de cholestérol simvastatine et l’ezetimibe (connu sous la marque Ezetrol).

Cette transaction entre MSD et Demotte permettra à cette préparation hors de prix de dominer le marché. Parce que des scientifiques conseillent de diminuer encore les valeurs limites de cholestérol et de prescrire dès lors soit des doses plus fortes de statines soit une combinaison de réducteurs de cholestérol. Et surtout parce que MSD utilisera habilement ces données avec insistance dans ses publicités.

 

19:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, courcelles, politique, social, syndicats, solidarite, economie, belgique, actualite, histoire, romain, ptb | |  Imprimer | | |

20/02/2008

Conditions de travail sur les chantiers ...

Chantiers Charleroi :: 90 % de contrats illégaux et cinq euros de l’heure

Descente syndicale sur le chantier de l’hôpital de Charleroi à Lodelinsart, le 24 novembre dernier. En cause, le travail au noir de travailleurs étrangers.

Germain Mugemangango
13-02-2008

Nous avons rencontré Carlo Briscolini, secrétaire régionale adjoint centrale générale FGTB Charleroi et Marc Moreau, secrétaire régional CSC bâtiments industries pour explique le sens de leur demande.

 

Que se passe-t-il sur le chantier de l’hôpital de Charleroi ?

Carlo Briscolini. Le chantier de l’hôpital civil de Charleroi est un immense chantier où deux cents travailleurs sont occupés de manière permanente dont cent à cent cinquante travailleurs dans le cadre du détachement (voir plus bas, ndlr). La plupart sont des Portugais sous-payés. En Belgique, le manoeuvre a un barème de 11,60 euros de l’heure au minimum. Dans l’ensemble des manoeuvres et travailleurs qualifiés, il y a 90 % de contrats illégaux. Ils gagnent entre 5 et 9 euros de l’heure. Ils n’ont pas les autres avantages sociaux du secteur. Cela fait des marges bénéficiaires gigantesques.

C’est connu de tout le monde que les règles ne sont pas appliquées. L’inspecteur des lois sociales de Charleroi devrait pouvoir aller voir les vraies fiches de paie au Portugal pour voir ce qui est effectivement payé mais il ne peut pas le faire. Après l’Europol judicaire, il devrait être possible d’avoir une Europol sociale. Mais ici, il s’agit d’un client public. Il s’agit de l’intercommunale (ISPPC) présidée par le MR Olivier Chastel. Un tel client devrait être moralement plus responsable qu’un privé.

Marc Moreau. Il y a 170 00 ouvriers qui travaillent dans la construction. On estime qu'il faut y ajouter 50 000 polonais dont la plupart travaillent illégalement. C’est un phénomène grandissant qui s’attaque à la sécu, à l’emploi. Même ceux qui travaillent légalement sont payés moins cher. Les prix des marchés sont tirés vers le bas. L’entreprise honnête est poussée à ne pas respecter la loi. Ou alors, elle paie moins cher ses travailleurs de manière illégale.

 

D’où vient le problème ?

Carlo Briscolini. C’est le résultat d’une directive européenne dite de détachement. C’est l’utilisation de travailleurs qui viennent pour un travail spécifique et une durée spécifique. C’est une problématique qui frappe les travailleurs au niveau européen. C’est très répandu dans la construction.

Il y a des règles. L’élément essentiel est qu’on doit appliquer les conventions collectives de travail et les salaires du pays qui donne le travail. Dans le cas du chantier de l’hôpital, il s’agit bien sûr de la loi belge en la matière. On s’aperçoit depuis un certain nombre d’années que cette partie de la législation est bafouée de plus en plus. Ce qui entraîne dans toute l’Europe une dérégulation du marché. Il y a même une pression pour que les entreprises honnêtes ne respectent plus les règles. C’est parfois le seul moyen d’obtenir le marché.

À côté de ça, l’administration et le contrôle des lois sociales sont sous équipés en matière de personnel et de moyens pour aller jusqu bout des enquêtes. Nous menons une campagne plus globale à Charleroi sur le sujet. Une fois par an nous tentons de détecter un certain nombre de chantiers qui présentent des signes fraude. Nous faisons l’action pour signaler entre autres ces entreprises à l’inspection sociale.

Marc Moreau. À Lodelinsart, le donneur d’ordre public a fait la sourde oreille. En Belgique, le client n’est pas tenu responsable de ce qu’il se passe sur le chantier. La seule obligation qui lui incombe c’est qu’il doit désigner pour les chantiers publics un fonctionnaire qui doit aller sur le chantier tous les jours vérifier la légalité des travailleurs. Dans les faits ça ne se fait pas. Il y a tellement peu de fonctionnaires que ce n’est pas possible. C’est donc une obligation qui a été complètement abandonnée.

Nous aimerions inclure dans la loi une responsabilité solidaire pour ce qu’il se passe sur le chantier comme infraction sociales. Les grands clients n’en veulent pas et les entreprises non plus.

 

Quelles solutions proposez-vous ?

Carlo Briscolini. Nous ne sommes pas contre la venue de ces travailleurs immigrés en Belgique. Mais ça doit se faire dans les règles.

De plus, il faut avoir une politique proactive pour mettre au travail les personnes en Belgique intéressées par le secteur de la construction. Ce qui est grave c’est qu’ils sont encore moins intéressés par la formation des jeunes maintenant.

Marc Moreau. Nous avons été à la réunion de la cellule d’arrondissement qui doit poursuivre ce type de fraude. Nous avons été chez l’auditeur du travail et nous avons été très mal accueillis. Pourtant nous avons beaucoup d’informations qui viennent des travailleurs et des syndicalistes.

Nous avons donc décidé de faire une initiative informelle avec les acteurs intéressés. Les services d’inspections, l’Onss, l’Onem et les partenaires sociaux. Pas les finances, pas le monde juridique non plus.

Nous voulons faire respecter le règlement des travailleurs en détachement. Et aller beaucoup plus loin en chassant les négriers. Ça a pris une nouvelle ampleur. Pour éviter le classement sans suite ou les enquêtes tardives.

Nous voulons mettre en évidence les mécanismes qui permettent à ces gens d’échapper au contrôle pour à l’avenir proposer des modifications de la loi. Nous voulons aussi mener des actions de sensibilisation vers les travailleurs et les entreprises. Nous voulons aussi avec le syndicat nous porter partie civile par rapport à certains dossiers.

 

Connaissez-vous d'autres exemples ?

Marc Moreau. Au-delà du respect de la convention collective de la construction, il y a aussi des gens qui sont extrêmement exploités. Par exemple, il y a une filière brésilienne du travail (des faux Portugais). Ils ont de faux papiers qu’ils arrivent à remplacer par de vrais papiers. Dès qu’ils arrivent ici, on leur confisque leurs papiers et on les fait travailler pendant six mois ou un an. On les fait dormir sur chantier.

En cas d’accident, ça devient vite dramatique. En construction, chaque travailleur a un accident tous les cinq ans. En cas de travail au noir sur un chantier, c’est de l’esclavage.

Carlo Briscolini. Je sais que les grosses entreprises d’ici ont formé des sociétés là-bas pour prospecter le marché. C’est le seul moyen d’avoir les travailleurs que l’on cherche. Une société de toiture avec une vingtaine d’homme avait obtenu un gros marché dans le cadre des logements sociaux. Ils ont fait venir en ligne directe une société polonaise en détachement de 50 personnes. Un sous-traitant plus gros que la société principale. Douteux comme arrangement !

15:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, actualite, belgique, hainaut, charleroi, politique, capitalisme, injustice, democratie, syndicats, social, solidarite | |  Imprimer | | |

15/02/2008

15/.02/2008: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo) ...



-------- Message original --------
Sujet: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
Date: Fri, 15 Feb 2008 20:21:05 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>



Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
VANESSA STOJILKOVIC

150 personnes font la grève de la faim à Bruxelles. Depuis 45 jours.
A travers ce mini-reportage, ils vous expliquent pourquoi.

Vous pouvez leur être d'une très grande aide en écrivant un mail au ministre Dewael.
patrick@dewael.com

Pour lui demander de régulariser ces sans-papiers qui vivent depuis de nombreuses années en Belgique.
Ils participent à l'économie du pays, mais n'y ont aucun droit. Ils veulent vivre.

http://fr.youtube.com/watch?v=hOSSWKtG_5k


Intégrez cette vidéo sur votre site Web.
Copiez-collez ce code pour intégrer cette vidéo.

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21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcellles, belgique, histoire, liberte, justice, politique, capitalisme, repression capitaliste, solidarite, resistance, euro-dictature, democratie, romain | |  Imprimer | | |

16/01/2008

Ce n' était pas la clientèle habituelle attendant sagement son tour durant 20, 30 ou 40' devant les guichets de la Poste de COURCELLES-Trieu, ce mardi 15/01/2008.


Ce n' était pas la clientèle habituelle attendant sagement son tour durant 20, 30 ou 40' devant les guichets de la Poste de COURCELLES-Trieu, ce mardi 15/01/2008. Des dizaines d' habitants sont venus protester avec raison contre la fermeture des bureaux de Souvret et de Trazegnies, en présence de la presse ... et d'élus principalement de gauche représentant la Commune et de nombreux syndicalistes... à l' appel du Comité des Aînés. Une pétition de 2.200 protestataires a en outre été remise au Percepteur des Postes...


15 janvier 21:13
(http://romaindecourcelles.spaces.live.com/)
Vie chère, chômage, toujours plus d' impôts, délocalisations, rentabilité, privatisations, fermetures d' entreprises et de biens publics, répression, flexibilité, marché libre et libre concurrence, anarchie économique, gaspillage des richesses naturelles, productivité et surconsommation (pour d' aucuns!): je ne cesserai pas de rappeler que tout cela est l' oeuvre des multinationales et de l' Euro-dictature capîtaliste que pratiquement l' ensemble des partis pseudos démocratiques mettent en place depuis 60 ans pour servir avant tous les intérêts patronaux sur le dos des travailleurs et de la population. Aujourd'hui, nos gouvernants et politiciens nationaux osent crier "C' est pas nous, c' est l' Europe", éludant bien sûr les responsabilités de leur parti politique et leurs propres responsabilités. C' est de l'hypocrisie ! Il faut agir contre eux également, au lieu de voter continuellement pour eux pour les élire...

 

05:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, poste, democratie, politique, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, communes, solidarite, social, syndicats | |  Imprimer | | |

22/12/2007

22/12/2007: Ici, mes nouveaux sites en photos. ...]

-------- Message original --------
Sujet:  Ici, mes 2 nouveaux sites en photos. ...]
Date: Sat, 22 Dec 2007 19:27:26 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



Ici, mes nouveaux sites en photos. Vous pouvez aussi y participer si vous avez également des choses criantes à dire et à ajouter par l' IMAGE. Merci et bienvenue !

RoRo


Photo Album: C' est à Courcelles                                                                                                                                                                                                                        

roger.romain@skynet.be

19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, belgique, actualite, communes, politique, capitalisme, euro-dictature, terrorisme, guerre, social, sdf, solidarite, presse, silence, usa, irak, iran, palestine, sionisme | |  Imprimer | | |

13/11/2007

31/10/2007: Histoire :: L'’influence de la révolution d'’Octobre (1917) sur la Belgique. Aux origines du Parti communiste de Belgique ...

Histoire :: L'’influence de la révolution d'’Octobre (1917) sur la Belgique
Aux origines du Parti communiste de Belgique

En 1917 se constitue en Russie un nouvel État socialiste dirigé par un parti communiste. Dans la foulée des partis communistes fleurissent dans le monde et en Belgique.

Herwig Lerouge
31-10-2007

En décembre 1917, une coalition internationale dirigée par la France et l’Angleterre envahit la Russie et provoque une guerre civile sanglante aux côtés des contre-révolutionnaires dirigés par les anciens officiers tsaristes. Cette guerre va durer jusqu’en 1922.

Les dirigeants du Parti ouvrier belge (POB, ancêtre du Parti socialiste) se trouvent dès le début du côté de la contre-révolution. Jules Destrée, un des dirigeants du POB, haïssait la Révolution d’Octobre. Il parlait de Lénine comme d’un « homme quelconque où il y aurait eu du Mongol et du Boche » (boche est un mot péjoratif pour désigner les Allemands pendant la première guerre mondiale, ndlr). La révolution n’avait d’ailleurs aucune chance de réussir selon lui car le « Russe n’était que le fils d’un alcoolique, le petit-fils d’un esclave et le descendant d’un barbare d’Asie ». Devenu ambassadeur de Belgique au Japon en 1919, il plaida auprès des autorités japonaises pour qu’elles interviennent militairement contre la révolution russe aux côtés des Anglais et des Français.

Émile Vandervelde, le président du POB, était lui convaincu que la révolution devait échouer car « les travailleurs russes étaient pour la plupart illettrés ». Durant toute la guerre civile (1917-1922) le journal du POB, Le Peuple, a mené une campagne violente contre la Révolution d’Octobre et les autres révolutions en Europe.

À partir de 1917, au sein du POB, des militants belges se dressent contre la ligne officielle du parti. Certains se battaient, en Russie, du côté des bolcheviks, tel ce forgeron de Mons, Frédéric Legrand (voir encadré). Il avait été envoyé pendant la guerre avec d’autres ouvriers belges dans les usines d’armement en Russie. Il y rencontre Julien Lahaut, soldat à l’époque, qui deviendra plus tard le dirigeant du Parti Communiste.

Dans le POB même, tant en Flandre qu’à Bruxelles et en Wallonie, la gauche s’opposait à Vandervelde. Le « Vredesgroep » (Groupe Paix, ndlr) de Gand réclamait en 1918 la fin de la guerre et la solidarité avec la Révolution d’Octobre.

Quand les soldats allemands se mutinaient contre leurs officiers et créaient à Bruxelles un conseil révolutionnaire de soldats, à l’exemple de ce qui se passait en Allemagne, des militants du POB et des Jeunes Gardes socialistes se joignaient à eux. Parmi eux Joseph Jacquemotte, président du syndicat des employés (le futur Setca) et futur dirigeant du Parti Communiste qui créa le journal l’Exploité dans le but de regrouper la gauche du POB.

En 1919, Lénine crée l’Internationale communiste, la Troisième Internationale, pour remplacer l’Internationale des sociaux-démocrates, qui avait trahi tous les idéaux socialistes. Elle allait servir de pôle d’attraction à tous les groupes restés révolutionnaires. Et c’est en 1921 que fut finalement aussi fondé le Parti communiste de Belgique, affilié à la Troisième Internationale.

Extraits du discours prononcé par Herwig Lerouge à l’occasion du 90e anniversaire de la révolution d’Octobre célébré au Centre international à Bruxelles le 20 octobre dernier. Le discours complet est consultable sur www.wpb.be

> Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe

Les 300 Belges de la révolution russe

Au moment de la révolution, des centaines d’ouvriers belges, envoyés par la Belgique dans le cadre de son alliance avec la Russie, travaillaient dans les usines d’armement de Moscou. Parmi eux, Frédéric Legrand, un forgeron montois. Celui-ci va rejoindre, avec 300 de ses collègues, les rangs des bolcheviks et prendre une part active aux évènements aux côtés de ses 300 collègues. Il sabote des automitrailleuses envoyées par la Belgique de crainte qu’elles ne servent contre les communistes. Il participe à la prise du Palais d’Hiver avant d’aller combattre sur le front d’Ukraine pendant la guerre civile.

À ceux qui lui demandaient pourquoi avoir tant fait pour un pays étranger, Legrand répondait : « Je fais du zèle parce que les ouvriers de l’Union Soviétique ont été les premiers à instaurer le pouvoir ouvrier et à édifier le socialisme ».

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, europe, solidarite, belgique, courcelles, romain, histoire, actualite, urss, communisme, presse, silence, politique | |  Imprimer | | |

02/10/2007

02/10/2007: FOREVER PRODUCTS: question orale du groupe Ecolo lors du Conseil communal de ce jeudi 4 octobre 2007 ....




Sujet: [FOREVER PRODUCTS: question orale du groupe Ecolo lors du Conseil communal de ce jeudi 4 octobre 2007


COURCELLES: la pression des habitants de La Glacerie, de la Motte et de Wartonlieu, commence à se faire sentir dans le cadre de l' enquête FOREVER PRODUCTS: diable, près de 20 mois de silence de l' entreprise et des  autorités, alors que les activités de Forever se poursuivent. Pas la moindre information ...

Les habitants pétitionnent donc: ils réclament une réunion d'urgence, avant la date limite de clôture de l' enquête le 19 octobre 2007, d' une réunion publique d' information et de consultation de la population, dans une classe des Ecoles de La Glacerie, et à une heure acceptable, afin de permettre au plus grand nombre de personnes intéressées de pouvoir assister. Ne faut-il pas être enfin à l' écoute des Courcellois et faire descendre la "démocratie" dans les quartiers. Les élus et les autorités "compétentes" décident évidemment. Mais l' avis, les inquiétudes des habitants, entre deux élections communales qui ont lieu tous les 6 ans ... ?

Bref, les signatures récoltées devraient être remises au Secrétariat communal ce jeudi au plus tard, alors que le Conseil communal se réunira en soirée.

La pétition sera remise à l' intention du Collège, mais aussi des Membres du Conseil communal, afin que l' ensemble des élus de TOUS les partis soient informés.

En effet, indépendamment des lois et réglementations communales, PETITIONNER, s' adresser à n'importe quel corps constitué, est un droit en Belgique, y compris celui de s' adresser aux 2 chambres législatives.

On verra la suite qui sera donnée à la question orale d' Ecolo et s'il sera permis aux élus de s' exprimer, d' émettre un avis, des propositions, ou si l' actuel maïeur va se borner, une fois de plus, à écouter et passer au point suivant de l' ordre du jour. Car dans ce domaine, la fameuse "démocratie" communale n' a pas avancé grâce aux tripotages du Ministre Couard et compagnie en faisant adopter sa fameuse Charte. Elle a plutôt reculé... Les droits des élus ont plutôt été rabotés... C' est ce qui faisait sans doute, dans la bouche du conseiller Robert Tangre, parler de "démocratie" inachevée... Moi, j' aurais plutôt parlé de "démocratie" bafouée, si je trônais encore aujourd'hui parmi nos 29 élus de tous bords... Et un Conseil communal doit toujours évidemment avoir la possibilité de discuter librement de son ordre du jour, de l'ordonancement de ses débats, même s'il faut décider d'une proposition et d' un vote majorité contre opposition... Ou alors, il s' agit même d' une "démocratie" cadenassée ... C' est du moins mon avis extérieur ...

RoRo
a/conseiller communal


FOREVER PRODUCTS: question orale du groupe Ecolo lors du Conseil communal de ce jeudi 4 octobre 2007

Courcelles, le 2 octobre 2007. 

 





A l’attention du Collège des Bourgmestre et Echevins de et à Courcelles
Rue Jaurès
6180 - COURCELLES
 
   
Mesdames, Messieurs,
 
Concerne : ajout d’une question orale à l’ordre du jour du prochain conseil communal
 
Pourriez-vous ajouter, à l’ordre du jour du prochain conseil communal, un point ayant trait à l’enquête publique en vue d’obtenir un permis de classe 1 de la société Forever Products ?
 
Je vous en remercie.
 
Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes salutations les plus sincères.
 
Christophe CLERSY,
Conseiller communal ECOLO 
 
 
Question orale relative à l’enquête publique en vue d’obtenir un permis de classe 1 de la société Forever Products
 
Nous avons appris récemment que la demande de permis visant à régulariser les activités de la Société Forever Products établie à la rue de la Glacerie était enfin sur les rails.
 
Nous nous en réjouissons.
 
L’enquête publique a d’ailleurs démarré.
 
Plusieurs promesses avaient, à l’époque, été formulées afin qu’une réunion citoyenne sur le dossier soit mise sur pied afin que les riverains puissent rencontrer le Collège et les représentants de la société.
 
Les réunions de ce type ont déjà, par la passé, prouvé toute leur pertinence.
 
Qu’en est-il de vos intentions à ce sujet ?
 
Je vous remercie.
 
Christophe CLERSY

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, capitalisme, courcelles, romain, belgique, actualite, presse, democratie, solidarite, politique, communes, ps, histoire | |  Imprimer | | |

18/07/2007

17/07/2007: CENTRE FERMES : NON ??

Et dire que les ministres et gouvernants belges se prétendent "démocrates", à la tête de partis "démocratiques" et d' un Etat "démocratique": alors qu' ils bafouent les fameux "droits de l' homme" qu' ils foulent au pied ...? Des "centres fermés", pendant des jours, des semaines, voire des mois, pour qui ? Pour des gens qui n'ont commis aucun crime, qui n'ont pas été, jugés, ni condamnés, y compris des gosses ...
C' est beau la "Liberté" capitaliste, 'l'Etat de droit" ... !  Des mini-Guantanamo, à la belge ... derrière des médias et une opinion publique
qui s' en foutent  .
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: CENTRE FERMES : NON ??
Date: Tue, 17 Jul 2007 08:48:42 +0200 (CEST)
De: Coord. pour la regularisation <coordsanspapiersbxl@yahoo.fr>


CENTRE FERMES : NON ??
 
Depuis 1 an la CRER a instauré des parrainages de personnes enfermés au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel
 
Suite à ces parrainages et les manifestations organisées régulièrement devant le centre fermé, nous sommes frappés par  les conditions de vie dans ce centre, le climat de répression qui y règne, la détresse des prisonniers, le non-respect de tout droits élémentaires.
 
Ce dimanche 15 juillet nous avions fait un appel à un rassemblement avec udepbx pour la libération d’une femme et de sa fille de 11 ans et pour exiger la suppression des centres fermés. Nous n’étions q’une bonne dizaine de citoyens à avoir répondu à l’appel.
 
Nous avons à nouveau été frappés par la détresse des personnes enfermées.
Nous avons eu l'’occasion d’'entendre qui on enferme dans ces centres.
 
- Une femme camerounaise avec son bébé, sans avocats, enfermés depuis 2 mois .
- Un jeune adolescent afghan.
- Un italien d’origine sénégalais avec des papiers en règle là bas, venue visiter sa sœur malade      en Belgique, enfermé depuis 4 mois et n’ayant jamais vu d’avocats.
- Un malade psychiatrique d’origine kurde, enfermé depuis 1 mois.
- Un pakistanais marié à une française.
- Une handicapée physique de Guinée.
- Une guinéenne mariée à un réfugié reconnu en Belgique.
- Une camerounaise qui pleure en nous montrant son bébé de 2 ans.
- Une famille marocaine avec 4 enfants.
- Une femme népalaise avec un bébé de 2 mois.
- Une brésilienne vivant en Italie et voulant y retourner.
 
Et beaucoup d'’autres, Afghans, Irakiens, Turques, Tchétchènes, Kosovars…..hommes, femmes, enfants
 
Nous avons été frappés par la solidarité entre eux : c'’est le pakistanais qui appelait au secours pour l'’handicapée guinéenne, c'’est des Afghans qui demandaient de l'’aide pour le malade kurde, c'’est des sénégalais qui demandaient de l'’aide pour le jeune Afghan, etc…
 
Ils ont beaucoup crié leur détresse et certains tapaient sur les carreaux avec des objets jusqu'’à le casser.
 
Et au soir ils ont décidé d’'arrêter de s'’alimenter pour protester et demander leur libération.
Ce lundi ils sont toujours en grève de la faim mais se sentent isolés
Il est très difficile de faire une grève dans un centre fermé, il n'’y a aucun contrôle médical,  aucun soutien du personnel et en général l’'office transfère les meneurs très rapidement pour casser le mouvement.
 
Deux tiers de ces personnes qu'’on enferme dans des conditions des plus douteuses seront libérés grâce à l'’intervention d'’avocats ou de soutiens, parce que tout compte fait ils avaient droit à ces papiers. D'’autres seront mis sur le trottoir avec un ordre de quitter le territoire car inexpulsables, renvoyés vers la clandestinité. Et 1 sur 4 seront expulsés de gré ou de force.
 
MAIS POURQUOI FAUT IL ENFERMER, FAIRE SUBIR A DES ETRES HUMAINS UN TEL REGIME :  juste pour donner bonne conscience à nos chers politiques (ils s’occupent des migrations !!!) et donner une image sécuritaire à la population ????
 
Nous avons à notre disposition des équipes de choc de psychologue en cas de trauma, des associations d'aide aux victimes, des SOS enfants, des associations pour femmes ou familles en détresse, et nous maltraitons, enfermons d’autres, sans aucuns scrupules.
 
Nous laissons faire, nous ne voulons pas voir, nous collaborons grâce à notre silence
Cette  collaboration devient extrêmement limite, voir criminelle dans ces situations graves ou des êtres humains sont maltraités, emprisonnés, expulsés et quand les droits fondamentaux sont systématiquement bafoués.
 
Nous ne voulons plus, nous refusons  que ces maltraitances quotidiennes dans les centres fermés et lors d'’expulsions vécues par des êtres humains soient tues, sont banalisés grâce.
Nous organisons des parrainages dans le centre fermé de Steenockerzeel pour offrir aux détenus une écoute et pour dénoncer des situations criminelles au quotidien. Nous continuerons à répondre aux demandes des détenus, à soutenir les actions légitimes des détenus face à ce système répressif.
 
Nous continuerons à dénoncer quotidiennement et systématiquement le non-respectt  de tout droit dans les centres, à dénoncer le système répressif utilisé par notre gouvernement.
Nous continuerons à exiger la suppression de centres fermés, de véritables prisons pour innocents.
Nous appelons à une mobilisation citoyenne contre des procédés répressifs digne d'’un régime fasciste.
 
Contact pour le parrainage (et il y a du boulot !!!!) : Eveline 0473 62 87 33
 
 
 
Le moratoire des expulsions est en marche !!
 
 
LE GEL DES EXPULSIONS
 
 
L'’année passée a été mouvementée et la question de la régularisation a sans cessé d'être à la une.
 
Des milliers de Belges ont manifesté aux côté des sans papiers. Des milliers de pétitions ont été signées réclamant une régularisation.
 
Le monde associatif, culturel, syndical, ect… s'’est uni pour exiger une nouvelle loi de régularisation. Le monde politique a répondu à cette demande : plusieurs présidents de partis se sont engagés à mettre la régularisation au programme du prochain gouvernement.
 
Attendons les élections : les promesses seront tenues et les sans-papiers seront régularisés !
 
Mais parmi les sans-papiers et leurs amis l’'inquiétude monte. Il semble que l'’Office des Etrangers entende « vider » la place avant la loi tant attendue. Les exemples de rafles et d'’expulsions se multiplient. On va jusqu’à chercher les enfants dans les écoles.
 
Les sans-papiers et tous leurs soutiens exigent donc des politiques un engagement simple et concret : le gel des arrestations/expulsions jusqu’à la régularisation.
 
Les Bourgmestres ont un pouvoir sur la police locale, ils peuvent demander à leur police de ne pas intervenir dans des rafles et de ne pas avertir l’'Office des Etrangers lors des contrôles. Ils peuvent concrètement geler les expulsions jusqu’à ce que les Présidents de parti aient tenu leurs promesses.
 
Pour que la régularisation ne soit pas qu’'une promesse électorale de plus, nous demandons un geste concret.
 
 
 
Pour ceux dont la signature manque… 
signature de soutien à l'appel

Association : .............................................................................................................

Nom du signataire : ....................................................................................................

Personne ou groupe : .................................................................................................
 
 

Premier signataires:

  • ECOLO - Parti Ecologiste Belge
  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
  • UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National


C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
 
Manifestation du 1 mai : http://1maimanif.canalblog.com/
 
Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, liberte, belgique, democratie, fascisme, expulsions, solidarite, sans-papiers, silence, europe, euro-dictature, oppression capitaliste, capitalisme | |  Imprimer | | |

11/07/2007

10/07/2007: Elle aurait eu 20 ans dans 3 mois...

 -------- Message original --------
Sujet: Fw: URGENT SVP
Date: Tue, 10 Jul 2007 11:07:47 +0200


 
----- Original Message -----

Sent: Monday, July 09, 2007 12:02 AM
Subject: URGENT SVP

Bonsoir à toutes et à tous,
 
message à diffuser au maximum svp.
 
 

Elle aurait eu 20 ans dans 3 mois...

 

 

Elle s’appelait Luwam, elle avait fui l’Erythrée.

Elle voulait comme tant d’autres gagner l’Angleterre, y vivre loin des horreurs de son pays d’origine, y fonder une famille, avoir des enfants.

Elle était pleine d’espoir et de vie.

Cette nuit avec son frère et avec d’autres compagnons d’infortune elle a tenté une nouvelle fois le passage vers l’Angleterre.

La tentative avortée, la fuite dans le noir, elle a voulu traverser l’autoroute, s’échapper…

La mort l’a rattrapée. Elle est morte écrasée.

Même proche de son dernier souffle elle n’a pas donné son véritable nom.

Son frère souhaite qu’elle repose en Erythrée où sa maman est restée seule.

 

Cruel paradoxe : avoir échappé à tant de dangers et mourir dans l’anonymat, comme un animal traqué, dans un pays civilisé, démocratique, berceau des Droits de l’Homme. Mais la France est-elle encore cela ?

 
 
 
Sylvie COPYANS
SALAM CALAIS.

20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actualite, silence, presse, democratie, liberte, romain, courcelles, histoire, europe, euro-dictature, barbarie, capitalisme, france, grande-bretagne, oppression capitaliste, resistance, sans-papiers, solidarite | |  Imprimer | | |

17/06/2007

16/06/2007: Sarkozy-Kouchner ....: SARKO ET LES FANTOMES DE MAI 68....

 Sarkozy-Kouchner ....

-------- Message original --------

Sujet: Je trouve cette analyse GE-NIA-LE !!!!
Date: Sat, 16 Jun 2007 14:17:12 EDT
De: Xarlo@aol.com


 
Bernard Kouchner : Toubib médiatique de "l'intervention humanitaire"

SARKO ET LES FANTOMES DE MAI 68
par DIANA JOHNSTONE

COUNTERPUNCH

Dans le dernier grand discours de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy lança une étrange attaque contre Mai 1968. "Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral," déclara-t-il. Les héritiers de Mai 1968 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid. "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique."

Sarkozy a même tenu l'héritage de Mai 68 responsable de l'affaiblissement de la morale du capitalisme, du « culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation", des "dérives du capitalisme financier" . et finalement du "capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous".

Cela signifie-t-il que le nouveau président se prépare à ramener la France à sa bonne vieille morale d'avant Mai 68 ? Certainement pas. Nicolas Sarkozy, qui en mai 68 était un adolescent apolitique accro à la télé dans un milieu bourgeois épouvanté par le désordre dans la rue, est lui-même un héritier exemplaire de ce Mai 68 ambigu qu'il fustigea dans sa diatribe électorale.

Mai 1968 fut une explosion sociale qui finit par entraîner la France dans sa version à elle de la phase contemporaine du développement de l'Occident. Quelles qu'aient été les intentions ou les illusions des acteurs de ces événements, l'aspect le plus extraordinaire de Mai 68 fut l'impact à travers les média. L'enseignement le plus fertile fut la découverte du pouvoir extraordinaire des images médiatiques. Personne n'a plus profité de cette leçon que Nicolas Sarkozy.

Parmi toutes les contradictions qui traversaient le soulèvement du Mai 68 français, la plus fondamentale fut celle qui opposa le Parti Communiste discipliné aux étudiants radicaux. La découverte par les étudiants de leur capacité à faire trembler les structures mêmes de l'état créa l'illusion largement répandue d'une révolution imminente. Alors que sept millions de travailleurs faisaient grève, le Parti Communiste usa de son influence pour orienter la grève vers un compromis avec le gouvernement paniqué de De Gaulle. Que leur révolution ait été ou non une illusion, la génération de Mai 68 accusa le Parti Communiste de l'avoir trahie en échange de simples augmentations de salaires et quelques avantages sociaux. Ainsi l'anticommunisme constitue une partie significative de l'héritage idéologique de la génération de Mai 68.

Une tendance ouvriériste des soixante-huitards tenta de porter la révolution dans les usines. Une autre tendance se tourna vers les média, avec plus de succès. Le centre de gravité de la "révolution" se déplaça de la classe ouvrière et de la libération du tiers-monde vers des combats plus personnels qui concernaient les classes moyennes et une "nouvelle gauche" centrée sur la libération sexuelle, l'affirmation identitaire, l'écologie et les droits de l'homme.

La nouvelle Droite s'empare de l'ancienne Nouvelle Gauche

Au cours des premiers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy a démontré que les valeurs de la nouvelle gauche étaient parfaitement compatibles avec la Droite moderne. Sarkozy s'est saisi de ces "valeurs" et les a confisquées.

- la parité hommes/femmes. Sarkozy a composé un gouvernement où siègent huit hommes et sept femmes. Des femmes occupent deux postes importants du domaine de la sécurité, ceux de la Justice et de l'Intérieur. En Occident, la droite et la gauche s'accordent sur l'égalité des femmes.

- L'écologie. Les questions d'environnement ont passé d'un ministère alibi, au maigre budget, au nouveau Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, sous la direction de l'ancien premier ministre Alain Juppé. Ceci risque de porter le coup de grâce au parti des Verts, déjà en crise après ses résultats médiocres à l'élection présidentielle. La reconnaissance générale du phénomène de réchauffement climatique et de ses dangers, loin d'avoir renforcé les Verts, leur a tiré le tapis sous les pieds, du moins pour le moment. Le nouveau gouvernement va adopter des mesures fiscales en faveur de l'environnement dans l'espoir de relancer l'économie, par contraste avec les projets restrictifs prônés par les Verts, souvent rébarbatifs car perçus comme impliquant une réduction de la consommation et de la croissance, et donc une baisse du niveau de vie.

-L'égalité ethnique et raciale. Sarkozy a nommé Rachida Dati, 41 ans, fille d'immigrés maghrébins, comme ministre de la justice. Ce choix s'accorde avec sa volonté d'introduire une politique de "discrimination positive" en faveur des minorités ethniques, sur le modèle nord-américain de "l'action affirmative". Le père marocain de Mme Dati travaillait en usine et sa mère est algérienne. Cette dame photogénique est chargée de mettre en oeuvre le programme de Sarkozy pour durcir la répression de la criminalité, surtout parmi les jeunes dans les banlieues dont elle est originaire.

- Droits de l'Homme. Cette dernière est de loin la plus dangereusement ambiguë des "valeurs" récupérées par Sarkozy à la nouvelle gauche. En choisissant Bernard Kouchner comme Ministre des Affaires Etrangères, Sarkozy a abandonné le "réalisme" pour le remplacer par "l'intervention humanitaire" comme socle de la politique étrangère de la France.

La bonne nouvelle est que le monde a tellement changé que même la droite se réclame de telles causes progressistes.

La mauvaise nouvelle est que les valeurs universellement acceptées, de par leur nature même, peuvent être employées dans toutes sortes de buts, et même comme prétextes pour opprimer ou faire la guerre.


Kouchner: de la médecine aux medias

Présenter la nomination de Kouchner comme une généreuse "ouverture à gauche" constitue la farce la plus amère que Sarkozy ait jouée au Parti Socialiste. Si le Parti Socialiste Français se retrouve dans l'embarras, il ne peut que s'en prendre à lui-même. A cause de la popularité médiatique de Kouchner, les Socialistes l'ont laissé utiliser le parti pour sa promotion personnelle, même si son "socialisme" à lui a consisté à leur conseiller de laisser tomber complètement le socialisme. Une fois élu au Parlement Européen sur une liste Socialiste, il s'en alla rejoindre un autre groupe parlementaire, les Radicaux de Gauche. Kouchner n'est pas "passé à droite" : il y est déjà depuis trente ans mais le Parti Socialiste était trop opportuniste pour y prêter attention. Mai 68 fut probablement la dernière fois où Kouchner était réellement de gauche, mais depuis il a toujours vécu sur cette réputation en tant que membre à part entière de l'élite médiatique connue sous le nom de "gauche caviar".

En Mai 68, Kouchner se jeta dans la mêlée politique en tant que dirigeant de grève à la faculté de médecine de l'Université de Paris. Son opposition au système fut de courte durée. Quatre mois plus tard, il rejoignit une équipe médicale organisée par le gouvernement français pour apporter une aide humanitaire à l'éphémère république sécessionniste du Biafra. La mission médicale était le côté humanitaire d'une opération clandestine de la France qui apportait en même temps une aide militaire aux rebelles du Biafra. Ces derniers réclamaient l'indépendance de cette région du sud-est du Nigeria qui se trouve être aussi la région des vastes réserves de pétrole du pays.

En mai 1967, suite à une escalade du conflit entre des officiers de l'armée Nigérienne appartenant au groupe ethnique chrétien Igbo (ou Ibo) et les Hausas musulmans, les dirigeants Igbo proclamèrent l'indépendance de la République du Biafra. Une guerre civile sanglante s'ensuivit. Le Biafra reçut l'aide et le soutien militaire clandestin de la France, de l'Afrique du Sud, du Portugal et d'Israel. L'armée nigérienne, armée par la Grande Bretagne et l'Union Soviétique, réussit à imposer un blocus économique et à affamer le Biafra jusqu'à sa soumission. Au mois de janvier 1970, la résistance Igbo s'effondra et la région riche en pétrole fût réintégrée au Nigeria.

Kouchner passa rapidement de la médecine à la propagande. De retour à Paris en 1969, il coopéra avec les services secrets français pour fonder un Comité contre le "génocide au Biafra". Les civils du Biafra ont certainement souffert d'une famine terrible, mais l'emploi du terme de "génocide" sert un objectif politique en présentant un conflit territorial comme une agression unilatérale destinée à exterminer une population.

L'utilisation des missions humanitaires pour provoquer une sympathie internationale en faveur d'une des parties en conflit marqua une rupture avec la tradition de la Croix Rouge Internationale qui consiste à maintenir une neutralité stricte dans les conflits afin de pouvoir intervenir dans les zones de combat. Au mois de décembre 1971, treize médecins qui avaient travaillé au Biafra quittèrent la Croix Rouge pour fonder Médecins Sans Frontières (MSF). Kouchner fût celui des cofondateurs qui, à partir de là, se dédia le plus assidûment au travail de publicité.

A l'origine, devant l'impact des comparaisons faites avec le génocide nazi de la Deuxième Guerre Mondiale, cette nouvelle approche fut bien accueillie et perçue comme plus morale que l'ancienne méthode discrète appliquée par la Croix Rouge. Le problème est que tout cela repose sur deux présomptions douteuses. La première est la présomption que dans chaque conflit il y a des "bons" qui sont les victimes et des "méchants" qui veulent les exterminer. La deuxième est qu'une intervention de l'Occident, agitée par les média, peut résoudre ces problèmes par la force. Petit à petit, l'école de pensée "réaliste" qui émettait des réserves sur ces présomptions fut discréditée et qualifiée d'immorale.

La tragédie du Biafra fixa les règles du scénario. Une ou plusieurs puissances occidentales soutiennent une sécession minoritaire. Le régime en place réprime brutalement les rebelles, d'autant plus qu'il soupçonne les occidentaux de vouloir exploiter la situation pour contrôler un territoire ou s'emparer des ressources. Les ONG sonnent l'alarme et les photographes envoient aux médias occidentaux des images insoutenables sur les souffrances humaines. Les humanitaires occidentaux qualifient la tragédie de "génocide" et appellent à une intervention militaire. Que l'intervention ait lieu ou non, les populations concernées continuent d'être les victimes de haines réciproques qui ne sont qu'exacerbées par la dramatisation médiatique.

Tout au long des années 70, une décennie pendant laquelle toute une série de groupuscules d'extrême gauche s'épuisèrent, préparant le terrain à une offensive anticommuniste globale menée par les "nouveaux philosophes"
, Kouchner découvrait l'utilité politique du journalisme de catastrophe. Le sommet fut atteint en 1979 lorsqu'il se joignit aux nouveaux philosophes dans un geste humanitaire ostentatoire appelé "un bateau pour le Vietnam". En attirant l'attention des média sur les "boat people" vietnamiens qui fuyaient la misère économique d'un pays ravagé par une guerre, les humanitaires français ne firent pas grand chose pour soulager la souffrance des Vietnamiens. Mais ils avaient trouvé un moyen acceptable pour dénoncer ce qu'ils appelaient "le goulag vietnamien", écartant ainsi toute sympathie pour le mouvement de libération du Vietnam qui avait gagné l'admiration du monde entier par sa résistance à la guerre menée par les Etats-Unis. En ignorant le facteur des difficultés économiques provoquées par des années de bombardements US, cette action fut une étape importante dans la redéfinition de la "gauche", uniquement préoccupée et activement engagée dans la défense des "droits de l'homme", en dehors de tout contexte. Ce n'est pas vraiment un hasard si tout cela a coïncidé avec la campagne des "droits de l'homme" menée par le Président Carter et Zbigniew Brzezinski et destinée à rasseoir l'autorité morale des Etats-Unis après le désastre du Vietnam.

Entre temps, l'exploitation par Kouchner de son rôle de cofondateur de Médecins Sans Frontières et du filon humanitaire au service de sa propagande provoqua une importante scission au sein de l'organisation. Kouchner quitta MSF pour créer une organisation rivale, Médecins du Monde, qui poursuivit la ligne de Kouchner en prônant "l'intervention humanitaire", y compris les interventions militaires.

En janvier et février 1993, Médecins du Monde dépensa quelques deux millions de dollars dans une campagne publicitaire, dont 300.000 affiches et des spots télévisés avec Jane Birkin et Michel Piccoli, avec l'objectif d'assimiler le président serbe Slobodan Milosevic à Hitler et les camps de prisonniers tenus par les Serbes en Bosnie aux camps d'extermination nazis.

Cette campagne de publicité était truffée de mensonges. Mais à l'évidence, sur l'échelle de valeurs Kouchnerienne, le zèle moralisateur prime sur la vérité. C'est le dirigeant des musulmans bosniaques, Alija Izetbegovic, qui eut en premier l'idée d'assimiler les camps de prisonniers serbes en Bosnie à des camps d'extermination nazis. En 2003, Kouchner rendit visite à Izetbegovic sur son lit de mort. L'échange suivant eut lieu, (racontée par Kouchner dans son livre "Les Guerriers de la Paix", Paris, Grasset, 2004, pages 373-374), en présence de Richard Holbrooke :

Kouchner : "Vous souvenez-vous de la visite du président Mitterrand? Au cours de l'entretien vous avez évoqué l'existence en Bosnie de 'camps d'extermination'. Vous l'avez répété devant les journalistes. Cela a provoqué un émoi considérable à travers le monde. François Mitterrand m'a envoyé à Omarska et nous avons ouvert d'autres prisons. C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?"

Izetbegovic : "Oui. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements. J'ai vu la réaction des Français et des autres... je m'étais trompé. Oui, j'ai essayé, mais l'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camps d'extermination, quelle que fût l'horreur des lieux."

Kouchner conclut : "La conversation était magnifique, cet homme au bord de la mort ne nous cachait rien de son rôle historique. Richard et moi lui avons exprimé notre immense admiration... ."

Aux yeux de Kouchner, le fait qu'un "rôle historique" soit basé sur un mensonge ne provoque qu'admiration.
Les guerres de désintégration de la Yougoslavie furent l'occasion idéale pour mettre en pratique ce qui était désormais devenu sa marque de fabrique, sa doctrine "d'intervention humanitaire". Cela coïncidait à merveille avec la nécessité qu'avaient les Etats-Unis de fournir à l'OTAN une nouvelle doctrine post-guerre froide afin que l'alliance militaire puisse survivre et s'étendre. La doctrine entra en pleine application au mois de mars 1999, lorsque l'OTAN déclencha une campagne de bombardements sur la Yougoslavie qui dura deux mois et demi. En guise de récompense, Kouchner fut nommé haut commissaire des Nations Unies en charge de l'administration civile du Kosovo occupé (United Nations Mission in Kosovo,UNMIK; en français MINUK). Dictateur virtuel du Kosovo entre le 2 juillet 1999 et janvier 2001, Kouchner démontra la nature de son "humanitarisme" : un favoritisme outrancier en faveur des "victimes" désignées par l'OTAN, c'est à dire la majorité albanaise, accompagné d'efforts sporadiques pour user de son charme et se concilier les représentants des Serbes assiégés. Le résultat fut désastreux. Au lieu de promouvoir la réconciliation et l'entente mutuelle, il laissa la province glisser encore plus sous le contrôle de groupes armés et de gangsters qui, depuis, terrorisent les non-albanais en toute impunité.

Kouchner est un humanitaire sélectif. Les victimes qui provoquent son indignation sont toujours, comme par hasard, celles qui sont les préférées des intérêts impérialistes français ou étasuniens : les Biafrais, les Vietnamiens non-communistes, les Albanais du Kosovo. Il ne s'est jamais agité sur le sort des Nicaraguayens victimes dans les années 80 des assassinats et des actes de sabotage de la Contra - appuyée par les Etats-Unis, ni sur les Serbes et les Roms au Kosovo après sa prise de fonctions, encore moins sur les Palestiniens victimes du nettoyage ethnique pratiqué par Israel.

Les victimes du régime militaire brutal de la Birmanie ne l'inspirent pas non plus, du moins pas en 2003 lorsqu'il reçut 25.000 euros de Total pour rédiger un rapport sur les activités de cette société dans le pays. Le rapport de 19 pages, rédigé après une courte visite guidée des installations de Total, prenait la défense de Total dans l'affaire de construction d'un gazoduc en Birmanie. Total y était accusée de profiter de l'utilisation par le gouvernement militaire d'une main-d'oeuvre d'esclaves. Il se peut que Total était aussi innocente que Kouchner l'a affirmé, mais ce qui est certain, c'est que Total n'a pas choisi Kouchner pour ses qualités d'enquêteur, mais pour sa réputation "d'humanitaire".

Il n'est donc pas surprenant qu'après sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères, Médecins Sans Frontières a publiquement demandé à Kouchner de cesser d'utiliser le nom de l'organisation pour asseoir sa réputation d'humanitaire. En réalité, cela fait déjà longtemps que Kouchner n'est qu'un publicitaire pour des interventions sélectives.

Un axe du bien franco-américain ?

L'idée de voir ce poseur superficiel occuper le poste de Ministre des Affaires Etrangères de la France est à la fois effrayante et comique. Il est difficile de décider s'il faut en rire ou en pleurer.

Si vous avez besoin de justifier une intervention militaire, Kouchner est votre homme. S'il avait été à la tête du Quai d'Orsay au mois de mars 2003, sa contribution au débâcle irakien aurait été de conseiller à Bush de laisser tomber ce truc sur les "armes de destruction massive" et de mener plutôt une guerre au nom des "droits de l'homme", afin de se "débarrasser du dictateur, Saddam Hussein". C'est du moins ce qu'il n'a cessé de répéter depuis cette l'époque. Kouchner trouve qu'il est dommage que G.W. Bush ait utilisé un mauvais prétexte pour détruire l'Irak. Il a même accusé la France d'avoir "forcé" les Etats-Unis à précipiter leur invasion, en brandissant la menace d'un veto au Conseil de Sécurité de l'ONU. Il ne lui viendrait pas à l'esprit que la bande de Cheney-Wolfowitz pouvait juger qu'il était plus efficace de faire peur aux Américains plutôt que de leur demander de faire la guerre par altruisme. De toute façon, l'Irak est en ruines, ce qui n'a pas l'air de troubler le plus célèbre humanitaire professionnel de France.

Rien n'indique jusqu'à présent que Sarkozy ait l'intention d'entraîner la France dans une guerre. Alors à quoi peut bien servir Kouchner ? A l'évidence, son passé à la tête de la mission des Nations Unies au Kosovo confirme qu'il est plus doué pour l'autopromotion que pour l'administration. C'est aussi le principal trait de son nouveau patron, qui n'est pas de ceux à se laisser voler la vedette. A part aider le parti de Sarkozy à remporter une large victoire aux prochaines élections législatives, l'utilité de Kouchner ne paraît pas claire, ni sa durée à ce poste.

Il a commencé dans son style habituel, avec des déclarations à l'emporte pièce destinées aux média. Selon Kouchner, la création d'un tribunal spécial international pour juger les assassins (non identifiés) de l'ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, "démontre la volonté de la communauté internationale de renforcer la stabilité au Liban,". En réalité, la politisation internationale de l'affaire déstabilisera encore plus le pays.

Kouchner a poursuivi en affirmant que la création du tribunal spécial obéissait "à la volonté du peuple Libanais, de tous bords et de toutes croyances". Ceci est, encore une fois, tout simplement faux. La moitié des Libanais, ou même plus, craignent qu'un tribunal international initié par les puissances occidentales ne devienne un instrument d'accusation contre la Syrie, le prétexte d'une guerre et de l'incrimination du Hezbollah, constamment décrit comme "l'allié de la Syrie". Un tel tribunal ne prendra certainement pas en compte l'opinion très répandue selon laquelle Israël, ou les ennemis de droite de Hariri, ou les deux, sont bien plus impliqués dans la récente vague de d'attentats que la Syrie, qui est la principale perdante dans l'affaire Hariri.

Ensuite, Kouchner a abordé la question du Darfour en proposant que les forces armées françaises basées au Tchad créent un "corridor humanitaire" pour protéger les victimes du conflit au Soudan voisin. Les mêmes organisations qui ont fourni initialement les fondements moraux pour la doctrine interventionniste de Kouchner ont immédiatement réagi en déclarant que sa proposition est inappropriée.

Denis Lemasson de Médecins sans Frontières, qui a actuellement 2000 travailleurs au Darfour, a qualifié les propositions de Kouchner de "dangereuses" à cause de la confusion qui régnerait entre les opérations humanitaires et militaires. Toute intervention militaire obligerait la plupart des ONG à évacuer, ce qui empirerait la situation, souligna-t-il.

Toutes les ONG françaises, MSF, Action Contre la Faim, Solidarités et même Médecins du Monde, s'accordent pour dire que la seule manière de mettre un terme à la guerre civile entre l'armée soudanaise et les milices Janajaweed et différents groupes rebelles serait d'arriver à un accord politique, et non pas une intervention militaire. Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde, a souligné que les populations sont éparpillées "comme des tâches de léopard", sur une superficie large comme la France et dans des enclaves contrôlées par un camp ou un autre, sans ligne de front.

Lemasson remarque que les expériences passées "d'ingérence humanitaire" confirment leurs craintes. Le "militarisme humanitaire" des Etats-Unis en Somalie en 1992, les "zones de sécurité" en Bosnie, ont crée des illusions qui aboutirent à des catastrophes. Et, ajoute Alain Boinet, dirigeant de Solidarités, l'échec en Irak montre que la paix ne peut pas être imposée.

Ainsi, Kouchner est arrivé trop tard. Trop tard pour se joindre à Bush pour une virée dans l'enfer Irakien. Il est déjà totalement discrédité aux yeux de tous ceux qui savent ce que signifie réellement une "intervention humanitaire", et qui reviennent à la vieille position de neutralité adoptée par la Croix Rouge afin de pouvoir accéder aux victimes. Il garde une côte de popularité auprès du grand public uniquement parce que son image médiatique soigneusement cultivée n'a pas été publiquement confrontée à la réalité.

Kouchner pourrait être une figure comique, mais sa comédie recèle deux tragédies. L'une est celle de l'espoir d'un véritable changement qui surgit en Mai 68. Un espoir foulé aux pieds, quarante ans plus tard, par une alliance entre un Sarkozy - qui le rejette - et un Kouchner - qui en est la parodie. L'autre est la tragédie de la politique internationale de la France, de ce qu'elle aurait pu et dû être. Nous en avons eu un bref aperçu lors du discours mémorable prononcé par Dominique de Villepin, le 14 février 2003, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce jour-là, contrairement aux us et coutumes des lieux, l'assemblée explosa dans un tonnerre d'applaudissements. Pendant un instant, il apparaissait que la France pouvait être la voix de la raison, du réalisme, de la paix et d'un monde meilleur.

Le monde avait, et a encore, désespérément besoin d'une telle France. Mais à la place, nous n'avons qu'un caniche de plus.

Diana Johnstone est l'auteur de La Croisade des fous, Le temps des cerises, Paris, et peut être jointe à
dianajohnstone@compuserve.com

version originale :
http://www.counterpunch.org/johnstone06042007.html

Traduction par Cuba Solidarity Project
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«La circulation circulaire de l'information» (Pierre Bourdieu)
Les journalistes, qui se lisent entre eux, le répètent en boucle jusqu'à ne plus douter eux-mêmes de sa véracité: "Dame ! C'est écrit partout : donc, c'est vrai !"

11:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, belgique, euro-dictature, actualite, elections, romain, courcelles, histoire, europe, usa, terrorisme, guerre, politique, presse, imperialisme, solidarite | |  Imprimer | | |

22/02/2007

22/02/2007: CHARLEROI: un immense trou de plus d' un milliard de francs belges à combler. Qui va payer, à votre avis ?

CHARLEROI: un immense trou de plus d' un milliard de francs belges à combler. Qui va payer, à votre avis ?

 

Il y a 3-4 jours, ils tiraient vraiment une drôle de gueule, sur TéléSambre, les représentants des trois partis « démocratiques » (Ps-Mr-Cdh) qui constituent désormais la nouvelle majorité à la tête de CHARLEROI , première commune de Wallonie …

 

Il y avait de quoi, après une majorité sans partage du parti unique « socialiste », depuis la fusion des communes en 1976-77, ils doivent annoncer un déficit budgétaire colossal de 26 millions d’ euros…    1,040  milliard  de francs belges, vous avez bien lu !

 

Campagne électorale oblige : pas question, PARAIT-IL, de faire combler ce trou immense par la population. Ca c’ est bien nouveau : les 3 partis solides comme le roc, disent en choeur : « La Région wallonne doit faire un geste pour Charleroi ! ».

 

Ca va donc être facile : Ps et Cdh dirigent ensemble la Région wallonne, où il viennent de trouver quelque 50 milliards de francs belges supplémentaires pour aider les multinationales capitalistes dans le cadre du Plan Marshall. Ils peuvent semble-t-il maintenant penser à un nouveau plan Marshall pour aider les communes wallonnes, le logement social, les infrastructures, et la population…

 

Et l’ échevin Mr Olivier Chastel est Vice-Président de la Chambre des Représentants. A ce titre, il est un grand ami de Guy Verhofstadt, premier-ministre, et de Didier Reynders, ministre fédéral des finances et par ailleurs président du Mr.

 

C’ est donc eux ensemble qui, aux différents niveaux du pouvoir, tiennent les cordons qui peuvent délier la bourse, si nos patrons ne se montrent pas trop rapaces pour quelques temps.

 

RoRo

11:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, ps, mr, cdh, ecolo, ptb, silence, communes, social, solidarite, luttes, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, belgique, charleroi, courcelles, romain, histoire | |  Imprimer | | |

20/02/2007

20/02/2007: La Poste ferme à la gare de COURCELLES-Motte. A CHATELET aussi !

La Poste ferme à la gare de COURCELLES-Motte. A CHATELET aussi !

 

Il n’ y a pas que le Bureau postal de la gare de COURCELLES-Motte qui va fermer. Dans les 2 ans, c’ est plus de 200 bureaux postaux qui vont subir le même sort. En témoigne aussi cet article que j’ ai piqué dans « La Nouvelle Gazette » de ce 19 février 2007.

Outre la fermeture annoncée du bureau postal de la rue de Namur à Châtelet, cet article confirme la politique actuelle de la Banque de la Poste. Avec nos gouvernants (Ps, Mr, Cdh, et autres…), l’ Euro-dictature, le patronat, la nouvelle banque capitaliste apporte elle aussi son clou à la politique de désertification de nos quartiers, d’ exploitation et de profits à outrance.

Un chapitre me fait quand même rigoler : c’ est celui de la fameuse « démocratie ». Une bande de gogos, de perroquets, de guignols, n’a plus que ce mot à la bouche. Comment croire que dans une véritable « démocratie », les travailleurs ont peur de parler, de s’organiser, sont exploités à outrance, convoqués « pour s’ expliquer », subissent des représailles, vivent de plus en plus mal, que les hautes directions syndicales sont devenues complètement muselées, amorphes, ratatinées dans l’ inaction, que tous les services publics qui ont été construits avec nos impôts et nos bras sont privatisés et tombent entre les mains d’ une poignée de profiteurs, de rapaces, étrangers ? A la différence d’ une action, la Banque de la Poste est aujourd’hui pour 50% entre les mains des Suédois, avec l’ aval de nos ministres.

Il paraît que le Parti « socialiste », dans sa campagne électorale, va se consacrer de nouveau à la lutte contre le capitalisme … ( ?). Qui le croira ?

RoRo

 

 

 

CHATELET : La poste de la rue de Namur va fermer.

 

Les facteurs en ont ras le bol .

 

 

Une fermeture de plus ! Encore un bureau de poste en moins ! Il est bien fini le temps du " service " postal ! Dans quelques semaines, les habitants du Faubourg devront se

rendre au centre-ville, à pied pour celles et ceux qui n'ont pas de voiture. On pense surtout aux personnes âgées. Elles font grise mine. La perspective fait grincer les dents.

 

TROP D’ HEURES :

Que dire alors du personnel de la poste?

"A la poste, dans toute la région de Charleroi, c'est le ras le bol", nous a expliqué une dame, facteur depuis plus de20 ans qui atenu à s'exprimer anonymement par peur de représailles".

" Quand j'ai débuté dans le métier, j'avais 320 boîtes aux lettres à servir.  Maintenant, j'en ai plus de 700.

La goutte qui fait déborder le vase est qu'on nous oblige à faire des heures supplémentaires après une longue journée, après avoir porté de lourdes charges et parcouru de nom-

breux kilomètres.

Le comble, c'est qu'on nous le dit le jour même! jusqu'à 65 heures par trimestre! On ne peut plus rien prévoir et organiser après le travail.

I1 faut revenir au travail après avoir été chercher les enfants à l'école.

Ce supplément devrait rester un libre choix et non une obligation".

" Si on ose s'insurger contre cette pratique, explique notre facteur, si on fait mine de refuser, nous sommes menacés d'être déplacé de bureau ou de tournée.

Les contractuels surtout sont menacés de non renouvellement du contrat. Si on prend la défense d'un collègue, on subi des pressions inacceptables, on est convoqué à des entretiens pour s'expliquer, on se retrouve face à un  tribunal dont le  président abat ses foudres sur nous'.

 

TAIS- TOI ET CRÈVE :

En 2003 et en 2004 déjà la Fédération postale était intervenue à propos de telles menaces de sanctions et de représailles face à ce que notre postière appelle le " Tais-toi et crève " .

" Qu'on laisse à chacun le droit de choisir de faire un. supplément d’ heures. Ne sommes- nous pas dans un pays démocratique?

Mais à la poste règne la dictature. Il devrait être interdit d'obliger les postiers à faire du supplément. Il ya une vie après la poste et surtout des obligations envers nos proches. Si la poste me fait vivre. je ne vis pas pour la poste".

Selon notre facteur. de trèsnombreux collègues partageraient son opposition aux heures supplémentaires obligatoires.

Ils partageraient un sentiment de ras le bol qui pourrait s'exprimer autrement qu'en faisant connaître cette situation au public.

J.M.

16:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, capitalisme, presse, oppression capitaliste, euro-dictature, social, syndicats, luttes, poste, communes, courcelles, belgique, solidarite, repression, ps, mr, cdh, ptb | |  Imprimer | | |

20/02/2007: Courcelles: A CHACUN SON LOGIS : une belle avancée dans la défense des locataires !

 

A CHACUN SON LOGIS : une belle avancée dans la défense des locataires !

 

Je rappelle encore une fois que les arriérés, contrairement à ce qui a été avancé par « A Chacun son Logis », ne portent pas sur 5 ans, mais bien sur 6 ans.

Les locataires ont reçu une note récapitulative, à laquelle était jointes les notes années 2000, 2001, 2002, 2003 , 2004 ET 2005 . Cela fait bien 6 années : 2000 et 2005 étant inclus, l’ année 2006 et les suivantes restants d’ ailleurs à couvrir. Il y a même lieu donc de croire que les tarifs des charges supplémentaires vont être réadaptées en conséquence vers le haut pour les années à venir. Très chère l’ entretien des chauffe-eau et des plantations (il faudrait d’ ailleurs se mettre d’ accord sur ce dont il s’ agit !) à COURCELLES, car les plantations et chauffe-eau sont le point essentiel des charges réclamées !

Avec une véritable union à gauche, et avec les locataires, il faut et on peut gagner cette bataille.

La nécessité de relancer le logement social, à Courcelles et ailleurs, est une évidence. Il suffit de distribuer des tracts dans les cités pour se rendre compte de leur délabrement prononcé, de la vétusté, des négligences d’ entretien, de l’ appauvrissement, d’ un climat de laisser-aller qui atteint de moral.

Van Cau et Di Rupo ont trouvé des centaines de millions d’ euros dans le cadre du Plan Marshall pour venir en aide une fois de plus aux patrons des multinationales capitalistes. Il est urgent de défendre un plan Marshall pour venir en aide au logement social et aux communes wallonnes.

Relancer la construction, entretenir nos communes, nos services publics, développer l’ aide sociale, les loisirs, … cela crée aussi de l’ emploi. Des maisons, en bon état, cela se loue, cela se (re)vend, les sommes investies finissent par rapporter financièrement en en terme d’ emplois. Ce n’ est pas de l’ argent perdu !

RoRo

 

 

 

De : Perfecto Denis [mailto:denis@perfecto.be]
Envoyé : lundi 19 février 2007 20:46
À : roger.romain@skynet.be
Objet : A chacun son logis

 

Chèr Mr Romain,

N’ayant pas pu consulter mes mails avant ce lundi soir, je viens seulement de découvrir l’avancée du dossier “A chacun son logis”.

Et quelle avancée!!! En plus du reportage RTL, ci-joint/ci-dessous vous trouverez les articles de la DH et Nouvelle gazette traitant également de l’affaire.

Suite au projet d’interpellation que j’avais fait parvenir à Mr Clersy ce vendredi soir, mais également au fait que Mr Tangre avait  également été interpellé par des locataires de son côté, notre interpellation au Conseil de ce lundi 26 février est devenue commune aux groupes ECOLO-UCPW.

Les faits que vous avanciez ont bel et bien été confirmés. Vu la tournure actuelle de l’affaire dans le sens voulu, il ne me semble plus nécessaire de nous rencontrer ce mercredi soir comme convenu au téléphone.

Vous trouverez ci-joint l’ordre du jour du Conseil en attendant de vous envoyer l’interpellation “A chacun son logis” dès que je serai en possession de la version finale que je devrais recevoir encore aujourd’hui.

Au plaisir de vous rencontrer lors de la prochaine séance du conseil, et en espérant que les locataires obtiendront gain de cause, ce dont je ne doute plus, veuillez recevoir, Mr Romain mes salutations distinguées.

Cordialement

Denis THIRY
Locale ECOLO Courcelles
0495933319

------ Message transféré
De?: "CLERSY Christophe" <christophe.clersy@ecolo.be>
Date?: Mon, 19 Feb 2007 09:39:32 +0100
À?: "Tim Kairet" <timkairet@online.be>, <denisthiry@belgacom.net>, "Denis THIRY" <denis@perfecto.be>, "MEERHAEGHE Isabelle" <Isabelle.MEERHAEGHE@ecolo.be>

* LA DERNIÈRE HEURE *

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Chacun son Logis à la charge

Les locataires de la société de logements sociaux se voient réclamer des charges des cinq dernières années

COURCELLES Douche froide pour les locataires de la société coopérative de logements sociaux Chacun son Logis à Courcelles : ils viennent de recevoir un courrier portant à leur connaissance le nouveau décompte des charges et celui-ci est plutôt salé... parce qu'il porte en fait sur les cinq dernières années.

Selon le parti d'opposition de l'Union Communale Progressiste et Wallonne (UCPW), cette démarche est purement illégale. Le groupe du conseiller communal Robert Tangre invite d'ailleurs les locataires à refuser de payer et à se joindre à une action en justice : "La moyenne des sommes réclamées se situe entre 500 et 100 euros alors que la toute grande majorité des locataires sociaux ont des revenus proches du minimum vital : c'est inadmissible ! La société est incapable dans ses courriers de dire sur quelle base juridique est fondé ce calcul astronomique. Pire, l'article du code civil sur lequel se base la direction pour réclamer le réajustement de ces charges est sérieusement remis en doute par l'avocat que nous avons chargé du dossier" explique Robert Tangre. Le code wallon du logement impose en effet un décompte annuel des charges mais ne prévoit pas un tel rétroacte sur cinq années : "la demande serait dès lors en partie prescrite selon notre avocat" précise encore notre interlocuteur. Ce point concernant des charges trop faibles par rapport au prix vérité avait été soulevé par l'audit commandité par la SWL.

V. D.

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=685812
<http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=685812>

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Christophe CLERSY,
permanent régional ECOLO Charleroi-Thuin
conseiller communal
ECOLO à Courcelles
Tél. : 071 / 23 80 20
Fax : 071 / 23 80 29
GSM : 0476 / 86 87 57
E-Mail : christophe.clersy@ecolo.be
<mailto:christophe.clersy@ecolo.be>
Website : www.courcelles.ecolo.be <http://www.courcelles.ecolo.be/>


10:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, actualite, presse, ucpw, ptb, ecolo, ps, logement, democratie, social, communes, luttes, solidarite, capitalisme, oppression capitaliste, environnement, courcelles | |  Imprimer | | |

17/02/2007

17/02/2007: COURCELLES: l' opposition des locataires des maisons sociales porte ses premiers fruits, avec l’ aide des médias …

COURCELLES: l' opposition des locataires des maisons sociales porte ses premiers fruits, avec l’ aide des médias …

 

La presse ne pouvait ignorer longtemps que le feu couve dans les cités sociales de Courcelles.

L’ opposition des locataires au paiement des arriérés d’ entretien portant sur 6 années vient d’ être relayée ce samedi 17 février 2007, à 13 heures, pendant un long moment sur Rtl-Tvi.

Il y a fort à parier que d’autres médias vont également plonger sur l’événement à leur tour.

Les locataires, épaulés par les actions du Ptb et de Pcc, réaffirment qu’ ils ne vont pas se laisser faire, qu’ils ne paieront pas. Ils réclament des comptes à la société « A CHACUN SON LOGIS ».

J’ avais prédit, dans un précédent message, que cela allait chauffer dans les semaines à suivre dans les cités. Je ne peux qu’ encourager les locataires à signer massivement LA PETITION en cours.

Les dirigeants de « A Chacun son Logis » vont devoir réagir. Pour sauver la face, ils vont certainement tenter de se retrancher derrière les conclusions du rapport d’ audit que personne ne connaît parmi la population. Pour rappel, les saloperies et les scandales de certains dirigeants de sociétés locales de la grande localité voisine, dirigée par les « socialistes », ont provoqué la mise en route d’ audits dans les cités de Wallonie. Certains de ces rapports concluentt, dans la mise en œuvre de moyens financiers, qu’ il faut réclamer plus de la part des locataires. Ces rapports, ces scandales, ces mauvaises gestions, se retournent donc maintenant contre la population. C’ est évidemment trop facile de la part de la Région wallonne : il lui appartient d’ allouer les crédits nécessaires pour combler les trous creusés par les mandataires « socialistes » ou autres des maisons sociales. Réclamer des centaines d’ euros supplémentaires, portant sur des années de retard, est une solution inacceptable pour les locataires qui ne sont que de petites gens. Attention donc à la manœuvre !

RoRo.

13:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, actualite, presse, silence, social, communes, solidarite, capitalisme, democratie, logement, ps, cdh, ptb, courcelles, romain, belgique, histoire | |  Imprimer | | |

01/02/2007

01/02/2007: COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles - Motte ..

COURCELLES: "La Poste à votre Service !", privatisée belgo-suédoise, ferme son bureau à la Gare de COURCELLES-Motte : 

 

On le sait, j’ ai déjà informé, sans qu’il y ait jusqu’ici la moindre réaction, la moindre mobilisation, de la part de nos chers élus des partis autoproclamés « démocratiques » … En attendant, les habitants des quartiers de la Motte et de La Glacerie sont de plus en plus nombreux à apposer nos affichettes-fenêtres, faute de mieux et d’ initiatives concrètes de la part de ceux qui en ont les moyens au travers de leurs appareils et de leurs élus.

Les gens protestent et « La Poste à Votre Service», bien obligée, réagit en distribuant une lettre toute platonique, aux chers clients du quartier, disant : « Votre bureau de Poste de la Gare de la Motte à Courcelles fermera ses portes définitivement le 26 février 2007. C’ est la fin du bail de cet immeuble qui nous conduit à prendre cette décision. Ce que cela signifie pour vous ? Presque rien. Votre compte et tous vos services bancaires seront transférés automatiquement au bureau de poste de Courcelles Trieux. Nous y répondrons à toutes vos questions bancaires et financières que vous pouvez vous poser. Maddalena Alessi, responsable de votre nouveau bureau de poste »  

Les services de la Poste ne sont donc plus réservés qu’ à ceux qui ont les moyens de se déplacer toujours plus loin, de se relier à Internet et/ou qui possèdent un compte bancaire … à la Banque de La Poste… 

Peut-on mieux se foutre du monde et de la population de La Motte, de La Glacerie, de Sart lez Moines, et des gens de passage ??? La fin d’ un bail ne peut-il être renégocié et signé de nouveau ??? 

Cela devient de plus en plus amusant de « vivre » à COURCELLES, en voie de désertification sociale et publique … 

 

RoRo (31/01/2007)   Affichons le verso de cet texte à nos fenêtres, svp.    Merci !

 

COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles - Motte ..

 

J’  ai lu avec plaisir la réaction de l’  Ucpw, publiée en page 2 de Tan Que Vive de ce 31 janvier 2007.

Je m’  en réjouis et j’  en approuve pleinement l’initiative et le contenu. C’  est ce que nous recherchons : constituer un  front le plus large possible contre cette fermeture et toute la politique de privatisations des partis au pouvoir, de l’ Euro-dictature et de tous les partis intégrés au système et aux multinationales capitalistes.

Il reste maintenant à connaître l’  attitude des autres partis prétendument démocratiques qui exercent, ou ont exercé, le pouvoir à COURCELLES : le Ps, le Mr, le Psc-Cdh.  Jusqu’ ici Ecolo, ne semble pas avoir réagi et avoir fait bouger ses mandataires. On verra avec curiosité. Nous pouvons encore gagner contre cette fermeture et la volonté de La Poste privatisée si nous faisons front. La Poste a, avant tout, une obligation de service public et de respecter toute la poudre aux yeux que ces managers n’  arrêtent pas de nous lancer aux yeux pour accaparer une clientèle qui pourrait être assez crédule pour lui faire confiance.

Faisons front, maintenons la pression sur les mandataires. Partout dans le pays, on s’oppose à la politique de La Poste visant à fermer des dizaines de Bureaux postaux. La population se mobilise et un cas a même été porté, et remporté, devant les tribunaux… La Poste annonce actuellement un bilan triomphal, réalisé sur notre dos à tous et celui de son personnel de plus en plus exploité. C’  est le moment de lui rappeler qu’  elle a été créée avant tout pour servir la population.

Et les syndicats des postiers, ils pensent quoi et attendent quoi pour réagir également face à ces fermetures, en commun avec la population et ses mandataires les plus progressistes ???

RoRo

(01/02/2007)

20:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, courcelles, nelgique, hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, presse, silence, europe, euro-dictature, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, liberte, syndicats, social, politique, resistance, solidarite, ps, mr, cdh, ecolo, ucpw | |  Imprimer | | |

30/01/2007

30/01/2007: Sauvez-le ! Lettre ouverte au président du PS: Un schizophrène ne doit pas être emprisonné, mais soigné !

Sauvez-le ! Lettre ouverte au président du PS

 

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Sauvez-le !
Un schizophrène ne doit pas être emprisonné, mais soigné !
Lettre ouverte au président du PS de Belgique, Elio Di Rupo

Monsieur Di Rupo,

Je vous écris pour vous demander de faire cesser au plus vite ce scandale : un jeune schizophrène de trente ans est emprisonné à Mons depuis quatre mois au lieu d'être soigné. Ceci met sa vie en danger et aggrave les souffrances déjà épouvantables de ses parents.
Vous me direz peut-être : « Adressez-vous à la ministre de la Justice » ? Eh bien, le problème, c'est qu'elle ne répond jamais. Alors, espérant que vous n'avez pas perdu, vous, la clé de votre boîte aux lettres, je vous demande d'intervenir au plus vite auprès de votre collègue, car il y a urgence. Je vous explique brièvement pourquoi...
Ce jeune homme est le fils de deux Montois d'origine italienne, Giacomina et Pietro. Son père a travaillé dans les carrières, sa maman est employée. Leur fils s'appelle... En fait, me disent ses parents, « quand notre fils sera libéré, peut-être qu'il n'aimera pas voir son nom étalé partout ». Alors, donnons-lui un nom d'emprunt, comme on fait parfois dans les journaux. Appelons-le... « Elio ». N'y voyez aucune ironie de ma part, je veux juste souligner que cette maladie frappe ou frappera une personne sur cent.
Moi aussi, je pensais que « ça n'arrive qu'aux autres ». Mais j'ai changé d'avis quand ma propre fille, Marie, a été atteinte de schizophrénie. Elle a vécu plusieurs années terribles avant de mettre fin à ses souffrances. Elle avait 27 ans. C'était il y a un an et demi. Je sais donc de quoi je parle et vous demande de me lire avec beaucoup d'attention.

Un schizophrène n'est pas un délinquant, c'est juste un malade. Comme cette maladie est très méconnue, j'avais écrit, à la mort de ma petite Marie, un texte intitulé : « Peut-être connaissez-vous, sans le savoir, un proche atteint de schizophrénie ? ». J'y expliquais :
« La personne atteinte de schizophrénie est victime d'une sorte d'hypersensibilité. Son cerveau fonctionne « trop vite, trop fort ». Il semble que les relations chimiques entre les cellules soient beaucoup plus fortes et nombreuses que chez nous. Du coup, elle « perçoit » des sons, des images, des sensations qu'elle a du mal à interpréter. Ceci la plonge dans l'angoisse. Et elle commence à construire des interprétations, des théories délirantes permettant de « justifier » ce que les autres, forcément, ne perçoivent pas. L'un entend « des voix » lui disant de commettre tel acte, l'autre se prend pour un personnage célèbre chargé d'une mission importante.
Et comme ses proches nient sa « réalité », le malade sombre dans la paranoïa: croyant que le monde complote contre lui et qu'il est donc en danger. Même s'il commet parfois des violences, le « schizo » n'est pas agressif, il a peur, c'est tout. Mais bien sûr, son comportement provoque des réactions en retour de ses proches, et cela ne fait qu'aggraver leur stress et leur souffrance. Tous vivent dans une angoisse épouvantable. »

C'est exactement ce qui est arrivé au jeune « Elio ». Sa maladie est apparue à l'âge de 18 ans, et depuis lors, sa vie est fichue, et ses parents aussi vivent un enfer. Vous imaginez leur souffrance de voir leur enfant dans cet état ? Ils ont dû le faire interner pendant de longues années dans un établissement dit de « défense sociale ». Il y a eu des améliorations, mais aussi, comme très souvent, des rechutes.
Alors, pourquoi, bon sang, le jeune « Elio » a-t-il été emprisonné le 21 septembre dernier ? Suite à une altercation verbale - je souligne : verbale - avec un médecin de l'institut psychiatrique où il se trouvait à sa propre demande. Dans un moment de colère contre des injections répétées de médicaments abrutissants, il a déclaré « Je vais te tuer » à ce médecin. Mais tous les schizos disent des choses comme ça, je l'ai moi-même entendu plusieurs fois dans la bouche de ma pauvre fille. Cependant, si on agit de façon adéquate, on peut les rassurer et les calmer peu à peu.
C'est-à-dire justement que la seule place qui convienne à un schizophrène, c'est un foyer où il sera entouré de l'affection rassurante des siens. Ou alors, dans les périodes de crises aiguës, dans un institut spécialisé et compétent. Mais il apparaît qu'en Belgique, ces institutions manquent de place, car elles manquent de subsides.
Bravo, la Belgique ! On offre des cadeaux de plusieurs milliards à des multinationales comme VW, on entretient six gouvernements dans un petit pays de dix millions d'habitants. Mais on n'a pas assez d'argent pour le social, pour les écoles, pour les soins aux malades. N'est-ce pas un scandale ? N'est-ce pas le genre de choses que les gens voudraient voir changer ?
Soyons sérieux. Imaginerait-on de placer en prison un malade atteint de dépression chronique, d'alcoolisme ou d'une autre maladie ? Alors, par quel raisonnement absurde peut-on emprisonner une personne souffrant de schizophrénie ?
Les nazis éliminaient les « fous ». En Pologne, l'an dernier, une jeune fille schizophrène a été tuée par les «exorcismes» de religieuses arriérées. Et la Belgique ? Elle va continuer à jeter des schizos en prison ?!

Il faut, de toute urgence, libérer « Elio ». A la prison de Mons, il a été battu par des gardiens, en présence de ses parents. Juste parce qu'il refusait de se faire aider pour rentrer en cellule. Vous vous rendez compte ? En présence de ses parents ! Que se passe-t-il quand il n'y a pas de témoin ? De plus, de façon inhumaine, il est interdit à sa maman de lui apporter des petites friandises ou des douceurs pour le réconforter dans sa prison !
De tels comportements sont exactement le contraire de ce qu'il faut faire. Dans quel état sortira-t-il ? Car nous allons être très nombreux à nous battre jusqu'à sa libération, ça, je peux vous le garantir ! Et la famille ira jusqu'à la Cour européenne de Strasbourg s'il le faut.
D'autant plus que la Belgique y a été condamnée en 1998 pour avoir détenu en prison une personne qui aurait dû être soignée dans un établissement spécialisé. Récidiviste, notre pays ? Il s'est déjà fait, ces derniers temps, une réputation lamentable en matière de violations des droits de l'homme. D'ailleurs, j'aurai encore l'occasion de vous écrire bientôt sur un autre sujet, très grave aussi.

Comme ses parents et ses amis, je suis extrêmement inquiet. Visité en prison par sa mère, le jeune « Elio » l'a quittée en lui disant : « Prie pour moi, Maman, car ou bien je vais au paradis ou bien je vais en enfer. » Les suicides sont hélas fréquents chez les schizophrènes. Soyons clairs : laisser « Elio » en prison, c'est le condamner à mort.
Monsieur le président, je pense que votre choix est très clair également. La ministre de la Justice a le devoir d'intervenir tout de suite, de le faire libérer et de lui permettre d'être soigné dans un établissement approprié. En intervenant, vous permettrez de sauver la vie de ce jeune homme, et vous éviterez qu'on ajoute l'intolérable aux souffrances de ses pauvres parents. Leur combat ne concerne pas seulement cette famille, mais bien d'autres aussi, plongées dans des drames semblables et qui n'ont pas la chance d'être un peu médiatisées. Il est temps que la Belgique apporte un peu d'humanité dans sa « Justice ». Prenez vos responsabilités, s'il vous plaît !
Avec mes meilleurs sentiments.

Michel Collon
Bruxelles, le 29 janvier 2007


Infos, solidarité :
Pour envoyer un petit message de solidarité à ses parents, écrivez à : fb439354@skynet.be

J'apprends à l'instant que ses proches ont ouvert un blog où chacun peut s'informer, témoigner sa solidarité, signer une pétition de soutien : http://pourfabrizio.skyblog.com

Et vous pourrez trouver la version complète du texte « Peut-être connaissez-vous, sans le savoir, un proche atteint de schizophrénie ? » ainsi que de nombreux témoignages, sur le site que j'ai ouvert lors de la mort de ma fille : http://www.mariecollon.info/

21:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, syndicats, silence, collon, capitalisme, oppression capitaliste, repression, justice, ps, euro-dictature, politique, belgique, courcelles, hainaut, romain, histoire, actualite, social, presse, europe | |  Imprimer | | |

29/01/2007: COURCELLES: Libéralisation de l' électricité devenant toujours plus chère pour les consommateurs: message à Monsieur Christophe Clersy, conseiller communal Ecolo

COURCELLES: Libéralisation de l' électricité devenant toujours plus chère pour les consommateurs: message à Monsieur Christophe Clersy, conseiller communal Ecolo

 

 

Cher Monsieur Clersy,

 

Lors du Conseil communal du 10 janvier 2007, auquel je n’ ai pu malheureusement assister n’ayant pu prendre connaissance de la date prévue, vous avez interpellé à ce sujet :

 

« -02 Interpellation de M. CLERSY Christophe, Conseiller communal à propos de la libération du marché de l'électricité et aux opportunités qui en découlent pour notre commune. POINTCOMPLEMENTAIRE »

 

Il me serait très agréable de recevoir le texte complet de votre interpellation, si cela est possible.

 

Pour gouverne, dans sa campagne électorale, le Ptb a aussi mis en avant l’idée de nécessaires regroupements de consommateurs en groupes d’ achats pour réduire nos factures et nous passer, jusqu’à un certain point, des sociétés capitalistes concurrentes.

 

L’ abaissement des prix par le jeu de la concurrence étant un leurre.

 

Je suis donc preneur pour toute initiative en ce sens et aider à (re)diffuser toutes les informations utiles à ce sujet.

 

Bien à vous et bonne journée !

 

Roger ROMAIN

a/conseiller communal

B6180 COURCELLES

14:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, romain, histoire, actualite, capitalisme, oppression capitaliste, politique, presse, silence, europe, euro-dictature, social, syndicats, resistance, solidarite | |  Imprimer | | |

28/01/2007

26/01/2007: COURCELLES-Trazegnies: un cas désespéré !

COURCELLES-Trazegnies: un cas désespéré !

 

Je ne sais pas d’ où vous tenez votre information (à vérifier bien sûr).

Mais, j’ ai pris la peine de me rendre sur place ce jour.

Selon les renseignements obtenus, l’ intéressé serait chômeur isolé.

A ce titre, il ne peut « se faire » qu’ entre 700 et 800 euros par mois.

Aucun chômeur isolé ne perçoit 1.000 euros par mois.

Pour atteindre quelque 1.100 euros (le plafond) par mois (les mois de 31 jours), il faut être chômeur agé chef de famille au taux salarial le plus haut.

Quoi qu’ il en soit, il est probablement un homme de café (ce n' est d' ailleurs pas isolé ni si dramatique puisque nous avons en Belgique un ministre wallon qui aime, paraît-il, également carresser la bouteille, pourtant bien rémunéré par la collectivité et entouré de la sollicitude de son parti et de pas mal d' électeurs...) et il n’ a pas les aptitudes intellectuelles requises pour pouvoir assumer des démarches.

Est-il dans ce cas, à 59 ans, à aider et à suivre, ou a laisser crever en rue comme une bête ? Bien des sdf, ont d’ ailleurs leur propre histoire qui n’ est pas toujours sans taches, je le sais. Mais cela n’ empêche qu’ ils deviennent de plus en plus nombreux et que la misère s’ étend.

Par ailleurs si le logement social était suffisant et en bon état, il ne serait pas nécessaire d’ attendre une maison libre pendant des semaines, des mois, en cas d’ urgence et de cas prioritaires. Il y aurait actuellement quelque 800 demandes en attente rien qu’ à Courcelles ….  Les partis du système, qui se succèdent au pouvoir, sont avec leurs élus, à tous les niveaux, responsables de cette situation.

Je vous laisse juge. Sachant qu’ il a dû quitter l’endroit où il habitait, qu’ il a déjà dormi à la porte pendant un certain temps et qu’ il devient pratiquement impossible de trouver actuellement un logement acceptable ( ?) à moins de quelque 15.000 fb par mois. Difficile à assumer lorsque l’ on vit seul avec des allocations de chômage d’isolé. La Tv nous livre régulièrement des exemples semblables où des gens assistés (chômage et/ou cpas) doivent « vivre » par les temps qui courent avec les quelque 100 à 200 euros par mois après avoir retranché leur loyer. C’ est dans ce cas impossible de se nourrir, de s’ éclairer, de se chauffer, de se soigner et d’ avoir le moindre loisir.

Evidemment, nous sommes l’ un et l’ autre en droit d’ avoir notre point de vue personnel sur la question. C’ est là tout un débat propre à la nature même du capitalisme, cette société d’ exploiteurs et de profiteurs.

Je vous remercie de votre message, de votre point de vue et vous souhaite bonne soirée !

RoRo

 

 

De : DAUGE BERNARD [mailto:dauge.bernard@skynet.be]
Envoyé : vendredi 26 janvier 2007 17:42
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Re: CoDiff: COURCELLES-Trazegnies: un cas désespéré !

 

M. Romain, cette personne, gagne environ 1000 euros par mois . Cet homme ne sait pas s'assumer parce qu'il boit, il est alcoolique et dépense tout son argent pour boire. Aider les gens c'est bien pour autant qu'ils aient la volonté de prendre leur destin en main. Ici, ce n'est pas le cas. Vous allez lui donner un logement? Il ne paiera pas le loyer. 

Boire ou se loger? Quelle est la priorité? Vous, vous le savez mais cette personne n'a pas les mêmes priorités que vous.  

(selon les renseignements que j'ai pris ... à vérifier). Si cela s'avère être la vérité, il vaut mieux se consacrer aux gens qui veulent prendre leur destin en main.

 

 

----- Original Message -----

Sent: Thursday, January 25, 2007 9:47 PM

Subject: CoDiff: COURCELLES-Trazegnies: un cas désespéré !

 

COURCELLES-Trazegnies: un cas désespéré !

Cet appel est paru en encadré dans « Tan Que Vive », le journal publicitaire local, page 2, ce 24 janvier 2007, photo à l’  appui, à l’initiative de Madame Marie DELBIANCO:

« Cela fait maintenant deux mois que Michel dort dans mon garage à TRAZEGNIES. Pourquoi ? Une demande de logement a été introduite à « Chacun Son Logis » mais sans résultat à ce jour. Vont-ils encore rester insensibles, longtemps, à ce cas de détresse ?

L’  hiver est là, pas de chauffage, pas de commodités, va-t-il mourir dans mon garage ?

Il y a des maisons libres. Ne serait-il pas temps de faire un geste social ?

Pourrait-on aider MICHEL ?

Contact : DELBIANCO Marie    tél : 071.45.79.73. »

 

Nous sommes au 21e siècle, dans une commune toujours dirigée depuis les dernières élections communales par une majorité « socialiste » - Mouvement « réformateur ».

Jusqu’ aux dernières élections, la majorité était « socialiste » - Cdh (Centre « démocrate » « humaniste »).

Le Ps qui a toujours 12 élus sur 29 constitue donc toujours l’  ossature principale de la majorité. Il a promis d’  être à l’  écoute des citoyens, des Courcellois »… dans sa campagne électorale démagogique et de « renouveau » subit.

Nous allons donc voir comment ils sont « démocrates », « humanistes » et « réformateurs » …

En tout cas, ce vendredi, je tenterai de prendre contact avec l’  intéressé et Madame Delbianco pour vérifier et, s’il y a lieu, nous prendrons les dispositions nécessaires pour mobiliser la population autour de ce cas (in)humain …

Il est vrai que sous le capitalisme à visage humain et l’  Euro-dictature capitaliste la misère ne cesse de s’ étendre, dans des pays qui regorgent de richesses et … de super-profits pour d’ aucun …

Les sans-logis se mobilisent à Paris et jusqu’ aux rives de La Sambre à Charleroi. Cette misère s’  étend maintenant partout face à la vie chère, la médiocrité des moyens de « subsistance » et la hauteur usuraire des loyers.

RoRo

13:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, presse, silence, ps, cdh, ecole, social, syndicats, solidarite, capitalisme, oppression capitaliste, europe, mr, courcelles, romain, politique, communes, hainaut, charleroi, euro-dictature, belgique | |  Imprimer | | |

23/01/2007

22/01/2007: Lorsqu'un perroquet, attardé de l' anti-communisme béat, m' écrit ...

De : Roger Romain [mailto:roger.romain@skynet.be]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 19:49
À : fa029559@skynet.be; aksakal7@hotmail.com
Objet : CoDif: (suite) Encore un attardé de l' anti-communisme béat ... Je vous laisse les fautes ... qui ne sont pas de simple inattention . Dois-je publier ... ?

 

Merci de ton message !

Il y a une chose, vois-tu, que ces attardés mentaux (que je n’  ai  d’ ailleurs pas sifflés !) ne comprendront jamais : c’ est que tant qu’ il y aura 1 seul exploiteur capitaliste sur cette terre, il y aura des communistes (qu’ ils s’ appellent communistes ou autrement…).

Je ne cesse de le répéter : la révolte des esclaves et des exploités dure depuis Spartacus, et probablement bien avant … et elle continue de plus belle.

Depuis « la chute du mur de Berlin » et l’ Anschluss de la Rda,  le Monde vit de plus en plus mal et la situation s’ aggrave de jour en jour.

Les crimes du capitalisme et leur mépris des peuples n’ont plus de limites.

Dans les pays de l’  Est « libérés » du « communisme » (sic), les exploiteurs, les popes et les monarques ont repris le pouvoir ramenant le monde 1 siècle en arrière, sous le pillage des multinationales, les guerres de religions, racistes, impérialistes et colonialistes.

Bonne soirée !

RoRo

 

 

 

 

 

 

De : romain-proprietaire@yahoogroupes.fr [mailto:romain-proprietaire@yahoogroupes.fr] De la part de Marcus Lemaire

Objet :[romain : paix_socialisme_communisme] CoDiff: Encore un attardé de l' anti-communisme béat ... Je vous laisse les fautes ... qui ne sont pas de simple inattention . Dois-je publier ... ?

 

Bonjour Romain,

Bien fait de publier ce mail ...

Il (dé)montre  que la capitalisme fabrique (en effet) de plus en plus d'attardés mentaux.

Marc.

 

----- Original Message -----

Sent: Saturday, January 20, 2007 12:19 PM

Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] CoDiff: Encore un attardé de l' anti-communisme béat ... Je vous laisse les fautes ... qui ne sont pas de simple inattention . Dois-je publier ... ?

 


De : aksakal7@hotmail.com [mailto:aksakal7@hotmail.com]
Envoyé : vendredi 19 janvier 2007 22:12
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Toutes mes félicitation!

Quand l'on pense,
que le marxisme-léninisme est mort depuis la chute du mur de Berlin, je ne peut que vous félicité pour votre ténacité a maintenir cette doctrine stupide et moribonde .
La seul présence sur votre site du drapeau communiste est une insulte a notre commune!
Vous voulez que Courcelles évolue?
Et bien arrêtez de la polluer avec vos niaiseries rouges!
Voila tout se que je pense de vos idées et du (co)comunisme!

22:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, charleroi, histoire, romain, courcelles, belgique, communisme, democratie, liberte, social, ptb, politique, propagande, syndicats, solidarite, hainaut | |  Imprimer | | |

22/01/2007

20/01/2007: Il n' y a pas qu' à COURCELLES-Motte que la nouvelle POSTE capitaliste ferme un bureau: à COURTRAI aussi, mais là la population et les élus s'organisent ...

Il n'  y a pas qu' à COURCELLES-Motte que la nouvelle POSTE capitaliste ferme un bureau: à COURTRAI aussi, mais là la population et les élus s'organisent ...

 

 

Courtrai • Lancement du comité d’action « Notre poste restera ! »

La Poste fermera à terme deux bureaux d’un quartier populaire. Riverains et syndicats se serrent les coudes pour le maintien de « nos petites postes ».

Jan Noordijk
17-01-2007

La Poste vise les bureaux de Courtrai 5, rue de Stasegem, et Courtrai 4, chaussée de Bruges. Courtrai 5 (« Saint-Jean »), surtout, se situe dans un très vieux quartier. Il y passe encore 500 clients tous les trois jours, dont quelques entreprises de la ZI de Stasegem car, pour eux, « notre petite poste » signifie un énorme gain de temps, sans problème de parking. Pour les personnes âgées du quartier, la fermeture est encore plus grave : il est si difficile de se rendre dans le centre. Dans leur petit bureau, ils peuvent toujours se procurer des timbres et, chemin faisant, tailler une bavette avec l’une ou l’autre connaissance. D’ici peu, il leur faudra aller au Delhaize où ils se sentiront sans doute obligés de faire quelques courses. Et leur pension mensuelle ? Le grand patron de La Poste, Johnny Thijs, avec ses 830 000 euros par an, s’en fiche pas mal. Vont-ils devoir aller toucher leur pension dans un point Poste, avec risque d’agression à la clé ?

Pour le 1er mars, dans toute la Flandre occidentale, La Poste compte fermer 12 bureaux, dont celui de Moen (Zwevegem), près de Courtrai. Ici, les gens devront aller 10 km plus loin, à la poste de Zwevegem, située le long d’une route à gros trafic et quasiment sans possibilité de parking.

Comme alternative, l’administration communale a proposé à La Poste l’ancienne maison communale de la rue de l’Église, à Moen. Proposition que La Poste a déclinée avec arrogance, tranchant qu’il n’y aurait plus d’activités postales à Moen.

Les politiciens locaux participent à l’action

Entre-temps, une pétition lancée à Moen a déjà été signée par plusieurs politiciens locaux, tant du SP.a que du CD&V et du VLD.

Le comité d’action « Notre poste restera ! » est convaincu que les deux bureaux peuvent encore avoir de beaux jours devant eux. Une soirée info a d’ailleurs rassemblé une soixantaine de personnes.

À Courtrai aussi, les habitants passent à l’action. Les gens du voisinage du bureau de poste de Saint-Jean se serrent déjà les coudes en compagnie des deux grands syndicats. Le week-end dernier, ils ont lancé une pétition. Le 24 janvier, ils remettront les signatures à Johnny Thijs. Tous les mandataires locaux du Parlement fédéral et flamand ont été mis au courant et appelés à réagir. Leurs réactions seront reprises sur 3 000 tracts. Cela ne fait donc que commencer.

14:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, actualite, capitalisme, oppression capitaliste, charleroi, social, belgique, hainaut, democratie, europe, euro-dictature, cdh, ps, mr, ecolo, pt, presse, silence, solidarite, resistance, syndicats, politique | |  Imprimer | | |

16/01/2007

16/01/2007: Les habitants concernés disent: Non au Zoning à Viesville !

Les habitants concernés disent: Non au Zoning à Viesville !

 

 

COURCELLES – VIESVILLE – CHARLEROI : les multinationales capitalistes, qui sont maintenant maîtresses du pays et de notre économie, veulent du tout neuf et du moderne. Au diable les habitants et les riverains !

 

C’ est normal, diront certains : il faut reconvertir !  Mais :

 

Après la création des zonings de FLEURUS, JUMET – RANSART , l’ agrandissement continu de l’ aéroport de GOSSELIES (pardon : Brussels – South !), la création du Pac de COURCELLES-Motte, du zoning de COURCELLES, de City – Nord à GOSSELIES, un projet de zoning existe aussi pour VIESVILLE.

 

Ainsi, le vieux centre industriel de CHARLEROI (où le capitalisme a laissé des usines abandonnées, délabrées, des terrils, un environnement dégradé et pollué, un logement digne du XIXe siècle) se déplace à l’ est et au nord de CHARLEROI, au nord-est et au nord de COURCELLES, dans le cadre d’ un vaste projet d’ ensemble.

 

Ce sont désormais des milliers d’ habitants des communes environnantes, rurales et/ou semi-rurales, qui pâtissent de ce redéploiement industriel, au nom de l’ emploi et du modernisme, qui sont désormais contraints de vivre de plus en plus au milieu de casernes industrielles, bétonnées et grillagées dignes de Guantanamo, et qui voient leur tranquillité s’ envoler comme "Aux Fonds de Corbeau "(Courcelles), selon les appétits, les normes et la volonté des décideurs économiques.

 

C’  est avec raison que les habitants de VIESVILLE s’  opposent à ce projet. Ils ne manquent pas d’  arguments, d’ autant plus qu’  il y a lieu de craindre que l’ aéroport de GOSSELIES ne va sans doute plus arrêter de s’ étendre dans les mêmes directions, contournant Charleroi-Gosselies par le nord (la nouvelle grande folie du moment étant le développement aérien effréné : toujours plus vite, toujours plus loin) :

 

Ci-dessous, le communiqué du Comité d’  opposition au Zoning de Viesville, daté de ce 15 janvier 2007:

 

«  Viesville :

 

Zoning de Viesville : Anniversaire :

 

Le 21 janvier 2002 était annoncé un projet d'implantation d'une Zone d' Activité Économique sur le territoire de Viesville. Dès le 31 janvier, des riverains organisèrent une première réunion d'information à la population.

A partir de cette date, de nombreuses manifestations d'opposition virent le jour: marche de protestation, distribution de tracts, pétitions, présence sur des lieux d'activité (marchés, brocantes, inaugurations, ...) interviews à la radio et à la télévision, rencontres et interpellation de l'Administration Communale, du Ministre de l' Aménagement du Territoire d'Aquasambre, ...etc

 

-Malgré de pertinents arguments, tels que: le danger pour les nappes aquifères, de l'expropriation de fermes et de 80 hectares de bonnes terres agricoles, donc de la perte de la ruralité du village, le non respect des zones d'intérêt paysager et archéologique, de la proximité d'habitations,

 

-Malgré les avis négatifs de la CRAT et du CWEDD (organes consultatifs de la Région Wallonne)

 

-Malgré nos propositions, aux décideurs, d'autres sites possibles comme des friches industrielles à réhabiliter, des zonings existants à compléter ou à étendre, des terrains disponibles à réaffecter, ...

 

Le 22 avril 2004, le gouvernement wallon officialisait sa proposition de modifier le plan de secteur à Viesville et, donc d'autoriser la création d'une Z.A.E. devenue mixte entre-temps.

S'opposant, plus que jamais, à cette décision, le C.O.Z. avec l'ASBL Viesville Vert et Vivant dépose le 14 octobre 2004 un recours en annulation devant le Conseil d' État, soutenu par les agriculteurs et interenvironnement Wallonie qui introduisent également un recours. Nous sommes maintenant dans l'attente de notre dossier. Aucune date n'est prévue, et nous ne pouvons qu'attendre !

Nous voulions vous tenir au courant de la situation, à ce jour, et vous redire avec force: NON AU ZONING DE VIESVILLE.

 

Le Comité d'Opposition au Zoning »

 

Une précision de RoRo : le Gouvernement wallon est actuellement composé par 2 partis autoproclamés « démocratiques » : le Ps et le Psc-Cdh …

 

RoRo

(le 16/01/2007)

22:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, presse, silence, democratie, capitalisme, oppression capitaliste, environnement, ecologie, resistance, ps, mr, europe, euro-dictature, solidarite, social, syndicats | |  Imprimer | | |

14/01/2007

11/01/2007: de Michel COLLON, journaliste belge, ...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 15:00
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU : Somalie, pétrole, Belgique, Otan, Colombie, Saddam et les médias

 

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12/01/2007

11/01/2007: Honte à ceux qui ont obéi !

Honte à ceux qui ont obéi !

Carte blanche parue dans « Le Soir » du mardi 24 octobre 2006

 

Il y eut Semira, étouffée par les pandores chargés de l’expulser par tous les moyens. D’autres morts encore et des gens molestés, restés anonymes parce que les victimes n’avaient ni identité ni soutien. Et puis il y a Tabitha, une petite fille de 5 ans traitée comme une criminelle parce qu’elle voyageait « sans papiers », en compagnie de son oncle, pour rejoindre sa maman au Canada. Elle dut faire escale à Zaventem. Mauvais plan pour elle : ce fut un peu comme si un Juif fuyant l’Allemagne nazie tombait en parachute au milieu du camp de Bierkenau.

 

Pour avoir jeté en prison - car les centres fermés ne sont rien d’autre que des prisons - puis expulsé comme une pestiférée et renvoyé vers le pays qu’elle fuyait la petite Tabitha, la Belgique vient d’être quasiment mise au ban des nations civilisées par la Cour européenne des droits de l’homme. La gifle flanquée par la Cour de Strasbourg à l’État belge est sévère et cinglante. À juste titre !

 

C’est « la Belgique » qui a été condamnée à Strasbourg. C’est loin d’être la première fois... Vu de l’étranger, la honte retombe sur tous les Belges puisque le camouflet est administré à leur pays. C’est ainsi que fonctionne la justice internationale.

Ce n’est pourtant pas « la Belgique » qui a terrorisé une fillette de cinq ans ; ce sont des fonctionnaires de l’Office des étrangers, des gardiens et, peut-être, des policiers, sur ordre - ou avec la couverture... d’un ministre de l’Intérieur.

 

Le ministre responsable et ses collègues du gouvernement qui l’ont soutenu devraient à jamais être déshonorés. Mais ils parviendront sans doute à se trouver des excuses (ils n’ont fait qu’appliquer la « loi », on connaît la rengaine...) et à faire oublier « l’incident », bref : à noyer le poisson.

 

Quant aux agents de l’Office des étrangers, aux gardiens ou policiers qui ont scellé, dans les faits, le sort épouvantable de Tabitha, un anonymat pépère leur permettra d’éviter le mépris public qu’ils méritent pourtant. Les gendarmes qui, naguère, ont étouffé Semira sont toujours en fonction, que je sache, et je ne serais pas étonné d’apprendre qu’ils ont été promus.

 

Lorsque sévit la barbarie, l’histoire ne retient souvent que le nom des tyrans : tout le monde connaît Néron, Attila, ou Hitler. L’opprobre et le dégoût focalisés sur les dictateurs laissent dans la nuit et le brouillard les agissements ou les lâchetés de toutes les « petites mains » sans lesquelles la machine à réprimer, à humilier ou à tuer ne pourrait pas fonctionner.

 

Les simples exécutants ne doivent pourtant pas pouvoir se dédouaner en douce sous prétexte qu’ils n’étaient que des maillons du système. Au lieu d’être des maillons, ils auraient pu être des grains de sable qui enraient les processus délétères.

Sans doute Jean-Jacques Goldman a-t-il mille fois raison de se demander si, « né en dix-sept à Leidenstadt », il aurait été « meilleur ou pire que ces gens » qui, au jour le jour, ont fait fonctionner et prospérer l’hydre totalitaire : pareille quête de lucidité doit éviter que chacun puisse trop facilement se délivrer à soi-même un brevet de héros.

Mais il faut espérer que l’universalisme des droits de l’homme ou, si nécessaire, la crainte de la réprobation collective et de la sanction pénale amène le plus grand nombre à s’imaginer sinon résistants, à tout le moins réfractaires ou déserteurs, plutôt que complices d’actes abjects.

 

Les crimes collectifs ou les lâchetés démultipliées appellent des réactions globales. C’est dès l’école primaire qu’il faut apprendre aux enfants à refuser de se plier à ce qui heurte la morale et choque les consciences pour nourrir l’esprit critique et faire de l’empathie pour les faibles un réflexe naturel.

Certes, les expériences de Milgram ont démontré que la soumission à l’autorité était un atavisme solide puisqu’une forte majorité des quidams testés ont infligé des tortures à des inconnus sur une simple injonction du personnel d’encadrement. Mais ces tests ont tout de même permis de trouver pas mal d’insoumis et c’est à la proportion de ceux-ci qu’il convient, par tous les moyens, de donner de l’ampleur.

 

Si l’enseignement des valeurs humanistes et la promotion de la désobéissance civique ne suffisent pas, que l’on sorte alors de l’anonymat et que l’on traîne en justice tous ceux qui ont prêté la main à des ignominies sans autre excuse que celle d’avoir obéi !

Dans l’affaire Tabitha, je veux me persuader que tous les Belges n’auraient pas agi comme le ministre de l’Intérieur et ses sbires. Ces derniers devraient être identifiés et poursuivis, même si l’on sait qu’ils invoqueront illico l’alibi des lâches : « Nous n’avons fait qu’obéir aux ordres ! » Mais, bon sang, l’obéissance n’est pas une valeur morale ! Tout juste une règle utilitaire.

 

On oublie souvent que l’article 1er de la Déclaration universelle des droits de l’homme impose à tous les êtres humains un devoir d’« agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » et que son ancêtre de 1789 faisait figurer dans les « droits naturels et imprescriptibles » la « résistance à l’oppression » !

Plus récemment, les pénalistes ont élaboré la théorie de la résistance légitime à l’autorité qui justifie les refus d’obéissance, voire la violence exercée pour se soustraire aux abus flagrants d’autorité. Même si beaucoup de gouvernants, de juges et de policiers vivent avec l’idée, inconsciente chez la plupart, qu’« une injustice vaut mieux qu’un désordre », selon la formule de Goethe, il faut, si l’on veut éviter de nouvelles dérives fascisantes - comme faire d’une fillette de cinq ans une brebis galeuse instiller, chez tous les citoyens, un réflexe de refus, voire de désobéissance.

 

Toutes les lois ne se valent pas et celles qui protègent la dignité humaine, les libertés individuelles et l’intégrité physique ou morale d’un enfant, priment les lois scélérates comme celles qui permettent d’emprisonner et d’expulser une « étrangère » de cinq ans ou les lois stupides comme celles qui obligent un fonctionnaire, un policier ou un militaire à toujours obéir à son chef...

 

Jean-Marie Dermagne
Avocat, bâtonnier du barreau de Dinant

 

 


 Plus d'info sur ; http://oscarflores.canalblog.com/

21:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, romain, europe, euro-dictature, democratie, liberte, capitalisme, oppression capitaliste, actualite, histoire, presse, silence, repression, politique, racisme, colonialisme, sans-papiers, 127bis, immigres, solidarite, resistance | |  Imprimer | | |