29.10.2010
25/10/10: Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d'une vaste opération policière au marché de Châtelineau...
Samedi 16 octobre. Nous nous trouvons avec quelques membres de la Plate-forme Charleroi-Palestine avec un stand au marché de Châtelineau. Tout se passe bien, nous avons de multiples discussions avec les gens, très réceptifs à nos arguments sur le boycott des produits israéliens.
Vers midi, un hélicoptère tourne sans arrêt au-dessus de la place. Nous nous demandons ce qui se passe. Un peu plus tard, une camionnette de la police se fraie un chemin le long du marché, passant à proximité de notre stand.
Puis un ami de la Plate-forme vient nous dire : « Ils sont en train d'arrêter plein de sans-papiers, là-bas. » Cela se passe dans une rue donnant sur le marché, tout près de notre emplacement.
Je décide d'aller voir. Là, derrière une camionnette de police, je vois quatre ou cinq personnes alignées contre une grille, les mains menottées dans le dos. Je m'en vais un peu plus loin, puis je reviens sur mes pas et je prends deux photos. Un policier me dit, calmement, que je dois laisser la police faire son travail et que je ne peux pas prendre de photos. Je demande pourquoi on arrête tous ces gens. Il me répond qu'ils vendent des produits de contrefaçon.
Je m'éloigne, je retourne au stand, la rage au coeur. Pourquoi s’en prend-on aux petits vendeurs, souvent des sans-papiers n'ayant pas la possibilité de faire un autre boulot, alors que ce ne sont pas eux qui font écouler la marchandise sur le marché.
On discute un peu au stand, et voilà qu'un commissaire de la police s'amène.
« Vous pouvez venir une minute avec moi ? » Je le suis, un membre de la Plate-forme le suit aussi. Le commissaire me dit : « Vous avez posé une question au policier. Vous n'avez pas le droit de poser des questions. » « Vous avez pris des photos aussi. On va vous entendre au commissariat. » Il appelle son « team d'arrestation ». Trois ou quatre policiers en civil s'amènent très rapidement. Ils me prennent de force, me soulèvent des deux côtés à la fois.
On me pousse dans la camionnette, on me prend mon GSM, mon appareil photo et on met tout cela dans un sac en plastic. Dans la camionnette, il y a trois personnes arrêtées, menottées. J'apprends que deux d'entre elles n'ont pas de papiers de séjour, le troisième n'a pas de permis de travail.
J'entends par la radio de la camionnette que l'opération d'arrestation se poursuit. Des policiers en civil passent régulièrement près de la camionnette.Mon GSM sonne tout le temps. Je demande de pouvoir répondre. « Vous n'en avez pas le droit, vous êtes en détention administrative. » On ne part toujours pas. En fait, le chauffeur attend du renfort...
Une des personnes arrêtées supplie : « S'il vous plaît, éloignez-nous d’ici : les gens du marché vont nous prendre pour des criminels... » Le policier du marché propose d'accompagner la camionnette pour qu'enfin celle-ci puisse partir.
Nous arrivons au commissariat de Châtelet. On nous amène dans un couloir. À gauche, il y a le bureau d'« accueil ». À droite, des cellules où des jeunes d'origine étrangère se trouvent par deux, les mains liées, derrière les barreaux. Il y a un va-et-vient impressionnant, dans ce couloir. De nouveaux « arrivages » de personnes arrêtées, de policiers en civil.
Un policier particulièrement excité et très autoritaire (et je reste polie) donne les ordres et décide qui va où.
Je suis « appelée » dans ce bureau. Le policier hyper-excité se met à m'aboyer dessus. Je lui réponds que je ne suis pas son chien. Vu que mon comportement n'est pas assez collaborant, il m'accuse de « trouble de l'ordre public », « rébellion », « outrage à policiers en fonction ». « Maintenant vous avez deux dossier judicaires et vous êtes en détention judiciaire." Le lendemain, un avocat me dira qu'ils m'ont dit n'importe quoi. Je ne pouvais pas être en arrestation judiciaire, parce que je n'avais pas vu un juge d'instruction.
Je dois enlever mon bonnet, mon manteau, mes châles, mes sacs... Le policier donne l’ordre à une collègue de me fouiller et envoie une deuxième policière pour l’accompagner car « elle (moi, en fait) se rebelle ».
Je laisse faire la fouille. (Je dois enlever les chaussures, les chaussettes, le jeans, le T-shirt, le pull. Me mettre de face, me mettre de dos. Soulever le soutien-gorge). Après, je dis aux policières qu'il n'est pas normal qu'on me traite ainsi, uniquement parce que je pose une question et que je prends des photos.
On m'amène dans un bureau pour que je fasse une déclaration. Je le refuse. C'est mon droit. Les policiers à qui j’ai affaire ne sont pas contraires. Je dis que je voudrais déposer plainte. Ils me disent que j'ai le droit de déposer plainte au comité P.
De retour à « l'accueil », le policier hyper-excité ordonne qu'on m'emmène dans une cellule en bas. Je vois de nouveaux visages de personnes arrêtées derrière les barreaux. Il y a de nouveau plein de monde dans le couloir.
On m'emmène dans les caves. Je dois enlever mes chaussures, on me fait entrer dans une cellule, je dois enlever mon soutien-gorge. Le froid me tombe dessus. Je demande d'avoir ma veste. « Vous n'avez pas le droit, il y a une couverture. »
Cette cellule ressemble plus à un cachot qu'à autre chose. Il n'y a pas de lumière de jour, elle est à demi éclairée par un spot placé au-dessus de la porte d'acier. Un banc, une toilette. 2 m sur 2 m 30. Il y fait très froid. Je ne peux pas mettre les pieds à terre car le carrelage est très froid lui aussi. Je mets la couverture autour de moi, des épaules jusqu'aux pieds et j'attends sur le banc.
A un certain moment, j'entends qu'un policier vient dans le couloir. Je tape avec mon coude contre la porte d'acier : « Je veux téléphoner à mon mari et à un avocat. » « Vous n'avez pas le droit, vous êtes en détention judiciaire. » Encore un qui dit n'importe quoi.
Je reste au moins deux heures dans cette cellule froide. Heureusement, en élevant la voix, je peux échanger quelques mots avec la personne qui se trouve à côté. J'apprends que c'est la personne qui était assise avec moi dans la camionnette. « Madame, vous êtes là ? »... « Oui. »... « Putain !... ».
Je lui demande s'il ne craint pas d'être expulsé. Il me dit que, la fois précédente, on l'a relâché après quelques heures. J'espère pour lui que ce sera pareil maintenant. « Patience, Madame, quelques heures... »
A nouveau, des pas dans le couloir. Le commissaire qui a ordonné la détention administrative ouvre la porte, accompagné de deux autres policiers. Il me dit que je peux sortir. Je récupère mes affaires à « l'accueil ».
Mais je suis encore amenée dans un autre bureau. Avec le commissaire, encore les deux mêmes policiers qui sont venus jusqu'à la cellule, et un nouveau, en civil.
Le commissaire précise qu'il m'a mise en détention administrative, mais que cela n'a rien à voir avec mes activités sur le marché. « Je ne vous ai pas non plus parlé de photos. » Ce qui est manifestement faux. « Il y a trois dossiers contre vous : celui du marché, rébellion, trouble de l'ordre public. »
Le « civil » dit que son rôle est de protéger les policiers en fonction. Il me demande de voir les photos pour constater s'il y a des policiers reconnaissables. Apparemment, il faut protéger les indics.
Il montre une photo que j'ai prise du stand de la Plate-forme. « Vous vendiez des objets à votre échoppe ? » Je lui réponds que je n'ai rien à dire là-dessus. « Moi, je suis passé à 8 h 35, vous vendiez de la marchandise. » « Alors cela, c'est votre quatrième dossier. » Je lui ai répondu que c'est un grossier mensonge. En réalité, nous étions sur place à 10 h 30. Il me rend l'appareil.
Les photos des arrestations ne sont pas enlevées. Il faut dire qu'elles n'étaient pas très réussies non plus.
Je m'adresse au commissaire. « Je voudrais connaître votre identité. Je vais déposer plainte contre vous. » Réponse : « Votre avocat n'a qu'à faire son travail. »
Je suis reconduite à la sortie. Il est 16 h 50. J'ai été arrêtée pendant 3 h 30.Je demande qu'on me reconduise à Châtelineau, ma voiture se trouve trois ou quatre kilomètres plus loin. Cela, c'est rêver, évidemment.
Ce n'est qu'une fois chez moi, que j'apprends que des amis ont averti un avocat, lequel a téléphoné au commissariat, et qu'un camarade est venu voir le commissaire pour connaître la raison de ma détention. Ce sont probablement ces interventions qui ont fait que j’ai été libérée plus tôt.
Tout au long de mon « séjour », j'ai pu constater que certains policiers, en particulier ceux qui sont responsables du marché, semblaient plus qu'embarrassés et n’étaient visiblement pas d'accord avec les méthodes utilisées.
J'estime que ces faits, me concernant, sont très graves, c’est une réelle atteinte aux droits démocratiques (au même moment se déroulait une manifestation à Bruxelles sur le même sujet) et je ne resterai pas les bras croisés.
Mais évidemment les personnes arrêtées et qui sont d'origine étrangères ont subi un sort bien plus dur que moi.
Je n'ai pas été menottée (alors qu'on m'a dit que c'était la procédure). Je n'ai pas dû m'inquiéter si j'allais être amenée dans un centre fermé et expulsée du pays. J'ai encore pu répliquer aux aboiements de certains policiers, sans qu'on me frappe. D'ailleurs, un policier m'a dit : « Vous avez vu qu'on a mis des gants, lorsqu'on vous a amenée à la camionette. « Je n'allais pas vous frapper, vous avez l'âge de ma mère. »
Il a oublié de dire aussi que je suis « blanche » et que j'ai la nationalité belge.
Myriam De Ly
22:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romain, courcelles, histoire, politique, actualité, presse, silence, télévision, médias, belgique, répression, démocratie, liberté |
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15.09.2010
12/09/10: notre camarade Belkacem nous a quittés ...
In memoriam Belkacem Chilali
Belkacem Chilali nous a quittés ce samedi 4 septembre 2010. Son amie Myriam De Ly lui rend hommage.
Des hommes comme toi, il n'y en a pas deux
Tu étais un combattant, Belkacem, un homme de la solidarité, un homme de la masse. Tu es né en Algérie, près de Tizi Ouzou, près des montagnes de Djurdjura et tu avais en toi la force de ceux qui veulent déplacer des montagnes. Très jeune, tu as combattu le colonialisme français en Algérie dans les rangs du FLN. C'est une période qui t'a fortement marqué.
Tu as été mineur de fond dans la région de Charleroi et tu étais délégué de la FGTB. Et tu mobilisais tes troupes pour la grève quand il y avait des problèmes.
Un jour, tu es allé frapper à la porte de la Braise, de la FGTB et du MOC, lorsque ton beau-frère s’est retrouvé enfermé dans le centre fermé de Vottem. Lors d'une conférence de presse à Gosselies, tes amis belges ont témoigné leur estime pour toi, pour Mourad, pour la famille.
Tu parlais avec tout le monde, tu défendais tout le monde. Comme Annie, cette femme habitant ta rue, agressée de multiples fois par son ex-mari. Alors que tu étais déjà alité, tu m'as demandé d'aller voir une femme algérienne à qui on avait retiré ses papiers de séjour et sa pension de survie.
Tu étais dans les manifs des sans-papiers, dans les manifs des syndicats; avec ton casque FGTB, ton keffieh, tes drapeaux... Et évidemment tu étais toujours là pour la Palestine ou contre la guerre en Irak.
Depuis le début de l'année, ta maladie s'est aggravée, mais tu ne te plaignais pas. Tu continuais de venir aux activités de la Plate-forme Charleroi-Palestine. Comme à cette action symbolique au Colruyt où tu avais rempli ton caddy de patates israéliennes... Le 31 mai, le jour même de l'attaque israélienne contre la flottille pour Gaza, tu m’a téléphoné : « Myriam, si tu vas à Bruxelles pour une action, je viens avec toi », et nous sommes partis ensemble...
Je ne pourrais pas compter le nombre de manifs, de mobilisations que nous avons faites ensemble. Nous sommes allés plusieurs fois en Flandre aussi, comme lors de la visite de solidarité avec les travailleurs de Ford Genk.
Tu n'étais pas un triste non plus, Belkacem. Qu'est-ce que nous avons rigolé avec tes blagues ! Tu me disais : « Il fait plus propre en Flandre. On va demander aux Flamands de venir nettoyer les rues en Wallonie... »
Et toujours tu prenais la parole au micro, au mégaphone, à haute voix... Même devant de jeunes lycéens en grève contre la guerre en Irak. Et ce n'était pas toujours facile de t'arrêter... Toujours tu étais là avec un tract ou une pétition en main. Tu marchais beaucoup, de Gosselies à Marchienne, et sur la route, tu interpellais les gens. Tu as fait un travail gigantesque pour le PTB. Tu ne supportais pas le racisme, le colonialisme et tu avais des répliques toutes prêtes pour ceux qui parlaient en ce sens.
Tu as une famille formidable, Belkacem, avec ta doctoresse Menoune, ton infirmière Tassadith, tes fils, beau-fils et belles-filles et tes petits-enfants que tu adorais. Nous leur présentons nos sincères condoléances.
Belkacem, mon ami, un homme comme toi, on ne l'oublie pas. Car ce sont des hommes de ta trempe qui font changer le monde.
Myriam De Ly
12:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romain, courcelles, histoire, actualité, algérie, charleroi, ptb, silence, politique, belgique, social, solidarite |
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07.04.2010
02/04/10: de Michel Collon, journaliste politique belge...
Nouveau sur michelcollon.info - Investig'Action USA : Chris Hedges - Le Hindenburg du système de santé a atterri Réforme d'Obama: un cadeau pour le peuple américain ou pour les assureurs du privé ? John Pilger - Passez une bonne guerre mondiale, brave gens Jamais deux sans trois... Merci Washington! AFRIQUE : Youssef Girard - « Malheur aux vaincus » : note pour une lecture politique d'Ibn Khaldoun Leçon de résistance pour tous les opprimés Funmi Feyde-John - La crise constitutionnelle du Nigeria et l'ingérence américaine Démocratie: régime politique où le pouvoir est contrôlé par le peuple... avec l'aval de Washington Lucile Daumas - Sommet UE/Maroc : construire des résistances et des alternatives à un projet d'inspiration coloniale On pille vos ressources et on vous renvoie vos pauvres en charter, d'accord ? AMERIQUE LATINE ET CARAIBES : Jean Ortiz - Honduras: la guerre sale Le nouveau gouvernement en pleine campagne de liquidation des résistants João Pedro Stédile - Victoire des peuples d'Amérique latine contre l'hégémonie du capital et du gouvernement US Amérique latine 33 - USA 0 Marc Maesschalck - Haïti : leçons pour l'avenir Mode d'emploi pour reprendre son destin en main ISRAEL : Serge Halimi - Coup de froid entre les Etats-Unis et Israël Le début de la fin d'un soutien inconditionnel ? James Petras - Le Mossad vient en Amérique: escadrons de la mort sur invitation Quelques astuces pour bafouer le droit international et la souveraineté des Etats Alain Gresh - Quand la France laisse entrer les produits des colonies et poursuit ceux qui s'y opposent La France téméraire s'oppose au droit international ! ATTENTION MEDIAS : Emrah Kaynak - Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion "Tout l'art de la guerre est fondé sur la duperie" Daniel Tencer - La CIA projette de manipuler l'opinion publique européenne sur l'Afghanistan Prêts pour une nouvelle affaire de burqa cet été ? Jean-Pierre Berlan - "Derrière les OGM, c'est un projet de mort qu'on impose." L'agriculture industrielle et ses armes de destruction massive LECON D'ECONOMIE : Gérard Filoche - Fitch Ratings et le pouvoir des agences de notation Les agences de notation font la pluie et le beau temps dans l'économie mondiale Charles Hoareau - Grèce: petite leçon de syndicalisme à l'intention des sceptiques Et si la Grèce tournait le dos à l'?uro ? LECON DE POLITIQUE : Jean-Marie Dermagne -Belgique : vite une République tranquille ! "Comme on l'enseigne depuis Platon, monarchie et démocratie sont antinomiques" VIDEO : Keny Arkana - Jeunesse du monde Clip illustré de la rappeuse marseillaise NOUVEAU LIVRE DE MICHEL COLLON : Israël, parlons-en ! |
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07.03.2010
05/03/10: BELGIQUE: Double discours: la duplicité de la Feb...
Double discours
Pour le grand public, Leysen décrit le « cauchemar » des entrepreneurs, mais aux investisseurs, Leysen déclare que la Belgique est un paradis fiscal. C’est de la duplicité et de l’hypocrisie. La réalité montre que seule la version pour les investisseurs qui correspond aux faits.
« Le président de la Fédération des Entreprises de Belgique peut-il tenir deux discours totalement différentes sur le climat pour les entreprises en Belgique ? »
Cette question, c’est le magazine financier Trends qui se la pose cette semaine 1. Sans cacher sa source d’inspiration : « L’hebdomadaire Solidaire du PTB a placé dans son édition du 18 février les déclarations totalement opposées de Leysen : celles d’un pays difficile pour entreprendre avec un handicap salarial lourd et un marché du travail peu flexible et celles d’un pays disposant d’un climat d’investissement exceptionnel tel que décrit dans la nouvelle brochure de la Chambre de commerce belgo-japonaise. »
Trends a demandé à Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB, son avis sur le grand écart de son président. Thomaes n’y voit « pas vraiment d’inconsistances »: « Le rapport du BJA apporte seulement d’autres accents. Sur base des mêmes faits et chiffres mais dépendant du contexte pour lesquels ils doivent servir, vous avez d’autres accents »
Pour l’opinion publique, Leysen décrit un cauchemar pour les entreprises et prévient que « toute hausse des charges affectera notre compétitivité et donc l’emploi». Pour les investisseurs, il annonce que la Belgique est un paradis fiscal : « La Belgique a l’impôt sur les sociétés le plus bas du monde.».
S’agit-il simplement « d’autres accents » ? Non c’est de la duplicité et de l’hypocrisie. La réalité montre que c’est la version destinée aux investisseurs qui correspond aux faits.
AB InBev, la filiale Cobrew du groupe n’a payé, via les intérêts notionnels, que 2,38 % d’impôts. Soit un cadeau fiscal de 70 millions d’euros. Chez Carrefour, le centre de coordination a fait 381 millions de profits sur lesquels il a payé 0,008 % d’impôts. Un cadeau fiscal de 129 millions. Pourtant, Rudi Thomaes prétend à Trends : « L’affirmation que les entreprises ne paieraient pas d’impôts ou recevraient de gros cadeaux, est absolument non fondée » Ah bon ?
Chez Carrefour c’est aujourd’hui 5 000 emplois qui sont menacés. Le secteur bancaire a supprimé 3 000 emplois l’an dernier mais BNP-Paribas vient d’annoncer 5,8 milliards de profit et Dexia 1 milliard.
Un salarié moyen de Carrefour paie pourtant proportionnellement 3 700 fois plus d’impôts que le centre de coordination de l’entreprise.
Et tout ceci n’empêche pas ces multinationales de licencier. Au contraire, chez Carrefour c’est aujourd’hui 5 000 emplois qui sont menacés. Le secteur bancaire a supprimé 3 000 emplois l’an dernier mais BNP-Paribas vient d’annoncer 5,8 milliards de profit et Dexia 1 milliard.
Pourtant nos ministres versent des larmes de crocodiles en se déclarant impuissants face à chaque restructuration. Pour reprendre ensuite ensemble la chansonnette de Leysen : « nos coûts salariaux sont trop élevés », « les cotisations patronales doivent baisser ».
Or, plus on donne de cadeaux au patronat, plus ils restructurent et licencient. Qui croit qu’un loup peut devenir végétarien ? Qu’il ne faut pas lui mettre une muselière ? L’État doit-il continuer à donner de l’argent à des entreprises qui croulent sous les dividendes ? Non, il doit leur interdire de licencier. Tout simplement.
1.Trends, 1er mars, http://trends.
15:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, television, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, gouvernement, exploitation, crise, finance, feb |
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02.03.2010
08/01/10: Les comiques, les "joyeux" du capitalisme "social" et "à visage humain"...
22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, courcelles, romain, belgique, cdh, crise, gouverbement |
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31.01.2010
24/02/10: C'est daerdennesque ...
RoRo
22:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, ps, romain, wallonie, silence, gouvernement |
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29.01.2010
26/01/10: les gaffes de Leterme et des autres ...
Yves Leterme récidive! Voir les 2 vidéos trouvées pour Comprendre
de "salimmarseille @ ...fr>
Bsr!
Après la gaffe des gaffes de M. Leterme, Premier ministre de Belgique :
http://www.youtube.
Déjà Qu'il ne connaissait pas son hymne national! L'Apatride récidive avec un moment d'Grâce rares Une:
http://www.youtube.
Cette vidéo est gravissime! Le Premier ministre BELGE est un pantin sans cerveau! IL a relu la question du député sans même s'en rendre compte!
Voici un débat intéressant sur la loyauté des élites actuelles, la santé de leur état mental ... etc
Vous devez maintenant comprendre pourquoi on est dans la mousse actuelle sans que personne ne réagisse!
:
12:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, romain, belgique, euro-dictature, silence, gouvernement |
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16.01.2010
16/01/10: COURCELLES: souvenirs d' "Èl Catula", vî militant communiste ...
Cher Roger,
Connaissant le respect que tu avais de mon grand-père, tu trouveras un texte en "copie jointe" , extrait d'un mémoire que j'ai fait sur ma famille.
Peut-être que certain de tes amis et sympathisants seraient heureux de découvrir qui était "El Catula" dont tu parles quelques fois avec beaucoup d'amiration.
Bien à toi et surtout porte-toi bien.
Claudy
Èl Catula « Pa’ Bastin » comme toute la famille l’appelait, était un homme moyennement grand, au caractère calme mais obstiné, sa vie s’est déroulée entre la mine, sa famille, l’entretien de son jardin et de ses cultures de tabac , récolté pour son usage personnel, mais qu’il vendait aussi aux amis et voisins ( les accisiens étaient plus laxistes à l’époque et ne repartaient jamais les mains ni les poches vides . . . de tabac !). Il était taiseux, très peu expansif, mais tous les ans, fin automne , il se faisait une joie d’organiser une grande fête réunissant toute sa famille (que personne n’eut osé manquer !), à l’occasion de l’abatage du cochon, qu’il élevait et soignait avec une attention que certains parmi sa descendance auraient pu envier ! Il s’évertuait à découper le lascar avec beaucoup de précaution pour ne pas abîmer les morceaux, qu’ils distribuaient le plus équitablement possible entre ses cinq enfants, devenus chefs de famille. Mis a part un petit rôti et 2 ou 3 petites côtes, il ne gardait pour lui que quelques bas-morceaux en disant « C’èst bén assèz come çà, pou s’què dju mind’je co !» (1). Il habitait seul « ô fond dèl coumèn’» (2), impasse située en haut de la rue Bayet à Courcelles, et passant tous les jours en face de chez lui pour me rendre à l’école, je lui rendais presque quotidiennement visite pour lui dire bonjour et lui ramener du Trieu, quelques menues courses plus ou moins urgentes et cela malgré l’indifférence et la froideur qu’il manifestait à mon égard. Cette attitude qui me peinait un peu, lui était dictée par ses convictions politiques (nous y reviendrons) car en ces temps, les flamands étaient toujours un peu considérés comme des étrangers et des slogans tel que «1 flamind = 1 chômeû wallon »(3) , était toujours dans les mémoires, et n’étais-je pas à ses yeux ; « èl djoûne dèl flamindje !»(4). Son habitation située à l’écart de tout charroi lui permettait, lorsque le temps s’y prêtait, de se reposer en « trônant » sur son trottoir, semblable à ces figurines de plâtre qui représentent « les vieux du temps passé », sauf que lui il ne portait plus le sarrau bleu. Il pouvait rester des heures assis sur sa chaise à fond de paille, méditant dans le calme qu’offrait le fond de son impasse, en fumant «son» tabac dans une grande pipe de bruyère en forme d’esse, qui lui descendait jusqu’au nombril et qu’il tenait d’une main aux doigts bruns et recuits par le fourneau de sa pipe. Cette sérénité contrastait terriblement avec l’homme aux convictions bien définies, qu’il avait défendues et propagées avec exaltation et détermination, lors de réunions ou de meetings souvent houleux. N’avait-il pas été à la base de l’instauration de la première cellule courcelloise du Parti communiste, dans les rangs duquel il avait milité toute sa vie d’ouvrier (bien soutenu dans son action par ma grand-mère !). Il avait épousé ma grand-mère Alphonsine Dehon, d’origine boraine . Ils avaient eu 5 enfants, dont mon père René. Ma grand-mère était politiquement aussi engagée (sinon plus) que lui . Après sa retraite, il recevait toujours régulièrement ses amis partisans, qui plus jeunes, continuaient « La Lutte », je me rappelle bien de ces visites qui devenaient vite très animées et dont l’ambiance m’attirait. Ces débats animés me tétanisaient et ont probablement été le ferment de mon attirance pour la vie associative et politique et c’est peut-être une des rares bonne chose que je doive à « Pa Bastin ». Quelques jours avant sa mort, sa compagne lui demanda « René, s’ i vos –arivoû n’saqwès, qwés qui dju d’vreû fé avoû l’drapia ? »(5). Sachant sa fin proche ; il lui répondit : « vos l’mètrèz d’ssus m’bwèss’, eyèt s’is vèneûs a l’ètermint vos l’yeû don’rèz »(6). Le 1er. drapeau du P.C. local avait été confectionné et brodé par ma grand-mère Alphonsine, c’était un beau drapeau, rouge bien sûr, et brodé de lettre or. Il recouvrit le cercueil, accompagna « Pa Bastin » jusqu’à sa dernière demeure et fut remis à Mer. Georges Glineur, chef de file d’une importante délégation représentante du P.C. et composée d’une vingtaine d’ex-compagnons, qui avaient tenus à lui rendre les honneurs. Et paradoxe, le Curé de la Motte (l’abbé Suys), qui avait voulu témoigner par sa présence aux funérailles, du respect qu’il portait à « René du Catula » fut la cible d’une «pique» du genre « eh curè, vos n’avèz nén peû qu’i n’ vène vos satchî les ôrtias dè l’ nût »(7), lancée grossièrement par un ultra anti-clérical. Le foudroyant d’un regard d’acier et avec beaucoup de sang-froid, notre Mer. le Curé lui rétorqua : « Non, car lui (en insistant sur le –lui-), c’était un brave homme, un vrai ! » Longtemps après sa mort les anciens qui parlaient de lui le surnommait encore ; « René du Catula, èl comuniss’ »(8). Malgré que cet homme n’aie jamais eu envers moi le moindre geste gentil, ni manifesté à mon égard le moindre sentiment de filiation, je le respectai car pour moi, il incarnait le chef de clan, le « Patriarche ». Maintenant encore il représente pour moi l’homme courageux qui a su, sans se voiler la face, combattre et défendre ses convictions en œuvrant pour la défense des droits des travailleurs. N’ayant reçu de sa part le moindre signe de bon accueil et de semblant d’amitié, je ne m’y suis jamais vraiment attaché, il n’a jamais été pour moi un « pèpère », mais tout simplement « Pa Bastin » pour lequel j’éprouve surtout et toujours beaucoup d’admiration et une certaine fierté d’avoir reçu de lui (a son insu !), quelques uns de ses chromosomes qui m’ont orienté vers l’engagement politique. Heureusement, nous n’avons pas vécu notre vie d’adulte à la même époque, car nos différences de convictions auraient été j’en suis persuadé ; source et projections d’ « Etincelles »( 9). NOTES : 1- C’est bien assez comme cela ; pour ce que je mange encore. 2- Au fond de la « Coumène », lieu-dit attribué à cette impasse. 3- 1 flamand = 1 chômeur wallon !. 4- L’enfant de la flamande. 5- René, s’il vous arrivait quelque chose (la mort !), que devrai-je faire avec le drapeau ? 6- Vous le mettrez sur ma boite (cercueil !) et si ils viennent a l’enterrement (ces amis du Parti), vous leurs donnerez. 7- Eh Curé, vous n’avez pas peur qu’il (le mort) vienne vous tirer les orteils de la nuit. 8- Le Communiste. 9- l’ « Etincelle » hebdomadaire édité par le Parti Communiste.
20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charleroi, histoire, politique, courcelles, communisme, hainaut, romain, belgique, wallonie, pc, communes |
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14.12.2009
14/12/09: BELGIQUE: Jean-Louis LEJEUNE veut entrer à son tour en politique ...
20:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, television, ecolo, ps, romain, belgique, democratie, mr, capitalisme, silence, cdh, medias, information |
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06.12.2009
04/12/09: de Michel COLLON, journaliste politique belge ...
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11:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, courcelles, presse, irak, palestine, television, romain, israel, silence, tunisie, sarkozy, collon, medias, obama |
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