31/10/2007

31/10/2007: France, le nouveau maître Sarko ne va pas crever de faim ....

C' est fait depuis ce premier message ... Sarko plaide la transparence ... (la glasnost d' un certain contre-évolutionnaire bien connu...!)
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: La 'civilisation' progresse sans arrêt gagner plus... uniquement pour les parasites]]
Date: Tue, 30 Oct 2007 20:26:13 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>


La 'civilisation' progresse sans arrêt...

En fait, en 2007, nous vivons toujours au temps du Moyen-Age, le temps des Seigneurs ...
Les différences éventuelles ?
-les serfs (les travailleurs, les prolétaires, les esclaves): 'on' leur retient 30, 40, 50, 60%, de leur traitement, de leurs revenus du travail, en tant que charges sociales, impôts professionnels, redevances obligatoires, cotisations de 'solidarité',  tva à la consommation, assurances, soins de santé, etc, etc...   Mais les seigneurs des temps modernes modernes ont supprimé la dîme...
-les seigneurs n'imposent plus leur pouvoir absolu: ils se font élire tous les 4, 5, 6 ans... C' est plus malin, plus légitime. Comme ils sont devenus "démocrates", ils disparaissent plus facilement dans la nature en cas de problème(s) et deviennent insaisissables ...
-leurs guerres de conquêtes, d' enrichissement, de pouvoir: c' est toujours les peuples, les esclaves, qu'ils dressent les uns contre les autres ... pour la patrie, pour Dieu, pour leur 'justice', pour se défendre, pour la race supérieure, pour la 'civilisation', pour le 'droit', pour le Roi ou le Führer, pour le capitalisme et les banquiers, pour   ...
LE PROBLEME: c' est que des millions de gogos marchent ...   En '14-'18, tant en France qu' en Allemagne, d' un côté comme de l' autre, 'ils' partaient tous pour 8 jours, en chantant ... On les aura ceux d' en-face... ! Le hic: c' est que la promenade militariste, voulue par les capitalistes et impérialistes, a duré 4 ans ... 20 millions de victimes !  Et 25 ans après, 'on' a remis cela. 'On' croît mourir pour la Patrie, 'on' meurt pour les coffres-forts. Le capitalisme porte en lui la guerre comme les nuées portent l' orage  !  Et qui peut donc prouver le contraire ???
RoRo


-------- Message original --------
Sujet: [controle_omc] gagner plus... uniquement pour les parasites
Date: Mon, 29 Oct 2007 22:39:20 +0100
De: mikara <mikara@teaser.fr>


QUEL SCANDALE !
MK
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Sarkozy veut gagner plus
 
Selon un note interne de L'Elysée, que l'hebdomadaire «Profession Politique» s'est procurée, le salaire du Président pourrait augmenter de 140%.
Alexis DANJON
LIBERATION.FR : lundi 29 octobre 2007
Nicolas Sarkozy moins payé que François Fillon. Une réalité qui ne devrait plus l’être pour très longtemps. Selon une note que l’hebdomadaire Profession Politique s’est procuré, rédigée par Emmanuelle Mignon – la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy – et transmise à l’Assemblée nationale, le salaire du Président pourrait augmenter de 140%.
Nicolas Sarkozy touche actuellement 8.300 euros brut par mois. Il est un des chefs d’états européens les moins payés en Europe, très loin derrière Angela Merkel et ses 21.262 euros mensuels. Mais le chef de l’Etat n’a aucune facture à payer, il ne règle pas les dépenses courantes (électricité, taxe d’habitation, costumes…).

L'explication d'une telle augmentation est simple pour la directrice de cabinet du Président: il faut que la rémunération de Sarkozy «soit fixée par la loi à un niveau comparable à celle du Premier ministre et des homologues étrangers du président de la République française». Il pourrait donc passer à 20.000 euros brut, le même salaire que son Premier ministre. Et être ainsi mieux payé plus que ses ministres et secrétaires d’Etat, qui gagnent respectivement 13.471 euros et 12.795 euros.
Selon Europe 1, qui cite un proche du Président, cette modification ne devrait toutefois pas être effective en 2008. Après le refus du gouvernement d’accorder le «coup de pouce»
aux Smicards en juin dernier, l’augmentation des émoluments présidentiels serait mal perçue.

Par ailleurs, cette note précise que «le budget de l’Élysée va tripler en 2008», la présidence réintégrant dans son budget plus de 800 personnes actuellement «prêtées» par les administrations. Une «opération de transparence» pour Profession Politique qui «conduira mécaniquement à une augmentation de la dotation grosso modo de 32 à 100 millions d’euros.»
© Libération

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, capitalisme, europe, euro-dictature, belgique, romain, courcelles, histoire, actualite, presse, silence, politique, exploitation capitaliste, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/10/2007: Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres...

-------- Message original --------
Sujet: Les Liquidateurs
Date: Wed, 31 Oct 2007 01:11:05 +0100
De: cgt.carrefour@tiscali.fr <cgt.carrefour@tiscali.fr>


 
Communiqué du syndicat CGT Carrefour Nîmes-Sud
(www.CGTCarrefourNimes-Sud.com)
 

Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres.

 

Mesdames et Messieurs,

Le 26 septembre 2007 à l'Assemblée nationale pour certains d'entre vous et le 10 octobre 2007 au Sénat pour les autres, vous avez dit « oui » au protocole de Londres.  Pourtant de nombreuses associations de défense de la langue française, tant au Québec, Impératif français, le MEF, l'Asulf qu'en France, Avenir de Langue française, le FFI, DLF, l'A.FR.AV ont toutes dénoncé ce protocole comme étant le cheval de Troie de la mise en place du tout anglais dans la rédaction des brevets en France et en Europe. De grands linguistes comme Claude Hagège, Bernard Lecherbonnier, des syndicats tels la CGT et la CFTC, le Collectif pour le droit de travailler en français, se sont eux aussi prononcés contre ce traité. De nombreux journaux, aussi variés que l'Humanité et le Figaro, ont publié des articles dénonçant également ce protocole. Il y a même eu une pétition en ligne (www.lapetition.be) qui a obtenu près de 3 mille signatures demandant que la France ne signe pas cet accord. Bref, malgré tout cela, malgré toutes ces mises en garde, vous avez dit « oui » au protocole de Londres. Force est de constater alors que la voix du peuple, relayée dans cette affaire par des associations, des syndicats, des collectifs, des personnalités, des pétitions n'a pas compté pour vous et que seule, apparemment, la voix défendant les intérêts des multinationales -- surtout pharmaceutiques, dit-on -- a su obtenir votre agrément. De mêmes capitulards ont signé un jour un traité comme quoi il y aurait de l'anglais dans la signalétique de nos aéroports, sans demander la réciproque, c'est-à-dire, sans demander qu'il y ait aussi du français dans la signalétique des aéroports des pays anglophones ! De mêmes capitulards ont accepté que la BCE, la Banque centrale Européenne ; que l'Eurocorps, la future armée européenne ; le FMI, le Font Monétaire International ; et bien d'autres machins à caractère mondial aient l'anglais comme seule langue de travail ! De mêmes capitulards ont décidé que l'Europe parlerait anglais et Darcos, un pseudo homme politique français, capitulard parmi les capitulards, vient d'introduire l'anglais obligatoire pour nos enfants dès le CE1 (7 ans) dans toutes les écoles de France. Son rêve est même de les relier par visioconférence avec des écoliers de Grande-Bretagne pour qu'ils puissent mieux s'imprégner du Native English. À quand la déportation massive de nos enfants vers le pays de la langue élue ? De mêmes capitulards n'ont rien trouvé à redire lorsqu'en France à Cannes dernièrement, l'on a constaté qu'au MIP - le Marché International des Contenus télévisuels -- l'anglais était obligatoire. Rien à redire non plus lorsque Nagui, un employé du Service public de la télévision,  s'est exprimé en anglais à la tribune, ou que des journalistes français devaient poser leurs questions en anglais, même à des Français !

Je ne parlerai pas de l'anglomanie ordinaire celle de RMC Talk Show avec le Bourdin and Co, du World Orange OPEN ONE et du Happy zone de SFR, alias France Télécom, du Michelin On Way,  du Made in Palmade ou du 50 mn Inside de notre chère télévision française, je finirais par vous lasser avec mes histoires d'anglais, il y en a tellement.

Non, mais je vous dirais par contre, car après tout cela vous siérait bien, d'aller chercher chez Citroën un ouaté aux couleurs de l'Écotendance, ou plutôt un "tee-shirt design Ecotendance", comme ils disent. Le slogan adopté sur ces ouatés est en anglais, le français est en tout petit, exprès, pour qu'on ne le voie pas, cela devrait donc vous plaire.

 

Pourtant, si la France vous paraît trop petite pour oser exiger le respect plein et entier de la langue française en France, en Europe et dans le monde, force serait de vous demander pourquoi vous ne regardez pas alors vers le grand large, vers la Francophonie ?

Vous verriez plus de 50 pays de par le monde composer ce qu'on appelle l'Espace francophone, un potentiel pour demain de plus de 600 millions de parlant français !

Vous comprendriez alors peut-être qu'il n'y a donc pas de quoi se coucher devant la dictature du tout anglais et de capituler face aux desiderata des multinationales anglomaquées.

À l'heure où  à l'école, l'on parle de RÉSISTANCE à nos enfants en leur lisant la lettre de Guy Môquet, votre allégeance à la langue impériale fait désordre et sonne même comme une seconde salve à son corps destinée.

Honte à vous.

  Régis Ravat

Délégué syndical

 

(http://www.CGTCarrefourNimes-Sud/)

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurpe, euro-dictature, democratie, liberte, imperialisme, belgique, romain, histoire, actualite, presse, silence, politique, france, paris, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/07/2007

29/07/2007: A propos du Tour du dopage, un bon article tiré du "Drapeau Rouge" de juillet/août 2007 ....

A propos du Tour du dopage, un bon article tiré du "Drapeau Rouge" de juillet/août 2007 ....

Tour de France: Les médias dopés à l'hypocrisie

Je lisais ce matin dans mon journal un énorme encart publicitaire de la RTBF concernant la couverture exceptionnelle que la chaîne publique (radio et télévision) va consacrer au Tour de France. Dans celui-ci, il n'y avait pas la moindre allusion au contexte, pas la plus petite once de recul.

En continuant de couvrir sans le moindre scrupule cette épreuve (exemplative, mais qui n'est en rien une exception), les médias sont les premiers responsables de la poursuite du dopage institutionnalisé qui détruit le cyclisme en particulier et le sport professionnel en général.

Si une attitude amorale peut sembler logique de la part d'un média privé soumis aux diktats de la rentabilité, le fait que notre télévision publique (financée à 75 % avec de l'argent public) consacre sans scrupule des sommes colossales à cet événement est inacceptable.

A l'exception de Greg Lemond, il n'y a pas un seul des vainqueurs du Tour de France, ces 20 dernières années, qui n'ait été impliqué dans une affaire de dopage. Stephen Roche (1987), Pedro Delgado (1988). Miguel Indurain (1991-1995), Bjarne Rijs (1996), Jan Ullrich (1997), Marco Pantani (1998), Lance Amstrong (1999-2005) et Floyd Landis (2006) ont tous, de près ou de loin, été éclaboussés. Leurs dauphins sont tout aussi tristement célèbres (Ivan Basso, Richard Virenque, Tony Rominger,. .. ). Ce ne sont pas moins de 25 % des coureurs (en moyenne) lors des vingt derniers Tours qui ont été touchés par des affaires de dopage1•

Contrairement aux idées reçues largeement diffusées par les médias, ce phénomène n'est par ailleurs pas nouveau. En 1911, Paul Duboc, deuxième du Tour, était impliqué dans une affaire de dopage, tout comme, après lui, Henry Pelissier en 1924 ou André Leducq en 1930. Et les légendes? Fausto Coppi a été impliqué dans une affaire de dopage en 1942, Jacques Anquetil en 1964, Eddy Merckx fut convaincu de dopage lors du Tour d'Italie en 1969, Louis Ocana en 1977, Bernard Thévenet, présentateur sur une chaîne publique, fut convaincu de dopage en 1976 et a avoué s'être dopé à la cortisone pendant 3 ans, Bernard Hinault refusa de se soumettre à un contrôle en 1982 et fut condamné, Laurent Fignon en 1987, ... La liste est quasi sans fin. Pas un podium qui ne compte des noms impliqués.

Au total, 896 coureurs professionnels ont été reconnus coupables de dopage depuis 1881. Alors que la proportion d'asthmatiques dans la population mondiale n'est que de 2,7 %, environ un tiers des coureurs du dernier Tour bénéficiaient d'une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques pour cette affection. Sur les 13 coureurs contrôlés positifs lors de ce Tour, 12 disposaient de cette autorisation et échappèrent à toute sanction. Il est temps que les médias disent «stop)), qu'ils arrêtent de nous servir la ritournelle cent fois ressassée du "Tour du renouveau". Il n'y a pas de renouveau mais un inlassable recommencement.

L'intérêt médiatique et les masses d'argent qui l'accompagnent poussent les sportifs à la performance extrême et au dopage. Si des médias posaient un geste fort en refusant de couvrir le Tour de France au lieu de feindre d'ignorer l'ampleur de dopage, s'ils couvraient à la place, en vue de les faire découvrir et pour bien moins cher, de petites épreuves locales de sport amateur, ils donneraient (enfin) un sacré coup de pied dans la fourmilière, un coup de pied qui ne pourrait qu'être profitable à leur crédibilité comme à celle du cyclisme et du sport professionnel en général.

En attendant, si les médias refusent de boycotter ce lamentable spectacle, c'est à nous de boycotter les médias afin de les pousser à agir avec un peu plus de conséquence.

1 Voir
http://cyclisme.dopage.free.fr/
  

21:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, politique, belgique, france, paris, actualite, silence, europe, euro-dictature, capitalisme, democratie, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/02/2007

24/02/007: PAPON : UNE VIE AU SERVICE DES BASSES ŒUVRES DE L’ETAT CAPITALISTE.

De : mikara [mailto:mikara@teaser.fr]
Envoyé : samedi 24 février 2007 22:26
À : sortir de l europe;

Objet : MORT de PAPON - declaration de l'URCF

 

PAPON : UNE VIE AU SERVICE DES BASSES ŒUVRES DE L’ETAT CAPITALISTE.

 « Mort d’un salaud », titrait « Libération ». Sans contester le qualificatif, les Révolutionnaires-Communistes de l’URCF ne peuvent, sans diminuer les responsabilités de l’homme Papon, passer à côté des responsabilités de sa classe sociale : la bourgeoisie, éluder ce fait, toute sa vie Papon plaça son activité dans l’appareil d’Etat  du capital.

Papon commence sa carrière de haut bureaucrate d’Etat, dans les cabinets des gouvernements conservateurs ou radicaux de la IIIème République : Tardieu, Chautemps, Laval. Papon rejoint le parti Radical, alors pilier du pouvoir du capital.

Après  la débâcle de 1940, Papon opte pour le soutien actif au régime de Vichy. « Le Monde»  écrit « il glisse donc du radicalisme à la révolution nationale » camouflage idéologique et politique de la politique de collaboration de la majorité des monopoles français, de la nazification de la France par Pétain et Laval.

Papon vise à assurer la continuité de l’appareil d’Etat bourgeois, il devient sous-préfet de l’Aquitaine et va gérer pour l’occupant fasciste, les secteurs clés : carburants, circulation, réquisitions allemandes, bureau des questions juives.

Dans cette « fonction », Papon va superviser et organiser la déportation de 1600 juifs dont 130 enfants de moins de 13 ans, les condamnant à de rares exceptions à une mort certaine. Papon prétendra après-guerre avoir évité le pire et sauvé des personnes de la déportation, nul document ne confirmera ses allégations. A son procès, 45 ans après les faits, il déclarera « Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais ! ».

En 1943, c’est le tournant de la seconde guerre mondiale antifasciste, avec la victoire de l’Armée Rouge soviétique à Stalingrad. Dès lors, les monopoles vont changer leur fusil d’épaule et tout en soutenant le régime de Vichy, commencer à prendre contact avec la résistance gaulliste, pour pérenniser le système d’exploitation et par peur et haine du communisme. Papon, alors préfet du Lot, prend contact avec la Résistance. Bien que décoré en tant que « résistant », il n’a jamais démontré ses faits d’armes, son mérite aux yeux de la classe capitaliste, est d’avoir assurer la continuité des institutions du capital, en se ralliant au général De gaulle.

Papon devient successivement préfet des Landes, de Corse, puis de Constantine. En Algérie coloniale et au Maroc, il occupera de hautes fonctions comme inspecteur général  de l’administration, en clair, un rouage indispensable de la politique colonialiste de l’impérialisme français.

Homme lige de la IVème République, Papon n’aura aucun état d’âme pour se rallier  aux actions de rue des gaullistes (alors qu’il dit détester le désordre) et à l’instauration de la constitution bonapartiste de la Vème république. Son ralliement est une fois de plus récompensé, puisque de gaulle le nomme : préfet de police de Paris de 1958 à 1967.

En octobre 1961, confrontée aux succès du mouvement de libération nationale algérien, la police va se livrer à une répression tous azimuts contre les patriotes algériens.

Le 17 octobre de cette année, le FLN organise une manifestation à Paris. La répression sera terrible, au moins 200 algériens vont être assassinés (les rapports officiels font état de trois victimes) mais à la morgue seront envoyés les corps de plus de 150 militants jetés dans la Seine. A l’institut médico-légal, on trouve le nom des victimes dans les archives sous la rubrique « repêchés », citons quelques victimes dont les noms se trouvent dans un article de « Libération » : « Derouez Abdelkader MORT, Belkacem Achour MORT, Meziane Akli MORT… »  Ce fut une véritable chasse à l’homme à caractère raciste affirmé. Papon dirigea les opérations. C’est là un des innombrables crimes de l’impérialisme français. Justice sera faite quand la classe ouvrière dirigera la France.

Un an plus tard, ce fut la brutale répression de Charonne.

Rappelons le contexte, en 1962, l’indépendance de l’Algérie apparaît comme inéluctable. Le pouvoir gaulliste ne renonce pas à sauvegarder l’empire colonial et tente de gagner du temps. Les négociations avec le GPRA (gouvernement algérien en exil) ont été suspendues par le  gouvernement Debré dès le 28 juillet 1961.

Les fascistes de l’OAS, tenants de « l’Algérie française » multiplient les attentats en métropole et en Algérie. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis à Paris visant des élus du PCF, des universitaires, des officiers opposés à l’OAS, le ministre de la culture André Malraux. Concernant ce dernier, l’OAS va se tromper d’étage et atteindre grièvement, une petite fille de 4 ans Delphine Renard devenue aveugle et défigurée.

Malgré l’interdiction faite de manifester à paris (Etat d’urgence en vigueur), l’indignation est telle que les forces démocratiques et le PCF appellent  à une manifestation le 8 février, pour dénoncer les crimes de l’OAS.

Les consignes données par le préfet Papon sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et «  faire preuve d’énergie dans la dispersion des manifestants. Papon a mis en place un véritable dispositif de guerre civile avec  2845 CRS, gendarmes mobiles, policiers qui encerclent l’est parisien.

La police matraque à tout va y compris les passants quelque soit leur âge : vieillards, enfants, femmes… les charges de CRS s’effectuent dans les cafés et bouches de métro. Par ordre de la préfecture, les stations de métro ont été fermées. Or la tactique des corps répressifs est de pousser les manifestants vers les bouches de métro. Là vont s’entasser des dizaines de manifestants, pris au piège. La police a même été jusqu’à balancer des grilles de fer ( 40 kg) entourant les arbres, sur les manifestants aux portes des métros.

Le bilan est accusateur des méthodes de type fasciste de la préfecture : 8 morts, des centaines de blessés.

Tous les morts appartiennent au PCF. Leur nom ne sera jamais oublié, victime de la réaction et de l’appareil d’Etat capitaliste : Jean-Pierre Bernard 30 ans dessinateur industriel, Fanny Dewerpe 31 secrétaire, Daniel Féry 15 ans apprenti, Anne Godeau, 24 ans employée, Edouard Lemarchand, 41 ans menuisier, Suzanne martorell, 36 employée à « l’Humanité », Hypoyte Pina, 58 ans maçon, Raymond Wintgens, 44 ans typographe ( tous tués à la station Charonne), Maurice Pochard ( mort des suites de ses graves blessures), 48 ans.

La répression va soulever la colère de la classe ouvrière et des travailleurs, la grève générale du 13 février précédée de nombreux arrêts de travail les jours précédents l’atteste. 1million de manifestants feront des obsèques des victimes de la répression policière, une journée de recueillement et de colère contre le pouvoir gaulliste.

Les honneurs ne vont cesser de récompenser, cet « illustre » exécuteur des basses œuvres du régime que fut Papon. 

Illustrant l’analyse de Lénine sur la fusion des l’appareil d’Etat et des conseils d’administration des monopoles au stade impérialiste du capitalisme, Papon va  devenir PDG de Sud-Aviation, puis deviendra député gaulliste et ministre du budget sous Giscard d’Estaing.

Le 8 décembre 1981, « le canard enchaîné » va révéler au grand jour les archives de la préfecture de Bordeaux, documents accusateurs contre papon. Les divers gouvernements de droite et de gauche  et leur ministre de la justice ne feront rien pour régler traduire rapidement Papon devant les tribunaux, ils misent sur sa mort vu son grand âge, mais le bourreau des Juifs, des Algériens, des communistes et démocrates a la vie dure.  L’instruction ouverte en 1983 durera 12 ans !

En 1998, Papon est condamné à dix ans de réclusion pour » complicité de crimes contre l’humanité ».  Vieillard aussi pleutre qu’il fut répressif, Papon arguera de son état de santé pour finir par être libéré pour « raisons de santé ». la justice de classe est moins indulgente pour les prisonniers d’Action Directe, tous malades gravement ou pour Ibrahim Abdallah.

La vie de Papon  illustre que la haute bureaucratie d’Etat est prête à n’importe quel crime pour pérenniser le système capitaliste et la dictature de classe de l’oligarchie financière.

URCF le 19 février 2007.

14:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fascisme, capitalisme, oppression capitaliste, repression, injustice, paris, democratie, liberte, algerie, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, colonialisme, crimes, europe, euro-dictature, silence, france | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/10/2006

11/10/2006: Un site pour être informé

pour vous désabonner en indiquant dans l' objet : désabonnement

Jean Louis Bertrand

Un site pour être informé
de la situation internationale,
des ambitions  de l'impérialisme (eh oui ça existe plus que jamais),
des résistances dans le monde (ça se développe!)
de l'action des communistes en France et dans le Monde (il y en a!)

http://perso.orange.fr/polex/

23:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, oppression capitaliste, euro-dictature, presse, silence, social, communisme, romain, histoire, courcelles, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/10/2006

09/10/2006: débats Venezuela: Dans 14 villes de France, Suisse, Belgique...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 3:12
À : roger.romain@skynet.be
Objet : En 14 villes de France, Suisse, Belgique : débats Venezuela

 

Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement: http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Dans 14 villes de France, Suisse, Belgique...
Débats Venezuela

«J'ai vu ce film en formation syndicale et désire le commander pour le partager avec les camarades de mon entreprise» (Vincent). «Merci à Chavez et aux Vénézuéliens de nous montrer que réellement un autre monde est possible. Je vais faire un max de pub.» (Joël) «Félicitations, cette journaliste est courageuse» (Monique). «M'a fait réfléchir et redonné espoir en l'avenir. Pourquoi ce film ne peut-il être diffusé à la télévision ?» (Horia) «La réflexion collective, propriété spécifique de l'être humain, est mille fois plus fiable et performante.» (Joseph)

GENEVE - LILLE - PARIS - LYON - BRUXELLES
MARSEILLE - TOULOUSE - MONTPELLIER - PEZENAS
DIGNE - AVIGNON - VESOUL - BOULOGNE - NIVELLES, ETC :


Projections publiques du film Bruxelles - Caracas (Les Vénézuéliens répondent).
+ Débats avec :
- VANESSA STOJILKOVIC
réalisatrice du film
Et, dans certaines villes, également :
- EVA GOLINGER,
avocate new-yorkaise, auteur du livre "Code Chavez - CIA contre Venezuela"
- MICHEL COLLON,
écrivain (va publier "Les 7 péchés d'Hugo Chavez") et conseiller de TeleSur

Thèmes en discussion :
· Que vaut notre info sur le Venezuela ?
· Pourquoi Bush veut-il renverser Chavez ?
· Comment la CIA agit-elle pour renverser les gouvernements "gênants" ?
· L'argent du pétrole doit-il servir aux multinationales ou aux programmes sociaux ?
· Où va l'Amérique latine ?
Et aussi : Qui est Chavez ? Réalité concrète ou bla-bla politique ? L'alliance arabo-latine est-elle possible pour tenir tête à l'Empire ? Et vos questions ! Le discours à l'ONU : coup d'épée dans l'eau ou cauchemar pour Bush ?

FRANCE & SUISSE (Belgique suit)
OCTOBRE
LILLE - VENDREDI 13/10
19h30. Projection-débat avec la réalisatrice. Salle L'Univers (16, rue Danton, Lille - Métro Porte de Valenciennes). Infos : coloreslatino1@yahoo.fr

NOVEMBRE
TOULOUSE - LUNDI 6/11
19h. 56 rue du taur (face à la Cinémathèque), Org. Ecole Supérieure des Arts Audiovisuels Toulouse 2 et Master AGCOM Toulouse 1. Infos : guy.chapouillie@univ-tlse2.fr

MONTPELLIER - MARDI 7/11
20h. Cinéma Diagonal Capitole.
Org : Association Petit Oeil + Cercle Bolivarien Montpellier, UPMM, LCR, Attac Montpellier... Infos : Yanhel@laposte.net Réservations : le jour même avant la séance dès 12h au Diagonal Capitole. Arrêt Tramway Comédie.

PEZENAS - JEUDI 9/11
20h30, salle Bonnafous (à côté de la mairie). Org. Amis de Politis de l'Hérault. Infos : blanquer.alain@voila.fr

DIGNE-LES-BAINS - VENDREDI 10/11
18h30. Cinéma Le Cinoch'. Org. Université Populaire Rurale Ouverte, CGT, France-Cuba.
Infos : Aurélie Volle, 04-92-32-35-93 ou 04 92 36 31 26 ou upro04@yahoo.fr

A partir de Genève, le 11 novembre et jusque Avignon, le 17 novembre, participeront également aux débats : Eva Golinger, avocate, et Michel Collon, écrivain

GENEVE - SAMEDI 11/11
19h30. Festival du film latino-américain. Dans le cadre de la journée « Une Amérique latine qui change ? » en collaboration avec ATTAC, UOG, Collectif genevois d'action syndicale, collectif Genève Amérique latine Enlazando Alternativas. 19h30. Maison des associations, 15 rue des Savoises. Infos : esteban_munoz@gmx.net Réservations : http://www.filmaramlat.ch/Archives/Bilan_01.php

LYON - MARDI 14/11
19h. Temple, 10, Rue Lanterne - Lyon 1er (rue parallèle au Quai de la Pêcherie). Org : L'Improbable
Infos, réservations : LIMPROBABLE@aol.com Contacts : 04 92 84 65 33
Metro Ligne A - Arrêt(s) Hôtel de Ville/ Louis Pradel ou Cordeliers

PARIS - MERCREDI 15/11, 19h30.
Théâtre La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just à Saint-Denis, quartier de La Plaine. 19h30. Accueil, petite restauration + expo. 20h30 : projection puis débat. Org : Cie Jolie Môme. Infos, réservations : 01 49 98 39 20 ou Loïc loic@cie-joliemome.org RER B, arrêt La Plaine Stade de France ou métro 12, Porte de la Chapelle + bus 153 arrêt Eglise de La Plaine ou à pied.

MARSEILLE - JEUDI 16/11
Nomad Cafe (confirmation fin de semaine), 11 boulevard de Briançon. Org. Comite 13 de Solidaridad con Venezuela, Association France Amérique Latine, ATTAC, Aix Solidarité, Cercle Bolivarien de Marseille, Comité Chili Amérique Latine d'Aix en Provence, Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde, Cultures de Terrain, La Rage du Peuple, Mrap 13, Sudacas, Ligue Communiste Révolutionnaire, Parti Communiste Français, la Riposte. Infos : raquinter@yahoo.es ou 0491339151 ou 0622010065

AVIGNON - VENDREDI 17/11
20h30, Cinéma Utopia, 4 rue des escaliers Sainte-Anne. En collaboration avec l'association Contraluz.
Infos : 04 90 82 65 36

VESOUL - SAMEDI 18/11
20h30. Projection-débat avec Michel Collon. Petite Salle Parisot - Théatre Edwige Feuillère, place Rénet Info : VermotC@aol.com

BOULOGNE - MARDI 22/11
10h. Projection-débat avec Vanessa Stojilkovic. Université du Littoral-Côte d'Opale, Centre Universitaire Saint-Louis II, Amphi 3, 21, rue Saint-Louis, 62231 Boulogne sur mer. Projection gratuite et ouverte à tous. Infos : David Oliviero david.oliviero@univ-littoral.fr

EN PREPARATION POUR LA FRANCE : BRETAGNE, SUD-OUEST, CENTRE, ETC...

Si vous désirez :
- Organiser un débat dans votre ville : contactez : nessa.kovic@skynet.be
- Etre tenu au courant et aider à faire connaître les débats dans votre ville : écrivez à la personne qui coordonne dans cette ville et dont le mail figure dans le programme.

BELGIQUE :
BRUXELLES - 14 OCTOBRE
14h15. Festival du cinéma d'Attac. Suivi d'un débat avec la réalisatrice et Michel Collon, écrivain, conseiller de Tele Sur. Botanique (métro Botanique). Infos : ATTAC-Bruxelles1, 0494/80.88.54 bxl1@attac.be
BRUXELLES - 19 OCTOBRE
20h15. Festival du film latino-américain. Suivi d'un débat avec le chanoine François Houtart, cofondateur du Forum Social, Alejandro Fleming, ambassadeur du Venezuela, Vanessa Stojilkovic, réalisatrice de Bruxelles - Caracas, et Michel Collon, écrivain, conseiller de Tele Sur. Botanique (métro Botanique). Infos et réservations : 02/650 22 81 ou info@cinema-itineraires.be

NIVELLES - 27 OCTOBRE
Film d'ouverture du 2ème Festival du film engagé. Org. Consultatif Nord - Sud. Suivi d'un débat avec la réalisatrice et Michel Collon, écrivain, conseiller de Tele Sur. Salle Waux Hall, Grand-Place. Infos : 067/84 43 72 ou sejpha@compaqnet.be

BRUXELLES - 28 OCTOBRE
Fête Che Presente, VUB (université flamande de Bruxelles, campus de la plaine, 1050. Première de la version néerlandaise de Bruxelles-Caracas. En présence de la réalisatrice et de Michel Collon. Infos : ics@cubanismo.net

EN PREPARATION : Liège, Charleroi, Mons, Tournai, Verviers... Infos : nessa.kovic@skynet.be

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20:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidarite, amerique, belgique, terrorisme, social, actualite, capitalisme, courcelles, chili, bolivie, democratie, france, bruxelles, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, paris, politique, presse, propagande, romain, resistance, silence, usa, venezuela | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006

30/09/2006: De Michel Collon, journaliste belge: NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

De Michel Collon, journaliste belge:         NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

De la part de Michel Collon
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 20:49
À : Par
Objet : NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

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Mes excuses pour le lien erroné de la précédente interview sur Darwin, Bush, Ratzinger, etc.
Dans un tel cas, vous pouvez toujours retrouver les articles annoncés
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ACTUALITE :
Hugo Chavez - Discours à l'ONU : Le monde se réveille, Monsieur Bush !
"Hier, Monsieur Bush est venu parler ici comme s'il était le propriétaire du monde"
Chavez

Marseille Solidaire - Les descendants des « Indigènes » sont à Cachan et parmi les déboutés de Sarkozy !
Honorer (trop tard) les indigènes d'hier pour mieux persécuter ceux d'aujourd'hui ?
Indigènes

Leila - En Ratzinger, les architectes du Choc des civilisations ont-ils trouvé leur Apôtre ?
Le parcours d'un homme qui a choisi d'oublier la violence de l'Occident
Ratzinger

Ann Jones - Afghanistan : le paradis des "aides fantômes"
Où est parti l'argent des "dons" US et français ?
Afghanistan

MOYEN - ORIENT :
Daniel Sturm - « Tu ne vois rien, tu ne sens rien et tu ne regardes rien »
350 ex-soldats israéliens préparent une expo et une tournée sur les crimes de Tsahal
Soldat israélien

Marie Nassif - Debs - Position du PC libanais sur la Finul, le Hezbollah, les USA...
L'Europe collabore avec Bush mais ferait bien de se méfier. Elle aussi est visée.
FINUL, Hezbollah...

Emile Lahoud - Discours du président libanais à l'ONU
Lahoud, chrétien, répond à Bush sur le Hezbollah et le "Nouveau Moyen-Orient"
Liban

MEDIAS :
Association des Journalistes - Indépendants, ces journalistes ? Témoignages de pigistes surexploités
Faux indépendants, vrais exploités précaires. "Pisser de la copie", n'importe quelle copie...
Journalistes exploités


Salim Lamrani - Reporters sans Frontières osera-t-il publier cette réponse ?
RSF avoue enfin qu'elle est financée par Washington, mais...
Reporters sans Frontières

12:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, amerique, belgique, capitalisme, courcelles, charleroi, cuba, collon, democratie, europe, euro-dictature, france, paris, histoire, imperialisme, injustice, israel, liban, liberte, oppression capitaliste, politique, presse, propagande, romain, resistance, sionisme, silen | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006: France: eh oui, c' est la "démocratie" capitaliste ...

Eh oui, c’ est la « démocratie » capitaliste … !

Certains y croient encore …

RoRo

 

 

 

De : Mike [mailto:michel.mahler@tiscali.fr]
Envoyé : samedi 30 septembre 2006 0:21

Cc : Liste Google
Objet : Frais de campagne

 

Frais de campagne
Reveil-des-marmottes - Publié depuis 1 heure
Les dépenses des candidats sont plafonnées à 15,5 millions d'€ pour le premier tour et 20,7 millions d'€ pour le second tour. ...

 

La France a bien des particularités. Par exemple, Jospin va pouvoir profiter de sa retraite de Premier ministre dans sa grotte, agrémentée d'avantages non négligeables. Giscard d'Estaing a sa retraite de président et peut cumuler des fonctions -très bien payées- en France et à l'UE. Comme les citoyens vont bientôt travailler 18 heures par jour pour un SMIC allégé (Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal l'ont promis, c'est son programme pour l'un et l'ébauche d'un programme encore vide pour l'autre), il reste encore des Euros à dilapider. En France, le financement des campagnes électorales est (en principe) sévèrement encadré. La loi de 1988 précise: Seuls les particuliers et les partis politiques peuvent proposer des aides financières. Les entreprises, les syndicats ou les États étrangers n'ont pas le droit de financer une campagne. Les dons des particuliers sont limités à 4600 €. Au-delà de 150 €, ils doivent être réglés par chèque. La loi du 11 mars 1988 oblige aussi les partis à justifier leurs dépenses.

 

Les dépenses des candidats sont plafonnées à 15,5 millions d'€ pour le premier tour et 20,7 millions d'€ pour le second tour. Ce plafond devrait être revu à la hausse (par décret) en février 2007. Chaque candidat ou parti faisant plus de 5% des voix est remboursé de ses frais de campagne. Si pour les "petits partis" les sommes sont ridicules (n'ayant pas de moyens, les campagnes sont souvent faites avec "des bouts de ficelle"), tout change avec les "gros partis".

Voyons d'abord Nicolas Sarkozy. On loue des avions, des caravanes parcourant les plages, on organise des meetings, banquets, lunchs, ou soirées spectacle, on organise des voyages à New York pour se faire photographier avec le président des États-Unis George W. Bush, on voyage partout dans le monde pour faire sa promo, on écrit -ou fait écrire- des bouquins dont on assure la publicité durant la campagne, on organise des dédicaces, on s'offre les services de spécialistes américains pour les Blogs, on achète des mots-clé en masse, on achète des noms de domaines (sites) et on pourrait continuer à l'infini... Tout ça serait payé avec les cotisations... Ben teins donc. Le candidat non officiel utilise ses fonction (ministre de l'Intérieur) pour sa pub. «Je ne suis pas encore candidat, donc je reste ministre et je fais ma pré-campagne de candidat. Les lois ? C'est bon pour le peuple...»

Côté Ségolène Royal, l'association «Désirs d'Avenir», fondée par Ségolène Royal fin 2005 pour sa candidature, finance les voyages (au Sénégal par exemple), les déplacements, les banquets, la location des salles, la sono, les repas des militants, les billets de train et d'avion, la locations de voitures, les achats d'ordinateurs et de téléphones portables, les frais d'imprimerie, etc..., etc... Pour contourner la loi (une association ne peut pas financer une campagne, un parti politique, oui), Ségolène Royal a transformé Désirs d'Avenir en parti politique en janvier 2006. Une question se pose: De quel parti Ségolène Royal sera-t-elle la candidate ? De Désirs d'Avenir ? Du Parti Socialiste ? Christophe Chantepy, le président de Désirs d'Avenir, s'explique: «Lorsque Ségolène Royal va au Sénégal, ce n'est pas la République qui paie...» Le PS accuse en effet Nicolas Sarkozy d'utiliser l'argent public pour sa propagande électorale (ce que le RdM a déjà fait remarquer avec le clip diffusé depuis plus d'un an sur une chaîne publique). Selon Christophe Chantepy, l'argent de Désirs d'Avenir provient des cotisations (de 10 à 50 euros) ou «d'une foule de petits chèques...» Ni Sarko ni Ségogo n'ont pu justifier le nombre de leurs adhérents...

Faisons un petit calcul... 10 candidats font plus de 5% au premier tour: 155 millions. Deux candidats au second tour: 41,4 millions. Total: 196,4 millions d'€ (remboursés par tous les contribuables).

.../...


Toutefois, cette loi existe. Messieurs les juges, vous êtes trop laxistes. Vous devriez exiger une enquête sur les dépenses électorales de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal et appliquer la loi Sarko: Tolérance zéro...

 

Lire tout:

http://www.reveil-des-marmottes.net/Annexe-RdM/Dossier_20...

 

N'oubliez pas le nouveau Blog:

http://marmottes.blogspace.fr

11:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, europe, euro-dictature, france, histoire, injustice, liberte, politique, presse, ps, propagande, romain, silence, elections, paris | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/08/2006

28/08/2006: Bush, une politique de type fasciste - 70ème anniversaire du Front populaire

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 28 août 2006 17:15
Objet : Bush, une politique de type fasciste - 70ème anniversaire du Front populaire

 

-- Original Message -----

From: Workers Party of Belgium

Sent: Monday, August 21, 2006 5:16 AM


Voici un texte très intéressant qui mérite d'être connu. Son auteur a fait deux interventions bien documentées sur le sujet au Séminaire communiste international (Bruxelles) en 2000 et 2006. Voir www.wpb.be/icm.htm.  Jean Pestieau - Parti du Travail de Belgique


 

70ème  ANNIVERSAIRE DU FRONT POPULAIRE :
APPRENDRE DU PASSÉ POUR LUTTER AU PRÉSENT !

Interview de Jean-Luc SALLE (*), Secrétaire général de l’URCF,
au Journal ALGER REPUBLICAIN  (**)
25 mai 2006
www.urc.net , urcf@wanadoo.fr



Quelles sont les sources du danger fasciste dans les années 30 ?

 Le fascisme  a constitué la réponse des cercles monopolistes les plus réactionnaires à la Révolution d’Octobre 17,  à l’existence dans ces années-là de l’URSS qui précisément achevait  la construction des bases économiques du socialisme et  enfin à  la peur  permanente du capital de la « contagion » révolutionnaire !

D’autres facteurs sont indissociables de la consolidation du fascisme et de sa poussée. La crise économique suite au krach de 1929 frappait l’ensemble du capitalisme, accentuant sa crise générale inaugurée en 1917, aiguisant les contradictions inter
- impérialistes. La   préparation de la guerre revenait au premier plan, tout d’abord contre l’URSS pour reconquérir l’immense marché perdu mais aussi pour organiser un repartage du monde, au détriment des États rivaux. Les forces du fascisme, allemand en tête, liées aux monopoles les plus bellicistes étaient celles qui se positionnaient clairement pour une politique d’agressions, pour une nouvelle déflagration mondiale afin de conquérir « l’espace vital » nécessaire à leur déploiement impérialiste, à la recherche du surprofit  pour l’oligarchie financière.

Le capitalisme en crise signifiait la paupérisation croissante du prolétariat, la ruine de beaucoup d’éléments des couches moyennes rurales et urbaines. Pour encadrer et limiter le mécontentement résultant de cette situation, le mouvement fasciste financé et orienté par les monopoles avait pour mission de  rallier ces  couches moyennes à la politique impérialiste par un « anti-capitalisme » verbal et de façade dirigé contre la finance « cosmopolite » au nom du rêve de la petite
- bourgeoisie d’un « capitalisme organisé », « défenseur des petits possédants contre les gros » !

Sur le plan politique, à cette époque, le mouvement ouvrier et les partis communistes bénéficiaient d’un grand capital de sympathies. Les partis fascistes visaient à briser par la « terreur blanche » les luttes de classes, le mouvement ouvrier et  gréviste, afin de faciliter la mise en œuvre de la stratégie de la  bourgeoisie monopoliste. L’oligarchie financière,  source matérielle du fascisme, considérait aussi comme obstacle à la réalisation de ses objectifs, la survivance des normes démocratiques
- bourgeoises qui « reconnaissaient » (non sans répressions et violences)  une relative liberté d’expression aux forces ouvrières et syndicales. Le fascisme, c’est l’instauration d’un régime de terreur étendu à toutes les forces démocratiques, afin que la collaboration de classes, le chauvinisme national barbare, la haine des « peuples inférieurs » deviennent  un mode de pensée obligatoire.

Démagogie sociale et nationalisme exacerbé telles sont les armes idéologiques du fascisme dans ces années-là, écrasement et suppression de toutes les libertés, tels sont les résultats de la politique fasciste !

Beaucoup d’historiens estiment que le danger fasciste était moindre en France, qu’en était-il en réalité ?

A l’exception louable et fondée d’Annie Lacroix
- Riz (***), l’historiographie française considère les groupes fascistes nationaux comme trop groupusculaires et caricaturaux pour avoir suscité un quelconque danger. Dans cette optique, le fascisme est un produit d’importation. Cette thèse, selon nous, n’est pas juste.  En France, l’oligarchie financière poursuivait les mêmes objectifs de classe que ses homologues alliées/rivales : écraser le mouvement ouvrier pour réaliser la baisse drastique des salaires, conjurer la révolution, satisfaire le maximum de profits. Le mouvement fasciste le plus puissant : « les croix de feu » constituait une organisation paramilitaire composée principalement d’anciens combattants. Le monopoliste Coty, l’une des  plus  grandes fortunes du pays, leur assurait, entre autres, des fonds importants en permanence. Les « croix de feu »  ciblaient les « affairistes », dénonçaient les scandales financiers (affaire Stavisky), le parlementarisme comme le «  régime des copains et des coquins ». Leur politique visait  à établir un exécutif fort. En 1934, ce groupe et ses alliés (plus de 2 millions de personnes) adoptèrent une stratégie de prise du pouvoir fondée sur un coup de force. En janvier des commandos fascistes avaient attaqué le siège de « l’Humanité » et avaient subi une défaite.  Le 6 février, les « croix de feu » marchèrent sur le Palais-Bourbon pour le prendre d’assaut en rééditant la marche victorieuse de Mussolini. Le PCF avait appelé à contre-manifester : « Tout doit être mis en œuvre dans les ateliers, sur les chantiers pour convaincre les ouvriers socialistes et confédérés (de la CGT réformiste de Jouhaux. Note JLS) de la nécessité d’un front unique puissant ». Les mots d’ordre étaient clairs : contre le danger fasciste et la vie chère !  Les manifestations et grèves du 8, 9, 12 février constituèrent de grandes journées de lutte contre le fascisme et brisèrent son offensive. L’hostilité et les réticences des dirigeants réformistes au front unique furent vaincues à la fois par la créativité des masses et par  l’aspiration grandissante à l’unité de combat. Le putsch rampant était anéanti mais le danger fasciste demeurait puisque ses racines sociales n’avaient pas été extirpées.

Quelles sont les composantes et les objectifs du Front Populaire ?

A danger international, riposte internationale ! L’Internationale Communiste allait après de riches débats en son sein aboutir à son VIIème Congrès  à définir la tactique appropriée pour battre le fascisme. Il s’agissait d’une tactique nouvelle pour réaliser une stratégie qui demeurait invariable : révolution socialiste dans les
États impérialistes, national - démocratique dans les pays colonisés.

Le fascisme est défini comme la dictature terroriste ouverte des monopoles les plus réactionnaires et bellicistes. Ce n’est pas, précisait Dimitrov dirigeant de l’Internationale, simplement une forme de substitution d’un gouvernement bourgeois par un autre mais une nouvelle forme de dictature du capital monopoliste.

Les objectifs tactiques des partis communistes et du mouvement ouvrier étaient revus à la lumière des nouvelles conditions objectives de luttes : l’alternative (provisoire) n’était  pas entre dictature du prolétariat ou démocratie bourgeoise mais entre fascisme ou défense/développement  des droits et libertés démocratiques.  « Détour » tactique qui visait à appliquer le concept léniniste de lien entre lutte pour la démocratie et lutte pour le socialisme mais détour nécessaire car les couches moyennes étaient attirées par la démagogie fasciste ce qui aurait isolé le prolétariat,  l’aurait livré à la terreur de l’oligarchie financière et permis ainsi la victoire fasciste.

L’Internationale définissait  les forces motrices du Front Populaire antifasciste : son ciment résidait  dans l’unité ouvrière, dans le front unique prolétarien. La classe ouvrière était la classe la plus intéressée à l’extirpation du danger fasciste mais pas la seule. Cette unité ouvrière acquise,  alors il était possible de jeter les bases d’une large alliance ouverte aux couches moyennes urbaines et rurales, aux intellectuels progressistes pour créer le Front Populaire antifasciste. Sur le plan politique, cela se traduisait par l’alliance tactique des partis communistes avec les partis sociaux-démocrates  et toutes les forces démocratiques.

Le programme de ce Front devait se fonder sur la lutte résolue et effective du danger fasciste, sur l’épuration de l’appareil d’
État des éléments factieux, l’extension des libertés démocratiques, la satisfaction des revendications sociales, l’amitié avec l’URSS pour combattre le danger de guerre. Bien sûr, cette tactique devait être liée stratégiquement au combat révolutionnaire pour le socialisme et constituait un nouveau mode de transition, l’expérience des démocraties populaires après 1945, illustra le bien-fondé de cette tactique d’union antifasciste.

Et en France ?

Le PCF joua un rôle pionnier dans l’élaboration pratique de la tactique de Front Populaire. Staline dira à Maurice Thorez : « vous avez trouvé une nouvelle clé pour ouvrir l’avenir ! ». Là aussi, le rôle des masses fut déterminant. L’aspiration à l’unité était remarquable mais n’aurait pas suffit sans l’intervention à la base des forces du travail. De 1934 à 1936, cette unité populaire se construisit dans les grèves, les manifestations contre le danger fasciste et la vie chère et eut raison des manœuvres dilatoires incessantes des directions réformistes plus que réticentes au front unique.

Une plate-forme commune fut signée entre PCF et SFIO, l’alliance fut étendue au parti radical, parti charnière de la IIIème République et qui influençait considérablement les couches moyennes. L’unité syndicale organique devint une réalité avec la fusion de la CGT et de la CGT-U résultat du combat unitaire permanent de cette dernière. Le poids politique de la classe ouvrière était considérablement renforcé. Aux élections législatives de 1936, le PCF popularisa son programme antifasciste  en trois axes principaux : la lutte contre l’oligarchie financière, base sociale du danger fasciste, la taxation du grand capital afin de satisfaire les revendications sociales, l’union populaire fondée sur des comités de base  dans les entreprises et dans les villages et villes. Le résultat, on le sait vit la victoire des forces démocratiques et la progression du PCF qui atteignit 15 % des suffrages exprimés.

Quels sont les conquêtes et acquis du Front Populaire ?

Avant même le second tour des élections législatives, la classe ouvrière entra en lutte pour la satisfaction de ses revendications, elle qui subissait depuis des années une lourde baisse des salaires.  En mai 1936, 120 000 métallos des usines  Renault, Hispano, Citroën, suivis par les travailleurs du bâtiment et des mines entrèrent en grève. Le mouvement allait se généraliser. Le PCF et »L’Humanité » appelèrent à amplifier la lutte qui se généralisa à l’ensemble du monde du travail.

Le nouveau gouvernement de Front Populaire dirigé par L. Blum (SFIO) dut sous la pression du mouvement gréviste négocier les « accords de Matignon » avec les syndicats et le patronat : hausse générale des salaires, conventions collectives, amélioration des conditions de travail. Dispositif enrichi par le vote à l’Assemblée Nationale des 40 heures de travail hebdomadaire et la reconnaissance des congés payés de deux semaines. Permettez-moi, une anecdote personnelle :  mon grand-père  m’a souvent conté l’émotion à son usine, les plus anciens pleuraient  et sa joie immense de ne pas aller au « turbin » durant quinze jours ! Citons aussi, de nombreuses créations artistiques comme « La vie est à nous » qui tracèrent avec sensibilité les grands combats du Front Populaire.

Bien sûr, dès relâchement de la lutte, la bourgeoisie monopoliste n’eut  de cesse de reprendre ce qu’elle a dû concéder contrainte et forcée. Les « 40 H. » ne furent pas appliquées durant des décennies et il fallut d’autres grèves pour les gagner !

La question coloniale n’est-elle pas un des échecs du Front Populaire ?

Le programme du Front populaire comprenait une seule phrase sur les colonies et appelait à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation politique, économique, « morale » des territoires colonisés. Le dirigeant bourgeois
Clemenceau disait que pour enterrer un problème, il fallait créer une commission ! La SFIO et les radicaux étaient des tenants déclarés du colonialisme. Leurs promesses consistaient à « humaniser » un système oppressif en accordant liberté d’expression, de la presse, et abrogation du code de l’indigénat. Aucune de ses promesses ne fut tenue. Le communiste Jean Barthel envoyé en Algérie constatait : «  A l’intérieur de la population indigène, le problème principal n’est pas fascisme ou antifascisme mais impérialisme ou anti-impérialisme ». Le régime colonial français n’avait rien à envier aux horreurs fascistes. Le VII ème  Congrès de l’Internationale avait tracé ainsi les perspectives du combat des peuples coloniaux : « Dans ces pays, la principale tâche des communistes est de travailler à la création d’un Front Populaire anti-impérialiste ».

Le PCF eut de grands mérites dans la mise en œuvre du front Populaire mais la montée du danger fasciste mit fin prématurément à la
bolchevisation du parti, à sa critique radicale de l’héritage du mouvement ouvrier français fait outre de sa grande combativité, de légalisme, de parlementarisme, de nationalisme.

Ces tendances lourdes ressurgirent dans le Front Populaire et dans la Résistance et furent d’ailleurs autocritiquées par  M. Thorez. Certaines déclarations furent contre-productives : au Congrès d’Arles (1937), l’affirmation selon  laquelle l’intérêt de l’Algérie réside dans l’union avec la France du Front Populaire (alors que la France restait une puissance coloniale
- impérialiste), les analyses théoriques sur la « nation algérienne en formation » (donc pas mûre pour l’indépendance !). Le léninisme fut insuffisamment assimilé pour développer une alliance de combat antifasciste et anti-impérialiste avec les peuples coloniaux qui avaient pourtant  le même ennemi : l’oligarchie financière française. Aurait été nécessaire en Algérie un  Front unique anticolonial qui passait  alors par une alliance avec l’Étoile Nord - Africaine de Messali Hadj et par des actions communes avec les nationaux - réformistes.

La thèse ancienne non critiquée de Jaurès sur « la mission historique universelle de la France » opérait. On n’avait pas rompu dans les faits  avec la thèse de la Seconde Internationale selon laquelle la métropole libère au préalable  la colonie ! Ne sous-estimait-on pas le caractère impérialiste de la France, en affirmant que l’indépendance des
États colonisés ferait le jeu du fascisme et de l’impérialisme allemand ? A cette question, l’URCF répond par l’affirmative.

Le front Populaire eut une fin peu glorieuse, quelles en sont selon-vous les causes ?

Dans l’histoire de l’humanité, le primat va aux formes de luttes extra
- parlementaires pour obtenir des avancées progressistes. La pression populaire baissa en intensité, après la victoire électorale. Dés lors, la SFIO (qui ne s’était ralliée au Front Populaire que sur la pression de ses adhérents)et  les radicaux eurent  pleinement, sous couvert de « pause », le loisir de s’adonner à la « gestion loyale du système capitaliste » selon le mot de Blum.

La trahison du Front Populaire espagnol par la « non-intervention » alors qu’hitlériens et fascistes italiens apportaient leur appui sanglant  à Franco était signe que SFIO et radicaux voulaient en finir avec leurs promesses de 1936. Ce fut l’URSS et les milliers de communistes français et du monde entier qui  engagés dans les Brigades Internationales portèrent le drapeau de l’internationalisme prolétarien, trahi une fois de plus par la social-démocratie.

Les combinaisons parlementaires se succédaient, orientant la France, toujours plus à droite. Le PCF lutta contre ce courant mais ne parvint pas à relancer les comités populaires de base, tant les traditions délégataires  étaient et restent fortes dans notre pays. Munich, l’interdiction du PCF la drôle de guerre, autant d’épisodes de la  trahison permanente  des « élites » bourgeoises. La chambre du front Populaire, moins les votes  des députés communistes et quelques rares socialistes finira par accorder les pleins pouvoirs à Pétain ! A ceux qui se passionnent pour les enjeux électoraux, l’histoire se charge de rappeler que ce sont bien les masses en action qui font l’histoire, que tout relâchement dans les luttes conduit les parlementaires même de « gauche » à trahir les engagements pris  alors que s’exerçait la pression populaire !

Beaucoup d’observateurs trouvent des analogies entre aujourd’hui et la période des années 30, êtes-vous d’accord avec cette vision ?

Oui. La politique de guerre de l’administration Bush est une politique internationale de type fasciste. Le nouvel Ordre mondial Impérialiste ressuscite la colonisation sous d’autres formes dans les 
États du « Tiers - Monde ». La fascisation des institutions bourgeoises, partout, bat son plein : télé - surveillance ; vigie - pirate avec le déploiement de l’armée ; état d’urgence en France avec la réactivation d’un décret colonial ; restriction drastique des libertés démocratiques sous couvert de « lutte contre le terrorisme » ; loi CESEDA qui discrimine les populations  et instaure un apartheid « à la française » avec l’ « immigration choisie ». Enfin, toute politique de fascisation nécessite l’anticommunisme, c’est le cas avec le « rapport Lindbläd » qui appelle au reniement révisionniste des communistes sous peine d’interdiction.  Cette criminalisation de  communisme développe un véritable maccarthysme en Europe. On voit que la lutte contre la « bête immonde » est plus que jamais d’actualité. Prenons garde aussi aux formes nouvelles de fascisation. La dictature des monopoles a depuis longtemps liquidé les traits principaux de la démocratie bourgeoise. Partout, l’oligarchie s’appuie sur des exécutifs « forts » dotés d’immenses pouvoirs, organisant l’alternance entre néo-libéraux et sociaux - libéraux, sans risque pour le système d’exploitation comme en Italie avec Berlusconi/Prodi, aux États - Unis avec démocrates/républicains, en France avec Sarkozy/Ségolène Royal.

Le néo-libéralisme, c’est à dire la stratégie mondiale des monopoles  crée une véritable terreur économique en liquidant tous les acquis liés à la victoire sur le fascisme, en paupérisant les travailleurs du monde entier. Un vaste Front populaire est nécessaire pour défendre et développer   les droits démocratiques et sociaux, contre le néo-libéralisme et  la politique de guerre de l’impérialisme. Enfin, il est important de combattre pour  le droit inaliénable de chaque peuple à choisir librement sa propre voie de développement.

Capitalisme ou barbarie impérialiste ?, plus que jamais, nous pensons que l’avenir de l’humanité réside dans la  révolution anticapitaliste, l’avènement d’une société socialiste sans exploitation salariale ni oppression nationale où les producteurs de richesses sociales seront enfin les maîtres !


(*) Jean-Luc Sallé est le secrétaire général de l’Union des Révolutionnaires  Communistes de France est le directeur politique du journal  « Intervention Communiste ».  Il prépare la sortie pour septembre de deux ouvrages : « Réflexions sur la construction du Parti Communiste »,  « Leçons d’avenir : tactique et stratégie des communistes de l’URCF».
(**) Alger républicain, hebdomadaire. Journal d'information fondé en 1938, édité par SARL "S.I.E. Alger républicain", algerep@eepad.dz . Proche du Parti communiste algérien sans toutefois y etre affilié, il a été interdit en 1939, 1955 et 1965.
(***) Annie Lacroix- Riz est professeur d'Histoire contemporaine à l'Université Paris VI - Denis Diderot, http://www.historiographie.info

22:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, courcelles, democratie, paris, politique, presse, ps, silence, solidarite, actualite, urss, usa, guerre, imperialisme, ptb, romain, resistance, capitalisme, france, flicage, histoire, liberte, social, socialisme, syndicats, espagne, fascisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |