24/08/2008

24/08/2008: Les militaires belges en Afghanistan ... Pourquoi ?

Une intéressante réaction d' Ernest GLINNE ...
----- Original Message -----
Sent: Sunday, August 24, 2008 6:08 PM
Subject: Afghanistan 1

                                                      ESCALADE GUERRIERE DE L’ OTAN EN AFGHANISTAN

                                                      __________________________________________________

 

                                                       De Chirac au Pentagone, de De Crem à Obama

                                                       ---------------------------------------------------

 

          Du 1er août à ce samedi 23, le nombre  des militaires de l’OTAN tués en Afghanistan s’élève à quarante : aux dix français se sont ajoutés ces derniers jours

trois canadiens, trois polonais et deux autres non identifiés . Peut-être venus de Belgique ? Qui sait ? Les <accrochages> vont du nord au sud et de l’ouest jusqu’au

< no man’s land > de la frontière-passeoire du Pakistan au sud-est.  Des < erreurs > de tir viennent d’alourdir d’une centaine de victimes le nombre des civils morts, suscitant une protestation du président afghan , pourtant < aux ordres >. Comment en est-on là ? Comment la technologie militaire sophistiquée s’oppose-t-elle à une guérilla idéologiquement odieuse mais vivant, en dépit des seigneurs de guerre enrichis dans la corruption et une production énorme de pavot, en dépit surtout des soldats occidentaux  appelés à une nouvelle croisade, < comme un poisson dans l’eau > ? Quelle politique sert l’instrument militaire ? Le droit des gens ou le tracé de prochains oléoducs et gazoducs de Grands avides et manipulateurs ?

 

         Fin 2OO1, après le 11 septembre new-yorkais, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné le régime taliban qui , avec une certaine assistance, s’était substitué à un corps expéditionnaire soviétique vaincu en une autre sorte de Vietnam. En France, le gouvernement de cohabitation Chirac-Jospin , après un débat SANS vote ( = ?) à l’Assemblée nationale, est intervenu aux côtés du Pentagone, notamment par l’envoi de forces spéciales qui passent pour avoir < presque> capturé Oussama Ben Laden. APRES cet alignement français, surprenant au regard de l’attitude adoptée par Chirac-Villepin et TOTAL/PETROFINA à propos de l’invasion – illégale et ruisselante de gros mensonges – de l’Irak par l’Administration Bush et ses chers pétroliers à elle, une Force internationale d’assistance à la sécurité ( ISAF ) a été créée, englobant des contingents divers. L’OTAN a <repris> l’ISAF en 2003, faisant jouer l’article 5 du Traité de l’ Alliance concernant la solidarité des partenaires. C’ est dans ce cadre que la Belgique participe bon gré mal gré à la guerre, avec des anciens, des nouveaux et des futurs adhérents d’Europe de l’est ( Pologne, Roumanie, etc..). Certains , tels que

la Georgie, sont aussi allés en Irak.

 

                                                   Nicolas Sarkozy sur girouette

                                                    ----------------------------------

Au cours de la campagne de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, < homme de rupture >, s’est dit en termes forts hostile à la participation de la France. Le Président ominipotent/omniscient a changé d’avis..La Belgique, Flahaut  gérant  la Défense nationale, s’est longtemps limitée à la protection de l’aéroport de Kaboul et à l’envoi d’

aides humanitaires par avions C130. Le 7 février dernier, De Crem l’ayant remplacé, une décision a été prise consistant à augmenter de cent unités nos 37O militaires

ainsi déployés et à ajouter quatre F16 de combat aux appareils de transport. Le Parlement n’en a guère débattu en plénière. Quelle est la couverture budgétaire ? Quelles

armes les F16 lanceront-ils et sur qui ? En commission sénatoriale de la Défense, Josy Dubié -< ni dieu ni maître> et vice-président – a vigoureusement exposé le refus d’

Ecolo. Avec le SP. Nonobstant le fait que Joschka Fisher, ancien ministre < vert > allemand des Affaires étrangères, s’était prononcé quelques jours plus tôt et de façon

retentissante en faveur de l’envoi d’un contingent substantiel de la Bundeswehr.

 

En février, les députés PS Flahaut et Moriau, soucieux  < de renforcer la sécurité de nos soldats et de la population >, ont déposé, avec l’assentiment du MR, du CDH et du VLD, une proposition de résolution formulant des demandes contrariantes, au-delà de l’expédition d’un bataillon sécurisant de l’ Armée du Salut avec ses chants et

casseroles. Il faudrait définir une stratégie de sortie claire et précise au sommet de l’ OTAN : seraient-ils des farfelus inconscients ? Il faudrait définir des clauses quant à l’utilisation du personnel et du matériel militaire belges DANS UN SOUCI DE PROTECTION ET DE SECURITE DES MILITAIRES : on part en guerre, mais si c’

est pour ne pas la faire, ne vaudrait-il pas mieux ne pas y aller ? Il faudrait encore impliquer plus réellement le Parlement en préalable et le tenir ensuite informé avec transparence et régularité : il est bien vrai , Traité de Lisbonne en référence, que la démocratie représentative fonctionne aussi mal que la démocratie participative et qu’il faudrait des soviets sur les trottoirs de la Rue de la Loi, sans absentéisme, et au sein même de la force armée, et au sein de comités de referendum d’initiative populaire à

Bruxelles-Halle-Vilvorde et dans les < communes à difficultés > de la Région bruxelloise, mais tout cela a un tel parfum de 1917 !!! Plus sérieusement, les députés suggèrent que, bien-au-delà de considérations militaires, la Communauté internationale aide politiquement le peuple afghan à trouver SA paix. Très vite, car nos F16

tricolores pourraient lâcher des bombes à fragmentation et à balles multiples et si un d’eux se faisait abattre et même si le pilote était éjecté avec succès, cela coûterait cher, même plus que beaucoup de mazout. L’ armée de l’air de l’URSS a connu en son temps la morsure…

 

Un espoir  au niveau belge ? Le Premier Ministre, avant de partir en Chine à titre privé ( ?), a dit et répété son sens des responsabilités qu’il faut assumer envers l’OTAN

( même hypertrophié sur les cinq continents ?). Peut-être reviendra-t-il avec l’esprit de paix que l’on prête aux jeux olympiques. Olympe oui. Mars non ? Et De Crem à la Santé publique ?

 

                                               Et Obama ?

                                              ---------------

Le candidat démocrate a eu le courage et la lucidité de s’opposer dès le début à la guerre en Irak. A mon modeste avis, au-delà des problèmes juridiques qu’il connaît bien

en tant que professeur de droit constitutionnel, il sait qu’il ne faut pas faire une mauvaise guerre au mauvais moment et au mauvais endroit. A Berlin et ailleurs, il a appelé

les Européens à agir avec plus de force(s) en Afghanistan. Une donnée est méconnue : après des succès initiaux en Afghanistan contre les talibans, l’ armée US : 1) s’est

trouvée en effectifs insuffisants pour mener des opérations simultanées en Afghanistan et en Irak ; elle a donc désaffecté depuis mars 2003 beaucoup de ses moyens sur un Irak prioritaire ; 2) le financement des actions non militaires en Afghanistan a été ridiculement faible et en outre très mal géré. En plus, l’ Administration Bush a limité à

Kaboul la présence militaire provenant de l’OTAN (1) ; il faut maintenant respecter la promesse d’un désengagement rapide en Irak et le transfert de troupes US en

Afghanistan en provenance d’Irak n’est pas la solution. D’où l’appel aux Européens. Ce n’est par ailleurs pas PAR LA GAUCHE qu’on entre à la Maison Blanche, mais PAR

LA DROITE OU LE CENTRE. Obama le séducteur talentueux veut rassurer au centre : d’où le choix de Joe Bilden comme partenaire. D’ où l’INACCEPTABLE déclaration

en faveur de l’entrée de la Georgie dans l’ OTAN. Et des mises en garde en provenance de la gauche des Etats- Unis ( 2) au candidat Obama, qui passe aux yeux de

beaucoup du statut de candidat < excellent > à celui de candidat < le moins mauvais >..

 

                                                                    Ernest Glinne

                                                                   Député européen honoraire, ex-membre de la délégation auprès du Congrès des Etats-Unis

 

Inexplicable rationnellement, sauf par les limites et l’obsession de < Mes intérêts d’abord > qui a caractérisé l’ Administration Bush. Source : The New York Review of Books, 14.08.2008, article de

Samantha Power, < The Democrats and National Security >

<!--[if !supportLists]-->(2)    <!--[endif]-->De nombreux militants de gauche ont signé une lettre ouverte conditionnant leur soutien à Barak Obama dans < The Nation>, vieil hebdomadaire de la gauche < non conventionnelle>. Autre signe

parmi d’autres : l’ex-sénatrice Cynthia Mac Kenney se présente comme candidate des Greens ( Verts ), notamment pour ne pas désactiver les jeunes et d’autres qui s’interrogent…et sont tentés par

l’abstention. Si j’étais citoyen des Etats-Unis, je voterais malgré les modulations récentes pour Obama, premier Afro-Américain à pouvoir accéder à la présidence US.

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, occupation, romain, resistance, television, actualite, agressions, fascisme, guerre, independance, information, imperialisme, liberte, democratie, medias, paix, silence, usa, belgique, corcelles, colonialisme, europe, france | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/07/2008

01/07/2008: les nouvelles du PTB et de Solidaire ...




-------- Message original --------
Date: 2 Jul 2008 13:10:12 +0200
De: PTB <webteam@ptb.be>
Pour :: roger.romain@skynet.be



les nouvelles du PTB
::
1 juillet 2008
 

Les médicaments dix fois moins chers aux Pays-Bas: à quand le modèle kiwi chez nous ?

Les pharmaciens tiraient la sonnette d’alarme au début de la semaine. Ils sont de plus en plus confrontés à des clients qui ne peuvent plus payer leurs médicaments. Le gouvernement Leterme n’a pas réagi. Pourtant, il existe une solution. Et à portée de main. À partir du 1er juillet, aux Pays-Bas, les médicaments vont être de 90 à 95 % moins chers, grâce au modèle kiwi.

Action jerrycanes vides : « Des réponses maintenant, sinon nous reviendrons »

« TVA énergie : de 21 à 6 %, pour une fiscalité équitable » : la banderole ouvre le cortège de la FGTB ce 30 juin. Celle-ci veut encore faire pression sur le gouvernement avant le 15 juillet.

Réforme de l’État : le 15 juillet, le terminus pour Leterme ?

Depuis des mois, Yves Leterme annonce une solution aux problèmes communautaires pour le 15 juillet. Si ça ne marche pas, nous risquons une nouvelle crise gouvernementale. À quoi devons-nous nous attendre cet été ?

Combien la réforme fiscale de Reynders va vous coûter

Le ministre des Finances prétend défendre notre pouvoir d’achat grâce à son projet de réforme fiscale. Mais il se permet contre-vérités, omissions, non-dits… Et cadenasse sa « rage taxatoire » : celle d’une TVA profondément injuste. Une analyse de Marco Van Hees.

Université marxiste : un monde en crise(s)

Du 20 au 24 août se tiendra l’université marxiste d’été à Waterloo. L’occasion de découvrir l’analyse marxiste sur la crise, le socialisme, le nationalisme.



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25/03/2008

17/03/2008: La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La Belgique dans l'illégalité internationale

La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force.

Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo.

Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit international pour expliquer des évolutions, mais les faits priment sur le droit" déclare ainsi le représentant MR, après avoir fait le parallèle avec l'indépendance de la Belgique. Et notre ministre des Affaires Extérieures De Gucht de renchérir "De fait, la Belgique est devenue indépendante car les grandes puissances l'ont reconnue. C'est là le véritable critère !"1. Au bac, la création en 1945 de l'ONU et du droit international, le modèle c'est le 19e siècle.

«Le Kosovo est un cas exceptionnel»

Maintenant que le droit est ainsi balayé, quel argument rationnel opposer à de pareils dépeçages suivant des lignes ethniques et/ou linguistiques? En Europe et ailleurs, il y a du boulot…

Quel est la différence entre le Pays Basque, ou la Corse, et le Kosovo après tout? La différence essentielle, c'est que le dernier cas les séparatistes ont été soutenus politiquement et militairement par les Etats-Unis et les pays de l'OTAN, et ce des années avant l'agression de la Yougoslavie de 1999.2

Les politiques et les médias pro indépendantistes tentent de justifier cette violation de la charte des Nations unies en répétant que le Kosovo est un 'cas exceptionnel'. Est-il à ce point exceptionnel qu'une grande puissance soutienne des séparatistes dans le pays qu'ils veulent détruire? Comme les Allemands des Sudètes en 1938 pour ne prendre qu'un exemple…. Le droit international est à nouveau substitué par le droit du plus fort. Beau retour en arrière dont notre gouvernement se rend complice.

La mort très bienvenue de Milosevic

L'argument fondamental qui revient de manière répétitive pour faire avaler ce mépris du droit c'est l'affirmation que la faute revient à Milosevic "qui a organisé massacres et nettoyage ethnique contre les Albanais". Ainsi le Monde : "L'indépendance du Kosovo .............constitue une dérogation, rendue inéluctable par la politique de nettoyage ethnique de Milosevic"; Libération : "Depuis les massacres et nettoyages ethniques perpétrés par Milosevic et l’engagement de l’OTAN qui les a finalement stoppés, la Serbie a dû abandonner toute souveraineté sur cette région"; The Independant (sic) "La Serbie a perdu le Kosovo à travers ses propres actions dans les atrocités et le nettoyage ethnique des années 90" etc, etc.

Décidément une grande chance que Milosevic soit mort à temps ! Car quelque soit le biais de la Cour du TPI, un jugement aurait bien eu du mal à inventer un génocide qui n'a jamais eu lieu, et un plan de nettoyage ethnique qui s'est avéré ne pas exister3. Il est très frappant que sans l'insistance répétitive sur les atrocités serbes contre les Albanophones, tout l'échafaudage médiatique pour "justifier" l'indépendance kosovare s'effondre complètement.

L'habillage humanitaire des forfaits n'est bien entendu pas une chose nouvelle. "Monsieur Benès a décidé de réduire par la terreur d'honnêtes citoyens allemands et ils les contraint par la violence à la fuite vers la patrie allemande. Nous constatons des chiffres horrifiants ; en un jour, dix mille fugitifs, le lendemain, vingt mille, le surlendemain, déjà trente sept mille, deux jours après, quarante et un mille, puis soixante-dix mille, et puis on vient à quatre-vingt dix mille, cent sept mille, cent trente sept mille, et aujourd'hui, deux cent quatorze mille. Des régions entières sont dépeuplées, des villages sont brûlés, on cherche à enfumer les Allemands avec des grenades et du gaz." Adolf Hitler, 26 sept 1938, quelques jours avant l'annexion de la Bohème et le démembrement de la Tchécoslovaquie..

Roland Marounek

1. http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/52/ic111.pdf
2. Cf par ex. Des agents de la CIA ont reconu avoir aidé à entrainer l'UCK bien avant les bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie, The Sunday Times, 12 mars 2000
3. Cf "Le TPIY sauvé par la mort de Milosevic", Alerte Otan n°21, janvier-mars 2006

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18:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, liberte, politique, romain, usa, kosovo, flandre, independance, souverainete, imperialisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

21/.03/2008: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique...



Et pourquoi pas un référendum parmi l' ensemble de la population belge sur cette ratification qui va finalement envoyer la Constitution belge, notre souveraineté et notre Indépendance nationale, aux oubliettes, comme celle des autres pays membres de l' Euro-dictature capitaliste d' ailleurs ?
Elle est belle notre "Démocratie" !
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique
Date: Fri, 21 Mar 2008 09:41:47 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Nous sommes ici sur la liste nommée "Sortir de l'Europe" c'est-à-dire "Sortir de l'union européenne"
Ci-dessous une critique intéressante de Belges  ('même si ceux-ci  comme beaucoup de Français encore disent vouloir  une "autre" Europe qu'ils croient possible) 
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Europe
Belgique: Lettre ouverte aux membres du Parlement Fédéral et des Parlements Régionaux et Communautaires
Par Georges DEBUNNE, Pierre Galland

article publié dans la lettre 582
Lien permanent vers cet article
Objet : Projet de loi portant assentiment au Traité de Lisbonne modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, et à l’Acte final, faits à Lisbonne le 13 décembre 2007
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vous allez devoir vous prononcer sur le nouveau projet de Traité de l’Union Européenne.
Ce Traité aura valeur de Constitution Européenne. Il s’agit par conséquent d’un nouveau pas d’envergure dans la construction européenne. Ce Traité jouera un rôle décisif non seulement dans le fonctionnement de notre pays mais également dans la vie quotidienne des citoyens et des familles. Il sera déterminant pour les conditions de vie et de travail de chacun. Une nouvelle fois des compétences vont être transférées du niveau national au niveau européen.

Par la présente lettre ouverte nous voulons attirer l’attention sur le fait que l’on ne peut traiter l’évènement à la légère. Une Constitution n’est pas un document de plus que l’on peut facilement jeter à la poubelle. Par ailleurs, dans notre démocratie, le citoyen pouvait s’attendre à ce que le gouvernement ait assuré une large diffusion de ce texte fondamental et que les autorités politiques aient organisé des débats politiques à grande échelle. Or, non seulement il n’a jamais été question d’une consultation populaire mais, de plus, le débat politique est en dessous de tout. Le débat parlementaire lui même risque d’être au niveau zéro à en croire la discussion hâtive et sans esprit critique qui a eu lieu au Sénat, la chambre de réflexion de notre pouvoir législatif.
En tant que partisans d’une Europe démocratique, sociale et solidaire, nous avons des réticences gravissimes par rapport au texte qui vous est soumis. Ce projet est une occasion ratée si tant est que l’objectif viserait à organiser une Europe soutenue massivement par ses citoyens.
Nous tenons à vous présenter quelques considérations qui, dans le contexte d’une lettre ouverte, devront nécessairement être générales.
Nous restons sur notre faim par rapport au fonctionnement démocratique des institutions européennes. Cinquante ans après la constitution de la CEE et dans le cadre de l’actuelle Union Européenne, le rôle démocratique du Parlement européen reste en-dessous de tout. Le pouvoir réel continue à être assumé par la Commission et le Conseil, qui ne reçoivent que des résolutions et positions insuffisamment contraignantes d’un Parlement qui n’assume essentiellement qu’une tâche de contrôle très relatif et non pas une tâche de décideur politique.
De même, nous n’acceptons pas le principe qui est à la base de la politique sociale menée par l’Union Européenne actuelle et qui est confirmé par le projet de Traité sur lequel vous devrez vous prononcer. La protection sociale est entièrement soumise à la conformité au Traité et aux lois économiques du profit. La responsabilité sociale des entreprises est reléguée à l’arrière –plan et la flexibilité des travailleurs est hissée au premier plan des préoccupations.
Au nom du marché libre et des règles de la concurrence, le travail est entièrement soumis aux intérêts du capital. La question de la démocratie économique est à peine effleurée.
Enfin, encore une réflexion concernant la position de soumission internationale caractéristique de l’Europe actuelle. Le projet de Traité ne défend pas une Europe autonome et adulte qui, sur la scène internationale, serait à même de mener sa propre politique. Le projet confirme la dépendance à l’Otan dont on sait qu’elle n’a pas vocation à développer des relations mondiales de coopération solidaires et respectueuses de l’indépendance de toutes les nations. L’Union Européenne doit développer des relations internationales basées sur le respect mutuel des nations et des cultures, une collaboration solidaire et la réalisation de progrès sociaux décisifs avec la volonté de la protection de l’environnement. Les organisations internationales telles que les Nations Unies et l’Organisation Internationale du travail ont cette vocation. L’Union Européenne doit s’inscrire dans cette perspective plutôt que dans une voie impéraliste.
Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, qu’un pareil projet constitutionnel européen, qui, de plus, ne réserve qu’un rôle subordonné aux Droits de l’Homme, ne peut recevoir notre consentement, alors que notre soutien à une Europe démocratique, sociale et progressiste, protection de l’environnement incluse, est hors de doute.
Nous attendons de votre part un débat parlementaire sérieux et fondé, qui ne craigne pas l’esprit critique et qui mette en évidence la nécessité d’une autre Europe, d’une Europe qui veillerait au large soutien de sa population.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de nos sentiments très distinguées.
  • Georges DEBUNNE, Ancien Président FGTB/ ABVV et CES
  • Pierre GALAND, Président Forum Nord-Sud
  • Ernest GLINNE, Ancien Ministre et député européen honoraire
  • François HOUTARD, Prêtre, sociologue et co-fondateur du Forum Social Mondial
  • Lode Van OUTRIVE, Député européen honoraire
  • Jef SLEECKX, Député fédéral honoraire
  • Maxime STROOBANT, Professeur émérite du droit du travail VUB
  • Et Mateo ALALUF, Sociologue ULB, Anne DUFRESNE, Chercheuse GRAID ULB, Henri EISENDRATH, Prof VUB, Corinne GOBIN Maître de recherche FNRS, Sophie HEINE Chercheuse ULB, Paul LOOTENS, Secrétaire fédéral Centrale Générale FGTB, Jaak PERQUY, filosoof, Michel VANHOORNE, prof en Ugent, Hendrik VERMEERSCH, 15 december Beweging/ Mouvement, Jacques VILROKX, Prof VUB
par Georges DEBUNNE
Ancien Président FGTB/ABVV et CES voir tous ses articles

Pierre Galland
Président Forum Nord-Sud voir tous ses articles

11:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, imperialisme, capitalisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/01/2008

04/01/2008: La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles ...

-------- Message original --------
Sujet: Alerte OTAN ! n°28 / octobre-décembre 2007
Date: Fri, 4 Jan 2008 07:52:44 +0100
De: <info@csotan.org>


Alerte OTAN !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance OTAN,
Numéro 28, octobre-décembre 2007

Secrétariat : rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles
Adresse électronique : info@csotan.org

tél & fax : 02 511 63 10
CCP
068-2447491-14 au nom de CSOTAN

Site internet : www.csotan.org


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Le CSO anime également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir régulièrement des infos centrées sur l'OTAN, et où vous pouvez aussi diffuser vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr


Édito

Ensemble contre l’'Otan, samen tegen Navo !

Les réunions au sommet de l'OTAN se sont multipliées ces dernières semaines, signe que tout ne se passe pas exactement comme prévu dans le camp des alliés occidentaux et que la grande machine de guerre ne fonctionne pas sans ratés. Kosovo, Iran, Afghanistan, Bouclier anti-missiles: les pays membres de l'Otan ne sont pas sur la même longueur d'ondes et n'aboutissent à aucune détermination ferme.

L'annonce publique par les services de la CIA et d'autres ( ???) que l'Iran "aurait arrêté tout programme de préparation d'armes nucléaires depuis 2003" vient mettre un coup d'arrêt pour les forces US les plus résolues à la guerre immédiate contre l'Iran. Cela montre bien les incertitudes au sein de la superpuissance sur les possibilités de gagner cette guerre. L'échec en Irak conduit au doute. Et surtout les réactions de la Russie, de la Chine et des pays non alignés ont fait sentir au sein même de l'Otan, que la partie ne se gagnerait pas facilement.

Mais cela n'empêche pas de continuer les menaces et l' imposition de sanctions contre l'Iran. Même De Gucht, ancien et nouveau ministre des Affaires Etrangères de la Belgique s'y met en décrétant que le seul fait que l'Iran veut continuer le processus d'enrichissement de l'uranium "prouve que l'Iran veut se doter de la bombe atomique". Pourquoi ces questions se discutent-elles dans des réunions de l'Otan qui, en principe, n'ont rien à voir avec l'Iran? Ils ont besoin de présenter l'Iran comme une "menace" contre les pays européens pour justifier l'installation du bouclier anti-missiles et la participation de l'Otan à ce programme.

De la même manière, la Russie est de plus en plus l'objet d'attaques et de campagnes dénigrantes dignes de l'époque de la "guerre froide", de la part des responsables de l'Otan, et de nos anciens-nouveaux ministres. Son alliance avec l'Iran, ainsi que son opposition à l'indépendance du Kosovo ne laissent les mains libres ni à l'UE ni aux Etats-Unis. De Gucht, qui représente la Belgique à la présidence du conseil de sécurité de l'ONU, ne s'est pas gêné pour soutenir publiquement des mesures unilatérales de l'UE et des USA en faveur du changement de statut du Kosovo.

En Afghanistan, qui est le lieu le plus important d'intervention de l'Otan, 60.000 militaires de 27 pays différents, superarmés, ne suffisent pas pour faire régner l'ordre et maintenir le gouvernemenrt Karzai. Plusieurs pays membres de l'OTAN rechignent à fournir à l'Isaf les suppéments de moyens techniques, financiers, humains qu'elle réclame. Cependant, la Belgique n'est pas en reste. Récemment, le gouvernement encore en "affaire courantes" a décidé l'envoi de soldats supplémentaires à Kaboul. Le nouveau ministre de la Défense, Pieter De Crem, veut renforcer et revaloriser le rôle « militaire » de l'armée, la débarasser de ses oripeaux « humanitaires ». La Belgique fera tous les efforts possibles pour soutenir la guerre de l'Otan en Afghanistan.

Et pour bien montrer l'adhésion du gouvernement Verhofstadt III aux objectifs otaniens, ils ont rendu publique cette opération "anti-terroriste", juste le jour de la prestation de serment. Ces « terroristes » ne pouvaient qu'être dirigés par Nizar Trabelsi, accusé de préparer des attentats contre la base militaire de Kleine Brogel. Le nouveau gouvernement belge veut donner des assurances à l'OTAN, de sa capacité à servir les états-majors installés sur notre territoire. Les « menaces terroristes » actuelles tombent à point également pour prendre de nouvelles mesures de restriction des droits démocratiques (prolonger la garde à vue, élargir les autorisations d'écoutes téléphoniques)

Il faut noter d'ailleurs que tout au long de cette crise gouvernementale et au milieu des conflits dits communautaires, tous les dirigeants politiques restaient d'accord pour garder sous contrôle fédéral l'armée et la politique extérieure et que la Belgique a déjà signé le nouveau Traité européen, qui renforce encore l'allégeance de l'UE à l'Otan et réclame des augmentations des budgets militaires de chaque pays.

Nous devons montrer que, dans le camp des mouvements pour la paix, au nord comme au sud du pays, nous n'avons aucun conflit communautaire à régler et que tous unis nous continuons le combat pour le désarmement nucléaire, pour le retrait des bombes atomiques de Kleine Brogel, pour stopper tout programme de bouclier antimissiles, pour le retour des militaires belges embourbés dans cette guerre d'Afghanistan et pour une mise en cause radicale de l'OTAN qui ne protège pas l'Europe mais risque plutôt de l'entraîner dans un conflit majeur.

Sommaire


Conférence «La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles»

La conférence organisée par le CSO a permis de mieux connaître ce que le bouclier anti-missiles signifie, au point de vue technique, stratégique, politique. Elle s'est conclue sur plusieurs propositions d'actions concrètes : soutien à la manifestation contre le radar, à Prague le 17.11.07, avec l'envoi de lettres à l'ambassade tchèque et de messages de solidarité à la mobilisation tchèque; résolution de multiplier les activités d'information en Belgique ; proposition de soumettre un questionnaire sur ce thème aux ministres et parlementaires belges ; préparation d'un dossier rassemblant les informations, les analyses, les prises de position des organisations politiques et des associations pour la paix.

Si l'opposition au déploiement du système anti-missiles était unanime parmi les intervenants, nous avons toutefois pu entendre et discuter des points de vue plus divergents, entre autres sur la place que l'Otan ou l'UE pourrait prendre dans l'installation du bouclier anti-missiles en Europe, sur la position de la Russie. Le débat est ouvert et la question du bouclier anti-missiles prendra de plus en plus d'importance dans les mois à venir. Le prochain sommet de l'Otan à Bucarest en avril 2008 va probablement l'aborder et s'engager. Nous devons y être très vigilants !

Les textes des différents intervenants de la conférence sont reproduits dans ce numéro de Alerte Otan, et/ou sur le site du CSO :

Nils Andersson, du conseil scientifique d'ATTAC France, Nicolas Bardos, Pax Christi, Andrey Ordach, attaché de presse de l'Ambassade de Russie, Luc Mampaey, GRIP, Georges Spriet, VREDE, Pol d'Huyvetter , Mayors for Peace, Claudine Pôlet, CSO

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Le Bouclier ne protège pas l'Europe, il y prépare la guerre

Dans une Belgique qui se déchire de plus en plus, les problèmes dits institutionnels et de relations entre la communauté française et flamande prennent le dessus sur toute autre question politique. Se préoccuper, maintenant, d’'une question de bouclier antimissiles qui n'’existe pas encore en Europe et encore moins sur notre territoire, peut sembler aussi… surréaliste.

Et pourtant, l'’annonce et le début de mise en place par l’'Administration Bush de ce système anti-missiles est en train de pousser le monde vers la guerre, de relancer une course folle aux armements, il nous concerne donc grandement !

La presque totalité des partis politiques de Belgique, qu’'ils participent de la coalition orange bleue ou dans l’'opposition, se divisent à qui mieux mieux, régionalisent, fédéralisent, séparatisent… mais conservent une étrange communauté de positions sur les questions de politique extérieure et de défense de notre pays. Même le NVa, l'’allié séparatiste du CD&V déclare que l’'armée et la politique extérieure peuvent rester du ressort d’'un Etat Belge. Et tous se rangent derrière la Note Leterme concernant la Défense et la Politique extérieure ou, en tout cas, se taisent à son sujet. Cette note réaffirme que la Belgique est liée à une politique européenne de sécurité et de défense et qu’'elle est un fidèle et loyal membre de l'’Alliance Atlantique, à laquelle elle est prête à accroître sa contribution.

Rappelons également que le mini-traité européen appelé à remplacer le projet de Constitution européenne, reprend textuellement les chapîtres qui bétonnaient l’'allégeance à l’OTAN. Il y rajoute la nécessité d’'accroître les efforts financiers de chaque Etat membre pour rendre les forces militaires plus efficaces.

L’'OTAN n’'en est pas à une « étude de faisabilité » toute théorique. Des dossiers de milliers de pages circulent parmi les cercles dirigeants. Le secrétaire général Joop de Scheffer propose avec persistance qu’'un bouclier antimissiles otanien pourrait très bien compléter le système américain. L'’OTAN se prépare à une participation effective et importante à l’installation du bouclier antimissiles.

La Belgique est aussi concernée par cette question. Et comme nos gouvernements et nos responsables politiques, tous partis confondus, ont évité et évitent de plus en plus tout débat démocratique sur les questions militaires, il y a fort à parier que le projet de bouclier antimissiles deviendra une réalité otanienne à bref délai, et que tout cela passera au-dessus de la tête des citoyens et sera discuté et voté dans la plus grande discrétion. On en a déjà assez avec les bombes nucléaires de Kleine Brogel qui sont toujours là malgré les résolutions unanimes du Parlement pour les faire partir. Si les grands stratèges des Affaires Etrangères et de la Défense y rajoutent un soutien au système antimissiles, c'’est une preuve de plus que ces bombes atomiques sont destinées à être utilisées, protégées par un bouclier antimissiles. Cela ne doit pas se passer !

Le bouclier antimissiles est un outil de guerre et non de défense. Sous le contrôle des Etats-Unis ou un contrôle partagé avec l’'OTAN, ou même avec une implication de l’'Union Européenne, il est totalement inacceptable. Le Président Bush l’'a présenté comme une protection nécessaire à l'’Amérique et à l'’Europe contre des menaces de pays qualifiés de voyous, et en particulier l'’Iran. Mais l'’Iran n’'est pas en mesure d’'attaquer ni l'’Amérique ni l’'Europe avec des missiles nucléaires à longue portée qu’'elle ne possède pas.

Ce bouclier antimissiles vise à pouvoir attaquer la Russie et la Chine ainsi que n’'importe quel pays, qui résiste à la prédominance des USA et de l'’Alliance Atlantique, sans risquer une riposte de ceux qui ont la capacité nucléaire de le faire, comme la Russie et la Chine. Aucun de ces pays ne cherche des conquêtes militaires. L'’intérêt du peuple de Belgique et de toute l'’Europe est de rechercher une coopération avec eux et non la guerre. Voilà bien pourquoi il n’'est pas question pour les citoyens de notre pays et des pays membres de l’'Otan d’'accepter une participation à cette escalade vers une nouvelle guerre mondiale.

Claudine Pôlet (CSO)

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Qu’est-ce que le bouclier anti missiles ?

Avec le Missile Defense, ou bouclier anti-missiles, il s'agit d'empêcher qu'un missile attaquant puisse atteindre sa cible. Il existe déjà plusieurs systèmes de défense pour intervenir au moment où un missile rentre dans l'atmosphère, donc dans la partie finale de son orbite. Le bouclier anti-missiles maintenant, veut être capable de toucher un missile à un stade antérieur, c'est à dire pendant la phase vraiment ballistique du parcours hors de l'atmosphère dans laquelle les têtes se détachent du missile.

Le bouclier anti-missiles est un sytème de systèmes; chacun des éléments doit être techniquement parfait ainsi que leur coordination. Pour cela, on doit être capable de détecter au plus vite qu'un missile a été lancé. Puis il faut des radars qui suivent et précalculent le trajet. D'autres radars essaient de distinguer les têtes réelles des têtes fausses. Puis le missile d'interception est lancé pour projeter l'élément de collision (EKV exoatmospheric kill vehicle) contre la tête hostile. Tous ces éléments ne peuvent fonctionner que grâce à un réseau performant de gestion, commande et contrôle.

La détection se réalise par des systèmes infra-rouges dans l'espace. Les radars de première alerte existent déjà. Ils calculent le trajet de vol du missile hostile. Puis des radar-X à haute fréquence sur les ondes courtes détectent les têtes (nucléaires ou fausses). Le missile d'interception est une fusée à trois étages qui porte l' EKV jusqu'au point d'interception. Cet EKV reçoit de manière permanente l'information de la localisation changeante du missile attaquant, ou de l'orbite des têtes. l'EKV possède un système combiné de senseurs optiques et infra-rouges, pour suivre et analyser sa cible. Par ses petits moteurs, ce module d'environ 65 kg et 1,3 m de longueur, se met en position pour le meilleur impact contre le missile hostile qu'il détruira par énergie cinétique (par sa vitesse donc). La vitesse combinée avec laquelle l'intercepteur et la cible se rapprochent est de 15.000 miles par heure.

Le tout ne fonctionne que par un réseau de gestion: le Battle Management, Command, Control and Communicationos (BCM3) constitue le coeur du système. Il reçoit l'information et analyse les paramètres comme la vitesse, l'orbite, le point d'impact. Il calcule le point optimal d'interception, prépare le lancement du missile intercepteur. Il vérifie également le résultat de l'opération, et décide d'une éventuelle continuation de l'opération.

Le Pentagone américain estime nécessaire pour la sécurité nationale et celle de ses alliés d'avoir certains éléments de système de systèmes en Europe. Il veut utiliser des radars existants en Angleterre et au Groenland, et veut installer un radar-X et des missiles intercepteurs en Europe continentale: la république Tchéque et la Pologne.

Jusqu'à maintenant les essais ne sont pas du tout convaincants. La Missile Defense Agency elle-même parle d'un succès de 50%, tandis que les critiques ne parlent que de 4 ou 5 essais relativement positifs sur 13. Et souvent, on n'a pas tenu compte de la possibilité de têtes fausses qui pourraient troubler les radars.

Les entreprises liées à la recherche et la fabrication sont surtout: Boeing, Raytheon, Lockheed Martin et TRW. Ce sont de bons fournisseurs du Pentagone, et des sponsors généreux pour les caisses électorales des deux grands partis.

Mais il y a plus.

Le développement du système anti-missiles se situe dans la stratégie plus large de domination de l'espace par les Etats Unis. “Un moyen pour atteindre la prépondérance américaine dans l'espace est le développement d'une stratégie de dissuasion pour l'espace, et le déploiement des moyens spatiaux, y compris des systèmes d'armement fonctionnant dans l'espace, pour défendre nos ressources spatiales, et qui pourront renforcer notre force aérienne, navale ou terrestre”. (Commission to assess US national security space management and organization, 2001).

Dans son document Vision 2020, le US Space Command dit clairement: “dominer les dimensions spatiales des opérations militaires pour protéger les intérêts et les investissements des Etats-Unis”. La supériorité dans l'espace devient un élément crucial dans les guerres à venir. Le National Missile Defense (le bouclier anti-missiles) deviendra un ensemble de sensors et d'armes sur terre et dans l'espace. Les tâches pour les unités de terre, de mer et aériennes seront renforcées par nos capacités dans l'espace.

Voilà à quoi sert le bouclier.

Il est intéressant de voir ce que des analystes américains en disent: "Le bouclier anti-missiles que les Etats-Unis veulent installer est avant tout valable dans un contexte offensif, pas défensif; comme un élément d'importance dans la capacité de 'first strike', pas comme un bouclier indépendant. Dans le cas où les Etats-Unis attaqueraient la Russie (ou la Chine), le pays ciblé ne resterait après l'attaque qu'avec un arsenal trés réduit, s'il lui en reste un. A ce point, même un bouclier modeste ou inefficace pourrait être suffisant comme protection contre l'attaque-réponse, parce que l'ennemi annihilé n'aurait presque plus de missiles comme moyen de riposte.” (Lieber, Keir A./Daryl G. Press: The Rise of U.S. Nuclear Primacy, in: Foreign Affairs, March/April 2006.).

Georges Spriet (VREDE)

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Bouclier antimissile : inadéquat et dangereux

Une nouvelle crise semblable à « l’affaire des euromissiles » du début des années 80 va-t-elle éclater à l’occasion du projet américain de déploiement d’éléments de son bouclier antimissile en Europe ? Si le contexte géostratégique est totalement différent, les mêmes problèmes surgissent : un projet américain posant de nombreuses questions, le malaise des Européens et l’hostilité de la Russie qui estime qu’une nouvelle course aux armements en serait la conséquence.

Un projet discutable

C’est le 22 janvier 2007 que les États-Unis ont transmis officiellement leur demande de pouvoir installer d’ici à 2012, 10 missiles intercepteurs en Pologne et un radar de détection en République tchèque. Le but est de compléter un dispositif qui prévoit le déploiement de 40 missiles en Alaska (15 y sont déjà installés), de 4 missiles en Californie, ainsi qu’un réseau de radars sur le sol américain, au Groenland et en Grande-Bretagne.

Le projet de « bouclier antimissile » vise à intercepter des missiles qui seraient lancés contre les États-Unis par ce qu’ils nomment des « États voyous » comme l’Iran et la Corée du Nord. Mais, aux États-Unis même, plusieurs experts et responsables politiques doutent de l’efficacité et de l’utilité de ce projet.

Primo, la faisabilité technique de l’interception en plein vol de missiles balistiques ennemis est loin d’être prouvée. Les missiles actuellement déployés sont encore des prototypes et les essais réalisés jusqu’à présent ont soit révélé certaines difficultés, soit été menés dans des conditions optimales fort différentes de ce que serait la réalité.

Secundo, ce projet est très coûteux : actuellement, 10 milliards de dollars par an, alors que les coûts ont triplé par rapport aux estimations initiales. Un projet analogue qui serait déployé par l’OTAN en Europe coûterait entre 10 et 20 milliards de dollars, ce que les Européens auraient des difficultés à financer, sachant que la somme de leurs budgets annuels de défense avoisine les 220 milliards de dollars.

Tertio, quelle est la réalité de la menace ? À l’instar des « armes de destruction massives » en Irak, les Américains n’exagèrent-ils pas les risques ? De nombreux spécialistes, sans nier leurs intentions d’acquérir des missiles de longue portée, font remarquer que des pays comme l’Iran et la Corée du Nord auraient besoin de plusieurs années avant de disposer de missiles intercontinentaux. De plus, installer des têtes nucléaires sur ces missiles n’est pas simple à réaliser. Enfin, certains doutent que les dirigeants de ces pays soient à ce point irresponsables qu’ils lanceraient un missile nucléaire contre les États-Unis, qui disposent de milliers de têtes nucléaires, capables de rayer de la carte tout pays agresseur.

Le risque d’une relance de la course aux armements

Mais la critique majeure réside dans le risque de déstabiliser l’édifice de la dissuasion nucléaire. Le bouclier antimissile des États-Unis est présenté par ceux-ci comme non agressif et purement défensif. En réalité, il crée un effet pervers qui pourrait être un facteur de relance de la course aux armements balistiques et nucléaires.

C’est pour éviter une telle relance qu’Américains et Soviétiques avaient signé en 1972 le traité ABM (« Anti Ballistic Missiles ») par lequel ils renonçaient à déployer des systèmes d’interception de missiles ennemis (à l’exception de deux sites protégés pour chacun des deux pays). Par ce traité, les États-Unis et l’URSS reconnaissaient qu’ils possédaient un potentiel de « destruction mutuelle assurée » empêchant l’un d’utiliser l’armement nucléaire contre l’autre. Ce principe d’équilibre de la terreur permettait de confirmer l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion. Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine tend à « banaliser » l’arme nucléaire en en faisant une arme qui pourrait être utilisée sur des champs de bataille, y compris contre des États « non nucléaires ».

En dénonçant le traité ABM en 2002, les Américains se sont mis dans une posture qui remet en question la dissuasion nucléaire. S’ils deviennent capables de se protéger contre tout missile venant d’un pays ennemi, ce dernier pourrait dans le même temps se sentir menacé par l’arsenal nucléaire offensif des États-Unis, surtout si ceux-ci développent à son égard un discours agressif, le qualifiant par exemple d’État voyou contre lequel il pourrait être fait usage de la force.

Cet État pourrait alors être tenté de se doter d’un maximum de missiles nucléaires intercontinentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. C’est cela la relance de la course aux armements.

L’inquiétude russe

Washington répète depuis plusieurs mois que ce ne sont pas les 54 missiles intercepteurs (44 sur le sol américain et 10 en Europe) qui pourraient arrêter les 700 missiles intercontinentaux dont disposent encore les Russes. Mais ces derniers se demandent si ce chiffre ne pourrait pas être sensiblement augmenté par la suite. Par ailleurs, les Russes envisagent de réduire le nombre de leurs missiles intercontinentaux à environ 200 dans quelques années. Les Russes craignent dès lors d’être à terme soumis à une posture de domination nucléaire par les Américains, d’où leurs projets de relance de programmes de nouveaux missiles intercontinentaux et de doublement de leurs dépenses militaires pour les huit années à venir.

Certains, du côté occidental, estiment exagérées les réactions russes. Sans doute. Mais pour bien comprendre la perception de Moscou, il s’agit de resituer leur position géostratégique actuelle qui est fort loin de celle qu’occupait l’URSS il y a une vingtaine d’années avec une quasi parité de moyens militaires avec les États-Unis.

Aujourd’hui, les dépenses militaires mondiales ont retrouvé un niveau identique à celui qui existait à la fin de la Guerre froide, soit 1 000 milliards de dollars (contre 750 milliards à leur plancher historique en 1996). Dans ce total, le budget militaire des Américains représente près de 50 %, contre seulement 2 % pour celui de la Russie. Ce pays se situe au même niveau que l’Inde ou l’Arabie saoudite, tandis que des pays comme la Chine, le Japon, la France ou le Royaume- Uni représentent entre 4 et 5 % des dépenses militaires mondiales.

De plus, la Russie a le sentiment d’être assiégée. Les élargissements de l’OTAN de 1999 et 2004 ont fait rentrer dix pays ex-communistes (dont trois ex-républiques soviétiques) dans le camp occidental, réduisant le champ d’influence de Moscou. Sur son flanc Sud, 200 000 soldats américains sont en Afghanistan depuis 2001, et en Irak depuis 2003. Et sur les quinze anciennes républiques soviétiques, sept accueillent ou vont accueillir des bases américaines.

Enfin, les Russes ressentent une certaine forme d’arrogance des dirigeants américains actuels à leur égard. Ils manquent de reconnaissance et de respect. Dans le cadre du bouclier antimissile, ces derniers se sont adressés de manière bilatérale à la Pologne et à la République tchèque, sans présenter ce projet au sein du Conseil OTAN-Russie, qui avait été créé en 1999 pour discuter ensemble des questions de sécurité intéressant les deux parties.

Renouer le dialogue et relancer le contrôle des armements

À tout le moins, les dirigeants américains ont manqué de tact à l’égard de la Russie, mais aussi avec leurs alliés européens. Ceux-ci ne comprennent pas l’empressement des États-Unis à vouloir mettre en place ce projet de bouclier qui pose encore beaucoup de questions.

Il serait préférable qu’un véritable dialogue sur les questions de sécurité commune soit rétabli entre Occidentaux et Russes avant de se lancer dans de nouveaux projets. De plus, pour éviter l’émergence de nouvelles menaces potentielles par la prolifération nucléaire et balistique, il y a un urgent besoin de reprendre les efforts diplomatiques dans le cadre du droit international qui codifie la maîtrise des armements.

Malheureusement en six ans, c’est Washington qui a progressivement vidé de leur substance les acquis obtenus dans ce domaine depuis plusieurs décennies.

Editorial du « Nouvelles du GRIP » 2/2007
Voici un lien où l’on peut retrouver 3 anciennes publications du GRIP sur les Euromissiles :
http://www.grip.org/archives/archives.html.

Luc Mampaey (GRIP)

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L’installation de missiles en Europe par les Etats-Unis s’inscrit dans une stratégie globale Eurasiatique


L’actualité de notre sujet a été confirmée le 5 novembre, à Bakou, par Daniel Fried, secrétaire d'Etat adjoint : Les Etats-Unis comptent réaliser leur projet de bouclier antimissile en Europe centrale malgré les objections de la Russie, « Nous poursuivons les négociations avec la Pologne et la République tchèque… Nous espérons réussir et, si c'est le cas, nous mettrons en place un système radar pour la République tchèque et des missiles pour la Pologne ».

Je souhaiterais ce soir exposer dans le temps imparti, le projet global dans lequel s’inscrit l’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe orientale et en Extrême-Orient et ses conséquences pour nous Européens. Ce projet a pour fondement la doctrine Brzezinski qui fut le Conseiller à la sécurité nationale du Président Carter. En quoi consiste sa doctrine, formulée dans son livre « Le Grand échiquier » ? : « L’Eurasie constitue l’axe du monde. Une puissance qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence prééminente sur deux des trois régions les plus productives du monde, l’Europe occidentale et l’Asie orientale. Un coup d’œil sur une planisphère suggère que tout pays dominant en Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l’Afrique. L’Eurasie constituant désormais l’échiquier géopolitique décisif… L’évolution des équilibres de puissance sur l’immense espace eurasiatique sera d’un impact déterminant sur la suprématie globale de l’Amérique. »

Les idéologues néo-conservateurs s’inspirent de cette doctrine ; citons deux maîtres à penser de Georges Bush, William Kristol et Lawrence Kaplan : « Notre suprématie ne peut pas être préservée à distance. L’Amérique doit au contraire se considérer à la fois comme une puissance européenne, une puissance asiatique et, bien entendu, une puissance moyen-orientale. »

Après la chute du Mur, les Etats-Unis devenus l’hyper puissance, l’objectif de Bush père, puis de Clinton, fut de réduire l’espace de la Russie et de resserrer le containment de la Chine. Aujourd’hui, la nouvelle ligne part des pays Baltes vers la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, elle se prolonge vers la Turquie et le Pakistan où, autre avancée stratégique, les Etats-Unis ont pris pied dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale ; puis son tracé se poursuit à la périphérie de la Chine : de la Thaïlande à l’Indonésie, aux Philippines, à la Corée du Sud et au Japon. Un constat s’impose, entre la Turquie et le Pakistan se trouvent l’Irak et l’Iran, la ligne d’encerclement de la Russie s’en trouve rompue, ce qui a conduit, pour la combler, à l’aventure militaire irakienne et pourrait conduire à une nouvelle guerre d’agression en Iran1.

Jetons un regard sur le dispositif militaire mis en place en application de cette politique. Au tournant du XXIe siècle, le Pentagone a achevé la division de la planète en « aires de responsabilité » militaires attribuées à des grands commandements. Rien n’éclaire mieux l’ambition hégémonique de l’hyper puissance que l’énumération de ces cinq, devenues six, « aires de responsabilité », qui couvrent l’ensemble de la planète et participent directement du contrôle de l’Eurasie

Deux de ces commandements ne relèvent pas de notre propos. Le premier, le Commandement Nord (NORTHCOM), couvre le continent nord américain, les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Alaska et une zone jusqu’à 500 miles marins des côtes du continent.

Le deuxième, le Commandement Sud (SOUTHCOM), permanence de la doctrine Monroe, couvre l’Amérique centrale, les Caraïbes, et l’ensemble du continent sud-américain. Il contrôle le Golf du Mexique, les eaux territoriales du continent et une partie de l’Océan Atlantique.

Les autres commandements nous intéressent plus directement, le troisième en particulier, le Commandement Europe (EUCOM ) dont l’aire de responsabilité ne se limite pas à l’Europe communautaire mais inclut les Balkans, l’Ukraine, la Biélorussie, le Caucase et la Russie jusqu’à Vladivostock. L’EUCOM a une particularité par rapport aux autres « aires de commandement », ses liens particuliers avec l’OTAN ; ainsi le commandant des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) est aussi le Commandant suprême des forces de l’OTAN. Ce double commandement toujours attribué à un officier supérieur états-uniens intègre l’OTAN dans la structure militaire du Pentagone et la stratégie globale de Washington. Un lien de dépendance que confirme un document de l’EUCOM : « La transformation de l'EUCOM soutiendra la transformation de l'OTAN ». Cet amarrage de l’OTAN s’est concrétisé (à chaque fois sous commandement étatsunien) en Irak dans le cadre d’une coalition internationale, en Afghanistan, lors d’opérations en Méditerranée, dans le Golf d’Aden ou la Mer d’Oman, dans le cadre l’OTAN.

Le quatrième est le Commandement Centre (CENTCOM) qui couvre l’Égypte, la Péninsule arabique, la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et jusqu’au Pakistan, auxquels il faut ajouter les ex-Républiques d’Asie centrale : Turkmenistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan. C’est le CENTCOM qui conduit les opérations en Irak comme en Afghanistan, en partenariat avec l’OTAN.

Cinquième commandement, le Commandement Pacifique (PACOM ). Le PACOM englobe l’Inde et sa périphérie, la Péninsule indochinoise, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, la Chine, Taïwan, la Mongolie, les deux Corées, le Japon, l’Océanie, les îles du Pacifique. Sa zone maritime s’étend de la côte Ouest du continent américain à la côte est de l’Afrique et de l’Arctique à l’Antarctique. Le PACOM peut être considéré comme l’aire cruciale du dispositif en raison de l’espace qu’il couvre; 60% de la population mondiale y vit et c’est la zone où se côtoient les six armées les plus nombreuses en effectifs dans le monde : celles de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie, de l’Inde, de la Corée du Nord et de la Corée du Sud.

Une sixième zone de commandement a été créée cette année pour l’Afrique et devrait être opérationnelle en 2008, l’AFRICOM qui couvre l’ensemble du continent, sauf l’Égypte. C’est là un signe évident que l’Afrique est devenue un enjeu stratégique propre, notamment en raison de deux nouvelles donnes, l’influence grandissante de l’Islam radical, comme une conséquence de la politique états-unienne de clash des civilisation dans le Proche et Moyen-Orient et la pénétration chinoise dans le continent africain. Cette sixième zone n’est pas distincte de l’enjeu eurasiatique, en témoigne le fait que le siège de son commandement ne se trouve pas en Afrique mais en Allemagne, à Stuttgart, au siège de l’EUCOM.

Selon le rapport du département de la défense des Etats-Unis « Base Structure Report » pour l’année 2007, le Pentagone dispose de 823 bases dans le monde, auxquelles il faut ajouter les bases secrètes, la puissance de frappe de la VIe flotte étatsunienne en Méditerranée, des IIIe et VIIe flottes dans les océans Indien et Pacifique et les bases de l’OTAN. Il n’est aucun domaine où les Etats-Unis ne dispose d’une suprématie plus grande que dans le domaine militaire, ces six aires de responsabilité géographique représentent un système global, coordonnant toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis dans le but d’assurer l’hégémonie planétaire des Etats-Unis et d’imposer la domination du nouvel ordre social néo-libéral

Revenons à ce qui nous concerne directement l’Europe, continent où ce dispositif global est renforcé par la combinaison EUCOM/OTAN. C’est Bill Clinton qui en 1994, au sortir de la Guerre froide, a préconisé que la politique de défense de l’Union européenne soit « une Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'OTAN », proposition avalisée par les Chefs d’États européens lors du sommet de Madrid en 1997, inféodant ainsi les politiques de défense des États européens aux plans hégémoniques de la Maison Blanche.

L’OTAN devenue, de fait, partie du système de défense des Etats-Unis, la phase suivante fut, avec le « concept stratégique pour le XXIe siècle », adopté en 1999, sa transformation d’une organisation militaire régionale, euroatlantique, en une organisation militaire globale. Le sénateur Chuck Hagel a été très explicite à ce propos : « Il n'y a jamais eu, historiquement, de partenariat ou d'alliance mieux placée ou plus capable politiquement de mener le changement qui aboutira à l'avènement d'un monde meilleur et plus sûr que cette institution que nous appelons l'OTAN »2.

Pour bien comprendre la signification de cet arrimage, entendons Daniel Fried, Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires européennes et eurasiennes qui a déclaré en avril 2007 : « Depuis la guerre froide et son rôle régional dans les années 1990, l’OTAN s’est transformée en une organisation transatlantique effectuant des missions globales, de portée globale avec des partenaires globaux. C’est en Afghanistan que cette transformation est la plus évidente… L’OTAN est en train de développer les capacités et les perspectives politiques nécessaires pour s’attaquer aux problèmes et aux éventualités qui surviennent dans le monde entier. » C’est dans cette logique et toujours sous commandement étatsunien que les armées européennes membres de l’OTAN participent à la politique de Washington menée par Georges Bush ou ses successeurs.

Ou ses successeurs ? En effet, si les néo-conservateurs au pouvoir sont un cas d’école d’une politique unilatéraliste, sans égard pour ses alliés et brutalement interventionniste, il ne faut pas sous-estimer les tendances lourdes de la politique états-unienne. Un changement de président aux Etats-Unis peut certes infléchir la politique et les rapports de Washington avec ses alliés ou le recours à sa puissance de frappe mais, qu’il s’agisse du parti démocrate ou du parti républicain, les deux grands partis s’inscrivent l’un comme l’autre dans une logique politique, économique et militaire à caractère hégémonique. Citons à nouveau Kristol et Kaplan, ils nomment dans l’un de leurs ouvrages, les quatre présidents des Etats-Unis qui, à leur yeux, ont bien servi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale « la mission de l’Amérique ». Il s’agit pour ces deux idéologues néo-conservateurs, de Truman, Kennedy, Reagan et Bush junior. Deux d’entre eux sont républicains, les deux autres démocrates.

Le projet d’installation de batteries de missiles antibalistiques à Gorsko en Pologne et de radars antimissiles à Brdy en République Tchèque s’inscrit dans cette logique hégémonique qui ne peut être réalisée sans le contrôle de l’Eurasie. D’ailleurs ce projet de bases anti-missiles sur le continent européen a son pendant en Asie où le PACOM (commandement Pacifique) veut installer des bases anti-missiles en Extrême-Orient, au Japon, éventuellement en Corée du Sud. L’argument évoqué n’est pas ici l’Iran mais la Corée du Nord, l’objectif réel n’est pas la Russie mais la Chine.

L’installation de missiles en Europe centrale suscite les vives réactions que l’on sait de la Russie, Moscou menaçant de déployer des missiles à Kaliningrad et de suspendre sa participation au traité sur les forces conventionnelles en Europe3. Certains parlent de la paranoïa de Poutine, mais le projet d’installation de missiles antibalistiques s’accompagne de démonstrations de force permanentes. Ainsi en a-t-il été de la venue, début juillet, du destroyer lance-missiles USS Donald Cook dans le port d’Odessa, accueilli par les plus hauts responsables militaires d’Ukraine, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Grèce, de Lettonie, de Macédoine, de Moldavie, de Roumanie et de Turquie, pour participer à des manoeuvres de grande envergure avec l’OTAN, bien que la majorité de ces pays ne soient pas membres de l’Alliance Atlantique. Reconnaissons que cela justifie une réaction.

Si la Russie, comme la Chine, se sentent menacés par les visées eurasiatiques de Washington, leur attitude diffère dans la riposte aux plans de Washington. Cela se constate avec l'Organisation de coopération de Shanghai (dite aussi groupe de Shanghaï), créée en 2001 pour s’opposer aux projets américains de boucliers anti-missiles et aux interventions hors zone de l’OTAN. Comprenant initialement la Chine, la Russie, le Kazakstan, le Kirghistan, le Tadjikistan, ces pays ont été rejoints par l’Ouzbekisan. Depuis 2004 la Mongolie est devenue membre observateur du Groupe, suivie en 2005 par l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Assemblage pour le moins hétérogène

Pour la Chine, Pékin l’a affirmé à plusieurs reprises, le Groupe de Shanghaï n’est pas une alliance militaire (comme l’OTAN) mais une organisation de coopération politique, économique et de sécurité, effectuant des manœuvres communes notamment pour lutter contre le terrorisme. Ainsi il y a eu, cet été, d’importantes manœuvres militaires en présence de Vladimir Poutine et Hu Jintao mais également de Mahmoud Ahmadinejab. Au sein du Groupe, la Russie paraît plus activiste, par exemple pour amener l’Inde à devenir membre à part entière (ce qui changerait la donne régionale et au-delà) ou, pour que la Turquie, bien que membre de l’OTAN, devienne observateur. La Russie joue là sur les crispations que suscitent les oppositions à l’entrée de la Turquie dans l’Europe en incitant Ankara à jouer son rôle de puissance régionale turcophone sur le continent asiatique, ce qui est une tentation permanente de la Turquie mais sans grand succès jusqu’ici. On comprend les enjeux, la Russie, empire blessé, ressent le besoin de recréer à ses frontières une zone tampon pour contrecarrer les visées hégémoniques des États-Unis, la Chine, partant du concept de l’Empire du milieu d’où s’étendent des cercles concentriques, inscrit sa stratégie dans un temps long.

On comprend qu’il n’y a rien de comparable entre le groupe de Shanghaï et l’OTAN, ni même avec ce que fut le Pacte de Varsovie. Les dépenses militaires des pays membres de l’OTAN sont 9 fois plus importantes que celles des pays du groupe de Shanghaï, cependant, les armées des pays membres du groupe de Shanghaï représentent plus de 3,5 millions hommes, la Chine et la Russie sont des puissances nucléaires et on ne peut être ignorer que les pays membres du Groupe couvrent 30% de la surface de l’Eurasie et représentent 23% de la population mondiale. Ceci rappelé pour souligner la gravité d’une menace que représente une déflagration dans cette zone du monde.

Il y a toutefois dans cette confrontation, un point de convergence entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis, c’est la lutte contre le « terrorisme islamiste ». La guerre de Tchétchénie pour l’un, la question du Sinkiang pour l’autre, l’expliquent. Moscou comme Pékin sont favorables à la guerre menée par Washington contre l’intégrisme musulman, la Russie a même participé aux opérations de l’OTAN Active Endeavor en Méditerranée dans la « lutte contre le terrorisme ». Par ailleurs le coût de cette guerre est lourd pour les Etats-Unis et tout ce qui tend à affaiblir la position hégémonique des Etats-Unis ne va chagriner ni Moscou, ni Pékin.

La question de l’Eurasie apparaît bien la donne politique majeure du XXIe siècle et, selon les politiques suivies s’établiront des équilibres évolutifs à défaut desquels on basculera dans l’aventure militaire, au risque d’une guerre atomique. Aventure dans laquelle l’Europe serait inéluctablement entraînée puisque acteur dans le cadre de l’OTAN. Les objectifs fixés lors du dernier sommet de l’OTAN, à Riga en novembre 2006, le montrent et nous interpellent. Selon la Déclaration finale, l’OTAN « doit être capable de lancer et d’appuyer simultanément des opérations interarmées de grande envergure et des opérations de moindre ampleur, pour la défense collective et la réponse aux crises, sur son territoire et au-delà, à sa périphérie et à distance stratégique. » Ce projet envisage de pouvoir engager simultanément 300 000 hommes dans des opérations de grande ou moyenne envergure4. Pour comprendre la signification et l’importance de ce projet, rappelons que les forces étatsuniennes et internationales engagées aujourd’hui en Irak et en Afghanistan sont légèrement supérieures à 200 000 hommes.

Pour conclure, si aujourd’hui l’épicentre du conflit pour l‘hégémonie mondiale est le Moyen-Orient, du Liban à l’Afghanistan, l’enjeu majeur est l’Eurasie. Comme Européens, nous ne devons pas accepter d’être de simples pions sur le grand échiquier du Pentagone ni de toute autre puissance impérialiste potentielle, attendu qu’il n’y a pas de grandes puissances qui n’aient des visées impériales et rien ne laisse augurer que la raison guide les forces susceptibles de supplanter un affaiblissement de l’hégémonisme étatsunien. En effet, nous ne sommes déjà plus dans la phase post guerre froide où les Etats-Unis projetaient sans limites leurs vues hégémoniques sur le monde, Washington sort affaibli des aventures militaires de l’administration Bush. Pour les États-Unis, des révisions sont nécessaires, l’idéologie qui prévaut peut être un correctif aux ambitions ou au contraire un facteur amplifiant mais une logique de puissance impérialiste n’est pas rationnelle et un impérialisme affaibli n’est pas moins dangereux dans les initiatives qu’il peut prendre.

D’où l’importance de s’opposer à la stratégie du Pentagone et de son instrument, l’OTAN, de dénoncer l’installation, en application du concept bushien de guerre préventive, de bases de missiles anti-missiles en Europe et en Asie et de se battre pour un monde moins inégal, multilatéral, sans quoi ne peuvent être posés les fondements d’un autre ordre international, celui auquel nous aspirons.

Nils Andersson (ATTAC France)

1 Cette donnée géostratégique s’ajoutant à l’importance que revêtent l’Irak et l’Iran comme ressources et réserves énergétiques.
2 « Les États-Unis et l'OTAN unis dans la même finalité », juin 2004
3 Toutefois l’argument le plus fort de Moscou n’est pas militaire mais énergétique, la Russie pouvant fermer des vannes d’approvisionnement pétrolières et surtout gazières de l’Europe.
4 Il s’agit de pouvoir mener simultanément, 3 opérations de grande envergure avec 60 000 homme chacune et 6 opérations de moyenne envergure avec 30 000 hommes.

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Meeting international en République tchèque contre le radar anti-missiles

Le 20 octobre, 400 personnes ont répondu présent à la Première Réunion Internationale à l’appel de “Non à la Base” et Europe for Peace’, invitation appuyée par le maire Jan Neoral maire de la commune de Trovavec.

Depuis une année, des citoyens et des maires luttent contre l’installation de la base US dans la région de Brdy. Malgré une majorité écrasante de citoyens refusant ce projet dans le cadre du système national antimissile des Etats-Unis, les gouvernements des deux pays continue leurs tractations (négociation).

La délégation du CSO a apporté son soutien par une délégation porteuse d’un message de solidarité.

Par un message vidéo, Tadatoshi Akiba, maire d’Hiroshima, a exprimé sa tristesse face à cette menace de destruction insensée qui plane, de nouveau, sur toute l’humanité.

Evo Morales, président de la Bolivie, a tenu a envoyé un message de soutien par la voix de Giorgio Schultze. Le porte-parole le nouvel humanisme en Europe, Giorgio Schultze, exigeait, "l'élimination de toutes les armes nucléaires dans les bases militaires US et l'OTAN en Europe, la destruction et l'élimination des arsenaux en France et Grande-Bretagne, comme les premiers pas pour un désarmement nucléaire global sous la surveillance des Nations Unies."

Ken Livingstone, maire de Londres a également envoyé un message de soutien.

Jan Neoral a soulevé des vagues d’applaudissement quand il a exprimé l’indignation et la colère de millions de gens pris en otages dans cette nouvelle course à l’armement. (d’armes nucléaires de nouvelles générations.) Il a aussi tenu, au nom des 86 maires présents, à remercier les 13 délégations des partis humanistes européens, pour leur campagne contre la diffusion des armes nucléaires sur le continent.

Les déclarations de Kate Hudson, (CND), Bruce Gagnon (Global Networks against Weapons and and Nuclear Power in Space), Pol D'Huyvetter (des Maires pour la Paix, Abolition 2020) dans leur engagement ferme en faveur du désarmement, ont également déclenché des tonnerres d’applaudissements.

L'après-midi, six ateliers thématiques ont permis aux participants d’élaborer des plans communs pour des actions futures. L'atmosphère d'espoir et l'unité qui s'est répandue dans le hall, ont renforcé la détermination de tous les participants dans leur engagement pour un démantèlement global de l’arsenal nucléaire.

Martine De Henau

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Kosovo : Un simulacre d’indépendance menaçant la stabilité mondiale

Ainsi, en dépit du manque d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et les principaux Etats européens ont décidé d’octroyer un statut d’« indépendance supervisée » au Kosovo, province de Serbie, peuplée d’une majorité d’albanophones.

QUELLES CONSEQUENCES ?

Les conséquences de cette reconnaissance unilatérale d’une prochaine proclamation d’indépendance – qui pourrait intervenir dès le lendemain du deuxième tour des élections présidentielles serbes, prévu au début février – risquent de laisser longtemps leurs marques sur l’évolution des relations internationales.

Il s’agit tout d’abord d’une nouvelle violation du droit international par les grandes puissances occidentales. La Charte de l’ONU et celle de l’OSCE, garantissant toutes deux l’intégrité territoriale de leurs membres, sont ouvertement bafouées, tout comme la résolution 1244, prise en juin 1999 par le Conseil de sécurité pour faire cesser les bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Si cette dernière consacrait la perte de contrôle de Belgrade sur le Kosovo, en y autorisant le déploiement d’une force de l’OTAN et d’une mission de l’ONU, elle se fondait sur l’inviolabilité des frontières serbes. Or, non seulement on s’apprête à amputer la Serbie de son berceau historique, mais l’Union européenne (UE) se prétend habilitée à y déployer sa propre mission civilo-policière de « surveillance, encadrement et conseil » en remplacement de celle de l’ONU, il est vrai totalement discréditée par des affaires de corruption particulièrement graves. Malgré l’opposition de Moscou et de Belgrade, et l’absence de mandat du Conseil de sécurité, un semblant de légalité pourrait être donné par le Secrétaire général de l’ONU, mis sous pression pour produire une déclaration recommandant la substitution des deux missions.

D’autre part, une reconnaissance de l’indépendance kosovare dégraderait encore plus les relations entre l’Occident et la Russie, déjà mises à rude épreuve par le bouclier antimissile et le dossier iranien. Les nombreux pays du Sud opposés à cette indépendance, dont les plus vocaux au Conseil de sécurité ont été la Chine, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, se considèrent eux-mêmes menacés par l’unilatéralisme occidental, décidant de créer de nouveaux Etats là où il l’estime utile à ses intérêts. A contrario, l’Occident ne s’est guère soucié d’autres territoires, comme le Sahara occidental, pourtant destiné à l’indépendance après le départ des colons espagnols en 1976. Mais comme l’envahisseur était le fidèle régime marocain, l’Occident a fermé les yeux et continue de le faire plus de trente ans plus tard. Relevons aussi que plusieurs Etats de l’UE, Espagne en tête, sont farouchement opposés à une reconnaissance unilatérale, tout en semblant plus accommodants à l’égard de la mission à déployer au Kosovo.

Enfin, il est encore difficile de mesurer les effets d’une reconnaissance d’indépendance sur la stabilité de régions plus ou moins éloignées du Kosovo. Sur place, la population albanophone a tout intérêt à se montrer « digne » de son indépendance, en ne réitérant pas à l’encontre des minorités les exactions de l’été 1999 ou les pogroms de mars 2004. Les Serbes dans la principale enclave, au nord du Kosovo, devraient manifester leur intention de rester en Serbie en proclamant leur sécession du reste du territoire kosovar. Belgrade pourrait promulguer un embargo économique, alors que le Kosovo est fortement dépendant de l’énergie et des produits de consommation courante provenant ou transitant par la Serbie. La Macédoine voisine – jamais vraiment pacifiée depuis la guerre civile de 2001 – devrait connaître un regain d’activisme de la part de militants albanophones réclamant davantage d’autonomie ou le rattachement au Kosovo. En Bosnie-Herzégovine, les Serbes risquent de mettre à exécution leur menace de référendum sur l’indépendance de leur entité, alors que les Musulmans bosniaques, majoritaires et soutenus par l’UE qui gouverne le pays, souhaitent au contraire abolir la décentralisation garantie par l’accord de Dayton.

Au-delà, pour illustrer le précédent que ne manquera pas de créer la manière de résoudre le problème du Kosovo choisie par les Occidentaux, Moscou pourrait reconnaître l’indépendance de diverses régions sécessionnistes d’ex-URSS, appartenant à Moldavie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. D’autres, du Tibet au Pays basque, ne manqueraient d’y voir un encouragement à leurs propres aspirations indépendantistes. Est-ce un hasard, ou une manifestation de la fable de l’arroseur arrosé, si les Indiens Lakota viennent de proclamer l’indépendance de leur territoire usurpé naguère par les colons états-uniens ?

QUELLE INDEPENDANCE ?

Les principaux partis albanais et les Occidentaux se sont ralliés au plan mis au point par l’envoyé de l’ONU Ahtisaari, présenté en mars 2007 au Conseil de sécurité, mais non adopté en raison de l’opposition russe. Ce plan prévoit une indépendance du Kosovo « sous supervision » de la mission de l’UE, qui sera chargée d’encadrer le gouvernement de Pristina, ainsi que la justice et la police locales. En outre, les aspects militaires resteront le monopole de la KFOR, la force de l’OTAN, comptant actuellement 18.000 hommes. Ce schéma reproduit la mise sous tutelle de la Bosnie-Herzégovine, à l’exception que l’UE y fournit également le gros des effectifs militaires étrangers, bien qu’une force de l’OTAN réduite continue à y être présente.

Dans un territoire géré et contrôlé par des fonctionnaires et des policiers de l’UE, sur fond d’occupation par des troupes de l’OTAN, l’indépendance des autorités kosovares risque d’être bien théorique. Et encore, puisque en raison du blocage au Conseil de sécurité, le Kosovo restera très vraisemblablement longtemps privé d’un siège à l’ONU, symbole suprême de l’indépendance d’une entité. Il rejoindra ainsi les quelques territoires reconnus seulement par une poignée d’Etats, comme Taiwan ou la République turque de Chypre.

Sur le plan économique, la plupart des experts doutent que le Kosovo soit viable, surtout après la désastreuse gestion internationale de ces dernières années. Autrefois exportateur net d’électricité dans toute la région grâce à deux grosses centrales thermiques, le Kosovo importe maintenant l’essentiel de son énergie, non sans que les habitants, et particulièrement dans les enclaves serbes, connaissent des coupures de courant quasi-quotidiennes. Le plus grand complexe minier des Balkans, à Trepca (zinc, plomb, argent, bismuth, cadmium, or…), a été mis à l’arrêt dès l’arrivée de l’administration de l’ONU, les ouvriers serbes désirant continuer leur travail se faisant brutalement expulser par les troupes françaises de la KFOR. Il en résulte un taux de chômage dépassant largement les 50 % et, selon un haut responsable de l’ONU une situation « comparable à celle de certains des pays les plus pauvres d’Afrique ».

Par ailleurs, le Kosovo est devenu un bastion du crime organisé et de la contrebande la plus diverse : cigarettes, véhicules volés, héroïne, blanchiment d’argent, prostitution, à usage local ou destinée à l’exportation vers l’ouest. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) a, outre ses appuis allemands et états-uniens, grandement compté sur ces trafics pour renforcer sa puissance. Avec le déclin de la Ligue démocratique suite à la mort de son fondateur Rugova, les deux derniers Premiers ministres du gouvernement intérimaire kosovar, ainsi que celui-ci qui est largement pressenti pour leur succéder au début janvier, sont tous trois issus de l’UCK. Tous trois, ils sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre au cours de la dernière décennie. Thaci, PM entrant, aurait lui-même liquidé des opposants, Ceku, PM sortant, a été impliqué dans des tueries de Serbes alors qu’il servait dans l’armée croate et Haradinaj, le prédécesseur de ce dernier, est actuellement jugé à La Haye pour avoir fait exécuter des civils serbes, roms et albanais en 1998.

Concernant ce procès, une majorité d’observateurs s’attend à une peine extrêmement légère à l’encontre de Haradinaj, voire à un acquittement, par manque de preuves. En effet, la quasi-totalité des témoins à charge se sont rétractés, quand ils n’étaient simplement pas assassinés. Notons qu’un ministre du gouvernement sortant doit se présenter au Tribunal de La Haye ce 10 janvier pour « intimidation de témoin » dans le cadre de ce procès. Le courageux témoin, un albanophone exilé en Norvège, avait enregistré les menaces faites par un envoyé du ministre.

Tandis que les minorités ont été victimes d’un sévère nettoyage ethnique, expulsées ou enfermées dans des ghettos, le Kosovo est devenu un enfer même pour les albanophones s’inquiétant de la criminalité, de la corruption ou de l’impunité. Ainsi, un député de la Ligue démocratique et sa famille ont demandé en septembre dernier l’asile en Belgique suite à des menaces de mort reçues au Kosovo. Quant aux députés serbes, désignés selon le système des quotas, ils ont le privilège d’être convoyés au parlement par des blindés de la KFOR !

Le Kosovo indépendant s’annonce donc comme le dernier et plus grotesque avatar des plans de découpage des Balkans par les puissances occidentales. Il doit montrer au reste du monde que leurs intérêts et la force de leurs armées priment sur le droit international et la souveraineté des nations. En bonus, un Etat fantoche, avec en son cœur la méga-base états-unienne de Camp Bondsteel, peut s’avérer bien utile dans une région instable, traversée par d’importants pipe-lines et à portée de missile du Proche-Orient et de la Russie.

Georges Berghezan

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L’expansion de l’OTAN avant et après l’effondrement de l’URSS

1.- L’expansion de l’OTAN avant l’effondrement de l’URSS.

L’organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a été créée le 4 avril 1949. Les préliminaires des cette organisation ont été complexes.

L’idée d’une alliance défensive fut lancée par Winston Churchill dans sont discours alarmiste de Fulton en mars 1946 ; elle fut reprise quelques jours plus tard par Harry S. Truman et en septembre 1947 par le secrétaire d’Etat canadien aux Affaires étrangères. Des pourparlers ultra-secrets eurent lieu en mars 1948 au Pentagone entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada en vue de créer les statuts de l’Alliance. Au cours de l’été 1948 la France et le Benelux rejoignirent les trois leaders.

Il est intéressant de signaler qu’en novembre 1941 différents ministres réfugiés à Londres firent la promotion d’une alliance atlantique. Il s’agit, entre autres, des ministres norvégien et néerlandais des Affaires étrangères (T. Lie et E.N. Van Kleffens) auxquels s’associa le ministre belge C. Gutt.

Cette idée sera reprise le 22 octobre 1942 par le Conseil des ministres de Belgique présidé par H. Pierlot. Rappelons également le Traité franco-britannique de Dunkerque de mars 1947 ainsi que le Traité de Bruxelles signé le 17 mars 1948 par la Belgique, la France, le Luxembourg et le Royaume Uni qui stipulait, entre autres, qu’en cas d’agression armée d’un de ces Pays les autres signataires du Traité lui porteraient aide et assistance.

Pendant la guerre froide l’histoire de l’OTAN fut marquée par plusieurs évènements importants qu’il est bon de rappeler. Le 10 mai 1966 le gouvernement français fait part aux 14 membres de l’Alliance de sa décision de se retirer de l’organisation militaire de l’OTAN. Cette décision entraîna le transfert hors de France des quartiers généraux qui s’établirent en Belgique, à Casteau, près de Mons. Cette décision française se caractérisait par le retrait de l’Organisation sans pour cela rompre avec le Traité de l’Alliance ; elle était justifiée par la volonté du général de Gaulle de se détacher des Etats-Unis tout en essayant d’être le troisième « grand » suite à la mise sur pieds d’une force nucléaire nationale.

D’autres crises ont marqué l’histoire de l’OTAN, notamment le 21 septembre 1964 avec l’accession à l’indépendance de l’Ile de Malte, où se trouvaient des forces et des installations de l’OTAN. En effet, en juin 1971 des élections parlementaires dans cette île amenèrent au pouvoir un gouvernement qui demanda le départ du quartier général de l’OTAN (Narsouth fut transféré à Naples). Ce coup porté à la défense du flanc sud de l’OTAN sera neutralisé par l’adhésion de l’Espagne en 1981-82.

Toujours en Méditerranée après l’invasion , en juillet 1973, des troupes turques à Chypres, la Grèce se retire de l’Organisation estimant n’avoir pas été soutenue par les membres de l’OTAN et en 1962, suite à l’accession de l’Algérie à l’indépendance, l’Alliance ne bénéficiera plus de cette zone stratégique.

En 1976-1980 l’OTAN déclencha une crise grave dans la société européenne avec l’installation de missiles de moyenne portée, Cruise et Perching 2, auprès de certains de ses membres. Ces missiles à moyenne portée devaient en principe répondre aux équivalents soviétiques, les SS20 mobiles.

Signalons aussi que l’OTAN a participé avec la CIA à la déstabilisation de plusieurs pays européens et à la préparation d’une résistance en cas d’une invasion de l’Europe occidentale par l’Armée rouge. La « Commission Church » du Sénat américain avait révélé en 1976 l’existence de groupes « stay behind » afin d’organiser un réseau pour combattre le communisme en Europe Occidentale et spécialement en Italie, France, Belgique, Grèce, etc.
En Italie le réseau connu sous la dénomination Gladio a collaboré avec les Services secrets de l’OTAN à l’aide de groupes d’extrême droite ou d’extrême gauche. Citons l’assassinat de trois carabiniers le 31 mai 1972 à Peteano (Frioul). Ils avaient été appelés par un coup de téléphone anonyme pour inspecter une Fiat 500 blanche ; au moment où les carabiniers ouvraient le coffre de la voiture ils ont été tués par la déflagration d’un explosif T4 utilisé par l’OTAN (instruction du juge Casson en 1984). De nombreux autres attentats ont eu lieu, rappelons, entre autres, l’attentat de la gare de Bologne en 1980 qui a fait de très nombreuses victimes (85 morts et 200 blessés). L’instruction judiciaire a encore prouvé que le T4 avait été utilisé par les terroristes.

On pourrait citer des dizaines d’exemples de déstabilisation en Italie, en Belgique et dans d’autres pays. Il n’est pas exclu que les tueurs du Brabant, en Belgique, n’aient pas été commandités par les Services secrets de l’OTAN. En outre des centaines de caches ont été découvertes lors d’instructions judiciaires, dans tous les pays de l’Europe occidentale contenant des armes, des munitions programmées par l’OTAN, en vue d’une résistance à l’occupation des territoires par les Soviétiques.

2.- La mutation de l’OTAN après l’effondrement de l’Union Soviétique et l’effacement du Pacte de Varsovie.

La politique de l’OTAN, après l’effondrement de l’URSS et l’effacement du Pacte de Varsovie (conclu en 1955 et rompu le 1er juillet 1991), a été non seulement de se maintenir et de ne pas baisser la garde mais au contraire de s’étendre vers l’Est malgré les accords de Mikhaïl Gorbatchev avec Helmut Kohl. Rappelons les conventions prises par les quatre puissances occupantes de Berlin – Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et URSS – et les deux Allemagnes, connues sous le nom de « Deux plus quatre », et stipulant que les troupes américaines ne s’étendraient pas dans l’ex-RDA. Le 12 septembre 1990 la négociation « Deux plus quatre » stipulait que l’Allemagne retrouvait sa souveraineté, garantissait le respect des frontières, renonçait aux armes de destruction massive, s’engageait à ne pas permettre l’extension de l’OTAN et le stationnement d’armes nucléaires sur le territoire de l’ex-RDA.

Dès 1992 on observe déjà une dégradation dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie. En 1993 sous l’administration Clinton la décision de procéder à l’élargissement de l’OTAN à l’Est de l’Europe est déjà prise à l’instigation de Henry Kissinger, Zbignev Brzezinski et Helmut Kohl.

La mutation brutale aura lieu avec l’intervention militaire de l’OTAN, sans mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en Serbie avec des moyens absolument disproportionnés et des infractions au droit international, en bombardant les infrastructures de la région de Belgrade et le Kosovo qui provoquèrent la fuite de dizaines de milliers d’habitants. Cette guerre a été rendue nécessaire suite aux exigences de dernière minute proposées à la réunion de Rambouillet qui stipulaient que la Yougoslavie serait occupée militairement et dans sa totalité par des troupes de l’OTAN. A l’heure actuelle il y a toujours 17.000 Américains au Kosovo et des bases militaires extrêmement importantes. D’autre part, aidée par plusieurs membres (Allemagne, Belgique, Hollande, Canada, Grande-Bretagne), l’Alliance développe avec des moyens de plus en plus puissants la guerre en Afghanistan dont on ne voit pas la fin et dont les civils sont les principales victimes (bombes à uranium appauvri et à fragmentation).

Actuellement l’OTAN regroupe 29 membres et des nombreux pays opérant dans le cadre du Partenariat pour la Paix. Même des pays comme la Finlande, la Suède, l’Irlande et l’Autriche font partie de ce dernier. Les responsables de l’OTAN envisagent même de faire entrer l’Albanie, l’Ukraine et la Georgie dans leur organisation à l’occasion du prochain sommet à Bucarest, l’année prochaine, ce qui pourrait renforcer le projet d’indépendance du Kosovo soutenu par le ministre albanais des Affaires étrangères, Monsieur Bacha et son homologue français Monsieur Koushner.

Le comble est que les Etats-Unis ont passé des accords bilatéraux avec la Pologne et la République Tchèque pour y installer des infrastructures d’un bouclier anti-missiles, à savoir, une dizaine d’intercepteurs de missiles en Pologne et des radars très puissants à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Prague. Ces accords se sont faits sans l’avis de l’Union Européenne et de ses membres qui ferment les yeux sur cette situation inadmissible.

Ce projet d’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe centrale par les Américains ne fera qu’aggraver le régime de nucléarisation de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères russe par la voie de son ministre a déclaré à plusieurs reprises qu’il arrêtait les programmes START I et START II, c’est-à-dire le démantèlement des armes nucléaires et même conventionnelles, tant que les Américains, l’OTAN, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas ne se décidaient pas à retirer les centaines de bombes nucléaires à gravité déployées en Europe, c.-à-d. en dehors du territoire national américain.

L’OTAN est devenue une véritable pieuvre qui étend ses tentacules autour de la Russie et de la Chine et même autour de l’Afrique où se déroulent des manœuvres navales de l’Alliance. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a de nouveau insisté pour que les Etats membres de l’OTAN engagent plus de moyens et de troupes dans la guerre en Afghanistan qui tourne à la catastrophe. Il y a déjà 37.000 soldats dans la Force d’assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l’OTAN dans ce pays.

La situation en Afghanistan est devenue épouvantable, la misère s’est installée à Kaboul et dans de nombreuses provinces. Les principales victimes sont souvent des orphelins qui sont livrés à eux-mêmes pour survivre, qui sont kidnappés par des organisations criminelles et vendus dans le monde entier à des pédophiles mais aussi à des entreprises militaires américaines (Blackwater, Brown and Root, etc.). De nombreux réfugiés au Pakistan et en Iran ont été contraints de revenir en Afghanistan où ils se retrouvent dans une situation encore plus terrible qu’avant. L’aide humanitaire devient de plus en plus difficile à cause des opérations militaires. Comme au Kosovo les bombardiers utilisent des quantités énormes de bombes à uranium appauvri, de nombreux cancers sont déjà apparus. Quant à Monsieur de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN, il a le culot de déclarer que l’Alliance n’est pas une organisation de développement mais qu’elle se contente de créer un milieu dans lequel la reconstruction et le développement sont possibles. Cela le conduit à demander à l’OTAN et à l’Union Européenne de redoubler leurs efforts pour développer un partenariat stratégique efficace.

En conclusion il n’est pas inutile de rappeler le message de George Kennan, célèbre diplomate américain, né en 1904 et qui vient de mourir en 2005, bien connu pour sa doctrine du « containment » publiée en 1947 et qui proposait une diplomatie et une stratégie militaire très souple. Récemment il avait déclaré que l’extension de l’OTAN vers l’Est serait la plus grande erreur politique des Etats-Unis depuis la 2ème guerre mondiale. Les prédictions de George Kennan se révèlent une réalité, l’Afghanistan en constitue un exemple, probablement plus effarant que ce qu’il avait prévu. Il est grand temps que les responsables européens prennent des mesures efficaces pour mettre un terme à cette situation inadmissible.

Pierre Piérart

Pour en savoir plus :

- Gilbert Achcar – La nouvelle Guerre froide – Le Monde après le Kosovo – Presses
Universitaires de France, 1999.
- Claude Delmas – l’OTAN – Presses Universitaires de France, 1981.
- Daniel Ganser – NATO’s secret Armies – Frank Cass-London and New York, 2005.
- Jan Willems (ouvrage collectif) – Gladio – éditions EPO.
- Charles Zorgbibe – L’Après-guerre froide en Europe – Presses Universitaires de France, 1993.
- Charles Zorgbibe – Histoire de l’OTAN – Editions Complexe, 2002.

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21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, imperialisme, otan, usa, euro-dictature, belgique, courcelles, histoire, actualite, politique, presse, silence, democratie, liberte, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/10/2007

22/09/2007: La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique ....

Sujet: René Naba : La plus importante concentration navale de l'histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique
Date: Sat, 22 Sep 2007 08:47:41 +0200
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>

 

Les ricano-otano-occidentaux préparent une nouvelle guerre d' agression impérialiste contre l' IRAN au moyen de nouveaux prétextes ...
RoRo

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique
René Naba*

 

Paris le, 19 septembre 2007

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine est déployée dans la zone Golfe arabo-persique/Océan indien, dans une démonstration de force américaine sans précédent face à l’Iran, alors que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies se penche le 21 septembre 2007 sur le programme nucléaire iranien avec en arrière plan la menace d’une intervention américaine contre le Régime islamique de Téhéran.

1- Les forces en présence

A)- L’armada américaine

Trois porte-avions, dont un porte-avion nucléaire le Nimitz, ainsi que le Dwight Eisenhower et le John Stennis- soutenus par une quarantaine de bâtiments d’escorte, et près d’une centaine d’appareils de l’aviation embarquée, ont été affectés à cette zone oû ils bénéficieront de l’appui de la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde, de la base navale de Manana (Bahrein), point d’ancrage de la Vme flotte américaine dans cette région pétrolifère, d’Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, ainsi que des bases relais de Diégo Garcia (Océan indien) et de Doha (Qatar), qui abrite le poste de commandement opérationnel du CentCom (le commandement central américain) et dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc.

Cette Armada, plus substantielle que celle massée face à l’Irak, en 2003, et face à l’Afghanistan, en 2001, constitue la plus importante concentration navale depuis le déploiement occidental au large de Beyrouth, en février 1984, qui était intervenu après la prise de contrôle de la capitale libanaise par les milices chiites et les attentats anti-occidentaux contre le quartier général français du Drakkar (59 morts français) et le quartier général américain de l’aéroport de Beyrouth (212 Marines US tués).

Le porte-avions nucléaire Nimitz est en effet accompagné du croiseur lance-missiles Princeton et de quatre destroyers lance-missiles (Higgins, Chafee, John Paul Jones et Pinckneyles), renforcés par l’escorte des deux autres portes avions constituant «l’Entreprise Strike Group» : le destroyer U.S.S. McFoul, la frégate U.S.S. Nicholas, le croiseur cuirassé U.S.S. Leyte Gulf, le sous-marin d’attaque U.S.S. Alexandria et le bâtiment de soutien U.S.N.S. Supply», un bâtiment dont l’efficacité a été démontrée dans les affrontements en close-combat avec les forces iraniennes dans le golfe Persique.
Cette concentration tend à marquer la détermination des Etats-Unis à peser, peu ou prou, sur le programme nucléaire iranien en faisant planer la menace d’une intervention militaire. Les trois porte-avions et leur escorte devant avoir, dans l’esprit de Washington, un effet dissuasif et «empêcher et dissuader certains pays d'agir contre les intérêts nationaux des Etats-Unis».

B- Le dispositif iranien

Face à une telle concentration, l’Iran a aligné une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des «sous-marins de poche» de fabrication iranienne.

A en juger par un tel dispositif, tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 ou Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais.
Mais au vu dispositif américain, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse et le cas échéant compter sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations «derrière les lignes ennemies» avec le concours de leurs alliés régionaux, notamment une large fraction de l’importante communauté chiite du Monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweit ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.
Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-89), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie présentant ses nouvelles réalisations au cours de ses deux dernières grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en Avril et en Août 2006, l’Iran a présenté les derniers nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre.

Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancés du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le «Joshan» de même que son frère jumeau, le «Peykan», disposent d’une redoutable puissance de feu. Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km. Il peut lancer également plusieurs types de missiles et des roquettes d’une portée dépassant 100 km.
L’Iran a également testé une série de missiles antinavires mer-surface, réputé être «le plus rapide du monde». Propulsé à une vitesse de 362 km/h, le missile est destiné à détruire de grands sous-marins.

2- Les objectifs de guerre et les arguments des protagonistes

Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour «une sortie par le haut», selon le jargon en vigueur ans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, l’Inde et à un degré moindre la Russie, l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.
L’Iran, par effet d’aubaine, a acquis une stature de puissance régionale du fait de la politique erratique des Etats-Unis tant en Afghanistan qu’en Irak, où ses rivaux idéologiques le radicaux taliban sunnites et le laïc baasiste irakien ont été éliminés par leur ancien protecteur américain. Il entend se faire reconnaître la place qu’il estime sienne dans le concert régional, qui était en fait sienne il y trente ans lorsque les Américains avaient confié au Chah d’Iran un rôle de «super gendarme» dans le golfe en proie alors à la rébellion communiste du Dhofar (Sultanat d’Oman) et à la contestation nationaliste du «Front de Libération Nationale de la Péninsule Arabique» tant en Arabie saoudite qu’au Yémen que dans les Emirats pétroliers.

Les Etats Occidentaux considèrent, pour leur part, que la détention de l’arme atomique par l’Iran constitue une menace à la paix mondiale dans la mesure où le régime islamique de Téhéran est de nature anti-démocratique et, du fait de ses alliances avec la Syrie et le Hezbollah libanais, un facteur de subversion intégriste qu’il importe de combattre au même titre que les autres composantes de «l’axe du mal». Ils tirent argument supplémentaire du fait que l’Iran a ratifié le traité de non prolifération nucléaire qui lui commande de s’abstenir d’accéder à la puissance militaire nucléaire.
L’argument gagnerait en crédit si les pays occidentaux observaient la même rigueur juridique à l’égard des autres protagonistes du dossier nucléaire. L’Inde et le Pakistan, par exemple, sont l’un comme l’autre détenteur de l’arme atomique. Bien que ces deux puissances asiatiques antagonistes n’aient jamais ratifié le traité de non prolifération nucléaire, ils bénéficient néanmoins d’une forte coopération nucléaire de la part des Etats-Unis et de la France.
Il en est de même d’Israël, lui aussi non adhérent au traité de non prolifération qui a, lui aussi, bénéficié de la coopération active des Etats occidentaux membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) pour se doter de l‘arme atomique et dont l’arsenal s’élèverait à une centaine d’ogives.
En revanche, les Etats arabes notamment l’Egypte, a dû renoncer à l’option nucléaire sous la pression de Washington en contrepartie d’une aide annuelle d’un milliard de dollars, abandonnant de fait la maîtrise de l’espace stratégique moyen oriental à l’aviation israélienne.

En porte à faux devant leur opinion publique dont ils redouteraient un débordement, l’Egypte et la Jordanie ont été autorisés, fin 2006, dans la perspective de l’épreuve de force irano-américaine, à s’engager dans la production nucléaire à usage civil sous contrôle américain, accumulant ainsi un retard technologique de trente ans sur leur voisin israélien.
La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les états occidentaux eux-mêmes-, mais relèverait aussi d’impératifs militaires sous jacents: le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.

La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de l’administration américaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-orient: le président Bush a en effet promis à Israël, en Août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.
Dans son approche des problèmes du Moyen-orient qu’il souhaite équilibrée, Washington offre ainsi gracieusement des armes à Israël, pourtant déjà doté de la bombe atomique, mais en vend, en revanche, à ses alliés arabes, dont il réclame pourtant avec insistance la coopération pour sortir du bourbier irakien. Cette distorsion de traitement est à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements entre les pays occidentaux et l’ensemble arabo-musulman et sa persistance à l’origine des flambées de violence cycliques anti-occidentales.

Au-delà du nucléaire iranien, La Révolution Islamique Iranienne s’est heurtée dès sa naissance, en 1979, et sous divers prétextes, à l’ostracisme occidental, d’abord via une guerre déclenchée par l’irakien Saddam Hussein encouragé en sous mains par les Américains et les Français, ensuite par l’embargo de fait imposé à son économie, enfin par sa diabolisation permanente, quand bien même les Etats-Unis instrumentalisaient la frange la plus radicale de l’Islam sunnite, «les talibans» afghans, dans leur guerre contre l’Union soviétique en Afghanistan.

Ce bras de fer diplomatico-militaire intervient alors que le Moyen-Orient, déstabilisé par une série de revers militaires américains et israéliens, est à la veille d’échéances diplomatiques capitales: l’élection d’un nouveau président au Liban, à l’automne 2007, la conférence de Paix du Moyen-orient que le Président George Bush en perte de vitesse s’emploie à mettre sur pied, à la mi-novembre, en vue de s’aménager une sortie honorable de l’Histoire, la consolidation du pouvoir politique des régimes arabes sous perfusion permanente américaine, notamment le premier ministre libanais Fouad Siniora, le premier ministre irakien Noury al-Malki, et le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que le premier ministre israélien Ehud Olmert déconsidéré par ses déboires militaires au Liban, en juillet 2006.

3- La position française et l’alarmisme de Bernard Kouchner, «un tiers mondiste, deux tiers mondain»

Dans ce contexte hautement volatile, un homme s’est distingué gravement, Bernard Kouchner, le nouveau ministre français des Affaires étrangères. Aux vertus préventives de la diplomatie, dont il devrait être, es qualité, le parangon, ce médecin urgentiste secouriste des misères du monde parait préférer les avantages d’un bellicisme purificateur, suscitant l’émotion de la communauté diplomatique internationale par des propos alarmistes sur l’Iran le 15 septembre.
De retour d’une visite en Israël, et relayant sans doute les préoccupations de ses interlocuteurs, Bernard Kouchner, ce récidiviste en la matière, partisan auparavant d’une intervention musclée en Irak pour évincer Saddam Hussein, n’a pas écarté l’hypothèse d’une guerre contre l’Iran rejoignant en cela les thèses atlantistes de son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, auteur d’une équation aussi sommaire que rudimentaire «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran», seul dirigeant au Monde d’ailleurs à adopter ouvertement sur ce thème un lexique identique aux Israéliens, désignant Gaza de «Hamastan» et le Hezbollah libanais de «terroriste».
Ce grand bourgeois parisien, -«un tiers mondiste, deux tiers mondain», selon le jugement charitable de ses anciens compagnons de route-, a souvent témoigné de son intérêt pour les minorités ethniques, avec une prédilection pour celles situées dans les zones pétrolifères, le Biafra (Nigéria), le Kurdistan (Irak), le Darfour (Soudan), mais ce transfuge socialiste humanitariste a réussi le tour de force de blanchir, contre toute évidence, la junte birmane de l’accusation d’esclavage des jeunes travailleurs dans un rapport commandité par la firme pétrolière française «Total».
Toute honte bue, il n’a pas hésité, non plus, à revendiquer le bénéfice de la politique menée par son prédécesseur Dominique de Villepin, qu’il couvrait pourtant de sarcasme, ainsi que son nouveau parrain, pour son hostilité à l’invasion américaine de l’Irak.
Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en antre d’ultra-faucons avec la propulsion de Bernard Kouchner à sa tête et la promotion de l’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud, au poste de Directeur des Affaires politiques, celle de son adjoint, Michel Miraillet, ancien deuxième conseiller à Tel-Aviv, au poste de Directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), en charge de la synthèse stratégique quotidienne, celle enfin de Thérèse Delpech, la nouvelle théoricienne de l’«Empire du mal absolu» représenté, selon elle, par le quatuor diabolique: Iran ,Syrie, Hezbollah libanais et Hamas palestinien).
A ce vétéran au comportement néophyte, et à ses collaborateurs d’un néo-conservatisme déconsidéré par ses multiples avatars en Afghanistan et en Irak, une salutaire piqûre de rappel s’impose pour qu’aux rodomontades si égoïstement valorisantes au départ mais coûteuses en fin de compte se substitue la prise en considération des intérêts des divers protagonistes.

4- La sortie de crise

Il est vain et illusoire de compartimenter les problèmes du Moyen-orient, de découpler le conflit d’Irak de celui de la Palestine ou du Liban. Les combats croisés menés par l’Amérique pour le compte d’Israël en Irak et d’Israël pour le compte des Etats-Unis au Liban, de même que le propre combat mené par Israël pour son compte avec le soutien américain contre les Palestiniens relèvent d’une même intrication dont l’élément central demeure la revendication nationale palestinienne à un Etat viable, indépendant et souverain.
Il est tout aussi vain et illusoire de jouer la division des peuples dans l’adversité et d’attiser la rivalité séculaire entre sunnisme et chiite à la faveur des incessants retournements d’alliance américains en Irak. La démarcation majeure contemporaine de l’Orient ne réside pas dans la fallacieuse distinction entre la «modération» présumée des régimes arabes proaméricains sunnites et le «totalitarisme» ou l’«intégrisme» de leurs adversaires chiites.
L’antagonisme n’est pas, dans son aspect primordial, de nature religieux, mais se situe au niveau d’une éthique de gouvernement. En Palestine, le combat de libération contre l’occupation israélienne est mené exclusivement par des Sunnites que cela soit le Fatah ou le Hamas. Mais la différence entre ces deux formations sunnites n’est pas un problème d‘intégrisme religieux mais d’intégrité politique

Un modus vivendi opératoire aussi bien en Irak, qu’au Liban que dans le Golfe visant à une stabilisation de la sphère arabo-musulmane constituerait un prélude à des efforts conjugués non vers la neutralisation de la capacité nucléaire iranienne mais vers la dénucléarisation d’Israël et de l’ensemble du Moyen orient en vue de déblayer la voie à la promotion d’un règlement d’ensemble des problèmes régionaux, en tête desquels le problème palestinien.
Les pays arabes ont dépensé mille cinq cent milliards de dollars dans le domaine de l’armement au cours du dernier quart du vingtième siècle sans se doter ni de la capacité nucléaire, ni de la capacité spatiale ni d’une capacité de projection de force. Plutôt que d’ameuter la planète de leurs jérémiades, ou de se placer dans le sillage de maîtres occidentaux successifs, ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de rétablir la parité stratégique avec Israël et de forcer ainsi le respect des autres pays et du reste du monde.

5- le précédent historique du déploiement occidental de Beyrouth, en 1984

La dernière grande concentration navale au Moyen-Orient, en février 1984, s’est produite avec une participation significative de la France, avec la présence du porte-avions «Clemenceau» et ses avions «super-étendards», avant le rocambolesque feuilleton de son désamiantage, en 2006, et de six bâtiments d’escorte: la frégate «Duquesne», l’escorteur d’escadre «d’Estrée», le bâtiment de soutien logistique «La Rance», un transport de chalands de débarquement (BDC), deux bâtiments de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) 9070 et 0094 et le pétrolier « La Meuse».

Vingt trois ans après, la nouvelle armada américaine se déploie en l’absence de la moindre unité française en accompagnement amical, sauf à dérouter de l’Afghhanistan vers l’Iran l’escadrille aérienne basée au Kandahar en soutien aux opérations militaires américaines au Régime de Kaboul. Le fleuron de la flotte le porte-avions, le «Charles de Gaulle» est en phase de révision, absent du Golfe comme lors de l’intervention américaine en Afghanistan.

Au delà de l’infléchissement géostratégique de la nouvelle diplomatie française, cette évolution, pour bon nombre d’observateurs du Moyen-orient, signe symboliquement la contribution de la France aux affaires du monde, en la confinant à un rôle déclamatoire dont elle devrait user sinon avec sagesse du moins avec parcimonie.

En guise d’épilogue à la démonstration de force occidentale de Beyrouth, en 1984, Américains et Français ont dû subir les affres de la spirale des otages occidentaux au Liban (1984-1988), la vague des attentats de Paris (1986-1987), la guerre des ambassades entre Paris et Téhéran (1987), l’assassinat du Général Rémy Audran, un des responsables de la Direction Générale de l’Armement, le scandale de l’Irangate, la vente clandestine d’armes américaines à l’Iran sous embargo, le scandale Luchaire en France relatif à la vente du matériel de guerre français à l’Iran……La liste n’est pas limitative.

Le reste, connu, se passe de commentaires.

René Naba

Auteur « aux origines de la tragédie arabe » Editions Bachari 2006
« Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français » Harmattan 2002

« Rafic Hariri, un homme d'affaires premier ministre » - Harmattan 2000
« Guerre des ondes, guerre des religions, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen »- Harmattan 1998


Source : Blog René Naba
http://renenaba.blog.fr/...

Jeudi 20 Septembre 2007
Daryoush SALIMIZADEH [daryoush@neuf.fr]

11:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, palestine, syrie, liban, romain, histoire, actualite, guerre, imperialisme, otan, euro-dictatire, usa, iran, presse, silence, barbarie, belgique, israel, irak, afghanistan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2007

21/01/2007: L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

 

L’  Euro-dictature vient d’  avaler la Bulgarie et la Roumanie qui perdent ainsi, à leur tour, leur indépendance et leur souveraineté nationales, en s’  intégrant dans le grand machin capitaliste de 500 millions d’ habitants et d’ où elles auront difficile d’  en sortir un jour lorsque les peuples déçus en auront assez.

 

L’  Euro-dictature n’  intègre pas et ne sert pas les peuples, elles les dissout.

 

Elle vise toujours le Belarus, l’  Ukraine, la Turquie et maintenant la Moldavie et … la Serbie qu’  elle a agressée en 1999… avec l’  aide des alliés ricains et de Solana.

Ca ne va cependant pas tout seul : les nationalistes viennent de remporter les élections serbes, que les deux partis « démocratiques » à la sauce et à la solde des ricano-otano-occidentaux veulent éjecter du pouvoir.

Attendons donc la suite et la relance de la fameuse Constitution capitaliste que la chancelière allemande veut relancer …

RoRo

20:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, europe, euro-dictature, courcelles, romain, histoire, actualite, imperialisme, colonialisme, presse, silence, liberte, democratie, capitalisme, opression capitaliste, syndicats, social, guerre, otan, onu, occupations | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2007

11/01/2007: de Michel COLLON, journaliste belge, ...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 15:00
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU : Somalie, pétrole, Belgique, Otan, Colombie, Saddam et les médias

 

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En 2003, Blair dût avouer avoir menti sur les "charniers". Mais le mensonge court toujours...
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20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, histoire, belgique, courcelles, presse, silence, collon, iran, irak, liban, afghanistan, imperialisme, barbarie, crimes, fascisme, otan, guerre, democratie, liberte, solidarite, politique, petrole, usa, grande bretagne, resistance, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/12/2006

19/12/2006: Message du Comité Surveillance Otan pour le décès de Jean Van Lierde

De : info@csotan.org [mailto:info@csotan.org]
Envoyé : mardi 19 décembre 2006 23:23

Objet : Décès de Jean Van Lierde

 

Message du Comité Surveillance Otan pour le décès de Jean Van Lierde

 

Le Comité Surveillance Otan adresse ses plus sincères condoléances à la famille de Jean Van Lierde, ainsi qu'à ses compagnons de lutte pour la Paix.

 

Il tient à exprimer toute son estime pour Jean Van Lierde, pour son engagement total dans la lutte contre les guerres, le colonialisme et les violences envers les plus faibles, pour sa profonde honnêteté personnelle.

 

Nous saluons sa mémoire qui restera vive parmi nous pour poursuivre notre idéal commun, le monde sans guerre. 

 

Le Comité Surveillance Otan

 

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, courcelles, histoire, actualite, presse, resistance, solidarite, otan, paix, colonialisme, repression | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006

10/11/2006: Bahar Kimyongür condamné à 5 ans pour traduction !

Belgique : Démocratie ? Liberté ? Justice ?  Droits de l’ Homme ?

C’ est le McCarthysme qui s’ installe dans toute l’ Euro-dictature capitaliste : inacceptable !

RoRo

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : Anti-imperialist Camp [mailto:camp@antiimperialista.org]
Envoyé : vendredi 10 novembre 2006 14:50

Objet :
Bahar Kimyongür condamné à 5 ans pour traduction !

 

Une législation d'exception, un tribunal d'exception, une instruction d'exception: un verdict d'exception

 

 

Avec le verdict de la Cour d’Appel de Gand rendu seulement vers 21h30 ce 7

novembre, la Justice belge et la Ministre Onkelinx seront finalement arrivés

aux résultats judiciaires exigés par la Turquie: faire définitivement taire

un de ses opposants, Bahar Kimyongür, et criminaliser un mouvement

révolutionnaire d’opposition au régime d’Ankara. Parallèlement, ce jugement

très partial et partisan aura donc atteint son objectif majeur : établir une

jurisprudence d’exception ayant pour Nord la criminalisation des mouvements

sociaux et de la contestation politique.

 

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à

Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du

DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice

de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une

instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal

d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans

cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts

décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle

en souffrir.

 

C’est pourquoi, le Clea appelle :

—À dénoncer ce jugement inique et à appuyer, par leurs mobilisations, toutes

les voies de recours aptes à contester un jugement de pure complaisance,

prononcé coup sur coup par deux tribunaux belges «sous pression!

—À contester les lois sécuritaires qui, dans notre pays comme dans

l’ensemble de l’Union européenne, sont en train de défaire les libertés

démocratiques obtenues par un siècle et demi de luttes sociales!

—À marquer leur solidarité avec les forces politiques, syndicales et

associatives qui combattent l’autoritarisme, le despotisme et la violence

d’État dont le régime d’Ankara a fait sa nature ordinaire!

 

Sept années après avoir débuté, «l’affaire Erdal» –à laquelle est venue se

surajouter «l’affaire Kimyongür»– vient donc de connaître un épilogue…

provisoire.

 

Ce mardi 7 novembre, la Cour d’Appel de Gand a en effet condamné sept des

prévenus à de lourdes peines d’emprisonnement –les charges et accusations

retenues ayant été manifestement dopées afin de justifier la sévérité du

verdict :

 

- Sukriye Akar: 4 ans (4 en première instance);

- Musa Asoglu: 7 ans (6 en première instance);

- Fehriye Erdal: 4 ans (4 en première instance);

- Dursun Karatas: 7 ans (5 en première instance);

- Bahar Kimyongür: 5 ans (4 en première instance);

- Zerrin Sari: 4 ans (4 en première instance);

- Kaya Saz: 4 ans (4 en première instance).

 

Ce jugement confirme et amplifie donc les condamnations prononcées en

première instance par le tribunal de Bruges le 28 février dernier –alors

que, dans le dossier, ne figure aucun élément d’aucune sorte relatif à des

actes violents qu’aurait commis ou qu’aurait voulu commettre, ensemble ou

seul, quelque prévenu que ce soit… En Belgique, en Turquie ou dans un

quelconque autre pays.

 

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à

Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du

DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice

de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une

instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal

d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans

cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts

décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle

en souffrir.

 

continuez à lire:

www.leclea.be/pages/page_communiques.html#Comm9

 

Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (Clea)

 

Camp Anti-impérialiste

www.antiimperialista.org

 

 

15:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oppression capitaliste, mccarthysme, fascisme, democratie, liberte, injustice, usa, turquie, politique, otan, solidarite, resistance, repression, belgique, europe, euro-dictature, terrorisme, presse, actualite, silence, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/11/2006

06/11/2006: Saddam Hussein et les autres ...

On peut maintenant espérer qu’  après la condamnation à mort par pendaison de Saddam Hussein, on va maintenant condamner les 2 autres à la même peine : George W. Bush et Tony Blair, pour les massacres non-moins innommables qu’ ils ont déclenchés. On pourra aussi se contenter de la perpétuité pour tous les complices de ces massacres, à la tête du « Monde libre » et de la fameuse « Communauté internationale » …

A partir de ce moment, le monde pourra peut être vivre et respirer quelques années en Paix ( ???). Que Milosevic repose en Paix puisqu’ il figurait lui aussi parmi les vaincus … Il est vrai que les massacreurs élus « démocratiquement », on ne les pend pas, on ne les juge même pas … Dans les rues du Texas, puisque nous sommes maintenant sous la botte des shérifs de cet État exemplaire, on se contente d’ un duel : celui qui tire le premier, le plus juste, est celui qui a raison, qui gagne suivant des lois de vachers d’ une certaine époque…

RoRo

 

 

 

 

 

De : Philippe Guistinati [mailto:pguistinati@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 6 novembre 2006 11:37
À : roger.romain@skynet.be
Objet : article sur saddam, à bientôt. Philippe G

 

On peut dormir sur nos deux oreilles, Saddam va être pendu...

 

Du fond de Ma Seine et Marne je pensais que la pendaison était réservée aux voleurs de bétails du temps des cow-boys…

De nos jours après un siècle et demi de modernisme on pend haut et court les chefs de gouvernement.

Et je ne veux même pas parler de la peine de mort dans cette affaire, car au moins chez nous l’affaire est entendue.

D’une part s’il s’agit de crimes contre l’humanité (c’est comme ça que l’on appelle les civils tués par les armes que l’on fabrique chez nous mais utilisées par de méchants « Saddam »), donc dans ce cas il existe un tribunal pénal international.

Et ce tribunal fonctionne bien, il permet de juger des hommes en tant qu’individu alors même qu’ils étaient suivis par tout un peuple et aidés par les grandes puissances. En plus ça ne coûte pas trop cher car les méchants meurent en prison, là haut dans le nord, de maladie ou suicide…On gagne du temps et donc de l’argent. Et en plus on ne parle pas de sujets qui fâchent.

 

L’important c’est que nous puissions dormir sur nos deux oreilles et tant pis pour les « pôvres gamins » qui perdent leurs jambes (ou même pire diraient nos grands machistes).

L’important c’est d’être persuadé que nous n’avons rien à voir là-dedans, en effet quels rapports entre l’ouvrier qui paye les traites de son pavillon de banlieue avec son salaire de salarié dans nos usines Françaises d’armement et le gamin cul de jatte.

C’est vrai, il n’a qu’à savoir où marcher à la fin ce gamin…

 

Le fait que la France est le troisième ou cinquième fabricant d’armes dans le monde n’est pas un problème car nous faisons tous des dons (déductibles) pour que nos associations humanitaires offrent de belles jambes en titanes aux petits pôvres handicapés.

L’honneur est sauf et nous irons tous aux paradis…

 

Pour revenir et finir sur Saddam, homme qui ne m’inspire pas spécialement de sentiments de tendresse, je trouve que si on le condamne du fait de la comptabilisation de ses crimes (148 personnes), il faudrait alors établir une comptabilité mondiale de nos chers gouvernants.

Par exemple un calcul en France que l’on mettrait à jour après chaque quinquennat des morts et handicapés (on parle pas des traumatisés, on est déjà assez embêté à compter tout ce petit monde…) du fait de chaque arme vendue ou produite par la France.

France, pays champion des droits de l’homme dans le monde…

 

Il faudrait aussi calculer combien d’Irakiens sont morts depuis que Saddam a été viré par Bush (c’est vrai que pour sa défense ils ont besoin de beaucoup de pétrole aux « states »…).

 

Et aussi combien ne serait pas mort si Saddam était resté, mais bon ça devient compliqué car du coup il y aurait de bons morts et de mauvais morts…

Et comme ça devient compliqué du coup il faudrait peut-être avant d’aller jouer les grands civilisateurs chez les autres, faire le ménage chez soi.

Mais alors du coup on va se sentir concerné ???

Non, il vaut mieux laisser parler notre ministre Mr DOUSTE qui ce matin a dit qu’il prenait « acte » de la décision du gouvernement irakien.

Au moins on se mouille pas, je dis mouille car en fait les ministres c’est nous qui les rémunérons, en grande partie avec l’argent des armes que l’on fabri…

Bon j’arrête.

Philippe GUISTINATI

06/11/2006

 

www.droledecoco.com

 

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20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, onu, otan, usa, terrorisme, oppression capitaliste, crimes, racisme, paix, guerre, demo, actualite, presse, silence, belgique, histoire, romain, courcelles, irak, afghanistan, occupation, barbarie, colonialisme, fascisme, imperialisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2006

07/11/2006: La fameuse « démocratie » en danger une fois de plus !

La fameuse « démocratie »  en danger une fois de plus  !

RoRo

 

 

_____________________________________________
De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : jeudi 2 novembre 2006 19:12

 : [Difpol_mbietlot] Verdict du procès, Bahar et ses camarades riquent 7 ans prison - Tous à Gand le 7 novembre

 

RESISTER N’EST PAS UN CRIME

 

Mardi 7 novembre : prononcé du jugement en Appel dans le procès intenté contre neuf

membres présumés du DHKC, dont Bahar Kimyongür qui, cette fois, risque gros : sept ans de

prison ferme pour un citoyen belge qui n’a jamais commis le moindre délit matériel ni eu

l’intention d’en commettre !

 

Soyons donc fermes, nous aussi, pour exiger :

-Acquittement pour Bahar !

-Non aux législations antiterroristes qui menacent nos libertés !

-Non à la criminalisation de la contestation !

 

Et rendons-nous à Gand par solidarité avec le combat démocratique que Bahar n'a jamais

cessé de mener contre les violations des droits de l’Homme en Turquie.

Prenez donc congé dès maintenant !

 

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin. Rendez-vous : à 7 heures à la gare du

Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-sept. Rassemblement devant la Cour de

Gand dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent,

Koophandelsplein 23, 9000 Gent. [Renseignements : 0487 174 851]

Tous à Gand le 7 novembre !

 

Bahar Kimyongür : la dernière ligne droite

 

Le mardi 7 novembre tombera le verdict du procès intenté contre 9 membres présumés du DHKP-C. Le procureur Delmulle y requiert notamment 7 années d'emprisonnement ferme à l'encontre de Bahar Kimyongur.

 

Depuis des mois, le CLEA essaye d'alerter la population à propos des dangers de ce procès d'exception, conduit par un tribunal d'exception, où sont appliquées des législations d'exception au nom de la lutte «antiterroriste».

L'arsenal répressif adopté par les autorités belges, dans la foulée du 11 septembre et utilisé à Gand contre un parti communiste turc, vise en réalité à assimiler la contestation sociale à du banditisme. Bahar Kimyongur condamné? Cela signifiera que la liberté d'expression et d'association, pour ceux qui remettent en question l'ordre établi, sera désormais à la merci de la loi antiterroriste belge de 2003.

 

C'est donc maintenant qu'il faut réagir. Chacun peut soutenir notre action à sa façon :

 

- Le Clea organise un grand rassemblement à Gand le 7 novembre lors du verdict. Toutes les informations à ce sujet (RDV précis, mots d'ordre) sont disponibles sur www.leclea.be ou au 0487 174 851.

 

- Vous pouvez soutenir financièrement notre action en achetant les autocollants «Liberté pour Bahar» à 2 euros et en versant l'argent sur le compte 363-0054263-80

 

- Vous pouvez vous tenir informer des dernières évolutions de la situation en allant sur notre site www.leclea.be ou en achetant notre nouvelle brochure «Kimyongur Bahar : le dossier à charge».

 

Nous comptons sur vous, nous espérons vous voir nombreux le 7 à Gand car cette affaire concerne tous les citoyens en Belgique.

 

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin.
Rendez-vous : le SEPT novembre à SEPT heures à la gare du Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-SEPT.

Rassemblement devant la Cour de Gand
dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent, Koophandelsplein 23, 9000 Gent.[Renseignements : 0487 174 851]

 

 

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, courcelles, democratie, euro-dictature, fascisme, flicage, histoire, injustice, liberte, oppression capitaliste, otan, politique, presse, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, turquie, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/10/2006

SOLIDAIRE n° 39 du 25 octobre 2006

Solidaire n° 39 du 25 octobre 2006

25-10-2006

Le budget 2007 emballe les patrons

Le budget concocté par le gouvernement Verhofstadt offre de nouvelles réductions fiscales aux entreprises. Alors qu'il fixe de nouvelles taxes pour les ménages, sur les emballages et le tabac. Combien cela va-t-il vous coûter?

> Lire l'article

Charleroi : des propositions pour éviter les « affaires »

Le bourgmestre Van Gompel était présenté comme un îlot de pureté dans l'océan du système PS. Le voilà en prison. Que faire pour assainir les pratiques politiques?

> Lire l'article

Les étudiants refusent une unif Big Brother

Les étudiants de l'ULB s'opposent à l'instauration d'une carte étudiante électronique multifonctions. Une carte munie d'une antenne à radiofréquence qui permettrait à tout moment de localiser son détenteur sur le campus.

> Lire l'article

Un nouveau mouvement politique en Flandre

Malgré un très large mouvement d'opposition des travailleurs, le Parlement a voté le Pacte des Générations, le 15 décembre 2005. Ce mépris du peuple a suscité la création du «Mouvement du 15 décembre».

> Lire l'article

Et en plus...

19:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, communisme, europe, euro-dictature, fascisme, guerre, courcelles, democratie, hainaut, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, otan, occupations, politique, presse, ps, ptbromain, colonialisme, resistance, silenc | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/10/2006

22/10/2006: Turquie: 122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles

Faute de temps, l’ information est maintenant malheureusement dépassée : mais l’ action et le texte méritent toujours d’ être connus et rappelés.

RoRo

 

 

De : democrite [mailto:democrite@neuf.fr]
Envoyé : jeudi 19 octobre 2006 23:42
Objet : Fw: 122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles

 

 

----- Original Message -----

From: Turquie Rebelle

 

Subject: 122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles

 

Bruxelles, le 19 octobre 2000

 

 

122 cercueils devant le Parlement européen à Bruxelles.

 

Au 6e anniversaire de la grève de la faim des détenus politiques turcs, demain, 20 octobre, à 11h, un rassemblement sera organisé devant la commission européenne, au rond-point Schuman, pour rendre hommage aux 122 détenus et à leurs amis et proches décédés suite à leur jeûne, pour rappeler la responsabilité des instances européennes dans le calvaire des détenus politiques reclus dans les fameuses prisons de type F et appeler ces dernières à inciter leurs homologues turcs au dialogue avec les détenus grévistes.

 

Le 20 octobre 2000, 816 détenus politiques de trois formations de gauche, majoritairement du DHKP-C, entraient en grève de la faim dans une vingtaine de prisons-dortoir (prisons de type E) afin de bloquer le projet des prisons de haute sécurité, appelées « prisons de type F » et composées exclusivement de cellules individuelles et de cellule pour trois.

 

Ces détenus craignaient à juste titre d'être soumis, une fois confinés dans les cellules d'isolement, à la « privation sensorielle », une torture raffinée appelée également « torture blanche ».

 

Ils craignaient également d'être soumis aux mauvais traitements des matons, à l'abri des regards.

 

Dans les premières semaines de la grève de la faim des détenus politiques, toute la société civile turque était mobilisée autour des prisonniers grévistes au grand dam du gouvernement.

 

Des écrivains aussi éminents que Orhan Pamuk, Yasar Kemal, Oral Calislar et Can Dündar ainsi que le docteur Mehmet Bekaroglu, qui était un député membre de la commission des droits de l'homme du parlement, participaient alors à la médiation entre les détenus et le gouvernement.


On croyait encore au règlement du problème des prisons sans la moindre effusion de sang. C'était sous-estimer la nature militariste du régime d'Ankara.

 

Ainsi, le 13 décembre 2000, le Haut conseil de l'audiovisuel (RTÜK) imposa à la presse la censure concernant le jeûne des détenus politiques et les prisons de type F.

 

La nuit du 15 au 16 décembre 2000, soit au 57e jour de la grève de la faim, le gouvernement rompit le dialogue avec les détenus en congédiant la délégation des intellectuels.

Au 59e jour, de nombreux intellectuels turcs se postèrent devant la prison de Bayrampasa pour rencontrer les détenus mais en vain. Les autorités leurs refusèrent l'accès.

 

Et puis, vint le 19 décembre 2000…à 4h30 du matin, l'armée prit d'assaut 21 prisons et procéda à la déportation des détenus politiques vers les prisons de type F.

 

Au bout de quatre jours d'opération, cyniquement baptisée « Retour à la vie », 28 détenus sont assassinés et près d'un millier de détenus sont blessés et même violés.

 

En tout, 8 bataillons de la gendarmerie et 8 335 soldats furent mobilisés. La police et l'armée sortirent leurs panzers et leurs chars mais aussi des grues et des bulldozers. Vingt mille bombes furent lancées par les militaires dans les dortoirs. Rien qu'à la prison de Bayrampasa, six femmes prisonnières furent brûlées vives. Et plusieurs milliers de cartouches furent utilisées.

 

Ainsi, confinés dans des cellules individuelles, recouverts de boue et de sang, parfois criblés de balles et d'ecchymoses, à moitié nus dans le froid rigoureux de décembre (les radiateurs des prisons de type F qui étaient encore en chantier ne fonctionnaient pas encore) et livrés à eux-mêmes, les prisonniers politiques poursuivirent inexorablement leur grève de la faim.

 

Au dehors, les familles elles aussi  se mirent à jeûner.

 

Puis, le jeûne des détenus ayant été décrété « tabou national », les grévistes de la faim moururent en silence, les uns après les autres, tant en prison qu'au dehors, dans l'indifférence totale de la communauté internationale.

 

Aujourd'hui, le bilan macabre de ces grèves de la faim s'élève à 122 morts. Près de 600 autres grévistes de la faim ont contracté le syndrome de Wernicke-Korsakoff (amnésie et ataxie) après avoir été alimentés de force. Et ce bilan risque à tout moment de s'alourdir.

 

En effet, depuis le 5 avril dernier, un avocat dénommé Behiç Asçi du barreau d'Istanbul est entré lui aussi en grève de la faim. Il est relayé par deux jeunes femmes, Sevgi Saymaz détenue à la prison d'Usak (ouest de la Turquie) et Gülcan Görüroglu, une ex-détenue, mère de deux filles, qui jeûne dans son domicile dans le quartier modeste de Sakirpasa à Seyhan, dans la périphérie d'Adana (sud de la Turquie).

 

Tous trois n'ont qu'une seule exigence : l'entame d'un dialogue entre les prisonniers politiques et le gouvernement pour résoudre le problème de l'isolement carcéral. Ces grévistes de la faim n'imposent aucune contrainte quant au choix des interlocuteurs. Les barreaux d'avocats, de nombreuses chambres professionnelles telles l'Ordre des médecins (TTB) ou l'Union des chambres des ingénieurs et des architectes (TMOBB), des syndicats comme les Confédérations DISK et KESK ou encore des intellectuels de renommée internationale se sont proposés de jouer le rôle d'intercesseurs. Tout comme il y a 6 ans…

 

Pour le comité international de soutien aux familles des prisonniers politiques (Tayad Komite),

 

Bahar Kimyongür

 

e-mail : bahar_kimyongur@yahoo.fr

 

Tél : 0486 / 846 170

www.tayad-committee.info

20:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, presse, silence, turquie, fascisme, terrorisme, gangsterisme, europe, euro-dictature, liberte, democratie, romain, courcelles, histoire, solidarite, capitalisme, oppression capitaliste, otan, politique, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/10/2006

17/10/2006: Mise au point concernant l'essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

De : info@csotan.org [mailto:info@csotan.org]
Envoyé : mardi 17 octobre 2006 20:09:;
Objet : Mise au point concernant l'essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

 

COMITE SURVEILLANCE OTAN
Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

 

D’une façon générale, le Comité Surveillance Otan condamne systématiquement la prolifération nucléaire et, en particulier, les essais nucléaires ou la simulation de ceux-ci, qui ont pour conséquence de continuer l’escalade de l’armement nucléaire.  Mais ce fait ne doit pas conduire le mouvement anti-guerre, les organisations pacifistes, à se positionner en arbitres équidistants des forces en présence .

 

Il faut constater que nous sommes en pleine prolifération nucléaire et nombreux sont les pays qui, à l’instar de l’Inde et du Pakistan, pensent utile de se doter de l’arme nucléaire comme moyen de dissuasion vis-à-vis des Etats-Unis. Par ailleurs, on sait que les Etats-Unis n’ont toujours pas ratifié le CTBT (Comprehensive Test Ban Treaty),  qu’ils continuent de faire des essais nucléaires subcritiques (essais avec des quantités insuffisantes pour déclencher une réaction en chaîne), que la France continue des simulations sur des ordinateurs très puissants et met au point de nouveaux missiles, et que la Grande-Bretagne renouvelle son arsenal nucléaire.

 

Dans ce contexte,  la déclaration de l’Otan adoptée par les ambassadeurs des 26 pays membres à l’issue d’une réunion d’urgence le 8 octobre dernier, est tout simplement scandaleuse : « L’Otan condamne fermement l’essai nucléaire nord-coréen, estimant qu’il représente une grave menace pour les pays du Pacifique comme pour le monde entier… ».

 

L’Otan qui s’insurge contre cet « essai », ferait bien de balayer devant sa porte, vu qu’elle est en infraction avec le TNP qui interdit (art.I et II) à ses membres de partager des armes atomiques avec les Etats-Unis. Cette situation représente une réelle « grave menace pour le monde entier » car elle bloque complètement les négociations avec la Russie, dont le ministre des Affaires étrangères a répété à maintes reprises qu’elle ne négocierait pas le désarmement des armes nucléaires tactiques tant que les Etats-Unis et l’Otan maintiennent des armes nucléaires sur le territoire européen (6 pays dont la Belgique). A cause de l’Otan, le territoire européen est une des régions les plus nucléarisées au plan militaire.

 

L’Alliance se propose en outre, au prochain sommet de Riga, de préparer l’intégration de la Corée du Sud (probablement bien fournie en armes atomiques par les Etats-Unis) et du Japon dans sa structure. Alors qui est « dangereux » ? La Corée du Nord peut, à juste titre, se sentir elle-même en danger. Rappelons par ailleurs qu’Israël est également proposée à une prochaine intégration et ce pays est le seul au Moyen Orient à posséder des armes nucléaires. C’est bien l’Otan qui met le monde dans une situation de plus en plus dangereuse !              

 

Le 14.10.2006

22:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coree, usa, nucleaire, otan, imperialisme, romain, histoire, courcelles, communisme, euro-dictature, actualite, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/10/2006

09/10/2006: Un livre extraordinaire : L'impérialisme humanitaire

Au service de la politique criminelle de George W Bush et de l’ impérialisme ricain …

RoRo

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 9 octobre 2006 22:32

Objet : Un livre extraordinaire : L'impérialisme humanitaire

 


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QUARANTIÈME SOLDAT CANADIEN TUÉ EN AFGHANISTAN :

 

Le 40ème soldat canadien a été tué samedi en Afghanistan dans la guerre de Bush pour le pétrole et les profits de nos actionnaires.

 

Les collaborateurs de Bush,

- notre premier ministre Harper, du gouvernement conservateur minoritaire,

-  le bon monsieur Karzaï, qui a été reçu au Canada par un organisme de promotion des droits et de la démocratie (!!!)

- le brave general Mucharaf, qui a déclaré qu'il est dans cette guerre parce que Bush a menacé de bombarder le Pakistan s'il ne se rangeait pas du côté impérialiste;

tous ces braves gens disent que le peuple canadien doit être prêt à verser plus de sang,

à consacrer plus de milliards de dollars de nos taxes pour les désastreuses aventures impérialistes de Bush,

pour les transnationales du pétrole, pour la domination mondiale du monde par les États-Unis.

 

Verser le sang du peuple afghan?

Verser le sang de nos soldats?

Pourquoi?

 

Est-ce que le Canada est attaqué par l'Afghanistan?

Est-ce que les intérêts canadiens en Afghanistan sont menacé?

Il y a tellement de problèmes dans des tas de pays, pourquoi tant de soldats et tant d'argent pour l'Afghanistan?

Pour libérer une nation d'une dictature?  Mais les seigneurs de la guerre d'Afghanistan, alliés du Bush, sont aussi terribles que les talibans!

Pour libérer les femmes?  Les seigneurs de la guerre sont aussi oppresseurs et anti-démocratiques que les talibans et le Canada les appuie!

La culture de l'opium a atteint des records de production.

Pour justifier les guerres impérialistes modernes auprès des peuples, les impérialistes (US et canadiens) ont trouvé un moyen :

L'IMPÉRIALISME HUMANITAIRE (VOIR CI-DESSOUS).

Faire accepter les invasions, les occupations, les guerres, les conquêtes impérialistes.

 

Le Canada a oublié un principe : il ne faut pas s'engager dans un conflit qu'on ne contrôlera pas.

La guerre du Canada en Afghanistan est une catastrophe à tous les points de vue.

Le gouvernement Harper veut augmenter notre engagement dans une guerre pour nous lier à jamais à l'impérialisme US.

 

Nos pauvres soldats croient combattre pour la démocratie et la patrie canadienne.

Le nationalisme de Stephen Harper et de son gouvernement minoritaire est un nationalisme pro-états-unien!

Harper est en train de transformer notre pays en une république de banane pour servir les intérêts des transnationales.

 

Préparez-vous à la grande manifestation

POUR LE RETRAIT DES TROUPES MAINTENANT! CANADA HORS DE L'AFGHANISTAN

Samedi 28 octobre à Montréal, à Toronto, dans les grandes villes du Québec et du Canada anglophone.

 

Antonio Artuso


 

Jean Bricmont

L’Impérialisme humanitaire

Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?

Préface de Normand Baillargeon

Toute idée, aussi légitime soit-elle, court le risque d’être transformée en idéologie et d’être utilisée par les pouvoirs en place à des fins qui leur sont propres. C’est ce qui arrive avec les idées de défense des droits de l’homme et de démocratie lorsqu’elles se transforment en légitimation de l’ingérence militaire unilatérale et qu’elles appuient le rejet du droit international. C’est à ce discours et à cette représentation qu’il faut s’attaquer si l’on veut construire une opposition radicale et sans complexe aux guerres actuelles et futures. Ce livre se propose de démêler un certain nombre de confusions idéologiques fort répandues sur les thèmes des droits de l’homme, de la démocratie et des rapports entre l’Occident et le reste du monde, confusions qui représentent le principal obstacle à la construction d’un réel mouvement d’opposition aux guerres impériales.

« Peut-on poser des principes humanitaires, invoquer les “droits de l’homme” en ex-Yougoslavie ou en Irak par exemple, et compter ensuite sur les moyens militaires des États-Unis pour les faire respecter, eux dont rien dans la pratique “n’indique la moindre préoccupation sincère pour les droits de l’homme et de la démocratie” ? La réponse de Jean Bricmont est franchement négative. »
Serge Halimi, Le Monde diplomatique

« L’ouvrage de Jean Bricmont exprime la révolte morale d’un homme de science concerné par les guerres contemporaines et par la manière dont elles sont légitimées. Il ose porter un autre regard sur le discours destiné à conquérir l’adhésion des peuples et des individus et fait oeuvre de démystification. »
François Houtart, Alternatives Sud

Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié Impostures intellectuelles avec Alan Sokal (Odile Jacob, 1997).

12:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, amerique, belgique, canada, capitalisme, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, euro-dictature, fascisme, gangsterisme, guerre, histoire, irak, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, otan, occupations, paix, politique, presse, romain, ra | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006

29/09/2006: Une honte pour la Belgique ! ...


De : Turquie Rebelle [mailto:turquie.rebelle@gmail.com]
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 16:26

Objet : Re: L'interview du JDM avec Özgüden sur l'affaire Kimyongür

 

"..Le comportement de la ministre de la Justice témoigne d'une adhésion irraisonnée au régime turc. Ses ambitions politiques y jouent un rôle prépondérant. Elle se présente aux élections communales de Schaerbeek, et je ne vois pas de grande différence entre le bourgmestre en place Bernard Clairfayt (MR) et elle. Sur les listes de tous les partis politiques, on retrouve des candidats d'origine turque qui se permettent de tenir des propos négationnistes. Quand je vois Madame Onkelinx accompagnée de ces mêmes candidats, dans les marchés aux puces, ou dans les rues de cette commune, car je suis aussi schaerbeekois, cela me fait mal !"


 Dogan Özgüden, rédacteur en chef d'"Info-Turk":
«L'affaire Kimyongür? Une honte pour la Belgique!»


par Faouzia Bensalem  

Monday, 25 September 2006

Rédacteur en chef du journal en ligne «Info-Turk» (*), et opposant de longue date au régime d'Ankara, Dogan Özgüden connaît bien le jeune Bahar Kimyongür, dont le procès défraye la chronique, depuis sa condamnation pour "terrorisme", devant le tribunal de première instance de Brugge, en février, jusqu'à son procès en appel, qui a débuté à Gand, le 11 septembre, en passant par son arrestation rocambolesque puis sa libération aux Pays-Bas, fin avril. «Tout cela s'inscrit dans le cadre des opérations répressives lancées contre les opposants au régime d'Ankara», estime l'auteur de «Turquie, fascisme et résistance» (**).

Comment réagissez-vous à la manière dont le gouvernement belge s'est comporté depuis la fuite de la militante du mouvement d'extrême gauche DHKP-C, Ferhiye Erdal jusqu'à l'arrestation aux Pays-Bas du sympathisant de ce même DHKP-C Bahar Kimyongür ?


Tout ce qui s'est passé autour du DHKP-C, qu'il s'agisse de la fuite de Ferhiye Erdal ou de l'arrestation arbitraire de Bahar Kimyongür, s'inscrit dans le cadre des opérations répressives lancées contre les opposants au régime turc. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés aux Etats-Unis, il existe une sorte de consensus international pour écraser les opposants aux régimes favorables aux Etats-Unis. La Turquie était déjà elle-même dans une logique de répression à l'encontre de ses opposants. J'en suis le témoin vivant puisque je suis journaliste depuis plus de 53 ans. J'ai vécu tous les événements répressifs du fait du gouvernement turc, mais aussi les emprisonnements, et la torture qui y étaient et qui y sont encore monnaie courante.

La Turquie n'a pas attendu l'après 11 septembre pour perpétrer des violations aux droits de l'homme…

Avant le 11 septembre, les pays occidentaux témoignaient d'un sens des responsabilités et d'une fidélité à leur histoire en tant que défenseurs des libertés individuelles, et des droits de l'homme. Ils adoptaient une attitude de sympathie, voire de neutralité vis-à-vis des opposants aux régimes dictatoriaux, comme le régime turc. Mais après le11 septembre, la donne a changé, et la Turquie s'est engouffrée dans la brèche pour s'attirer les faveurs des puissances occidentales, dans la lutte contre le terrorisme.

Le DHKP-C serait une organisation terroriste. Vous contestez ?

Le DHKC-P est évidemment une organisation terroriste pour la Turquie. Pour moi, il s'agit plutôt d'une organisation révolutionnaire. Ses méthodes de lutte restent discutables, mais j'ai vécu la naissance des organisations contestataires, ou de gauche, comme le DHKP-C, dans les années 60. La fin des années 60, la Turquie a connu la montée du fascisme. En 1971, un coup d'Etat militaire plonge le pays dans le chaos. A cette époque, les syndicalistes, les leaders de la Jeunesse progressiste étaient périodiquement visés par la répression étatique, et trois leaders furent exécutés par pendaison.

C'est après ce coup d'Etat militaire que vous avez fui la Turquie avec votre épouse. Vous avez vécu dans la clandestinité avant d'obtenir le statut de réfugiés politiques. Vous avez alors écrit «Turquie, fascisme et résistance»(*), un ouvrage sur ce putsch militaire…

Je l'avais écrit en 1973, juste après le coup d'Etat militaire, mais à l'occasion de la trente-cinquième année de l'anniversaire de ce putsch, j'ai publié une deuxième édition. Pour en revenir à ces associations, dont je parle aussi dans le livre, elles sont organisées pour contrer les attaques des forces fascistes, et parfois fondamentalistes. Et, le coup d'Etat militaire a écrasé tous ces mouvements-là. Les militaires ont effectué des centaines de milliers d'arrestations, ils ont perpétré des tortures sur les prisonniers, et des tribunaux d'exception ont condamné tous les leaders. Ces organisations ont alors choisi la clandestinité, jusqu'à maintenant.

Pourtant dans les années 70, ces organisations ont tenté de rentrer dans la légalité…

Ces associations ont effectivement essayé de se légaliser, sous différentes appellations, mais un autre coup d'Etat a frappé la Turquie, en 1980. Dès cet instant, la clandestinité est devenue la seule manière de combattre la répression. Nombre des militants et dirigeants de ces associations ont souffert dans les prisons turques, et ceux qui ont pu fuir essayent d'organiser la résistance contre le régime turc, de différentes manières. A cette époque, ces associations étaient acceptées par les gouvernements européens, sans problème. On ne les considérait pas comme terroristes.

Vous connaissez bien Bahar Kimyongür ?

Lorsque j'ai rencontré Bahar pour la première fois, c'était un jeune étudiant soucieux de la défense des droits de l'homme. Il vient souvent nous rendre visite pour nous apporter des informations très pointues sur le sort des prisonniers politiques, en Turquie. Plus de 120 d'entre eux sont morts, des suites de leur grève de la faim. Nous avons maintes fois publié des informations apportées par Bahar Kimyongür qui dispose d'un fameux carnet d'adresses. Il entretient des relations très privilégiées avec les associations turques de défense des droits de l'homme, mais aussi avec les avocats des prisonniers politiques. Notamment avec Tayad qui est une association de solidarité avec les prisonniers politiques, et qui possède un système personnel de diffusion d'informations.

Fin février, devant le tribunal de première instance de Brugge, Kimyongür a pourtant écopé de quatre ans de prison pour terrorisme, et appartenance au DHKP-C…

Quand j'ai appris que Bahar Kimyongür était condamné pour appartenance au DHKP-C, sans connaître ses accointances avec cette organisation, j'ai été abasourdi. Etant un journaliste contestataire et démocrate, je ne fais aucune différence entre les multiples organisations qui mènent une opposition déterminée contre le régime d'Ankara. Le DHKP-C ne représente que quelques milliers de militants engagés, mais le PKK, parti des travailleurs kurdes du Kurdistan et organisation de guérilla, est beaucoup plus important, et ses actions sont bien plus violentes. Toutefois, il représente une véritable résistance et un mécontentement de la population kurde par rapport au régime. Aujourd'hui, comment est-il encore possible pour la Turquie de nier l'existence de toutes ces forces politiques qui mènent un combat contre le régime en place, par n'importe quel moyen ? (ironiquement) Les terroristes seraient donc si nombreux en Turquie ? La semaine passée encore, les associations kurdes ont déposé, au Parlement européen, près de trois millions de signatures réclamant la légitimité du PKK, et de son leader Abdullah Oçalan. Les Etats-Unis et ses alliés voient en le PKK une organisation terroriste. Va-t-on poursuivre et condamner tous ces Kurdes signataires en tant que «terroristes» comme Kimyongür ?
 
Que pensez-vous des poursuites contre lui devant les tribunaux belges?

J'ai lu l'acte d'accusation contre Kimyongür devant la Cour d'appel. Pour moi, il s'agit d'une vaste mascarade, car les accusations formulées contre lui ne sont pas suffisamment tangibles. Je me souviens que, lors du vote pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la plupart des parlementaires européens ont ouvert des calicots, en signe d'acceptation. Pourquoi pas? Je mène un combat sur les plans médiatique, diplomatique, et politique contre le régime turc. J'ai souvent été présent lors des réunions internationales, mais quand je me trouve en face d'un représentant de ce régime répressif, je ne l'épargne pas. Et, ce n'est pas violence que de publier le résultat d'une interview à titre d'information. Il ne s'agit pas de terrorisme. Mais pour les alliés du régime turc, Bahar Kimyongür représente autre chose.

Serait-il plus dangereux que le résistant que vous êtes pour Ankara et ses alliés ?

Mon histoire est différente puisque je suis arrivé ici, il y a plus de trente ans. J'ai d'abord été réfugié politique avant de devenir citoyen belge. Mais l'histoire de Bahar Kimyongür est autre. Il est surtout né en Belgique ! Sa langue maternelle n'est pas le turc, et il est d'origine arabe. Sa famille fait donc partie d'une des nombreuses minorités vivant en Turquie. Au cours de ses études universitaires à l'ULB (ndlr : il est archéologue et historien de l'art), Bahar a pris conscience que la Turquie est incompatible avec les valeurs démocratiques. Dès cet instant, il a pris position pour la défense de toutes les minorités et pour l'émancipation sociale, en Turquie. Mais Kimyongür est une pure production de la société belge ! Il est né ici, il a grandi ici, il a été éduqué ici, et il a une formation extraordinaire puisqu'il a suivi ses études dans plusieurs disciplines. Kimyongür maîtrise plusieurs langues, et il jongle de l'une à l'autre avec facilité.

C'est incroyable de voir ce jeune homme attirer à lui autant de sympathie…

Kimyongür est talentueux, il est un produit de la société belge. C'est une personnalité que pourtant la Belgique veut étouffer. C'est scandaleux ! Tout cela parce que le 11 septembre a changé la donne, et que la Turquie est entrée dans l'antichambre de l'Union européenne, en devenant un candidat acceptable après l'abolition de la peine de mort, en 2002, malgré la poursuite des violations des droits de l'homme dans plusieurs domaines. La force de la Turquie se trouve dans les relations commerciales et économiques très lucratives qu'elle entretient notamment avec la Belgique. Donc, la position des dirigeants belges par rapport à la Turquie a consisté à satisfaire ces grands partenaires commerciaux, économiques, et même les militaires.

Et la population d'origine turque dans tout cela ?

Malheureusement, la population venue pour travailler dans les charbonnages a été bien récupérée par le régime en place pour constituer un véritable lobby afin de défendre les intérêts du régime d'Ankara. Depuis que la grande majorité des ressortissants turcs sont devenus des électeurs déterminants dans certains quartiers, comme Schaerbeek et Saint-Josse, nos hommes politiques se sont mis à lancer des déclarations favorables au régime turc.

Nos élus fermeraient donc les yeux sur les violations aux droits de l'homme de la Turquie pour des raisons économiques et électoralistes…

C'est évident ! Par exemple, on a tout à coup changé d'attitude par rapport à la négation du génocide perpétré par l'Empire ottoman contre le peuple arménien. Les hommes politiques progressistes belges ont d'abord mis un point d'honneur à mettre l'accent sur cette tragédie humaine, et tout à coup, sous la menace du lobby turc, de l'électorat turc, ou manipulé par l'ambassade de Turquie, ils ont changé de langage. Ils ne parlent plus de cette question.

En quoi Bahar constitue-t-il à lui seul un problème, si les lobbies turcs sont si puissants en Belgique ?
 
La lutte de Bahar consiste à offrir une voix aux prisonniers politiques maltraités et torturés dans les geôles de Turquie. Quelle que soit la couleur politique des élus belges, ils se plient aux exigences d'Ankara. Les pressions sur la Belgique sont devenues plus oppressantes après la fuite de Ferhiye Erdal. Les autorités et médias turcs ont alors mené une campagne très agressive contre la Belgique. C'est en tout cas, mon sentiment. Et, pour faire plaisir aux médias turcs, assujettis au pouvoir, qui réalisent un lavage de cerveau quotidien de leurs téléspectateurs, ils ont probablement fait un geste en conspirant sur l'arrestation et la possible extradition de Kimyongür. J'ai été atterré de lire les interventions des avocats de la partie civile qui font des éloges au régime d'Ankara.
 
Condamnée en même temps que Kimyongür et consors, à Brugge, Ferhiye Erdal a pris la fuite avant que le procès en appel n'ait eu lieu. Avez-vous connu cette jeune femme ?

Je ne l'ai jamais rencontrée parce qu'elle était toujours en clandestinité, ou sous la stricte protection de l'Etat belge. Si un jour, cette jeune femme venait frapper à ma porte, je ne la repousserais pas. Elle appartient à mon peuple, et j'ai envie de savoir ce qu'elle pense. Mais, pour des raisons de sécurité, sans doute, elle n'a jamais tenté d'établir le contact. J'ai suivi le procès par les médias, ou par les communiqués de presse.

Vous pensez qu'elle est vraiment à l'origine du meurtre de Özdemir Sabanci, ce riche industriel turc pour lequel elle travaillait, en Turquie ?

Selon les accusations portées sur elle, Ferhiye serait impliquée dans ce meurtre, mais il n'y a pas de certitude qu'il en soit ainsi. Si on en avait la preuve, la justice belge serait compétente pour la condamner.

Elle est ressortissante turque. Si elle est condamnée, elle risque d'être extradée. Puisque la Turquie est à nouveau en odeur de sainteté, chez nous…

Je suis contre toute extradition ! La justice hollandaise a heureusement réagi de manière correcte en n'extradant pas Kimyongür, après son arrestation le 28 avril dernier. Il y a quinze jours, la Cour suprême hollandaise a aussi annulé l'extradition d'une dirigeante du PKK, recherchée par la Turquie, et qui était réfugiée aux Pays-Bas. Parce qu'il est de notoriété publique que la torture est toujours d'application à Ankara.

Pourtant, une procédure d'extradition pèse-t-elle toujours comme une épée de Damoclès sur la tête de Kimyongür ?

Dernièrement, une journaliste d'opinion kurde a été arrêtée au Luxembourg, et malgré la volonté d'Ankara de la voir extradée, la justice luxembourgeoise lui a rendu sa liberté. Aux Pays-Bas, et au Luxembourg, la décision a été prise suite à une procédure judiciaire, mais en ce qui concerne Kimyongür et ses camarades, je crains que la justice belge ne soit «téléguidée». Tant que Madame Onkelinx (PS) reste à la tête de la justice belge, je n'espère pas que des décisions justes soient prises.

Notre constitution prévoit pourtant la séparation des pouvoirs, et l'indépendance des juges…

Bien sûr, mais certaines procédures juridiques se déroulent sous l'instruction du ministère de la Justice, comme on a pu le constater dans le dernier scandale politico-juridique. Pour ces raisons, je n'ai pas confiance en la manière dont les décisions pourraient être prises.

Vous n'avez pas confiance parce que c'est Laurette Onkelinx ?

Parce que le comportement de la ministre de la Justice témoigne d'une adhésion irraisonnée au régime turc. Ses ambitions politiques y jouent un rôle prépondérant. Elle se présente aux élections communales de Schaerbeek, et je ne vois pas de grande différence entre le bourgmestre en place Bernard Clairfayt (MR) et elle. Sur les listes de tous les partis politiques, on retrouve des candidats d'origine turque qui se permettent de tenir des propos négationnistes. Quand je vois Madame Onkelinx accompagnée de ces mêmes candidats, dans les marchés aux puces, ou dans les rues de cette commune, car je suis aussi schaerbeekois, cela me fait mal !

Quelle est votre réaction face à ces réunions «secrètes» où des hommes politiques, des agents de la police et de la Sûreté de l'Etat, et des magistrats se concertent sur la manière de remettre Kimyongür à la Turquie en passant par la Hollande ?


Bahar disait qu'il comparait ce qui lui arrivait au complot du Quai d'Orsay contre l'opposant marocain Ahmed Ben Barka, dans les années 60. Je pense effectivement que tous les opposants au régime turc se trouvent au centre d'un tel complot. Puisque Bahar Kimyongür est devenu une personne dérangeante pour la Turquie, il n'est pas étonnant que son nom se retrouve sur la liste rouge d'Interpol. Pour Ankara, Bahar est un terroriste qui se trouve à la tête d'une organisation terroriste.

La manière dont Kimyongür milite est à vos yeux pacifique ?

Je ne l'ai jamais vu, ni entendu impliqué dans une action violente. Il est injuste de le traiter de terroriste. Depuis l'adoption de la loi anti-terrorisme en Belgique, la Turquie a adopté juste après une loi similaire, c'est la porte ouverte à toutes les dérives. La définition même du terme «terrorisme» est très vague. Juste parce que l'on remet en cause un régime, on peut être accusé de terrorisme, et l'on peut traîner pendant des années dans les prisons. Depuis le coup d'Etat militaire de 1980, le procès de Dev-Sol, l'ancienne appellation du DHKP-C, se poursuit encore.

Les défenseurs de la théorie d'une Turquie démocratique avancent l'argument que le DHKP-C possède un journal qui est librement distribué en Turquie…

Ce journal «Yuruyus» existe, mais il est constamment sous la menace de poursuites judiciaires. D'ailleurs, les journaux d'opposition appartenant à des groupes radicaux ont souvent dû arrêter, ou changer de titre. Actuellement, 17 journalistes appartenant à ces médias contestataires se trouvent dans les prisons turques.
 
(*) www.info-turk.be
(**) Dogan Özgüden, Turquie, fascisme et résistance, 2e éd., Bruxelles 2006, Fondation Info-Turk

 

11:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, imperialisme, liberte, otan, politique, presse, ps, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, euro-dictature, injustice, oppression capitaliste, actualite, belgique, courcelles, democratie, europe, fascisme, turquie, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/09/2006

14/09/2006: ISRAEL : La culture du mépris des Palestiniens

The Holocaust and Palestine - L' holocauste et la Palestine occupée     08/11/2001

 

 

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de adac association
Envoyé : jeudi 14 septembre 2006 14:13
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info] ISRAEL : La culture du mépris des Palestiniens

 

BERNARD NOEL(POETE)...LA CULTURE DU MEPRIS EN ISRAEL

(Bernard Noel, Grand Prix national de Poésie 1992 EST né le 19 novembre 1930.

Il est écrivain et poète,

« Poète, dit-on de Bernard Noël (l'un des plus grands, ne dit-on pas moins). Oui, mais à la condition qu'on dise que la poésie serait alors : tamis, râpe, laminoir de la langue. Supplice de la pensée au sens de Kafka dans La Colonie pénitentiaire (où le texte s'écrit à même la chair) »)

 

INCURSIONS, IRRUPTIONS. CULTURE DU MEPRIS EN ISRAEL BERNARD NOEL POETE ECRIVAIN

 

INCURSIONS

 

Le mot « incursion » sert à désigner, dans les derniers bulletins d'information de France-Culture, les opérations militaires israëliennes au Liban. Ce mot saisit parce qu'il est original par rapport au vocabulaire des autres chaînes. D'après Littré, « l'incursion est une course ; par conséquent celui qui la fait passe seulement sur le terrain qu'il ravage ». Bien que vieille d'un siècle et demi, cette définition décrit assez bien l'action d'Israël, sauf que la « course » viole cette fois l'espace aérien et que le « ravage » tombe ainsi principalement du ciel.

 

Littré renvoie au mot latin « incursio » qu'il traduit par « invasion ». La consultation du Gaffiot donne « choc , attaque » pour « incursio », puis « se jeter sur » pour « incursito » et « fondre sur, attaquer » pour « incurso ». Il ne faut pas, dit le Dictionnaire analogique, confondre « incursion » , qui est le fait de pénétrer momentanément dans un domaine qui n'est pas le sien, avec « irruption », qui consiste à pénétrer de vive force et à s'installer…

L'aviation, est l'instrument parfait de « l'incursion » puisqu'elle « se jette sur » son objectif et retourne aussitôt vers sa base. Les chars , les commandos, l'infanterie, par contre, sont obligés de faire « irruption » même si, officiellement, leur commandement n'a pas l'intention de s'installer. L'armée israëlienne, dénommée Tsahal, combine de toute évidence depuis un demi-siècle « incursion » et « irruption » pour le plus grand dommage de ses voisins.

 

L'histoire de cette période prouve en effet que l'existence et le comportement de Tsahal font de l'incursion et de l'irruption une méthode d'intimidation brutale dont l'exercice est sans cesse nourri d'actions violentes. Cela va du « bouclage » toujours arbitraire à la confiscation des terres, de la destruction des oliveraies et des maisons à l'assassinat ciblé, du bombardement des infrastructures civiles au bombardement des civils, de l'enlèvement et de la séquestration des responsables politiques à l'emprisonnement et à la torture de quiconque a l'infortune d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Tout cela au nom d'un droit à l'autodéfense et à la sécurité dont le résultat est de créer une insécurité générale, non seulement autour d'Israël mais dans tout le Moyen Orient.

 

Devant tant de violences, dont le seul succès est d'en appeler et d'en rappeler d'autres aux références totalitaires fâcheuses, il semble que le simple bon sens aurait dû conduire à demander à la paix ce que ne peut obtenir par la guerre. Mais non, l'Etat d'Israël s'obstine à entretenir l'oppression, la peur, la menace quand il ne passe pas à des actes qui visent à terroriser l'ennemi qu'en réalité ils fabriquent. Pourtant, ces jours-ci, les actes en question atteignent un degré où l'injustifiable le dispute à la sauvagerie. Une sauvagerie masquée par la technologie guerrière qui métamorphose les tueries en une affaire inhumaine que les communiqués qualifient de « dégâts collatéraux ».

 

L'humanité a sans doute besoin du contact, de la vision directe ou du face à face pour que le tueur ait conscience du droit de mort dont il dispose. On peut croire que tel n'est pas le cas de l'artilleur ou de l'aviateur qui tirent sur un « objectif », mais comment accorder cette circonstance atténuante aux généraux, ministres et chef de gouvernement dont le moins qu'on puisse attendre d'eux est qu'ils sachent ce qu'ils font ? Quand on compare l'importance des « dégâts » et la justification qu'en donnent les responsables israéliens, on se demande ce qui l'emporte chez eux du mensonge ou du racisme dans leur empressement à pousser au crime.

 

Bien sûr, une bonne partie de leur arrogance dans le déni des faits tient à l'aide constante et à la conduite exemplaire de leur soutien américain, qui a si brillamment réussi la démocratisation de l'Irak et de l'Afghanistan. Les crimes de guerre, la torture des prisonniers, les massacres changent de nature dès lors qu'on les qualifie de lutte contre le terrorisme : ils tirent même de cette qualité une sanctification. Et puis, de toute évidence, les victimes de cette lutte n'ont pas droit à ce statut : il suffit de vous étiqueter « terroriste » pour que vous cessiez d'être un humain.

 

Depuis des années, et les témoignages abondent à ce propos, on assiste en Israël à un entraînement au mépris. Au mépris du Palestinien, jour après jour humilié aux check-points, privé de travail, privé d'eau, d'électricité, de nourriture, malmené pour un oui pour un non, emprisonné sans jugement… Encore n'est-ce là que les formes les plus douces d'une oppression qui n'hésite pas à recourir aux obus, aux bombes, aux fusillades à Gaza ou au fameux « Mur » qui est en train de transformer la Cisjordanie en camp de concentration.

 

La gravité de la situation ainsi créée s'accompagne de dizaines de morts avec un fort pourcentage de femmes et d'enfants. Tout cela a été dénoncé en vain par des articles, des documentaires, des livres, mais rien ne dénonce la dégradation morale qu'entraîne chez les Israéliens l'exercice régulier de l'oppression. Si l'artilleur et l'aviateur ne voient peut-être pas ce qu'ils font, l'oppresseur le voit fort bien quand il laisse des malheureux attendre des heures durant un passage, quand il enfonce les portes, casse les meubles, quand il écrase une maison avec son tank ou son bulldozer, quand il tire sur des enfants. Pour supporter ce face à face, il faut avoir pratiqué longuement le mépris et même en avoir fait sa culture. On sait à quel point il faut déshumaniser l'Autre pour le traiter comme un être inférieur.

Le gouvernement israélien organise cette déshumanisation et le mépris raciste qui en découle. Il s'étonne de la résistance qu'il rencontre dans le temps même où il s'efforce d'en finir avec elle. D'où ce redoublement de violence, qui prouve un désir de génocide latent, et la rage de ne pas oser l'accomplir. Cette rage aveugle monsieur Olmert et sa clique puisqu'elle les fait agir à l'inverse de l'intérêt de leur peuple également aveuglé par leur propagande. Ainsi au quinzième jour de la destruction du Liban avec des bombes américaines dans le but de provoquer le rejet du Hezbollah cause, soit disant, de tout ce malheur, un sondage révèle aujourd'hui que 87% des Libanais voient dans le Hezbollah un mouvement de résistance qui les honore.

 

La bêtise politique est criminelle : on le voyait en Irak, en Afghanistan, on le voit hélas en Palestine et au Liban. Le plus accablant est que cette bêtise ne rencontre aucune opposition dans un Occident qui se déshonore en lui trouvant des motifs respectables. Les pays arabes ne font pas mieux mais ils ont l'excuse, grâce encore à l'Amérique, d'avoir des gouvernements qui sont étrangers aux aspirations de leurs peuples. Il n'est pas nouveau de traiter de terroristes des mouvements de résistance, mais les utilisateurs de cette rhétorique apparemment inusable devraient savoir qu'il est dangereux de précipiter la résistance dans le désespoir.

 

L'honneur n'a jamais été le fort des diplomates et des commerçants, mais il fut longtemps la règle du jeu des militaires. Quel honneur pourrait-il y avoir à bombarder une usine de lait, les pistes d'un aéroport civil ou les immeubles de l'autorité palestinienne ? Il est dommage que Tsahal et ses généraux n'aient jamais eu à méditer ce vers classique devenu proverbial : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». L'honneur d'Israël ne tient plus qu'aux quelques « refuzniks » qui refusent de massacrer des innocents, mais pour Tsahal, il est trop tard, cette armée d'élite n'est entraînée qu'à écraser plus faible qu'elle, aussi doit-on la considérer désormais comme la plus lâche du monde.

 

Bernard Noël, écrit le 2/08/06.

 

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=65869

 

Sites à visiter :

http://www.minorites.org/

http://www.palestine-vivra.org/

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...


Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Transfer_info/

09:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, democratie, fascisme, guerre, gangsterisme, histoire, irak, afghanistan, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, ocupations, palestine, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solida | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/09/2006

12/09/2006: Non à la mission de l'ONU

Bravo : le Parti communiste grec est un Parti communiste qui voit clair dans le jeu impérialiste ricano-otan-occidental et pro-sioniste  !

RoRo

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 12 septembre 2006 21:37
À : 00-artusoantonio
Objet : Fw: Liban-Lebanon - Non à la mission de l'ONU - No to UN mission

 


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[FRANÇAIS]

 

Traduction du Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada)

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Friday, September 08, 2006 9:23 AM

Subject: CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

 

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News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.

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PC de Grèce - Au sujet de la mission de la frégate grecque envoyée au Liban

-------------------------------------------------

From: Communist Party of Greece, Friday, September 08, 2006

http://inter.kke.gr , mailto:cpg@int.kke.gr

==================================================

 

Le Parti communiste de Grèce s'oppose à la participation

 de la Grèce à la mission militaire au Liban

 

Le bureau de presse du Comité central du Parti communiste de la Grèce (KKE) a émis la déclaration suivante au sujet de la décision du gouvernement grec d'envoyer une frégate de la marine se joindre à la force d'intervention des Nations Unies au Liban :

 

«Le gouvernement de Démocratie Nouvelle a assumé d'immenses responsabilités en prenant la décision d'envoyer une frégate grecque et d'autres effectifs militaires au Liban.

 

Le rôle de la soi-disant “mission de maintien de la paix” des Nations Unies est clair et net: il s'agit d'une force d'occupation et d'imposition des objectifs impérialistes, qui interviendra carrément dans les affaires internes du Liban à l'encontre des intérêts des populations de la région.  La mission de cette force consiste à réaliser ce que les envahisseurs israéliens n'ont pas réussi à obtenir, c'est-à-dire le désarmement de la résistance populaire armée.

 

Le gouvernement grec est confronté à une question impitoyable : les forces navales et militaires de la Grèce devront soit renforcer le blocus naval inacceptable et provocateur d'Israël contre le Liban, soit faire partie d'une force de remplacement.

 

L'une ou l'autre de ces options constitue un engagement inacceptable et dangereux.

 

Toutes les parties doivent prendre une position clairement opposée à cette mission.  Ne pas protester clairement constituerait un appui à celle-ci.

 

Le Parti communiste de Grèce (KKE) lance un appel au people grec pour qu'il dénonce cette décision agressive du gouvernement grec et s'y oppose.

 

Aucune participation, d'aucune manière et par aucun moyen à la force d'occupation au Liban!

 

Solidarité avec les luttes des peuples!

 

Athènes, le 6 septembre 2006

 

*FIN DU COMMUNIQUÉ*

 

Pour s'abonner ou se désabonner : mailto:info@solidnet.org

Internet : http://www.solidnet.org

 

 

[ENGLISH]

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Friday, September 08, 2006 9:23 AM

Subject: CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

 

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CP of Greece, About the Mission of the Greek Frigate to Lebanon

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From: Communist Party of Greece, Friday, September 08, 2006

http://inter.kke.gr , mailto:cpg@int.kke.gr

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KKE Condemns Greek Participation in the Military Mission to Lebanon

 

The Press Bureau of the CC of KKE issued the following statement about the governmental decision to dispatch a Greek frigate to the UN intervention force in Lebanon

 

“The government of New Democracy assumes huge responsibilities with its decision to send the Greek Frigate and other military forces to Lebanon.

 

The role of the so-called “peacekeeping mission” of the UN is clear-cut and defined: it is an army of occupation and imposition of the imperialist designs, a force that will pointedly intervene in the internal affairs of Lebanon, against the interest of all peoples of the region. The mission of that force is to accomplish what the Israeli invaders failed to achieve, to disarm the armed popular resistance.

 

The Greek government is faced with a merciless question: will the Greek naval and military forces reinforce the unacceptable and provocative naval blockade of Lebanon by Israel or it is going to participate in a force replacing it

 

Either option constitutes an unacceptable and dangerous engagement

 

All parties must take an unambiguous position against the mission, muttering means agreement and consent.

 

KKE calls upon the Greek people to condemn and express its opposition to this aggressive decision of the Greek Government.

 

No participation, in any way or means, to the occupation force in Lebanon

 

Solidarity with the peoples’ struggle

 

Athens, 6 September 2006

 

*End*

 

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11:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, actualite, belgique, fascisme, grece, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, liberte, onu, otan, occupations, paix, palestine, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/09/2006

08/09/2006: Halte à l'impérialisme humanitaire !

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : vendredi 8 septembre 2006 16:12
Objet : Communiqué : Impérialisme humanitaire

 


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From: "Lux é diteur" <crioux@luxediteur.com>

Sent: Friday, September 08, 2006 8:44 AM

Subject: Communiqué : Impérialisme humanitaire


 

Communiqué, 7 septembre 2006

Hors d'Afghanistan : Halte à l'impérialisme humanitaire !
Fondements pour un retrait unilatéral des forces armées canadiennes

« L'Impérialisme humanitaire », un livre de Jean Bricmont publié chez LUX Éditeur est maintenant disponible en librairie. Dans cet ouvrage attendu, l'auteur livre des arguments forts pour une opposition sans complexe aux interventions militaires et dresse les fondements d¹un argumentaire qui pourrait servir aux Canadiens pour un retrait unilatéral de nos forces armées en Afghanistan.

En faisant un examen du consensus qui apparaît lorsque les grandes puissances, dont le Canada, s¹appuient sur la défense des droits humains et la promotion de la démocratie afin de justifier leurs invasions militaires, Bricmont jette un regard critique sur les préjugés et les manipulations qui sous-tendent l'idéologie de l¹ingérence. Par le fait même, il soulève un nombre de questions qui sont rarement énoncées et auxquelles on ne s¹attarde que trop rarement : à qui profitent vraiment ces ingérences militaires ? Aux populations locales ou aux grandes entreprises ? La vision traditionnelle du droit international, qui interdit l¹ingérence unilatérale, est-elle vraiment dépassée ? Lorsque l¹on parle de démocratie et de droits de l¹homme, pense-t-on aussi aux droits économiques et sociaux ? Doit-on envahir un pays entier et le plonger dans la guerre civile, sous prétexte, par exemple, que les femmes sont soumises à un régime barbare et dégradant ?

C¹est à ces questions, où les considérations politiques, éthiques et morales sont aussi nombreuses que complexes, que s¹attaque Jean Bricmont. Sans tomber dans le relativisme culturel, l¹auteur d¹Impérialisme humanitaire remet en question la légitimité et les effets des politiques occidentales vis-à-vis du tiers-monde. En esquissant une démarche politique autre que celle de l¹ingérence, fondée sur une vision radicalement différente des rapports Nord-Sud, Bricmont en appelle à l'engagement citoyen. Nos gouvernements tentent de justifier l'injustifiable : un appui servile à l'impérialisme le plus brutal et destructeur, pourvu qu'il se drape dans les oripeaux de la liberté.
C'est à cette logique qu'il faut s'opposer afin d'établir les bases morales d'un retrait des forces armées canadiennes d'Afghanistan.

Également co-auteur, avec Alan Sokal, du retentissant Impostures intellectuelles, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l¹Université catholique de Louvain, en Belgique. Il est disponible pour des entrevues téléphoniques, et peut se déplacer à Paris pour des captations en studio (télé et radio). Afin de planifier une entrevue, ou demander un exemplaire du livre en service de presse, veuillez vous adresser à Louis-Frédéric Gaudet, en téléphonant au (514) 521-5499 ou en écrivant à l'adresse électronique suivante :
lf.gaudet@luxediteur.com.

Disponible en librairie
Jean Bricmont, L'Impérialisme humanitaire
Préface de Normand Baillargeon
Montréal, Lux Éditeur, 2006,
228 pages.
ISBN 2-895960-38-0
Prix : 21,95 $

21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, afghanistan, belgique, canada, courcelles, colonialisme, democratie, guerre, histoire, irak, imperialisme, liban, liberte, onu, otan, occupations, palestine, paix, politique, presse, romain, resistance, silence, solidarite, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/09/2006

05/09/2006: LIBAN: Pourquoi allons-nous payer ?


De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : mardi 5 septembre 2006 0:43
Objet : Pourquoi allons-nous payer ?

 

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Pourquoi allons-nous payer ?
MICHEL COLLON

Nous, petits contribuables belges, français ou européens, allons payer pour reconstruire le Liban. C'est-à-dire pour réparer ce qu'Israël détruira de nouveau dans deux ou trois ans.
Les victimes libanaises en bénéficieront-elles ? Très peu car ce style de « reconstruction » les endettera et profitera surtout à quelques grosses entreprises européennes. Détruire et reconstruire, elles adorent.
En Europe, on n'a pas d'argent pour l'emploi, les écoles ou les pensions trop basses. Mais pour gonfler les profits de nos exportateurs, oui.
En Justice, c'est le coupable qui doit payer ce qu'il a cassé. En politique, pas du tout. Ce sont d'autres victimes. Cette hypocrisie de l'U.E. aidera les États-Unis à maintenir Israël dans son rôle de « flic » local. Chargé de patrouiller au Moyen-Orient, afin qu'Esso continue à augmenter chaque année ses bénéfices - records. Pendant que les peuples arabes subiront la pauvreté.
Ne serait-il pas plus logique d'adresser la facture à Washington d'où viennent les missiles, les chars, les bombes à fragmentation et surtout les ordres ?


Davantage sur Israël et le Moyen-Orient : Invités

10:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, presse, politique, romain, silence, belgique, actualite, barbarie, courcelles, colonialisme, fascisme, europe, guerre, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, racisme, resistance, sionisme, solidarite, terrorisme, usa, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2006

24/08/2006: Les nouvelles de Stop Usa ....

De : Stop USA [mailto:info@stopusa.be]
Envoyé : jeudi 24 août 2006 13:43

Objet : News

 

www.stopusa.be

 

Nederlands

 

Israël a largué des bombes à fragmentation sur 170 sites au Sud-Liban, rapporte l'ONU
23 août 2006 - Reuters

Israël a délibérément largué des bombes à fragmentation sur des dizaines de villages du Sud-Liban, en violation flagrante du droit international. Une proportion des bombes éparpillées n'explosent pas sur le champs, et constituent à présent une menace mortelle pour les civils, particulièrement les enfants. 

Amnesty International accuse Israël de crimes de guerre
23 août 2006 Reuters

 

«L'affirmation par Israël que les attaques des infrastructures étaient légales est de toute évidence erronée. (...) Nombre de violations décrites dans notre rapport, telles que des attaques disproportionnées et menées sans discrimination, constituent des crimes de guerre. Les éléments suggèrent fortement que la destruction massive de centrales d'eau et d'électricité et d'infrastructures indispensables au transport de la nourriture et de l'aide humanitaire était délibérée et s'inscrivait dans une stratégie militaire» 

 

La résolution 1701 de l'Onu apportera-t-elle la paix au Liban ?

 

Ce n'est qu'après un mois de guerre et plus de 1200 morts que le Conseil de sécurité est enfin parvenu à se mettre d'accord sur un arrêt des hostilités au Liban. Durant trois semaines, la chose n'a pas été une priorité pour les États-Unis et Israël. Israël n'acceptait de mettre un terme à son agression contre le Liban que si le mouvement de résistance du Hezbollah était refoulé à au moins 30 km plus au Nord, au-delà du fleuve Litani. 

 

La Belgique doit-elle envoyer des troupes au Liban ?

 

Le gouvernement belge se tâte encore à propos d'une éventuelle participation à la force des Nations unies. Tout comme la France, les USA et Israël, la Belgique veut qu'il y ait un mandat bien clair : les troupes de l'ONU doivent avoir le droit d'utiliser leurs armes. Tant la France que l'Italie et l'Allemagne, ont déjà fait savoir clairement ce qu'elles considèrent comme leur première tâche: le désarmement de la résistance libanaise. À aucun moment, ces pays n'ont condamné l'agression contre le Liban, les violations du droit international ou les crimes de guerre d'Israël. Avec une troupe d'intervention internationale de ce genre, les États-Unis et Israël pourraient à tout le moins fêter la victoire de leur guerre injuste. 

 

Un pays renvoyé vingt ans en arrière par les bombardements

 

Bilan de l'agression commise par Israël.

 

Aznar : « L'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban »
19 août 2006 - BBC

 

Journaliste : vous êtes en train de dire que l'OTAN devrait être en train de bombarder le Liban ?
Aznar : Si c'est nécessaire, oui. Parce que je considère qu'Israël est une partie essentielle du monde occidental. Et je considère que mes intérêt, ma démocratie, ma liberté, ma prospérité, passent actuellement dans une large mesure par l'existence d'Israël... et cette lutte est une lutte vitale pour l'existence d'Israël... et moi je soutiens cette idée qu'il est nécessaire de garantir l'existence d'Israël... Israël est une partie du monde occidental. 

 


Français

 

Een land 20 jaar achteruit gebombardeerd

Balans op van wat het Israëlisch leger in het land heeft aangericht 

Brengt VN-resolutie 1701 vrede in Libanon?

 

Een goede week geleden, op 12 augustus, keurde de VN-Veiligheidsraad resolutie 1701 goed. Sinds 14 augustus is een stopzetting van de vijandelijkheden van kracht. Is dit het begin van de vrede?

 

Moet België troepen sturen?

 

De Belgische regering beraadt zich nog over een deelname aan deze VN-macht. Net als Frankrijk, de VS en ... Israël wil België echter dat er een duidelijker mandaat komt: de VN-troepen moeten het recht hebben om wapens te gebruiken. Zowel Frankrijk, dat het bevel voert, als Italië en Duitsland hebben al duidelijk gemaakt dat ze als hun belangrijkste taak zien: de ontwapening van het Libanese verzet. Ze hebben op geen enkel moment de agressie tegen Libanon, de inbreuken tegen het internationaal recht en de oorlogsmisdaden van Israël veroordeeld. Met een dergelijke internationale troepenmacht zouden de VS en Israël toch de overwinning van hun onrechtvaardige oorlog kunnen vieren.

 

De regels van de Westerse Media
15 Augustus 2006 - Assarwa / Indymedia

 

Neutrale journalistiek in de Westerse Media? Vergeet het.

 

Souha Bechara: «We zullen onze dorpen in Libanon heropbouwen»

 

Souha Bechara is een belangrijke figuur in het Libanese verzet. Tijdens de eerste bezetting van Libanon door Israël, probeerde ze in 1988 ­ ze was toen 20 ­ generaal Antoine Lahad, hoofd van de militie die samen met Israël Zuid-Libanon controleerde, te vermoorden. Ze werd zonder proces tien jaar opgesloten (1989-1998) in de beruchte gevangenis van Khiam, in Zuid-Libanon. Sinds haar vrijlating ijvert ze voor de bevrijding van de 10.000 Palestijnse en Libanese gevangenen in Israël. De Libanese verzetsvrouw Souha Bechara ijvert voor de vrijlatiing van de 10.000 Palestijnse en Libanese gevangen die in Israëlische gevangenis worden vastgehouden.

23:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, colonialisme, euro-dictature, fascisme, france, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, paix, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/08/2006

18/08/2006: Dessins artistiques et caricatures en faveur de la paix

Dessins artistiques et caricatures en faveur de la paix

13:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, barbarie, courcelles, crimes, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupations, palestine, afghanistan, politique, romain, resistance, sionisme, silence, terrorisme, usa, irak, paix | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/08/2006; Les enfants du Liban vous demandent de leur laisser leur enfance !

 

http://kelpolitique.blogspot.com/2006/08/les-enfants-du-l...

13:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, crimes, colonialisme, barbarie, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, onu, otan, occupatins, presse, palestine, politique, romain, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/08/2006

17/08/2006: Israël doit être jugé !


De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@msn.com]
Envoyé : jeudi 17 août 2006 14:10
Cc : victoriamsantiago@yahoo.com; m.rosette@free.fr; roger.romain@skynet.be; ROLAND.LOE-MIE@wanadoo.fr
Objet : 
Israël doit être jugé !

 

transmis par  mondher.sfar@club-internet.fr

 

Israël doit être jugé !
Jean Claude Lefort ( Député français )

Les crimes de guerre commis au Liban doivent être jugés par la Cour pénale internationale ! Citoyennes et Citoyens du monde, attachés aux valeurs universelles qui fondent la civilisation et au respect absolu de la Charte de Nations unies ainsi qu’à d’autres Conventions internationales qui énoncent les principes majeurs qui doivent impérativement être respectés par tous les Etats de la planète sous peine d’un recul tragique des droits humains, nous exprimons notre vive condamnation contre les crimes perpétués par l’armée israélienne à Cana, qui ont entraîné la mort volontaire de dizaines de civils libanais, en particulier d’enfants et de bébés.

Ces crimes, qualifiables de « crimes de guerre », ne peuvent et ne doivent pas rester impunis pas plus que d’autres qui se révéleraient. Il en va du respect de la justice humaine sur cette planète et de l’avenir des relations internationales.
Citoyennes et Citoyens du monde, nous considérons comme un devoir et un droit imprescriptibles de traduire les responsables de ces crimes, en particulier le Premier ministre israélien, M. Ehud Olmert, devant la Cour pénale internationale absolument qualifiée pour en juger.

La Cour pénale internationale peut être saisie de diverses manières et non pas seulement sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU. En particulier, le Procureur de la Cour pénale internationale peut en décider sur la base et au vu des plaintes déposées qui lui sont transmises.

Estimant que les autres voies de saisine de la Cour pénale internationale se révèlent actuellement bouchées du fait d’un blocage prévisible de la part de certaines grandes puissances et de l’impossibilité pour le Liban de la faire actuellement, alors qu’il n’est pas partie du traité instituant cette Cour, nous décidons de prendre fermement le relais des défaillances des institutions actuelles et de rassembler, au niveau mondial, toutes celles et tous ceux qui ont à cœur et veulent défendre la justice et le droit mais aussi porter un coup d’arrêt aux politiques de force aveugle et brutale en les sanctionnant.
Cet « Appel de Paris » est lancé à travers le monde. Il se veut rassembleur de toutes les individualités et sensibilités respectueuses des droits humains et décidées à apporter leur contribution à leur pleine réalisation sur terre.

Pour que l’avenir ne répète à l’infini pas ce triste et insupportable passé, qui s’est déroulé à Cana mais aussi à Gaza, la Cour pénale internationale doit être saisie et doit juger.
Nos signatures valent plaintes. Elles seront déposées et transmises au Procureur de la Cour dès que leur nombre sera significatif pour que notre démarche citoyenne soit efficace.

Il y a urgence. Sans attendre nous décidons de former une chaîne humaine sur les cinq continents pour exiger justice et réparation. Justice et droit pour le Proche-Orient !
PS : Cet Appel sera traduit en 10 langues. Il est suggéré de le reproduire et de le faire circuler le plus largement possible sous forme papier ou électronique. Les signatures, avec les noms, prénoms, coordonnées, titres de chaque signataire et le pays d’origine de chacune et chacun sont nécessaires.

Elles doivent être rassemblées à l’adresse électronique suivante : solidariteliban@orange.fr
Un site Internet global sera ouvert et porté à la connaissance de tous. Des sites nationaux peuvent aussi voir le jour. Chacun s’organisera comme il souhaitera. Un maximum d’initiatives individuelles ou collectives s’impose pour aboutir.

Jean Claude Lefort ( Député français )
Mercredi 16 août 2006

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, crimes, actualite, colonialisme, barbarie, courcelles, fascisme, guerre, histoire, imperialisme, israel, liban, otan, occupations, palestine, politique, presse, romain, resistance, sionisme, silence, solidarite, usa, onu, terrorisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/08/2006: Réponse à La Libre Belgique, sur www.oulala.net ....

 

Droit de réponse à « Israël, sentinelle de notre liberté » de Mischaël MODRIKAMEN paru dans la très mal nommée « Libre Belgique ».

 

On reconnaît la qualité d’un penseur à la qualité de sa dialectique et à l’usage qu’il fait des faits. Et force est de constater que monsieur Modrikamen use et abuse de la reductio ad hitlerum, la plus piètre des rhétoriques. On dénombre dans son texte prés de dix occurrences du terme « nazi », seul ou accompagné... Cette tactique polémique, plutôt triviale, vise à disqualifier, à exclure une personne, une organisation, un pays, du « champ politique », par la comparaison intempestive à un personnage répulsif du passé, tout en évitant un débat de fond avec ceux-ci. Ou sur ceux-ci. Et pourtant cette rhétorique est comme une mise en abyme, de la politique Israélienne de ces soixante dernières années.Comme un schème d’intelligibilité.

Voici un Etat qui bafoue toutes les lois internationales, car Israël est au dessus des lois, au point ou l’ONU n’a plus de raisons d’être aujourd’hui, et ce depuis bientôt cinquante ans ; qui qualifie tout ce qui lui résiste de terroriste en s’arrogeant le droit de vie et de mort à son encontre ; qui porte le terrorisme d’Etat à son paroxysme sous le regard bienveillant d’une « communauté internationale » fantomatique. Et qui se prétend aujourd’hui le bouclier et le modèle de la « civilisation occidentale » (sic), rien de moins. Mais là où monsieur Modrikamen dit juste c’est qu’aujourd’hui Israël fait effectivement le « sale travail », elle en a l’habitude voyez la Palestine, car ces obus sanctifiés par de rabbins israéliens produisent bien chaos et désolation en terre libanaise (meurtres de civils, destruction de l’infrastructure du pays, marée noire en méditerranée...). Ont-ils oublié ces rabbins, les propos du prophète Samuel sur ce roi tant attendu qui finira par leur manger la laine sur le dos... Ces « mains sales » cependant ne servent nullement à la défense d’une quelconque civilisation judéo-chrétienne (existe-t-elle seulement ?). Et très peu les intérêts d’Israël, qu’ils soient à moyen ou à long terme, cette guerre ne lui est en rien bénéfique. Sans parler des juifs de la diaspora, c’est-à-dire la majorité... Et si l’ennemi d’Israël est l’Iran, pourquoi Israël ne s’en prend-il pas à son ennemi directement ? Deux cents têtes nucléaires qui pointent sur Téhéran, n’est ce pas assez ? Ces « mains tachées de sang » sont plus prosaïquement l’instrument, « les petites mains » supplétives des volontés de puissance américaines au Proche-Orient, c’est-à-dire, tout à la fois « petit gendarme » et contremaître du « Nouveau Moyen-Orient » souhaité par les faucons de Washington . Ce « Nouveau Moyen-Orient » est le dernier avatar des aventures coloniales du XIXème siècle, un jeu de domino qui jusqu’ici a tourné au fiasco dans la région. Ainsi par « Israël a le droit de se défendre », il faut entendre « a le devoir de défendre son maître ». Tout cela est bien moins épique que la lutte à mort contre « l’axe du mal », la magie du verbe a aussi ses limites... Et son maître en a bien besoin, lui totalement empêtré en Irak. Car le conflit israélo-libanais est en même temps une diversion visant à faire oublier le fiasco irakien (l’inénarrable « guerre contre le terrorisme » des néo-conservateurs) et une guerre par procuration contre l’Iran et la Syrie, ce qui ne manquera pas, croit-on bizarrement à Washington, de retourner la situation en Irak. Mais à Washington on n’a pas fini de croire ! D’où l’obligation de résultat, de retour sur investissement, dans cette guerre au Liban, coûte que coûte et le permis de tuer octroyé, vaille que vaille, et le temps qui faudra, par le grand frère américain, qui décide de qui est dans « l’axe du bien » et qui ne l’est pas. Aussi quelle « disproportion » y a-t-il ? « Si tu regardes longtemps un abîme, l’abîme regarde en toi » disait Nietzsche. Car qui n’avance pas recule, même au bord du précipice, n’est-ce pas monsieur Modrikamen ?... Le malheur est qu’Israël partage avec son maître un rapport déréalisé au monde. Ainsi qualifier des mouvements de résistance d’ « islamistes » ou de « terroristes » pour pouvoir invoquer un vaste complot mondial et aussitôt sonner le tocsin pour la civilisation occidentale en attendant le prochain attentat est épuisant de sottise. Et cela fait près de cinq ans que cela dure. Les cerveaux aliénés et enfiévrés d’experts en tous genres sont trop aveuglés par leur propre aveuglement et l’arrogance qui va avec pour s’en apercevoir. Cette vision du monde n’a de cesse pourtant de renforcer continuellement ces mêmes forces de résistance, notamment en les agrégeant en un front du refus. Rien n’illustre mieux ce décalage face au réel que la stratégie de guerre technologique qu’Israël partage également avec son maître. Jusqu’ici avec les mêmes résultats désastreux ! D’où l’obligation d’opération terrestre et de ranger le « zéro mort » aux oubliettes, car « la réalité, c’est ce qui fait mal quand on éteint l’ordinateur. » Mais la folie d’Israël et de son maître, comme toute les folies, est communicative. On a vite fait de passer du statut de naufragé à celui de naufrageur. Ainsi depuis peu, un pays est en ligne de mire. La « communauté internationale » à la sensibilité à géométrie variable, comme on le sait, a fait son choix. Cela avait été l’Irak, il y a peu ; aujourd’hui c’est l’Iran. Car le pays le plus menacé aujourd’hui, ce n’est pas Israël, c’est l’Iran. Si les discours excessifs sont en Iran, les armes de destruction massive sont en Israël. Allez savoir pourquoi, à l’ONU, on préfère les discours. Brossons le contexte : des mouvements de troupes U.S aux frontières (Irak, Afghanistan...), des ogives nucléaires pointées sur son territoire et une des plus grandes réserves d’hydrocarbure de la planète... Un interdit pourtant : l’impossibilité de se munir tant en nucléaire civil qu’en nucléaire militaire, traité de non-prolifération oblige. En un mot, se résoudre à devenir une seconde Arabie Saoudite, chiite certes, mais docile, heureuse... et américaine, comme il se doit. L’Iran ne s’y résout pas ! On est au pays de Mossadegh... Mais l’Iran est un très gros morceaux, on y entre pas comme dans un moulin : gigantesque territoire, population importante (70 millions d’habitants) niveau culturel élevé (75% de personnes alphabétisées), influence sur ses coreligionnaires chiites de l’extérieur... Cela réclame des moyens importants, en infanterie notamment, puisque les guerres ne se gagnent plus par les cieux. Les Etats-Unis sont embourbés en Irak, Israël est très peu peuplée et très occupée... Aussi voit-on apparaître en Europe, ici et là, la rhétorique du = « choc des civilisations » et toutes ces billevesées : Nous l’Occident etc. Il s’agit de préparer les opinions publiques, de chauffer les foules, bientôt il va y avoir du sport... Car ce discours de l’irréductibilité des cultures, insidieux, lancinant et dans toutes les têtes, ne nous y trompons pas, équivaut à répondre à cette si belle annonce, de la beauté de la mort : Cherchons désespérément un troisième cavaliers de l’Apocalypse, pour en finir... L’Europe est-elle prête pour une folie à trois ? Parce que, monsieur Modrikamen, sans nul doute, lui l’est...

Jamal Es samri


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21:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, solidarite, terrorisme, usa, actualite, belgique, barbarie, crimes, colonialisme, fascisme, guerre, imperialisme, histoire, israel, liban, liberte, otan, occupations, palestie, politique, presse, romain, racisme, resistance, sionisme, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/08/2006

14/08/2006: Boycottons le sionisme !

 

 

----- Original Message -----

From: BCMP

Sent: Monday, August 14, 2006 3:56 PM

Subject: TR: [Uneautregauche-sf] LA GUERRE DU LIBAN

 

APPEL AU BOYCOTT

 

Malgré le cessez le Feu qui risque d’être précaire, nous devons continuer à nous mobiliser , car il y a toujours le Blocus maritime et aérien , il y a la destruction de l’infrastructure libanaise , il y a plus de mille civils assassinés , que LE PROBLEME PALESTINIEN est toujours d’actualité , qu’on continue à assassiner des palestiniens, que la moitié  du gouvernement palestinien élu démocratiquement ainsi que des centaines de prisonniers sont  toujours sous les verrous .

Une rencontre préalable est nécessaire  entre les différents acteurs pour organiser le BOYCOTT     d’une façon efficace

 

Raouf

    

 

SILENCE, ON TUE

MANIFESTEZ , PROTESTEZ ,SIGNEZ DES PETITIONS

SILENCE,  ON CONTINUE À TUER

 

 

La rue n’a plus rien à dire disent de plus en plus nos politiciens

Et ce constat  est de plus en plus réel et de plus en plus fréquent

La guerre de l’Irak , le contrat des générations , actuellement la guerre du  Liban

ne sont que quelques exemples qui nous montrent que nos manifestations ,nos protestations ,nos pétitions n’ont plus aucun effet sur le cours des choses

.

Le dernier café politique d’Attac à eu un grand succès : il concernait « la guerre du Liban » ,  nous

sommes sortis avec un goût de frustration ,malgré les témoignages excellents

celui calme de Loos , émouvant de Nidal ou passionné de Rudolf,nous étions nombreux

car nous nous sentions concernés par cette guerre , mais sans avoir de réponse à la question lancinante =

QUE POUVONS NOUS FAIRE ? POUR POUVOIR PESER SUR LA BALANCE

COMMENT FAIRE POUR QUE NOTRE CONTESTATION PUISSE ETRE UTILE. ?

Les remarques de Nidal concernant aussi le désir d’Israël d’éliminer un concurrent économique en détruisant l’usine de lait et en polluant 70 km de côte et en détruisant systématiquement les infrastructures libanaises, nous ont conduit à la conclusion suivante

 

 

NOUS MEMBRES D’UNE AUTRE GAUCHE

DECIDONS

DE LANCER L’INITIATIVE SUIVANTE

 

LE BOYCOTT DE TOUS LES PRODUITS ISRAELIENS

 IL FAUT TOUCHER AUX INTERETS ECONOMIQUES ISRAELIENS

COMMENT ?

Le Boycott ne consistera pas seulement à ne plus acheter ces produits

mais à  en empêcher 

La DISTRIBUTION dans les grandes surfaces

La VENTE dans les marchés matinaux ,et 

L’  ARRIVEE dans les ports du pays

Et à organiser

L’  EXTENTION DU BOYCOTT à l’ensemble des pays Européens .

 

Que toute personne qui veut réellement poser un acte positif ayant une

portée concrète et pas seulement symbolique se désigne , en adhérant à

l’action de boycott que nous organisons  et en envoyant son accord

à bcmp@skynet.be  pour participer à cette action

 

 

Si l’assassinat de civils dont la majorité  sont des enfants nous révolte

on peut accepter quelques risques et quelques désagréments pour prouver  notre engagement

 

Raouf BEN AMMAR 

12:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, barbarie, crimes, colonialisme, fascisme, guerre, imperialisme, israel, liban, otan, onu, occupations, palestine, presse, politique, romain, resistance, racisme, sionisme, silence, solidarite, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/08/2006

12/08/2006: LONDRES: Menace réelle ou … brouillard ???

Menace réelle ou … brouillard ???

Attendons donc la suite.

RoRo

 

 

 

De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de nadjat soufi
Envoyé : samedi 12 août 2006 19:37
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info] LONDRES : Les attentats déjoués serviraient à détourner l’attention de la guerre du Liban

 

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État d’alerte en Grande-Bretagne et aux États-Unis

Une vague d’attentats déjouée à Londres

Un complot terroriste international visant à faire exploser en vol plusieurs avions de ligne entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis a été déjoué in extremis, jeudi, par la police britannique.

 

Une série d’attentas qui, si elle avait eu lieu, aurait été comparable à celle du 11 septembre 2001, estime le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Paul Chertoff. Les auteurs présumés de ce complot à grande échelle étaient à « environ deux jours d’un test, et à quelques jours de passer à l’acte », avait-il encore précisé. Selon M. Chertoff, les criminels présumés avaient opté pour des explosifs liquides. Depuis jeudi, à l’aube, le Royaume-Uni s’est immédiatement placé en état d’alerte maximale, adoptant des mesures de sécurité exceptionnelles qui ont provoqué le chaos dans tous les aéroports du pays et dans le ciel européen. « Nous avons perturbé un plan terroriste qui visait à commettre un assassinat de masse », a estimé le chef-adjoint de la police britannique, Paul Stephenson. Le complot avait « une dimension mondiale » et impliquait « un grand nombre de personnes » tant en Grande-Bretagne qu’à l’étranger, a précisé le chef de l’unité antiterroriste de la police, Peter Clarke. Une source britannique évoquait des attentats « dans deux jours » contre des appareils des compagnies américaines.

 

L’ombre d’El Qaîda

 

Le coup de filet de Scotland Yard a débouché, dans la nuit de mercredi à jeudi, sur l’arrestation de 24 terroristes présumés, tous des Britanniques musulmans d’origine pakistanaise, alors que deux Britanniques sont arrêtés au Pakistan. D’autres personnes soupçonnées, dont le chef de file, sont activement recherchées par la police britannique. L’enquête pourrait mener à Al Qaîda, a suggéré M. Chertoff depuis Washington. Selon des experts, seul le réseau Al Qaîda dispose de l’ambition et des moyens de mener un projet aussi spectaculaire, d’autant plus que les attaques contre des transports publics et des avions constituent la signature d’El Qaîda. Le président américain, W. Bush, a décrit ce plan terroriste comme « le parfait rappel que les Etats-Unis sont en guerre contre les fascistes islamiques ». La Grande-Bretagne a été placée, pour la première fois, au niveau d’alerte « critique » qui avertit d’une « attaque terroriste imminente ». Le renforcement des mesures de sécurité a immédiatement entraîné des files d’attente et des cohues dans tous les aéroports du pays et surtout à Londres-Heathrow, où 200 000 passagers ont été touchés par des annulations et des retards. British Airways a annulé pas moins de 400 vols intérieurs et européens de et vers cet aéroport, alors que l’aéroport de Londres tourne, toujours, au ralenti. Tous les passagers sont désormais fouillés au corps, et les bagages à main sont limités au strict nécessaire, tels que les passeports, les médicaments, les lunettes, les laits maternisés, etc. En revanche, les liquides, les gels et les boissons ainsi que des appareils électriques, y compris les téléphones portables, sont désormais interdits à bord. Aux Etats-Unis, le département de la Sécurité intérieure a relevé le niveau d’alerte pour tous les vols à destination du pays, et placé les vols en provenance de Grande-Bretagne au niveau de surveillance le plus élevé. En France, le plan Vigipirate est maintenu au niveau rouge et les bagages à main sont systématiquement fouillés, au départ des vols à destination de l’Angleterre, des Etats-Unis et d’Israël. 75 vols au départ de la France et à destination de la Grande-Bretagne ont été annulés. Par ailleurs, la presse russe s’interroge sur la crédibilité de l’annonce par Londres de ce projet d’attentat, estimant que cela va surtout profiter au Premier ministre, Tony Blair. Pour plusieurs titres de la presse russe, cette affaire peut servir à détourner l’attention de la guerre du Liban qui préoccupe beaucoup plus MM. Blair et Bush que la menace des attentats.

 

Mustapha Rachidiou

 

12 août 2006

 

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10/08/2006

10/08/2006: Dix belges sous les bombes israéliennes


De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de sidahmed bouziane
Envoyé : jeudi 10 août 2006 16:43
Objet : [Transfer_info] LIBAN : Dix belges sous les bombes israéliennes

 

Dix belges sous les bombes israéliennes

 

Jo Cottenier, membre de la direction du PTB, a accompagné au Liban huit jeunes de la région d’Alost. Dans le camp de réfugiés palestiniens de Rashedieh, ils ont été pris sous les bombardements israéliens. « C’est grâce à nos amis palestiniens que nous avons pu revenir si vite en Belgique ». Récit.

Julien Versteegh
20-07-2006

 

Qu’est-ce qui vous a amené à être au Liban ?

 

Il s’agissait d’un voyage organisé à l’initiative de An Muylaert, médecin du travail, activiste pour le problème des réfugiés palestiniens. Nous accompagnions huit jeunes de 18 à 23 ans de la région d’Alost et qui n’avaient jamais été au Liban. Nous étions partis faire un camp de travail volontaire dans le camp de réfugiés palestiniens de Rashidieh, à 10 km de la frontière israélienne. Près de 20 000 personnes y vivent sur une superficie de 1 km2. Nous y étions accueillis par l’organisation Beit Atfal Assomoud qui s’occupe d’enfants, de jeunes et mène l’éducation autour des droits légitimes du peuple palestinien.

 

Nous sommes arrivés au Liban le 3 juillet. Les jeunes se sont très vite familiarisés avec les palestiniens sur place. Ils ont organisé des jeux, des chants, des danses avec les jeunes du camp. Nous avons organisé un pic nick dans les montagnes. Le matin il y avait des animations, l’après-midi des visites de familles pauvres, des discussions, des échanges culturels. Deux jeunes du groupe se sont occupés de repeindre les maisons des familles les plus pauvres.

 

Nous avons visité la frontière israélienne où des palestiniens expliquaient que leur village n’étaient pas loin de l’autre côté.

 

Puis sont arrivés les bombardements…

 

Le matin du 12 juillet, nous étions occupés à des animations avec les enfants. Tout à coup, les palestiniens nous disent qu’il y a un fameux problème, que deux soldats israéliens ont été capturés et qu’il y a des tirs et des bombardements à la frontière. Au loin, nous pouvions voir la fumée des bombardements sur la frontière.


Des avions nous ont survolés. Des jeunes de notre groupe ont vu l’armée libanaise tirer sur les avions.


La situation était très délicate. Nous avions la responsabilité d’un groupe de huit jeunes. Nous avons décidé d’appeler l’ambassade pour savoir ce qu’ils nous conseillaient de faire. Je leur ai téléphoné. D’abord ils étaient paniqués de nous savoir dans un camp palestinien…

 

A part cela, ils ne savaient pas nous conseiller. Ils nous disaient de rester sur place. Mais les Palestiniens nous ont conseillé de partir immédiatement, de ne prendre aucun risque. Ils nous ont fourni un bus avec un chauffeur.

 

La route vers Beyrouth était déjà bombardée. Nous avons dû faire un grand détour par des chemins de montagnes poussiéreux.

 

Heureusement, nous connaissions beaucoup de gens sur place, principalement dans les camps de réfugiés palestiniens. Nous téléphonions à chaque déplacement pour annoncer notre arrivée. A chaque fois, nous étions accueilli à bras ouverts. Nous pensions que les évènements se limiteraient au sud du pays. Nous avons logé dans le camp de Mar Elias à Beyrouth. Nous sommes arrivés mercredi après-midi à Mar Elias. Notre avion était prévu le samedi matin. Nous pensions être en sécurité. Mais le jeudi matin à 6 heures, nous avons été réveillés par les bombardements sur l’aéroport.

 

Les bombardements semblaient ciblés. Mais lorsque nous avons appris que l’aéroport de Beyrouth avait été détruit, nous avons finalement décidé de partir directement vers Damas et la Syrie. Nos amis palestiniens du PYO (organisation des jeunes du Front Populaire de Libération de la Palestine) nous ont aidé pour réserver un bus vers Tripoli, dans le nord. Ils ont contacté le camp de Nar El Baret pour annoncer notre arrivée. La route entre Beyrouth et Damas était coupée. Nous avons donc décidé d’aller vers le nord franchir la frontière. De Nar El Baret, nous avons contacté une compagnie de transport. C’était un combat pour avoir un mini bus. Nous avons payé 325 dollars pour une réservation pour le lendemain. Nous avons logé dans le camp de Nahr El Bared. Le lendemain, vendredi, le bus devait arriver à 10 heures. A midi, il n’était toujours pas là. Les palestiniens ont réussi à négocier un arrangement. L’ambassade belge était en contact avec nous. Mais elle courait derrière les évènements et ne prenait aucune initiative. Ils n’ont même pas demandé les noms des membres du groupe. A part nous dire que nos initiatives étaient bonnes, ils ne faisaient rien.

 

Finalement notre bus est arrivé à 14 heures. A 16 heures nous étions à la frontière syrienne. Mais tout était bloqué. Nous avons fait les derniers kilomètres à pied à travers un flot de milliers de personnes en fuite.

 

Pendant 12 heures, nous avons attendu un visa pour pouvoir quitter le Liban. C’était une bataille pour changer de l’argent, avoir des dollars, pour avoir le visa. C’était le chaos complet. Il nous a fallu des heures pour comprendre qu’il fallait payer pour passer. Nous avons payé 50 dollars et 30 euros pour avoir notre visa.

 

A quatre heures du matin, nous avons enfin pu entrer en Syrie. Arrivés à 7 heures du matin à Damas, dans le camp de réfugiés de Yarmouk où nos amis du PYO nous attendaient.

 

Nous avons raté l’avion et attendu un jour de plus pour prendre le suivant. Mais nous sommes les premiers Belges à être rentré à Zaventem dimanche soir. Et ceci c’est grâce à nos amis palestiniens qui nous ont admirablement bien aidés. Nous ne nous sommes jamais sentis en danger.
     
Comment expliquer l’offensive israélienne ?

 

C’était préparé depuis longtemps. Les Israéliens ont différents objectifs, dont celui de détruire la force de frappe du Hezbollah. La capture de deux soldats n’est qu’un prétexte.

Cela reflète leur esprit colonialiste pour lequel un Israélien vaut 100 libanais. Pour deux soldats, la réaction israélienne est complètement démesurée.

 

C’est un coup monté et préparé. Israël a des ambitions régionales qui sont soutenues par les grandes puissances occidentales. Ils veulent déstabiliser le gouvernement libanais qui est déjà très fragile. On y retrouve le Hezbollah et des ennemis féroces du Hezbollah.

Dans l’histoire, Israël a déjà essayé d’imposer au Liban une dictature à la botte d’Israël. Aujourd’hui ils semblent refaire la même chose, en essayant de complètement déstabiliser le gouvernement et forcer une partie de celui-ci à combattre le Hezbollah. Il y a aussi la volonté de façonner un nouveau Moyen-Orient à la solde des Etats-Unis.

Aujourd’hui, à travers le Liban, ils ciblent la Syrie et l’Iran. Les Etats-Unis veulent instaurer un contrôle global sur la région. C’est pour cela qu’il faut être solidaire de la lutte palestinienne et de ceux qui les soutiennent.

 

Le Hezbollah est présenté comme une menace dans la région. Avez-vous eu l’occasion de le rencontrer ?

 

Nous avions demandé avant le voyage une rencontre avec quelqu’un du Hezbollah. Nous nous sommes rendus à Saïda où nous avons été reçu par le dirigeant du Hezbollah du Sud Liban, le sheik Nabil Kaouk. Nous avons discuté une heure ensembl au cours d’une entrevue très amicale et très ouverte.

 

Le Hezbollah se déclare complètement solidaire de la lutte palestinienne. Il est scandalisé par les événements de Gaza. Quand une famille palestinienne est massacrée sur une plage de Gaza tout les médias parlaient du Mondial de football. Mais quand un soldat israélien se fait enlever, la communauté internationale parle du terrorisme palestinien ou du terrorisme du Hezbollah.

 

Le Hezbollah veut continuer le combat pour faire respecter les résolutions de l’ONU et la création de l’état palestinien.

 

Le Hezbollah est une force politique importante dans la vie politique libanaise. Leur conception de la société n’est évidemment pas la nôtre, ils veulent une société islamique. Mais si l’on interroge les progressistes libanais, tous ont beaucoup d’admiration pour la capacité d’action du Hezbollah. Après une heure d’entrevue avec le sheik, trois télévisions libanaise sont arrivées dans le bureau : Al Manar, LBC et TV News. Nous sommes passés sur les trois chaînes avec un message de soutien à la lutte palestinienne.

 

Le Hezbollah est le seul parti libanais qui a la volonté et la capacité de résister à Israël. Et la question est la suivante : soit on résiste, soit on accepte l’injustice. Israël ne reconnaît pas les élections libres palestiniennes. Une partie du gouvernement palestinien a été arrêté. Israël massacre sans que personne ne bouge. C’est dans ce contexte que le Hezbollah a kidnappé deux soldats israéliens.

 

Mais leur rôle est contesté dans la vie libanaise. Le Hezbollah a deux ministres au sein du gouvernement. Mais beaucoup s’opposent au Hezbollah. Israël et les Etats-Unis exigent que le Hezbollah respecte la résolution de l’ONU 1557 qui exige son désarmement. Le Hezbollah dit qu’il acceptera lorsque toutes les résolutions concernant les palestiniens seront appliquées, y compris le retour des réfugiés.

 

Il semblerait pourtant que l’Iran et la Syrie sont derrière toute cette affaire…

 

C’est évident que la Syrie et l’Iran soutiennent le Hezbollah. Mais Israël a un soutien combien plus important des Etats-Unis. Israël possède l’arme atomique et des armes sophistiquées.

 

Le soutien de la Syrie et de l’Iran n’explique pas l’énorme soutien de la population libanaise pour le Hezbollah. Car le Hezbollah ne ferait pas ce qu’il fait s’il ne comptait sur un grand soutien parmi la population. Le Hezbollah s’est constitué comme organisation de résistance lors de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Il me semblera très difficile de venir à bout du Hezbollah. L’attaque israélienne ne fera que renforcer les ressentiments à l’égard d’Israël.

 

Une expérience comme celle-là doit laisser des traces…

 

Pour le groupe c’était une aventure incroyable. L’ambiance était très chaleureuse. Mais c’était très triste de devoir abandonner tous ces amis. Nous avons vécu en première ligne le début des hostilités. Le fait de vivre cela nous a laissé une sensation unique. Nous avons pu comprendre la question palestinienne, la question du Hezbollah et la brutalité de l’armée israélienne qui bombarde n’importe quoi.

 

Le groupe est prêt à retourner là-bas. Les parents ont vu que nous avions été responsables par rapport aux jeunes.


Ces jeunes qui n’étaient pas politisés sont aujourd’hui convaincus de la justesse de la lutte palestinienne et de la résistance à Israël.

 

http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?lang=2&obid=31903



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03/08/2006

02/08/2006: INCURSIONS par Bernard NOËL: L' armée la plus lâche du monde ...


De : rchabert [mailto:rchabert@wanadoo.fr]
Envoyé : mercredi 2 août 2006 15:30
À : "Undisclosed-Recipient:;"@orange.fr
Objet : Fw: INCURSIONS par Bernard NOËL

 

 

----- Original Message -----

From: Pierre AUTIN-GRENIER

Sent: Wednesday, August 02, 2006 9:34 AM

Subject: INCURSIONS par Bernard NOËL

 

Je vous fais suivre, ci-dessous et en p.j, un texte de l’écrivain et poète Bernard Noël que je trouve très intéressant, franc et courageux. Il est accompagné en final d’un site appelant à signer une pétition en faveur des civils libanais et pour un cessez-le-feu immédiat .
p.a.g

INCURSIONS

    Le mot « incursion » sert à désigner, dans les derniers bulletins d’information de France-Culture, les opérations militaires israëliennes au Liban. Ce mot saisit parce qu’il est original par rapport au vocabulaire des autres chaînes. D’après Littré, « l’incursion est une course ; par conséquent celui qui la fait passe seulement sur le terrain qu’il ravage ». Bien que vieille d’un siècle et demi, cette définition décrit assez bien l’action d’Israël, sauf que la « course » viole cette fois l’espace aérien et que le « ravage » tombe ainsi principalement du ciel.
    Littré renvoie au mot latin « incursio » qu’il traduit par « invasion ». La consultation du Gaffiot donne « choc , attaque » pour « incursio », puis « se jeter sur » pour « incursito » et « fondre sur, attaquer » pour « incurso ». Il ne faut pas, dit le Dictionnaire analogique, confondre « incursion » , qui est le fait de pénétrer momentanément dans un domaine qui n’est pas le sien, avec « irruption », qui consiste à pénétrer de vive force et à s’installer…
    L’aviation, est l’instrument parfait de « l’incursion » puisqu’elle « se jette sur » son objectif et retourne aussitôt vers sa base. Les chars , les commandos, l’infanterie, par contre, sont obligés de faire « irruption » même si, officiellement, leur commandement n’a pas l’intention de s’installer. L’armée israëlienne, dénommée Tsahal, combine de toute évidence depuis un demi-siècle « incursion » et « irruption » pour le plus grand dommage de ses voisins.
    L’histoire de cette période prouve en effet que l’existence et le comportement de Tsahal font de l’incursion et de l’irruption une méthode d’intimidation brutale dont l’exercice est sans cesse nourri d’actions violentes. Cela va du « bouclage » toujours arbitraire à la confiscation des terres, de la destruction des oliveraies et des maisons à l’assassinat ciblé, du bombardement des infrastructures civiles  au bombardement des civils, de l’enlèvement  et de la séquestration des responsables politiques à l’emprisonnement et à la torture de quiconque a  l’infortune d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Tout cela au nom d’un droit à l’autodéfense et à la sécurité dont le résultat est de créer une insécurité générale, non seulement autour d’Israël mais dans tout le Moyen Orient.
    Devant tant de violences, dont le seul succès est d’en appeler et d’en rappeler d’autres aux références totalitaires fâcheuses, il semble que le simple bon sens  aurait dû conduire à demander à la paix ce que ne peut obtenir la guerre. Mais non, l’Etat d’Israël s’obstine à entretenir l’oppression, la peur, la menace quand il ne passe pas à des actes qui visent à terroriser l’ennemi qu’en réalité ils fabri-quent. Pourtant, ces jours-ci, les actes en question atteignent un degré où l’injustifiable le dispute à la sauvagerie. Une sauvagerie masquée par la technologie guerrière qui métamorphose les tueries en une affaire inhumaine que les communiqués qualifient de « dégâts collatéraux ».
    L’humanité a sans doute besoin du contact, de la vision directe ou du face à face pour que le tueur ait conscience du droit de mort dont il dispose. On peut croire que tel n’est pas le cas de l’artilleur ou de l’aviateur qui tirent sur un « objectif », mais comment accorder cette circonstance atténuante aux généraux, ministres et chef de gouvernement  dont le moins qu’on puisse attendre d’eux est qu’ils sachent ce qu’ils font ?  Quand on compare l’importance des « dégâts » et la justification qu’en donnent les responsables israéliens, on se demande ce qui l’emporte chez eux du mensonge ou du racisme dans leur empressement à pousser au crime.
    Bien sûr, une bonne partie de leur arrogance dans le déni des faits tient à l’aide constante et à la conduite exemplaire de leur soutien américain, qui a si brillamment réussi la démocratisation de l’Irak et de l’Afghanistan. Les crimes de guerre, la torture des prisonniers, les massacres changent de nature dès lors qu’on les qualifie de lutte contre le terrorisme : ils tirent même de cette qualité une sanctifica-tion. Et puis, de toute évidence, les victimes de cette lutte n’ont pas droit à ce statut : il suffit de vous étiqueter « terroriste » pour que vous cessiez d’être un humain.
    Depuis des années, et les témoignages abondent à ce propos, on assiste en Israël à un entraînement au mépris. Au mépris du Palestinien, jour après jour humilié aux check-points, privé de travail, privé d’eau, d’électricité, de nourriture, malmené pour un oui pour un non, emprisonné sans jugement… Encore n’est-ce là que les formes les plus douces d’une oppression qui n’hésite pas à recourir aux obus, aux bombes, aux fusillades à Gaza ou au fameux « Mur » qui est en train de transformer la Cisjordanie en camp de concentration.
    La gravité de la situation ainsi créée s’accompagne de dizaines de morts avec un fort pourcentage de femmes et d’enfants. Tout cela a été dénoncé en vain par des articles, des documentaires, des livres, mais rien ne dénonce la dégradation morale qu’entraîne chez les Israéliens l’exercice régulier de l’oppression. Si l’artilleur et l’aviateur ne voient peut-être pas ce qu’ils font, l’oppresseur le voit fort bien quand il laisse des malheureux attendre des heures durant un passage, quand il enfonce les portes, casse les meubles, quand il écrase une maison avec son tank ou son bulldozer, quand il tire sur des enfants. Pour supporter ce face à face, il faut avoir pratiqué longuement le mépris et même en avoir fait sa culture. On sait à quel point il faut déshumaniser l’Autre pour le traiter comme un être inférieur.
    Le gouvernement israélien organise cette déshumanisation et le mépris raciste qui en découle. Il s’étonne de la résistance qu’il rencontre dans le temps même où il s’efforce d’en finir avec elle. D’où ce redoublement de violence, qui prouve un désir de génocide latent, et la rage de ne pas oser l’accomplir. Cette rage aveugle monsieur Olmert et sa clique puisqu’elle les fait agir à l’inverse de l’intérêt de leur peuple également aveuglé par leur propagande. Ainsi au quinzième jour de la destruction du Liban avec des bombes américaines dans le but de provoquer le rejet du Hezbollah cause, soit disant, de tout ce malheur, un sondage révèle aujourd’hui que 87% des Libanais voient dans le Hezbollah un mouvement de résistance qui les honore.
    La bêtise politique est criminelle : on le voyait en Irak, en Afghanistan, on le voit hélas en Palestine et au Liban. Le plus accablant est que cette bêtise ne rencontre aucune opposition dans un Occident qui se déshonore en lui trouvant des motifs respectables. Les pays arabes ne font pas mieux mais ils ont l’excuse, grâce encore à l’Amérique, d’avoir des gouvernements qui sont étrangers aux aspirations de leurs peuples. Il n’est pas nouveau de traiter de terroristes des mouvements de résistance, mais les utilisateurs de cette rhétorique apparemment inusable devraient savoir qu’il est dangereux de précipiter la résistance dans le désespoir.
    L’honneur n’a jamais été le fort des diplomates et des commerçants, mais il fut longtemps la règle du jeu des militaires. Quel honneur pourrait-il y avoir à bombarder une usine de lait, les pistes d’un aéroport civil ou les immeubles de l’autorité palestinienne ? Il est dommage que Tsahal et ses généraux n’aient jamais eu à méditer ce vers classique devenu proverbial : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». L’honneur d’Israël ne tient plus qu’aux quelques « refuzniks » qui refusent de massacrer des innocents, mais pour Tsahal, il est trop tard, cette armée d’élite n’est entraînée qu’à écraser plus faible qu’elle aussi doit-on la considérer désormais comme la plus lâche du monde.

                                                                           Bernard  Noël.


Pétition pour les civils libanais :

http://epetitions.net/julywar/french.php

11:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colonialisme, fascisme, courcelles, guerre, histoire, barbarie, crimes, israel, otan, occupations, palestine, politique, presse, racisme, resistance, sionisme, silence, solidarite, actualite, imperialisme, liban, onu, romain, terrorisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |