29/10/2010

25/10/10: Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d'une vaste opération policière au marché de Châtelineau...

 

 

Nos droits "démocratiques" ??? Ce n' est pas à CUBA, c' est en BELGIQUE, à Châtelineau ...
Impensable, il y a à peine 15 ans d' ici ...
Les rafles collectives, les opérations punitives: le fascisme est à nos portes dans un régime de plus en plus contrôlé, répressif et policier. Les prétextes: la sécurité, les sans-papiers, la drogue, le terrorisme, et, ..., on peut les multiplier pour justifier toutes les mesures autoritaires prises.
C'est ce que nous réservent le capitalisme et l' Euro-dictature des multinationales. Le fascisme, c' est le capitalisme sous sa forme ultime, la plus forcenée .
On a le choix: la dictature, c' est "ferme ta gueule!". La "démocratie" capitaliste, c' est "cause toujours !"...
RoRo
  
  
  
  
Sent: Monday, October 18, 2010 10:55 AM
Subject: Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d'une vaste opération policière au marché de Châtelineau

 

Samedi 16 octobre. Nous nous trouvons avec quelques membres de la Plate-forme Charleroi-Palestine avec un stand au marché de Châtelineau. Tout se passe bien, nous avons de multiples discussions avec les gens, très réceptifs à nos arguments sur le boycott des produits israéliens.

Vers midi, un hélicoptère tourne sans arrêt au-dessus de la place. Nous nous demandons ce qui se passe. Un peu plus tard, une camionnette de la police se fraie un chemin le long du marché, passant à proximité de notre stand.

Puis un ami de la Plate-forme vient nous dire : « Ils sont en train d'arrêter plein de sans-papiers, là-bas. » Cela se passe dans une rue donnant sur le marché, tout près de notre emplacement.

Je décide d'aller voir. Là, derrière une camionnette de police, je vois quatre ou cinq personnes alignées contre une grille, les mains menottées dans le dos. Je m'en vais un peu plus loin, puis je reviens sur mes pas et je prends deux photos. Un policier me dit, calmement, que je dois laisser la police faire son travail et que je ne peux pas prendre de photos. Je demande pourquoi on arrête tous ces gens. Il me répond qu'ils vendent des produits de contrefaçon.

Je m'éloigne, je retourne au stand, la rage au coeur. Pourquoi s’en prend-on aux petits vendeurs, souvent des sans-papiers n'ayant pas la possibilité de faire un autre boulot, alors que ce ne sont pas eux qui font écouler la marchandise sur le marché.

On discute un peu au stand, et voilà qu'un commissaire de la police s'amène.

« Vous pouvez venir une minute avec moi ? » Je le suis, un membre de la Plate-forme le suit aussi. Le commissaire me dit : « Vous avez posé une question au policier. Vous n'avez pas le droit de poser des questions. » « Vous avez pris des photos aussi. On va vous entendre au commissariat. » Il appelle son « team d'arrestation ». Trois ou quatre policiers en civil s'amènent très rapidement. Ils me prennent de force, me soulèvent des deux côtés à la fois.

On me pousse dans la camionnette, on me prend mon GSM, mon appareil photo et on met tout cela dans un sac en plastic. Dans la camionnette, il y a trois personnes arrêtées, menottées. J'apprends que deux d'entre elles n'ont pas de papiers de séjour, le troisième n'a pas de permis de travail.

J'entends par la radio de la camionnette que l'opération d'arrestation se poursuit. Des policiers en civil passent régulièrement près de la camionnette.Mon GSM sonne tout le temps. Je demande de pouvoir répondre. « Vous n'en avez pas le droit, vous êtes en détention administrative. » On ne part toujours pas. En fait, le chauffeur attend du renfort...

Une des personnes arrêtées supplie : « S'il vous plaît, éloignez-nous d’ici : les gens du marché vont nous prendre pour des criminels... » Le policier du marché propose d'accompagner la camionnette pour qu'enfin celle-ci puisse partir.

Nous arrivons au commissariat de Châtelet. On nous amène dans un couloir. À gauche, il y a le bureau d'« accueil ». À droite, des cellules où des jeunes d'origine étrangère se trouvent par deux, les mains liées, derrière les barreaux. Il y a un va-et-vient impressionnant, dans ce couloir. De nouveaux « arrivages » de personnes arrêtées, de policiers en civil.

Un policier particulièrement excité et très autoritaire (et je reste polie) donne les ordres et décide qui va où.

Je suis « appelée » dans ce bureau. Le policier hyper-excité se met à m'aboyer dessus. Je lui réponds que je ne suis pas son chien. Vu que mon comportement n'est pas assez collaborant, il m'accuse de « trouble de l'ordre public », « rébellion », « outrage à policiers en fonction ». « Maintenant vous avez deux dossier judicaires et vous êtes en détention judiciaire."  Le lendemain, un avocat me dira qu'ils m'ont dit n'importe quoi. Je ne pouvais pas être en arrestation judiciaire, parce que je n'avais pas vu un juge d'instruction.

Je dois enlever mon bonnet, mon manteau, mes châles, mes sacs... Le policier donne l’ordre à une collègue de me fouiller et envoie une deuxième policière pour l’accompagner car « elle (moi, en fait) se rebelle ».

Je laisse faire la fouille. (Je dois enlever les chaussures, les chaussettes, le jeans, le T-shirt, le pull. Me mettre de face, me mettre de dos. Soulever le soutien-gorge). Après, je dis aux policières qu'il n'est pas normal qu'on me traite ainsi, uniquement parce que je pose une question et que je prends des photos.

On m'amène dans un bureau pour que je fasse une déclaration. Je le refuse. C'est mon droit. Les policiers à qui j’ai affaire ne sont pas contraires. Je dis que je voudrais déposer plainte. Ils me disent que j'ai le droit de déposer plainte au comité P.

De retour à « l'accueil », le policier hyper-excité ordonne qu'on m'emmène dans une cellule en bas. Je vois de nouveaux visages de personnes arrêtées derrière les barreaux. Il y a de nouveau plein de monde dans le couloir.

On m'emmène dans les caves. Je dois enlever mes chaussures, on me fait entrer dans une cellule, je dois enlever mon soutien-gorge. Le froid me tombe dessus. Je demande d'avoir ma veste. « Vous n'avez pas le droit, il y a une couverture. »

Cette cellule ressemble plus à un cachot qu'à autre chose. Il n'y a pas de lumière de jour, elle est à demi éclairée par un spot placé au-dessus de la porte d'acier. Un banc, une toilette. 2 m sur 2 m 30. Il y fait très froid. Je ne peux pas mettre les pieds à terre car le carrelage est très froid lui aussi. Je mets la couverture autour de moi, des épaules jusqu'aux pieds et j'attends sur le banc.

A un certain moment, j'entends qu'un policier vient dans le couloir. Je tape avec mon coude contre la porte d'acier : « Je veux téléphoner à mon mari et à un avocat. » « Vous n'avez pas le droit, vous êtes en détention judiciaire. » Encore un qui dit n'importe quoi.

Je reste au moins deux heures dans cette cellule froide. Heureusement, en élevant la voix, je peux échanger quelques mots avec la personne qui se trouve à côté. J'apprends que c'est la personne qui était assise avec moi dans la camionnette. « Madame, vous êtes là ? »...  « Oui. »... « Putain !... ».

Je lui demande s'il ne craint pas d'être expulsé. Il me dit que, la fois précédente, on l'a relâché après quelques heures. J'espère pour lui que ce sera pareil maintenant. « Patience, Madame, quelques heures... »

A nouveau, des pas dans le couloir. Le commissaire qui a ordonné la détention administrative ouvre la porte, accompagné de deux autres policiers. Il me dit que je peux sortir. Je récupère mes affaires à « l'accueil ».

Mais je suis encore amenée dans un autre bureau. Avec le commissaire, encore les deux mêmes policiers qui sont venus jusqu'à la cellule, et un nouveau, en civil.

Le commissaire précise qu'il m'a mise en détention administrative, mais que cela n'a rien à voir avec mes activités sur le marché. « Je ne vous ai pas non plus parlé de photos. » Ce qui est manifestement faux. « Il y a trois dossiers contre vous : celui du marché, rébellion, trouble de l'ordre public. »

Le « civil » dit que son rôle est de protéger les policiers en fonction. Il me demande de voir les photos pour constater s'il y a des policiers reconnaissables. Apparemment, il faut protéger les indics.

Il montre une photo que j'ai prise du stand de la Plate-forme. « Vous vendiez des objets à votre échoppe ? » Je lui réponds que je n'ai rien à dire là-dessus. « Moi, je suis passé à 8 h 35, vous vendiez de la marchandise. » « Alors cela, c'est votre quatrième dossier. » Je lui ai répondu que c'est un grossier mensonge. En réalité, nous étions sur place à 10 h 30. Il me rend l'appareil.

Les photos des arrestations ne sont pas enlevées. Il faut dire qu'elles n'étaient pas très réussies non plus.

Je m'adresse au commissaire. « Je voudrais connaître votre identité. Je vais déposer plainte contre vous. » Réponse : « Votre avocat n'a qu'à faire son travail. »

Je suis reconduite à la sortie. Il est 16 h 50. J'ai été arrêtée pendant 3 h 30.Je demande qu'on me reconduise à Châtelineau, ma voiture se trouve trois ou quatre kilomètres plus loin. Cela, c'est rêver, évidemment.

Ce n'est qu'une fois chez moi, que j'apprends que des amis ont averti un avocat, lequel a téléphoné au commissariat, et qu'un camarade est venu voir le commissaire pour connaître la raison de ma détention. Ce sont probablement ces interventions qui ont fait que j’ai été libérée plus tôt.

Tout au long de mon « séjour », j'ai pu constater que certains policiers, en particulier ceux qui sont responsables du marché, semblaient plus qu'embarrassés et n’étaient visiblement pas d'accord avec les méthodes utilisées.

J'estime que ces faits, me concernant, sont très graves, c’est une réelle atteinte aux droits démocratiques (au même moment se déroulait une manifestation à Bruxelles sur le même sujet) et je ne resterai pas les bras croisés.

Mais évidemment les personnes arrêtées et qui sont d'origine étrangères ont subi un sort bien plus dur que moi.

Je n'ai pas été menottée (alors qu'on m'a dit que c'était la procédure). Je n'ai pas dû m'inquiéter si j'allais être amenée dans un centre fermé et expulsée du pays. J'ai encore pu répliquer aux aboiements de certains policiers, sans qu'on me frappe. D'ailleurs, un policier m'a dit : « Vous avez vu qu'on a mis des gants, lorsqu'on vous a amenée à la camionette. « Je n'allais pas vous frapper, vous avez l'âge de ma mère. »

Il a oublié de dire aussi que je suis « blanche » et que j'ai la nationalité belge.

Myriam De Ly

22:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, politique, actualité, presse, silence, télévision, médias, belgique, répression, démocratie, liberté | |  Imprimer | | |

12/09/2009

07/09/2009: COURCELLES: la Poste privatisée sur ordre de l'EURO-DICTATURE devient de moins en moins un service public ...

lundi 7 septembre 2009

COURCELLES: la Poste privatisée sur ordre de l'EURO-DICTATURE devient de moins en moins un service public ...

COURCELLES: la Poste privatisée sur ordre de l'EURO-DICTATURE devient de moins en moins un service public ...
 
De plus en plus de gens ont bien du mal à pouvoir tout simplement téléphoner au Bureau de Poste de COURCELLES- Trieu.
 
La raison en est simple: dans l' annuaire téléphonique 2009, rubrique "COURCELLES", page 175, il n'y a plus que le service clientèle & Courrier qui figure, au numéro d' appel 02.201.23.45.
 
Les autres numéros locaux ont été supprimés purement et simplement.
 
Dans l' annuaire 2008, page 181, figuraient encore les numéros locaux de Courcelles-Trieu (071.46.97.70), Souvret et Trazegnies.
 
La Poste auprès de Vous, au service de la population...  Bernique !
 
Des services de plus en plus merdiques, bureaucratiques, centralisés et ... de plus en plus chers, ça oui !
 
C' est pas nous, c' est le Europe, clament nos ministres et présidents des partis auto - proclamés démocratiques. ... Mais qui nous a amenés dans cette m... , au seul profit des banques, des patrons, des multinationales, cet empire qui intègre de force les peuples sans demander leur avis et dissout tous les pouvoirs nationaux ???
 
A oui, encore autre chose qui concerne cette fois le fichage de plus en plus systématisé, et  la surveillance de la population: il m' est revenu la semaine dernière qu' au Bureau de COURCELLES-Trieu de la Fédération des Mutualités "socialistes", les Chers affiliés sont maintenant invités à présenter leur carte SIS ( http://users.skynet.be/roger.romain/Social01.html ) et en plus ... leur carte d'identité électronique qui serait scannée... Tu parles la fameuse loi sur le respect de la vie privée...
 
RoRo

21:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, poste, liberte, democrtatie | |  Imprimer | | |

16/02/2009

15/02/2009: Petit rapport de la St Valentin au 127bis ...

C'est en Euro-dictature capitaliste:
Difficile d' accéder au Guantanamo belge ...
RoRo

From: Crer
Sent: Sunday, February 15, 2009 7:43 PM
Subject: (Crer-News-2) Petit rapport de la St Valentin au 127bis

Petit rapport de la St Valentin au 127bis

 

Nous étions entre 10 et 15 personnes pour apporter un message de solidarité aux victimes de la politique d’immigration Belge. Deux groupes de médias couvraient l’action : l’agence Belga et deux journalistes avec une caméra de Indymedia.be.

 

Le fait le plus marquant était le déploiement des forces de police au début, à la gare de Nosseghem : on pouvait dénombrer au moins une dizaine de véhicules, camionnettes et voitures avec à l’intérieur des gorilles anti-émeutes ; casques et boucliers compris, plusieurs flics en civil mais aussi des barrages et routes coupées. Une fois arrivés devant le centre fermé une deuxième rangée de flics bloquait l’accès à la petite ruelle le long du centre.

 

Conclusion : mesures complètement absurdes et disproportionnées !!

 

Une fois la parano schizophrène terminée nous avons pu parler avec les détenus femmes et hommes. Nous avons récolté de nouveaux noms de personnes demandant une visite et même parlé longuement avec certains d’entre eux. Ceci nous a permis d’en apprendre d’avantage sur leurs conditions de vie et les traitements subis.

 

Malgré les belles déclarations de Turtelboom sur les familles transférées dans des logements mieux adaptés ainsi que la large couverture médiatique prônant ces « bonnes décisions », nous avons malheureusement dû constater la présence de plusieurs enfants en bas âge derrière les barreaux, dont des fillettes et un bébé !!

 

La Belgique a pourtant déjà été condamnée à plusieurs reprises pour des faits de traitement inhumains et dégradants dans les centres fermés, notamment sur des enfants.

Le fait que nous ayons découvert à nouveau ces traitements barbares prouve que l’Etat Belge récidive sans aucun scrupule et sans aucune réaction politique pour condamner ces pratiques.

 

Nous sommes pourtant réalistes et ne demandons pas l’impossible ! Seulement un plus d’humanité et de respect du genre humain !

 
(Crer)
 


 
CRER / Tel : 0474 08 85 35
Travailleurs sans papiers :  http://1maimanif.canalblog.com/
Soutien au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

13:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, democratie, droits de l homme, solidarite, colonialisme, europe, euro-dictature, medias, presse, sans-papiers, television, actualite, liberte, silence, police, repression | |  Imprimer | | |

05/02/2009

05/02/2009: COURCELLES: bientôt la loi martiale ...

COURCELLES: bientôt la loi martiale ...
 
Une bande de jeunes, désoeuvrés sans doute, sème la "terreur" chez les habitants de Trazegnies: un chauffeur de bus agressé, deux voitures incendiées, etc ... Parmi cette bande de jeunes délinquants, des gosses de ... 9 ans.
 
Le problème des jeunes n' est pas isolé à l'entité de COURCELLES.
 
Il y a 589 communes en Belgique.
 
Mais à COURCELLES, nous avons un bourgmestre "socialiste" qui a accumulé 2 années de pouvoir et d' expérience "à l'écoute de la population" et qui est, sans doute, atteint de Sarkomania-karshérisme. Le couvre-feu est donc instauré pour les jeunes dans les cités à partir de 22 heures et les rassemblements de plus de 5 personnes interdits dans toute l' entité de 30.000 habitants.
 
Pas question pour le maïeur de décharger 4-5 policiers de toute autre tâche que celle de mener une enquête approfondie et discrète jusqu'à la découverte des jeunes terreurs.
 
Pourtant notre police-gendarmerie unique, sans cesse renforcée, coûte la peau des fesses aux communes et ne devrait donc pas manquer de moyens.
 
Le bourgmestre a donc pris sur lui, en bon "responsable", de s' en prendre à toute la population, et la jeunesse de toute la commune en prticulier, en limitant la liberté de mouvement pour tous. Un héros ! On se croirait revenu au temps de l'occupation ...
 
Que se passera-t-il si un groupe de 6-7 personnes honnêtes, si 2-3 jeunes calmes, se font pincer après 22 heures ?
 
Ce sera Breendonk ou Guantanamo ?
 
Quoi qu'il en soit la mesure suscite des pour et des contre, évidemment.
 
Sur Internet, certains dénoncent la racaille, le 1/4 monde (sous-entendu les insolvables, les assistés, les chômeurs, les sdf, tous ces gens qui se font un plaisir de devenir des assistés sociaux à charge des habitants...). Des voix s'élèvent déjà dans les médias pour que ces mesures soient étendues à l'ensemble du pays. Sans doute des émules de Le Pen et/ou Degrelle, car tout cela est du pain béni pour ce qui reste du Fn à COURCELLES.
 
La Belgique est patronale et capitaliste depuis 1830. Elle a bénéficié d'une main d'oeuvre exploitée à outrance et parmi les plus qualifiées au monde. Elle a pillé le Congo pendant 80 ans de colonialisme des plus cruels. Elle est donc devenue un des pays parmi les plus riches/habitant au monde. Le luxe s' étale à la vitrine de nos magasins.
 
L'Etat belge a distribué aux patrons des centaines de milliards de francs/belges d'argent public pour "sauver" et moderniser les charbonnages, ensuite la sidérurgie. créé des zonings, ... Aujourd'hui l' Etat vole au secours des banquiers et demain ce sera le tour des multinationales de la construction et de l'automobile, en attendant ce qui va suivre... Aujourd'hui, la mode n'est plus de donner des cadeaux aux multinationales pour "créer des emplois" (sic), mais tout simplement pour maintenir ceux qui existent encore ...
 
Dans ces conditions ne devrait-on pas se poser une fois pour toutes simplement la question de savoir pourquoi il y a encore un quart-monde qui n'arrête pas de gonfler dans la Belgique pseudo "démocratique" où la société se déglingue, l'agressivité et tous les égoïsmes ne cessent  de grandir de même que l'intolérance ?
 
Ne devrait-on pas se poser la question du rôle joué par la télévision ? Les guerres, les destructions, les tueries, kgb, terrorisme, Cia, violence, on ne nous sert plus que cela, sous l'influence des films et navets de séries anglo-saxons. Nous vivons de plus en plus sous le signe de l'american way of live, à l' exemple du Texas. La Belgique ne doit pas avoir beaucoup plus d'habitants que la Ville ... de Chicago.
 
La plupart des Wallons ne se reconaissent plus dans ce pays de magouilleurs et de rackets. Il faut effectivement être à l'écoute de ce que les gens disent, essayer de comprendre et trouver des solutions collectives.
 

21:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, medias, occupation, police, presse, ps, repression, romain, silence, societe, television, actualite, belgique, courcelles, trazegnies, bruxelles, capitalisme, colonialisme, charleroi, democratie, euro-dictature, histoire, hainaut, information, jeunesse, chomage, social | |  Imprimer | | |

22/01/2009

19/01/2009: BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives...

Sent: Monday, January 19, 2009 11:16 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives


BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives


Dexia finance des colonies juives

<
http://dexiacolonies.canalblog.com/>

Clients de Dexia : réagisser auprès de votre banque ou changer de banque en signe de protestation et de solidarité avec le peuple palestinien

La banque franco-belge Dexia finance, via sa filiale israélienne, le développement des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés, et cela depuis des années. Ce constat, qui aurait en effet pu être fait depuis longtemps, est mis en lumière par plusieurs groupes de solidarité avec la Palestine, qui lancent la semaine prochaine une action de protestation.

Depuis près de dix ans, Dexia s´intéresse au marché israélien. En plusieurs étapes, la banque franco-belge a acheté une firme bancaire israélienne, Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du pouvoir local »), spécialisée comme ce nom l´indique dans le financement des communes et des collectivités locales, à l´instar du bon vieux Crédit communal belge, ancêtre de Dexia.

Depuis 2001, cette banque israélienne est contrôlée par Dexia qui détient 65,31 % du capital. La filiale Dexia Public Finance Israel est répertoriée sur le site de Dexia comme troisième en importance sur le marché israélien du financement des collectivités locales (avec un personnel de quarante personnes). La banque a pignon sur rue et est bien connue des Israéliens.

Avec d´autres mouvements, Intal, qui travaille sur divers dossiers de solidarité dans des pays du tiers-monde - Amérique du Sud, Congo, Philippines, Cuba - dont les territoires palestiniens, a décidé de lancer une campagne pour dénoncer l´implication de Dexia dans le financement des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

« Nous voulons rappeler que la colonisation est contraire au droit international, nous dit Mario Franssen, d´Intal. La Quatrième Convention de Genève interdit l´installation de populations du pays occupant dans le territoire occupé. Avec d´autres groupes, nous sommes engagés par ailleurs dans une campagne de boycott des produits israéliens, pour dénoncer l´occupation, et certains nous reprochent, de manière absurde, d´agir ainsi pour rayer Israël de la carte ou par antisémitisme ! Mais ici nous ciblons une situation bien particulière : le financement, par une banque franco-belge, du développement des colonies israéliennes dans les territoires occupés, toutes illégales. »

« Ce financement n´est guère contestable », dit encore Mario Franssen, dont le mouvement s´est procuré la retranscription d´une séance en commission des Finances de la Knesset (parlement israélien) qui date du 19 juin 2007. Les propos tenus par David Kapah, le directeur de Dexia Israel, ne laissent pas la place à l´ambiguïté : « Pour nous, la localisation géographique n´est pas pertinente. Si on parle de quelque chose au-delà de la Ligne verte (dans les territoires occupés, NDLR), nous, nous avons octroyé une aide financière ces deux dernières années et demie à Alfei Menasheh, Elkana, Beit-El, Ariel, Beit Aryeh, (le Conseil régional de) la Vallée du Jourdain, Givat Zeev, (le conseil régional de) Har Hevron, Kedumim, Beit Aryeh (...). Cela veut donc dire que, oui, c´est nous qui les soutenons financièrement et c´est encore vers nous que l´on vient pour recevoir du crédit. »

Et à la question d´une députée, Esterina Tartman, rapporteur de la Commission des Finances, elle-même résidente d´une colonie (Givon Ha-Hadasha) et désirant « savoir si la dimension de la localisation géographique de la Judée et de la Samarie (la Cisjordanie occupée) complique le processus de décision au sein de la Banque Dexia Israel », la réponse de David Kapah, laconique, se révèle claire : « Négatif. Absolument pas... »

Dexia, à Bruxelles, a été interpellé depuis 2001 par les mouvements belges de solidarité, sans grand succès, les réponses restant incomplètes ou imprécises, et la responsabilité globale de l´achat de la banque israélienne étant renvoyée à Dexia France.

A partir de la semaine prochaine, des actions de protestation seront donc lancées. BAUDOUIN LOOS
samedi 08 novembre 2008, 11:31

http://www.lesoir.be/actualite/monde/proche-orient-des-mouvements-2008-11-08-659132.shtml
Source : http://www.dexiacolonies.canalblog.com/._,_.___

04/12/2008

03/12/2008: quelques pensées anti-racistes....



--------- Message transféré ----------
De : mimi >
Date : 3 décembre 2008 07:31
Objet : Fw: Homme noir et blanc: les couleurs ...




---------- Message transféré ----------
De : mimi >
Date : 3 décembre 2008 07:31
Objet : Fw: Homme noir et blanc: les couleurs ...

 

 



 __,_._,___ Cher frère blanc,
> Quand je suis né, j'étais noir,
>  Quand j'ai grandi, j'étais noir,
>   Quand je vais au soleil, je suis noir,
>    Quand j'ai peur, je suis noir,
>     Quand je suis malade, je suis noir,
>      Quand je mourrai, je serai noir...
>       Tandis que toi, homme blanc...
>        Quand tu es né, tu étais rose,
>         Quand tu as grandi, tu étais blanc,
>          Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
>           Quand tu as froid, tu es bleu,
>            Quand tu as peur, tu es vert,
>             Quand tu es malade, tu es jaune,
>              Quand tu mourras, tu seras gris...
>               Et après cela, tu as le toupet de m'appeler :
>                ' Homme de couleur ' !
 

 

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, medias, racisme, fascisme, democratie, euro-dictature, rsf, presse, repression, capitalisme, solidarite, syndicats, social, sans-papiers, silence, societe, television, 127bis, droits de l homme, information, justice, courcelles, romain, actualite, histoire, belgique | |  Imprimer | | |

11/10/2008

23/09/2008: COURCELLESs: interpellation d' Ernest Glinne sur "LES « GENS DU VOYAGE > ET LA NECESSITE DE CONTROLE" . MESURES COMMUNALES D’ACCUEIL ET DE CONTROLE

 -------- Message original --------

Sujet : Pour le Conseil Communal du 30.09.08 à Courcelles
Date : Tue, 23 Sep 2008 19:16:13 +0200
De : Ernest Glinne <ernest_glinne@hotmail.fr>
Pour : roger romain <roger.romain@skynet.be>



INTERPELLATION < SUR LES « GENS DU VOYAGE > ET LA NECESSITE DE                       .               MESURES COMMUNALES D’ACCUEIL ET DE CONTROLE

_____________________________________________________________________

 

L’appellation « gens du voyage » désigne et couvre essentiellement DEUX catégories.

1)       Les tziganes, « bohémiens », « romanichels » et plus généralement les « Roms » d’Europe centrale et orientale, venus de l’Inde lointaine voici un millier d’années. Ils vivent en collectivités marginales plus ou moins compactes dans cette zone géographique. Le mot «  survivent » est plus adéquat, vu la longue tradition de discrimination subie au cours des siècles sous une série variable de régimes politiques – ottoman, tsariste, fasciste, communiste, « parlementaire »…- et de confessions pour eux étrangères allant de l’église orthodoxe à l’islam, par ces populations dont le nombre est estimé à huit millions au moins dans l’actuelle Union européenne des vingt-sept Etats membres , pour atteindre quinze millions au moins dans l’Europe au sens large. Ils seraient deux millions en Roumanie( d’où le mot « rom ») , huit cent cinquante mille en Bulgarie, quelques centaines de milliers au moins en Tchéquie, en Hongrie et en Pologne et autres pays voisins. Depuis l’élargissement de l’Union européenne vers l’Est, ils seraient sept cent mille en Espagne, quatre cent mille en France,  deux cent mille en Italie et environ vingt mille en Belgique. Ils n’ont jamais eu d’Etat ou d’organisation politique qui leur fût propre, malgré de fragiles tendances récentes à l’intégration. Les ghettos leur sont imposés plus qu’ils ne les souhaitent et leurs précaires conditions d’existence en font massivement des parias en termes de formation, de scolarisation, de santé, d’hygiène, etc. L’entrée – à mon sens trop précipitée, notamment au regard de l’ampleur de la corruption – de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union en janvier 2007 a créé le droit à la libre circulation et amplifié fortement, faute d’espérances dans « leurs » pays, le choix de l’émigration en flux continus vers l’Ouest. Ils y créent des problèmes et on leur en crée, sous des clichés négatifs grossissant souvent les difficultés réelles au-delà des constatations objectives.

2)       Les itinérants issus des populations ouest-européennes et donc non-roms, plus des Roms ayant fait souche. Ils sont de quinze à vingt mille en Belgique ( Flamands, Wallons, Bruxellois .. et Français en référence aux plaques d’immatriculation de véhicules). Ils vivent eux aussi en déplacements saisonniers , improvisés et/ou contraints. Ils dérangent eux aussi . Ils ont plus que les Roms, dont ils sont parfois des descendants – Django Reinhardt est né à Liberchies et a fait mondialement honneur à la Wallonie  ; et Sainte Marie de la Mer illustre la Camargue – droit à un accueil correct autant que contrôlé. Les arrivées inattendues d’itinérants provoquent en beaucoup de communes des allergies, suspicions et réflexes de peur concernant la sécurité des personnes physiques et des biens publics et privés. EN CECI, LES DEUX CATEGORIES DE « GENS DU VOYAGE » SONT EN EGALITE DE MAUVAIS TRAITEMENT. LES BONS COTES SONT HYPOTHEQUES PAR LES MAUVAIS.

 

La catégorie des Roms mérite quelques commentaires. D’abord parce que le nazisme a mis juifs et gitans dans le même filet d’anéantissement. Le camp de concentration de Lety, en République tchèque, a fait disparaître beaucoup de gitans, plus que d’autres lieux d’assassinat industriel . Le site n’en a pas moins été converti en grande porcherie !! Dans certains pays de l’Union européenne d’aujourd’hui, des enfants roms ont été « scolarisés » en hôpitaux psychiâtriques…Quoiqu’il faille mesurer les énormes difficultés créées aux abords de Rome, Milan et Naples – notamment-, une décision politique du gouvernement Berlusconi, d’ailleurs condamnée par le Parlement européen ( résolution du dix juillet dernier ) fait problème. Un décret applicable pendant un an, c.à.d. jusqu’au quinze octobre prochain, et des ordonnances du premier ministre – le tout en contradiction avec la loi – fait que, « vu l’état d’urgence », les Roms, tout jeunes enfants compris, soient l’objet d’un recensement comportant le prélèvement d’empreintes digitales, non pas pour des comportements délictueux, mais en référence à l’appartenance ethnique..Ainsi commença l’étoile jaune ! La Belgique , à l’intervention de la police de Gand, a procédé le cinq octobre mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, < en raison de la concentration de demandeurs d’asile de nationalité slovaque > dans cette ville, à une expulsion importante de ces Roms… et a pour ce fait été condamnée le cinq février deux mills deux par la Cour européenne des droits de l’homme, quatre articles de la Convention européenne sur lesdits droits ayant été violés au cours des procédures..En France, le bidonville rom de Saint-Ouen ( Seine-Saint Denis ) , « hébergeant » jusqu’à sept cents personnes, a été récemment rayé de la carte : une centaine de « résidents » ont été repris dans un programme d’insertion et d’installation, beaucoup ont été ou se sont dispersés et un certain nombre sont rentrés en Roumanie avec une prime de retour. En contraste, la loi française impose en principe aux collectivités locales de plus de cinq mille habitants l’installation de points d’accueil aménagés.

 

Devant le problème des «  gens du voyage » en général, IL NE FAUT ETRE, A MON SENS, NI CANDIDE, NI NEGATIVISTE, NI BIEN SUR RACISTE. IL S’AGIT DE REGLEMENTER POUR ENCADRER, RASSURER ET CONTROLER EN CONFORMITE AVEC LE RESPECT DU AUX VALEURS HUMANISTES EUROPEENNES.  La méthode Berlusconi est plus spectaculaire qu’efficace et contrarie l’ordre public démocratique européen. Tout problème posé au niveau local ne peut ignorer ni le « global », ni l’encadrement institutionnel européen et international qui le domine et dont le point saillant est pour nous à ce jour le colloque organisé à Bruxelles le seize septembre dernier à l’initiative de la Commission européenne, avec de multiples participations issues de la vie politique et de la société civile. La bibliographie annexée renvoie aux éléments documentaires d’un débat aussi essentiel que méconnu dont la Maison de l’Europe se fera volontiers distributrice. La présente note se situe, ceci dit, dans le contexte de l’intérêt communal.

 

Des incitations à bien agir chez nous

 

Le Gouvernement wallon de l’époque « arc-en-ciel », sous l’impulsion du Ministre Thierry Detienne, a incité les villes et communes, avec un accompagnement de subsides, à créer des espaces d’accueil dûment aménagés. Namur ( projet d’équipement en cours), Louvain-la-Neuve (idem), Bastogne ( terrain équipé avec enclos, à deux kilomètres du centre/ville, accessible après versement d’une caution remboursable de cent euros), Sambreville ( initiative engagée ), Hotton ( projet en cours après un bon débat en conseil communal ), Mons ( une semaine d’actions culturelles et de discussions), Verviers ( au stade embryonnaire : achat d’un terrain en cours ) ont réagi lentement, mais positivement. Ce n’est pas beaucoup.. L’actuel Gouvernement wallon a cependant installé en septembre deux mille sept un groupe de travail interministériel chargé de déposer en cet automne  des propositions actualisées visant à susciter des démarches nouvelles au niveau municipal, notamment  grâce à des subsides concernant, non seulement le coût d’aménagements, MAIS AUSSI LES CHARGES DE GESTION. Le Centre de médiation des gens du voyage en Wallonie ( CMGVW, rue des Relis Namurwès 1 , 5000 Namur ) a été associé à la réflexion, avec d’autres acteurs. La Région de Bruxelles/19 communes s’est jusqu’ici tenue à des autorisations temporaires et limitées, selon «  le choix du prince local ». La Flandre a mis quelques terrains à la disposition des « voyageurs » avec en certains cas des équipements de qualité. Courcelles se grandirait en s’inscrivant dans le nouveau programme en fin de gestation, pour agir concrètement  l’an prochain, avec une inscription symbolique au budget et d’éventuelles modifications budgétaires. Fontaine-l’Evêque ( même Zône de police des Trieux ), Pont-à-Celles, Chapelle-lez-Herlaimont pourraient être co-participantes, la Ville de Charleroi n’étant apparemment pas, pour sa part, motivée par des coopérations périphériques. Le Fonds social européen pourrait être « mis à contribution » par un assouplissement de ses critères en suivi du colloque de la Commisssion du seize septembre et en accord avec la Région wallonne.  Ne disposant pas encore des délibérations décisionnelles des conseils ou collèges des villes et communes wallonnes susmentionnées, je dépose en annexe I une note bibliographique et en annexe II un projet-martyr de délibération.

 

                                                                                                        Ernest Glinne

                                                                                                   (22 septembre 2008)

 

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, romain, belgique, hainaut, actualite, presse, communes, democratie, liberte, euro-dictature | |  Imprimer | | |

26/08/2008

25/08/2008: LE PS MENT; IL ARRETE ET EXPULSE QUOTIDIENNEMENT!...

L'Office des Etrangers n' est rien d' autre qu'un Etat incontrôlable à l'intérieur de l' Etat.

L'Office arrête, expulse et emprisonne sans rendre de comptes, bien souvent en contradiction avec la loi, en bafouant la Liberté, la Démocratie, les Droits de l'Homme, la dignité humain, le droit d' asile et la Justice elle-même ...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: LE PS MENT; IL ARRETE ET EXPULSE QUOTIDIENNEMENT!
Date: Mon, 25 Aug 2008 00:17:35 +0000 (GMT)
De: Angelica 11 ans détenue au 127bis <s_o_s_angelica@yahoo.fr>
Répondre à :: s_o_s_angelica@yahoo.fr
Pour :: forum@ps.be, jean-francois.mahieu@ps.be


Ps TU MENS; TU ARRETES ET EXPULSES QUOTIDIENNEMENT!

 
L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) s'étonne des récentes condamnations du Ps (voir texte au bas) et appelle le Parti socialiste à joindre les actes à sa parole en appliquant un moratoire dans les communes socialistes, tel que le font déjà certaines communes flamandes et 2 francophones. (1)
Dès lors, il est bien légitime de s'étonner des propos du parti socialiste et de l'appeller à cesser les arrestations de personnes sans papiers dans ses communes.  
 
L'UDEP rappelle que si le Parti socialiste dans son discours, réclame un moratoire à grands bruits: ("En attendant, pour que des drames humains soient évités, le PS demande un moratoire sur les expulsions." communiqué PS - 21 août 2008), le PS arrête, via ses bourgmestres et leur police locale, quotidiennement les personnes sans papiers et les livre sans sourciller à l'Office des étrangers, sachant très bien les conséquences d'enfermement et d'expulsion encourues par ces personnes.(2)
 
C'est bien sur le territoire de la commune de St-Gilles que le jeune Rothman Salazar s'est fait contrôler et arrêter et c'est à Forest qu'il s'est fait mettre au cachot et livrer aux mesures " à caractère arbitraire et inhumain prises par l'Office des étrangers." (communiqué PS - 21 août 2008).
 
Aussi, si le Ps veut réellement "éviter des drames humains"(ibidem), qu'il commence par éviter de les provoquer.
 
L'UDEP déplore que le Ps pointe sans cesse l'Office des étrangers et non pour le défendre, mais pour éclairer nos responsables socialistes, l'UDEP leur rappelle que l'Office est une administration appliquant des lois (votées par le Ps lors des législatures précédentes) et exécutant les ordres d'un gouvernement par l'intermédiaire et la tutelle d'une Ministre, Mme Turtelboom.
 
Gouvernement dont le Ps fait partie et pour lequel il s'était fermement engagé à ne pas participer sans que celui ci n'effectue une opération de régularisation et change la loi, sur base des critères des attaches durables...  Aussi, l'UDEP appelle le Ps à interpeller directement la Ministre plutôt que ses sous fifres et l'enjoint à tenir ses engagements politiques.
 
Malgré toute l’importance que le PARTI socialiste semblait y accorder (avant les élections), la situation des deux fillettes tchéchènes et du jeune Rothman entre autres, sont plus que vous ne voulez le laisser croire, aussi de votre amère et entière responsabilité. 
 
 

 L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

 
(1) Lors du dernier Cercle du silence tenu à Louvain-La-Neuve, son Bourgmestre (Ecolo) s'est engagé à ne plus signer aucun ordre d'expulsion, bientôt rejoint par son comparse d'Amay.
(2) Marie Arena s'est battue pourtant pour faire respecter les engagements du Ps, malheureusement, elle semble bien isolée sur la question dans son parti.
 
L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) est un mouvement social, organisé démocratiquement. Il compte près de 3000 membres(sans papiers), ils sont affiliés à la CSC et la FGTB et partenaires de nombreuses organisations.
 - Assemblée générale hebdomadaire  tous les LUNDIS à 18h30 - SALLE COSMOS rue du Docteur De Meersman 12 à Anderlecht.
 
 
INFOS: Gerardo Cornejo, ALEX, Oumarou, Mohamed, portes parole
 
 
En date de : Ven 22.8.08, Marie Cappart <marie.cappart@ulb.ac.be> a écrit :
COMMUNIQUE PS - Le 21 août 2008

Expulsion des 2 fillettes tchéchènes et ordre de quitter le territoire de Rothman Salazar : le PS dénonce le caractère arbitraire et inhumain des mesures prises par l'Office des étrangers

L'Office des étrangers a expulsé hier deux fillettes tchéchènes alors que leur mère se trouve à l'hôpital, et ce malgré les protestations répétées du directeur du centre d'accueil. Cette expulsion est scandaleuse et viole notamment le principe fondamental de l'unité familiale.

Ce même Office a récemment délivré un ordre de quitter le territoire à Rothman Salazar, un jeune Equatorien de 19 ans qui est en Belgique depuis 6 ans et entame des études supérieures dans notre pays.

Le PS dénonce le caractère arbitraire et inhumain des décisions relatives aux expulsions prises par l'Office des étrangers, qui illustre une fois de plus l'impérieuse nécessité d'adopter un cadre clair en la matière.

Le PS insiste pour que l'accord du gouvernement soit mis en application avec loyauté et correction dans les plus brefs délais. En attendant, pour que des drames humains soient évités, il demande un moratoire sur les expulsions.

Par ailleurs, le Groupe PS de la Chambre interpellera la Ministre de l'Immigration sur les raisons justifiant la décision d'expulser les deux fillettes en Pologne, et demandera, dès la rentrée parlementaire, une audition du directeur de l'Office des étrangers en Commission de l'Intérieur.

 

24/08/2008

24/08/2008: Les militaires belges en Afghanistan ... Pourquoi ?

Une intéressante réaction d' Ernest GLINNE ...
----- Original Message -----
Sent: Sunday, August 24, 2008 6:08 PM
Subject: Afghanistan 1

                                                      ESCALADE GUERRIERE DE L’ OTAN EN AFGHANISTAN

                                                      __________________________________________________

 

                                                       De Chirac au Pentagone, de De Crem à Obama

                                                       ---------------------------------------------------

 

          Du 1er août à ce samedi 23, le nombre  des militaires de l’OTAN tués en Afghanistan s’élève à quarante : aux dix français se sont ajoutés ces derniers jours

trois canadiens, trois polonais et deux autres non identifiés . Peut-être venus de Belgique ? Qui sait ? Les <accrochages> vont du nord au sud et de l’ouest jusqu’au

< no man’s land > de la frontière-passeoire du Pakistan au sud-est.  Des < erreurs > de tir viennent d’alourdir d’une centaine de victimes le nombre des civils morts, suscitant une protestation du président afghan , pourtant < aux ordres >. Comment en est-on là ? Comment la technologie militaire sophistiquée s’oppose-t-elle à une guérilla idéologiquement odieuse mais vivant, en dépit des seigneurs de guerre enrichis dans la corruption et une production énorme de pavot, en dépit surtout des soldats occidentaux  appelés à une nouvelle croisade, < comme un poisson dans l’eau > ? Quelle politique sert l’instrument militaire ? Le droit des gens ou le tracé de prochains oléoducs et gazoducs de Grands avides et manipulateurs ?

 

         Fin 2OO1, après le 11 septembre new-yorkais, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné le régime taliban qui , avec une certaine assistance, s’était substitué à un corps expéditionnaire soviétique vaincu en une autre sorte de Vietnam. En France, le gouvernement de cohabitation Chirac-Jospin , après un débat SANS vote ( = ?) à l’Assemblée nationale, est intervenu aux côtés du Pentagone, notamment par l’envoi de forces spéciales qui passent pour avoir < presque> capturé Oussama Ben Laden. APRES cet alignement français, surprenant au regard de l’attitude adoptée par Chirac-Villepin et TOTAL/PETROFINA à propos de l’invasion – illégale et ruisselante de gros mensonges – de l’Irak par l’Administration Bush et ses chers pétroliers à elle, une Force internationale d’assistance à la sécurité ( ISAF ) a été créée, englobant des contingents divers. L’OTAN a <repris> l’ISAF en 2003, faisant jouer l’article 5 du Traité de l’ Alliance concernant la solidarité des partenaires. C’ est dans ce cadre que la Belgique participe bon gré mal gré à la guerre, avec des anciens, des nouveaux et des futurs adhérents d’Europe de l’est ( Pologne, Roumanie, etc..). Certains , tels que

la Georgie, sont aussi allés en Irak.

 

                                                   Nicolas Sarkozy sur girouette

                                                    ----------------------------------

Au cours de la campagne de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, < homme de rupture >, s’est dit en termes forts hostile à la participation de la France. Le Président ominipotent/omniscient a changé d’avis..La Belgique, Flahaut  gérant  la Défense nationale, s’est longtemps limitée à la protection de l’aéroport de Kaboul et à l’envoi d’

aides humanitaires par avions C130. Le 7 février dernier, De Crem l’ayant remplacé, une décision a été prise consistant à augmenter de cent unités nos 37O militaires

ainsi déployés et à ajouter quatre F16 de combat aux appareils de transport. Le Parlement n’en a guère débattu en plénière. Quelle est la couverture budgétaire ? Quelles

armes les F16 lanceront-ils et sur qui ? En commission sénatoriale de la Défense, Josy Dubié -< ni dieu ni maître> et vice-président – a vigoureusement exposé le refus d’

Ecolo. Avec le SP. Nonobstant le fait que Joschka Fisher, ancien ministre < vert > allemand des Affaires étrangères, s’était prononcé quelques jours plus tôt et de façon

retentissante en faveur de l’envoi d’un contingent substantiel de la Bundeswehr.

 

En février, les députés PS Flahaut et Moriau, soucieux  < de renforcer la sécurité de nos soldats et de la population >, ont déposé, avec l’assentiment du MR, du CDH et du VLD, une proposition de résolution formulant des demandes contrariantes, au-delà de l’expédition d’un bataillon sécurisant de l’ Armée du Salut avec ses chants et

casseroles. Il faudrait définir une stratégie de sortie claire et précise au sommet de l’ OTAN : seraient-ils des farfelus inconscients ? Il faudrait définir des clauses quant à l’utilisation du personnel et du matériel militaire belges DANS UN SOUCI DE PROTECTION ET DE SECURITE DES MILITAIRES : on part en guerre, mais si c’

est pour ne pas la faire, ne vaudrait-il pas mieux ne pas y aller ? Il faudrait encore impliquer plus réellement le Parlement en préalable et le tenir ensuite informé avec transparence et régularité : il est bien vrai , Traité de Lisbonne en référence, que la démocratie représentative fonctionne aussi mal que la démocratie participative et qu’il faudrait des soviets sur les trottoirs de la Rue de la Loi, sans absentéisme, et au sein même de la force armée, et au sein de comités de referendum d’initiative populaire à

Bruxelles-Halle-Vilvorde et dans les < communes à difficultés > de la Région bruxelloise, mais tout cela a un tel parfum de 1917 !!! Plus sérieusement, les députés suggèrent que, bien-au-delà de considérations militaires, la Communauté internationale aide politiquement le peuple afghan à trouver SA paix. Très vite, car nos F16

tricolores pourraient lâcher des bombes à fragmentation et à balles multiples et si un d’eux se faisait abattre et même si le pilote était éjecté avec succès, cela coûterait cher, même plus que beaucoup de mazout. L’ armée de l’air de l’URSS a connu en son temps la morsure…

 

Un espoir  au niveau belge ? Le Premier Ministre, avant de partir en Chine à titre privé ( ?), a dit et répété son sens des responsabilités qu’il faut assumer envers l’OTAN

( même hypertrophié sur les cinq continents ?). Peut-être reviendra-t-il avec l’esprit de paix que l’on prête aux jeux olympiques. Olympe oui. Mars non ? Et De Crem à la Santé publique ?

 

                                               Et Obama ?

                                              ---------------

Le candidat démocrate a eu le courage et la lucidité de s’opposer dès le début à la guerre en Irak. A mon modeste avis, au-delà des problèmes juridiques qu’il connaît bien

en tant que professeur de droit constitutionnel, il sait qu’il ne faut pas faire une mauvaise guerre au mauvais moment et au mauvais endroit. A Berlin et ailleurs, il a appelé

les Européens à agir avec plus de force(s) en Afghanistan. Une donnée est méconnue : après des succès initiaux en Afghanistan contre les talibans, l’ armée US : 1) s’est

trouvée en effectifs insuffisants pour mener des opérations simultanées en Afghanistan et en Irak ; elle a donc désaffecté depuis mars 2003 beaucoup de ses moyens sur un Irak prioritaire ; 2) le financement des actions non militaires en Afghanistan a été ridiculement faible et en outre très mal géré. En plus, l’ Administration Bush a limité à

Kaboul la présence militaire provenant de l’OTAN (1) ; il faut maintenant respecter la promesse d’un désengagement rapide en Irak et le transfert de troupes US en

Afghanistan en provenance d’Irak n’est pas la solution. D’où l’appel aux Européens. Ce n’est par ailleurs pas PAR LA GAUCHE qu’on entre à la Maison Blanche, mais PAR

LA DROITE OU LE CENTRE. Obama le séducteur talentueux veut rassurer au centre : d’où le choix de Joe Bilden comme partenaire. D’ où l’INACCEPTABLE déclaration

en faveur de l’entrée de la Georgie dans l’ OTAN. Et des mises en garde en provenance de la gauche des Etats- Unis ( 2) au candidat Obama, qui passe aux yeux de

beaucoup du statut de candidat < excellent > à celui de candidat < le moins mauvais >..

 

                                                                    Ernest Glinne

                                                                   Député européen honoraire, ex-membre de la délégation auprès du Congrès des Etats-Unis

 

Inexplicable rationnellement, sauf par les limites et l’obsession de < Mes intérêts d’abord > qui a caractérisé l’ Administration Bush. Source : The New York Review of Books, 14.08.2008, article de

Samantha Power, < The Democrats and National Security >

<!--[if !supportLists]-->(2)    <!--[endif]-->De nombreux militants de gauche ont signé une lettre ouverte conditionnant leur soutien à Barak Obama dans < The Nation>, vieil hebdomadaire de la gauche < non conventionnelle>. Autre signe

parmi d’autres : l’ex-sénatrice Cynthia Mac Kenney se présente comme candidate des Greens ( Verts ), notamment pour ne pas désactiver les jeunes et d’autres qui s’interrogent…et sont tentés par

l’abstention. Si j’étais citoyen des Etats-Unis, je voterais malgré les modulations récentes pour Obama, premier Afro-Américain à pouvoir accéder à la présidence US.

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, occupation, romain, resistance, television, actualite, agressions, fascisme, guerre, independance, information, imperialisme, liberte, democratie, medias, paix, silence, usa, belgique, corcelles, colonialisme, europe, france | |  Imprimer | | |

01/07/2008

30/06/2008: Un nouveau pétard mouillé pour justifier les lois liberticides...


Mais il faut quand même de temps en temps rappeler quelques réalités: si mes souvenirs sont bons, l' ancienne Ministresse Ps de la "Justice" qui a fait voter cette saloperie de loi anti-"terroristes", pour faire plaisir au massacreur de Washington, ne serait-ce pas une appelée          Laurette Onkelinx ... ????
Elle en pense donc quoi aujourd'hui puisque, si je ne me trompe, elle serait encore Vice-premier ministre ...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: [Difpol_mbietlot] La "bande" a bon dos
Date: Mon, 30 Jun 2008 14:01:39 +0200
De: Mathieu Bietlot <mathieu.bietlot@gmail.com>
Pour :: <difpol_mbietlot@pimentsrouges.be>


Bonjour,Si vous n’avez pas lu La Libre Belgique de ce week-end et ne l’avez pas reçu par d’autres canaux, vous trouverez ci-dessous une carte blanche relative à l’« affaire » Secours Rouge, à cette mise en scène qui se dégonfle dès qu’on déconstruit tous les bruits qui ont circulé à son propos.   Ce texte a déjà été soutenu par une centaine de signataires. Il est encore possible de le signer via http://s5s.hautetfort.com/ ou en directement envoyant un courriel à s-5-s@allmansland.net.Deux personnes (Bertrand Sassoye et Jean-François Legros) sont encore incarcérées dans le cadre de cette histoire.L’esprit critique, la dénonciation des dispositifs antiterroristes et la solidarité restent de rigueur !Mathieu La « bande » a bon dosUn nouveau pétard mouillé pour justifier les lois liberticidesLe 5 juin, la Belgique était tirée du sommeil par une nouvelle « alerte terroriste ». Quelques personnes avaient été réveillées un peu plus tôt. A 5h, des unités « anti-terroristes » débarquaient chez Wahoub Fayoumi, Pierre Carette, Betrand Sassoye, Virgine D. (relâchée le soir même) et Constant Hormans pour les appréhender et perquisitionner chez eux. Abdallah Ibrahim Abdallah, lui aussi recherché, se rendit de lui-même au commissariat. Le 6 juin, c’était au tour de Jean-François Legros d’être interpellé.Des arrestations sans convocation préalable, menées par des policiers cagoulés, armés et n’hésitant pas à braquer leurs armes sur des mineurs. PC, GSM et quantité de documents saisis. Ecoutes téléphoniques, surveillance des déplacements et des comptes bancaires. Des « suspects » transportés, sirènes hurlantes, visage masqué et menottes aux poings vers un lieu secret, sans possibilité de contact avec leurs proches ni avec des avocats, soumis à un régime de détention spécial… Ces méthodes laissaient entendre que de dangereux individus auraient été interceptés.Au compte-gouttes, le Parquet fédéral divulgua des « informations » dont le relais médiatique suscita des interprétations délirantes, nourries d’amalgames, d’anachronismes, de sensationnalisme et de fantasmes. Il fût ainsi question de deux anciens membres des CCC qui n’auraient pas respecté leurs conditions de libération et auraient eu l’intention de se reformer ou de « replonger dans le terrorisme » via une organisation italienne — qui n’existe pas en tant que telle et qui n’a fait l’objet d’aucune condamnation (c’est l’hypothétique intention de créer cette organisation qui est à l’instruction en Italie). Le scénario de tous les dangers fut entretenu par les descriptions des autres personnes interpellées : deux redoutables « grands bandits » et un mystérieux « Libanais », une journaliste présentée par pure spéculation comme la compagne de Carette. Selon l’hypothèse du Parquet fédéral, des explosifs auraient été retrouvés dans la « planque » de Sassoye ; une réunion aurait rassemblé les « suspects » et des « terroristes » italiens ; la justice italienne aurait transmis des écoutes téléphoniques compromettant les militants belges ; des courriels émis par Sassoye étaient cryptés…Mais ces « preuves » ne résistent pas à l’analyse. Et les pièces du « dossier terroriste » s’écroulent les unes après les autres…Les CCC n’existent plus depuis 1986. Les faits et gestes de leurs ex-militants sont connus de tous, notamment de leurs agents de probation qui n’ont jamais signalé de contravention à leurs conditions de libération. Carette, mis dans le même panier que Sassoye pour créer l’amalgame « CCC », n’est en fait pas lié à l’enquête qui a suscité les arrestations. Il a d’ailleurs été libéré ce 18 juin par le tribunal d’application des peines.Les « explosifs » trouvés lors de la perquisition à la brasserie où travaille Sassoye n’étaient que de simples feux d'artifice achetés pour une fête de mariage.La « réunion » où certains inculpés auraient rencontré des « terroristes » italiens s’est avérée une conférence publique dans un café du centre-ville dont la vidéo a  été postée par ses organisateurs sur Internet.Les écoutes téléphoniques italiennes relatives aux militants belges semblent en réalité n’avoir jamais existé : la justice italienne a seulement transmis des comptes rendus « d’écoutes d’environnement » dans un café, où sont évoqués des « flamands efficaces » sans aucun nom cité. Aucun des arrêtés de juin n’est d’ailleurs néerlandophone.Quant au cryptage des courriels, il s’agit d’un procédé non seulement légal, mais aussi conseillé face au piratage et pratiqué par des banques, des ONG…Il apparaît que les données rassemblées et la surveillance intrusive effectuée pendant un an grâce aux « méthodes particulières de recherche » n’ont pas révélé un seul élément justifiant cette opération musclée. Rien, si ce n’est quatre photos d’identité retrouvées sous des salades en Italie. Rien qui légitime arrestation ou détention préventive : une simple convocation par la juge aurait suffi.C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé la Chambre du conseil le 11 juin et la chambre des mises en accusation le 26 juin en décidant de libérer trois des quatre inculpés. Mais par l’acharnement du Parquet, qui  « veut donner une chance à l’enquête » (sic), quatre personnes restent poursuivies et l’une d’entre elle (Sassoye) est toujours incarcérée. Toute ressemblance avec l’affaire DHKP-C – qui malgré les acquittements se voit repartie pour être jugée une quatrième fois – est purement fortuite…Pour nous, la question n’est pas de se positionner par rapport aux idées défendues par ces cinq personnes. Leur organisation (Secours Rouge) développe des activités publiques et légales de solidarité avec des victimes de la répression politique. Leur démarche s’inscrit dans une optique marxiste mais, jusqu’à nouvel ordre, cela n’est pas (encore) illicite dans un Etat de droit.Nous ne pouvons accepter la répression de ces militants en raison de leurs seules idées et sympathies, pas plus que le message adressé à la population sur leur dos. La justice n’a rien à leur reprocher, si ce n’est des « délits » d’opinion, de solidarité et d’association, institués par les lois anti-terroristes en vigueur depuis 2003, alors que la Constitution et les conventions internationales garantissent ces droits fondamentaux.Il serait aussi trop facile de se désintéresser du sort des « cinq solidaires » sous prétexte du passé judiciaire de certains. Ils ont été jugés et la justice ne revient pas sur la chose jugée. Ressortir leur passé aujourd’hui n’a d’autre objectif que d’effrayer la population autour d’un scénario monté de toutes pièces par le Parquet fédéral.Il faut arrêter cette nouvelle mise en scène menée au nom de la « lutte anti-terroriste ». On se rappellera que, jusqu’ici, toutes les menaces invoquées à ce titre se sont révélées inconsistantes (la dernière en date étant l’alerte de niveau 4 qui a perturbé les fêtes de fin d’année). Les premières affaires montrent que le Parquet a d’abord essayé d’asseoir la légitimité de ces dispositifs en s’attaquant à des figures supposées moins populaires : communistes, étrangers, musulmans ou anciens auteurs de faits d’armes. S’agirait-il d’inquiéter la population pour mieux pouvoir la rassurer ensuite et justifier les dispositifs non démocratiques et les budgets colossaux déployés au nom du contrôle des populations et de la guerre au terrorisme ?Les lois anti-terroristes sont des lois d’exception, liberticides. Elles permettent de criminaliser l’opinion politique, le militantisme et la solidarité. De plus, elles sont superflues : les actes qu’elles sont censées réprimer le sont déjà par d’autres dispositions du droit pénal. Ces lois sont dangereuses et produisent des effets néfastes, actuellement bien plus que les prétendues menaces terroristes. Si nous ne réagissons pas, ce sera demain n’importe quelle organisation politique, syndicale, non gouvernementale ou altermondialiste, n’importe quel citoyen engagé ou ayant simplement parlé au cousin de la belle-sœur de l'oncle d'un suspect lointain qui pourra être surveillé, qualifié de terroriste et arrêté. Liste des signataires :Ligue des droits de l'homme
UDEP-Bruxelles
Mouvement International de la Réconciliation - Internationale des Résistants à la Guerre (MIR-IRG)
Manuel Abramowicz - Auteur, militant citoyen et délégué syndical CGSP-FGTB
France Arets - Porte-parole du CRACPE (Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers)
Laurent Arnauts - Avocat
Joëlle Baumerder - Directrice de La Maison du Livre
Anne Bautier - Psychologue
Emilien Baglio - D'autres Mondes, forum social à la liégeoise
Juliette Beghin - Criminologue ULB
Jean-Louis Berwart - Avocat
Mathieu Bietlot - Société belge des amis d'Aragon
Francis Bismans - Professeur de sciences économiques à l'Université de Nancy2, secrétaire général du Mouvement socialiste
Gueric Bosmans - Fédération bruxelloise des jeunes socialistes
Yannick Bovy - Journaliste
Gwenaël Breës - Journaliste et vidéaste
Didier Brissa - www.missurecoute.be, Une Autre gauche
Maia Chauvier - Comédienne
Claude Debrulle - Juriste et échevin d'Ittre
Didier de Laveleye - Anthropologue
Céline Delforge - Député régionale Ecolo
Chris Den Hond - Reporter, LCR
Vincent De Raeve - Accompagnateur syndical FGTB, écrivain
Freddy Dewille - Conseiller communal du groupe Gauche Anderlues
Didier Dirix - Secrétaire régional Enseignement, FGTB-CGSP Liège
Paul-Emile Dupret - Juriste, GUE/NGL, Parlement européen
Pascal Durand - Professeur à l'ULG
Séverine Dusollier - Professeur FUNDP (Namur)
Julien Dohet - Historien du mouvement ouvrier
Pierre Eyben - Secrétaire politique de la Fédération de Liège du PC
Oscar Flores - CRER
Pascale Fonteneau - Ecrivain
Cristina Gay - Co-porte-parole Une Autre Gauche
Jean Flinker - Membre du CLEA
Pierre Galand - Professeur ULB
Michèle Gilkinet - Présidente de GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique)
Corinne Gobin - Directrice du GRAID, ULB
José Gotovitch - Historien, chargé de cours honoraire en Histoire ULB
Eric Grandjean - Enseignant
Michel Grétry - Journaliste RTBF
Daniel Hélin - Chanteur
Bernard Hengchen - Maître assistant à la Haute Ecole Charleroi Europe, éditeur de la revue Travailler le social
Francis Houart - LCR-Bruxelles, membre d'ATTAC
Denis Horman - LCR
Marc Jacquemain - ULG
Thierry Jacques - Président du MOC
David Jamar - Chercheur ULB
Jean-Jacques Jespers - journaliste, chargé de cours à l’ULB
Catherine Kestelyn - Déléguées syndicale SETCa Bruxelles
Bahar Kimyongür - Inculpé du procès DHKP-C
Jean-Marie Klinkenberg - Professeur à l'ULG
David Lannoy - Jeunes FGTB
Pierre Lannoy - Chargé de cours ULB
Catherine Lemaître - Conseillère communale Ecolo bruxelles
Arnaud Levêque - Permanent FGTB namur
Cédric Libert - Membre du secrétariat de la Fédération bruxelloise des jeunes socialistes
Karim Majoros - Militant Ecolo
Francis Martens - Psychanalyste
Philippe Mary - Professeur ULB
Gregory Marzec - Secrétaire Centrale-génarale FGTB Charleroi
Jacky Morael - Ancien secrétaire fédéral d'Ecolo, Ministre d'Etat
Anne Morelli - Professeure à l'ULB
Carla Nagels - ULB
Christine Pagnoulle - Chargée de cours à l'Université de Liège, membre d'ATTAC-Liège
Jorge Palma - Chercheur ULG
Jean-Claude Paye - Sociologue
Julien Pieret - Juriste ULB
Jean-François Pontégnie - Co-porte-parole Une Autre Gauche
Yke Raxola - Musicien
Michel Recloux - Bibliothécaire
Nadine Rosa-Rosso - Enseignante et auteur
Yannick Samzun - Secrétaire général du PAC
François Schreuer - Journaliste
Claire Scohier - Criminologue ULB
Miguel Oliveira Silva - Permanent Interprofessionnel FGTB Sud-Hainaut
Olivier Starquit - Militant associatif
Maxime Steinberg - Historien
Isabelle Stengers - Philosophe, ULB
Annick Stevens - Philosophe
Michel Sylin - Chargé de cours ULB
Edgar Szoc - Chercheur
Olivier Taymans - Journaliste
Lise Thiry - Sénatrice honoraire
Cedric Tolley - Sociologue
Nathalie Trussart - ULB
Julien Uyttebroek - Historien et journaliste
Philippe Uyttebroek
- Délégué syndical, président CGSP enseignement - régionale de Bruxelles
Dan Van Raemdonck - Professeur ULB et VUB
David Vercauteren - Groupe de Recherche et de Formation Autonomes (GReFA)
Grégoire Wallenborn - Chercheur ULB

22.06.2008

Signatures individuelles

Vincent DEVAUX, enseignant Philippe Santini, Etudiant et membre d'Attac-ULBLuc TAMBEUR, InstituteurLaurence Blésin, Chercheure UCLStephane Ginsburgh, Musicien (Bruxelles)Gilles Maufroy,Membre d'Attac-ULB, Membre du Bureau des Etudiants Administrateurs-ULB Françoise Janssens, EnseignanteCéline Deschietere, musicienne et juriste, BruxellesThierry Delforge, délégué CGSP-Enseignement-BxlCéline Serrad, photographeOlivier Bony, Coordinateur du Bar des ClandestinsDominique DE LAET, citoyenne belgeEric Smeesters, CinéasteFrançois Bouchardeau, HB EditionsIvan Fox - ActeurJacques FoschiaMichel LemboNathalie Melis, Rédactrice web et traductriceResier Patrick, délégué syndical ULBSaid LamkademSara  Meurant, dessinatriceMilena Strange, Photographe

Xavier May

21:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, medias, mr, p resse, ps, politique, repression, romain, propagande, silence, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, gouvernement, information, liberte, television, actualite, belgique, capitalisme, dictature, cdh, justice, courcelles, histoire | |  Imprimer | | |

13/05/2008

12/05/2008: Belgacom parmi les 10 meilleures entreprises européennes...

From: Finances
Sent: Monday, May 12, 2008 7:31 PM
Subject: Belgacom parmi les 10 meilleures entreprises européennes

12.05.2008 18:33

Belgacom parmi les 10 meilleures entreprises européennes

Belgacom arrive en 9e position sur une liste des 50 entreprises européennes les plus performantes composée par le périodique d'affaires américain BusinessWeek.

La liste est établie sur base de la croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice pendant les trois dernières années. Des éléments comme l'imposition et les résultats exceptionnels n'entrent pas en ligne de compte. Les entreprises sont aussi comparées à celles de leur secteur même si ce secteur ne se porte pas bien. Cela afin d'éviter par exemple que les compagnies pétrolières ne squattent les premières positions. Un panel de spécialistes intervient également pour établir le classement. En tête de liste se trouve la société boursière Deutsche Börse, suivie par Nobel Biocare et Nokia. La société Belgacom arrive en 9e position. Il n'y a pas d'autre entreprise belge dans le top 50 de BusinessWeek. (CLA)

Et ceux qui en profitent :
17.03.2008 08:36

Le patron de Belgacom a reçu 1 million d'euros supplémentaire

Didier Bellens, l'administrateur-délégué de Belgacom, a reçu 3,57 millions d'euros  (quelque 150 millions de Fb) en salaire et autres primes en 2007, révèle lundi "De Tijd" sur son site internet. Le quotidien se base sur des informations publiées dans les documents annexés à la convocation de l'assemblée générale de l'entreprise. En 2006, Didier Bellens avait gagné 2,6 millions d'euros.

Belgacom a payé l'année dernière 12,2 millions d'euros aux 8 membres du comité de direction, contre 8,3 millions d'euros un an auparavant. Cette hausse est expliquée par les 3,3 millions d'euros d'indemnités de fin contrat, notamment liées au départ forcé de Bridget Cosgrave de Belgacom. (NLE)

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, belgique, romain, histoire, actualite, finance, courcelles, capitalisme, presse, medias, information, television, privatisations, democratie, liberte | |  Imprimer | | |

27/04/2008

26/04/2008: sur le site de Michel Collon, journaliste politique belge...

-------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Biocarburants, Cuba, Egypte, RSF, Croatie, Mapuche, Chomsky...
Date: Sat, 26 Apr 2008 08:22:51 +0200
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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Pour des intérêts économiques, l'Etat chilien refuse toujours de reconnaître les droits des indigènes

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100.000 dollars de Taïwan : pas si désintéressée, la campagne de Ménard!
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20:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, belgique, actualite, politique, information, guerre, democratie, liberte, romain, courcelles, medias, presse, silence, television, collon, imperialisme, capitalisme, colonialisme, usa, cuba, veneuela | |  Imprimer | | |

01/04/2008

30/03/2008: COURCELLES: Ernest Glinne, à propos du Tibet ...

 -------- Message original --------
Sujet: Fw: TIBET: réponse interne avec élargisements potentiels..
Date: Sun, 30 Mar 2008 19:41:06 +0200
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, March 30, 2008 6:36 PM
Subject: TIBET

Cher Tim,
J'ai tenté d'atteindre le www..end the violence..etc, pour tomber sur une demi-douzaine de textes assez curieux, dont une publicité pour un Tshirt < à ne pas montrer aux Jeux Olympiques >.. Je te communiqueà toutes fins utiles mon appréciation, pour toi et les ami(e)s intéressé(e)s.
1. Le Tibet a été une extension-tampon de l'Empire britannique jusqu'au milieu du 17ème siècle. La suzeraineté de la Chine a alors été reconnue au point que le Tibet, sa hiérarchie et ses temples ont dès lors payédes redevances à Pékin. L'appartenance à la Chine a été confirmée ( à la demande de Tchang Kaï Chek et avec l'accord de tous les Occidentaux ) à la fin de la la deuxième guerre mondiale. Cette appartenance n'est pas discutable et il serait potentiellement désastreux de créer un nouveau problème à la Taïwan-Formose..Il est impossible que je souscrive à toute forme d'indépendantisme tibétain, littéralement exprimée ou par implication...
2.La tradition théocratique féodale du < tibétisme > n'est pas motivante pour nos militants de gauche. Est par contre attachante, comme ce fut démontré à l'égard de Ghandi et des non-violents de l'Inde, la solidarité avec la protestation ou l'affirmation paisible et sans arme ,sinon celle de la dignité. De la Birmanie au Tibet, la solution de gravissimes problèmes INTERIEURS a tout à gagner de la démonstration d'un soutien extérieur,éthique et politique, à l'égard des pacifistes rabroués , a fortiori lorsqu'ils sont assassinés.
3. La fin de mesures répressives et la reconnaissance réelle d'une autonomie culturelle( dans le cadre de la protection des minorités ) sont des exigences justifiées au niveau du droit des gens et de la moralitéinternationale. La sinisation du Tibet par une affluence démesurée de Chinois devrait préoccuper l'UNESCO.
4.J'ai mes raisons de croire que l'Administration Bush et ses services de déstabilisation ne sont pas étrangers à la création de dérives médiatiques en ce moment où l'Irak, l'Afghanistan (où sont engagés 500militaires belges et 5 F16..) et l'effondrement du capitalisme US proche d'un 1929 font que Washington est le centre de gravité négatif du monde.
5. Quoique je déteste très fort des écrits de de Coubertin, <père> des Jeux Olympiques, il ne faut pas mêler leur réunion à Pékin avec la question tibétaine. Les JO doivent dissocier sport et politique à leur niveau.
C'est une tradition qui a ses bons et ses mauvais côtés. Les JO ont eu lieu à Berlin en 1936, trois ans après la conquête du pouvoir par Hitler, ...qui a quitté la tribune lorsqu'un athlète afroaméricain a spectaculairement battu les invincibles aryens... Le Dalaï Lama lui-même ne demande pas du tout un boycott des Jeux. Les Ministres des Affaires étrangères ( joignons-y Chastel...) sont là pour user de la voie diplomatique...Et pourquoi pas un débat avec notre < bourgmestre pour la paix > locale !
A toi d'apprécier si et comment il conviendrait de diffuser cette opinion..


-------- Message original --------
Sujet: [romain : paix_socialisme_communisme] A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...
Date: Mon, 31 Mar 2008 13:31:34 +0200
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...

STOP à la civilisation et à la "répression" chnoises contre les émeutiers, vandales, incendiaires et meurtriers du Tibet !

Avec la Cia, Reporters sans frontières et l'infatigable Robert Ménard, exigeons la restauration du pouvoir absolu, féodal, dictatorial, exploiteur et criminel du dalaï-lama, de ses seigneurs et moines à Lhassa.

Ce jour, le courageux Ménard et ses gangs d' émeutiers manifestent à Bagdad.

Demain, ils seront à Kaboul.

Après-demain à Tel Aviv et à Gaza.

Dans 3 jours, ils remettront leurs protestation devant le camp de concentration ricain de Guantanamo.

Dans 4 jours, ce sera le tour du 127bis à Steenokkerzeel en souvenir de Semira Adama, étouffée avec un coussin pour que l'on n'entende pas ses cris...

Ensuite, à Washington, ils réclameront enfin un procès équitable pour le noir Abu-Jamal emprisonné depuis près de 30 ans au paradis ricain pour un crime qu'il n'aurait pas commis...

Toutes ces manifs de protestations légitimes en présence d' "Euronew" et des autres médias domestiqués et sécurisés du capitalisme et du Monde "libre", mobilisés pour nous "informer".

Justice, Paix, "démocratie", "Droits de l' Homme", "Liberté"...: si les émeutes "pacifiques" de Lhassa  se produisaient à Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, New York, Séoul, Gênes, ...,

elles ne seraient évidemment pas réprimées par les robocops de nos régimes "libres" et "démocratiques" capitalistes !

Les infos que l'on vous cache: pour en savoir un peu plus sur le Tibet et le chef de bandes Robert Ménard, cliquez donc sur les liens ci-dessous ...

 

http://lecapitalismecestlaguerre.skynetblogs.be

http://histoire.skynetblogs.be
http://romainroger@blogspot.com

http://users.skynet.be/roger.romain/rsf_menard.htm


roger.romain@skynet.b

13:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, droits de l homme, dalai-lama, imperialisme, courcelles, romain, histoire, belgique, actualite, presse, medias, silence, liberte, cia, usa, chine, tibet | |  Imprimer | | |

25/03/2008

17/03/2008: La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La Belgique dans l'illégalité internationale

La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force.

Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo.

Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit international pour expliquer des évolutions, mais les faits priment sur le droit" déclare ainsi le représentant MR, après avoir fait le parallèle avec l'indépendance de la Belgique. Et notre ministre des Affaires Extérieures De Gucht de renchérir "De fait, la Belgique est devenue indépendante car les grandes puissances l'ont reconnue. C'est là le véritable critère !"1. Au bac, la création en 1945 de l'ONU et du droit international, le modèle c'est le 19e siècle.

«Le Kosovo est un cas exceptionnel»

Maintenant que le droit est ainsi balayé, quel argument rationnel opposer à de pareils dépeçages suivant des lignes ethniques et/ou linguistiques? En Europe et ailleurs, il y a du boulot…

Quel est la différence entre le Pays Basque, ou la Corse, et le Kosovo après tout? La différence essentielle, c'est que le dernier cas les séparatistes ont été soutenus politiquement et militairement par les Etats-Unis et les pays de l'OTAN, et ce des années avant l'agression de la Yougoslavie de 1999.2

Les politiques et les médias pro indépendantistes tentent de justifier cette violation de la charte des Nations unies en répétant que le Kosovo est un 'cas exceptionnel'. Est-il à ce point exceptionnel qu'une grande puissance soutienne des séparatistes dans le pays qu'ils veulent détruire? Comme les Allemands des Sudètes en 1938 pour ne prendre qu'un exemple…. Le droit international est à nouveau substitué par le droit du plus fort. Beau retour en arrière dont notre gouvernement se rend complice.

La mort très bienvenue de Milosevic

L'argument fondamental qui revient de manière répétitive pour faire avaler ce mépris du droit c'est l'affirmation que la faute revient à Milosevic "qui a organisé massacres et nettoyage ethnique contre les Albanais". Ainsi le Monde : "L'indépendance du Kosovo .............constitue une dérogation, rendue inéluctable par la politique de nettoyage ethnique de Milosevic"; Libération : "Depuis les massacres et nettoyages ethniques perpétrés par Milosevic et l’engagement de l’OTAN qui les a finalement stoppés, la Serbie a dû abandonner toute souveraineté sur cette région"; The Independant (sic) "La Serbie a perdu le Kosovo à travers ses propres actions dans les atrocités et le nettoyage ethnique des années 90" etc, etc.

Décidément une grande chance que Milosevic soit mort à temps ! Car quelque soit le biais de la Cour du TPI, un jugement aurait bien eu du mal à inventer un génocide qui n'a jamais eu lieu, et un plan de nettoyage ethnique qui s'est avéré ne pas exister3. Il est très frappant que sans l'insistance répétitive sur les atrocités serbes contre les Albanophones, tout l'échafaudage médiatique pour "justifier" l'indépendance kosovare s'effondre complètement.

L'habillage humanitaire des forfaits n'est bien entendu pas une chose nouvelle. "Monsieur Benès a décidé de réduire par la terreur d'honnêtes citoyens allemands et ils les contraint par la violence à la fuite vers la patrie allemande. Nous constatons des chiffres horrifiants ; en un jour, dix mille fugitifs, le lendemain, vingt mille, le surlendemain, déjà trente sept mille, deux jours après, quarante et un mille, puis soixante-dix mille, et puis on vient à quatre-vingt dix mille, cent sept mille, cent trente sept mille, et aujourd'hui, deux cent quatorze mille. Des régions entières sont dépeuplées, des villages sont brûlés, on cherche à enfumer les Allemands avec des grenades et du gaz." Adolf Hitler, 26 sept 1938, quelques jours avant l'annexion de la Bohème et le démembrement de la Tchécoslovaquie..

Roland Marounek

1. http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/52/ic111.pdf
2. Cf par ex. Des agents de la CIA ont reconu avoir aidé à entrainer l'UCK bien avant les bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie, The Sunday Times, 12 mars 2000
3. Cf "Le TPIY sauvé par la mort de Milosevic", Alerte Otan n°21, janvier-mars 2006

Sommaire

18:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, liberte, politique, romain, usa, kosovo, flandre, independance, souverainete, imperialisme, otan | |  Imprimer | | |

22/03/2008

21/.03/2008: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique...



Et pourquoi pas un référendum parmi l' ensemble de la population belge sur cette ratification qui va finalement envoyer la Constitution belge, notre souveraineté et notre Indépendance nationale, aux oubliettes, comme celle des autres pays membres de l' Euro-dictature capitaliste d' ailleurs ?
Elle est belle notre "Démocratie" !
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique
Date: Fri, 21 Mar 2008 09:41:47 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Nous sommes ici sur la liste nommée "Sortir de l'Europe" c'est-à-dire "Sortir de l'union européenne"
Ci-dessous une critique intéressante de Belges  ('même si ceux-ci  comme beaucoup de Français encore disent vouloir  une "autre" Europe qu'ils croient possible) 
---------------------------------------------------------------------------
Europe
Belgique: Lettre ouverte aux membres du Parlement Fédéral et des Parlements Régionaux et Communautaires
Par Georges DEBUNNE, Pierre Galland

article publié dans la lettre 582
Lien permanent vers cet article
Objet : Projet de loi portant assentiment au Traité de Lisbonne modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, et à l’Acte final, faits à Lisbonne le 13 décembre 2007
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vous allez devoir vous prononcer sur le nouveau projet de Traité de l’Union Européenne.
Ce Traité aura valeur de Constitution Européenne. Il s’agit par conséquent d’un nouveau pas d’envergure dans la construction européenne. Ce Traité jouera un rôle décisif non seulement dans le fonctionnement de notre pays mais également dans la vie quotidienne des citoyens et des familles. Il sera déterminant pour les conditions de vie et de travail de chacun. Une nouvelle fois des compétences vont être transférées du niveau national au niveau européen.

Par la présente lettre ouverte nous voulons attirer l’attention sur le fait que l’on ne peut traiter l’évènement à la légère. Une Constitution n’est pas un document de plus que l’on peut facilement jeter à la poubelle. Par ailleurs, dans notre démocratie, le citoyen pouvait s’attendre à ce que le gouvernement ait assuré une large diffusion de ce texte fondamental et que les autorités politiques aient organisé des débats politiques à grande échelle. Or, non seulement il n’a jamais été question d’une consultation populaire mais, de plus, le débat politique est en dessous de tout. Le débat parlementaire lui même risque d’être au niveau zéro à en croire la discussion hâtive et sans esprit critique qui a eu lieu au Sénat, la chambre de réflexion de notre pouvoir législatif.
En tant que partisans d’une Europe démocratique, sociale et solidaire, nous avons des réticences gravissimes par rapport au texte qui vous est soumis. Ce projet est une occasion ratée si tant est que l’objectif viserait à organiser une Europe soutenue massivement par ses citoyens.
Nous tenons à vous présenter quelques considérations qui, dans le contexte d’une lettre ouverte, devront nécessairement être générales.
Nous restons sur notre faim par rapport au fonctionnement démocratique des institutions européennes. Cinquante ans après la constitution de la CEE et dans le cadre de l’actuelle Union Européenne, le rôle démocratique du Parlement européen reste en-dessous de tout. Le pouvoir réel continue à être assumé par la Commission et le Conseil, qui ne reçoivent que des résolutions et positions insuffisamment contraignantes d’un Parlement qui n’assume essentiellement qu’une tâche de contrôle très relatif et non pas une tâche de décideur politique.
De même, nous n’acceptons pas le principe qui est à la base de la politique sociale menée par l’Union Européenne actuelle et qui est confirmé par le projet de Traité sur lequel vous devrez vous prononcer. La protection sociale est entièrement soumise à la conformité au Traité et aux lois économiques du profit. La responsabilité sociale des entreprises est reléguée à l’arrière –plan et la flexibilité des travailleurs est hissée au premier plan des préoccupations.
Au nom du marché libre et des règles de la concurrence, le travail est entièrement soumis aux intérêts du capital. La question de la démocratie économique est à peine effleurée.
Enfin, encore une réflexion concernant la position de soumission internationale caractéristique de l’Europe actuelle. Le projet de Traité ne défend pas une Europe autonome et adulte qui, sur la scène internationale, serait à même de mener sa propre politique. Le projet confirme la dépendance à l’Otan dont on sait qu’elle n’a pas vocation à développer des relations mondiales de coopération solidaires et respectueuses de l’indépendance de toutes les nations. L’Union Européenne doit développer des relations internationales basées sur le respect mutuel des nations et des cultures, une collaboration solidaire et la réalisation de progrès sociaux décisifs avec la volonté de la protection de l’environnement. Les organisations internationales telles que les Nations Unies et l’Organisation Internationale du travail ont cette vocation. L’Union Européenne doit s’inscrire dans cette perspective plutôt que dans une voie impéraliste.
Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, qu’un pareil projet constitutionnel européen, qui, de plus, ne réserve qu’un rôle subordonné aux Droits de l’Homme, ne peut recevoir notre consentement, alors que notre soutien à une Europe démocratique, sociale et progressiste, protection de l’environnement incluse, est hors de doute.
Nous attendons de votre part un débat parlementaire sérieux et fondé, qui ne craigne pas l’esprit critique et qui mette en évidence la nécessité d’une autre Europe, d’une Europe qui veillerait au large soutien de sa population.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de nos sentiments très distinguées.
  • Georges DEBUNNE, Ancien Président FGTB/ ABVV et CES
  • Pierre GALAND, Président Forum Nord-Sud
  • Ernest GLINNE, Ancien Ministre et député européen honoraire
  • François HOUTARD, Prêtre, sociologue et co-fondateur du Forum Social Mondial
  • Lode Van OUTRIVE, Député européen honoraire
  • Jef SLEECKX, Député fédéral honoraire
  • Maxime STROOBANT, Professeur émérite du droit du travail VUB
  • Et Mateo ALALUF, Sociologue ULB, Anne DUFRESNE, Chercheuse GRAID ULB, Henri EISENDRATH, Prof VUB, Corinne GOBIN Maître de recherche FNRS, Sophie HEINE Chercheuse ULB, Paul LOOTENS, Secrétaire fédéral Centrale Générale FGTB, Jaak PERQUY, filosoof, Michel VANHOORNE, prof en Ugent, Hendrik VERMEERSCH, 15 december Beweging/ Mouvement, Jacques VILROKX, Prof VUB
par Georges DEBUNNE
Ancien Président FGTB/ABVV et CES voir tous ses articles

Pierre Galland
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11:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, imperialisme, capitalisme, otan | |  Imprimer | | |

21/03/2008

« Dewael veut que tout le monde puisse être mis sur écoute »


Antiterrorisme :: L’avis de l’avocat Raf Jespers


Raf Jespers, avocat, membre du Progress Lawyers Network et du PTB, coauteur de Nos droits démocratiques en danger, craint une utilisation politique abusive de la récente alerte au terrorisme.

Mark Kennes
16-01-2008

 

Raf Jespers suit depuis plus de trente ans tous les dossiers concernant nos droits démocratiques et nos libertés, ainsi que le travail des services de police et de renseignement. Ces dernières années, le contrôle que l’Etat belge exerce sur ses citoyens est passé selon lui à un niveau supérieur. L’exemple le plus récent est le plaidoyer du ministre de l’Intérieur Patrick Dewael en faveur d’écoutes téléphoniques illimitées suite à l’alerte au terrorisme déclenchée pendant les fêtes de fin d’année.

 

Selon vous, y avait-il des raisons fondées pour une alerte au terrorisme ?

Raf Jespers. La semaine dernière, avec cette alerte au terrorisme, j’ai eu un peu l’impression que l’OCAM (« organisation de coordination et d’analyse de la menace ») voulait surtout justifier son existence car, si l’alerte repose comme le prétend la presse sur les 14 personnes de la « mouvance » Nizar Trabelsi, j’estime que cette alerte draconienne n’a en fait que bien peu de fondement.

Mais soit, ici nous tâtonnons encore dans l’obscurité et tant que nous ne connaîtrons pas les raisons réelles de cette alerte au terrorisme, j’estime que nous devons nous montrer prudents. Vous ne m’entendrez pas crier bêtement sur tous les toits, sans disposer de plus amples informations, comme l’ont fait Jean-Marie Dedecker (LDD) ou Anne-Marie Lizin (PS), que cette alerte est injustifiée. C’est toujours possible. Toute cette discussion sur le bien-fondé ou non de cette alerte ne constitue pas selon moi le fond du problème.

Vous reprochez au ministre Dewael de vouloir se servir à mauvais escient de cette alerte au terrorisme afin d’imposer un certain nombre de lois antidémocratiques…

Raf Jespers. Effectivement. Dans une interview au quotidien De Standaard le 5 janvier, il préconise, par exemple, de doter les services secrets également de moyens spéciaux d’investigation. Les services de police disposent depuis un bout de temps déjà de ces méthodes, comme, par exemple, les écoutes téléphoniques. L’Ordre des barreaux flamands (une organisation de 8 000 avocats) et la Ligue des droits de l’homme ont à l’époque introduit une plainte contre ces pratiques auprès de la Cour constitutionnelle, qui leur a donné en partie raison.

Au lieu d’en tenir compte, Dewael veut désormais autoriser ces méthodes également à la Sûreté de l’État. Il va même encore plus loin. Aujourd’hui, la police ne peut recourir à ces méthodes que dans le cadre d’une enquête judiciaire, et sous la supervision d’un magistrat. Dewael veut aujourd’hui les utiliser de façon proactive, c’est à dire sans qu’il soit question d’un délit. Il veut également réduire fortement cette possibilité de contrôle. Ainsi la police pourrait mettre tout le monde sous écoute comme bon lui semble. Ici, nous sommes deux ponts trop loin.

  

La menace du terrorisme ne rend-elle pas ces mesures indispensables ?

Raf Jespers. Il est du devoir fondamental de l’État de protéger ses citoyens contre le terrorisme. C’est incontestable. Aujourd’hui, toutefois, apparaissent deux gros problèmes à propos de ce qu’on entend, en Occident, par lutte contre le terrorisme.

Primo, il convient de se poser la question : qu’est-ce que le terrorisme ? Dans les années septante, on définissait encore le terrorisme comme « une violence aveugle contre les citoyens ». C’est une définition dans laquelle je puis me retrouver complètement et je ne suis certainement pas opposé à ce que de telles organisations soient durement traitées. Aujourd’hui, et surtout après les attentats du 11 septembre 2001, on fait toutefois un amalgame très large entre les véritables organisations terroristes d’un côté et les mouvements de libération du tiers monde et les gens en Europe et aux USA qui se montrent très critiques à l’égard du système actuel. C’est bien sûr une définition bien trop large de ce qu’est le terrorisme. Avec cette définition, les dockers qui ont manifesté à Strasbourg il y a deux ans contre les directives portuaires de l’Union européenne seraient des terroristes. Ça ne va pas.

Secundo, la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), principe de base fondamental de notre démocratie, est menacée. Les services de police et de sûreté, qui appartiennent au pouvoir exécutif, ne peuvent pas agir comme bon leur semble, sinon nous vivrons demain dans un Etat policier. C’est pourquoi le pouvoir judiciaire et le parlement (pouvoir législatif) doivent pouvoir contrôler leur fonctionnement. En Belgique et dans l’Union européenne, qui détermine 80 % de notre code pénal, ce contrôle par le Parlement ne représente pas grand chose. Le Parlement européen n’a presque rien à dire. En Belgique, il existe bien les comités R et P, qui tiennent à l’œil les services de renseignement et de police, mais ils ne font que rarement des critiques fondamentales sur le travail de ces services. Aujourd’hui, Dewael veut encore réduire le contrôle judiciaire sur la police. C’est très dangereux.

 

Vous dites donc que les plans que le ministre propose aujourd’hui existaient déjà avant même qu’il fût question de la moindre alerte au terrorisme ?

Raf Jespers. Bien sûr. En novembre 2007, au niveau européen, tous les États membres ont signé un décret cadre qui élargit fortement les lois antiterroristes. Dewael lui-même admet que ces idées existaient déjà depuis longtemps, mais qu’il n’a pu les faire appliquer sous Verhofstadt II. Aujourd’hui, il espère avoir plus de succès avec Vandeurzen (CD&V) comme ministre de la Justice.

 

Dewael joue également avec l’idée de pouvoir faire interdire certaines organisations…

Raf Jespers. La pression du mouvement démocratique avant les années 2000 ont empêché la mise en œuvre de mesures que Dewael propose aujourd’hui. L’interdiction d’organisations serait un fait unique dans toute l’histoire de la Belgique, en contradiction totale avec la tradition juridique. Les organisations politiques doivent être combattues de façon politique, pas juridique. Et si une organisation ne respecte pas le code pénal, il existe assez de moyen pour la poursuivre. Par exemple, on a condamné le VMO1 comme milice privée dans les années 70, ou des asbl du Vlaams Belang pour racisme en 2004.

Dewael a cité le DHKP-C comme exemple explicite. Une organisation que vous défendez actuellement dans un procès…

Raf Jespers. Le procès contre le DHKP-C est un précédent très important, mais également très dangereux, dans cette discussion sur les droits démocratiques. Le parquet veut un précédent pour une condamnation pour terrorisme, alors que la législation antiterroriste n’existait pas encore au moment où les faits incriminés se sont produits. En outre, cela montre clairement aussi à quel point nos droits sont déjà limités. Il y a cinq ans, personne n’aurait estimé possible que quelqu’un se voie condamner à cinq ans de prison pour la traduction d’un communiqué de presse ! C’est ce qui s’est pourtant produit dans ce procès.

1 Vlaams Militanten Orde, organisation paramilitaire d’extrême droite.

 

Plus d’infos : www.progresslaw.net

 

Vous pouvez vous procurer « Nos droits démocratiques en danger », la brochure rédigée par Raf Jespers sur les menaces pesant contre notre démocratie, au prix de 2 euros sur www.archivesolidaire.org/shop

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, democratie, liberte | |  Imprimer | | |

15/02/2008

15/.02/2008: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo) ...



-------- Message original --------
Sujet: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
Date: Fri, 15 Feb 2008 20:21:05 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>



Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
VANESSA STOJILKOVIC

150 personnes font la grève de la faim à Bruxelles. Depuis 45 jours.
A travers ce mini-reportage, ils vous expliquent pourquoi.

Vous pouvez leur être d'une très grande aide en écrivant un mail au ministre Dewael.
patrick@dewael.com

Pour lui demander de régulariser ces sans-papiers qui vivent depuis de nombreuses années en Belgique.
Ils participent à l'économie du pays, mais n'y ont aucun droit. Ils veulent vivre.

http://fr.youtube.com/watch?v=hOSSWKtG_5k


Intégrez cette vidéo sur votre site Web.
Copiez-collez ce code pour intégrer cette vidéo.

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21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcellles, belgique, histoire, liberte, justice, politique, capitalisme, repression capitaliste, solidarite, resistance, euro-dictature, democratie, romain | |  Imprimer | | |

23/01/2008

Charleroi :: Tentative d’expulsion d’un couple âgé

C' est en Euro-dictature capitaliste !

RoRo

Charleroi :: Tentative d’expulsion d’un couple âgé

Enfermés pendant trente heures dans une cellule à l’aéroport

Myriam De Ly
23-01-2008

Un couple de personnes âgées a été détenu au commissariat de l’aéroport de Gosselies pendant plus de 30 heures. Sans la famille et les amis, ils auraient été expulsés vers le Maroc.

 

Ahmed Touil (au centre, en chaise roulante) et sa femme sont heureux de retrouver leur famille et leurs amis, après une attente angoissante dans une cellule du commissariat de l’aéroport de Charleroi. (Photo Solidaire, Myriam De Ly)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Ils sont Marocains, ont vécu tout à fait légalement dans la famille de leur fils à Monceau-sur-Sambre, avec une carte de séjour « jaune », renouvelable tous les cinq ans. Ahmed Touil et Fatna Baiz sont très âgés. Ils ont la santé fragile, et ont besoin de soins.

Le 19 janvier vers midi, ils rentrent d’un séjour au Maroc. Mais ils n’ont plus l’accès au territoire, parce que leur séjour là-bas a dépassé un an. La famille explique qu’Ahmed a dû être hospitalisé au Maroc. Pas d’avance. Ils sont arrêtés et enfermés dans une cellule du commissariat de l’aéroport. Ils ne comprennent pas ce qui se passe, ils parlent peu le français. Ce n’est qu’en début de soirée qu’un des fils peut les voir. Le père est malade, il a vomi. La police refuse que le fils appelle une ambulance. Ahmed passera la nuit dans ses vêtements souillés.

Les amis et plusieurs associations sont mis au courant de la situation. Deux avocats s’activent pour faire libérer le couple. Le lendemain, la police tente de les embarquer de force dans l’avion pour Casablanca de 12 h 10. Fatna refuse catégoriquement, l’expulsion ne réussira pas.

Commence une nouvelle longue attente. J’appelle le docteur Eric Hufkens pour qu’il voie Ahmed. Il constate l’épuisement et divers problèmes de santé chez l’homme âgé et estime tout à fait irresponsable de le garder là-bas. La presse arrive sur les lieux. L’avocat a pu obtenir une solution : l’Office des Etrangers, ne voulant pas perdre la face, demande que la famille achète un ticket de retour pour les parents, valable 15 jours. Entre-temps, un avocat doit renouveler leurs permis de séjour. La famille achète les tickets. Mais ils les ont pris pour 16 jours. Refusés. Il faut aller les changer. De nouveau il faut attendre.

Alors que tout aurait pu être très simple : on aurait pu donner un visa de touristes, avec la demande qu’un avocat régularise leur séjour. C’est finalement vers 18 h 30, que nous voyons sortir Ahmed et Fatna de la zone de transit. Ahmed, fragilisé, est en chaise roulante. Le stress, l’incompréhension, la fatigue, les malaises et l’humiliation auraient pourtant pu être évités. La famille, les amis, les associations ont constaté sur place que d’autres familles ont aussi été touchés par des tracasseries administratives. À quand une politique humaine vis-à-vis de l’immigration ?

19:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, actualite, histoire, democratie, liberte, presse, silence, europe, euro-dictature, oppression, oppression capitaliste | |  Imprimer | | |

08/01/2008

Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe ...

Histoire :: L’influence de la révolution d’Octobre (1917) sur la Belgique
Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe

La révolution russe enlève aux supers riches terres et usines en 1917. Moins connue est l’influence de la révolution sur nos droits sociaux.

Herwig Lerouge
31-10-2007

La lutte pour les trois huit, 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos est le fait de la mobilisation ouvrière et syndicale en Belgique. Mais aussi de l’influence et du prestige de l’Union Soviétique et des communistes. (Illustration : De Roos op de revers, Amsab)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Dès les lendemains de la révolution russe d’Octobre, la peur de la contagion révolutionnaire, de la contagion rouge gagna les puissants d’Europe. À tel point qu’ils durent concéder des réformes sociales qu’ils avaient farouchement refusées jusque-là.

Ainsi dans notre pays, on peut dire que trois grèves générales furent nécessaires en 1893, 1902 et 1913, mais surtout la Révolution d’Octobre pour que les travailleurs (pas encore les travailleuses) obtiennent en 1919 enfin le plein droit de voter au suffrage universel.

Le jour suivant l’armistice du 11 novembre 1918 et la fin de la guerre, le roi des Belges, Albert I, convoquait au village de Loppem le parti libéral, le parti catholique et le Parti ouvrier belge, l’ancêtre du Parti socialiste, pour discuter des mesures à prendre en vue d’assurer l’ordre une fois les soldats démobilisés. En effet, la panique parmi les bourgeois était grande et elle s’était encore accrue suite à la création de conseils révolutionnaires de soldats allemands à Bruxelles. À l’image de ceux qui se créaient un peu partout en Allemagne inspirés par la révolution d’Octobre. Et ceux-ci étaient soutenus par une partie de la population belge.

Le roi et les partis politiques étaient inquiets, il s’agissait de calmer le jeu. La réunion de Loppem décida de faire entrer deux ministres socialistes au gouvernement et d’installer le suffrage universel pour les hommes sans révision préalable de la Constitution. Le grand promoteur de cette opération était le plus grand banquier de Belgique, Émile Francqui, le directeur de la toute-puissante Société Générale. Ce fut la première manifestation concrète de l’aide que pouvait apporter le nouvel État socialiste russe au combat social de la classe ouvrière dans les pays européens.

Il a fallu une nouvelle grève générale en 1919 et la peur de la contagion révolutionnaire pour qu’en 1921 soit introduite la journée des 8 heures et la semaine des 48 heures. C’était une revendication pour laquelle étaient déjà tombés sous les balles de la police des dizaines d’ouvriers à travers le monde.

Même les livres d’histoire l’admettent : en 1918, en Belgique, l’attitude de la bourgeoisie était déterminée dans une large mesure par la crainte de voir les travailleurs « suivre d’une façon ou de l’autre l’exemple russe 1 ».

 

1 J.Bartier, La politique intérieure belge (1914-1940), Bruxelles, 1953, t. 4, p. 47. Cité dans Claude Renard, Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge, 1967, Éditions de la Fondation Jacquemotte, Bruxelles, p. 63

Extraits du discours prononcé par Herwig Lerouge à l’occasion du 90e anniversaire de la révolution d’Octobre célébré au Centre international à Bruxelles le 20 octobre dernier. Le discours complet est consultable sur www.wpb.be

> Aux origines du Parti communiste belge

15:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcellles, romain, belgique, histoire, capitalisme, demcratie, liberte, politique, presse, silence, communisme, oppression capitaliste, europe, urss, revolution | |  Imprimer | | |

07/01/2008

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France !

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France

-------- Message original --------
Sujet: [Bellaciao] Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Date: Mon, 07 Jan 2008 22:01:59 +0100
De: newsletter@bellaciao.org <newsletter@bellaciao.org>


Bellaciao vous souhaite une bonne année... malgré un horizon quelque peu surchargé !
Vous trouverez ci-dessous un communiqué appelant à la mobilisation contre le Traité "Modifié" Européen.

L'année 2008 sera également marquée par un nouveau procès en mai 2008 pour Roberto, de Bellaciao, les Chantiers Navals de l'Atlantique ayant fait appel de la décision du tribunal de Saint-Nazaire (novembre 2007, voir ici :
http://bellaciao.org/fr/mot.php3?id_mot=254).
Bellaciao en appelle de nouveau à votre soutien, moral et financier !
(souscription ici :
http://bellaciao.org/souscription.php)

*********************************************
Tous à Versailles le 4 février 2008 !


Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant, dans le même temps, la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.

C’est le choix qui a été fait par le Gouvernement de N. Sarkozy et F. Fillon, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005, « sans risque » de se confronter à nouveau à la volonté populaire.

Car comme l’a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu’un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON"
contre l’Europe libérale et capitaliste.

Or, il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée.

L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.

Si cette majorité n’est pas atteinte, la Constitution du 4 octobre 1958 impose alors la consultation populaire par référendum.

Le groupe parlementaire du PS (le groupe le plus important dans l’opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l’instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.

Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.

Cette manifestation sur place est d’autant plus importante qu’en mars 2008 auront lieu les municipales et les cantonales. Les élus devraient donc être particulièrement sensibles à nos mobilisations.

Le mouvement citoyen « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 » a donc créé le site Internet
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C’est une plateforme logistique destinée à réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.

Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.

Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre ainsi le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.

Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif :

Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire !

Respectez notre « NON » !

"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.

Aussi, nous vous engageons à vous inscrire sur ce site, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :

- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co-voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)

Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.

Nous estimons qu’il est extrêmement important pour notre avenir, au delà de nos tendances et de nos appartenances respectives, de nous rassembler et de manifester le 4 février 2008 à Versailles, au moment et au lieu du vote du Congrès, pour rappeler à nos élus, nos mandataires, qu’ils doivent avant tout respecter notre voix.

Le Collectif Bellaciao soutient et participe à cette initiative 100% citoyenne et républicaine : « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 »

http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.

Faites passer !

Salut et fraternité

Bellaciao
http://bellaciao.org

22:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoire, actualites, france, europe, democratie, liberte, politique, capitalisme, presse, ps, courcelles, euro-dictature, silence | |  Imprimer | | |

04/01/2008

04/01/2008: La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles ...

-------- Message original --------
Sujet: Alerte OTAN ! n°28 / octobre-décembre 2007
Date: Fri, 4 Jan 2008 07:52:44 +0100
De: <info@csotan.org>


Alerte OTAN !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance OTAN,
Numéro 28, octobre-décembre 2007

Secrétariat : rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles
Adresse électronique : info@csotan.org

tél & fax : 02 511 63 10
CCP
068-2447491-14 au nom de CSOTAN

Site internet : www.csotan.org


Sommaire


Le CSO anime également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir régulièrement des infos centrées sur l'OTAN, et où vous pouvez aussi diffuser vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr


Édito

Ensemble contre l’'Otan, samen tegen Navo !

Les réunions au sommet de l'OTAN se sont multipliées ces dernières semaines, signe que tout ne se passe pas exactement comme prévu dans le camp des alliés occidentaux et que la grande machine de guerre ne fonctionne pas sans ratés. Kosovo, Iran, Afghanistan, Bouclier anti-missiles: les pays membres de l'Otan ne sont pas sur la même longueur d'ondes et n'aboutissent à aucune détermination ferme.

L'annonce publique par les services de la CIA et d'autres ( ???) que l'Iran "aurait arrêté tout programme de préparation d'armes nucléaires depuis 2003" vient mettre un coup d'arrêt pour les forces US les plus résolues à la guerre immédiate contre l'Iran. Cela montre bien les incertitudes au sein de la superpuissance sur les possibilités de gagner cette guerre. L'échec en Irak conduit au doute. Et surtout les réactions de la Russie, de la Chine et des pays non alignés ont fait sentir au sein même de l'Otan, que la partie ne se gagnerait pas facilement.

Mais cela n'empêche pas de continuer les menaces et l' imposition de sanctions contre l'Iran. Même De Gucht, ancien et nouveau ministre des Affaires Etrangères de la Belgique s'y met en décrétant que le seul fait que l'Iran veut continuer le processus d'enrichissement de l'uranium "prouve que l'Iran veut se doter de la bombe atomique". Pourquoi ces questions se discutent-elles dans des réunions de l'Otan qui, en principe, n'ont rien à voir avec l'Iran? Ils ont besoin de présenter l'Iran comme une "menace" contre les pays européens pour justifier l'installation du bouclier anti-missiles et la participation de l'Otan à ce programme.

De la même manière, la Russie est de plus en plus l'objet d'attaques et de campagnes dénigrantes dignes de l'époque de la "guerre froide", de la part des responsables de l'Otan, et de nos anciens-nouveaux ministres. Son alliance avec l'Iran, ainsi que son opposition à l'indépendance du Kosovo ne laissent les mains libres ni à l'UE ni aux Etats-Unis. De Gucht, qui représente la Belgique à la présidence du conseil de sécurité de l'ONU, ne s'est pas gêné pour soutenir publiquement des mesures unilatérales de l'UE et des USA en faveur du changement de statut du Kosovo.

En Afghanistan, qui est le lieu le plus important d'intervention de l'Otan, 60.000 militaires de 27 pays différents, superarmés, ne suffisent pas pour faire régner l'ordre et maintenir le gouvernemenrt Karzai. Plusieurs pays membres de l'OTAN rechignent à fournir à l'Isaf les suppéments de moyens techniques, financiers, humains qu'elle réclame. Cependant, la Belgique n'est pas en reste. Récemment, le gouvernement encore en "affaire courantes" a décidé l'envoi de soldats supplémentaires à Kaboul. Le nouveau ministre de la Défense, Pieter De Crem, veut renforcer et revaloriser le rôle « militaire » de l'armée, la débarasser de ses oripeaux « humanitaires ». La Belgique fera tous les efforts possibles pour soutenir la guerre de l'Otan en Afghanistan.

Et pour bien montrer l'adhésion du gouvernement Verhofstadt III aux objectifs otaniens, ils ont rendu publique cette opération "anti-terroriste", juste le jour de la prestation de serment. Ces « terroristes » ne pouvaient qu'être dirigés par Nizar Trabelsi, accusé de préparer des attentats contre la base militaire de Kleine Brogel. Le nouveau gouvernement belge veut donner des assurances à l'OTAN, de sa capacité à servir les états-majors installés sur notre territoire. Les « menaces terroristes » actuelles tombent à point également pour prendre de nouvelles mesures de restriction des droits démocratiques (prolonger la garde à vue, élargir les autorisations d'écoutes téléphoniques)

Il faut noter d'ailleurs que tout au long de cette crise gouvernementale et au milieu des conflits dits communautaires, tous les dirigeants politiques restaient d'accord pour garder sous contrôle fédéral l'armée et la politique extérieure et que la Belgique a déjà signé le nouveau Traité européen, qui renforce encore l'allégeance de l'UE à l'Otan et réclame des augmentations des budgets militaires de chaque pays.

Nous devons montrer que, dans le camp des mouvements pour la paix, au nord comme au sud du pays, nous n'avons aucun conflit communautaire à régler et que tous unis nous continuons le combat pour le désarmement nucléaire, pour le retrait des bombes atomiques de Kleine Brogel, pour stopper tout programme de bouclier antimissiles, pour le retour des militaires belges embourbés dans cette guerre d'Afghanistan et pour une mise en cause radicale de l'OTAN qui ne protège pas l'Europe mais risque plutôt de l'entraîner dans un conflit majeur.

Sommaire


Conférence «La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles»

La conférence organisée par le CSO a permis de mieux connaître ce que le bouclier anti-missiles signifie, au point de vue technique, stratégique, politique. Elle s'est conclue sur plusieurs propositions d'actions concrètes : soutien à la manifestation contre le radar, à Prague le 17.11.07, avec l'envoi de lettres à l'ambassade tchèque et de messages de solidarité à la mobilisation tchèque; résolution de multiplier les activités d'information en Belgique ; proposition de soumettre un questionnaire sur ce thème aux ministres et parlementaires belges ; préparation d'un dossier rassemblant les informations, les analyses, les prises de position des organisations politiques et des associations pour la paix.

Si l'opposition au déploiement du système anti-missiles était unanime parmi les intervenants, nous avons toutefois pu entendre et discuter des points de vue plus divergents, entre autres sur la place que l'Otan ou l'UE pourrait prendre dans l'installation du bouclier anti-missiles en Europe, sur la position de la Russie. Le débat est ouvert et la question du bouclier anti-missiles prendra de plus en plus d'importance dans les mois à venir. Le prochain sommet de l'Otan à Bucarest en avril 2008 va probablement l'aborder et s'engager. Nous devons y être très vigilants !

Les textes des différents intervenants de la conférence sont reproduits dans ce numéro de Alerte Otan, et/ou sur le site du CSO :

Nils Andersson, du conseil scientifique d'ATTAC France, Nicolas Bardos, Pax Christi, Andrey Ordach, attaché de presse de l'Ambassade de Russie, Luc Mampaey, GRIP, Georges Spriet, VREDE, Pol d'Huyvetter , Mayors for Peace, Claudine Pôlet, CSO

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Le Bouclier ne protège pas l'Europe, il y prépare la guerre

Dans une Belgique qui se déchire de plus en plus, les problèmes dits institutionnels et de relations entre la communauté française et flamande prennent le dessus sur toute autre question politique. Se préoccuper, maintenant, d’'une question de bouclier antimissiles qui n'’existe pas encore en Europe et encore moins sur notre territoire, peut sembler aussi… surréaliste.

Et pourtant, l'’annonce et le début de mise en place par l’'Administration Bush de ce système anti-missiles est en train de pousser le monde vers la guerre, de relancer une course folle aux armements, il nous concerne donc grandement !

La presque totalité des partis politiques de Belgique, qu’'ils participent de la coalition orange bleue ou dans l’'opposition, se divisent à qui mieux mieux, régionalisent, fédéralisent, séparatisent… mais conservent une étrange communauté de positions sur les questions de politique extérieure et de défense de notre pays. Même le NVa, l'’allié séparatiste du CD&V déclare que l’'armée et la politique extérieure peuvent rester du ressort d’'un Etat Belge. Et tous se rangent derrière la Note Leterme concernant la Défense et la Politique extérieure ou, en tout cas, se taisent à son sujet. Cette note réaffirme que la Belgique est liée à une politique européenne de sécurité et de défense et qu’'elle est un fidèle et loyal membre de l'’Alliance Atlantique, à laquelle elle est prête à accroître sa contribution.

Rappelons également que le mini-traité européen appelé à remplacer le projet de Constitution européenne, reprend textuellement les chapîtres qui bétonnaient l’'allégeance à l’OTAN. Il y rajoute la nécessité d’'accroître les efforts financiers de chaque Etat membre pour rendre les forces militaires plus efficaces.

L’'OTAN n’'en est pas à une « étude de faisabilité » toute théorique. Des dossiers de milliers de pages circulent parmi les cercles dirigeants. Le secrétaire général Joop de Scheffer propose avec persistance qu’'un bouclier antimissiles otanien pourrait très bien compléter le système américain. L'’OTAN se prépare à une participation effective et importante à l’installation du bouclier antimissiles.

La Belgique est aussi concernée par cette question. Et comme nos gouvernements et nos responsables politiques, tous partis confondus, ont évité et évitent de plus en plus tout débat démocratique sur les questions militaires, il y a fort à parier que le projet de bouclier antimissiles deviendra une réalité otanienne à bref délai, et que tout cela passera au-dessus de la tête des citoyens et sera discuté et voté dans la plus grande discrétion. On en a déjà assez avec les bombes nucléaires de Kleine Brogel qui sont toujours là malgré les résolutions unanimes du Parlement pour les faire partir. Si les grands stratèges des Affaires Etrangères et de la Défense y rajoutent un soutien au système antimissiles, c'’est une preuve de plus que ces bombes atomiques sont destinées à être utilisées, protégées par un bouclier antimissiles. Cela ne doit pas se passer !

Le bouclier antimissiles est un outil de guerre et non de défense. Sous le contrôle des Etats-Unis ou un contrôle partagé avec l’'OTAN, ou même avec une implication de l’'Union Européenne, il est totalement inacceptable. Le Président Bush l’'a présenté comme une protection nécessaire à l'’Amérique et à l'’Europe contre des menaces de pays qualifiés de voyous, et en particulier l'’Iran. Mais l'’Iran n’'est pas en mesure d’'attaquer ni l'’Amérique ni l’'Europe avec des missiles nucléaires à longue portée qu’'elle ne possède pas.

Ce bouclier antimissiles vise à pouvoir attaquer la Russie et la Chine ainsi que n’'importe quel pays, qui résiste à la prédominance des USA et de l'’Alliance Atlantique, sans risquer une riposte de ceux qui ont la capacité nucléaire de le faire, comme la Russie et la Chine. Aucun de ces pays ne cherche des conquêtes militaires. L'’intérêt du peuple de Belgique et de toute l'’Europe est de rechercher une coopération avec eux et non la guerre. Voilà bien pourquoi il n’'est pas question pour les citoyens de notre pays et des pays membres de l’'Otan d’'accepter une participation à cette escalade vers une nouvelle guerre mondiale.

Claudine Pôlet (CSO)

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Qu’est-ce que le bouclier anti missiles ?

Avec le Missile Defense, ou bouclier anti-missiles, il s'agit d'empêcher qu'un missile attaquant puisse atteindre sa cible. Il existe déjà plusieurs systèmes de défense pour intervenir au moment où un missile rentre dans l'atmosphère, donc dans la partie finale de son orbite. Le bouclier anti-missiles maintenant, veut être capable de toucher un missile à un stade antérieur, c'est à dire pendant la phase vraiment ballistique du parcours hors de l'atmosphère dans laquelle les têtes se détachent du missile.

Le bouclier anti-missiles est un sytème de systèmes; chacun des éléments doit être techniquement parfait ainsi que leur coordination. Pour cela, on doit être capable de détecter au plus vite qu'un missile a été lancé. Puis il faut des radars qui suivent et précalculent le trajet. D'autres radars essaient de distinguer les têtes réelles des têtes fausses. Puis le missile d'interception est lancé pour projeter l'élément de collision (EKV exoatmospheric kill vehicle) contre la tête hostile. Tous ces éléments ne peuvent fonctionner que grâce à un réseau performant de gestion, commande et contrôle.

La détection se réalise par des systèmes infra-rouges dans l'espace. Les radars de première alerte existent déjà. Ils calculent le trajet de vol du missile hostile. Puis des radar-X à haute fréquence sur les ondes courtes détectent les têtes (nucléaires ou fausses). Le missile d'interception est une fusée à trois étages qui porte l' EKV jusqu'au point d'interception. Cet EKV reçoit de manière permanente l'information de la localisation changeante du missile attaquant, ou de l'orbite des têtes. l'EKV possède un système combiné de senseurs optiques et infra-rouges, pour suivre et analyser sa cible. Par ses petits moteurs, ce module d'environ 65 kg et 1,3 m de longueur, se met en position pour le meilleur impact contre le missile hostile qu'il détruira par énergie cinétique (par sa vitesse donc). La vitesse combinée avec laquelle l'intercepteur et la cible se rapprochent est de 15.000 miles par heure.

Le tout ne fonctionne que par un réseau de gestion: le Battle Management, Command, Control and Communicationos (BCM3) constitue le coeur du système. Il reçoit l'information et analyse les paramètres comme la vitesse, l'orbite, le point d'impact. Il calcule le point optimal d'interception, prépare le lancement du missile intercepteur. Il vérifie également le résultat de l'opération, et décide d'une éventuelle continuation de l'opération.

Le Pentagone américain estime nécessaire pour la sécurité nationale et celle de ses alliés d'avoir certains éléments de système de systèmes en Europe. Il veut utiliser des radars existants en Angleterre et au Groenland, et veut installer un radar-X et des missiles intercepteurs en Europe continentale: la république Tchéque et la Pologne.

Jusqu'à maintenant les essais ne sont pas du tout convaincants. La Missile Defense Agency elle-même parle d'un succès de 50%, tandis que les critiques ne parlent que de 4 ou 5 essais relativement positifs sur 13. Et souvent, on n'a pas tenu compte de la possibilité de têtes fausses qui pourraient troubler les radars.

Les entreprises liées à la recherche et la fabrication sont surtout: Boeing, Raytheon, Lockheed Martin et TRW. Ce sont de bons fournisseurs du Pentagone, et des sponsors généreux pour les caisses électorales des deux grands partis.

Mais il y a plus.

Le développement du système anti-missiles se situe dans la stratégie plus large de domination de l'espace par les Etats Unis. “Un moyen pour atteindre la prépondérance américaine dans l'espace est le développement d'une stratégie de dissuasion pour l'espace, et le déploiement des moyens spatiaux, y compris des systèmes d'armement fonctionnant dans l'espace, pour défendre nos ressources spatiales, et qui pourront renforcer notre force aérienne, navale ou terrestre”. (Commission to assess US national security space management and organization, 2001).

Dans son document Vision 2020, le US Space Command dit clairement: “dominer les dimensions spatiales des opérations militaires pour protéger les intérêts et les investissements des Etats-Unis”. La supériorité dans l'espace devient un élément crucial dans les guerres à venir. Le National Missile Defense (le bouclier anti-missiles) deviendra un ensemble de sensors et d'armes sur terre et dans l'espace. Les tâches pour les unités de terre, de mer et aériennes seront renforcées par nos capacités dans l'espace.

Voilà à quoi sert le bouclier.

Il est intéressant de voir ce que des analystes américains en disent: "Le bouclier anti-missiles que les Etats-Unis veulent installer est avant tout valable dans un contexte offensif, pas défensif; comme un élément d'importance dans la capacité de 'first strike', pas comme un bouclier indépendant. Dans le cas où les Etats-Unis attaqueraient la Russie (ou la Chine), le pays ciblé ne resterait après l'attaque qu'avec un arsenal trés réduit, s'il lui en reste un. A ce point, même un bouclier modeste ou inefficace pourrait être suffisant comme protection contre l'attaque-réponse, parce que l'ennemi annihilé n'aurait presque plus de missiles comme moyen de riposte.” (Lieber, Keir A./Daryl G. Press: The Rise of U.S. Nuclear Primacy, in: Foreign Affairs, March/April 2006.).

Georges Spriet (VREDE)

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Bouclier antimissile : inadéquat et dangereux

Une nouvelle crise semblable à « l’affaire des euromissiles » du début des années 80 va-t-elle éclater à l’occasion du projet américain de déploiement d’éléments de son bouclier antimissile en Europe ? Si le contexte géostratégique est totalement différent, les mêmes problèmes surgissent : un projet américain posant de nombreuses questions, le malaise des Européens et l’hostilité de la Russie qui estime qu’une nouvelle course aux armements en serait la conséquence.

Un projet discutable

C’est le 22 janvier 2007 que les États-Unis ont transmis officiellement leur demande de pouvoir installer d’ici à 2012, 10 missiles intercepteurs en Pologne et un radar de détection en République tchèque. Le but est de compléter un dispositif qui prévoit le déploiement de 40 missiles en Alaska (15 y sont déjà installés), de 4 missiles en Californie, ainsi qu’un réseau de radars sur le sol américain, au Groenland et en Grande-Bretagne.

Le projet de « bouclier antimissile » vise à intercepter des missiles qui seraient lancés contre les États-Unis par ce qu’ils nomment des « États voyous » comme l’Iran et la Corée du Nord. Mais, aux États-Unis même, plusieurs experts et responsables politiques doutent de l’efficacité et de l’utilité de ce projet.

Primo, la faisabilité technique de l’interception en plein vol de missiles balistiques ennemis est loin d’être prouvée. Les missiles actuellement déployés sont encore des prototypes et les essais réalisés jusqu’à présent ont soit révélé certaines difficultés, soit été menés dans des conditions optimales fort différentes de ce que serait la réalité.

Secundo, ce projet est très coûteux : actuellement, 10 milliards de dollars par an, alors que les coûts ont triplé par rapport aux estimations initiales. Un projet analogue qui serait déployé par l’OTAN en Europe coûterait entre 10 et 20 milliards de dollars, ce que les Européens auraient des difficultés à financer, sachant que la somme de leurs budgets annuels de défense avoisine les 220 milliards de dollars.

Tertio, quelle est la réalité de la menace ? À l’instar des « armes de destruction massives » en Irak, les Américains n’exagèrent-ils pas les risques ? De nombreux spécialistes, sans nier leurs intentions d’acquérir des missiles de longue portée, font remarquer que des pays comme l’Iran et la Corée du Nord auraient besoin de plusieurs années avant de disposer de missiles intercontinentaux. De plus, installer des têtes nucléaires sur ces missiles n’est pas simple à réaliser. Enfin, certains doutent que les dirigeants de ces pays soient à ce point irresponsables qu’ils lanceraient un missile nucléaire contre les États-Unis, qui disposent de milliers de têtes nucléaires, capables de rayer de la carte tout pays agresseur.

Le risque d’une relance de la course aux armements

Mais la critique majeure réside dans le risque de déstabiliser l’édifice de la dissuasion nucléaire. Le bouclier antimissile des États-Unis est présenté par ceux-ci comme non agressif et purement défensif. En réalité, il crée un effet pervers qui pourrait être un facteur de relance de la course aux armements balistiques et nucléaires.

C’est pour éviter une telle relance qu’Américains et Soviétiques avaient signé en 1972 le traité ABM (« Anti Ballistic Missiles ») par lequel ils renonçaient à déployer des systèmes d’interception de missiles ennemis (à l’exception de deux sites protégés pour chacun des deux pays). Par ce traité, les États-Unis et l’URSS reconnaissaient qu’ils possédaient un potentiel de « destruction mutuelle assurée » empêchant l’un d’utiliser l’armement nucléaire contre l’autre. Ce principe d’équilibre de la terreur permettait de confirmer l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion. Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine tend à « banaliser » l’arme nucléaire en en faisant une arme qui pourrait être utilisée sur des champs de bataille, y compris contre des États « non nucléaires ».

En dénonçant le traité ABM en 2002, les Américains se sont mis dans une posture qui remet en question la dissuasion nucléaire. S’ils deviennent capables de se protéger contre tout missile venant d’un pays ennemi, ce dernier pourrait dans le même temps se sentir menacé par l’arsenal nucléaire offensif des États-Unis, surtout si ceux-ci développent à son égard un discours agressif, le qualifiant par exemple d’État voyou contre lequel il pourrait être fait usage de la force.

Cet État pourrait alors être tenté de se doter d’un maximum de missiles nucléaires intercontinentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. C’est cela la relance de la course aux armements.

L’inquiétude russe

Washington répète depuis plusieurs mois que ce ne sont pas les 54 missiles intercepteurs (44 sur le sol américain et 10 en Europe) qui pourraient arrêter les 700 missiles intercontinentaux dont disposent encore les Russes. Mais ces derniers se demandent si ce chiffre ne pourrait pas être sensiblement augmenté par la suite. Par ailleurs, les Russes envisagent de réduire le nombre de leurs missiles intercontinentaux à environ 200 dans quelques années. Les Russes craignent dès lors d’être à terme soumis à une posture de domination nucléaire par les Américains, d’où leurs projets de relance de programmes de nouveaux missiles intercontinentaux et de doublement de leurs dépenses militaires pour les huit années à venir.

Certains, du côté occidental, estiment exagérées les réactions russes. Sans doute. Mais pour bien comprendre la perception de Moscou, il s’agit de resituer leur position géostratégique actuelle qui est fort loin de celle qu’occupait l’URSS il y a une vingtaine d’années avec une quasi parité de moyens militaires avec les États-Unis.

Aujourd’hui, les dépenses militaires mondiales ont retrouvé un niveau identique à celui qui existait à la fin de la Guerre froide, soit 1 000 milliards de dollars (contre 750 milliards à leur plancher historique en 1996). Dans ce total, le budget militaire des Américains représente près de 50 %, contre seulement 2 % pour celui de la Russie. Ce pays se situe au même niveau que l’Inde ou l’Arabie saoudite, tandis que des pays comme la Chine, le Japon, la France ou le Royaume- Uni représentent entre 4 et 5 % des dépenses militaires mondiales.

De plus, la Russie a le sentiment d’être assiégée. Les élargissements de l’OTAN de 1999 et 2004 ont fait rentrer dix pays ex-communistes (dont trois ex-républiques soviétiques) dans le camp occidental, réduisant le champ d’influence de Moscou. Sur son flanc Sud, 200 000 soldats américains sont en Afghanistan depuis 2001, et en Irak depuis 2003. Et sur les quinze anciennes républiques soviétiques, sept accueillent ou vont accueillir des bases américaines.

Enfin, les Russes ressentent une certaine forme d’arrogance des dirigeants américains actuels à leur égard. Ils manquent de reconnaissance et de respect. Dans le cadre du bouclier antimissile, ces derniers se sont adressés de manière bilatérale à la Pologne et à la République tchèque, sans présenter ce projet au sein du Conseil OTAN-Russie, qui avait été créé en 1999 pour discuter ensemble des questions de sécurité intéressant les deux parties.

Renouer le dialogue et relancer le contrôle des armements

À tout le moins, les dirigeants américains ont manqué de tact à l’égard de la Russie, mais aussi avec leurs alliés européens. Ceux-ci ne comprennent pas l’empressement des États-Unis à vouloir mettre en place ce projet de bouclier qui pose encore beaucoup de questions.

Il serait préférable qu’un véritable dialogue sur les questions de sécurité commune soit rétabli entre Occidentaux et Russes avant de se lancer dans de nouveaux projets. De plus, pour éviter l’émergence de nouvelles menaces potentielles par la prolifération nucléaire et balistique, il y a un urgent besoin de reprendre les efforts diplomatiques dans le cadre du droit international qui codifie la maîtrise des armements.

Malheureusement en six ans, c’est Washington qui a progressivement vidé de leur substance les acquis obtenus dans ce domaine depuis plusieurs décennies.

Editorial du « Nouvelles du GRIP » 2/2007
Voici un lien où l’on peut retrouver 3 anciennes publications du GRIP sur les Euromissiles :
http://www.grip.org/archives/archives.html.

Luc Mampaey (GRIP)

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L’installation de missiles en Europe par les Etats-Unis s’inscrit dans une stratégie globale Eurasiatique


L’actualité de notre sujet a été confirmée le 5 novembre, à Bakou, par Daniel Fried, secrétaire d'Etat adjoint : Les Etats-Unis comptent réaliser leur projet de bouclier antimissile en Europe centrale malgré les objections de la Russie, « Nous poursuivons les négociations avec la Pologne et la République tchèque… Nous espérons réussir et, si c'est le cas, nous mettrons en place un système radar pour la République tchèque et des missiles pour la Pologne ».

Je souhaiterais ce soir exposer dans le temps imparti, le projet global dans lequel s’inscrit l’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe orientale et en Extrême-Orient et ses conséquences pour nous Européens. Ce projet a pour fondement la doctrine Brzezinski qui fut le Conseiller à la sécurité nationale du Président Carter. En quoi consiste sa doctrine, formulée dans son livre « Le Grand échiquier » ? : « L’Eurasie constitue l’axe du monde. Une puissance qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence prééminente sur deux des trois régions les plus productives du monde, l’Europe occidentale et l’Asie orientale. Un coup d’œil sur une planisphère suggère que tout pays dominant en Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l’Afrique. L’Eurasie constituant désormais l’échiquier géopolitique décisif… L’évolution des équilibres de puissance sur l’immense espace eurasiatique sera d’un impact déterminant sur la suprématie globale de l’Amérique. »

Les idéologues néo-conservateurs s’inspirent de cette doctrine ; citons deux maîtres à penser de Georges Bush, William Kristol et Lawrence Kaplan : « Notre suprématie ne peut pas être préservée à distance. L’Amérique doit au contraire se considérer à la fois comme une puissance européenne, une puissance asiatique et, bien entendu, une puissance moyen-orientale. »

Après la chute du Mur, les Etats-Unis devenus l’hyper puissance, l’objectif de Bush père, puis de Clinton, fut de réduire l’espace de la Russie et de resserrer le containment de la Chine. Aujourd’hui, la nouvelle ligne part des pays Baltes vers la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, elle se prolonge vers la Turquie et le Pakistan où, autre avancée stratégique, les Etats-Unis ont pris pied dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale ; puis son tracé se poursuit à la périphérie de la Chine : de la Thaïlande à l’Indonésie, aux Philippines, à la Corée du Sud et au Japon. Un constat s’impose, entre la Turquie et le Pakistan se trouvent l’Irak et l’Iran, la ligne d’encerclement de la Russie s’en trouve rompue, ce qui a conduit, pour la combler, à l’aventure militaire irakienne et pourrait conduire à une nouvelle guerre d’agression en Iran1.

Jetons un regard sur le dispositif militaire mis en place en application de cette politique. Au tournant du XXIe siècle, le Pentagone a achevé la division de la planète en « aires de responsabilité » militaires attribuées à des grands commandements. Rien n’éclaire mieux l’ambition hégémonique de l’hyper puissance que l’énumération de ces cinq, devenues six, « aires de responsabilité », qui couvrent l’ensemble de la planète et participent directement du contrôle de l’Eurasie

Deux de ces commandements ne relèvent pas de notre propos. Le premier, le Commandement Nord (NORTHCOM), couvre le continent nord américain, les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Alaska et une zone jusqu’à 500 miles marins des côtes du continent.

Le deuxième, le Commandement Sud (SOUTHCOM), permanence de la doctrine Monroe, couvre l’Amérique centrale, les Caraïbes, et l’ensemble du continent sud-américain. Il contrôle le Golf du Mexique, les eaux territoriales du continent et une partie de l’Océan Atlantique.

Les autres commandements nous intéressent plus directement, le troisième en particulier, le Commandement Europe (EUCOM ) dont l’aire de responsabilité ne se limite pas à l’Europe communautaire mais inclut les Balkans, l’Ukraine, la Biélorussie, le Caucase et la Russie jusqu’à Vladivostock. L’EUCOM a une particularité par rapport aux autres « aires de commandement », ses liens particuliers avec l’OTAN ; ainsi le commandant des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) est aussi le Commandant suprême des forces de l’OTAN. Ce double commandement toujours attribué à un officier supérieur états-uniens intègre l’OTAN dans la structure militaire du Pentagone et la stratégie globale de Washington. Un lien de dépendance que confirme un document de l’EUCOM : « La transformation de l'EUCOM soutiendra la transformation de l'OTAN ». Cet amarrage de l’OTAN s’est concrétisé (à chaque fois sous commandement étatsunien) en Irak dans le cadre d’une coalition internationale, en Afghanistan, lors d’opérations en Méditerranée, dans le Golf d’Aden ou la Mer d’Oman, dans le cadre l’OTAN.

Le quatrième est le Commandement Centre (CENTCOM) qui couvre l’Égypte, la Péninsule arabique, la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et jusqu’au Pakistan, auxquels il faut ajouter les ex-Républiques d’Asie centrale : Turkmenistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan. C’est le CENTCOM qui conduit les opérations en Irak comme en Afghanistan, en partenariat avec l’OTAN.

Cinquième commandement, le Commandement Pacifique (PACOM ). Le PACOM englobe l’Inde et sa périphérie, la Péninsule indochinoise, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, la Chine, Taïwan, la Mongolie, les deux Corées, le Japon, l’Océanie, les îles du Pacifique. Sa zone maritime s’étend de la côte Ouest du continent américain à la côte est de l’Afrique et de l’Arctique à l’Antarctique. Le PACOM peut être considéré comme l’aire cruciale du dispositif en raison de l’espace qu’il couvre; 60% de la population mondiale y vit et c’est la zone où se côtoient les six armées les plus nombreuses en effectifs dans le monde : celles de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie, de l’Inde, de la Corée du Nord et de la Corée du Sud.

Une sixième zone de commandement a été créée cette année pour l’Afrique et devrait être opérationnelle en 2008, l’AFRICOM qui couvre l’ensemble du continent, sauf l’Égypte. C’est là un signe évident que l’Afrique est devenue un enjeu stratégique propre, notamment en raison de deux nouvelles donnes, l’influence grandissante de l’Islam radical, comme une conséquence de la politique états-unienne de clash des civilisation dans le Proche et Moyen-Orient et la pénétration chinoise dans le continent africain. Cette sixième zone n’est pas distincte de l’enjeu eurasiatique, en témoigne le fait que le siège de son commandement ne se trouve pas en Afrique mais en Allemagne, à Stuttgart, au siège de l’EUCOM.

Selon le rapport du département de la défense des Etats-Unis « Base Structure Report » pour l’année 2007, le Pentagone dispose de 823 bases dans le monde, auxquelles il faut ajouter les bases secrètes, la puissance de frappe de la VIe flotte étatsunienne en Méditerranée, des IIIe et VIIe flottes dans les océans Indien et Pacifique et les bases de l’OTAN. Il n’est aucun domaine où les Etats-Unis ne dispose d’une suprématie plus grande que dans le domaine militaire, ces six aires de responsabilité géographique représentent un système global, coordonnant toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis dans le but d’assurer l’hégémonie planétaire des Etats-Unis et d’imposer la domination du nouvel ordre social néo-libéral

Revenons à ce qui nous concerne directement l’Europe, continent où ce dispositif global est renforcé par la combinaison EUCOM/OTAN. C’est Bill Clinton qui en 1994, au sortir de la Guerre froide, a préconisé que la politique de défense de l’Union européenne soit « une Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'OTAN », proposition avalisée par les Chefs d’États européens lors du sommet de Madrid en 1997, inféodant ainsi les politiques de défense des États européens aux plans hégémoniques de la Maison Blanche.

L’OTAN devenue, de fait, partie du système de défense des Etats-Unis, la phase suivante fut, avec le « concept stratégique pour le XXIe siècle », adopté en 1999, sa transformation d’une organisation militaire régionale, euroatlantique, en une organisation militaire globale. Le sénateur Chuck Hagel a été très explicite à ce propos : « Il n'y a jamais eu, historiquement, de partenariat ou d'alliance mieux placée ou plus capable politiquement de mener le changement qui aboutira à l'avènement d'un monde meilleur et plus sûr que cette institution que nous appelons l'OTAN »2.

Pour bien comprendre la signification de cet arrimage, entendons Daniel Fried, Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires européennes et eurasiennes qui a déclaré en avril 2007 : « Depuis la guerre froide et son rôle régional dans les années 1990, l’OTAN s’est transformée en une organisation transatlantique effectuant des missions globales, de portée globale avec des partenaires globaux. C’est en Afghanistan que cette transformation est la plus évidente… L’OTAN est en train de développer les capacités et les perspectives politiques nécessaires pour s’attaquer aux problèmes et aux éventualités qui surviennent dans le monde entier. » C’est dans cette logique et toujours sous commandement étatsunien que les armées européennes membres de l’OTAN participent à la politique de Washington menée par Georges Bush ou ses successeurs.

Ou ses successeurs ? En effet, si les néo-conservateurs au pouvoir sont un cas d’école d’une politique unilatéraliste, sans égard pour ses alliés et brutalement interventionniste, il ne faut pas sous-estimer les tendances lourdes de la politique états-unienne. Un changement de président aux Etats-Unis peut certes infléchir la politique et les rapports de Washington avec ses alliés ou le recours à sa puissance de frappe mais, qu’il s’agisse du parti démocrate ou du parti républicain, les deux grands partis s’inscrivent l’un comme l’autre dans une logique politique, économique et militaire à caractère hégémonique. Citons à nouveau Kristol et Kaplan, ils nomment dans l’un de leurs ouvrages, les quatre présidents des Etats-Unis qui, à leur yeux, ont bien servi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale « la mission de l’Amérique ». Il s’agit pour ces deux idéologues néo-conservateurs, de Truman, Kennedy, Reagan et Bush junior. Deux d’entre eux sont républicains, les deux autres démocrates.

Le projet d’installation de batteries de missiles antibalistiques à Gorsko en Pologne et de radars antimissiles à Brdy en République Tchèque s’inscrit dans cette logique hégémonique qui ne peut être réalisée sans le contrôle de l’Eurasie. D’ailleurs ce projet de bases anti-missiles sur le continent européen a son pendant en Asie où le PACOM (commandement Pacifique) veut installer des bases anti-missiles en Extrême-Orient, au Japon, éventuellement en Corée du Sud. L’argument évoqué n’est pas ici l’Iran mais la Corée du Nord, l’objectif réel n’est pas la Russie mais la Chine.

L’installation de missiles en Europe centrale suscite les vives réactions que l’on sait de la Russie, Moscou menaçant de déployer des missiles à Kaliningrad et de suspendre sa participation au traité sur les forces conventionnelles en Europe3. Certains parlent de la paranoïa de Poutine, mais le projet d’installation de missiles antibalistiques s’accompagne de démonstrations de force permanentes. Ainsi en a-t-il été de la venue, début juillet, du destroyer lance-missiles USS Donald Cook dans le port d’Odessa, accueilli par les plus hauts responsables militaires d’Ukraine, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Grèce, de Lettonie, de Macédoine, de Moldavie, de Roumanie et de Turquie, pour participer à des manoeuvres de grande envergure avec l’OTAN, bien que la majorité de ces pays ne soient pas membres de l’Alliance Atlantique. Reconnaissons que cela justifie une réaction.

Si la Russie, comme la Chine, se sentent menacés par les visées eurasiatiques de Washington, leur attitude diffère dans la riposte aux plans de Washington. Cela se constate avec l'Organisation de coopération de Shanghai (dite aussi groupe de Shanghaï), créée en 2001 pour s’opposer aux projets américains de boucliers anti-missiles et aux interventions hors zone de l’OTAN. Comprenant initialement la Chine, la Russie, le Kazakstan, le Kirghistan, le Tadjikistan, ces pays ont été rejoints par l’Ouzbekisan. Depuis 2004 la Mongolie est devenue membre observateur du Groupe, suivie en 2005 par l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Assemblage pour le moins hétérogène

Pour la Chine, Pékin l’a affirmé à plusieurs reprises, le Groupe de Shanghaï n’est pas une alliance militaire (comme l’OTAN) mais une organisation de coopération politique, économique et de sécurité, effectuant des manœuvres communes notamment pour lutter contre le terrorisme. Ainsi il y a eu, cet été, d’importantes manœuvres militaires en présence de Vladimir Poutine et Hu Jintao mais également de Mahmoud Ahmadinejab. Au sein du Groupe, la Russie paraît plus activiste, par exemple pour amener l’Inde à devenir membre à part entière (ce qui changerait la donne régionale et au-delà) ou, pour que la Turquie, bien que membre de l’OTAN, devienne observateur. La Russie joue là sur les crispations que suscitent les oppositions à l’entrée de la Turquie dans l’Europe en incitant Ankara à jouer son rôle de puissance régionale turcophone sur le continent asiatique, ce qui est une tentation permanente de la Turquie mais sans grand succès jusqu’ici. On comprend les enjeux, la Russie, empire blessé, ressent le besoin de recréer à ses frontières une zone tampon pour contrecarrer les visées hégémoniques des États-Unis, la Chine, partant du concept de l’Empire du milieu d’où s’étendent des cercles concentriques, inscrit sa stratégie dans un temps long.

On comprend qu’il n’y a rien de comparable entre le groupe de Shanghaï et l’OTAN, ni même avec ce que fut le Pacte de Varsovie. Les dépenses militaires des pays membres de l’OTAN sont 9 fois plus importantes que celles des pays du groupe de Shanghaï, cependant, les armées des pays membres du groupe de Shanghaï représentent plus de 3,5 millions hommes, la Chine et la Russie sont des puissances nucléaires et on ne peut être ignorer que les pays membres du Groupe couvrent 30% de la surface de l’Eurasie et représentent 23% de la population mondiale. Ceci rappelé pour souligner la gravité d’une menace que représente une déflagration dans cette zone du monde.

Il y a toutefois dans cette confrontation, un point de convergence entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis, c’est la lutte contre le « terrorisme islamiste ». La guerre de Tchétchénie pour l’un, la question du Sinkiang pour l’autre, l’expliquent. Moscou comme Pékin sont favorables à la guerre menée par Washington contre l’intégrisme musulman, la Russie a même participé aux opérations de l’OTAN Active Endeavor en Méditerranée dans la « lutte contre le terrorisme ». Par ailleurs le coût de cette guerre est lourd pour les Etats-Unis et tout ce qui tend à affaiblir la position hégémonique des Etats-Unis ne va chagriner ni Moscou, ni Pékin.

La question de l’Eurasie apparaît bien la donne politique majeure du XXIe siècle et, selon les politiques suivies s’établiront des équilibres évolutifs à défaut desquels on basculera dans l’aventure militaire, au risque d’une guerre atomique. Aventure dans laquelle l’Europe serait inéluctablement entraînée puisque acteur dans le cadre de l’OTAN. Les objectifs fixés lors du dernier sommet de l’OTAN, à Riga en novembre 2006, le montrent et nous interpellent. Selon la Déclaration finale, l’OTAN « doit être capable de lancer et d’appuyer simultanément des opérations interarmées de grande envergure et des opérations de moindre ampleur, pour la défense collective et la réponse aux crises, sur son territoire et au-delà, à sa périphérie et à distance stratégique. » Ce projet envisage de pouvoir engager simultanément 300 000 hommes dans des opérations de grande ou moyenne envergure4. Pour comprendre la signification et l’importance de ce projet, rappelons que les forces étatsuniennes et internationales engagées aujourd’hui en Irak et en Afghanistan sont légèrement supérieures à 200 000 hommes.

Pour conclure, si aujourd’hui l’épicentre du conflit pour l‘hégémonie mondiale est le Moyen-Orient, du Liban à l’Afghanistan, l’enjeu majeur est l’Eurasie. Comme Européens, nous ne devons pas accepter d’être de simples pions sur le grand échiquier du Pentagone ni de toute autre puissance impérialiste potentielle, attendu qu’il n’y a pas de grandes puissances qui n’aient des visées impériales et rien ne laisse augurer que la raison guide les forces susceptibles de supplanter un affaiblissement de l’hégémonisme étatsunien. En effet, nous ne sommes déjà plus dans la phase post guerre froide où les Etats-Unis projetaient sans limites leurs vues hégémoniques sur le monde, Washington sort affaibli des aventures militaires de l’administration Bush. Pour les États-Unis, des révisions sont nécessaires, l’idéologie qui prévaut peut être un correctif aux ambitions ou au contraire un facteur amplifiant mais une logique de puissance impérialiste n’est pas rationnelle et un impérialisme affaibli n’est pas moins dangereux dans les initiatives qu’il peut prendre.

D’où l’importance de s’opposer à la stratégie du Pentagone et de son instrument, l’OTAN, de dénoncer l’installation, en application du concept bushien de guerre préventive, de bases de missiles anti-missiles en Europe et en Asie et de se battre pour un monde moins inégal, multilatéral, sans quoi ne peuvent être posés les fondements d’un autre ordre international, celui auquel nous aspirons.

Nils Andersson (ATTAC France)

1 Cette donnée géostratégique s’ajoutant à l’importance que revêtent l’Irak et l’Iran comme ressources et réserves énergétiques.
2 « Les États-Unis et l'OTAN unis dans la même finalité », juin 2004
3 Toutefois l’argument le plus fort de Moscou n’est pas militaire mais énergétique, la Russie pouvant fermer des vannes d’approvisionnement pétrolières et surtout gazières de l’Europe.
4 Il s’agit de pouvoir mener simultanément, 3 opérations de grande envergure avec 60 000 homme chacune et 6 opérations de moyenne envergure avec 30 000 hommes.

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Meeting international en République tchèque contre le radar anti-missiles

Le 20 octobre, 400 personnes ont répondu présent à la Première Réunion Internationale à l’appel de “Non à la Base” et Europe for Peace’, invitation appuyée par le maire Jan Neoral maire de la commune de Trovavec.

Depuis une année, des citoyens et des maires luttent contre l’installation de la base US dans la région de Brdy. Malgré une majorité écrasante de citoyens refusant ce projet dans le cadre du système national antimissile des Etats-Unis, les gouvernements des deux pays continue leurs tractations (négociation).

La délégation du CSO a apporté son soutien par une délégation porteuse d’un message de solidarité.

Par un message vidéo, Tadatoshi Akiba, maire d’Hiroshima, a exprimé sa tristesse face à cette menace de destruction insensée qui plane, de nouveau, sur toute l’humanité.

Evo Morales, président de la Bolivie, a tenu a envoyé un message de soutien par la voix de Giorgio Schultze. Le porte-parole le nouvel humanisme en Europe, Giorgio Schultze, exigeait, "l'élimination de toutes les armes nucléaires dans les bases militaires US et l'OTAN en Europe, la destruction et l'élimination des arsenaux en France et Grande-Bretagne, comme les premiers pas pour un désarmement nucléaire global sous la surveillance des Nations Unies."

Ken Livingstone, maire de Londres a également envoyé un message de soutien.

Jan Neoral a soulevé des vagues d’applaudissement quand il a exprimé l’indignation et la colère de millions de gens pris en otages dans cette nouvelle course à l’armement. (d’armes nucléaires de nouvelles générations.) Il a aussi tenu, au nom des 86 maires présents, à remercier les 13 délégations des partis humanistes européens, pour leur campagne contre la diffusion des armes nucléaires sur le continent.

Les déclarations de Kate Hudson, (CND), Bruce Gagnon (Global Networks against Weapons and and Nuclear Power in Space), Pol D'Huyvetter (des Maires pour la Paix, Abolition 2020) dans leur engagement ferme en faveur du désarmement, ont également déclenché des tonnerres d’applaudissements.

L'après-midi, six ateliers thématiques ont permis aux participants d’élaborer des plans communs pour des actions futures. L'atmosphère d'espoir et l'unité qui s'est répandue dans le hall, ont renforcé la détermination de tous les participants dans leur engagement pour un démantèlement global de l’arsenal nucléaire.

Martine De Henau

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Kosovo : Un simulacre d’indépendance menaçant la stabilité mondiale

Ainsi, en dépit du manque d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et les principaux Etats européens ont décidé d’octroyer un statut d’« indépendance supervisée » au Kosovo, province de Serbie, peuplée d’une majorité d’albanophones.

QUELLES CONSEQUENCES ?

Les conséquences de cette reconnaissance unilatérale d’une prochaine proclamation d’indépendance – qui pourrait intervenir dès le lendemain du deuxième tour des élections présidentielles serbes, prévu au début février – risquent de laisser longtemps leurs marques sur l’évolution des relations internationales.

Il s’agit tout d’abord d’une nouvelle violation du droit international par les grandes puissances occidentales. La Charte de l’ONU et celle de l’OSCE, garantissant toutes deux l’intégrité territoriale de leurs membres, sont ouvertement bafouées, tout comme la résolution 1244, prise en juin 1999 par le Conseil de sécurité pour faire cesser les bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Si cette dernière consacrait la perte de contrôle de Belgrade sur le Kosovo, en y autorisant le déploiement d’une force de l’OTAN et d’une mission de l’ONU, elle se fondait sur l’inviolabilité des frontières serbes. Or, non seulement on s’apprête à amputer la Serbie de son berceau historique, mais l’Union européenne (UE) se prétend habilitée à y déployer sa propre mission civilo-policière de « surveillance, encadrement et conseil » en remplacement de celle de l’ONU, il est vrai totalement discréditée par des affaires de corruption particulièrement graves. Malgré l’opposition de Moscou et de Belgrade, et l’absence de mandat du Conseil de sécurité, un semblant de légalité pourrait être donné par le Secrétaire général de l’ONU, mis sous pression pour produire une déclaration recommandant la substitution des deux missions.

D’autre part, une reconnaissance de l’indépendance kosovare dégraderait encore plus les relations entre l’Occident et la Russie, déjà mises à rude épreuve par le bouclier antimissile et le dossier iranien. Les nombreux pays du Sud opposés à cette indépendance, dont les plus vocaux au Conseil de sécurité ont été la Chine, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, se considèrent eux-mêmes menacés par l’unilatéralisme occidental, décidant de créer de nouveaux Etats là où il l’estime utile à ses intérêts. A contrario, l’Occident ne s’est guère soucié d’autres territoires, comme le Sahara occidental, pourtant destiné à l’indépendance après le départ des colons espagnols en 1976. Mais comme l’envahisseur était le fidèle régime marocain, l’Occident a fermé les yeux et continue de le faire plus de trente ans plus tard. Relevons aussi que plusieurs Etats de l’UE, Espagne en tête, sont farouchement opposés à une reconnaissance unilatérale, tout en semblant plus accommodants à l’égard de la mission à déployer au Kosovo.

Enfin, il est encore difficile de mesurer les effets d’une reconnaissance d’indépendance sur la stabilité de régions plus ou moins éloignées du Kosovo. Sur place, la population albanophone a tout intérêt à se montrer « digne » de son indépendance, en ne réitérant pas à l’encontre des minorités les exactions de l’été 1999 ou les pogroms de mars 2004. Les Serbes dans la principale enclave, au nord du Kosovo, devraient manifester leur intention de rester en Serbie en proclamant leur sécession du reste du territoire kosovar. Belgrade pourrait promulguer un embargo économique, alors que le Kosovo est fortement dépendant de l’énergie et des produits de consommation courante provenant ou transitant par la Serbie. La Macédoine voisine – jamais vraiment pacifiée depuis la guerre civile de 2001 – devrait connaître un regain d’activisme de la part de militants albanophones réclamant davantage d’autonomie ou le rattachement au Kosovo. En Bosnie-Herzégovine, les Serbes risquent de mettre à exécution leur menace de référendum sur l’indépendance de leur entité, alors que les Musulmans bosniaques, majoritaires et soutenus par l’UE qui gouverne le pays, souhaitent au contraire abolir la décentralisation garantie par l’accord de Dayton.

Au-delà, pour illustrer le précédent que ne manquera pas de créer la manière de résoudre le problème du Kosovo choisie par les Occidentaux, Moscou pourrait reconnaître l’indépendance de diverses régions sécessionnistes d’ex-URSS, appartenant à Moldavie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. D’autres, du Tibet au Pays basque, ne manqueraient d’y voir un encouragement à leurs propres aspirations indépendantistes. Est-ce un hasard, ou une manifestation de la fable de l’arroseur arrosé, si les Indiens Lakota viennent de proclamer l’indépendance de leur territoire usurpé naguère par les colons états-uniens ?

QUELLE INDEPENDANCE ?

Les principaux partis albanais et les Occidentaux se sont ralliés au plan mis au point par l’envoyé de l’ONU Ahtisaari, présenté en mars 2007 au Conseil de sécurité, mais non adopté en raison de l’opposition russe. Ce plan prévoit une indépendance du Kosovo « sous supervision » de la mission de l’UE, qui sera chargée d’encadrer le gouvernement de Pristina, ainsi que la justice et la police locales. En outre, les aspects militaires resteront le monopole de la KFOR, la force de l’OTAN, comptant actuellement 18.000 hommes. Ce schéma reproduit la mise sous tutelle de la Bosnie-Herzégovine, à l’exception que l’UE y fournit également le gros des effectifs militaires étrangers, bien qu’une force de l’OTAN réduite continue à y être présente.

Dans un territoire géré et contrôlé par des fonctionnaires et des policiers de l’UE, sur fond d’occupation par des troupes de l’OTAN, l’indépendance des autorités kosovares risque d’être bien théorique. Et encore, puisque en raison du blocage au Conseil de sécurité, le Kosovo restera très vraisemblablement longtemps privé d’un siège à l’ONU, symbole suprême de l’indépendance d’une entité. Il rejoindra ainsi les quelques territoires reconnus seulement par une poignée d’Etats, comme Taiwan ou la République turque de Chypre.

Sur le plan économique, la plupart des experts doutent que le Kosovo soit viable, surtout après la désastreuse gestion internationale de ces dernières années. Autrefois exportateur net d’électricité dans toute la région grâce à deux grosses centrales thermiques, le Kosovo importe maintenant l’essentiel de son énergie, non sans que les habitants, et particulièrement dans les enclaves serbes, connaissent des coupures de courant quasi-quotidiennes. Le plus grand complexe minier des Balkans, à Trepca (zinc, plomb, argent, bismuth, cadmium, or…), a été mis à l’arrêt dès l’arrivée de l’administration de l’ONU, les ouvriers serbes désirant continuer leur travail se faisant brutalement expulser par les troupes françaises de la KFOR. Il en résulte un taux de chômage dépassant largement les 50 % et, selon un haut responsable de l’ONU une situation « comparable à celle de certains des pays les plus pauvres d’Afrique ».

Par ailleurs, le Kosovo est devenu un bastion du crime organisé et de la contrebande la plus diverse : cigarettes, véhicules volés, héroïne, blanchiment d’argent, prostitution, à usage local ou destinée à l’exportation vers l’ouest. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) a, outre ses appuis allemands et états-uniens, grandement compté sur ces trafics pour renforcer sa puissance. Avec le déclin de la Ligue démocratique suite à la mort de son fondateur Rugova, les deux derniers Premiers ministres du gouvernement intérimaire kosovar, ainsi que celui-ci qui est largement pressenti pour leur succéder au début janvier, sont tous trois issus de l’UCK. Tous trois, ils sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre au cours de la dernière décennie. Thaci, PM entrant, aurait lui-même liquidé des opposants, Ceku, PM sortant, a été impliqué dans des tueries de Serbes alors qu’il servait dans l’armée croate et Haradinaj, le prédécesseur de ce dernier, est actuellement jugé à La Haye pour avoir fait exécuter des civils serbes, roms et albanais en 1998.

Concernant ce procès, une majorité d’observateurs s’attend à une peine extrêmement légère à l’encontre de Haradinaj, voire à un acquittement, par manque de preuves. En effet, la quasi-totalité des témoins à charge se sont rétractés, quand ils n’étaient simplement pas assassinés. Notons qu’un ministre du gouvernement sortant doit se présenter au Tribunal de La Haye ce 10 janvier pour « intimidation de témoin » dans le cadre de ce procès. Le courageux témoin, un albanophone exilé en Norvège, avait enregistré les menaces faites par un envoyé du ministre.

Tandis que les minorités ont été victimes d’un sévère nettoyage ethnique, expulsées ou enfermées dans des ghettos, le Kosovo est devenu un enfer même pour les albanophones s’inquiétant de la criminalité, de la corruption ou de l’impunité. Ainsi, un député de la Ligue démocratique et sa famille ont demandé en septembre dernier l’asile en Belgique suite à des menaces de mort reçues au Kosovo. Quant aux députés serbes, désignés selon le système des quotas, ils ont le privilège d’être convoyés au parlement par des blindés de la KFOR !

Le Kosovo indépendant s’annonce donc comme le dernier et plus grotesque avatar des plans de découpage des Balkans par les puissances occidentales. Il doit montrer au reste du monde que leurs intérêts et la force de leurs armées priment sur le droit international et la souveraineté des nations. En bonus, un Etat fantoche, avec en son cœur la méga-base états-unienne de Camp Bondsteel, peut s’avérer bien utile dans une région instable, traversée par d’importants pipe-lines et à portée de missile du Proche-Orient et de la Russie.

Georges Berghezan

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L’expansion de l’OTAN avant et après l’effondrement de l’URSS

1.- L’expansion de l’OTAN avant l’effondrement de l’URSS.

L’organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a été créée le 4 avril 1949. Les préliminaires des cette organisation ont été complexes.

L’idée d’une alliance défensive fut lancée par Winston Churchill dans sont discours alarmiste de Fulton en mars 1946 ; elle fut reprise quelques jours plus tard par Harry S. Truman et en septembre 1947 par le secrétaire d’Etat canadien aux Affaires étrangères. Des pourparlers ultra-secrets eurent lieu en mars 1948 au Pentagone entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada en vue de créer les statuts de l’Alliance. Au cours de l’été 1948 la France et le Benelux rejoignirent les trois leaders.

Il est intéressant de signaler qu’en novembre 1941 différents ministres réfugiés à Londres firent la promotion d’une alliance atlantique. Il s’agit, entre autres, des ministres norvégien et néerlandais des Affaires étrangères (T. Lie et E.N. Van Kleffens) auxquels s’associa le ministre belge C. Gutt.

Cette idée sera reprise le 22 octobre 1942 par le Conseil des ministres de Belgique présidé par H. Pierlot. Rappelons également le Traité franco-britannique de Dunkerque de mars 1947 ainsi que le Traité de Bruxelles signé le 17 mars 1948 par la Belgique, la France, le Luxembourg et le Royaume Uni qui stipulait, entre autres, qu’en cas d’agression armée d’un de ces Pays les autres signataires du Traité lui porteraient aide et assistance.

Pendant la guerre froide l’histoire de l’OTAN fut marquée par plusieurs évènements importants qu’il est bon de rappeler. Le 10 mai 1966 le gouvernement français fait part aux 14 membres de l’Alliance de sa décision de se retirer de l’organisation militaire de l’OTAN. Cette décision entraîna le transfert hors de France des quartiers généraux qui s’établirent en Belgique, à Casteau, près de Mons. Cette décision française se caractérisait par le retrait de l’Organisation sans pour cela rompre avec le Traité de l’Alliance ; elle était justifiée par la volonté du général de Gaulle de se détacher des Etats-Unis tout en essayant d’être le troisième « grand » suite à la mise sur pieds d’une force nucléaire nationale.

D’autres crises ont marqué l’histoire de l’OTAN, notamment le 21 septembre 1964 avec l’accession à l’indépendance de l’Ile de Malte, où se trouvaient des forces et des installations de l’OTAN. En effet, en juin 1971 des élections parlementaires dans cette île amenèrent au pouvoir un gouvernement qui demanda le départ du quartier général de l’OTAN (Narsouth fut transféré à Naples). Ce coup porté à la défense du flanc sud de l’OTAN sera neutralisé par l’adhésion de l’Espagne en 1981-82.

Toujours en Méditerranée après l’invasion , en juillet 1973, des troupes turques à Chypres, la Grèce se retire de l’Organisation estimant n’avoir pas été soutenue par les membres de l’OTAN et en 1962, suite à l’accession de l’Algérie à l’indépendance, l’Alliance ne bénéficiera plus de cette zone stratégique.

En 1976-1980 l’OTAN déclencha une crise grave dans la société européenne avec l’installation de missiles de moyenne portée, Cruise et Perching 2, auprès de certains de ses membres. Ces missiles à moyenne portée devaient en principe répondre aux équivalents soviétiques, les SS20 mobiles.

Signalons aussi que l’OTAN a participé avec la CIA à la déstabilisation de plusieurs pays européens et à la préparation d’une résistance en cas d’une invasion de l’Europe occidentale par l’Armée rouge. La « Commission Church » du Sénat américain avait révélé en 1976 l’existence de groupes « stay behind » afin d’organiser un réseau pour combattre le communisme en Europe Occidentale et spécialement en Italie, France, Belgique, Grèce, etc.
En Italie le réseau connu sous la dénomination Gladio a collaboré avec les Services secrets de l’OTAN à l’aide de groupes d’extrême droite ou d’extrême gauche. Citons l’assassinat de trois carabiniers le 31 mai 1972 à Peteano (Frioul). Ils avaient été appelés par un coup de téléphone anonyme pour inspecter une Fiat 500 blanche ; au moment où les carabiniers ouvraient le coffre de la voiture ils ont été tués par la déflagration d’un explosif T4 utilisé par l’OTAN (instruction du juge Casson en 1984). De nombreux autres attentats ont eu lieu, rappelons, entre autres, l’attentat de la gare de Bologne en 1980 qui a fait de très nombreuses victimes (85 morts et 200 blessés). L’instruction judiciaire a encore prouvé que le T4 avait été utilisé par les terroristes.

On pourrait citer des dizaines d’exemples de déstabilisation en Italie, en Belgique et dans d’autres pays. Il n’est pas exclu que les tueurs du Brabant, en Belgique, n’aient pas été commandités par les Services secrets de l’OTAN. En outre des centaines de caches ont été découvertes lors d’instructions judiciaires, dans tous les pays de l’Europe occidentale contenant des armes, des munitions programmées par l’OTAN, en vue d’une résistance à l’occupation des territoires par les Soviétiques.

2.- La mutation de l’OTAN après l’effondrement de l’Union Soviétique et l’effacement du Pacte de Varsovie.

La politique de l’OTAN, après l’effondrement de l’URSS et l’effacement du Pacte de Varsovie (conclu en 1955 et rompu le 1er juillet 1991), a été non seulement de se maintenir et de ne pas baisser la garde mais au contraire de s’étendre vers l’Est malgré les accords de Mikhaïl Gorbatchev avec Helmut Kohl. Rappelons les conventions prises par les quatre puissances occupantes de Berlin – Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et URSS – et les deux Allemagnes, connues sous le nom de « Deux plus quatre », et stipulant que les troupes américaines ne s’étendraient pas dans l’ex-RDA. Le 12 septembre 1990 la négociation « Deux plus quatre » stipulait que l’Allemagne retrouvait sa souveraineté, garantissait le respect des frontières, renonçait aux armes de destruction massive, s’engageait à ne pas permettre l’extension de l’OTAN et le stationnement d’armes nucléaires sur le territoire de l’ex-RDA.

Dès 1992 on observe déjà une dégradation dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie. En 1993 sous l’administration Clinton la décision de procéder à l’élargissement de l’OTAN à l’Est de l’Europe est déjà prise à l’instigation de Henry Kissinger, Zbignev Brzezinski et Helmut Kohl.

La mutation brutale aura lieu avec l’intervention militaire de l’OTAN, sans mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en Serbie avec des moyens absolument disproportionnés et des infractions au droit international, en bombardant les infrastructures de la région de Belgrade et le Kosovo qui provoquèrent la fuite de dizaines de milliers d’habitants. Cette guerre a été rendue nécessaire suite aux exigences de dernière minute proposées à la réunion de Rambouillet qui stipulaient que la Yougoslavie serait occupée militairement et dans sa totalité par des troupes de l’OTAN. A l’heure actuelle il y a toujours 17.000 Américains au Kosovo et des bases militaires extrêmement importantes. D’autre part, aidée par plusieurs membres (Allemagne, Belgique, Hollande, Canada, Grande-Bretagne), l’Alliance développe avec des moyens de plus en plus puissants la guerre en Afghanistan dont on ne voit pas la fin et dont les civils sont les principales victimes (bombes à uranium appauvri et à fragmentation).

Actuellement l’OTAN regroupe 29 membres et des nombreux pays opérant dans le cadre du Partenariat pour la Paix. Même des pays comme la Finlande, la Suède, l’Irlande et l’Autriche font partie de ce dernier. Les responsables de l’OTAN envisagent même de faire entrer l’Albanie, l’Ukraine et la Georgie dans leur organisation à l’occasion du prochain sommet à Bucarest, l’année prochaine, ce qui pourrait renforcer le projet d’indépendance du Kosovo soutenu par le ministre albanais des Affaires étrangères, Monsieur Bacha et son homologue français Monsieur Koushner.

Le comble est que les Etats-Unis ont passé des accords bilatéraux avec la Pologne et la République Tchèque pour y installer des infrastructures d’un bouclier anti-missiles, à savoir, une dizaine d’intercepteurs de missiles en Pologne et des radars très puissants à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Prague. Ces accords se sont faits sans l’avis de l’Union Européenne et de ses membres qui ferment les yeux sur cette situation inadmissible.

Ce projet d’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe centrale par les Américains ne fera qu’aggraver le régime de nucléarisation de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères russe par la voie de son ministre a déclaré à plusieurs reprises qu’il arrêtait les programmes START I et START II, c’est-à-dire le démantèlement des armes nucléaires et même conventionnelles, tant que les Américains, l’OTAN, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas ne se décidaient pas à retirer les centaines de bombes nucléaires à gravité déployées en Europe, c.-à-d. en dehors du territoire national américain.

L’OTAN est devenue une véritable pieuvre qui étend ses tentacules autour de la Russie et de la Chine et même autour de l’Afrique où se déroulent des manœuvres navales de l’Alliance. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a de nouveau insisté pour que les Etats membres de l’OTAN engagent plus de moyens et de troupes dans la guerre en Afghanistan qui tourne à la catastrophe. Il y a déjà 37.000 soldats dans la Force d’assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l’OTAN dans ce pays.

La situation en Afghanistan est devenue épouvantable, la misère s’est installée à Kaboul et dans de nombreuses provinces. Les principales victimes sont souvent des orphelins qui sont livrés à eux-mêmes pour survivre, qui sont kidnappés par des organisations criminelles et vendus dans le monde entier à des pédophiles mais aussi à des entreprises militaires américaines (Blackwater, Brown and Root, etc.). De nombreux réfugiés au Pakistan et en Iran ont été contraints de revenir en Afghanistan où ils se retrouvent dans une situation encore plus terrible qu’avant. L’aide humanitaire devient de plus en plus difficile à cause des opérations militaires. Comme au Kosovo les bombardiers utilisent des quantités énormes de bombes à uranium appauvri, de nombreux cancers sont déjà apparus. Quant à Monsieur de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN, il a le culot de déclarer que l’Alliance n’est pas une organisation de développement mais qu’elle se contente de créer un milieu dans lequel la reconstruction et le développement sont possibles. Cela le conduit à demander à l’OTAN et à l’Union Européenne de redoubler leurs efforts pour développer un partenariat stratégique efficace.

En conclusion il n’est pas inutile de rappeler le message de George Kennan, célèbre diplomate américain, né en 1904 et qui vient de mourir en 2005, bien connu pour sa doctrine du « containment » publiée en 1947 et qui proposait une diplomatie et une stratégie militaire très souple. Récemment il avait déclaré que l’extension de l’OTAN vers l’Est serait la plus grande erreur politique des Etats-Unis depuis la 2ème guerre mondiale. Les prédictions de George Kennan se révèlent une réalité, l’Afghanistan en constitue un exemple, probablement plus effarant que ce qu’il avait prévu. Il est grand temps que les responsables européens prennent des mesures efficaces pour mettre un terme à cette situation inadmissible.

Pierre Piérart

Pour en savoir plus :

- Gilbert Achcar – La nouvelle Guerre froide – Le Monde après le Kosovo – Presses
Universitaires de France, 1999.
- Claude Delmas – l’OTAN – Presses Universitaires de France, 1981.
- Daniel Ganser – NATO’s secret Armies – Frank Cass-London and New York, 2005.
- Jan Willems (ouvrage collectif) – Gladio – éditions EPO.
- Charles Zorgbibe – L’Après-guerre froide en Europe – Presses Universitaires de France, 1993.
- Charles Zorgbibe – Histoire de l’OTAN – Editions Complexe, 2002.

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21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, imperialisme, otan, usa, euro-dictature, belgique, courcelles, histoire, actualite, politique, presse, silence, democratie, liberte, guerre | |  Imprimer | | |

03/01/2008

De nouvelles révélations sur l’assassinat de Julien Lahaut

Pour remettre une fois de plus les choses à leur place, je rappelle toutefois que le cri de "Vive la République" ne venait pas de Julien Lahaut, mais de Georges Glineur, député communiste de Charleroi pendant plus de 25 ans ...

RoRo

Julien Versteegh
12-12-2007

Cinquante-sept ans après, l'assassinat du communiste Julien Lahaut est toujours impuni. Mais une équipe de la VRT vient de retrouver un homme qui affirme avoir tenu l'arme du crime. (Photo archives)

« L’homme qui avait le soleil dans sa poche »

Julien Lahaut naît en 1884 dans une famille ouvrière. À 21 ans, il participe à la fondation du premier véritable syndicat belge du métal.

En 1914, la première guerre mondiale éclate. Comme beaucoup, Julien Lahaut s’engage comme volontaire et est expédié en Russie. Il y sera le témoin de la Révolution d’Octobre qui le marquera pour le restant de sa vie et déterminera son engagement politique.

Communiste et dirigeant ouvrier

En 1921, il dirige une grève de neuf mois de 9 000 travailleurs d’Ougrée-Marihaye à Liège. Si les grévistes tiennent si longtemps, c’est grâce à la méthode deJulien Lahaut qui fait transférer les enfants des grévistes dans des familles ouvrières flamandes. Pas de division Nord-Sud pour Lahaut. La solidarité des travailleurs prime sur tout.

Parlementaire antifasciste

En 1932, il est élu au Parlement belge pour le Parti Communiste. Sa voix se fait celle des travailleurs du pays à la Chambre.

Quand en 1933 Hitler arrive au pouvoir en Allemagne, Lahaut organise à Liège une manifestation en direction du consulat nazi. Le drapeau est arraché et Lahaut ira le déchirer en plein Parlement en déclarant : « Voilà ce que les travailleurs pensent du fascisme, quoi que vous tous au Parlement décidiez de faire ». En 1941, Lahaut dirige une grève de 100 000 personnes le jour du premier anniversaire de l’occupation. Il est arrêté et passera 48 mois dans les camps nazis. Incarcéré dans un premier temps au Fort de Breendonck près d’Anvers, il est torturé impitoyablement pour le forcer à adhérer à la trahison de trois dirigeants du Parti communiste. Il refuse et continue sa résistance dans les différents camps où il est déporté, organise un service de ravitaillement et recevra son surnom : « l’homme qui avait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à tous ». Le 13 juin 1944, les nazis le condamnent à mort et le transfèrent à Mauthausen convaincus qu’il n’y survivra pas. Mais le 28 avril 1945, le camp est libéré. Lahaut déclare à ses camarades rassemblés sur la sinistre place d’appel : « Voilà mes camarades, ils ne nous ont pas eus. Plus que jamais, la lutte continue. » Après 1945, il reprend ses anciennes fonctions au sein du PCB, dont il deviendra également président.

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Le 18 août 1950, le président du Parti communiste Julien Lahaut est assassiné devant chez lui à Seraing par un commando. Un mystère judiciaire qui reste impuni depuis 57 ans. Après 20 ans d’enquêtes, il y eut prescription en 1970 avant que le dossier soit classé en 1972. Aujourd’hui, un voile semble se lever. Le 17 décembre prochain, le magazine Keerpunt de la chaîne néerlandophone Canevas, donnera la parole à un homme qui affirme avoir tué Julien Lahaut. Il serait le second tireur d’un commando de quatre hommes et non de trois comme on le prétendait jusqu’à présent. Une bombe dans l’affaire criminelle la plus célèbre du demi-siècle passé.

L’assassinat de Julien Lahaut intervient lors d’une des crise les plus graves de l’histoire belge d’après-guerre : la Question Royale. Le roi Léopold III a activement collaboré avec l’occupant nazi pendant la seconde guerre mondiale avant d’être emmené en captivité dorée en Allemagne. Après la guerre, il reste en exil en Suisse. Une grande partie de la population s’oppose à son retour : 700 000 travailleurs, antifascistes et républicains partent en grève. Les relations sont à couteau tiré entre Républicains et Monarchistes. Finalement en 1950 Léopold III abdique au profit de son fils Baudouin.

C’est dans ce contexte que Julien Lahaut lance son célèbre « Vive la République » lors de la prestation de serment de Baudouin le 11 août 1950. Pour la bourgeoisie, l’extrême droite et les services secrets c’en est trop. Il y a trop longtemps que « le vieil agitateur bien connu de nos services » selon les rapports de police « est l’obstacle à abattre ». Ce sera chose faite sept jours plus tard.

Selon Hans Depraete et Jenny Dierickx, auteurs de La Guerre froide en Belgique, le meurtre de Julien Lahaut « avait une signification politique tant nationale qu’internationale. Le président du PCB personnifiait la tradition de lutte ouvrière dans ce qu’elle a de plus dur et de plus révolutionnaire ». L’assassinat de Julien Lahaut intervient en outre dans un contexte de tentative d’assassinats des principaux dirigeants communistes européens. Le leader italien Togliatti et le président du Parti communiste français Duclos échappent de peu à la mort.

Des pistes qui mènent à l’extrême droite et aux services secrets

Diverses pistes ont été suivies par la justice. Sans succès. Sans doute par manque de zèle des enquêteurs. Les mouvements de gauche évoquèrent un lien avec l’organisation anticommuniste « Paix et Liberté ». En tout cas il faut chercher dans les milieux léopoldistes de droite. Ces pistes ne seront jamais explorées.

En 1958, un simple procès pour détournement de fonds révèle des pistes nouvelles. Le principal prévenu, Emile Delcourt, prétendit détenir des renseignements quant aux assassins de Julien Lahaut. Delcourt était un anticommuniste qui collaborait avec les services de renseignement de l’armée. Afin de financer son combat anticommuniste, Delcourt rentra en contact avec Paul Calmeyn, un curé bruxellois chargé de la gestion du Fonds Cardinal Mercier. Delcourt affirma que le meurtre de Julien Lahaut a été financé par ce fonds. Il parla d’exécutants corses et évoqua un certain Jean-Robert Debbaudt, ancien de la légion SS Wallonie comme conducteur de la voiture des assassins. Delcourt ne fut jamais inquiété pour ces révélations. Et les enquêteurs ne suivirent pas les pistes évoquées.

En 1970, c’est la prescription et le dossier est classé en 1972. Il faut attendre le début des années 1980 et les travaux des historiens Rudi Van Doorslaer et Etienne Verhoeyen pour faire un peu la lumière sur l’enquête. Les deux historiens retracent le parcours d’un certain « Adolf » et d’un certain Verbruggen, tous deux signalés dès septembre 1950 comme suspects par la Sûreté de l’Etat. Mais encore une fois, ils ne furent jamais interrogés par les enquêteurs. Les deux historiens parviennent à définir que le commando fatal serait parti de Hal. Un commando de trois hommes selon toute vraisemblance.

Le nouveau témoin, originaire de Hal, et qui s’exprimera le 17 décembre sur la VRT parle d’un commando de quatre hommes et affirme avoir lui-même tiré.

Alors l’émission de Canvas lèvera-t-elle le voile sur le mystère Lahaut ? Beaucoup l’espèrent comme beaucoup demandent à réouvrir l’enquête. Plusieurs députés Ecolo-Groen demandent l’ouverture d’une enquête parlementaire se basant sur une pétition lancée à l’initiative du Parti Communiste1.

1 Appel pour la création d’une commission parlementaire sur l’assassinat de Julien Lahaut, sur www.resistances.be

Sources :www.solidaire.org, La libre Belgique 5/12/2007, la Dernière Heure 5/12/2007, Le Soir 6/12/2007, www.resistances.be (qui a assassiné l’antifasciste Julien Lahaut, article de Simon Harys)

Le 17 décembre à 20 h 50: Keerpunt sur Canvas, la deuxième chaîne de la VRT.

> Julien Lahaut :: Rectificatif
> Julien Lahaut (1884-1950) «Un homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun»


20:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, presse, silence, liberte, justice, politique, capitalisme, belgique, communisme, repression, democratie | |  Imprimer | | |

29/12/2007

29/12/2007: ces torchons racistes qui circulent sur Internet et que l' on colporte ...

Ceci est tout simplement un torchon raciste, fasciste, d' extrême-droite, qui prouve que ces gens ne reculent devant  aucun amalgame, même inventé de toutes pièces.
Plaintes devraient être déposées contre ces saloperies lorsque l'origine en est connue.
A Bruxelles, des milliers de fonctionnaires étrangers de toutes les institutions européennes sont venus s'établir avec leurs familles, à très hauts salaires et avec de gros privilèges, pour construire l' Euro-dictature capitaliste. Contre ceux-là, il n'y a pas la moindre protestation. De même les otaniens dans la région de Mons... Il est vrai que ceux-là avec de gros salaires, ont surtout commencé à faire monter les prix des loyers, des logements ... Pour l' anecdote, bien sûr ... !
En réalité, ceux qui pillent la Belgique et d' autres pays d' Europe, ce sont les multinationales capitalistes. Comme elles l'ont fait naguère, et le font encore aujourd'hui, en Afrique à un point tel qu' après des siècles de "civilisation" et d' évangélisation colonialistes, des dizaines de millions d' Africains crèvent encore de faim et cherchent leur salut dans la fuite ...           
Naguère aussi, les travailleurs belges, principalement les ouvriers, savaient faire preuve de plus de solidarité. Par leurs luttes revendicatives, ce sont d' ailleurs eux principalement qui ont conquis nos libertés et avantages sociaux.
Bonne journée quand même !
RoRo


Patrick Wautier a écrit :

Ma réponse :
Alors là, Jean-Claude Piette, je me demande quels sont tes principes politiques !
Tu nous envoie un message simpliste et radicalement raciste.
 
La misère est engendrée par la mondialisation du système capitaliste impérialiste, esclavagiste, colonialiste, néo-colonialiste, qui a commencé il y a plusieurs siècle...
Ce n'est pas de gaieté de coeur que les immigrés quittent leur famille, leurs amis, leur région, leur pays. La plupart voyagent dans des conditions épouvantables, certains n'arrivent jamais à destination. Et arrivés dans le pays de destination, la grande majorité, mal logée, travaille, et bien sûr dans de très mauvaises conditions, ils sont SUR-exploités ! 
Rien de tel qu'une société où toute la classe des travailleurs, quel que soit l'origine, a le droit de vivre dans un bien être optimum.
Alors luttons pour accéder à cette société SOCIALISTE, TOUS ENSEMBLE!
 
Patrick Wautier



From: piettejeanclaude@...

Subject: FW: Tr : Fw: tr: Best du jour. Transmettez surtout SVP
Date: Thu, 27 Dec 2007 20:49:11 +0100


-------Message original-------
De : Decelle ...
Date : 27/12/2007 0:20:14
Sujet : Tr : Fw: tr: Best du jour. Transmettez surtout SVP


S.V.PTransmettez s.v.p ! 


          Hélas, triste évidence...

>        

LA MANGEOIRE A'OISEAUX :

J'ai acheté une mangeoire, je l'ai suspendue derrière la maison et remplie de graines.

En une semaine nous avions des centaines d'oiseaux qui venaient se nourrir dans cette cabane

ils avaient accès à cette nourriture si facilement accessible et gratuite.

Ensuite les oiseaux ont commencé à faire des nids sous la véranda, au dessus de la table et près du barbecue.

Et puis il y a eu les excréments, il y en avait partout, sur les tuiles de patio, les chaises, la table, partout.

Certains des oiseaux sont devenus menaçants,

Ils plongeaient vers moi et essayaient de me piquer avec leur bec, même si j'étais celle qui les avait nourris en payant de ma propre poche.

Certains autres oiseaux étaient très bruyants.

Ils restaient près de la mangeoire à hurler et caqueter à toute heure du jour et de la nuit

en demandant que je remplisse la mangeoire aussitôt que les graines commençaient à diminuer.

Après quelques temps je ne pouvais même plus m'asseoir dans mon propre patio.

J'ai enlevé la mangeoire et trois jours plus tard les oiseaux étaient partis.

J'ai nettoyé les dégâts et enlevé les nids qu'ils avaient bâtis un peu partout sous la véranda.

En peu de temps la cour arrière est redevenue comme avant, tranquille, sereine et personne n'exigeant le droit à un repas gratuit.

Maintenant regardons les choses de cette façon : notre gouvernement donne de la nourriture gratuite, subventionne les loyers,

frais médicaux gratuits, éducation gratuite et a donné le droit à quiconque qui était né ici d'être automatiquement citoyen de notre pays.

Et tout à coup les illégaux ont commencé à arriver par centaines de milliers.

Soudain nos taxes ont grimpé pour payer tous les services gratuits, les petits appartements abritent 5 familles,

nous devons attendre des heures pour être vus par un médecin à l'urgence,

la classe de notre enfant de deuxième année est en retard sur les autres écoles

parce que la moitié de la classe ne parle pas Français,

je dois appuyer sur « * 1 * » pour entendre ma banque me parler en français

et voir des gens activant des drapeaux autres que «Notre Drapeau» crier et hurler

dans les rues pour demander plus de droits et de libertés gratuites.

Il serait peut-être temps que notre gouvernement enlève la mangeoire à oiseaux ?

A être trop bons, on devient souvent... trop cons !

P.S. : Transmettez s.v.p. ! Plus de gens vont lire ceci qu'on va peut-être finir par se serrer les coudes ?

13:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, presse, racisme, belgique, courcelles, romain, histoire, silence, democratie, liberte, injustice, fascisme, sans-papiers | |  Imprimer | | |

28/12/2007

Loi antiterroriste • Démocratique, l’État belge?

« La récente condamnation du Bruxellois Bahar Kimyongür suscite chez nous plusieurs questions », déclare la FGTB bruxelloise. L’avis de Jan Fermon, avocat.

Alice Bernard
28-02-2007

Bahar Kimyongür a été condamné le 7 novembre dernier pour « appartenance à une organisation terroriste » (voir ci-joint « les faits »). Cela inquiète le syndicat socialiste de Bruxelles. « Nous constatons que l’organisation Greenpeace Nordic au Danemark a été condamnée en juillet 2005 sur base de ces mêmes “lois antiterroristes” suite à une action pacifique. (…) Dans le cas de ces personnes (Bahar Kimyongür et des altermondialistes liégeois mis sur écoute, ndlr), on a l’impression qu’elles sont poursuivies ou condamnées dans le cadre de la loi antiterroriste, mais que les actes dont ils doivent rendre compte à la société ne sont d’aucune manière violents, et encore moins terroristes. Il s’agit au contraire, dans les deux cas, d’actions non violentes de militants. »

 

L’État turc, dénoncé par Bahar Kimyongür a pourtant souvent été condamné par la cour européenne des Droits de l’homme…

Jan Fermon. Des dizaines de fois, pour « traitements inhumains et dégradants » dans les commissariats et les prisons ; le Parlement européen a aussi critiqué la législation antiterroriste turque qui a permis d’innombrables abus. En 1996, le commandant de la gendarmerie belge, M. Deridder, a rencontré, en Turquie, Mehmet Agar, ancien chef de la police et ancien ministre de l'Intérieur. Des accords ont été établis, dans un climat politique que le Président turc lui-même qualifiait d’ « État enfoui », où mafia, extrême droite et une partie des « forces de l’ordre » travaillaient de concert. Tout de suite après, les Turcs de Belgique ont été fichés par la police belge. Trois ans plus tard, c’est la descente dans l’appartement de Knokke et le début du procès contre le DHKP-C.

 

Comment réagir ?

Jan Fermon. Le tribunal de Bruges et la Cour d’appel ont adopté le point de vue de l’État turc (et celui de l’UE ndlr) : ils qualifient le DHKP-C d’organisation terroriste. Mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce type d’interprétation abusivement extensive, qui met en danger les libertés démocratiques. Le Comité T, par exemple, créé le 27 juin 20061. Tous ceux qui trouvent que résister à l’injustice et à l’exploitation n’est pas du terrorisme doivent se rassembler et agir, avec le CLEA ou le Comité T, leur syndicat, parti, association, club sportif…

S’informer, informer, exiger la libération de Bahar Kimyongür, de Musa Asoglu et des autres inculpés du procès de Bruges.

Rester mobilisé pour intervenir lors d’autres procès de ce genre, protéger les personnes solidaires et, surtout, agir pour le retrait de cette législation liberticide et pour que toute la clarté soit faite sur ce procès qui crée un dangereux précédent. Des personnalités comme Josy Dubié (Ecolo), Jean Cornil (PS) et d’autres ont déjà exprimé leur inquiétude et leur solidarité. Il existe aussi une pétition pour la libération de Bahar Kimyongür.

1 A l’initiative d’Attac, du centre d’Action laïque, du Centre national de coopération au développement (CNCD/11.11.11), du Comité pour la liberté d’expression et d’action (CLEA), de la Liga voor mensenrechten, la Ligue des droits de l’Homme, de l’Observatoire international des prisons, de l’Organisation mondiale contre la torture, du Syndicat des avocats pour la démocratie.

  • Pour plus d’information et pour signer la pétition : www.leclea.be
  • Manifestation de soutien à Bahar Kimyongür, tous les samedis, entre 16 et 17 heures, sur les escaliers de la Bourse à Bruxelles.
  • Rassemblement, devant la Bourse de Bruxelles, pour soutenir Musa Asoglu, Sukriye Akar et Kaya Saz (condamnés en même temps que Bahar Kimyongür) le mercredi 28 février à 18 h
  • Deuxième rassemblement, le samedi 3 mars à 16 heures, devant la prison de Bruges

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Terroriste, la loi antiterroriste ?

C’est quoi, cette loi antiterroriste ?

?Jan Fermon. Le 13 juin 2002, le Conseil de l’Union européenne a adopté une décision-cadre se rapportant à la lutte contre le terrorisme. Les décisions-cadres de l’Union européenne doivent être transformées en loi par les pays membres. La Belgique a donc promulgué, le 19 décembre 2003, une loi « relative aux infractions terroristes ».

 

Cette loi est-elle nécessaire ?

Jan Fermon. Absolument pas. Les législations existantes réprimaient déjà les actes de violence aveugle contre des civils. Et dans le droit international, il y avait le concept de « crimes contre l’humanité ».

 

Alors, pourquoi en remettre une couche ?

Jan Fermon. Le flou qui entoure la définition du mot « terrorisme » permet de criminaliser toutes formes de résistance – politique, syndicale, écologique – que l’on assimile abusivement au terrorisme. En plus, cela permet de justifier des méthodes particulières de recherche policière : mise sur écoute, surveillance « discrète », etc.

 

> Top

Les faits

Manif pour VW, le 2 décembre 2006 à Bruxelles. À la Bourse, un grand portrait de Bahar Kimyongür, un Belge condamné le 7 novembre 2006 à quatre ans de prison sur base de la loi antiterroriste. Son « crime » est d’avoir dénoncé pacifiquement la répression de l’État turc. Cela inquiète la FGTB de Bruxelles. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


28 septembre 1999

La police fait une descente dans un appartement de Knokke et y trouve des archives du DHKP-C (un parti de gauche turc considéré par l’Union européenne comme « terroriste ») du matériel informatique, des armes et des faux papiers. Suite à quoi, la militante Ferhiye Erdal est arrêtée et onze personnes inculpées.

 

28 février 2006

Les inculpés passent en jugement à Bruges. Certains, c’est le cas de Bahar Kimyongür et de Musa Asoglu, sont accusés d’appartenance à une organisation terroriste. Les peines sont lourdes : Bahar Kimyongür est condamné à 4 ans, Musa Asoglu à 6 ans.

Musa Asoglu et Bahar Kimyongür travaillaient pour le bureau d’information du DHKP-C à Bruxelles. Ni l’un ni l’autre n’ont jamais commis d’actes terroristes en Belgique ou ailleurs. Bahar Kimyongür est connu et apprécié par des dizaines de démocrates et de progressistes pour son activité incessante, courageuse et pacifique : informer, en Belgique et partout dans le monde, sur la répression violente que subissent les opposants à la politique de l’État turc et les conditions effroyables de détention des prisonniers politiques dans les prisons turques.

 

Fin avril 2006

Bahar Kimyongür, laissé en liberté en attendant le procès en appel de sa condamnation, va en Hollande pour assister à un concert. Les services secrets belges et le ministère de la Justice en avertissent la police hollandaise. Or, la Turquie a émis un mandat international demandant l’arrestation et l’expulsion de Bahar vers la Turquie. Ce qui n’était pas possible à partir de la Belgique, Bahar Kimyongür étant citoyen belge. Après une détention de 68 jours Bahar est libéré, la Justice hollandaise ayant constaté qu’il n’était nullement un « terroriste ».

 

7 novembre 2006

Procès en appel : les condamnations du 28 février 2006 sont confirmées et… alourdies : Musa Asoglu, de 6 à 7 ans, Bahar Kimyongür, de 4 à 5 ans.

19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, capitalisme, justice, courcelles, romain, histoire, jutice, democratie, liberte, politique, presse, silence, terrorisme, turquie | |  Imprimer | | |

26/12/2007

25/12/2007: Vu sur le forum du journal Libération : la Belgique expliquée aux Français ...



-------- Message original --------

Sujet: [Fwd: Interlude : journal Libération]
Date: Tue, 25 Dec 2007 14:24:11 +0100
De: André Despontin <andna@skynet.be>


"Nous", vus avec réalisme, par un journal français.

Vu sur le forum du journal Libération : la Belgique expliquée aux Français
 


Imaginez que de l'autre côté du périphérique parisien, l'on parle flamand
et qu'à Boulogne-Billancourt, qui compterait 80% de Francophones, il serait
interdit à ces derniers de parler le français au conseil municipal, sous
peine de poursuites. Imaginez que les Francophones de Boulogne n'auraient
le droit d'aller dans une école francophone de Boulogne qu'en maternelle
et en primaire. Que ces écoles seraient gérées par le gouvernement des
Flamands, et qu'il serait interdit au maire, sous peine de suspension,
d'adresser la parole à un instituteur francophone en... français (sauf
hors du cercle professionnel). Imaginez que les Flamands y auraient coupé
Arte, FR3 et TF1 au profit de chaînes anglophones. Imaginez qu'il y serait
interdit d'envoyer des convocations électorales en français aux
Francophones, sous peine de suspension. Et que l'on appellerait
Boulogne-Billancourt une «commune à facilités». C'est cela, la question
linguistique en Belgique aujourd'hui. Ah oui. Imaginez enfin que les
Francophones aux droits si limités seraient installés là depuis deux,
trois, quatre ou cinq générations. De vrais immigrés, en quelque sorte.
Mais dans leur propre pays.

Oiges nous donne un bel exposé, où le mot «racisme» apparaît plusieurs
fois. Il s'agirait du racisme des Francophones envers les Flamands. C'est
étrange, parce que les seuls Flamands qui font état de ce racisme
habitent... en Flandre. Je n'ai jamais entendu un Flamand habitant la
Wallonie se plaindre d'une telle chose. C'est étrange, parce que les
Francophones ont été sortis de Flandre (notamment de l'Université de
Louvain) sous le slogan «Walen Buiten», que l'on trouve aujourd'hui encore
sur beaucoup de murs en Flandre. C'est étrange, parce qu'en réponse à
cela, j'ai lu, pour la première fois, le tag «Flamands dehors» voici un
mois, sur le parlement flamand, situé à Bruxelles, à 85% francophone, mais
capitale de la Flandre. Un tag, aussitôt effacé par un ouvrier flamand.
Les tags «Wallons dehors» ne sont, eux, presque jamais effacés. Efficacité
avant tout. Quant aux panneaux «Là où les Flamands sont chez eux» qui
ornent l'entrée de plusieurs communes flamandes, quelquefois même des
ponts entiers, et ce, sur les ordres de l'autorité locale, il ne sont pas
racistes. C'est une simple précision.

Vous sortez du périph pour aller à Asnières, et à la sortie, on vous
assène «Asnières, là où les Flamands sont chez eux». Et ce n'est pas
raciste. Ensuite, sur un blog, on vous dit : vous, les Francophones, vous
êtes des racistes. Ce n'est pas du surréalisme belge, c'est tout
simplement la vision flamande d'aujourd'hui, et c'est tout simplement
atterrant.

Raciste, le wallon?

C'est bizarre, parce que le site
Wallonie.be existe en 6 langues, alors
que le site
Flandres.be n'existe qu'en néerlandais et en... anglais. SI on
veut la version francophone, on tombe sur une page qui dit que c'est en
construction, et qu'en attendant, on doit aller sur l'une des deux autres
versions.

C'est même très bizarre, parce que pour qui parle couramment le
néerlandais (ce qui est mon cas), il y a sur le site
Vlaanderen.be tout un
chapitre qui explique aux habitants de Flandre quand ils ont le droit (ou
pas) de parler une autre langue que le néerlandais, alors que sur le site
wallon, rien de tel. Pourtant, il y a des communes à facilités en Wallonie
aussi, et là, il n'y a pas de loi antiflamands.

C'est même terriblement bizarre, quand on sait que l'extrême-droite,
ouvertement raciste, est le premier parti au gouvernement flamand, que
celui-ci assimile les francophones aux «autres allochtones» : paresseux,
profiteurs, étrangers. Alors qu'en Francophonie, le FN doit se contenter
d'un siège, obtenu tout juste.

Bien sûr, il y a l'histoire. Bien sûr, il y a cent ans de domination
francophone, mais cette discrimination tenait avant tout de la ségrégation
de classe : ces Francophones qui ont brimé les Flamands étaient en réalité
des bourgeois et des nobles... flamands. La preuve? Ils portaient des noms
flamands. N'allez pas me dire que Woeste ou Van de Berghe sont des noms
français!

Bien sûr, les Wallons ont eu un sort plus confortable que les Flamands
pendant la grande guerre... c'est dans une langue proche de leur dialecte
qu'on leur expliquait comment se faire charcuter sur le champ de bataille.
Alors que les Flamands sont morts pour n'avoir pas compris les ordres.
Tout de même, après 3 ou 4 ans de guerre, on peut supposer que la plupart
d'entre eux étaient suffisamment intelligents pour comprendre le français?
Mais plus sérieusement, oui, il faut le reconnaître, impérativement : il y
a eu de graves injustices envers les soldats flamands pendant la grande
guerre, comme avec les Bretons bretonnants, les Germanophones ou les
Corses en France, comme avec les Harkis plus tard, comme avec les
tirailleurs sénégalais. Et évidemment, les épitaphes en français pour des
soldats flamands étaient une infamie.

Mais c'était en 1914.

De 1940 à 1945, bien des nationalistes flamands se sont associés aux nazis
pour défendre leur «cause» (alors que depuis 1930, il y avait des
bataillons flamands et des bataillons francophones). Bien des Francophones
sont morts en stalag ou sous la torture de ces gens. De cela, les Flamands
ne vous parleront jamais. Pire : très récemment, le patron de la NVA
(nationaliste de droite non extrémiste), Bart De Wever a cru nécessaire de
faire un tout petit peu de révisionisme en critiquant les excuses que le
maire d'Anvers venait de faire aux Juifs pour les exactions de sa police,
de 1940 à 1945. (Bart de Wever s'en est excusé en petit comité devant les
Juifs d'Anvers, mais a «oublié», comme il l'avait promis, de diffuser ces
excuses dans la presse, suite à quoi les Juifs d'Anvers, très modérés, ont
dit refuser ces excuses si privées.)

L'histoire n'est pas simple. L'histoire de Belgique moins encore. Alors
revenons à l'actualité : il y a quelques signes qui ne devraient tromper
personne, et qui sont autant de signaux d'alarme que l'ambiance complexe du
pays et le double langage de certains rendent presque imperceptibles, au
point qu'aucune presse ne les relève. Il y a de quoi s'alarmer.

Oui : s'alarmer ! Quand tous les partis flamands, socialistes inclus
votent, avec les néo-nazis antifrancophones du Vlaams Belang, un projet de
loi visant à supprimer la possibilité pour les Francophones de «Boulogne»
ou d' «Asnières» d'être jugés dans leur langue ou de voter pour des partis
francophones - eux qui sont installés là depuis quelquefois quatre ou cinq
générations. (je précise toutefoisque les verts flamands se sont
abstenus... mais n'ont pas voté contre) S'alarmer, quand les
sociaux-chrétiens applaudissent avec les néo-nazis, se félicitent
ensemble, pour le bon tour qu'ils ont joué aux Francophones. Ce n'est pas
Sarkozy serrant la main de Le Pen, non. En Belgique, c'est carrément Bayrou
qui danse la gigue avec Mégret ou Golnisch.

S'alarmer! Quand le Vlaams Belang, toujours lui, veut mettre une loi à
l'agenda de la chambre. Cette loi exige la séparation immédiate du pays.
Le préambule de 30 pages est une véritable diatribe antifrancophone. Dans
tout pays occidental, tous les partis démocrates voteraient contre. En
Belgique, non : même des chrétiens démocrates flamands, des libéraux
flamands, des indépendantistes démocrates flamands se croient obligés, en
pleine négociation gouvernementale avec les Francophones, de s'abstenir,
plutôt que de se lever d'une voix contre l'extrême-droite. On vous
expliquera que la démocratie, en Flandre, c'est de laisser libre cours à
l'expression des idées fascistes (et authentiquement fascistes) de
l'extême-droite au nom de la liberté d'expression. Ce sont ces mêmes partis
qui, interrogés par une presse étrangère, affirment haut et fort qu'ils
sont absolument contre une éventuelle séparation du pays.

S'alarmer, donc, quand la complaisance envers les idées du parti néo-nazi
le plus puissant d'Europe (qui n'est rien de moins que le premier parti au
parlement flamand...) a inondé les cénacles et la presse. Non pas par peur
de leur violence, mais par peur de l'opinion publique. S'alarmer quand un
membre de ce parti diffuse sur son site la liste des «Mauvais Flamands»,
soit celle des signataires d'une pétition pour la solidarité entre les
deux communautés, nom, prénom, adresse.

Celui qui a connu Vichy devrait, à la lecture de cette dernière phrase,
commencer à trembler. Mais bien sûr, c'est du passé, tout ça!

Noir tableau que celui que je dresse là? Oui, noir, à dessein, ET par la
force des choses. Mais ce sont des faits que je reprends ci-dessus, pas des
discours, des simples faits, vérifiables, précis.

Autre fait : en 1999, le Parlement flamand a voté une série de lois qui
définissaint l'avenir de la Belgique. Ceci devrait convaincre : 60% de la
population a décidé de l'avenir de 100% de la population, sans consulter
les 40% restants. C'est comme si les Suisses allemands décidaient de tout
et imposaient ensuite leurs décrets aux Suisses francophones.

Pardon, ce n'est pas «comme si», c'est «exactement comme si».

Aujourd'hui, les représentants de ce parlement «négocient» avec les
francophones pour faire passer leurs décrets unilatéraux, qui comprennent
notamment la scission de la sécurité sociale. Et pour mieux faire
«accepter» ces idées, ils expliquent à qui veut l'entendre (et l'écrire)
que c'est à l'avantage des francophones, que ceux d'entre ces derniers qui
disent «non» les «humilient» (c'est le terme exact utilisé par Bart de
Wever, président d'un des partis qui négocient le futur gouvernement avec
les Francophones«.) Ils disent aussi que le Francophone est un profiteur
et que Bruxelles s'enrichit de l'argent flamand. Bruxelles? 85% de
Francophones, un PIB par habitant proche du double de celui de la Flandre.
La seule vraie région très riche du pays. A qui l'on ne rend qu'un quart
des produits fiscaux qu'elle génère. Mais cela, on oubliera de vous le
dire, parce que pour tous les partis flamands, Bruxelles, 1.200.000
personnes, dont un million de francophones, est la capitale de la...
Flandre.

Ceux qui n'auront pas compris que la Flandre veut prendre tout ce qui
l'intéresse et abandonner tout ce qui n'est pas assez riche pour elle sont
aveugles. Ceux qui n'auront pas considéré le décalage entre l'électeur
flamand, qui se dit modéré, Belgicain, non-séparatiste, et le même, qui a
voté à 65% pour des partis ouvertement confédéralistes (qui voient la
future Belgique comme l'association de deux états) et à 30% nationalistes
purs et durs (dont 20% d'extrême-droite), ceux-là sont des utopistes.

Mais le problème de l'extrême droite est soigneusement laissé de côté dans
la presse flamande autant que dans la politique. Mauvaise image. Oulah! La
mauvaise image! Pourtant, en Flandre, c'est avéré, Le Pen fait mieux que
Sarko. Et ça ne dérange personne.

Tache d'huile : le journal le plus lu de Flandre n'utilise déjà plus le
terme »Régions«, qui correspond à la définition légale (on peut penser que
cela intéresse les journalistes). Elle utilise plus généralement le terme
»états fédérés«, qui correspond à sa vision et à celle des partis. Or deux
états fédérés sont bien deux états distincts.

Une presse qui se détache à ce point de la sémantique nationale
(belgicaine) ne fait plus du journalisme, elle fait du militantisme.

J'ai bien dit »militantisme«, pas »propagande«. Je n'ai pas écrit
»propagande«, parce que seuls 80% des journaux flamands en sont vraiment
déjà là.

Et pour cette dernière phrase, je reconnais que j'ai pêché : ce chiffre
n'est pas vérifiable.

14:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, romain, courcelles, belgique, actualite, presse, silence, democratie, liberte, racisme, fascisme, politique | |  Imprimer | | |

08/12/2007

05/12/2007: Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages: ...


------- Message original --------

Sujet: La France de Sarkozy vue par des Belges... pas jolie jolie...
Date: Wed, 5 Dec 2007 01:34:08 EST
De: Xarlo@aol.com


A envoyer à vos élus et autres irresponsables à 53%...
**************
Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages:

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19147.php

Lien vers la vidéo

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19142.php

L'enfer de Calais
Par eveline, Sunday, Nov. 25, 2007 at 7:36 PM
evelinedal@yahoo.fr
l'enfer des migrants

Les migrations : l’horreur tout près de chez vous

Ils sont 350 à Calais, vivant dans les bois (appelés la « jungle ») à 0 à 5 degrés, hommes, femmes, beaucoup d’adolescents et des enfants, venant d’Afghanistan, d’Erythrée, du Kurdistan irakien……..

Une majorité sont passé par la Lybie puis l’Italie. Ce sont les rescapés des traitements que l’on réserve aux migrants en Libye, des noyades dans la mer méditerranée

Les morts dans le désert et dans le canal de Sicile, les tortures et les violences sexuelles dans les centres de rétention financés pas l’Italie, les déportations dans le Sahara, les expulsions collectives au large de nos mers, les rapatriements des réfugiés sur les vols payés par Rome, les déportations depuis Lampedusa, les homicides dans les commissariats, les abus des passeurs et les attaques racistes à Tripoli. Tout ce qu’il ne faut pas savoir sur le Pays auquel l’Italie et l’UE ont confié la garde des frontières du sud, à la veille des contrôles (…) L’observatoire sur les victimes des migrations :
http://fortresseurope.blogspot.com/2006/01/libye-linquitant-rapport-publi-par.html

Leur objectif est l’Angleterre, aucune alternative est possible à leurs yeux.

Ils passent leur journée sur un terrain vague ou l’association Salam leur offre à midi une soupe. Ils se lavent dans le canal (5 degré ce jour là), se réchauffent autour d’un feu de fortune, jouent au foot, discutent, se battent.

A 18 heures les 350 font quelques km pour se rendre au repas chaud offert par les bénévoles sur un quai du port de Calais. Ils font la queue pour recevoir à manger et puis, épuisés s’arrachent les couvertures, les bonnets, les écharpes distribués par l’association.

Une infirmière distribue des médicaments et fait des soins de plaie sur le quai à l’aide d’une lampe de poche.

Puis les 350 retournent dans leur jungle, en espérant que cette nuit-ci la police ne viendra pas les arrêter, démolir leurs abris de fortune qu’ils ont construits, les gazer, les amener dans un commissariat à plusieurs kilomètres de là pour les relâcher le lendemain
.
Une femme Erythréenne pleure et demande de l’aide : son fils de 9 ans s’est fait arrêter à Dunkerke en essayant de passer vers l’Angleterre et elle n’a plus de nouvelles. Une bénévole la réconforte, lui explique qu’il est au chaud, lui au moins, et qu’elle va essayer de le retrouver.

Une famille kurde est là avec 3 petits enfants depuis 15 jours. Une enfant toute mignonne Erythréenne de 5 ans est là depuis 3 mois avec sa maman.

Un jeune homme de 18 ans est à l’hôpital : il s’était trompé de camion, en a pris un qui allait en direction de la Belgique, il a sauté et s’est fait écraser. Il a perdu une jambe.

Nous avons passé la journée avec eux, plusieurs associations de Gand et de Bruxelles. Nous avions amené des vivres, des vêtements, 3 camionnettes remplies, juste assez pour les ravitailler pour une journée.

Cette situation perdure depuis des années et le nombre de migrants augmente de mois en mois malgré, les conditions de vie, le froid, les pressions, les violences de la police dans le but de dissuader.

Ils disent que c’est toujours mieux que la vie chez eux et qu’à 30 minutes de l’autre côté il y a l’Angleterre, le pays où ils retrouveront famille, travail, amis.
L’année passée ils étaient 200. Aujourd’hui ils sont 350.

Et tous attendent le passeur, le moment pour passer ce canal. Et tous finiront, après 15 jours ou 6 mois par y arriver grâce à des passeurs, des douaniers pas trop scrupuleux.

Dans la petite ville de Calais on les voit partout. Les habitants ne les voient plus. Les commerces, les cafés leur refusent l’entrée.

Il m’a fallu plusieurs jours avant de me remettre de cette visite éclair aux réfugiés de Calais.

L’association SALAM (
http://www.associationsalam.org/ ) nous demande de faire connaître cette situation dramatique, qui ne fait que s’aggraver d’année en année. Ni la répression systématique, ni le froid, ni les conditions de vie n’empêchent, n’empêcheront ces hommes, femmes, enfants, de fuir, de chercher un monde meilleur.

Et ce n’est que le dessus de l’iceberg : partout en Europe et dans les pays limitrophes on retrouve des migrants qui cherche désespérément un pays qui pourrait les accueillir.

Chez nous aussi, à Anvers, à Ostende à Zeebrugge, le long des autoroutes des groupes, des familles se font arrêter.

Nos politique belges et européens crient aux « sécuritaires ». Sécuritaire pour qui ?
Ils nous imposent une culture de la peur, la peur du terrorisme, la peur du « migrant », la peur de l’autre. Ils créent des lois « pour notre sécurité » et nous enferment dans notre confort minuscule au dépens d’autres humains, qui ont eu le malheur de naître sur le mauvais continent.

Allons nous continuer à accepter cela ????


Eveline Dal

20:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, france, euro-dictature, presse, silence, repression, flicage, democratie, liberte, capitalisme, sans-papiers, romain, courcellesnhistoire, actualite, social | |  Imprimer | | |

06/12/2007

03/12/2007: Les sociétés d' intérim, les chômeurs et le respect de leurs droits individuels, de leur vie privée, de leur citoyenneté...



Les sociétés d' intérim, les chômeurs et le respect de leurs droits individuels, de leur vie privée, de leur citoyenneté...

Vous avez 30- 35 - 40 ans, vous êtes chômeur(se), vous recherchez du boulot ?

Une des solution désormais bien implantée, est de vous adresser à une société d' intérim...

Ce sont des loueurs d' hommes: elles louent aux autres patrons VOTRE boulot, VOS bras, pour quelques mois, quelques semaines, quelques jours, juste le temps d' effectuer un remplacement. Le travail terminé, le patron occassionnel vous embauche ou vous remet sur le pavé. Et vous recommencez éternellement les mêmes recherches, les mêmes formalités, les mêmes contrôles...

La société d' intérim encaisse sur votre dos, votre travail, une partie de la plus-value salariale. Leurs possibilités ont encore été étendues avec les chèques-service..., grâce principalement aux ministres Mr... L' État (c' est-à-dire la collectivité) y va même de ses caisses ...

Bien sûr, il faut vous inscrire: par exemple auprès de MANPOWER CHARLEROI, bd Audent 12, 6000 Charleroi.

Pour cela, il vous faudra montrer patte blanche et fournir obligatoirement les documents suivants:

-1 curriculum vitae

-votre carte d' identité

-votre carte Sis (mutuelle)

-1 certificat de bonne vie et moeurs (pratique en vigueur aussi dans les services publics)

et sans doute prochainement

-votre carte électronique chômeur (???).

Je ne sais pas encore si c' est une erreur administrative (une de plus!) ou désormais la pratique réelle et courante, mais un chômeur que je connais s' est adressé auprès de l' Administration communale de CHARLEROI pour obtenir le fameux "certificat de bonne vie et moeurs".

Surprise: je constate que le document lui remis est intitulé "extrait du casier judiciaire".

Heureusement, pour l' intéressé, son casier est vierge. Pour les autres, figurent sur un tel document: certaines amendes, les condamnations, emprisonnements et durées, suspensions des droits civils et politiques, etc...

En principe, en Belgique, si vous avez commis un grave délit criminel et purgé une peine de 5 ans de prison (p.e.), personne ne peut plus vous le reprocher, vous le rappeler, le diffuser publiquement, sous peine de poursuites judiciaires de votre part: vous avez gravement fauté, mais vous êtes considéré avoir payé votre faute , vous être racheté...

Alors, si c' est une pratique courante, que les sociétés d' intérim et les autorités expliquent un peu à quoi peut servir, dans le cadre du respect des libertés et droits individuels, du respect de la loi sur la vie privée et des données informatiques, cette obligation de fournir 1 certificat de bonnes vie et moeurs et/ou du casier judiciaire, aux sociétés d' intérim.

Les chômeurs honnêtes, sans tache et sans passé répressif, sont-ils automatiquement supposés être des délinquants, des parias, pour qui leur vie peut être jetée en pâture, auprès de tel ou tel patron, de tel ou tel employé de guichet ou de bureau , ... ???

Comment se fait-il que les syndicats acceptent encore de tels affronts pour les travailleurs ?
J' ai connu l' époque où, à COURCELLES, le casier judiciaire était géré uniquement au Bureau de Police communal et on ne pouvait obtenir un extrait qu' en s' adressant auprès de ce service.  Qu' en est-il à Charleroi ?

RoRo

23:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicats, social, flicage, romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, democratie, liberte, presse, silence, capitalisme, exploitation capitaliste | |  Imprimer | | |

03/12/2007

02/12/2007: Il faut boycotter le Jobpass!

 -------- Message original --------

Sujet: Fw: ATTENTION: Nouveau instrument de contrôle!
Date: Sun, 2 Dec 2007 11:28:33 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>


----- Original Message -----
From: "Lenka Glauser"
<lenkaglauser@hotmail.com>
To: "Anita" <supastylin84@hotmail.com>
Sent: Saturday, December 01, 2007 10:45 PM
Subject: ATTENTION: Nouveau instrument de contrôle!



A diffuser AU MAX SVP

P E T I T I O N

Il faut boycotter le Jobpass! Signez votre désaccord sur le site

http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161>
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161



Lors du dernier salon « Citzenjob », le salon de l’emploi du non-marchand
organisé à Bruxelles par l’asbl Idéji, on a pu assister à un des nombreux
méthodes de contrôle de notre cher état belge.
Un chômeur wallon essayait de faire certifier son passage à ce salon avec
une carte électronique: le « jobpass ». Les organisateurs découvraient ce
nouveau passeport avec beaucoup de perplexité.
Mais de quoi s’agit-il?. Le « Jobpass », ses ambiguïtés, ses dangers.

Un nom curieux. Le « jobpass » est un badge personnel, porteur d'une carte à
puce compatible avec la carte d'identité électronique. Il est « offert » à
chaque demandeur d'emploi et est supposé «l'accompagner» durant sa
trajectoire de recherche d'emploi (et après ?). Il contient un certain
nombre de renseignements, dont plus d'un touche aux démarches entreprises
par le demandeur d'emploi et est susceptible, dans la phase de plein
déploiement du projet, d'être enregistré chez les opérateurs de formation, y
compris associatifs. Le badge est en phase de «test » dans la région de
Mons.
Notons d'emblée l'appellation curieuse de l'objet : ce «passeport pour
l'emploi», nous l'imaginons, ne régule pas l'entrée au pays (étranger?) de
l'emploi; signifie-t-il alors une promesse d'accès à son
porteur, comme si une formation adéquate suffisait à garantir le
«décrochage» d'un «job» aussi précieux que rare ?
Plus prosaïquement, nous nous trouvons probablement en face d'une
appellation sirupeuse inventée par une firme de communication et qui
n'arrive à tromper personne sur ses intentions: la promesse (d'emploi) cache
mal la volonté de contrôle et de gestion des «efforts» du demandeur dûment
activé (pour vérifier s'il mérite bien ses «droits»).

Un brouillage des rôles. Que les démarches du demandeur d'emploi soient
contrôlées peut éventuellement se comprendre
(même s'il vaudrait mieux,
selon la formule de la FGTB, combattre le chômage que traquer les chômeurs).

Mais le Jobpass introduit un inacceptable brouillage des rôles, puisque cet
instrument électronique uniformise tous les opérateurs, en les transformant
en terminaux équivalents d'un même regard (aussi fraternel que celui de «big
brother») vérificateur: la différenciation entre les services publics de
contrôle et de sanction (niveau fédéral), les services publics
d'accompagnement et de conseil (niveau régional), les acteurs associatifs
qui se mobilisent au nom de la solidarité et de l'égalité, explose. La
relation de confiance, qui est un élément-clé de l'efficacité de l'action
associative en la matière, est gravement polluée par un tel brouillage.

Une inefficacité pratique. Dans la pratique, la « participation » prévue du
demandeur d'emploi à l'encodage, la surveillance ou la correction des
données ne va pas de soi.
A ce jour, aucune information crédible n’existe quant à la conformité de ce
« passeport » avec les législations relatives au respect de la vie privée.
L'information et la formation qui seront nécessaires à une maîtrise par les
bénéficiaires constituent d'ores et déjà un bel exemple d'énergie et de
moyens gaspillés au profit d'un outil à l'efficacité douteuse, au détriment
de la finalité réellement poursuivie (la formation et l'emploi).
Les opérateurs montois concernés le signalent sans ambiguïté, il est vrai en
« off » (ce qui en dit long).
On voit déjà, en les écoutant, que l'outil va produire sa propre dérive,
puisqu'il pourra être aisément détourné de son but : l'encodage d'une
démarche (se présenter pour pointer et justifier ainsi son mérite) risque de
se substituer à la démarche elle-même (par exemple la prise d'information).

Il est vrai que la bureaucratie est souvent incapable d'imaginer, pour
corriger son inefficacité, autre chose qu'un renforcement du traitement
bureaucratique des choses...

Une opacité et une évaluation faussée. L'outil est en phase-test après
laquelle on est supposé procéder à son évaluation. Il est cependant clair,
d'ores et déjà, que cette évaluation sera limitée à la question de la
fonctionnalité de l'outil; sera mono-référentielle (par et pour le seul
Forem) et non-contradictoire;
* ne s'occupera pas des finalités et des effets produits;
* n'inclura en aucun cas le point de vue des bénéficiaires.
* Ne servira à rien car selon « Alter Echo », le marché de cette carte a
déjà été passé pour l’ensemble de la Région wallonne

Il est inquiétant que le coût total de cette imposition technique incongrue
ne soit pas rendu public et que la firme bénéficiaire de l'opération ne soit
pas connue (nous vous invitons à faire une recherche sur cette carte pour
vous prouver combien cette opération est discrète). Nous rappelons ici que
les travaux des « chantiers pour demain» consacrés à la société de
l'information prévoyaient qu'avant toute mise en place de ce type (et
l'exemple du Jobpass est nommément évoqué) :
* on analyse la réelle finalité;
* on consulte les groupes bénéficiaires surtout si l'on s'adresse à des
groupes précarisés;
* on évalue de façon quasi constante si la finalité est bien respectée.

Nous en sommes très loin. Alors que les forces progressistes sont supposées
veiller à ce que les politiques menées prennent en compte les intérêts des
gens, surtout les moins favorisés, nous avons affaire en l'occurrence :
* à un instrument de contrôle qui s'avance masqué et qui est porteur de
multiples dérives;
* à une technologie qui va brouiller les rôles des opérateurs de façon très
dommageable et donc compromettre l'efficacité de leur travail;
* à une illusion bureaucratique qui pense que l'efficacité est obtenue par
une démarche qui fait « encore un peu plus de la même chose »;
* à une parodie d'évaluation doublée d'une opacité inquiétante.

Il est donc exclu que les EFT/OISP se rendent partenaires d'une telle
initiative contre-productive. Au contraire, nous demandons qu'on stoppe
l'hémorragie budgétaire, la dérive bureaucratique et l'abus de sens et de
langage dont seront victimes les plus faibles des citoyens. La dernière
réunion de l’Interfédération des OISP-EFT a abordé cette thématique .
Les conclusions de l’atelier proposaient un devoir de désobéissance civile
et de boycott de ce jobpass, les synthèses publiques de l’atelier étaient,
hélas, beaucoup plus timorées. Par la présente, nous lançons un appel au
boycott de ce dispositif, appuyés par de nombreux acteurs du terrain.

Il faut boycotter le Jobpass !

Signez votre désaccord sur le site
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161>
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161

Serge Noël, directeur du Cesep
Jean Blairon , directeur de RTA
André Boulvin , Secrétaire Provincial du MOC de Namur


CESEP-Rue de
Charleroi, 47-1400 Nivelles-Tél 067/890 865

22:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, democratie, liberte, capitalisme, syndicat, social, presse, silence, euro-dictature, flicage | |  Imprimer | | |

23/11/2007

SOLIDAIRE du mercredi 21/11/2007

Solidaire n° 47 - 21/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Vie chère : il est temps d’agir !

Nouvelles des entreprises
En bref
Janssen Pharmaceutica :: Grève contre 700 licenciements
Gaston Van Dyck
Un CD-ROM sur la grève de VW

Syndicats
Pouvoir d'achat :: La csc tire la sonnette d'alarme
Sara Vanobbergen
Orange bleue :: La FGTB mobilise
Alice Bernard et Gaston Van Dyck
La Louvière :: L’augmentation des prix, on en a soupé
Michel Mommerency

Belgique
Jumelage :: Des Zelzatois rencontrent des Louviérois
Série « Belgique, ne me quitte pas » (12) :: Des étudiants organisent 'Les Belges s’embrassent'
Mark Kennes et Laura León Fanjul
Bruxelles :: 35 000 personnes marchent pour l’unité
Julien Versteegh et Vincent Bevernage
La Belgique : enfer ou paradis fiscal ?
L’université marxiste d’hiver :: Que peut nous apprendre le marxisme sur l’actualité ?
Maria McGavigan

International
France :: Grève nationale et mécontentement étudiant face à un Sarkozy décidé
Julien Versteegh
Vive altercation entre le président vénézuélien Hugo Chavez et le roi d’Espagne
Pol De Vos
Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre
Julien Versteegh
En bref
Guatemala :: Quand le travail syndical peut vous coûter la vie
Cheminots Allemagne :: Négociations en cours pour une importante hausse salariale
Tony Busselen

Jeunes
Comac en action contre le réchauffement climatique
Jouwe Vanhoutteghem, Pieter Jan Caes, Breght Vandenberghe, Thierry Warmoes et Wouter Vandamme

Régions
ALZ Genk :: Moins de chrome dans l’air, cela nous intéresse
Free Van Doorslaer
Charleroi :: Marche pour Sadia Sheikh, contre le racisme
Charleroi :: Un petit saint Nicolas au grand cœur
Quoi de neuf docteur ?
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • TVA
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Le tétanos

Presse et lettres
Lettres

Culture
Film Mon meilleur ennemi :: Klaus Barbie, boucher nazi, puis agent de la CIA
Peter Mertens
8eme Festival de Cinéma d’ATTAC :: Sous le signe de la dignité des peuples


Solidaire n° 46 - 14/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Orange bleue, de l’antisocial à la division : nee bedankt, non merci

Nouvelles des entreprises
Salaires :: En deux ans, chaque salarié a perdu 750 euros
Jo Cottenier
La Poste :: Lutte contre le « plan stratégique »
Portrait Dany Van Cauwenbergh :: D’analphabète de l’informatique à webmaster
Imelda Haesendonck
Enquête Securex :: Les travailleurs plus âgés doivent pouvoir récupérer plus longtemps
Free Van Doorslaer
En bref
Délocalisation Vishay Evere :: Nous voulons le maintien d’une activité industrielle à Bruxelles
Alice Bernard

Santé
Quoi de neuf docteur ?

Belgique
Les cinq travaux antisociaux que mijote l’orange bleue
Jo Cottenier
Communautaire :: Six réponses pour décoder la crise
David Pestieau
Quelques raisons pour participer à la marche pour l’unité du 18 novembre
Herwig Lerouge
Budget :: Les intérêts notionnels menacent les finances publiques
Marco Van Hees
Série « Belgique, ne me quitte pas » (11) :: Le journaliste Paul Goossens
Thomas Blommaert et Peter Mertens

International
Interview :: Evo Morales, président de la Bolivie
Roberto Zanini*
Afghanistan :: La lutte antiterroriste tue des innocents
Roland Marounek
En bref
Venezuela :: Chavez, président à vie ?
Allemagne :: Grève des conducteurs de trains
Guy Durail
Hongrie :: La direction communiste condamnée à 2 ans avec sursis
Le changement climatique :: Le réchauffement planétaire n’a rien d’un canular géant
Breght Vandenberghe et Thierry Warmoes

Régions
Manage - La Louvière :: Une famille de cinq enfants dans un logement insalubre
Marco Van Hees
Liège :: Mobilisation populaire pour La Poste
Adam Miron
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Sarkozy
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

L'avocat vous répond
Avoir raison et obtenir raison


Solidaire n° 45 - 07/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Ensemble-Samen

Nouvelles des entreprises
En bref
Bayer Lanxess :: Rencontre avec Levi Sollie (délégué FGTB)
Joris Van Gorp
Volvo Cars Gand :: Deux jours de grève contre la pression au travail
Tom De Meester
Grève générale B-Cargo :: Mobilisation pour la défense de l’emploi
Tony Pirard

Belgique
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Propsitions du PTB
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Les questions sur BHV qu’on ne pose jamais
Lucien Materne
Six chiffres, six arguments choc pour sauver la solidarité
David Pestieau
Le chantage d'Electrabel entrave la liberté d’expression
Mark Kennes
Énergie :: Greenpeace contre « Eletrobel »
Mark Kennes
Malines se muerait-elle en Charleroi-sur-Dyle ?
Gaston Van Dyck
Série « Belgique, ne me quitte pas » (10) :: Anne Morelli, historienne
Arnaud Staquet
PTB :: Une membre parmi 2 753
Nicole Materne

International
Turquie :: À contre-courant des nationalismes turc et kurde
Tony Busselen
11.11.11 :: Sur la brèche pour la souveraineté alimentaire
Arno Roblares
En bref
Différences de vues sur l’Iran
Pol De Vos

Jeunes
Comac Gand :: Des petits cœurs et une signature ouvrent l’année académique
Wouter Van Damme

Régions
La journaliste Bénédicte Vaes est décédée
Quoi de neuf docteur ?
Flémalle :: Naissance d’une nouvelle section du PTB
Alice Bernard
Liège Ste-Marguerite :: Dernier « merci » au personnel du bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Le prix des carburants
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
La vaccination contre le cancer du col de l'utérus remboursée?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Homer Simpson :: La meilleure création comique de notre époque
Mark Kennes

Femmes
Remettre la réduction du temps de travail à l’ordre du jour
Courir du matin au soir
80 femmes mettent au tapis le géant Sidmar
Venez rejoindre les Marianne
Marianne fête la journée internationale de la femme

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, silence, democratie, liberte, capitalisme, ptb, politique, france, espagne, charleroi, fascisme, usa | |  Imprimer | | |

09/11/2007

pour lire SOLIDAIRE du mercredi 07 novembre 2007

 Solidaire n° 45 - 07/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Ensemble-Samen

Nouvelles des entreprises
En bref
Bayer Lanxess :: Rencontre avec Levi Sollie (délégué FGTB)
Joris Van Gorp
Volvo Cars Gand :: Deux jours de grève contre la pression au travail
Tom De Meester
Grève générale B-Cargo :: Mobilisation pour la défense de l’emploi
Tony Pirard

Belgique
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Propsitions du PTB
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Les questions sur BHV qu’on ne pose jamais
Lucien Materne
Six chiffres, six arguments choc pour sauver la solidarité
David Pestieau
Le chantage d'Electrabel entrave la liberté d’expression
Mark Kennes
Énergie :: Greenpeace contre « Eletrobel »
Mark Kennes
Malines se muerait-elle en Charleroi-sur-Dyle ?
Gaston Van Dyck
Série « Belgique, ne me quitte pas » (10) :: Anne Morelli, historienne
Arnaud Staquet
PTB :: Une membre parmi 2 753
Nicole Materne

International
Turquie :: À contre-courant des nationalismes turc et kurde
Tony Busselen
11.11.11 :: Sur la brèche pour la souveraineté alimentaire
Arno Roblares
En bref
Différences de vues sur l’Iran
Pol De Vos

Jeunes
Comac Gand :: Des petits cœurs et une signature ouvrent l’année académique
Wouter Van Damme

Régions
La journaliste Bénédicte Vaes est décédée
Quoi de neuf docteur ?
Flémalle :: Naissance d’une nouvelle section du PTB
Alice Bernard
Liège Ste-Marguerite :: Dernier « merci » au personnel du bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Le prix des carburants
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
La vaccination contre le cancer du col de l'utérus remboursée?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Homer Simpson :: La meilleure création comique de notre époque
Mark Kennes

Femmes
Remettre la réduction du temps de travail à l’ordre du jour
Courir du matin au soir
80 femmes mettent au tapis le géant Sidmar
Venez rejoindre les Marianne
Marianne fête la journée internationale de la femme


Solidaire n° 44 - 31/10/2007

Éditorial
Un mois de vérité

Nouvelles des entreprises
La Poste :: Nouveau plan d’entreprise, nouveau métier en vue
Edith Janssens
SNCB :: Action contre le service minimum
David Para
En bref
Stib Bruxelles :: Plan nouveau drivers
Lucien Materne

Santé
Santé :: Un médicament pour les yeux trente fois trop cher
Gaston Van Dyck
Anvers :: On ne rit pas avec la grippe
Gaston Van Dyck

Syndicats
Interview :: Serge Demeuse, secrétaire FGTB-Alimentation à Liège
François Ferrara

Belgique
Crise communautaire :: L’orange-bleue pourrit, la résistance mûrit
David Pestieau
Gouvernement :: L’Orange bleue et le développement durable
Thierry Warmoes
Chauffage :: Augmentation des prix
Gaston Van Dyck
Série « Belgique, ne me quitte pas » (9) :: Marc Moulin, auteur, compositeur et chroniqueur
David Pestieau et Julien Versteegh
Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe
Herwig Lerouge
Aux origines du Parti communiste belge
Herwig Lerouge
Élections :: Les dépenses se sont élevées à 20,5 millions d’euros
Mark Kennes
Affaire DHKP-C :: Rassemblement le 8 novembre 2007 à 14 h
Axel Bernard

International
Italie :: Un million de manifestants contre la précarité
Tony Busselen
Interview :: Ncumisa Kondlo du Parti Communiste d’Afrique du Sud (SACP)
P.F. Kazungu
Afrique du Sud :: Résistance contre gouvernement néo-libéral
P.F. Kazungu
Pétition : solidarité avec les communistes en Hongrie
Grande-Bretagne :: Accord entre postiers et Royal Mail
Peter Avis
En bref
Amérique – Irak: correspondance via le rail belge
Pol De Vos

Régions
Quoi de neuf docteur ?
Lommel :: Des mesures contre les hausses des prix
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Halloween
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Souad Massi :: La Tracy Chapman du monde arabe
Laura León Fanjul

L'avocat vous répond
La nouvelle loi sur le divorce : les pensions alimentaires


Solidaire n° 43 - 24/10/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Orange bleue : service maxi pour les fortunés, mini pour les autres ?

Nouvelles des entreprises
En bref
Droit de grève :: L'accord de l'orange bleue sur le service minimum
Riet Dhont
Bayer – Anvers :: Non à l’externalisation
Fiat • Bruxelles :: Licenciement de 25 travailleurs
Riet Dhont et Raymond
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Alice Bernard

Belgique
Justice :: L’orange bleue et la réforme de la Protection de la jeunesse
Joke Callewaert
Communautaire :: Des électeurs actifs pour la Belgique
Série « Belgique, ne me quitte pas » (8) :: L’Ecrivain Tom Lanoye
Thomas Blommaert
Réchauffement climatique :: Journée internationale d’action du 8 décembre
Thierry Warmoes
Extrait :: Vingt ans d’accueil des demandeurs d’asile
Emploi :: Kifkif organise une bourse interculturelle de l’emploi
Mark Kennes
La proposition du PTB+ pour le vaccin antigrippal donne la fièvre au Vlaams Belang
Gaston Van Dyck

International
Le dangereux nouveau traité européen
Herwig Lerouge
11.11.11. :: La campagne contre les accords de libre-échange
Bert De Belder
Interview :: Roberto Tardío du ministère de la Santé bolivien
Pol De Vos
En bref
Chine :: Congrès du Parti communiste
Tony Busselen

Régions
Quoi de neuf docteur ?
Liège :: Action pour le maintien d’un bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Charleroi - Malines
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Payer moins chez le spécialiste après y avoir été envoyé par le généraliste

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Danny Glover :: Je suis un enfant du mouvement des droits civiques
Mark Kennes

10:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidaire, presse, silence, politique, ptb, social, actualite, romain, courcelles, histoire, belgique, democratie, liberte, imperialisme | |  Imprimer | | |