26/08/2008

25/08/2008: LE PS MENT; IL ARRETE ET EXPULSE QUOTIDIENNEMENT!...

L'Office des Etrangers n' est rien d' autre qu'un Etat incontrôlable à l'intérieur de l' Etat.

L'Office arrête, expulse et emprisonne sans rendre de comptes, bien souvent en contradiction avec la loi, en bafouant la Liberté, la Démocratie, les Droits de l'Homme, la dignité humain, le droit d' asile et la Justice elle-même ...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: LE PS MENT; IL ARRETE ET EXPULSE QUOTIDIENNEMENT!
Date: Mon, 25 Aug 2008 00:17:35 +0000 (GMT)
De: Angelica 11 ans détenue au 127bis <s_o_s_angelica@yahoo.fr>
Répondre à :: s_o_s_angelica@yahoo.fr
Pour :: forum@ps.be, jean-francois.mahieu@ps.be


Ps TU MENS; TU ARRETES ET EXPULSES QUOTIDIENNEMENT!

 
L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) s'étonne des récentes condamnations du Ps (voir texte au bas) et appelle le Parti socialiste à joindre les actes à sa parole en appliquant un moratoire dans les communes socialistes, tel que le font déjà certaines communes flamandes et 2 francophones. (1)
Dès lors, il est bien légitime de s'étonner des propos du parti socialiste et de l'appeller à cesser les arrestations de personnes sans papiers dans ses communes.  
 
L'UDEP rappelle que si le Parti socialiste dans son discours, réclame un moratoire à grands bruits: ("En attendant, pour que des drames humains soient évités, le PS demande un moratoire sur les expulsions." communiqué PS - 21 août 2008), le PS arrête, via ses bourgmestres et leur police locale, quotidiennement les personnes sans papiers et les livre sans sourciller à l'Office des étrangers, sachant très bien les conséquences d'enfermement et d'expulsion encourues par ces personnes.(2)
 
C'est bien sur le territoire de la commune de St-Gilles que le jeune Rothman Salazar s'est fait contrôler et arrêter et c'est à Forest qu'il s'est fait mettre au cachot et livrer aux mesures " à caractère arbitraire et inhumain prises par l'Office des étrangers." (communiqué PS - 21 août 2008).
 
Aussi, si le Ps veut réellement "éviter des drames humains"(ibidem), qu'il commence par éviter de les provoquer.
 
L'UDEP déplore que le Ps pointe sans cesse l'Office des étrangers et non pour le défendre, mais pour éclairer nos responsables socialistes, l'UDEP leur rappelle que l'Office est une administration appliquant des lois (votées par le Ps lors des législatures précédentes) et exécutant les ordres d'un gouvernement par l'intermédiaire et la tutelle d'une Ministre, Mme Turtelboom.
 
Gouvernement dont le Ps fait partie et pour lequel il s'était fermement engagé à ne pas participer sans que celui ci n'effectue une opération de régularisation et change la loi, sur base des critères des attaches durables...  Aussi, l'UDEP appelle le Ps à interpeller directement la Ministre plutôt que ses sous fifres et l'enjoint à tenir ses engagements politiques.
 
Malgré toute l’importance que le PARTI socialiste semblait y accorder (avant les élections), la situation des deux fillettes tchéchènes et du jeune Rothman entre autres, sont plus que vous ne voulez le laisser croire, aussi de votre amère et entière responsabilité. 
 
 

 L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

 
(1) Lors du dernier Cercle du silence tenu à Louvain-La-Neuve, son Bourgmestre (Ecolo) s'est engagé à ne plus signer aucun ordre d'expulsion, bientôt rejoint par son comparse d'Amay.
(2) Marie Arena s'est battue pourtant pour faire respecter les engagements du Ps, malheureusement, elle semble bien isolée sur la question dans son parti.
 
L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) est un mouvement social, organisé démocratiquement. Il compte près de 3000 membres(sans papiers), ils sont affiliés à la CSC et la FGTB et partenaires de nombreuses organisations.
 - Assemblée générale hebdomadaire  tous les LUNDIS à 18h30 - SALLE COSMOS rue du Docteur De Meersman 12 à Anderlecht.
 
 
INFOS: Gerardo Cornejo, ALEX, Oumarou, Mohamed, portes parole
 
 
En date de : Ven 22.8.08, Marie Cappart <marie.cappart@ulb.ac.be> a écrit :
COMMUNIQUE PS - Le 21 août 2008

Expulsion des 2 fillettes tchéchènes et ordre de quitter le territoire de Rothman Salazar : le PS dénonce le caractère arbitraire et inhumain des mesures prises par l'Office des étrangers

L'Office des étrangers a expulsé hier deux fillettes tchéchènes alors que leur mère se trouve à l'hôpital, et ce malgré les protestations répétées du directeur du centre d'accueil. Cette expulsion est scandaleuse et viole notamment le principe fondamental de l'unité familiale.

Ce même Office a récemment délivré un ordre de quitter le territoire à Rothman Salazar, un jeune Equatorien de 19 ans qui est en Belgique depuis 6 ans et entame des études supérieures dans notre pays.

Le PS dénonce le caractère arbitraire et inhumain des décisions relatives aux expulsions prises par l'Office des étrangers, qui illustre une fois de plus l'impérieuse nécessité d'adopter un cadre clair en la matière.

Le PS insiste pour que l'accord du gouvernement soit mis en application avec loyauté et correction dans les plus brefs délais. En attendant, pour que des drames humains soient évités, il demande un moratoire sur les expulsions.

Par ailleurs, le Groupe PS de la Chambre interpellera la Ministre de l'Immigration sur les raisons justifiant la décision d'expulser les deux fillettes en Pologne, et demandera, dès la rentrée parlementaire, une audition du directeur de l'Office des étrangers en Commission de l'Intérieur.

 

10/04/2008

06/04/2008: Les titres-services plus chers dès le 1er mai ....


Les titres-services plus chers dès le 1er mai

La "générosité" du gouvernement "socialistes", calottins et libéraux (du Nord et du Sud de la Belgique): 0,30 euro de l'heure d' augmentation pour les titres-services. Un bagatelle, n' est-ce pas ?

Faisons vite un petit calcul pour l' exemple: prenons Y... (88 ans, devenue handicapée) et R... (93 ans, devenu handicapé). Une petite pension mensuelle ménage de 1.170 euros ...
Etant donné leur âge et leur état, ils ont besoin d' une aide: 5 heures semaine de la part du Cpas de Courcelles (ce qui est un minimum), payés en titres-service ...
Le calcul annuel à payer en plus est le suivant: 52 x 5 x 0,30 euros = 78 euros, ou 3.147 fbelges/an.
Déductibles fiscalement ? Tintin, comme les revenus annuels de Y et R sont trop bas pour être taxés, ils ne jouissent d' aucune déductibilité fiscale. L' avantage fiscal est profitable uniquement à ceux qui ont de plus hauts revenus.
Très beau cadeau gouvernemental donc cette année pour la Fête internationale des Travailleurs, dont 600.000 assistés, de la part des "socialistes" et de leurs compères Mr et Cdh qui nous annoncent à grands fracas des allocations (des aumônes!) pour combattre les hausses scandaleuses de l'énergie et de tous les produits de consommation journalière.
C' est bien connu: ce que les partis "démocratiques" donnent d'une main, ils l' a reprennent de l'autre. Ce n' est pas nouveau, alors que les multinationales capitalistes multi-milliardaires rançonnent le pays et le Monde...
Ah oui, le Ministre Cdh-Psc à l'origine de la mesure est l' ex-syndicaliste Josly Piette. Il laissera donc une belle trace de son passage de ... "syndicaliste" lui aussi . De quoi lui dire merci ...
RoRo

From: Finances
Sent: Sunday, April 06, 2008 11:12 AM
Subject: Les titres-services plus chers dès le 1er mai

Les titres-services plus chers dès le 1er mai

Les titres-services coûteront 30 centimes d'euro de plus à partir du 1er mai 2008, et leur prix net passera de 4,69 à 4,90 euros après déduction fiscale, rapporte samedi Het Laatste Nieuws.

Cette augmentation résulte d'une décision antérieure du gouvernement de faire passer le prix du titre-service, qui est utilisé par quelque 600.000 Belges pour disposer d'une aide à domicile, de 6,70 à 7 euros. Selon Het Laatste Nieuws, elle entrera en vigueur le 1er mai prochain, mais l'arrêté royal doit encore recevoir l'approbation du conseil d'Etat. Par ailleurs, à partir du 1er juin, un utilisateur ne pourra plus acheter plus de 750 titres-services par an, dont 350 seront fiscalement déductibles. (MPA)



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Envoyé par romain dans Ce que la grande presse "libre", "neutre" et "indépendante" capitaliste ne vous dira pas le 4/06/2008 01:24:00 PM

21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, capitalisme, cdh, romain, silence, social, actualite, belgique, presse, finance, gouvernement, histoire, injustice, medias, mr, politique, ps, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/04/2008

06/04/2008: Leterme 1er et le pouvoir d’'achat : des cadeaux pour ceux qui n'’en ont pas besoin...

" de soutenir les économies d'’énergie."

Cela devient un véritable cinéma pour tenter de culpabiliser de plus en plus le consommateur, la population, les travailleurs.
Question: quel propriétaire de sa maison, parfois  depuis  30, 40, 50 ans, est disposé à entamer des travaux coûteux (rentables dans seulement  6, 7, 8 ans) pour isoler complètement sa maison, remplacer ses vitres,  installer des capteurs solaires sur le toit, remplacer son chauffage au charbon/mazout par un chauffage central munis de régulateurs et thermostats à tous les radiateurs ... ? Les sdf, les chômeurs, les minimexés, les jeunesd qui se marient, les familles qui n'ont qu'un seul petit salaire ou une petite pension. ? En Belgique, 70% des retraités natteignent pas 1.250 euros par mois au bout de leur carrière professionnelle ...
Malgré toutes les aides publiques (formalités administratives et bureaucratiques incluses ...), cela doit se compter sur les doigts...
Sauf ceux, bien sûr, qui ont encore les moyens de se faire construire une nouvelle habitation de quelques 250.000 euros, car ayant de très gros revenus et un emploi garanti ...
"Ils" se foutent de plus en plus de nos g..., en cette période de ceinture et de vaches de plus en plus maigres pour plusieurs millions de Belges ...
Les Wallons sont quelque 3 millions.
Le samedi 23 juin 2007, "La Nouvelle Gazette" de Charleroi titrait:
ENERGIE/prix
-128.000 ménages dans le rouge.
-de plus en plus de Wallons ne parviennent plus à payer leurs factures d'électricité
-Une famille wallonne sur 11 dans le rouge:
1.200.000 rappels en 2006
   260.000 familles concernées
   162.000 ont reçu un recommandé
   128.000 plans de paiement
     10.000 compteurs à budgent
        5.500 coupures de gaz, dont 3.000 à Charleroi et 827 à Liège ...
 

RoRo


Leterme 1er et le pouvoir d’'achat : des cadeaux pour ceux qui n'’en ont pas besoin

Après 9 mois, nous avons enfin un gouvernement. Mais il ne s'’occupe pas du problème n° 1 de l'’homme de la rue : le pouvoir d'’achat. Malgré les fins de mois difficiles. Malgré la manifestation syndicale du 15 décembre. Malgré les grèves de janvier.

David Pestieau et Mark Kennes

Ces derniers mois, une vague de grèves pour le pouvoir d'’achat a traversé le pays. Les ouvriers d'’Ekol à Houthalen voulaient obtenir un euro d’'augmentation de l'’heure.

Salaires

Le gouvernement Leterme 1er veut appliquer une norme salariale stricte (un blocage des salaires) pour que « l’'évolution des coûts salariaux soit plus avantageuse que celle de nos principaux partenaires commerciaux ». Autrement dit, faire en sorte que nos salaires soient plus bas que ceux de nos voisins allemands, français et néerlandais.

Pour les allocations sociales et les pensions, le gouvernement propose :

– d’'appliquer le mécanisme de liaison au bien-être pour les allocations sociales
– d' augmenter les pensions les plus basses
Mais cela uniquement si le budget de l'’État le permet. Or, comment le budget pourrait-il le permettre si, d'’un autre côté, le gouvernement a garanti à 100 % que la politique de cadeaux aux patrons continuera ?

Les cadeaux aux patrons se feront grâce :
• à de nouvelles réductions des cotisations patronales. Une réduction qui dépasse pourtant déjà les six milliards d’'euros par an ;
• au renforcement des avantages fiscaux pour les entreprises, que ce soit pour encourager le travail en équipe et de nuit ou pour encourager les heures supplémentaires ;
• à la prolongation des intérêts notionnels qui coûtent pourtant plus de deux milliards d’euros.

Contrôle des prix et pouvoir d’'achat

Le gouvernement propose :
• d’'installer un observatoire des prix ;
• de stimuler la concurrence sur le marché de l’'énergie ;
• de soutenir les économies d'’énergie.

Qu’'en est-il de ces mesures dans la réalité ?
    D’'un côté, Leterme 1er met sur pied un « nouvel observatoire des prix » de l’'énergie alors que de l’'autre, il refuse de mettre en pratique les conseils d’'un organe déjà existant, la CREG. En  effet, la CREG a proposé le 18 janvier 2008 des propositions concrètes afin de diminuer les factures familiales, entre autres par une régulation plus stricte des tarifs des gestionnaires de réseaux et par la diminution de la TVA de 21 à 6 % sur le gaz et l'’électricité. Toutes ces propositions ont été refusées par le gouvernement Leterme 1er.
    Si la CREG est déjà impuissante actuellement, un « observatoire des prix » ne pourra pas non plus limiter l’'augmentation des prix, puisque :
• Electrabel et Distrigaz refusent de donner des informations au sujet de la composition de leur prix au nom du secret d'’entreprise ;
• le gouvernement précédent a enlevé à la CREG toute compétence de limiter les augmentations de prix.

    En matière de contrôle des prix de l’'alimentation, les mêmes critiques sont applicables.

    Quant à la concurrence sur le marché de l'’énergie, on constate ce que celle-ci a rapporté : des hausses de prix.
    Et last but not least, la seule mesure proposée est de développer les économies d’'énergie : en clair, mettez un pull en plus…

Bref, rien n’'est prévu, si ce n’'est des mesurettes du fonds énergie qui ne s’'appliquent qu’'aux couches les plus précarisées de la population. Ces « chèques énergie » sont d'’ailleurs basés sur une forme de charité, charité à laquelle il faut prouver qu’'on a droit à coup de fiche salariale et de documents multiples.

Essence et diesel

Ici non plus, aucune mesure réelle n'’est proposée, même pas la limitation des accises touchées par l'’État avec les hausses des prix.


23:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : social, finance, injustice, actualite, belgique, cdh, courcelles, democratie, histoire, medias, mr, politique, presse, ps, ptb, romain, silence, solidaire, gouvernement | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2008

Conditions de travail sur les chantiers ...

Chantiers Charleroi :: 90 % de contrats illégaux et cinq euros de l’heure

Descente syndicale sur le chantier de l’hôpital de Charleroi à Lodelinsart, le 24 novembre dernier. En cause, le travail au noir de travailleurs étrangers.

Germain Mugemangango
13-02-2008

Nous avons rencontré Carlo Briscolini, secrétaire régionale adjoint centrale générale FGTB Charleroi et Marc Moreau, secrétaire régional CSC bâtiments industries pour explique le sens de leur demande.

 

Que se passe-t-il sur le chantier de l’hôpital de Charleroi ?

Carlo Briscolini. Le chantier de l’hôpital civil de Charleroi est un immense chantier où deux cents travailleurs sont occupés de manière permanente dont cent à cent cinquante travailleurs dans le cadre du détachement (voir plus bas, ndlr). La plupart sont des Portugais sous-payés. En Belgique, le manoeuvre a un barème de 11,60 euros de l’heure au minimum. Dans l’ensemble des manoeuvres et travailleurs qualifiés, il y a 90 % de contrats illégaux. Ils gagnent entre 5 et 9 euros de l’heure. Ils n’ont pas les autres avantages sociaux du secteur. Cela fait des marges bénéficiaires gigantesques.

C’est connu de tout le monde que les règles ne sont pas appliquées. L’inspecteur des lois sociales de Charleroi devrait pouvoir aller voir les vraies fiches de paie au Portugal pour voir ce qui est effectivement payé mais il ne peut pas le faire. Après l’Europol judicaire, il devrait être possible d’avoir une Europol sociale. Mais ici, il s’agit d’un client public. Il s’agit de l’intercommunale (ISPPC) présidée par le MR Olivier Chastel. Un tel client devrait être moralement plus responsable qu’un privé.

Marc Moreau. Il y a 170 00 ouvriers qui travaillent dans la construction. On estime qu'il faut y ajouter 50 000 polonais dont la plupart travaillent illégalement. C’est un phénomène grandissant qui s’attaque à la sécu, à l’emploi. Même ceux qui travaillent légalement sont payés moins cher. Les prix des marchés sont tirés vers le bas. L’entreprise honnête est poussée à ne pas respecter la loi. Ou alors, elle paie moins cher ses travailleurs de manière illégale.

 

D’où vient le problème ?

Carlo Briscolini. C’est le résultat d’une directive européenne dite de détachement. C’est l’utilisation de travailleurs qui viennent pour un travail spécifique et une durée spécifique. C’est une problématique qui frappe les travailleurs au niveau européen. C’est très répandu dans la construction.

Il y a des règles. L’élément essentiel est qu’on doit appliquer les conventions collectives de travail et les salaires du pays qui donne le travail. Dans le cas du chantier de l’hôpital, il s’agit bien sûr de la loi belge en la matière. On s’aperçoit depuis un certain nombre d’années que cette partie de la législation est bafouée de plus en plus. Ce qui entraîne dans toute l’Europe une dérégulation du marché. Il y a même une pression pour que les entreprises honnêtes ne respectent plus les règles. C’est parfois le seul moyen d’obtenir le marché.

À côté de ça, l’administration et le contrôle des lois sociales sont sous équipés en matière de personnel et de moyens pour aller jusqu bout des enquêtes. Nous menons une campagne plus globale à Charleroi sur le sujet. Une fois par an nous tentons de détecter un certain nombre de chantiers qui présentent des signes fraude. Nous faisons l’action pour signaler entre autres ces entreprises à l’inspection sociale.

Marc Moreau. À Lodelinsart, le donneur d’ordre public a fait la sourde oreille. En Belgique, le client n’est pas tenu responsable de ce qu’il se passe sur le chantier. La seule obligation qui lui incombe c’est qu’il doit désigner pour les chantiers publics un fonctionnaire qui doit aller sur le chantier tous les jours vérifier la légalité des travailleurs. Dans les faits ça ne se fait pas. Il y a tellement peu de fonctionnaires que ce n’est pas possible. C’est donc une obligation qui a été complètement abandonnée.

Nous aimerions inclure dans la loi une responsabilité solidaire pour ce qu’il se passe sur le chantier comme infraction sociales. Les grands clients n’en veulent pas et les entreprises non plus.

 

Quelles solutions proposez-vous ?

Carlo Briscolini. Nous ne sommes pas contre la venue de ces travailleurs immigrés en Belgique. Mais ça doit se faire dans les règles.

De plus, il faut avoir une politique proactive pour mettre au travail les personnes en Belgique intéressées par le secteur de la construction. Ce qui est grave c’est qu’ils sont encore moins intéressés par la formation des jeunes maintenant.

Marc Moreau. Nous avons été à la réunion de la cellule d’arrondissement qui doit poursuivre ce type de fraude. Nous avons été chez l’auditeur du travail et nous avons été très mal accueillis. Pourtant nous avons beaucoup d’informations qui viennent des travailleurs et des syndicalistes.

Nous avons donc décidé de faire une initiative informelle avec les acteurs intéressés. Les services d’inspections, l’Onss, l’Onem et les partenaires sociaux. Pas les finances, pas le monde juridique non plus.

Nous voulons faire respecter le règlement des travailleurs en détachement. Et aller beaucoup plus loin en chassant les négriers. Ça a pris une nouvelle ampleur. Pour éviter le classement sans suite ou les enquêtes tardives.

Nous voulons mettre en évidence les mécanismes qui permettent à ces gens d’échapper au contrôle pour à l’avenir proposer des modifications de la loi. Nous voulons aussi mener des actions de sensibilisation vers les travailleurs et les entreprises. Nous voulons aussi avec le syndicat nous porter partie civile par rapport à certains dossiers.

 

Connaissez-vous d'autres exemples ?

Marc Moreau. Au-delà du respect de la convention collective de la construction, il y a aussi des gens qui sont extrêmement exploités. Par exemple, il y a une filière brésilienne du travail (des faux Portugais). Ils ont de faux papiers qu’ils arrivent à remplacer par de vrais papiers. Dès qu’ils arrivent ici, on leur confisque leurs papiers et on les fait travailler pendant six mois ou un an. On les fait dormir sur chantier.

En cas d’accident, ça devient vite dramatique. En construction, chaque travailleur a un accident tous les cinq ans. En cas de travail au noir sur un chantier, c’est de l’esclavage.

Carlo Briscolini. Je sais que les grosses entreprises d’ici ont formé des sociétés là-bas pour prospecter le marché. C’est le seul moyen d’avoir les travailleurs que l’on cherche. Une société de toiture avec une vingtaine d’homme avait obtenu un gros marché dans le cadre des logements sociaux. Ils ont fait venir en ligne directe une société polonaise en détachement de 50 personnes. Un sous-traitant plus gros que la société principale. Douteux comme arrangement !

15:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, actualite, belgique, hainaut, charleroi, politique, capitalisme, injustice, democratie, syndicats, social, solidarite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/12/2007

29/12/2007: ces torchons racistes qui circulent sur Internet et que l' on colporte ...

Ceci est tout simplement un torchon raciste, fasciste, d' extrême-droite, qui prouve que ces gens ne reculent devant  aucun amalgame, même inventé de toutes pièces.
Plaintes devraient être déposées contre ces saloperies lorsque l'origine en est connue.
A Bruxelles, des milliers de fonctionnaires étrangers de toutes les institutions européennes sont venus s'établir avec leurs familles, à très hauts salaires et avec de gros privilèges, pour construire l' Euro-dictature capitaliste. Contre ceux-là, il n'y a pas la moindre protestation. De même les otaniens dans la région de Mons... Il est vrai que ceux-là avec de gros salaires, ont surtout commencé à faire monter les prix des loyers, des logements ... Pour l' anecdote, bien sûr ... !
En réalité, ceux qui pillent la Belgique et d' autres pays d' Europe, ce sont les multinationales capitalistes. Comme elles l'ont fait naguère, et le font encore aujourd'hui, en Afrique à un point tel qu' après des siècles de "civilisation" et d' évangélisation colonialistes, des dizaines de millions d' Africains crèvent encore de faim et cherchent leur salut dans la fuite ...           
Naguère aussi, les travailleurs belges, principalement les ouvriers, savaient faire preuve de plus de solidarité. Par leurs luttes revendicatives, ce sont d' ailleurs eux principalement qui ont conquis nos libertés et avantages sociaux.
Bonne journée quand même !
RoRo


Patrick Wautier a écrit :

Ma réponse :
Alors là, Jean-Claude Piette, je me demande quels sont tes principes politiques !
Tu nous envoie un message simpliste et radicalement raciste.
 
La misère est engendrée par la mondialisation du système capitaliste impérialiste, esclavagiste, colonialiste, néo-colonialiste, qui a commencé il y a plusieurs siècle...
Ce n'est pas de gaieté de coeur que les immigrés quittent leur famille, leurs amis, leur région, leur pays. La plupart voyagent dans des conditions épouvantables, certains n'arrivent jamais à destination. Et arrivés dans le pays de destination, la grande majorité, mal logée, travaille, et bien sûr dans de très mauvaises conditions, ils sont SUR-exploités ! 
Rien de tel qu'une société où toute la classe des travailleurs, quel que soit l'origine, a le droit de vivre dans un bien être optimum.
Alors luttons pour accéder à cette société SOCIALISTE, TOUS ENSEMBLE!
 
Patrick Wautier



From: piettejeanclaude@...

Subject: FW: Tr : Fw: tr: Best du jour. Transmettez surtout SVP
Date: Thu, 27 Dec 2007 20:49:11 +0100


-------Message original-------
De : Decelle ...
Date : 27/12/2007 0:20:14
Sujet : Tr : Fw: tr: Best du jour. Transmettez surtout SVP


S.V.PTransmettez s.v.p ! 


          Hélas, triste évidence...

>        

LA MANGEOIRE A'OISEAUX :

J'ai acheté une mangeoire, je l'ai suspendue derrière la maison et remplie de graines.

En une semaine nous avions des centaines d'oiseaux qui venaient se nourrir dans cette cabane

ils avaient accès à cette nourriture si facilement accessible et gratuite.

Ensuite les oiseaux ont commencé à faire des nids sous la véranda, au dessus de la table et près du barbecue.

Et puis il y a eu les excréments, il y en avait partout, sur les tuiles de patio, les chaises, la table, partout.

Certains des oiseaux sont devenus menaçants,

Ils plongeaient vers moi et essayaient de me piquer avec leur bec, même si j'étais celle qui les avait nourris en payant de ma propre poche.

Certains autres oiseaux étaient très bruyants.

Ils restaient près de la mangeoire à hurler et caqueter à toute heure du jour et de la nuit

en demandant que je remplisse la mangeoire aussitôt que les graines commençaient à diminuer.

Après quelques temps je ne pouvais même plus m'asseoir dans mon propre patio.

J'ai enlevé la mangeoire et trois jours plus tard les oiseaux étaient partis.

J'ai nettoyé les dégâts et enlevé les nids qu'ils avaient bâtis un peu partout sous la véranda.

En peu de temps la cour arrière est redevenue comme avant, tranquille, sereine et personne n'exigeant le droit à un repas gratuit.

Maintenant regardons les choses de cette façon : notre gouvernement donne de la nourriture gratuite, subventionne les loyers,

frais médicaux gratuits, éducation gratuite et a donné le droit à quiconque qui était né ici d'être automatiquement citoyen de notre pays.

Et tout à coup les illégaux ont commencé à arriver par centaines de milliers.

Soudain nos taxes ont grimpé pour payer tous les services gratuits, les petits appartements abritent 5 familles,

nous devons attendre des heures pour être vus par un médecin à l'urgence,

la classe de notre enfant de deuxième année est en retard sur les autres écoles

parce que la moitié de la classe ne parle pas Français,

je dois appuyer sur « * 1 * » pour entendre ma banque me parler en français

et voir des gens activant des drapeaux autres que «Notre Drapeau» crier et hurler

dans les rues pour demander plus de droits et de libertés gratuites.

Il serait peut-être temps que notre gouvernement enlève la mangeoire à oiseaux ?

A être trop bons, on devient souvent... trop cons !

P.S. : Transmettez s.v.p. ! Plus de gens vont lire ceci qu'on va peut-être finir par se serrer les coudes ?

13:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, presse, racisme, belgique, courcelles, romain, histoire, silence, democratie, liberte, injustice, fascisme, sans-papiers | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/12/2007

05/12/2007: COURCELLES-Trazegnies: une triste nouvelle: Yvon STURBOIS s' en est allé à son tour à l' âge de 72 ans ...


COURCELLES-Trazegnies: une triste nouvelle: Yvon STURBOIS s' en est allé à son tour à l' âge de 72 ans ...

Ils étaient 8 frères, tous ayant vécu les conditions de vie pénibles des mineurs, travaillant à la mine, dont 6 au fond....
L' aîné Jean-Baptiste a travaillé dans les mines du Limbourg notament avant de revenir vivre à Viesville et à Courcelles après la guerre de '40 où il fut militant communiste.
C' est lui, qui, disons avec mon aide technique et dactylographique, a tenu pendant de nombreuses semaines une intéressante rubrique dans "La Petite Lanterne" intitulée "Les braves gens". Cette rubrique décrivait les conditions pénibles de sa famille nombreuse et le dur travail des "gueules noires". Elle fut ensuite reproduite en une brochure vendue en librairie à COURCELLES et environs.
Publier ses mémoires qu' il avait patiemment et au jour le jour écrites dans un petit carnet personnel, c' est Georges GLINEUR qui lui inspira cette idée au départ. Je fus donc appelé à la rescousse, mis à contribution ...
Yvon lui, était le plus jeune des frères. Il a longtemps vécut rue du Bâty à Trazegnies. Il fut comme Jean-Baptiste et Joseph, membre du Parti communiste pendant de nombreuses années.
Yvon est né en 1935 et commença au fond de la mine le 9 octobre 1949. Mais le 8 mai 1950, survint la tragique catastrophe de Mariemont-Bascoup. Il y eu 38 tués ...

Parmi les victimes, il y avait différentes nationalités : 22 Belges, 1 Allemand, 4 Polonais, 7 Ukrainiens, 3 Italiens, 1 Français et 2 Russes.

Y figuraient notamment:

 CHIRAC Henri, 25 ans, Français (un de mes oncles),  STURBOIS Georges, 27 ans, Belge (un des autres frères Sturbois) - STANSON Pierre, 29 ans, Belge (un de mes oncles qui laissaient 3 orphelins toujours en vie actuellement) ...

Trois rescapés, hospitalisés à la clinique Louise à Morlanwelz : MALFAIT Georges, marié, de Trazegnies - ROELANDST Julien, 17 ans, de Chapelle - lez - Herlaimont, décédé à l' hôpital - STURBOIS Yvon, 14 ans, de Trazegnies.

De beaucoup de ces mineurs (avec lesquels mon propre père a travaillé pendant quelques années au fond également avant de quitter la vie de mineur), Yvon STRUBOIS, était le plus jeune et l'unique rescapé encore en vie... Il vient donc de nous quitter pour toujours...
Cela ranime en moi quelques souvenirs d' un passé tragique et définitivement clos... C' est avec tristesse que j' apprends ce décès ...

11 MAI 1950 : la tragique catastrophe minière de Mariemont - Bascoup !

RoRo
05/12/2007

23:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, belgique, hainaut, charleroi, capitalisme, presse, social, syndicats, courcelles, histoire, actualite, injustice | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/02/2007

24/02/007: PAPON : UNE VIE AU SERVICE DES BASSES ŒUVRES DE L’ETAT CAPITALISTE.

De : mikara [mailto:mikara@teaser.fr]
Envoyé : samedi 24 février 2007 22:26
À : sortir de l europe;

Objet : MORT de PAPON - declaration de l'URCF

 

PAPON : UNE VIE AU SERVICE DES BASSES ŒUVRES DE L’ETAT CAPITALISTE.

 « Mort d’un salaud », titrait « Libération ». Sans contester le qualificatif, les Révolutionnaires-Communistes de l’URCF ne peuvent, sans diminuer les responsabilités de l’homme Papon, passer à côté des responsabilités de sa classe sociale : la bourgeoisie, éluder ce fait, toute sa vie Papon plaça son activité dans l’appareil d’Etat  du capital.

Papon commence sa carrière de haut bureaucrate d’Etat, dans les cabinets des gouvernements conservateurs ou radicaux de la IIIème République : Tardieu, Chautemps, Laval. Papon rejoint le parti Radical, alors pilier du pouvoir du capital.

Après  la débâcle de 1940, Papon opte pour le soutien actif au régime de Vichy. « Le Monde»  écrit « il glisse donc du radicalisme à la révolution nationale » camouflage idéologique et politique de la politique de collaboration de la majorité des monopoles français, de la nazification de la France par Pétain et Laval.

Papon vise à assurer la continuité de l’appareil d’Etat bourgeois, il devient sous-préfet de l’Aquitaine et va gérer pour l’occupant fasciste, les secteurs clés : carburants, circulation, réquisitions allemandes, bureau des questions juives.

Dans cette « fonction », Papon va superviser et organiser la déportation de 1600 juifs dont 130 enfants de moins de 13 ans, les condamnant à de rares exceptions à une mort certaine. Papon prétendra après-guerre avoir évité le pire et sauvé des personnes de la déportation, nul document ne confirmera ses allégations. A son procès, 45 ans après les faits, il déclarera « Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais ! ».

En 1943, c’est le tournant de la seconde guerre mondiale antifasciste, avec la victoire de l’Armée Rouge soviétique à Stalingrad. Dès lors, les monopoles vont changer leur fusil d’épaule et tout en soutenant le régime de Vichy, commencer à prendre contact avec la résistance gaulliste, pour pérenniser le système d’exploitation et par peur et haine du communisme. Papon, alors préfet du Lot, prend contact avec la Résistance. Bien que décoré en tant que « résistant », il n’a jamais démontré ses faits d’armes, son mérite aux yeux de la classe capitaliste, est d’avoir assurer la continuité des institutions du capital, en se ralliant au général De gaulle.

Papon devient successivement préfet des Landes, de Corse, puis de Constantine. En Algérie coloniale et au Maroc, il occupera de hautes fonctions comme inspecteur général  de l’administration, en clair, un rouage indispensable de la politique colonialiste de l’impérialisme français.

Homme lige de la IVème République, Papon n’aura aucun état d’âme pour se rallier  aux actions de rue des gaullistes (alors qu’il dit détester le désordre) et à l’instauration de la constitution bonapartiste de la Vème république. Son ralliement est une fois de plus récompensé, puisque de gaulle le nomme : préfet de police de Paris de 1958 à 1967.

En octobre 1961, confrontée aux succès du mouvement de libération nationale algérien, la police va se livrer à une répression tous azimuts contre les patriotes algériens.

Le 17 octobre de cette année, le FLN organise une manifestation à Paris. La répression sera terrible, au moins 200 algériens vont être assassinés (les rapports officiels font état de trois victimes) mais à la morgue seront envoyés les corps de plus de 150 militants jetés dans la Seine. A l’institut médico-légal, on trouve le nom des victimes dans les archives sous la rubrique « repêchés », citons quelques victimes dont les noms se trouvent dans un article de « Libération » : « Derouez Abdelkader MORT, Belkacem Achour MORT, Meziane Akli MORT… »  Ce fut une véritable chasse à l’homme à caractère raciste affirmé. Papon dirigea les opérations. C’est là un des innombrables crimes de l’impérialisme français. Justice sera faite quand la classe ouvrière dirigera la France.

Un an plus tard, ce fut la brutale répression de Charonne.

Rappelons le contexte, en 1962, l’indépendance de l’Algérie apparaît comme inéluctable. Le pouvoir gaulliste ne renonce pas à sauvegarder l’empire colonial et tente de gagner du temps. Les négociations avec le GPRA (gouvernement algérien en exil) ont été suspendues par le  gouvernement Debré dès le 28 juillet 1961.

Les fascistes de l’OAS, tenants de « l’Algérie française » multiplient les attentats en métropole et en Algérie. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis à Paris visant des élus du PCF, des universitaires, des officiers opposés à l’OAS, le ministre de la culture André Malraux. Concernant ce dernier, l’OAS va se tromper d’étage et atteindre grièvement, une petite fille de 4 ans Delphine Renard devenue aveugle et défigurée.

Malgré l’interdiction faite de manifester à paris (Etat d’urgence en vigueur), l’indignation est telle que les forces démocratiques et le PCF appellent  à une manifestation le 8 février, pour dénoncer les crimes de l’OAS.

Les consignes données par le préfet Papon sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et «  faire preuve d’énergie dans la dispersion des manifestants. Papon a mis en place un véritable dispositif de guerre civile avec  2845 CRS, gendarmes mobiles, policiers qui encerclent l’est parisien.

La police matraque à tout va y compris les passants quelque soit leur âge : vieillards, enfants, femmes… les charges de CRS s’effectuent dans les cafés et bouches de métro. Par ordre de la préfecture, les stations de métro ont été fermées. Or la tactique des corps répressifs est de pousser les manifestants vers les bouches de métro. Là vont s’entasser des dizaines de manifestants, pris au piège. La police a même été jusqu’à balancer des grilles de fer ( 40 kg) entourant les arbres, sur les manifestants aux portes des métros.

Le bilan est accusateur des méthodes de type fasciste de la préfecture : 8 morts, des centaines de blessés.

Tous les morts appartiennent au PCF. Leur nom ne sera jamais oublié, victime de la réaction et de l’appareil d’Etat capitaliste : Jean-Pierre Bernard 30 ans dessinateur industriel, Fanny Dewerpe 31 secrétaire, Daniel Féry 15 ans apprenti, Anne Godeau, 24 ans employée, Edouard Lemarchand, 41 ans menuisier, Suzanne martorell, 36 employée à « l’Humanité », Hypoyte Pina, 58 ans maçon, Raymond Wintgens, 44 ans typographe ( tous tués à la station Charonne), Maurice Pochard ( mort des suites de ses graves blessures), 48 ans.

La répression va soulever la colère de la classe ouvrière et des travailleurs, la grève générale du 13 février précédée de nombreux arrêts de travail les jours précédents l’atteste. 1million de manifestants feront des obsèques des victimes de la répression policière, une journée de recueillement et de colère contre le pouvoir gaulliste.

Les honneurs ne vont cesser de récompenser, cet « illustre » exécuteur des basses œuvres du régime que fut Papon. 

Illustrant l’analyse de Lénine sur la fusion des l’appareil d’Etat et des conseils d’administration des monopoles au stade impérialiste du capitalisme, Papon va  devenir PDG de Sud-Aviation, puis deviendra député gaulliste et ministre du budget sous Giscard d’Estaing.

Le 8 décembre 1981, « le canard enchaîné » va révéler au grand jour les archives de la préfecture de Bordeaux, documents accusateurs contre papon. Les divers gouvernements de droite et de gauche  et leur ministre de la justice ne feront rien pour régler traduire rapidement Papon devant les tribunaux, ils misent sur sa mort vu son grand âge, mais le bourreau des Juifs, des Algériens, des communistes et démocrates a la vie dure.  L’instruction ouverte en 1983 durera 12 ans !

En 1998, Papon est condamné à dix ans de réclusion pour » complicité de crimes contre l’humanité ».  Vieillard aussi pleutre qu’il fut répressif, Papon arguera de son état de santé pour finir par être libéré pour « raisons de santé ». la justice de classe est moins indulgente pour les prisonniers d’Action Directe, tous malades gravement ou pour Ibrahim Abdallah.

La vie de Papon  illustre que la haute bureaucratie d’Etat est prête à n’importe quel crime pour pérenniser le système capitaliste et la dictature de classe de l’oligarchie financière.

URCF le 19 février 2007.

14:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fascisme, capitalisme, oppression capitaliste, repression, injustice, paris, democratie, liberte, algerie, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, colonialisme, crimes, europe, euro-dictature, silence, france | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/12/2006

09/12/2006: Vous êtes les bienvenus à Cheratte tant ce samedi au Tchérati dès 11 h du matin que dimanche, rue de Visé à Cheratte-bas à 12 h.

Vous êtes les bienvenus à Cheratte tant ce samedi au Tchérati dès 11 h du matin que dimanche, rue de Visé à Cheratte-bas à 12 h.

 

 

-----Message d'origine-----
De : Jacques CHEVALIER [mailto:chevaljak@mail.be]
Envoyé : mercredi 6 décembre 2006 23:39

Objet : Pour info et invitation
Importance : Haute

 

Chers amis,

Je vous invite à trouver en annexe le communiqué de presse adressé ce soir au médias relativement à notre action pour Laurence de Cheratte, si vous savez le re-mailer vers vos listes ce ne serait pas mal idem vers des journalistes de vos connaissances. Je vous en remercie d'avance. Vous êtes les bienvenus à Cheratte tant ce samedi au Tchérati dès 11 h du matin que dimanche, rue de Visé à Cheratte-bas à 12 h.

Jacques CHEVALIER

et Myriam PIRON

 

 

Les sapins en fêteS et le sapin de la Solidarité.

 

Ce samedi 9 décembre 2006 aura lieu à Cheratte-hauteurs, au Tchératî, rue Aux Communes, 37, dès 11 h, une journée intitulée « Sapins en fêteS » où quelques-uns de ces arbres de Noël seront décorés par quelques associations pendant que se déroulera à l’intérieur de la Galerie un petit Marché de Noël aux saveurs diverses. Parmi les sapins on découvrira celui de la Solidarité, un sapin militant, un sapin qui est un appel à toutes et à tous pour aider Laurence et ses enfants à enfin avoir un toit après l’incendie qui, le 16 septembre dernier, a rendu leur maison inhabitable.

Ce sapin, dès le dimanche 10 décembre à midi, sera « replanté » parmi les décombres calcinés jonchant le trottoir devant la maison vide, rue de Visé, à 50 mètres du passage à niveau de Cheratte-bas.

Dimanche il y aura 85 jours que Laurence et ses deux petits bouts sont sans logement adapté, ils ont la chance d’avoir une amie, qui les héberge dans son petit logis à la hauteur de ses tout petits moyens, Laurence n’est pas à la rue mais cette situation ne peut s’éterniser.

La Ville de Visé n’a pas fait le nécessaire lors de la catastrophe, ses logements d’urgence étant occupés. La Société Régionale d’Habitations Sociales « La Visétoise » a été sollicitée, Laurence y ayant droit à un logement prioritairement vu l’urgence, mais de ce côté là aussi on se retranche derrière l’absence de logements libres. N’y a-t-il eu aucun logement libre en habitations sociales de Visé depuis l’incendie ? Personne ne sait dire quand Laurence pourrait avoir accès à un logement, elle y a droit et tout le monde est bien d’accord sur cela, mais pas depuis très longtemps tout de même, il aura fallu se heurter à une barrière de préjugés et déployer beaucoup d’énergie au niveau politique.

Laurence a contacté la Ligue des Droits de l’homme, elle a un avocat… Elle a écrit au Roi et à la Reine pour expliquer sa détresse, elle a reçu des accusés de réception, un courrier de la Société Wallonne du Logement Social l’assurant qu’on se préoccupait de son problème. Laurence est allée avec nous, ses voisins, au Conseil Communal du 4 décembre à Visé où elle a été écoutée par divers conseillers et échevins tandis que le Bourgmestre rabrouait vivement les voisins qui l’accompagnaient, refusant de s’adresser à des « intermédiaires ».

Cette situation devient franchement intolérable, les voisins ont décidé, avec l’accord de Laurence, de passer à une vitesse supérieure en donnant toute la visibilité nécessaire aux légitimes attentes de cette maman.

Outre le sapin sur le trottoir on trouvera aux murs de la maison sinistrée plusieurs panneaux expliquant toute cette triste histoire.

Les voisins demandent à tous les Cherattois, et - pourquoi pas ? – d’autres personnes bien au-delà du quartier, de s’associer au mouvement en venant déposer symboliquement sur les décombres, près du sapin, de vieux jouets, de vieilles peluches, ils peuvent aussi déposer de bons jouets et peluches pour les gosses de Laurence (un garçon de 2,5 ans et une fille de 5 ans) chez Jacques Chevalier et Myriam Piron, au 198 rue de Visé à Cheratte-bas (en soirée).

Toutes les personnes désireuses de participer effectivement au comité des voisins de Laurence peuvent se signaler auprès de Jacques et Myriam, rue de Visé, 198 ou par gsm au 0476/479388 ou par mail myriam.piron@mail.be . Invitation, à fortiori, à toutes et à tous ce dimanche 10 décembre à midi pour la replantation du sapin de la Solidarité, rue de Visé devant la maison sinistrée de Laurence.

Espérons que ces actions soient porteuses d’une bonne suite au plus tard pour ce Noël, ce serait vraiment très navrant de devoir revenir avec Laurence au prochain Conseil Communal de janvier 2007.

Y-a-t-il un Père Noël dans la Salle du Conseil à Visé ?

 

Myriam Piron et Jacques Chevalier

Comité des voisins de Laurence. Cheratte.

6 décembre 2006.

11:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, injustice, social, solidarite, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, logement, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/11/2006

27/11/2006: Belgique - premier prisonnier d'opinion - disparition de la liberté d'expression et d'association

C’ est en Euro-dictature capitaliste et McCarthyste …

RoRo

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 27 novembre 2006 19:49

Objet : Belgique - premier prisonnier d'opinion - disparition de la liberté d'expression et d'association - CLEA - Lettre du 27-06

 


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LA BELGIQUE ET LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET D'ASSOCIATION :

 

Premier prisonnier d'opinion belge

Le cas de Bahar Kimyongur

Grève de la faim de prisonniers politiques en Belgique

Comité pour la liberté d'expression et d'association (CLEA)

Lettre du 27-06

 

Les soi-disant "lois anti-terroristes" sont très utiles pour les gouvernements :

- ils visent en vérité la suppression de la liberté d'association et d'association;

- ils donnent aux gouvernements toute la liberté de recourir au terrorisme d'État.

 

Aux États-Unis, Bush a officialisé la torture, a enlevé le droit à l'Habeas Corpus.

Bush appuie des gouvernements (Colombie, Haïti, Liban, Mexique, Palestine, Philippines, Salvador, etc.) qui utilisent la torture, assassinent des leaders politiques, syndicaux, de droits humains, journalistes, bombardent des populations civiles, terrorisent les populations qui se révoltent contre des conditions de travail et de vie infra-humaines.

 

Soulignons qu'au Canada, le gouvernement Harper appuie toutes les mesures du gouvernement Bush.

Le gouvernement Harper adopte des politiques inacceptables à l'étranger (Palestine, Liban, etc.) et au pays même (Autochtones, coupures, militarisatioin du Canada).

 

Ci-dessous, le communiqué du Comité pour la liberté d'expression et d'association (CLEA).

Visitez le site du CLEA : www.leclea.be 

Salutations solidaires,

 

Antonio Artuso - Montréal

 


----- Original Message -----

From: <clea@leclea.be>

To: <clea@leclea.be>

Sent: Monday, November 27, 2006 12:16 PM

Subject: [Clea] lettre du 27-06

 

Le 7 novembre dernier Bahar Kimyongur, un citoyen belge de 32 ans, a été
condamné à 5 ans de prison ferme dans notre pays sur base de la nouvelle loi
antiterroriste et arrêté sur-le-champ. C'est le premier prisonnier d'opinion
belge depuis la seconde guerre mondiale. Son cas nous concerne tous car il
illustre les menaces qui pèsent sur nos libertés.

Chaque semaine, le Clea entend informer ses contacts. Vous pouvez retrouver
plus de détails ainsi que toutes les possibilités d'aide concrète à ce propos
sur notre site
www.leclea.be

**Nos prochains rendez-vous sont :

-Le 29 novembre, le Clea organise sa réunion hebdomadaire au BEA
(campus du Solbosh de l'ULB) à 18 heures. Tout le monde y est le bienvenu
pour organiser nos actions concrètes.

-Le 2 décembre, comme chaque samedi depuis le verdict, rendez-vous sur
les marches de la Bourse dès 16 heures

-Le 10 décembre, le Clea organise un grand rassemblement à 14 heures à
la Porte de Hal à Bruxelles afin d'exiger la libération de Bahar Kimyongur et
la fin des traitements inhumains et dégradants pour les prisonniers
politiques en Belgique.

**Les actions de la semaine passée :

-Le Clea a envoyé une demande officielle à la ministre Onkelinx pour qu'elle
reçoive des membres du comité afin de discuter du cas de Bahar Kimyongur et
des conditions de détention des condamnés dans l'affaire DHKP-C. Musa Asoglu
et Sukriye Akar mènent une grève de la faim depuis 28 jours pour protester
contre leurs conditions de détention.
En dépit de quatre jugements en référé
exigeant la fin de l'isolement de ces détenus, d'interpellations
parlementaires, Madame Onkelinx, en personne, refuse toujours d'y mettre fin.
Même les gardiens et le directeur de la prison de Bruges sont choqués par les
traitements infligés aux prisonniers.
La une du journal turc
pro-gouvernemental Hurriyet se moquait d'ailleurs récemment de la Belgique «
où les conditions de détention sont pires qu'en Turquie ».

-Le 23 novembre, une vingtaine de sympathisants du Clea ont participé à la
conférence sur les législations antiterroristes organisée par le cercle du
Libre examen à l'ULB ; Laurette Onkelinx y était attendue.
Mais celle-ci, malgré plusieurs confirmations de sa présence, n'était
finalement pas présente. Commentaire du représentant de la Ligue des droits
de l'homme face à l'assemblée : « Les silences de la ministre en disent plus
que ses longs discours ». « Tout le pouvoir à la police, aux procureurs, à
l'exécutif de l'Etat ; le retour à l'arbitraire de l'Ancien régime, voilà ce
qu'il se cache derrière les nouvelles législations antiterroristes » a résumé
Denis Bosquet, un avocat intervenant au débat.


-Le 24 novembre, suite au verdict en appel du 7 novembre concernant l'affaire
DHKP-C, les avocats des condamnés ont décidé d'introduire un pourvoi en
cassation.
Cette juridiction ne traite pas du fond du dossier mais de la forme du procès.
Les défenseurs avancent notamment comme arguments les atteintes portées par
le tribunal d'appel à la liberté d'expression, la présence d'un représentant
de l'Etat turc « comme second procureur au procès ». Ce jugement est, en
effet, entaché d'une série d'irrégularités manifestes : le juge de première
instance a été spécialement déplacé pour mener ce procès (nous avons affaire
à la constitution d'une cour spéciale) ; le procureur au procès Delmulle a
participé à la réunion secrète du 26 avril 2006 visant à organiser la
livraison de Bahar Kimyongur, citoyen belge, via les Pays-Bas à la
Turquie (le défenseur des intérêts de l'Etat belge au procès participe donc
à la commission d'un acte illégal car la Belgique ne peut extrader l'un de
ses ressortissants) ; des faits assurément politiques ont été
correctionnalisés afin de faire passer des opposants politiques au régime
d'Ankara pour de vulgaires bandits grâce à la loi antiterroriste de 2003, en
posant comme une évidence le caractère éminemment démocratique du régime
turc?

-Le 25, quelques 80 sympathisants du Clea se sont à nouveau rassemblés sur
les marches de la Bourse à Bruxelles pour exiger notamment la libération de
Bahar Kimyongur.
Bahar purge, depuis le 7 novembre dernier, une peine de 5 ans de prison ferme
car le tribunal de Gand le considère comme « le chef d'une organisation
terroriste ». Bahar Kimyongur n'a commis aucun délit en Belgique, en Turquie
ou ailleurs mais pour le tribunal, le fait d'avoir traduit un communiqué du
DHKP-C et le fait d'informer la population belge à propos de la situation des
droits de l'homme en Turquie à partir du bureau d'information du DHKC à
Bruxelles démontre son appartenance à l'organisation communiste. Raisonnement
limpide de la cour : cette organisation étant étiquetée « terroriste » par
les USA et l'UE, Bahar est un terroriste. Les nombreuses marques de soutien
exprimées à son égard lors des audiences du procès prouvent pour le juge
Loghe son caractère dirigeant (l'idée développée par le tribunal : Bahar est
le chef, les personnes présentes sont ses complices). Or la plupart des
personnes assistant au procès étaient des membres de la famille Kimyongur et
des citoyens belges interpellés par les risques d'atteintes à la liberté
d'expression qui revêt ce type de procès. Selon notre comité, ces
raisonnements démontrent que la « lutte contre le terrorisme » risque de
toucher tous les citoyens critiques dans notre pays.

-
Le Clea
contact@leclea.be


_______________________________________________
Clea mailing list
Pour nous écrire :
contact@leclea.be
https://leclea.be/cgi-bin/mailman/listinfo/clea

23:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, europe, euro-dictature, mccarthysme, capitalisme, oppression capitaliste, repression, justice, injustice, fascisme, terrorisme, presse, silence, actualite, histoire, romain, courcelles, democratie, liberte, solidarite, resistance, turquie, usa, politique, ps | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/11/2006

16/11/2006: Des enfants en prison ? Inacceptable !!!

 

De : Comite 25 fevrier [mailto:comite_25_fevrier_2006@yahoo.fr]
Envoyé : jeudi 16 novembre 2006 19:00

Objet : APPEL ST. NICOLAS ACTUALISE

 

APPEL ST. NICOLAS ACTUALISE

 

Des enfants en prison ? Inacceptable !!!

 

Manifestation de St. Nicolas au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel

 

 

Dans le cadre de la fête enfantine de St-Nicolas, nous organisons pour la 3ème année une manifestation au centre fermé de Steenokkerzeel 127bis où sont enfermés entre 40 et 70 enfants.

 

Nous dédions cette journée à tous les enfants et plus particulièrement à Tumba, 7 ans, qui a subi avec sa maman 3 tentatives d’expulsions violentes, avant d’être finalement toutes deux expulsées ce 22 septembre. Tumba a énormément souffert lors de sa détention, comme en attestent les différents témoignages récoltés et un certificat accablant de MSF.

 

Leur avocat écrivait : « À chacune de mes visites, j'ai pu constater que les conclusions prises par le Centre de guidance de l’ULB dès 1999, considérant que l’enfermement des mineurs en centre fermé constituait de la « maltraitance psychologique » comportant des conséquences inévitables sur le développement de l’enfant, étaient horriblement exactes ».

Et de témoigner en ces termes :

 « Pour Tumba, cela a commencé par faire pipi au lit et se réveiller en panique avec des cauchemars terribles. Ensuite, elle a commencé à agresser verbalement chaque adulte en lui criant : «  a-t-on le droit d'enfermer des enfants ? ». Enfin, elle s’est arrêtée de parler. »

 

Rappelons aussi la condamnation de l’État belge par la Cour européenne des Droits de l’Homme, concernant Tabitha, une petite Congolaise de 5 ans, expulsée seule vers le Congo.

La Cour européenne a conclu, unanimement, à la violation de l'article 5 §4 (droit à la liberté et à la sûreté) par l'État belge!!! Parlant des autorités belges, la Cour a déclaré qu’ « à ses yeux, pareille détention (celle de Tabitha) fait preuve d'un manque d'humanité et atteint le seuil requis pour être qualifiée de traitement inhumain ».

 

 

Nous envoyons ci-joint l’appel, déjà signé par plusieurs associations, et un tract /affiche est en cours d’élaboration.

Un stand d’information/sensibilisation sur la place de la Monnaie à Bruxelles aura lieu le mercredi 29 novembre de 16h à 19h. Toute participation/soutien est la bienvenue.

 

Pour en faire une journée de « Fête », nous cherchons des groupes de musique, des clowns, des ballons. Toutes les propositions sont les bienvenues.

 

Nous appelons à une récolte de jouets et de cartes téléphoniques (X Call-5 euros) pour permettre aux prisonniers de téléphoner et leur offrir un contact avec l’extérieur.

 

Nous invitons les groupes de France, des Pays-Bas, etc.  à participer à cette manifestation contre les centres fermés et l’enfermement d’enfants en Europe et à diffuser l’appel européen. http://www.nominorsindetention.org/position.html 

 

 

Pour les cartes de téléphone, vous pouvez verser sur le compte CRER – Triodos  523 – 0801898 – 74

 

Il est possible de déposer les jouets à SUBTERRA asbl :  rue de Dublin 33 – 1050 Bruxelles, de mardi à vendredi entre 18h et 20h.

 

Contact : Fr 0496 40 33 09 / Neerl 0473 62 87 33

 

Réunion d’organisation de l’événement ce vendredi 17 novembre 18h30 à Subterra  33, rue de Dublin. Tout le monde est le bienvenu pour des coups de mains ou de nouvelles idées.

 

 

 

Les centres fermés, réalité inacceptable dans notre pays doivent être supprimés et les enfants libérés

 

DIMANCHE 3 DECEMBRE

Marche de la gare de Nosseghem au Centre Fermé 127bis

Départ 14h

 

Ils ne sont pas des endroits banals, ils ne sont pas banals en soi, ils sont au contraire des lieux saisissants et extraordinaires.  Ils sont des zones de non-droit, des espaces clos, clôturés par des hauts murs et des barbelés.  Ils sont une offense à toute conscience en bonne santé.

 

C'est là que l'on isole des personnes venues chez nous.  Hommes, femmes, jeunes familles avec enfants, bébés, jeunes mères : tous enfermés, tous en prison.

 

Non-accès aux visiteurs sans autorisation, isolement de ceux qui expriment un refus de se plier sans broncher...  Lieux de détresse, lieux d'humiliations, lieux de dignité bafouée, lieux de torture morale et physique, lieux de vies brisées...

 

Pas de permanence juridique, visites limitées, contacts avec l'extérieur minutés et très difficiles...

 

Tout ceci appliqué à des personnes qui ont parfois vécu 10 ans en Belgique, des enfants tirés de leur école, des demandeurs d’asile dont les recours ne sont pas épuisés.

 

Cette réalité-là reste inacceptable, même si elle perdure.  Des enfants s'y retrouvent nombreux pendant des semaines, des mois parfois.  Privés d'école, de copains, de parcs, d'air frais, de plaine de jeux, de ballons, de rires...  Ils sont témoins de la détresse de leurs parents, blessés à vie par ce vécu indigne.  Pour combien de temps, pour aller où?

 

Beaucoup a été dit et écrit déjà, mais le gouvernement belge et l'Office des étrangers persistent et signent.

 

En droite ligne des centres ouverts vers les centres fermés, en droite ligne des logements raflés vers les centres fermés, en droite ligne des écoles vers les centres fermés, en droite ligne des commissariats vers les centres fermés. 

 

Cela ne vous rappelle rien ?

 

Parce que c'est intolérable, honteux et humainement inacceptable, révoltant : nous continuons à dénoncer.

 

Rejoignez-nous à l'occasion de la "fête de St-Nicolas", date symbolique dans notre pays pour fêter les enfants.  Il y a en effet en Belgique ceux qui ont droit à la fête des "enfants sages" et les autres venus d'ailleurs, coupables de ne pas être nés de parents du bon endroit. 

 

 

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DES ENFANTS

 

POUR LA SUPRESSION DES TOUS LES CENTRES FERMES

 

POUR LA LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION DES PERSONNES

 

 

 

 

Signature de Soutien à l'Appel

 

Nom   

 

Organisation/profession

 

Adresse

 

Premiers signataires:

  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme
  • MRAX -   Mouvement contre le racisme, l'antisemitisme et la xenophobie
  • SUB TERRA - Centre Culturel Latinoamericain - Bruxelles
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation
  • UPJB - Union des Progressistes Juifs de Belgique
  • VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee
  • CRACPE - Collectif de Resistance Aux Centres Pour Etrangers
  • UAG - Une autre gauche est possible 
  • LIT Ligue Internationale des Travailleurs
  • POS Parti Ouvrier Socialiste
  • PTB Parti du Travail de Belgique
  • UFLED - Union des Femmes Libres pour l'Egalite des Droits asbl
  • Parti Humaniste
  • Zoe Genot - Députée Fédérale
  • Leroy Nathalie - Enseignante
  • Soulez Thomas - Enseignant
  • Mouvement Citoyen Palestine

 

Veuillez diffuser le plus largement possible, dans tous les secteurs cet appel pour que nous soyons nombreux et variés à nous exprimer et à dénoncer

 

Info sur la lutte pour la Regularisation

des Sans Papiers  : http://regularisation.canalblog.com/

21:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, oppression capitaliste, repression, injustice, presse, silence, fascisme, 127bis, sans-papiers, solidarite, resistance, mccarthysme, colonialisme, racisme, belgique, courcelles, romain, histoire, democratie, liberte, europe | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/11/2006

10/11/2006: Bahar Kimyongür condamné à 5 ans pour traduction !

Belgique : Démocratie ? Liberté ? Justice ?  Droits de l’ Homme ?

C’ est le McCarthysme qui s’ installe dans toute l’ Euro-dictature capitaliste : inacceptable !

RoRo

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : Anti-imperialist Camp [mailto:camp@antiimperialista.org]
Envoyé : vendredi 10 novembre 2006 14:50

Objet :
Bahar Kimyongür condamné à 5 ans pour traduction !

 

Une législation d'exception, un tribunal d'exception, une instruction d'exception: un verdict d'exception

 

 

Avec le verdict de la Cour d’Appel de Gand rendu seulement vers 21h30 ce 7

novembre, la Justice belge et la Ministre Onkelinx seront finalement arrivés

aux résultats judiciaires exigés par la Turquie: faire définitivement taire

un de ses opposants, Bahar Kimyongür, et criminaliser un mouvement

révolutionnaire d’opposition au régime d’Ankara. Parallèlement, ce jugement

très partial et partisan aura donc atteint son objectif majeur : établir une

jurisprudence d’exception ayant pour Nord la criminalisation des mouvements

sociaux et de la contestation politique.

 

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à

Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du

DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice

de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une

instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal

d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans

cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts

décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle

en souffrir.

 

C’est pourquoi, le Clea appelle :

—À dénoncer ce jugement inique et à appuyer, par leurs mobilisations, toutes

les voies de recours aptes à contester un jugement de pure complaisance,

prononcé coup sur coup par deux tribunaux belges «sous pression!

—À contester les lois sécuritaires qui, dans notre pays comme dans

l’ensemble de l’Union européenne, sont en train de défaire les libertés

démocratiques obtenues par un siècle et demi de luttes sociales!

—À marquer leur solidarité avec les forces politiques, syndicales et

associatives qui combattent l’autoritarisme, le despotisme et la violence

d’État dont le régime d’Ankara a fait sa nature ordinaire!

 

Sept années après avoir débuté, «l’affaire Erdal» –à laquelle est venue se

surajouter «l’affaire Kimyongür»– vient donc de connaître un épilogue…

provisoire.

 

Ce mardi 7 novembre, la Cour d’Appel de Gand a en effet condamné sept des

prévenus à de lourdes peines d’emprisonnement –les charges et accusations

retenues ayant été manifestement dopées afin de justifier la sévérité du

verdict :

 

- Sukriye Akar: 4 ans (4 en première instance);

- Musa Asoglu: 7 ans (6 en première instance);

- Fehriye Erdal: 4 ans (4 en première instance);

- Dursun Karatas: 7 ans (5 en première instance);

- Bahar Kimyongür: 5 ans (4 en première instance);

- Zerrin Sari: 4 ans (4 en première instance);

- Kaya Saz: 4 ans (4 en première instance).

 

Ce jugement confirme et amplifie donc les condamnations prononcées en

première instance par le tribunal de Bruges le 28 février dernier –alors

que, dans le dossier, ne figure aucun élément d’aucune sorte relatif à des

actes violents qu’aurait commis ou qu’aurait voulu commettre, ensemble ou

seul, quelque prévenu que ce soit… En Belgique, en Turquie ou dans un

quelconque autre pays.

 

C’est peu de le souligner: initié le 26 septembre 1999, avec l’arrestation à

Knokke de Fehriye Erdal, le procès intenté contre 9 membres présumés du

DHKP-C s’est terminé à Gand sur un véritable naufrage judiciaire. La justice

de notre pays y aura accepté, du début à la fin, d’être soumise à une

instruction d’exception, à une législation d’exception, à un tribunal

d’exception –le tout afin d’aboutir à un verdict d’exception. Car, dans

cette affaire exemplaire, s’est exercée une véritable coalition d’intérêts

décidée à tout faire pour mettre la réalité à genoux –la légalité dut-elle

en souffrir.

 

continuez à lire:

www.leclea.be/pages/page_communiques.html#Comm9

 

Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association (Clea)

 

Camp Anti-impérialiste

www.antiimperialista.org

 

 

15:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oppression capitaliste, mccarthysme, fascisme, democratie, liberte, injustice, usa, turquie, politique, otan, solidarite, resistance, repression, belgique, europe, euro-dictature, terrorisme, presse, actualite, silence, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/11/2006

08/11/2006: ... Sur un banc...

 

... Sur un banc...

Bonjour monsieur. . .

Bonjour petit...

L'homme : tu es bien gentil. Comment t'appelles-tu ?

L'enfant: merci! En principe, je m'appelle Abdelouahab.

L'homme: joli prénom. Moi c'est Jean Pierre. Tu as l'air bien rêveur... Tu vis par ici ?

L'enfant: je crois, enfin je pense...

L'homme: tu penses! Tu n'en es. pas sûr? Tu as bien une adresse?

L'enfant: hooo oui monsieur... L'enfant le regarda avec un regard perdu...

L'homme: (l'air étonné) tu habites où, Abdelouahab?

L'enfant: sur la place là-bas, dans l'église... L'homme: (soudain, il vit dans les yeux du petit une grande tristesse) tu habites dans

l'église, c'est une: bien grande maison. Tu as de la chance, et en plus tu es au centre de la

ville entouré de jolis magasins...

L'enfant: oui, c'est vrai. Mais je ne vais jamais au magasin. Moi, ma nourriture

s'appelle « VIVRES », mes vêtements sont des « DONS» et mes chaussures aussi. Je

n 'ai pas de jouets à moi, ils ont tous déjà servis, ils sont sans énigmes et sans vie car ils

ne m'appartiennent pas...

L'homme: (surpris et triste a la fois) mais, dis-moi, tu es de quelle nationalité, où es-

tu né ? L'enfant: je suis né ici, pas très loin, ma nationalité, Monsieur, c'est « SANS

PAPIER» et j'ai très peur...

L'homme sans voix: peur petit, mais de quoi donc?

L'enfant :je suis né ici, je n'ai pas de racine car papa m'a dit « attends avant de

regarder leur soleil car, vois-tu mon fils, ici, il n'est pas à nous. Et peut-être qu'un jour,

ils nous renverront là-bas, dans le pays dont on ne veut plus ». Alors, Monsieur Jean

Pierre, j'ai très peur car ce pays dont papa me parle, je ne le connais pas. Et papa est

toujours très abattu quand il en parle, maman pleure quand l'église sonne, alors j'ai peur de regarder le soleil et je ne sais pas pourquoi... .

L 'homme les yeux remplis de tristesse et ,de honte lui dit : moi je suis d'ici et, j'ai

honte de te l'avouer, mais, vois-tu Abdelouahab, mon soleil, je t:e l' offre et ta nationalité

sera la mienne car tes yeux sont ceux d'un homme de valeur. Et,.surtout dis à ton papa

et à ta maman que le soleil est pour tous sur cette terre et que la frontière est dans la tête

des grands, mais que dans le cœur des justes, lès hommes sont tous « EGAUX». Il se

leva et serra l'enfant contre lui et s'en alla vers sa joumée...

Abdelouahab est rentré heureux et très ému en criant dans l'église à ce dieu universel,

MERCI

De m' avoir accordé la joie de rencontrer cet homme. Il m' a donné la clé qui me fera

croire en nous. PAPA, MAMAN, venez voir dehors. Le soleil brille et nous donne

l'espérance... Et le soleil sait que je m'appelle ABDELOUHAB....

Pour que le soleil brille de la même façon pour tous...

                     Frère Christine.. . .Un papillon

10:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, histoire, actualite, charleroi, hainaut, europe, euro-dictature, 127bis, sans-papiers, expulsions, racisme, colonialisme, fascisme, injustice, capitalisme, liberte, democratie, afrique, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/11/2006

07/11/2006: La fameuse « démocratie » en danger une fois de plus !

La fameuse « démocratie »  en danger une fois de plus  !

RoRo

 

 

_____________________________________________
De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : jeudi 2 novembre 2006 19:12

 : [Difpol_mbietlot] Verdict du procès, Bahar et ses camarades riquent 7 ans prison - Tous à Gand le 7 novembre

 

RESISTER N’EST PAS UN CRIME

 

Mardi 7 novembre : prononcé du jugement en Appel dans le procès intenté contre neuf

membres présumés du DHKC, dont Bahar Kimyongür qui, cette fois, risque gros : sept ans de

prison ferme pour un citoyen belge qui n’a jamais commis le moindre délit matériel ni eu

l’intention d’en commettre !

 

Soyons donc fermes, nous aussi, pour exiger :

-Acquittement pour Bahar !

-Non aux législations antiterroristes qui menacent nos libertés !

-Non à la criminalisation de la contestation !

 

Et rendons-nous à Gand par solidarité avec le combat démocratique que Bahar n'a jamais

cessé de mener contre les violations des droits de l’Homme en Turquie.

Prenez donc congé dès maintenant !

 

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin. Rendez-vous : à 7 heures à la gare du

Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-sept. Rassemblement devant la Cour de

Gand dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent,

Koophandelsplein 23, 9000 Gent. [Renseignements : 0487 174 851]

Tous à Gand le 7 novembre !

 

Bahar Kimyongür : la dernière ligne droite

 

Le mardi 7 novembre tombera le verdict du procès intenté contre 9 membres présumés du DHKP-C. Le procureur Delmulle y requiert notamment 7 années d'emprisonnement ferme à l'encontre de Bahar Kimyongur.

 

Depuis des mois, le CLEA essaye d'alerter la population à propos des dangers de ce procès d'exception, conduit par un tribunal d'exception, où sont appliquées des législations d'exception au nom de la lutte «antiterroriste».

L'arsenal répressif adopté par les autorités belges, dans la foulée du 11 septembre et utilisé à Gand contre un parti communiste turc, vise en réalité à assimiler la contestation sociale à du banditisme. Bahar Kimyongur condamné? Cela signifiera que la liberté d'expression et d'association, pour ceux qui remettent en question l'ordre établi, sera désormais à la merci de la loi antiterroriste belge de 2003.

 

C'est donc maintenant qu'il faut réagir. Chacun peut soutenir notre action à sa façon :

 

- Le Clea organise un grand rassemblement à Gand le 7 novembre lors du verdict. Toutes les informations à ce sujet (RDV précis, mots d'ordre) sont disponibles sur www.leclea.be ou au 0487 174 851.

 

- Vous pouvez soutenir financièrement notre action en achetant les autocollants «Liberté pour Bahar» à 2 euros et en versant l'argent sur le compte 363-0054263-80

 

- Vous pouvez vous tenir informer des dernières évolutions de la situation en allant sur notre site www.leclea.be ou en achetant notre nouvelle brochure «Kimyongur Bahar : le dossier à charge».

 

Nous comptons sur vous, nous espérons vous voir nombreux le 7 à Gand car cette affaire concerne tous les citoyens en Belgique.

 

Départ pour Gand : Train de 7 heures 20 du matin.
Rendez-vous : le SEPT novembre à SEPT heures à la gare du Midi, côté Fonsny, devant l'accès au quai dix-SEPT.

Rassemblement devant la Cour de Gand
dès 8h30. L'adresse de la Cour d'appel de Gand : Hof van Beroep te Gent, Koophandelsplein 23, 9000 Gent.[Renseignements : 0487 174 851]

 

 

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, courcelles, democratie, euro-dictature, fascisme, flicage, histoire, injustice, liberte, oppression capitaliste, otan, politique, presse, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, turquie, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/10/2006

07/10/2006: de Michel Collon, journaliste belge: NOUVEAU: Tourisme international, foulard, Venezuela, juif, discours Nasrallah...

 

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : samedi 7 octobre 2006 7:51
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU: Tourisme international, foulard, Venezuela, juif, discours Nasrallah...

 

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Michel Collon - Savez-vous ce qui se passe, toutes les nuits, dans ce commissariat ?
"Combien faudra-t-il encore de drames, de vies brisées et d'émeutes « inexplicables »
avant qu'un responsable se décide à briser la loi du silence ?"

Commissariat

11:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fn, actualite, belgique, capitalisme, alc, courcelles, cdh, collon, democratie, ecolo, europe, euro-dictature, immigres, fascisme, flicage, injustice, bruxelles, liberte, mr, oppression capitaliste, politique, presse, ps, hainaut, histoire, islam, ptb, romain, racisme, resistance, sio | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/10/2006

05/10/2006: Elections: «Savez-vous ce qui se passe dans ce commissariat ?» de Michel Collon, journaliste belge

Elections                   «Savez-vous ce qui se passe dans ce commissariat ?» de Michel Collon, journaliste belge

 

 

 

 

De la part de Michel Collon
Envoyé : jeudi 5 octobre 2006 20:33
À : romain-proprietaire@yahoogroupes.fr
Objet : «Savez-vous ce qui se passe dans ce commissariat ?»

 

« Savez-vous ce qui se passe,
toutes les nuits, dans ce commissariat ? "


MICHEL COLLON

Trois nuits d'émeutes à Bruxelles, la semaine passée. Pourquoi ? La mort inexpliquée (trois versions successives !) d'un jeune Belge d'origine marocaine en préventive à la prison de Forest a déclenché la colère des jeunes du quartier des Marolles. Mais d'où vient la profondeur de cette colère ?

Interviewé par le quotidien Le Soir, un directeur de théâtre du quartier témoigne : « Savez-vous ce qui se passe toutes les nuits dans les caves de l'Amigo ? (surnom du commissariat central de Bruxelles) Et quel degré d'humiliation on y inflige parfois ? Je connais un danseur brésilien qui s'est fait arrêter en rentrant d'un spectacle. Il avait le malheur d'être noir. On lui a brisé la rotule. Sa carrière est terminée. »
« Toutes les nuits »
? Pourquoi le journal qui a eu le mérite de publier ce témoignage, n'a-t-il pas enquêté sur une aussi terrible accusation ? Pourquoi aucun candidat aux prochaines élections communales n'a-t-il interpellé ? Ou alors pourquoi les autorités ne poursuivent-elles pas ce témoin en diffamation ?
Pas de pistes pour trouver les coupables de violences ? Mais si. sur ce commissariat et ces policiers de Bruxelles-Ville, on peut, en cherchant un peu, trouver de nombreux témoignages. Dont le mien.

« Finalement, nous allons vous dédommager ». Mais...
Ces policiers, je les connais personnellement. Comme mes lecteurs le savent. (pour les nouveaux lecteurs, voir url en bas de page) En 1999, comme je l'ai déjà raconté, j'ai été très violemment tabassé parce que j'avais organisé à Bruxelles une manifestation pour la paix. Seulement moi, j'ai eu la chance qu'il y ait des caméras autour de la manifestation, d'être journaliste, de pouvoir mobiliser sur Internet. Et, après six années de bataille judiciaire, j'ai pu obtenir leur condamnation : prison avec sursis, amendes, dommages !
Justice était faite ? Pas encore. Après avoir soutenu ces policiers brutaux pendant des années dans leur défense mensongère, la Ville de Bruxelles refusait de me payer les dommages qu'elle me devait. Et le bourgmestre refusait de répondre à mes lettres.
Alors, finalement, il y a deux semaines, je suis allé interpeller son chef de cabinet, Philippe Close, dans une petite réunion électorale. Résultat : il vient de me promettre que la Ville va cesser ses blocages procéduriers et me payer enfin. Y compris les frais d'avocat, importants à cause de la longue mauvaise foi des coupables.
Bien. Dois-je me taire à présent ? Puis-je me contenter de toucher un peu d'argent pour mes souffrances personnelles ? Comment ne pas penser aux autres victimes ? Passées, mais aussi à venir... Ceux dont les plaintes n'aboutissent pas. Ceux qui ne peuvent payer des milliers d'euros pour un long procès. Ceux qui n'ont pas de relais médiatiques.

Faux scandales et vrais scandales
Donc, j'ai écrit aux divers partis concernés : « Condamnez-vous ces brutalités et surtout comment allez-vous y mettre fin ? » Silence général. Silence du bourgmestre Thielemans (PS). Silence du MR, parti de l'ancien bourgmestre de Donnéa. Silence de Joëlle Milquet, candidate à Bruxelles pour le CDH. Silence de Laurette Onkelinx, candidate PS à Schaerbeek, ministre de la Justice, et insouciante de la totale passivité de son Comité P, censé enquêter sur toutes ces bavures policières. Silence aussi du parti écolo, les verts qu'on attendait plus soucieux des libertés démocratiques... Aucun des quatre grands partis n'a pris position. Silence enfin du Soir et des grands médias.
Comment expliquer cette panique ? Tous tétanisés par la démagogie sécuritaire de l'extrême droite ? Il faut croire. La semaine passée, la Belgique a vécu une mini-crise gouvernementale. Serait-ce parce que la ministre de la Justice avait menti et couvert une réunion illégale - son ministère, des policiers, la Sûreté et même des magistrats ( !) - tous acoquinés pour organiser la « livraison » illégale d'un militant politique de nationalité belge à la très démocratique Turquie ? Pas du tout. Ce scandale, dénoncé avec toutes les preuves par Le Soir, a été étouffé du jour au lendemain.
A la place, on a eu droit à un faux scandale. Purement électoraliste. Parce que la même ministre de la Justice avait tout simplement appliqué les règles légales des libérations conditionnelles, un de ses alliés gouvernementaux s'est lancé dans la démagogie sécuritaire en courant après l'extrême droite. Respecter la loi provoque une crise, la violer gravement ne provoque rien du tout.

Combien de drames vous faudra-t-il encore ? Cessez de courir derrière l'extrême droite !
C'est pareil à Bruxelles. Les actes très graves commis par la police de Bruxelles-Ville violent la loi, et tous les responsables s'en foutent. Combien faudra-t-il encore de drames, de vies brisées et d'émeutes « inexplicables » avant qu'un responsable se décide à briser la loi du silence ?
C'est bien beau si les politiques viennent montrer leur tête aux grands concerts antiracistes. Mais ce qu'on attend d'eux, et ce qui sera vraiment efficace, c'est qu'ils combattent concrètement le racisme là où il se trouve. Y compris au niveau policier.
Est-ce en courant après l'extrême droite et en protégeant des policiers cogneurs qu'on évitera les soulèvements de jeunes ? Non. Mais bien en prenant de vraies mesures contre les écoles-poubelles parkings pour futurs chômeurs. Mais bien en réduisant le temps de travail pour créer de vrais emplois. Mais bien en luttant contre les discriminations à l'embauche et ailleurs. Et tout d'abord en écartant les flics cogneurs et racistes. Le métier de policier ne doit pas être simple tous les jours en ces temps de crise, mais ce n'est pas une raison pour laisser sévir l'extrême droite dans la police. A moins qu'on veuille encore beaucoup d'émeutes ?

« Une manifestation, ça vous a pas suffi ? »
Mon sentiment est que le commissariat de Bruxelles - Ville est noyauté par des éléments d'extrême droite, qui commettent des violences à répétition et bénéficient de certaines protections. Monsieur Close m'a dit qu'il existe un héritage du passé et que la situation était encore pire avec le précédent bourgmestre. Lequel interdisait et réprimait de nombreuses manifestations.
Exact. Mais alors, je lui ai parlé du présent. Je lui ai signalé que, quatre années plus tard (donc sous le nouveau bourgmestre), j'avais été à nouveau menacé. A la fin d'une manif contre la guerre en Irak, des policiers de Bruxelles-Ville avaient arrêté un jeune et le maltraitaient à même le pavé. Plusieurs témoins, dont moi-même, se sont indignés. Un officier m'a alors menacé à un mètre de distance : « Monsieur Collon, une manifestation, ça vous a pas suffi » ?
Prêt à « remettre ça », donc. Est-ce légal de menacer ainsi un manifestant pacifique ? Ce qui m'a déçu chez Monsieur Close, c'est que, lorsque je lui ai signalé ce nouveau fait grave (dont l'auteur est identifiable), il n'a posé aucune question et ne s'en est pas soucié. Dossier trop gênant ?

Banal... demain ?
En conclusion : tant qu'il n'y aura pas d'enquête sérieuse et publique sur tous ces agissements, se promener dans Bruxelles et certaines autres communes restera risqué. Surtout si on n'a pas la bonne couleur de peau.
Pouvons-nous accepter l'impunité ? Pouvons-nous rester indifférents à ce qui se passe dans les caves du commissariat de l'Amigo ? Défendre la démocratie, n'est-ce pas d'abord faire respecter les lois par ceux qui sont censés les faire respecter ?
Y aura-t-il un média qui ait le courage d'enfin ouvrir ce dossier brûlant et de donner la parole à toutes les parties ? Non ? Alors, ne venez pas, aux prochaines émeutes, nous dire que c'est « inexplicable » ! Si vous ne vous mettez pas dans la peau d'un jeune qui a été arrêté arbitrairement, qui a été humilié, qui a été tabassé dans un commissariat, comment pourriez-vous comprendre ? Si les flics ont le droit d'être violents et arrogants, pourquoi les jeunes ne prendraient-ils pas ce droit quand ils en ont l'occasion ? Accepter l'autorité quand elle est appliquée injustement ?
Si nous laissons faire, demain il sera « banal » qu'un jeune d'origine immigrée meure dans une cellule de commissariat, il sera banal qu'un gouvernement mente et donne trois versions successives de ses actes illégaux. Demain, il sera trop tard.
Il est donc urgent de faire toute la lumière. Sinon, de terribles « faits divers » continueront à se retrouver dans nos journaux. Ou bien ils n'y figureront même plus. Et un jour, nous penserons avec remords à cette phrase terrible, qui me fait encore froid dans le dos en repensant aux coups, aux os qui craquent, à la terreur indicible : « Savez-vous ce qui se passe, toutes les nuits, dans les caves de ce commissariat ? »

MICHEL COLLON
4 octobre 2006

Sur les humiliations policières et où nous mène le modèle Sarkozy, voir ce clip frappant :
http://www.dailymotion.com/video/x72d4_le-vrai-sarkozy

Sur les faits et le procès Collon c/ Van Impe et Jongen, voir :
Lettre

22:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, alc, cdh, collon, democratie, ecolo, elections, elections 2006, euro-dictature, fascisme, fn, flicage, injustice, liberte, mr, bruxelles, oppression capitaliste, politique, presse, ps, ptb, romain, reszistance, silence, ucpw | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006

30/09/2006: De Michel Collon, journaliste belge: NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

De Michel Collon, journaliste belge:         NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

De la part de Michel Collon
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 20:49
À : Par
Objet : NOUVEAU: Chavez, Ratzinger, Afghanistan, Indigènes, journalistes exploités...

 

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Nouveau sur :

MAUVAIS LIEN ?
Mes excuses pour le lien erroné de la précédente interview sur Darwin, Bush, Ratzinger, etc.
Dans un tel cas, vous pouvez toujours retrouver les articles annoncés
en allant directement en page d'accueil à "Nouveau sur le site".


ACTUALITE :
Hugo Chavez - Discours à l'ONU : Le monde se réveille, Monsieur Bush !
"Hier, Monsieur Bush est venu parler ici comme s'il était le propriétaire du monde"
Chavez

Marseille Solidaire - Les descendants des « Indigènes » sont à Cachan et parmi les déboutés de Sarkozy !
Honorer (trop tard) les indigènes d'hier pour mieux persécuter ceux d'aujourd'hui ?
Indigènes

Leila - En Ratzinger, les architectes du Choc des civilisations ont-ils trouvé leur Apôtre ?
Le parcours d'un homme qui a choisi d'oublier la violence de l'Occident
Ratzinger

Ann Jones - Afghanistan : le paradis des "aides fantômes"
Où est parti l'argent des "dons" US et français ?
Afghanistan

MOYEN - ORIENT :
Daniel Sturm - « Tu ne vois rien, tu ne sens rien et tu ne regardes rien »
350 ex-soldats israéliens préparent une expo et une tournée sur les crimes de Tsahal
Soldat israélien

Marie Nassif - Debs - Position du PC libanais sur la Finul, le Hezbollah, les USA...
L'Europe collabore avec Bush mais ferait bien de se méfier. Elle aussi est visée.
FINUL, Hezbollah...

Emile Lahoud - Discours du président libanais à l'ONU
Lahoud, chrétien, répond à Bush sur le Hezbollah et le "Nouveau Moyen-Orient"
Liban

MEDIAS :
Association des Journalistes - Indépendants, ces journalistes ? Témoignages de pigistes surexploités
Faux indépendants, vrais exploités précaires. "Pisser de la copie", n'importe quelle copie...
Journalistes exploités


Salim Lamrani - Reporters sans Frontières osera-t-il publier cette réponse ?
RSF avoue enfin qu'elle est financée par Washington, mais...
Reporters sans Frontières

12:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, amerique, belgique, capitalisme, courcelles, charleroi, cuba, collon, democratie, europe, euro-dictature, france, paris, histoire, imperialisme, injustice, israel, liban, liberte, oppression capitaliste, politique, presse, propagande, romain, resistance, sionisme, silen | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2006: France: eh oui, c' est la "démocratie" capitaliste ...

Eh oui, c’ est la « démocratie » capitaliste … !

Certains y croient encore …

RoRo

 

 

 

De : Mike [mailto:michel.mahler@tiscali.fr]
Envoyé : samedi 30 septembre 2006 0:21

Cc : Liste Google
Objet : Frais de campagne

 

Frais de campagne
Reveil-des-marmottes - Publié depuis 1 heure
Les dépenses des candidats sont plafonnées à 15,5 millions d'€ pour le premier tour et 20,7 millions d'€ pour le second tour. ...

 

La France a bien des particularités. Par exemple, Jospin va pouvoir profiter de sa retraite de Premier ministre dans sa grotte, agrémentée d'avantages non négligeables. Giscard d'Estaing a sa retraite de président et peut cumuler des fonctions -très bien payées- en France et à l'UE. Comme les citoyens vont bientôt travailler 18 heures par jour pour un SMIC allégé (Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal l'ont promis, c'est son programme pour l'un et l'ébauche d'un programme encore vide pour l'autre), il reste encore des Euros à dilapider. En France, le financement des campagnes électorales est (en principe) sévèrement encadré. La loi de 1988 précise: Seuls les particuliers et les partis politiques peuvent proposer des aides financières. Les entreprises, les syndicats ou les États étrangers n'ont pas le droit de financer une campagne. Les dons des particuliers sont limités à 4600 €. Au-delà de 150 €, ils doivent être réglés par chèque. La loi du 11 mars 1988 oblige aussi les partis à justifier leurs dépenses.

 

Les dépenses des candidats sont plafonnées à 15,5 millions d'€ pour le premier tour et 20,7 millions d'€ pour le second tour. Ce plafond devrait être revu à la hausse (par décret) en février 2007. Chaque candidat ou parti faisant plus de 5% des voix est remboursé de ses frais de campagne. Si pour les "petits partis" les sommes sont ridicules (n'ayant pas de moyens, les campagnes sont souvent faites avec "des bouts de ficelle"), tout change avec les "gros partis".

Voyons d'abord Nicolas Sarkozy. On loue des avions, des caravanes parcourant les plages, on organise des meetings, banquets, lunchs, ou soirées spectacle, on organise des voyages à New York pour se faire photographier avec le président des États-Unis George W. Bush, on voyage partout dans le monde pour faire sa promo, on écrit -ou fait écrire- des bouquins dont on assure la publicité durant la campagne, on organise des dédicaces, on s'offre les services de spécialistes américains pour les Blogs, on achète des mots-clé en masse, on achète des noms de domaines (sites) et on pourrait continuer à l'infini... Tout ça serait payé avec les cotisations... Ben teins donc. Le candidat non officiel utilise ses fonction (ministre de l'Intérieur) pour sa pub. «Je ne suis pas encore candidat, donc je reste ministre et je fais ma pré-campagne de candidat. Les lois ? C'est bon pour le peuple...»

Côté Ségolène Royal, l'association «Désirs d'Avenir», fondée par Ségolène Royal fin 2005 pour sa candidature, finance les voyages (au Sénégal par exemple), les déplacements, les banquets, la location des salles, la sono, les repas des militants, les billets de train et d'avion, la locations de voitures, les achats d'ordinateurs et de téléphones portables, les frais d'imprimerie, etc..., etc... Pour contourner la loi (une association ne peut pas financer une campagne, un parti politique, oui), Ségolène Royal a transformé Désirs d'Avenir en parti politique en janvier 2006. Une question se pose: De quel parti Ségolène Royal sera-t-elle la candidate ? De Désirs d'Avenir ? Du Parti Socialiste ? Christophe Chantepy, le président de Désirs d'Avenir, s'explique: «Lorsque Ségolène Royal va au Sénégal, ce n'est pas la République qui paie...» Le PS accuse en effet Nicolas Sarkozy d'utiliser l'argent public pour sa propagande électorale (ce que le RdM a déjà fait remarquer avec le clip diffusé depuis plus d'un an sur une chaîne publique). Selon Christophe Chantepy, l'argent de Désirs d'Avenir provient des cotisations (de 10 à 50 euros) ou «d'une foule de petits chèques...» Ni Sarko ni Ségogo n'ont pu justifier le nombre de leurs adhérents...

Faisons un petit calcul... 10 candidats font plus de 5% au premier tour: 155 millions. Deux candidats au second tour: 41,4 millions. Total: 196,4 millions d'€ (remboursés par tous les contribuables).

.../...


Toutefois, cette loi existe. Messieurs les juges, vous êtes trop laxistes. Vous devriez exiger une enquête sur les dépenses électorales de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal et appliquer la loi Sarko: Tolérance zéro...

 

Lire tout:

http://www.reveil-des-marmottes.net/Annexe-RdM/Dossier_20...

 

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11:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, europe, euro-dictature, france, histoire, injustice, liberte, politique, presse, ps, propagande, romain, silence, elections, paris | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/09/2006: Une honte pour la Belgique ! ...


De : Turquie Rebelle [mailto:turquie.rebelle@gmail.com]
Envoyé : vendredi 29 septembre 2006 16:26

Objet : Re: L'interview du JDM avec Özgüden sur l'affaire Kimyongür

 

"..Le comportement de la ministre de la Justice témoigne d'une adhésion irraisonnée au régime turc. Ses ambitions politiques y jouent un rôle prépondérant. Elle se présente aux élections communales de Schaerbeek, et je ne vois pas de grande différence entre le bourgmestre en place Bernard Clairfayt (MR) et elle. Sur les listes de tous les partis politiques, on retrouve des candidats d'origine turque qui se permettent de tenir des propos négationnistes. Quand je vois Madame Onkelinx accompagnée de ces mêmes candidats, dans les marchés aux puces, ou dans les rues de cette commune, car je suis aussi schaerbeekois, cela me fait mal !"


 Dogan Özgüden, rédacteur en chef d'"Info-Turk":
«L'affaire Kimyongür? Une honte pour la Belgique!»


par Faouzia Bensalem  

Monday, 25 September 2006

Rédacteur en chef du journal en ligne «Info-Turk» (*), et opposant de longue date au régime d'Ankara, Dogan Özgüden connaît bien le jeune Bahar Kimyongür, dont le procès défraye la chronique, depuis sa condamnation pour "terrorisme", devant le tribunal de première instance de Brugge, en février, jusqu'à son procès en appel, qui a débuté à Gand, le 11 septembre, en passant par son arrestation rocambolesque puis sa libération aux Pays-Bas, fin avril. «Tout cela s'inscrit dans le cadre des opérations répressives lancées contre les opposants au régime d'Ankara», estime l'auteur de «Turquie, fascisme et résistance» (**).

Comment réagissez-vous à la manière dont le gouvernement belge s'est comporté depuis la fuite de la militante du mouvement d'extrême gauche DHKP-C, Ferhiye Erdal jusqu'à l'arrestation aux Pays-Bas du sympathisant de ce même DHKP-C Bahar Kimyongür ?


Tout ce qui s'est passé autour du DHKP-C, qu'il s'agisse de la fuite de Ferhiye Erdal ou de l'arrestation arbitraire de Bahar Kimyongür, s'inscrit dans le cadre des opérations répressives lancées contre les opposants au régime turc. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés aux Etats-Unis, il existe une sorte de consensus international pour écraser les opposants aux régimes favorables aux Etats-Unis. La Turquie était déjà elle-même dans une logique de répression à l'encontre de ses opposants. J'en suis le témoin vivant puisque je suis journaliste depuis plus de 53 ans. J'ai vécu tous les événements répressifs du fait du gouvernement turc, mais aussi les emprisonnements, et la torture qui y étaient et qui y sont encore monnaie courante.

La Turquie n'a pas attendu l'après 11 septembre pour perpétrer des violations aux droits de l'homme…

Avant le 11 septembre, les pays occidentaux témoignaient d'un sens des responsabilités et d'une fidélité à leur histoire en tant que défenseurs des libertés individuelles, et des droits de l'homme. Ils adoptaient une attitude de sympathie, voire de neutralité vis-à-vis des opposants aux régimes dictatoriaux, comme le régime turc. Mais après le11 septembre, la donne a changé, et la Turquie s'est engouffrée dans la brèche pour s'attirer les faveurs des puissances occidentales, dans la lutte contre le terrorisme.

Le DHKP-C serait une organisation terroriste. Vous contestez ?

Le DHKC-P est évidemment une organisation terroriste pour la Turquie. Pour moi, il s'agit plutôt d'une organisation révolutionnaire. Ses méthodes de lutte restent discutables, mais j'ai vécu la naissance des organisations contestataires, ou de gauche, comme le DHKP-C, dans les années 60. La fin des années 60, la Turquie a connu la montée du fascisme. En 1971, un coup d'Etat militaire plonge le pays dans le chaos. A cette époque, les syndicalistes, les leaders de la Jeunesse progressiste étaient périodiquement visés par la répression étatique, et trois leaders furent exécutés par pendaison.

C'est après ce coup d'Etat militaire que vous avez fui la Turquie avec votre épouse. Vous avez vécu dans la clandestinité avant d'obtenir le statut de réfugiés politiques. Vous avez alors écrit «Turquie, fascisme et résistance»(*), un ouvrage sur ce putsch militaire…

Je l'avais écrit en 1973, juste après le coup d'Etat militaire, mais à l'occasion de la trente-cinquième année de l'anniversaire de ce putsch, j'ai publié une deuxième édition. Pour en revenir à ces associations, dont je parle aussi dans le livre, elles sont organisées pour contrer les attaques des forces fascistes, et parfois fondamentalistes. Et, le coup d'Etat militaire a écrasé tous ces mouvements-là. Les militaires ont effectué des centaines de milliers d'arrestations, ils ont perpétré des tortures sur les prisonniers, et des tribunaux d'exception ont condamné tous les leaders. Ces organisations ont alors choisi la clandestinité, jusqu'à maintenant.

Pourtant dans les années 70, ces organisations ont tenté de rentrer dans la légalité…

Ces associations ont effectivement essayé de se légaliser, sous différentes appellations, mais un autre coup d'Etat a frappé la Turquie, en 1980. Dès cet instant, la clandestinité est devenue la seule manière de combattre la répression. Nombre des militants et dirigeants de ces associations ont souffert dans les prisons turques, et ceux qui ont pu fuir essayent d'organiser la résistance contre le régime turc, de différentes manières. A cette époque, ces associations étaient acceptées par les gouvernements européens, sans problème. On ne les considérait pas comme terroristes.

Vous connaissez bien Bahar Kimyongür ?

Lorsque j'ai rencontré Bahar pour la première fois, c'était un jeune étudiant soucieux de la défense des droits de l'homme. Il vient souvent nous rendre visite pour nous apporter des informations très pointues sur le sort des prisonniers politiques, en Turquie. Plus de 120 d'entre eux sont morts, des suites de leur grève de la faim. Nous avons maintes fois publié des informations apportées par Bahar Kimyongür qui dispose d'un fameux carnet d'adresses. Il entretient des relations très privilégiées avec les associations turques de défense des droits de l'homme, mais aussi avec les avocats des prisonniers politiques. Notamment avec Tayad qui est une association de solidarité avec les prisonniers politiques, et qui possède un système personnel de diffusion d'informations.

Fin février, devant le tribunal de première instance de Brugge, Kimyongür a pourtant écopé de quatre ans de prison pour terrorisme, et appartenance au DHKP-C…

Quand j'ai appris que Bahar Kimyongür était condamné pour appartenance au DHKP-C, sans connaître ses accointances avec cette organisation, j'ai été abasourdi. Etant un journaliste contestataire et démocrate, je ne fais aucune différence entre les multiples organisations qui mènent une opposition déterminée contre le régime d'Ankara. Le DHKP-C ne représente que quelques milliers de militants engagés, mais le PKK, parti des travailleurs kurdes du Kurdistan et organisation de guérilla, est beaucoup plus important, et ses actions sont bien plus violentes. Toutefois, il représente une véritable résistance et un mécontentement de la population kurde par rapport au régime. Aujourd'hui, comment est-il encore possible pour la Turquie de nier l'existence de toutes ces forces politiques qui mènent un combat contre le régime en place, par n'importe quel moyen ? (ironiquement) Les terroristes seraient donc si nombreux en Turquie ? La semaine passée encore, les associations kurdes ont déposé, au Parlement européen, près de trois millions de signatures réclamant la légitimité du PKK, et de son leader Abdullah Oçalan. Les Etats-Unis et ses alliés voient en le PKK une organisation terroriste. Va-t-on poursuivre et condamner tous ces Kurdes signataires en tant que «terroristes» comme Kimyongür ?
 
Que pensez-vous des poursuites contre lui devant les tribunaux belges?

J'ai lu l'acte d'accusation contre Kimyongür devant la Cour d'appel. Pour moi, il s'agit d'une vaste mascarade, car les accusations formulées contre lui ne sont pas suffisamment tangibles. Je me souviens que, lors du vote pour l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la plupart des parlementaires européens ont ouvert des calicots, en signe d'acceptation. Pourquoi pas? Je mène un combat sur les plans médiatique, diplomatique, et politique contre le régime turc. J'ai souvent été présent lors des réunions internationales, mais quand je me trouve en face d'un représentant de ce régime répressif, je ne l'épargne pas. Et, ce n'est pas violence que de publier le résultat d'une interview à titre d'information. Il ne s'agit pas de terrorisme. Mais pour les alliés du régime turc, Bahar Kimyongür représente autre chose.

Serait-il plus dangereux que le résistant que vous êtes pour Ankara et ses alliés ?

Mon histoire est différente puisque je suis arrivé ici, il y a plus de trente ans. J'ai d'abord été réfugié politique avant de devenir citoyen belge. Mais l'histoire de Bahar Kimyongür est autre. Il est surtout né en Belgique ! Sa langue maternelle n'est pas le turc, et il est d'origine arabe. Sa famille fait donc partie d'une des nombreuses minorités vivant en Turquie. Au cours de ses études universitaires à l'ULB (ndlr : il est archéologue et historien de l'art), Bahar a pris conscience que la Turquie est incompatible avec les valeurs démocratiques. Dès cet instant, il a pris position pour la défense de toutes les minorités et pour l'émancipation sociale, en Turquie. Mais Kimyongür est une pure production de la société belge ! Il est né ici, il a grandi ici, il a été éduqué ici, et il a une formation extraordinaire puisqu'il a suivi ses études dans plusieurs disciplines. Kimyongür maîtrise plusieurs langues, et il jongle de l'une à l'autre avec facilité.

C'est incroyable de voir ce jeune homme attirer à lui autant de sympathie…

Kimyongür est talentueux, il est un produit de la société belge. C'est une personnalité que pourtant la Belgique veut étouffer. C'est scandaleux ! Tout cela parce que le 11 septembre a changé la donne, et que la Turquie est entrée dans l'antichambre de l'Union européenne, en devenant un candidat acceptable après l'abolition de la peine de mort, en 2002, malgré la poursuite des violations des droits de l'homme dans plusieurs domaines. La force de la Turquie se trouve dans les relations commerciales et économiques très lucratives qu'elle entretient notamment avec la Belgique. Donc, la position des dirigeants belges par rapport à la Turquie a consisté à satisfaire ces grands partenaires commerciaux, économiques, et même les militaires.

Et la population d'origine turque dans tout cela ?

Malheureusement, la population venue pour travailler dans les charbonnages a été bien récupérée par le régime en place pour constituer un véritable lobby afin de défendre les intérêts du régime d'Ankara. Depuis que la grande majorité des ressortissants turcs sont devenus des électeurs déterminants dans certains quartiers, comme Schaerbeek et Saint-Josse, nos hommes politiques se sont mis à lancer des déclarations favorables au régime turc.

Nos élus fermeraient donc les yeux sur les violations aux droits de l'homme de la Turquie pour des raisons économiques et électoralistes…

C'est évident ! Par exemple, on a tout à coup changé d'attitude par rapport à la négation du génocide perpétré par l'Empire ottoman contre le peuple arménien. Les hommes politiques progressistes belges ont d'abord mis un point d'honneur à mettre l'accent sur cette tragédie humaine, et tout à coup, sous la menace du lobby turc, de l'électorat turc, ou manipulé par l'ambassade de Turquie, ils ont changé de langage. Ils ne parlent plus de cette question.

En quoi Bahar constitue-t-il à lui seul un problème, si les lobbies turcs sont si puissants en Belgique ?
 
La lutte de Bahar consiste à offrir une voix aux prisonniers politiques maltraités et torturés dans les geôles de Turquie. Quelle que soit la couleur politique des élus belges, ils se plient aux exigences d'Ankara. Les pressions sur la Belgique sont devenues plus oppressantes après la fuite de Ferhiye Erdal. Les autorités et médias turcs ont alors mené une campagne très agressive contre la Belgique. C'est en tout cas, mon sentiment. Et, pour faire plaisir aux médias turcs, assujettis au pouvoir, qui réalisent un lavage de cerveau quotidien de leurs téléspectateurs, ils ont probablement fait un geste en conspirant sur l'arrestation et la possible extradition de Kimyongür. J'ai été atterré de lire les interventions des avocats de la partie civile qui font des éloges au régime d'Ankara.
 
Condamnée en même temps que Kimyongür et consors, à Brugge, Ferhiye Erdal a pris la fuite avant que le procès en appel n'ait eu lieu. Avez-vous connu cette jeune femme ?

Je ne l'ai jamais rencontrée parce qu'elle était toujours en clandestinité, ou sous la stricte protection de l'Etat belge. Si un jour, cette jeune femme venait frapper à ma porte, je ne la repousserais pas. Elle appartient à mon peuple, et j'ai envie de savoir ce qu'elle pense. Mais, pour des raisons de sécurité, sans doute, elle n'a jamais tenté d'établir le contact. J'ai suivi le procès par les médias, ou par les communiqués de presse.

Vous pensez qu'elle est vraiment à l'origine du meurtre de Özdemir Sabanci, ce riche industriel turc pour lequel elle travaillait, en Turquie ?

Selon les accusations portées sur elle, Ferhiye serait impliquée dans ce meurtre, mais il n'y a pas de certitude qu'il en soit ainsi. Si on en avait la preuve, la justice belge serait compétente pour la condamner.

Elle est ressortissante turque. Si elle est condamnée, elle risque d'être extradée. Puisque la Turquie est à nouveau en odeur de sainteté, chez nous…

Je suis contre toute extradition ! La justice hollandaise a heureusement réagi de manière correcte en n'extradant pas Kimyongür, après son arrestation le 28 avril dernier. Il y a quinze jours, la Cour suprême hollandaise a aussi annulé l'extradition d'une dirigeante du PKK, recherchée par la Turquie, et qui était réfugiée aux Pays-Bas. Parce qu'il est de notoriété publique que la torture est toujours d'application à Ankara.

Pourtant, une procédure d'extradition pèse-t-elle toujours comme une épée de Damoclès sur la tête de Kimyongür ?

Dernièrement, une journaliste d'opinion kurde a été arrêtée au Luxembourg, et malgré la volonté d'Ankara de la voir extradée, la justice luxembourgeoise lui a rendu sa liberté. Aux Pays-Bas, et au Luxembourg, la décision a été prise suite à une procédure judiciaire, mais en ce qui concerne Kimyongür et ses camarades, je crains que la justice belge ne soit «téléguidée». Tant que Madame Onkelinx (PS) reste à la tête de la justice belge, je n'espère pas que des décisions justes soient prises.

Notre constitution prévoit pourtant la séparation des pouvoirs, et l'indépendance des juges…

Bien sûr, mais certaines procédures juridiques se déroulent sous l'instruction du ministère de la Justice, comme on a pu le constater dans le dernier scandale politico-juridique. Pour ces raisons, je n'ai pas confiance en la manière dont les décisions pourraient être prises.

Vous n'avez pas confiance parce que c'est Laurette Onkelinx ?

Parce que le comportement de la ministre de la Justice témoigne d'une adhésion irraisonnée au régime turc. Ses ambitions politiques y jouent un rôle prépondérant. Elle se présente aux élections communales de Schaerbeek, et je ne vois pas de grande différence entre le bourgmestre en place Bernard Clairfayt (MR) et elle. Sur les listes de tous les partis politiques, on retrouve des candidats d'origine turque qui se permettent de tenir des propos négationnistes. Quand je vois Madame Onkelinx accompagnée de ces mêmes candidats, dans les marchés aux puces, ou dans les rues de cette commune, car je suis aussi schaerbeekois, cela me fait mal !

Quelle est votre réaction face à ces réunions «secrètes» où des hommes politiques, des agents de la police et de la Sûreté de l'Etat, et des magistrats se concertent sur la manière de remettre Kimyongür à la Turquie en passant par la Hollande ?


Bahar disait qu'il comparait ce qui lui arrivait au complot du Quai d'Orsay contre l'opposant marocain Ahmed Ben Barka, dans les années 60. Je pense effectivement que tous les opposants au régime turc se trouvent au centre d'un tel complot. Puisque Bahar Kimyongür est devenu une personne dérangeante pour la Turquie, il n'est pas étonnant que son nom se retrouve sur la liste rouge d'Interpol. Pour Ankara, Bahar est un terroriste qui se trouve à la tête d'une organisation terroriste.

La manière dont Kimyongür milite est à vos yeux pacifique ?

Je ne l'ai jamais vu, ni entendu impliqué dans une action violente. Il est injuste de le traiter de terroriste. Depuis l'adoption de la loi anti-terrorisme en Belgique, la Turquie a adopté juste après une loi similaire, c'est la porte ouverte à toutes les dérives. La définition même du terme «terrorisme» est très vague. Juste parce que l'on remet en cause un régime, on peut être accusé de terrorisme, et l'on peut traîner pendant des années dans les prisons. Depuis le coup d'Etat militaire de 1980, le procès de Dev-Sol, l'ancienne appellation du DHKP-C, se poursuit encore.

Les défenseurs de la théorie d'une Turquie démocratique avancent l'argument que le DHKP-C possède un journal qui est librement distribué en Turquie…

Ce journal «Yuruyus» existe, mais il est constamment sous la menace de poursuites judiciaires. D'ailleurs, les journaux d'opposition appartenant à des groupes radicaux ont souvent dû arrêter, ou changer de titre. Actuellement, 17 journalistes appartenant à ces médias contestataires se trouvent dans les prisons turques.
 
(*) www.info-turk.be
(**) Dogan Özgüden, Turquie, fascisme et résistance, 2e éd., Bruxelles 2006, Fondation Info-Turk

 

11:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, imperialisme, liberte, otan, politique, presse, ps, romain, resistance, silence, solidarite, terrorisme, euro-dictature, injustice, oppression capitaliste, actualite, belgique, courcelles, democratie, europe, fascisme, turquie, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |