23/10/2009

22/10/09: de Michel COLLON, journaliste politique belge ...

 

Sent: Thursday, October 22, 2009 8:53 PM
Subject: Nouveau : Twitter, Facebook, Amin, Bricmont, Nobel, Pakistan, Lisbonne, Obama, Marx...

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Nouveau sur michelcollon.info - Investig'Action

AGENDA :
Bruxelles 23 octobre : Investig'Action soutient le Collectif Bruxelles-Palestine qui organise une conférence-débat "Le boycott d'Israël pour la paix et la justice", avec Ilan Pappe et Samia Botmeh. 19h. 19, rue Pletinckx. 1000 BXL.

ATTENTION, MEDIAS :
Laurent Dauré - Traité de Lisbonne : le soulagement des fulminants
Quand les médias déploient leur dispositif d'approbation béate

Eva Golinger Washington met en place ses réseaux Twitter - Facebook pour réaliser des coups d'Etat soft
"Les nouvelles technologies nous permettent des choses incroyables pour changer des régimes"
Samir Amin - Marx n'a jamais été aussi utile
Sortir de la crise du capitalisme ou sortir du capitalisme en crise?

Iran-Resist - Washington frappe les Pasdaran via le Jundallah
Le "remake" de l'invasion irakienne dans l'impasse : Obama opte pour une stratégie de déstabilisation

Eric Margolis - La guerre d'à côté sème la désolation au Pakistan
Ce pays est-il sur le point d'exploser ?

AMERIQUE LATINE:
Bernard Cassen - Le sabre, le goupillon et la salle des marchés
Après le Nobel d'Obama, un cardinal putschiste et un cambrioleur international décorés à Paris

Mario Casasus - "Le temps accordé aux putschistes est du temps perdu pour le Honduras"
Une interview exclusive de Zelaya qui s'exprime sur l'impasse des négociations


Eyal Sivan - Pourquoi je ne participerai pas au festival de films israëliens
Le réalisateur juif justifie le boycott d'Israël

Jean Bricmont - Antifascistes encore un effort, ...si vous voulez l'être vraiment
A-t-on le droit de soutenir un bon bouquin sur le lobby juif ?

Thierry Meyssan - Le dessous du prix Nobel de la paix
Obama récompensé alors qu'il a contribué à plonger le Kenya dans le chaos


Salim Lamrani - Cuba face aux contradictions de l'administration Obama
"Yes, we can maintain the embargo on Cuba!"

Emmanuel Raison - Les USA attaquent un défenseur belge des Droits de l'Homme
La très arbitraire No Fly List s'allonge...Dites Stop en soutenant Paul-Emile Dupret

VIDEO:
M.A.P. - La chasse est ouverte
"Le gibier sans-papier a du souci à se faire"

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19:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, television, romain, europe, imperialisme, silence, collon, medias, roger | |  Imprimer | | |

22/01/2009

19/01/2009: BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives...

Sent: Monday, January 19, 2009 11:16 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives


BOYCOTT : Dexia finance des colonies juives


Dexia finance des colonies juives

<
http://dexiacolonies.canalblog.com/>

Clients de Dexia : réagisser auprès de votre banque ou changer de banque en signe de protestation et de solidarité avec le peuple palestinien

La banque franco-belge Dexia finance, via sa filiale israélienne, le développement des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés, et cela depuis des années. Ce constat, qui aurait en effet pu être fait depuis longtemps, est mis en lumière par plusieurs groupes de solidarité avec la Palestine, qui lancent la semaine prochaine une action de protestation.

Depuis près de dix ans, Dexia s´intéresse au marché israélien. En plusieurs étapes, la banque franco-belge a acheté une firme bancaire israélienne, Otzar Hashilton Hamekomi (« Trésor du pouvoir local »), spécialisée comme ce nom l´indique dans le financement des communes et des collectivités locales, à l´instar du bon vieux Crédit communal belge, ancêtre de Dexia.

Depuis 2001, cette banque israélienne est contrôlée par Dexia qui détient 65,31 % du capital. La filiale Dexia Public Finance Israel est répertoriée sur le site de Dexia comme troisième en importance sur le marché israélien du financement des collectivités locales (avec un personnel de quarante personnes). La banque a pignon sur rue et est bien connue des Israéliens.

Avec d´autres mouvements, Intal, qui travaille sur divers dossiers de solidarité dans des pays du tiers-monde - Amérique du Sud, Congo, Philippines, Cuba - dont les territoires palestiniens, a décidé de lancer une campagne pour dénoncer l´implication de Dexia dans le financement des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

« Nous voulons rappeler que la colonisation est contraire au droit international, nous dit Mario Franssen, d´Intal. La Quatrième Convention de Genève interdit l´installation de populations du pays occupant dans le territoire occupé. Avec d´autres groupes, nous sommes engagés par ailleurs dans une campagne de boycott des produits israéliens, pour dénoncer l´occupation, et certains nous reprochent, de manière absurde, d´agir ainsi pour rayer Israël de la carte ou par antisémitisme ! Mais ici nous ciblons une situation bien particulière : le financement, par une banque franco-belge, du développement des colonies israéliennes dans les territoires occupés, toutes illégales. »

« Ce financement n´est guère contestable », dit encore Mario Franssen, dont le mouvement s´est procuré la retranscription d´une séance en commission des Finances de la Knesset (parlement israélien) qui date du 19 juin 2007. Les propos tenus par David Kapah, le directeur de Dexia Israel, ne laissent pas la place à l´ambiguïté : « Pour nous, la localisation géographique n´est pas pertinente. Si on parle de quelque chose au-delà de la Ligne verte (dans les territoires occupés, NDLR), nous, nous avons octroyé une aide financière ces deux dernières années et demie à Alfei Menasheh, Elkana, Beit-El, Ariel, Beit Aryeh, (le Conseil régional de) la Vallée du Jourdain, Givat Zeev, (le conseil régional de) Har Hevron, Kedumim, Beit Aryeh (...). Cela veut donc dire que, oui, c´est nous qui les soutenons financièrement et c´est encore vers nous que l´on vient pour recevoir du crédit. »

Et à la question d´une députée, Esterina Tartman, rapporteur de la Commission des Finances, elle-même résidente d´une colonie (Givon Ha-Hadasha) et désirant « savoir si la dimension de la localisation géographique de la Judée et de la Samarie (la Cisjordanie occupée) complique le processus de décision au sein de la Banque Dexia Israel », la réponse de David Kapah, laconique, se révèle claire : « Négatif. Absolument pas... »

Dexia, à Bruxelles, a été interpellé depuis 2001 par les mouvements belges de solidarité, sans grand succès, les réponses restant incomplètes ou imprécises, et la responsabilité globale de l´achat de la banque israélienne étant renvoyée à Dexia France.

A partir de la semaine prochaine, des actions de protestation seront donc lancées. BAUDOUIN LOOS
samedi 08 novembre 2008, 11:31

http://www.lesoir.be/actualite/monde/proche-orient-des-mouvements-2008-11-08-659132.shtml
Source : http://www.dexiacolonies.canalblog.com/._,_.___

24/08/2008

24/08/2008: Les militaires belges en Afghanistan ... Pourquoi ?

Une intéressante réaction d' Ernest GLINNE ...
----- Original Message -----
Sent: Sunday, August 24, 2008 6:08 PM
Subject: Afghanistan 1

                                                      ESCALADE GUERRIERE DE L’ OTAN EN AFGHANISTAN

                                                      __________________________________________________

 

                                                       De Chirac au Pentagone, de De Crem à Obama

                                                       ---------------------------------------------------

 

          Du 1er août à ce samedi 23, le nombre  des militaires de l’OTAN tués en Afghanistan s’élève à quarante : aux dix français se sont ajoutés ces derniers jours

trois canadiens, trois polonais et deux autres non identifiés . Peut-être venus de Belgique ? Qui sait ? Les <accrochages> vont du nord au sud et de l’ouest jusqu’au

< no man’s land > de la frontière-passeoire du Pakistan au sud-est.  Des < erreurs > de tir viennent d’alourdir d’une centaine de victimes le nombre des civils morts, suscitant une protestation du président afghan , pourtant < aux ordres >. Comment en est-on là ? Comment la technologie militaire sophistiquée s’oppose-t-elle à une guérilla idéologiquement odieuse mais vivant, en dépit des seigneurs de guerre enrichis dans la corruption et une production énorme de pavot, en dépit surtout des soldats occidentaux  appelés à une nouvelle croisade, < comme un poisson dans l’eau > ? Quelle politique sert l’instrument militaire ? Le droit des gens ou le tracé de prochains oléoducs et gazoducs de Grands avides et manipulateurs ?

 

         Fin 2OO1, après le 11 septembre new-yorkais, le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné le régime taliban qui , avec une certaine assistance, s’était substitué à un corps expéditionnaire soviétique vaincu en une autre sorte de Vietnam. En France, le gouvernement de cohabitation Chirac-Jospin , après un débat SANS vote ( = ?) à l’Assemblée nationale, est intervenu aux côtés du Pentagone, notamment par l’envoi de forces spéciales qui passent pour avoir < presque> capturé Oussama Ben Laden. APRES cet alignement français, surprenant au regard de l’attitude adoptée par Chirac-Villepin et TOTAL/PETROFINA à propos de l’invasion – illégale et ruisselante de gros mensonges – de l’Irak par l’Administration Bush et ses chers pétroliers à elle, une Force internationale d’assistance à la sécurité ( ISAF ) a été créée, englobant des contingents divers. L’OTAN a <repris> l’ISAF en 2003, faisant jouer l’article 5 du Traité de l’ Alliance concernant la solidarité des partenaires. C’ est dans ce cadre que la Belgique participe bon gré mal gré à la guerre, avec des anciens, des nouveaux et des futurs adhérents d’Europe de l’est ( Pologne, Roumanie, etc..). Certains , tels que

la Georgie, sont aussi allés en Irak.

 

                                                   Nicolas Sarkozy sur girouette

                                                    ----------------------------------

Au cours de la campagne de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, < homme de rupture >, s’est dit en termes forts hostile à la participation de la France. Le Président ominipotent/omniscient a changé d’avis..La Belgique, Flahaut  gérant  la Défense nationale, s’est longtemps limitée à la protection de l’aéroport de Kaboul et à l’envoi d’

aides humanitaires par avions C130. Le 7 février dernier, De Crem l’ayant remplacé, une décision a été prise consistant à augmenter de cent unités nos 37O militaires

ainsi déployés et à ajouter quatre F16 de combat aux appareils de transport. Le Parlement n’en a guère débattu en plénière. Quelle est la couverture budgétaire ? Quelles

armes les F16 lanceront-ils et sur qui ? En commission sénatoriale de la Défense, Josy Dubié -< ni dieu ni maître> et vice-président – a vigoureusement exposé le refus d’

Ecolo. Avec le SP. Nonobstant le fait que Joschka Fisher, ancien ministre < vert > allemand des Affaires étrangères, s’était prononcé quelques jours plus tôt et de façon

retentissante en faveur de l’envoi d’un contingent substantiel de la Bundeswehr.

 

En février, les députés PS Flahaut et Moriau, soucieux  < de renforcer la sécurité de nos soldats et de la population >, ont déposé, avec l’assentiment du MR, du CDH et du VLD, une proposition de résolution formulant des demandes contrariantes, au-delà de l’expédition d’un bataillon sécurisant de l’ Armée du Salut avec ses chants et

casseroles. Il faudrait définir une stratégie de sortie claire et précise au sommet de l’ OTAN : seraient-ils des farfelus inconscients ? Il faudrait définir des clauses quant à l’utilisation du personnel et du matériel militaire belges DANS UN SOUCI DE PROTECTION ET DE SECURITE DES MILITAIRES : on part en guerre, mais si c’

est pour ne pas la faire, ne vaudrait-il pas mieux ne pas y aller ? Il faudrait encore impliquer plus réellement le Parlement en préalable et le tenir ensuite informé avec transparence et régularité : il est bien vrai , Traité de Lisbonne en référence, que la démocratie représentative fonctionne aussi mal que la démocratie participative et qu’il faudrait des soviets sur les trottoirs de la Rue de la Loi, sans absentéisme, et au sein même de la force armée, et au sein de comités de referendum d’initiative populaire à

Bruxelles-Halle-Vilvorde et dans les < communes à difficultés > de la Région bruxelloise, mais tout cela a un tel parfum de 1917 !!! Plus sérieusement, les députés suggèrent que, bien-au-delà de considérations militaires, la Communauté internationale aide politiquement le peuple afghan à trouver SA paix. Très vite, car nos F16

tricolores pourraient lâcher des bombes à fragmentation et à balles multiples et si un d’eux se faisait abattre et même si le pilote était éjecté avec succès, cela coûterait cher, même plus que beaucoup de mazout. L’ armée de l’air de l’URSS a connu en son temps la morsure…

 

Un espoir  au niveau belge ? Le Premier Ministre, avant de partir en Chine à titre privé ( ?), a dit et répété son sens des responsabilités qu’il faut assumer envers l’OTAN

( même hypertrophié sur les cinq continents ?). Peut-être reviendra-t-il avec l’esprit de paix que l’on prête aux jeux olympiques. Olympe oui. Mars non ? Et De Crem à la Santé publique ?

 

                                               Et Obama ?

                                              ---------------

Le candidat démocrate a eu le courage et la lucidité de s’opposer dès le début à la guerre en Irak. A mon modeste avis, au-delà des problèmes juridiques qu’il connaît bien

en tant que professeur de droit constitutionnel, il sait qu’il ne faut pas faire une mauvaise guerre au mauvais moment et au mauvais endroit. A Berlin et ailleurs, il a appelé

les Européens à agir avec plus de force(s) en Afghanistan. Une donnée est méconnue : après des succès initiaux en Afghanistan contre les talibans, l’ armée US : 1) s’est

trouvée en effectifs insuffisants pour mener des opérations simultanées en Afghanistan et en Irak ; elle a donc désaffecté depuis mars 2003 beaucoup de ses moyens sur un Irak prioritaire ; 2) le financement des actions non militaires en Afghanistan a été ridiculement faible et en outre très mal géré. En plus, l’ Administration Bush a limité à

Kaboul la présence militaire provenant de l’OTAN (1) ; il faut maintenant respecter la promesse d’un désengagement rapide en Irak et le transfert de troupes US en

Afghanistan en provenance d’Irak n’est pas la solution. D’où l’appel aux Européens. Ce n’est par ailleurs pas PAR LA GAUCHE qu’on entre à la Maison Blanche, mais PAR

LA DROITE OU LE CENTRE. Obama le séducteur talentueux veut rassurer au centre : d’où le choix de Joe Bilden comme partenaire. D’ où l’INACCEPTABLE déclaration

en faveur de l’entrée de la Georgie dans l’ OTAN. Et des mises en garde en provenance de la gauche des Etats- Unis ( 2) au candidat Obama, qui passe aux yeux de

beaucoup du statut de candidat < excellent > à celui de candidat < le moins mauvais >..

 

                                                                    Ernest Glinne

                                                                   Député européen honoraire, ex-membre de la délégation auprès du Congrès des Etats-Unis

 

Inexplicable rationnellement, sauf par les limites et l’obsession de < Mes intérêts d’abord > qui a caractérisé l’ Administration Bush. Source : The New York Review of Books, 14.08.2008, article de

Samantha Power, < The Democrats and National Security >

<!--[if !supportLists]-->(2)    <!--[endif]-->De nombreux militants de gauche ont signé une lettre ouverte conditionnant leur soutien à Barak Obama dans < The Nation>, vieil hebdomadaire de la gauche < non conventionnelle>. Autre signe

parmi d’autres : l’ex-sénatrice Cynthia Mac Kenney se présente comme candidate des Greens ( Verts ), notamment pour ne pas désactiver les jeunes et d’autres qui s’interrogent…et sont tentés par

l’abstention. Si j’étais citoyen des Etats-Unis, je voterais malgré les modulations récentes pour Obama, premier Afro-Américain à pouvoir accéder à la présidence US.

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otan, occupation, romain, resistance, television, actualite, agressions, fascisme, guerre, independance, information, imperialisme, liberte, democratie, medias, paix, silence, usa, belgique, corcelles, colonialisme, europe, france | |  Imprimer | | |

27/04/2008

26/04/2008: sur le site de Michel Collon, journaliste politique belge...

-------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Biocarburants, Cuba, Egypte, RSF, Croatie, Mapuche, Chomsky...
Date: Sat, 26 Apr 2008 08:22:51 +0200
Répondre à :: michel.collon@skynet.be


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Reprise de notre newsletter. Je me trouvais au Venezuela pour des entretiens pour mon prochain livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez". Vu que Washington prépare pour le 4 mai un coup contre Evo Morales, bientôt un Spécial Bolivie.
MICHEL COLLON


Edward S. Herman et David Peterson - Il n'y a pas de guerre contre le terrorisme
A propos de la naïveté de la gauche aux Etats-Unis
Terrorisme


AL-Quds Al-Arab - Le géant égyptien se met en marche
Grèves et manifestations dans les villes égyptiennes après trente ans de mensonges et de tricheries
Egypte

Hernando Calvez Ospina - Portrait du président Uribe
Trafic de drogue, paramilitarisme et la famille

Uribe

Nedeljni Telegraf - Les Etats-Unis « font cadeau » de 40 avions de combat à la Croatie
Zagreb, gendarme des Balkans ?
Avions Croatie


Noam Chomsky - L'Amérique latine est hors de contrôle
Bilan de Bush. Ses échecs en Irak, mais aussi dans le sous-continent latino.
Chomsky


Salim Lamrani - Biocarburants et crise alimentaire
Qui a raison ? La FAO, Ziegler et Castro ou bien Bush et Lula ?

Biocarburants

Salim Lamrani - Abandon ou progrès du socialisme ? Changements à Cuba.
Quelle est la signification des récentes mesures prises à La Havane ?

Abandon

Pascual Serrano - Cette tragédie que nous confortons avec nos troupes
"Espace vide" : territoire sans intérêt économique, administré au plus bas prix. Les secrets de l'Afghanistan.

Afghanistan

Augusto Samaniego Mesias - Histoire, politique et revendications mapuches
Pour des intérêts économiques, l'Etat chilien refuse toujours de reconnaître les droits des indigènes

Mapuche

Jean-Philippe Peemans - Territoires et mondialisation : enjeux du développement
"La modernisation du Sud n'a pas tenu ses promesses"

Territoire

ATTENTION MEDIAS !
Marc-Antoine Coppo - Le Monde, la Serbie et l'UE
En 2008, le quotidien français contredit ce qu'il écrivait en 2000, mais...

Le Monde et la Serbie

Jean-Guy Allard - RSF reçoit son financement de Taipei
100.000 dollars de Taïwan : pas si désintéressée, la campagne de Ménard!
Reporters sans frontières

20:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, belgique, actualite, politique, information, guerre, democratie, liberte, romain, courcelles, medias, presse, silence, television, collon, imperialisme, capitalisme, colonialisme, usa, cuba, veneuela | |  Imprimer | | |

01/04/2008

30/03/2008: COURCELLES: Ernest Glinne, à propos du Tibet ...

 -------- Message original --------
Sujet: Fw: TIBET: réponse interne avec élargisements potentiels..
Date: Sun, 30 Mar 2008 19:41:06 +0200
De: ernest glinne <ernest.glinne@skynet.be>


----- Original Message -----
Sent: Sunday, March 30, 2008 6:36 PM
Subject: TIBET

Cher Tim,
J'ai tenté d'atteindre le www..end the violence..etc, pour tomber sur une demi-douzaine de textes assez curieux, dont une publicité pour un Tshirt < à ne pas montrer aux Jeux Olympiques >.. Je te communiqueà toutes fins utiles mon appréciation, pour toi et les ami(e)s intéressé(e)s.
1. Le Tibet a été une extension-tampon de l'Empire britannique jusqu'au milieu du 17ème siècle. La suzeraineté de la Chine a alors été reconnue au point que le Tibet, sa hiérarchie et ses temples ont dès lors payédes redevances à Pékin. L'appartenance à la Chine a été confirmée ( à la demande de Tchang Kaï Chek et avec l'accord de tous les Occidentaux ) à la fin de la la deuxième guerre mondiale. Cette appartenance n'est pas discutable et il serait potentiellement désastreux de créer un nouveau problème à la Taïwan-Formose..Il est impossible que je souscrive à toute forme d'indépendantisme tibétain, littéralement exprimée ou par implication...
2.La tradition théocratique féodale du < tibétisme > n'est pas motivante pour nos militants de gauche. Est par contre attachante, comme ce fut démontré à l'égard de Ghandi et des non-violents de l'Inde, la solidarité avec la protestation ou l'affirmation paisible et sans arme ,sinon celle de la dignité. De la Birmanie au Tibet, la solution de gravissimes problèmes INTERIEURS a tout à gagner de la démonstration d'un soutien extérieur,éthique et politique, à l'égard des pacifistes rabroués , a fortiori lorsqu'ils sont assassinés.
3. La fin de mesures répressives et la reconnaissance réelle d'une autonomie culturelle( dans le cadre de la protection des minorités ) sont des exigences justifiées au niveau du droit des gens et de la moralitéinternationale. La sinisation du Tibet par une affluence démesurée de Chinois devrait préoccuper l'UNESCO.
4.J'ai mes raisons de croire que l'Administration Bush et ses services de déstabilisation ne sont pas étrangers à la création de dérives médiatiques en ce moment où l'Irak, l'Afghanistan (où sont engagés 500militaires belges et 5 F16..) et l'effondrement du capitalisme US proche d'un 1929 font que Washington est le centre de gravité négatif du monde.
5. Quoique je déteste très fort des écrits de de Coubertin, <père> des Jeux Olympiques, il ne faut pas mêler leur réunion à Pékin avec la question tibétaine. Les JO doivent dissocier sport et politique à leur niveau.
C'est une tradition qui a ses bons et ses mauvais côtés. Les JO ont eu lieu à Berlin en 1936, trois ans après la conquête du pouvoir par Hitler, ...qui a quitté la tribune lorsqu'un athlète afroaméricain a spectaculairement battu les invincibles aryens... Le Dalaï Lama lui-même ne demande pas du tout un boycott des Jeux. Les Ministres des Affaires étrangères ( joignons-y Chastel...) sont là pour user de la voie diplomatique...Et pourquoi pas un débat avec notre < bourgmestre pour la paix > locale !
A toi d'apprécier si et comment il conviendrait de diffuser cette opinion..


-------- Message original --------
Sujet: [romain : paix_socialisme_communisme] A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...
Date: Mon, 31 Mar 2008 13:31:34 +0200
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



A l' occasion des Jeux olympiques de Pékin ...

STOP à la civilisation et à la "répression" chnoises contre les émeutiers, vandales, incendiaires et meurtriers du Tibet !

Avec la Cia, Reporters sans frontières et l'infatigable Robert Ménard, exigeons la restauration du pouvoir absolu, féodal, dictatorial, exploiteur et criminel du dalaï-lama, de ses seigneurs et moines à Lhassa.

Ce jour, le courageux Ménard et ses gangs d' émeutiers manifestent à Bagdad.

Demain, ils seront à Kaboul.

Après-demain à Tel Aviv et à Gaza.

Dans 3 jours, ils remettront leurs protestation devant le camp de concentration ricain de Guantanamo.

Dans 4 jours, ce sera le tour du 127bis à Steenokkerzeel en souvenir de Semira Adama, étouffée avec un coussin pour que l'on n'entende pas ses cris...

Ensuite, à Washington, ils réclameront enfin un procès équitable pour le noir Abu-Jamal emprisonné depuis près de 30 ans au paradis ricain pour un crime qu'il n'aurait pas commis...

Toutes ces manifs de protestations légitimes en présence d' "Euronew" et des autres médias domestiqués et sécurisés du capitalisme et du Monde "libre", mobilisés pour nous "informer".

Justice, Paix, "démocratie", "Droits de l' Homme", "Liberté"...: si les émeutes "pacifiques" de Lhassa  se produisaient à Bruxelles, Paris, Londres, Berlin, New York, Séoul, Gênes, ...,

elles ne seraient évidemment pas réprimées par les robocops de nos régimes "libres" et "démocratiques" capitalistes !

Les infos que l'on vous cache: pour en savoir un peu plus sur le Tibet et le chef de bandes Robert Ménard, cliquez donc sur les liens ci-dessous ...

 

http://lecapitalismecestlaguerre.skynetblogs.be

http://histoire.skynetblogs.be
http://romainroger@blogspot.com

http://users.skynet.be/roger.romain/rsf_menard.htm


roger.romain@skynet.b

13:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie, droits de l homme, dalai-lama, imperialisme, courcelles, romain, histoire, belgique, actualite, presse, medias, silence, liberte, cia, usa, chine, tibet | |  Imprimer | | |

25/03/2008

17/03/2008: La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La Belgique dans l'illégalité internationale

La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force.

Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo.

Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit international pour expliquer des évolutions, mais les faits priment sur le droit" déclare ainsi le représentant MR, après avoir fait le parallèle avec l'indépendance de la Belgique. Et notre ministre des Affaires Extérieures De Gucht de renchérir "De fait, la Belgique est devenue indépendante car les grandes puissances l'ont reconnue. C'est là le véritable critère !"1. Au bac, la création en 1945 de l'ONU et du droit international, le modèle c'est le 19e siècle.

«Le Kosovo est un cas exceptionnel»

Maintenant que le droit est ainsi balayé, quel argument rationnel opposer à de pareils dépeçages suivant des lignes ethniques et/ou linguistiques? En Europe et ailleurs, il y a du boulot…

Quel est la différence entre le Pays Basque, ou la Corse, et le Kosovo après tout? La différence essentielle, c'est que le dernier cas les séparatistes ont été soutenus politiquement et militairement par les Etats-Unis et les pays de l'OTAN, et ce des années avant l'agression de la Yougoslavie de 1999.2

Les politiques et les médias pro indépendantistes tentent de justifier cette violation de la charte des Nations unies en répétant que le Kosovo est un 'cas exceptionnel'. Est-il à ce point exceptionnel qu'une grande puissance soutienne des séparatistes dans le pays qu'ils veulent détruire? Comme les Allemands des Sudètes en 1938 pour ne prendre qu'un exemple…. Le droit international est à nouveau substitué par le droit du plus fort. Beau retour en arrière dont notre gouvernement se rend complice.

La mort très bienvenue de Milosevic

L'argument fondamental qui revient de manière répétitive pour faire avaler ce mépris du droit c'est l'affirmation que la faute revient à Milosevic "qui a organisé massacres et nettoyage ethnique contre les Albanais". Ainsi le Monde : "L'indépendance du Kosovo .............constitue une dérogation, rendue inéluctable par la politique de nettoyage ethnique de Milosevic"; Libération : "Depuis les massacres et nettoyages ethniques perpétrés par Milosevic et l’engagement de l’OTAN qui les a finalement stoppés, la Serbie a dû abandonner toute souveraineté sur cette région"; The Independant (sic) "La Serbie a perdu le Kosovo à travers ses propres actions dans les atrocités et le nettoyage ethnique des années 90" etc, etc.

Décidément une grande chance que Milosevic soit mort à temps ! Car quelque soit le biais de la Cour du TPI, un jugement aurait bien eu du mal à inventer un génocide qui n'a jamais eu lieu, et un plan de nettoyage ethnique qui s'est avéré ne pas exister3. Il est très frappant que sans l'insistance répétitive sur les atrocités serbes contre les Albanophones, tout l'échafaudage médiatique pour "justifier" l'indépendance kosovare s'effondre complètement.

L'habillage humanitaire des forfaits n'est bien entendu pas une chose nouvelle. "Monsieur Benès a décidé de réduire par la terreur d'honnêtes citoyens allemands et ils les contraint par la violence à la fuite vers la patrie allemande. Nous constatons des chiffres horrifiants ; en un jour, dix mille fugitifs, le lendemain, vingt mille, le surlendemain, déjà trente sept mille, deux jours après, quarante et un mille, puis soixante-dix mille, et puis on vient à quatre-vingt dix mille, cent sept mille, cent trente sept mille, et aujourd'hui, deux cent quatorze mille. Des régions entières sont dépeuplées, des villages sont brûlés, on cherche à enfumer les Allemands avec des grenades et du gaz." Adolf Hitler, 26 sept 1938, quelques jours avant l'annexion de la Bohème et le démembrement de la Tchécoslovaquie..

Roland Marounek

1. http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/52/ic111.pdf
2. Cf par ex. Des agents de la CIA ont reconu avoir aidé à entrainer l'UCK bien avant les bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie, The Sunday Times, 12 mars 2000
3. Cf "Le TPIY sauvé par la mort de Milosevic", Alerte Otan n°21, janvier-mars 2006

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18:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, liberte, politique, romain, usa, kosovo, flandre, independance, souverainete, imperialisme, otan | |  Imprimer | | |

22/03/2008

21/.03/2008: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique...



Et pourquoi pas un référendum parmi l' ensemble de la population belge sur cette ratification qui va finalement envoyer la Constitution belge, notre souveraineté et notre Indépendance nationale, aux oubliettes, comme celle des autres pays membres de l' Euro-dictature capitaliste d' ailleurs ?
Elle est belle notre "Démocratie" !
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique
Date: Fri, 21 Mar 2008 09:41:47 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Nous sommes ici sur la liste nommée "Sortir de l'Europe" c'est-à-dire "Sortir de l'union européenne"
Ci-dessous une critique intéressante de Belges  ('même si ceux-ci  comme beaucoup de Français encore disent vouloir  une "autre" Europe qu'ils croient possible) 
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Europe
Belgique: Lettre ouverte aux membres du Parlement Fédéral et des Parlements Régionaux et Communautaires
Par Georges DEBUNNE, Pierre Galland

article publié dans la lettre 582
Lien permanent vers cet article
Objet : Projet de loi portant assentiment au Traité de Lisbonne modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, et à l’Acte final, faits à Lisbonne le 13 décembre 2007
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vous allez devoir vous prononcer sur le nouveau projet de Traité de l’Union Européenne.
Ce Traité aura valeur de Constitution Européenne. Il s’agit par conséquent d’un nouveau pas d’envergure dans la construction européenne. Ce Traité jouera un rôle décisif non seulement dans le fonctionnement de notre pays mais également dans la vie quotidienne des citoyens et des familles. Il sera déterminant pour les conditions de vie et de travail de chacun. Une nouvelle fois des compétences vont être transférées du niveau national au niveau européen.

Par la présente lettre ouverte nous voulons attirer l’attention sur le fait que l’on ne peut traiter l’évènement à la légère. Une Constitution n’est pas un document de plus que l’on peut facilement jeter à la poubelle. Par ailleurs, dans notre démocratie, le citoyen pouvait s’attendre à ce que le gouvernement ait assuré une large diffusion de ce texte fondamental et que les autorités politiques aient organisé des débats politiques à grande échelle. Or, non seulement il n’a jamais été question d’une consultation populaire mais, de plus, le débat politique est en dessous de tout. Le débat parlementaire lui même risque d’être au niveau zéro à en croire la discussion hâtive et sans esprit critique qui a eu lieu au Sénat, la chambre de réflexion de notre pouvoir législatif.
En tant que partisans d’une Europe démocratique, sociale et solidaire, nous avons des réticences gravissimes par rapport au texte qui vous est soumis. Ce projet est une occasion ratée si tant est que l’objectif viserait à organiser une Europe soutenue massivement par ses citoyens.
Nous tenons à vous présenter quelques considérations qui, dans le contexte d’une lettre ouverte, devront nécessairement être générales.
Nous restons sur notre faim par rapport au fonctionnement démocratique des institutions européennes. Cinquante ans après la constitution de la CEE et dans le cadre de l’actuelle Union Européenne, le rôle démocratique du Parlement européen reste en-dessous de tout. Le pouvoir réel continue à être assumé par la Commission et le Conseil, qui ne reçoivent que des résolutions et positions insuffisamment contraignantes d’un Parlement qui n’assume essentiellement qu’une tâche de contrôle très relatif et non pas une tâche de décideur politique.
De même, nous n’acceptons pas le principe qui est à la base de la politique sociale menée par l’Union Européenne actuelle et qui est confirmé par le projet de Traité sur lequel vous devrez vous prononcer. La protection sociale est entièrement soumise à la conformité au Traité et aux lois économiques du profit. La responsabilité sociale des entreprises est reléguée à l’arrière –plan et la flexibilité des travailleurs est hissée au premier plan des préoccupations.
Au nom du marché libre et des règles de la concurrence, le travail est entièrement soumis aux intérêts du capital. La question de la démocratie économique est à peine effleurée.
Enfin, encore une réflexion concernant la position de soumission internationale caractéristique de l’Europe actuelle. Le projet de Traité ne défend pas une Europe autonome et adulte qui, sur la scène internationale, serait à même de mener sa propre politique. Le projet confirme la dépendance à l’Otan dont on sait qu’elle n’a pas vocation à développer des relations mondiales de coopération solidaires et respectueuses de l’indépendance de toutes les nations. L’Union Européenne doit développer des relations internationales basées sur le respect mutuel des nations et des cultures, une collaboration solidaire et la réalisation de progrès sociaux décisifs avec la volonté de la protection de l’environnement. Les organisations internationales telles que les Nations Unies et l’Organisation Internationale du travail ont cette vocation. L’Union Européenne doit s’inscrire dans cette perspective plutôt que dans une voie impéraliste.
Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, qu’un pareil projet constitutionnel européen, qui, de plus, ne réserve qu’un rôle subordonné aux Droits de l’Homme, ne peut recevoir notre consentement, alors que notre soutien à une Europe démocratique, sociale et progressiste, protection de l’environnement incluse, est hors de doute.
Nous attendons de votre part un débat parlementaire sérieux et fondé, qui ne craigne pas l’esprit critique et qui mette en évidence la nécessité d’une autre Europe, d’une Europe qui veillerait au large soutien de sa population.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de nos sentiments très distinguées.
  • Georges DEBUNNE, Ancien Président FGTB/ ABVV et CES
  • Pierre GALAND, Président Forum Nord-Sud
  • Ernest GLINNE, Ancien Ministre et député européen honoraire
  • François HOUTARD, Prêtre, sociologue et co-fondateur du Forum Social Mondial
  • Lode Van OUTRIVE, Député européen honoraire
  • Jef SLEECKX, Député fédéral honoraire
  • Maxime STROOBANT, Professeur émérite du droit du travail VUB
  • Et Mateo ALALUF, Sociologue ULB, Anne DUFRESNE, Chercheuse GRAID ULB, Henri EISENDRATH, Prof VUB, Corinne GOBIN Maître de recherche FNRS, Sophie HEINE Chercheuse ULB, Paul LOOTENS, Secrétaire fédéral Centrale Générale FGTB, Jaak PERQUY, filosoof, Michel VANHOORNE, prof en Ugent, Hendrik VERMEERSCH, 15 december Beweging/ Mouvement, Jacques VILROKX, Prof VUB
par Georges DEBUNNE
Ancien Président FGTB/ABVV et CES voir tous ses articles

Pierre Galland
Président Forum Nord-Sud voir tous ses articles

11:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, imperialisme, capitalisme, otan | |  Imprimer | | |

04/01/2008

04/01/2008: La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles ...

-------- Message original --------
Sujet: Alerte OTAN ! n°28 / octobre-décembre 2007
Date: Fri, 4 Jan 2008 07:52:44 +0100
De: <info@csotan.org>


Alerte OTAN !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance OTAN,
Numéro 28, octobre-décembre 2007

Secrétariat : rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles
Adresse électronique : info@csotan.org

tél & fax : 02 511 63 10
CCP
068-2447491-14 au nom de CSOTAN

Site internet : www.csotan.org


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Le CSO anime également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir régulièrement des infos centrées sur l'OTAN, et où vous pouvez aussi diffuser vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr


Édito

Ensemble contre l’'Otan, samen tegen Navo !

Les réunions au sommet de l'OTAN se sont multipliées ces dernières semaines, signe que tout ne se passe pas exactement comme prévu dans le camp des alliés occidentaux et que la grande machine de guerre ne fonctionne pas sans ratés. Kosovo, Iran, Afghanistan, Bouclier anti-missiles: les pays membres de l'Otan ne sont pas sur la même longueur d'ondes et n'aboutissent à aucune détermination ferme.

L'annonce publique par les services de la CIA et d'autres ( ???) que l'Iran "aurait arrêté tout programme de préparation d'armes nucléaires depuis 2003" vient mettre un coup d'arrêt pour les forces US les plus résolues à la guerre immédiate contre l'Iran. Cela montre bien les incertitudes au sein de la superpuissance sur les possibilités de gagner cette guerre. L'échec en Irak conduit au doute. Et surtout les réactions de la Russie, de la Chine et des pays non alignés ont fait sentir au sein même de l'Otan, que la partie ne se gagnerait pas facilement.

Mais cela n'empêche pas de continuer les menaces et l' imposition de sanctions contre l'Iran. Même De Gucht, ancien et nouveau ministre des Affaires Etrangères de la Belgique s'y met en décrétant que le seul fait que l'Iran veut continuer le processus d'enrichissement de l'uranium "prouve que l'Iran veut se doter de la bombe atomique". Pourquoi ces questions se discutent-elles dans des réunions de l'Otan qui, en principe, n'ont rien à voir avec l'Iran? Ils ont besoin de présenter l'Iran comme une "menace" contre les pays européens pour justifier l'installation du bouclier anti-missiles et la participation de l'Otan à ce programme.

De la même manière, la Russie est de plus en plus l'objet d'attaques et de campagnes dénigrantes dignes de l'époque de la "guerre froide", de la part des responsables de l'Otan, et de nos anciens-nouveaux ministres. Son alliance avec l'Iran, ainsi que son opposition à l'indépendance du Kosovo ne laissent les mains libres ni à l'UE ni aux Etats-Unis. De Gucht, qui représente la Belgique à la présidence du conseil de sécurité de l'ONU, ne s'est pas gêné pour soutenir publiquement des mesures unilatérales de l'UE et des USA en faveur du changement de statut du Kosovo.

En Afghanistan, qui est le lieu le plus important d'intervention de l'Otan, 60.000 militaires de 27 pays différents, superarmés, ne suffisent pas pour faire régner l'ordre et maintenir le gouvernemenrt Karzai. Plusieurs pays membres de l'OTAN rechignent à fournir à l'Isaf les suppéments de moyens techniques, financiers, humains qu'elle réclame. Cependant, la Belgique n'est pas en reste. Récemment, le gouvernement encore en "affaire courantes" a décidé l'envoi de soldats supplémentaires à Kaboul. Le nouveau ministre de la Défense, Pieter De Crem, veut renforcer et revaloriser le rôle « militaire » de l'armée, la débarasser de ses oripeaux « humanitaires ». La Belgique fera tous les efforts possibles pour soutenir la guerre de l'Otan en Afghanistan.

Et pour bien montrer l'adhésion du gouvernement Verhofstadt III aux objectifs otaniens, ils ont rendu publique cette opération "anti-terroriste", juste le jour de la prestation de serment. Ces « terroristes » ne pouvaient qu'être dirigés par Nizar Trabelsi, accusé de préparer des attentats contre la base militaire de Kleine Brogel. Le nouveau gouvernement belge veut donner des assurances à l'OTAN, de sa capacité à servir les états-majors installés sur notre territoire. Les « menaces terroristes » actuelles tombent à point également pour prendre de nouvelles mesures de restriction des droits démocratiques (prolonger la garde à vue, élargir les autorisations d'écoutes téléphoniques)

Il faut noter d'ailleurs que tout au long de cette crise gouvernementale et au milieu des conflits dits communautaires, tous les dirigeants politiques restaient d'accord pour garder sous contrôle fédéral l'armée et la politique extérieure et que la Belgique a déjà signé le nouveau Traité européen, qui renforce encore l'allégeance de l'UE à l'Otan et réclame des augmentations des budgets militaires de chaque pays.

Nous devons montrer que, dans le camp des mouvements pour la paix, au nord comme au sud du pays, nous n'avons aucun conflit communautaire à régler et que tous unis nous continuons le combat pour le désarmement nucléaire, pour le retrait des bombes atomiques de Kleine Brogel, pour stopper tout programme de bouclier antimissiles, pour le retour des militaires belges embourbés dans cette guerre d'Afghanistan et pour une mise en cause radicale de l'OTAN qui ne protège pas l'Europe mais risque plutôt de l'entraîner dans un conflit majeur.

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Conférence «La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles»

La conférence organisée par le CSO a permis de mieux connaître ce que le bouclier anti-missiles signifie, au point de vue technique, stratégique, politique. Elle s'est conclue sur plusieurs propositions d'actions concrètes : soutien à la manifestation contre le radar, à Prague le 17.11.07, avec l'envoi de lettres à l'ambassade tchèque et de messages de solidarité à la mobilisation tchèque; résolution de multiplier les activités d'information en Belgique ; proposition de soumettre un questionnaire sur ce thème aux ministres et parlementaires belges ; préparation d'un dossier rassemblant les informations, les analyses, les prises de position des organisations politiques et des associations pour la paix.

Si l'opposition au déploiement du système anti-missiles était unanime parmi les intervenants, nous avons toutefois pu entendre et discuter des points de vue plus divergents, entre autres sur la place que l'Otan ou l'UE pourrait prendre dans l'installation du bouclier anti-missiles en Europe, sur la position de la Russie. Le débat est ouvert et la question du bouclier anti-missiles prendra de plus en plus d'importance dans les mois à venir. Le prochain sommet de l'Otan à Bucarest en avril 2008 va probablement l'aborder et s'engager. Nous devons y être très vigilants !

Les textes des différents intervenants de la conférence sont reproduits dans ce numéro de Alerte Otan, et/ou sur le site du CSO :

Nils Andersson, du conseil scientifique d'ATTAC France, Nicolas Bardos, Pax Christi, Andrey Ordach, attaché de presse de l'Ambassade de Russie, Luc Mampaey, GRIP, Georges Spriet, VREDE, Pol d'Huyvetter , Mayors for Peace, Claudine Pôlet, CSO

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Le Bouclier ne protège pas l'Europe, il y prépare la guerre

Dans une Belgique qui se déchire de plus en plus, les problèmes dits institutionnels et de relations entre la communauté française et flamande prennent le dessus sur toute autre question politique. Se préoccuper, maintenant, d’'une question de bouclier antimissiles qui n'’existe pas encore en Europe et encore moins sur notre territoire, peut sembler aussi… surréaliste.

Et pourtant, l'’annonce et le début de mise en place par l’'Administration Bush de ce système anti-missiles est en train de pousser le monde vers la guerre, de relancer une course folle aux armements, il nous concerne donc grandement !

La presque totalité des partis politiques de Belgique, qu’'ils participent de la coalition orange bleue ou dans l’'opposition, se divisent à qui mieux mieux, régionalisent, fédéralisent, séparatisent… mais conservent une étrange communauté de positions sur les questions de politique extérieure et de défense de notre pays. Même le NVa, l'’allié séparatiste du CD&V déclare que l’'armée et la politique extérieure peuvent rester du ressort d’'un Etat Belge. Et tous se rangent derrière la Note Leterme concernant la Défense et la Politique extérieure ou, en tout cas, se taisent à son sujet. Cette note réaffirme que la Belgique est liée à une politique européenne de sécurité et de défense et qu’'elle est un fidèle et loyal membre de l'’Alliance Atlantique, à laquelle elle est prête à accroître sa contribution.

Rappelons également que le mini-traité européen appelé à remplacer le projet de Constitution européenne, reprend textuellement les chapîtres qui bétonnaient l’'allégeance à l’OTAN. Il y rajoute la nécessité d’'accroître les efforts financiers de chaque Etat membre pour rendre les forces militaires plus efficaces.

L’'OTAN n’'en est pas à une « étude de faisabilité » toute théorique. Des dossiers de milliers de pages circulent parmi les cercles dirigeants. Le secrétaire général Joop de Scheffer propose avec persistance qu’'un bouclier antimissiles otanien pourrait très bien compléter le système américain. L'’OTAN se prépare à une participation effective et importante à l’installation du bouclier antimissiles.

La Belgique est aussi concernée par cette question. Et comme nos gouvernements et nos responsables politiques, tous partis confondus, ont évité et évitent de plus en plus tout débat démocratique sur les questions militaires, il y a fort à parier que le projet de bouclier antimissiles deviendra une réalité otanienne à bref délai, et que tout cela passera au-dessus de la tête des citoyens et sera discuté et voté dans la plus grande discrétion. On en a déjà assez avec les bombes nucléaires de Kleine Brogel qui sont toujours là malgré les résolutions unanimes du Parlement pour les faire partir. Si les grands stratèges des Affaires Etrangères et de la Défense y rajoutent un soutien au système antimissiles, c'’est une preuve de plus que ces bombes atomiques sont destinées à être utilisées, protégées par un bouclier antimissiles. Cela ne doit pas se passer !

Le bouclier antimissiles est un outil de guerre et non de défense. Sous le contrôle des Etats-Unis ou un contrôle partagé avec l’'OTAN, ou même avec une implication de l’'Union Européenne, il est totalement inacceptable. Le Président Bush l’'a présenté comme une protection nécessaire à l'’Amérique et à l'’Europe contre des menaces de pays qualifiés de voyous, et en particulier l'’Iran. Mais l'’Iran n’'est pas en mesure d’'attaquer ni l'’Amérique ni l’'Europe avec des missiles nucléaires à longue portée qu’'elle ne possède pas.

Ce bouclier antimissiles vise à pouvoir attaquer la Russie et la Chine ainsi que n’'importe quel pays, qui résiste à la prédominance des USA et de l'’Alliance Atlantique, sans risquer une riposte de ceux qui ont la capacité nucléaire de le faire, comme la Russie et la Chine. Aucun de ces pays ne cherche des conquêtes militaires. L'’intérêt du peuple de Belgique et de toute l'’Europe est de rechercher une coopération avec eux et non la guerre. Voilà bien pourquoi il n’'est pas question pour les citoyens de notre pays et des pays membres de l’'Otan d’'accepter une participation à cette escalade vers une nouvelle guerre mondiale.

Claudine Pôlet (CSO)

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Qu’est-ce que le bouclier anti missiles ?

Avec le Missile Defense, ou bouclier anti-missiles, il s'agit d'empêcher qu'un missile attaquant puisse atteindre sa cible. Il existe déjà plusieurs systèmes de défense pour intervenir au moment où un missile rentre dans l'atmosphère, donc dans la partie finale de son orbite. Le bouclier anti-missiles maintenant, veut être capable de toucher un missile à un stade antérieur, c'est à dire pendant la phase vraiment ballistique du parcours hors de l'atmosphère dans laquelle les têtes se détachent du missile.

Le bouclier anti-missiles est un sytème de systèmes; chacun des éléments doit être techniquement parfait ainsi que leur coordination. Pour cela, on doit être capable de détecter au plus vite qu'un missile a été lancé. Puis il faut des radars qui suivent et précalculent le trajet. D'autres radars essaient de distinguer les têtes réelles des têtes fausses. Puis le missile d'interception est lancé pour projeter l'élément de collision (EKV exoatmospheric kill vehicle) contre la tête hostile. Tous ces éléments ne peuvent fonctionner que grâce à un réseau performant de gestion, commande et contrôle.

La détection se réalise par des systèmes infra-rouges dans l'espace. Les radars de première alerte existent déjà. Ils calculent le trajet de vol du missile hostile. Puis des radar-X à haute fréquence sur les ondes courtes détectent les têtes (nucléaires ou fausses). Le missile d'interception est une fusée à trois étages qui porte l' EKV jusqu'au point d'interception. Cet EKV reçoit de manière permanente l'information de la localisation changeante du missile attaquant, ou de l'orbite des têtes. l'EKV possède un système combiné de senseurs optiques et infra-rouges, pour suivre et analyser sa cible. Par ses petits moteurs, ce module d'environ 65 kg et 1,3 m de longueur, se met en position pour le meilleur impact contre le missile hostile qu'il détruira par énergie cinétique (par sa vitesse donc). La vitesse combinée avec laquelle l'intercepteur et la cible se rapprochent est de 15.000 miles par heure.

Le tout ne fonctionne que par un réseau de gestion: le Battle Management, Command, Control and Communicationos (BCM3) constitue le coeur du système. Il reçoit l'information et analyse les paramètres comme la vitesse, l'orbite, le point d'impact. Il calcule le point optimal d'interception, prépare le lancement du missile intercepteur. Il vérifie également le résultat de l'opération, et décide d'une éventuelle continuation de l'opération.

Le Pentagone américain estime nécessaire pour la sécurité nationale et celle de ses alliés d'avoir certains éléments de système de systèmes en Europe. Il veut utiliser des radars existants en Angleterre et au Groenland, et veut installer un radar-X et des missiles intercepteurs en Europe continentale: la république Tchéque et la Pologne.

Jusqu'à maintenant les essais ne sont pas du tout convaincants. La Missile Defense Agency elle-même parle d'un succès de 50%, tandis que les critiques ne parlent que de 4 ou 5 essais relativement positifs sur 13. Et souvent, on n'a pas tenu compte de la possibilité de têtes fausses qui pourraient troubler les radars.

Les entreprises liées à la recherche et la fabrication sont surtout: Boeing, Raytheon, Lockheed Martin et TRW. Ce sont de bons fournisseurs du Pentagone, et des sponsors généreux pour les caisses électorales des deux grands partis.

Mais il y a plus.

Le développement du système anti-missiles se situe dans la stratégie plus large de domination de l'espace par les Etats Unis. “Un moyen pour atteindre la prépondérance américaine dans l'espace est le développement d'une stratégie de dissuasion pour l'espace, et le déploiement des moyens spatiaux, y compris des systèmes d'armement fonctionnant dans l'espace, pour défendre nos ressources spatiales, et qui pourront renforcer notre force aérienne, navale ou terrestre”. (Commission to assess US national security space management and organization, 2001).

Dans son document Vision 2020, le US Space Command dit clairement: “dominer les dimensions spatiales des opérations militaires pour protéger les intérêts et les investissements des Etats-Unis”. La supériorité dans l'espace devient un élément crucial dans les guerres à venir. Le National Missile Defense (le bouclier anti-missiles) deviendra un ensemble de sensors et d'armes sur terre et dans l'espace. Les tâches pour les unités de terre, de mer et aériennes seront renforcées par nos capacités dans l'espace.

Voilà à quoi sert le bouclier.

Il est intéressant de voir ce que des analystes américains en disent: "Le bouclier anti-missiles que les Etats-Unis veulent installer est avant tout valable dans un contexte offensif, pas défensif; comme un élément d'importance dans la capacité de 'first strike', pas comme un bouclier indépendant. Dans le cas où les Etats-Unis attaqueraient la Russie (ou la Chine), le pays ciblé ne resterait après l'attaque qu'avec un arsenal trés réduit, s'il lui en reste un. A ce point, même un bouclier modeste ou inefficace pourrait être suffisant comme protection contre l'attaque-réponse, parce que l'ennemi annihilé n'aurait presque plus de missiles comme moyen de riposte.” (Lieber, Keir A./Daryl G. Press: The Rise of U.S. Nuclear Primacy, in: Foreign Affairs, March/April 2006.).

Georges Spriet (VREDE)

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Bouclier antimissile : inadéquat et dangereux

Une nouvelle crise semblable à « l’affaire des euromissiles » du début des années 80 va-t-elle éclater à l’occasion du projet américain de déploiement d’éléments de son bouclier antimissile en Europe ? Si le contexte géostratégique est totalement différent, les mêmes problèmes surgissent : un projet américain posant de nombreuses questions, le malaise des Européens et l’hostilité de la Russie qui estime qu’une nouvelle course aux armements en serait la conséquence.

Un projet discutable

C’est le 22 janvier 2007 que les États-Unis ont transmis officiellement leur demande de pouvoir installer d’ici à 2012, 10 missiles intercepteurs en Pologne et un radar de détection en République tchèque. Le but est de compléter un dispositif qui prévoit le déploiement de 40 missiles en Alaska (15 y sont déjà installés), de 4 missiles en Californie, ainsi qu’un réseau de radars sur le sol américain, au Groenland et en Grande-Bretagne.

Le projet de « bouclier antimissile » vise à intercepter des missiles qui seraient lancés contre les États-Unis par ce qu’ils nomment des « États voyous » comme l’Iran et la Corée du Nord. Mais, aux États-Unis même, plusieurs experts et responsables politiques doutent de l’efficacité et de l’utilité de ce projet.

Primo, la faisabilité technique de l’interception en plein vol de missiles balistiques ennemis est loin d’être prouvée. Les missiles actuellement déployés sont encore des prototypes et les essais réalisés jusqu’à présent ont soit révélé certaines difficultés, soit été menés dans des conditions optimales fort différentes de ce que serait la réalité.

Secundo, ce projet est très coûteux : actuellement, 10 milliards de dollars par an, alors que les coûts ont triplé par rapport aux estimations initiales. Un projet analogue qui serait déployé par l’OTAN en Europe coûterait entre 10 et 20 milliards de dollars, ce que les Européens auraient des difficultés à financer, sachant que la somme de leurs budgets annuels de défense avoisine les 220 milliards de dollars.

Tertio, quelle est la réalité de la menace ? À l’instar des « armes de destruction massives » en Irak, les Américains n’exagèrent-ils pas les risques ? De nombreux spécialistes, sans nier leurs intentions d’acquérir des missiles de longue portée, font remarquer que des pays comme l’Iran et la Corée du Nord auraient besoin de plusieurs années avant de disposer de missiles intercontinentaux. De plus, installer des têtes nucléaires sur ces missiles n’est pas simple à réaliser. Enfin, certains doutent que les dirigeants de ces pays soient à ce point irresponsables qu’ils lanceraient un missile nucléaire contre les États-Unis, qui disposent de milliers de têtes nucléaires, capables de rayer de la carte tout pays agresseur.

Le risque d’une relance de la course aux armements

Mais la critique majeure réside dans le risque de déstabiliser l’édifice de la dissuasion nucléaire. Le bouclier antimissile des États-Unis est présenté par ceux-ci comme non agressif et purement défensif. En réalité, il crée un effet pervers qui pourrait être un facteur de relance de la course aux armements balistiques et nucléaires.

C’est pour éviter une telle relance qu’Américains et Soviétiques avaient signé en 1972 le traité ABM (« Anti Ballistic Missiles ») par lequel ils renonçaient à déployer des systèmes d’interception de missiles ennemis (à l’exception de deux sites protégés pour chacun des deux pays). Par ce traité, les États-Unis et l’URSS reconnaissaient qu’ils possédaient un potentiel de « destruction mutuelle assurée » empêchant l’un d’utiliser l’armement nucléaire contre l’autre. Ce principe d’équilibre de la terreur permettait de confirmer l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion. Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine tend à « banaliser » l’arme nucléaire en en faisant une arme qui pourrait être utilisée sur des champs de bataille, y compris contre des États « non nucléaires ».

En dénonçant le traité ABM en 2002, les Américains se sont mis dans une posture qui remet en question la dissuasion nucléaire. S’ils deviennent capables de se protéger contre tout missile venant d’un pays ennemi, ce dernier pourrait dans le même temps se sentir menacé par l’arsenal nucléaire offensif des États-Unis, surtout si ceux-ci développent à son égard un discours agressif, le qualifiant par exemple d’État voyou contre lequel il pourrait être fait usage de la force.

Cet État pourrait alors être tenté de se doter d’un maximum de missiles nucléaires intercontinentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. C’est cela la relance de la course aux armements.

L’inquiétude russe

Washington répète depuis plusieurs mois que ce ne sont pas les 54 missiles intercepteurs (44 sur le sol américain et 10 en Europe) qui pourraient arrêter les 700 missiles intercontinentaux dont disposent encore les Russes. Mais ces derniers se demandent si ce chiffre ne pourrait pas être sensiblement augmenté par la suite. Par ailleurs, les Russes envisagent de réduire le nombre de leurs missiles intercontinentaux à environ 200 dans quelques années. Les Russes craignent dès lors d’être à terme soumis à une posture de domination nucléaire par les Américains, d’où leurs projets de relance de programmes de nouveaux missiles intercontinentaux et de doublement de leurs dépenses militaires pour les huit années à venir.

Certains, du côté occidental, estiment exagérées les réactions russes. Sans doute. Mais pour bien comprendre la perception de Moscou, il s’agit de resituer leur position géostratégique actuelle qui est fort loin de celle qu’occupait l’URSS il y a une vingtaine d’années avec une quasi parité de moyens militaires avec les États-Unis.

Aujourd’hui, les dépenses militaires mondiales ont retrouvé un niveau identique à celui qui existait à la fin de la Guerre froide, soit 1 000 milliards de dollars (contre 750 milliards à leur plancher historique en 1996). Dans ce total, le budget militaire des Américains représente près de 50 %, contre seulement 2 % pour celui de la Russie. Ce pays se situe au même niveau que l’Inde ou l’Arabie saoudite, tandis que des pays comme la Chine, le Japon, la France ou le Royaume- Uni représentent entre 4 et 5 % des dépenses militaires mondiales.

De plus, la Russie a le sentiment d’être assiégée. Les élargissements de l’OTAN de 1999 et 2004 ont fait rentrer dix pays ex-communistes (dont trois ex-républiques soviétiques) dans le camp occidental, réduisant le champ d’influence de Moscou. Sur son flanc Sud, 200 000 soldats américains sont en Afghanistan depuis 2001, et en Irak depuis 2003. Et sur les quinze anciennes républiques soviétiques, sept accueillent ou vont accueillir des bases américaines.

Enfin, les Russes ressentent une certaine forme d’arrogance des dirigeants américains actuels à leur égard. Ils manquent de reconnaissance et de respect. Dans le cadre du bouclier antimissile, ces derniers se sont adressés de manière bilatérale à la Pologne et à la République tchèque, sans présenter ce projet au sein du Conseil OTAN-Russie, qui avait été créé en 1999 pour discuter ensemble des questions de sécurité intéressant les deux parties.

Renouer le dialogue et relancer le contrôle des armements

À tout le moins, les dirigeants américains ont manqué de tact à l’égard de la Russie, mais aussi avec leurs alliés européens. Ceux-ci ne comprennent pas l’empressement des États-Unis à vouloir mettre en place ce projet de bouclier qui pose encore beaucoup de questions.

Il serait préférable qu’un véritable dialogue sur les questions de sécurité commune soit rétabli entre Occidentaux et Russes avant de se lancer dans de nouveaux projets. De plus, pour éviter l’émergence de nouvelles menaces potentielles par la prolifération nucléaire et balistique, il y a un urgent besoin de reprendre les efforts diplomatiques dans le cadre du droit international qui codifie la maîtrise des armements.

Malheureusement en six ans, c’est Washington qui a progressivement vidé de leur substance les acquis obtenus dans ce domaine depuis plusieurs décennies.

Editorial du « Nouvelles du GRIP » 2/2007
Voici un lien où l’on peut retrouver 3 anciennes publications du GRIP sur les Euromissiles :
http://www.grip.org/archives/archives.html.

Luc Mampaey (GRIP)

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L’installation de missiles en Europe par les Etats-Unis s’inscrit dans une stratégie globale Eurasiatique


L’actualité de notre sujet a été confirmée le 5 novembre, à Bakou, par Daniel Fried, secrétaire d'Etat adjoint : Les Etats-Unis comptent réaliser leur projet de bouclier antimissile en Europe centrale malgré les objections de la Russie, « Nous poursuivons les négociations avec la Pologne et la République tchèque… Nous espérons réussir et, si c'est le cas, nous mettrons en place un système radar pour la République tchèque et des missiles pour la Pologne ».

Je souhaiterais ce soir exposer dans le temps imparti, le projet global dans lequel s’inscrit l’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe orientale et en Extrême-Orient et ses conséquences pour nous Européens. Ce projet a pour fondement la doctrine Brzezinski qui fut le Conseiller à la sécurité nationale du Président Carter. En quoi consiste sa doctrine, formulée dans son livre « Le Grand échiquier » ? : « L’Eurasie constitue l’axe du monde. Une puissance qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence prééminente sur deux des trois régions les plus productives du monde, l’Europe occidentale et l’Asie orientale. Un coup d’œil sur une planisphère suggère que tout pays dominant en Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l’Afrique. L’Eurasie constituant désormais l’échiquier géopolitique décisif… L’évolution des équilibres de puissance sur l’immense espace eurasiatique sera d’un impact déterminant sur la suprématie globale de l’Amérique. »

Les idéologues néo-conservateurs s’inspirent de cette doctrine ; citons deux maîtres à penser de Georges Bush, William Kristol et Lawrence Kaplan : « Notre suprématie ne peut pas être préservée à distance. L’Amérique doit au contraire se considérer à la fois comme une puissance européenne, une puissance asiatique et, bien entendu, une puissance moyen-orientale. »

Après la chute du Mur, les Etats-Unis devenus l’hyper puissance, l’objectif de Bush père, puis de Clinton, fut de réduire l’espace de la Russie et de resserrer le containment de la Chine. Aujourd’hui, la nouvelle ligne part des pays Baltes vers la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, elle se prolonge vers la Turquie et le Pakistan où, autre avancée stratégique, les Etats-Unis ont pris pied dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale ; puis son tracé se poursuit à la périphérie de la Chine : de la Thaïlande à l’Indonésie, aux Philippines, à la Corée du Sud et au Japon. Un constat s’impose, entre la Turquie et le Pakistan se trouvent l’Irak et l’Iran, la ligne d’encerclement de la Russie s’en trouve rompue, ce qui a conduit, pour la combler, à l’aventure militaire irakienne et pourrait conduire à une nouvelle guerre d’agression en Iran1.

Jetons un regard sur le dispositif militaire mis en place en application de cette politique. Au tournant du XXIe siècle, le Pentagone a achevé la division de la planète en « aires de responsabilité » militaires attribuées à des grands commandements. Rien n’éclaire mieux l’ambition hégémonique de l’hyper puissance que l’énumération de ces cinq, devenues six, « aires de responsabilité », qui couvrent l’ensemble de la planète et participent directement du contrôle de l’Eurasie

Deux de ces commandements ne relèvent pas de notre propos. Le premier, le Commandement Nord (NORTHCOM), couvre le continent nord américain, les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Alaska et une zone jusqu’à 500 miles marins des côtes du continent.

Le deuxième, le Commandement Sud (SOUTHCOM), permanence de la doctrine Monroe, couvre l’Amérique centrale, les Caraïbes, et l’ensemble du continent sud-américain. Il contrôle le Golf du Mexique, les eaux territoriales du continent et une partie de l’Océan Atlantique.

Les autres commandements nous intéressent plus directement, le troisième en particulier, le Commandement Europe (EUCOM ) dont l’aire de responsabilité ne se limite pas à l’Europe communautaire mais inclut les Balkans, l’Ukraine, la Biélorussie, le Caucase et la Russie jusqu’à Vladivostock. L’EUCOM a une particularité par rapport aux autres « aires de commandement », ses liens particuliers avec l’OTAN ; ainsi le commandant des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) est aussi le Commandant suprême des forces de l’OTAN. Ce double commandement toujours attribué à un officier supérieur états-uniens intègre l’OTAN dans la structure militaire du Pentagone et la stratégie globale de Washington. Un lien de dépendance que confirme un document de l’EUCOM : « La transformation de l'EUCOM soutiendra la transformation de l'OTAN ». Cet amarrage de l’OTAN s’est concrétisé (à chaque fois sous commandement étatsunien) en Irak dans le cadre d’une coalition internationale, en Afghanistan, lors d’opérations en Méditerranée, dans le Golf d’Aden ou la Mer d’Oman, dans le cadre l’OTAN.

Le quatrième est le Commandement Centre (CENTCOM) qui couvre l’Égypte, la Péninsule arabique, la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et jusqu’au Pakistan, auxquels il faut ajouter les ex-Républiques d’Asie centrale : Turkmenistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan. C’est le CENTCOM qui conduit les opérations en Irak comme en Afghanistan, en partenariat avec l’OTAN.

Cinquième commandement, le Commandement Pacifique (PACOM ). Le PACOM englobe l’Inde et sa périphérie, la Péninsule indochinoise, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, la Chine, Taïwan, la Mongolie, les deux Corées, le Japon, l’Océanie, les îles du Pacifique. Sa zone maritime s’étend de la côte Ouest du continent américain à la côte est de l’Afrique et de l’Arctique à l’Antarctique. Le PACOM peut être considéré comme l’aire cruciale du dispositif en raison de l’espace qu’il couvre; 60% de la population mondiale y vit et c’est la zone où se côtoient les six armées les plus nombreuses en effectifs dans le monde : celles de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie, de l’Inde, de la Corée du Nord et de la Corée du Sud.

Une sixième zone de commandement a été créée cette année pour l’Afrique et devrait être opérationnelle en 2008, l’AFRICOM qui couvre l’ensemble du continent, sauf l’Égypte. C’est là un signe évident que l’Afrique est devenue un enjeu stratégique propre, notamment en raison de deux nouvelles donnes, l’influence grandissante de l’Islam radical, comme une conséquence de la politique états-unienne de clash des civilisation dans le Proche et Moyen-Orient et la pénétration chinoise dans le continent africain. Cette sixième zone n’est pas distincte de l’enjeu eurasiatique, en témoigne le fait que le siège de son commandement ne se trouve pas en Afrique mais en Allemagne, à Stuttgart, au siège de l’EUCOM.

Selon le rapport du département de la défense des Etats-Unis « Base Structure Report » pour l’année 2007, le Pentagone dispose de 823 bases dans le monde, auxquelles il faut ajouter les bases secrètes, la puissance de frappe de la VIe flotte étatsunienne en Méditerranée, des IIIe et VIIe flottes dans les océans Indien et Pacifique et les bases de l’OTAN. Il n’est aucun domaine où les Etats-Unis ne dispose d’une suprématie plus grande que dans le domaine militaire, ces six aires de responsabilité géographique représentent un système global, coordonnant toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis dans le but d’assurer l’hégémonie planétaire des Etats-Unis et d’imposer la domination du nouvel ordre social néo-libéral

Revenons à ce qui nous concerne directement l’Europe, continent où ce dispositif global est renforcé par la combinaison EUCOM/OTAN. C’est Bill Clinton qui en 1994, au sortir de la Guerre froide, a préconisé que la politique de défense de l’Union européenne soit « une Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'OTAN », proposition avalisée par les Chefs d’États européens lors du sommet de Madrid en 1997, inféodant ainsi les politiques de défense des États européens aux plans hégémoniques de la Maison Blanche.

L’OTAN devenue, de fait, partie du système de défense des Etats-Unis, la phase suivante fut, avec le « concept stratégique pour le XXIe siècle », adopté en 1999, sa transformation d’une organisation militaire régionale, euroatlantique, en une organisation militaire globale. Le sénateur Chuck Hagel a été très explicite à ce propos : « Il n'y a jamais eu, historiquement, de partenariat ou d'alliance mieux placée ou plus capable politiquement de mener le changement qui aboutira à l'avènement d'un monde meilleur et plus sûr que cette institution que nous appelons l'OTAN »2.

Pour bien comprendre la signification de cet arrimage, entendons Daniel Fried, Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires européennes et eurasiennes qui a déclaré en avril 2007 : « Depuis la guerre froide et son rôle régional dans les années 1990, l’OTAN s’est transformée en une organisation transatlantique effectuant des missions globales, de portée globale avec des partenaires globaux. C’est en Afghanistan que cette transformation est la plus évidente… L’OTAN est en train de développer les capacités et les perspectives politiques nécessaires pour s’attaquer aux problèmes et aux éventualités qui surviennent dans le monde entier. » C’est dans cette logique et toujours sous commandement étatsunien que les armées européennes membres de l’OTAN participent à la politique de Washington menée par Georges Bush ou ses successeurs.

Ou ses successeurs ? En effet, si les néo-conservateurs au pouvoir sont un cas d’école d’une politique unilatéraliste, sans égard pour ses alliés et brutalement interventionniste, il ne faut pas sous-estimer les tendances lourdes de la politique états-unienne. Un changement de président aux Etats-Unis peut certes infléchir la politique et les rapports de Washington avec ses alliés ou le recours à sa puissance de frappe mais, qu’il s’agisse du parti démocrate ou du parti républicain, les deux grands partis s’inscrivent l’un comme l’autre dans une logique politique, économique et militaire à caractère hégémonique. Citons à nouveau Kristol et Kaplan, ils nomment dans l’un de leurs ouvrages, les quatre présidents des Etats-Unis qui, à leur yeux, ont bien servi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale « la mission de l’Amérique ». Il s’agit pour ces deux idéologues néo-conservateurs, de Truman, Kennedy, Reagan et Bush junior. Deux d’entre eux sont républicains, les deux autres démocrates.

Le projet d’installation de batteries de missiles antibalistiques à Gorsko en Pologne et de radars antimissiles à Brdy en République Tchèque s’inscrit dans cette logique hégémonique qui ne peut être réalisée sans le contrôle de l’Eurasie. D’ailleurs ce projet de bases anti-missiles sur le continent européen a son pendant en Asie où le PACOM (commandement Pacifique) veut installer des bases anti-missiles en Extrême-Orient, au Japon, éventuellement en Corée du Sud. L’argument évoqué n’est pas ici l’Iran mais la Corée du Nord, l’objectif réel n’est pas la Russie mais la Chine.

L’installation de missiles en Europe centrale suscite les vives réactions que l’on sait de la Russie, Moscou menaçant de déployer des missiles à Kaliningrad et de suspendre sa participation au traité sur les forces conventionnelles en Europe3. Certains parlent de la paranoïa de Poutine, mais le projet d’installation de missiles antibalistiques s’accompagne de démonstrations de force permanentes. Ainsi en a-t-il été de la venue, début juillet, du destroyer lance-missiles USS Donald Cook dans le port d’Odessa, accueilli par les plus hauts responsables militaires d’Ukraine, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Grèce, de Lettonie, de Macédoine, de Moldavie, de Roumanie et de Turquie, pour participer à des manoeuvres de grande envergure avec l’OTAN, bien que la majorité de ces pays ne soient pas membres de l’Alliance Atlantique. Reconnaissons que cela justifie une réaction.

Si la Russie, comme la Chine, se sentent menacés par les visées eurasiatiques de Washington, leur attitude diffère dans la riposte aux plans de Washington. Cela se constate avec l'Organisation de coopération de Shanghai (dite aussi groupe de Shanghaï), créée en 2001 pour s’opposer aux projets américains de boucliers anti-missiles et aux interventions hors zone de l’OTAN. Comprenant initialement la Chine, la Russie, le Kazakstan, le Kirghistan, le Tadjikistan, ces pays ont été rejoints par l’Ouzbekisan. Depuis 2004 la Mongolie est devenue membre observateur du Groupe, suivie en 2005 par l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Assemblage pour le moins hétérogène

Pour la Chine, Pékin l’a affirmé à plusieurs reprises, le Groupe de Shanghaï n’est pas une alliance militaire (comme l’OTAN) mais une organisation de coopération politique, économique et de sécurité, effectuant des manœuvres communes notamment pour lutter contre le terrorisme. Ainsi il y a eu, cet été, d’importantes manœuvres militaires en présence de Vladimir Poutine et Hu Jintao mais également de Mahmoud Ahmadinejab. Au sein du Groupe, la Russie paraît plus activiste, par exemple pour amener l’Inde à devenir membre à part entière (ce qui changerait la donne régionale et au-delà) ou, pour que la Turquie, bien que membre de l’OTAN, devienne observateur. La Russie joue là sur les crispations que suscitent les oppositions à l’entrée de la Turquie dans l’Europe en incitant Ankara à jouer son rôle de puissance régionale turcophone sur le continent asiatique, ce qui est une tentation permanente de la Turquie mais sans grand succès jusqu’ici. On comprend les enjeux, la Russie, empire blessé, ressent le besoin de recréer à ses frontières une zone tampon pour contrecarrer les visées hégémoniques des États-Unis, la Chine, partant du concept de l’Empire du milieu d’où s’étendent des cercles concentriques, inscrit sa stratégie dans un temps long.

On comprend qu’il n’y a rien de comparable entre le groupe de Shanghaï et l’OTAN, ni même avec ce que fut le Pacte de Varsovie. Les dépenses militaires des pays membres de l’OTAN sont 9 fois plus importantes que celles des pays du groupe de Shanghaï, cependant, les armées des pays membres du groupe de Shanghaï représentent plus de 3,5 millions hommes, la Chine et la Russie sont des puissances nucléaires et on ne peut être ignorer que les pays membres du Groupe couvrent 30% de la surface de l’Eurasie et représentent 23% de la population mondiale. Ceci rappelé pour souligner la gravité d’une menace que représente une déflagration dans cette zone du monde.

Il y a toutefois dans cette confrontation, un point de convergence entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis, c’est la lutte contre le « terrorisme islamiste ». La guerre de Tchétchénie pour l’un, la question du Sinkiang pour l’autre, l’expliquent. Moscou comme Pékin sont favorables à la guerre menée par Washington contre l’intégrisme musulman, la Russie a même participé aux opérations de l’OTAN Active Endeavor en Méditerranée dans la « lutte contre le terrorisme ». Par ailleurs le coût de cette guerre est lourd pour les Etats-Unis et tout ce qui tend à affaiblir la position hégémonique des Etats-Unis ne va chagriner ni Moscou, ni Pékin.

La question de l’Eurasie apparaît bien la donne politique majeure du XXIe siècle et, selon les politiques suivies s’établiront des équilibres évolutifs à défaut desquels on basculera dans l’aventure militaire, au risque d’une guerre atomique. Aventure dans laquelle l’Europe serait inéluctablement entraînée puisque acteur dans le cadre de l’OTAN. Les objectifs fixés lors du dernier sommet de l’OTAN, à Riga en novembre 2006, le montrent et nous interpellent. Selon la Déclaration finale, l’OTAN « doit être capable de lancer et d’appuyer simultanément des opérations interarmées de grande envergure et des opérations de moindre ampleur, pour la défense collective et la réponse aux crises, sur son territoire et au-delà, à sa périphérie et à distance stratégique. » Ce projet envisage de pouvoir engager simultanément 300 000 hommes dans des opérations de grande ou moyenne envergure4. Pour comprendre la signification et l’importance de ce projet, rappelons que les forces étatsuniennes et internationales engagées aujourd’hui en Irak et en Afghanistan sont légèrement supérieures à 200 000 hommes.

Pour conclure, si aujourd’hui l’épicentre du conflit pour l‘hégémonie mondiale est le Moyen-Orient, du Liban à l’Afghanistan, l’enjeu majeur est l’Eurasie. Comme Européens, nous ne devons pas accepter d’être de simples pions sur le grand échiquier du Pentagone ni de toute autre puissance impérialiste potentielle, attendu qu’il n’y a pas de grandes puissances qui n’aient des visées impériales et rien ne laisse augurer que la raison guide les forces susceptibles de supplanter un affaiblissement de l’hégémonisme étatsunien. En effet, nous ne sommes déjà plus dans la phase post guerre froide où les Etats-Unis projetaient sans limites leurs vues hégémoniques sur le monde, Washington sort affaibli des aventures militaires de l’administration Bush. Pour les États-Unis, des révisions sont nécessaires, l’idéologie qui prévaut peut être un correctif aux ambitions ou au contraire un facteur amplifiant mais une logique de puissance impérialiste n’est pas rationnelle et un impérialisme affaibli n’est pas moins dangereux dans les initiatives qu’il peut prendre.

D’où l’importance de s’opposer à la stratégie du Pentagone et de son instrument, l’OTAN, de dénoncer l’installation, en application du concept bushien de guerre préventive, de bases de missiles anti-missiles en Europe et en Asie et de se battre pour un monde moins inégal, multilatéral, sans quoi ne peuvent être posés les fondements d’un autre ordre international, celui auquel nous aspirons.

Nils Andersson (ATTAC France)

1 Cette donnée géostratégique s’ajoutant à l’importance que revêtent l’Irak et l’Iran comme ressources et réserves énergétiques.
2 « Les États-Unis et l'OTAN unis dans la même finalité », juin 2004
3 Toutefois l’argument le plus fort de Moscou n’est pas militaire mais énergétique, la Russie pouvant fermer des vannes d’approvisionnement pétrolières et surtout gazières de l’Europe.
4 Il s’agit de pouvoir mener simultanément, 3 opérations de grande envergure avec 60 000 homme chacune et 6 opérations de moyenne envergure avec 30 000 hommes.

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Meeting international en République tchèque contre le radar anti-missiles

Le 20 octobre, 400 personnes ont répondu présent à la Première Réunion Internationale à l’appel de “Non à la Base” et Europe for Peace’, invitation appuyée par le maire Jan Neoral maire de la commune de Trovavec.

Depuis une année, des citoyens et des maires luttent contre l’installation de la base US dans la région de Brdy. Malgré une majorité écrasante de citoyens refusant ce projet dans le cadre du système national antimissile des Etats-Unis, les gouvernements des deux pays continue leurs tractations (négociation).

La délégation du CSO a apporté son soutien par une délégation porteuse d’un message de solidarité.

Par un message vidéo, Tadatoshi Akiba, maire d’Hiroshima, a exprimé sa tristesse face à cette menace de destruction insensée qui plane, de nouveau, sur toute l’humanité.

Evo Morales, président de la Bolivie, a tenu a envoyé un message de soutien par la voix de Giorgio Schultze. Le porte-parole le nouvel humanisme en Europe, Giorgio Schultze, exigeait, "l'élimination de toutes les armes nucléaires dans les bases militaires US et l'OTAN en Europe, la destruction et l'élimination des arsenaux en France et Grande-Bretagne, comme les premiers pas pour un désarmement nucléaire global sous la surveillance des Nations Unies."

Ken Livingstone, maire de Londres a également envoyé un message de soutien.

Jan Neoral a soulevé des vagues d’applaudissement quand il a exprimé l’indignation et la colère de millions de gens pris en otages dans cette nouvelle course à l’armement. (d’armes nucléaires de nouvelles générations.) Il a aussi tenu, au nom des 86 maires présents, à remercier les 13 délégations des partis humanistes européens, pour leur campagne contre la diffusion des armes nucléaires sur le continent.

Les déclarations de Kate Hudson, (CND), Bruce Gagnon (Global Networks against Weapons and and Nuclear Power in Space), Pol D'Huyvetter (des Maires pour la Paix, Abolition 2020) dans leur engagement ferme en faveur du désarmement, ont également déclenché des tonnerres d’applaudissements.

L'après-midi, six ateliers thématiques ont permis aux participants d’élaborer des plans communs pour des actions futures. L'atmosphère d'espoir et l'unité qui s'est répandue dans le hall, ont renforcé la détermination de tous les participants dans leur engagement pour un démantèlement global de l’arsenal nucléaire.

Martine De Henau

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Kosovo : Un simulacre d’indépendance menaçant la stabilité mondiale

Ainsi, en dépit du manque d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et les principaux Etats européens ont décidé d’octroyer un statut d’« indépendance supervisée » au Kosovo, province de Serbie, peuplée d’une majorité d’albanophones.

QUELLES CONSEQUENCES ?

Les conséquences de cette reconnaissance unilatérale d’une prochaine proclamation d’indépendance – qui pourrait intervenir dès le lendemain du deuxième tour des élections présidentielles serbes, prévu au début février – risquent de laisser longtemps leurs marques sur l’évolution des relations internationales.

Il s’agit tout d’abord d’une nouvelle violation du droit international par les grandes puissances occidentales. La Charte de l’ONU et celle de l’OSCE, garantissant toutes deux l’intégrité territoriale de leurs membres, sont ouvertement bafouées, tout comme la résolution 1244, prise en juin 1999 par le Conseil de sécurité pour faire cesser les bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Si cette dernière consacrait la perte de contrôle de Belgrade sur le Kosovo, en y autorisant le déploiement d’une force de l’OTAN et d’une mission de l’ONU, elle se fondait sur l’inviolabilité des frontières serbes. Or, non seulement on s’apprête à amputer la Serbie de son berceau historique, mais l’Union européenne (UE) se prétend habilitée à y déployer sa propre mission civilo-policière de « surveillance, encadrement et conseil » en remplacement de celle de l’ONU, il est vrai totalement discréditée par des affaires de corruption particulièrement graves. Malgré l’opposition de Moscou et de Belgrade, et l’absence de mandat du Conseil de sécurité, un semblant de légalité pourrait être donné par le Secrétaire général de l’ONU, mis sous pression pour produire une déclaration recommandant la substitution des deux missions.

D’autre part, une reconnaissance de l’indépendance kosovare dégraderait encore plus les relations entre l’Occident et la Russie, déjà mises à rude épreuve par le bouclier antimissile et le dossier iranien. Les nombreux pays du Sud opposés à cette indépendance, dont les plus vocaux au Conseil de sécurité ont été la Chine, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, se considèrent eux-mêmes menacés par l’unilatéralisme occidental, décidant de créer de nouveaux Etats là où il l’estime utile à ses intérêts. A contrario, l’Occident ne s’est guère soucié d’autres territoires, comme le Sahara occidental, pourtant destiné à l’indépendance après le départ des colons espagnols en 1976. Mais comme l’envahisseur était le fidèle régime marocain, l’Occident a fermé les yeux et continue de le faire plus de trente ans plus tard. Relevons aussi que plusieurs Etats de l’UE, Espagne en tête, sont farouchement opposés à une reconnaissance unilatérale, tout en semblant plus accommodants à l’égard de la mission à déployer au Kosovo.

Enfin, il est encore difficile de mesurer les effets d’une reconnaissance d’indépendance sur la stabilité de régions plus ou moins éloignées du Kosovo. Sur place, la population albanophone a tout intérêt à se montrer « digne » de son indépendance, en ne réitérant pas à l’encontre des minorités les exactions de l’été 1999 ou les pogroms de mars 2004. Les Serbes dans la principale enclave, au nord du Kosovo, devraient manifester leur intention de rester en Serbie en proclamant leur sécession du reste du territoire kosovar. Belgrade pourrait promulguer un embargo économique, alors que le Kosovo est fortement dépendant de l’énergie et des produits de consommation courante provenant ou transitant par la Serbie. La Macédoine voisine – jamais vraiment pacifiée depuis la guerre civile de 2001 – devrait connaître un regain d’activisme de la part de militants albanophones réclamant davantage d’autonomie ou le rattachement au Kosovo. En Bosnie-Herzégovine, les Serbes risquent de mettre à exécution leur menace de référendum sur l’indépendance de leur entité, alors que les Musulmans bosniaques, majoritaires et soutenus par l’UE qui gouverne le pays, souhaitent au contraire abolir la décentralisation garantie par l’accord de Dayton.

Au-delà, pour illustrer le précédent que ne manquera pas de créer la manière de résoudre le problème du Kosovo choisie par les Occidentaux, Moscou pourrait reconnaître l’indépendance de diverses régions sécessionnistes d’ex-URSS, appartenant à Moldavie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. D’autres, du Tibet au Pays basque, ne manqueraient d’y voir un encouragement à leurs propres aspirations indépendantistes. Est-ce un hasard, ou une manifestation de la fable de l’arroseur arrosé, si les Indiens Lakota viennent de proclamer l’indépendance de leur territoire usurpé naguère par les colons états-uniens ?

QUELLE INDEPENDANCE ?

Les principaux partis albanais et les Occidentaux se sont ralliés au plan mis au point par l’envoyé de l’ONU Ahtisaari, présenté en mars 2007 au Conseil de sécurité, mais non adopté en raison de l’opposition russe. Ce plan prévoit une indépendance du Kosovo « sous supervision » de la mission de l’UE, qui sera chargée d’encadrer le gouvernement de Pristina, ainsi que la justice et la police locales. En outre, les aspects militaires resteront le monopole de la KFOR, la force de l’OTAN, comptant actuellement 18.000 hommes. Ce schéma reproduit la mise sous tutelle de la Bosnie-Herzégovine, à l’exception que l’UE y fournit également le gros des effectifs militaires étrangers, bien qu’une force de l’OTAN réduite continue à y être présente.

Dans un territoire géré et contrôlé par des fonctionnaires et des policiers de l’UE, sur fond d’occupation par des troupes de l’OTAN, l’indépendance des autorités kosovares risque d’être bien théorique. Et encore, puisque en raison du blocage au Conseil de sécurité, le Kosovo restera très vraisemblablement longtemps privé d’un siège à l’ONU, symbole suprême de l’indépendance d’une entité. Il rejoindra ainsi les quelques territoires reconnus seulement par une poignée d’Etats, comme Taiwan ou la République turque de Chypre.

Sur le plan économique, la plupart des experts doutent que le Kosovo soit viable, surtout après la désastreuse gestion internationale de ces dernières années. Autrefois exportateur net d’électricité dans toute la région grâce à deux grosses centrales thermiques, le Kosovo importe maintenant l’essentiel de son énergie, non sans que les habitants, et particulièrement dans les enclaves serbes, connaissent des coupures de courant quasi-quotidiennes. Le plus grand complexe minier des Balkans, à Trepca (zinc, plomb, argent, bismuth, cadmium, or…), a été mis à l’arrêt dès l’arrivée de l’administration de l’ONU, les ouvriers serbes désirant continuer leur travail se faisant brutalement expulser par les troupes françaises de la KFOR. Il en résulte un taux de chômage dépassant largement les 50 % et, selon un haut responsable de l’ONU une situation « comparable à celle de certains des pays les plus pauvres d’Afrique ».

Par ailleurs, le Kosovo est devenu un bastion du crime organisé et de la contrebande la plus diverse : cigarettes, véhicules volés, héroïne, blanchiment d’argent, prostitution, à usage local ou destinée à l’exportation vers l’ouest. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) a, outre ses appuis allemands et états-uniens, grandement compté sur ces trafics pour renforcer sa puissance. Avec le déclin de la Ligue démocratique suite à la mort de son fondateur Rugova, les deux derniers Premiers ministres du gouvernement intérimaire kosovar, ainsi que celui-ci qui est largement pressenti pour leur succéder au début janvier, sont tous trois issus de l’UCK. Tous trois, ils sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre au cours de la dernière décennie. Thaci, PM entrant, aurait lui-même liquidé des opposants, Ceku, PM sortant, a été impliqué dans des tueries de Serbes alors qu’il servait dans l’armée croate et Haradinaj, le prédécesseur de ce dernier, est actuellement jugé à La Haye pour avoir fait exécuter des civils serbes, roms et albanais en 1998.

Concernant ce procès, une majorité d’observateurs s’attend à une peine extrêmement légère à l’encontre de Haradinaj, voire à un acquittement, par manque de preuves. En effet, la quasi-totalité des témoins à charge se sont rétractés, quand ils n’étaient simplement pas assassinés. Notons qu’un ministre du gouvernement sortant doit se présenter au Tribunal de La Haye ce 10 janvier pour « intimidation de témoin » dans le cadre de ce procès. Le courageux témoin, un albanophone exilé en Norvège, avait enregistré les menaces faites par un envoyé du ministre.

Tandis que les minorités ont été victimes d’un sévère nettoyage ethnique, expulsées ou enfermées dans des ghettos, le Kosovo est devenu un enfer même pour les albanophones s’inquiétant de la criminalité, de la corruption ou de l’impunité. Ainsi, un député de la Ligue démocratique et sa famille ont demandé en septembre dernier l’asile en Belgique suite à des menaces de mort reçues au Kosovo. Quant aux députés serbes, désignés selon le système des quotas, ils ont le privilège d’être convoyés au parlement par des blindés de la KFOR !

Le Kosovo indépendant s’annonce donc comme le dernier et plus grotesque avatar des plans de découpage des Balkans par les puissances occidentales. Il doit montrer au reste du monde que leurs intérêts et la force de leurs armées priment sur le droit international et la souveraineté des nations. En bonus, un Etat fantoche, avec en son cœur la méga-base états-unienne de Camp Bondsteel, peut s’avérer bien utile dans une région instable, traversée par d’importants pipe-lines et à portée de missile du Proche-Orient et de la Russie.

Georges Berghezan

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L’expansion de l’OTAN avant et après l’effondrement de l’URSS

1.- L’expansion de l’OTAN avant l’effondrement de l’URSS.

L’organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a été créée le 4 avril 1949. Les préliminaires des cette organisation ont été complexes.

L’idée d’une alliance défensive fut lancée par Winston Churchill dans sont discours alarmiste de Fulton en mars 1946 ; elle fut reprise quelques jours plus tard par Harry S. Truman et en septembre 1947 par le secrétaire d’Etat canadien aux Affaires étrangères. Des pourparlers ultra-secrets eurent lieu en mars 1948 au Pentagone entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada en vue de créer les statuts de l’Alliance. Au cours de l’été 1948 la France et le Benelux rejoignirent les trois leaders.

Il est intéressant de signaler qu’en novembre 1941 différents ministres réfugiés à Londres firent la promotion d’une alliance atlantique. Il s’agit, entre autres, des ministres norvégien et néerlandais des Affaires étrangères (T. Lie et E.N. Van Kleffens) auxquels s’associa le ministre belge C. Gutt.

Cette idée sera reprise le 22 octobre 1942 par le Conseil des ministres de Belgique présidé par H. Pierlot. Rappelons également le Traité franco-britannique de Dunkerque de mars 1947 ainsi que le Traité de Bruxelles signé le 17 mars 1948 par la Belgique, la France, le Luxembourg et le Royaume Uni qui stipulait, entre autres, qu’en cas d’agression armée d’un de ces Pays les autres signataires du Traité lui porteraient aide et assistance.

Pendant la guerre froide l’histoire de l’OTAN fut marquée par plusieurs évènements importants qu’il est bon de rappeler. Le 10 mai 1966 le gouvernement français fait part aux 14 membres de l’Alliance de sa décision de se retirer de l’organisation militaire de l’OTAN. Cette décision entraîna le transfert hors de France des quartiers généraux qui s’établirent en Belgique, à Casteau, près de Mons. Cette décision française se caractérisait par le retrait de l’Organisation sans pour cela rompre avec le Traité de l’Alliance ; elle était justifiée par la volonté du général de Gaulle de se détacher des Etats-Unis tout en essayant d’être le troisième « grand » suite à la mise sur pieds d’une force nucléaire nationale.

D’autres crises ont marqué l’histoire de l’OTAN, notamment le 21 septembre 1964 avec l’accession à l’indépendance de l’Ile de Malte, où se trouvaient des forces et des installations de l’OTAN. En effet, en juin 1971 des élections parlementaires dans cette île amenèrent au pouvoir un gouvernement qui demanda le départ du quartier général de l’OTAN (Narsouth fut transféré à Naples). Ce coup porté à la défense du flanc sud de l’OTAN sera neutralisé par l’adhésion de l’Espagne en 1981-82.

Toujours en Méditerranée après l’invasion , en juillet 1973, des troupes turques à Chypres, la Grèce se retire de l’Organisation estimant n’avoir pas été soutenue par les membres de l’OTAN et en 1962, suite à l’accession de l’Algérie à l’indépendance, l’Alliance ne bénéficiera plus de cette zone stratégique.

En 1976-1980 l’OTAN déclencha une crise grave dans la société européenne avec l’installation de missiles de moyenne portée, Cruise et Perching 2, auprès de certains de ses membres. Ces missiles à moyenne portée devaient en principe répondre aux équivalents soviétiques, les SS20 mobiles.

Signalons aussi que l’OTAN a participé avec la CIA à la déstabilisation de plusieurs pays européens et à la préparation d’une résistance en cas d’une invasion de l’Europe occidentale par l’Armée rouge. La « Commission Church » du Sénat américain avait révélé en 1976 l’existence de groupes « stay behind » afin d’organiser un réseau pour combattre le communisme en Europe Occidentale et spécialement en Italie, France, Belgique, Grèce, etc.
En Italie le réseau connu sous la dénomination Gladio a collaboré avec les Services secrets de l’OTAN à l’aide de groupes d’extrême droite ou d’extrême gauche. Citons l’assassinat de trois carabiniers le 31 mai 1972 à Peteano (Frioul). Ils avaient été appelés par un coup de téléphone anonyme pour inspecter une Fiat 500 blanche ; au moment où les carabiniers ouvraient le coffre de la voiture ils ont été tués par la déflagration d’un explosif T4 utilisé par l’OTAN (instruction du juge Casson en 1984). De nombreux autres attentats ont eu lieu, rappelons, entre autres, l’attentat de la gare de Bologne en 1980 qui a fait de très nombreuses victimes (85 morts et 200 blessés). L’instruction judiciaire a encore prouvé que le T4 avait été utilisé par les terroristes.

On pourrait citer des dizaines d’exemples de déstabilisation en Italie, en Belgique et dans d’autres pays. Il n’est pas exclu que les tueurs du Brabant, en Belgique, n’aient pas été commandités par les Services secrets de l’OTAN. En outre des centaines de caches ont été découvertes lors d’instructions judiciaires, dans tous les pays de l’Europe occidentale contenant des armes, des munitions programmées par l’OTAN, en vue d’une résistance à l’occupation des territoires par les Soviétiques.

2.- La mutation de l’OTAN après l’effondrement de l’Union Soviétique et l’effacement du Pacte de Varsovie.

La politique de l’OTAN, après l’effondrement de l’URSS et l’effacement du Pacte de Varsovie (conclu en 1955 et rompu le 1er juillet 1991), a été non seulement de se maintenir et de ne pas baisser la garde mais au contraire de s’étendre vers l’Est malgré les accords de Mikhaïl Gorbatchev avec Helmut Kohl. Rappelons les conventions prises par les quatre puissances occupantes de Berlin – Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et URSS – et les deux Allemagnes, connues sous le nom de « Deux plus quatre », et stipulant que les troupes américaines ne s’étendraient pas dans l’ex-RDA. Le 12 septembre 1990 la négociation « Deux plus quatre » stipulait que l’Allemagne retrouvait sa souveraineté, garantissait le respect des frontières, renonçait aux armes de destruction massive, s’engageait à ne pas permettre l’extension de l’OTAN et le stationnement d’armes nucléaires sur le territoire de l’ex-RDA.

Dès 1992 on observe déjà une dégradation dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie. En 1993 sous l’administration Clinton la décision de procéder à l’élargissement de l’OTAN à l’Est de l’Europe est déjà prise à l’instigation de Henry Kissinger, Zbignev Brzezinski et Helmut Kohl.

La mutation brutale aura lieu avec l’intervention militaire de l’OTAN, sans mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en Serbie avec des moyens absolument disproportionnés et des infractions au droit international, en bombardant les infrastructures de la région de Belgrade et le Kosovo qui provoquèrent la fuite de dizaines de milliers d’habitants. Cette guerre a été rendue nécessaire suite aux exigences de dernière minute proposées à la réunion de Rambouillet qui stipulaient que la Yougoslavie serait occupée militairement et dans sa totalité par des troupes de l’OTAN. A l’heure actuelle il y a toujours 17.000 Américains au Kosovo et des bases militaires extrêmement importantes. D’autre part, aidée par plusieurs membres (Allemagne, Belgique, Hollande, Canada, Grande-Bretagne), l’Alliance développe avec des moyens de plus en plus puissants la guerre en Afghanistan dont on ne voit pas la fin et dont les civils sont les principales victimes (bombes à uranium appauvri et à fragmentation).

Actuellement l’OTAN regroupe 29 membres et des nombreux pays opérant dans le cadre du Partenariat pour la Paix. Même des pays comme la Finlande, la Suède, l’Irlande et l’Autriche font partie de ce dernier. Les responsables de l’OTAN envisagent même de faire entrer l’Albanie, l’Ukraine et la Georgie dans leur organisation à l’occasion du prochain sommet à Bucarest, l’année prochaine, ce qui pourrait renforcer le projet d’indépendance du Kosovo soutenu par le ministre albanais des Affaires étrangères, Monsieur Bacha et son homologue français Monsieur Koushner.

Le comble est que les Etats-Unis ont passé des accords bilatéraux avec la Pologne et la République Tchèque pour y installer des infrastructures d’un bouclier anti-missiles, à savoir, une dizaine d’intercepteurs de missiles en Pologne et des radars très puissants à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Prague. Ces accords se sont faits sans l’avis de l’Union Européenne et de ses membres qui ferment les yeux sur cette situation inadmissible.

Ce projet d’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe centrale par les Américains ne fera qu’aggraver le régime de nucléarisation de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères russe par la voie de son ministre a déclaré à plusieurs reprises qu’il arrêtait les programmes START I et START II, c’est-à-dire le démantèlement des armes nucléaires et même conventionnelles, tant que les Américains, l’OTAN, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas ne se décidaient pas à retirer les centaines de bombes nucléaires à gravité déployées en Europe, c.-à-d. en dehors du territoire national américain.

L’OTAN est devenue une véritable pieuvre qui étend ses tentacules autour de la Russie et de la Chine et même autour de l’Afrique où se déroulent des manœuvres navales de l’Alliance. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a de nouveau insisté pour que les Etats membres de l’OTAN engagent plus de moyens et de troupes dans la guerre en Afghanistan qui tourne à la catastrophe. Il y a déjà 37.000 soldats dans la Force d’assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l’OTAN dans ce pays.

La situation en Afghanistan est devenue épouvantable, la misère s’est installée à Kaboul et dans de nombreuses provinces. Les principales victimes sont souvent des orphelins qui sont livrés à eux-mêmes pour survivre, qui sont kidnappés par des organisations criminelles et vendus dans le monde entier à des pédophiles mais aussi à des entreprises militaires américaines (Blackwater, Brown and Root, etc.). De nombreux réfugiés au Pakistan et en Iran ont été contraints de revenir en Afghanistan où ils se retrouvent dans une situation encore plus terrible qu’avant. L’aide humanitaire devient de plus en plus difficile à cause des opérations militaires. Comme au Kosovo les bombardiers utilisent des quantités énormes de bombes à uranium appauvri, de nombreux cancers sont déjà apparus. Quant à Monsieur de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN, il a le culot de déclarer que l’Alliance n’est pas une organisation de développement mais qu’elle se contente de créer un milieu dans lequel la reconstruction et le développement sont possibles. Cela le conduit à demander à l’OTAN et à l’Union Européenne de redoubler leurs efforts pour développer un partenariat stratégique efficace.

En conclusion il n’est pas inutile de rappeler le message de George Kennan, célèbre diplomate américain, né en 1904 et qui vient de mourir en 2005, bien connu pour sa doctrine du « containment » publiée en 1947 et qui proposait une diplomatie et une stratégie militaire très souple. Récemment il avait déclaré que l’extension de l’OTAN vers l’Est serait la plus grande erreur politique des Etats-Unis depuis la 2ème guerre mondiale. Les prédictions de George Kennan se révèlent une réalité, l’Afghanistan en constitue un exemple, probablement plus effarant que ce qu’il avait prévu. Il est grand temps que les responsables européens prennent des mesures efficaces pour mettre un terme à cette situation inadmissible.

Pierre Piérart

Pour en savoir plus :

- Gilbert Achcar – La nouvelle Guerre froide – Le Monde après le Kosovo – Presses
Universitaires de France, 1999.
- Claude Delmas – l’OTAN – Presses Universitaires de France, 1981.
- Daniel Ganser – NATO’s secret Armies – Frank Cass-London and New York, 2005.
- Jan Willems (ouvrage collectif) – Gladio – éditions EPO.
- Charles Zorgbibe – L’Après-guerre froide en Europe – Presses Universitaires de France, 1993.
- Charles Zorgbibe – Histoire de l’OTAN – Editions Complexe, 2002.

Sommaire


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21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, imperialisme, otan, usa, euro-dictature, belgique, courcelles, histoire, actualite, politique, presse, silence, democratie, liberte, guerre | |  Imprimer | | |

06/12/2007

SOLIDAIRE du 05/12/2007 ...

Solidaire n° 49 - 05/12/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Le 15 décembre pour sauver le pouvoir d’achat et la solidarité

Nouvelles des entreprises
Ghislenghien :: Où en est l’aide aux victimes ?
Riet Dhont
Fer blanc contre ligne à chaud? Un faux débat
Hubert Hedebouw
Ferblatil-ArcelorMittal Liège :: Chronique d’une mort esseulée
En bref
FN Herstal :: Arrêt de travail contre la vie chère
François Ferrara
Zaventem :: Procès après une grève à l’aéroport
Johnny Coopmans

Santé
Suis-je trop gros(se) ou trop mince ?

Belgique
Enseignement :: Files d’attente dans les écoles secondaires
Dirk De Block
Série « Belgique, ne me quitte pas » (14) :: Rik Vermeersch (FGTB) et Guy Tordeur (CSC) à propos de Sauvons la solidarité
Gaston Van Dyck et Mark Kennes
PTB :: Une membre parmi 2 815
C’est notre histoire :: L’ABC du marxisme en quelques leçons
Maria McGavigan

International
Venezuela :: Chávez perd le référendum sur la nouvelle constitution
Pol De Vos
Changement climatique :: Les mérites et les faiblesses du film d’Al Gore
Thierry Warmoes
Le commerce des droits d’émissions de CO2 n’empêchera pas le réchauffement
Thierry Warmoes
Russie :: Entre Poutine et Kasparov, la Russie recherche démocratie
Jef Bossuyt
En bref
Protection syndicale :: Journée d’action Stop the killings
Wim De Ceukelaire
Annapolis :: Bush veut créer un État palestinien à côté d’Israël : mais où ?
Luc Vancauwenberge

Jeunes
Enseignement :: Dangereux décret de financement en Flandre
Koen Hostyn
Grèves étudiantes France :: Après le CPE, les étudiants se font de nouveau entendre
Vincent Duthoy
Pays-Bas :: Plus de cours, pour une qualité moindre ?
Sophie Van den Eynde
Bloque Collective Noël 2007

Régions
Zelzate :: Sept propositions PTB+ acceptées à l’unanimité
Karel Van Bever
Liège :: Le patron de la Poste répond au PTB
Raoul Hedebouw
Genk :: La Ville accepte la proposition de vaccination
Herstal :: Le PTB, un parti décidément fréquentable !
Franz Verdel
Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Les chiffres choc
Syndicats Manifestation le 15 décembre
Les partis socialistes passent au détecteur syndical
David Pestieau
Action PTB « Touche pas à mes patates » le 15 décembre
Touche pas à mes patates :: Dix points du PTB contre la vie chère et pour la solidarité
David Pestieau

Quoi de neuf docteur ?
Quoi de neuf docteur Leen ?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Jon Stewart :: L’incontestable roi de la satire politique
Mark Kennes


Solidaire n° 48 - 28/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
SOS pouvoir d’achat

Nouvelles des entreprises
En bref
VW-Audi Forest :: Un an après, nous ne pouvons rien oublier
STIB Bruxelles :: Refus du plan Drivers
Lucien Materne
Arcelor-Mittal Sidmar :: Le plan d’économies « Formule 1 » : une course vers des licenciements ?
Dirk Goemaere

Syndicats
FGTB Verviers :: Décès de Marc Bourguet
Cathy Craen

Belgique
L’orange bleue ne veut pas entendre parler d’un prix plafond pour l’énergie
Tom De Meester
Nouveau procès DHKP-C :: Le procureur requiert 7 ans de prison contre Bahar
Axel Bernard
In memoriam :: Walter De Bock, un des meilleurs journalistes d’investigation
Herwig Lerouge
Série « Belgique, ne me quitte pas » (13) :: Guido Fonteyn, journaliste
Mark Kennes
Racisme :: Lucas Catherine, spécialiste du Moyen-Orient et de l’Islam, contre l’Islamophobie
Thierry Limpens
Finie, l’école qui affiche «complet» deux ans à l’avance ?

International
France :: Un patron révèle le programme secret de Sarkozy: retour à avant 1945
David Pestieau
Ce que les Irakiennes pensent de leurs « libérateurs »
Marc Botenga
Irak-Afghanistan :: Les mercenaires sèment la terreur
Marc Botenga
En bref
Finlande :: La Colère blanche remporte la victoire contre le gouvernement
Marc Botenga
Soutien aux victimes du cyclone au Bangladesh

Régions
Hoboken :: Mécontent de la gestion communale anversoise, le PTB+ rejette le budget
Gaston Van Dyck
Ça s'est passé près de chez vous
Liège et Gand :: Actions pour les bureaux de poste de quartier
Deurne :: BAM se moque de la population
Mark Kennes

Cartoons
Cartoon • Wonderwoman
Le dessin de Matiz

Quoi de neuf docteur ?
Quoi de neuf docteur Eric ?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Benoît Poelvoorde :: Il y aura des retombées si on se sépare
Laura León Fanjul

L'avocat vous répond
Mon noyer


Solidaire n° 47 - 21/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Vie chère : il est temps d’agir !

Nouvelles des entreprises
En bref
Janssen Pharmaceutica :: Grève contre 700 licenciements
Gaston Van Dyck
Un CD-ROM sur la grève de VW

Santé
Le tétanos

Syndicats
Pouvoir d'achat :: La csc tire la sonnette d'alarme
Sara Vanobbergen
Orange bleue :: La FGTB mobilise
Alice Bernard et Gaston Van Dyck
La Louvière :: L’augmentation des prix, on en a soupé
Michel Mommerency

Belgique
Jumelage :: Des Zelzatois rencontrent des Louviérois
Série « Belgique, ne me quitte pas » (12) :: Des étudiants organisent 'Les Belges s’embrassent'
Mark Kennes et Laura León Fanjul
Bruxelles :: 35 000 personnes marchent pour l’unité
Julien Versteegh et Vincent Bevernage
La Belgique : enfer ou paradis fiscal ?
L’université marxiste d’hiver :: Que peut nous apprendre le marxisme sur l’actualité ?
Maria McGavigan

International
France :: Grève nationale et mécontentement étudiant face à un Sarkozy décidé
Julien Versteegh
Vive altercation entre le président vénézuélien Hugo Chavez et le roi d’Espagne
Pol De Vos
Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre
Julien Versteegh
En bref
Guatemala :: Quand le travail syndical peut vous coûter la vie
Cheminots Allemagne :: Négociations en cours pour une importante hausse salariale
Tony Busselen

Jeunes
Comac en action contre le réchauffement climatique
Jouwe Vanhoutteghem, Pieter Jan Caes, Breght Vandenberghe, Thierry Warmoes et Wouter Vandamme

Régions
ALZ Genk :: Moins de chrome dans l’air, cela nous intéresse
Free Van Doorslaer
Charleroi :: Marche pour Sadia Sheikh, contre le racisme
Charleroi :: Un petit saint Nicolas au grand cœur
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • TVA
Le dessin de Matiz

Quoi de neuf docteur ?
Quoi de neuf docteur Leen ?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Film Mon meilleur ennemi :: Klaus Barbie, boucher nazi, puis agent de la CIA
Peter Mertens
8eme Festival de Cinéma d’ATTAC :: Sous le signe de la dignité des peuples

22:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, colonialisme, courcelles, romain, actualite, presse, silence, ptb, politique, syndicats, venezuela, environnement, ecologie, usa, israel, sionisme, imperialisme, guerre | |  Imprimer | | |

25/11/2007

24/11/2007: de Michel Collon, journaliste politique belge...

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Pour la quatrième fois, Bush va essayer de renverser Chavez.
Sur FR 3, je participerai au débat "Faut-il brûler Chavez ?"
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MICHEL COLLON


ACTUALITE :
Thierry Deronne - Chavez, le référendum et l'intelligence des ânes
Les nombreuses réformes progressistes de la Constitution, dont les médias ne disent pas un mot
Chavez

Anne-Marie Le Pourhiet - Ni "simplifié", ni "mini", un traité "copié-collé" pour l'U.E.
"On n'a jamais vu de procédé juridique plus tordu!"
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Toute résistance armée dans le monde est "terroriste" d'après un jugement belge
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Andrew Cockburn - Armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable
Ce n'est pas Bush qui a fabriqué le mythe des armes de destruction massives en Irak
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PALESTINE :
Hamdan Al Damiri - Entre Hamasland et Fatahland, le peuple palestinien est perdant
Analyse et propositions concrètes pour un apaisement
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Check Point Syndrome : "Comment pouvions-nous être si durs, inhumains, cinglés ?"
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Khaled Amayreh - En fait, Israël ne se considère pas comme humainement égal aux Palestiniens
Lettre ouverte au coordinateur des secours d'urgence de l'ONU
Israël

Gideon Lévy - Colonies : les engagements qu'Israël ne songe absolument pas à tenir
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Elisabeth Martens - Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine
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Tibet

MEDIAS :
Vincent Présumey - Le Monde : haro sur les grévistes !
Existe-t-il "une" opinion publique ? Pourquoi Le Monde s'engage-t-il contre les cheminots ?
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Philippe Bach - SNCF, RATP : les médias briseurs de grève
Les actions de blocage ont été présentées sous un angle unilatéral
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Maxime Vivas - La face cachée de Reporters sans Frontières
"RSF ne prétend pas lutter pour le droit du public à avoir une infomation vraie"
Reporters sans Frontières

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16/11/2007

16/11/2007: de Michel Collon, journaliste politique belge ...

 -------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Juan Carlos et Chavez, Iran, Hillary, Dubaï, Palestine, BHL...
Date: Fri, 16 Nov 2007 08:09:41 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


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CHAVEZ FACE A JUAN CARLOS :
Pascual Serrano
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Certains se croient encore aux temps de l'empire colonial espagnol
La fermer?

Romain Migus - Les phrases censurées par Le Monde et autres médias européens
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Aznar

Maurice Lemoine - Chavez dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas
Avant Chavez, Nicaragua, Equateur, Bolivie avaient critiqué les multinationales espagnoles
Tout haut

ACTUALITE :
Leonard Doyle
- L'industrie militaire lâche-t-elle Bush pour Clinton ?
Iran, Irak, Kosovo : Madame Clinton, le nouveau faucon ?
Hillary

Nahla Chahal - Comment on nous prépare à la guerre contre l'Iran
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Iran

Fausto Giudice - Révolte à Dubaibylone : Les travailleurs asiatiques en grève obtiendront-ils un salaire minimum ?
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Gideon Lévy - "En séjour illégal"... chez eux !
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Georges Corm - La religion n'est pas le facteur le plus important de l'Histoire du Moyen-Orient
Les jeunes Arabes trop fascinés par le modèle occidental ?
Moyen-Orient

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09/11/2007

pour lire SOLIDAIRE du mercredi 07 novembre 2007

 Solidaire n° 45 - 07/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Ensemble-Samen

Nouvelles des entreprises
En bref
Bayer Lanxess :: Rencontre avec Levi Sollie (délégué FGTB)
Joris Van Gorp
Volvo Cars Gand :: Deux jours de grève contre la pression au travail
Tom De Meester
Grève générale B-Cargo :: Mobilisation pour la défense de l’emploi
Tony Pirard

Belgique
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Propsitions du PTB
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Les questions sur BHV qu’on ne pose jamais
Lucien Materne
Six chiffres, six arguments choc pour sauver la solidarité
David Pestieau
Le chantage d'Electrabel entrave la liberté d’expression
Mark Kennes
Énergie :: Greenpeace contre « Eletrobel »
Mark Kennes
Malines se muerait-elle en Charleroi-sur-Dyle ?
Gaston Van Dyck
Série « Belgique, ne me quitte pas » (10) :: Anne Morelli, historienne
Arnaud Staquet
PTB :: Une membre parmi 2 753
Nicole Materne

International
Turquie :: À contre-courant des nationalismes turc et kurde
Tony Busselen
11.11.11 :: Sur la brèche pour la souveraineté alimentaire
Arno Roblares
En bref
Différences de vues sur l’Iran
Pol De Vos

Jeunes
Comac Gand :: Des petits cœurs et une signature ouvrent l’année académique
Wouter Van Damme

Régions
La journaliste Bénédicte Vaes est décédée
Quoi de neuf docteur ?
Flémalle :: Naissance d’une nouvelle section du PTB
Alice Bernard
Liège Ste-Marguerite :: Dernier « merci » au personnel du bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Le prix des carburants
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
La vaccination contre le cancer du col de l'utérus remboursée?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Homer Simpson :: La meilleure création comique de notre époque
Mark Kennes

Femmes
Remettre la réduction du temps de travail à l’ordre du jour
Courir du matin au soir
80 femmes mettent au tapis le géant Sidmar
Venez rejoindre les Marianne
Marianne fête la journée internationale de la femme


Solidaire n° 44 - 31/10/2007

Éditorial
Un mois de vérité

Nouvelles des entreprises
La Poste :: Nouveau plan d’entreprise, nouveau métier en vue
Edith Janssens
SNCB :: Action contre le service minimum
David Para
En bref
Stib Bruxelles :: Plan nouveau drivers
Lucien Materne

Santé
Santé :: Un médicament pour les yeux trente fois trop cher
Gaston Van Dyck
Anvers :: On ne rit pas avec la grippe
Gaston Van Dyck

Syndicats
Interview :: Serge Demeuse, secrétaire FGTB-Alimentation à Liège
François Ferrara

Belgique
Crise communautaire :: L’orange-bleue pourrit, la résistance mûrit
David Pestieau
Gouvernement :: L’Orange bleue et le développement durable
Thierry Warmoes
Chauffage :: Augmentation des prix
Gaston Van Dyck
Série « Belgique, ne me quitte pas » (9) :: Marc Moulin, auteur, compositeur et chroniqueur
David Pestieau et Julien Versteegh
Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe
Herwig Lerouge
Aux origines du Parti communiste belge
Herwig Lerouge
Élections :: Les dépenses se sont élevées à 20,5 millions d’euros
Mark Kennes
Affaire DHKP-C :: Rassemblement le 8 novembre 2007 à 14 h
Axel Bernard

International
Italie :: Un million de manifestants contre la précarité
Tony Busselen
Interview :: Ncumisa Kondlo du Parti Communiste d’Afrique du Sud (SACP)
P.F. Kazungu
Afrique du Sud :: Résistance contre gouvernement néo-libéral
P.F. Kazungu
Pétition : solidarité avec les communistes en Hongrie
Grande-Bretagne :: Accord entre postiers et Royal Mail
Peter Avis
En bref
Amérique – Irak: correspondance via le rail belge
Pol De Vos

Régions
Quoi de neuf docteur ?
Lommel :: Des mesures contre les hausses des prix
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Halloween
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Souad Massi :: La Tracy Chapman du monde arabe
Laura León Fanjul

L'avocat vous répond
La nouvelle loi sur le divorce : les pensions alimentaires


Solidaire n° 43 - 24/10/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Orange bleue : service maxi pour les fortunés, mini pour les autres ?

Nouvelles des entreprises
En bref
Droit de grève :: L'accord de l'orange bleue sur le service minimum
Riet Dhont
Bayer – Anvers :: Non à l’externalisation
Fiat • Bruxelles :: Licenciement de 25 travailleurs
Riet Dhont et Raymond
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Alice Bernard

Belgique
Justice :: L’orange bleue et la réforme de la Protection de la jeunesse
Joke Callewaert
Communautaire :: Des électeurs actifs pour la Belgique
Série « Belgique, ne me quitte pas » (8) :: L’Ecrivain Tom Lanoye
Thomas Blommaert
Réchauffement climatique :: Journée internationale d’action du 8 décembre
Thierry Warmoes
Extrait :: Vingt ans d’accueil des demandeurs d’asile
Emploi :: Kifkif organise une bourse interculturelle de l’emploi
Mark Kennes
La proposition du PTB+ pour le vaccin antigrippal donne la fièvre au Vlaams Belang
Gaston Van Dyck

International
Le dangereux nouveau traité européen
Herwig Lerouge
11.11.11. :: La campagne contre les accords de libre-échange
Bert De Belder
Interview :: Roberto Tardío du ministère de la Santé bolivien
Pol De Vos
En bref
Chine :: Congrès du Parti communiste
Tony Busselen

Régions
Quoi de neuf docteur ?
Liège :: Action pour le maintien d’un bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Charleroi - Malines
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Payer moins chez le spécialiste après y avoir été envoyé par le généraliste

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Danny Glover :: Je suis un enfant du mouvement des droits civiques
Mark Kennes

10:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidaire, presse, silence, politique, ptb, social, actualite, romain, courcelles, histoire, belgique, democratie, liberte, imperialisme | |  Imprimer | | |

01/11/2007

01/11/2007: B6180 COURCELLES: Réponse d' Ernest Glinne: Votre communiqué contre la ratification du protocole de Londres ...

B6180 COURCELLES: Réponse d' Ernest Glinne: Votre communiqué contre la ratification du protocole de Londres



-------- Message original --------
Sujet: Fw: Votre communiqué contre la ratification du protocole de Londres
Date: Thu, 1 Nov 2007 17:46:05 +0100


----- Original Message -----
Sent: Thursday, November 01, 2007 1:41 PM
Subject: Votre communiqué contre la ratification du protocole de Londres

 A L'ATTENTION DE REGIS RAVAT, délégué syndical
_____________________________________________
Mesdames, Messieurs, Camarades,
Je suis wallon, ex-maire de ma commune ( 30.000 habitants), député européen honoraire et fort attaché à la sauvegarde et à la promotion de la francophonie et de son pivot culturel de France. Vive le tronc et les branches...
Militant de gauche, je suis ravi de constater que la lettre ouverte mettant en cause les parlementaires français qui ont admis la ratification du protocole de Londres n'émane pas de souverainistes ou de l'extrême-droite chauvine, mais au contraire du mouvement ouvrier conscient, forcément internationaliste et adversaire de la mondialisation forcenée dont l'angloaméricain est l'instrument linguistique fondamental.Je parle plusieurs langues , MAIS SANS  les entremêler. Je déteste l'insertion de mots empruntés d'ailleurs dans le français courant ( je m'acharne à employer <courriel> contre <mail>, <auvent> contre plusieurs substituts, et à trouver l'expression française originale, quitte à faire revivre quelques <archaïsmes> provinciaux ou à créer NOS néologismes. Lors d'un récent voyage à Paris, j'ai été surpris de lire sur des vitrines ou entrées d'établissements de toutes sortes des inscriptions en anglais INCORRECT, mais cela fait bon genre et fait même rire des passants anglophones. Si le ridicule tuait...
J'aimerais connaître les noms et appartenances politiques de celles et ceux qui, à l'Assemblée comme au Sénat, se sont opposés à la ratification. Qui est le membre du gouvernement qui a <porté le chapeau>?
Je me rends de temps en temps aux lieux de travail bruxellois et strasbourgeois du Parlement européen et y constate de plus en plus la diffficulté d'obtenir des documents en version française non retardée et le recours croissant à un vocabulaire de versions d'anglais de type < pingouin>... J'ai à l'époque approuvé Chirac lorsqu'il a quitté son siège en entendant de Seillères discourir à la tribune en un certain anglais...Tout ceci pour souligner que des francophones non ( ou non encore ..) français, pas seulement au Québec, sont aussi inquiets que vous. C'est le cas de beaucoup de Wallons, bien qu'ils soient confrontés à un autre impérialisme linguistique et préfèreraient parfois pour leurs enfants une immersion en anglais plutôt qu'en néerlandais. Notre combat premier est cependant de soutenir la francophonie menacée ( parfois par elle-même..) et d'y insérer notre spécificité solidaire.
Dans le domaine des brevets, l'abandon en cours du français relève d'une crasse irresponsabilité!!
J'ai demandé à des amis français le texte du protocole de Londres ( en français..). J'ai oublié d'y ajouter les comptes-rendus de l'Assemblée et du Sénat et recours donc à vous...
Sachez enfin que bien des Wallons, dont moi-même, agirions volontiers comme les Quebeccois si le protocole arrive ici, car j'imagine mal qu'il puisse s'agir d'un accord bilatéral.
Bien cordialement...
                                                                                                       Ernest Glinne
                                                                                            Square Salvador Allende,1, 618O Courcelles, Wallonie/Belgique
                                                                                            Télécopieur: 071/46.04.33; Téléphone: O71/45.30.66
 Note de RoRo: j' ajoute qu'Ernest GLINNE fut député pendant de nombreuses années et aussi Ministre du Travail et de l' Emploi, début des années '70, vice-président d'un groupe politique du Parlement européen ....
                                 
 
31/10/2007: Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres...
-------- Message original --------
Sujet: Les Liquidateurs
Date: Wed, 31 Oct 2007 01:11:05 +0100
De: cgt.carrefour@tiscali.fr <cgt.carrefour@tiscali.fr>


 
Communiqué du syndicat CGT Carrefour Nîmes-Sud
(www.CGTCarrefourNimes-Sud.com)
 

Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres.
 
Mesdames et Messieurs,
Le 26 septembre 2007 à l'Assemblée nationale pour certains d'entre vous et le 10 octobre 2007 au Sénat pour les autres, vous avez dit « oui » au protocole de Londres.  Pourtant de nombreuses associations de défense de la langue française, tant au Québec, Impératif français, le MEF, l'Asulf qu'en France, Avenir de Langue française, le FFI, DLF, l'A.FR.AV ont toutes dénoncé ce protocole comme étant le cheval de Troie de la mise en place du tout anglais dans la rédaction des brevets en France et en Europe. De grands linguistes comme Claude Hagège, Bernard Lecherbonnier, des syndicats tels la CGT et la CFTC, le Collectif pour le droit de travailler en français, se sont eux aussi prononcés contre ce traité. De nombreux journaux, aussi variés que l'Humanité et le Figaro, ont publié des articles dénonçant également ce protocole. Il y a même eu une pétition en ligne (www.lapetition.be) qui a obtenu près de 3 mille signatures demandant que la France ne signe pas cet accord. Bref, malgré tout cela, malgré toutes ces mises en garde, vous avez dit « oui » au protocole de Londres. Force est de constater alors que la voix du peuple, relayée dans cette affaire par des associations, des syndicats, des collectifs, des personnalités, des pétitions n'a pas compté pour vous et que seule, apparemment, la voix défendant les intérêts des multinationales -- surtout pharmaceutiques, dit-on -- a su obtenir votre agrément. De mêmes capitulards ont signé un jour un traité comme quoi il y aurait de l'anglais dans la signalétique de nos aéroports, sans demander la réciproque, c'est-à-dire, sans demander qu'il y ait aussi du français dans la signalétique des aéroports des pays anglophones ! De mêmes capitulards ont accepté que la BCE, la Banque centrale Européenne ; que l'Eurocorps, la future armée européenne ; le FMI, le Font Monétaire International ; et bien d'autres machins à caractère mondial aient l'anglais comme seule langue de travail ! De mêmes capitulards ont décidé que l'Europe parlerait anglais et Darcos, un pseudo homme politique français, capitulard parmi les capitulards, vient d'introduire l'anglais obligatoire pour nos enfants dès le CE1 (7 ans) dans toutes les écoles de France. Son rêve est même de les relier par visioconférence avec des écoliers de Grande-Bretagne pour qu'ils puissent mieux s'imprégner du Native English. À quand la déportation massive de nos enfants vers le pays de la langue élue ? De mêmes capitulards n'ont rien trouvé à redire lorsqu'en France à Cannes dernièrement, l'on a constaté qu'au MIP - le Marché International des Contenus télévisuels -- l'anglais était obligatoire. Rien à redire non plus lorsque Nagui, un employé du Service public de la télévision,  s'est exprimé en anglais à la tribune, ou que des journalistes français devaient poser leurs questions en anglais, même à des Français !
Je ne parlerai pas de l'anglomanie ordinaire celle de RMC Talk Show avec le Bourdin and Co, du World Orange OPEN ONE et du Happy zone de SFR, alias France Télécom, du Michelin On Way,  du Made in Palmade ou du 50 mn Inside de notre chère télévision française, je finirais par vous lasser avec mes histoires d'anglais, il y en a tellement.
Non, mais je vous dirais par contre, car après tout cela vous siérait bien, d'aller chercher chez Citroën un ouaté aux couleurs de l'Écotendance, ou plutôt un "tee-shirt design Ecotendance", comme ils disent. Le slogan adopté sur ces ouatés est en anglais, le français est en tout petit, exprès, pour qu'on ne le voie pas, cela devrait donc vous plaire.
 
Pourtant, si la France vous paraît trop petite pour oser exiger le respect plein et entier de la langue française en France, en Europe et dans le monde, force serait de vous demander pourquoi vous ne regardez pas alors vers le grand large, vers la Francophonie ?
Vous verriez plus de 50 pays de par le monde composer ce qu'on appelle l'Espace francophone, un potentiel pour demain de plus de 600 millions de parlant français !
Vous comprendriez alors peut-être qu'il n'y a donc pas de quoi se coucher devant la dictature du tout anglais et de capituler face aux desiderata des multinationales anglomaquées.
À l'heure où  à l'école, l'on parle de RÉSISTANCE à nos enfants en leur lisant la lettre de Guy Môquet, votre allégeance à la langue impériale fait désordre et sonne même comme une seconde salve à son corps destinée.
Honte à vous.
  Régis Ravat

Délégué syndical


 
(http://www.CGTCarrefourNimes-Sud/)

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31/10/2007

31/10/2007: Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres...

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Sujet: Les Liquidateurs
Date: Wed, 31 Oct 2007 01:11:05 +0100
De: cgt.carrefour@tiscali.fr <cgt.carrefour@tiscali.fr>


 
Communiqué du syndicat CGT Carrefour Nîmes-Sud
(www.CGTCarrefourNimes-Sud.com)
 

Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres.

 

Mesdames et Messieurs,

Le 26 septembre 2007 à l'Assemblée nationale pour certains d'entre vous et le 10 octobre 2007 au Sénat pour les autres, vous avez dit « oui » au protocole de Londres.  Pourtant de nombreuses associations de défense de la langue française, tant au Québec, Impératif français, le MEF, l'Asulf qu'en France, Avenir de Langue française, le FFI, DLF, l'A.FR.AV ont toutes dénoncé ce protocole comme étant le cheval de Troie de la mise en place du tout anglais dans la rédaction des brevets en France et en Europe. De grands linguistes comme Claude Hagège, Bernard Lecherbonnier, des syndicats tels la CGT et la CFTC, le Collectif pour le droit de travailler en français, se sont eux aussi prononcés contre ce traité. De nombreux journaux, aussi variés que l'Humanité et le Figaro, ont publié des articles dénonçant également ce protocole. Il y a même eu une pétition en ligne (www.lapetition.be) qui a obtenu près de 3 mille signatures demandant que la France ne signe pas cet accord. Bref, malgré tout cela, malgré toutes ces mises en garde, vous avez dit « oui » au protocole de Londres. Force est de constater alors que la voix du peuple, relayée dans cette affaire par des associations, des syndicats, des collectifs, des personnalités, des pétitions n'a pas compté pour vous et que seule, apparemment, la voix défendant les intérêts des multinationales -- surtout pharmaceutiques, dit-on -- a su obtenir votre agrément. De mêmes capitulards ont signé un jour un traité comme quoi il y aurait de l'anglais dans la signalétique de nos aéroports, sans demander la réciproque, c'est-à-dire, sans demander qu'il y ait aussi du français dans la signalétique des aéroports des pays anglophones ! De mêmes capitulards ont accepté que la BCE, la Banque centrale Européenne ; que l'Eurocorps, la future armée européenne ; le FMI, le Font Monétaire International ; et bien d'autres machins à caractère mondial aient l'anglais comme seule langue de travail ! De mêmes capitulards ont décidé que l'Europe parlerait anglais et Darcos, un pseudo homme politique français, capitulard parmi les capitulards, vient d'introduire l'anglais obligatoire pour nos enfants dès le CE1 (7 ans) dans toutes les écoles de France. Son rêve est même de les relier par visioconférence avec des écoliers de Grande-Bretagne pour qu'ils puissent mieux s'imprégner du Native English. À quand la déportation massive de nos enfants vers le pays de la langue élue ? De mêmes capitulards n'ont rien trouvé à redire lorsqu'en France à Cannes dernièrement, l'on a constaté qu'au MIP - le Marché International des Contenus télévisuels -- l'anglais était obligatoire. Rien à redire non plus lorsque Nagui, un employé du Service public de la télévision,  s'est exprimé en anglais à la tribune, ou que des journalistes français devaient poser leurs questions en anglais, même à des Français !

Je ne parlerai pas de l'anglomanie ordinaire celle de RMC Talk Show avec le Bourdin and Co, du World Orange OPEN ONE et du Happy zone de SFR, alias France Télécom, du Michelin On Way,  du Made in Palmade ou du 50 mn Inside de notre chère télévision française, je finirais par vous lasser avec mes histoires d'anglais, il y en a tellement.

Non, mais je vous dirais par contre, car après tout cela vous siérait bien, d'aller chercher chez Citroën un ouaté aux couleurs de l'Écotendance, ou plutôt un "tee-shirt design Ecotendance", comme ils disent. Le slogan adopté sur ces ouatés est en anglais, le français est en tout petit, exprès, pour qu'on ne le voie pas, cela devrait donc vous plaire.

 

Pourtant, si la France vous paraît trop petite pour oser exiger le respect plein et entier de la langue française en France, en Europe et dans le monde, force serait de vous demander pourquoi vous ne regardez pas alors vers le grand large, vers la Francophonie ?

Vous verriez plus de 50 pays de par le monde composer ce qu'on appelle l'Espace francophone, un potentiel pour demain de plus de 600 millions de parlant français !

Vous comprendriez alors peut-être qu'il n'y a donc pas de quoi se coucher devant la dictature du tout anglais et de capituler face aux desiderata des multinationales anglomaquées.

À l'heure où  à l'école, l'on parle de RÉSISTANCE à nos enfants en leur lisant la lettre de Guy Môquet, votre allégeance à la langue impériale fait désordre et sonne même comme une seconde salve à son corps destinée.

Honte à vous.

  Régis Ravat

Délégué syndical

 

(http://www.CGTCarrefourNimes-Sud/)

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16/10/2007

22/09/2007: La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique ....

Sujet: René Naba : La plus importante concentration navale de l'histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique
Date: Sat, 22 Sep 2007 08:47:41 +0200
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>

 

Les ricano-otano-occidentaux préparent une nouvelle guerre d' agression impérialiste contre l' IRAN au moyen de nouveaux prétextes ...
RoRo

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique
René Naba*

 

Paris le, 19 septembre 2007

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine est déployée dans la zone Golfe arabo-persique/Océan indien, dans une démonstration de force américaine sans précédent face à l’Iran, alors que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies se penche le 21 septembre 2007 sur le programme nucléaire iranien avec en arrière plan la menace d’une intervention américaine contre le Régime islamique de Téhéran.

1- Les forces en présence

A)- L’armada américaine

Trois porte-avions, dont un porte-avion nucléaire le Nimitz, ainsi que le Dwight Eisenhower et le John Stennis- soutenus par une quarantaine de bâtiments d’escorte, et près d’une centaine d’appareils de l’aviation embarquée, ont été affectés à cette zone oû ils bénéficieront de l’appui de la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde, de la base navale de Manana (Bahrein), point d’ancrage de la Vme flotte américaine dans cette région pétrolifère, d’Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, ainsi que des bases relais de Diégo Garcia (Océan indien) et de Doha (Qatar), qui abrite le poste de commandement opérationnel du CentCom (le commandement central américain) et dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc.

Cette Armada, plus substantielle que celle massée face à l’Irak, en 2003, et face à l’Afghanistan, en 2001, constitue la plus importante concentration navale depuis le déploiement occidental au large de Beyrouth, en février 1984, qui était intervenu après la prise de contrôle de la capitale libanaise par les milices chiites et les attentats anti-occidentaux contre le quartier général français du Drakkar (59 morts français) et le quartier général américain de l’aéroport de Beyrouth (212 Marines US tués).

Le porte-avions nucléaire Nimitz est en effet accompagné du croiseur lance-missiles Princeton et de quatre destroyers lance-missiles (Higgins, Chafee, John Paul Jones et Pinckneyles), renforcés par l’escorte des deux autres portes avions constituant «l’Entreprise Strike Group» : le destroyer U.S.S. McFoul, la frégate U.S.S. Nicholas, le croiseur cuirassé U.S.S. Leyte Gulf, le sous-marin d’attaque U.S.S. Alexandria et le bâtiment de soutien U.S.N.S. Supply», un bâtiment dont l’efficacité a été démontrée dans les affrontements en close-combat avec les forces iraniennes dans le golfe Persique.
Cette concentration tend à marquer la détermination des Etats-Unis à peser, peu ou prou, sur le programme nucléaire iranien en faisant planer la menace d’une intervention militaire. Les trois porte-avions et leur escorte devant avoir, dans l’esprit de Washington, un effet dissuasif et «empêcher et dissuader certains pays d'agir contre les intérêts nationaux des Etats-Unis».

B- Le dispositif iranien

Face à une telle concentration, l’Iran a aligné une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des «sous-marins de poche» de fabrication iranienne.

A en juger par un tel dispositif, tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 ou Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais.
Mais au vu dispositif américain, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse et le cas échéant compter sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations «derrière les lignes ennemies» avec le concours de leurs alliés régionaux, notamment une large fraction de l’importante communauté chiite du Monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweit ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.
Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-89), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie présentant ses nouvelles réalisations au cours de ses deux dernières grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en Avril et en Août 2006, l’Iran a présenté les derniers nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre.

Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancés du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le «Joshan» de même que son frère jumeau, le «Peykan», disposent d’une redoutable puissance de feu. Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km. Il peut lancer également plusieurs types de missiles et des roquettes d’une portée dépassant 100 km.
L’Iran a également testé une série de missiles antinavires mer-surface, réputé être «le plus rapide du monde». Propulsé à une vitesse de 362 km/h, le missile est destiné à détruire de grands sous-marins.

2- Les objectifs de guerre et les arguments des protagonistes

Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour «une sortie par le haut», selon le jargon en vigueur ans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, l’Inde et à un degré moindre la Russie, l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.
L’Iran, par effet d’aubaine, a acquis une stature de puissance régionale du fait de la politique erratique des Etats-Unis tant en Afghanistan qu’en Irak, où ses rivaux idéologiques le radicaux taliban sunnites et le laïc baasiste irakien ont été éliminés par leur ancien protecteur américain. Il entend se faire reconnaître la place qu’il estime sienne dans le concert régional, qui était en fait sienne il y trente ans lorsque les Américains avaient confié au Chah d’Iran un rôle de «super gendarme» dans le golfe en proie alors à la rébellion communiste du Dhofar (Sultanat d’Oman) et à la contestation nationaliste du «Front de Libération Nationale de la Péninsule Arabique» tant en Arabie saoudite qu’au Yémen que dans les Emirats pétroliers.

Les Etats Occidentaux considèrent, pour leur part, que la détention de l’arme atomique par l’Iran constitue une menace à la paix mondiale dans la mesure où le régime islamique de Téhéran est de nature anti-démocratique et, du fait de ses alliances avec la Syrie et le Hezbollah libanais, un facteur de subversion intégriste qu’il importe de combattre au même titre que les autres composantes de «l’axe du mal». Ils tirent argument supplémentaire du fait que l’Iran a ratifié le traité de non prolifération nucléaire qui lui commande de s’abstenir d’accéder à la puissance militaire nucléaire.
L’argument gagnerait en crédit si les pays occidentaux observaient la même rigueur juridique à l’égard des autres protagonistes du dossier nucléaire. L’Inde et le Pakistan, par exemple, sont l’un comme l’autre détenteur de l’arme atomique. Bien que ces deux puissances asiatiques antagonistes n’aient jamais ratifié le traité de non prolifération nucléaire, ils bénéficient néanmoins d’une forte coopération nucléaire de la part des Etats-Unis et de la France.
Il en est de même d’Israël, lui aussi non adhérent au traité de non prolifération qui a, lui aussi, bénéficié de la coopération active des Etats occidentaux membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) pour se doter de l‘arme atomique et dont l’arsenal s’élèverait à une centaine d’ogives.
En revanche, les Etats arabes notamment l’Egypte, a dû renoncer à l’option nucléaire sous la pression de Washington en contrepartie d’une aide annuelle d’un milliard de dollars, abandonnant de fait la maîtrise de l’espace stratégique moyen oriental à l’aviation israélienne.

En porte à faux devant leur opinion publique dont ils redouteraient un débordement, l’Egypte et la Jordanie ont été autorisés, fin 2006, dans la perspective de l’épreuve de force irano-américaine, à s’engager dans la production nucléaire à usage civil sous contrôle américain, accumulant ainsi un retard technologique de trente ans sur leur voisin israélien.
La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les états occidentaux eux-mêmes-, mais relèverait aussi d’impératifs militaires sous jacents: le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.

La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de l’administration américaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-orient: le président Bush a en effet promis à Israël, en Août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.
Dans son approche des problèmes du Moyen-orient qu’il souhaite équilibrée, Washington offre ainsi gracieusement des armes à Israël, pourtant déjà doté de la bombe atomique, mais en vend, en revanche, à ses alliés arabes, dont il réclame pourtant avec insistance la coopération pour sortir du bourbier irakien. Cette distorsion de traitement est à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements entre les pays occidentaux et l’ensemble arabo-musulman et sa persistance à l’origine des flambées de violence cycliques anti-occidentales.

Au-delà du nucléaire iranien, La Révolution Islamique Iranienne s’est heurtée dès sa naissance, en 1979, et sous divers prétextes, à l’ostracisme occidental, d’abord via une guerre déclenchée par l’irakien Saddam Hussein encouragé en sous mains par les Américains et les Français, ensuite par l’embargo de fait imposé à son économie, enfin par sa diabolisation permanente, quand bien même les Etats-Unis instrumentalisaient la frange la plus radicale de l’Islam sunnite, «les talibans» afghans, dans leur guerre contre l’Union soviétique en Afghanistan.

Ce bras de fer diplomatico-militaire intervient alors que le Moyen-Orient, déstabilisé par une série de revers militaires américains et israéliens, est à la veille d’échéances diplomatiques capitales: l’élection d’un nouveau président au Liban, à l’automne 2007, la conférence de Paix du Moyen-orient que le Président George Bush en perte de vitesse s’emploie à mettre sur pied, à la mi-novembre, en vue de s’aménager une sortie honorable de l’Histoire, la consolidation du pouvoir politique des régimes arabes sous perfusion permanente américaine, notamment le premier ministre libanais Fouad Siniora, le premier ministre irakien Noury al-Malki, et le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que le premier ministre israélien Ehud Olmert déconsidéré par ses déboires militaires au Liban, en juillet 2006.

3- La position française et l’alarmisme de Bernard Kouchner, «un tiers mondiste, deux tiers mondain»

Dans ce contexte hautement volatile, un homme s’est distingué gravement, Bernard Kouchner, le nouveau ministre français des Affaires étrangères. Aux vertus préventives de la diplomatie, dont il devrait être, es qualité, le parangon, ce médecin urgentiste secouriste des misères du monde parait préférer les avantages d’un bellicisme purificateur, suscitant l’émotion de la communauté diplomatique internationale par des propos alarmistes sur l’Iran le 15 septembre.
De retour d’une visite en Israël, et relayant sans doute les préoccupations de ses interlocuteurs, Bernard Kouchner, ce récidiviste en la matière, partisan auparavant d’une intervention musclée en Irak pour évincer Saddam Hussein, n’a pas écarté l’hypothèse d’une guerre contre l’Iran rejoignant en cela les thèses atlantistes de son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, auteur d’une équation aussi sommaire que rudimentaire «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran», seul dirigeant au Monde d’ailleurs à adopter ouvertement sur ce thème un lexique identique aux Israéliens, désignant Gaza de «Hamastan» et le Hezbollah libanais de «terroriste».
Ce grand bourgeois parisien, -«un tiers mondiste, deux tiers mondain», selon le jugement charitable de ses anciens compagnons de route-, a souvent témoigné de son intérêt pour les minorités ethniques, avec une prédilection pour celles situées dans les zones pétrolifères, le Biafra (Nigéria), le Kurdistan (Irak), le Darfour (Soudan), mais ce transfuge socialiste humanitariste a réussi le tour de force de blanchir, contre toute évidence, la junte birmane de l’accusation d’esclavage des jeunes travailleurs dans un rapport commandité par la firme pétrolière française «Total».
Toute honte bue, il n’a pas hésité, non plus, à revendiquer le bénéfice de la politique menée par son prédécesseur Dominique de Villepin, qu’il couvrait pourtant de sarcasme, ainsi que son nouveau parrain, pour son hostilité à l’invasion américaine de l’Irak.
Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en antre d’ultra-faucons avec la propulsion de Bernard Kouchner à sa tête et la promotion de l’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud, au poste de Directeur des Affaires politiques, celle de son adjoint, Michel Miraillet, ancien deuxième conseiller à Tel-Aviv, au poste de Directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), en charge de la synthèse stratégique quotidienne, celle enfin de Thérèse Delpech, la nouvelle théoricienne de l’«Empire du mal absolu» représenté, selon elle, par le quatuor diabolique: Iran ,Syrie, Hezbollah libanais et Hamas palestinien).
A ce vétéran au comportement néophyte, et à ses collaborateurs d’un néo-conservatisme déconsidéré par ses multiples avatars en Afghanistan et en Irak, une salutaire piqûre de rappel s’impose pour qu’aux rodomontades si égoïstement valorisantes au départ mais coûteuses en fin de compte se substitue la prise en considération des intérêts des divers protagonistes.

4- La sortie de crise

Il est vain et illusoire de compartimenter les problèmes du Moyen-orient, de découpler le conflit d’Irak de celui de la Palestine ou du Liban. Les combats croisés menés par l’Amérique pour le compte d’Israël en Irak et d’Israël pour le compte des Etats-Unis au Liban, de même que le propre combat mené par Israël pour son compte avec le soutien américain contre les Palestiniens relèvent d’une même intrication dont l’élément central demeure la revendication nationale palestinienne à un Etat viable, indépendant et souverain.
Il est tout aussi vain et illusoire de jouer la division des peuples dans l’adversité et d’attiser la rivalité séculaire entre sunnisme et chiite à la faveur des incessants retournements d’alliance américains en Irak. La démarcation majeure contemporaine de l’Orient ne réside pas dans la fallacieuse distinction entre la «modération» présumée des régimes arabes proaméricains sunnites et le «totalitarisme» ou l’«intégrisme» de leurs adversaires chiites.
L’antagonisme n’est pas, dans son aspect primordial, de nature religieux, mais se situe au niveau d’une éthique de gouvernement. En Palestine, le combat de libération contre l’occupation israélienne est mené exclusivement par des Sunnites que cela soit le Fatah ou le Hamas. Mais la différence entre ces deux formations sunnites n’est pas un problème d‘intégrisme religieux mais d’intégrité politique

Un modus vivendi opératoire aussi bien en Irak, qu’au Liban que dans le Golfe visant à une stabilisation de la sphère arabo-musulmane constituerait un prélude à des efforts conjugués non vers la neutralisation de la capacité nucléaire iranienne mais vers la dénucléarisation d’Israël et de l’ensemble du Moyen orient en vue de déblayer la voie à la promotion d’un règlement d’ensemble des problèmes régionaux, en tête desquels le problème palestinien.
Les pays arabes ont dépensé mille cinq cent milliards de dollars dans le domaine de l’armement au cours du dernier quart du vingtième siècle sans se doter ni de la capacité nucléaire, ni de la capacité spatiale ni d’une capacité de projection de force. Plutôt que d’ameuter la planète de leurs jérémiades, ou de se placer dans le sillage de maîtres occidentaux successifs, ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de rétablir la parité stratégique avec Israël et de forcer ainsi le respect des autres pays et du reste du monde.

5- le précédent historique du déploiement occidental de Beyrouth, en 1984

La dernière grande concentration navale au Moyen-Orient, en février 1984, s’est produite avec une participation significative de la France, avec la présence du porte-avions «Clemenceau» et ses avions «super-étendards», avant le rocambolesque feuilleton de son désamiantage, en 2006, et de six bâtiments d’escorte: la frégate «Duquesne», l’escorteur d’escadre «d’Estrée», le bâtiment de soutien logistique «La Rance», un transport de chalands de débarquement (BDC), deux bâtiments de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) 9070 et 0094 et le pétrolier « La Meuse».

Vingt trois ans après, la nouvelle armada américaine se déploie en l’absence de la moindre unité française en accompagnement amical, sauf à dérouter de l’Afghhanistan vers l’Iran l’escadrille aérienne basée au Kandahar en soutien aux opérations militaires américaines au Régime de Kaboul. Le fleuron de la flotte le porte-avions, le «Charles de Gaulle» est en phase de révision, absent du Golfe comme lors de l’intervention américaine en Afghanistan.

Au delà de l’infléchissement géostratégique de la nouvelle diplomatie française, cette évolution, pour bon nombre d’observateurs du Moyen-orient, signe symboliquement la contribution de la France aux affaires du monde, en la confinant à un rôle déclamatoire dont elle devrait user sinon avec sagesse du moins avec parcimonie.

En guise d’épilogue à la démonstration de force occidentale de Beyrouth, en 1984, Américains et Français ont dû subir les affres de la spirale des otages occidentaux au Liban (1984-1988), la vague des attentats de Paris (1986-1987), la guerre des ambassades entre Paris et Téhéran (1987), l’assassinat du Général Rémy Audran, un des responsables de la Direction Générale de l’Armement, le scandale de l’Irangate, la vente clandestine d’armes américaines à l’Iran sous embargo, le scandale Luchaire en France relatif à la vente du matériel de guerre français à l’Iran……La liste n’est pas limitative.

Le reste, connu, se passe de commentaires.

René Naba

Auteur « aux origines de la tragédie arabe » Editions Bachari 2006
« Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français » Harmattan 2002

« Rafic Hariri, un homme d'affaires premier ministre » - Harmattan 2000
« Guerre des ondes, guerre des religions, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen »- Harmattan 1998


Source : Blog René Naba
http://renenaba.blog.fr/...

Jeudi 20 Septembre 2007
Daryoush SALIMIZADEH [daryoush@neuf.fr]

11:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, palestine, syrie, liban, romain, histoire, actualite, guerre, imperialisme, otan, euro-dictatire, usa, iran, presse, silence, barbarie, belgique, israel, irak, afghanistan | |  Imprimer | | |

13/10/2007

09/10/2007: de Michel Collon, journaliste politique belge ...

 -------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Pays basque, Iran, Irak, Cuba, Kosovo, Palestine, retraites, lobby sioniste...
Date: Tue, 9 Oct 2007 13:48:09 +0200
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


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12:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, romain, actualite, presse, silence, collon, politique, cuba, irak, iran, usa, terrorisme, imperialisme | |  Imprimer | | |

03/09/2007

01/09/2007: LA THEORIE DU COMPLOT: Les services secrets américains auraient tenté d’'introduire des explosifs au G8 de Heiligendamm ...

------- Message original --------

Sujet: LA THEORIE DU COMPLOT
Date: Sat, 1 Sep 2007 20:23:29 +0200 (CEST)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Les services secrets américains auraient tenté d’'introduire des explosifs au G8 de Heiligendamm
 
 
Selon les agences de presse Deutsche Presse-Agentur et Agenzia Giornalistica Italia, la police allemande a surpris des membres des services secrets américains en train d’essayer de faire passer des explosifs à travers un point de contrôle du sommet du G8 à Heiligendamm. Étrangement, l'’incident n’'a été rapporté par aucun grand média de langue française ou anglaise.
Les services secrets américains pris en flagrant délit
Selon deux dépêches des agences de presse Deutsche Presse-Agentur et Agenzia Giornalistica Italia, toutes deux datées du 7 juin 2007, des agents des services secrets américains ont tenté de faire passer une petite quantité d’explosif militaire de type C4 à travers un point de contrôle du sommet du G8 à Heiligendamm. L’'explosif, dissimulé dans une valise à bord d’'une voiture, a été découvert quand les appareils de détection de la police allemande ont sonné l'’alarme. Les passagers du véhicule, habillés en civil, se sont alors identifiés comme étant des membres des services secrets américains. Interrogée par la Deutsche Presse-Agentur, la police allemande a refusé de commenter l’'incident.
 
Un silence médiatique déconcertant
 
L’'information a été discrètement rapportée par quelques journaux allemands, dont le Financial Times Deutschland et le Süddeutsche Zeitung. Par contre, aucun grand média francophone ou anglophone n’'a jugé utile de nous informer de l’'incident.
Un tel silence médiatique est déconcertant. Difficile en effet de croire qu’'aucun de ces grands médias n’'ait eu vent de l’'incident alors que celui-ci a fait l’'objet de deux dépêches de presse reprises par plusieurs journaux allemands. Quant à imaginer que les rédactions aient délibérément choisi de ne pas mentionner l’'incident de peur d'’ennuyer leur public, cela ne semble guère plus vraisemblable.
 
Que cherchaient les services secrets américains ?
 
Les dépêches des deux agences de presse indiquent que les services secrets américains cherchaient à tester les contrôles de la police allemande. Les journaux allemands ayant rapporté l'’incident ont repris cette explication.
Cependant, plusieurs sites d’'information sur Internet, dont notamment le Réseau Voltaire de Thierry Meyssan, ont émis une autre hypothèse : les services secrets américains préparaient un attentat dans le cadre d'’une opération false flag.
Cette seconde hypothèse est plus surprenante, mais pas pour autant absurde si l'’on tient compte d'’autres faits (présentés ci-dessous) dont les grands médias ont, là encore, curieusement oublié de nous informer.
Mais commençons par voir ce qu'’est une opération false flag.
 
Les opérations false flag, une technique éprouvée
 
Une opération false flag (traduction littérale : « opération faux drapeau ») peut être définie comme une opération secrète organisée par les services secrets d'’un pays dans le but de produire un événement traumatisant (attentat terroriste, incident de frontière, etc.) qui sera attribué à un pays ou à une organisation adverse afin de mobiliser l'’opinion publique contre ce pays ou cette organisation.
Ces opérations servent généralement à prendre le pouvoir par la force ou à déclencher des guerres sous couvert de légitime défense. Les exemples historiques d’'opérations false flag les plus connus attestent de la redoutable efficacité de cette technique pour manipuler les populations. On peut citer notamment :
 
   en 1933L'’incendie du Reichtag, commis par les nazis d’Hitler mais attribué aux communistes, qui justifia l’'arrestation des communistes, la suspension des libertés individuelles des citoyens allemands et permit au NSDAP l'’accaparement quasi absolu du pouvoir.
    
   L’'incident de Gleiwitz en 1939, monté de toutes pièces par les nazis pour servir de prétexte à l'’invasion de la Pologne par Hitler.
    
   L’'incident de Mukdenen 1931, planifié par les Japonais qui accusèrent les Chinois d’'avoir perpétré l’'attentat, donnant ainsi le prétexte à l'’invasion immédiate du sud de la Mandchourie par les troupes japonaises.
    
   L’'opération Northwoods en 1962, qui consistait notamment en l'’organisation d'’une série d’'attentats contre les États-Unis par l’'état-major interarmées américain lui-même, de manière à en imputer la responsabilité au régime cubain. Le but était de justifier aux yeux de l'’opinion américaine une intervention des forces armées américaines contre Cuba et d'’obtenir l’'appui diplomatique, voire militaire, des nations occidentales. L’'opération Northwoods, révélée par des documents officiels déclassifiés en 1997, ne fut jamais mis en œoeuvre car le président J.F. Kennedy s'’y opposa.
    
  Plus récemment, selon plusieurs transfuges du FSB (successeur du KGB) dont le fameux Alexander Litvinenko empoisonné au polonium 210 en 2006, la série d’attentats dans la région de Moscou qui, pendant deux semaines en 1999, détruisit plusieurs immeubles d’'habitation faisant près de 300 morts serait une opération false flag qui aurait été organisée par les services secrets russes. Opération false flag ou pas, cette vague d’'attentats attribués aux Tchétchènes traumatisa la population russe et servit de prétexte au déclenchement de la seconde guerre de Tchétchénie. Le précédent de l'’opération Northwoods
Dans cette liste, il est intéressant de noter que l'’opération Northwoods (heureusement jamais exécutée) prévoyait l'’organisation par les services secrets américains d’'attentats sur le sol des États-Unis, à Miami, dans d’'autres villes de Floride et à Washington.
De quoi faire réfléchir tous ceux qui tiennent de tels agissements pour impossibles dans une démocratie !
 
Le 11 septembre 2001 : la plus grande opération false flag de l’Histoire ?
 
Ce qui suit va vous surprendre si vous vous informez exclusivement auprès des grands médias, car ceux-ci ont passé ces informations sous silence.
Pourtant, tous les faits mentionnés ci-dessous sont authentiques et vérifiables.
 
Savez-vous par exemple que :
 
 
   Nombre de ces personnalités affirment ouvertement que les faits matériels prouvent que ce ne sont pas les deux avions qui ont fait s’'effondrer les trois tours (les tours jumelles et le bâtiment 7) du World Trade Center mais des explosifs placés à l'’avance à différents étages jusque dans les sous-sols de ces tours (ce qui n’a pu être organisé et réalisé qu'’avec la complicité des services secrets américains et de l'’administration Bush).
    
   Selon un sondage réalisé par l’Institut Zogby aux États-Unis du 12 au 16 mai 2006, 42% des américains croient que le gouvernement des États-Unis et sa commission d’'enquête sur le 11-septembre ont tenu cachées ou refusé d'’étudier des preuves cruciales contredisant leur explication officielle des attaques du 11-septembre. Savez-vous que les fait matériels suivants (il y a en beaucoup d'’autres) contredisent la version officielle :
    
   De multiples explosions se sont produites à différents étages des tours jumelles du World Trade Center, et ce jusque dans les sous-sols (bien documentées notamment grâce aux enregistrements vidéos et audios réalisés en direct le 11-septembre, aux enregistrements des communications radios des pompiers présents dans les tours et aux témoignages des survivants).
    
   Les tours jumelles et le bâtiment 7 se sont effondrés à une vitesse très proche de celle de la chute libre (vitesse mesurée sur les vidéos), c’'est-à-dire quasiment sans résistance, malgré les nombreuses colonnes d’'acier qui les soutenaient. Autrement dit, les trois bâtiments se sont effondrés à peu près à la même vitesse que si toutes leurs colonnes s'’étaient instantanément volatilisées, ce qui est physiquement impossible.
    
   La température des feux dans les trois bâtiments était insuffisante pour provoquer la rupture des colonnes d'’acier.
    
   Jamais un immeuble à structure d’'acier ne s’était complètement effondré à la suite d'’un incendie avant le 11 septembre 2001. Pourtant ce jour-là, trois tours à structure d'’acier se sont effondrées à des vitesses proches de la chute libre, dont le bâtiment 7 qui n'’avait été heurté par aucun avion et ne présentait que quelques feux isolés.
    
   Le déroulement de l’'effondrement des tours jumelles (visible sur les vidéos filmées le 11-septembre) viole les principes de conservation de l'’énergie et de conservation de la quantité de mouvement, deux principes de base de la physique, en l'’absence d’'un apport d'’énergie dû à des explosifs placés dans les tours (voir l’analyse du professeur Steven Jones et l’interview du professeur Crockett Grabbe).
    
   Il n’'existe toujours aucune explication officielle pour l'’effondrement du bâtiment 7.
    
   Plusieurs vidéos filmées le 11 septembre prouvent que des personnes savaient à l’'avance que les tours jumelles et le bâtiment 7 allaient s’'effondrer (voir par exemple .cette vidéo)
    
  D’'éminents scientifiques spécialisés en physique (par exemple les professeurs américains Steven Jones et Crockett Grabbe)ou en dynamique de la structure des bâtiments (par exemple les professeurs suisses Hugo Bachmann et Jörg Schneider), ainsi que des experts en démolitions contrôlées (par exemple l'’expert néerlandais Danny Jowenko : voir la vidéo sous-titrée en français) affirment que le bâtiment 7 a clairement fait l’'objet d’'une démolition contrôlée.
L'’effondrement du bâtiment 7 du World Trade Center (immeuble de 47 étages et de 174 m de haut) est sans doute le talon d’'Achille de la version officielle du 11-septembre. L’'endroit où chacun, même sans formation scientifique, peut se rendre compte de l'’évidence, à savoir que le bâtiment 7 a fait l'’objet d’'une démolition contrôlée. Or, il était physiquement impossible de placer les explosifs, détonateurs et télécommandes nécessaires à cette démolition contrôlée dans le court laps de temps (7 heures) entre l'’effondrement de la seconde tour et celui du bâtiment 7 (effondré à 17h20, heure locale), d'’autant qu’'il y avait encore des feux isolés à plusieurs étages. Là-dessus, l'’expert néerlandais Danny Jowenko est formel : c'’était impossible (voir la vidéo sous-titrée en français). Alors, la seule possibilité restante est que les explosifs ont été placés dans le bâtiment 7 avant le 11 septembre 2001. Ce qui signifie que le gouvernement et la commission officielle ont menti. Et, s'’il y avait des explosifs dans le bâtiment 7 et qu’'on nous l’a caché, pourquoi n'’y en aurait-il pas eu aussi dans les tours jumelles ?
Comme vous voyez, le bâtiment 7 est probablement la clé pour faire éclater la vérité. Pas étonnant dans ces conditions que la commission officielle d’'enquête sur le 11-septembre ne mentionne même pas le bâtiment 7 dans son rapport final. Quant aux médias américains (pour les Européens ce n'’est guère mieux : voir par exemple cet article sur AgoraVox), ils ont tellement bien évité de parler du bâtiment 7 que, selon un sondage de Zogby International réalisé du 12-16 mai 2006, 43 % des Américains ne savaient même pas qu'’un troisième bâtiment s’'était effondré à New York le 11 septembre 2001 !
Pour en savoir plus sur le faits (notamment ceux ci-dessus) qui contredisent la version officielle du 11-septembre, les documents suivants, gratuitement accessibles sur Internet, sont particulièrement recommandés :
  L'’excellent site Reopen911.info (en français).
  Le film 911 Mysteries (sous-titré en français - durée 1 h 30) consacré à l'’effondrement des trois tours du World Trade Center.
  Le film Loose change 2 (sous-titré en français - durée 1 h 20).
  L’'étude scientifique « Réexaminer le 11/09/2001 - En appliquant la méthode scientifique » du Professeur américain de physique Steven Jones (l’original est en anglais)
Comme vous le voyez, il existe de bonnes raisons de penser, comme de nombreux américains, que les attentats du 11 septembre 2001 sont une gigantesque opération false flag ayant servi, d’'une part, à fortement réduire les libertés civiles des citoyens américains et à donner des pouvoirs d'’exception au président (USA Patriot Act), d'’autre part, à justifier les guerres d’'Afghanistan et d'’Irak.
 
Les médias et le 11 septembre 2001
 
Mais alors, comment expliquer qu’un tel silence médiatique pèse sur le mouvement de contestation de la version officielle du 11 septembre ? Pourquoi les journalistes ne font-ils pas leur travail d'’investigation ?
Ce silence est vraisemblablement lié à l'’énormité de l'’affaire. Ce qui n’'excuse pas pour autant les médias et les journalistes. Ce témoignage vidéo de Karl Zéro sur les raisons de cette chape de plomb médiatique autour du 11-septembre est particulièrement édifiant.
Sachez quand même que dans d’autres pays les médias ont bien mieux fait leur travail. En Norvège par exemple, l’édition norvégienne du Monde diplomatique a publié dans son numéro de juillet 2006 un dossier sur les attentats du 11-septembre concluant qu'’ils sont le fruit d’'un complot intérieur américain. L’'affaire ayant fait grand bruit, les grands médias écrits et audiovisuels de Norvège ont publié leurs propres enquêtes, soit acceptant le doute, soit arrivant à la même conclusion.
Qu’'attendent donc l'’édition française du Monde diplomatique, le quotidien Le Monde et les autres média français pour en faire autant ?
 
Les lettres piégées à la maladie du charbon ("anthrax") de l’'après 11-septembre : encore une opération false flag ?
 
Les médias n’'en parlent plus depuis longtemps, tout le monde semble l'’avoir oublié, l'’enquête du FBI s'’est enlisé, mais rappelez-vous, le 18 septembre 2001, une semaine à peine après le 11 septembre 2001, des lettres piégées au bacille du charbon commençaient à circuler à travers les États-Unis.
Les cinq premières lettres furent adressées à des journaux et des chaînes de télévision à New York et à Boca-Raton en Floride. Les deux suivantes, contenant des doses mortelles du bacille, visèrent deux sénateurs : Thomas A. Daschle, le président du groupe démocrate majoritaire au Sénat, et Patrick J. Leahy, le président démocrate du comité judiciaire du Sénat. Toutes les lettres contenaient une note sur laquelle figurait entre autre l’inscription « DEATH TO AMERICA. DEATH TO ISRAEL. ALLAH IS GREAT. » En tout, 22 personnes furent infectées et cinq en moururent. Le ou les coupables courent toujours.
L’'enquête bâclée du FBI a quand même montré par analyse ADN que les bacilles de toutes les lettres provenaient sans aucun doute d’une souche unique développée au laboratoire militaire américain de Fort Detrick, Maryland (pour plus d’information sur les lettres piégées et sur l’enquête du FBI, voir ce documentaire sur le History Channel). Par ailleurs, dans les deux dernières lettres adressées aux deux sénateurs démocrates, les spores du bacille formaient une poudre remarquablement fine, d’'une qualité militaire extrêmement difficile à obtenir. Environ 25 à 50 scientifiques avaient accès à cette souche. Le FBI a un temps soupçonné un chercheur, avant d'’abandonner faute de preuves. Difficile d’'ailleurs d'’obtenir des preuves, étant donné que la souche d’'origine du bacille conservée dans le laboratoire militaire de Fort Detrick avait été détruite les 10 et 11 octobre 2001 avec l'’autorisation du FBI !
Selon toute vraisemblance, cette vague d’'attaques au bacille du charbon, qui créa une véritable psychose dans la population américaine se superposant et prolongeant celle causée par le 11-septembre, n’'avait donc rien à voir avec Bin Laden ou des terroristes islamistes. La source en était certainement américaine, proche des laboratoires militaires développant des armes biologiques. Les inscriptions « DEATH TO AMERICA. DEATH TO ISRAEL. ALLAH IS GREAT » visaient donc à faire porter le chapeau au terrorisme islamique. Autrement dit, il s’'agissait d'’une opération false flag.
Combien de médias de part et d'’autre de l'’Atlantique nous ont informés de cette conclusion ? Bien peu, semble-t-il, ou alors discrètement.
Mais à quoi aurait donc servi cette opération false flag juste après le 11-septembre ?
 
D’'abord, il convient de noter un fait important : ce sont des parlementaires démocrates, c'’est-à-dire de l’'opposition, qui ont reçu des lettres piégées alors que G.W. Bush était le président des États-Unis. Ensuite, les deux démocrates en question n’'étaient pas n'’importe qui. Ils étaient les deux parlementaires démocrates qui pouvaient le plus s’'opposer au vote du fameux USA Patriot Act, l'’un comme leader du groupe démocrate au Sénat, l'’autre comme président de la commission judiciaire du même Sénat. Or justement, à y regarder de plus près, il se trouve des coïncidences chronologiques étonnantes entre les attaques par lettres piégées et la naissance difficile du Patriot Act. Voyez par vous-même (pour une chronologie plus détaillée, voir ici) :
16 sept. : un projet de loi antiterroriste est proposé.
18 sept. : les deux premières lettres piégées sont envoyées à des journalistes.
2 oct. : le projet de loi antiterroriste USA Patriot Act est présenté au Congrès américain.
3 oct. : le leader de la majorité démocrate au Sénat, Thomas A. Daschle, annonce qu'’il doute que le Sénat puisse voter sur le projet de loi avant la semaine suivante comme le demandait le gouvernement Bush. Le ministre de la Justice, John A. Ashcroft, accuse le Sénat démocrate de traîner les pieds.
4 oct. : le président du comité judiciaire du Sénat, le démocrate Patrick J. Leahy, accuse le gouvernement de revenir sur un accord concernant la loi antiterroriste. Certains mettent en garde que « les législateurs sont en train de laisser passer des dispositions anticonstitutionnelles dans leur empressement à suivre le calendrier imposé par le gouvernement ».
5 au 9 oct. : la presse fait état de difficultés dans l'’examen du Patriot Act. Le 8 octobre, le Washington Post rapporte que le « Congrès a perdu une partie de l’'unité induite par le choc des attaques du 11-septembre ».
9 oct. : deux lettres piégées identiques sont postées, visant les sénateurs Daschle et Leahy.
10 et 11 oct. : la souche originale du bacille du charbon des lettres piégées est détruite au laboratoire militaire de Fort Detrick avec l'’autorisation du FBI.
11 oct. : l'’examen du Patriot Act commence au Sénat et à la Chambre des représentants.
15 oct. : le bureau du sénateur Daschle ouvre la lettre piégée. Celle du Sénateur Leahy est déroutée par erreur vers la Virginie.
16 oct. : le bâtiment hébergeant les bureaux du Sénat est évacué et fermé.
17 oct. : la Chambre des représentants est évacuée et fermée. 28 employés sont testés positivement au bacille du charbon.
24 oct. : la Chambre des Représentants vote la version finale du Patriot Act.
25 oct. : le sénateur Daschle accepte que le Patriot Act ait une durée de vie de quatre ans renouvelables, au lieu des deux ans non renouvelables qu'’il défendait précédemment.
26 oct. : le Sénat vote la version finale du Patriot Act.
26 oct. : le président Bush signe l'’USA Patriot Act dont la constitutionnalité est douteuse.
27 oct. : la Cour uprême des États-Unis est évacuée et fermée pour cause d’'alerte au bacille du charbon.
28 oct. et au-delà : plus aucune attaque au bacille du charbon.
À la lumière de ce qui précède, il ne faut pas être grand clerc pour se demander si la vague de lettres piégées au bacille du charbon était une opération false flag servant à favoriser le passage en force de l’'USA Patriot Act, une loi constitutionnellement douteuse qui a fortement réduit les libertés individuelles des citoyens américains et conféré au président Bush et aux services secrets des pouvoirs exceptionnels.
 
La détermination des "néo-cons" à attaquer l'’Iran
 
Alors que la plupart des observateurs, y compris conservateurs, admettent que la guerre en Irak est perdue, il est un secret de polichinelle à Washington que les bellicistes "néo-cons", Dick Cheney en tête, sont déterminés à bombarder l’'Iran, avec des bombes nucléaires tactiques si nécessaire (voir par exemple la traduction sur AgoraVox d’'un article de Paul Craig Roberts, ancien directeur de cabinet du ministre des Finances sous l'’administration Reagan).
La population américaine, par contre, échaudée par le bourbier irakien, est certainement moins enthousiaste à l’'idée d’'attaquer l'’Iran. Mais une provocation flagrante de l’'Iran pourrait changer cela.
 
L’'avertissement de Zbigniew Brzezinski devant la Commission des affaires étrangères du Sénat
 
Auditionné le 1er février 2007 par la Commission des affaires étrangères du Sénat, l'’ancien conseiller national de sécurité Zbigniew Brzezinski (l'’équivalent démocrate de Henri Kissinger) a lu une déclaration dont il avait soigneusement pesé les termes (la vidéo de l’'audition peut être vue ici et une traduction en français là).
À l'’exception du Washington Note et du Financial Times, les grands médias ont décidé de ne pas rapporter les propos de Zbigniew Brzezinski (vous pouvez le vérifier pour les médias anglais ici et français là), alors que l’'audition de Henri Kissinger devant la même commission la veille avait été largement couverte par les médias.
Devant la commission, Brzezinski a déclaré : « Un scénario possible pour un affrontement militaire avec l'’Iran implique que l'’échec irakien atteigne les limites américaines ; suivi par des accusations américaines rendant l’'Iran responsable de cet échec ; puis, par quelques provocations en Irak ou un acte terroriste sur le sol américain dont l'’Iran serait rendu responsable. Ceci pourrait culminer avec une action militaire américaine "défensive" contre l'’Iran qui plongerait une Amérique isolée dans un profond bourbier englobant finalement l'’Iran, l'’Irak, l’'Afghanistan et le Pakistan. »
Vous avez bien lu : Brzezinski a évoqué la possible organisation par l'’administration Bush d'’un attentat sur le sol des États-Unis qui serait faussement attribué à l’'Iran pour provoquer une guerre.
Autrement dit, une opération false flag.
Ce pourrait-il qu’'une telle opération ait été déjouée par la police allemande au sommet du G8 de Heiligendamm ? Par exemple, une tentative d'’attentat contre Bush ou d’'autres chefs d’'État du G8, attribuée à l’'Iran. À moins qu’elle n'’eut été attribuée aux manifestants altermondialistes afin de les diaboliser, une autre hypothèse envisageable.
 
Conclusion
 
Comme vous pouvez le constater, le silence médiatique concernant l’'incident du sommet du G8 de Heiligendamm n’'était pas un cas isolé. Cela fait beaucoup d'’informations importantes dont les grands médias semblent avoir oublié de nous informer, notamment concernant le 11 septembre 2001.
Il est grand temps que les médias fassent leur travail et jouent enfin leur rôle de contre-pouvoir. Ce serait d’'ailleurs dans leur intérêt bien pensé, car si la vérité sur le 11-septembre devait surgir au grand jour grâce à un mouvement citoyen organisé par Internet (ce qui semble inéluctable vu la dynamique du mouvement), sans que les grands médias n’'aient mené la moindre enquête sérieuse sur le sujet, il ne fait guère de doute que leur réputation et leur crédibilité n'’y survivraient pas.
Même s'’il semble inéluctable que les citoyens prennent tôt ou tard conscience des absurdités de la version officielle du 11-septembre, il est essentiel que cela se matérialise avant qu’'il ne soit trop tard, c'’est-à-dire avant qu’'un nouveau 11-septembre (réel ou sous la forme d’une opération false flag) ne se produise.
En effet, dans un entretien publié dans l’'édition de nov.-déc. 2003 du magazine américain Cigar Aficionado rapporté dans un article du magazine américain Newsmax (daté du 21 novembre 2003) intitulé « Gen. Franks Doubts Constitution Will Survive WMD Attack », le général Tommy Franks, commandant en chef des forces américaines lors des invasions de l'’Afghanistan et de l'’Irak, n'’a pas fait de mystère sur ce qui se passerait dans une telle situation. Il a déclaré que « si, les États-Unis sont attaqués avec une arme de destruction massive faisant de nombreuses victimes, la Constitution sera probablement écartée pour une forme militaire de gouvernement ».
Les médias et les journalistes auront-ils le courage de faire sortir la vérité sur le 11-septembre avant d'’en arriver là ?

21:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, actualite, histoire, politique, usa, imperialisme, belgique, romain, courcelles, terrorisme, fascisme, capitalisme, guerre, barbarie, europe, euro-dictature, presse | |  Imprimer | | |

13/08/2007

10/08/2007: De l'’aide à la collaboration ou comment le parti de la guerre mondiale embrigade les ONG pour la guerre ...



-------- Message original --------

Sujet: Fw: De l'aide à la collaboration ou comment le parti de la guerre mondiale embrigade les ONG pour la guerre
Date: Fri, 10 Aug 2007 09:59:53 +0200
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



De l'’aide à la collaboration ou comment le parti de la guerre mondiale embrigade les ONG pour la guerre

AUTEUR:   german-foreign-policy.com
Traduit par  Horizons et Débats


Le gouvernement de Berlin a utilisé sa présidence du Conseil européen, qui s’'est terminée le 30 juin, pour intégrer les ONG dans la politique militaire européenne. Cela ressort des documents de travail du ministère des Affaires étrangères et de la Fondation Bertelsmann. Les ONG (les organisations non gouvernementales) sont associées aux services de l'’État par des subventions; le but est de faire accompagner les opérations militaires à l’'étranger par de l'’aide civile et humanitaire. Le résultat en est que la distinction entre les forces militaires d'’occupation et les secouristes non militaires est effacée. Des critiques y voient une raison des attaques croissantes contre les collaborateurs des ONG humanitaires dans les territoires occupés par les troupes occidentales, qui se terminent toujours plus souvent par la mort – 83 fois l’'an dernier. Berlin et Bruxelles utilisent le danger croissant que courent les ONG pour les faire participer à un «système mondial d'’information pour la sécurité». Il servirait à mettre systématiquement les informations captées par des civils à disposition de l’'armée. Les représentants de grandes ONG critiquent de manière acerbe leur instrumentalisation par des gouvernements.

La priorité

L’'intégration d'’ONG dans la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) est de première priorité pour Berlin, apprend-on dans un document du ministère des Affaires étrangères qui informe sur les conférences, sur la coopération des institutions de l’'UE et des organisations non gouvernementales. Pendant la présidence allemande, ont eu lieu à Bruxelles cinq rencontres lors desquelles des services de l’'UE ont discuté avec des experts de terrain des ONG («field experts») comment leurs organisations pourraient être intégrées le plus tôt possible dans le planning et la réalisation de missions PESD. Entre temps, Bruxelles entretient un comité spécial pour le rattachement institutionnalisé des ONG («Committee for the Civilian Aspects of Crisis Management – Civ-Com»). Il a le devoir d’'analyser les «aspects civils» de «la gestion des crises» militaires.1

Les instruments

Un rôle décisif est destiné aux ONG europé­ennes pour la création et la transformation de la police et la justice dans les territoires actuels et futurs d’'intervention de l'’UE. En tant que «Global player» (acteur mondial), Bruxelles disposerait d’'une multitude d'’instruments en matière de politique, de développement et de sécurité («political, developmental and security tools») pour «réformer le secteur de la sécurité» au sein des États concernés, peut-on apprendre lors d'’un congrès organisé par le ministère des Affaires étrangères et la Fondation Bertelsmann («Partners in Conflict Prevention and Crisis Management: EU and NGO Cooperation»). Les ONG doivent coopérer aux mesures par la formation du personnel («training») et la formation de la conscience publique («awareness-raising»); car c’'est uniquement ainsi que des autorités judiciaires et policières «fiables» («Transitional Justice») peuvent être créées.2

L’'expérience

Parmi les sujets principaux traités lors de ce congrès de Berlin se trouvaient ainsi les missions policières de l'’UE en Afghanistan, au Kosovo, en République démocratique du Congo, en Palestine et en Bosnie-herzégovine. Les ONG participantes, dont Swisspeace et Amnesty international, ont d’abord été «informées» de l’'«utilité» des interventions de l'’UE par des représentants du ministère des Affaires étrangères et du European Peacebuilding Liaison Office (EPLO), qui est une plate-forme européenne d’'ONG. Puis les représentants des ONG ont eu l'’occasion de transmettre aux organisateurs du congrès leurs connaissances des États nommés et des situations spécifiques de conflits qui y règnent («conflict settings»). Selon les organisateurs, on assure – par la sélection ciblée et la préparation des représentants des ONG – une importance maximale aux informations transmises. L'’utilisation des connaissances des ONG, qui peuvent espérer une franchise inconditionnelle de la part de la population dans les territoires occupés, compte parmi les éléments les plus importants de cette collaboration. C'’est pourquoi les représentants des ONG étaient aussi invités à une autre conférence internationale (titre: «Paix et justice») que le ministère des Affaires étrangères a organisé début juillet pour traiter notamment de «la réforme du secteur de la sécurité». Le critère pour la sélection des ONG était «l'’importance de leurs connaissances».3

Les informateurs

Aujourd’hui déjà, de nombreuses ONG sont des informateurs directs pour les opérations militaires. Elles entrent les données sur la situation actuelle de sécurité, récoltées dans des régions d’'intervention à l’'étranger, dans le système électronique «Safety Information Reporting Service» (SIRS). La banque de données a été développée par les groupes leaders de logiciels (Microsoft, Yahoo) à la demande de la «Crisis Management Initiative» (CMI) de l'’émissaire spécial de ONU pour le Kosovo, Martti Ahtisaari. Cette banque de données est ouverte aux ONG et aux militaires depuis 2005.4

Utilisation à long terme

Le ministère des Affaires étrangères et la Fondation Bertelsmann exigent que l'’UE, par la mise à disposition de moyens financiers, crée des capacités utilisables à long terme chez les ONG dont elle elle est l'’un des financeurs les plus importants. Aussi faut-il désigner des «officiers de liaison pour ONG» au sein de la Commission européenne pour pouvoir – lors d’opérations militaires – profiter à tout moment des connaissances des informateurs non-gouvernementaux. En outre, les ONG doivent aussi être recensées et évaluées à l’'aide de critères d’'utilité gouvernementale («mapping and ranking») pour garantir dans tout scénario d’'intervention imaginable le choix du «meilleur partenaire».5

Complémentaire à l'’armée

Selon le jugement de Pierre Micheletti, directeur de l’'organisation humanitaire internationale Médecins du Monde, la dépendance des moyens financiers de l'’UE amène actuellement déjà beaucoup d’ONG à «participer à des programmes qui les transforment en véritables prestataires de services, pour ainsi dire stratégiquement complémentaires à l'’armée». Par la suite, les ONG sont identifiées aux troupes d'’intervention de leurs pays d’'origine et déclarées comme cible militaire légitime par les opposants à l'’occupation. En 2006, cela a coûté la vie à 83 humanitaires – selon Micheletti ce nombre correspond «au triple du nombre des soldats tués lors de missions de paix de l'’ONU». Le directeur de Médecins du Monde met instamment en garde contre «la constante apparition en commun de soldats et d'’humanitaires» qui change de façon définitive et irrévocable l'’image des ONG: «Si le chevauchement […] des intérêts et des apparences s’'enracinent dans la perception publique, toute la logique de l'’aide «sans frontières» serait remise en question»6 – les humanitaires deviennent des collabos.  

Notes

1    European Peacebuilding Liaison Office/Crisis Management Initiative/Bertelsmann-Stiftung: Partners in Conflict Prevention and Crisis Management. EU and NGO Cooperation. Federal Foreign Office, Berlin 20–21/6/07. Conference Background Papers
2    ibid.
3    International Conference «Building a Future on Peace and Justice», Nuremberg 25– 27/6/07;
www.peace-justice-conference.info
4    Crisis Management Initiative: Launching SIRS: The Safety Information Reporting Service.
Conference on Crisis Management and Information Technology, Saint Paul de Vence 11– 14/12/05. Conference Report
5    European Peacebuilding Liaison Office/Crisis Management Initiative/Bertelsmann-Stiftung, loc. cit.
6    Pierre Micheletti: Schutzlose Helfer; Le monde diplomatique du 8/6/07







Source : www.german-foreign-policy.com  

Article original publié le 1er juillet 2007

Sur l’auteur


Traduction : Horizons et Débats, n° 28, 24 juillet 2007

Horizons et débats est un partenaire de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’'intégrité et d'’en mentionner l'’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3463&lg=fr

22:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, capitalisme, imperialisme, guerre, colonialisme, actualite, presse, politique, histoire, courcelles, romain, silence, usa, sionisme, palestine, irak, afghanistan | |  Imprimer | | |

08/08/2007

06/08/2007: Le site Internet de Silvia Cattori ...

 -------- Message original --------
Sujet: Le site Internet de Silvia Cattori
Date: Mon, 6 Aug 2007 15:51:06 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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La journaliste suisse Silvia Cattori vient de créer son propre site Internet en plusieurs langues :
Vous pouvez le visiter en cliquant sur : www.silviacattori.net
Son site, encore en construction, ne contient qu’'une petite partie des articles qu'elle a écrits, entre 2002 et 2007, sur les crimes d'Israël contre le peuple palestinien.
Vous trouverez ci-dessous sa lettre d'introduction à son site.
Félicitations Silvia!
Antonio Artuso et Agustín Prieto
Swiss journalist Silvia Cattori has just created her own web site in many languages.

You can visit it by clicking on: www.silviacattori.net
Her site, still under construction, only contains a small part of the articles she wrote between 2002 and 2007, on the crimes perpetrated by Israël against the Palestinian people.
You will find below her letter introducing her web site.  It is still only in French, but it will be translated.
Congratulations Silvia!
Antonio Artuso and Agustín Prieto
Feed-back
À mes lecteurs
juillet 2007
Il n’'y a sur ce site, encore en construction, qu’'une petite partie des écrits que j'’ai consacrés –entre 2002 et 2007- à l’'écrasement de la Palestine. Les textes manquants seront affichés progressivement.
Ces écrits sont l'’expression de la souffrance dont je suis témoin. La souffrance d’'un peuple frappé par une immense injustice. Victime - non reconnue - d'’un Etat qui peut perpétrer impunément des exactions, grâce, notamment, au soutien d’'organisations juives qui, depuis 60 ans, désinforment l’'opinion, manipulent les faits, dénigrent les Arabes et les musulmans, vilipendent les journalistes et les témoins qui disent des vérités cachées sur Israël, ou encore, interviennent auprès des médias et des politiciens pour faire taire les critiques.
Plus j’'avance, plus je constate avec amertume qu’'il y a deux mondes séparés qui regardent la même chose mais ne la voient pas avec les mêmes yeux.
D’'un côté, des gens simples, humbles, dotés d’une conscience et qui, voyant des armées détruire des pays et des peuples entiers -en Irak en Palestine, en Afghanistan- sont bouleversés et rejettent ces politiques d’'agression.
De l’'autre, des autorités cyniques - mais aussi des simples citoyens jetés dans la confusion - asservies à Israël et aux Etats-Unis - qui n’'entendent pas la voix de la conscience, qui semblent s’'accommoder de ces guerres cruelles et être indifférentes aux souffrances qu’'elles génèrent.
Aux pires moments de découragement, c’'est au contact des victimes - que j'’étais pourtant impuissante à secourir - que j’ai trouvé des êtres qui ont su me réconcilier avec le monde.
Nous avons le devoir de témoigner, nous avons l’'obligation de dire non aux crimes commis par des armées contre des gens sans défense.
Internet, malgré ses faiblesses, est pour le moment, un lieu où les protestations peuvent s'’exprimer et trouver un large écho. Un espace qui permet, à ceux qui sont solidaires des victimes, de dévoiler des vérités que les médias de grande diffusion ignorent ; et qui nous offre la joie de découvrir des trésors insoupçonnés.
Ainsi, au cours des dernières années de guerre illégales, nous avons vu apparaître, tout au travers des continents, des gens sincères et désintéressés, qui par le biais d’'Internet, se sont mis à agir, à diffuser des informations, à écrire, à traduire des articles, à créér des réseaux, pour dire non à l’'ensauvagement du monde.
Je tiens à remercier, Monica, Marcel, Alaa, Anis, Robert, Beatriz, Patrizia, Claudine, Eric, Juan, Marie, Gyorgia, Agustin, Jean, Jean-Pierre, Abboud, Henri, Antonio, pour leur constant et indéfectible dévouement.
Silvia Cattori
Je suis très touchée, chaque fois que je découvre que des gens, inconnus de moi, consacrent du temps à traduire l’'un ou l’'autre de mes textes. Je tiens à leur dire ma reconnaissance.
Toutefois, je ne suis pas en mesure de vérifier l’'exactitude de ces traductions. Si des lecteurs devaient y voir, dans leur langue maternelle, des anomalies, je leur serais reconnaissante de me les signaler.

----- Original Message -----
From: sc
Sent: Monday, August 06, 2007 10:51 AM
Subject: site en ligne

 
www.silviacattori.net
 
Amicalement
Silvia Cattori

 

18:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, romain, palestine, guerre, imperialisme, democratie, liberte, presse, politique, silence, sionisme, usa, belgique | |  Imprimer | | |

31/07/2007

22/07/2007: Au Congo, bat le coeur de l'Afrique ...

  Convergence des Causes -
Au Congo, bat le coeur de l'Afrique


22-07-2007
Nous ne somme pas si éloignés des moeurs de la fin du dix neuvième
siècle lorsque le roi des Belges Léopold II s'était approprié le Congo
après la Conférence du partage de l'Afrique à Berlin en 1885. Le bon
roi avec l'appui des États-Unis d'Amérique a assuré l'exploitation
minière au moyen d'un véritable génocide, des dizaines de milliers de
mutilations, mains coupées, des viols systématiques.

Le sergent Mobutu n'avait pu devenir chef de l'État en 1965 qu'après
l'assassinat concerté entre Belges et Étasuniens et le renfort exécutif
de troupes onusiennes du leader de l'Indépendance Patrice Lumumba trop
indocile et indépendant en janvier 1961. Sous le règne dictatorial du
Léopard de l'Afrique, la dette du Congo est passée de 30 millions de
dollars en 1965 à 13 milliards en 1998, en même temps que sa fortune
personnelle a explosé. Après la guerre de Libération menée avec le
Rwanda, l'Ouganda qui avait permis de chasser Mobutu en 1997, vint le
temps du réajustement structurel avec Laurent Désiré Kabila contraint
selon les principes du FMI d'ouvrir aux transnationales l'accès aux
fantastiques richesses minières de la RDC. Puis vint le temps d'une
guerre qui n'a rien de civile, démarrée le 2 août 1998, qui a impliqué
pas moins de 6 gouvernements africains, a duré 6 années et fait trois
millions de morts.

Pourquoi ?

La République Démocratique du Congo est riche, immensément riche, d'or,
de cuivre, de diamant,
de coltan, cet alliage de colombium et de
tantale si rare, trouvé en abondance au centre de l'Afrique (80% des
réserves mondiales), et indispensable à la fabrication de téléphones
cellulaires, satellites, missiles, réacteurs nucléaires, pièces de
vaisseaux.

L'Est du Congo a été traité par le Rwanda et l'Ouganda comme leur
arrière-pays à dépecer pour ses ressources minières, les bénéfices
servant en retour à financer la guerre. Les transnationales minières et
les grands financiers se sont arrachées les morceaux du Congo les plus
rentables immédiatement en s'alliant aux tendances politiques qui leur
étaient favorables ainsi qu'à leurs groupes militaires rebelles. Elles
ont parfois créé leurs propres milices privées.
Parmi elles, peuvent être citées les compagnies minières géantes comme
la Consolidated Eurocan Ventures du Lundin Group, Barrick Gold
Corporation (BGC) aujourd'hui en deuxième position pour la production
mondiale de l'or, I'Anglo American Corporation (AAC) d'Afrique du Sud,
la plus importante compagnie minière du monde, en dehors des  
pétrolières.

Dans le Conseil de transaction de la Barrick siège l'ex-président Bush,
père de l'actuel président Bush.
De plus petites ont vu le jour dans les années quatre vingt dix qui
s'affrontent aux précédentes sur ce terrain comme l'American Minerals
Fields Inc. (AMFI) et de son associé l'American Diamond Buyers, et
d'autres encore: des Etats-Unis, du Canada, d'Afrique du Sud,
d'Ouganda, de Belgique, d'Israël...
L'AMFI créée en 1995 a pour dirigeants des financiers occidentaux qui
participent à l'élaboration d'enjeux stratégiques mondiaux dans tous
les domaines, techniques, politiques et même scientifiques. Leur
ambition n'est plus seulement d'avoir des États assujettis à leur
puissance, mais de forger de nouvelles entités étatiques qui seraient
leur prolongement.
Les moyens économiques et militaires dont disposent ces groupes privés
leur permettent de créer un "Nouvel Ordre Mondial" en anéantissant
comme en Irak et en Afrique les structures étatiques existantes.
La République Démocratique du Congo, par sa taille, de la dimension de
l'Union Européenne, sa situation, en plein coeur de l'Afrique, et ses
immenses richesses minières est la cible de ces nouveaux
prédateurs d'une puissance souvent supérieure à celles des anciens
États impériaux actuellement désengagées de leurs anciennes
possessions.

Aujourd'hui, le pays est enfoncé dans la plus grande des misères, 75% de
ses 60 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour,
moins de 20% ont accès à l'eau et à l'électricité. Pourtant, avec 34%
des réserves mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre,
mais aussi de l’uranium, de l’or, du bois, du pétrole et un potentiel
hydroélectrique de plus de 80.000 MW (le 4e du monde), l’ex-Zaïre
pourrait devenir un des moteurs économiques de l’Afrique. Pour figurer
la richesse minière congolaise, la moyenne d'or extraite par tonne de
terre déplacée est de 7 kilos et par endroit de 16 kg contre 11 grammes
d'or pour la moyenne mondiale.
La capitale Kinshasa, meurtrie par trois vagues de violences depuis le
mois d’août, est encore sous haute surveillance policière et militaire.
Une nouvelle brèche s’est ouverte sur le front est, dans la région
volatile du Nord-Kivu où l’armée régulière a combattu fin novembre des
soldats dissidents réfractaires au processus de réforme de l’armée.
Entamé en 2004, ce processus comprenait le désarmement de tous ceux qui
avaient combattu, que ce soit du côté des forces gouvernementales ou du
côté des groupes armés et leur intégration dans l'armée nationale
unifiée mais il tarde à être mis en place. Les groupes armés congolais
opposés au processus de paix et à l'intégration dans les FARDC ont eux
aussi perpétré de multiples atteintes graves aux droits humains au
Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Katanga et dans la Province-Orientale
(Ituri). Ces exactions comprennent des viols, des homicides illégaux et
des actes de torture. Des groupes armés étrangers, notamment les Forces
démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ainsi que des mouvements
burundais et ougandais, continuent d'opérer sur le sol congolais et de
commettre de graves atteintes aux droits humains.
Ce 17 avril 2007, l'agence de l'ONU pour les réfugiés a fait état de
650 000 déplacés en raison de l'insécurité dans l'Est de la RDC et dans
la seule province du Nord Kivu. Les enfants continuent d'être enrôlés
le plus souvent de force par les groupes non gouvernementaux. Les
femmes sont exposées aux pires violences.

Ici, les ingérences occidentales ne sont même pas occultes.
Elles ne peuvent décemment pas se targuer d'être "humanitaires" quand
elles fournissent en armes les groupes qui leur permettent de se servir
en minerais et que le projet de fragmenter le coeur de l'Afrique en
petites entités sans autonomie politique ni militaire, sorti de sa
latence depuis les cartons de l'AMFI et de la Barrick est en cours
d'exécution depuis le milieu des années quatre vingt dix.
Le revirement du père Kabila dès son arrivée au pouvoir qui a dénoncé
les contrats miniers léonins au profit de ces compagnies puis son
assassinat prouvent qu'il existe une cohésion d'un peuple congolais par
delà les plus que cinq cent ethnies qui le composent.


Convergence des Causes
22 juillet 2007
Dernière mise à jour : ( 22-07-2007 )

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, histoire, romain, courcelles, belgique, politique, silence, presse, terrorisme, imperialisme, democratie, liberte, congo, usa | |  Imprimer | | |

28/07/2007

04/08/2007: Hiroshima, Nagasaki: on se souvient ...



Oui, le terme "tragédie" me paraît aussi de plus en plus mal choisi, inadapté aux circonstances.
Hiroshima et Nagasaki furent "l'oeuvre" de criminels de guerre: le massacre de dizaines de milliers de civils et quelques secondes ainsi que la destruction de toutes les infratstructures civiles ...
Ces massacres furent d' autant plus ordonnés, en guise d' avertissement, pour contrer l' entrée de l' Union soviétique dans la guerre contre le Japon. Le bombardement aveugle et la destruction de Dresde en ex-Rda fut du même tonneau. Ce sont des crimes de guerre commis délibérément à des fins politiques et géo-stratégiques.
Cela n' enlève rien à la nécessité de se mobiliser partout dans le monde pour commémorer, s'opposer et dénoncer .. l' impérialisme et le colonialisme Us qui ne datent pas d' aujourd'hui. Quand les "civilisateurs" ricains arrivent pour "libérer", ils s' installent et ne partent plus...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Re: [Fwd: CoDiff: [mannekenpeace] Appel commémoration Hiroshima 4 août 2007] ]
Date: Mon, 23 Jul 2007 23:15:42 +0200
De: Charles Gilbert <carlogil@wanadoo.fr>
Pour :: Romain <roger.romain@skynet.be>, destinataires inconnus: ;



        NON, Hiroshima n'est pas une tragédie. Une tragédie, c'est le malheur qui arrive aux humains soumis au destin aveugle qui commande leurs actions.
        Hiroshima est le début du plus grand crime contre l'Humanité jamais commis par des responsables politiques (les fours crématoires n'étaient que le dernier grand crime contre l'Humanité d'une époque archaïque : les nazis ont exterminé des êtres humains parce qu'ils étaient "juifs, gitans, communistes"). Il leur fallait encore une "raison".
        Les criminels US ont exterminé des êtres humains à Hiroshima seulement parce qu'ils étaient là et pas ailleurs, ils n'ont plus besoin d'une "raison" pour massacrer. "Ils n'avaient qu'à pas être là". Les criminels US appellent cela "les dommages collatéraux". Ils ont continué en Corée, au Vietnam, en Amérique latine, hier en  Yougoslavie, en Irak, aujourd'hui encore en Irak, en Afghanistan, demain en Iran avec, cette fois, un nouvel Hiroshima probable qui embrasera toute le terre.
        Les nouveaux nazis US sont véritablement les nouveaux héros de l'humanité d'avant-garde. Ceux qui les fréquentent - et les aident- sont aussi des criminels. Et aussi les soldats qui obéissent à leurs ordres, et tous les "penseurs de révérence" qui lèchent leurs bottes pleines de sang.
        Y a-t-il en Europe au moins un être humain pour proclamer  Urbi et Orbi ces aveuglantes évidences ?
carlo


A 22:10 23/07/2007 +0200, Romain a écrit :

A ce sujet, cliquez aussi pour voir le vrai visage de Frédéric Mitterand sur Antigone ...

-------- Message original --------
Sujet: Les masques tombent et celui de Frédéric Mitterand aussi
Date: Sat, 21 Jul 2007 23:55:39 +0200 (CEST)
De: leila palestine <leila_palestine_libre@yahoo.fr>


Les masques tombent et celui de Frédéric Mitterand aussi

http://www.antigone-net.net...

-------- Message original --------
Sujet: [mannekenpeace] Appel commémoration Hiroshima 4 août 2007
Date: Sun, 22 Jul 2007 11:56:24 +0200
De: Roland Marounek <roland.marounek@chello.be>


SAMEDI 4 AOÛT 2007

COMMÉMORATION DU 62ÈME ANNIVERSAIRE

DE LA TRAGÉDIE DE HIROSHIMA ET DE NAGASAKI

Les armes nucléaires de l OTAN sont un obstacle

aux négociations de désarmement

A L UNIVERSITÉ DE MONS-HAINAUT

Parc Hibakusha - Plaine de Nimy - Chaussée de Bruxelles - Mons

10 h 30 : Accueil des participants au mémorial Hibakusha

10 h 45 : Allocutions

" Henry Firket (Président AMPGN)

« L effet pervers des rampes anti-missiles »

" Pierre Piérart (AEPGN)

« La dissuasion n est par une réalité implacable »

" Claudine Pôlet (CSO)

« OTAN et militarisation de l Europe »

" Intervention des participants

11 h 45 : Dépôt de fleurs

Organisé par l AMPGN, l AEPGN, le CEAH, l Association pour la Paix de Cuesmes, le Mouvement

hellénique pour la Paix, La Braise, Stop USA, la Communauté hellénique de Quaregnon-Mons-Borinage,

Abolition 2000, MCP, Voor Moeder Aarde, Forum voor Vrede Actie, Vrede, CSO, Abolition U.A., ULDP

Avec le soutien de la Communauté française et de la C.N.A.P.D

Editeur responsable : Pierre Piérart

Renseignements : 02 / 376 10 93

Charles Gilbert

carlogil@wanadoo.fr

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fascisme, belgique, romain, courcelles, histoire, usa, guerre, imperialisme, barbarie, capitalisme | |  Imprimer | | |

24/06/2007

23/06/2007: de Michel COLLON, journaliste belge NOUVEAU: Hamas, Fatah, Bush, Carter, Soudan, Internet, Cuba..


Sujet: de Michel COLLON, journaliste belge NOUVEAU: Hamas, Fatah, Bush, Carter, Soudan, Internet, Cuba...]]




-------- Message original --------
Date: Sat, 23 Jun 2007 21:51:23 +0200
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>


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15:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : collon, presse, ptb, romain, courcelles, histoire, actualite, politique, palestine, imperialisme, guerre | |  Imprimer | | |

17/06/2007

16/06/2007: Sarkozy-Kouchner ....: SARKO ET LES FANTOMES DE MAI 68....

 Sarkozy-Kouchner ....

-------- Message original --------

Sujet: Je trouve cette analyse GE-NIA-LE !!!!
Date: Sat, 16 Jun 2007 14:17:12 EDT
De: Xarlo@aol.com


 
Bernard Kouchner : Toubib médiatique de "l'intervention humanitaire"

SARKO ET LES FANTOMES DE MAI 68
par DIANA JOHNSTONE

COUNTERPUNCH

Dans le dernier grand discours de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy lança une étrange attaque contre Mai 1968. "Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral," déclara-t-il. Les héritiers de Mai 1968 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, le vrai et le faux, le beau et le laid. "L'héritage de mai 1968 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique."

Sarkozy a même tenu l'héritage de Mai 68 responsable de l'affaiblissement de la morale du capitalisme, du « culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation", des "dérives du capitalisme financier" . et finalement du "capitalisme sans scrupule des parachutes en or, des retraites chapeaux, des patrons voyous".

Cela signifie-t-il que le nouveau président se prépare à ramener la France à sa bonne vieille morale d'avant Mai 68 ? Certainement pas. Nicolas Sarkozy, qui en mai 68 était un adolescent apolitique accro à la télé dans un milieu bourgeois épouvanté par le désordre dans la rue, est lui-même un héritier exemplaire de ce Mai 68 ambigu qu'il fustigea dans sa diatribe électorale.

Mai 1968 fut une explosion sociale qui finit par entraîner la France dans sa version à elle de la phase contemporaine du développement de l'Occident. Quelles qu'aient été les intentions ou les illusions des acteurs de ces événements, l'aspect le plus extraordinaire de Mai 68 fut l'impact à travers les média. L'enseignement le plus fertile fut la découverte du pouvoir extraordinaire des images médiatiques. Personne n'a plus profité de cette leçon que Nicolas Sarkozy.

Parmi toutes les contradictions qui traversaient le soulèvement du Mai 68 français, la plus fondamentale fut celle qui opposa le Parti Communiste discipliné aux étudiants radicaux. La découverte par les étudiants de leur capacité à faire trembler les structures mêmes de l'état créa l'illusion largement répandue d'une révolution imminente. Alors que sept millions de travailleurs faisaient grève, le Parti Communiste usa de son influence pour orienter la grève vers un compromis avec le gouvernement paniqué de De Gaulle. Que leur révolution ait été ou non une illusion, la génération de Mai 68 accusa le Parti Communiste de l'avoir trahie en échange de simples augmentations de salaires et quelques avantages sociaux. Ainsi l'anticommunisme constitue une partie significative de l'héritage idéologique de la génération de Mai 68.

Une tendance ouvriériste des soixante-huitards tenta de porter la révolution dans les usines. Une autre tendance se tourna vers les média, avec plus de succès. Le centre de gravité de la "révolution" se déplaça de la classe ouvrière et de la libération du tiers-monde vers des combats plus personnels qui concernaient les classes moyennes et une "nouvelle gauche" centrée sur la libération sexuelle, l'affirmation identitaire, l'écologie et les droits de l'homme.

La nouvelle Droite s'empare de l'ancienne Nouvelle Gauche

Au cours des premiers jours de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy a démontré que les valeurs de la nouvelle gauche étaient parfaitement compatibles avec la Droite moderne. Sarkozy s'est saisi de ces "valeurs" et les a confisquées.

- la parité hommes/femmes. Sarkozy a composé un gouvernement où siègent huit hommes et sept femmes. Des femmes occupent deux postes importants du domaine de la sécurité, ceux de la Justice et de l'Intérieur. En Occident, la droite et la gauche s'accordent sur l'égalité des femmes.

- L'écologie. Les questions d'environnement ont passé d'un ministère alibi, au maigre budget, au nouveau Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, sous la direction de l'ancien premier ministre Alain Juppé. Ceci risque de porter le coup de grâce au parti des Verts, déjà en crise après ses résultats médiocres à l'élection présidentielle. La reconnaissance générale du phénomène de réchauffement climatique et de ses dangers, loin d'avoir renforcé les Verts, leur a tiré le tapis sous les pieds, du moins pour le moment. Le nouveau gouvernement va adopter des mesures fiscales en faveur de l'environnement dans l'espoir de relancer l'économie, par contraste avec les projets restrictifs prônés par les Verts, souvent rébarbatifs car perçus comme impliquant une réduction de la consommation et de la croissance, et donc une baisse du niveau de vie.

-L'égalité ethnique et raciale. Sarkozy a nommé Rachida Dati, 41 ans, fille d'immigrés maghrébins, comme ministre de la justice. Ce choix s'accorde avec sa volonté d'introduire une politique de "discrimination positive" en faveur des minorités ethniques, sur le modèle nord-américain de "l'action affirmative". Le père marocain de Mme Dati travaillait en usine et sa mère est algérienne. Cette dame photogénique est chargée de mettre en oeuvre le programme de Sarkozy pour durcir la répression de la criminalité, surtout parmi les jeunes dans les banlieues dont elle est originaire.

- Droits de l'Homme. Cette dernière est de loin la plus dangereusement ambiguë des "valeurs" récupérées par Sarkozy à la nouvelle gauche. En choisissant Bernard Kouchner comme Ministre des Affaires Etrangères, Sarkozy a abandonné le "réalisme" pour le remplacer par "l'intervention humanitaire" comme socle de la politique étrangère de la France.

La bonne nouvelle est que le monde a tellement changé que même la droite se réclame de telles causes progressistes.

La mauvaise nouvelle est que les valeurs universellement acceptées, de par leur nature même, peuvent être employées dans toutes sortes de buts, et même comme prétextes pour opprimer ou faire la guerre.


Kouchner: de la médecine aux medias

Présenter la nomination de Kouchner comme une généreuse "ouverture à gauche" constitue la farce la plus amère que Sarkozy ait jouée au Parti Socialiste. Si le Parti Socialiste Français se retrouve dans l'embarras, il ne peut que s'en prendre à lui-même. A cause de la popularité médiatique de Kouchner, les Socialistes l'ont laissé utiliser le parti pour sa promotion personnelle, même si son "socialisme" à lui a consisté à leur conseiller de laisser tomber complètement le socialisme. Une fois élu au Parlement Européen sur une liste Socialiste, il s'en alla rejoindre un autre groupe parlementaire, les Radicaux de Gauche. Kouchner n'est pas "passé à droite" : il y est déjà depuis trente ans mais le Parti Socialiste était trop opportuniste pour y prêter attention. Mai 68 fut probablement la dernière fois où Kouchner était réellement de gauche, mais depuis il a toujours vécu sur cette réputation en tant que membre à part entière de l'élite médiatique connue sous le nom de "gauche caviar".

En Mai 68, Kouchner se jeta dans la mêlée politique en tant que dirigeant de grève à la faculté de médecine de l'Université de Paris. Son opposition au système fut de courte durée. Quatre mois plus tard, il rejoignit une équipe médicale organisée par le gouvernement français pour apporter une aide humanitaire à l'éphémère république sécessionniste du Biafra. La mission médicale était le côté humanitaire d'une opération clandestine de la France qui apportait en même temps une aide militaire aux rebelles du Biafra. Ces derniers réclamaient l'indépendance de cette région du sud-est du Nigeria qui se trouve être aussi la région des vastes réserves de pétrole du pays.

En mai 1967, suite à une escalade du conflit entre des officiers de l'armée Nigérienne appartenant au groupe ethnique chrétien Igbo (ou Ibo) et les Hausas musulmans, les dirigeants Igbo proclamèrent l'indépendance de la République du Biafra. Une guerre civile sanglante s'ensuivit. Le Biafra reçut l'aide et le soutien militaire clandestin de la France, de l'Afrique du Sud, du Portugal et d'Israel. L'armée nigérienne, armée par la Grande Bretagne et l'Union Soviétique, réussit à imposer un blocus économique et à affamer le Biafra jusqu'à sa soumission. Au mois de janvier 1970, la résistance Igbo s'effondra et la région riche en pétrole fût réintégrée au Nigeria.

Kouchner passa rapidement de la médecine à la propagande. De retour à Paris en 1969, il coopéra avec les services secrets français pour fonder un Comité contre le "génocide au Biafra". Les civils du Biafra ont certainement souffert d'une famine terrible, mais l'emploi du terme de "génocide" sert un objectif politique en présentant un conflit territorial comme une agression unilatérale destinée à exterminer une population.

L'utilisation des missions humanitaires pour provoquer une sympathie internationale en faveur d'une des parties en conflit marqua une rupture avec la tradition de la Croix Rouge Internationale qui consiste à maintenir une neutralité stricte dans les conflits afin de pouvoir intervenir dans les zones de combat. Au mois de décembre 1971, treize médecins qui avaient travaillé au Biafra quittèrent la Croix Rouge pour fonder Médecins Sans Frontières (MSF). Kouchner fût celui des cofondateurs qui, à partir de là, se dédia le plus assidûment au travail de publicité.

A l'origine, devant l'impact des comparaisons faites avec le génocide nazi de la Deuxième Guerre Mondiale, cette nouvelle approche fut bien accueillie et perçue comme plus morale que l'ancienne méthode discrète appliquée par la Croix Rouge. Le problème est que tout cela repose sur deux présomptions douteuses. La première est la présomption que dans chaque conflit il y a des "bons" qui sont les victimes et des "méchants" qui veulent les exterminer. La deuxième est qu'une intervention de l'Occident, agitée par les média, peut résoudre ces problèmes par la force. Petit à petit, l'école de pensée "réaliste" qui émettait des réserves sur ces présomptions fut discréditée et qualifiée d'immorale.

La tragédie du Biafra fixa les règles du scénario. Une ou plusieurs puissances occidentales soutiennent une sécession minoritaire. Le régime en place réprime brutalement les rebelles, d'autant plus qu'il soupçonne les occidentaux de vouloir exploiter la situation pour contrôler un territoire ou s'emparer des ressources. Les ONG sonnent l'alarme et les photographes envoient aux médias occidentaux des images insoutenables sur les souffrances humaines. Les humanitaires occidentaux qualifient la tragédie de "génocide" et appellent à une intervention militaire. Que l'intervention ait lieu ou non, les populations concernées continuent d'être les victimes de haines réciproques qui ne sont qu'exacerbées par la dramatisation médiatique.

Tout au long des années 70, une décennie pendant laquelle toute une série de groupuscules d'extrême gauche s'épuisèrent, préparant le terrain à une offensive anticommuniste globale menée par les "nouveaux philosophes"
, Kouchner découvrait l'utilité politique du journalisme de catastrophe. Le sommet fut atteint en 1979 lorsqu'il se joignit aux nouveaux philosophes dans un geste humanitaire ostentatoire appelé "un bateau pour le Vietnam". En attirant l'attention des média sur les "boat people" vietnamiens qui fuyaient la misère économique d'un pays ravagé par une guerre, les humanitaires français ne firent pas grand chose pour soulager la souffrance des Vietnamiens. Mais ils avaient trouvé un moyen acceptable pour dénoncer ce qu'ils appelaient "le goulag vietnamien", écartant ainsi toute sympathie pour le mouvement de libération du Vietnam qui avait gagné l'admiration du monde entier par sa résistance à la guerre menée par les Etats-Unis. En ignorant le facteur des difficultés économiques provoquées par des années de bombardements US, cette action fut une étape importante dans la redéfinition de la "gauche", uniquement préoccupée et activement engagée dans la défense des "droits de l'homme", en dehors de tout contexte. Ce n'est pas vraiment un hasard si tout cela a coïncidé avec la campagne des "droits de l'homme" menée par le Président Carter et Zbigniew Brzezinski et destinée à rasseoir l'autorité morale des Etats-Unis après le désastre du Vietnam.

Entre temps, l'exploitation par Kouchner de son rôle de cofondateur de Médecins Sans Frontières et du filon humanitaire au service de sa propagande provoqua une importante scission au sein de l'organisation. Kouchner quitta MSF pour créer une organisation rivale, Médecins du Monde, qui poursuivit la ligne de Kouchner en prônant "l'intervention humanitaire", y compris les interventions militaires.

En janvier et février 1993, Médecins du Monde dépensa quelques deux millions de dollars dans une campagne publicitaire, dont 300.000 affiches et des spots télévisés avec Jane Birkin et Michel Piccoli, avec l'objectif d'assimiler le président serbe Slobodan Milosevic à Hitler et les camps de prisonniers tenus par les Serbes en Bosnie aux camps d'extermination nazis.

Cette campagne de publicité était truffée de mensonges. Mais à l'évidence, sur l'échelle de valeurs Kouchnerienne, le zèle moralisateur prime sur la vérité. C'est le dirigeant des musulmans bosniaques, Alija Izetbegovic, qui eut en premier l'idée d'assimiler les camps de prisonniers serbes en Bosnie à des camps d'extermination nazis. En 2003, Kouchner rendit visite à Izetbegovic sur son lit de mort. L'échange suivant eut lieu, (racontée par Kouchner dans son livre "Les Guerriers de la Paix", Paris, Grasset, 2004, pages 373-374), en présence de Richard Holbrooke :

Kouchner : "Vous souvenez-vous de la visite du président Mitterrand? Au cours de l'entretien vous avez évoqué l'existence en Bosnie de 'camps d'extermination'. Vous l'avez répété devant les journalistes. Cela a provoqué un émoi considérable à travers le monde. François Mitterrand m'a envoyé à Omarska et nous avons ouvert d'autres prisons. C'étaient d'horribles lieux, mais on n'y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ?"

Izetbegovic : "Oui. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements. J'ai vu la réaction des Français et des autres... je m'étais trompé. Oui, j'ai essayé, mais l'affirmation était fausse. Il n'y avait pas de camps d'extermination, quelle que fût l'horreur des lieux."

Kouchner conclut : "La conversation était magnifique, cet homme au bord de la mort ne nous cachait rien de son rôle historique. Richard et moi lui avons exprimé notre immense admiration... ."

Aux yeux de Kouchner, le fait qu'un "rôle historique" soit basé sur un mensonge ne provoque qu'admiration.
Les guerres de désintégration de la Yougoslavie furent l'occasion idéale pour mettre en pratique ce qui était désormais devenu sa marque de fabrique, sa doctrine "d'intervention humanitaire". Cela coïncidait à merveille avec la nécessité qu'avaient les Etats-Unis de fournir à l'OTAN une nouvelle doctrine post-guerre froide afin que l'alliance militaire puisse survivre et s'étendre. La doctrine entra en pleine application au mois de mars 1999, lorsque l'OTAN déclencha une campagne de bombardements sur la Yougoslavie qui dura deux mois et demi. En guise de récompense, Kouchner fut nommé haut commissaire des Nations Unies en charge de l'administration civile du Kosovo occupé (United Nations Mission in Kosovo,UNMIK; en français MINUK). Dictateur virtuel du Kosovo entre le 2 juillet 1999 et janvier 2001, Kouchner démontra la nature de son "humanitarisme" : un favoritisme outrancier en faveur des "victimes" désignées par l'OTAN, c'est à dire la majorité albanaise, accompagné d'efforts sporadiques pour user de son charme et se concilier les représentants des Serbes assiégés. Le résultat fut désastreux. Au lieu de promouvoir la réconciliation et l'entente mutuelle, il laissa la province glisser encore plus sous le contrôle de groupes armés et de gangsters qui, depuis, terrorisent les non-albanais en toute impunité.

Kouchner est un humanitaire sélectif. Les victimes qui provoquent son indignation sont toujours, comme par hasard, celles qui sont les préférées des intérêts impérialistes français ou étasuniens : les Biafrais, les Vietnamiens non-communistes, les Albanais du Kosovo. Il ne s'est jamais agité sur le sort des Nicaraguayens victimes dans les années 80 des assassinats et des actes de sabotage de la Contra - appuyée par les Etats-Unis, ni sur les Serbes et les Roms au Kosovo après sa prise de fonctions, encore moins sur les Palestiniens victimes du nettoyage ethnique pratiqué par Israel.

Les victimes du régime militaire brutal de la Birmanie ne l'inspirent pas non plus, du moins pas en 2003 lorsqu'il reçut 25.000 euros de Total pour rédiger un rapport sur les activités de cette société dans le pays. Le rapport de 19 pages, rédigé après une courte visite guidée des installations de Total, prenait la défense de Total dans l'affaire de construction d'un gazoduc en Birmanie. Total y était accusée de profiter de l'utilisation par le gouvernement militaire d'une main-d'oeuvre d'esclaves. Il se peut que Total était aussi innocente que Kouchner l'a affirmé, mais ce qui est certain, c'est que Total n'a pas choisi Kouchner pour ses qualités d'enquêteur, mais pour sa réputation "d'humanitaire".

Il n'est donc pas surprenant qu'après sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères, Médecins Sans Frontières a publiquement demandé à Kouchner de cesser d'utiliser le nom de l'organisation pour asseoir sa réputation d'humanitaire. En réalité, cela fait déjà longtemps que Kouchner n'est qu'un publicitaire pour des interventions sélectives.

Un axe du bien franco-américain ?

L'idée de voir ce poseur superficiel occuper le poste de Ministre des Affaires Etrangères de la France est à la fois effrayante et comique. Il est difficile de décider s'il faut en rire ou en pleurer.

Si vous avez besoin de justifier une intervention militaire, Kouchner est votre homme. S'il avait été à la tête du Quai d'Orsay au mois de mars 2003, sa contribution au débâcle irakien aurait été de conseiller à Bush de laisser tomber ce truc sur les "armes de destruction massive" et de mener plutôt une guerre au nom des "droits de l'homme", afin de se "débarrasser du dictateur, Saddam Hussein". C'est du moins ce qu'il n'a cessé de répéter depuis cette l'époque. Kouchner trouve qu'il est dommage que G.W. Bush ait utilisé un mauvais prétexte pour détruire l'Irak. Il a même accusé la France d'avoir "forcé" les Etats-Unis à précipiter leur invasion, en brandissant la menace d'un veto au Conseil de Sécurité de l'ONU. Il ne lui viendrait pas à l'esprit que la bande de Cheney-Wolfowitz pouvait juger qu'il était plus efficace de faire peur aux Américains plutôt que de leur demander de faire la guerre par altruisme. De toute façon, l'Irak est en ruines, ce qui n'a pas l'air de troubler le plus célèbre humanitaire professionnel de France.

Rien n'indique jusqu'à présent que Sarkozy ait l'intention d'entraîner la France dans une guerre. Alors à quoi peut bien servir Kouchner ? A l'évidence, son passé à la tête de la mission des Nations Unies au Kosovo confirme qu'il est plus doué pour l'autopromotion que pour l'administration. C'est aussi le principal trait de son nouveau patron, qui n'est pas de ceux à se laisser voler la vedette. A part aider le parti de Sarkozy à remporter une large victoire aux prochaines élections législatives, l'utilité de Kouchner ne paraît pas claire, ni sa durée à ce poste.

Il a commencé dans son style habituel, avec des déclarations à l'emporte pièce destinées aux média. Selon Kouchner, la création d'un tribunal spécial international pour juger les assassins (non identifiés) de l'ancien premier ministre libanais Rafik Hariri, "démontre la volonté de la communauté internationale de renforcer la stabilité au Liban,". En réalité, la politisation internationale de l'affaire déstabilisera encore plus le pays.

Kouchner a poursuivi en affirmant que la création du tribunal spécial obéissait "à la volonté du peuple Libanais, de tous bords et de toutes croyances". Ceci est, encore une fois, tout simplement faux. La moitié des Libanais, ou même plus, craignent qu'un tribunal international initié par les puissances occidentales ne devienne un instrument d'accusation contre la Syrie, le prétexte d'une guerre et de l'incrimination du Hezbollah, constamment décrit comme "l'allié de la Syrie". Un tel tribunal ne prendra certainement pas en compte l'opinion très répandue selon laquelle Israël, ou les ennemis de droite de Hariri, ou les deux, sont bien plus impliqués dans la récente vague de d'attentats que la Syrie, qui est la principale perdante dans l'affaire Hariri.

Ensuite, Kouchner a abordé la question du Darfour en proposant que les forces armées françaises basées au Tchad créent un "corridor humanitaire" pour protéger les victimes du conflit au Soudan voisin. Les mêmes organisations qui ont fourni initialement les fondements moraux pour la doctrine interventionniste de Kouchner ont immédiatement réagi en déclarant que sa proposition est inappropriée.

Denis Lemasson de Médecins sans Frontières, qui a actuellement 2000 travailleurs au Darfour, a qualifié les propositions de Kouchner de "dangereuses" à cause de la confusion qui régnerait entre les opérations humanitaires et militaires. Toute intervention militaire obligerait la plupart des ONG à évacuer, ce qui empirerait la situation, souligna-t-il.

Toutes les ONG françaises, MSF, Action Contre la Faim, Solidarités et même Médecins du Monde, s'accordent pour dire que la seule manière de mettre un terme à la guerre civile entre l'armée soudanaise et les milices Janajaweed et différents groupes rebelles serait d'arriver à un accord politique, et non pas une intervention militaire. Pierre Micheletti, président de Médecins du Monde, a souligné que les populations sont éparpillées "comme des tâches de léopard", sur une superficie large comme la France et dans des enclaves contrôlées par un camp ou un autre, sans ligne de front.

Lemasson remarque que les expériences passées "d'ingérence humanitaire" confirment leurs craintes. Le "militarisme humanitaire" des Etats-Unis en Somalie en 1992, les "zones de sécurité" en Bosnie, ont crée des illusions qui aboutirent à des catastrophes. Et, ajoute Alain Boinet, dirigeant de Solidarités, l'échec en Irak montre que la paix ne peut pas être imposée.

Ainsi, Kouchner est arrivé trop tard. Trop tard pour se joindre à Bush pour une virée dans l'enfer Irakien. Il est déjà totalement discrédité aux yeux de tous ceux qui savent ce que signifie réellement une "intervention humanitaire", et qui reviennent à la vieille position de neutralité adoptée par la Croix Rouge afin de pouvoir accéder aux victimes. Il garde une côte de popularité auprès du grand public uniquement parce que son image médiatique soigneusement cultivée n'a pas été publiquement confrontée à la réalité.

Kouchner pourrait être une figure comique, mais sa comédie recèle deux tragédies. L'une est celle de l'espoir d'un véritable changement qui surgit en Mai 68. Un espoir foulé aux pieds, quarante ans plus tard, par une alliance entre un Sarkozy - qui le rejette - et un Kouchner - qui en est la parodie. L'autre est la tragédie de la politique internationale de la France, de ce qu'elle aurait pu et dû être. Nous en avons eu un bref aperçu lors du discours mémorable prononcé par Dominique de Villepin, le 14 février 2003, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce jour-là, contrairement aux us et coutumes des lieux, l'assemblée explosa dans un tonnerre d'applaudissements. Pendant un instant, il apparaissait que la France pouvait être la voix de la raison, du réalisme, de la paix et d'un monde meilleur.

Le monde avait, et a encore, désespérément besoin d'une telle France. Mais à la place, nous n'avons qu'un caniche de plus.

Diana Johnstone est l'auteur de La Croisade des fous, Le temps des cerises, Paris, et peut être jointe à
dianajohnstone@compuserve.com

version originale :
http://www.counterpunch.org/johnstone06042007.html

Traduction par Cuba Solidarity Project
Diffusion autorisée et même encouragée
Merci de mentionner les sources.
http://vdedaj.club.fr/spip/index.php
 
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«La circulation circulaire de l'information» (Pierre Bourdieu)
Les journalistes, qui se lisent entre eux, le répètent en boucle jusqu'à ne plus douter eux-mêmes de sa véracité: "Dame ! C'est écrit partout : donc, c'est vrai !"

11:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, belgique, euro-dictature, actualite, elections, romain, courcelles, histoire, europe, usa, terrorisme, guerre, politique, presse, imperialisme, solidarite | |  Imprimer | | |

24/01/2007

21/01/2007: L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

L' Euro-dictature capitaliste, la Serbie et le reste ...

 

L’  Euro-dictature vient d’  avaler la Bulgarie et la Roumanie qui perdent ainsi, à leur tour, leur indépendance et leur souveraineté nationales, en s’  intégrant dans le grand machin capitaliste de 500 millions d’ habitants et d’ où elles auront difficile d’  en sortir un jour lorsque les peuples déçus en auront assez.

 

L’  Euro-dictature n’  intègre pas et ne sert pas les peuples, elles les dissout.

 

Elle vise toujours le Belarus, l’  Ukraine, la Turquie et maintenant la Moldavie et … la Serbie qu’  elle a agressée en 1999… avec l’  aide des alliés ricains et de Solana.

Ca ne va cependant pas tout seul : les nationalistes viennent de remporter les élections serbes, que les deux partis « démocratiques » à la sauce et à la solde des ricano-otano-occidentaux veulent éjecter du pouvoir.

Attendons donc la suite et la relance de la fameuse Constitution capitaliste que la chancelière allemande veut relancer …

RoRo

20:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, europe, euro-dictature, courcelles, romain, histoire, actualite, imperialisme, colonialisme, presse, silence, liberte, democratie, capitalisme, opression capitaliste, syndicats, social, guerre, otan, onu, occupations | |  Imprimer | | |

14/01/2007

11/01/2007: de Michel COLLON, journaliste belge, ...

De : Michel Collon [mailto:michel.collon@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 15:00
À : roger.romain@skynet.be
Objet : NOUVEAU : Somalie, pétrole, Belgique, Otan, Colombie, Saddam et les médias

 

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20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, histoire, belgique, courcelles, presse, silence, collon, iran, irak, liban, afghanistan, imperialisme, barbarie, crimes, fascisme, otan, guerre, democratie, liberte, solidarite, politique, petrole, usa, grande bretagne, resistance, romain | |  Imprimer | | |

02/01/2007

02/01/2007: L' EURODICTATURE élargie ...

J’ ai le courage de faire passer cet article critique. Cela m’ est d’ ailleurs facile étant donné que j’ ai milité le principal de ma vie au sein d’ un parti (l’ ex-Pcb) qui a toujours eu une pratique unitaire au plan politique et syndical :  pour rappel l’ intégration du syndicat unique au sein de la Fgtb, notre réponse à l’ Appel de Léo Collard (que nous avons essayé d’ élargir aux travailleurs chrétiens. Léo Collard, qui a d’ ailleurs été torpillé au sein de son propre parti pour commencer : le Psb), la Jeune Garde Unifiée avant guerre,  la création de l’ Udp dans le Borinage, de l’ Ucpw à Courcelles, le Mpw après la grande grève de ’60-‘61, le Front de l’ Indépendance pendant la guerre, la demande du Pc avant guerre visant à faire partie de l’ Action commune socialiste en tant qu’ organisation autonome, etc, etc …

S’ il s’ agit d’ une critique personnelle à mon égard, c’ est plutôt raté …

RoRo

 

 

 

 

De : bcmp [mailto:bruxelles.capitale.mondiale.de.la.paix@skynet.be]
Envoyé : mardi 2 janvier 2007 11:53
À : roger.romain@skynet.be
Objet : RE: 2 L' EURODICTATURE élargie ...

 

Oui à la solidarité internationale ,mais comment ? , alors qu’on n’arrive même pas à avoir une solidarité  de la Gauche Belge ni au niveau NATIONAL ni au niveau REGIONAL.

Alors les slogans vide de sens « c’est assez »

Si la droite est au pouvoir , il ne faut s’en prendre qu’à nous , les soi-disant gens de gauche, à notre mesquinerie ,à nos querelles de chapelles,à notre fuite en avant , à notre grand défaut qui est de

« PREFERER LA PATERNITE DE L’ACTION , A L’ACTION  ELLE MÊME»

 

PS /Toi Roger t’es tu intéressé à la gauche belge en dehors de ton parti ,à part la critiquer ou la dénigrer

Aurais-tu le courage de faire passer cette réponse à tous tes correspondants ?

 

BONNE ANNEE QUAND MÊME

 

RAOUF BEN AMMAR

 

L' EURODICTATURE élargie ...

 

Bonjour et mes meilleurs vœux à toutes et à tous !

 

Depuis ce 1er janvier 2007, les Bulgares et les Roumains deviennent encore plus « libres ».

Ils viennent de quitter leur indépendance nationale, pour entrer dans le grand machin fourre-tout des multinationales capitalistes … de 500 millions d’ âmes, intégrées de gré ou de force.

La concurrence, les délocalisations d’  entreprises et de la main d’  œuvre, les privatisations, le chômage, la répression et le fichage… vont aussi  s’  élargir, tandis que les prix et les taxes de toutes sortes vont continuer à grimper…

Une autre conséquence qui n’  est pas à négliger : l’ extrême-droite, raciste, nationaliste, fasciste et revancharde, devient maintenant assez nombreuse au Parlement européen que pour pouvoir former ainsi un groupe parlementaire…  L’ Euro-dictature ne cesse de nous ouvrir des horizons nouveaux et de filer de plus en plus à droite.

Soyons donc heureux et continuons à espérer : ils vont aussi relancer la Constitution européenne pourtant rejetée par les Français et les Hollandais, les deux rares peuples qui ont été consultés dans les isoloirs…

RoRo  

 

 

 

10:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, belgique, actualite, histoire, romain, courcelles, presse, silence, capitalisme, oppression capitalitse, repression, fascisme, democratie, liberte, resistance, imperialisme, politique | |  Imprimer | | |

14/12/2006

SOLIDAIRE n°48 - 13/12/2006

n°48 - 13/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
41 milliards d’euros : des bénéfices jamais vus. Et nos salaires?

Nouvelles des entreprises
VW • Vives discussions au sujet des primes et de l’emploi

VW • Maintenant, c'est la lutte pour de bonnes conditions de travail qui commence
Daniel Savage

VW • Traiter sur le même pied les travailleurs de la sous-traitance
Jo Cottenier

L’accord interprofessionnel 2007-2008 • Les syndicats réclament 6,8% d’augmentation
Jef Bruynseels

Arcelor Mittal • Une prime à la limite de la légalité
Hubert Hedebouw

Caterpillar • Des centaines d’emplois pour ceux de VW?
Germain Mugemangango

En bref

Aviapartner • Action contre la vente au rabais de l’entreprise
Nicole Materne

SNCB Port d’Anvers • Les cheminots sur la brèche pour la sécurité au travail

Belgique
[Portrait] Hans Krammisch, docteur serein au cœur ardent
David Pestieau

Ces élus qui font la différence

Namur • Demain, 14 kilomètres pour aller à la poste
Thierry Warmoes

Enseignement • L’école mariée de force à la police?
Olivier Fellemans

Cadeau de Noël du gouvernement: la journée de 10 heures et la semaine de 48
Jef Bruynseels

Gand • Une taxe égouts cachée dans la facture d'eau
Gaston Van Dyck

In Memoriam Albert De Coninck

International
L’Amérique latine toujours plus à gauche

Liban • Un million de manifestants à la solde de la Syrie?
Luc Vancauwenberge

En bref

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Qui va nous sortir de la?
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
Notre marché de Noel

16:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, belgique, presse, histoire, silence, actualite, solidaire, ptb, capitalisme, oppression capitaliste, euro-dictature, communisme, democratie, liberte, social, syndicats, politique, imperialisme, guerre, occupations, amerique, usa, terrorism | |  Imprimer | | |

06/12/2006

SOLIDAIRE n°47 - 06/12/2006

n°47 - 06/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
VW • On aura encore besoin de vous dans les semaines à venir

Nouvelles des entreprises
Ford Genk • Les dessous d’une cellule de reconversion
Free Van Doorslaer

L’Etat a offert 706 millions d'euros à VW en 20 ans
Marco Van Hees

GM • «Si nous acceptons une équipe en moins, nous serons de la revue»
Yannick Peeters

En bref

SADACI • Philiep De Vuyst, ancien délégué, en procès contre son ex-employeur
Anton Van Bree

VW • L’Audi A1 ou des C4 ?
Jo Cottenier

VW • 170 000 voitures dès 2007 ?
Jo Cottenier

Au bistrot avec des ouvriers VW
Romain Dierickx

Bruxelles: 25 000 fois 'Touche pas à mon job'

VW/Arvin Meritor • Les travailleurs de la sous-traitance, derniers dominos de la chaîne
David Pestieau

VW-Pampelune (Espagne) • Notre solidarité entière avec ceux de VW-Forest
Jean Pestieau

Compétitivité : un slogan patronal vieux de cent ans

Santé
ANTENNES GSM • Attention, brouillard électromagnétique
Franz Verdel

International
Syndicalistes, vous voulez découvrir la Chine ?

Liban • «Notre syndicat regroupe des affiliés des différentes religions»

En bref

Philippines • Les travailleurs de Nissan veulent retourner au travail

Mumia Abu-Jamal • Depuis 25 ans dans le couloir de la mort
Martine Raeymaekers

Journal de Bolivie [3] • Un pont d'argent jusqu'à Madrid

Régions
Zelzate-Ouest entend garder son bureau de poste
Gaston Van Dyck

Charleroi  • Martine ne sera pas expulsée de son logement social

Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Audi ou Citroën?
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
[Portrait] L’homme en noir vient du Gabon
Thomas Blommaert

L'avocat vous répond
Jours de congés

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, presse, silence, solidaire, ptb, social, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, repression, democratie, liberte, occupations, imperialisme, terrorisme, communisme | |  Imprimer | | |

24/11/2006

22/11/2006: Le fascisme s'installe aux USA

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mercredi 22 novembre 2006 13:54

Objet : Le fascisme s'installe aux USA - Fascism is growing in the US

 


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Comment le fascisme est en train de s'installer aux États-Unis

 

Voici une petite nouvelle publiée dans le coin supérieur gauche de la page 14 du journal gratuit Métro de Montréal du 21 novembre 2006 :

 

Capter «Al-Manar peut coûter cher

Un homme de 53 ans, Saleh Elahawi, a été inculpé hier aux États-Unis de soutien à une organisation terroriste pour avoir permis à des foyers américains de capter Al-Manar, la chaîne satellite du Hezbollah libanais, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis.  Il encourt jusqu'à 110 ans de prison.

 

Voici la définition du mot «fascisme» par l'Internationale communiste (7ème Congrès, 1935) :

 

«Le fascisme au pouvoir est [...] la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier.  La variété la plus réactionnaire du fascisme, c'est le fascisme de type allemand.  Il s'intitule impudemment national-socialisme sans avoir rien de commun avec le socialisme.  Le fascisme hitlérien, ce n'est pas seulement un nationalisme bourgeois, c'est un chauvinisme bestial.  C'est un système gouvernemental de banditisme politique, un système de provocation et de tortures à l'égard de la classe ouvrière et des éléments révolutionnaires de la paysannerie, de la petite bourgeoisie et des intellectuels.  C'est la barbarie médiévale et la sauvagerie.  C'est une agression effrénée à l'égard des autres peuples et des autres pays.

Le fascisme allemand apparaît comme la troupe de choc de la contre-révolution internationale, comme le principal fomentateur de la guerre impérialiste, comme l'instigateur de la croisade contre l'Union soviétique, la grande patrie des travailleurs du monde entier.

Le fascisme, ce n'est pas une forme de pouvoir d'État qui, prétendument, «se place au-dessus des deux classes, du prolétariat et de la bourgeoisie» [...]  Le fascisme, c'est le pouvoir du capital financier lui-même.  C'est l'organisation de la répression terroriste contre la classe ouvrière et la partie révolutionnaire de la paysannerie et des intellectuels.  Le fascisme en politique extérieure, c'est le chauvinisme sous sa forme la plus grossière, cultivant une haine bestiale contre les autres peuples [...]»

[Georges Dimitrov - Oeuvres choisies - Éditions sociales ]

 

 

Le caractère de classe du fascisme :

 

Faut-il rappeler :

 

- que le «Patriot Act» et les soi-disant loi anti-terroristes sont des lois anti-démocratiques qui font fi des droits et libertés des civils fondamentales, de l'Habeas Corpus, des procédures judiciaires établies?

 

- que le gouvernement des États-Unis a suspendu l'Habeas Corpus aux citoyens d'autres pays sur son territoire.  Un étranger peut être considéré "combattant", être arrêté, jugé par une cour spéciale, emprisonné et exécuté?

 

- que les États-Unis et Israël, ainsi que les alliés des États-Unis (Canada, Grande-Bretagne, etc.) utilisent la torture ou permettent aux États-Unis d'utiliser la torture?

 

- que le gouvernement du Canada a remis des Canadiens d'origine arabe aux autorités états-uniennes, qui les ont torturés?

 

- le gouvernement des États-Unis vient d'officialiser la torture?

 

- que les États-Unis, Israël et leurs alliés envahissent des pays et bombardent des populations civiles : Panama (6 000 civils bombardés en 1990), Yougoslavie, Irak (100 000 civils bombardés), etc.;

 

Faut-il rappeler que ces puissances détruisent tout ce qui permet la vie (infrastructure électriques, d'eau potable, hôpitaux, usines, etc.) dans les pays qu'ils envahissent?

 

Faut-il rappeler qu'ils utilisent un vocabulaire mensonger ("frappes chirurgicales", "dommages collatéraux", etc.) pour faire croire qu'ils ne visent que des installations et non des civils, c'est-à-dire qu'ils respectent les conventions visant à rendre les guerres plus humaines (Conventions de Genève) et qu'ils ne pratiquent pas du terrorisme d'État?

 

Faut-il rappeler qu'en 1945, les Alliés ont utilisé le terrorisme d'État à Desden ("Bomber" Harris qui a brûlé vivant des milliers de citoyens/ennes allemands/andes) et que les USA ont utilisé pour la première fois la bombe atomique à Hiroshima et à Nagasaki, alors qu'ils se préparaient à la Guerre froide contre l'URSS et les communistes?

 

Faut-il rappeler que la Guerre froide, que Winston Churchill a lancée par son discours à Fulton, était du terrorisme d'État contre la Grèce (la résistance grecque, qui avait libéré le pays des nazis, ne voulait remettre ses armes à l'impérialisme britannique et voulait établir une démocratie populaire dans leur pays qu'ils avaient si vaillamment défendu du fascisme)?

 

Faut-il rappeler la succession de nouvelles guerres impérialistes de menace, de conquête et d'occupation déclenchées par l'États de la "coalition" impérialiste États-Unis-Royaume-Uni contre des pays, des nations et des peuples à des fins politiques, pratiquant le terrorisme d'État?

 

Faut-il rappeler que le gouvernement Harper est le plus ferme allié des États-Unis dans ses plan de conquête du monde?

 

Comment définir la nouvelle forme d'impérialisme ouvert des États-Unis, qui conduit l'humanité à la barbarie?  Peut-on parler de fascisme?  Une publication du Parti communiste du Canada utilise l'expression «protofascisme», qui contient le préfixe «proto», du grec «prôtos», qui signifie «premier, primitif, rudimentaire».

 

Le fascisme ou le protofascisme s'installe peu à peu dans le monde.

 

Un débat urgent est nécessaire par les intellectuels honnêtes, par les politologues objectifs, par les démocrates sincères, par les médias comme «Le monde diplomatique».

 

Ce débat est des plus pertinents, des plus urgents, des plus cruciaux.

 

Car le fascisme s'installe aux États-Unis.

 

Antonio Artuso, Montréal - pueblo@sympatico.ca - 22 novembre 2006

18:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : usa, imperialisme, fascisme, terrorisme, colonialisme, barbarie, capitalisme, oppression capitaliste, mccarthysme, repression, flicage, actualite, histoire, presse, silence, romain, courcelles, damocratie, liberte | |  Imprimer | | |

06/11/2006

06/11/2006: Saddam Hussein et les autres ...

On peut maintenant espérer qu’  après la condamnation à mort par pendaison de Saddam Hussein, on va maintenant condamner les 2 autres à la même peine : George W. Bush et Tony Blair, pour les massacres non-moins innommables qu’ ils ont déclenchés. On pourra aussi se contenter de la perpétuité pour tous les complices de ces massacres, à la tête du « Monde libre » et de la fameuse « Communauté internationale » …

A partir de ce moment, le monde pourra peut être vivre et respirer quelques années en Paix ( ???). Que Milosevic repose en Paix puisqu’ il figurait lui aussi parmi les vaincus … Il est vrai que les massacreurs élus « démocratiquement », on ne les pend pas, on ne les juge même pas … Dans les rues du Texas, puisque nous sommes maintenant sous la botte des shérifs de cet État exemplaire, on se contente d’ un duel : celui qui tire le premier, le plus juste, est celui qui a raison, qui gagne suivant des lois de vachers d’ une certaine époque…

RoRo

 

 

 

 

 

De : Philippe Guistinati [mailto:pguistinati@yahoo.fr]
Envoyé : lundi 6 novembre 2006 11:37
À : roger.romain@skynet.be
Objet : article sur saddam, à bientôt. Philippe G

 

On peut dormir sur nos deux oreilles, Saddam va être pendu...

 

Du fond de Ma Seine et Marne je pensais que la pendaison était réservée aux voleurs de bétails du temps des cow-boys…

De nos jours après un siècle et demi de modernisme on pend haut et court les chefs de gouvernement.

Et je ne veux même pas parler de la peine de mort dans cette affaire, car au moins chez nous l’affaire est entendue.

D’une part s’il s’agit de crimes contre l’humanité (c’est comme ça que l’on appelle les civils tués par les armes que l’on fabrique chez nous mais utilisées par de méchants « Saddam »), donc dans ce cas il existe un tribunal pénal international.

Et ce tribunal fonctionne bien, il permet de juger des hommes en tant qu’individu alors même qu’ils étaient suivis par tout un peuple et aidés par les grandes puissances. En plus ça ne coûte pas trop cher car les méchants meurent en prison, là haut dans le nord, de maladie ou suicide…On gagne du temps et donc de l’argent. Et en plus on ne parle pas de sujets qui fâchent.

 

L’important c’est que nous puissions dormir sur nos deux oreilles et tant pis pour les « pôvres gamins » qui perdent leurs jambes (ou même pire diraient nos grands machistes).

L’important c’est d’être persuadé que nous n’avons rien à voir là-dedans, en effet quels rapports entre l’ouvrier qui paye les traites de son pavillon de banlieue avec son salaire de salarié dans nos usines Françaises d’armement et le gamin cul de jatte.

C’est vrai, il n’a qu’à savoir où marcher à la fin ce gamin…

 

Le fait que la France est le troisième ou cinquième fabricant d’armes dans le monde n’est pas un problème car nous faisons tous des dons (déductibles) pour que nos associations humanitaires offrent de belles jambes en titanes aux petits pôvres handicapés.

L’honneur est sauf et nous irons tous aux paradis…

 

Pour revenir et finir sur Saddam, homme qui ne m’inspire pas spécialement de sentiments de tendresse, je trouve que si on le condamne du fait de la comptabilisation de ses crimes (148 personnes), il faudrait alors établir une comptabilité mondiale de nos chers gouvernants.

Par exemple un calcul en France que l’on mettrait à jour après chaque quinquennat des morts et handicapés (on parle pas des traumatisés, on est déjà assez embêté à compter tout ce petit monde…) du fait de chaque arme vendue ou produite par la France.

France, pays champion des droits de l’homme dans le monde…

 

Il faudrait aussi calculer combien d’Irakiens sont morts depuis que Saddam a été viré par Bush (c’est vrai que pour sa défense ils ont besoin de beaucoup de pétrole aux « states »…).

 

Et aussi combien ne serait pas mort si Saddam était resté, mais bon ça devient compliqué car du coup il y aurait de bons morts et de mauvais morts…

Et comme ça devient compliqué du coup il faudrait peut-être avant d’aller jouer les grands civilisateurs chez les autres, faire le ménage chez soi.

Mais alors du coup on va se sentir concerné ???

Non, il vaut mieux laisser parler notre ministre Mr DOUSTE qui ce matin a dit qu’il prenait « acte » de la décision du gouvernement irakien.

Au moins on se mouille pas, je dis mouille car en fait les ministres c’est nous qui les rémunérons, en grande partie avec l’argent des armes que l’on fabri…

Bon j’arrête.

Philippe GUISTINATI

06/11/2006

 

www.droledecoco.com

 

http://www.wmaker.net/droledecoco/xml/syndication.rss

20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, onu, otan, usa, terrorisme, oppression capitaliste, crimes, racisme, paix, guerre, demo, actualite, presse, silence, belgique, histoire, romain, courcelles, irak, afghanistan, occupation, barbarie, colonialisme, fascisme, imperialisme | |  Imprimer | | |