18/07/2007

17/07/2007: CENTRE FERMES : NON ??

Et dire que les ministres et gouvernants belges se prétendent "démocrates", à la tête de partis "démocratiques" et d' un Etat "démocratique": alors qu' ils bafouent les fameux "droits de l' homme" qu' ils foulent au pied ...? Des "centres fermés", pendant des jours, des semaines, voire des mois, pour qui ? Pour des gens qui n'ont commis aucun crime, qui n'ont pas été, jugés, ni condamnés, y compris des gosses ...
C' est beau la "Liberté" capitaliste, 'l'Etat de droit" ... !  Des mini-Guantanamo, à la belge ... derrière des médias et une opinion publique
qui s' en foutent  .
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: CENTRE FERMES : NON ??
Date: Tue, 17 Jul 2007 08:48:42 +0200 (CEST)
De: Coord. pour la regularisation <coordsanspapiersbxl@yahoo.fr>


CENTRE FERMES : NON ??
 
Depuis 1 an la CRER a instauré des parrainages de personnes enfermés au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel
 
Suite à ces parrainages et les manifestations organisées régulièrement devant le centre fermé, nous sommes frappés par  les conditions de vie dans ce centre, le climat de répression qui y règne, la détresse des prisonniers, le non-respect de tout droits élémentaires.
 
Ce dimanche 15 juillet nous avions fait un appel à un rassemblement avec udepbx pour la libération d’une femme et de sa fille de 11 ans et pour exiger la suppression des centres fermés. Nous n’étions q’une bonne dizaine de citoyens à avoir répondu à l’appel.
 
Nous avons à nouveau été frappés par la détresse des personnes enfermées.
Nous avons eu l'’occasion d’'entendre qui on enferme dans ces centres.
 
- Une femme camerounaise avec son bébé, sans avocats, enfermés depuis 2 mois .
- Un jeune adolescent afghan.
- Un italien d’origine sénégalais avec des papiers en règle là bas, venue visiter sa sœur malade      en Belgique, enfermé depuis 4 mois et n’ayant jamais vu d’avocats.
- Un malade psychiatrique d’origine kurde, enfermé depuis 1 mois.
- Un pakistanais marié à une française.
- Une handicapée physique de Guinée.
- Une guinéenne mariée à un réfugié reconnu en Belgique.
- Une camerounaise qui pleure en nous montrant son bébé de 2 ans.
- Une famille marocaine avec 4 enfants.
- Une femme népalaise avec un bébé de 2 mois.
- Une brésilienne vivant en Italie et voulant y retourner.
 
Et beaucoup d'’autres, Afghans, Irakiens, Turques, Tchétchènes, Kosovars…..hommes, femmes, enfants
 
Nous avons été frappés par la solidarité entre eux : c'’est le pakistanais qui appelait au secours pour l'’handicapée guinéenne, c'’est des Afghans qui demandaient de l'’aide pour le malade kurde, c'’est des sénégalais qui demandaient de l'’aide pour le jeune Afghan, etc…
 
Ils ont beaucoup crié leur détresse et certains tapaient sur les carreaux avec des objets jusqu'’à le casser.
 
Et au soir ils ont décidé d’'arrêter de s'’alimenter pour protester et demander leur libération.
Ce lundi ils sont toujours en grève de la faim mais se sentent isolés
Il est très difficile de faire une grève dans un centre fermé, il n'’y a aucun contrôle médical,  aucun soutien du personnel et en général l’'office transfère les meneurs très rapidement pour casser le mouvement.
 
Deux tiers de ces personnes qu'’on enferme dans des conditions des plus douteuses seront libérés grâce à l'’intervention d'’avocats ou de soutiens, parce que tout compte fait ils avaient droit à ces papiers. D'’autres seront mis sur le trottoir avec un ordre de quitter le territoire car inexpulsables, renvoyés vers la clandestinité. Et 1 sur 4 seront expulsés de gré ou de force.
 
MAIS POURQUOI FAUT IL ENFERMER, FAIRE SUBIR A DES ETRES HUMAINS UN TEL REGIME :  juste pour donner bonne conscience à nos chers politiques (ils s’occupent des migrations !!!) et donner une image sécuritaire à la population ????
 
Nous avons à notre disposition des équipes de choc de psychologue en cas de trauma, des associations d'aide aux victimes, des SOS enfants, des associations pour femmes ou familles en détresse, et nous maltraitons, enfermons d’autres, sans aucuns scrupules.
 
Nous laissons faire, nous ne voulons pas voir, nous collaborons grâce à notre silence
Cette  collaboration devient extrêmement limite, voir criminelle dans ces situations graves ou des êtres humains sont maltraités, emprisonnés, expulsés et quand les droits fondamentaux sont systématiquement bafoués.
 
Nous ne voulons plus, nous refusons  que ces maltraitances quotidiennes dans les centres fermés et lors d'’expulsions vécues par des êtres humains soient tues, sont banalisés grâce.
Nous organisons des parrainages dans le centre fermé de Steenockerzeel pour offrir aux détenus une écoute et pour dénoncer des situations criminelles au quotidien. Nous continuerons à répondre aux demandes des détenus, à soutenir les actions légitimes des détenus face à ce système répressif.
 
Nous continuerons à dénoncer quotidiennement et systématiquement le non-respectt  de tout droit dans les centres, à dénoncer le système répressif utilisé par notre gouvernement.
Nous continuerons à exiger la suppression de centres fermés, de véritables prisons pour innocents.
Nous appelons à une mobilisation citoyenne contre des procédés répressifs digne d'’un régime fasciste.
 
Contact pour le parrainage (et il y a du boulot !!!!) : Eveline 0473 62 87 33
 
 
 
Le moratoire des expulsions est en marche !!
 
 
LE GEL DES EXPULSIONS
 
 
L'’année passée a été mouvementée et la question de la régularisation a sans cessé d'être à la une.
 
Des milliers de Belges ont manifesté aux côté des sans papiers. Des milliers de pétitions ont été signées réclamant une régularisation.
 
Le monde associatif, culturel, syndical, ect… s'’est uni pour exiger une nouvelle loi de régularisation. Le monde politique a répondu à cette demande : plusieurs présidents de partis se sont engagés à mettre la régularisation au programme du prochain gouvernement.
 
Attendons les élections : les promesses seront tenues et les sans-papiers seront régularisés !
 
Mais parmi les sans-papiers et leurs amis l’'inquiétude monte. Il semble que l'’Office des Etrangers entende « vider » la place avant la loi tant attendue. Les exemples de rafles et d'’expulsions se multiplient. On va jusqu’à chercher les enfants dans les écoles.
 
Les sans-papiers et tous leurs soutiens exigent donc des politiques un engagement simple et concret : le gel des arrestations/expulsions jusqu’à la régularisation.
 
Les Bourgmestres ont un pouvoir sur la police locale, ils peuvent demander à leur police de ne pas intervenir dans des rafles et de ne pas avertir l’'Office des Etrangers lors des contrôles. Ils peuvent concrètement geler les expulsions jusqu’à ce que les Présidents de parti aient tenu leurs promesses.
 
Pour que la régularisation ne soit pas qu’'une promesse électorale de plus, nous demandons un geste concret.
 
 
 
Pour ceux dont la signature manque… 
signature de soutien à l'appel

Association : .............................................................................................................

Nom du signataire : ....................................................................................................

Personne ou groupe : .................................................................................................
 
 

Premier signataires:

  • ECOLO - Parti Ecologiste Belge
  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
  • UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National


C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
 
Manifestation du 1 mai : http://1maimanif.canalblog.com/
 
Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, liberte, belgique, democratie, fascisme, expulsions, solidarite, sans-papiers, silence, europe, euro-dictature, oppression capitaliste, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/11/2006

08/11/2006: ... Sur un banc...

 

... Sur un banc...

Bonjour monsieur. . .

Bonjour petit...

L'homme : tu es bien gentil. Comment t'appelles-tu ?

L'enfant: merci! En principe, je m'appelle Abdelouahab.

L'homme: joli prénom. Moi c'est Jean Pierre. Tu as l'air bien rêveur... Tu vis par ici ?

L'enfant: je crois, enfin je pense...

L'homme: tu penses! Tu n'en es. pas sûr? Tu as bien une adresse?

L'enfant: hooo oui monsieur... L'enfant le regarda avec un regard perdu...

L'homme: (l'air étonné) tu habites où, Abdelouahab?

L'enfant: sur la place là-bas, dans l'église... L'homme: (soudain, il vit dans les yeux du petit une grande tristesse) tu habites dans

l'église, c'est une: bien grande maison. Tu as de la chance, et en plus tu es au centre de la

ville entouré de jolis magasins...

L'enfant: oui, c'est vrai. Mais je ne vais jamais au magasin. Moi, ma nourriture

s'appelle « VIVRES », mes vêtements sont des « DONS» et mes chaussures aussi. Je

n 'ai pas de jouets à moi, ils ont tous déjà servis, ils sont sans énigmes et sans vie car ils

ne m'appartiennent pas...

L'homme: (surpris et triste a la fois) mais, dis-moi, tu es de quelle nationalité, où es-

tu né ? L'enfant: je suis né ici, pas très loin, ma nationalité, Monsieur, c'est « SANS

PAPIER» et j'ai très peur...

L'homme sans voix: peur petit, mais de quoi donc?

L'enfant :je suis né ici, je n'ai pas de racine car papa m'a dit « attends avant de

regarder leur soleil car, vois-tu mon fils, ici, il n'est pas à nous. Et peut-être qu'un jour,

ils nous renverront là-bas, dans le pays dont on ne veut plus ». Alors, Monsieur Jean

Pierre, j'ai très peur car ce pays dont papa me parle, je ne le connais pas. Et papa est

toujours très abattu quand il en parle, maman pleure quand l'église sonne, alors j'ai peur de regarder le soleil et je ne sais pas pourquoi... .

L 'homme les yeux remplis de tristesse et ,de honte lui dit : moi je suis d'ici et, j'ai

honte de te l'avouer, mais, vois-tu Abdelouahab, mon soleil, je t:e l' offre et ta nationalité

sera la mienne car tes yeux sont ceux d'un homme de valeur. Et,.surtout dis à ton papa

et à ta maman que le soleil est pour tous sur cette terre et que la frontière est dans la tête

des grands, mais que dans le cœur des justes, lès hommes sont tous « EGAUX». Il se

leva et serra l'enfant contre lui et s'en alla vers sa joumée...

Abdelouahab est rentré heureux et très ému en criant dans l'église à ce dieu universel,

MERCI

De m' avoir accordé la joie de rencontrer cet homme. Il m' a donné la clé qui me fera

croire en nous. PAPA, MAMAN, venez voir dehors. Le soleil brille et nous donne

l'espérance... Et le soleil sait que je m'appelle ABDELOUHAB....

Pour que le soleil brille de la même façon pour tous...

                     Frère Christine.. . .Un papillon

10:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, histoire, actualite, charleroi, hainaut, europe, euro-dictature, 127bis, sans-papiers, expulsions, racisme, colonialisme, fascisme, injustice, capitalisme, liberte, democratie, afrique, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/09/2006

25/09/2006: 80 % de perdants au loto de Sarko ?

C’  est toujours en EURO-DICTATURE capitaliste …

Pendant ce temps, TF1 titre « A Cuba, des femmes (sans doute une poignée, gavées de dollars U$) luttent pour la libération de leur mari ! ». Rsf est leur complice …

En France « démocratique », comme en Belgique , les centres de détention sont appelés des « centres de rétention ».  C’  est plus doux, plus acceptable … Pourtant des sans-papiers, n’ ayant commis aucun délit criminel, sont détenus, sans procès, avec leurs enfants pendant des semaines, des mois, avant d’ être expulsés de force, comme au 127bis de Steennokkerzeel .  Les « droits de l’home », c’ étaient seulement valables du temps de Walesa, Sakharov, Havel, …

RoRo

 

 

 

 

De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@msn.com]
Envoyé : lundi 25 septembre 2006 22:09
Objet : FW: [Gisti-info] 80 % de perdants au loto de Sarko ? [RESF]

 

From:  Gisti <gisti@gisti.org>
To:  gisti-info@rezo.net
Subject:  [Gisti-info] 80 % de perdants au loto de Sarko ? [RESF]
Date:  Mon, 25 Sep 2006 20:07:55 +0200


80 % de perdants au loto de Sarko ?

Plus de 30 000 dossiers reçus en préfecture cet été dans le cadre de la circulaire du 13 juin. Un immense espoir...

Mais parmi toutes les familles concernées, qui remplissaient pour la plupart les critères définis par le ministère, seules 6924 ont été régularisés, sans surprise. Les préfectures ont ignoré les dossiers et appliqué les quotas définis à l'avance par le Ministère de l'Intérieur. Un soulagement pour 6 924 parents d'élèves, mais l'angoisse pour les 26 614 familles refusées au loto Sarko !

D'autres n'ont pas encore été convoquées. Certaines n'ont toujours pas reçu de réponse. A ces familles s'ajoutent toutes les personnes seules ou les couples qui ne remplissaient pas les conditions de la circulaires et qui, de ce fait, n'ont pas déposé de demande. Pour elles, pas de faux espoir, mais la même peur d'être expulsées.

 Tous ces gens vivent aujourd'hui dans l'attente et l'angoisse.

« /Quelqu'un qui n'a pas de papiers en France a vocation à être raccompagné chez lui /», a déclaré le ministre de l'Intérieur, en précisant bien que le fait d'avoir un enfant scolarisé ne donnait pas le droit de rester en France.

Le 15 septembre, il adresse une nouvelle note aux préfets : « //Vous êtes amenés à mettre à exécution, conformément à la loi, des mesures d'éloignement à l'encontre d'adultes, parents d'enfant (s) mineur (s), dont vous avez rejeté la demande de régularisation. J'appelle tout particulièrement votre attention sur le fait que l'exécution de ces mesures ne doit en aucun cas donner lieu à l'interpellation de ces adultes par les services de police ou de gendarmerie dans l'enceinte ou à proximité immédiate d'un établissement scolaire./ /»

C'est vrai : une interpellation à 6 heures du matin au domicile familial, c'est beaucoup plus humain.

Au cours de l'été le chasseur d'enfants a pu expulser quelques familles et jeunes majeurs scolarisés : les chaises vides d'Abdallah, Aminata D., Aminata S., celle de Khalid, de Mourad, de Vladislav, de Jeff, celles des enfants Nouridou, des enfants Mutischi... représentent autant d'expulsions brutales et injustes.

   *
A Chartres, la police est entrée dans une école maternelle pour récupérer un enfant de 2 ans et 1/2 dont les parents étaient en rétention.

    *
A Soissons, une famille malgache vit cachée après avoir été arrêtée.

    *
A Montereau, un père de famille, débouté de la circulaire du 13 juin, fait la grève de la faim.

   *
A Bagneux, à Cholet, à Paris des enfants attendent le retour
de leur père, expulsé pendant l'été.

   *
Et à Cachan, des dizaines de familles vivent dans des conditions iinhumaines. Chaque jour sur le chemin de l'école, ces familles sont harcelées, bousculées, interpellées et malmenées par la police.

Mais le Réseau Education Sans Frontières continuera, avec toutes les associations qui le composent et tous les citoyens qui soutiennent son action, à organiser le soutien et la solidarité autour des personnes et des familles menacées et de leurs enfants.

Demain, partout, enseignants, parents d'élèves, élèves, voisins, citoyens, élus, nous serons encore là pour empêcher les expulsions et réclamer la régularisation qui permettra à tous de vivre ici dans la dignité.

La solidarité doit l'emporter contre la chasse à l'enfant...
Mercredi 27 septembre devant les Préfectures, dans toute la France

Nous dirons NON aux expulsions aujourd'hui comme à la fin de l'année scolaire.
Nous exigerons des papiers pour tous par un titre de séjour « vie privée et familiale ».

Tous ensemble, nous voulons pouvoir continuer à construire un avenir de justice et de fraternité !

 Et à l'appel des expulsés de Cachan des collectifs de sans papiers et de RESF :
 

Manifestation samedi 30 septembre à Paris

14 h 30 Place Denfert-Rochereau

Des PAPIERS, des LOGEMENTS et des ECOLES POUR TOUS

HALTE AU DISCRIMINATIONS ET A LA REPRESSION POLICIERE

/ Rendez-vous des collectifs RESF d'Ile de France : 14 h 30, angle Bd Raspail / rue Considérant/

*Réseau Education Sans Frontières* / Réseau des militants, collectifs d'établissements, syndicats et associations pour l'information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers.

http://www.gisti.org/doc/actions/2006/resf/09-2730_80pcent.html

http://www.gisti.org

16:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, france, histoire, immigres, liberte, politique, presse, romain, racisme, resistance, sans-papiers, oppression capitaliste, silence, solidarite, 127bis | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2006

24/09/2006: LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 ----- Original Message -----

From: Coordination Nationale des Sans Papiers

Sent: Sunday, September 24, 2006 4:18 PM

Subject: LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

SANS PAPIERS

en lutte>>>coordination nationale

 

 

La CNSP a reçu ce texte de nos camarades de l’ATRAIE d’Espagne. Les terribles images d’une jeunesse africaine condamnée à risquer la mort par la traversée de l’atlantique jusqu’aux Iles Canaries dans l’espoir de trouver du travail dans les pays riches, industrialisés et dominants d’Europe sont instrumentalisées par la classe politique dans les pays européens, toutes tendances confondues, pour accréditer ce grand mensonge de la pseudo invasion des « nègres bamboulas ». En fait, les « pirogues de la mort et de l’espoir » sont une réponse aux assassinats de l’Europe barricadée à Ceuta et Melilla. Les nouveaux négriers d’Europe que sont les patrons du travail clandestin de mèche avec les mafieux africains des filières et passeurs souvent au pouvoir profitent de cette volonté inébranlable de la jeunesse africaine en quête de travail et d’emploi pour s’enrichir. En fait, ceux de la jeunesse africaine qui s’embarquent dans les pirogues constituent un pourcentage infime des migrations qui restent pour l’écrasante majorité une émigration Sud/Sud. C’est là où réside la manipulation médiatique des tenants de la « fermeture de frontière » y compris dans sa nouvelle mouture sarkozienne « d’immigration choisie »... En fait, la prétendue déferlante piroguière est une preuve de plus de l’échec et de l’escroquerie politique, qui durant ces 5 décennies depuis les soit disant indépendances des Etats africains a fait croire que la « coopération, l’aide publique, les plans d’ajustement structurel du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, le libéralisme planifié par l’OMC participent au développement des pays du Sud ». C’est tout cela que dénonce le texte de nos camarades d’Espagne que la CNSP signe des deux mains pour rétablir toute la vérité sur la réalité oppressive et prédatrice qui fait aujourd’hui de l’Atlantique le plus vaste cimetière où gît une partie de la jeunesse africaine en quête de travail.     

 

LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

Déclaration internationale des travailleurs immigrants et sans papiers contre le plan Afrique

 

L'intérêt du gouvernement de l'Etat espagnol pour exploiter les richesses du continent africain grandit de jour en jour. Actuellement il profite de l'arrivée de sub-sahariens aux côtes des Iles Canaries, et avec l'aide des media, il crée une grande préoccupation dans l'opinion publique, bien que ce type d'immigration ne représente que 10% de l'immigration qui rentre par la frontière terrestre de la France et les aéroports espagnols.

Dans ce cadre, le gouvernement espagnol criminalise l'« immigration illégale » et, avec le soutien de l'Union Européenne et les pays du G8, il prétend signer des « accords migratoires globaux » avec les pays d'où partent les « sans papiers ». Ces accords combinent le contrôle militaire des côtes avec des accords de rapatriement et d'« aides au développement ».

Les accords de rapatriement permettent le renvoi immédiat d'immigrants sans respecter les droits fondamentaux, comme cela a déjà été le cas avec les 99 premiers rapatriés au Sénégal (1 juin 2006). Dans ce cas, la responsabiliser pour ces faits incombe aux gouvernements des pays d'origine.

 

Le plan Afrique est un plan impérialiste

 

L'objectif d'avancer un plan pour l'Afrique, dirigé par l'Espagne, n'est qu'une manœuvre pour ouvrir les portes à l'impérialisme espagnol et ses multinationales afin de contrôler les richesses de ce continent. En utilisant l'immigration comme couverture légale, l'Espagne renforce sa pénétration dans des pays africains, depuis le Gambie et le Mali jusqu'au Soudan ou l'Ethiopie, sous le couvert de «  renforcer la démocratie, la sécurité et la paix dans la zone, et la création de richesse sociale et économique ». Ce sont les mêmes arguments qu'a utilisés l'impérialisme européen pour coloniser le continent africain dans le 19 ème et le 20ème siècle.

Avec les « aides au développement » on prétend réclamer des accords avec des perspectives financières. Comme dit le président de l'exécutif communautaire José Manuel Durao Barroso : «  l'association avec l'Afrique requiert un financement adéquat, et cela implique que l'Europe a besoin d'un accord sur les perspectives financières », ou encore : « sans cet accord nous ne serons pas dans des conditions de respecter nos engagements ».

 

Jusqu'à ce jour, les aides au développement, qui devraient hypothétiquement améliorer la qualité de vie de la population, n'accomplissent pas ces objectifs et profitent exclusivement aux entreprises européennes qui exécutent les supposées actions de développement, ainsi qu'aux gouvernements fantoches locaux, sans compter qu'elles grossissent la dette externe et donc la dépendance de ces pays.

Pour l'UE « renforcer la démocratie » consiste exclusivement à mettre en place des gouvernements fantoches qui garantissent l'implantation d'entreprises européennes pour contrôler l'exploitation des richesses, contre la volonté du peuple. Quand le peuple prétendra changer cette situation, suivra l'intervention militaire comme cela a été le cas en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire, etc., ce qui est en contradiction avec l'exigence de paix.

Tant que les multinationales continuent à piller les pays d'Afrique avec le soutien de ces gouvernements fantoches, il sera impossible d'éliminer la pauvreté et, par conséquent, l'émigration. En réalité, se sont ces activités qui produisent la pauvreté et le désespoir et obligent par conséquent des populations entières à l'émigration.

 

Le plan Afrique est un plan militaire

 

Pour assurer ce plan impérialiste, avec l'objectif avoué de renforcer la surveillance et le contrôle des frontières de l'UE et en utilisant précisément la préoccupation créée par l'entrée des immigrants, le gouvernement espagnol est parvenu à avoir l'appui logistique-militaire de l'UE. Il obtient ainsi la supervision de l'agence européenne du contrôle des frontières extérieures (FRONTEX), qui a mis à disposition des moyens maritimes et aériens, ainsi que le déplacement de toute sorte d'experts, pour empêcher l'entrée de ces africains appauvris en Europe.

La présence militaire a deux objectifs : 1º Empêcher l'entrée en Europe des travailleurs africains. 2º Etablir un bureau de FRONTEX aux Iles Canaries pour militariser la zone et faciliter une intervention militaire rapide et efficace dans le cas de soulèvements populaires contre la présence des multinationales européennes ou contre les gouvernements qui appliquent cette politique.

 

Les travailleurs et les peuples n'émigrent pas, en mettant leur vie en danger, seulement par caprice. Dire que l'exigence de « papiers pour tous » est une mesure irrationnelle, et non réaliste, fait partie de l'idéologie impérialiste qu'on prétend transmettre pour conditionner « l'opinion publique ». Est-il rationnel et réaliste de spolier les peuples, de condamner ses gens à l'émigration et, quand ils insistent, de construire des murs contre eux, de militariser les frontières et de criminaliser les immigrants ?

En finir avec la spoliation des peuples africains par une poignée de pays et leur Union Européenne, mettre un terme au vol des multinationales, voilà les seules mesures sérieuses, réalistes et rationnelles pour aborder une politique migratoire.

 

LA RICHESSE DE L'AFRIQUE POUR LES PEUPLES AFRICAINS

LES MULTINATIONALES HORS D'AFRIQUE 

NON AU PLAN AFRIQUE  

FRONTEX HORS DES CÔTES AFRICAINES

21:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, crimes, actualite, democratie, espagne, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, france, histoire, immigres, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, presse, romain, propagande, raci | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/09/2006

22/09/2006: 60 ans d’immigration italienne… en Belgique

De : Jacques CHEVALIER [mailto:chevaljak@mail.be]
Envoyé : vendredi 22 septembre 2006 9:42

 

Bonjour,

Je vous prie de bien vouloir trouver en annexe le texte du discours qui sera prononcé ce soir par Myriam PIRON à l'occasion du vernissage de l'Exposition consacrée au 60ème anniversaire de l'immigration Italienne via les accords charbonniers belgo-italiens.

Le vernissage a lieu à 19 h au Tchératî, rue Aux Communes, 37 à 4602 Cheratte-Haut, l'exposition est accessible au public samedi 23 et dimanche 24 septembre 2006 de 11 h à 18 h.

Vous êtes cordialement invité(e) au vernissage.

Jacques CHEVALIER

Animateur ACPR - locale Visé-Cheratte

 

 

 

 

60 ans d’immigration italienne…

 

Cheratte, c’est un peu le nombril du Monde.

 

Aussi bien en surface, par la diversité des mélanges de cultures que l’on y trouve, la beauté de sa géographie entre collines et voies maritimes, et la richesse historique de son passé houiller et industrieux, que dans son ventre, avec ses galeries de mine actuellement noyées  et peut-être d’autres trésors qu’il renferme encore (ne prenons que les gigantesques travaux de démergements toujours en cours).

Cheratte, j’en suis tombée amoureuse en visitant pour la première fois les ruines du charbonnage du « Hasard » une froide après-midi d’hiver, et j’ai de suite adhéré à la philosophie culturelle de mon compagnon, Jacques Chevalier, bien connu pour son implication au sein de ce quartier, via notamment l’Association Culturelle Paul Renotte dont notre Camarade Marcel Levaux est le président. 

 

PAC et ACPR de Cheratte s’associent pour un hommage à la communauté d’origine Italienne les 23 et 24 septembre 2006

 

Le 23 juin 1946, les premiers accords entre la Belgique et l’Italie sont négociés par le biais d’une Convention préparant le transfert de cinquante mille travailleurs Italiens en 2 années, vers les charbonnages belges. En 1952, seulement, 48000 hommes auront répondu aux critères de l’accord charbonnier, et auront fait la connaissance de nos mines.

 

Comment en sommes-nous arrivé là ?

 

Après la seconde guerre mondiale  et la fermeture des frontières avec les pays de l’Est l’immigration Italienne devient dominante :

De 1946 à 1956

 

L’Italie s’attache à résoudre les problèmes dus  à l’effondrement de son économie ainsi qu’au désarroi et la révolte de sa jeunesse face au chômage.

 

Les patrons charbonniers de Belgique quant à eux doivent faire face au départ des prisonniers allemands travaillant dans les mines jusqu’à leur libération en 1947, et donc à une pénurie de main d’œuvre pour les besoins énergétiques du pays.

 

l’ Italie quant à elle à grand besoin de combustible également pour se reconstruire.

 

La « FEDECHAR » est chargée de l’organisation pratique de l’embauche (1 homme contre 1200kgs de charbon/semaine pendant+/- 1 an).

 

A partir  de Milan s’organise une véritable campagne publicitaire dans tout le pays (affiches, documentaires expliquant la bonne vie à la mine pour ceux qui auront le privilège d’être choisis : qualités requises : Jeunes hommes célibataires de moins de 35 ans en excellente santé : corps sain et vigoureux, courage, force et sang froid ).

 

Des médecins belges sélectionnent avec prudence les candidats au départ étant donné la dureté du travail.

 

Moins d’hommes que l’on espérait se présentent, ils vont alors diminuer leurs prétentions et élargir les critères de choix, c’est ainsi que des hommes plus vieux, avec charge de famille vont quitter leurs régions pauvres du sud de l’Italie pour s’installer ici.

 

Le voyage entre Milan et Bruxelles dure près de deux jours ; de longs convois arrachent à leur famille des milliers d'hommes, le cœur battant d'espoir vers une vie meilleure. Beaucoup d'entre eux ne reverront jamais leur terre natale.

 

A Bruxelles, la dispersion vers les différents charbonnages est organisée. Des interprètes et délégués des mines règlent les formalités et le précieux chargement d’Humains est dirigé vers les « cantines » qui les attendent, ce sont des anciens  bâtiments de charbonnages fermés depuis 1930 ou ayant servi de « baraquements » aux prisonniers Russes et Allemands, les conditions de vie y sont indignes et bien loin des promesses faites par la FEDECHAR.

 

Les années passent et la santé des mineurs s'affaiblit. Outre les maladies, il y a les différents accidents.

 

Entre 1946 et 1955, plus de 500 ouvriers italiens  périssent dans les différents charbonnages de Belgique. Et puis, vient le 8 août 1956, l'effroyable tragédie du Bois-du-Cazier, à Marcinelle ; 262 morts, dont 136 Italiens (il faut noter qu’il y a  eu peu d’accidents catastrophiques à Cheratte parce qu’il y a peu de « grisou » étant donné la qualité exceptionnelle du minerais (moins gazeux et donc de meilleure combustion), les accidents seront dus à l’eau et le plus souvent en surface..

 

Les conséquences de ce drame sont rapides : renforcement de la sécurité dans les mines et blocage de l'immigration italienne vers la Belgique. 

      

A la fin des années cinquante, beaucoup d'Italiens épuisés par le travail rentrent au pays avec une santé médiocre et sans pension.

 

Ils n’ont pas assez d'années de service dans les mines de Belgique

 

La  « silicose » ne fait pas partie des maladies professionnelles indemnisables.

 

Pour aider ses rapatriés, le gouvernement Italien, poussé par les partis politiques de gauche, approuve une loi en 1962, celle-ci prend en charge l'indemnisation de la maladie de la silicose, en attendant que le gouvernement Belge le fasse.

 

La reconnaissance de cette indemnisation entrera en vigueur dés le premier janvier 1964.

 

La silicose est reconnue comme maladie professionnelle : c’est rendre justice aux victimes de ce mal qui détruit tant d êtres humains depuis des dizaines d'années.

 

On s'est bien gardé de dire en Italie, au moment du recrutement des travailleurs, les différentes maladies que la mine peut occasionner, ainsi que les conditions de travail qu’ils allaient rencontrer.

 

Ceux qui resteront en Belgique et qui seront, mis à la pension prématurément suite à cette maladie devront subir des moqueries, rapidement généralisées à tous les Italiens sur la « moutouelle» voulant ainsi signifier qu’ils ne sont venus que pour émarger le plus vite possible à notre Sécurité Sociale!

 

Et tout cela en ne respectant pas les principes d’hygiène en vigueur chez nous. Je me souviens, petite fille, avoir entendu dire qu’ils étaient malades parce qu’ils mangeaient des tomates et de l’huile d’olive !!! et qu’ils ne vivaient pas comme nous !!!

 

La vie s’organise

 

Dans les années 1950, la recherche de logements plus décents et appropriés, principalement quand la « famille » arrive et s’agrandit,, relève presque de « mission impossible » et on voit fleurir sur bon nombre d’habitations privées des pancartes « ni animaux ni étrangers ».

 

Il y a bien les « Cités ouvrières » dont nous en avons un des plus beaux fleurons ici, avec une des premières cité d’habitations sociales construite en Wallonie (avec Tilleur) au début des années 1920, et destinée au départ à abriter une majorité de familles d’origine Polonaise, représentant la première forme d’immigration massive vers nos charbonnages, mais vu l’ampleur de l’immigration et des regroupements familiaux,, nous manquions de logements décents.

 

L’intégration n’est vraiment pas facile au début, malgré nombre de mariages mixtes entre ces jeunes hommes fougueux et nos jeunes filles locales, et ce, dès 1950.

 

La Belgique compte d’ailleurs, dès 1964 sur l’apport de nouvelles familles immigrées en plus de celles déjà installées (d’abord marocaines, ensuite Turques) pour redresser la courbe de natalité du pays.

 

Quelques politiciens « éclairés » (Marcel Levaux à Cheratte et André Cools à Flémalle) obtiennent, dès 1968, la création du Conseil Consultatif des immigrés, faute d’obtenir déjà un droit de vote pour les personnes résidant régulièrement en Belgique.

 

En 1972, le droit de vote est accordé aux étrangers pour les élections sociales (représentants syndicaux).

 

En 1974, la Belgique décide de stopper l’immigration étrangère tout en accompagnant cela d’une campagne de régularisation d’un faible pourcentage de celles-ci.

  

Dans les années quatre-vingt, les autorités Belges prennent conscience de l’installation définitive des immigrés en Belgique, et mettent enfin en place une politique d’ « intégration ». par le biais entre autre de la «  Loi GOL » de 1984 octroyant la nationalité Belge aux immigrés de la 2eme génération en cas de mariage mixte et automatiquement à ceux de la 3eme génération.

 

Celle-ci se confirme dans le temps puisque de plus en plus de jeunes générations sont essentiellement Belges.

 

Le 7 février 1992, le traité de Maastricht indique que les Européens peuvent voter aux élections locales et européennes.

 

Le 27 janvier 1999, droit de vote aux élections communales pour les européens, étendu le 19 mars 2004 aux non-européens inscrits depuis 5 ans en Belgique.

 

Le 8 octobre 2006, ce sera la première participation de ceux-ci aux « Communales »

 

Le combat continue pour les « Législatives » les « Régionales » et le droit d’éligibilité. (RoRo : et les provinciales … !)

 

La première immigration Italienne dont on parle peu

 

De 1920 à 1940

 

La première guerre mondiale cause beaucoup de dégâts en Europe, notamment en Belgique et  en Italie.

 

La Belgique se remet bien vite à la tâche, la plupart des usines et des charbonnages retrouvent leur rythme et leur productivité.

 

L'Italie, au contraire, se remet confusément de sa guerre. Le régime politique subit des assauts imprévus  : la pauvreté s'étend, Mussolini se prépare.

 

En 1922, soutenu par 30 députés fascistes, il obtient la maîtrise des principaux ministères. Deux ans plus tard, fort d'une majorité de +/- 80%( 405 élus sur 535), il écarte l'opposition et instaure la dictature.

 

Dés lors, par milliers, des Italiens vont fuir leur patrie. Certains aboutissent en Belgique car l'industrie lourde a besoin de nouveaux travailleurs, ils seront rapidement assimilés.

 

Ils arrivent petit à petit à partir de 1922.

 

En 1925,  le nombre d'Italiens travaillant dans les charbonnages peut s'évaluer à quatre ou cinq mille, soit plus de 3% du total du personnel.

 

Et cette proportion ne fera que s'accroître, d'autant plus que la communauté italienne de Belgique se développe sans cesse : ils sont 20 000 en 1930 ; ils seront près de 35 000 en 1940.

 

A l'arrivée de Mussolini au pouvoir, en Belgique comme ailleurs, l'ambassade et les consulats deviennent les symboles du fascisme italien, et tentent de rallier les émigrés à ce régime.

 

Il faut savoir que la plupart des immigrés italiens de l'époque sont antifascistes, et Mussolini va tout faire pour endoctriner ces fuyards.

 

A Charleroi, des écoles et des bibliothèques Italiennes sont organisées sous contrôle fasciste, et, les livres y sont triés.

(Pour information, l’Université du Travail créé par le Mouvement Ouvrier Chrétien va  trouver son essor dans les années 1960 afin de favoriser, l’intégration de ce qu’on appelle alors, les immigrés de la deuxième génération de par l’organisation de cours de haut niveau : graduats et universitaires).

 

Des informateurs produisent pour l'ambassade Italienne un rapport hebdomadaire, pour chaque antifasciste  vu en Belgique.

 

Sur base de ces dossiers, la police italienne demande et obtient , l'arrestation des " agitateurs " par la police belge. Ainsi la population italienne de Belgique, loin d'être à l'abri chez nous, fait en plus l'objet de diverses pressions de la part de son consulat.

 

A ce moment, en Belgique, pour obtenir un passeport, un document officiel, il faut s'inscrire à une organisation fasciste, du moins faire allégeance au Duce ou répondre à de longs questionnaires pour détecter les activités antifascistes. Autrement, les documents pourtant indispensables (extraits de naissance) se font indéfiniment attendre.

 

Cela serait un comble que l’histoire se répète puisque bon nombre d’ « anciens » Italiens déplorent  être toujours en possession d’une carte de séjour renouvelable tous les 5 ans, malgré plus de cinquante ans de résidence ininterrompue en Belgique.

 

Ils doivent même toujours avoir un passeport pour se rendre en Italie, à notre époque de libre circulation dans la Communauté Européenne et d’un retour de l’extrême droite en Italie, voire en Europe.

 

Conclusion

 

Actuellement on entend souvent dire que « l'intégration des Italiens est réussie ».

 

Je n’aime pas beaucoup ce terme …Intégration ?? Notre planète nous appartient, à tous, il y a toujours eu et il y aura toujours des brassages de populations, des départs, des retours, des installations, là où la vie s’organise.

 

Pourquoi penser qu'un peuple peut être meilleur qu'un autre ?

 

Peu importe la couleur de sa peau, peu importe le dieu qu'il prie, un Etre Humain reste une personne qui a le droit d'avoir des droits.

 

On entend souvent dire que la Belgique est envahie d'étrangers mais est ce vraiment le cas?

 

Si l'on se réfère à des chiffres officiels (source : INS,) on constate qu’en 2000, en Belgique, il y avait +/- 90% de Belges, +/- 6% d'étrangers d’origine européenne et +/- 4% d'étrangers hors Union européenne

 

Certains aussi s'interrogent sur les causes qui poussent les gens à partir de chez eux ?

 

Souvent derrière une immigration se cache un accord entre deux Etats, sans tenir toujours compte des désirs de leurs ressortissants

 

Départs forcés ou choix de vie, installations obligées ou espérées, et quoi qu’il en soit, quelles que soient les raisons pour lesquelles nous « émigrons » la terre nous appartient.

 

Les frontières, les régimes politiques, les dictatures, les oppressions sont le résultat de la guerre du Pouvoir, de la Loi du plus fort…

 

Nous, les « petits », les faiseurs de peuples, les forçats de la faim, apprenons à nous respecter, arrêtons de jouer dans la cour de nos oppresseurs, restons unis…Forçons les barrières, créons la solidarité…Et ne parlons plus d’intégration

 

Parlons d’abord d’accueil, d’échange, de vie commune, de partage de valeurs…parlons-nous, écoutons-nous, il y a tant à gagner…

 

Au niveau de la Communauté de Belgique d’origine Italienne, il faut savoir qu’en nombre, elle est plus importante que la communauté germanophone, est-ce que l’on parle d’intégration quand on parle des gens d’Eupen ??

 

Lorsque l'on parle d'immigration italienne et d’ « intégration réussie », on prend souvent comme exemple Elio di Rupo, Paola ou Adamo, mais il ne faut pas croire que les 300 000 italiens en Belgique ont tous atteint la réussite et la reconnaissance de ces personnes connues (Re-connues), un peu comme si les idées racistes étaient « excusées » parce que certains « représentants de nationalités » étaient reconnus ? Resteront-ils toujours, et après plusieurs générations étrangers en Belgique et idem dans leurs contrées d’origine ??

 

Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que les Italiens comme d'autres nationalités ne sont pas venus " voler " le travail aux Belges. Ils ont au contraire contribué à faire de la Belgique le pays qu'il est maintenant. Je pense donc que les partis d'extrême droite se voilent la face et devraient revoir leur Histoire car sans les « étrangers », l'économie belge actuelle ne serait pas ce qu'elle est.

Je termine en rappelant qu’à l’heure actuelle, dans notre beau pays, terre d’asile, il y a des Hommes, des Femmes et des Enfants, qui, sans papiers, se trouvent dans des situation de grand désarroi, ils souffrent de ne pas être reconnus, de n’avoir aucune existence légale, et d’être ainsi des proies faciles pour les marchands d’esclaves et d’illégalités en tout genre.

 

Des êtres humains qui ne savent pas ce que demain sera fait et qui sont sacrifiés au nom du libéralisme international et du profit maximum à n’importe quel prix…

 

Pour en revenir aux personnes d’origine Italienne, puisque c’est elles qui sont à l’honneur aujourd’hui, je tiens à ajouter que depuis l’ouverture des frontières (espace Shengen), bon nombre d’entre elles arrivent toujours en Belgique en espérant trouver une situation économique meilleure, et se trouvent rapidement dans la situation de « sans-papiers » ne pouvant prouver dans les 5 mois de leur arrivée d’un travail déclaré leur offrant la « carte de séjour ».

 

Et non, les « sans-papiers »ne sont pas toujours des étrangers de lointaines contrées, notre voisin ou nous-mêmes pouvons vite sombrer, ne l’oublions jamais…

Et enfin, je voudrais vous rappeler que ce 22 septembre, nous célébrons le triste huitième anniversaire de la mort de Sémira Adamu, candidate réfugiée Nigériane, qui n’a pas survécu aux sévices de ses bourreaux lors de l’expulsion par avion pour laquelle elle était condamnée.

 

Je demande un moment de silence en son honneur et pour toutes les personnes qui vivent actuellement dans la même souffrance 

 

 

 

                                                                                      Pour l’ACPR,

                          

                                                                                   Myriam Piron

 

Bibliographie

Livre

François CAVANNA, les ritals, Beffond, 1978

Articles

Hilde MEESTERS, Crime raciste à Schaerbeek, dans " Solidaire", n°19, 2002, pp 16-17.

François ROBERT, C'est la haine qui a frappé, dans " Le Soir", n°109, 2002, p.4

Sites

C. GOLIN, Et Si on racontait.... une histoire de l'immigration en Belgique, Février 2002, (05/03/02). http://www.iournalessentiel.be/agenda/lectr_emigr.html

(sans auteur), Les étrangers, les Belges et la Belgique, (07/05/02).

httD://www.cidj.be/dossiers/racisme/population.htmi

S. ABDESLAM, Histoire de l'immigration marocaine en Belgique, (0705/02)

http://users.pandoro .be/ibn_batouta/Belgica/historique.html

Livres

- " Siamo tutti neri ! ", Des hommes contre du charbon, Etudes et témoignages sur l'immigration italienne en Wallonie

Institut d'histoire ouvrière, économique et sociale, Seraing ,1998

- Per un sacco di carbone, Associations Chrétiennes des Travailleurs Internationaux, 1996

Articles

Anne Morelli, dossier "Immigration & citoyenneté " dans la Revue L'Observatoire n°6/1995

11:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, courcelles, communisme, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, hainaut, histoire, immigres, italie, logement, liberte, politique, presse, propagande, romain, sans-papiers, expulsions, silence, racisme, solidarite, syndicats, 127b | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/09/2006

04/09/2006: L'immigration, clé du succès économique


De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Morad
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 22:29
Objet : [Transfer_info] IMMIGRATION : Clé du succès économique

 

L'immigration, clé du succès économique

 

 

L'Union européenne poursuit son élargissement. Après les huit pays de l'Est entrés en mai 2004, plus Malte et Chypre, ce devrait être au tour de la Bulgarie et de la Roumanie de rejoindre le club communautaire, en janvier prochain. Même si ces entrées suscitent encore des débats, entre autres autour de "l'invasion" supposée des marchés de l'emploi des pays membres riches par des travailleurs en provenance de pays membres plus pauvres. A ceux qui sont convaincus qu'il faut désormais fermer l'Union européenne à l'élargissement mais surtout aux pays et aux personnes qui n'en sont pas membres et ressortissants, d'autres leur opposent un solide désaveu en leur citant les cas de l'Espagne et du Royaume-Uni.

L'ensemble de la presse espagnole traite des effets bénéfiques de l'immigration pour le pays. "L'économie espagnole croît seulement grâce aux immigrés", écrit en gros titre de couverture le grand quotidien catalan
La Vanguardia. En pages intérieures, El Mundo, journal de droite, titre que "l'apport des immigrés sauve l'économie espagnole de la récession depuis 1995", alors que le grand quotidien national El País, de centre gauche, précise que "le revenu par habitant aurait chuté de 0,6 % par an durant la dernière décennie sans les étrangers". Ce constat unanime s'appuie sur les données du "Rapport semestriel sur l'économie espagnole et le contexte international" que vient de publier la banque Caixa de Barcelone.

De 1995 à 2005, l'Espagne a été le principal pays d'accueil des étrangers en Europe, avec 3,3 millions de personnes sur les 11,95 millions entrés dans l'UE au cours de cette période. "Les conséquences de cette impulsion démographique sur l'évolution du produit intérieur brut (PIB) ou sur la richesse produite sont d'envergure", note El País. L'immigration en Espagne a permis au PIB annuel par habitant de rester positif pendant la décennie en étant à l'origine d'une croissance de 3,2 %. En stimulant l'emploi et en contribuant à la hausse de la consommation des ménages, les immigrés ont eu un impact bénéfique et "l'économie espagnole peut leur dire merci", constate La Vanguardia, car, "sans eux, elle aurait été globalement en mauvaise santé".

El Mundo va dans le même sens. Le journal espagnol de droite reconnaît que "l'arrivée d'immigrés a non seulement sauvé les comptes de la sécurité sociale grâce à aux régularisations de ces dernières années, mais elle représente aussi l'un des déclencheurs du miracle économique espagnol". Et le phénomène n'est pas qu'espagnol. "L'apport économique des immigrés à l'UE (avant l'élargissement) a été de 2 % en termes de croissance annuelle du PIB par habitant", note La Vanguardia. Sans cela, le PIB par habitant aurait été négatif, à – 0,2 %, dans l'Europe des Quinze.

Au Royaume-Uni, le débat porte surtout sur l'ouverture du marché du travail aux ressortissants des nouveaux entrants dans l'UE.
The Observer veut sortir de la polémique alimentée par les tabloïds anglais sur l'afflux massif de travailleurs migrants. "Les plombiers polonais imaginaires qui ont terrorisé les travailleurs britanniques avant l'entrée des huit pays d'Europe de l'Est, en 2004, ont cédé la place à une réalité complexe et dynamique. Selon le ministère de l'Intérieur, le secteur d'emploi le plus fréquent des nouveaux arrivants n'est ni la plomberie ni la maçonnerie, mais 'l'administration, le commerce et le management'."

A cet égard, "des dirigeants du monde des affaires au Royaume-Uni, employant des millions de personnes, ont appelé le gouvernement à autoriser l'accès illimité à l'immigration en provenance de Bulgarie et de Roumanie quand ces deux pays rejoindront l'UE, l'an prochain", note
The Independent. Roland Rudd, président de BNE, un lobby pro-européen, explique dans le quotidien "pourquoi le monde des affaires devrait soutenir l'immigration".

 

"Une étude affirme qu'un accroissement de 1 % de la population entraîne une croissance de 1,5 % du PIB. Or ce sont les immigrants qui assurent aujourd'hui la croissance de la population". Par ailleurs, "d'une manière générale, ces travailleurs de l'Est sont jeunes, motivés et actifs – 80 % d'entre eux sont âgés de 18 à 34 ans. Et, à l'opposé des caricatures odieuses, peu d'entre eux réclament des allocations."

Pour Alice Thompson, éditorialiste au
Daily Telegraph, "les immigrés rendent les Britanniques paresseux", du fait que les premiers occuperaient les postes que les seconds refusent. A partir de ce constat, l'auteur plaide pour une réforme du système d'aide sociale qui entretient dans leur oisiveté les Britanniques, "qui préfèrent rester assis devant leur téléviseur" plutôt que d'occuper des postes peu reluisants à leurs yeux.

The Observer met aussi en exergue le problème de la rivalité entre migrants et nationaux sur le marché du travail. Cependant, l'hebdomadaire de gauche en tire d'autres conclusions. "En prenant l'économie britannique dans son ensemble, avec une croissance élevée, un taux de chômage faible et de faibles taux d'intérêt, l'arrivée des Polonais, Tchèques et des autres apparaît sans équivoque comme un bonus, en comblant les déficits de compétences, en boostant la productivité et en créant de nouveaux contribuables. Pour le quasi-million de travailleurs qui demeurent sans emploi alors que les Européens de l'Est sont recrutés, le tableau est bien différent. Fermer les portes aux Bulgares et aux Roumains n'y changera rien. Il faudrait plutôt améliorer la formation et l'éducation."

Philippe Randrianarimanana

 

 

 

***

 

Immigrés morts aux frontières de l'Europe

 

·  5.271 immigrés sont morts aux frontières de l’Europe depuis 1988, dont 1.747 disparus en mer.

·  4.072 migrants ont perdu la vie en mer Méditerranée .

·  1.815 personnes sont mortes dans le Canal de Sicile, entre la Libye, la Tunisie, Malte et l’Italie,  dont 1.088 disparus;

·  1.272 personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc et l’Espagne, dont 281 disparus;

·  392 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, dont 159 disparus;

·  474 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l’Albanie, le Montenegro et l’Italie, dont 136 disparus.

·  369 personnes ont été trouvées mortes en Albanie, France, Allemagne, Grèce, Turquie, Royaume Uni, Irlande, Italie, Hollande, Espagne et Hongrie. Cachées dans les camions ou dans les containers chargés sur les navires de marchandises,

·  560 personnes ont étés tués dans un assaut contre les migrants à Zawiyah, au nord-ouest de la Libye, en septembre 2000.

·  146 personnes sont mortes déshydratées en essayant de traverser le désert pour rejoindre la Méditerranée. Au Sahara, du Soudan à la Libye, de l’Afrique occidentale à l’Algérie à travers le Mali et le Niger,

·  86 migrants ont perdue la vie dans les champs de mines de la frontière gréco-turque,

·  51 personnes se sont noyées dans les fleuves délimitants la frontière entre la Croatia et la Bosnie ; la Turquie et la Grèce ; la Slovaquie et l’Autriche ; la Slovénie et l’Italie ;

·  34 personnes sont mortes d’hypothermie en tentant de franchir la frontière dans les montagnes de Turquie, Grèce, Italie et Slovaquie ;

·  20 personnes sont mortes cachées sous les trains dans le tunnel sous la Manche en direction de l’Angleterre ;

·  20 personnes sont mortes sous le feu de la police espagnole et marocaine le long de la frontière des deux enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla ;

·  11 personnes sont mortes brûlées vives suite à l’incendie d’un centre de rétention en Hollande ;

·  9 personnes ont été tuées sous le feu des soldats turcs et yougoslaves 

·  5 personnes ont été retrouvées mortes dans le train d’atterrissage d’avions de ligne


Source : http://fortresseurope.blogspot.com/2006/02/immigrs-morts-aux-frontires-de-leurope.html



Sites à visiter :

http://www.minorites.org/

http://www.palestine-vivra.org/

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...


10:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, histoire, espagne, grande bretagne, immigres, crimes, liberte, politique, presse, romain, sans-papiers, silence, 127bis, solidarite, syndicats, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/08/2006

22082006: Invitation à la commémoration Semira Adamu - 23 Sept. 2006


De : CRER Bxl [mailto:coordsanspapiersbxl@yahoo.fr]
Envoyé : mardi 22 août 2006 14:56
À : coordsanspapiersbxl@yahoo.fr
Objet : Invitation à la commémoration Semira Adamu - 23 Sept. 2006

 

Invitation à la commémoration Semira Adamu - 23 Sept. 2006

1er appel à la mémoire

 

Site d'information : www.vluchteling.be/semira 

 

Vous êtes vivement et cordialement invités à nous rejoindre à la 8ème commémoration de la mort de Sémira Adamu que nous organisons pour le 23 septembre 2006.

 

Il vous est loisible de vous joindre à cette action en tant que signataire uniquement mais il est évident qu'une participation active sous différentes formes serait tellement plus intéressante! Par exemple rejoindre les commissions de travail avant et pendant la journée commémorative. 

 

Prenez contact avec nous !!! 

 

Pour nous en Belgique une grande marche est prévue à partir de 14 heures débutant à l'Office des Étrangers (gare du Nord)  pour se terminer en face du Parlement Européen à la place du Luxembourg (gare du quartier Léopold). Pour nos camarades en Europe et aux EEUU plusieurs activités sont également prévues et des délégations des mouvements des sans papiers d'Italie, Espagne, France et Allemagne seront avec nous à Bruxelles le 23 septembre prochain. Cette année donc, notre commémoration à la mémoire de Semira acquiert une dimension internationale.

 

En Belgique la manifestation sera suivie d'une activité à partir de 18h au Théâtre LUMEN (Place Flagey) : musique, prises de paroles de délégations étrangères et témoignages, débats, petite restauration etc.

 

ll vous faut transmettre cet appel à vos proches, vos amis, vos collègues, à votre carnet d'adresses emails,… Ne vous préoccupez pas des réactions qui s'en suivront. Parfois, il faut un peu plus de temps à certains pour rentrer dans la danse. L'essentiel en ce qui vous concerne aura été fait.

 

 

Faire suivre, ne pas briser la chaîne de solidarité, c'est beaucoup et nous vous en remercions d'avance !!!



Pour un soutien financier extrêmement nécessaire

veuillez verser au compte  - 063 - 4107523 - 93 - SEMIRA ADAMU 2006

 

 

Pour ceux dont la signature manque…

signature de soutien à l'appel


Association : .............................................................................................................

Nom du signataire : ....................................................................................................

Personne ou groupe : ..................................................................................................

 

 

Ci-dessous vous trouverez le texte de l'appel que nous lançons à cette occasion.

 

COMITE 25 FEVRIER
rue de Dublin 33 - 1050 Ixelles
> contact : FR 0496 40 33 09 - NL 0496 27 94 78 comite_25_fevrier_2006@yahoo.fr

N° Compte : 063 - 4107523 - 93 

 

 

 

Huit ans après Semira, le combat continue…

Avec les sans-papier-e-s !

 

« Le vingt-deux septembre, aujourd’hui

comme hier, pouvons-nous nous  en foutre ? »

(libre actualisation d’une chanson de Brassens)

 

Le 22 septembre 1998, Semira Adamu, une jeune nigériane de près de vingt-ans, mourait, étouffée par neuf gendarmes armés d’un coussin, acharnés à l’expulser du petit royaume surprotégé, à tout prix, à six reprises chaque fois plus violentes. Fuyant un mariage forcé avec un sexagénaire polygame, elle était venue chercher l’asile dans l’Europe des droits de l’Homme. Elle n’y trouva que la raideur administrative, la froideur du pragmatisme gestionnaire et sécuritaire, les barreaux d’un centre fermé, la violence policière et la mort.

 

Huit ans plus tard, rien n’a changé. Les hommes et femmes migrant en quête d’une vie plus sûre et moins précaire sont toujours traité-e-s comme des « flux » qu’il s’agit de contrôler et de refouler. Chaque année, 8000 personnes sont toujours enfermées abusivement, puisqu’elles n’ont commis aucun délit, et inutilement, puisque la majorité d’entre elles sont relâchées dans la nature et la clandestinité après quelques mois d’incarcération. Parmi celles-ci, on compte de plus en plus d’enfants, détenus en contravention flagrante avec le droit international, privés du droit fondamental à l’instruction et à la dignité. Les expulsions se perpétuent (et tuent parfois) dans l’arbitraire, la violence et le non respect des droits fondamentaux dont l’Europe se vante être le berceau. Tout récemment encore, madame Hawa Diallo, jeune guinéenne, et son fils Yousouf, connurent une succession de tentatives d’expulsion, chaque fois plus violentes : camisole de forces, jambes ligotées, escortes musclées par cinq gendarmes, coups dans le ventre, étranglements,… Elle échappa de peu au sort tragique de Semira dont nous voulons chaque année commémorer la mémoire. Deux cas emblématiques du peu de reconnaissance par les politiques d’asile européenne de l’oppression, de l’exploitation et de la violence que subissent les femmes dans les pays qu’elles fuient.

 

A l’intérieur des frontières du royaume, des dizaines voire des centaines de milliers de migrants passant au travers des mailles du filet répressif ou ayant été libérés d’un centre fermé suite à l’échec de leur éloignement, vivent dans les interstices clandestins de nos sociétés. Sans que l’État ne reconnaisse officiellement leur présence mais qu’il tolère hypocritement car il est incapable d’expulser toutes les personnes irrégulières sans glisser vers un État policier et que celles-ci s’avèrent en fin de compte très utiles, si pas nécessaires, au travail précaire et non protégé sur lequel reposent des pans entiers de notre économie. Depuis quelques mois – fait nouveau et décisif –, ces hommes et ces femmes se sont décidé-e-s à sortir de l’ombre, à s’organiser au sein de l’UDEP (Union pour la Défense des Sans-Papiers), à occuper des lieux symboliques, à manifester et même à rédiger une proposition de loi pour revendiquer leur régularisation, c’est-à-dire leur droit d’exister, leur droit d’avoir des droits. Ce mouvement prend de l’ampleur au plus total mépris du gouvernement qui vient d’approuver une énième réforme de la loi sur les étrangers, animée par la même logique gestionnaire et sécuritaire que les précédentes, sans la moindre prise en compte des doléances des personnes sans-papiers.

 

Cette situation n’est pas propre à la Belgique, elle se retrouve et se décide au niveau européen. Dès le lendemain de l’assassinat de Semira Adamu, le vaste mouvement de solidarité et d’indignation, suscité dans la société civile, dénonçait déjà la construction d’une Europe forteresse. Depuis lors, la construction de cette Europe-là progresse à bien plus grand pas que celle de l’Europe sociale ou de l’Europe des droits. Des policiers et policières coopèrent pour renforcer et perfectionner le contrôle des frontières. Les ministres de la Justice et des Affaires intérieures se concertent pour élaborer des normes communes de rapatriement et organiser des charters communs pour les expulsions collectives. Des budgets considérables sont alloués aux nouveaux États membres afin de garantir l’imperméabilité des nouvelles frontières de l’Europe élargie. La coopération au développement se marchande avec les pays du sud contre des accords de réadmissions pour toutes les personnes migrantes parties ou ayant transitées par chez eux. Petit à petit prennent forme les projets d’externalisation de l’asile (camps dans les pays tiers où seraient parqués tous les candidat-e-s à l’asile ou l’immigration en Europe dans l’attente d’une réponse rarement positive). A Rabat, la récente conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement aboutit à 62 recommandations pour « endiguer » le « fléau » de l’émigration (et non plus l’immigration) clandestine.

 

Les conséquences de cette politique de forteresse commencent à faire de plus en plus de  bruit dans les médias et l’opinion publique : ce sont, chaque jour, des dizaines de morts qui sont recensés lors du trajet vers ou à l’abord des côtes espagnoles et italiennes (15 000 décès depuis 1993).

 

Ces conséquences, au même titre que le meurtre de Semira, l’arbitraire, la violence et le non respect des droits fondamentaux qui sévissent toujours en Belgique, seront inévitables tant que les politiques ne comprendront pas que la migration est un phénomène séculaire, intrinsèque à l’humanité, et de surcroit favorisé et démultiplié par la modernité, la mondialisation et l’inégalité des rapports Nord/Sud. Le mouvement définit la vie et aucune politique, aucun arsenal répressif, ne pourra jamais le refreiner complètement. Toute tentative de le réprimer se révèle inefficace, dangereuse et contreproductive. Plus on restreindra l’immigration légale, plus se développera l’immigration clandestine. Plus on durcira les conditions d’accès au territoire et renforcera les contrôles, plus on poussera les migrants dans des conditions toujours plus précaires qui font le fonds de commerce des trafiquants en tout genre et plus on bafouera les droits fondamentaux de la personne humaine.

 

Il est donc temps que l’on inverse la logique. Il est donc urgent et indispensable que l’on fasse désormais primer le respect des droits de l’homme – pour toute personne humaine, d’où qu’elle vienne et où qu’elle aille – sur les impératifs gestionnaires et sécuritaires de nos opulentes démocraties libérales, de nos États occidentaux dont la puissance, la supériorité, la richesse, le bien-être et les droits se sont, entre autre, construits sur le dos de l’exploitation des pays et des peuples dominés. Dès lors que la politique d’éloignement se révèle irréaliste ; que la politique d’enfermement se révèle très souvent inutile ; que toute personne résidant sur notre territoire et contribuant à notre économie a le droit d’avoir des droits ; que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des Libertés fondamentales garantit à toute personne le droit à la vie (art. 2), à la dignité (art 3), à la sûreté et à la liberté (art. 5) dont la liberté de circulation (art. 2 du protocole additionnel n°4) ; qu’il est du devoir de l’État de respecter et d’encadrer les libertés pour ne pas les livrer aux lois de la jungle ; nous revendiquons, en mémoire de Semira et au nom de toutes les personnes migrantes :

 

LA SUPRESSION DES CENTRES FERMES

 

L'ARRET DES EXPULSIONS

 

LA REGULARISATION DES SANS PAPIERS

 

UNE POLITIQUE D'ASILE ET D'IMMIGRATION EUROPEENNE RESPECTUEUSE DES DROITS FONDAMENTAUX POUR TOUS LES ETRES HUMAINS

 

 

 

Premier signataires:

  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Belgique
  • SUB TERRA - Centre Culturel Latinoamericain - Bruxelles
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
  • VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee - Gand
  • CRACPE - Collectif de Resistance aux Centres pour Etrangers - Liege
  • UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National
  • COLFEN - Collectif des Femmes en Noir contre les Centres Fermes et les Expulsions - Belgique
  • LIT IV internationale - Ligue Internationale des Travailleurs en Belgique
  • UPJB - Union des Progressistes Juifs de Belgique - President Jacques Ravedovitz
  • COORDINATION NATIONALE DES SANS PAPIERS DE FRANCE - Le collège des délégués Elus - France
  • C.N.C.D. CENTRE NATIONAL DE COOPERATION AU DEVELOPPEMENT  - Belgique
  • PIMENTS ROUGES - Bruxelles

 

C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/

Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33

 

Manifestation du 1 mai : http://1maimanif.canalblog.com/

 

Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

21:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : immigres, liberte, politique, resistance, actualite, belgique, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, flicage, histoire, presse, romain, racisme, sans-papiers, silence, solidarite, 127bis, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/08/2006: Manifestation mensuelle de solidarité avec les sans-papier à Saint-Gilles, ce mercredi 23 août 2006

De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : mardi 22 août 2006 21:03
Objet : [Difpol_mbietlot] 

 

Un peu tard mais pour rappel ou pour qui ne le savait pas encore…

 

 

 

Manifestations: solidarité avec les sans-papiers !!!

>
Le 23 août à 19h, place Van Meenen (Hôtel de ville de Saint-Gilles).
Apportez vos casseroles et faites du bruit.
De 20h à 22h: concert au Parvis de Saint-Gilles
>
Tous les lundis
de 11h à 12h, devant l’Office des étrangers (8, boulevard Albert II - 1000 Bruxelles)

POUR :
> La libération de tous les occupants de l’église d’Anderlecht et de celui de l’église St-Bernard
> La suppression des centres fermés
> la régularisation de tous les sans-papiers
> l’arrêt immédiat des expulsions

CONTACT :
> Eglise St-Bernard - Abdelak : 0476/27.62.02 - udep-st.bernard@hotmail.com
> Eglise Ste-Alène - Alba : 0474/23.09.67

Tract et affiche à télécharger ici

 

> Pour une commune sans expulsion
> Pour la libération de Vicente et des occupants de l’église d’Anderlecht
> Pour l’arrêt des expulsions et suppression des Centres fermés
> Pour la régularisation de tous les Sans-papiers

Le mouvement des sans-papiers a pris depuis un an une ampleur nationale : occupations d’église, manifestations devant les centres fermés, grèves de la faim, manifestations nationales, dont la dernière le 17 juin 2006 a rassemblé 15.000 personnes devant l’Office des étrangers. Il y a aujourd’hui, en Belgique, plus de quarante lieux d’occupation regroupant 600 personnes. A Saint-Gilles, les sans-papiers qui ont tenté d’occuper l’église du Parvis, le 5 avril, se sont heurtés à la police ; le bourgmestre a interdit les rassemblements de plus de cinq personnes et, le 4 mai, les grèvistes de la faim de l’avenue Paul Dejaer ont été délogés de force, sous un prétexte sanitaire. Depuis le début du mois de juin, un groupe de sans-papiers occupe l’église Saint-Bernard et un autre l’église Sainte-Alène. Les deux églises sont devenues le point de ralliement des sans-papiers et des clandestins de la commune.

Ces occupations ont pour but de rendre visible la situation inadmissible dans laquelle le gouvernement plonge des dizaines de milliers de familles. Les sans-papiers vivent dans la peur d’être expulsés, ils ont toutes les peines du monde à faire inscrire leurs enfants à l’école, mais surtout ils sont obligés, pour survivre, de travailler au noir. Ils n’ont pas droit à la sécurité sociale, ce qui veut dire pas de soins médicaux, pas d’assurance chômage, pas de pension ni d’allocations familiales, sans parler du pécule de vacances. Et dans la mesure ou leur précarité contribue à faire baisser les salaires et détériorer les conditions de travail de tous les travailleurs en situation régulière, le combat des sans-papiers devient le combat de tous.

Le gouvernement a fait voter une réforme du droit d’asile qui ne concerne que les réfugiés politiques, soit 7 ou 8.000 demandeurs d’asile. Rien en matière d’immigration, rien pour la grande masse des sans-papiers qui vivent et travaillent en Belgique. Et pour donner le ton, au moment où la loi passait devant le Parlement, le bourgmestre d’Anderlecht et l’Office des étrangers faisaient arrêter brutalement les 48 occupants de Notre Dame Immaculée Conception. Ils sont aujourd’hui menacés d’expulsion et détenus en centre fermé au mépris de l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme. Vicente, un occupant de l’église Saint-Bernard, a également été capturé et roué de coups avant d’être envoyé au centre fermé de Vottem. A Saint-Gilles les manœuvres d’intimidation se précisent : la police locale de la zone Anderlecht - Saint-Gilles a procédé à un contrôle d’identité musclé à Saint-Bernard et le Service Incendie de la région (SIAMU) a rédigé un rapport dans lequel il s’oppose formellement à l’occupation des églises. Faisons respecter le droit des sans-papiers à occuper les églises.

Ce 23 août, cela fait dix ans, jour pour jour, que les trois cents occupants de l’église Saint-Bernard à Paris ont été évacués par les CRS. Cet évènement qui reste dans les mémoires comme un sommet de la répression contre les sans-papiers, a donné naissance à la Coordination Nationale des Sans-Papiers (CNSP) qui rassemble des collectifs à travers toute la France. Aujourd’hui, nous nous solidarisons avec les sans-papiers de France pour commémorer cette journée. A l’heure où la politique d’immigration et la répression s’organisent au niveau européen, il est indispensable de s’unir à l’échelle de l’Europe. C’est dans ce but qu’une coordination internationale a commencé à prendre forme.

Les occupants des églises mènent une lutte longue et difficile, ils ont besoin de votre soutien. Vous êtes chaleureusement invités à participer

> à la manifestation mensuelle dans les rues de Saint-Gilles,
> à la manifestation hebdomadaire devant l’Office des étrangers, le lundi de 11 à 12 h,
> aux réunions de l’Assemblée générale de l’occupation, le lundi à 18h30 à l’église Saint-Bernard ou le mardi à 20h à Sainte-Alène.
>
aux activités culturelles (voir programme ici)

Vous pouvez aussi apporter de la nourriture et des produits de première nécessité, ou tout simplement rendre visite aux occupants. A partir du mois de septembre, une permanence juridique, ouverte à tous les sans-papiers, sera assurée chaque semaine à l’église Saint-Bernard.

Ø     Assemblée générale de l’occupation de l’église Saint-Bernard - 83 rue de la Source, 1060 Saint-Gilles (Abdelhak 0476 27 62 02)
> Assemblée générale de l’occupation de l’église Sainte-Alène - 53 avenue des Villas, 1060 Saint-Gilles (Alba : 0474/23.09.67)

21:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 127bis, actualite, belgique courcelles, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, flicage, histoire, immigres, liberte, politique, presse, romain, racisme, resistance, sans-papiers, silence, solidarite | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/08/2006

17/08/2006: Nous ne pouvons exploiter toute la misère du monde !


De : Comite 25 fevrier [mailto:comite_25_fevrier_2006@yahoo.fr]
Envoyé : jeudi 17 août 2006 12:46
À : Comite
Objet : Nous ne pouvons exploiter toute la misère du monde !

 

Nous ne pouvons exploiter toute la misère du monde !

La question des « sans-papiers » hante le débat politique sans trouver de réponse satisfaisante pour un nombre important d’acteurs associatifs.

Qui de responsable aujourd’hui refuserait d’admettre que « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde » ? Qui de responsable ne subordonnerait pas le « devoir de solidarité » à « la protection de notre ordre social » ? Poser la question, c’est y répondre. Vraiment ?

 

En effet, derrière l’apparence pernicieusement péremptoire de cette manière de cadrer le débat se cache le caractère hautement idéologique de notre représentation des « sans papiers ». Il suffit pour s’en convaincre de confronter notre perception de la question à quelques données… objectives qui font, bien trop souvent, cruellement défaut dans l’analyse.

Le pseudo « appel d’air » qui aurait suivi, pour d’aucun, la régularisation de 1999 s’est accompagné d’…une diminution constante, entre 2000 et 2002, de la population étrangère enregistrée en Belgique. En 2005, le nombre total d’étrangers résidant officiellement dans notre pays est inférieur à son niveau de …1999. D’une part, le solde migratoire des non européens a baissé entre 1999 et 2001 et d’autre part, l’ancienne vague d’immigration marocaine et turque installée en Belgique souvent depuis plus d’un demi-siècle a acquis la nationalité belge.

Si l’on considère les flux migratoires, le solde migratoire des non européens est en 2002 d’un peu plus de 30 000 personnes… du même ordre, à l’échelle de la population belge, que le nombre de belges qui a choisi cette année-là de s’installer en dehors de notre royaume.

 

Cet accroissement de  la population belge de, bon an mal an, pas même 0.5 % ou la centaine de milliers de « sans-papiers » (moins 1% de la population) estimée (?)  vivre en Belgique  seraient-ils une menace pour l’ordre social de plus de… 10 millions de personnes? Se pourrait-il que notre modèle social soit mis en danger par une augmentation de la population aussi marginale ? Toutes les études infirment à ce jour cette hypothèse, à la différence patente des pays paupérisés qui accueillent, en réalité, l’immense majorité « de la misère du monde ». En effet, « les demandeurs d’asile et les réfugiés qui tentent leur chance en Europe et en Amérique du Nord ne représentent qu’à peine 5 % du total des réfugiés et déplacés dans le monde. Et seuls 0,2 % de ce total finissent par s’installer dans les pays riches, dont plus de 95 % …en Amérique du Nord ». Ainsi donc si l’immigration est « un fardeau », elle l’est essentiellement et avant tout pour les pays paupérisés.   

En ce qui concerne notre pays, victimes de notre ordre social bien plus que le menaçant, « les sans-droits » déshabillés de toute protection juridique ou sociale, sont livrés sans défense aucune à toutes les formes d’exploitation.

« La délocalisation sur place », corollaire, pour les secteurs économiques qui ne peuvent délocaliser leurs productions, de l’émigration de nos personnes morales permet de parachever « l’exploitation de la misère du monde » que constitue la mise en concurrence des niveaux et cadres de vie des peuples de la planète.

Nous profitons tous de cette exploitation de la misère du monde. Que cela soit par les surprofits plantureux réalisés dans les pays paupérisés qui nous reviennent, en partie, par l’impôt prélevé sur nos multinationales ou par le soutien de notre pouvoir d’achat que permet l’exploitation économique criminelle des « sans papiers ». A titre d’exemple, la seule Vénétie économise plus de 180 millions d’euros par an (environ un quart de l’aide au développement annoncée en 2006 par la Belgique !) en recourant aux aides à domicile en provenance de l’Europe de l’est. Combien en Belgique pour l’horeca, le bâtiment, les employés de maison, les soins à domicile, l’agriculture saisonnière,… ?

Quant aux malheureux 2% de non Européens qui composent la population active belge, leur ségrégation dans les segments d’activités aux conditions de travail les plus précaires et la discrimination dont ils sont victimes ne sont plus à établir. Exploité économiquement, le « sans papiers » l’est une deuxième fois idéologiquement. Représenté au mieux comme un problème, au pire comme un prédateur menaçant nos ressources voire un criminel,  le « sans papiers » est instrumentalisé afin de légitimer l’imposition de l’austérité et le détricotage de nos acquis sociaux.  Mis en concurrence avec des « sans droits », combien de temps les citoyens de ce pays pourront-ils préserver les leurs? N’est-il pas temps de comprendre que la défense de nos acquis sociaux passe par la protection des plus fragiles d’entre nous ? L’intérêt bien compris n’impose t’il pas l’alliance objective avec les victimes de notre ordre socio-économique?

 

La solidarité ou la violence comme base du rapport à l’autre ? Telle est la question qui est au coeur du débat sur la régularisation.

Info sur la lutte pour la Regularisation

des Sans Papiers  : http://regularisation.canalblog.com/

21:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, democratie, expulsions, histore, immigres, liberte, politique, presse, romain, resstance, sans-papiers, silence, solidarite, usa, 127bis, europe, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/08/2006: Empêchons une déportation

Toujours ces déportations scandaleuses et répugnantes d’ êtres humains dans le silence total et avec la complicité des médias sécurisés capitalistes et de nos hommes et gouvernants politiques, appartenant aux partis autoproclamés « démocratiques »...

On ne parle plus des « droits de l’  homme » évidemment ...

L’ Office des étrangers peut tout se permettre. C’ est un Etat dans l’ Etat.

RoRo

 

-----Message d'origine-----
De : Jacques CHEVALIER [mailto:chevaljak@mail.be]
Envoyé : jeudi 17 août 2006 18:04
Objet :
Empêchons une déportation
Importance : Haute

 

Monsieur Daniel RUIZ est Colombien, il vit en Belgique depuis 2 ans, y est fiancé avec une belge. Il vient d'être mis en isolement à Vottem, ses amis au centre viennent de me contacter sur la ligne d'urgence du CRACPE.

Il sera déporté demain, vendredi 18 août par le vol B 6741 d'IBERIA vers Madrid avec correspondance pour Bogota à 8 h 10 du matin.

Présence à Zaventem à 6 h 10

Protest mails : iberia@iberia.be 

Merci pour lui.

J. Chevalier

www.cracpe.tk

20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, flicage, histore, immigres, liberte, politique, romain, racisme, presse, sans-papiers, silence, solidarite, 127bis | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/08/2006

13/08/2006: On ne peut plus manifester que son dégoût ...


De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : jeudi 10 août 2006 14:47
Objet : [Difpol_mbietlot] Manifestation au centre ferme 127bis + réunion préparation commération Semira

 

 

Manifestation au centre ferme 127bis / Betoging in het gesloten centrum 127bis

 

 

MANIFESTATION

CE DIMANCHE 13 AOUT à 11 heures

au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel

 

Rassemblement à la gare de Nossegem à 11 heures

        

La tentative d’expulsion de Mme Hawa ressemble étrangement à celle de Semira Adamu il y a 8 ans : l’Office des Etrangers y a mis tous les moyens lors de leur troisième tentative  : coups, camisole de force, étranglement, en plus d’une séparation de son enfant de 18 mois,. ( témoignage sur http://regularisation.canalblog.com/archives/2006/08/05/2415464.html )

 

La Belgique s’aligne sur les directives européennes de lutte contre l’immigration « illégale » et la construction de l’Europe forteresse avec des brigades aux frontières et une aide financière ( dite aide à la coopération ) aux pays limitrophes.

 

C’est dans ce cadre que les sans papiers qui sont dans notre pays doivent coûte que coûte être renvoyés au mépris des conventions internationales et du respect des droits élémentaires.

 

Nous manifestons ce dimanche pour soutenir tous les sans papiers et leurs enfants enfermés et maltraités dans les centres fermés. Nous invitons Monsieur Claude Lelièvre à se joindre à nous en tant que  Délégué général aux droits de l'enfant et à l'aide à la jeunesse afin d’interpeller les autorités sur l’enfermement , la maltraitance et l’expulsion d’enfants.

 

Nous disons

 

 

Non à l’europe forteresse

 

Pour la libre circulation et installation  des personnes

 

CRER Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation

 

 

 

 

BETOGING

 

DEZE ZONDAG 13 AUGUSTUS OM 11 UUR

 

in het gesloten centrum 127bis van Steenokkerzeel

 

Verzameling aan het station van Nossegem om 11 uur



De poging tot uitwijzing van Hawa lijkt aardig op die van Semira, 8 jaar geleden.

De Dienst voor Vreemdelingen heeft alle middelen aangewend bij de derde poging om haar uit te wijzen: slagen, dwangbuis, wurgen... Bovendien werd ze gescheiden van haar kind van 18 maanden (getuigenis op http://regularisation.canalblog.com/archives/2006/08/05/2415464.html )

 

België stemt zich af op de Europese richtlijnen inzake bestrijding van de "illegale" immigratie en inzake de bouw van de vesting Europa met brigades aan de grenzen en financiële steun (onder de naam van samenwerkingshulp) voor de landen in de buurt.

 

Het is in dit kader dat de mensen zonder papieren in ons land ten alle prijze moeten teruggestuurd, in weerwil van de internationale overeenkomsten en de elementaire rechten.

 

Wij betogen deze zondag om alle mensen zonder papieren en hun kinderen, opgesloten en mishandeld in de gesloten centra, te ondersteunen. Wij verzoeken Mijnheer Claude Lelièvre om zich bij ons aan te sluiten als algemene vertegenwoordiger voor de rechten van het kind teneinde de autoriteiten te interpelleren inzake de opsluiting, de mishandeling en de uitwijzing van kinderen.

 

Wij zeggen

 

NEE AAN FORT EUROPA

 

VOOR VRIJ VERKEER EN VESTIGING VAN PERSONEN

 

CRER(coordination contre les rafles les expulsions et pour la régularisation)

 

 

 

Contact : Oscar (fr) : 0496 40 33 09 , Eveline (nl) : 0473 62 87 66


------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Semira Adamu

 

Comités et Associations de Soutien aux sans papiers,  Assemblées des voisins , citoyens solidaires, les UDEP de Belgique, etc...

 

 

 

 

 

 

Deuxiéme réunion de coordination tous ensemble ce samedi 12 août à 15 heures à l'Occupation de la Maison de la laicité rue Croix de fer 1000 Bruxelles (Madou)

 

 

 

Travail en cour ;

 

 

- Proposition d'affiche et imprimeur
- Proposition de texte de revendication
- Contacte avec les Ong et syndicat
- Proposition de texte de demande de soutien financier

- Contacte avec la police pour l'autorisation


Tous : déterminer dans quelle commission s'insérer, si ce n'est déjà
fait.

 

 

Info : CRER 0496 40 33 09 - UDEP Bxl 0474 50 36 55

23:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, steenokkerzeel, belgique, courcelles, colonialisme, democratie, euro-dictature, fascisme, expulsions, histoire, immigres, liberte, politique, romain, racisme, resistance, sans-papiers, silence, solidarite, 127bis | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2006: Steenockerzeel: la "démocratie" ou la honte ???

Nous sommes toujours en EURO-DICTATURE capitaliste …

La honte !

RoRo

 

 

 

 

De : Comite 25 fevrier [mailto:comite_25_fevrier_2006@yahoo.fr]
Envoyé : mardi 8 août 2006 17:40
À : Comite
Objet : DIALLO HAWA LA NOUVELLE SEMIRA AVEC UN ENFANT

 

DIALLO HAWA LA NOUVELLE SEMIRA AVEC UN ENFANT
OU L’ACHARNEMENT BELGIQUIEN / GUANTANAMO EN BELGIQUE


Troisième tentative de déportation non volontaire pour DIALLO Hawa et Yousouf son fils de 2 ans emprisonnés depuis deux mois au camp de la honte de Steenockerzeel.


Lundi fin d’après-midi Hawa reçoit une visite de sa marraine. Elle n’est pas accompagnée de son fils qui dort dans la chambre. Profitant de la visite qui était prévue depuis 3 jours les gardiens ont KIDNAPPE son enfant qui dormait voulant exercer l’ultime pression de séparer un enfant de sa mère !
La visite terminée, Hawa se retrouve face à 6 gardiens -policiers- malfrats et la directrice (témoin macabre) qui l’emmènent au cachot et  la tabassent « subtilement »  de coup de pied dans le ventre. ILS lui disent qu’elle prend l’avion pour la Guinée Conakry le lendemain matin à 11 heures. ILS la déshabillent, lui arrachent son slip, lui font faire des flexions pour voir si elle ne cache rien. ILS disent qu’ILS ont l’enfant. Ils lui hurlent bien fort que son enfant n’ira pas dans ses bras, que même si elle ne veut pas partir, on l’enverra sans elle dans un centre de la croix rouge, il y en a partout dans le monde !


« Mon enfant, mon enfant, rendez-moi mon enfant » fût cette nuit que Hawa a passée.
Pour Yousouf ont ne sait pas quelle première nuit il a passé sans sa maman; on ne peut que se l’imaginer parce qu’un enfant si jeune ça ne parle pas encore, ça pleure « maman ».
Peut-être lui ont-ils donné des calmants pour qu’il ne fasse pas de bruit et qu’il dorme.
SEULS EUX SAVENT COMMENT cette nuit là s’est passée pour Yousouf la toute première fois sans sa mère !


Le lendemain ils emmènent Hawa à Zaventem, dans le bureau retabassage « Rendez-moi mon enfant »… « Je ne veux pas partir ».
« On va t’emballer comme une marchandise » ; Ils lui mettent la camisole de force, lui emballent les jambes, lui cognent son ventre de maman, la jettent dans la camionnette, l’empoignent et la portent jusque dans l’avion, à l’arrière par l’escalier. ILS la ceinturent
Les passagers ne sont pas encore là. Son fils non plus !?! ILS sont Six, habillés en civil, des chemises à fleur comme pour les vacances…
Deux pour les bras ; deux pour les épaules et la nuque, un pour la tête, un assis sur une chaise en face d’elle, les genoux prêts à appuyer sur son ventre.
Les passagers entrent dans l’avion par l’avant. Son fils Yousouf arrive par l’arrière dans les bras d’une gardienne qui l’avait tondu la veille, Hawa crie, ils emmènent son fils vers l’avant de l’avion, Yousouf à vu sa mère, il pleure… Les passagers arrivent, Hawa hurle après son fils, mais celui en face l’écrase avec les genoux et l’étrangle avec ses mains pour qu’elle cesse de faire du bruit, les passagers sont là !
Un de celui-ci a vu l’étranglement et est intervenu en frappant l’un des bras du policier « vous voulez la tuer » « Rendez-lui son enfant » puis d’autres passagers sont intervenus exigeants qu’elle et son enfant descendent de l’avion et soient remis ensemble.
Ils portent Hawa et la jettent dans la camionnette au pied de l’escalier à l’arrière de l’avion.
Dans la camionnette retabassage, insulte «  sale putain » « sale cochon noir » « la prochaine fois se sera avec les militaires … » …


QUOI ???    

 

LA PROCHAINE FOIS CE SERA AVEC UNE PIQURE DANS LE BRAS OU UN CERCUEIL DANS LA SOUTE ???


PUISSIONS_NOUS RETROUVER LES PASSAGERS TEMOIN DE CE ? DE CETTE ?
LE CRI ME BRULE LES MOTS … ASSEZ … SUFFIT  …


POUR HAWA CELA C’EST PASSE LE 1ER AOUT 2007 VOL SN 205 DE 11H10 VERS
CONAKRY … APPEL A TEMOIN…


POUR SEMIRA CELA C’EST PASSE LE 24 SEPTEMBRE 1998 LE CRIME BRULE ENCORE SA VIE…


9 ANS PLUS TARD A-T-ON EVOLUE ?

 

FAUT-IL QUE LE PIRE CE PASSE ENCORE..


Une Ambassadrice du MONDISTAN

 

 

 

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14:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, steenockerzeel, actualite, courcelles, colonialisme, democratie, expulsions, fascisme, flicage, histoire, immigres, liberte, politique, presse, romain, racisme, resistance, solidarite, sans-papiers, 127bis | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/08/2006

09/0/2006: Et un jeune rwandais dans le coma, un !


De : Sub Terra [mailto:subterra02@yahoo.fr]
Envoyé : mercredi 9 août 2006 11:30
Objet : Et un jeune rwandais dans le coma, un!

 

Et un jeune rwandais dans le coma, un!

 

Texte Indymedia Liege : http://liege.indymedia.org/news/2006/08/7804.php

.

Cette fois, c'est un jeune rwandais de 21 ans, Alexis Nkurunga, qui est victime du climat belge (qui a dit que les noirs supportaient bien la chaleur?). Alexis est arrivé en Belgique en 2000, ayant ses attaches à Grez, il est domicilié depuis peu à Wavre. Employé dans une maison de repos du CPAS de Wavre, l'échevin de la jeunesse de Wavre explique que Alexis "est tout à fait correct. Il lui arrive de travailler à l'opération "Eté Solidaire", pendant les vacances, avec les plus défavorisés de la commune. C'est quelqu'un de très ponctuel et qui possède une formidable dose d'humour". Voilà pour la caution morale: il ne s'agit donc pas d'une sale petite racaille noire (habituellement on n'évoque pas ce dernier qualificatif) qui aurait amplement mérité ce qui lui arrive...

Mais qu'est-ce qui lui est arrivé au juste? Trois fois rien, il a été controlé par la police de St Josse dans la nuit du 21 juillet. Il était parqué en double file et n'avait pas sa carte d'identité ni son permis de conduire. Mais on n'est pas chez les bougnoules ici, on rigole pas avec ses devoirs administratifs, se sont probablement dit les flics qui l'ont intercepté. A partir de là, on ne sait pas grand chose, sauf que c'est la mère d'Alexis qui l'a retrouvé le matin du 23 juillet (plus de 24h après le "contrôle d'identité"...) juste devant son domicile de Wavre, blessé à la tête, aux membres et à l'abdomen... Depuis Alexis a été opéré 5 fois et est toujours dans le coma...

Le bourgmestre de Saint Josse était présent à la messe de soutien organisé par les proches d'Alexis et explique qu'il recevra la famille d'Alexis mardi pour les assurer du "sérieux de l'enquête" en cours. Est-ce que ces affirmations suffiront à rompre avec l'habituelle impunité accordée aux forces de peau-lisse (et blanche)? On peut rêver... Et chanter: ...


Petit post scriptum à propos du racisme et de l'impunité des gardiens du désordre libéral :


- Un texte du Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) qui reprend un rapport du Comité P (la police des polices): http://www.mrax.be/article.php3?id_article=168

 

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21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberte, democratie, actualite, belgique, courcelles, colonialisme, euro-dictature, expulsions, fascisme, flicage, histoire, immigres, politique, presse, romain, racisme, sans-papiers, silence, solidarite, 127bis | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2006

09/0/2006: encore une expulsion par la force "démocratique"...

Importance : Haute

 

-----Message d'origine-----
De : Jacques CHEVALIER [mailto:chevaljak@mail.be]
Envoyé : lundi 7 août 2006 15:04
À : undisclosed-recipients:
Objet :
Importance : Haute

 

Monsieur KINSALA Doli est congolais, l'Office des Etrangers veut le rapatrier de force ce mercredi 9 août 2006 par le vol SN 2129 de 16 h 40 vers Londres>>>KENYA>>>CONGO.

Il est enfermé à Vottem.

Protest mails : info@brusselsairlines.com

présence Zaventem : 14 h 40

Merci pour lui

J. Chevalier CRACPE-Liège

www.cracpe.tk

07:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 127bis, belgique, courcelles, actualiute, colonialisme, democratie, euro-dictature, expulsions, fascisme, histoire, liberte, politique, presse, romain, racisme, resistance, silence, sans-papiers, immigres | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/08/2006

05/08/2006: La "démocratie" en Belgique capitaliste ...

Nous sommes toujours en EURO-DICTATURE capitaliste !

Et l’ Office des Etrangers fait toujours ce qu’ il veut. Et pas grand monde ne proteste évidemment dans les médias et les partis auto-proclamés « démocratiques » …

RoRo

 


De : Sub Terra [mailto:subterra02@yahoo.fr]
Envoyé : samedi 5 août 2006 10:55
À : Concert
Objet : DIALLO HAWA LA NOUVELLE SEMIRA AVEC UN ENFANT

 

DIALLO HAWA LA NOUVELLE SEMIRA AVEC UN ENFANT
OU L’ACHARNEMENT BELGIQUIEN OU GUANTANAMO EN BELGIQUE


Troisième tentative de déportation non volontaire pour DIALLO Hawa et Yousouf son fils de 2 ans emprisonnés depuis deux mois au camp de la honte de Steenockerzeel.


Lundi fin d’après-midi Hawa reçoit une visite de sa marraine. Elle n’est pas accompagnée de son fils qui dort dans la chambre. Profitant de la visite qui était prévue depuis 3 jours les gardiens ont KIDNAPPE son enfant qui dormait voulant exercer l’ultime pression de séparer un enfant de sa mère !
La visite terminée, Hawa se retrouve face à 6 gardiens -policiers- malfrats et la directrice (témoin macabre) qui l’emmènent au cachot et  la tabassent « subtilement »  de coup de pied dans le ventre. ILS lui disent qu’elle prend l’avion pour la Guinée Conakry le lendemain matin à 11 heures. ILS la déshabillent, lui arrachent son slip, lui font faire des flexions pour voir si elle ne cache rien. ILS disent qu’ILS ont l’enfant. Ils lui hurlent bien fort que son enfant n’ira pas dans ses bras, que même si elle ne veut pas partir, on l’enverra sans elle dans un centre de la croix rouge, il y en a partout dans le monde !


« Mon enfant, mon enfant, rendez-moi mon enfant » fût cette nuit que Hawa a passée.
Pour Yousouf ont ne sait pas quelle première nuit il a passé sans sa maman; on ne peut que se l’imaginer parce qu’un enfant si jeune ça ne parle pas encore, ça pleure « maman ».
Peut-être lui ont-ils donné des calmants pour qu’il ne fasse pas de bruit et qu’il dorme.
SEULS EUX SAVENT COMMENT cette nuit là s’est passée pour Yousouf la toute première fois sans sa mère !


Le lendemain ils emmènent Hawa à Zaventem, dans le bureau retabassage « Rendez-moi mon enfant »… « Je ne veux pas partir ».
« On va t’emballer comme une marchandise » ; Ils lui mettent la camisole de force, lui emballent les jambes, lui cognent son ventre de maman, la jettent dans la camionnette, l’empoignent et la portent jusque dans l’avion, à l’arrière par l’escalier. ILS la ceinturent
Les passagers ne sont pas encore là. Son fils non plus !?! ILS sont Six, habillés en civil, des chemises à fleur comme pour les vacances…
Deux pour les bras ; deux pour les épaules et la nuque, un pour la tête, un assis sur une chaise en face d’elle, les genoux prêts à appuyer sur son ventre.
Les passagers entrent dans l’avion par l’avant. Son fils Yousouf arrive par l’arrière dans les bras d’une gardienne qui l’avait tondu la veille, Hawa crie, ils emmènent son fils vers l’avant de l’avion, Yousouf à vu sa mère, il pleure… Les passagers arrivent, Hawa hurle après son fils, mais celui en face l’écrase avec les genoux et l’étrangle avec ses mains pour qu’elle cesse de faire du bruit, les passagers sont là !
Un de celui-ci a vu l’étranglement et est intervenu en frappant l’un des bras du policier « vous voulez la tuer » « Rendez-lui son enfant » puis d’autres passagers sont intervenus exigeants qu’elle et son enfant descendent de l’avion et soient remis ensemble.
Ils portent Hawa et la jettent dans la camionnette au pied de l’escalier à l’arrière de l’avion.
Dans la camionnette retabassage, insulte «  sale putain » « sale cochon noir » « la prochaine fois se sera avec les militaires … » …


QUOI ???    

 

LA PROCHAINE FOIS CE SERA AVEC UNE PIQURE DANS LE BRAS OU UN CERCUEIL DANS LA SOUTE ???


PUISSIONS_NOUS RETROUVER LES PASSAGERS TEMOIN DE CE ? DE CETTE ?
LE CRI ME BRULE LES MOTS … ASSEZ … SUFFIT  …


POUR HAWA CELA C’EST PASSE LE 1ER AOUT 2007 VOL SN 205 DE 11H10 VERS
CONAKRY … APPEL A TEMOIN…


POUR SEMIRA CELA C’EST PASSE LE 24 SEPTEMBRE 1998 LE CRIME BRULE ENCORE SA VIE…


9 ANS PLUS TARD A-T-ON EVOLUE ?

 

FAUT-IL QUE LE PIRE CE PASSE ENCORE..


Une Ambassadrice du MONDISTAN

 

 

 

MANIFESTATION DEVANT LE CENTRE FERME 127bis

 

Dimanche 13 Aout à 11h du matin - Depart Gare de NOSSEGEM

 

Jozef Goorislaan 80 - 1820 STEENOKKERZEEL

 

CONTRE L'EUROPE FORTERESSE

CONTRE LES CHARTERS D'EXPULSION

POUR LA LIBRE CIRCULATION ET INSTALLATION DES PERSONNES

 

CRER Coordination contre les Rafles , les Expulsions et pour la Regularisation

 

SUBTERRA asbl - Agenda Internet  :  http://subterrabxl.canalblog.com/

Rue de Dublin 33 - 1050 Bruxelles

tel 0496 40 33 09

INFO generales de SUB TERRA : http://subterra.canalblog.com/

 

11:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, actualite, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, democratie, europe, expulsions, fascisme, histoire, immigresnliberte, politique, presse, ps, mr, racisme, resistance, sans-papiers, solidarite, 127bis, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/08/2006

11/03/2006: Un rapatriement tourne au vinaigre

Oui, nous sommes toujours en EURO-DICTATURE capitaliste …

Que le monde sache ….

RoRo

 

 

 

De : CRER Bxl [mailto:coordsanspapiersbxl@yahoo.fr]
Envoyé : samedi 11 mars 2006 15:50
À : coordsanspapiersbxl@yahoo.fr
Objet : Un rapatriement tourne au vinaigre

 

Un rapatriement tourne au vinaigre
J.-C.M.


La Libre Belgique - Mis en ligne le 10/03/2006


La police escortait un Congolais expulsé. Des passagers sont intervenus et ont été débarqués. Incident ou grosse bavure ? Il y a plainte.

Bobby Simme, 30 ans, est un Camerounais habitant l'Allemagne. Jeudi, il a embarqué, à Zaventem, à bord d'un avion de la SN Brussels Airlines sur un vol Bruxelles-Douala-Kinshasa. Il se rendait à l'enterrement de son père.

« Je me suis assis au fond de l'avion. Je lisais mon journal quand j'ai entendu une voix derrière moi qui demandait à pouvoir aller aux toilettes. Je me suis levé et j'ai vu un homme noir, menotté et encadré par deux policiers, en tenue civile, dont l'un, baraqué, avec une crête au centre du crâne, lui a mis une main devant la bouche et son poing dans le ventre. »

M. Simme dit avoir poliment demandé aux policiers de se montrer corrects avec leur « prisonnier » et avoir été brutalement éconduit. Selon lui, les demandes répétées du Congolais qui faisait l'objet d'un rapatriement forcé vers Kinshasa ont fini par éveiller l'attention de plusieurs autres passagers. Finalement, les policiers se sont laissé convaincre. De retour à sa place, l'homme « à la crête » aurait menacé les passagers avant que des renforts entrent dans l'avion.

« Alors que je conversais calmement avec l'un d'eux, j'ai vu deux passagers débarqués de force puis le policier menaçant a fondu sur moi, m'a saisi par le cou et, avec l'aide de plusieurs collègues, m'a transporté comme un sac de manioc vers la sortie de l'avion. »

Dans le couloir, M. Simme aurait été jeté à terre et frappé avant d'être menotté, emmené au commissariat de l'aéroport dans une fourgonnette, fouillé, enfermé dans une cellule puis libéré après avoir été copieusement insulté. Il n'a pu échanger son billet ayant, dit-il, été placé à vie sur une liste noire.

Un de ses compagnons d'infortune, Honoré Yondjouen, Belge d'origine camerounaise a appelé son avocat, Me Francis Buhendwa, qui a fait constater les blessures des deux hommes par le médecin de l'aéroport, auteur d'un certificat médical édifiant.

Si M. Yondjouen a pu rallier Douala vendredi à bord d'un vol d'Air France, M. Simme a dû, faute de moyens financiers, renoncer à ce voyage et à l'enterrement de son papa. Il a déposé plainte au Comité P puis s'est adressé au Centre pour l'égalité des chances avant de tenter de rejoindre l'Allemagne. Son avocat est bien décidé à ne pas en rester là.

La police fédérale a confirmé l'incident mais sa porte-parole indiquait que la police a renoncé à rapatrier le Congolais car il s'opposait à l'opération et a été contrainte de faire sortir de l'avion trois personnes surexcitées, dont l'une ivre, qui menaient grand tapage. Du côté de la SN Brussels Airlines, on signale qu'une enquête a été ouverte pendant le déroulement de laquelle le trio débarqué n'est plus autorisé à voler dans les avions de la compagnie.

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=273705

© La Libre Belgique 2006

 

C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/

Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33

 

Pétition pour la suppression des centres fermés -  http://www.stopcentresfermes.be/

Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

00:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, histoire, immigres, liberte, politique, presse, romain, racisme, resistance, sans-papiers, silence, solidarite, 127bis, flicage | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/07/2006

27/07/2006: Contre les expulsions arbitraires: Message du CRACPE ...

-----Message d'origine-----
De : Jacques CHEVALIER [mailto:chevaljak@mail.be]
Envoyé : jeudi 27 juillet 2006 21:38
À : undisclosed-recipients:
Objet : Message du CRACPE

 

L'Assemblée Générale du CRACPE a décidé de suspendre nos présences à Vottem tous les mercredis du mois d'août 2006, nombre de nos militants habituels étant en vacances durant cette période.

Toutefois la présence militante continuera chaque samedi d'août de 16 à 17 h devant le camp de la honte (rue Visé Voie et rue Verte Voie à Vottem, en face de l'Aldi). S'il y a parmi vous des personnes qui s'expriment en anglais, allemand, néerlandais, russe etc, ils (elles) sont les bienvenu(e)s.

Rien de changé pour nos permanences (04/2320104) quotidiennes du lundi au samedi de 17 h à 18 h 30.

Rien de changé non plus pour nos appels en cas d'expulsions au jour le jour, simplement rappeler que la ligne d'urgence 0476/479388 n'est réservée qu'aux infos nous venant des occupants des centres fermés ou d'ailleurs pour nous annoncer une expulsion ou une autre réelle urgence, ce n'est pas un service social.

Pour le retour à Vottem le mercredi, c'est dès septembre 2006.

Du 4 au 21 août inclus pour nous écrire ne plus utiliser l'adresse mail cracpe@skynet.be mais celle de ce site : chevaljak@mail.be .

Jacques Chevalier

www.cracpe.tk

 

nb : vous pouvez aussi consulter notre blog :

http://cracpe2.skynetblogs.be

11:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, histoire, immigres, politique, romain, solidarite, sans-papiers, 127bis, racisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |