16/04/2008

16/04/2008: Les Fraises ... !



Achetons donc, chez Carrefour et ailleurs en Belgique, les fraises d'Espagne ...!
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Gourmandise hors-saison... Mort lente ... 
Date: Wed, 16 Apr 2008 10:23:10 EDT
Pour :: Xarlo@aol.com


  Les Fraises ... !

Communiqué par Philippe Mora.

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. 
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates.
Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. 
À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. 
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national.
Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. 
À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. 
Qui s'en soucie?  Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. 
Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. 
Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. 
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. 
Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises... 

Claude-Marie Vadrot 
Politis jeudi 12 avril 2007

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, espagne, europe, euro-dictature, capitalisme, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/11/2007

SOLIDAIRE du mercredi 21/11/2007

Solidaire n° 47 - 21/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Vie chère : il est temps d’agir !

Nouvelles des entreprises
En bref
Janssen Pharmaceutica :: Grève contre 700 licenciements
Gaston Van Dyck
Un CD-ROM sur la grève de VW

Syndicats
Pouvoir d'achat :: La csc tire la sonnette d'alarme
Sara Vanobbergen
Orange bleue :: La FGTB mobilise
Alice Bernard et Gaston Van Dyck
La Louvière :: L’augmentation des prix, on en a soupé
Michel Mommerency

Belgique
Jumelage :: Des Zelzatois rencontrent des Louviérois
Série « Belgique, ne me quitte pas » (12) :: Des étudiants organisent 'Les Belges s’embrassent'
Mark Kennes et Laura León Fanjul
Bruxelles :: 35 000 personnes marchent pour l’unité
Julien Versteegh et Vincent Bevernage
La Belgique : enfer ou paradis fiscal ?
L’université marxiste d’hiver :: Que peut nous apprendre le marxisme sur l’actualité ?
Maria McGavigan

International
France :: Grève nationale et mécontentement étudiant face à un Sarkozy décidé
Julien Versteegh
Vive altercation entre le président vénézuélien Hugo Chavez et le roi d’Espagne
Pol De Vos
Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre
Julien Versteegh
En bref
Guatemala :: Quand le travail syndical peut vous coûter la vie
Cheminots Allemagne :: Négociations en cours pour une importante hausse salariale
Tony Busselen

Jeunes
Comac en action contre le réchauffement climatique
Jouwe Vanhoutteghem, Pieter Jan Caes, Breght Vandenberghe, Thierry Warmoes et Wouter Vandamme

Régions
ALZ Genk :: Moins de chrome dans l’air, cela nous intéresse
Free Van Doorslaer
Charleroi :: Marche pour Sadia Sheikh, contre le racisme
Charleroi :: Un petit saint Nicolas au grand cœur
Quoi de neuf docteur ?
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • TVA
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Le tétanos

Presse et lettres
Lettres

Culture
Film Mon meilleur ennemi :: Klaus Barbie, boucher nazi, puis agent de la CIA
Peter Mertens
8eme Festival de Cinéma d’ATTAC :: Sous le signe de la dignité des peuples


Solidaire n° 46 - 14/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Orange bleue, de l’antisocial à la division : nee bedankt, non merci

Nouvelles des entreprises
Salaires :: En deux ans, chaque salarié a perdu 750 euros
Jo Cottenier
La Poste :: Lutte contre le « plan stratégique »
Portrait Dany Van Cauwenbergh :: D’analphabète de l’informatique à webmaster
Imelda Haesendonck
Enquête Securex :: Les travailleurs plus âgés doivent pouvoir récupérer plus longtemps
Free Van Doorslaer
En bref
Délocalisation Vishay Evere :: Nous voulons le maintien d’une activité industrielle à Bruxelles
Alice Bernard

Santé
Quoi de neuf docteur ?

Belgique
Les cinq travaux antisociaux que mijote l’orange bleue
Jo Cottenier
Communautaire :: Six réponses pour décoder la crise
David Pestieau
Quelques raisons pour participer à la marche pour l’unité du 18 novembre
Herwig Lerouge
Budget :: Les intérêts notionnels menacent les finances publiques
Marco Van Hees
Série « Belgique, ne me quitte pas » (11) :: Le journaliste Paul Goossens
Thomas Blommaert et Peter Mertens

International
Interview :: Evo Morales, président de la Bolivie
Roberto Zanini*
Afghanistan :: La lutte antiterroriste tue des innocents
Roland Marounek
En bref
Venezuela :: Chavez, président à vie ?
Allemagne :: Grève des conducteurs de trains
Guy Durail
Hongrie :: La direction communiste condamnée à 2 ans avec sursis
Le changement climatique :: Le réchauffement planétaire n’a rien d’un canular géant
Breght Vandenberghe et Thierry Warmoes

Régions
Manage - La Louvière :: Une famille de cinq enfants dans un logement insalubre
Marco Van Hees
Liège :: Mobilisation populaire pour La Poste
Adam Miron
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Sarkozy
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

L'avocat vous répond
Avoir raison et obtenir raison


Solidaire n° 45 - 07/11/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Ensemble-Samen

Nouvelles des entreprises
En bref
Bayer Lanxess :: Rencontre avec Levi Sollie (délégué FGTB)
Joris Van Gorp
Volvo Cars Gand :: Deux jours de grève contre la pression au travail
Tom De Meester
Grève générale B-Cargo :: Mobilisation pour la défense de l’emploi
Tony Pirard

Belgique
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Propsitions du PTB
Bruxelles-Hal-Vilvorde :: Les questions sur BHV qu’on ne pose jamais
Lucien Materne
Six chiffres, six arguments choc pour sauver la solidarité
David Pestieau
Le chantage d'Electrabel entrave la liberté d’expression
Mark Kennes
Énergie :: Greenpeace contre « Eletrobel »
Mark Kennes
Malines se muerait-elle en Charleroi-sur-Dyle ?
Gaston Van Dyck
Série « Belgique, ne me quitte pas » (10) :: Anne Morelli, historienne
Arnaud Staquet
PTB :: Une membre parmi 2 753
Nicole Materne

International
Turquie :: À contre-courant des nationalismes turc et kurde
Tony Busselen
11.11.11 :: Sur la brèche pour la souveraineté alimentaire
Arno Roblares
En bref
Différences de vues sur l’Iran
Pol De Vos

Jeunes
Comac Gand :: Des petits cœurs et une signature ouvrent l’année académique
Wouter Van Damme

Régions
La journaliste Bénédicte Vaes est décédée
Quoi de neuf docteur ?
Flémalle :: Naissance d’une nouvelle section du PTB
Alice Bernard
Liège Ste-Marguerite :: Dernier « merci » au personnel du bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Le prix des carburants
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
La vaccination contre le cancer du col de l'utérus remboursée?

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Homer Simpson :: La meilleure création comique de notre époque
Mark Kennes

Femmes
Remettre la réduction du temps de travail à l’ordre du jour
Courir du matin au soir
80 femmes mettent au tapis le géant Sidmar
Venez rejoindre les Marianne
Marianne fête la journée internationale de la femme

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, silence, democratie, liberte, capitalisme, ptb, politique, france, espagne, charleroi, fascisme, usa | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/11/2007

16/11/2007: de Michel Collon, journaliste politique belge ...

 -------- Message original --------

Sujet: NOUVEAU: Juan Carlos et Chavez, Iran, Hillary, Dubaï, Palestine, BHL...
Date: Fri, 16 Nov 2007 08:09:41 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>


Nouveau sur :

Retrouvez les nouveaux articles au format XML

CHAVEZ FACE A JUAN CARLOS :
Pascual Serrano
- Qui devrait "la fermer" ? Hugo Chavez ou Juan Carlos ?
Certains se croient encore aux temps de l'empire colonial espagnol
La fermer?

Romain Migus - Les phrases censurées par Le Monde et autres médias européens
Ca ne s'est pas du tout passé comme le dit notre presse. Enquête.
Censure

Higinio Polo - Pourquoi Juan Carlos refuse-t-il d'entendre ce qu'a fait Aznar ?
Comment appelle-t-on un premier ministre qui appuie un coup d'Etat militaire ?
Aznar

Maurice Lemoine - Chavez dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas
Avant Chavez, Nicaragua, Equateur, Bolivie avaient critiqué les multinationales espagnoles
Tout haut

ACTUALITE :
Leonard Doyle
- L'industrie militaire lâche-t-elle Bush pour Clinton ?
Iran, Irak, Kosovo : Madame Clinton, le nouveau faucon ?
Hillary

Nahla Chahal - Comment on nous prépare à la guerre contre l'Iran
On nous refait le coup de l'Irak, et ça va de nouveau passer ?
Iran

Fausto Giudice - Révolte à Dubaibylone : Les travailleurs asiatiques en grève obtiendront-ils un salaire minimum ?
Même au paradis, il y a des esclaves. Et ils se rebellent.
Dubaï

Gideon Lévy - "En séjour illégal"... chez eux !
63 Bédouins dont toute la vie est bouleversée par Israël
Palestine

Diana Johnstone - BHL et la gauche zombie
Pour lui, ce sont les idées qui mènent le monde. Et lesquelles ?
BHL

L'AUTRE HISTOIRE :
Georges Corm - La religion n'est pas le facteur le plus important de l'Histoire du Moyen-Orient
Les jeunes Arabes trop fascinés par le modèle occidental ?
Moyen-Orient

20:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, histoire, capitalisme, imperialisme, usa, cuba, venezuela, espagne, collon, actualite, presse, politique, silence, democratie, romain, courcelles, guerre, amerique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/07/2007

18/07/2007: Albert De Coninck, un militant de son temps ...

Albert DE CONINCK: un hommage bien mérité à ce grand dirigeant communiste belge, antifasciste des Brigades internationales d' Espagne et ancien résistant..., que j' ai très bien connu:



Albert De Coninck, un militant de son temps (tiré du Drapeau Rouge ...)

À l'occasion du décès d'Albert De Coninck le 8 décembre dernier, le DR avait publié, dans sa 15ème édition, une petite biographie de ce grand militant. Mais Albert, son parcours et son histoire méritent qu'on y revienne. Cette fois, c'est un autre ancien résistant, notre camarade et ami Marcel Deprez, qui nous livre son témoignage et son regard.

La figure et la trajectoire d'Albert De Coninck symbolisent le profil même du militant et dirigeant révolutionnaire. Militant est celui qui va au bout de ses engagements, reconnaît ses erreurs et les corrige face à lui-même. Dirigeant est celui qui dégage, après discussion et analyse démocratique, des tendances et propositions d'action. Albert De Coninck a été les deux à la fois et ces qualités correspondent bien à son profil et à son itinéraire.

Il naît en 1915, en Angleterre, parce que ses parents, son père menuisier et sa mère ouvrière d'usine, s'y étaient réfugiés pendant la Première guerre mondiale. Dès leur retour en Belgique, ils connaissent des moments difficiles, mais garderont toujours une attitude de citoyens résolument engagés. C'est dans ce contexte qu'Albert De Coninck devient, à 17 ans à Malines, un très jeune militant engagé dans les Jeunesses communistes. Peu de temps après, il s'inscrit au Parti communiste. On peut imaginer dans sa démarche l'influence du père qui, avant la guerre 14-18, était militant du mouvement anarcho-syndicaliste. Pendant la guerre, l'impact de la Révolution russe fit de lui un adversaire de la social-démocratie dont il comprit le rôle de sabotage de la Révolution bolchevique.

Albert De Coninck disait s'être engagé dans la vie militante après avoir entendu un discours du leader communiste flamand Jef Van Extergem. De mon côté, à ce moment, je n'avais que 12 ans et j'ai aussi entendu ce discours dans lequel Jef disait "j'ai toujours sur la poitrine les cendres de Tijl Uilenspiege !". Cela a eu le même effet sur moi et a déterminé un engagement parallèle.

L'année 1932, année des grèves de mineurs, suscite chez Albert De Coninck l'orientation qui restera la sienne sa vie durant. Parfois déçu, souvent enthousiasmé par la lecture, il lui faut peu de temps pour confirmer son engagement et entraîner celui de ses parents. Son activité au sein des Jeunesses commuunistes a comme cadre la diffusion de la presse et l'agitation dans les casernes.

À 20 ans, après avoir effectué son service militaire, il décide de s'engager comme volontaire dans la guerre d'Espagne au sein des Brigades interrnationales. Il participe à des actions militaires ponctuelles, dont le dynaamitage d'un pont mentionné 'par Hemingway dans son livre Pour qui sonne le glas. Ses qualités d'activiste et son savoir-faire politique le conduisent à s'occuper des problèmes politiques au sein des Brigades et confirment ses engagements au sein de leur commisssariat politique. Dans ce travail, il eut à affronter l'activité politique et les arguments du POUM, importante mouvance anarchiste qui eut de nombreuses confrontations politiques et même militaires avec les forces proches du Parti communiste.

De retour en Belgique, il combine un engagement local dans sa cellule de Malines et un soutien à la République espagnole, dans un contexte de lutte antifasciste. Ainsi, le Non à l'oppresseur fasciste prolonge le No pasarn des Républicains espagnols. La fin de la guerre le voit secrétaire politique d'une vaste région couvrant Roulers, Menin et Courtrai, où il devient un fin connaisseur des problèmes paysans et le fondateur du Comité de défense paysanne. C'est dans ce contexte qu'il s'engage dans la Résistance contre l'occupant allemand et organise les premières grèves de livraison des matériaux aux occupants. Son travail consolide l'extension de la Résistance dans toute la Flandre et, au début 1944, il est chargé d'animer l'Armée belge des Partisans qu'il commande pendant toute la période de guérilla active jusqu'à devenir membre de ['état -major.

La guerre terminée, on le retrouve en qualité de secrétaire politique à Alost, puis à Courtrai. En 1947, en tant que Secrétaire fédéral à Anvers, il est chargé des rapports avec la Résistance grecque qui se bat toujours contre les fascistes soutenus, cette fois, par l'intervention armée britannique et américaine. Infatigable dans son esprit d'internationaliste, on le retrouve plus tard dans les luttes contre le colonialisme, solidaire du peuple congolais. Il se lie d'amitié avec Patrice Lumumba et les principaux dirigeants de la révolution congolaise.

Sa vie politique ne fut pas sans difficulté avec la direction du Parti, même lorsqu'il siégeait, pas toujours de son plein gré, au Comité central. Cependant, jamais, il n'y eut rupture. Albert De Coninck fut le prototype du militant politique des années de l'entre-deux guerres, de la Deuxième guerre mondiale, puis de la période de la Libération. C'est ainsi qu'on l'a vu, d'abord en première ligne contre la montée du fascisme en Europe et, parallèlement, chez nous; ensuite, organiser la résistance - y compris armée - contre l'occupant allemand; et finalement s'inscrire dans la lutte anti-coloniale, sans négliger chaque fois les enjeux idéologiques. C'est le modèle d'engagement que nous fit connaître Albert De Coninck, militant toujours mobilisé.

--

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, actualite, histoire, courcelles, communisme, fascisme, resistance, espagne, politique, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/11/2006

28/11/2006: Aragon : « Ne rêvez plus qu’à l’Espagne ! »

 

De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : mardi 28 novembre 2006 23:18
À : Mathieu Bietlot
Objet : [Difpol_mbietlot] rappel: reprise du spectacle Aragon: "Ne rêvez plus qu'à l'Espagne!"

 

 

La société belge des amis d’Aragon et le Théâtre Poème

 

Vous annoncent la reprise du spectacle :

 

Aragon : « Ne rêvez plus qu’à l’Espagne ! »

 

Lectures par Yves Bical, Joachim Defgnée et Dominique Rongvaux

 

Mise en scène de Yves Bical

 

 

Jeudi 30 novembre 2006  à 19h.

Vendredi 1er décembre 2006 à 19h.

Samedi 2 décembre à 20h30.

 

 

Au Théâtre Poème

30 rue d’Ecosse

1060 Saint-Gilles

Métro : Hôtel des Monnaies

 

Le spectacle sera suivi :

 

·        Le vendredi 1er décembre, d’un vin de lancement de la Société belge des Amis d’Aragon, en présence de Jean RISTAT (écrivain, légataire universel d’Aragon et secrétaire général de la Société (française) des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet) et d’une table ronde « Aragon aujourd’hui », animée par Jean Ristat, entouré de Mathieu Bietlot, Bert Bentane et Jacques De Decker.

 

·        Le samedi 2 décembre, d’une table ronde « Aragon et l’Espagne », animée par Mathieu Bietlot et Henriette Courtens ; suivie d’un récital de Charles Gonzalès.

 

P.A.F. :            12,50 euros sur place ;

7,50 euros sur réservation au 02/538.63.58

 

 

La société belge des amis d’Aragon                                                                                              Le Théâtre Poème

c/o Mathieu Bietlot,                                                                                                          30 rue d’Ecosse, 1060 Bruxelles

191/25, Rue de la Victoire, 1060 Bruxelles                                                                      Tél : 02 538.63.58 - Fax : 02 534.58.58

Tél/fax : 02/534.51.38 – Tel mobile : 0472/67.01.54                                                        Courriel : theatrepoeme@skynet.be

Courriel : Aragon_Belgique@yahoo.fr 

 ;

 

 

Extraits du spectacle :

 

Espagne ma sœur Espagne, entre nous quelles tragédies, quelles chansons, quelles amours…

Espagne ma sœur Espagne, entre nous que de larmes, que de fureurs, que d’amours…

Espagne ma sœur Espagne, qui pour nous saignas la première et qui tournes tes yeux vers nous…

(…)

Salut à toi, Pasionaria, fleur de la Passion de ton peuple ! Salut à toi, en qui s'allient les deux sens du mot Passion, le sens de la douleur dont tu portes aussi le nom, et le sens de l'amour frénétique qui est le sens même de la vie ! Salut à toi dont le nom évoque la mort d'un Dieu et la vie des hommes !

(…)

Le verre est par terre Un sang coule coule

Dommage le vin Du bon vin Lorca

Lorquito Lorca c'était du vin rouge

Du bon vin gitan

Qui vivra verra le temps roule roule

Qui vivra verra quel sang coulera

Quand il sera temps

 

Sans parler du verre

Qui vivra verra

 

II se fait soudain dans Grenade

Que saoule une nuit de sang lourd

Une terrible promenade

 

Il se fait soudain dans Grenade

Un grand silence de tambours

(…)

Et cette bouche absente et Lorca qui s’est tu

Emplissant tout à coup l’univers de silence

Contre les violents tourne la violence

Dieu le fracas que fait un poète qu’on tue

 

 

 

La société belge des amis d’Aragon est une jeune association de fait réunissant quelques lecteurs passionnés d’Aragon. Elle mène des activités de recherche autour de l’œuvre et de la vie d’Aragon (notamment ses liens avec la Belgique) et organise des activités publiques destinées à faire connaître l’auteur et lui redonner sa place dans le monde – réel et littéraire – d’aujourd’hui. Elle se veut une modeste antenne belge de La société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet qui œuvre depuis des années, en France, à l’entretien de la mémoire et la promotion de ces deux grands écrivains, ainsi qu’à la poursuite de leur combat pour la défense de la culture.

http://perso.orange.fr/aujourdhui/aragon/

10:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, presse, silence, actualite, romain, histoire, courcelles, espagne, fascisme, solidarite, resistance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2006

24/09/2006: LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 ----- Original Message -----

From: Coordination Nationale des Sans Papiers

Sent: Sunday, September 24, 2006 4:18 PM

Subject: LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

SANS PAPIERS

en lutte>>>coordination nationale

 

 

La CNSP a reçu ce texte de nos camarades de l’ATRAIE d’Espagne. Les terribles images d’une jeunesse africaine condamnée à risquer la mort par la traversée de l’atlantique jusqu’aux Iles Canaries dans l’espoir de trouver du travail dans les pays riches, industrialisés et dominants d’Europe sont instrumentalisées par la classe politique dans les pays européens, toutes tendances confondues, pour accréditer ce grand mensonge de la pseudo invasion des « nègres bamboulas ». En fait, les « pirogues de la mort et de l’espoir » sont une réponse aux assassinats de l’Europe barricadée à Ceuta et Melilla. Les nouveaux négriers d’Europe que sont les patrons du travail clandestin de mèche avec les mafieux africains des filières et passeurs souvent au pouvoir profitent de cette volonté inébranlable de la jeunesse africaine en quête de travail et d’emploi pour s’enrichir. En fait, ceux de la jeunesse africaine qui s’embarquent dans les pirogues constituent un pourcentage infime des migrations qui restent pour l’écrasante majorité une émigration Sud/Sud. C’est là où réside la manipulation médiatique des tenants de la « fermeture de frontière » y compris dans sa nouvelle mouture sarkozienne « d’immigration choisie »... En fait, la prétendue déferlante piroguière est une preuve de plus de l’échec et de l’escroquerie politique, qui durant ces 5 décennies depuis les soit disant indépendances des Etats africains a fait croire que la « coopération, l’aide publique, les plans d’ajustement structurel du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, le libéralisme planifié par l’OMC participent au développement des pays du Sud ». C’est tout cela que dénonce le texte de nos camarades d’Espagne que la CNSP signe des deux mains pour rétablir toute la vérité sur la réalité oppressive et prédatrice qui fait aujourd’hui de l’Atlantique le plus vaste cimetière où gît une partie de la jeunesse africaine en quête de travail.     

 

LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

Déclaration internationale des travailleurs immigrants et sans papiers contre le plan Afrique

 

L'intérêt du gouvernement de l'Etat espagnol pour exploiter les richesses du continent africain grandit de jour en jour. Actuellement il profite de l'arrivée de sub-sahariens aux côtes des Iles Canaries, et avec l'aide des media, il crée une grande préoccupation dans l'opinion publique, bien que ce type d'immigration ne représente que 10% de l'immigration qui rentre par la frontière terrestre de la France et les aéroports espagnols.

Dans ce cadre, le gouvernement espagnol criminalise l'« immigration illégale » et, avec le soutien de l'Union Européenne et les pays du G8, il prétend signer des « accords migratoires globaux » avec les pays d'où partent les « sans papiers ». Ces accords combinent le contrôle militaire des côtes avec des accords de rapatriement et d'« aides au développement ».

Les accords de rapatriement permettent le renvoi immédiat d'immigrants sans respecter les droits fondamentaux, comme cela a déjà été le cas avec les 99 premiers rapatriés au Sénégal (1 juin 2006). Dans ce cas, la responsabiliser pour ces faits incombe aux gouvernements des pays d'origine.

 

Le plan Afrique est un plan impérialiste

 

L'objectif d'avancer un plan pour l'Afrique, dirigé par l'Espagne, n'est qu'une manœuvre pour ouvrir les portes à l'impérialisme espagnol et ses multinationales afin de contrôler les richesses de ce continent. En utilisant l'immigration comme couverture légale, l'Espagne renforce sa pénétration dans des pays africains, depuis le Gambie et le Mali jusqu'au Soudan ou l'Ethiopie, sous le couvert de «  renforcer la démocratie, la sécurité et la paix dans la zone, et la création de richesse sociale et économique ». Ce sont les mêmes arguments qu'a utilisés l'impérialisme européen pour coloniser le continent africain dans le 19 ème et le 20ème siècle.

Avec les « aides au développement » on prétend réclamer des accords avec des perspectives financières. Comme dit le président de l'exécutif communautaire José Manuel Durao Barroso : «  l'association avec l'Afrique requiert un financement adéquat, et cela implique que l'Europe a besoin d'un accord sur les perspectives financières », ou encore : « sans cet accord nous ne serons pas dans des conditions de respecter nos engagements ».

 

Jusqu'à ce jour, les aides au développement, qui devraient hypothétiquement améliorer la qualité de vie de la population, n'accomplissent pas ces objectifs et profitent exclusivement aux entreprises européennes qui exécutent les supposées actions de développement, ainsi qu'aux gouvernements fantoches locaux, sans compter qu'elles grossissent la dette externe et donc la dépendance de ces pays.

Pour l'UE « renforcer la démocratie » consiste exclusivement à mettre en place des gouvernements fantoches qui garantissent l'implantation d'entreprises européennes pour contrôler l'exploitation des richesses, contre la volonté du peuple. Quand le peuple prétendra changer cette situation, suivra l'intervention militaire comme cela a été le cas en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire, etc., ce qui est en contradiction avec l'exigence de paix.

Tant que les multinationales continuent à piller les pays d'Afrique avec le soutien de ces gouvernements fantoches, il sera impossible d'éliminer la pauvreté et, par conséquent, l'émigration. En réalité, se sont ces activités qui produisent la pauvreté et le désespoir et obligent par conséquent des populations entières à l'émigration.

 

Le plan Afrique est un plan militaire

 

Pour assurer ce plan impérialiste, avec l'objectif avoué de renforcer la surveillance et le contrôle des frontières de l'UE et en utilisant précisément la préoccupation créée par l'entrée des immigrants, le gouvernement espagnol est parvenu à avoir l'appui logistique-militaire de l'UE. Il obtient ainsi la supervision de l'agence européenne du contrôle des frontières extérieures (FRONTEX), qui a mis à disposition des moyens maritimes et aériens, ainsi que le déplacement de toute sorte d'experts, pour empêcher l'entrée de ces africains appauvris en Europe.

La présence militaire a deux objectifs : 1º Empêcher l'entrée en Europe des travailleurs africains. 2º Etablir un bureau de FRONTEX aux Iles Canaries pour militariser la zone et faciliter une intervention militaire rapide et efficace dans le cas de soulèvements populaires contre la présence des multinationales européennes ou contre les gouvernements qui appliquent cette politique.

 

Les travailleurs et les peuples n'émigrent pas, en mettant leur vie en danger, seulement par caprice. Dire que l'exigence de « papiers pour tous » est une mesure irrationnelle, et non réaliste, fait partie de l'idéologie impérialiste qu'on prétend transmettre pour conditionner « l'opinion publique ». Est-il rationnel et réaliste de spolier les peuples, de condamner ses gens à l'émigration et, quand ils insistent, de construire des murs contre eux, de militariser les frontières et de criminaliser les immigrants ?

En finir avec la spoliation des peuples africains par une poignée de pays et leur Union Européenne, mettre un terme au vol des multinationales, voilà les seules mesures sérieuses, réalistes et rationnelles pour aborder une politique migratoire.

 

LA RICHESSE DE L'AFRIQUE POUR LES PEUPLES AFRICAINS

LES MULTINATIONALES HORS D'AFRIQUE 

NON AU PLAN AFRIQUE  

FRONTEX HORS DES CÔTES AFRICAINES

21:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, crimes, actualite, democratie, espagne, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, france, histoire, immigres, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, presse, romain, propagande, raci | |  Facebook | |  Imprimer | | |

05/09/2006

04/09/2006: L'immigration, clé du succès économique


De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Morad
Envoyé : lundi 4 septembre 2006 22:29
Objet : [Transfer_info] IMMIGRATION : Clé du succès économique

 

L'immigration, clé du succès économique

 

 

L'Union européenne poursuit son élargissement. Après les huit pays de l'Est entrés en mai 2004, plus Malte et Chypre, ce devrait être au tour de la Bulgarie et de la Roumanie de rejoindre le club communautaire, en janvier prochain. Même si ces entrées suscitent encore des débats, entre autres autour de "l'invasion" supposée des marchés de l'emploi des pays membres riches par des travailleurs en provenance de pays membres plus pauvres. A ceux qui sont convaincus qu'il faut désormais fermer l'Union européenne à l'élargissement mais surtout aux pays et aux personnes qui n'en sont pas membres et ressortissants, d'autres leur opposent un solide désaveu en leur citant les cas de l'Espagne et du Royaume-Uni.

L'ensemble de la presse espagnole traite des effets bénéfiques de l'immigration pour le pays. "L'économie espagnole croît seulement grâce aux immigrés", écrit en gros titre de couverture le grand quotidien catalan
La Vanguardia. En pages intérieures, El Mundo, journal de droite, titre que "l'apport des immigrés sauve l'économie espagnole de la récession depuis 1995", alors que le grand quotidien national El País, de centre gauche, précise que "le revenu par habitant aurait chuté de 0,6 % par an durant la dernière décennie sans les étrangers". Ce constat unanime s'appuie sur les données du "Rapport semestriel sur l'économie espagnole et le contexte international" que vient de publier la banque Caixa de Barcelone.

De 1995 à 2005, l'Espagne a été le principal pays d'accueil des étrangers en Europe, avec 3,3 millions de personnes sur les 11,95 millions entrés dans l'UE au cours de cette période. "Les conséquences de cette impulsion démographique sur l'évolution du produit intérieur brut (PIB) ou sur la richesse produite sont d'envergure", note El País. L'immigration en Espagne a permis au PIB annuel par habitant de rester positif pendant la décennie en étant à l'origine d'une croissance de 3,2 %. En stimulant l'emploi et en contribuant à la hausse de la consommation des ménages, les immigrés ont eu un impact bénéfique et "l'économie espagnole peut leur dire merci", constate La Vanguardia, car, "sans eux, elle aurait été globalement en mauvaise santé".

El Mundo va dans le même sens. Le journal espagnol de droite reconnaît que "l'arrivée d'immigrés a non seulement sauvé les comptes de la sécurité sociale grâce à aux régularisations de ces dernières années, mais elle représente aussi l'un des déclencheurs du miracle économique espagnol". Et le phénomène n'est pas qu'espagnol. "L'apport économique des immigrés à l'UE (avant l'élargissement) a été de 2 % en termes de croissance annuelle du PIB par habitant", note La Vanguardia. Sans cela, le PIB par habitant aurait été négatif, à – 0,2 %, dans l'Europe des Quinze.

Au Royaume-Uni, le débat porte surtout sur l'ouverture du marché du travail aux ressortissants des nouveaux entrants dans l'UE.
The Observer veut sortir de la polémique alimentée par les tabloïds anglais sur l'afflux massif de travailleurs migrants. "Les plombiers polonais imaginaires qui ont terrorisé les travailleurs britanniques avant l'entrée des huit pays d'Europe de l'Est, en 2004, ont cédé la place à une réalité complexe et dynamique. Selon le ministère de l'Intérieur, le secteur d'emploi le plus fréquent des nouveaux arrivants n'est ni la plomberie ni la maçonnerie, mais 'l'administration, le commerce et le management'."

A cet égard, "des dirigeants du monde des affaires au Royaume-Uni, employant des millions de personnes, ont appelé le gouvernement à autoriser l'accès illimité à l'immigration en provenance de Bulgarie et de Roumanie quand ces deux pays rejoindront l'UE, l'an prochain", note
The Independent. Roland Rudd, président de BNE, un lobby pro-européen, explique dans le quotidien "pourquoi le monde des affaires devrait soutenir l'immigration".

 

"Une étude affirme qu'un accroissement de 1 % de la population entraîne une croissance de 1,5 % du PIB. Or ce sont les immigrants qui assurent aujourd'hui la croissance de la population". Par ailleurs, "d'une manière générale, ces travailleurs de l'Est sont jeunes, motivés et actifs – 80 % d'entre eux sont âgés de 18 à 34 ans. Et, à l'opposé des caricatures odieuses, peu d'entre eux réclament des allocations."

Pour Alice Thompson, éditorialiste au
Daily Telegraph, "les immigrés rendent les Britanniques paresseux", du fait que les premiers occuperaient les postes que les seconds refusent. A partir de ce constat, l'auteur plaide pour une réforme du système d'aide sociale qui entretient dans leur oisiveté les Britanniques, "qui préfèrent rester assis devant leur téléviseur" plutôt que d'occuper des postes peu reluisants à leurs yeux.

The Observer met aussi en exergue le problème de la rivalité entre migrants et nationaux sur le marché du travail. Cependant, l'hebdomadaire de gauche en tire d'autres conclusions. "En prenant l'économie britannique dans son ensemble, avec une croissance élevée, un taux de chômage faible et de faibles taux d'intérêt, l'arrivée des Polonais, Tchèques et des autres apparaît sans équivoque comme un bonus, en comblant les déficits de compétences, en boostant la productivité et en créant de nouveaux contribuables. Pour le quasi-million de travailleurs qui demeurent sans emploi alors que les Européens de l'Est sont recrutés, le tableau est bien différent. Fermer les portes aux Bulgares et aux Roumains n'y changera rien. Il faudrait plutôt améliorer la formation et l'éducation."

Philippe Randrianarimanana

 

 

 

***

 

Immigrés morts aux frontières de l'Europe

 

·  5.271 immigrés sont morts aux frontières de l’Europe depuis 1988, dont 1.747 disparus en mer.

·  4.072 migrants ont perdu la vie en mer Méditerranée .

·  1.815 personnes sont mortes dans le Canal de Sicile, entre la Libye, la Tunisie, Malte et l’Italie,  dont 1.088 disparus;

·  1.272 personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc et l’Espagne, dont 281 disparus;

·  392 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, dont 159 disparus;

·  474 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l’Albanie, le Montenegro et l’Italie, dont 136 disparus.

·  369 personnes ont été trouvées mortes en Albanie, France, Allemagne, Grèce, Turquie, Royaume Uni, Irlande, Italie, Hollande, Espagne et Hongrie. Cachées dans les camions ou dans les containers chargés sur les navires de marchandises,

·  560 personnes ont étés tués dans un assaut contre les migrants à Zawiyah, au nord-ouest de la Libye, en septembre 2000.

·  146 personnes sont mortes déshydratées en essayant de traverser le désert pour rejoindre la Méditerranée. Au Sahara, du Soudan à la Libye, de l’Afrique occidentale à l’Algérie à travers le Mali et le Niger,

·  86 migrants ont perdue la vie dans les champs de mines de la frontière gréco-turque,

·  51 personnes se sont noyées dans les fleuves délimitants la frontière entre la Croatia et la Bosnie ; la Turquie et la Grèce ; la Slovaquie et l’Autriche ; la Slovénie et l’Italie ;

·  34 personnes sont mortes d’hypothermie en tentant de franchir la frontière dans les montagnes de Turquie, Grèce, Italie et Slovaquie ;

·  20 personnes sont mortes cachées sous les trains dans le tunnel sous la Manche en direction de l’Angleterre ;

·  20 personnes sont mortes sous le feu de la police espagnole et marocaine le long de la frontière des deux enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla ;

·  11 personnes sont mortes brûlées vives suite à l’incendie d’un centre de rétention en Hollande ;

·  9 personnes ont été tuées sous le feu des soldats turcs et yougoslaves 

·  5 personnes ont été retrouvées mortes dans le train d’atterrissage d’avions de ligne


Source : http://fortresseurope.blogspot.com/2006/02/immigrs-morts-aux-frontires-de-leurope.html



Sites à visiter :

http://www.minorites.org/

http://www.palestine-vivra.org/

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...


10:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, democratie, europe, euro-dictature, expulsions, histoire, espagne, grande bretagne, immigres, crimes, liberte, politique, presse, romain, sans-papiers, silence, 127bis, solidarite, syndicats, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/08/2006

28/08/2006: Bush, une politique de type fasciste - 70ème anniversaire du Front populaire

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : lundi 28 août 2006 17:15
Objet : Bush, une politique de type fasciste - 70ème anniversaire du Front populaire

 

-- Original Message -----

From: Workers Party of Belgium

Sent: Monday, August 21, 2006 5:16 AM


Voici un texte très intéressant qui mérite d'être connu. Son auteur a fait deux interventions bien documentées sur le sujet au Séminaire communiste international (Bruxelles) en 2000 et 2006. Voir www.wpb.be/icm.htm.  Jean Pestieau - Parti du Travail de Belgique


 

70ème  ANNIVERSAIRE DU FRONT POPULAIRE :
APPRENDRE DU PASSÉ POUR LUTTER AU PRÉSENT !

Interview de Jean-Luc SALLE (*), Secrétaire général de l’URCF,
au Journal ALGER REPUBLICAIN  (**)
25 mai 2006
www.urc.net , urcf@wanadoo.fr



Quelles sont les sources du danger fasciste dans les années 30 ?

 Le fascisme  a constitué la réponse des cercles monopolistes les plus réactionnaires à la Révolution d’Octobre 17,  à l’existence dans ces années-là de l’URSS qui précisément achevait  la construction des bases économiques du socialisme et  enfin à  la peur  permanente du capital de la « contagion » révolutionnaire !

D’autres facteurs sont indissociables de la consolidation du fascisme et de sa poussée. La crise économique suite au krach de 1929 frappait l’ensemble du capitalisme, accentuant sa crise générale inaugurée en 1917, aiguisant les contradictions inter
- impérialistes. La   préparation de la guerre revenait au premier plan, tout d’abord contre l’URSS pour reconquérir l’immense marché perdu mais aussi pour organiser un repartage du monde, au détriment des États rivaux. Les forces du fascisme, allemand en tête, liées aux monopoles les plus bellicistes étaient celles qui se positionnaient clairement pour une politique d’agressions, pour une nouvelle déflagration mondiale afin de conquérir « l’espace vital » nécessaire à leur déploiement impérialiste, à la recherche du surprofit  pour l’oligarchie financière.

Le capitalisme en crise signifiait la paupérisation croissante du prolétariat, la ruine de beaucoup d’éléments des couches moyennes rurales et urbaines. Pour encadrer et limiter le mécontentement résultant de cette situation, le mouvement fasciste financé et orienté par les monopoles avait pour mission de  rallier ces  couches moyennes à la politique impérialiste par un « anti-capitalisme » verbal et de façade dirigé contre la finance « cosmopolite » au nom du rêve de la petite
- bourgeoisie d’un « capitalisme organisé », « défenseur des petits possédants contre les gros » !

Sur le plan politique, à cette époque, le mouvement ouvrier et les partis communistes bénéficiaient d’un grand capital de sympathies. Les partis fascistes visaient à briser par la « terreur blanche » les luttes de classes, le mouvement ouvrier et  gréviste, afin de faciliter la mise en œuvre de la stratégie de la  bourgeoisie monopoliste. L’oligarchie financière,  source matérielle du fascisme, considérait aussi comme obstacle à la réalisation de ses objectifs, la survivance des normes démocratiques
- bourgeoises qui « reconnaissaient » (non sans répressions et violences)  une relative liberté d’expression aux forces ouvrières et syndicales. Le fascisme, c’est l’instauration d’un régime de terreur étendu à toutes les forces démocratiques, afin que la collaboration de classes, le chauvinisme national barbare, la haine des « peuples inférieurs » deviennent  un mode de pensée obligatoire.

Démagogie sociale et nationalisme exacerbé telles sont les armes idéologiques du fascisme dans ces années-là, écrasement et suppression de toutes les libertés, tels sont les résultats de la politique fasciste !

Beaucoup d’historiens estiment que le danger fasciste était moindre en France, qu’en était-il en réalité ?

A l’exception louable et fondée d’Annie Lacroix
- Riz (***), l’historiographie française considère les groupes fascistes nationaux comme trop groupusculaires et caricaturaux pour avoir suscité un quelconque danger. Dans cette optique, le fascisme est un produit d’importation. Cette thèse, selon nous, n’est pas juste.  En France, l’oligarchie financière poursuivait les mêmes objectifs de classe que ses homologues alliées/rivales : écraser le mouvement ouvrier pour réaliser la baisse drastique des salaires, conjurer la révolution, satisfaire le maximum de profits. Le mouvement fasciste le plus puissant : « les croix de feu » constituait une organisation paramilitaire composée principalement d’anciens combattants. Le monopoliste Coty, l’une des  plus  grandes fortunes du pays, leur assurait, entre autres, des fonds importants en permanence. Les « croix de feu »  ciblaient les « affairistes », dénonçaient les scandales financiers (affaire Stavisky), le parlementarisme comme le «  régime des copains et des coquins ». Leur politique visait  à établir un exécutif fort. En 1934, ce groupe et ses alliés (plus de 2 millions de personnes) adoptèrent une stratégie de prise du pouvoir fondée sur un coup de force. En janvier des commandos fascistes avaient attaqué le siège de « l’Humanité » et avaient subi une défaite.  Le 6 février, les « croix de feu » marchèrent sur le Palais-Bourbon pour le prendre d’assaut en rééditant la marche victorieuse de Mussolini. Le PCF avait appelé à contre-manifester : « Tout doit être mis en œuvre dans les ateliers, sur les chantiers pour convaincre les ouvriers socialistes et confédérés (de la CGT réformiste de Jouhaux. Note JLS) de la nécessité d’un front unique puissant ». Les mots d’ordre étaient clairs : contre le danger fasciste et la vie chère !  Les manifestations et grèves du 8, 9, 12 février constituèrent de grandes journées de lutte contre le fascisme et brisèrent son offensive. L’hostilité et les réticences des dirigeants réformistes au front unique furent vaincues à la fois par la créativité des masses et par  l’aspiration grandissante à l’unité de combat. Le putsch rampant était anéanti mais le danger fasciste demeurait puisque ses racines sociales n’avaient pas été extirpées.

Quelles sont les composantes et les objectifs du Front Populaire ?

A danger international, riposte internationale ! L’Internationale Communiste allait après de riches débats en son sein aboutir à son VIIème Congrès  à définir la tactique appropriée pour battre le fascisme. Il s’agissait d’une tactique nouvelle pour réaliser une stratégie qui demeurait invariable : révolution socialiste dans les
États impérialistes, national - démocratique dans les pays colonisés.

Le fascisme est défini comme la dictature terroriste ouverte des monopoles les plus réactionnaires et bellicistes. Ce n’est pas, précisait Dimitrov dirigeant de l’Internationale, simplement une forme de substitution d’un gouvernement bourgeois par un autre mais une nouvelle forme de dictature du capital monopoliste.

Les objectifs tactiques des partis communistes et du mouvement ouvrier étaient revus à la lumière des nouvelles conditions objectives de luttes : l’alternative (provisoire) n’était  pas entre dictature du prolétariat ou démocratie bourgeoise mais entre fascisme ou défense/développement  des droits et libertés démocratiques.  « Détour » tactique qui visait à appliquer le concept léniniste de lien entre lutte pour la démocratie et lutte pour le socialisme mais détour nécessaire car les couches moyennes étaient attirées par la démagogie fasciste ce qui aurait isolé le prolétariat,  l’aurait livré à la terreur de l’oligarchie financière et permis ainsi la victoire fasciste.

L’Internationale définissait  les forces motrices du Front Populaire antifasciste : son ciment résidait  dans l’unité ouvrière, dans le front unique prolétarien. La classe ouvrière était la classe la plus intéressée à l’extirpation du danger fasciste mais pas la seule. Cette unité ouvrière acquise,  alors il était possible de jeter les bases d’une large alliance ouverte aux couches moyennes urbaines et rurales, aux intellectuels progressistes pour créer le Front Populaire antifasciste. Sur le plan politique, cela se traduisait par l’alliance tactique des partis communistes avec les partis sociaux-démocrates  et toutes les forces démocratiques.

Le programme de ce Front devait se fonder sur la lutte résolue et effective du danger fasciste, sur l’épuration de l’appareil d’
État des éléments factieux, l’extension des libertés démocratiques, la satisfaction des revendications sociales, l’amitié avec l’URSS pour combattre le danger de guerre. Bien sûr, cette tactique devait être liée stratégiquement au combat révolutionnaire pour le socialisme et constituait un nouveau mode de transition, l’expérience des démocraties populaires après 1945, illustra le bien-fondé de cette tactique d’union antifasciste.

Et en France ?

Le PCF joua un rôle pionnier dans l’élaboration pratique de la tactique de Front Populaire. Staline dira à Maurice Thorez : « vous avez trouvé une nouvelle clé pour ouvrir l’avenir ! ». Là aussi, le rôle des masses fut déterminant. L’aspiration à l’unité était remarquable mais n’aurait pas suffit sans l’intervention à la base des forces du travail. De 1934 à 1936, cette unité populaire se construisit dans les grèves, les manifestations contre le danger fasciste et la vie chère et eut raison des manœuvres dilatoires incessantes des directions réformistes plus que réticentes au front unique.

Une plate-forme commune fut signée entre PCF et SFIO, l’alliance fut étendue au parti radical, parti charnière de la IIIème République et qui influençait considérablement les couches moyennes. L’unité syndicale organique devint une réalité avec la fusion de la CGT et de la CGT-U résultat du combat unitaire permanent de cette dernière. Le poids politique de la classe ouvrière était considérablement renforcé. Aux élections législatives de 1936, le PCF popularisa son programme antifasciste  en trois axes principaux : la lutte contre l’oligarchie financière, base sociale du danger fasciste, la taxation du grand capital afin de satisfaire les revendications sociales, l’union populaire fondée sur des comités de base  dans les entreprises et dans les villages et villes. Le résultat, on le sait vit la victoire des forces démocratiques et la progression du PCF qui atteignit 15 % des suffrages exprimés.

Quels sont les conquêtes et acquis du Front Populaire ?

Avant même le second tour des élections législatives, la classe ouvrière entra en lutte pour la satisfaction de ses revendications, elle qui subissait depuis des années une lourde baisse des salaires.  En mai 1936, 120 000 métallos des usines  Renault, Hispano, Citroën, suivis par les travailleurs du bâtiment et des mines entrèrent en grève. Le mouvement allait se généraliser. Le PCF et »L’Humanité » appelèrent à amplifier la lutte qui se généralisa à l’ensemble du monde du travail.

Le nouveau gouvernement de Front Populaire dirigé par L. Blum (SFIO) dut sous la pression du mouvement gréviste négocier les « accords de Matignon » avec les syndicats et le patronat : hausse générale des salaires, conventions collectives, amélioration des conditions de travail. Dispositif enrichi par le vote à l’Assemblée Nationale des 40 heures de travail hebdomadaire et la reconnaissance des congés payés de deux semaines. Permettez-moi, une anecdote personnelle :  mon grand-père  m’a souvent conté l’émotion à son usine, les plus anciens pleuraient  et sa joie immense de ne pas aller au « turbin » durant quinze jours ! Citons aussi, de nombreuses créations artistiques comme « La vie est à nous » qui tracèrent avec sensibilité les grands combats du Front Populaire.

Bien sûr, dès relâchement de la lutte, la bourgeoisie monopoliste n’eut  de cesse de reprendre ce qu’elle a dû concéder contrainte et forcée. Les « 40 H. » ne furent pas appliquées durant des décennies et il fallut d’autres grèves pour les gagner !

La question coloniale n’est-elle pas un des échecs du Front Populaire ?

Le programme du Front populaire comprenait une seule phrase sur les colonies et appelait à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation politique, économique, « morale » des territoires colonisés. Le dirigeant bourgeois
Clemenceau disait que pour enterrer un problème, il fallait créer une commission ! La SFIO et les radicaux étaient des tenants déclarés du colonialisme. Leurs promesses consistaient à « humaniser » un système oppressif en accordant liberté d’expression, de la presse, et abrogation du code de l’indigénat. Aucune de ses promesses ne fut tenue. Le communiste Jean Barthel envoyé en Algérie constatait : «  A l’intérieur de la population indigène, le problème principal n’est pas fascisme ou antifascisme mais impérialisme ou anti-impérialisme ». Le régime colonial français n’avait rien à envier aux horreurs fascistes. Le VII ème  Congrès de l’Internationale avait tracé ainsi les perspectives du combat des peuples coloniaux : « Dans ces pays, la principale tâche des communistes est de travailler à la création d’un Front Populaire anti-impérialiste ».

Le PCF eut de grands mérites dans la mise en œuvre du front Populaire mais la montée du danger fasciste mit fin prématurément à la
bolchevisation du parti, à sa critique radicale de l’héritage du mouvement ouvrier français fait outre de sa grande combativité, de légalisme, de parlementarisme, de nationalisme.

Ces tendances lourdes ressurgirent dans le Front Populaire et dans la Résistance et furent d’ailleurs autocritiquées par  M. Thorez. Certaines déclarations furent contre-productives : au Congrès d’Arles (1937), l’affirmation selon  laquelle l’intérêt de l’Algérie réside dans l’union avec la France du Front Populaire (alors que la France restait une puissance coloniale
- impérialiste), les analyses théoriques sur la « nation algérienne en formation » (donc pas mûre pour l’indépendance !). Le léninisme fut insuffisamment assimilé pour développer une alliance de combat antifasciste et anti-impérialiste avec les peuples coloniaux qui avaient pourtant  le même ennemi : l’oligarchie financière française. Aurait été nécessaire en Algérie un  Front unique anticolonial qui passait  alors par une alliance avec l’Étoile Nord - Africaine de Messali Hadj et par des actions communes avec les nationaux - réformistes.

La thèse ancienne non critiquée de Jaurès sur « la mission historique universelle de la France » opérait. On n’avait pas rompu dans les faits  avec la thèse de la Seconde Internationale selon laquelle la métropole libère au préalable  la colonie ! Ne sous-estimait-on pas le caractère impérialiste de la France, en affirmant que l’indépendance des
États colonisés ferait le jeu du fascisme et de l’impérialisme allemand ? A cette question, l’URCF répond par l’affirmative.

Le front Populaire eut une fin peu glorieuse, quelles en sont selon-vous les causes ?

Dans l’histoire de l’humanité, le primat va aux formes de luttes extra
- parlementaires pour obtenir des avancées progressistes. La pression populaire baissa en intensité, après la victoire électorale. Dés lors, la SFIO (qui ne s’était ralliée au Front Populaire que sur la pression de ses adhérents)et  les radicaux eurent  pleinement, sous couvert de « pause », le loisir de s’adonner à la « gestion loyale du système capitaliste » selon le mot de Blum.

La trahison du Front Populaire espagnol par la « non-intervention » alors qu’hitlériens et fascistes italiens apportaient leur appui sanglant  à Franco était signe que SFIO et radicaux voulaient en finir avec leurs promesses de 1936. Ce fut l’URSS et les milliers de communistes français et du monde entier qui  engagés dans les Brigades Internationales portèrent le drapeau de l’internationalisme prolétarien, trahi une fois de plus par la social-démocratie.

Les combinaisons parlementaires se succédaient, orientant la France, toujours plus à droite. Le PCF lutta contre ce courant mais ne parvint pas à relancer les comités populaires de base, tant les traditions délégataires  étaient et restent fortes dans notre pays. Munich, l’interdiction du PCF la drôle de guerre, autant d’épisodes de la  trahison permanente  des « élites » bourgeoises. La chambre du front Populaire, moins les votes  des députés communistes et quelques rares socialistes finira par accorder les pleins pouvoirs à Pétain ! A ceux qui se passionnent pour les enjeux électoraux, l’histoire se charge de rappeler que ce sont bien les masses en action qui font l’histoire, que tout relâchement dans les luttes conduit les parlementaires même de « gauche » à trahir les engagements pris  alors que s’exerçait la pression populaire !

Beaucoup d’observateurs trouvent des analogies entre aujourd’hui et la période des années 30, êtes-vous d’accord avec cette vision ?

Oui. La politique de guerre de l’administration Bush est une politique internationale de type fasciste. Le nouvel Ordre mondial Impérialiste ressuscite la colonisation sous d’autres formes dans les 
États du « Tiers - Monde ». La fascisation des institutions bourgeoises, partout, bat son plein : télé - surveillance ; vigie - pirate avec le déploiement de l’armée ; état d’urgence en France avec la réactivation d’un décret colonial ; restriction drastique des libertés démocratiques sous couvert de « lutte contre le terrorisme » ; loi CESEDA qui discrimine les populations  et instaure un apartheid « à la française » avec l’ « immigration choisie ». Enfin, toute politique de fascisation nécessite l’anticommunisme, c’est le cas avec le « rapport Lindbläd » qui appelle au reniement révisionniste des communistes sous peine d’interdiction.  Cette criminalisation de  communisme développe un véritable maccarthysme en Europe. On voit que la lutte contre la « bête immonde » est plus que jamais d’actualité. Prenons garde aussi aux formes nouvelles de fascisation. La dictature des monopoles a depuis longtemps liquidé les traits principaux de la démocratie bourgeoise. Partout, l’oligarchie s’appuie sur des exécutifs « forts » dotés d’immenses pouvoirs, organisant l’alternance entre néo-libéraux et sociaux - libéraux, sans risque pour le système d’exploitation comme en Italie avec Berlusconi/Prodi, aux États - Unis avec démocrates/républicains, en France avec Sarkozy/Ségolène Royal.

Le néo-libéralisme, c’est à dire la stratégie mondiale des monopoles  crée une véritable terreur économique en liquidant tous les acquis liés à la victoire sur le fascisme, en paupérisant les travailleurs du monde entier. Un vaste Front populaire est nécessaire pour défendre et développer   les droits démocratiques et sociaux, contre le néo-libéralisme et  la politique de guerre de l’impérialisme. Enfin, il est important de combattre pour  le droit inaliénable de chaque peuple à choisir librement sa propre voie de développement.

Capitalisme ou barbarie impérialiste ?, plus que jamais, nous pensons que l’avenir de l’humanité réside dans la  révolution anticapitaliste, l’avènement d’une société socialiste sans exploitation salariale ni oppression nationale où les producteurs de richesses sociales seront enfin les maîtres !


(*) Jean-Luc Sallé est le secrétaire général de l’Union des Révolutionnaires  Communistes de France est le directeur politique du journal  « Intervention Communiste ».  Il prépare la sortie pour septembre de deux ouvrages : « Réflexions sur la construction du Parti Communiste »,  « Leçons d’avenir : tactique et stratégie des communistes de l’URCF».
(**) Alger républicain, hebdomadaire. Journal d'information fondé en 1938, édité par SARL "S.I.E. Alger républicain", algerep@eepad.dz . Proche du Parti communiste algérien sans toutefois y etre affilié, il a été interdit en 1939, 1955 et 1965.
(***) Annie Lacroix- Riz est professeur d'Histoire contemporaine à l'Université Paris VI - Denis Diderot, http://www.historiographie.info

22:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, courcelles, democratie, paris, politique, presse, ps, silence, solidarite, actualite, urss, usa, guerre, imperialisme, ptb, romain, resistance, capitalisme, france, flicage, histoire, liberte, social, socialisme, syndicats, espagne, fascisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/07/2006

30/07/2006: EURO-DICTATURE capitaliste: la libéralisation des services postaux...

EURO-DICTATURE capitaliste: la libéralisation des services postaux...

 

Tout va bien les Amis : l’  Union européenne n’ arrête pas de se construire dans … le capitalisme !

On nous apprend ce dimanche que l’ Euro - dictature va donner un coup d’ accélérateur supplémentaire à la libéralisation (entendez par là : la privatisation) des services postaux.

Cela signifie que de plus en plus de multinationales et de margoulins du capitalisme vont s’  enrichir sur notre dos d’ usagers (pardon : de Chers clients !).

Cela signifie aussi que bientôt les Postes vont fonctionner comme les chemins de fer anglais,  privatisés en de multiples compagnies …

Cela nous promet encore plus de plaisir à l’  avenir.

RoRo

11:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, democratie, espagne, europe, euro-dictature, histoire, politique, poste, presse, romain, silence, courcelles, sondage | |  Facebook | |  Imprimer | | |