16/01/2010

16/01/10: COURCELLES: souvenirs d' "Èl Catula", vî militant communiste ...

Sent: Saturday, January 16, 2010 5:06 PM
Subject: [romainroger]

 

Cher Roger,
 
Connaissant le respect que tu avais de mon grand-père, tu trouveras un texte en "copie jointe" , extrait d'un mémoire que j'ai fait sur ma famille.
Peut-être que certain de tes amis et sympathisants seraient heureux de découvrir qui était "El Catula" dont tu parles quelques fois avec beaucoup d'amiration.
 
Bien à toi et surtout porte-toi bien.
 
Claudy



Èl Catula « Pa’ Bastin » comme toute la famille l’appelait, était un homme moyennement grand, au caractère calme mais obstiné, sa vie s’est déroulée entre la mine, sa famille, l’entretien de son jardin et de ses cultures de tabac , récolté pour son usage personnel, mais qu’il vendait aussi aux amis et voisins ( les accisiens étaient plus laxistes à l’époque et ne repartaient jamais les mains ni les poches vides . . . de tabac !). Il était taiseux, très peu expansif, mais tous les ans, fin automne , il se faisait une joie d’organiser une grande fête réunissant toute sa famille (que personne n’eut osé manquer !), à l’occasion de l’abatage du cochon, qu’il élevait et soignait avec une attention que certains parmi sa descendance auraient pu envier ! Il s’évertuait à découper le lascar avec beaucoup de précaution pour ne pas abîmer les morceaux, qu’ils distribuaient le plus équitablement possible entre ses cinq enfants, devenus chefs de famille. Mis a part un petit rôti et 2 ou 3 petites côtes, il ne gardait pour lui que quelques bas-morceaux en disant « C’èst bén assèz come çà, pou s’què dju mind’je co !» (1). Il habitait seul « ô fond dèl coumèn’» (2), impasse située en haut de la rue Bayet à Courcelles, et passant tous les jours en face de chez lui pour me rendre à l’école, je lui rendais presque quotidiennement visite pour lui dire bonjour et lui ramener du Trieu, quelques menues courses plus ou moins urgentes et cela malgré l’indifférence et la froideur qu’il manifestait à mon égard. Cette attitude qui me peinait un peu, lui était dictée par ses convictions politiques (nous y reviendrons) car en ces temps, les flamands étaient toujours un peu considérés comme des étrangers et des slogans tel que «1 flamind = 1 chômeû wallon »(3) , était toujours dans les mémoires, et n’étais-je pas à ses yeux ; « èl djoûne dèl flamindje !»(4). Son habitation située à l’écart de tout charroi lui permettait, lorsque le temps s’y prêtait, de se reposer en « trônant » sur son trottoir, semblable à ces figurines de plâtre qui représentent « les vieux du temps passé », sauf que lui il ne portait plus le sarrau bleu. Il pouvait rester des heures assis sur sa chaise à fond de paille, méditant dans le calme qu’offrait le fond de son impasse, en fumant «son» tabac dans une grande pipe de bruyère en forme d’esse, qui lui descendait jusqu’au nombril et qu’il tenait d’une main aux doigts bruns et recuits par le fourneau de sa pipe. Cette sérénité contrastait terriblement avec l’homme aux convictions bien définies, qu’il avait défendues et propagées avec exaltation et détermination, lors de réunions ou de meetings souvent houleux. N’avait-il pas été à la base de l’instauration de la première cellule courcelloise du Parti communiste, dans les rangs duquel il avait milité toute sa vie d’ouvrier (bien soutenu dans son action par ma grand-mère !). Il avait épousé ma grand-mère Alphonsine Dehon, d’origine boraine . Ils avaient eu 5 enfants, dont mon père René. Ma grand-mère était politiquement aussi engagée (sinon plus) que lui . Après sa retraite, il recevait toujours régulièrement ses amis partisans, qui plus jeunes, continuaient « La Lutte », je me rappelle bien de ces visites qui devenaient vite très animées et dont l’ambiance m’attirait. Ces débats animés me tétanisaient et ont probablement été le ferment de mon attirance pour la vie associative et politique et c’est peut-être une des rares bonne chose que je doive à « Pa Bastin ». Quelques jours avant sa mort, sa compagne lui demanda « René, s’ i vos –arivoû n’saqwès, qwés qui dju d’vreû fé avoû l’drapia ? »(5). Sachant sa fin proche ; il lui répondit : « vos l’mètrèz d’ssus m’bwèss’, eyèt s’is vèneûs a l’ètermint vos l’yeû don’rèz »(6). Le 1er. drapeau du P.C. local avait été confectionné et brodé par ma grand-mère Alphonsine, c’était un beau drapeau, rouge bien sûr, et brodé de lettre or. Il recouvrit le cercueil, accompagna « Pa Bastin » jusqu’à sa dernière demeure et fut remis à Mer. Georges Glineur, chef de file d’une importante délégation représentante du P.C. et composée d’une vingtaine d’ex-compagnons, qui avaient tenus à lui rendre les honneurs. Et paradoxe, le Curé de la Motte (l’abbé Suys), qui avait voulu témoigner par sa présence aux funérailles, du respect qu’il portait à « René du Catula » fut la cible d’une «pique» du genre « eh curè, vos n’avèz nén peû qu’i n’ vène vos satchî les ôrtias dè l’ nût »(7), lancée grossièrement par un ultra anti-clérical. Le foudroyant d’un regard d’acier et avec beaucoup de sang-froid, notre Mer. le Curé lui rétorqua : « Non, car lui (en insistant sur le –lui-), c’était un brave homme, un vrai ! » Longtemps après sa mort les anciens qui parlaient de lui le surnommait encore ; « René du Catula, èl comuniss’ »(8). Malgré que cet homme n’aie jamais eu envers moi le moindre geste gentil, ni manifesté à mon égard le moindre sentiment de filiation, je le respectai car pour moi, il incarnait le chef de clan, le « Patriarche ». Maintenant encore il représente pour moi l’homme courageux qui a su, sans se voiler la face, combattre et défendre ses convictions en œuvrant pour la défense des droits des travailleurs. N’ayant reçu de sa part le moindre signe de bon accueil et de semblant d’amitié, je ne m’y suis jamais vraiment attaché, il n’a jamais été pour moi un « pèpère », mais tout simplement « Pa Bastin » pour lequel j’éprouve surtout et toujours beaucoup d’admiration et une certaine fierté d’avoir reçu de lui (a son insu !), quelques uns de ses chromosomes qui m’ont orienté vers l’engagement politique. Heureusement, nous n’avons pas vécu notre vie d’adulte à la même époque, car nos différences de convictions auraient été j’en suis persuadé ; source et projections d’ « Etincelles »( 9). NOTES : 1- C’est bien assez comme cela ; pour ce que je mange encore. 2- Au fond de la « Coumène », lieu-dit attribué à cette impasse. 3- 1 flamand = 1 chômeur wallon !. 4- L’enfant de la flamande. 5- René, s’il vous arrivait quelque chose (la mort !), que devrai-je faire avec le drapeau ? 6- Vous le mettrez sur ma boite (cercueil !) et si ils viennent a l’enterrement (ces amis du Parti), vous leurs donnerez. 7- Eh Curé, vous n’avez pas peur qu’il (le mort) vienne vous tirer les orteils de la nuit. 8- Le Communiste. 9- l’ « Etincelle » hebdomadaire édité par le Parti Communiste.

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charleroi, histoire, politique, courcelles, communisme, hainaut, romain, belgique, wallonie, pc, communes | |  Imprimer | | |

04/09/2009

06/08/2009: COURCELLES: encore une triste nouvelle: ma mère Yvonne MESSE, a/militante communiste, s'est éteinte à son tour ce mardi 04 août 2009, après une longue hospitalisation de 65 jours...

 
COURCELLES: encore une triste nouvelle: ma mère Yvonne MESSE, a/militante communiste, s'est  éteinte à son tour ce mardi 04 août  2009, après une longue hospitalisation de 65 jours...
 
Ma mère, en compagnie de mon père, ne connut pas non plus une existence toujours facile ...
Elle est née à Pont-à-Celles le 09 novembre 1919, dans une famille nombreuse, d'un père belge (Oscar MESSE) et d'une mère française (Marie-Rose FAUCHART, née à Caudry, dans le Nord). D'un première mariage, son père avait déjà 2 filles: Madeleine et Alice. De son second mariage, il eut 4 filles: Yvonne, Renée, Raymonde et Fernande.
Ainée, elle, ma mère dut très tôt s'occuper de ses soeurs, plus jeunes.
C'était encore l'époque où l'on n'avait pas toujours l'occasion de terminer son cycle de 6 années d'école primaire. Les enfants des grosses familles pauvres se rendaient encore en classe en sabots et encore enfants, ils partaient "à briques" ... Ma mère en compagnie de ses parents dut y aller également dans le Nord de la France et ensuite elle fut "mise en service" dans une famille bourgeoise, menée par une femme arrogante et avare... 
Fin des années '30, elle décide de partager son existence avec mon père Roger ROMAIN avec qui elle se marie le 23 septembre 1939. Mon futur père était mobilisé pour la guerre depuis le 1er septembre 1939...
Pour pouvoir se marier, il dut obtenir l' accord de son commandant de régiment et obtint ... 1 jour de congé.
Dès lors, elle s'installe chez ses beaux-parents, une famille de chiffonniers, de pères en fils. C' est chez eux que je naquis le 02 avril 1940.
10 mai 1940, c'est la guerre et mon père est au front. Mes grands-parents, ma mère et moi, âgé d'à peine 6 semaines, évidemment, nous embarquons bien inutilement dans le flot des réfugiés fuyant les Allemands en évacuant vers la France, jusqu'au-delà de Valenciennes, au milieu des combats et des bombardements, au travers de communes en ruines et de maisons détruites et abandonnées...
Le 2 mai 1940, à la fin de la campagne des 18 jours, mon père est prisonnier des Allemands dans les Flandres et s'évadent, avec un compagnon, d'une colonne pédestre de prisonniers de guerre en route pour 4 ans vers les stalags de l'Allemagne nazie. De braves flamands leur donnent des vêtements civils et ils peuvent ainsi regagner leurs domiciles en Wallonie.
Dès ce moment, mon père devint réfractaire au travail en Allemagne et doit donc se cacher pendant une bonne partie de la guerre. Pour vivre, en cachant aussi des Juifs, ils fabriquent des savonnettes qu'ils vont revendre au porte à porte dans d'autres régions du pays, y compris Bruxelles
1943, encouragés par ses parents, mon père suit leur voie et devint membre du Parti communiste clandestin...
Dès la fin de la guerre, il trouve enfin un peu de travail: comme garde de nuit des convois militaires Us à la douane de Charleroi, il descend par la suite dans les égouts pour les nettoyer, s'engage ensuite comme mineur du fond au Charbonnage de Mariemont-Bascoup où périrent en 1950, lors d'un coup de grisou, 38 de ses ex-compagnons de travail, dont ses 2 beaux-frères, Pierre STANSON et Henri CHIRAC.
Août 1945 naît ma soeur Marie-Claire qui décèdera malheureusement en décembre 1945 des suites d'une infection pulmonaire. Ma mère fut très affectée par son dècès et ne s'en remettra jamais complètement ...
Vers 1946-1945, mon père parvint à quitter le charbonnage et entre aux Acec comme planeur de toles à la chaudronnerie, jusqu'à la prise de sa pré-pension en 1975... Il prend part aux luttes ouvrières aux côtés de ses compagnons de travail, grâce à une puissante FGTB, poussée par une très forte section d'entreprise du Parti communiste. Mon père devient délégué syndical jusqu'à son départ...
A la même époque, mon père succède à Gustave DUBOIS, en tant que secrétaire politique de la puissante section communiste de COURCELLES. Dès lors, ma mère partage toutes ses activités militantes aux Parti et au sein du Rassemblement des Femmes pour la Paix. Elle devint aussi une ardent militante et fait souvent équipe lors des campagnes du Parti et du RFP avec Lucienne GLINEUR-DECHAMP, l'épouse du député communiste courcellois.
Ce sont de très nombreuses réunions en soirée et tous nos dimanches sacrifiés pendant des années (on travaille encore à ce moment 6 jours sur 7 dans les entreprises).
Tout gosse, je vis dans ce milieu militant, j'y grandis et j'y prend gout également. Mais c' est encore une autre histoire à écrire ...
Dans le quartier de la Réguignies, Hamal et des Fonds de Corbeaux, mon père recrute 80 nouveaux membres cotisants au Parti et reçoit les félicitations nationales comme l'un des meilleurs recruteurs... Dans ce quartier, avec ma mère, il diffuse chaque dimanche plus de 60 "Drapeau Rouge", journal du Parti.
C'est le début de la Guerre Froide, de la campagne anti-soviétique et anti-communiste acharnée et la Révolution chinoise et le Parti y perd malheureusement des plumes en influence et en militants...
Mon père reprend une tournée de diffeur militant dans le quartier du Trieu des Agneaux et ma mère une autre dans le quartier de Forrière et de Sart lez Moulin où elle recueille énormément de sympathie et chaque mois mes parents diffusent en plus jusqu'à 80 exemplaires de la revue soviétique "L'Urss en reconstruction" devenue ensuite "L'Union soviétique".
Pour parvenir à cela, "j'hérite" tout gosse de la tournée dominicale de mes parents dans les quartiers Hamal, Fonds de Corbeaux. Je la garderai, jus'en 1990, époque où je suis "suspendu" (sic) anti-statutairement du Parti pour mes divergences politiques au plan international et mes sympathies ptbistes...
Chaque soir, ma mère et moi, à l'écoute de Radio Moscou, Radio Prague, Radio Budapest, Ce Soir en France, nous nous tenons informés des événements internationaux.
Ma mère restera une militante très active jusqu'au début des années '50.
Elle sera encore présente en participant encore activement à la campagne électorale de 1961 qui connut une importante avancée électorale grâce l' excellent travail des militants communistes lors de la grande grève du Million qui dura plus de 6 semaines contre la fameuse Loi unique du Psc Gaston EYSKENS. Déclenchée à Charleroi par les communistes, elle s'étendra à tout le pays...
Le début et la décennie '50 ne furent pas faciles pour les communistes: après la "Crise de Berlin", viennent la campagne mondiale de signatures au bas de l' Appel de Stockholm contre la bombe atomique, la grande grève contre Léopold III, la guerre de Corée, Suez, Budapest et en Belgique la grève des métallos, la grève des mineurs, le soutien au Fln lors de la guerre d' Algérie, le soutien aux indépendantistes du Congo, etc...
C' est aussi en 1952, que mon père est élu est élu au Conseil communal de Courcelles et y rejoint Goeorges GLINEUR jusqu'en 1958... 1952, mes parents font construire leur propre maison, rue de Gouy, là où je suis né et où j'habite encore aujourd'hui.
Malheureusement, de santé fragile, ma mère abandonna l'action politique au lendemain de ma démobilisation du service militaire fin septembre 1961. Mais elle n' en restera pas moins profondément communiste jusqu'au bout de sa vie.
Le 6 octobre 1972, je me marie à mon tour à l' âge de 32 ans et le 02 mai 1973, naît mon fils Stéphane ROMAIN.
En 1974, j'agrandi la maison de mes parents afin d'y avoir mon propre appartement et je divorce. J'élève mon fils, avec l'aide de mes parents.
1975, mon père devient pré - pensionné des Acec et mes parents peuvent enfin espérer vivre une vie plus ou moins tranquille. 
Hélas, fin 1995, ma mère subit plusieurs opérations chirurgicales à la colonne vertébrale et au bassin et en deviendra handicapée.
Et le plus grand de nos malheurs arrive: mon fils Stéphane périt tragiquement le 1er mai 1998, en gare de Forest, après avoir célébré la veille de ses 25 ans, avec ses collègues de la Poste locale où il était facteur.
Dès lors, ma mère ne cessera plus de diminuer physiquement et moralement de chagrin.
De 2001 à 2005, ma mère perd successivement ses trois soeurs plus jeunes et restera la dernière en vie.
Septembre 2002, c' est mon père qui a un accident cérébral qui le rend handicapé à son tour.
Une des dernières conséquences: il entre de nouveau à l'hôpital le 11 mars 2009, y reste 35 jours et rentre pour un mois de convalescence à la maison où il fêtera ses 94 ans en famille. Hélas, il retourne de nouveau à l'hôpital et décède le lundi 1er juin 2009, après une véritable agonie de 10 jours...
Ma mère est donc veuve à 89 ans, ce qu'elle ne saura jamais. En effet, entrée à l'hôpital de 27 mai 2009, elle décède à son tour ce mardi 04 août 2009, au bout de 69 jours.
Ses derniers 48 heures, elle mourra en rappelant sans cesse le nom de son petit fils qui n' est jamais sorti de sa mémoire.
Et voilà donc la fin de mes deux parents.
Ce vendredi midi, l'on assistera donc à sa crémation et vers 14,30 heures, ses centres seront enterrées dans le nouveau cimetière de Courcelles...
 
RoRo
(Roger ROMAIN fils)
 
écrit en souvenir de mes deux parents et plus particulièrement
en hommage à ma mère à l'occasion de son décès et de ses funérailles.
 
 

05:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, communisme, romain, belgique, ptb, pc | |  Imprimer | | |

29/08/2009

17/08/2009: COURCELLES: encore une disparition brutale: celle de Richard HENNE, militant communiste courcellois de longue date ...

COURCELLES: encore une disparition brutale: celle de Richard HENNE, militant communiste courcellois de longue date ...
 
C' est incidemment, ce samedi 15 août 2009, en me rendant au funérarium Jonckers, avenue Jean Jaurès, pour rendre un dernier hommage à Ernest GLINNE, que j' ai appris avec surprise la mort brutale elle aussi de Richard HENNE, militant de longue date de la section courcelloise du Parti communiste, a/conseiller communal de 1982 à 1988, aux côtés de Georges GLINEUR et de moi-même.
Nous nous sommes connus et avons milité ENSEMBLE pendant une quarantaine d' années au sein de la section courcelloise du Parti communiste.
Richard était un ancien mineur, ancien délégué syndical Fgtb, un ardent défenseur de la Paix.
Je me suis toujours souvenu de son arrivée au Parti. C' était en 1949-1950 ... J' avais 9-10 ans et nous habitions mes parents et moi rue Eliaers à COURCELLES.
Les communistes courcellois avaient tenu un stand lors du marché hebdomadaire du mercredi-matin sur la place de COURCELLES-Trieu et recueillait des signatures au bas de l' appel de Stockholm, lancé par le Conseil mondial de la Paix, pour l'interdiction de la bombe atomique ...
Richard était apparu et avait signé sans hésiter, prenant ainsi son premier contact avec les communistes ... Il n' avait que le mot "Paix" en bouche, se souvenant des années de guerre difficiles et des privations au sein de sa famille nombreuse...
Quelques jours après, Henri WATILLON, militant communiste à COURCELLES-Coupe venait nous le présenter pour adhérer et MILITER au Parti, mon père étant à l' époque le secrétaire politique de la section du Parti.
A partir de ce moment, Richard n' a plus jamais cessé de lutter, participant à toutes les actions, mobilisations, manifestations du Parti, depuis la base de la section courcelloise jusqu' aux plus haut niveaux de responsabilités de la Fédération communiste de Charleroi: secrétaire politique de la section de Courcelles pendant une certaine période, membre du Comité fédéral, membre du Bureau, membre du Secrétariat fédéral, pour devenir pendant quelque 20 années permanent à mi-temps. C' est en 1965, que je suis entré à mon tour à la Fédé de Charleroi comme permanent ... administratif, rejoignant ainsi le camarade Félicien NIESON et Richard au sein du cadre permanent.
Nous avions chacun notre caractère, notre manière de voir les choses, d' analyser les événements, de travailler, mais j' ai côtoyé Richard, pratiquement chaque jour, de 1965 jusqu'à mon écartement du Parti en 1990, au sein de la Fédération de Charleroi, de la section de Courcelles, et même depuis les années '50. On ne saurait compter le nombre de réunions, d' activités que nous avons menées ensemble, avec les autres militants de la section et de la Fédé carolorégienne.
Les dernières images que je garde de lui sont celles de son passage sur TéléSambre à l'occasion de la célébration ce 8 août 2009 de la terrible catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956, cérémonie au cours de laquelle il fut encore interviewé par les journalistes de service...
Il serait tout simplement tombé lui aussi quelques jours plus tard à la sortie d'une dernière réunion...
Aujourd'hui, malgré nos "accrochages" de travail (selon nos sensibilités), je lui rends un hommage mérité, car il fut un ardent militant, un communiste de combat et convaincu, sur lequel le Parti communiste pouvait compter sans défaillance ...
Ses funérailles et sa crémation auront lieu ce mardi 18 août 2009, le jour d'une autre célébration tragique: celle du Rognac à Courcelles qui a vu l' assassinat d'une vingtaine d'otages en 1944 par les rexistes, au service des nazis, à la suite de l'exécution commandée par la Résistance armée du Bourgmestre Kollabo du Gross-Charleroi.
Aujourd ' hui, je rends un sincère hommage à Richard et à ses proches...
Roger ROMAIN
(RoRo)
a/conseiller communal.
 
Commentaires de la photo (en cliquant sur le lien ci-dessous) :
 
 
Roger ROMAIN a écrit :
COURCELLES: nous sommes en mars 1954: les communistes belges - et courcellois- réagissent au coup d' État pro-ricain au Guatémala
Pour l’ Histoire :
GUATEMALA : Le colonel Jacobo Arbenz Gúzman, élu en 1951, poursuit la politique progressiste de son prédécesseur, en particulier une réforme agraire qui lèse un grand nombre d’intérêts nord-américains (une partie des terres incultes de l’United Fruit doit revenir à l’État). Bientôt les États-Unis accusent Gúzman de sympathies communistes, et son gouvernement est renversé le 07 mars 1954 par une armée d’exilés politiques dirigée par le colonel Carlos Castillo Armas et appuyée par la CIA qui rentre sur la capitale Guatemala après avoir étouffé un soulèvement de l'armée régulière du président Jacobo Arbenz Guzmán. Ce dernier est finalement renversé par la junte du colonel. Il est nommé, puis élu, la même année. Après son assassinat, en 1957, le général Ydígora Fuentes lui succède.
1954 : c’ était donc l’ époque où les colonialistes, impérialistes, terroristes, ricains instauraient déjà partout des dictatures et des despotes à leur solde, à la tête de tous les États d’ Amérique latine. Un coup d’ État en remplaçait un autre … pour assoir leur politique colonialiste, impérialiste, dominatrice, terroriste et … fasciste. Derrière : Ia United Fruit Company, Itt, et autres … sociétés de rapaces …
Les communistes, les progressistes, les démocrates, les antifacistes, les anticolonialistes, n’ étaient pas dupes.
Le dimanche qui suivit le coup d’ État au Guatemala, les communistes courcellois étaient dans la rue : au cours d’ une vente au porte à porte, du « Drapeau Rouge », dans les quartiers Hamal, Déportés, Viesville, Scaude, cité Confort, Fonds de Corbeau, …
Cette photo d’ une équipe de nos militants a été prise devant le mur de l’ école gardienne de Scaude-Réguignies..
Sur cette photo d’ époque, qui a été prise par ma mère, on reconnaît, debouts au second rang, en partant de gauche : Georges GLINEUR (député, conseiller communal), Roger ROMAIN père (conseiller communal), Henri WATILLON , René MALOTTEAU,?, Jules DURIEUX
Agenouillés au premier rang : ,?, votre serviteur Roger ROMAIN fils âgé de 13 ans, ?, Richard HENNE…
C’ était aussi l’ époque où les communistes étaient 100% internationalistes, vivaient dans nos quartiers, nos corons, au porte à porte, en contact direct avec la population, réagissant directement aux événements, popularisaient ainsi les positions et infos du Pcb …
 

21:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charleroi, histoire, courcelles, communisme, romain, belgique, pc | |  Imprimer | | |

03/06/2009

03/06/2009: COURCELLES: Roger Romain père s'est éteint ce lundi Ier juin 2009 ...


COURCELLES: Roger Romain père s'est éteint ce lundi  Ier juin 2009 ...


Début mars, je vous avais informé du ralentissement de mes activités Internet en raison de l'hospitalisation d'un de mes parents.
Finalement après 2 hospitalisations en un mois de convalescence difficile, mon père s' est finalement éteint, à l'âge de 94ans, ce lundi-soir 1er juin 2009, à l'Hôpital Vésale de Montigny-le-Tilleul, à l'issue d'une pénible agonie. Et ma mère Yvonne MESSE, 89 ans, y est hospitalisée à son tour.
 
Brièvement que fut mon père.
 
Roger ROMAIN père est né le 25 avril 1915, dans le quartier de La Docherie à Marchienne-au-Pont, au sein d'une famille de chiffonniers de père en fils ...
En 1923, la famille vient s' établir à COURCELLES dans le quartier des Fonds de Corbeau (l'ex-rue de Gouy) où elle s' est définitivement ancrée.
Outre celle d'un modeste ouvrier d'usine et comme ouvrier mineur de fond à la Libération, la vie de mon père fut aussi une longue période de militant syndicaliste et communiste, pendant plus de
30 ans.
 
Dans son enfance, ses parents le mirent en pension chez les frères à Manage.
Son adolescence pendant les années "30 fut difficile: la crise, le chômage, la recherche d' emplois toujours précaires (Beaume-Arpent, les Ateliers Pélerin, Jouret, Montagne, etc, etc...), l' arrivée de la guerre...
 
Le 1er septembre 1939, il est mobilisé. Sous les drapeaux, il se marie le même mois et le 02 avril 1940, je nais à Courcelles. Le 10 mai 1940, mes grands-parents, ma mère et moi-même, nous nous retrouvons sur le chemin de l' évacuation vers la France, sous les bombes allemandes et au milieu des combats.
 
Le 29 mai 1940, mon père est prisonnier des Allemands jusqu'au 06 juin 1940. Il s' évade d'un convoi de prisonniers en route vers l' Allemagne et échappera ainsi à 4 années de stalag...
 
1943, comme ses parents, il devient membre du Parti communiste clandestin. La famille et dans le quartier, on cache des Juifs et leur procure du ravitaillement. Le quartier à la limite de Courcelles-Trazegnies est propice à l'organisation de la Résistance (les PA et l' AS que rejoint mon oncle Fernand, avant de partir pour l'Irlande et participer au débarquement).
Mon père se cache pratiquement toute la guerre car il est réfractaire au travail obligatoire en Allemagne au service de l' économie nazie.
 
A la Libération, il trouve du travail comme gardien de nuit à la Douane de Charleroi pour surveiller les convois militaires Us en partance pour l' Allemagne. Il descend ensuite avec un de ses beaux-frères nettoyer les égoûts... Il s' engage aussi comme mineur de fond. Il parvient à se faire démobiliser du charbonnage en 1947 grâce à sa carte de membre du Pcb. Il sauvera ainsi sa vie, car le 11 mai 1950, deux de ses beaux-frères, Henri Chirac et Pierre Stanson sont tués en compagnie de 36 autres mineurs dans son ex-taille, lors de la catastrophe de Mariemont-Bascoup.
 
En 1947, il succède à Gustave Dubois, comme secrétaire politique de l'importante section communiste de Courcelles. Entré aux Acec de Charleroi, il deviendra délégué syndical Fgtb à la Chaudronnerie.
 
Commence toute la période de guerre-froide et d'anti-communisme forcené. Les communistes y font face avec beaucoup d'intransigeance, d' acharnement, d' attachement aux principes et
d' internationalisme. Ce seront la création de l'Otan, la Révolution chinoise, les événements  de Berlin, le réarmement de l'Allemagne, la grève contre Léopold III et l'assassinat de Julien Lahaut président du Parti communiste, la guerre de Corée, la contre-révolution hongroise et bien d' autres événements.
 
1952, il est élu au Conseil communal de Courcelles et y siège aux côtés du député communiste Georges Glineur.
 
1960-61, éclate en décembre la grande grève du million pendant plus d'un mois contre la Loi unique du Psc Gaston Eyskens. Chaque jour, mon père manifeste en moto pour ouvrir la manifestation
journalière des travailleurs des Acec au travers des rues de Charleroi. Au service militaire, je suis aussi à ses côtés avec ma moto pendant toute ma semaine de congés de Noël. Nous y vendons Le Drapeau Rouge et mon père revient à Courcelles pour participer aux piquets locaux. Il est arrêté par un de nos gendarmes bien connus. Emmené à la caserne de Charleroi, il est relâche aussitôt grâce à l'intervention du bourgmestre socialiste dissident Robert Sampos qui était solidaire dans la grève. Le 1er janvier 1961, je suis muté pour achever mon service militaire en Allemagne et y perdre inutilement 9 mois supplémentaires de ma propre existence. Quant à ma famille elle est finalement recherchée par la gendarmerie et doit se terrer par précautions jusqu'à la fin de la grève sur instructions du Parti.
 
1963, son père Fernand Baude, surnommé Moustache, est assassiné dans la maison où je suis né par un voleur.
 
1964, Roger Romain père est de nouveau élu au Conseil communal, en compagnie de Georges Glineur et Marcel Leduc. Le député Glineur devient échevin des travaux au sein de la nouvelle majorité socialiste-communiste. C' est le député Ps Ernest Glinne qui deviendra bourgmestre. Des 15 mandataires communaux de cette époque, seul Ernest Glinne, toujours conseiller communal actuellement, et mon père étaient les derniers survivants.
 
Fin des années '60, RRP deviendra aussi membre du Comité fédéral de Charleroi du Parti communiste.
 
1974, en raison de problèmes familiaux mon père quitte la vie active de militant à Courcelles.  30 années de militantisme auront passé.
 
1975, il part en prépension à 60 ans et s' efforcera de vivre tranquillement.
 
Hélas, le 1er Mai 1998, mon fils Stéphane décède lors d'un accident (???) en gare de BRUXELLES-Forest, la veille de ses 25 ans, après avoir célébré son anniversaire avec ses camarades de la Poste de Forest.
 
Les années qui suivront suite à ce décès ne seront plus des plus joyeuses évidemment.
 
2002, mon père est hospitalisé à la suite d'une trombose cérébrale et est finalement décédé ce lundi 1er juin 2009 en soirée ...
 
Roger Romain (fils)
en souvenir de mon père

12:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charleroi, histoire, courcelles, communisme, presse, hainaut, romain, belgique, ptb, wallonie, pc, syndicalisme | |  Imprimer | | |

08/01/2008

Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe ...

Histoire :: L’influence de la révolution d’Octobre (1917) sur la Belgique
Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe

La révolution russe enlève aux supers riches terres et usines en 1917. Moins connue est l’influence de la révolution sur nos droits sociaux.

Herwig Lerouge
31-10-2007

La lutte pour les trois huit, 8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de repos est le fait de la mobilisation ouvrière et syndicale en Belgique. Mais aussi de l’influence et du prestige de l’Union Soviétique et des communistes. (Illustration : De Roos op de revers, Amsab)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Dès les lendemains de la révolution russe d’Octobre, la peur de la contagion révolutionnaire, de la contagion rouge gagna les puissants d’Europe. À tel point qu’ils durent concéder des réformes sociales qu’ils avaient farouchement refusées jusque-là.

Ainsi dans notre pays, on peut dire que trois grèves générales furent nécessaires en 1893, 1902 et 1913, mais surtout la Révolution d’Octobre pour que les travailleurs (pas encore les travailleuses) obtiennent en 1919 enfin le plein droit de voter au suffrage universel.

Le jour suivant l’armistice du 11 novembre 1918 et la fin de la guerre, le roi des Belges, Albert I, convoquait au village de Loppem le parti libéral, le parti catholique et le Parti ouvrier belge, l’ancêtre du Parti socialiste, pour discuter des mesures à prendre en vue d’assurer l’ordre une fois les soldats démobilisés. En effet, la panique parmi les bourgeois était grande et elle s’était encore accrue suite à la création de conseils révolutionnaires de soldats allemands à Bruxelles. À l’image de ceux qui se créaient un peu partout en Allemagne inspirés par la révolution d’Octobre. Et ceux-ci étaient soutenus par une partie de la population belge.

Le roi et les partis politiques étaient inquiets, il s’agissait de calmer le jeu. La réunion de Loppem décida de faire entrer deux ministres socialistes au gouvernement et d’installer le suffrage universel pour les hommes sans révision préalable de la Constitution. Le grand promoteur de cette opération était le plus grand banquier de Belgique, Émile Francqui, le directeur de la toute-puissante Société Générale. Ce fut la première manifestation concrète de l’aide que pouvait apporter le nouvel État socialiste russe au combat social de la classe ouvrière dans les pays européens.

Il a fallu une nouvelle grève générale en 1919 et la peur de la contagion révolutionnaire pour qu’en 1921 soit introduite la journée des 8 heures et la semaine des 48 heures. C’était une revendication pour laquelle étaient déjà tombés sous les balles de la police des dizaines d’ouvriers à travers le monde.

Même les livres d’histoire l’admettent : en 1918, en Belgique, l’attitude de la bourgeoisie était déterminée dans une large mesure par la crainte de voir les travailleurs « suivre d’une façon ou de l’autre l’exemple russe 1 ».

 

1 J.Bartier, La politique intérieure belge (1914-1940), Bruxelles, 1953, t. 4, p. 47. Cité dans Claude Renard, Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge, 1967, Éditions de la Fondation Jacquemotte, Bruxelles, p. 63

Extraits du discours prononcé par Herwig Lerouge à l’occasion du 90e anniversaire de la révolution d’Octobre célébré au Centre international à Bruxelles le 20 octobre dernier. Le discours complet est consultable sur www.wpb.be

> Aux origines du Parti communiste belge

15:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcellles, romain, belgique, histoire, capitalisme, demcratie, liberte, politique, presse, silence, communisme, oppression capitaliste, europe, urss, revolution | |  Imprimer | | |

03/01/2008

De nouvelles révélations sur l’assassinat de Julien Lahaut

Pour remettre une fois de plus les choses à leur place, je rappelle toutefois que le cri de "Vive la République" ne venait pas de Julien Lahaut, mais de Georges Glineur, député communiste de Charleroi pendant plus de 25 ans ...

RoRo

Julien Versteegh
12-12-2007

Cinquante-sept ans après, l'assassinat du communiste Julien Lahaut est toujours impuni. Mais une équipe de la VRT vient de retrouver un homme qui affirme avoir tenu l'arme du crime. (Photo archives)

« L’homme qui avait le soleil dans sa poche »

Julien Lahaut naît en 1884 dans une famille ouvrière. À 21 ans, il participe à la fondation du premier véritable syndicat belge du métal.

En 1914, la première guerre mondiale éclate. Comme beaucoup, Julien Lahaut s’engage comme volontaire et est expédié en Russie. Il y sera le témoin de la Révolution d’Octobre qui le marquera pour le restant de sa vie et déterminera son engagement politique.

Communiste et dirigeant ouvrier

En 1921, il dirige une grève de neuf mois de 9 000 travailleurs d’Ougrée-Marihaye à Liège. Si les grévistes tiennent si longtemps, c’est grâce à la méthode deJulien Lahaut qui fait transférer les enfants des grévistes dans des familles ouvrières flamandes. Pas de division Nord-Sud pour Lahaut. La solidarité des travailleurs prime sur tout.

Parlementaire antifasciste

En 1932, il est élu au Parlement belge pour le Parti Communiste. Sa voix se fait celle des travailleurs du pays à la Chambre.

Quand en 1933 Hitler arrive au pouvoir en Allemagne, Lahaut organise à Liège une manifestation en direction du consulat nazi. Le drapeau est arraché et Lahaut ira le déchirer en plein Parlement en déclarant : « Voilà ce que les travailleurs pensent du fascisme, quoi que vous tous au Parlement décidiez de faire ». En 1941, Lahaut dirige une grève de 100 000 personnes le jour du premier anniversaire de l’occupation. Il est arrêté et passera 48 mois dans les camps nazis. Incarcéré dans un premier temps au Fort de Breendonck près d’Anvers, il est torturé impitoyablement pour le forcer à adhérer à la trahison de trois dirigeants du Parti communiste. Il refuse et continue sa résistance dans les différents camps où il est déporté, organise un service de ravitaillement et recevra son surnom : « l’homme qui avait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à tous ». Le 13 juin 1944, les nazis le condamnent à mort et le transfèrent à Mauthausen convaincus qu’il n’y survivra pas. Mais le 28 avril 1945, le camp est libéré. Lahaut déclare à ses camarades rassemblés sur la sinistre place d’appel : « Voilà mes camarades, ils ne nous ont pas eus. Plus que jamais, la lutte continue. » Après 1945, il reprend ses anciennes fonctions au sein du PCB, dont il deviendra également président.

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Le 18 août 1950, le président du Parti communiste Julien Lahaut est assassiné devant chez lui à Seraing par un commando. Un mystère judiciaire qui reste impuni depuis 57 ans. Après 20 ans d’enquêtes, il y eut prescription en 1970 avant que le dossier soit classé en 1972. Aujourd’hui, un voile semble se lever. Le 17 décembre prochain, le magazine Keerpunt de la chaîne néerlandophone Canevas, donnera la parole à un homme qui affirme avoir tué Julien Lahaut. Il serait le second tireur d’un commando de quatre hommes et non de trois comme on le prétendait jusqu’à présent. Une bombe dans l’affaire criminelle la plus célèbre du demi-siècle passé.

L’assassinat de Julien Lahaut intervient lors d’une des crise les plus graves de l’histoire belge d’après-guerre : la Question Royale. Le roi Léopold III a activement collaboré avec l’occupant nazi pendant la seconde guerre mondiale avant d’être emmené en captivité dorée en Allemagne. Après la guerre, il reste en exil en Suisse. Une grande partie de la population s’oppose à son retour : 700 000 travailleurs, antifascistes et républicains partent en grève. Les relations sont à couteau tiré entre Républicains et Monarchistes. Finalement en 1950 Léopold III abdique au profit de son fils Baudouin.

C’est dans ce contexte que Julien Lahaut lance son célèbre « Vive la République » lors de la prestation de serment de Baudouin le 11 août 1950. Pour la bourgeoisie, l’extrême droite et les services secrets c’en est trop. Il y a trop longtemps que « le vieil agitateur bien connu de nos services » selon les rapports de police « est l’obstacle à abattre ». Ce sera chose faite sept jours plus tard.

Selon Hans Depraete et Jenny Dierickx, auteurs de La Guerre froide en Belgique, le meurtre de Julien Lahaut « avait une signification politique tant nationale qu’internationale. Le président du PCB personnifiait la tradition de lutte ouvrière dans ce qu’elle a de plus dur et de plus révolutionnaire ». L’assassinat de Julien Lahaut intervient en outre dans un contexte de tentative d’assassinats des principaux dirigeants communistes européens. Le leader italien Togliatti et le président du Parti communiste français Duclos échappent de peu à la mort.

Des pistes qui mènent à l’extrême droite et aux services secrets

Diverses pistes ont été suivies par la justice. Sans succès. Sans doute par manque de zèle des enquêteurs. Les mouvements de gauche évoquèrent un lien avec l’organisation anticommuniste « Paix et Liberté ». En tout cas il faut chercher dans les milieux léopoldistes de droite. Ces pistes ne seront jamais explorées.

En 1958, un simple procès pour détournement de fonds révèle des pistes nouvelles. Le principal prévenu, Emile Delcourt, prétendit détenir des renseignements quant aux assassins de Julien Lahaut. Delcourt était un anticommuniste qui collaborait avec les services de renseignement de l’armée. Afin de financer son combat anticommuniste, Delcourt rentra en contact avec Paul Calmeyn, un curé bruxellois chargé de la gestion du Fonds Cardinal Mercier. Delcourt affirma que le meurtre de Julien Lahaut a été financé par ce fonds. Il parla d’exécutants corses et évoqua un certain Jean-Robert Debbaudt, ancien de la légion SS Wallonie comme conducteur de la voiture des assassins. Delcourt ne fut jamais inquiété pour ces révélations. Et les enquêteurs ne suivirent pas les pistes évoquées.

En 1970, c’est la prescription et le dossier est classé en 1972. Il faut attendre le début des années 1980 et les travaux des historiens Rudi Van Doorslaer et Etienne Verhoeyen pour faire un peu la lumière sur l’enquête. Les deux historiens retracent le parcours d’un certain « Adolf » et d’un certain Verbruggen, tous deux signalés dès septembre 1950 comme suspects par la Sûreté de l’Etat. Mais encore une fois, ils ne furent jamais interrogés par les enquêteurs. Les deux historiens parviennent à définir que le commando fatal serait parti de Hal. Un commando de trois hommes selon toute vraisemblance.

Le nouveau témoin, originaire de Hal, et qui s’exprimera le 17 décembre sur la VRT parle d’un commando de quatre hommes et affirme avoir lui-même tiré.

Alors l’émission de Canvas lèvera-t-elle le voile sur le mystère Lahaut ? Beaucoup l’espèrent comme beaucoup demandent à réouvrir l’enquête. Plusieurs députés Ecolo-Groen demandent l’ouverture d’une enquête parlementaire se basant sur une pétition lancée à l’initiative du Parti Communiste1.

1 Appel pour la création d’une commission parlementaire sur l’assassinat de Julien Lahaut, sur www.resistances.be

Sources :www.solidaire.org, La libre Belgique 5/12/2007, la Dernière Heure 5/12/2007, Le Soir 6/12/2007, www.resistances.be (qui a assassiné l’antifasciste Julien Lahaut, article de Simon Harys)

Le 17 décembre à 20 h 50: Keerpunt sur Canvas, la deuxième chaîne de la VRT.

> Julien Lahaut :: Rectificatif
> Julien Lahaut (1884-1950) «Un homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun»


20:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, presse, silence, liberte, justice, politique, capitalisme, belgique, communisme, repression, democratie | |  Imprimer | | |

22/12/2007

Portrait Marcel Couteau :: Un conseiller communal communiste depuis 37 ans ...

Une vie de combat et de service aux gens, pour ce communiste de toujours, réélu au conseil communal du Rœulx pour la sixième fois lors des dernières élections communales.

Maria McGavigan
19-12-2007

Marcel Couteau est né en 1933 dans une famille qui avait le communisme dans les gènes, comme il aime dire, mais qui a toujours fait montre d’ouverture. Son père a été tout naturellement résistant pendant la guerre et lui-même a rejoint le parti communiste dès qu’il a commencé à travailler, à l’âge de 14 ans.

 

Sa vraie vie a commencé cependant en 1956, lorsqu’il est entré à Anglo-Germain à La Louvière, une usine qui fabriquait du matériel roulant pour chemins de fer, ainsi que des camions poubelles. Il y est rapidement devenu délégué syndical malgré le peu de sympathie qu’avait la FGTB de l’époque pour les communistes. Pour lui, il n’était pas question de vouloir « noyauter » la délégation. C’était à travers les personnes que le parti avait de l’influence. « Il ne faut pas être plus révolutionnaire que la classe ouvrière, dit-il, courir 200 m à l’avance. On ne peut pas non plus ignorer les problèmes de tous les jours… » Ce qui ne l’a pas empêché d’organiser en 1966 une heure d’arrêt de travail et une collecte dans l’usine pour soutenir les mineurs de Zwartberg au Limbourg, qui se battaient pour empêcher la fermeture de la mine.

Le grand moment de sa vie fut en 1967. La direction a annoncé la fermeture d’Anglo-Germain et les 400 travailleurs, ouvriers, employés et cadres, ont décidé comme un seul homme d’occuper l’usine, une première à l’époque. Leurs revendications : la continuation de l’usine, l’application des accords de Zwartberg (qui prévoyaient un plan de reclassement en cas de fermeture) et un volet social. Pendant 17 jours et 17 nuits, une extraordinaire expérience humaine, faite de forte camaraderie et soutenue par un vaste mouvement de solidarité va marquer ces hommes et leurs familles. L’occupation avait été préparée en front commun FGTB-CSC. La FGTB y était largement majoritaire, mais Marcel, se rendant compte de l’importance de l’unité des travailleurs, a proposé d’organiser une messe un dimanche dans l’usine. Ce qui fut fait.

Marcel Couteau, devenu député communiste entre-temps (dans le canton du Rœulx, le PCB a eu 10 % des voix aux élections de 1968), est intervenu deux fois au Parlement au sujet de cette « catastrophe de La Louvière ». Il n’aimait pas trop les mondanités de la vie parlementaire, mais appréciait la fraternité des autres députés communistes (ils étaient cinq à l’époque). En 1970 il a été élu pour la première fois au conseil communal du Rœulx sur la liste Alliance démocratique, qui donnera naissance plus tard à l’Union démocratique et progressiste (UDP). Devenu échevin des travaux en 1977, il fut même bourgmestre du Rœulx entre 1983 et 1985.

Le 30 décembre 2007, de 9 à 16 h, vous pourrez rencontrer à l’université marxiste Marcel Couteau, et Robert Blansaer qui a dirigé l’occupation des ACEC à Gand en 1973. Ils nous entretiendront du rôle des communistes dans la lutte syndicale. Où ? Thonetlaan 106, 2050 Anvers (Linkeroever). Info et inscriptions : www.marx.be

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, silence, courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, politique, communes, hainaut, presse, capitalisme | |  Imprimer | | |

13/11/2007

31/10/2007: Histoire :: L'’influence de la révolution d'’Octobre (1917) sur la Belgique. Aux origines du Parti communiste de Belgique ...

Histoire :: L'’influence de la révolution d'’Octobre (1917) sur la Belgique
Aux origines du Parti communiste de Belgique

En 1917 se constitue en Russie un nouvel État socialiste dirigé par un parti communiste. Dans la foulée des partis communistes fleurissent dans le monde et en Belgique.

Herwig Lerouge
31-10-2007

En décembre 1917, une coalition internationale dirigée par la France et l’Angleterre envahit la Russie et provoque une guerre civile sanglante aux côtés des contre-révolutionnaires dirigés par les anciens officiers tsaristes. Cette guerre va durer jusqu’en 1922.

Les dirigeants du Parti ouvrier belge (POB, ancêtre du Parti socialiste) se trouvent dès le début du côté de la contre-révolution. Jules Destrée, un des dirigeants du POB, haïssait la Révolution d’Octobre. Il parlait de Lénine comme d’un « homme quelconque où il y aurait eu du Mongol et du Boche » (boche est un mot péjoratif pour désigner les Allemands pendant la première guerre mondiale, ndlr). La révolution n’avait d’ailleurs aucune chance de réussir selon lui car le « Russe n’était que le fils d’un alcoolique, le petit-fils d’un esclave et le descendant d’un barbare d’Asie ». Devenu ambassadeur de Belgique au Japon en 1919, il plaida auprès des autorités japonaises pour qu’elles interviennent militairement contre la révolution russe aux côtés des Anglais et des Français.

Émile Vandervelde, le président du POB, était lui convaincu que la révolution devait échouer car « les travailleurs russes étaient pour la plupart illettrés ». Durant toute la guerre civile (1917-1922) le journal du POB, Le Peuple, a mené une campagne violente contre la Révolution d’Octobre et les autres révolutions en Europe.

À partir de 1917, au sein du POB, des militants belges se dressent contre la ligne officielle du parti. Certains se battaient, en Russie, du côté des bolcheviks, tel ce forgeron de Mons, Frédéric Legrand (voir encadré). Il avait été envoyé pendant la guerre avec d’autres ouvriers belges dans les usines d’armement en Russie. Il y rencontre Julien Lahaut, soldat à l’époque, qui deviendra plus tard le dirigeant du Parti Communiste.

Dans le POB même, tant en Flandre qu’à Bruxelles et en Wallonie, la gauche s’opposait à Vandervelde. Le « Vredesgroep » (Groupe Paix, ndlr) de Gand réclamait en 1918 la fin de la guerre et la solidarité avec la Révolution d’Octobre.

Quand les soldats allemands se mutinaient contre leurs officiers et créaient à Bruxelles un conseil révolutionnaire de soldats, à l’exemple de ce qui se passait en Allemagne, des militants du POB et des Jeunes Gardes socialistes se joignaient à eux. Parmi eux Joseph Jacquemotte, président du syndicat des employés (le futur Setca) et futur dirigeant du Parti Communiste qui créa le journal l’Exploité dans le but de regrouper la gauche du POB.

En 1919, Lénine crée l’Internationale communiste, la Troisième Internationale, pour remplacer l’Internationale des sociaux-démocrates, qui avait trahi tous les idéaux socialistes. Elle allait servir de pôle d’attraction à tous les groupes restés révolutionnaires. Et c’est en 1921 que fut finalement aussi fondé le Parti communiste de Belgique, affilié à la Troisième Internationale.

Extraits du discours prononcé par Herwig Lerouge à l’occasion du 90e anniversaire de la révolution d’Octobre célébré au Centre international à Bruxelles le 20 octobre dernier. Le discours complet est consultable sur www.wpb.be

> Le droit de vote accordé par peur de la contagion russe

Les 300 Belges de la révolution russe

Au moment de la révolution, des centaines d’ouvriers belges, envoyés par la Belgique dans le cadre de son alliance avec la Russie, travaillaient dans les usines d’armement de Moscou. Parmi eux, Frédéric Legrand, un forgeron montois. Celui-ci va rejoindre, avec 300 de ses collègues, les rangs des bolcheviks et prendre une part active aux évènements aux côtés de ses 300 collègues. Il sabote des automitrailleuses envoyées par la Belgique de crainte qu’elles ne servent contre les communistes. Il participe à la prise du Palais d’Hiver avant d’aller combattre sur le front d’Ukraine pendant la guerre civile.

À ceux qui lui demandaient pourquoi avoir tant fait pour un pays étranger, Legrand répondait : « Je fais du zèle parce que les ouvriers de l’Union Soviétique ont été les premiers à instaurer le pouvoir ouvrier et à édifier le socialisme ».

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : capitalisme, europe, solidarite, belgique, courcelles, romain, histoire, actualite, urss, communisme, presse, silence, politique | |  Imprimer | | |

30/10/2007

SOLIDAIRE du mercredi 24/10/2007 ...

Solidaire n° 43 - 24/10/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Orange bleue : service maxi pour les fortunés, mini pour les autres ?

Nouvelles des entreprises
En bref
Droit de grève :: L'accord de l'orange bleue sur le service minimum
Riet Dhont
Bayer – Anvers :: Non à l’externalisation
Fiat • Bruxelles :: Licenciement de 25 travailleurs
Riet Dhont et Raymond
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Alice Bernard

Belgique
Justice :: L’orange bleue et la réforme de la Protection de la jeunesse
Joke Callewaert
Communautaire :: Des électeurs actifs pour la Belgique
Série « Belgique, ne me quitte pas » (8) :: L’Ecrivain Tom Lanoye
Thomas Blommaert
Réchauffement climatique :: Journée internationale d’action du 8 décembre
Thierry Warmoes
Extrait :: Vingt ans d’accueil des demandeurs d’asile
Emploi :: Kifkif organise une bourse interculturelle de l’emploi
Mark Kennes
La proposition du PTB+ pour le vaccin antigrippal donne la fièvre au Vlaams Belang
Gaston Van Dyck

International
Le dangereux nouveau traité européen
Herwig Lerouge
11.11.11. :: La campagne contre les accords de libre-échange
Bert De Belder
Interview :: Roberto Tardío du ministère de la Santé bolivien
Pol De Vos
En bref
Chine :: Congrès du Parti communiste
Tony Busselen

Régions
Quoi de neuf docteur ?
Liège :: Action pour le maintien d’un bureau de poste
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Charleroi - Malines
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Payer moins chez le spécialiste après y avoir été envoyé par le généraliste

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Danny Glover :: Je suis un enfant du mouvement des droits civiques
Mark Kennes


Solidaire n° 42 - 17/10/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Porte-monnaie : une espèce à protéger

Nouvelles des entreprises
Sidérurgie - Liège :: 100 000 tonnes de fer blanc en moins
Hubert Hedebouw
En bref
Anvers :: Action spontanée chez Bayer/Lanxess
Sita Recycling Services :: 24 h de solidarité le 11 octobre
Alice Bernard
Rousselot Gand :: Cinquante emplois menacés
Philiep De Vuyst

Belgique
Energie :: Les gestionnaires de réseau augmentent les tarifs
Tom De Meester
17 octobre :: Journée mondiale de résistance contre l’extrême pauvreté
Koen Calliauw
Démocratie :: Interview de Peter De Smet (Greenpeace)
Mark Kennes
Série « Belgique, ne me quitte pas » (7) :: Marc Goblet, président de la FGTB Liège-Huy-Waremme
Raoul Hedebouw
Naturalisation : les restrictions pénaliseront les plus faibles
Orange bleue :: Accord sur les sans-papiers et la naturalisation
Procès Van Themsche :: L’avis de l'avocate du ptb Zohra Othman
David Pestieau

International
France :: Sarkozy-Fillon : risque de régression sociale sans précédent
Alex Pozetti
Zoom sur la procédure de licenciement néerlandaise
Pays-Bas :: Le gouvernement veut réformer la loi sur les licenciements
Jo Cottenier
Interview :: Leila Shahid, représentante de la Palestine en Belgique
Bert De Belder
En bref
Irak :: Vers l’unification de la résistance ?
Marc Botenga

Régions
Charleroi :: Les « Mariannes » apprennent le néerlandais
Myriam De Ly
Genk :: Problème de logement
Harrie Dewitte
Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Octobre 1917 : les jours qui ébranlèrent le monde
Julien Versteegh

Cartoons
Cartoon • Miroir, miroir, mon beau miroir
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait :: Le belge Nic Balthazar et son premier long métrage Ben X
Sophie Van den Eynde

L'avocat vous répond
La législation sur les divorces


Solidaire n° 41 - 10/10/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Tout le monde au travail

Nouvelles des entreprises
En bref
Projet d’accord Carrefour :: Personne ne sera obligé de partir
SNCB :: Le nettoyage ne sera pas privatisé
Riet Dhont
Poste :: L’Europe impose la libéralisation totale pour 2011
Marco Van Hees
Poste :: Aux Pays-Bas et en Allemagne, la libéralisation casse les salaires
Edith Janssens

Santé
Santé :: Campagne de vaccination « La grippe, c’est pas une blague »
Mark Kennes & Free Van Doorslaer
Médecine pour le Peuple primé dix fois

Belgique
Energie :: L’essence plus chère depuis le 1er octobre
Marco Van Hees
Pétition :: Plus de 60 000 signatures pour «Sauvons la Solidarité»
Série « Belgique, ne me quitte pas » (6) :: Stephan Vanfleteren, photographe pour De Morgen
Thomas Blommaert
Le procès Van Themsche est aussi le procès de l’extrême droite
Portrait :: Marie-Claire Houard
François Ferrara
Fortunes :: Elles ont doublé en sept ans
La Sécu est bien à l’agenda des négociations du gouvernement
David Pestieau

International
Hongrie :: Le parti communiste en prison ?
Jef Bossuyt
En bref
L’ancien agent de la CIA, Philip Agee sera l'invité d’honneur de Che Presente
Bert De Belder
Equateur :: Nouvelle victoire de la gauche
Pol De Vos
Conférence :: La révolution d’Octobre a nonante ans
Burkina Faso :: Thomas Sankara, assassiné il y a 20 ans
Accident d’avion au Congo :: Les enfants appellent à l’aide

Régions
Hoboken :: Le second de la fraction SP.a démissionne
Jan Franssen
Quoi de neuf docteur ?

Dossier
Crise immobilière américaine : bientôt en Belgique ?
François Ferrara & Henri Houben

Cartoons
Cartoon • Davignon 75
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Prendre sa tension soi-même ?

Presse et lettres
Lettres

18:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, politique, presse, silence, belgique, ptb, communisme, hainaut, charleroi, capitalisme | |  Imprimer | | |

26/09/2007

26/09/2007: Pour lire SOLIDAIRE ce mercredi ...

Solidaire n° 38 - 26/09/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Time is money

Nouvelles des entreprises
Duferco Charleroi :: 800 à 1 000 emplois menacés
Johnny Coopmans & Myriam De Ly
Sidmar :: Deux déléguées des femmes d'ouvrage parlent de leur victoire
Dirk Goemaere et Riet Verspreet
L’avis du PTB :: Les vraies raisons de la fermeture de Carsid
Janssen Pharmaceutica (J&J) :: Une lourde restructuration
Gaston Van Dyck
Janssen Pharmaceutica (J&J) :: Interview de Stan Hens, secrétaire du Setca (employés FGTB)
Will Broex
Janssen Pharmaceutica (J&J) :: Et que font nos hommes politiques ?
En bref

Belgique
Série « Belgique, ne me quitte pas » (5) :: Eddy Boutmans (Groen !), ex-secrétaire d’état
Gaston Van Dyck
Histoire :: Aux origines de la question linguistique
Herwig Lerouge
Justice :: Reprise du procès DHKP-C à Anvers
Axel Bernard
Energie :: Action contre la hausse des prix
Tom De Meester
Luminus suit la lumière d’Electrabel
Tom De Meester
PTB-TV : Débat entre Tom De Meester (PTB) et Bart Martens (SP.a)
Gand :: Une école primaire organise des échanges linguistiques

International
France :: Bernard Kouchner menace l'Iran
Marc Botenga
La Chine investit au Congo, le FMI menace
France :: Sarkozy crée la machine à remonter le temps
Tony Busselen
En bref
Israël :: Gaza toujours sous blocus
Luc Vancauwenberge

Régions
Charleroi :: 23 700 Carolos attendent leurs sacs poubelle
Julien Versteegh
Seraing :: Travailleurs et riverains d'Agriphar au conseil communal
Alice Bernard
Conseil communal Herstal :: Motion pour le bureau de poste
Quoi de neuf docteur ?

Dossier
Le presse-citron d’or est attribué à H&M
Le presse-citron : le classement général
Le presse-citron: onze critères, onze champions
Marco Van Hees
Le presse-citron: ce qu’ils disent de notre enquête

Cartoons
Cartoon • Paris
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Pollution intérieure

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Keny Arkana :: Une rappeuse qui a « La Rage »
Laura Leon Fanjul


Solidaire n° 37 - 19/09/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Faut-il se préparer au séparatisme ?

Nouvelles des entreprises
Intérim : les employeurs violent la loi
Marco Van Hees et Mark Kennes
En bref
Carsid Charleroi :: Dialogue syndicats-riverains
Myriam De Ly
ArcelorMittal - Gand (Ex-Sidmar) :: Soixante femmes font plier le géant de l’acier
InBev Belgium :: La « Blanche » de retour à Hoegaerden

Santé
Témoignage :: Vivre avec la sclérose en plaques

Belgique
Crise communautaire :: Pourquoi la Belgique est un plus pour l’homme de la rue
David Pestieau
Energie :: Les dessous de la fusion GDF-Suez
Marco Van Hees
Série « Belgique, ne me quitte pas » (4) :: Freddy Willockx (SP.a), bourgmestre de Saint-Nicolas-Waes
Gaston Van Dyck
Interview :: Le journaliste Dirk Barrez sur les hausses de prix
Mark Kennes
Politique d’asile :: Un psychologue témoigne
Riet Dhont
Livre :: La guerre de 40-45 peut encore parler aux ados

International
Grèce :: Importante progression des communistes grecs au Parlement
Cécile Chams
Interview :: Frank Willems, le regard critique d’un spécialiste de la Chine
Dirk Nimmegeers
En bref
Liban :: Solidarité avec les réfugiés palestiniens
Portrait José Maria Sison :: Un guérillero poète féru de karaoké
République Tchèque :: Les maires refusent une base radar US
Maroc :: Mécontents, les Marocains ont boudé les élections
Luc Vancauwenberge

Régions
Quoi de neuf docteur ?
Zelzate :: Impôt sur les déchets : une attaque mesquine contre les portefeuilles
Karel Van Bever
Herstal :: Assemblée contre la fermeture d’un bureau de poste
Adam Miron
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Le prix du gaz
Cartoon • Arena

Presse et lettres
Lettres

L'avocat vous répond
Un contrat étudiant ou un vrai contract?


Solidaire n° 36 - 12/09/2007

Solidaire
La une

Éditorial
Elections à la présidence du SPA: retour à gauche?

Nouvelles des entreprises
Duferco va-t-il fermer la cokerie ?
En bref
ArcelorMittal - Gand (ex-Sidmar) :: Les femmes d’ouvrage poursuivent leur grève
Mark Kennes
VW-Audi Bruxelles :: Confidence de l’ancien directeur du personnel: je ne suis pas l’ami des syndicats !
Johan Gehlen
Glaverbel Mol :: Fête du personnel
Will Broex

Belgique
Série « Belgique, ne me quitte pas » (3) :: Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB
David Pestieau
Energie :: Power4You fournit de l’énergie bon marché aux familles
Tom De Meester
Exclusif :: Notre enquête « presse-citron » sur les grandes sociétés
Marco Van Hees
3 000 km à vélo pour la solidarité dans le monde
Riet Dhont
Crise communautaire :: Cinq questions sur Bruxelles-Hal-Vilvorde
David Pestieau et Lucien Materne
L’amiante intoxique-t-elle les élèves ?
Marco Van Hees
Enseignement :: A peine 10 % des plus pauvres se retrouvent dans le général
Mark Kennes

International
En bref
Darfour :: Entretien avec une femme médecin belgo-soudanaise
Tony Busselen
Irak :: Chaque mois, 30 000 civils sont tués
Marc Botenga
Irak :: Les mercenaires plus nombreux que les soldats américains
Marc Botenga
Royaume-Uni :: Echec de la politique « à chacun sa maison »
Tony Busselen
Incendies Grèce :: Elections législatives ce 16 septembre
Cécile Chams

Régions
Charleroi :: Sidérurgie, pollution, santé, emploi
Myriam De Ly
Quoi de neuf docteur ?

Dossier
Liberté d’expression et d’association : aujourd’hui menacées, demain punissables ?
Ruben Ramboer

Cartoons
Cartoon • Voyages scolaires
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
La grippe n’est pas une farce !

Presse et lettres
Lettres

Culture
Portrait Leonardo DiCaprio :: Comment Peter Pan a fini par devenir adulte
Thomas Blommaert

21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, silence, capitalisme, syndicats, social, politique, belgique, solidaire, histoire, romain, courcelles, hainaut, charleroi, ptb, presse, communisme | |  Imprimer | | |

26/08/2007

23/07/2007: C' est pour cela qu' ils voulaient "libérer" l' Ukraine et les autres pays de l' Est du "Communisme" ...



-------- Message original --------

Sujet: [JUGOINFO] Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine
Date: Thu, 23 Aug 2007 22:22:12 +0200
De: Coord. Naz. per la Jugoslavia <jugocoord@tiscali.it>


http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-07-14% 
2006:04:47&log=invites

Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine


Jean-Marie Chauvier


ROMAN CHOUKHEVITCH honoré en Ukraine pour son 100ème anniversaire
Ancien chef nationaliste, il fut commandant ukrainien de la Wehrmacht
(bataillon « Nachtigall »), capitaine dans le Schuztmannshaft
bataillon 201, puis commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
Ukrainienne. (UPA)


Réhabilité solennellement par le président Viktor Iouchtchenko, l’un
des chefs historiques de l’OUN (Organisation des Nationalistes
Ukrainiens) et commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
ukrainienne (UPA), ROMAN CHOUKHEVITCH, voit son 100ème anniversaire
célébré en Ukraine.
Des cérémonies ont lieu en plusieurs endroits d’Ukraine occidentale,
principalement à Lviv (Lvov, Lemberg) et à Kiev. C’est la figure d’un
héros national légendaire qui se construit. Il avait résisté « aux
deux totalitarismes »
dit la nouvelle vérité officielle opposée à
l’ancienne- soviétique- qui faisait de l’OUN et de l’UPA des «
fascistes »,
une version aujourd’hui qualifiée de « calomnie
stalinienne ».
C’est un moment important dans la formation de la Mémoire nationale
en Ukraine, opposée à d’autres « mémoires »...


ROMAN CHOUKHEVITCH avant de commander l’UPA, fut chef de « Nachtigall
» (Wehrmacht, juin 1941) engagée dans l’invasion hitlérienne de
l’URSS le 22 juin 1941, et de la police nazie (SS) le Schutzmanshaft
bataillon 201 affecté à la chasse aux Partisans (soviétiques) en
Biélorussie en 1941-42.

Cet hommage à Choukhevitch s’inscrit dans une longue série.
Les anciens combattants de l’Armée Rouge, des organisations juives et
des sources polonaises et russes contestent la vague de
réhabilitations en cours de ce qu’ils considèrent comme des «
criminels de guerre ».
Les Polonais jugent l’UPA responsable de « massacres génocidaires »
de dizaines de milliers de Polonis en Volhynie en 1943. Ces
accusations sont rejetées par les sympathisants de l’OUN et de l’UPA
qui ont désormais les faveurs du pouvoir à Kiev.
Pour honorer la mémoire du GENERAL CHOUKHEVITCH, et de l’UPA se sont
rassemblés les militants des organisations nationalistes et néo-
nazies le 30 juin. Ils se sont heurtés aux contre-manifestants
communistes et socialistes. Les forces spéciales anti-émeutes les ont
séparés sans gros incident. Un tribunal a interdit les manifestations
et une exposition de photos nationalistes. Le Parti socialiste a
installé dans le centre-ville un piquet arborant la pancarte : «
Choukhevitch, assassin du peuple ukrainien ». (Le commandant de l’UPA
est accusé de meurtres de villageois ukrainiens) « Un
Hauptschturmführer SS consacré héros de l’Ukraine » s’indigne
l’hebdomadaire russophone libéral de Kiev « Stolitchnye Novosti ». Un
autre journal signale que la réhabilitation de l’UPA fera l’objet
d’un projet de loi de « Notre Ukraine », le parti du président
Iouchtchenko. Dans leur ensemble, les médias de Kiev sont plutôt
favorables.
La campagne de réhabilitation est également appuyée par
« ! Pora », l’organisation de choc de la « révolution orange ».
A
l’inverse, le parti des Régions, le PC (implantés à l’Est et au Sud)
le PS dans une moindre mesure, sont hostiles aux initiatives du
président Iouchtchenko.
Celles-ci, et en général les réhabilitations
de chefs nationalistes ou de légions SS dans divers pays d’Europe
centrale et orientale (Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie
etc... ), allant de pair avec le démontage de monuments aux « soldats
libérateurs du nazisme » (soviétiques) sont observés en Occident
assez favorablement.
Ces réhabilitations permettent en effet de
construire une nouvelle « mémoire nationale » axée sur la
dénonciation des « crimes du communisme ».
Les gouvernements et
médias occidentaux évitent cependant de rappeler les aspects les
moins sympathiques des nationalismes- comme leur rôle dans la Shoah.

Leurs références traditionnelles aux SS, croix gammées et autres
saluts hitlériens ne sont pas souhaitées, et les gouvernements est-
européens s’efforcent qu’ils n’apparaissent plus. Seules des
minorités extrémistes conservent les symboles fascistes et nazis, et
le terme « judéobolchévisme » est banni du vocabulaire.

Le 14 octobre seront célébrés les 65 ans de l’UPA, dont le président
Iouchtchenko voudrait faire voter la reconnaissance officielle comme
mouvement de résistance nationale, ce qui ne manquera pas de soulever
de nouvelles controverses.

Sur ce rapport (historique et actuel) des Ukrainiens à la
collaboration nazie, un dossier paraîtra dans « Le Monde Diplomatique
» d’août. (Jean-Marie Chauvier)


http://www.shukhevych.netfirms.com/roman/shukhevych00ukr.htm
(pour plus d’information sur Choukhevitch)


HOMMAGE A SIMON PETLIOURA :
à Poltava... et à Paris. Quelques remous.
Depuis plusieurs années déjà, Simon Petlioura, l’un des leaders de la
première république indépendante d’Ukraine (1918-20) et chef des
armées nationalistes aux prises avec les « Rouges » et... les juifs
pendant la guerre civile, a fait l’objet de nouvelles célébrations
en
Ukraine
et en France.
A Poltava (Ukraine) un monument à Simon Petlioura sera érigé, la
première pierre a été posée par le président Iouchtchenko qui, ces
derniers jours a par ailleurs participé à divers séminaires et
cérémonies sur le thème de la terreur bolchévique en Ukraine.
A Paris également, le leader nationaliste de la guerre civile Simon
Petlioura a été honoré. Il y a eu quelques réactions...

Le 25 mai, 1926, Paris, le « terroriste juif » Sholom Schwartzbard
assassine Simon Vassilievitch Petlioura, militant nationaliste
(1879-1926)
France-Ukraine.com ?
Simon Petlioura - Homme politique ukrainien (Poltava, 1879 - Paris,
1926). Ministre de la Guerre de la République indépendante d’Ukraine
en 1917, Petlioura devint président du directoire ukrainien et hetman
(chef de l’armée) deux ans plus tard.


Proclamée en novembre 1917, la République autonome ukrainienne,
dirigée depuis Kiev par Simon Petlioura, a face à elle, dès décembre
1917, une république soviétique d’Ukraine, soutenue par les
bolcheviques, basée à Kharkiv et dirigée par Rakoski. Occupée
jusqu’en décembre 1918 par les armées allemandes après la signature
du traité de Brest-Litovsk (mars 1918), l’Ukraine, de nouveau dirigée
par le gouvernement de Petlioura, voit se dérouler jusqu’en 1921 de
violents combats qui opposent les armées blanches de Wrangel et
Denikine aux bolcheviques.
En 1920, le gouvernement nationaliste s’allie avec la Pologne dans
une guerre contre la Russie, mais l’avancée des troupes bolcheviques
permet au gouvernement soviétique de prendre le contrôle de
l’Ukraine. Chassé par les bolchevistes en 1920, Simon Petlioura se
réfugia à Paris, où il périt assassiné, abattu à la terrasse d’un
café du Quartier Latin, par un terroriste juif, Schwartzbard
pour
venger les pogroms organisés en Ukraine.

L’événement est vite devenu international. Les Américains juifs, par
exemple, ont envoyé de l’argent pour couvrir les frais du procès pour
Schwartzbard. A l’étonnement de certains et à la joie des autres,
Schwartzbard fut acquitté.
Simon Petlioura est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris.
France-Ukraine.com
Droits de reproduction et de diffusion réservés -
www.France-
Ukraine.com?© France-CEI - 2000 - Usage strictement personnel.

Lu sur
www.menapress)

« Un tueur de Juifs ukrainien honoré sous l'Arc de Triomphe ! »

Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, s’est tenue, à Paris, sur la tombe
du soldat inconnu, une commémoration en l’honneur de Simon Petlioura,
ancien chef du gouvernement ukrainien pendant la courte indépendance
de l’Ukraine, qui dura de 1918 à 1920.
Petlioura fut responsable de
l’organisation de pogromes qui causèrent la mort de milliers de Juifs
en 1919 et 1920.


Cette commémoration s’est tenue en présence de l’ambassadeur
d’Ukraine en France, Yuriy Sergeyev.
Elle marquait le 80ème
anniversaire de la mort du pogromiste ukrainien.

Des dizaines de massacres organisés de Juifs sont à mettre à l’actif
de Petlioura et de son "Armée nationale ukrainienne".
Le premier
d’entre eux eut lieu à Orinin, où 5 Juifs furent massacrés, des
femmes juives violées et de nombreuses autres battues à coups de plat
de sabre.

A Brazlav, ce sont 82 Juifs qui furent égorgés et 12 autres blessés,
au cours d'une action d’extermination déclenchée par les alliés et
les supplétifs de Petlioura. En 1920, des unités de l’armée de Simon
Petlioura égorgèrent près de 700 Juifs et en blessèrent 800, au cours
d’un pogrome qui eut lieu à Hodorkov (district de Kiev) et qui dura
près de douze heures.

Le 25 mai 1926, à Paris, un Juif révolutionnaire du nom de Samuel
Schwartzbard, abattit, de six coups de revolver, l’Ukrainien
Petlioura, alors réfugié en France, pour venger sa famille décimée
par ses pogromes. La Ligue contre les Pogroms, à laquelle adhérèrent
notamment Albert Einstein et André Malraux, et qui deviendra plus
tard la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme
(LICRA), fut créée un an plus tard, suite à la médiatisation du
procès de Schwartzbard, qui fut finalement acquitté par la cour
d’assises de la Seine.

Un important dispositif policier avait été mis en place, ce jeudi,
afin d’évacuer, sans préavis, les touristes présents sur toute
l’esplanade de l’Arc de Triomphe au moment de la cérémonie.
Une
dizaine de militaires français, en treillis, étaient en outre postés
dans le tunnel faisant la jonction entre les Champs-Élysées et l’Arc
de Triomphe. Une représentation de la LICRA, emmenée par son
président, Patrick Gaubert, par ailleurs député européen, a été
refoulée par la police jusqu’à l’intersection de l’Avenue des Champs-
Élysées et de la Rue de Presbourg.

Un correspondant officiel de la Metula News Agency a assisté à cette
surprenante commémoration. Les officiels français lui ont demandé de
quitter les lieux, mais le représentant de la Ména, ayant rétorqué
qu’il ne quitterait les lieux que s’il était contraint de le faire
par l’usage de la force, a finalement été le seul journaliste
n’appartenant pas à l’organisation de cette commémoration à être en
mesure de couvrir l’événement.

Des représentants de l’Etat français accompagnèrent la cérémonie,
notamment en interprétant des morceaux de musique de circonstance.


NDLR : l’historiographie nationaliste ukrainienne, réhabilitant
Petlioura, estime qu’il n’est pas responsable et aurait même tenté de
limiter les pogromes perpétrés, dit-on, par toutes les armées de la
guerre civile russe – blanche, rouge, anarchiste, nationalistes.



--------------------------------------------------------

IL DOSSIER NASCOSTO DI SREBRENICA
Guerra psicologica e disinformazione strategica per
squartare la Jugoslavia, demonizzare i serbi, colonizzare la Bosnia

http://www.cnj.it/documentazione/srebrenica.htm

--------------------------------------------------------

FOR FAIR USE ONLY
--> La lista JUGOINFO e' curata da componenti del
*** Coordinamento Nazionale per la Jugoslavia (CNJ) ***
***
http://www.cnj.it/ ***
I documenti distribuiti non rispecchiano necessariamente
le posizioni ufficiali o condivise da tutto il CNJ, ma
vengono fatti circolare per il loro contenuto informativo al
solo scopo di segnalazione e commento.
--> Bilten JUGOINFO uredjuju clanovi
*** Italijanske Koordinacije za Jugoslaviju (CNJ) ***
***
http://www.cnj.it/ ***
Prilozi koje vam saljemo ne odrazavaju uvek nas zvanicni stav,
niti nase jedinstveno misljenje, vec svojim sadrzajem
predstavljaju korisnu informaciju i potstrek na razmisljanje.
---> Archivio/Arhiv:
>
http://groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/messages
> http://www.domeus.it/circles/jugoinfo
---> Per iscriversi [o per cancellarsi] / Upisivanje [brisanje]:
crj-mailinglist-[
un]subscribe@yahoogroups.com
---> EMAIL: jugocoord(a)tiscali.it
---> C.N.J.: DOCUMENTO COSTITUTIVO / OSNIVACKI DOKUMENT:
>
http://www.cnj.it/documentazione/documento_costitutivo.htm

Link utili di Yahoo! Gruppi

<*> Per andare all'homepage del gruppo vai alla pagina:
http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/

<*> Le tue impostazioni email:
Email singoli|Tradizionali

<*> Per cambiare le impostazioni online visita il sito:
http://it.groups.yahoo.com/group/crj-mailinglist/join
(necessaria l'ID Yahoo!)

<*> Per cambiare le impostazioni tramite email:
mailto:crj-mailinglist-digest@yahoogroups.com
mailto:crj-mailinglist-fullfeatured@yahoogroups.com

<*> Per annullare l'iscrizione al gruppo scrivi a:
crj-mailinglist-unsubscribe@yahoogroups.com

<*> L'utilizzo da parte tua di Yahoo! Gruppi è soggetto alle:
http://it.docs.yahoo.com/info/utos.html

21:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, politique, presse, silence, communisme, capitalisme, fascisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictaure, romai, belgique, histoire, actualite, democratie, liberte, racisme | |  Imprimer | | |

22/08/2007

15/08/2007: Communiste et témoin des grands combats du siècle: Décès | Marcel Baiwir (1917-2007) ...

-------- Message original --------
Sujet:  Communiste et témoin des grands combats du siècle: Décès | Marcel Baiwir (1917-2007)]



Témoin des grands combats du siècle
Décès | Marcel Baiwir (1917-2007)

Il était né avec la Révolution d’Octobre, en 1917. Marcel Baiwir est décédé à Liège le 18 juillet, à l’âge de 89 ans. Compagnon de lutte de Julien Lahaut, il a été de tous les grands combats de son époque.

Herwig Lerouge

15-08-2007
Marcel Baiwir est un symbole de l’histoire ouvrière, l’un de ces ouvriers communistes qui ont suscité l’admiration et le respect, même de leurs adversaires. Combattants fermes, syndicalistes de premier ordre, ce sont aussi des dirigeants avec une culture politique, théorique et historique supérieure indispensable pour comprendre le monde d’aujourd’hui. A 87 ans, presque aveugle, il a écrit son histoire du mouvement ouvrier belge en démontrant la pertinence du marxisme pour affronter les problèmes du monde actuel. Il y explique aux jeunes que « les acquis sociaux ne purent JAMAIS être obtenus sans l’intervention des masses. Quant aux gouvernements, ils n’ont fait que couler ces acquis dans les textes de loi1 ».

Au moment de la grande grève des mineurs de 1932, il adhère aux Jeunesses communistes. A 19 ans, il part se battre en Espagne avec les Brigades internationales contre le coup d’État fasciste de Franco. Puis arrive la lutte contre le fascisme allemand. Quand la guerre éclate, il est arrêté par la police belge, avec sa mère et d’autres communistes, sur base de listes dressées par le procureur et le bourgmestre de Liège avant la guerre ! Avant que les Allemands n’arrivent à Liège, ils sont libérés.

Le 25 janvier 1941, il est parmi les organisateurs d’une manifestation contre le fasciste Degrelle qui vient faire un meeting au Palais des sports de Liège. En mai 1941 se déclenche la fameuse grève des cent mille à Liège. Les gens obtiennent une augmentation de salaire et une amélioration du ravitaillement par le patron. Les communistes jouent un rôle déterminant. Dès le début de l’occupation, ils créent des Comités de lutte syndicale. Cette organisation clandestine restera en activité jusqu’à la fin de la guerre.

Après la grève et l’invasion de l’URSS, Marcel Baiwir rentre dans la clandestinité. Il réussit à échapper aux Allemands qui viennent l’arrêter. Il déménage à Bruxelles où il est actif dans la résistance. Son frère sera arrêté et tué en prison. En juin 1943, il est arrêté aussi. En mars 1944 c’est le départ vers le camp de concentration de Sachsenhausen, et plus tard encore vers Mauthausen.

Après la guerre, il travaille en sidérurgie, où il devient délégué syndical. Il est très attaché au marxisme. « Le militant qui s’engage dans la voie de la lutte pour un monde nouveau, doit étudier Marx ! La paupérisation croissante dans le monde est un danger pour la démocratie. Il ne fait qu’accentuer continuellement le risque de guerre, l’économie se révélant incapable de le résorber. Cet état de fait, Karl Marx et ses amis l’avaient prévu il y a plus de cent ans déjà. Il est plus que jamais utile de le relire. »

1 Marcel Baiwir. Contribution à l’histoire sociale wallonne. Un militant temoigne. FAR, 2005. http://www.archivesdutravail.org/listes_img/2240_volume_b...

Partisan de l’unité des communistes

Marcel Baiwir était attaché à son parti, le Parti communiste. Mais il était aussi un grand partisan de l'unité des communistes et notamment d'un rapprochement entre le PC et le PTB. Il fallait dépasser les divergences du passé, disait-il.

Il a figuré sur les listes PTB-Unité antifasciste lors des élections de 1995. Voici comment il expliquait cette décision : « Vous devez connaître le long chemin que nous avons parcouru pour nous retrouver côte à côte pour les mêmes objectifs. Nous restons chacun ce que nous sommes, mais vous avez su trouver le moyen de réunir les antifascistes et les communistes sur une liste. Mon parti, auquel je reste attaché, connaît actuellement des moments difficiles. La fédération de Liège du PC a décidé de ne pas déposer de liste. C’est une erreur. [...] C’est chez vous que j’ai trouvé ce que je cherchais.» En juin 2007, Marcel Baiwir s’est à nouveau présenté aux élections législatives, cette fois sur la liste du PC pour le Sénat.

La collaboration et les discussions avec lui ont aussi contribué à l’ouverture du PTB. Le premier texte du PTB sur le fonctionnement de l’organisation de base dans les entreprises, écrit en 1995, porte son empreinte. Le compte rendu de cet entretien avec lui a d’ailleurs été joint en annexe à ce texte.

Une plus franche collaboration entre les communistes était sans aucun doute parmi les souhaits les plus chers de Marcel Baiwir.


La sidérurgie liégeoise, où Marcel Baiwir entre après la guerre. (Photo archives)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Syndicaliste de premier ordre

Ouvrier à Ougrée-Marihaye, qui deviendra plus tard Cockerill-Ougrée, il vend L’Acier, le journal d’usine du Parti communiste créé pendant la guerre. En 1951-1952, les soldats entrent en lutte contre la décision de porter le service militaire de dix-huit à vingt-quatre mois. Les travailleurs estiment qu’un mouvement de solidarité doit se créer. Marcel prend la parole avec le soutien de son délégué syndical. On part en grève. Mais quand la grève est terminée on lui reproche son initiative. La direction syndicale lui enlève toutes ses responsabilités. Cette sanction reflète la contradiction persistante entre l’influence du Parti socialiste dans le syndicat et celle des communistes. La direction syndicale n’osait pas partir en grève car les socialistes étaient prêts à entrer dans le gouvernement. A partir de ce moment-là, toutes les semaines, une délégation d’ouvriers de son service se rend au bureau syndical pour demander « de régler le cas Baiwir ». Au bout d’un certain temps, il est réintégré et est élu délégué.

Il est donc délégué quand éclate la grande grève de 1960-61 contre la Loi unique de Gaston Eyskens, qui contient des mesures importantes de régression sociale. On le trouve parmi les initiateurs de la grève à Liège. La grève dure cinq semaines. Après la grève, nouvelle sanction, pour avoir déclenché la grève sans l’accord de la direction syndicale. Pendant des mois, à nouveau, des ouvriers de son entreprise se rendent au bureau syndical pour exiger sa réintégration comme délégué. Et il est réintégré. Lors de la fusion de son entreprise avec Cockerill, il devient vice-président de la délégation syndicale

Marcel Baiwir a une conception très large du travail syndical. Pour lui, la lutte pour l’amélioration des conditions sociales va de pair avec la lutte pour la paix. Après le bombardement nucléaire américain sur Hiroshima et Nagasaki, il participe à une pétition qui recueille 100 millions de signatures contre l’utilisation de l’arme nucléaire (note de RoRo: c' est "L'Appel de Stockholm"). À chaque réunion du comité syndical, il intervient pour la défense de la paix et la participation à des manifestations contre la guerre.

19:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cdapitalisme, oppression capitaliste, silence, communisme, belgique, romain, histoire, courcelles, actualite, politique, syndicats, social | |  Imprimer | | |

30/07/2007

29/07/2007: Belgique: Disparition d'une figure historique du Parti Communiste: Marcel LEVAUX, a/député, a/bourgmestre de Cheratte ...

Belgique: Disparition d'une figure historique du Parti Communiste: Marcel LEVAUX, a/député, a/bourgmestre de Cheratte ...
(tiré du Drapeau Rouge, juillet/août 2007)

Disparition d'une figure historique du Parti Communiste:

Marcel Levaux

Marcel Levaux est décédé. Il était né il y a plus de 80 ans dans une famille modeste de Cheratte. On peut dire qu'il a connu la pauvreté pendant son enfance. Encore adolescent, malgré une intelligence brillante et un appétit de connaissances insatiable, il dut quitter l'école technique de Herstal pour aller travailler. Il entra ainsi dans la classe ouvrière à laquelle il sera à jamais fidèle et qu'il n'a jamais quittée parce que, au Parti communiste, même un député, même un bourgmestre, touchait un modeste salaire et que Marcel, pendant ses rares loisirs, a toujours travaillé de ses mains.

Sa conversion politique est due à la guerre. Face à l'occupant nazi, Marcel rejoint tout naturellement en 1942 la cellule communiste des chantiers navals de Wandre et entre dans la Résistance. Il participe à la fameuse action du 1er  mai 1944: le déploiement d'un drapeau belge et d'un drapeau soviétique sur la belle fleur soi-disant minée du charbonnage. Après la Libération à laquelle il participe active ment, il s'engage à l'armée pour poursuivre le combat en Allemagne. La victoire sur le nazisme acquise, il retourne à la vie civile et à sa profession d'ouvrier traceur.

En 1951, en pleine guerre froide, le Parti appelle Marcel à son service comme permanent politique. Il est chargé de tâches ardues. Tout d'abord de réorganiser la fédération de Liège, puis de transformer la Jeunesse populaire en Jeunesse communiste. À l'époque de l'indépendance du Congo, Patrice Lumumba devient le correspon dant, puis l'ami de Marcel Levaux. C'est aussi le temps des premières marches anti-atomiques qu'il contribue à lancer, lui qui était riche de l'expérience acquise dans l'Union belge pour la défense de la paix et lors de l'appel de Stockholm contre l'armement nucléaire. Ensuite, il devient directeur du Drapeau Rouge. À ce moment, il est membre du Comité central et du Bureau politique.

En 1968, sa vie change. Il était suppléant à la Chambre d'Ernest Burnelle, président du PŒ, qui décède brusquement. Marcel entre alors au parlement et sera réélu jusqu'en 1981. Il donne alors toute sa dimension. Il devient la figure publique du communisme en région liégeoise, succédant ainsi à Julien Lahaut et à Théo Dejace, présent au parlement et sur le terrain. Son nom restera attaché aux luttes pour la réduction du temps de travail à 36 heures et pour le droit de vote et d'éligibilité des immigrés.

En 1970, seul élu communiste, il est l'arbitre de la majorité à Cheratte. Il devient bourgmestre - situation impossible aujourd'hui - mais les Cherattois ne s'en plaindront pas. Il est un bourgmestre intègre, modeste, travailleur, proche de ses concitoyens. Après la fusion des communes, Marcel reste conseiller communal à Visé. En 2000, il est élu une dernière fois comme communiste sur la liste du PS et cède son siège à son suppléant, communiste lui aussi.

En 1968, lors de l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie, il a la mission délicate d'expliquer à la télévision la position nuancée du PCB: condamnation de l'intervention armée, sans rupture avec les pays socialistes qui y ont participé. Par la suite, suivant ainsi la majorité de la fédération liégeoise, il s'oppose à la ligne eurocommuniste. L'effondrement du système soviétique mit, par la force des choses, un point final à ce type de débat. Mais, comme Laure son interprète en RDA, devenue son amie, qui continue à militer après 1989, il ne renie pas son passé. Son attitude de communiste «orthodoxe» ne l'a jamais coupé des autres progres­sistes, ni même de ses adversaires de droite qui appréciaient son profond humanisme. Lors de son décès, outre une présence nombreuse à ses funérailles où le bourgmestre libéral de Visé a tenu à prendre la parole, et beaucoup de messages de condoléances à sa famille, le journal régional La Meuse, le centre de production de Liège de la RTBF et la télévision locale RTe lui ont consacré un espace rédactionnel témoignant de leur sympathie.

1981 marque un recul sévère du poids électoral communiste. Repli aggravé en 1985 et 1987. Marcel conseille alors au PC de ne pas aller inutilement, seul, aux élections mais de s'allier avec d'autres forces démocratiques. Cette ligne n'est pas suivie par une majorité de communistes et il n'est réélu à aucune responsabilité dirigeante en 1998.

Fidèle à la cause wallonne, Marcel Levaux a été membre du MPW, de Wallonie Région d'Europe et, jusqu'à sa mort, du Mouvement du manifeste wallon. Il s'est investi dans les activités culturelles: il a été président de la Fondation Joseph Jacquemotte (FJJ) et était membre fondateur du Centre des archives communistes en Belgique (CArCoB).


15:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, liege, presse, politique, communisme, democratie, actualite, silence | |  Imprimer | | |

18/07/2007

18/07/2007: Albert De Coninck, un militant de son temps ...

Albert DE CONINCK: un hommage bien mérité à ce grand dirigeant communiste belge, antifasciste des Brigades internationales d' Espagne et ancien résistant..., que j' ai très bien connu:



Albert De Coninck, un militant de son temps (tiré du Drapeau Rouge ...)

À l'occasion du décès d'Albert De Coninck le 8 décembre dernier, le DR avait publié, dans sa 15ème édition, une petite biographie de ce grand militant. Mais Albert, son parcours et son histoire méritent qu'on y revienne. Cette fois, c'est un autre ancien résistant, notre camarade et ami Marcel Deprez, qui nous livre son témoignage et son regard.

La figure et la trajectoire d'Albert De Coninck symbolisent le profil même du militant et dirigeant révolutionnaire. Militant est celui qui va au bout de ses engagements, reconnaît ses erreurs et les corrige face à lui-même. Dirigeant est celui qui dégage, après discussion et analyse démocratique, des tendances et propositions d'action. Albert De Coninck a été les deux à la fois et ces qualités correspondent bien à son profil et à son itinéraire.

Il naît en 1915, en Angleterre, parce que ses parents, son père menuisier et sa mère ouvrière d'usine, s'y étaient réfugiés pendant la Première guerre mondiale. Dès leur retour en Belgique, ils connaissent des moments difficiles, mais garderont toujours une attitude de citoyens résolument engagés. C'est dans ce contexte qu'Albert De Coninck devient, à 17 ans à Malines, un très jeune militant engagé dans les Jeunesses communistes. Peu de temps après, il s'inscrit au Parti communiste. On peut imaginer dans sa démarche l'influence du père qui, avant la guerre 14-18, était militant du mouvement anarcho-syndicaliste. Pendant la guerre, l'impact de la Révolution russe fit de lui un adversaire de la social-démocratie dont il comprit le rôle de sabotage de la Révolution bolchevique.

Albert De Coninck disait s'être engagé dans la vie militante après avoir entendu un discours du leader communiste flamand Jef Van Extergem. De mon côté, à ce moment, je n'avais que 12 ans et j'ai aussi entendu ce discours dans lequel Jef disait "j'ai toujours sur la poitrine les cendres de Tijl Uilenspiege !". Cela a eu le même effet sur moi et a déterminé un engagement parallèle.

L'année 1932, année des grèves de mineurs, suscite chez Albert De Coninck l'orientation qui restera la sienne sa vie durant. Parfois déçu, souvent enthousiasmé par la lecture, il lui faut peu de temps pour confirmer son engagement et entraîner celui de ses parents. Son activité au sein des Jeunesses commuunistes a comme cadre la diffusion de la presse et l'agitation dans les casernes.

À 20 ans, après avoir effectué son service militaire, il décide de s'engager comme volontaire dans la guerre d'Espagne au sein des Brigades interrnationales. Il participe à des actions militaires ponctuelles, dont le dynaamitage d'un pont mentionné 'par Hemingway dans son livre Pour qui sonne le glas. Ses qualités d'activiste et son savoir-faire politique le conduisent à s'occuper des problèmes politiques au sein des Brigades et confirment ses engagements au sein de leur commisssariat politique. Dans ce travail, il eut à affronter l'activité politique et les arguments du POUM, importante mouvance anarchiste qui eut de nombreuses confrontations politiques et même militaires avec les forces proches du Parti communiste.

De retour en Belgique, il combine un engagement local dans sa cellule de Malines et un soutien à la République espagnole, dans un contexte de lutte antifasciste. Ainsi, le Non à l'oppresseur fasciste prolonge le No pasarn des Républicains espagnols. La fin de la guerre le voit secrétaire politique d'une vaste région couvrant Roulers, Menin et Courtrai, où il devient un fin connaisseur des problèmes paysans et le fondateur du Comité de défense paysanne. C'est dans ce contexte qu'il s'engage dans la Résistance contre l'occupant allemand et organise les premières grèves de livraison des matériaux aux occupants. Son travail consolide l'extension de la Résistance dans toute la Flandre et, au début 1944, il est chargé d'animer l'Armée belge des Partisans qu'il commande pendant toute la période de guérilla active jusqu'à devenir membre de ['état -major.

La guerre terminée, on le retrouve en qualité de secrétaire politique à Alost, puis à Courtrai. En 1947, en tant que Secrétaire fédéral à Anvers, il est chargé des rapports avec la Résistance grecque qui se bat toujours contre les fascistes soutenus, cette fois, par l'intervention armée britannique et américaine. Infatigable dans son esprit d'internationaliste, on le retrouve plus tard dans les luttes contre le colonialisme, solidaire du peuple congolais. Il se lie d'amitié avec Patrice Lumumba et les principaux dirigeants de la révolution congolaise.

Sa vie politique ne fut pas sans difficulté avec la direction du Parti, même lorsqu'il siégeait, pas toujours de son plein gré, au Comité central. Cependant, jamais, il n'y eut rupture. Albert De Coninck fut le prototype du militant politique des années de l'entre-deux guerres, de la Deuxième guerre mondiale, puis de la période de la Libération. C'est ainsi qu'on l'a vu, d'abord en première ligne contre la montée du fascisme en Europe et, parallèlement, chez nous; ensuite, organiser la résistance - y compris armée - contre l'occupant allemand; et finalement s'inscrire dans la lutte anti-coloniale, sans négliger chaque fois les enjeux idéologiques. C'est le modèle d'engagement que nous fit connaître Albert De Coninck, militant toujours mobilisé.

--

21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, actualite, histoire, courcelles, communisme, fascisme, resistance, espagne, politique, presse | |  Imprimer | | |

29/06/2007

29/05/2007: RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO : LES IDÉES, ÇA NE S'ABAT PAS ...

-------- Message original --------
Sujet: [CSP] [Fidel Castro] Les idées, ça ne s'abat pas
Date: Tue, 29 May 2007 21:46:56 +0200
De: CubaSolidarity <cubasolidarity@club-internet.fr>


RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO : LES IDÉES, ÇA NE S'ABAT PAS

Voilà quelques jours, analysant les dépenses qu'entraînait la construction de trois sous-marins de la classe Astute, j'avais affirmé « qu'avec une somme pareille on pourrait former 75 000 médecins en mesure de soigner 150 millions de personnes, à supposer que le coût de la formation d'un médecin au Royaume-Uni soit le tiers de ce qu'elle vaut aux Etats-Unis ». Je me demande maintenant, en faisant le même calcul, combien on pourrait diplômer de médecins avec les cent milliards de dollars qui tomberont dans les mains de Bush rien qu'en une année pour continuer de semer le deuil dans les foyers iraqiens et étasuniens. Réponse : 999 990 médecins, en mesure de soigner deux milliards de personnes ne recevant aucun service médical.

Plus de 600 000 personnes ont perdu la vie en Iraq et plus de deux millions ont été contraintes d'émigrer depuis l'invasion étasunienne.

Aux Etats-Unis mêmes, environ 50 millions de personne n'ont pas d'assurance-maladie. La loi d'airain du marché régit la prestation de ce service vital, dont les tarifs sont devenus inaccessibles pour bien des gens même dans les pays développés. Les services médicaux apportent du Produit intérieur brut à l'économie étasunienne, certes, mais pas de conscience à ceux qui les prêtent ni de tranquillité à ceux qui les reçoivent.

Les pays à moindre développement et avec un éventail plus large des maladies, disposent de moins de médecins : 1 pour 5 000 habitants, ou 10 000 ou 15 000 ou 20 000 ou plus. Quand apparaissent de nouvelles maladies à transmission sexuelle, tel le sida qui a privé de la vie en vingt ans à peine des millions de personnes, ce sont des dizaines de millions d'êtres humains qui en souffrent, dont de nombreuses mères et de nombreux enfants, des maladies pour lesquelles il existe déjà des palliatifs, mais à un coût de traitement pouvant atteindre 5 000 ou 10 000, voire 15 000 dollars par personne et par an. Ce sont des montants irréels pour la grande majorité des pays du tiers-monde. Les rares hôpitaux publics sont bondés de malades qui meurent entassés tels des animaux sous les coups d'une épidémie soudaine.

Ces réalités, si l'on voulait bien y réfléchir, pourraient peut-être aider à mieux faire comprendre l'ampleur de la tragédie. Il ne s'agit pas d'une pub qui nécessite tant d'argent et de technologie. Ajoutez à cela la faim que souffrent des millions d'être humains, ajoutez-y l'idée de convertir les aliments en carburants, cherchez-y un symbole, et vous aurez pour réponse : George W. Bush.

Interrogé récemment par une personnalité importante au sujet de sa politique envers Cuba, il a répondu : « Je suis un président de ligne dure et tout ce que j'attends, c'est la mort de Castro. » Les souhaits d'un si puissant monsieur ne constituent pas un privilège. Je ne suis pas le premier ni ne serais le dernier que Bush a ordonné de priver de la vie, ou de ceux qu'il se propose de continuer de tuer d'une manière individuelle ou massive.

« Les idées, ça ne s'abat pas ! », s'était écrié avec force Sarría, un lieutenant noir dirigeant la patrouille de l'armée de Batista qui nous avait fait prisonniers après notre tentative de prendre la caserne Moncada quand trois de nous dormions dans une petit cahute de montagne, épuisés après les efforts que nous avions consentis pour briser l'encerclement. Les soldats, pleins de haine et d'adrénaline, me visaient, sans m'avoir encore identifié. « Les idées, ça ne s'abat pas ! », continuait de répéter, presque à voix basse, telle une psalmodie, le lieutenant noir.

Cette splendide phrase, je vous la dédie, monsieur W. Bush.

Fidel Castro Ruz
28 mai 2007

http://granma.co.cu/secciones/reflexiones/fra-0013.html

[Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul ont été supprimées]

CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip/
"Lorsque les Etats-Unis sont venus chercher Cuba,
nous n'avons rien dit, nous n'étions pas Cubains."

Pour vous abonner (gratuitement), envoyez un courrier (vide) à
CubaSolidarityProject-abonnement@yahoogroupes.fr

Pour diffuser un message aux abonnés:
CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr

Pour contacter directement le responsable
(commentaires, réactions, menaces et lettres d'amour)
cubasolidarity@club-internet.fr

Lettre aux députés européens à signer
http://vdedaj.club.fr/cuba/lettre_deputes.html

livre CUBA EST UNE ILE - Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj
http://vdedaj.club.fr/cuba/cuba_ile_livre.html
livre les Etats-Unis, DE MAL EMPIRE - D. Bleitrach, V. Dedaj, M. Vivas
http://vdedaj.club.fr/cuba/de_mal_empire.html

Chambres chez l'habitant
http://www.cuba-linda.com/

Si vous utilisez un programme anti-spam, pensez à placer l'adresse
CubaSolidarityProject@yahoogroupes.fr dans la liste "blanche" ou la liste d'amis.

11:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, communisme, histoire, cuba, general, guerre, oppression capitaliste, politique, courcelles, romain, social | |  Imprimer | | |

21/05/2007

21/05/2007: Le programme électoral du Ptb: Préserver la terre pour les générations futures. Que les plus gros pollueurs supportent les charges les plus lourdes !

Le programme électoral du Ptb: Préserver la terre pour les générations futures. Que les plus gros pollueurs supportent les charges les plus lourdes !

 

4. Préserver la terre pour les générations futures. Que les plus gros pollueurs supportent les charges les plus lourdes !

Le réchauffement climatique est un problème très grave qui requiert des solutions urgentes, collectives et globales. Le gouvernement libéral-socialiste cherche la solution dans des « mesures impopulaires » et dans des taxes qui frappent le revenu et le niveau de vie des simples citoyens. On pourrait imaginer d’autres solutions, plus sociales. Selon le principe qui dit que « les plus gros pollueurs paient », ce sont l’industrie et les producteurs d’énergie qui doivent fournir le plus gros effort. Le simple citoyen n’a pas les moyens d’investir dans des sources alternatives d’énergie et il doit par conséquent être aidé, si on veut qu’il économise l’énergie.

L’état de la situation

Les scientifiques se sont mis d’accord pour dire que l’activité humaine est à la base du réchauffement de la terre. Une hausse de la température de plus de 2 °C (par rapport au début du 19e siècle) peut avoir des conséquences catastrophiques. Actuellement, la hausse de la température est déjà de 0,7 °C, si bien que des mesures draconiennes sont nécessaires à court terme. Dans le cadre du protocole de Kyoto, la Belgique s’est engagée à réduire pour 2012 ses rejets de gaz à effet de serre de 7,5 % par rapport à 1990. Mais, aujourd’hui déjà, il semble qu’on n’y arrivera pas. L’Union européenne propose une réduction de 20 % pour 2020. C’est encore trop peu.

Qui est responsable des rejets de gaz à effet de serre en Belgique ? Par importance décroissante, on trouve : l’industrie (31 %), les producteurs d’énergie et surtout les centrales électriques (21 %), le trafic routier des personnes et des marchandises (18 %), les habitations (15 %), l’agriculture (9 %), le commerce et les services (4 %). Le secteur des déchets, le transport ferroviaire et la navigation intérieure n’y vont par ailleurs que d’une contribution marginale (1 % ou moins). La navigation maritime et surtout le trafic aérien dégagent également des gaz à effet de serre, mais leur contribution n’est pas reprise dans les statistiques nationales.

Un problème qui met en cause
une certaine vision de société

Il est très difficile, sinon impossible, d’imposer un arrêt définitif au rejet sans retenue des gaz à effet de serre dans une société au sein de laquelle les décisions concernant la production et les infrastructures sont déterminées par des entreprises privées en quête permanente de profit. Les producteurs privés d’énergie ont intérêt à ce que la consommation soit la plus grande possible. Pour accroître leur profit, les entreprises produisent dans des pays à bas salaires et acheminent ensuite leur production vers des consommateurs se trouvant à des milliers de kilomètres. Camions et avions sont responsables d’un cinquième des gaz à effet de serre. Bien que les économies d’énergie à long terme soient également avantageuses pour les entreprises, celles-ci ne s’y résolvent souvent pas parce que leurs actionnaires cherchent avant tout un rendement à court terme. Depuis des années déjà, l’Union européenne cherche des fonds pour la mise en place d’un réseau ferroviaire et d’un réseau de navigation réellement modernes. Mais la plupart des entreprises donnent leur préférence au transport routier et font assumer par la communauté les coûts du réseau routier et des conséquences sur l’environnement.

Le problème du rejet de CO2 et du réchauffement qui y est lié dépasse souvent les possibilités des entreprises. C’est pourquoi les autorités doivent prendre des initiatives sur le plan d’une politique énergétique globale.
Ce n’est que lorsque les grandes entreprises sont la propriété de la communauté et que l’économie est planifiée à long terme que les cartes sont réellement favorables à la réalisation du passage vers une production et des transports respectueux de l’environnement.
Dans l’intervalle, il faut obliger l’industrie à tendre vers une efficacité énergétique la plus élevée possible et à faire les investissements nécessaires en ce sens. Seuls des appareils et produits économisant l’énergie devraient encore pouvoir être mis sur le marché. En Belgique, les déperditions de courant par toutes sortes d’appareils coûtent en moyenne de 60 à 100 euros par an et par famille.

Généralisation des meilleures techniques disponibles dans l’industrie

Le rendement des centrales électriques actuelles n’est que de 30 %. Cela signifie que 70 % de l’énergie se perd sous forme de chaleur (vers l’atmosphère ou l’eau de refroidissement). Avec l’introduction d’un cycle combiné (une turbine à gaz accouplée à une turbine à vapeur), on peut obtenir un rendement de 52 %.

Utilisation de la chaleur excédentaire issue de
la production industrielle et de celle d’électricité

En appliquant la cogénération de chaleur, on peut même atteindre un rendement de 80 %. Ici, la chaleur excédentaire est récupérée utilement dans d’autres industries ou pour le chauffage (central) d’immeubles publics ou de logements. Ces systèmes de chauffage urbain existaient déjà dans les pays de l’Est et on les applique à nouveau aujourd’hui dans nombre de grandes villes allemandes. Dans le temps, des quartiers et des bâtiments publics de Charleroi étaient chauffés avec l’eau de refroidissement de Cockerill-Sambre et à Alost, on utilisait l’eau de refroidissement de la firme d’aliments Amylum. Aujourd’hui, ces installations ont été démantelées, soi-disant parce qu’elles étaient « trop chères ». Mais on n’a pas tenu compte de l’environnement… Dans les années 1980, les tours à appartements du Luchtbal, à Anvers, ont été chauffées avec la chaleur excédentaire de l’ancienne centrale électrique de Merksem. Aujourd’hui, on peut encore y voir la totalité de la tuyauterie utilisée à cet effet. La chaleur excédentaire de la zone portuaire anversoise est énorme. Les grandes entreprises récupèrent cette chaleur excédentaire dans la mesure où les coûts de récupération sont inférieurs au prix de l’énergie (déjà plus bas) qu’elles doivent payer elles-mêmes. Ce qui reste encore de cette énergie est définitivement perdu.
Nous demandons la réintroduction de ces systèmes partout où c’est possible.

D’importants investissements en transports publics de qualité et bon marché

Le secteur des transports – le transport routier – est celui dont le rejet de gaz à effet de serre croît le plus rapidement (de 14 % en 1990, sa part est passée à 18 % en 2004). Pour le transport des personnes, nous demandons d’importants investissements dans les infrastructures, le matériel et le personnel des chemins de fer, métros, tramways et autobus. Le RER, réseau express régional à Bruxelles et dans sa grande agglomération doit être réalisé rapidement. Nous voulons des transports publics bon marché qui soient attrayants et à même de convaincre les gens de laisser leur voiture le plus possible à la maison.

Le transport des marchandises sur longues distances : obligatoirement par rail ou par bateau

Alors qu’aujourd’hui de plus en plus de gens passent aux transports publics, une part de plus en plus grande du transport de marchandises se fait par camion. Cela vient de l’interdépendance croissante des entreprises (spécialisation et sous-traitance) et de l’introduction du système du just-in-time (travailler sans stocks). Les délocalisations font qu’il y a de plus en plus de transport des marchandises sur de longues distances. Les nombreux poids lourds rendent nos routes peu sûres, ils sont la cause des hauts coûts d’entretien de l’infrastructure routière et ils polluent l’atmosphère. Dans son Livre blanc, la Commission européenne déclare vouloir faire le transfert des marchandises de la route au rail. Mais du fait qu’elle a l’intention de le faire par la privatisation des chemins de fer, on ne voit rien venir. Nous proposons que le transport des marchandises sur de longues distances (par exemple, le transit par la Belgique) soit rendu obligatoire par chemin de fer (par l’entreprise publique B-Cargo) ou par bateau.

Le système du tiers payant pour
les investissements dans l’économie
de l’énergie par les particuliers

Les quelque 4,3 millions d’habitations de notre pays sont responsables du rejet d’une grande quantité de gaz à effet de serre. Bien des habitations sont encore mal isolées. Trois habitations sur dix n’ont pas de double vitrage, quatre sur dix sont dépourvues d’isolation de la toiture et six sur dix d’isolation murale. Bien des habitations ne sont pas encore équipées de chaudières performantes, bien que celles-ci soient aisément disponibles. La plupart des gens seraient d’accord d’investir dans l’économie d’énergie, mais ils n’ont pas l’argent pour le faire. C’est pourquoi nous proposons le système du tiers payant. Dans ce système, les investissements dans l’économie d’énergie sont payés par le fournisseur d’énergie ou par le gestionnaire du réseau, le paiement se fait dans la facture d’énergie (sans intérêts). Ici, la facture totale ne peut être majorée. Quand l’investissement a été totalement remboursé, la facture d’énergie de la famille sera moins élevée en raison de l’économie d’énergie réalisée.

Un plan pluriannuel facilitant le passage
à des sources alternatives d’énergie

Un plan pluriannuel est nécessaire pour réduire fortement la consommation des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) au profit des sources renouvelables d’énergie telles les énergies hydraulique, éolienne, solaire et la chaleur terrestre. Dans ces secteurs, il faudra investir beaucoup, à partir de la taxation des superprofits des compagnies pétrolières et gazières. Avec à peine 2 % d’énergie verte, la Belgique est la lanterne rouge de l’Europe.

Propositions d’action PTB+

  • Généralisation des meilleures techniques disponibles dans l’industrie pour :
    • Limiter le plus possible le rejet de gaz à effet de serre.
    • Rendre les produits les plus efficients possible sur le plan de l’énergie.
    • Obtenir les meilleurs rendements dans les centrales électriques.
  • Utilisation de la chaleur excédentaire de la production industrielle et d’électricité pour le chauffage des immeubles publics, des quartiers résidentiels, etc.
  • Importants investissements dans le secteur public (train, réseau express régional, métro, bus).
  • Transport des marchandises sur longues distances : obligatoirement par rail ou bateau.
  • Système du tiers payant pour les investissements dans l’économie d’énergie par les particuliers.
  • Plan pluriannuel favorisant l’abandon de l’énergie nucléaire et des centrales au charbon et le passage à des sources renouvelables d’énergie.

19:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, belgique, politique, ptb, communisme, elections, romain | |  Imprimer | | |

17/05/2007

16/05/2007: Guy Môquet, jeune figure de la Résistance contre l'occupation ...

Ce que sont, ce qu’ étaient, les vrais communistes … Ceux qui ont tout donné, même leur vie …

RoRo

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Al Faraby
Envoyé : mercredi 16 mai 2007 18:46

Objet : [assawra] Guy Môquet, jeune figure de la Résistance contre l'occupation

 

Hommage

Guy Môquet,  jeune figure de la Résistance contre l'occupation

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3864

 

 

La lettre de Guy Môquet à la veille de sa mise à mort

 

"Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré,

mon petit papa aimé,

 

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant.

 

Courage !

Votre Guy qui vous aime.

 

Guy

 

Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

 

 

Aperçu de vie

 

Guy Môquet était le fils du député communiste du XVIIe arrondissement de Paris, Prosper Môquet. Le parti communiste français ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté en Algérie. Le frère de Prosper, Henri était concierge au siège du parti communiste. À la fin de l'été 1940, il est intégré dans le dispositif clandestin du parti.

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu'il révèle les noms des amis de son père.

Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes.

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes.

Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes "pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français": 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant "vive la France". Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00.

Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours.

 

www.aloufok.net

 

Participez à la liste de Diffusion " Assawra "
Liste dédiée à l'Intifada ...
S'inscrire en envoyant un message à : 
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr 

 

Roger ROMAIN –  candidat Ptb+ au Sénat le 10 juin 2007 - B6180 Courcelles

15:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, communisme, elections, politique | |  Imprimer | | |

23/01/2007

22/01/2007: Lorsqu'un perroquet, attardé de l' anti-communisme béat, m' écrit ...

De : Roger Romain [mailto:roger.romain@skynet.be]
Envoyé : samedi 20 janvier 2007 19:49
À : fa029559@skynet.be; aksakal7@hotmail.com
Objet : CoDif: (suite) Encore un attardé de l' anti-communisme béat ... Je vous laisse les fautes ... qui ne sont pas de simple inattention . Dois-je publier ... ?

 

Merci de ton message !

Il y a une chose, vois-tu, que ces attardés mentaux (que je n’  ai  d’ ailleurs pas sifflés !) ne comprendront jamais : c’ est que tant qu’ il y aura 1 seul exploiteur capitaliste sur cette terre, il y aura des communistes (qu’ ils s’ appellent communistes ou autrement…).

Je ne cesse de le répéter : la révolte des esclaves et des exploités dure depuis Spartacus, et probablement bien avant … et elle continue de plus belle.

Depuis « la chute du mur de Berlin » et l’ Anschluss de la Rda,  le Monde vit de plus en plus mal et la situation s’ aggrave de jour en jour.

Les crimes du capitalisme et leur mépris des peuples n’ont plus de limites.

Dans les pays de l’  Est « libérés » du « communisme » (sic), les exploiteurs, les popes et les monarques ont repris le pouvoir ramenant le monde 1 siècle en arrière, sous le pillage des multinationales, les guerres de religions, racistes, impérialistes et colonialistes.

Bonne soirée !

RoRo

 

 

 

 

 

 

De : romain-proprietaire@yahoogroupes.fr [mailto:romain-proprietaire@yahoogroupes.fr] De la part de Marcus Lemaire

Objet :[romain : paix_socialisme_communisme] CoDiff: Encore un attardé de l' anti-communisme béat ... Je vous laisse les fautes ... qui ne sont pas de simple inattention . Dois-je publier ... ?

 

Bonjour Romain,

Bien fait de publier ce mail ...

Il (dé)montre  que la capitalisme fabrique (en effet) de plus en plus d'attardés mentaux.

Marc.

 

----- Original Message -----

Sent: Saturday, January 20, 2007 12:19 PM

Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] CoDiff: Encore un attardé de l' anti-communisme béat ... Je vous laisse les fautes ... qui ne sont pas de simple inattention . Dois-je publier ... ?

 


De : aksakal7@hotmail.com [mailto:aksakal7@hotmail.com]
Envoyé : vendredi 19 janvier 2007 22:12
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Toutes mes félicitation!

Quand l'on pense,
que le marxisme-léninisme est mort depuis la chute du mur de Berlin, je ne peut que vous félicité pour votre ténacité a maintenir cette doctrine stupide et moribonde .
La seul présence sur votre site du drapeau communiste est une insulte a notre commune!
Vous voulez que Courcelles évolue?
Et bien arrêtez de la polluer avec vos niaiseries rouges!
Voila tout se que je pense de vos idées et du (co)comunisme!

22:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, charleroi, histoire, romain, courcelles, belgique, communisme, democratie, liberte, social, ptb, politique, propagande, syndicats, solidarite, hainaut | |  Imprimer | | |

11/01/2007

11/01/2007: Lu dans "Le Soir", à propos du Ptb ...

De : Marc van Campen [mailto:marc_vancampen@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 13:40
Objet : Fw: Bonne lecture

 

 

 

Lu dans "Le Soir"

 

Marx attaque

 


Vingt ans après la chute du Mur, le communisme serait-il devenu le nouvel espoir d'un électorat déçu par les partis traditionnels ? Photo solidaire.org.

 

 

Herstal, banlieue ouvrière de l'agglomération liégeoise, célèbre pour son usine d'armes et de munitions. Comme au temps des cités grecques, un petit groupe d'une vingtaine de personnes improvise une assemblée politique place Jean-Jaurès, sur les marches de la maison communale. « Ce soir encore, le conseil communal s'apprête à voter des taxes qui frapperont vos revenus, et ceux des habitants les plus pauvres de la commune. Nous allons nous opposer à chacune d'entre elles, à l'exception de celles que nous estimons équitables. Nous allons aussi plaider pour l'intervention du fonds des communes. La solidarité entre les communes riches et pauvres n'est plus une réalité aujourd'hui ! » Tonnerre d'applaudissements pour Nadia Moscufo et Johan Vandepaer, les deux orateurs, qui pénètrent ensuite dans la salle du conseil accompagnés de leurs sympathisants et de leurs calicots « Herstal moins cher est possible ». Elle est caissière chez Aldi et déléguée syndicale FGTB. Lui est « Médecin pour le peuple ». Tous deux sont les deux premiers conseillers communaux PTB (Parti du travail de Belgique) à avoir été élus, en 2000, dans une commune wallonne.

 

Longtemps perçu comme marginal, le dernier reliquat communiste du paysage politique belge cherche aujourd'hui à se créer une nouvelle image. « Il faut reconnaître que nous avons été beaucoup trop sectaires par le passé, avoue Raoul Hedebouw, porte-parole du parti. Notre message passait mal et notre programme n'était clairement pas adapté à son époque. » Depuis sa création en 1979 par des militants d'obédience maoïste, le PTB ne faisait en effet guère parler de lui qu'à travers quelques coups d'éclat parfois douteux. On se souvient par exemple de son alliance, en 2003, avec la liste du libano-anversois Abou Jahjah ou de la publication par son président Ludo Martens d'un ouvrage négationniste sur les crimes du stalinisme.

 

Force est aussi de constater que la « révolution » et l'avènement de la « dictature du prolétariat » n'ont pas été, ces dernières années, des concepts très porteurs sur le plan électoral. Se voulant révolutionnaire et non désireux de gouverner, le parti proposait aux électeurs, jusqu'à la fin des années 90, un programme essentiellement fondé sur la contestation du système et les préceptes du marxisme. Il n'était donc pas rare de retrouver la « libération du tiers-monde » sur un programme électoral pour un scrutin communal. Depuis lors, c'est à une profonde remise en question que se sont attelées les forces vives du parti.

 

Sans renier ses origines ni ses ambitions révolutionnaires, le PTB a entamé un important travail de rapprochement avec la population pour se préoccuper davantage des problèmes quotidiens de son électorat potentiel. « Même si nous savons que le système dans lequel nous vivons ne peut pas garantir le progrès et le bien-être de la population, nous avons compris que pour être efficaces, il était nécessaire pour nous d'accepter de jouer le jeu », poursuit Raoul Hedebouw.

 

Ainsi à Herstal, à l'approche du dernier scrutin communal, des équipes de militants ont sillonné les différents quartiers à la rencontre des habitants et de leurs préoccupations quotidiennes. Après avoir constaté que les taxes, comme dans beaucoup de communes défavorisées et en manque de rentrées financières, y étaient élevées et que les habitants exprimaient de plus en plus de craintes par rapport à leur pouvoir d'achat, la campagne du PTB dans la commune fut basée sur la gratuité du sac-poubelle.

 

Stratégie payante puisqu'après avoir remporté 5 sièges en 2000, ce ne sont pas moins de 15 conseillers dans huit communes du pays que le parti d'extrême gauche remporta le 8 octobre dernier, dont 6 dans la seule entité de Zelzate, en Flandre-Orientale (1 électeur sur 5 !). « Un succès extraordinaire que nous devons au travail exceptionnel de nos militants », se félicite-t-on du côté du parti. Un succès, certes, que l'on ne peut s'empêcher de comparer aux résultats remportés aux Pays-Bas par le SP ou encore au capital sympathie en hausse dont jouissent, chez nos voisins du sud, la syndicaliste Arlette Laguiller ou le postier Olivier Besancenot.

 

Vingt ans après la chute du Mur, le communisme que l'on croyait mort serait-il devenu, après l'extrême droite, le nouvel espoir d'un électorat déçu par les partis traditionnels ? Pascal Delwit, professeur de sciences politiques à l'ULB, nuance. S'il est vrai que l'on observe partout en Europe un regain d'intérêt pour l'extrême gauche, il ne faut pas négliger la présence d'un électorat volatil qui a pu cette fois bénéficier au PTB. « Ce genre de parti peut connaître des pics de voix, mais il est peu probable qu'ils viennent à se stabiliser. »

 

Cheville ouvrière du parti : le programme « Médecine pour le peuple » et son réseau de maisons médicales, créés à l'origine par une poignée de médecins ayant renoncé à l'appât du gain. Au coeur du « prolétariat urbain » et à proximité des grands centres industriels, les maisons médicales proposent, à côté de soins médicaux gratuits, une multitude d'autres services à la population allant de la consultation juridique aux conseils pour bien choisir son futur fournisseur d'électricité. Autant d'occasions de garantir une visibilité sans égale au parti dans les quartiers défavorisés, où il puise l'essentiel de son électorat. Est-ce un hasard si l'on recense ce type de maison médicale dans toutes les communes où le parti compte des élus ? Mais plus que les maisons médicales, la force du PTB reste son vivier de militants dont l'engagement et le dévouement feraient pâlir d'envie certains partis traditionnels.

 

Il fait encore nuit noire devant le tri postal d'Anderlecht mais Gérard Mugemangange bat déjà le pavé avec deux camarades pour distribuer des tracts contre le « pacte des générations » aux travailleurs qui viennent prendre leur service. Régulièrement, cet expert-comptable de 32 ans, membre du PTB depuis dix ans, se lève dès potron-minet pour distribuer des tracts aux postiers. Bien que n'ayant jamais travaillé dans l'entreprise, il coordonne la cellule du PTB au sein de la Poste qui compte plusieurs dizaines de membres. « C'est parfois très difficile de se lever à pas d'heure juste pour aller donner des tracts, avoue-t-il. Mais à 6 h 30, quand c'est fini, tu es content parce que tu sais que, quelque part, tu permets de faire avancer les choses. »

 

A la Poste en effet, la communication est rendue extrêmement difficile entre les très nombreux membres de l'entreprise, notamment par le fait qu'il leur est interdit de s'adresser à la presse. Se sentant à la fois ignoré des partis traditionnels et dépourvu de moyens d'action devant la détérioration des conditions de travail que subissent, selon lui, les travailleurs de l'entreprise, Jan, postier à Bruxelles depuis douze ans, a rejoint les rangs du PTB il y a deux ans. « Il y a toujours plus de travail avec de moins en moins de personnel. On oublie notre qualité d'être humain. Le PTB est la seule structure politique à s'intéresser vraiment aux problèmes des gens ». Comme le PS autrefois, le parti marxiste essaie d'être présent dans toutes les grandes entreprises du pays : Arcelor, FN, SNCB, Stib, Aéroport... Les militants du PTB actifs au sein de cellules d'entreprise se réunissent plusieurs fois par mois pour évoquer ensemble les problèmes internes rencontrés par eux et leurs collègues et élaborer des stratégies communes. C'est au premier étage du centre culturel « La Braise », au coeur du quartier Saint-Léonard, que nous retrouvons les membres de la cellule « Arcelor ». La plupart des travailleurs assis autour de la table, devant la fresque de Lénine et des affiches faisant l'apologie de l'intifada, sont aussi délégués syndicaux.

 

Comme à la Poste, ils militent le plus discrètement possible au sein de l'entreprise pour éviter les représailles patronales.

 

Avec ses 15 nouveaux conseillers communaux et ses 600 nouveaux membres enregistrés l'année dernière, l'ancien parti maoïste a le vent en poupe et se sent pousser des ailes. « Le système montrera un jour ses limites et se détruira de lui-même, explique Raoul Hedebouw. Mais plus question d'attendre le Grand Soir. Nous avons compris que la révolution se construit tous les jours, à travers des actions concrètes comme la médecine gratuite, le combat pour la réduction du prix du sac-poubelle ou des propositions pour un achat groupé d'électricité au niveau communal. »

 

Le plus grand des petits partis est-il en passe de trouver sa place parmi les grands ? « Nous sommes au contraire le plus petit des grands partis », rectifie-t-il en plaisantant, regrettant néanmoins l'impossibilité qui lui est faite d'accéder aux médias au même titre que les partis traditionnels. « Donnez-moi un micro, je fais 10 % sans problème ! » En attendant, six nouvelles communes de Flandre et de Wallonie vont faire l'expérience de la méthode PTB dans leur maison communale et leurs quartiers. Certains se prennent déjà à rêver du temps où Ecolo aussi était composé de doux rêveurs.

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, hainaut, belgique, charleroi, courcelles, ptb, communisme, presse, silence, romain, histoire, actualites, elections, resistance, capitalisme, oppression capitaliste, solidarite, social, syndicats | |  Imprimer | | |

14/12/2006

SOLIDAIRE n°48 - 13/12/2006

n°48 - 13/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
41 milliards d’euros : des bénéfices jamais vus. Et nos salaires?

Nouvelles des entreprises
VW • Vives discussions au sujet des primes et de l’emploi

VW • Maintenant, c'est la lutte pour de bonnes conditions de travail qui commence
Daniel Savage

VW • Traiter sur le même pied les travailleurs de la sous-traitance
Jo Cottenier

L’accord interprofessionnel 2007-2008 • Les syndicats réclament 6,8% d’augmentation
Jef Bruynseels

Arcelor Mittal • Une prime à la limite de la légalité
Hubert Hedebouw

Caterpillar • Des centaines d’emplois pour ceux de VW?
Germain Mugemangango

En bref

Aviapartner • Action contre la vente au rabais de l’entreprise
Nicole Materne

SNCB Port d’Anvers • Les cheminots sur la brèche pour la sécurité au travail

Belgique
[Portrait] Hans Krammisch, docteur serein au cœur ardent
David Pestieau

Ces élus qui font la différence

Namur • Demain, 14 kilomètres pour aller à la poste
Thierry Warmoes

Enseignement • L’école mariée de force à la police?
Olivier Fellemans

Cadeau de Noël du gouvernement: la journée de 10 heures et la semaine de 48
Jef Bruynseels

Gand • Une taxe égouts cachée dans la facture d'eau
Gaston Van Dyck

In Memoriam Albert De Coninck

International
L’Amérique latine toujours plus à gauche

Liban • Un million de manifestants à la solde de la Syrie?
Luc Vancauwenberge

En bref

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Qui va nous sortir de la?
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
Notre marché de Noel

16:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, belgique, presse, histoire, silence, actualite, solidaire, ptb, capitalisme, oppression capitaliste, euro-dictature, communisme, democratie, liberte, social, syndicats, politique, imperialisme, guerre, occupations, amerique, usa, terrorism | |  Imprimer | | |

07/12/2006

11/12/2006: CHARLEROI: Je dois comparaître devant le juge de paix...

BELGIQUE: CHARLEROI:  Je dois comparaître devant le juge de paix... L’ Ordre féodal des Médecins poursuit ses attaques contre les médecins progressistes …

 

 

De : Sofie Merckx [mailto:sofiemerckx@euphonynet.be]
Envoyé : mercredi 6 décembre 2006 23:34

Objet : Je dois comparaitre devant le juge de paix...

 

Cher(e) ami(e),

 

lundi 11 décembre à 9h00 je dois comparaître devant le juge de paix au palais de justice de Charleroi car je refuse de payer ma cotisation à l’ordre des médecins.

 

Pourquoi je ne paie pas cette cotisation ?

 

Je ne paie pas ma cotisation comme protestation car :

 

q       L’ordre défend une organisation commerciale des soins de santé. Il écrivait déjà en 1996: «Une assurance maladie à deux niveaux semble inévitable. On assure à chacun une offre minimum de soins indispensables. Le reste devrait être couvert par une cotisation personnelle».

q       L’ordre des médecins privilégie l’intérêt du médecin au détriment du patient . L'article 71 du Code de déontologie dit par exemple qu'un médecin peut demander un supplément d'honoraire en fonction de sa "renommée". Il est alors logique que certains chirurgiens refusent d'opérer quelqu'un qui ne veut pas payer de supplément. Est-ce cela l'intérêt du patient ?

q       L’ordre n’est pas soumis à un contrôle démocratique.

 

Depuis les années '80 beaucoup de personnes ont contesté le rôle de l’ordre des médecins , mais aucune proposition de loi, ni réforme n’a abouti à de réels changements.

 

Nous, médecins pour le peuple nous pensons que cette situation a assez perduré. Nous demandons tout simplement qu’on ne soit plus obligé par la loi d’adhérer à une organisation dont on ne partage nullement les fondements. L’ordre peut alors perdurer comme organisation libre. En annexe vous trouvez notre point de vue sur l’évolution du rôle de l’ordre des médecins.

 

Qu’est-ce que je risque ?

 

Je risque d’être condamnée a payer les sommes dues.

 

Pourquoi est-il important d’être présent ?

 

Sachez que depuis des années les médecins des provinces de Limbourg,de Liège et d’Anvers qui refusent de payer leurs cotisations ne sont plus poursuivi par l’ordre.

Ce n’est-que quand nous sommes soutenues que l’ordre recule.

 

 

Rendez-vous :

 

Lundi 11 décembre 2006

 

8h30

 

Palais de justice de Charleroi : entrée Boulevard De Fontaine.

 

Donnez-moi votre avis

 

Sofie

 

Dr Merckx Sofie

Rue babotterie 87

6001 Marcinelle

Inami 1-18820-05-004

tel: 071/ 47.64.96

GSM: 0473/73.55.25

20:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cdh, belgique, hainaut, charleroi, democratie, libertensocial, solidarite, resistance, justice, repression, capitalisme, oppression capitaliste, euro-dictature, presse, silence, actualite, histoire, romain, courcelles, politique, ptb, communisme, socialisme, ps, mr | |  Imprimer | | |

06/12/2006

SOLIDAIRE n°47 - 06/12/2006

n°47 - 06/12/2006

Solidaire
La une

Éditorial
VW • On aura encore besoin de vous dans les semaines à venir

Nouvelles des entreprises
Ford Genk • Les dessous d’une cellule de reconversion
Free Van Doorslaer

L’Etat a offert 706 millions d'euros à VW en 20 ans
Marco Van Hees

GM • «Si nous acceptons une équipe en moins, nous serons de la revue»
Yannick Peeters

En bref

SADACI • Philiep De Vuyst, ancien délégué, en procès contre son ex-employeur
Anton Van Bree

VW • L’Audi A1 ou des C4 ?
Jo Cottenier

VW • 170 000 voitures dès 2007 ?
Jo Cottenier

Au bistrot avec des ouvriers VW
Romain Dierickx

Bruxelles: 25 000 fois 'Touche pas à mon job'

VW/Arvin Meritor • Les travailleurs de la sous-traitance, derniers dominos de la chaîne
David Pestieau

VW-Pampelune (Espagne) • Notre solidarité entière avec ceux de VW-Forest
Jean Pestieau

Compétitivité : un slogan patronal vieux de cent ans

Santé
ANTENNES GSM • Attention, brouillard électromagnétique
Franz Verdel

International
Syndicalistes, vous voulez découvrir la Chine ?

Liban • «Notre syndicat regroupe des affiliés des différentes religions»

En bref

Philippines • Les travailleurs de Nissan veulent retourner au travail

Mumia Abu-Jamal • Depuis 25 ans dans le couloir de la mort
Martine Raeymaekers

Journal de Bolivie [3] • Un pont d'argent jusqu'à Madrid

Régions
Zelzate-Ouest entend garder son bureau de poste
Gaston Van Dyck

Charleroi  • Martine ne sera pas expulsée de son logement social

Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Audi ou Citroën?
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
[Portrait] L’homme en noir vient du Gabon
Thomas Blommaert

L'avocat vous répond
Jours de congés

21:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, presse, silence, solidaire, ptb, social, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, repression, democratie, liberte, occupations, imperialisme, terrorisme, communisme | |  Imprimer | | |

01/12/2006

01/12/2006: PETITION: à Charleroi et à Courcelles, nous réclamons la suppression des taxes "déchets" ...

PÉTITIONS: à Charleroi et à Courcelles, nous réclamons la suppression des taxes "déchets" ...

 

COURCELLES :

Ce 1er décembre 2006, à l’ instar de ce que font le Ptb et Médecine pour le Peuple à Charleroi, nous lançons à COURCELLES une vaste pétition pour la suppression de la taxe « Déchets » : 100 euros par ménage, 50 euros par isolé. Des millions de Fb sont prélevés, pompés, chaque année dans nos poches par la majorité en place pour faire face aux factures de plus en plus lourdes à payer par la commune à l’ Icdi, cette intercommunale à scandales. C’ en est assez des taxes de plus en plus lourdes et de plus en plus nombreuses. Les travailleurs, la population, ont de plus en plus de mal à supporter les charges du capitalisme qui réalise de profits de plus en plus fabuleux, grâce aux multinationales, aux délocalisations, aux privatisations, à une exploitation des plus en plus sauvage et à l’ Euro-dictature des patrons et des banquiers. VW : 4.000 travailleurs à la porte et des milliards de Fb de profits toujours en hausse … ! Des gouvernants qui ne cessent de faire des cadeaux aux multinationales sur notre dos … sous le prétexte de « sauver » et/ou développer l’ emploi ( ???) alors que l’ on introduit de plus en plus de machines ruineuses qui nous tuent …

Les « socialistes » ? Nulle part, dans l’ Euro-dictature, ils ne mettent plus en cause le système capitaliste d’ exploitation de l’ homme par l’ homme. Ils sont pour, complètement intégrés, ils ne présentent plus aucune différence avec les autres. Leur « socialisme » consiste seulement à nous répartir les miettes qui tombent des tables, des assiettes … du capitalisme… A l' heure actuelle, continuer à croire que la sicialo-démocratie européenne peut encore apporter aux travailleurs autres choses que des réformettes, acceptées par le régime, c' est de l' utopie. Tan que cela dure … !

Des textes de pétitions peuvent être obtenus chez Roger Romain, a/conseiller communal, avenue de Wallonie 127, 6180 Courcelles (tél : 0495.47.00.42) ou e-mail : roger.romain@skynet.be . Des affichettes-fenêtre seront bientôt disponibles également sur demande.

A CHARLEROI, près de 10.000 signatures de Carolos ont été récoltées en deux-trois mois. La situation est identique à COURCELLES : nous devons donc réagir collectivement et solidairement contre les pompistes du capitalisme, qu’ils soient « de gauche » ou de droite  !

Il nous faut des signatures et nous recherchons de plus en plus de collaborateurs pour faire signer massivement : nos parents, nos voisins, nos connaissances, nos amis, à Courcelles, Gouy, Souvret, Trazegnies, Bois du Sart…

Au boulot les amis ! Tous solidaires contre cette taxe injuste qui touche indifféremment tous les ménages, alors qu’ 1 franc n’ a pas la même valeur pour tout le monde. Entre un revenu mensuel de 30.000 Fb et un revenu mensuel de 300.000 Fb (En moyenne, c’ est +/- le cumul d’ un bourgmestre d’ une commune comme Courcelles, par exemple !), la différence est de 1 à 10… Ce sont donc les plus petits qui trinquent le plus, comme toujours …

RoRo

19:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cdh, ecolo, courcelles, belgique, hainaut, charleroi, democratie, capitalisme, oppression capitaliste, social, syndicats, communisme, ps, mr, ptb, ucpw, actualite, histoire, presse, silence, politique, solidarite | |  Imprimer | | |

28/11/2006

SOLIDAIRE n°46 - 29/11/2006

n°46 - 29/11/2006

Solidaire
La une

Éditorial
Que vont devenir nos enfants, Monsieur?

Nouvelles des entreprises
Kraft Liège • «Ils font du fric et puis s’en vont»
Alice Bernard

AMP Anvers • La direction obligée d‘accorder des chèques-repas aux intérimaires

Violea Anvers • Le délégué sanctionné peut reprendre le travail
Raf Vandecasteele

SNCB Anvers • Les machinistes demandent des horaires «humains»
Tony Pirard

Belgique
Prison de Bruges • Des traitements inhumains maintenus malgré une décision de justice
Marco Van Hees

International
Philippines • Des syndicalistes belges brandiront 760 photos

Venezuela • Chavez, favori des présidentielles
Ringo Guzman

En bref

Le Portugal accueille 63 délégations de partis communistes
Baudouin Deckers

Afghanistan • Les soldats belges sont-ils en danger?
Pol De Vos

Les Pays-Bas, leader en matière de libéralisation et de flexibilité
Jo Cottenier

Régions
Charleroi: «L’argent détourné doit revenir à l’enseignement»
Frank Venmans

Dossier
Les coûts salariaux ne font pas la différence

Des délégués d’IG-Metall en visite de solidarité à VW-Forest
David Pestieau

Vw • Trois scénarios, dont pas un en faveur des travailleurs

VW • La restructuration en quelques lignes
Jo Cottenier

VW - Forest • Pour sauver l’emploi, c’est pas l’argent qui manque
Marco Van Hees

VW • Le ministre veut des semaines de 48 h dans l’automobile
Tom De Meester & Stefan Dewilde

VW • Et pendant ce temps, rue de la Loi…
David Pestieau

Congrès métallo • «Nous ne voulons pas d’une société kleenex»
Johnny Coopmans

VW • Manifestation pour l’emploi, samedi 2 décembre

Dossier • Arrêter les licenciements, c’est possible

Des ouvriers de VW témoignent

Cartoons
Cartoon • La Poste et VW
Le dessin de Matiz

Presse et lettres
Lettres

Culture
[Portrait] Tom Waits s’en prend à Bush
Thomas Blommaert

19:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solidaire, presse, silence, communisme, ptb, ps, ecolo, cdh, mr, politique, courcelles, social, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, resistance, socialisme, actualite, justice, afghanistan, charleroi, romain | |  Imprimer | | |

15/11/2006

SOLIDAIRE n°44 - 15/11/2006

n°44 - 15/11/2006

Solidaire
La une

Éditorial
Opération de rattrapage

Nouvelles des entreprises
En bref

Maria Vindevoghel contre Flightcare : round suivant
Nicole Materne

SNCB • Le problème des congés n’est que le sommet de l’iceberg

Anvers • Retombées judiciaires d’une action contre le Pacte des générations

Caterpillar • Gosselies: un intérimaire compétent, il faut l’embaucher pour de bon
Germain Mugemangango

Belgique
Salaires • 5,5% d'augmentation de salaire, est-ce beaucoup ou pas?
Tom De Meester

Libéralisation • Gaz-électricité: quel fournisseur choisir?
Herwig Lerouge

Hoboken • Le VLD refuse de s'asseoir à la même table que le PTB
Joris Van Gorp

Procès DHKP-C • Cinq ans de prison pour avoir défendu ses opinions
David Pestieau & Marco van Hees

Surendettement • Crédit facile… N’avalez pas n’importe quoi
Thomas Blommaert

Enseignement • Les profs s’impatientent
Pierre Charles

À tous les donateurs, merci pour les 70 500 euros!

International
[Portrait] Robert Gates, successeur de Rumsfeld
Pol De Vos

États-Unis • Les élections se sont muées en un référendum sur l’Irak
Pol De Vos

En bref

Népal • Un pas vers la paix sur le toit du monde
Bert De Belder

Bande de Gaza • A quand un boycott d'Israël?
Léa Mathy

Nicaragua • Daniel Ortega : le nouvel ancien président
Pol De Vos

Jeunes
Louvain • 3 000 signatures pour aller au Parlement
Pieterjan Caes

ULB • Un campus en ébullition

D’après les autorités tchèques, toi aussi, tu es illégal
Wouter Van Damme

Etre membre de Comac

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Cartoons
Cartoon • Et le gagnant est...
Le dessin de Matiz

Le médecin vous répond
Intoxication au CO : attention danger !

Presse et lettres
Lettres

Expresso
Expresso

Culture
Une vérité qui dérange: un documentaire à vous glacer le sang
Marc Kennes

21:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : silence, ptb, romain, courcelles, histoire, communisme, actualite, solidaire, presse, belgique, syndicats, social, politique, charleroi, hainaut | |  Imprimer | | |

01/11/2006

01/11/2006: SOLIDAIRE nouveau est arrivé ... !

 

n°42 - 01/11/2006

Éditorial
Le nouveau Solidaire: aidez-le à grandir

Nouvelles des entreprises
En bref

New Holland • Zedelgem: la FGTB gênée par une action politique

SNCB • Hainaut: Chez nous, 41 conducteurs sur 47 seront pensionnés dans dix ans
Marco Van Hees

Prison de Verviers • Qui menace le plus la sécurité du personnel?

Emploi • «Vous n’avez pas besoin d’un boucher à votre journal?»
Marco Van Hees

Syndicats
Congres CSC • Paroles de militants à propos de la solidarité
Jef Bruynseels

Belgique
Scandales Charleroi • De l’argent pour l’école et la propreté détourné au bénéfice du privé?
Germain Mugemangango

La fortune des 20 plus riches familles a augmenté de 34%
Marco Van Hees

Assurances • Sabrez le champagne, nous ne vous mettons pas dehors
Thomas Blommaert

Nouveau miracle technologique: le hold-up sans fil

Le feu pourrait passer à l’orange pour les actes racistes
Thomas Blommaert

Energie • A Bruxelles, Lampiris vampirise
Cécile Chams

International
Campagne 11.11.11 • La pauvreté, c’est nos oignons!
Joacquim Da Fonseca

Allemagne • Plus de 200 000 manifestants contre la pension à 67 ans

Qu’en serait-il avec… Lisbonne?
Ward Coenegrachts

En bref

Le docteur Lise en stage en Bolivie

Photo de la semaine

Régions
Ça s'est passé près de chez vous

Dossier
Que sont devenus les héritiers de la Sabena?
Nicole Materne, Stan Van Hulle & Marco Van Hees

Cartoons
Cartoon • Seigneur Van Cau
Le dessin de Matiz

Interview
Interview • Jean-Claude Defossé cherche, trouve et dérange
Julien Versteegh

Presse et lettres
Expresso

Lettres

Bien joué - Carton rouge
Coca-Cola: grève contre les bousillages de la direction

Gouvernement: un coeur qui bat pour les entreprises

Culture
Clint Eastwood, le cow-boy au double visage
Julien Versteegh

L’homme fort du FC Brussels tacle un des siens
Thomas Blommaert

20:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, presse, histoire, silence, actualite, solidaire, romain, courcelles, ptb, socialisme, communisme, syndicats, social, solidarite, politique | |  Imprimer | | |

25/10/2006

SOLIDAIRE n° 39 du 25 octobre 2006

Solidaire n° 39 du 25 octobre 2006

25-10-2006

Le budget 2007 emballe les patrons

Le budget concocté par le gouvernement Verhofstadt offre de nouvelles réductions fiscales aux entreprises. Alors qu'il fixe de nouvelles taxes pour les ménages, sur les emballages et le tabac. Combien cela va-t-il vous coûter?

> Lire l'article

Charleroi : des propositions pour éviter les « affaires »

Le bourgmestre Van Gompel était présenté comme un îlot de pureté dans l'océan du système PS. Le voilà en prison. Que faire pour assainir les pratiques politiques?

> Lire l'article

Les étudiants refusent une unif Big Brother

Les étudiants de l'ULB s'opposent à l'instauration d'une carte étudiante électronique multifonctions. Une carte munie d'une antenne à radiofréquence qui permettrait à tout moment de localiser son détenteur sur le campus.

> Lire l'article

Un nouveau mouvement politique en Flandre

Malgré un très large mouvement d'opposition des travailleurs, le Parlement a voté le Pacte des Générations, le 15 décembre 2005. Ce mépris du peuple a suscité la création du «Mouvement du 15 décembre».

> Lire l'article

Et en plus...

19:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, charleroi, communisme, europe, euro-dictature, fascisme, guerre, courcelles, democratie, hainaut, histoire, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, otan, occupations, politique, presse, ps, ptbromain, colonialisme, resistance, silenc | |  Imprimer | | |

17/10/2006

17/10/2006: Mise au point concernant l'essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

De : info@csotan.org [mailto:info@csotan.org]
Envoyé : mardi 17 octobre 2006 20:09:;
Objet : Mise au point concernant l'essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

 

COMITE SURVEILLANCE OTAN
Mise au point concernant l’essai nucléaire nord-coréen du 8.10.2006

 

D’une façon générale, le Comité Surveillance Otan condamne systématiquement la prolifération nucléaire et, en particulier, les essais nucléaires ou la simulation de ceux-ci, qui ont pour conséquence de continuer l’escalade de l’armement nucléaire.  Mais ce fait ne doit pas conduire le mouvement anti-guerre, les organisations pacifistes, à se positionner en arbitres équidistants des forces en présence .

 

Il faut constater que nous sommes en pleine prolifération nucléaire et nombreux sont les pays qui, à l’instar de l’Inde et du Pakistan, pensent utile de se doter de l’arme nucléaire comme moyen de dissuasion vis-à-vis des Etats-Unis. Par ailleurs, on sait que les Etats-Unis n’ont toujours pas ratifié le CTBT (Comprehensive Test Ban Treaty),  qu’ils continuent de faire des essais nucléaires subcritiques (essais avec des quantités insuffisantes pour déclencher une réaction en chaîne), que la France continue des simulations sur des ordinateurs très puissants et met au point de nouveaux missiles, et que la Grande-Bretagne renouvelle son arsenal nucléaire.

 

Dans ce contexte,  la déclaration de l’Otan adoptée par les ambassadeurs des 26 pays membres à l’issue d’une réunion d’urgence le 8 octobre dernier, est tout simplement scandaleuse : « L’Otan condamne fermement l’essai nucléaire nord-coréen, estimant qu’il représente une grave menace pour les pays du Pacifique comme pour le monde entier… ».

 

L’Otan qui s’insurge contre cet « essai », ferait bien de balayer devant sa porte, vu qu’elle est en infraction avec le TNP qui interdit (art.I et II) à ses membres de partager des armes atomiques avec les Etats-Unis. Cette situation représente une réelle « grave menace pour le monde entier » car elle bloque complètement les négociations avec la Russie, dont le ministre des Affaires étrangères a répété à maintes reprises qu’elle ne négocierait pas le désarmement des armes nucléaires tactiques tant que les Etats-Unis et l’Otan maintiennent des armes nucléaires sur le territoire européen (6 pays dont la Belgique). A cause de l’Otan, le territoire européen est une des régions les plus nucléarisées au plan militaire.

 

L’Alliance se propose en outre, au prochain sommet de Riga, de préparer l’intégration de la Corée du Sud (probablement bien fournie en armes atomiques par les Etats-Unis) et du Japon dans sa structure. Alors qui est « dangereux » ? La Corée du Nord peut, à juste titre, se sentir elle-même en danger. Rappelons par ailleurs qu’Israël est également proposée à une prochaine intégration et ce pays est le seul au Moyen Orient à posséder des armes nucléaires. C’est bien l’Otan qui met le monde dans une situation de plus en plus dangereuse !              

 

Le 14.10.2006

22:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coree, usa, nucleaire, otan, imperialisme, romain, histoire, courcelles, communisme, euro-dictature, actualite, presse, silence | |  Imprimer | | |

13/10/2006

11/10/2006: Un site pour être informé

pour vous désabonner en indiquant dans l' objet : désabonnement

Jean Louis Bertrand

Un site pour être informé
de la situation internationale,
des ambitions  de l'impérialisme (eh oui ça existe plus que jamais),
des résistances dans le monde (ça se développe!)
de l'action des communistes en France et dans le Monde (il y en a!)

http://perso.orange.fr/polex/

23:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, oppression capitaliste, euro-dictature, presse, silence, social, communisme, romain, histoire, courcelles, syndicats | |  Imprimer | | |

09/10/2006

09/10/2006: COURCELLES: que devient le Parti communiste ?

COURCELLES: que devient le Parti communiste ?

 

COURCELLES : le Parti communiste à Courcelles, c’ est une longue histoire, un combat de plus de 75 ans.

Depuis 1932, il y a à Courcelles, au Conseil communal, voire même au Collège de 1964 à 1970 (Georges Glineur, député de Charleroi pendant 25 ans, ancien doyen d’ âge de la Chambre des Représentants, y fut député-échevin des travaux), des élus communistes, ou des élus qui se font élire sous son appellation.

Mon père, y fut le second secrétaire politique au lendemain de la guerre (après Gustave Dubois). Il siégea lui-même pendant 12 ans au Conseil (avec interruption), 6 ans à la Cap.

Moi-même, j’ ai siégé au Conseil pendant 24 ans, de 1970 à 1994 et j’ y ai acquis une solide expérience communale.

C’ est toute une période de dévouement, de sacrifices, de militantisme, sans compter, de brimades, de combats, des centaines de réunions, des centaines d’ heures de présence au porte-à-porte dans les quartiers, des milliers et des milliers de « Drapeau Rouge » vendus tous les week-ends par de très nombreux militants pendant des dizaines d’ années, … qui ont sacrifié des heures et des heures de loisirs, de vie familiale, de repos, et beaucoup d’ argent personnel …

Aujourd’hui que reste-t-il du Parti ?

La section n’  apparaît plus qu’ à de rares occasions, surtout pour le besoin de campagnes électorales.

Quelle  surprise à l’ occasion de cette campagne électorale qui a débuté le 7 juillet 2006 : le nom du Parti communiste est apparu à 2 reprises, les deux dernières semaines, sous cette forme :

« La section du Parti communiste vous appelle à voter 14 pour la liste Ucpw à Courcelles et n°12 pour la liste  Ucpw à la province ». !

Trois mois de campagne électorale, pour appeler simplement à voter Ucpw. Il fallait le faire alors que la vie communale courcelloise manque de plus en plus cruellement … de l’ avis de communistes qui agissent à visage découvert et comme éléments indépendants, en complète autonomie, des alliances électorales éventuelles. Du moins, c’est ce qui était prévu à l’ origine de l’ Ucpw dont je connais parfaitement la création : une alliance électorale constituée du Parti communiste, du Rassemblement wallon et d’ individualités politiques progressistes, qui gardaient chacun leur autonomie politique en dehors de la gestion des élus…

Regrettable temps passé et de voir disparaître un tel potentiel de combats, de dévouement et d’ expériences pratiques, sur le terrain, une des plus importantes sections du pays, de la région de Charleroi.

 

RoRo

19:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, politique, presse, ucpw, actualite, belgique, charleroi, alc, communisme, cdh, democratie, ecolo, elections, elections 2006, hainaut, histoire, ps, ptb, romain, resistance, silence, solidarite, syndicats, social | |  Imprimer | | |