29.10.2010

25/10/10: Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d'une vaste opération policière au marché de Châtelineau...

 

 

Nos droits "démocratiques" ??? Ce n' est pas à CUBA, c' est en BELGIQUE, à Châtelineau ...
Impensable, il y a à peine 15 ans d' ici ...
Les rafles collectives, les opérations punitives: le fascisme est à nos portes dans un régime de plus en plus contrôlé, répressif et policier. Les prétextes: la sécurité, les sans-papiers, la drogue, le terrorisme, et, ..., on peut les multiplier pour justifier toutes les mesures autoritaires prises.
C'est ce que nous réservent le capitalisme et l' Euro-dictature des multinationales. Le fascisme, c' est le capitalisme sous sa forme ultime, la plus forcenée .
On a le choix: la dictature, c' est "ferme ta gueule!". La "démocratie" capitaliste, c' est "cause toujours !"...
RoRo
  
  
  
  
Sent: Monday, October 18, 2010 10:55 AM
Subject: Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d'une vaste opération policière au marché de Châtelineau

 

Samedi 16 octobre. Nous nous trouvons avec quelques membres de la Plate-forme Charleroi-Palestine avec un stand au marché de Châtelineau. Tout se passe bien, nous avons de multiples discussions avec les gens, très réceptifs à nos arguments sur le boycott des produits israéliens.

Vers midi, un hélicoptère tourne sans arrêt au-dessus de la place. Nous nous demandons ce qui se passe. Un peu plus tard, une camionnette de la police se fraie un chemin le long du marché, passant à proximité de notre stand.

Puis un ami de la Plate-forme vient nous dire : « Ils sont en train d'arrêter plein de sans-papiers, là-bas. » Cela se passe dans une rue donnant sur le marché, tout près de notre emplacement.

Je décide d'aller voir. Là, derrière une camionnette de police, je vois quatre ou cinq personnes alignées contre une grille, les mains menottées dans le dos. Je m'en vais un peu plus loin, puis je reviens sur mes pas et je prends deux photos. Un policier me dit, calmement, que je dois laisser la police faire son travail et que je ne peux pas prendre de photos. Je demande pourquoi on arrête tous ces gens. Il me répond qu'ils vendent des produits de contrefaçon.

Je m'éloigne, je retourne au stand, la rage au coeur. Pourquoi s’en prend-on aux petits vendeurs, souvent des sans-papiers n'ayant pas la possibilité de faire un autre boulot, alors que ce ne sont pas eux qui font écouler la marchandise sur le marché.

On discute un peu au stand, et voilà qu'un commissaire de la police s'amène.

« Vous pouvez venir une minute avec moi ? » Je le suis, un membre de la Plate-forme le suit aussi. Le commissaire me dit : « Vous avez posé une question au policier. Vous n'avez pas le droit de poser des questions. » « Vous avez pris des photos aussi. On va vous entendre au commissariat. » Il appelle son « team d'arrestation ». Trois ou quatre policiers en civil s'amènent très rapidement. Ils me prennent de force, me soulèvent des deux côtés à la fois.

On me pousse dans la camionnette, on me prend mon GSM, mon appareil photo et on met tout cela dans un sac en plastic. Dans la camionnette, il y a trois personnes arrêtées, menottées. J'apprends que deux d'entre elles n'ont pas de papiers de séjour, le troisième n'a pas de permis de travail.

J'entends par la radio de la camionnette que l'opération d'arrestation se poursuit. Des policiers en civil passent régulièrement près de la camionnette.Mon GSM sonne tout le temps. Je demande de pouvoir répondre. « Vous n'en avez pas le droit, vous êtes en détention administrative. » On ne part toujours pas. En fait, le chauffeur attend du renfort...

Une des personnes arrêtées supplie : « S'il vous plaît, éloignez-nous d’ici : les gens du marché vont nous prendre pour des criminels... » Le policier du marché propose d'accompagner la camionnette pour qu'enfin celle-ci puisse partir.

Nous arrivons au commissariat de Châtelet. On nous amène dans un couloir. À gauche, il y a le bureau d'« accueil ». À droite, des cellules où des jeunes d'origine étrangère se trouvent par deux, les mains liées, derrière les barreaux. Il y a un va-et-vient impressionnant, dans ce couloir. De nouveaux « arrivages » de personnes arrêtées, de policiers en civil.

Un policier particulièrement excité et très autoritaire (et je reste polie) donne les ordres et décide qui va où.

Je suis « appelée » dans ce bureau. Le policier hyper-excité se met à m'aboyer dessus. Je lui réponds que je ne suis pas son chien. Vu que mon comportement n'est pas assez collaborant, il m'accuse de « trouble de l'ordre public », « rébellion », « outrage à policiers en fonction ». « Maintenant vous avez deux dossier judicaires et vous êtes en détention judiciaire."  Le lendemain, un avocat me dira qu'ils m'ont dit n'importe quoi. Je ne pouvais pas être en arrestation judiciaire, parce que je n'avais pas vu un juge d'instruction.

Je dois enlever mon bonnet, mon manteau, mes châles, mes sacs... Le policier donne l’ordre à une collègue de me fouiller et envoie une deuxième policière pour l’accompagner car « elle (moi, en fait) se rebelle ».

Je laisse faire la fouille. (Je dois enlever les chaussures, les chaussettes, le jeans, le T-shirt, le pull. Me mettre de face, me mettre de dos. Soulever le soutien-gorge). Après, je dis aux policières qu'il n'est pas normal qu'on me traite ainsi, uniquement parce que je pose une question et que je prends des photos.

On m'amène dans un bureau pour que je fasse une déclaration. Je le refuse. C'est mon droit. Les policiers à qui j’ai affaire ne sont pas contraires. Je dis que je voudrais déposer plainte. Ils me disent que j'ai le droit de déposer plainte au comité P.

De retour à « l'accueil », le policier hyper-excité ordonne qu'on m'emmène dans une cellule en bas. Je vois de nouveaux visages de personnes arrêtées derrière les barreaux. Il y a de nouveau plein de monde dans le couloir.

On m'emmène dans les caves. Je dois enlever mes chaussures, on me fait entrer dans une cellule, je dois enlever mon soutien-gorge. Le froid me tombe dessus. Je demande d'avoir ma veste. « Vous n'avez pas le droit, il y a une couverture. »

Cette cellule ressemble plus à un cachot qu'à autre chose. Il n'y a pas de lumière de jour, elle est à demi éclairée par un spot placé au-dessus de la porte d'acier. Un banc, une toilette. 2 m sur 2 m 30. Il y fait très froid. Je ne peux pas mettre les pieds à terre car le carrelage est très froid lui aussi. Je mets la couverture autour de moi, des épaules jusqu'aux pieds et j'attends sur le banc.

A un certain moment, j'entends qu'un policier vient dans le couloir. Je tape avec mon coude contre la porte d'acier : « Je veux téléphoner à mon mari et à un avocat. » « Vous n'avez pas le droit, vous êtes en détention judiciaire. » Encore un qui dit n'importe quoi.

Je reste au moins deux heures dans cette cellule froide. Heureusement, en élevant la voix, je peux échanger quelques mots avec la personne qui se trouve à côté. J'apprends que c'est la personne qui était assise avec moi dans la camionnette. « Madame, vous êtes là ? »...  « Oui. »... « Putain !... ».

Je lui demande s'il ne craint pas d'être expulsé. Il me dit que, la fois précédente, on l'a relâché après quelques heures. J'espère pour lui que ce sera pareil maintenant. « Patience, Madame, quelques heures... »

A nouveau, des pas dans le couloir. Le commissaire qui a ordonné la détention administrative ouvre la porte, accompagné de deux autres policiers. Il me dit que je peux sortir. Je récupère mes affaires à « l'accueil ».

Mais je suis encore amenée dans un autre bureau. Avec le commissaire, encore les deux mêmes policiers qui sont venus jusqu'à la cellule, et un nouveau, en civil.

Le commissaire précise qu'il m'a mise en détention administrative, mais que cela n'a rien à voir avec mes activités sur le marché. « Je ne vous ai pas non plus parlé de photos. » Ce qui est manifestement faux. « Il y a trois dossiers contre vous : celui du marché, rébellion, trouble de l'ordre public. »

Le « civil » dit que son rôle est de protéger les policiers en fonction. Il me demande de voir les photos pour constater s'il y a des policiers reconnaissables. Apparemment, il faut protéger les indics.

Il montre une photo que j'ai prise du stand de la Plate-forme. « Vous vendiez des objets à votre échoppe ? » Je lui réponds que je n'ai rien à dire là-dessus. « Moi, je suis passé à 8 h 35, vous vendiez de la marchandise. » « Alors cela, c'est votre quatrième dossier. » Je lui ai répondu que c'est un grossier mensonge. En réalité, nous étions sur place à 10 h 30. Il me rend l'appareil.

Les photos des arrestations ne sont pas enlevées. Il faut dire qu'elles n'étaient pas très réussies non plus.

Je m'adresse au commissaire. « Je voudrais connaître votre identité. Je vais déposer plainte contre vous. » Réponse : « Votre avocat n'a qu'à faire son travail. »

Je suis reconduite à la sortie. Il est 16 h 50. J'ai été arrêtée pendant 3 h 30.Je demande qu'on me reconduise à Châtelineau, ma voiture se trouve trois ou quatre kilomètres plus loin. Cela, c'est rêver, évidemment.

Ce n'est qu'une fois chez moi, que j'apprends que des amis ont averti un avocat, lequel a téléphoné au commissariat, et qu'un camarade est venu voir le commissaire pour connaître la raison de ma détention. Ce sont probablement ces interventions qui ont fait que j’ai été libérée plus tôt.

Tout au long de mon « séjour », j'ai pu constater que certains policiers, en particulier ceux qui sont responsables du marché, semblaient plus qu'embarrassés et n’étaient visiblement pas d'accord avec les méthodes utilisées.

J'estime que ces faits, me concernant, sont très graves, c’est une réelle atteinte aux droits démocratiques (au même moment se déroulait une manifestation à Bruxelles sur le même sujet) et je ne resterai pas les bras croisés.

Mais évidemment les personnes arrêtées et qui sont d'origine étrangères ont subi un sort bien plus dur que moi.

Je n'ai pas été menottée (alors qu'on m'a dit que c'était la procédure). Je n'ai pas dû m'inquiéter si j'allais être amenée dans un centre fermé et expulsée du pays. J'ai encore pu répliquer aux aboiements de certains policiers, sans qu'on me frappe. D'ailleurs, un policier m'a dit : « Vous avez vu qu'on a mis des gants, lorsqu'on vous a amenée à la camionette. « Je n'allais pas vous frapper, vous avez l'âge de ma mère. »

Il a oublié de dire aussi que je suis « blanche » et que j'ai la nationalité belge.

Myriam De Ly

22:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romain, courcelles, histoire, politique, actualité, presse, silence, télévision, médias, belgique, répression, démocratie, liberté | |  Facebook | |  Imprimer

15.09.2010

12/09/10: notre camarade Belkacem nous a quittés ...

Le PTB - Charleroi plus particulièrement endeuillé ...:
  
 

In memoriam Belkacem Chilali

Belkacem Chilali nous a quittés ce samedi 4 septembre 2010. Son amie Myriam De Ly lui rend hommage.

Des hommes comme toi, il n'y en a pas deux

 

Tu étais un combattant, Belkacem, un homme de la solidarité, un homme de la masse. Tu es né en Algérie, près de Tizi Ouzou, près des montagnes de Djurdjura et tu avais en toi la force de ceux qui veulent déplacer des montagnes. Très jeune, tu as combattu le colonialisme français en Algérie dans les rangs du FLN. C'est une période qui t'a fortement marqué.

Tu as été mineur de fond dans la région de Charleroi et tu étais délégué de la FGTB. Et tu mobilisais tes troupes pour la grève quand il y avait des problèmes.

Un jour, tu es allé frapper à la porte de la Braise, de la FGTB et du MOC, lorsque ton beau-frère s’est retrouvé enfermé dans le centre fermé de Vottem. Lors d'une conférence de presse à Gosselies, tes amis belges ont témoigné leur estime pour toi, pour Mourad, pour la famille.

Tu parlais avec tout le monde, tu défendais tout le monde. Comme Annie, cette femme habitant ta rue, agressée de multiples fois par son ex-mari. Alors que tu étais déjà alité, tu m'as demandé d'aller voir une femme algérienne à qui on avait retiré ses papiers de séjour et sa pension de survie.

Tu étais dans les manifs des sans-papiers, dans les manifs des syndicats; avec ton casque FGTB, ton keffieh, tes drapeaux... Et évidemment tu étais toujours là pour la Palestine ou contre la guerre en Irak.

Depuis le début de l'année, ta maladie s'est aggravée, mais tu ne te plaignais pas. Tu continuais de venir aux activités de la Plate-forme Charleroi-Palestine. Comme à cette action symbolique au Colruyt où tu avais rempli ton caddy de patates israéliennes... Le 31 mai, le jour même de l'attaque israélienne contre la flottille pour Gaza, tu m’a téléphoné :  « Myriam, si tu vas à Bruxelles pour une action, je viens avec toi », et nous sommes partis ensemble...

Je ne pourrais pas compter le nombre de manifs, de mobilisations que nous avons faites ensemble. Nous sommes allés plusieurs fois en Flandre aussi, comme lors de la visite de solidarité avec les travailleurs de Ford Genk.
Tu n'étais pas un triste non plus, Belkacem. Qu'est-ce que nous avons rigolé avec tes blagues ! Tu me disais : « Il fait plus propre en Flandre. On va demander aux Flamands de venir nettoyer les rues en Wallonie... »

Et toujours tu prenais la parole au micro, au mégaphone, à haute voix... Même devant de jeunes lycéens en grève contre la guerre en Irak. Et ce n'était pas toujours facile de t'arrêter... Toujours tu étais là avec un tract ou une pétition en main. Tu marchais beaucoup, de Gosselies  à Marchienne, et sur la route, tu interpellais les gens. Tu as fait un travail gigantesque pour le PTB. Tu ne supportais pas le racisme, le colonialisme et tu avais des répliques toutes prêtes pour ceux qui parlaient en ce sens.

Tu as une famille formidable, Belkacem, avec ta doctoresse Menoune, ton infirmière Tassadith, tes fils, beau-fils et belles-filles et tes petits-enfants que tu adorais. Nous leur présentons nos sincères condoléances.

Belkacem, mon ami, un homme comme toi, on ne l'oublie pas. Car ce sont des hommes de ta trempe qui font changer le monde.

Myriam De Ly

12:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romain, courcelles, histoire, actualité, algérie, charleroi, ptb, silence, politique, belgique, social, solidarite | |  Facebook | |  Imprimer

21.07.2010

18/07/10: BELGIQUE: L' Amnistie pour les anciens Kollabos remise en avant ...

BELGIQUE: L' Amnistie pour les anciens Kollabos remise en avant ...

 

  
Selon les infos, Elio DI RUPO, président du Ps, préformateur (sic) gouvernemental désigné par le roi, serait prêt à discuter de l' amnistie.
  
L' amnistie, c'est le pardon revendiqué par la droite calotine et et/ou nationaliste flamingante depuis la fin de la guerre vis-à-vis des Kollabos ...
  
L'Euro-dictature veut criminaliser le communisme.
 
La Belgique et la France légifèrent contre le port de la burqa.
 
Au même moment, Di Rupo accepterait de discuter de l' amnistie avec les nationalistes et séparatistes flamingants.
 
Jusqu'où le dirigeant "socialiste" ira-t-il ?
 
Y aura-t-il encore en Belgique quelques communistes, quelques vrais socialistes, quelques démocrates, quelques patriotes, pour dire NON à l'amnistie et rappeler à Di Rupo que rien qu'en discuter avec les flamingants constitue déjà une trahison vis à vis de ceux qui ont lutté contre le fascisme, le nazisme, sous l'occupation hitlérienne ??? En effet, derrière cette ouverture à la discussion, se cache une réelle intention, une vieille revendication, de ceux qui se sont vendus à l' Allemagne hitlérienne et qu'ils n'ont jamais abandonnée ... 
 
Criminaliser les résistants, dont les communistes, dans l' Euro-dictature, et pardonner aux traîtres ??? Un choix pour Di Rupo et ceux qui le suivront ???
 
RoRo
 

21:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, presse, silence, television, actualité, ps, nazisme, incivisme, gouvernement, europe | |  Facebook | |  Imprimer

14.05.2010

04/05/2010: BELGIQUE: la burqa bientôt interdite ...

From: Roger Romain de Courcelles
Sent: Tuesday, May 04, 2010 11:47 AM
Subject: BELGIQUE: la burqa bientôt interdite ...


 


BELGIQUE: les fameux "démocrates" qui nous dirigent (tous partis confondus) viennent de voter à l'unanimité de la Chambre des "Représentants" l'interdiction de la burqa. Au-moins pour une fois, ils sont d' accord sur quelque chose et viennent de faire avancer la fameuse "démocratie" et nos libertés d'un millimètre... Bravo !
Drôle de démocratie en effet qui prétend dire à quelques dizaines de femmes arabes: "Libérez-vous de votre soumission à l' Islam et/ou de votre mari" et enlevez obligatoirement votre voile !"
Sinon (je ne connais pas encore le suivi de cette loi, mais j'imagine ainsi la suite): 100 euros d'amende par exemple, un mois de trou (en cas de récidive par exemple), un embarquement au Poste avec un petit tabassage et des injures racistes dans un commissariat du coin (en cas de rebellion, de refus d'obtempérer par exemple), et gâteau sur la cerise la perte de son emploi (comme cette enseignante de Charleroi (qui se contentait de faire honnêtement et calmement son travail sans emmerder personne, par exemple).
Des sanctions, de la répression, voilà comment les "démocrates" du pays, unis avec des racistes, entendent combattre l' Islam et aider les femmes arabes à se libérer de la domination de leur mari.
Pendant ce temps, dans les pays de "civilisation" "chrétienne" occidentale, des milliers de femmes sont maltraitées, perdent la vie dans leur foyer victimes des maltraitances conjugales, tandis que celles qui travaillent se voient dans l'obligation de travailler 5 années en plus pour leur pension (comme en Belgique), et des centaines de milliers de femmes revendiquent toujours le simple principe à travail égal, salaire égal. Et personnes ne pipe.
Enfin, ceci n' est que mon simple avis personnel sur cette CRUCIALE question qui empêchait (beaucoup plus que BHV), la Belgique de tourner ! Les autres pays de l' EURO-DICTATURE capitaliste n' attendaient évidemment qu'une première initiative du genre pour suivre dans la voie de la répression. Ont-ils déjà songé à interdire également les crânes rasés et le port de la perruque ???.

A part cela, je viens d' apprendre que le patron de Carrefour qui lui licencie 1.700 travailleurs belges (dont des centaines de femmes !) ne serait pas Français comme je l'imaginais, mais un Arabe-proche-d'Al Qaïda ...

Cela étant dit, mon autre avis personnel reste que TOUTES les religions constituent l'opium DES peuples ... Elles ne sont pas non plus à l'abri de toutes les saloperies (voir les récents événements qui touchent le Pape, le Vatican et son Eglise).

RoRo

 

18:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, europe, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, islam, repression, roro | |  Facebook | |  Imprimer

30.03.2010

05/03/10: CARREFOUR, PHILIPS, AB InBev: voilà pourquoi, "ils" sont dans les grrrands partis "démocratiques" ...

CARREFOUR, PHILIPS, AB InBev: voilà pourquoi, "ils" sont dans les grrrands partis "démocratiques" ...

RoRo

Willy Claes (SP.a) reste au conseil d’administration de Carrefour

Dehaene (CD&V) chez AB InBev, Willy Claes chez Carrefour, Karel Van Miert chez Philips… bon nombre d’hommes politiques des grands partis ne rechignent pas à entamer une seconde carrière chez un tueur d’emplois.

Tom De Meester

« Nous ne pouvons tolérer ce bain de sang social », écrit Gennez sur le site du SP.a. « Ensemble, nous pouvons intervenir contre les grands patrons qui jouent avec nos emplois. » Mais un de ces grands patrons « jouant avec nos emplois » n’est autre que Willy Claes, gros ponte du SP.a « à la retraite » ; ancien ministre et ancien patron de l’Otan. Depuis deux ans, il siège au conseil d’administration de Carrefour Belgique. Après les 1 672 licenciements, il a fait savoir qu’il n’était « pas l’homme à s’enfuir quand il y avait le feu ». « Appelons les choses par leur nom », corrige le professeur Carl Devos. « Un siège au conseil d’administration, ça paie bien. »

Willy, l’amateur de planques

Chez le concurrent Delhaize, un administrateur se fait entre 80 000 et 90 000 euros par an. Pour assister en moyenne à 7 ou 8 assemblées. Pour gagner la même chose, une caissière de Carrefour doit travailler 7 ou 8 ans ! On présume que Claes touche également quelque 10 000 euros par assemblée… Pas étonnant qu’il s’accroche à sa planque.

En tant qu’administrateur chez AB InBev, Dehaene (CD&V) a droit, outre son fixe d’environ 80 000 euros par an, à un bonus annuel de 9 000 options d’actions (environ 130 000 euros). La présidente du CD&V Marianne Thyssen attache beaucoup d’importance aux postes dans les CA des grandes entreprises. « Une entreprise a également une fonction sociale – l’emploi, pour n’en citer qu’une – sur laquelle l’homme politique peut imprimer sa marque », a déclaré Thyssen le 23 janvier dans une interview accordée au Nieuwsblad

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10.03.2010

07/03/10: Le Guide du Richard : Famille Janssen...

Le Guide du Richard : Famille Janssen

Un pouvoir allant de la Table ronde au… champ de bataille de Waterloo. Descendre à la fois des banquiers Janssen, des chimistes Solvay et des sidérurgistes Boël garantit une fortune certaine. Qui a permis au baron Daniel Janssen de siéger dans les plus puissants cercles patronaux.

Marco Van Hees, avec « Robert »

 

Où dormir ?

Cher

● LA HULPE. Si vous avez déjà été à La Hulpe, en Brabant wallon, vous connaissez sans doute le château Solvay et son parc, ouvert au public. Juste en face, un parc privé, encore nettement plus beau, abrite les trois frères Janssen.

À une époque, ces deux parcs n'en faisaient qu'un. En 1893, le célèbre industriel Ernest Solvay achète parc et château au marquis de Roest, qui a lui-même acquis le domaine au comte de Béthune, administrateur de la Société générale. Cette dernière est en effet propriétaire de la forêt de Soignes depuis 1822 et en cède de grands morceaux, dont le futur parc Solvay, à des particuliers.

La partie formant l'actuel parc des Janssen sera léguée à Jeanne Solvay, fille d'Ernest Solvay et arrière-grand-mère de Paul, Eric et Daniel Janssen, la génération actuelle. Propriété d'Imbra, la société familiale, ce domaine compte trois châteaux et autres demeures de prestige, des étangs, jardins, collines, vergers, vallées de rhododendrons et d'azalées, le tout sur 205 hectares. Sachant que le m2 tourne autour de 250 € à La Hulpe, cela valorise le terrain à un demi-milliard d'euros, bâtiments non compris.

● LASNE. Au sud de La Hulpe, Imbra possède également 425 hectares sur diverses localités de Lasne, la commune la plus riche de Wallonie. Ce patrimoine comprend le Royal Waterloo Golf Club et une partie du champ de bataille de Waterloo.

● LOMBISE. Deux fils d'Eric Janssen, Marc-Eric et Cyril, sont propriétaires du château de Lombise (entre Mons et Ath) et de son vaste domaine, légués par leur défunte mère, la comtesse Michèle de la Boëssière-Thiennes. Notons que leur patronyme a été modifié en « Janssen de la Boëssière-Thiennes ». La classe… Sauf venues épisodiques de leur grand-mère, la baronne Renée Carton de Wiart (91 ans), le château est inoccupé.

Où trouver femme à marier ?

Les Janssen, famille de banquiers et d'industriels depuis le 19e siècle, ne sont pas les derniers pour tisser des liens matrimoniaux ayant de gros effets patrimoniaux. Le baron Emmanuel Janssen (1879-1955), fondateur de l'Union chimique belge (UCB), a épousé la fille de Jeanne Solvay, tandis que leur fils aîné, Charles Janssen (1907-1985), a marié Marie-Anne Boël. Les trois fils de ceux-ci – Paul-Emmanuel, Eric et Daniel – sont donc des descendants à la fois des Janssen, des Solvay et des Boël. Et actionnaires des sociétés contrôlées par ces familles : UCB, Solvay et Sofina, toutes trois cotées en Bourse.

A leurs tours, les trois fils et leurs enfants se sont alliés à de nobles et/ou riches familles : Bracht, de la Boëssières-Thiennes, van der Straten-Waillet, de Spoelberch, Goblet d'Alviella, etc.

Où rencontrer dirigeants politiques et gratin du patronat ?

Jusqu'à ce qu'il abandonne nombre de ses mandats en 2006, à ses 70 ans, le baron Daniel Janssen sera un des capitalistes belges les plus en vue. Il dirigera les deux multinationales familiales, Solvay et UCB, tout en étant administrateur de la Sofina, de la Générale de Banque, puis de Fortis qui rachète cette dernière (à cette occasion, il affronte son frère aîné Paul-Emmanuel, président de la Générale, qui s'oppose – en vain – à Fortis).

Mais il va également baigner dans d'importants cercles politico-patronaux. Alors que son père a été député libéral, il va lui-même commencer sa carrière en politique, comme secrétaire d'Albert-Edouard Janssen (1883-1996), cousin éloigné qui est à la fois ministre des Finances et… banquier.

En 1969, Daniel Janssen entre au Club de Rome (influent groupe de pression international) et au conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (où il s'occupera de l'école de commerce… Solvay). En 1981, il accède à la présidence de la fédération patronale FEB. En 1991, il s'assoit à la Table ronde des industriels européens – qui dicte ses recommandations à l'Union européenne – où il présidera pendant dix ans l'incontournable « groupe de travail compétitivité ». Il sera aussi actif dans le groupe Bilderberg et à la Commission Trilatérale, autres cénacles internationaux.

Notons aussi qu'Armand de Decker (MR), président du Sénat et ancien ministre, est administrateur d'UCB. Et a eu comme collaborateur politique… Nicolas Janssen, un des fils de Daniel Janssen.

Où trouver un médicament pour perdre du poids ?

Depuis sa création en 1928, l'Union chimique belge (UCB) s'est muée en multinationale pharmaceutique présente dans plus de 40 pays. Propose-t-elle un médicament pour perdre du poids ? Seulement le poids de ses effectifs. Fin 2009, elle a annoncé la suppression de 174 emplois à Braine-l'Alleud (ramené à 135 après négociation) et 44 au Royaume-Uni. L'année précédente, le groupe avait déjà lancé un plan visant 2 000 emplois dans le monde, dont un quart en Belgique. « Le monde financier a des exigences de plus en plus grandes, explique le directeur du site brainois, nous voulons (…) regagner sa confiance. »

UCB a en tout cas toujours la confiance de la Région wallonne, qui l'a subsidiée dans le cadre du pôle « sciences du vivant » du plan Marschall. À moins que ce soit le pôle « emploi mort »…

Comment polluer pour un montant confidentiel ?

Quelle est la friche industrielle de Wallonie dont la dépollution est la plus chère ? L'ancienne usine UCB de Ville-sur-Haine (Le Roeulx), avec un coût de 24,4 millions d'euros. Active des années 1920 à 1985 dans le traitement du benzol et du goudron, elle a laissé 24 hectares de sous-sol et eaux souterraines chargés d'hydrocarbures, huiles minérales, métaux lourds, cyanures et phénols, dont une partie doit se perdre dans la Haine, la rivière qui longe le site et a donné son nom au Hainaut. Si les riverains sont allergiques à ces substances, ils peuvent toujours prendre du Zyrtec, médicament phare d'UCB.

A-t-on adressé la facture de 24,4 millions à UCB ? Les porte-parole du groupe et de la Spaque nous ont indiqué qu'en vertu d'un accord entre le ministre Lutgen et UCB, cette dernière interviendrait dans les travaux d'assainissement « pour un montant qui resterait confidentiel ». Le cabinet Lutgen s'est gardé de tout commentaire au motif que le ministre n'a plus l'environnement dans ses compétences.

La fortune des Janssen

● Fortune 2009 : 622 millions € (13e du top 100). Ce montant ne comprend pas l'immobilier.
● Evolution 2000-2009 : + 46 %.
● Taxe des millionnaires sur cette fortune : 18 597 700 €. De quoi augmenter de 100 € par mois la pension de 15 498 pensionnés.

20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, belgique, capitalisme, silence, medias, misere, exploitation, finance | |  Facebook | |  Imprimer

07.03.2010

05/03/10: BELGIQUE: Double discours: la duplicité de la Feb...

BELGIQUE: la duplicité de la Feb

 

 


 

 

 

Double discours

David Pestieau

 

Pour le grand public, Leysen décrit le « cauchemar » des entrepreneurs, mais aux investisseurs, Leysen déclare que la Belgique est un paradis fiscal. C’est de la duplicité et de l’hypocrisie. La réalité montre que seule la version pour les investisseurs qui correspond aux faits.

« Le président de la Fédération des Entreprises de Belgique peut-il tenir deux discours totalement différentes sur le climat pour les entreprises en Belgique ? »

Cette question, c’est le magazine financier Trends qui se la pose cette semaine 1. Sans cacher sa source d’inspiration : « L’hebdomadaire Solidaire du PTB a placé dans son édition du 18 février les déclarations totalement opposées de Leysen : celles d’un pays difficile pour entreprendre avec un handicap salarial lourd et un marché du travail peu flexible et celles d’un pays disposant d’un climat d’investissement exceptionnel tel que décrit dans la nouvelle brochure de la Chambre de commerce belgo-japonaise. »

Trends a demandé à Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB, son avis sur le grand écart de son président. Thomaes n’y voit « pas vraiment d’inconsistances »: « Le rapport du BJA apporte seulement d’autres accents. Sur base des mêmes faits et chiffres mais dépendant du contexte pour lesquels ils doivent servir, vous avez d’autres accents »

Pour l’opinion publique, Leysen décrit un cauchemar pour les entreprises et prévient que « toute hausse des charges  affectera notre compétitivité et donc l’emploi». Pour les investisseurs, il annonce que la Belgique est un paradis fiscal : « La Belgique a l’impôt sur les sociétés le plus bas du monde.».

S’agit-il simplement « d’autres accents » ?  Non c’est de la duplicité et de l’hypocrisie. La réalité montre que c’est la version destinée aux investisseurs qui correspond aux faits.

 

AB InBev, la filiale Cobrew du groupe n’a payé, via les intérêts notionnels, que 2,38 % d’impôts. Soit un cadeau fiscal de 70 millions d’euros. Chez Carrefour, le centre de coordination a fait 381 millions de profits sur lesquels il a payé 0,008 % d’impôts. Un cadeau fiscal de 129 millions. Pourtant, Rudi Thomaes prétend à Trends : « L’affirmation que les entreprises ne paieraient pas d’impôts ou recevraient de gros cadeaux, est absolument non fondée » Ah bon ?

Chez Carrefour c’est aujourd’hui 5 000 emplois qui sont menacés. Le secteur bancaire a supprimé 3 000 emplois l’an dernier mais BNP-Paribas vient d’annoncer 5,8 milliards de profit et Dexia 1 milliard.

Un salarié moyen de Carrefour paie pourtant proportionnellement 3 700 fois plus d’impôts que le centre de coordination de l’entreprise.

Et tout ceci n’empêche pas ces multinationales de licencier. Au contraire, chez Carrefour c’est aujourd’hui 5 000 emplois qui sont menacés. Le secteur bancaire a supprimé 3 000 emplois l’an dernier mais BNP-Paribas vient d’annoncer 5,8 milliards de profit et Dexia 1 milliard.

Pourtant nos ministres versent des larmes de crocodiles en se déclarant impuissants face à chaque restructuration. Pour reprendre ensuite ensemble la chansonnette de Leysen : « nos coûts salariaux sont trop élevés », « les cotisations patronales doivent baisser ».

Or, plus on donne de cadeaux au patronat, plus ils restructurent et licencient. Qui croit qu’un loup peut devenir végétarien ? Qu’il ne faut pas lui mettre une muselière ? L’État doit-il continuer à donner de l’argent à des entreprises qui croulent sous les dividendes ? Non, il doit leur interdire de licencier. Tout simplement.

1.Trends, 1er mars, http://trends.rnews.be

15:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, presse, television, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, medias, gouvernement, exploitation, crise, finance, feb | |  Facebook | |  Imprimer

02.03.2010

08/01/10: Les comiques, les "joyeux" du capitalisme "social" et "à visage humain"...


Les comiques, les "joyeux" du capitalisme "social" et "à visage humain": André ANTOINE, ce soir 8 janvier 2010, sur Rtl-Tvi ...
 
 
 
"Nous sommes au début de la rigueur... !"
 
L' austérité, c' était du Belge ...
 
La rigueur, c' était français ...
 
Les Belges ont déjà connu la crise, le "bout du tunnel",  l' austérité depuis quelque 30 ans: 8 gouvernements Wilfried Maertens, suivi du Jean-Luc De Haene (plus les suivants...!),  et de son plan global ...
 
Nous quittons maintenant, selon André ANTOINE, ministre Psc-Cdh du Budget en Région wallonne (majorité Ps_Cdh_Ecolo), l' austérité pour ... la rigueur (sic) !
 
Dans le passé, Guy Spitaels (président "socialiste" Ps) avait déjà dit: "ce sera dur, mais les Wallons s' en sortiront ... !"
 
RoRo

22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, courcelles, romain, belgique, cdh, crise, gouverbement | |  Facebook | |  Imprimer

29.01.2010

26/01/10: les gaffes de Leterme et des autres ...

 


Yves Leterme récidive! Voir les 2 vidéos trouvées pour Comprendre
de "salimmarseille @ ...fr>
Bsr!

Après la gaffe des gaffes de M. Leterme, Premier ministre de Belgique :

http://www.youtube.com / watch?v = ABTR2Xe_SGW & feature =connexes

Déjà Qu'il ne connaissait pas son hymne national! L'Apatride récidive avec un moment d'Grâce rares Une:

http://www.youtube.com / watch?v = KaNwGsAckWE

Cette vidéo est gravissime! Le Premier ministre BELGE est un pantin sans cerveau! IL a relu la question du député sans même s'en rendre compte!

Voici un débat intéressant sur la loyauté des élites actuelles, la santé de leur état mental ... etc

Vous devez maintenant comprendre pourquoi on est dans la mousse actuelle sans que personne ne réagisse!

:

12:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, politique, actualite, courcelles, romain, belgique, euro-dictature, silence, gouvernement | |  Facebook | |  Imprimer

16.01.2010

16/01/10: COURCELLES: souvenirs d' "Èl Catula", vî militant communiste ...

Sent: Saturday, January 16, 2010 5:06 PM
Subject: [romainroger]

 

Cher Roger,
 
Connaissant le respect que tu avais de mon grand-père, tu trouveras un texte en "copie jointe" , extrait d'un mémoire que j'ai fait sur ma famille.
Peut-être que certain de tes amis et sympathisants seraient heureux de découvrir qui était "El Catula" dont tu parles quelques fois avec beaucoup d'amiration.
 
Bien à toi et surtout porte-toi bien.
 
Claudy



Èl Catula « Pa’ Bastin » comme toute la famille l’appelait, était un homme moyennement grand, au caractère calme mais obstiné, sa vie s’est déroulée entre la mine, sa famille, l’entretien de son jardin et de ses cultures de tabac , récolté pour son usage personnel, mais qu’il vendait aussi aux amis et voisins ( les accisiens étaient plus laxistes à l’époque et ne repartaient jamais les mains ni les poches vides . . . de tabac !). Il était taiseux, très peu expansif, mais tous les ans, fin automne , il se faisait une joie d’organiser une grande fête réunissant toute sa famille (que personne n’eut osé manquer !), à l’occasion de l’abatage du cochon, qu’il élevait et soignait avec une attention que certains parmi sa descendance auraient pu envier ! Il s’évertuait à découper le lascar avec beaucoup de précaution pour ne pas abîmer les morceaux, qu’ils distribuaient le plus équitablement possible entre ses cinq enfants, devenus chefs de famille. Mis a part un petit rôti et 2 ou 3 petites côtes, il ne gardait pour lui que quelques bas-morceaux en disant « C’èst bén assèz come çà, pou s’què dju mind’je co !» (1). Il habitait seul « ô fond dèl coumèn’» (2), impasse située en haut de la rue Bayet à Courcelles, et passant tous les jours en face de chez lui pour me rendre à l’école, je lui rendais presque quotidiennement visite pour lui dire bonjour et lui ramener du Trieu, quelques menues courses plus ou moins urgentes et cela malgré l’indifférence et la froideur qu’il manifestait à mon égard. Cette attitude qui me peinait un peu, lui était dictée par ses convictions politiques (nous y reviendrons) car en ces temps, les flamands étaient toujours un peu considérés comme des étrangers et des slogans tel que «1 flamind = 1 chômeû wallon »(3) , était toujours dans les mémoires, et n’étais-je pas à ses yeux ; « èl djoûne dèl flamindje !»(4). Son habitation située à l’écart de tout charroi lui permettait, lorsque le temps s’y prêtait, de se reposer en « trônant » sur son trottoir, semblable à ces figurines de plâtre qui représentent « les vieux du temps passé », sauf que lui il ne portait plus le sarrau bleu. Il pouvait rester des heures assis sur sa chaise à fond de paille, méditant dans le calme qu’offrait le fond de son impasse, en fumant «son» tabac dans une grande pipe de bruyère en forme d’esse, qui lui descendait jusqu’au nombril et qu’il tenait d’une main aux doigts bruns et recuits par le fourneau de sa pipe. Cette sérénité contrastait terriblement avec l’homme aux convictions bien définies, qu’il avait défendues et propagées avec exaltation et détermination, lors de réunions ou de meetings souvent houleux. N’avait-il pas été à la base de l’instauration de la première cellule courcelloise du Parti communiste, dans les rangs duquel il avait milité toute sa vie d’ouvrier (bien soutenu dans son action par ma grand-mère !). Il avait épousé ma grand-mère Alphonsine Dehon, d’origine boraine . Ils avaient eu 5 enfants, dont mon père René. Ma grand-mère était politiquement aussi engagée (sinon plus) que lui . Après sa retraite, il recevait toujours régulièrement ses amis partisans, qui plus jeunes, continuaient « La Lutte », je me rappelle bien de ces visites qui devenaient vite très animées et dont l’ambiance m’attirait. Ces débats animés me tétanisaient et ont probablement été le ferment de mon attirance pour la vie associative et politique et c’est peut-être une des rares bonne chose que je doive à « Pa Bastin ». Quelques jours avant sa mort, sa compagne lui demanda « René, s’ i vos –arivoû n’saqwès, qwés qui dju d’vreû fé avoû l’drapia ? »(5). Sachant sa fin proche ; il lui répondit : « vos l’mètrèz d’ssus m’bwèss’, eyèt s’is vèneûs a l’ètermint vos l’yeû don’rèz »(6). Le 1er. drapeau du P.C. local avait été confectionné et brodé par ma grand-mère Alphonsine, c’était un beau drapeau, rouge bien sûr, et brodé de lettre or. Il recouvrit le cercueil, accompagna « Pa Bastin » jusqu’à sa dernière demeure et fut remis à Mer. Georges Glineur, chef de file d’une importante délégation représentante du P.C. et composée d’une vingtaine d’ex-compagnons, qui avaient tenus à lui rendre les honneurs. Et paradoxe, le Curé de la Motte (l’abbé Suys), qui avait voulu témoigner par sa présence aux funérailles, du respect qu’il portait à « René du Catula » fut la cible d’une «pique» du genre « eh curè, vos n’avèz nén peû qu’i n’ vène vos satchî les ôrtias dè l’ nût »(7), lancée grossièrement par un ultra anti-clérical. Le foudroyant d’un regard d’acier et avec beaucoup de sang-froid, notre Mer. le Curé lui rétorqua : « Non, car lui (en insistant sur le –lui-), c’était un brave homme, un vrai ! » Longtemps après sa mort les anciens qui parlaient de lui le surnommait encore ; « René du Catula, èl comuniss’ »(8). Malgré que cet homme n’aie jamais eu envers moi le moindre geste gentil, ni manifesté à mon égard le moindre sentiment de filiation, je le respectai car pour moi, il incarnait le chef de clan, le « Patriarche ». Maintenant encore il représente pour moi l’homme courageux qui a su, sans se voiler la face, combattre et défendre ses convictions en œuvrant pour la défense des droits des travailleurs. N’ayant reçu de sa part le moindre signe de bon accueil et de semblant d’amitié, je ne m’y suis jamais vraiment attaché, il n’a jamais été pour moi un « pèpère », mais tout simplement « Pa Bastin » pour lequel j’éprouve surtout et toujours beaucoup d’admiration et une certaine fierté d’avoir reçu de lui (a son insu !), quelques uns de ses chromosomes qui m’ont orienté vers l’engagement politique. Heureusement, nous n’avons pas vécu notre vie d’adulte à la même époque, car nos différences de convictions auraient été j’en suis persuadé ; source et projections d’ « Etincelles »( 9). NOTES : 1- C’est bien assez comme cela ; pour ce que je mange encore. 2- Au fond de la « Coumène », lieu-dit attribué à cette impasse. 3- 1 flamand = 1 chômeur wallon !. 4- L’enfant de la flamande. 5- René, s’il vous arrivait quelque chose (la mort !), que devrai-je faire avec le drapeau ? 6- Vous le mettrez sur ma boite (cercueil !) et si ils viennent a l’enterrement (ces amis du Parti), vous leurs donnerez. 7- Eh Curé, vous n’avez pas peur qu’il (le mort) vienne vous tirer les orteils de la nuit. 8- Le Communiste. 9- l’ « Etincelle » hebdomadaire édité par le Parti Communiste.

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charleroi, histoire, politique, courcelles, communisme, hainaut, romain, belgique, wallonie, pc, communes | |  Facebook | |  Imprimer

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