16/08/2008

14/08/2008: Maîtriser le raz-de-marée communautaire ...

 -------- Message original --------

Sujet: Syninfo 14 août- Maîtriser le raz-de-marée communautaire
Date: Thu, 14 Aug 2008 10:38:27 +0200
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Pour :: roger.romain@skynet.be


Infos syndicales

SYNINFO


du PTB

14 août 2008
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Fin juillet, à l'occasion des Fêtes Gantoises, 'Sauvons la solidarité' a reçu le prix de la démocratie.
(Sur la photo: les syndicalistes Guy Tordeur et Hendrik Vermeersch - photo Indymedia)

 

Rudy De Leeuw et Luc Cortebeek réagissent au scénario de quasi-scission. Ils défendent le maintien de notre modèle social (photo www.csc-en-ligne.be)


DISCUSSION COMMUNAUTAIRE :
NOUS POUVONS ENCORE MAÎTRISER LE RAZ-DE-MARÉE

POUR UN GOUVERNEMENT QUI S'OCCUPE DES BESOINS DES GENS

 

Chère militante syndicale,
Cher militant syndical,

Vous étiez en vacances, au mois de juillet ? Pour le 15 juillet, le gouvernement Leterme nous avait promis de faire quelque chose pour le pouvoir d'achat des gens.
Mais, le 15 juillet, rien ne s'est passé sur ce plan et Leterme a remis sa démission au roi... Celui-ci l'a refusée et a désigné trois " nouveaux négociateurs ". Où en sommes-nous aujourd'hui ?


Leterme-De Wever :
pas de dialogue mais une confrontation entre les communautés

Après treize mois de stratégie du pourrissement, Leterme a " démontré " ce qu'il voulait voir démontrer durant tout ce temps : que des négociations sur le plan fédéral n'étaient plus possibles. C'est pourquoi le cartel Leterme-De Wever veut désormais un dialogue de communauté à communauté. Ces entretiens doivent aboutir à une nouvelle " structure d'État confédérale " dont le centre de gravité se situera au sein des entités fédérées.
Les extrémistes flamands et francophones du type De Wever et Maingain ont gagné. Depuis presque quatre cents jours, ils tiennent en otages l'ensemble des partis politiques. L'un veut laisser pourrir la situation pour arriver à la scission de la Belgique. L'autre incite les francophones de Bruxelles et de la périphérie à mépriser les néerlandophones.


Le confédéralisme, une étape vers la scission de la Belgique

La quasi-totalité du monde politique - et en Wallonie aussi - accepte aujourd'hui qu'à terme, la Flandre et la Wallonie deviennent des États pour ainsi dire indépendants.
Qui peut croire que les trains rouleront mieux entre Anvers et Charleroi ou entre Ostende et Liège si la SNCB est régionalisée ? Qui peut croire que les chômeurs wallons trouveront plus facilement du travail en Flandre si le VDAB, le FOREM et ACTIRIS s'en occupent chacun de leur côté ? Qui peut croire que la crise financière frappera moins fort si la Flandre et la Wallonie ont chacune leur ministre des Finances ?

 

Le président De Leeuw de la FGTB s'en prend vertement au dialogue entre communautés.
Le président Cortebeeck de la CSC : " Harceler les gens là où ils ont entièrement raison peut avoir des conséquences très graves "

N'est-il pas bon, alors, que les Communautés discutent entre elles ? Pas dans ce cas, car Leterme et De Wever veulent de la sorte dépouiller l'État fédéral Belge et glisser le pouvoir vers les Régions. Ce ne sera plus le gouvernement fédéral qui sera le patron dans ces négociations, mais bien les ministres-présidents Peeters (Flandre) et Demotte (Wallonie).

Le président Luc Cortebeeck de la CSC : " Contempler son propre nombril entraîne des problèmes de société. Voyez donc l'ancienne Yougoslavie. Harceler les gens là où ils ont entièrement raison peut avoir des conséquences très graves... Les petites entités ne peuvent tenir un modèle social. " (Visie, 27-7-2008.)

Le président De Leeuw de la FGTB a réagi de manière virulente à ce scénario de quasi-scission : " Un tel dialogue va aboutir à une histoire "nous-eux" et va dresser les communautés l'une contre l'autre. Il faut éviter cette discorde. Les dangers du dialogue sont énormes. Il ne s'agit vraiment pas de mettre notre modèle social hors jeu. " (De Morgen, 18-7-2008.)

 

Les patrons flamands veulent une Flandre séparée
... pour supprimer l'index, réduire l'impôt sur les sociétés, limiter les indemnités de chômage dans le temps ...

Le groupe progressiste flamand 'Vooruitgroep' réagit vertement contre ce scénario confédéral : " Il règne en Flandre un silence assourdissant sur le modèle social flamand préconisé. On réagit à peine aux appels permanents de la droite pour une baisse des impôts sur les sociétés, pour la concurrence fiscale, pour la suppression de l'index ou pour la limitation des allocations de chômage dans le temps. Quel progrès social apporterait une Flandre autonome ? Nous ne sommes pas du tout convaincus que des compétences flamandes homogènes apportent une meilleure vie aux gens ... "Les gens" deviennent ainsi un instrument dans la lutte concurrentielle contre "les gens" de l'autre région. " 
(lire plus: De Morgen et La Libre Belgique, 22-7-2008.)

 

Où va-t-on avec la sécurité sociale fédérale, le droit du travail et la CCT ?

L'ensemble de la question communautaire est un levier destiné à appliquer, tant en Flandre, à Bruxelles qu'en Wallonie, une politique qui ne sera absolument pas " profitable aux gens ".
Le CD&V souhaite que 80 % de l'impôt sur les personnes aille aux Régions. La Flandre - en tant que région la plus riche - recevra davantage de moyens. Elle pourra décider de sa propre initiative combien ira à la Wallonie et pour combien de temps. Ce seront les Régions qui décideront dans quelle mesure elles seront solidaires, et non plus l'État fédéral. Il s'agit d'une exigence du patronat flamand du VOKA et de l'UNIZO, qui verrait volontiers disparaître cet argent dans ses propres poches.

Nous ne voulons pas d'un début d'apartheid, mais nous voulons la collaboration et la tolérance.
Et des mesures qui rapprochent plus encore les régions l'une de l'autre.
(lire plus sur notre site)

 

Soutenez l'appel de Sauvons la solidarité

www.sauvonslasolidarite.be

 


Appel à la mobilisation de la principale centrale de travailleurs de la FGTB

" Le gouvernement n'a pas répondu aux revendications syndicales concernant le pouvoir d'achat ... Les notes de chauffage et d'électricité n'ont pas cessé de grimper. Les frais de déplacement pour aller travailler et conduire les enfants à l'école explosent en même temps que le coût des caddies dans les magasins ", écrit la Centrale générale de la FGTB dans un communiqué de presse. (lire le communiqué)
La Centrale met en garde, pour les prochaines négociations salariales, contre la norme salariale et les accords all-in. Aussi demande-t-elle qu'en septembre l'ensemble de la FGTB continue à œuvrer pour une mobilisation puissante en faveur du pouvoir d'achat.


Communiqué de presse du PTB :
" Le prix maximal social de l'énergie augmente de 30 % "

Pour les 220 000 familles les plus vulnérables, le tarif social augmente fortement. L'électricité a augmenté de 30 % et le gaz de 48 %, même. Outre la diminution de 21 à 6 % du tarif de la TVA, le PTB veut également bloquer les tarifs sociaux. (lire le communiqué)

 

Avec nos salutations amicales,
Jef Bruynseels
Johnny Coopmans
Jo Cottenier

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23:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : medias, societe, ptb, presse, ps, politique, romain, syndicats, silence, television, actualite, agenda, belgique, bhv, courcelles, capitalisme, cdh, mr | |  Imprimer | | |