08/11/2006

08/11/2006: ... Sur un banc...

 

... Sur un banc...

Bonjour monsieur. . .

Bonjour petit...

L'homme : tu es bien gentil. Comment t'appelles-tu ?

L'enfant: merci! En principe, je m'appelle Abdelouahab.

L'homme: joli prénom. Moi c'est Jean Pierre. Tu as l'air bien rêveur... Tu vis par ici ?

L'enfant: je crois, enfin je pense...

L'homme: tu penses! Tu n'en es. pas sûr? Tu as bien une adresse?

L'enfant: hooo oui monsieur... L'enfant le regarda avec un regard perdu...

L'homme: (l'air étonné) tu habites où, Abdelouahab?

L'enfant: sur la place là-bas, dans l'église... L'homme: (soudain, il vit dans les yeux du petit une grande tristesse) tu habites dans

l'église, c'est une: bien grande maison. Tu as de la chance, et en plus tu es au centre de la

ville entouré de jolis magasins...

L'enfant: oui, c'est vrai. Mais je ne vais jamais au magasin. Moi, ma nourriture

s'appelle « VIVRES », mes vêtements sont des « DONS» et mes chaussures aussi. Je

n 'ai pas de jouets à moi, ils ont tous déjà servis, ils sont sans énigmes et sans vie car ils

ne m'appartiennent pas...

L'homme: (surpris et triste a la fois) mais, dis-moi, tu es de quelle nationalité, où es-

tu né ? L'enfant: je suis né ici, pas très loin, ma nationalité, Monsieur, c'est « SANS

PAPIER» et j'ai très peur...

L'homme sans voix: peur petit, mais de quoi donc?

L'enfant :je suis né ici, je n'ai pas de racine car papa m'a dit « attends avant de

regarder leur soleil car, vois-tu mon fils, ici, il n'est pas à nous. Et peut-être qu'un jour,

ils nous renverront là-bas, dans le pays dont on ne veut plus ». Alors, Monsieur Jean

Pierre, j'ai très peur car ce pays dont papa me parle, je ne le connais pas. Et papa est

toujours très abattu quand il en parle, maman pleure quand l'église sonne, alors j'ai peur de regarder le soleil et je ne sais pas pourquoi... .

L 'homme les yeux remplis de tristesse et ,de honte lui dit : moi je suis d'ici et, j'ai

honte de te l'avouer, mais, vois-tu Abdelouahab, mon soleil, je t:e l' offre et ta nationalité

sera la mienne car tes yeux sont ceux d'un homme de valeur. Et,.surtout dis à ton papa

et à ta maman que le soleil est pour tous sur cette terre et que la frontière est dans la tête

des grands, mais que dans le cœur des justes, lès hommes sont tous « EGAUX». Il se

leva et serra l'enfant contre lui et s'en alla vers sa joumée...

Abdelouahab est rentré heureux et très ému en criant dans l'église à ce dieu universel,

MERCI

De m' avoir accordé la joie de rencontrer cet homme. Il m' a donné la clé qui me fera

croire en nous. PAPA, MAMAN, venez voir dehors. Le soleil brille et nous donne

l'espérance... Et le soleil sait que je m'appelle ABDELOUHAB....

Pour que le soleil brille de la même façon pour tous...

                     Frère Christine.. . .Un papillon

10:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, histoire, actualite, charleroi, hainaut, europe, euro-dictature, 127bis, sans-papiers, expulsions, racisme, colonialisme, fascisme, injustice, capitalisme, liberte, democratie, afrique, romain | |  Imprimer | | |

24/09/2006

24/09/2006: LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 ----- Original Message -----

From: Coordination Nationale des Sans Papiers

Sent: Sunday, September 24, 2006 4:18 PM

Subject: LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

SANS PAPIERS

en lutte>>>coordination nationale

 

 

La CNSP a reçu ce texte de nos camarades de l’ATRAIE d’Espagne. Les terribles images d’une jeunesse africaine condamnée à risquer la mort par la traversée de l’atlantique jusqu’aux Iles Canaries dans l’espoir de trouver du travail dans les pays riches, industrialisés et dominants d’Europe sont instrumentalisées par la classe politique dans les pays européens, toutes tendances confondues, pour accréditer ce grand mensonge de la pseudo invasion des « nègres bamboulas ». En fait, les « pirogues de la mort et de l’espoir » sont une réponse aux assassinats de l’Europe barricadée à Ceuta et Melilla. Les nouveaux négriers d’Europe que sont les patrons du travail clandestin de mèche avec les mafieux africains des filières et passeurs souvent au pouvoir profitent de cette volonté inébranlable de la jeunesse africaine en quête de travail et d’emploi pour s’enrichir. En fait, ceux de la jeunesse africaine qui s’embarquent dans les pirogues constituent un pourcentage infime des migrations qui restent pour l’écrasante majorité une émigration Sud/Sud. C’est là où réside la manipulation médiatique des tenants de la « fermeture de frontière » y compris dans sa nouvelle mouture sarkozienne « d’immigration choisie »... En fait, la prétendue déferlante piroguière est une preuve de plus de l’échec et de l’escroquerie politique, qui durant ces 5 décennies depuis les soit disant indépendances des Etats africains a fait croire que la « coopération, l’aide publique, les plans d’ajustement structurel du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, le libéralisme planifié par l’OMC participent au développement des pays du Sud ». C’est tout cela que dénonce le texte de nos camarades d’Espagne que la CNSP signe des deux mains pour rétablir toute la vérité sur la réalité oppressive et prédatrice qui fait aujourd’hui de l’Atlantique le plus vaste cimetière où gît une partie de la jeunesse africaine en quête de travail.     

 

LE PLAN AFRIQUE, UNE EXCUSE POUR IMPLANTER L'IMPÉRIALISME ESPAGNOL SUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

Déclaration internationale des travailleurs immigrants et sans papiers contre le plan Afrique

 

L'intérêt du gouvernement de l'Etat espagnol pour exploiter les richesses du continent africain grandit de jour en jour. Actuellement il profite de l'arrivée de sub-sahariens aux côtes des Iles Canaries, et avec l'aide des media, il crée une grande préoccupation dans l'opinion publique, bien que ce type d'immigration ne représente que 10% de l'immigration qui rentre par la frontière terrestre de la France et les aéroports espagnols.

Dans ce cadre, le gouvernement espagnol criminalise l'« immigration illégale » et, avec le soutien de l'Union Européenne et les pays du G8, il prétend signer des « accords migratoires globaux » avec les pays d'où partent les « sans papiers ». Ces accords combinent le contrôle militaire des côtes avec des accords de rapatriement et d'« aides au développement ».

Les accords de rapatriement permettent le renvoi immédiat d'immigrants sans respecter les droits fondamentaux, comme cela a déjà été le cas avec les 99 premiers rapatriés au Sénégal (1 juin 2006). Dans ce cas, la responsabiliser pour ces faits incombe aux gouvernements des pays d'origine.

 

Le plan Afrique est un plan impérialiste

 

L'objectif d'avancer un plan pour l'Afrique, dirigé par l'Espagne, n'est qu'une manœuvre pour ouvrir les portes à l'impérialisme espagnol et ses multinationales afin de contrôler les richesses de ce continent. En utilisant l'immigration comme couverture légale, l'Espagne renforce sa pénétration dans des pays africains, depuis le Gambie et le Mali jusqu'au Soudan ou l'Ethiopie, sous le couvert de «  renforcer la démocratie, la sécurité et la paix dans la zone, et la création de richesse sociale et économique ». Ce sont les mêmes arguments qu'a utilisés l'impérialisme européen pour coloniser le continent africain dans le 19 ème et le 20ème siècle.

Avec les « aides au développement » on prétend réclamer des accords avec des perspectives financières. Comme dit le président de l'exécutif communautaire José Manuel Durao Barroso : «  l'association avec l'Afrique requiert un financement adéquat, et cela implique que l'Europe a besoin d'un accord sur les perspectives financières », ou encore : « sans cet accord nous ne serons pas dans des conditions de respecter nos engagements ».

 

Jusqu'à ce jour, les aides au développement, qui devraient hypothétiquement améliorer la qualité de vie de la population, n'accomplissent pas ces objectifs et profitent exclusivement aux entreprises européennes qui exécutent les supposées actions de développement, ainsi qu'aux gouvernements fantoches locaux, sans compter qu'elles grossissent la dette externe et donc la dépendance de ces pays.

Pour l'UE « renforcer la démocratie » consiste exclusivement à mettre en place des gouvernements fantoches qui garantissent l'implantation d'entreprises européennes pour contrôler l'exploitation des richesses, contre la volonté du peuple. Quand le peuple prétendra changer cette situation, suivra l'intervention militaire comme cela a été le cas en Sierra Leone, en Côte d'Ivoire, etc., ce qui est en contradiction avec l'exigence de paix.

Tant que les multinationales continuent à piller les pays d'Afrique avec le soutien de ces gouvernements fantoches, il sera impossible d'éliminer la pauvreté et, par conséquent, l'émigration. En réalité, se sont ces activités qui produisent la pauvreté et le désespoir et obligent par conséquent des populations entières à l'émigration.

 

Le plan Afrique est un plan militaire

 

Pour assurer ce plan impérialiste, avec l'objectif avoué de renforcer la surveillance et le contrôle des frontières de l'UE et en utilisant précisément la préoccupation créée par l'entrée des immigrants, le gouvernement espagnol est parvenu à avoir l'appui logistique-militaire de l'UE. Il obtient ainsi la supervision de l'agence européenne du contrôle des frontières extérieures (FRONTEX), qui a mis à disposition des moyens maritimes et aériens, ainsi que le déplacement de toute sorte d'experts, pour empêcher l'entrée de ces africains appauvris en Europe.

La présence militaire a deux objectifs : 1º Empêcher l'entrée en Europe des travailleurs africains. 2º Etablir un bureau de FRONTEX aux Iles Canaries pour militariser la zone et faciliter une intervention militaire rapide et efficace dans le cas de soulèvements populaires contre la présence des multinationales européennes ou contre les gouvernements qui appliquent cette politique.

 

Les travailleurs et les peuples n'émigrent pas, en mettant leur vie en danger, seulement par caprice. Dire que l'exigence de « papiers pour tous » est une mesure irrationnelle, et non réaliste, fait partie de l'idéologie impérialiste qu'on prétend transmettre pour conditionner « l'opinion publique ». Est-il rationnel et réaliste de spolier les peuples, de condamner ses gens à l'émigration et, quand ils insistent, de construire des murs contre eux, de militariser les frontières et de criminaliser les immigrants ?

En finir avec la spoliation des peuples africains par une poignée de pays et leur Union Européenne, mettre un terme au vol des multinationales, voilà les seules mesures sérieuses, réalistes et rationnelles pour aborder une politique migratoire.

 

LA RICHESSE DE L'AFRIQUE POUR LES PEUPLES AFRICAINS

LES MULTINATIONALES HORS D'AFRIQUE 

NON AU PLAN AFRIQUE  

FRONTEX HORS DES CÔTES AFRICAINES

21:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, belgique, capitalisme, courcelles, colonialisme, crimes, actualite, democratie, espagne, europe, euro-dictature, expulsions, fascisme, france, histoire, immigres, imperialisme, liberte, oppression capitaliste, onu, occupations, politique, presse, romain, propagande, raci | |  Imprimer | | |

24/09/2006: Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006


De : mannekenpeace@yahoogroupes.fr [mailto:mannekenpeace@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : dimanche 24 septembre 2006 15:13
Objet : [mannekenpeace] Re: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 

pour ceux qui ne l'ont pas encore lu :

 

Discours de Hugo Chávez, président du Venezuela, aux Nations Unies, le 20 septembre 2006

http://questionscritiques.free.fr/discours/Hugo_Chavez_ON...

 

"Représentants des gouvernements du monde, bonjour à tous. Tout d'abord, je voudrais très respectueusement inviter ceux qui n'ont pas lu ce livre à le lire.

 

Noam Chomsky, l'un des Américains et des intellectuels du monde les plus prestigieux, Noam Chomsky, et ceci est l'un de ces tout derniers ouvrages, /'Hegemony or Survival: The Imperialist Strategy of the United States.'/ [L'hégémonie ou la survie : La stratégie impérialiste des Etats-Unis] [Chavez brandit le livre et l'agite en face de l'Assemblée Générale.] C'est un excellent livre qui nous aide à comprendre ce qui s'est passé dans le monde au cours du 20ème siècle, sur ce qui se passe aujourd'hui et sur la plus grande menace qui plane sur notre planète.

 

Les prétentions hégémoniques de l'Empire Américain mettent en danger la survie-même de l'espèce humaine. Nous continuons de vous alerter sur ce danger et nous en appelons au peuple des Etats-Unis et au monde à faire cesser cette menace, qui est une épée de Damoclès. J'avais pensé, un moment, vous faire la lecture de ce livre, mais pour des raisons de temps, [il fait tourner les pages du livre, qui sont nombreuses] je me contenterai de vous le recommander.

 

Il se lit facilement, c'est un très bon livre, et je suis sûr, Madame la Présidente, que vous le connaissez. Il a été publié en anglais, en russe, en arabe et en allemand. Je pense que les premiers qui devraient le lire sont nos frères et nos soeurs des Etats-Unis, parce que la menace se trouve exactement dans leurs propres foyers.

 

Le diable s'est introduit chez eux. Le diable, le diable lui-même, est dans leur maison.

 

Et Hier, le diable est venu ici. Ici, le diable est entré. Juste ici. [Il fait le signe de croix] Et ça sent encore le soufre aujourd'hui. Hier, Mesdames et Messieurs, de cette tribune, le président des Etats-Unis, le monsieur que j'appelle le Diable, est venu ici parler comme s'il possédait le monde entier. Vraiment. Comme s'il était le propriétaire du monde.

 

Je pense que nous pourrions appeler un psychiatre pour analyser la déclaration que le président des Etats-Unis a faite hier. En tant que porte-parole de l'impérialisme, il est venu pour faire partager ses remèdes de charlatan afin d'essayer de préserver le modèle actuel de domination, d'exploitation et de pillage des peuples du monde.

 

Alfred Hitchcock aurait pu utiliser [cette déclaration] comme scénario pour un de ses films. Je peux même proposer un titre : "La Recette du Diable".

 

Comme Chomsky le dit [dans son livre] de façon claire et détaillée, l'empire américain fait tout ce qu'il peut pour consolider son système de domination. Et nous ne pouvons pas lui permettre de faire cela. Nous ne pouvons autoriser que la dictature mondiale se consolide.

 

La déclaration du dépositaire du monde -- cynique, hypocrite, emplie de cette hypocrisie impérialiste provenant de leur besoin de tout contrôler.

 

Ils disent qu'ils veulent imposer un modèle démocratique. Mais c'est cela leur modèle démocratique ! C'est le modèle fallacieux des élites et, je dirais, une démocratie très originale qui s'impose par les armes, les bombes et l'artillerie.

 

Quelle étrange démocratie ! Aristote pourrait bien ne pas la reconnaître -- ou les autres qui sont aux racines de la démocratie. Quelle sorte de démocratie imposez-vous avec les Marines et les bombes ?

 

Hier, le président des Etats-Unis nous a dit, ici-même, dans cette salle, et je cite : "Partout où vous regardez, vous entendez des extrémistes vous dire que vous pouvez échapper à la pauvreté et retrouver votre dignité par la violence, la terreur et le martyre". Partout où il regarde, il voit des extrémistes. Et vous, mes frères -- il regarde la couleur de votre peau et il dit, oh ! il y a un extrémiste. Evo Morales, le valeureux président de Bolivie est, pour lui, un extrémiste.

 

Les impérialistes voient des extrémistes partout. Ce n'est pas que nous soyons des extrémistes. C'est que le monde se réveille. Il se réveille partout. Et les gens se lèvent.

 

J'ai le sentiment, cher dictateur du monde, que vous allez vivre le reste de votre vie comme un cauchemar, parce que le reste d'entre nous se lève, tous ceux qui se soulèvent contre l'impérialisme américain, qui réclament l'égalité, le respect, la souveraineté des nations.

 

Oui, vous pouvez nous appeler des extrémistes, mais nous sommes en train de nous soulever contre l'empire, contre ce modèle de domination.

 

Alors, le président a dit -- et c'est lui qui l'a dit -- : "Je suis venu parler directement aux populations du Moyen-Orient, pour leur dire que mon pays veut la paix".

 

C'est vrai. Si nous marchons dans les rues du Bronx, si nous nous promenons dans New York, Washington, San Diego, dans n'importe quelle ville, San Antonio, San Francisco et que nous demandons aux gens, aux citoyens des Etats-Unis, que veut ce pays ? Veut-il la paix ? Ils diront oui.

 

Mais ce gouvernement ne veut pas la paix. Le gouvernement des Etats-Unis ne veut pas la paix. Il veut exploiter son système d'exploitation, de pillage, d'hégémonie par la guerre.

 

Il veut la paix ? Mais que se passe-t-il en Irak ? Que se passe-t-il au Liban ? En Palestine ? Que se passe-t-il ? Que s'est-il passé ces 100 dernières années en Amérique Latine et dans le monde ? Et à présent il menace le Venezuela -- de nouvelles menaces contre le Venezuela, contre l'Iran ?

 

Il a parlé au peuple libanais. Beaucoup d'entre vous, leur a-t-il dit, ont vu comment leurs maisons et leurs communautés ont été prises dans les tirs croisés. Comment peut-on être cynique à ce point ? Quelle capacité à mentir d'un air penaud ! Les bombes sur Beyrouth d'une précision millimétrée ?

 

Ce sont des feux croisés ? Il pense à un western, lorsque les gens dégainent de la hanche et tirent et que quelqu'un se trouve pris dans les feux croisés.

 

Ceci est impérialiste, fasciste, assassin, génocide. L'empire et Israël qui tirent sur les Palestiniens et les Libanais. C'est ce qu'il s'est passé. Et à présent, nous entendons "Nous souffrons parce que nous voyons nos maisons détruites".

 

Le président des Etats-Unis est venu parler aux peuples -- aux peuples du monde. Il est venir leur parler -- J'ai apporté quelques documents avec moi, parce que ce matin je lisais quelques déclarations -- et je vois qu'il s'est adressé au peuple d'Afghanistan, au peuple du Liban, au peuple de l'Iran. Et il s'est adressé directement à ces peuples.

 

Et vous pouvez vous demander, alors que le président des Etats-Unis s'adresse à ces peuples du monde, ce que ces peuples du monde lui diraient si on leur donnait la parole ? Qu'auraient-ils à dire ?

 

Et je pense avoir une petite idée de ce que les peuples du Sud, les oppressés pensent. Ils diraient "Impérialiste yankee, rentre chez toi!" Je pense que c'est ce que ces peuples diraient si on leur donnait le micro et s'ils pouvaient parler d'une seule voix aux impérialistes américains.

 

Et voici pourquoi, Madame la Présidente, mes chers collègues, mes amis, l'année dernière nous sommes venus ici dans cette même salle, comme nous l'avons fait ces huit dernières années, et nous avons dit quelque chose qui s'est à présent confirmée -- entièrement, entièrement confirmée.

 

Je ne pense pas que quiconque dans cette pièce pourrait défendre ce système. Voyons les choses en face ! Soyons honnêtes ! Le système de l'O.N.U., né après la Deuxième Guerre Mondiale, a fait faillite. Il est inutile.

 

Oh, oui ! Il est bon de nous réunir tous ensemble une fois par an, de nous rencontrer, de faire des déclarations et de préparer toutes sortes de longs documents et d'écouter de bons discours, comme celui que de (inaudible), hier, celui du Président Lula. Oui c'est bon pour cela. Et il y a beaucoup de discours et nous en avons entendu beaucoup, du président du Sri Lanka, par exemple, et de la Présidente du Chili.

 

Mais nous, l'assemblée, avons été transformés en un organe à peine délibérant. Nous n'avons aucun pouvoir, aucun pouvoir d'avoir le moindre impact sur la terrible situation mondiale. Et c'est pourquoi le Venezuela propose une nouvelle fois, ici, aujourd'hui, le 20 septembre [2006] que nous ré-établissions les Nations-Unies.

 

L'année dernière, Madame, nous avons fait quatre propositions modestes que nous ressentions comme étant d'une importance cruciale. Nous devons en assumer la responsabilité, nos chefs d'Etats, nos ambassadeurs, nos représentants, et nous devons en discuter.

 

La première est l'extension [du Conseil de Sécurité], et Lula en parlé hier ici-même. Le Conseil de Sécurité comporte à la fois une catégorie permanente et une catégorie non-permanente, (inaudible) les pays en développement et les pays sous-développés doivent accéder à des sièges de membres permanents. C'est la première étape.

 

Deuxièmement, des méthodes efficaces pour s'occuper et résoudre les conflits mondiaux, des décisions transparentes. Point trois, la suppression immédiate -- et c'est une chose à laquelle tout le monde appelle -- du mécanisme antidémocratique connu sous le nom de veto, le veto sur les décisions du Conseil de Sécurité.

 

Permettez-moi de vous donner un exemple récent. Le veto immoral des Etats-Unis qui a permis aux Israéliens, en toute impunité, de détruire le Liban. Exactement devant nous tous alors que nous étions debout à regarder, une résolution du conseil fut empêchée.

 

Quatrièmement, nous devons renforcer, comme nous l'avons toujours dit, le rôle et les pouvoirs du secrétaire général des Nations-Unies.

 

Hier, le secrétaire général nous a pratiquement livré son discours d'adieu. Et il a reconnu que pendant ces dix dernières années, les choses sont tout simplement devenues plus compliquées ; la faim, la pauvreté, la violence, les violations des droits de l'homme se sont aggravées. C'est la conséquence extrême de l'effondrement du système des Nations Unies et des prétentions hégémoniques des Etats-Unis.

 

Madame, le Venezuela, il y a quelques années, a décidé de livrer cette bataille au sein des Nations-Unies en reconnaissant l'ONU. En tant que membres, et nous prêtons nos voix, nos réflexions. Notre voix est une voix indépendante pour représenter la dignité et la recherche de la paix et ré-élaborer le système international ; pour dénoncer la persécution et l'agression par les forces hégémoniques de la planète.

 

Voici comment le Venezuela s'est présenté. La patrie de Bolivar a cherché à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité. Voyons ! Bon, il y a eu une attaque en règle par le gouvernement étasunien, une attaque immorale, pour essayer d'empêcher le Venezuela d'être élu librement à un poste au Conseil de Sécurité.

 

L'imperium a peur de la vérité, il a peur des voix indépendantes. Il nous appelle extrémistes, mais ce sont eux les extrémistes. Et j'aimerais remercier tous les pays qui ont aimablement annoncé leur soutien au Venezuela, même si le scrutin est secret et qu'il n'est pas nécessaire d'annoncer ces choses.

 

Mais étant donné que l'imperium a attaqué, ouvertement, ils ont renforcé les convictions de nombreux pays. Et leur soutien nous renforce. Le Mercosur, en tant que bloc, a exprimé son soutien. Nos frères du Mercosur. Le Venezuela, avec le Brésil, l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay, est un membre à part entière du Mercosur.

 

Et de nombreux autres pays d'Amérique Latine, *CARICOM* et la Bolivie ont exprimé leur soutien au Venezuela. La Ligue Arabe, l'ensemble de la Ligue Arabe a exprimé son soutien, nos frères des Caraïbes, l'Union Africaine. Presque toute l'Afrique a exprimé son soutien pour le Venezuela et des pays comme la Russie et la Chine et beaucoup d'autres.

 

Je vous remercie chaleureusement de la part du Venezuela, de la part de notre peuple et de la part de la vérité, parce que le Venezuela, avec un siège au Conseil de Sécurité, n'exprimera pas seulement la pensée du Venezuela, mais il sera aussi la voix de tous les peuples du monde et nous défendrons la dignité et la vérité.

 

Au-delà et au-dessus de tout cela, Madame la Présidente, je pense que nous avons des raisons d'être optimistes. Un poète aurait dit "désespérément optimistes", parce qu'au-dessus et au-delà des guerres et des bombes et de la guerre agressive et préventive et la destruction de peuples entiers, on peut voir qu'une nouvelle ère se dessine.

 

Ainsi que Silvio Rodriguez le dit, cette ère donne naissance à un coeur. Il y a des moyens alternatifs de penser. Il y a des jeunes gens qui pensent différemment. Et ceci s'est déjà vu en l'espace d'une simple décennie. Il a été démontré que la fin de l'histoire était une affirmation totalement fausse et la même chose a été démontrée à propos de la /Pax Americana/ et de l'établissement du monde capitaliste néolibéral. Il a été démontré que ce système engendre la pauvreté. Qui le croit maintenant ?

 

Ce que nous avons à faire maintenant est de définir le futur du monde. L'aube se lève partout. Vous pouvez vous en rendre compte en Afrique et en Europe et en Amérique Latine et en Océanie. Je veux insister sur cette vision optimiste.

 

Nous devons nous renforcer, notre volonté de livrer bataille, notre conscience. Nous devons construire un monde nouveau et meilleur. Le Venezuela se joint à cette lutte et c'est pourquoi nous sommes menacés. Les Etats-Unis ont déjà planifié, financé et mis en place un coup d'Etat au Venezuela et ils continuent de soutenir les tentatives de coup d'Etat au Venezuela et ailleurs.

 

La Président Michelle Bachelet nous a rappelé, il y a juste un instant, l'assassinat horrible de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Orlando Letelier.

 

Et je voudrais ajouter une chose : Ceux qui ont perpétré ce crime sont libres. Et cet autre événement où un citoyen américain est mort, tué par les Américains eux-mêmes. Ils étaient des tueurs de la CIA, des terroristes.

 

Et nous devons rappeler dans cette pièce que dans exactement trois jours il y aura un autre anniversaire. Trente ans auront passé depuis cette attaque terroriste horrible contre l'avion cubain de la ligne /Cubana de Aviacion/, où 73 innocents ont trouvé la mort.

 

Et où se trouve le plus grand terroriste de ce continent qui a pris la responsabilité de faire sauter cet avion ? Il a passé quelques années en prison au Venezuela. Mais grâce à la CIA et aux responsables du gouvernement [vénézuélien] de l'époque, il fut autorisé à s'échapper et il vit dans ce pays, protégé par le gouvernement [des Etats-Unis].

 

Mais il a été condamné. Il avait avoué son crime. Mais les normes du gouvernement étasunien sont à géométrie variable. Il protège les terroristes lorsqu'il le veut.

 

Et ceci, pour dire que le Venezuela est entièrement engagé à combattre le terrorisme et la violence. Et nous sommes l'un des peuples qui combattent pour la paix.

 

Luis Posada Carriles est le nom de ce terroriste qui est protégé ici. Et d'autres personnes extrêmement corrompues qui se sont échappées du Venezuela vivent aussi ici sous protection : un groupe qui a posé des bombes dans diverses ambassades, qui a assassiné des gens pendant le coup d'Etat. Ils m'ont kidnappé et ils allaient me tuer, mais je pense que Dieu est descendu et notre peuple est sorti dans les rues et l'armée y était aussi et ainsi je suis ici devant vous, aujourd'hui.

 

Mais ces personnes qui ont dirigé ce coup d'Etat sont ici, aujourd'hui, dans ce pays, protégés par le gouvernement américain. Et j'accuse le gouvernement américain de protéger ces terroristes et d'avoir un discours complètement cynique.

 

Nous avons mentionné Cuba. Oui, nous y étions, il y a encore quelques jours. Nous sommes revenus de là-bas très heureux. Et là-bas, vous voyez qu'une nouvelle ère est née. Le Sommet des 15, le Sommet des non-alignés, ont adopté une résolution historique. Ceci est le document qui en a résulté. Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous le lire.

 

Mais vous avez toute une série de résolutions ici qui ont été adoptées d'une façon transparente après un débat ouvert -- par plus de 50 chefs d'Etats. Pendant quelques semaines, La Havane était la capitale du Sud et nous avons donné, une fois encore, un nouvel élan au groupe des non-alignés.

 

Et s'il y a quelque chose que j'aimerais vous demander à tous ici, mes compagnons, mes frères et mes soeurs, c'est de bien vouloir prêter votre bonne volonté pour permettre un nouvel élan au Mouvement des Non-Alignés afin de donner naissance à une nouvelle ère, pour empêcher l'hégémonie et empêcher de nouvelles avancées de l'impérialisme.

 

Et comme vous le savez, Fidel Castro est le président des non-alignés pour les trois prochaines années et nous pouvons lui faire confiance pour qu'il dirige cette charge efficacement. Malheureusement, ils ont pensé "Oh ! Fidel est en train de mourir." Mais ils vont être déçus parce qu'il n'est pas mort. Et non seulement il est en vie, il est de retour dans son uniforme vert et il préside désormais les non-alignés.

 

Donc, mes chers collègues, Madame la Présidente, un nouveau mouvement, fort, est né, un mouvement du Sud. Nous sommes des hommes et des femmes du Sud. Avec ce document, avec ces idées, avec ces critiques. Je referme à présent mon dossier. Je prends le livre avec moi. Et, n'oubliez pas, je le recommande très fortement et très humblement à vous tous.

 

Nous voulons des idées pour sauver notre planète, pour sauver la planète de la menace impérialiste. Et espérons que dans ce siècle-même, dans pas trop longtemps, nous verrons cette, nous verrons cette nouvelle ère. Et pour nos enfants et nos petits-enfants, un monde de paix basé sur les principes fondamentaux des Nations-Unies, mais de Nations-Unies rénovées.

 

Et peut-être devrons-nous déménager leur siège. Peut-être devons nous le mettre ailleurs ; peut-être dans une ville du Sud. Nous avons proposé le Venezuela.

 

Vous savez que mon médecin personnel a dû rester dans l'avion. Le chef de la sécurité a dû rester enfermé dans un avion verrouillé. Aucuns de ces deux messieurs n'ont été autorisés à venir assister à la réunion de l'Onu. Ceci est un autre abus et un autre abus de pouvoir de la part du Diable. Cela sent le soufre ici, mais Dieu est avec nous et je vous embrasse tous.

 

Que Dieu nous bénisse tous ! Bonne journée à vous.

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From: Yves Wangneur

To: Albert ; Jean Bricmont ; Thierry Delforge ; Patsy ; radioairlibre ; thierry thomas ; Siecle ; Manneken Peace

Sent: Saturday, September 23, 2006 6:35 PM

Subject: [siecle_de_combat] Discours de Chavez : entre réalité sociale et pouvoir des médias

 


Suite au discours de Chavez à l'ONU, il y a eu beaucoup de réactions, essentiellement de la part de l'élite. Et puisque certains croient encore en l'angélisme de Clinton, le type qui se faisait tailler des pipes (par une moche en plus) au lieu de bosser, je vous propose de noter la réaction de cette personne : "Le discours de Chavez porte préjudice à son pays". Qui a dit que les Démocrates étaient le 2°parti servant l'impérialisme ?
Les différents journaux américains ont vivement critiqué les déclarations de Chavez, estimant que c'était "de la folie gauchiste". "El Comercio" (de Lima) a parlé d'insulte, La Libre Belgique parle d'injures.
Cela, c'est le discours des médias, des gens qui sont censés nous représenter.
Les représentés, donc nous, ont une réaction un peu différente. Comme vous le savez, Chavez fait référence à un des derniers bouquins de Chomsky : "Hégémonie ou survie". Sur Amazon, les commandes pour ce livre sont passés en 2 jours de la 160.772° place à la septième !!!
Ce qui tend à démontrer 2 choses : 1) Les gens écoutent Chavez, l'approuvent et suivent ses conseils, 2) Ils sont interessés par la pensée de Chomsky.

Ca doit être ça le populisme ...

20:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, amerique, afrique, belgique, courcelles, cuba, crimes, cia, colonialisme, chili, fascisme, gangsterisme, guerre, histoire, iran, irak, imperialisme, israel, liban, liberte, democratie, oppression capitaliste, onu, palestine, politique, presse, romain, resistance, silence | |  Imprimer | | |