12/09/2008

12/09/2008: COURCELLES: MERCI aux SIGNATAIRES, aux PÉTITIONNAIRES VOLONTAIRES, aux COMMERCANTS !

COURCELLES:   MERCI aux SIGNATAIRES, aux PÉTITIONNAIRES VOLONTAIRES, aux COMMERCANTS !
 
-UN PREMIER BILAN (arrêté au 13/09/2008) de la PÉTITION réclamant la réduction de la tva de 21 à 6% sur le mazout, le gaz, l' électricité:
 
 
-UN SUCCÈS en très temps de temps: déjà 544 signatures, dont celle d' Ernest GLINNE, conseiller communal, a/bourgmestre.
 
-UNE PREMIÈRE LISTE (à compléter) des COMMERCANTS  qui ont déjà rentré des signatures et où VOUS POUVEZ TOUJOURS SIGNER,
SI CE N'EST PAS ENCORE FAIT (et soyons sûrs que d' autres vont encore nous rejoindre et/ou sont en cours, ..., car la revendication est de plus en plus populaire et ne
cesse de progresser):
 
-Boulangerie COHART, rue Wartonlieu 63, 6180 Courcelles
-       "          DESCLIN, rue de Gaulle 46,   
-          "       LA TRADITION, rue Churchill (face à La Poste), 6180 Courcelles
-Fleuriste EDELWEISS, rue de Trazegnies 47, 6180 Courcelles
-PROMO FASHION, rue de Gaulle 3, 6180 Courcelles
-SHOE DISCOUNT,    "          "     22,            "
-CAFE LADIES AND GENTLEMEN, place Roosevelt 30, 6180 Courcelles
-VIDEOTHEQUE, rue Churchill 20, 6180 Courcelles
-CAFE DE LA POSTE, rue Rectem 59, 6183 Trazegnies
-CAFE DES QUATRE CHEMINS, 6183 Trazegnies
...
 
NOUS CONTINUONS LE COMBAT !
 
Roger ROMAIN
a/conseiller communal
 
http://romaindecourcelles.spaces.live.com/                                                                                          

roger.romain@skynet.be

Tél: 0495.470042

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27/05/2008

27/02/2008: dans SOLIDAIRE: Initiée en 2004, la chasse aux chômeurs atteint son rythme de croisière. Avec 20 000 exclusions à la clef

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dans solidaire du 27/02/2008: Initiée en 2004, la chasse aux chômeurs atteint son rythme de croisière. Avec 20 000 exclusions à la clef


mardi, 26 février 2008, 17h25

Les deux faces d’une même chasse
Exclusion du chômage :: Premiers chiffres

Initiée en 2004, la chasse aux chômeurs atteint son rythme de croisière. Avec 20 000 exclusions à la clef.

Julien Versteegh
27-02-2008

Les libéraux, VLD en tête, se font aujourd’hui les champion de l’activation des chômeurs, entendez : la chasse aux chômeurs. Bart Somers (VLD) veut même accélérer le processus pour boucler le budget chômage. Quant à Josly Piette (cdH), ministre de l’Emploi, il se félicite que l’activation des chômeurs ait des effets positifs. Un heureux euphémisme qui cache mal les effets sociaux de l’activation. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon Sud Presse1, 2 562 personnes ont été exclues du chômage en 2007 pour ne pas avoir répondu aux attentes de leurs « facilitateurs » (entendez contrôleur de l’Onem) qui depuis le 1er juillet 2004 sont chargés de contrôler les démarches des chômeurs en vue de l’obtention d’un emploi (voir encadré). En outre, 4 896 autres chômeurs ont vu leurs allocations de chômage suspendues pendant quatre mois (évaluation négative au terme du second entretien). Yves Martens de la plateforme « Stop chasse aux chômeurs » va plus loin : « Les 2 562 exclus annoncés sont les exclus au terme du troisième entretien. L’ensemble des sanctions à durée indéterminée, c’est-à-dire les exclus définitifs, est estimé entre 13 000 et 15 000 personnes ». On avoisine donc les 20 000 sanctions prononcées en 2007. Avec les conséquences sociales attendues. « Un des arguments qui fut utilisé pour nous vendre l’activation des chômeurs était la lutte contre le travail en noir. Qu’il faille lutter contre le travail en noir, nous sommes d’accord. Mais les mesures prises contre les chômeurs ne luttent pas contre le travail en noir. Au contraire, il le favorise. Nous savons que seuls 46 % des chômeurs exclus émargent au CPAS. Que font les 54 % restants ? »

Il n’y a donc pas de quoi se réjouir : « Ce système ne fait que diminuer le chômage en en excluant les gens et en les reléguant dans d’autres catégories qui ne sont pas comptabilisées dans les statistiques. C’est un système où les chômeurs sont exclus, sont enlevés des statistiques et sont poussés vers le travail précaire. Il est assez frappant de voir que les emplois à temps plein diminuent au profit des emplois à temps partiel et des emplois intérimaires. La pression du contrôle est très efficace pour pousser les gens vers ce genre de boulot ».

Quelle solution alors ? « Mettre en place un réel accompagnement pour aider les gens à trouver du boulot en commençant par supprimer purement et simplement les contrôles de l’Onem. Car finalement on en arrive à une situation absurde où les chômeurs cherchent à accumuler les candidatures pour satisfaire aux exigences de l’Onem. Il faut également un réel contrôle du travail en noir en se donnant les moyens de descendre sur les chantiers et de sanctionner les patrons. »

1 Sud Presse, 20 février 2008.

Le plan d’activation des chômeurs

Trois étapes, une destination : l’exclusion

> Premier entretien

Le chômeur doit présenter toutes les démarches entreprises pour trouver un emploi. Le contrôleur les évalue. Si c’est positif, il est reconvoqué pour un premier entretien au terme de 16 mois. En cas d’évaluation négative, le contrôleur établit avec le chômeur un plan d’action à accomplir.

> Second entretien

Quatre mois plus tard, le chômeur évalué négativement est reconvoqué pour juger de l’accomplissement de son plan d’action. Positif : il est reconvoqué dans les 12 mois. Négatif : suppression totale et provisoire de ses allocations de chômage. Un nouveau plan d’action plus exigeant est proposé.

> Troisième entretien

Le contrôleur juge si oui ou non le chômeur a rempli son contrat. Positif, il est reconvoqué dans les 12 mois pour un nouveau tour. Négatif, il est exclu définitivement du chômage.

13:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, actualites, presse, medias, silence, television, capitalisme, democratie, gouvernement | |  Imprimer | | |

14/01/2008

29/08/2007: COURCELLES et dans les autres communes: Comme on le sait, La Poste a fermé ses bureaux de La Motte, Gouy, Souvret, Trazegnies, pour cause de rentabilité... Mais ..., il faut tout dire....

COURCELLES et dans les autres communes: Comme on le sait, La Poste a fermé ses bureaux de La Motte, Gouy, Souvret, Trazegnies, pour cause de rentabilité... Mais ..., il faut tout dire.

La Poste :: L’absentéisme a augmenté de… 0,1 % !

Le patron de La Poste, Johnny Thijs, a envoyé une lettre à ses 34 000 « collaborateurs ». Il se plaint du grand nombre de malades. Mais il y a chiffres et chiffres…

29-08-2007

Au printemps, Thijs annonce en grande pompe que les « résultats de La Poste ont le vent en poupe ». Le chiffre d’affaires a augmenté de 5 % et s’élève à 2 230,5 millions d’euros. Il remercie ses 35 000 « collaborateurs ». Les postiers étaient 42 000 en 2002, mais ça Thijs ne le dit pas.

Et maintenant, il vient se plaindre que le taux d’absentéisme est passé de 8,57 % en 2005 et 2006 à 8,67 % en 2007. Soit 0,1 % de plus ! Quelques jours après la lettre de Thijs, le groupe de services aux entreprises SD Worx a fait savoir que l’absentéisme dans le privé était en mai, juin et juillet respectivement 0,3 %, 0,68 % et 0,18 % plus haut que les mêmes mois de l’année précédente. L’absentéisme dans le privé a oscillé entre 6,11 et 7,13 %. C’est un peu plus bas qu’à La Poste, mais il faut savoir que La Poste inclut les malades de longue durée dans son chiffre.

Thijs a calculé que 1 % d’absentéisme coûte à La Poste 13,5 millions d’euros par an. Une montée de 0,1 % représente donc un surcoût de 1,35 million par an. Mais chaque postier(e) sait que les actionnaires se partagent 42,4 millions d’euros de dividendes. Thijs lui-même a reçu une augmentation de 11,25 % : son salaire passe de 800 000 à 900 000 euros, plus 174 options sur les actions de La Poste. Faut-il dès lors s’étonner de la colère des postiers ?

Si Thijs veut réduire l’absentéisme, il doit réduire la charge de travail, recréer des services légers pour les postiers plus âgés ou qui ont des problèmes physiques, rétablir le service au public.

> La Poste :: Grève à Anvers

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20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, courcelles, romain, histoire, actualites, belgique, europe, euro-dictature, oppression capitaliste, democratie, social, syndicats, politique, presse, silence | |  Imprimer | | |

07/01/2008

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France !

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France

-------- Message original --------
Sujet: [Bellaciao] Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Date: Mon, 07 Jan 2008 22:01:59 +0100
De: newsletter@bellaciao.org <newsletter@bellaciao.org>


Bellaciao vous souhaite une bonne année... malgré un horizon quelque peu surchargé !
Vous trouverez ci-dessous un communiqué appelant à la mobilisation contre le Traité "Modifié" Européen.

L'année 2008 sera également marquée par un nouveau procès en mai 2008 pour Roberto, de Bellaciao, les Chantiers Navals de l'Atlantique ayant fait appel de la décision du tribunal de Saint-Nazaire (novembre 2007, voir ici :
http://bellaciao.org/fr/mot.php3?id_mot=254).
Bellaciao en appelle de nouveau à votre soutien, moral et financier !
(souscription ici :
http://bellaciao.org/souscription.php)

*********************************************
Tous à Versailles le 4 février 2008 !


Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant, dans le même temps, la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.

C’est le choix qui a été fait par le Gouvernement de N. Sarkozy et F. Fillon, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005, « sans risque » de se confronter à nouveau à la volonté populaire.

Car comme l’a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu’un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON"
contre l’Europe libérale et capitaliste.

Or, il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée.

L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.

Si cette majorité n’est pas atteinte, la Constitution du 4 octobre 1958 impose alors la consultation populaire par référendum.

Le groupe parlementaire du PS (le groupe le plus important dans l’opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l’instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.

Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.

Cette manifestation sur place est d’autant plus importante qu’en mars 2008 auront lieu les municipales et les cantonales. Les élus devraient donc être particulièrement sensibles à nos mobilisations.

Le mouvement citoyen « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 » a donc créé le site Internet
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C’est une plateforme logistique destinée à réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.

Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.

Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre ainsi le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.

Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif :

Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire !

Respectez notre « NON » !

"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.

Aussi, nous vous engageons à vous inscrire sur ce site, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :

- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co-voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)

Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.

Nous estimons qu’il est extrêmement important pour notre avenir, au delà de nos tendances et de nos appartenances respectives, de nous rassembler et de manifester le 4 février 2008 à Versailles, au moment et au lieu du vote du Congrès, pour rappeler à nos élus, nos mandataires, qu’ils doivent avant tout respecter notre voix.

Le Collectif Bellaciao soutient et participe à cette initiative 100% citoyenne et républicaine : « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 »

http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.

Faites passer !

Salut et fraternité

Bellaciao
http://bellaciao.org

22:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoire, actualites, france, europe, democratie, liberte, politique, capitalisme, presse, ps, courcelles, euro-dictature, silence | |  Imprimer | | |

11/01/2007

11/01/2007: Lu dans "Le Soir", à propos du Ptb ...

De : Marc van Campen [mailto:marc_vancampen@skynet.be]
Envoyé : jeudi 11 janvier 2007 13:40
Objet : Fw: Bonne lecture

 

 

 

Lu dans "Le Soir"

 

Marx attaque

 


Vingt ans après la chute du Mur, le communisme serait-il devenu le nouvel espoir d'un électorat déçu par les partis traditionnels ? Photo solidaire.org.

 

 

Herstal, banlieue ouvrière de l'agglomération liégeoise, célèbre pour son usine d'armes et de munitions. Comme au temps des cités grecques, un petit groupe d'une vingtaine de personnes improvise une assemblée politique place Jean-Jaurès, sur les marches de la maison communale. « Ce soir encore, le conseil communal s'apprête à voter des taxes qui frapperont vos revenus, et ceux des habitants les plus pauvres de la commune. Nous allons nous opposer à chacune d'entre elles, à l'exception de celles que nous estimons équitables. Nous allons aussi plaider pour l'intervention du fonds des communes. La solidarité entre les communes riches et pauvres n'est plus une réalité aujourd'hui ! » Tonnerre d'applaudissements pour Nadia Moscufo et Johan Vandepaer, les deux orateurs, qui pénètrent ensuite dans la salle du conseil accompagnés de leurs sympathisants et de leurs calicots « Herstal moins cher est possible ». Elle est caissière chez Aldi et déléguée syndicale FGTB. Lui est « Médecin pour le peuple ». Tous deux sont les deux premiers conseillers communaux PTB (Parti du travail de Belgique) à avoir été élus, en 2000, dans une commune wallonne.

 

Longtemps perçu comme marginal, le dernier reliquat communiste du paysage politique belge cherche aujourd'hui à se créer une nouvelle image. « Il faut reconnaître que nous avons été beaucoup trop sectaires par le passé, avoue Raoul Hedebouw, porte-parole du parti. Notre message passait mal et notre programme n'était clairement pas adapté à son époque. » Depuis sa création en 1979 par des militants d'obédience maoïste, le PTB ne faisait en effet guère parler de lui qu'à travers quelques coups d'éclat parfois douteux. On se souvient par exemple de son alliance, en 2003, avec la liste du libano-anversois Abou Jahjah ou de la publication par son président Ludo Martens d'un ouvrage négationniste sur les crimes du stalinisme.

 

Force est aussi de constater que la « révolution » et l'avènement de la « dictature du prolétariat » n'ont pas été, ces dernières années, des concepts très porteurs sur le plan électoral. Se voulant révolutionnaire et non désireux de gouverner, le parti proposait aux électeurs, jusqu'à la fin des années 90, un programme essentiellement fondé sur la contestation du système et les préceptes du marxisme. Il n'était donc pas rare de retrouver la « libération du tiers-monde » sur un programme électoral pour un scrutin communal. Depuis lors, c'est à une profonde remise en question que se sont attelées les forces vives du parti.

 

Sans renier ses origines ni ses ambitions révolutionnaires, le PTB a entamé un important travail de rapprochement avec la population pour se préoccuper davantage des problèmes quotidiens de son électorat potentiel. « Même si nous savons que le système dans lequel nous vivons ne peut pas garantir le progrès et le bien-être de la population, nous avons compris que pour être efficaces, il était nécessaire pour nous d'accepter de jouer le jeu », poursuit Raoul Hedebouw.

 

Ainsi à Herstal, à l'approche du dernier scrutin communal, des équipes de militants ont sillonné les différents quartiers à la rencontre des habitants et de leurs préoccupations quotidiennes. Après avoir constaté que les taxes, comme dans beaucoup de communes défavorisées et en manque de rentrées financières, y étaient élevées et que les habitants exprimaient de plus en plus de craintes par rapport à leur pouvoir d'achat, la campagne du PTB dans la commune fut basée sur la gratuité du sac-poubelle.

 

Stratégie payante puisqu'après avoir remporté 5 sièges en 2000, ce ne sont pas moins de 15 conseillers dans huit communes du pays que le parti d'extrême gauche remporta le 8 octobre dernier, dont 6 dans la seule entité de Zelzate, en Flandre-Orientale (1 électeur sur 5 !). « Un succès extraordinaire que nous devons au travail exceptionnel de nos militants », se félicite-t-on du côté du parti. Un succès, certes, que l'on ne peut s'empêcher de comparer aux résultats remportés aux Pays-Bas par le SP ou encore au capital sympathie en hausse dont jouissent, chez nos voisins du sud, la syndicaliste Arlette Laguiller ou le postier Olivier Besancenot.

 

Vingt ans après la chute du Mur, le communisme que l'on croyait mort serait-il devenu, après l'extrême droite, le nouvel espoir d'un électorat déçu par les partis traditionnels ? Pascal Delwit, professeur de sciences politiques à l'ULB, nuance. S'il est vrai que l'on observe partout en Europe un regain d'intérêt pour l'extrême gauche, il ne faut pas négliger la présence d'un électorat volatil qui a pu cette fois bénéficier au PTB. « Ce genre de parti peut connaître des pics de voix, mais il est peu probable qu'ils viennent à se stabiliser. »

 

Cheville ouvrière du parti : le programme « Médecine pour le peuple » et son réseau de maisons médicales, créés à l'origine par une poignée de médecins ayant renoncé à l'appât du gain. Au coeur du « prolétariat urbain » et à proximité des grands centres industriels, les maisons médicales proposent, à côté de soins médicaux gratuits, une multitude d'autres services à la population allant de la consultation juridique aux conseils pour bien choisir son futur fournisseur d'électricité. Autant d'occasions de garantir une visibilité sans égale au parti dans les quartiers défavorisés, où il puise l'essentiel de son électorat. Est-ce un hasard si l'on recense ce type de maison médicale dans toutes les communes où le parti compte des élus ? Mais plus que les maisons médicales, la force du PTB reste son vivier de militants dont l'engagement et le dévouement feraient pâlir d'envie certains partis traditionnels.

 

Il fait encore nuit noire devant le tri postal d'Anderlecht mais Gérard Mugemangange bat déjà le pavé avec deux camarades pour distribuer des tracts contre le « pacte des générations » aux travailleurs qui viennent prendre leur service. Régulièrement, cet expert-comptable de 32 ans, membre du PTB depuis dix ans, se lève dès potron-minet pour distribuer des tracts aux postiers. Bien que n'ayant jamais travaillé dans l'entreprise, il coordonne la cellule du PTB au sein de la Poste qui compte plusieurs dizaines de membres. « C'est parfois très difficile de se lever à pas d'heure juste pour aller donner des tracts, avoue-t-il. Mais à 6 h 30, quand c'est fini, tu es content parce que tu sais que, quelque part, tu permets de faire avancer les choses. »

 

A la Poste en effet, la communication est rendue extrêmement difficile entre les très nombreux membres de l'entreprise, notamment par le fait qu'il leur est interdit de s'adresser à la presse. Se sentant à la fois ignoré des partis traditionnels et dépourvu de moyens d'action devant la détérioration des conditions de travail que subissent, selon lui, les travailleurs de l'entreprise, Jan, postier à Bruxelles depuis douze ans, a rejoint les rangs du PTB il y a deux ans. « Il y a toujours plus de travail avec de moins en moins de personnel. On oublie notre qualité d'être humain. Le PTB est la seule structure politique à s'intéresser vraiment aux problèmes des gens ». Comme le PS autrefois, le parti marxiste essaie d'être présent dans toutes les grandes entreprises du pays : Arcelor, FN, SNCB, Stib, Aéroport... Les militants du PTB actifs au sein de cellules d'entreprise se réunissent plusieurs fois par mois pour évoquer ensemble les problèmes internes rencontrés par eux et leurs collègues et élaborer des stratégies communes. C'est au premier étage du centre culturel « La Braise », au coeur du quartier Saint-Léonard, que nous retrouvons les membres de la cellule « Arcelor ». La plupart des travailleurs assis autour de la table, devant la fresque de Lénine et des affiches faisant l'apologie de l'intifada, sont aussi délégués syndicaux.

 

Comme à la Poste, ils militent le plus discrètement possible au sein de l'entreprise pour éviter les représailles patronales.

 

Avec ses 15 nouveaux conseillers communaux et ses 600 nouveaux membres enregistrés l'année dernière, l'ancien parti maoïste a le vent en poupe et se sent pousser des ailes. « Le système montrera un jour ses limites et se détruira de lui-même, explique Raoul Hedebouw. Mais plus question d'attendre le Grand Soir. Nous avons compris que la révolution se construit tous les jours, à travers des actions concrètes comme la médecine gratuite, le combat pour la réduction du prix du sac-poubelle ou des propositions pour un achat groupé d'électricité au niveau communal. »

 

Le plus grand des petits partis est-il en passe de trouver sa place parmi les grands ? « Nous sommes au contraire le plus petit des grands partis », rectifie-t-il en plaisantant, regrettant néanmoins l'impossibilité qui lui est faite d'accéder aux médias au même titre que les partis traditionnels. « Donnez-moi un micro, je fais 10 % sans problème ! » En attendant, six nouvelles communes de Flandre et de Wallonie vont faire l'expérience de la méthode PTB dans leur maison communale et leurs quartiers. Certains se prennent déjà à rêver du temps où Ecolo aussi était composé de doux rêveurs.

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, hainaut, belgique, charleroi, courcelles, ptb, communisme, presse, silence, romain, histoire, actualites, elections, resistance, capitalisme, oppression capitaliste, solidarite, social, syndicats | |  Imprimer | | |