03/07/2008

13/06/2008: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne...

C' est évidemment plus facile en BELGIQUE: comme nos pseudos démocrates des partis gouvernementaux ont la trouille de consulter le peuple, ils ont choisi la ratification par la voie parlementaire...
C'est évidemment beaucoup plus sûr pour eux.
"Tous les pouvoirs émanent de la nation!", selon la Constitution belge: ça ce n' est plus qu'un bout de chiffon, un vieux papier...
RoRo

From: Politique
Sent: Friday, June 13, 2008 7:56 PM
Subject: Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Leterme et De Gucht déplorent le non irlandais au traité de Lisbonne

Le Premier ministre Yves Leterme et son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, ont regretté vendredi l'issue négative du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, alors qu'il semble de plus en plus certain que le "non" l'a emporté.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement fédéral a souhaité que la situation créée par ce rejet du traité soit "évaluée dans le calme". "Plus particulièrement, il convient d'examiner les possibilités existantes pour assurer quand même l'entrée en vigueur du traité et y associer l'Irlande. En aucun cas, l'Union ne peut être freinée dans son élan à la suite de ce résultat", a-t-il souligné. Le chef de la diplomatie belge s'est dit, quant à lui, persuadé que le vote exprimé ne traduit pas un rejet par la population irlandaise de la construction européenne mais démontre au contraire une nouvelle fois la nécessité d'une réforme des institutions européennes afin de rendre leur fonctionnement plus transparent et plus compréhensible pour la population de l'Union européenne, ce qui est précisément une des raisons d'être du traité de Lisbonne. (GFR)

22:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, europe, euro-dictature, irlande, silence, presse, medias, television, information, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/07/2008

01/07/2008: les nouvelles du PTB et de Solidaire ...




-------- Message original --------
Date: 2 Jul 2008 13:10:12 +0200
De: PTB <webteam@ptb.be>
Pour :: roger.romain@skynet.be



les nouvelles du PTB
::
1 juillet 2008
 

Les médicaments dix fois moins chers aux Pays-Bas: à quand le modèle kiwi chez nous ?

Les pharmaciens tiraient la sonnette d’alarme au début de la semaine. Ils sont de plus en plus confrontés à des clients qui ne peuvent plus payer leurs médicaments. Le gouvernement Leterme n’a pas réagi. Pourtant, il existe une solution. Et à portée de main. À partir du 1er juillet, aux Pays-Bas, les médicaments vont être de 90 à 95 % moins chers, grâce au modèle kiwi.

Action jerrycanes vides : « Des réponses maintenant, sinon nous reviendrons »

« TVA énergie : de 21 à 6 %, pour une fiscalité équitable » : la banderole ouvre le cortège de la FGTB ce 30 juin. Celle-ci veut encore faire pression sur le gouvernement avant le 15 juillet.

Réforme de l’État : le 15 juillet, le terminus pour Leterme ?

Depuis des mois, Yves Leterme annonce une solution aux problèmes communautaires pour le 15 juillet. Si ça ne marche pas, nous risquons une nouvelle crise gouvernementale. À quoi devons-nous nous attendre cet été ?

Combien la réforme fiscale de Reynders va vous coûter

Le ministre des Finances prétend défendre notre pouvoir d’achat grâce à son projet de réforme fiscale. Mais il se permet contre-vérités, omissions, non-dits… Et cadenasse sa « rage taxatoire » : celle d’une TVA profondément injuste. Une analyse de Marco Van Hees.

Université marxiste : un monde en crise(s)

Du 20 au 24 août se tiendra l’université marxiste d’été à Waterloo. L’occasion de découvrir l’analyse marxiste sur la crise, le socialisme, le nationalisme.



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20:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exploitation capitaliste, medias, mr, ptb, romain, silence, television, actualite, belgique, bhv, courcelles, capitalisme, cdh, dictature, democratie, otan, politique, ps, euro-dictature, finance, gouvernement, histoire, information, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/07/2008

30/06/2008: Un nouveau pétard mouillé pour justifier les lois liberticides...


Mais il faut quand même de temps en temps rappeler quelques réalités: si mes souvenirs sont bons, l' ancienne Ministresse Ps de la "Justice" qui a fait voter cette saloperie de loi anti-"terroristes", pour faire plaisir au massacreur de Washington, ne serait-ce pas une appelée          Laurette Onkelinx ... ????
Elle en pense donc quoi aujourd'hui puisque, si je ne me trompe, elle serait encore Vice-premier ministre ...
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: [Difpol_mbietlot] La "bande" a bon dos
Date: Mon, 30 Jun 2008 14:01:39 +0200
De: Mathieu Bietlot <mathieu.bietlot@gmail.com>
Pour :: <difpol_mbietlot@pimentsrouges.be>


Bonjour,Si vous n’avez pas lu La Libre Belgique de ce week-end et ne l’avez pas reçu par d’autres canaux, vous trouverez ci-dessous une carte blanche relative à l’« affaire » Secours Rouge, à cette mise en scène qui se dégonfle dès qu’on déconstruit tous les bruits qui ont circulé à son propos.   Ce texte a déjà été soutenu par une centaine de signataires. Il est encore possible de le signer via http://s5s.hautetfort.com/ ou en directement envoyant un courriel à s-5-s@allmansland.net.Deux personnes (Bertrand Sassoye et Jean-François Legros) sont encore incarcérées dans le cadre de cette histoire.L’esprit critique, la dénonciation des dispositifs antiterroristes et la solidarité restent de rigueur !Mathieu La « bande » a bon dosUn nouveau pétard mouillé pour justifier les lois liberticidesLe 5 juin, la Belgique était tirée du sommeil par une nouvelle « alerte terroriste ». Quelques personnes avaient été réveillées un peu plus tôt. A 5h, des unités « anti-terroristes » débarquaient chez Wahoub Fayoumi, Pierre Carette, Betrand Sassoye, Virgine D. (relâchée le soir même) et Constant Hormans pour les appréhender et perquisitionner chez eux. Abdallah Ibrahim Abdallah, lui aussi recherché, se rendit de lui-même au commissariat. Le 6 juin, c’était au tour de Jean-François Legros d’être interpellé.Des arrestations sans convocation préalable, menées par des policiers cagoulés, armés et n’hésitant pas à braquer leurs armes sur des mineurs. PC, GSM et quantité de documents saisis. Ecoutes téléphoniques, surveillance des déplacements et des comptes bancaires. Des « suspects » transportés, sirènes hurlantes, visage masqué et menottes aux poings vers un lieu secret, sans possibilité de contact avec leurs proches ni avec des avocats, soumis à un régime de détention spécial… Ces méthodes laissaient entendre que de dangereux individus auraient été interceptés.Au compte-gouttes, le Parquet fédéral divulgua des « informations » dont le relais médiatique suscita des interprétations délirantes, nourries d’amalgames, d’anachronismes, de sensationnalisme et de fantasmes. Il fût ainsi question de deux anciens membres des CCC qui n’auraient pas respecté leurs conditions de libération et auraient eu l’intention de se reformer ou de « replonger dans le terrorisme » via une organisation italienne — qui n’existe pas en tant que telle et qui n’a fait l’objet d’aucune condamnation (c’est l’hypothétique intention de créer cette organisation qui est à l’instruction en Italie). Le scénario de tous les dangers fut entretenu par les descriptions des autres personnes interpellées : deux redoutables « grands bandits » et un mystérieux « Libanais », une journaliste présentée par pure spéculation comme la compagne de Carette. Selon l’hypothèse du Parquet fédéral, des explosifs auraient été retrouvés dans la « planque » de Sassoye ; une réunion aurait rassemblé les « suspects » et des « terroristes » italiens ; la justice italienne aurait transmis des écoutes téléphoniques compromettant les militants belges ; des courriels émis par Sassoye étaient cryptés…Mais ces « preuves » ne résistent pas à l’analyse. Et les pièces du « dossier terroriste » s’écroulent les unes après les autres…Les CCC n’existent plus depuis 1986. Les faits et gestes de leurs ex-militants sont connus de tous, notamment de leurs agents de probation qui n’ont jamais signalé de contravention à leurs conditions de libération. Carette, mis dans le même panier que Sassoye pour créer l’amalgame « CCC », n’est en fait pas lié à l’enquête qui a suscité les arrestations. Il a d’ailleurs été libéré ce 18 juin par le tribunal d’application des peines.Les « explosifs » trouvés lors de la perquisition à la brasserie où travaille Sassoye n’étaient que de simples feux d'artifice achetés pour une fête de mariage.La « réunion » où certains inculpés auraient rencontré des « terroristes » italiens s’est avérée une conférence publique dans un café du centre-ville dont la vidéo a  été postée par ses organisateurs sur Internet.Les écoutes téléphoniques italiennes relatives aux militants belges semblent en réalité n’avoir jamais existé : la justice italienne a seulement transmis des comptes rendus « d’écoutes d’environnement » dans un café, où sont évoqués des « flamands efficaces » sans aucun nom cité. Aucun des arrêtés de juin n’est d’ailleurs néerlandophone.Quant au cryptage des courriels, il s’agit d’un procédé non seulement légal, mais aussi conseillé face au piratage et pratiqué par des banques, des ONG…Il apparaît que les données rassemblées et la surveillance intrusive effectuée pendant un an grâce aux « méthodes particulières de recherche » n’ont pas révélé un seul élément justifiant cette opération musclée. Rien, si ce n’est quatre photos d’identité retrouvées sous des salades en Italie. Rien qui légitime arrestation ou détention préventive : une simple convocation par la juge aurait suffi.C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé la Chambre du conseil le 11 juin et la chambre des mises en accusation le 26 juin en décidant de libérer trois des quatre inculpés. Mais par l’acharnement du Parquet, qui  « veut donner une chance à l’enquête » (sic), quatre personnes restent poursuivies et l’une d’entre elle (Sassoye) est toujours incarcérée. Toute ressemblance avec l’affaire DHKP-C – qui malgré les acquittements se voit repartie pour être jugée une quatrième fois – est purement fortuite…Pour nous, la question n’est pas de se positionner par rapport aux idées défendues par ces cinq personnes. Leur organisation (Secours Rouge) développe des activités publiques et légales de solidarité avec des victimes de la répression politique. Leur démarche s’inscrit dans une optique marxiste mais, jusqu’à nouvel ordre, cela n’est pas (encore) illicite dans un Etat de droit.Nous ne pouvons accepter la répression de ces militants en raison de leurs seules idées et sympathies, pas plus que le message adressé à la population sur leur dos. La justice n’a rien à leur reprocher, si ce n’est des « délits » d’opinion, de solidarité et d’association, institués par les lois anti-terroristes en vigueur depuis 2003, alors que la Constitution et les conventions internationales garantissent ces droits fondamentaux.Il serait aussi trop facile de se désintéresser du sort des « cinq solidaires » sous prétexte du passé judiciaire de certains. Ils ont été jugés et la justice ne revient pas sur la chose jugée. Ressortir leur passé aujourd’hui n’a d’autre objectif que d’effrayer la population autour d’un scénario monté de toutes pièces par le Parquet fédéral.Il faut arrêter cette nouvelle mise en scène menée au nom de la « lutte anti-terroriste ». On se rappellera que, jusqu’ici, toutes les menaces invoquées à ce titre se sont révélées inconsistantes (la dernière en date étant l’alerte de niveau 4 qui a perturbé les fêtes de fin d’année). Les premières affaires montrent que le Parquet a d’abord essayé d’asseoir la légitimité de ces dispositifs en s’attaquant à des figures supposées moins populaires : communistes, étrangers, musulmans ou anciens auteurs de faits d’armes. S’agirait-il d’inquiéter la population pour mieux pouvoir la rassurer ensuite et justifier les dispositifs non démocratiques et les budgets colossaux déployés au nom du contrôle des populations et de la guerre au terrorisme ?Les lois anti-terroristes sont des lois d’exception, liberticides. Elles permettent de criminaliser l’opinion politique, le militantisme et la solidarité. De plus, elles sont superflues : les actes qu’elles sont censées réprimer le sont déjà par d’autres dispositions du droit pénal. Ces lois sont dangereuses et produisent des effets néfastes, actuellement bien plus que les prétendues menaces terroristes. Si nous ne réagissons pas, ce sera demain n’importe quelle organisation politique, syndicale, non gouvernementale ou altermondialiste, n’importe quel citoyen engagé ou ayant simplement parlé au cousin de la belle-sœur de l'oncle d'un suspect lointain qui pourra être surveillé, qualifié de terroriste et arrêté. Liste des signataires :Ligue des droits de l'homme
UDEP-Bruxelles
Mouvement International de la Réconciliation - Internationale des Résistants à la Guerre (MIR-IRG)
Manuel Abramowicz - Auteur, militant citoyen et délégué syndical CGSP-FGTB
France Arets - Porte-parole du CRACPE (Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers)
Laurent Arnauts - Avocat
Joëlle Baumerder - Directrice de La Maison du Livre
Anne Bautier - Psychologue
Emilien Baglio - D'autres Mondes, forum social à la liégeoise
Juliette Beghin - Criminologue ULB
Jean-Louis Berwart - Avocat
Mathieu Bietlot - Société belge des amis d'Aragon
Francis Bismans - Professeur de sciences économiques à l'Université de Nancy2, secrétaire général du Mouvement socialiste
Gueric Bosmans - Fédération bruxelloise des jeunes socialistes
Yannick Bovy - Journaliste
Gwenaël Breës - Journaliste et vidéaste
Didier Brissa - www.missurecoute.be, Une Autre gauche
Maia Chauvier - Comédienne
Claude Debrulle - Juriste et échevin d'Ittre
Didier de Laveleye - Anthropologue
Céline Delforge - Député régionale Ecolo
Chris Den Hond - Reporter, LCR
Vincent De Raeve - Accompagnateur syndical FGTB, écrivain
Freddy Dewille - Conseiller communal du groupe Gauche Anderlues
Didier Dirix - Secrétaire régional Enseignement, FGTB-CGSP Liège
Paul-Emile Dupret - Juriste, GUE/NGL, Parlement européen
Pascal Durand - Professeur à l'ULG
Séverine Dusollier - Professeur FUNDP (Namur)
Julien Dohet - Historien du mouvement ouvrier
Pierre Eyben - Secrétaire politique de la Fédération de Liège du PC
Oscar Flores - CRER
Pascale Fonteneau - Ecrivain
Cristina Gay - Co-porte-parole Une Autre Gauche
Jean Flinker - Membre du CLEA
Pierre Galand - Professeur ULB
Michèle Gilkinet - Présidente de GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique)
Corinne Gobin - Directrice du GRAID, ULB
José Gotovitch - Historien, chargé de cours honoraire en Histoire ULB
Eric Grandjean - Enseignant
Michel Grétry - Journaliste RTBF
Daniel Hélin - Chanteur
Bernard Hengchen - Maître assistant à la Haute Ecole Charleroi Europe, éditeur de la revue Travailler le social
Francis Houart - LCR-Bruxelles, membre d'ATTAC
Denis Horman - LCR
Marc Jacquemain - ULG
Thierry Jacques - Président du MOC
David Jamar - Chercheur ULB
Jean-Jacques Jespers - journaliste, chargé de cours à l’ULB
Catherine Kestelyn - Déléguées syndicale SETCa Bruxelles
Bahar Kimyongür - Inculpé du procès DHKP-C
Jean-Marie Klinkenberg - Professeur à l'ULG
David Lannoy - Jeunes FGTB
Pierre Lannoy - Chargé de cours ULB
Catherine Lemaître - Conseillère communale Ecolo bruxelles
Arnaud Levêque - Permanent FGTB namur
Cédric Libert - Membre du secrétariat de la Fédération bruxelloise des jeunes socialistes
Karim Majoros - Militant Ecolo
Francis Martens - Psychanalyste
Philippe Mary - Professeur ULB
Gregory Marzec - Secrétaire Centrale-génarale FGTB Charleroi
Jacky Morael - Ancien secrétaire fédéral d'Ecolo, Ministre d'Etat
Anne Morelli - Professeure à l'ULB
Carla Nagels - ULB
Christine Pagnoulle - Chargée de cours à l'Université de Liège, membre d'ATTAC-Liège
Jorge Palma - Chercheur ULG
Jean-Claude Paye - Sociologue
Julien Pieret - Juriste ULB
Jean-François Pontégnie - Co-porte-parole Une Autre Gauche
Yke Raxola - Musicien
Michel Recloux - Bibliothécaire
Nadine Rosa-Rosso - Enseignante et auteur
Yannick Samzun - Secrétaire général du PAC
François Schreuer - Journaliste
Claire Scohier - Criminologue ULB
Miguel Oliveira Silva - Permanent Interprofessionnel FGTB Sud-Hainaut
Olivier Starquit - Militant associatif
Maxime Steinberg - Historien
Isabelle Stengers - Philosophe, ULB
Annick Stevens - Philosophe
Michel Sylin - Chargé de cours ULB
Edgar Szoc - Chercheur
Olivier Taymans - Journaliste
Lise Thiry - Sénatrice honoraire
Cedric Tolley - Sociologue
Nathalie Trussart - ULB
Julien Uyttebroek - Historien et journaliste
Philippe Uyttebroek
- Délégué syndical, président CGSP enseignement - régionale de Bruxelles
Dan Van Raemdonck - Professeur ULB et VUB
David Vercauteren - Groupe de Recherche et de Formation Autonomes (GReFA)
Grégoire Wallenborn - Chercheur ULB

22.06.2008

Signatures individuelles

Vincent DEVAUX, enseignant Philippe Santini, Etudiant et membre d'Attac-ULBLuc TAMBEUR, InstituteurLaurence Blésin, Chercheure UCLStephane Ginsburgh, Musicien (Bruxelles)Gilles Maufroy,Membre d'Attac-ULB, Membre du Bureau des Etudiants Administrateurs-ULB Françoise Janssens, EnseignanteCéline Deschietere, musicienne et juriste, BruxellesThierry Delforge, délégué CGSP-Enseignement-BxlCéline Serrad, photographeOlivier Bony, Coordinateur du Bar des ClandestinsDominique DE LAET, citoyenne belgeEric Smeesters, CinéasteFrançois Bouchardeau, HB EditionsIvan Fox - ActeurJacques FoschiaMichel LemboNathalie Melis, Rédactrice web et traductriceResier Patrick, délégué syndical ULBSaid LamkademSara  Meurant, dessinatriceMilena Strange, Photographe

Xavier May

21:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, medias, mr, p resse, ps, politique, repression, romain, propagande, silence, democratie, europe, euro-dictature, fascisme, gouvernement, information, liberte, television, actualite, belgique, capitalisme, dictature, cdh, justice, courcelles, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/05/2008

12/05/2008: Belgacom parmi les 10 meilleures entreprises européennes...

From: Finances
Sent: Monday, May 12, 2008 7:31 PM
Subject: Belgacom parmi les 10 meilleures entreprises européennes

12.05.2008 18:33

Belgacom parmi les 10 meilleures entreprises européennes

Belgacom arrive en 9e position sur une liste des 50 entreprises européennes les plus performantes composée par le périodique d'affaires américain BusinessWeek.

La liste est établie sur base de la croissance du chiffre d'affaires et du bénéfice pendant les trois dernières années. Des éléments comme l'imposition et les résultats exceptionnels n'entrent pas en ligne de compte. Les entreprises sont aussi comparées à celles de leur secteur même si ce secteur ne se porte pas bien. Cela afin d'éviter par exemple que les compagnies pétrolières ne squattent les premières positions. Un panel de spécialistes intervient également pour établir le classement. En tête de liste se trouve la société boursière Deutsche Börse, suivie par Nobel Biocare et Nokia. La société Belgacom arrive en 9e position. Il n'y a pas d'autre entreprise belge dans le top 50 de BusinessWeek. (CLA)

Et ceux qui en profitent :
17.03.2008 08:36

Le patron de Belgacom a reçu 1 million d'euros supplémentaire

Didier Bellens, l'administrateur-délégué de Belgacom, a reçu 3,57 millions d'euros  (quelque 150 millions de Fb) en salaire et autres primes en 2007, révèle lundi "De Tijd" sur son site internet. Le quotidien se base sur des informations publiées dans les documents annexés à la convocation de l'assemblée générale de l'entreprise. En 2006, Didier Bellens avait gagné 2,6 millions d'euros.

Belgacom a payé l'année dernière 12,2 millions d'euros aux 8 membres du comité de direction, contre 8,3 millions d'euros un an auparavant. Cette hausse est expliquée par les 3,3 millions d'euros d'indemnités de fin contrat, notamment liées au départ forcé de Bridget Cosgrave de Belgacom. (NLE)

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, belgique, romain, histoire, actualite, finance, courcelles, capitalisme, presse, medias, information, television, privatisations, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/04/2008

16/04/2008: Les Fraises ... !



Achetons donc, chez Carrefour et ailleurs en Belgique, les fraises d'Espagne ...!
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: Gourmandise hors-saison... Mort lente ... 
Date: Wed, 16 Apr 2008 10:23:10 EDT
Pour :: Xarlo@aol.com


  Les Fraises ... !

Communiqué par Philippe Mora.

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. 
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates.
Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. 
À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe. 
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national.
Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux.
Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. 
À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires. 
Qui s'en soucie?  Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. 
Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. 
Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers. 
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. 
Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises... 

Claude-Marie Vadrot 
Politis jeudi 12 avril 2007

20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, belgique, espagne, europe, euro-dictature, capitalisme, presse, medias, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

21/.03/2008: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique...



Et pourquoi pas un référendum parmi l' ensemble de la population belge sur cette ratification qui va finalement envoyer la Constitution belge, notre souveraineté et notre Indépendance nationale, aux oubliettes, comme celle des autres pays membres de l' Euro-dictature capitaliste d' ailleurs ?
Elle est belle notre "Démocratie" !
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique
Date: Fri, 21 Mar 2008 09:41:47 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Nous sommes ici sur la liste nommée "Sortir de l'Europe" c'est-à-dire "Sortir de l'union européenne"
Ci-dessous une critique intéressante de Belges  ('même si ceux-ci  comme beaucoup de Français encore disent vouloir  une "autre" Europe qu'ils croient possible) 
---------------------------------------------------------------------------
Europe
Belgique: Lettre ouverte aux membres du Parlement Fédéral et des Parlements Régionaux et Communautaires
Par Georges DEBUNNE, Pierre Galland

article publié dans la lettre 582
Lien permanent vers cet article
Objet : Projet de loi portant assentiment au Traité de Lisbonne modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, et à l’Acte final, faits à Lisbonne le 13 décembre 2007
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vous allez devoir vous prononcer sur le nouveau projet de Traité de l’Union Européenne.
Ce Traité aura valeur de Constitution Européenne. Il s’agit par conséquent d’un nouveau pas d’envergure dans la construction européenne. Ce Traité jouera un rôle décisif non seulement dans le fonctionnement de notre pays mais également dans la vie quotidienne des citoyens et des familles. Il sera déterminant pour les conditions de vie et de travail de chacun. Une nouvelle fois des compétences vont être transférées du niveau national au niveau européen.

Par la présente lettre ouverte nous voulons attirer l’attention sur le fait que l’on ne peut traiter l’évènement à la légère. Une Constitution n’est pas un document de plus que l’on peut facilement jeter à la poubelle. Par ailleurs, dans notre démocratie, le citoyen pouvait s’attendre à ce que le gouvernement ait assuré une large diffusion de ce texte fondamental et que les autorités politiques aient organisé des débats politiques à grande échelle. Or, non seulement il n’a jamais été question d’une consultation populaire mais, de plus, le débat politique est en dessous de tout. Le débat parlementaire lui même risque d’être au niveau zéro à en croire la discussion hâtive et sans esprit critique qui a eu lieu au Sénat, la chambre de réflexion de notre pouvoir législatif.
En tant que partisans d’une Europe démocratique, sociale et solidaire, nous avons des réticences gravissimes par rapport au texte qui vous est soumis. Ce projet est une occasion ratée si tant est que l’objectif viserait à organiser une Europe soutenue massivement par ses citoyens.
Nous tenons à vous présenter quelques considérations qui, dans le contexte d’une lettre ouverte, devront nécessairement être générales.
Nous restons sur notre faim par rapport au fonctionnement démocratique des institutions européennes. Cinquante ans après la constitution de la CEE et dans le cadre de l’actuelle Union Européenne, le rôle démocratique du Parlement européen reste en-dessous de tout. Le pouvoir réel continue à être assumé par la Commission et le Conseil, qui ne reçoivent que des résolutions et positions insuffisamment contraignantes d’un Parlement qui n’assume essentiellement qu’une tâche de contrôle très relatif et non pas une tâche de décideur politique.
De même, nous n’acceptons pas le principe qui est à la base de la politique sociale menée par l’Union Européenne actuelle et qui est confirmé par le projet de Traité sur lequel vous devrez vous prononcer. La protection sociale est entièrement soumise à la conformité au Traité et aux lois économiques du profit. La responsabilité sociale des entreprises est reléguée à l’arrière –plan et la flexibilité des travailleurs est hissée au premier plan des préoccupations.
Au nom du marché libre et des règles de la concurrence, le travail est entièrement soumis aux intérêts du capital. La question de la démocratie économique est à peine effleurée.
Enfin, encore une réflexion concernant la position de soumission internationale caractéristique de l’Europe actuelle. Le projet de Traité ne défend pas une Europe autonome et adulte qui, sur la scène internationale, serait à même de mener sa propre politique. Le projet confirme la dépendance à l’Otan dont on sait qu’elle n’a pas vocation à développer des relations mondiales de coopération solidaires et respectueuses de l’indépendance de toutes les nations. L’Union Européenne doit développer des relations internationales basées sur le respect mutuel des nations et des cultures, une collaboration solidaire et la réalisation de progrès sociaux décisifs avec la volonté de la protection de l’environnement. Les organisations internationales telles que les Nations Unies et l’Organisation Internationale du travail ont cette vocation. L’Union Européenne doit s’inscrire dans cette perspective plutôt que dans une voie impéraliste.
Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, qu’un pareil projet constitutionnel européen, qui, de plus, ne réserve qu’un rôle subordonné aux Droits de l’Homme, ne peut recevoir notre consentement, alors que notre soutien à une Europe démocratique, sociale et progressiste, protection de l’environnement incluse, est hors de doute.
Nous attendons de votre part un débat parlementaire sérieux et fondé, qui ne craigne pas l’esprit critique et qui mette en évidence la nécessité d’une autre Europe, d’une Europe qui veillerait au large soutien de sa population.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de nos sentiments très distinguées.
  • Georges DEBUNNE, Ancien Président FGTB/ ABVV et CES
  • Pierre GALAND, Président Forum Nord-Sud
  • Ernest GLINNE, Ancien Ministre et député européen honoraire
  • François HOUTARD, Prêtre, sociologue et co-fondateur du Forum Social Mondial
  • Lode Van OUTRIVE, Député européen honoraire
  • Jef SLEECKX, Député fédéral honoraire
  • Maxime STROOBANT, Professeur émérite du droit du travail VUB
  • Et Mateo ALALUF, Sociologue ULB, Anne DUFRESNE, Chercheuse GRAID ULB, Henri EISENDRATH, Prof VUB, Corinne GOBIN Maître de recherche FNRS, Sophie HEINE Chercheuse ULB, Paul LOOTENS, Secrétaire fédéral Centrale Générale FGTB, Jaak PERQUY, filosoof, Michel VANHOORNE, prof en Ugent, Hendrik VERMEERSCH, 15 december Beweging/ Mouvement, Jacques VILROKX, Prof VUB
par Georges DEBUNNE
Ancien Président FGTB/ABVV et CES voir tous ses articles

Pierre Galland
Président Forum Nord-Sud voir tous ses articles

11:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, imperialisme, capitalisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/02/2008

15/.02/2008: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo) ...



-------- Message original --------
Sujet: Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
Date: Fri, 15 Feb 2008 20:21:05 +0100
De: Michel Collon <michel.collon@skynet.be>



Rue Royale, l'Etat belge investit dans une morgue (vidéo)
VANESSA STOJILKOVIC

150 personnes font la grève de la faim à Bruxelles. Depuis 45 jours.
A travers ce mini-reportage, ils vous expliquent pourquoi.

Vous pouvez leur être d'une très grande aide en écrivant un mail au ministre Dewael.
patrick@dewael.com

Pour lui demander de régulariser ces sans-papiers qui vivent depuis de nombreuses années en Belgique.
Ils participent à l'économie du pays, mais n'y ont aucun droit. Ils veulent vivre.

http://fr.youtube.com/watch?v=hOSSWKtG_5k


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21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcellles, belgique, histoire, liberte, justice, politique, capitalisme, repression capitaliste, solidarite, resistance, euro-dictature, democratie, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/02/2008

05/02/2008: Pétition pour la restauration complète de la poste en tant que service public ...


Sujet:
www.sauvonslaposte.be : Pétition pour la restauration complète de la poste en tant que service public

 

De:
<didier.brissa@fgtb.be>
Date:
Tue, 5 Feb 2008 13:21:49 +0100

Depuis la privatisation de la poste en 2005, les fermetures de bureaux se multiplient (encore 200 prévues en 2008). On assiste également à une véritable déglingue sociale qui n'est pas sans conséquence sur la qualité du service rendu à la population. Voici une initiative qui propose très concrètement d'aller à contre courant de la logique actuelle et demande :
- Le non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners 
-  Le retour à une Poste 100% publique
Nous voyons chaque jour un peu plus combien il est vital de défendre et de promouvoir les services publics!
Lisez et signez la pétition sur: www.sauvonslaposte.be
Bien à vous
Didier Brissa
---------------------
Traductions de cette page :  Nederlands

Pétition à l’attention des autorités fédérales

En 2009 : retour à une Poste 100% publique !

En octobre 2005, l’Etat belge a vendu la moitié du capital moins une action de la Poste à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Capital Partners », un consortium pesant 20.9 milliards d’euros (comprenant 44 entreprises — allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par la cordonnerie) dont la spécialité est de racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values.

Constatant la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste (277 en 2007 et encore 200 annoncés pour 2008 alors qu’une étude d’Eurostat pointe déjà un manque de bureaux en Belgique) qui constituaient autant de services de proximité essentiels pour la population et ce en particulier en milieu rural ainsi que le retrait de plusieurs milliers de boites postales et l’augmentation du prix des timbres

Craignant à court terme la fin du principe solidaire qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service) et des facilités de diffusion des périodiques (outil démocratique important)

Notant par ailleurs le net recul de l’emploi à la Poste (perte de plus de 10 000 postes au cours de la présente décennie et recours massif aux statuts précaires) ainsi que la dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel (notamment dans le cadre du plan Géoroute 1 et Géoroute 2)

Notant que l’Etat fédéral continue de verser une dotation d’un montant de 290 millions d’euros par an à une entreprise qui réalise des bénéfices (174 millions d’euros avant impôt en 2006).

Nous estimons

— que la privatisation de la Poste qui a débuté en 2005 est un échec pour nous, ses utilisateurs — comme d’ailleurs pour son personnel et pour l’économie belge en général.

— qu’il y a incompatibilité totale entre un service public de qualité et des intérêts purement financiers comme ceux des patrons actuels de la Poste.

— que l’organisation collective des services publics est plus juste et produit davantage de bien-être collectif tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs.

C’est pourquoi nous exigeons de nos élus :

— Le non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners

— Le retour à une Poste 100% publique |1|.

|1| Il est important de noter que vu la sous-évaluation de la poste lors de l’entrée de CVC Capital Partners dans son capital, cela coûtera à peine 150 millions d’euros (soit 50 fois moins que les réductions annuelles de cotisations patronales)

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Premiers signataires

Beauvois André (Ancien secrétaire général CGSP Liège),

Bergen Marcel (Ex-conseiller provincial PC, Président de la Fédération de Liège du Parti Communiste),

Bodson Thierry (Secrétaire général FGTB Liège-Huy-Waremme),

Bonfond Olivier- (Secrétaire général du CADTM Belgique),

Boulanger José (Secrétaire CGSP IED-Tractebel/Suez),

Bricmont Jean (Professeur UCL),

Brissa Didier (Militant syndical),

Claerhout Claude (Ancien Directeur de la Formation Centrale des Métallos FGTB de Belgique),

Closon Francis (Secrétaire régional CGSP Enseignement),

Coen Jean Marie (Porte parole d’ATTAC Wallonie-Bruxelles),

Crémer Luc (Ex-conseiller provincial ECOLO),

Cué Nico (Président des Métallos FGTB de Wallonie et Bruxelles),

Damilot José ( Président du PS de Namur),

Delforge Céline (Députée ECOLO),

Dohet Julien (Historien, auteur),

Dujardin Henri (Ancien président fédéral de la CGSP Belgique),

Eyben Pierre (Secrétaire Politique de la Fédération de Liège du Parti Communiste),

Forbras Philippe (Président fédéral CGSP secteur GAZELCO),

Galler Jean-Claude (Secrétaire fédéral CGSP secteur GAZELCO),

Gay Cristina (Porte-parole d’Une Autre Gauche),

Goblet Marc (Président FGTB Liège-Huy-Waremme),

Lespagnard Jacques (Secrétaire régional CGSP secteur poste),

Magis Maurice (Journaliste au JDM),

Mendelsohn Christine (membre du secrétariat du PGE et membre du conseil national du PCF),

Michel Françoise (Présidente CGSP enseignement Centre),

Michiels Jean-Pierre (Conseiller communal communiste à La Louvière et Président de l’ACJJ),

Moscufo Nadia (Conseillère communale PTB+ à Herstal),

Nicaise Didier (Vice-président Fédéral CGSP secteur GAZELCO),

Pontégnie Jean-François (Porte parole UAG), Rosa-Rosso Nadine (Enseignante),

Schreuer François (Membre du conseil scientifique d’ATTAC Wallonie-Bruxelles),

Tangre Robert (Conseiller communal UCPW à Courcelles et membre du PC),

Van Sinoy Guy (délégué CGSP SPF Finances, membre d’UAG),

Van Praet Alain (Délégué principal CSC-TRANSCOM),

Vrancken Michel (Président national CGSP secteur enseignement),

Wehenkel Henri (Membre du bureau exécutif de "Déi Lénk" Luxembourg et du PGE).

Pétition à l’attention des autorités fédérales
En 2009 : retour à une Poste 100% publique !
Date de lancement de la pétition : samedi 2 février 2008
Traductions de cette page : françaisNederlands
Cette pétition a actuellement reçu 622 signatures
En octobre 2005, l’Etat belge a vendu la moitié du capital moins une action de la Poste à un consortium composé de la poste danoise et de la société « CVC Capital Partners », un consortium pesant 20.9 milliards d’euros (comprenant 44 entreprises — allant des appâts pour la pêche, aux réfrigérateurs en passant par la cordonnerie) dont la spécialité est de racheter des entreprises en vue de les revendre à court ou moyen terme en faisant de grosses plus-values.
Constatant la fermeture de plusieurs centaines de bureaux de poste (277 en 2007 et encore 200 annoncés pour 2008 alors qu’une étude d’Eurostat pointe déjà un manque de bureaux en Belgique) qui constituaient autant de services de proximité essentiels pour la population et ce en particulier en milieu rural ainsi que le retrait de plusieurs milliers de boites postales et l’augmentation du prix des timbres
Craignant à court terme la fin du principe solidaire qui prévoit un tarif équivalent pour tous les usagers du service) et des facilités de diffusion des périodiques (outil démocratique important)
Notant par ailleurs le net recul de l’emploi à la Poste (perte de plus de 10 000 postes au cours de la présente décennie et recours massif aux statuts précaires) ainsi que la dégradation sérieuse des conditions de travail du personnel (notamment dans le cadre du plan Géoroute 1 et Géoroute 2)
Notant que l’Etat fédéral continue de verser une dotation d’un montant de 290 millions d’euros par an à une entreprise qui réalise des bénéfices (174 millions d’euros avant impôt en 2006).
Nous estimons
— que la privatisation de la Poste qui a débuté en 2005 est un échec pour nous, ses utilisateurs — comme d’ailleurs pour son personnel et pour l’économie belge en général.
— qu’il y a incompatibilité totale entre un service public de qualité et des intérêts purement financiers comme ceux des patrons actuels de la Poste.
— que l’organisation collective des services publics est plus juste et produit davantage de bien-être collectif tout en assurant une redistribution organique de la richesse et la constitution de biens communs.
C’est pourquoi nous exigeons de nos élus :
— Le non renouvellement à l’échéance de 2009 de l’accord passé pour 5 années avec le consortium privé formé par Post Danmark et CVC Capital Partners
— Le retour à une Poste 100% publique |
1|.
Une initiative conjointe du Kommunistische partij et du Parti Communiste Wallonie-Bruxelles
|1| Il est important de noter que vu la sous-évaluation de la poste lors de l’entrée de CVC Capital Partners dans son capital, cela coûtera à peine 150 millions d’euros (soit 50 fois moins que les réductions annuelles de cotisations patronales)
Premiers signataires
Alaluf Mateo (Professeur à l’ULB), Beauvois André (Ancien secrétaire général CGSP Liège), Bergen Marcel (Ex-conseiller provincial PC, Président de la Fédération de Liège du Parti Communiste), Bernier Jean (Secrétaire régional CSC-Enseignement Luxembourg), Blanjean Paul (Secrétaire Fédéral MOC Verviers), Bodson Thierry (Secrétaire général FGTB Liège-Huy-Waremme), Bonfond Olivier- (Secrétaire général du CADTM Belgique), Boulanger José (Secrétaire CGSP IED-Tractebel/Suez), Bricmont Jean (Professeur UCL), Brissa Didier (Militant syndical), Claerhout Claude (Ancien Directeur de la Formation Centrale des Métallos FGTB de Belgique), Clémentz Béatrice (Conseillère provinciale ECOLO), Closon Francis (Secrétaire régional CGSP Enseignement), Coen Jean Marie (Porte parole d’ATTAC Wallonie-Bruxelles), Crémer Luc (Ex-conseiller provincial ECOLO), Cué Nico (Président des Métallos FGTB de Wallonie et Bruxelles), Daems Jean (Maître de Conférence à la FOPES) Damilot José (Président du PS de Namur), De Ley Herman (Emeritus Prof. Universiteit Gent), Delforge Céline (Députée ECOLO), Desgain Stéphane (chargé de recherche au CNCD), Deveen Lydia (Gewezen staatssecretaris en senator), Di Nanno Michele (Président des Equipes Populaires), Dirix Didier (Président de la CGSP de Liège), Dohet Julien (Historien, auteur), Dufour Germain (Ex Sénateur ECOLO), Dujardin Henri (Ancien président fédéral de la CGSP Belgique), Durand Pascal (Professeur à l’ULg), Eeklaer Fabrice (Secrétaire fédéral du MOC Charleroi-Thuin), Eyben Pierre (Secrétaire politique de la Fédération de Liège du Parti Communiste), Fays Guy (Secrétaire régional de la FGTB Namur), Forbras Philippe (Président fédéral CGSP secteur GAZELCO), François Rose-Marie (Ecrivaine), Galler Jean-Claude (Secrétaire fédéral CGSP secteur GAZELCO), Gay Cristina (Porte-parole d’Une Autre Gauche), Geuens Geoffrey (Chargé de cours à l’ULg), Goblet Marc (Président FGTB Liège-Huy-Waremme), Hennebert Bernard (Auteur, animateur du site Consoloisirs), Hirtt Nico (Membre fondateur Appel pour une école démocratique), Horman Denis (LCR), Jadot Eric (Conseiller provincial ECOLO), Jacquemain Marc (Professeur à l’Ulg), Joset Jacques (Professeur ordinaire émérite ULg), Klinkenberg Jean-Marie (Professeur à l’ULg), Lecocq Gaston (Rédacteur en chef du journal en ligne Proxi-Liège), Le Paige Hugues (Journaliste-réalisateur), Lespagnard Jacques (Secrétaire régional CGSP secteur poste), Magis Maurice (Journaliste au JDM), Mélon Marc-Emmanuel (Professeur à l’ULg), Marchand Raymond (Secrétaire régional CSC-Enseignement Charleroi), Martens Emiel (Lid Stuurgroep KP), Mendelsohn Christine (membre du secrétariat du PGE et membre du conseil national du PCF), Michel Françoise (Présidente CGSP enseignement Centre), Michiels Jean-Pierre (Conseiller communal communiste à La Louvière et Président de l’ACJJ), Moscufo Nadia (Conseillère communale PTB+ à Herstal), Namotte Jean-Marc (Président de la fédération CSC Liège-Huy-Waremme), Nicaise Didier (Vice-président Fédéral CGSP secteur GAZELCO), Pontégnie Jean-François (Porte parole UAG), Rosa-Rosso Nadine (Enseignante), Schreuer François (Journaliste), Smal Gabriel (Secrétaire Principal CSC-Métal - Province de Liège), Smedts Gilles (Une Autre Gauche & Parti Humaniste), Tangre Robert (Conseiller communal UCPW à Courcelles et membre du PC), Van Sinoy Guy (délégué CGSP SPF Finances, membre d’UAG), Van Praet Alain (Délégué principal CSC-TRANSCOM), Vandersmissen Georges (Ancien secrétaire de la FGTB Liège-Huy-Waremme), Verbeke Raf (CAP Gent), Verlinden Christian (Secrétaire régional CGSP poste Mons), Vrancken Michel (Président national CGSP secteur enseignement), Weckx Christine (Responsable régionale Vie Féminine), Wehenkel Henri (Membre du bureau exécutif de "Déi Lénk" Luxembourg et du PGE).


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19:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, courcelles, politique, poste, capitalisme, histoire, actualite, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/01/2008

Charleroi :: Tentative d’expulsion d’un couple âgé

C' est en Euro-dictature capitaliste !

RoRo

Charleroi :: Tentative d’expulsion d’un couple âgé

Enfermés pendant trente heures dans une cellule à l’aéroport

Myriam De Ly
23-01-2008

Un couple de personnes âgées a été détenu au commissariat de l’aéroport de Gosselies pendant plus de 30 heures. Sans la famille et les amis, ils auraient été expulsés vers le Maroc.

 

Ahmed Touil (au centre, en chaise roulante) et sa femme sont heureux de retrouver leur famille et leurs amis, après une attente angoissante dans une cellule du commissariat de l’aéroport de Charleroi. (Photo Solidaire, Myriam De Ly)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Ils sont Marocains, ont vécu tout à fait légalement dans la famille de leur fils à Monceau-sur-Sambre, avec une carte de séjour « jaune », renouvelable tous les cinq ans. Ahmed Touil et Fatna Baiz sont très âgés. Ils ont la santé fragile, et ont besoin de soins.

Le 19 janvier vers midi, ils rentrent d’un séjour au Maroc. Mais ils n’ont plus l’accès au territoire, parce que leur séjour là-bas a dépassé un an. La famille explique qu’Ahmed a dû être hospitalisé au Maroc. Pas d’avance. Ils sont arrêtés et enfermés dans une cellule du commissariat de l’aéroport. Ils ne comprennent pas ce qui se passe, ils parlent peu le français. Ce n’est qu’en début de soirée qu’un des fils peut les voir. Le père est malade, il a vomi. La police refuse que le fils appelle une ambulance. Ahmed passera la nuit dans ses vêtements souillés.

Les amis et plusieurs associations sont mis au courant de la situation. Deux avocats s’activent pour faire libérer le couple. Le lendemain, la police tente de les embarquer de force dans l’avion pour Casablanca de 12 h 10. Fatna refuse catégoriquement, l’expulsion ne réussira pas.

Commence une nouvelle longue attente. J’appelle le docteur Eric Hufkens pour qu’il voie Ahmed. Il constate l’épuisement et divers problèmes de santé chez l’homme âgé et estime tout à fait irresponsable de le garder là-bas. La presse arrive sur les lieux. L’avocat a pu obtenir une solution : l’Office des Etrangers, ne voulant pas perdre la face, demande que la famille achète un ticket de retour pour les parents, valable 15 jours. Entre-temps, un avocat doit renouveler leurs permis de séjour. La famille achète les tickets. Mais ils les ont pris pour 16 jours. Refusés. Il faut aller les changer. De nouveau il faut attendre.

Alors que tout aurait pu être très simple : on aurait pu donner un visa de touristes, avec la demande qu’un avocat régularise leur séjour. C’est finalement vers 18 h 30, que nous voyons sortir Ahmed et Fatna de la zone de transit. Ahmed, fragilisé, est en chaise roulante. Le stress, l’incompréhension, la fatigue, les malaises et l’humiliation auraient pourtant pu être évités. La famille, les amis, les associations ont constaté sur place que d’autres familles ont aussi été touchés par des tracasseries administratives. À quand une politique humaine vis-à-vis de l’immigration ?

19:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, actualite, histoire, democratie, liberte, presse, silence, europe, euro-dictature, oppression, oppression capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/01/2008

Pas grand-chose de disponible ....

Le dessin de Matiz
16-01-2008

Désolé, mais pour l'augmentation du pouvoir d'achat, il n'y a pas grand-chose de disponible, a dit Verhofstadt

dans Solidaire du 16/01/2008

13:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, cdh, solidaire, romain, istoire, actualite, belgique, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, politique, presse, silence, mr, ps, euro-dictature, social, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ce n' était pas la clientèle habituelle attendant sagement son tour durant 20, 30 ou 40' devant les guichets de la Poste de COURCELLES-Trieu, ce mardi 15/01/2008.


Ce n' était pas la clientèle habituelle attendant sagement son tour durant 20, 30 ou 40' devant les guichets de la Poste de COURCELLES-Trieu, ce mardi 15/01/2008. Des dizaines d' habitants sont venus protester avec raison contre la fermeture des bureaux de Souvret et de Trazegnies, en présence de la presse ... et d'élus principalement de gauche représentant la Commune et de nombreux syndicalistes... à l' appel du Comité des Aînés. Une pétition de 2.200 protestataires a en outre été remise au Percepteur des Postes...


15 janvier 21:13
(http://romaindecourcelles.spaces.live.com/)
Vie chère, chômage, toujours plus d' impôts, délocalisations, rentabilité, privatisations, fermetures d' entreprises et de biens publics, répression, flexibilité, marché libre et libre concurrence, anarchie économique, gaspillage des richesses naturelles, productivité et surconsommation (pour d' aucuns!): je ne cesserai pas de rappeler que tout cela est l' oeuvre des multinationales et de l' Euro-dictature capîtaliste que pratiquement l' ensemble des partis pseudos démocratiques mettent en place depuis 60 ans pour servir avant tous les intérêts patronaux sur le dos des travailleurs et de la population. Aujourd'hui, nos gouvernants et politiciens nationaux osent crier "C' est pas nous, c' est l' Europe", éludant bien sûr les responsabilités de leur parti politique et leurs propres responsabilités. C' est de l'hypocrisie ! Il faut agir contre eux également, au lieu de voter continuellement pour eux pour les élire...

 

05:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, poste, democratie, politique, capitalisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictature, communes, solidarite, social, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/01/2008

29/08/2007: COURCELLES et dans les autres communes: Comme on le sait, La Poste a fermé ses bureaux de La Motte, Gouy, Souvret, Trazegnies, pour cause de rentabilité... Mais ..., il faut tout dire....

COURCELLES et dans les autres communes: Comme on le sait, La Poste a fermé ses bureaux de La Motte, Gouy, Souvret, Trazegnies, pour cause de rentabilité... Mais ..., il faut tout dire.

La Poste :: L’absentéisme a augmenté de… 0,1 % !

Le patron de La Poste, Johnny Thijs, a envoyé une lettre à ses 34 000 « collaborateurs ». Il se plaint du grand nombre de malades. Mais il y a chiffres et chiffres…

29-08-2007

Au printemps, Thijs annonce en grande pompe que les « résultats de La Poste ont le vent en poupe ». Le chiffre d’affaires a augmenté de 5 % et s’élève à 2 230,5 millions d’euros. Il remercie ses 35 000 « collaborateurs ». Les postiers étaient 42 000 en 2002, mais ça Thijs ne le dit pas.

Et maintenant, il vient se plaindre que le taux d’absentéisme est passé de 8,57 % en 2005 et 2006 à 8,67 % en 2007. Soit 0,1 % de plus ! Quelques jours après la lettre de Thijs, le groupe de services aux entreprises SD Worx a fait savoir que l’absentéisme dans le privé était en mai, juin et juillet respectivement 0,3 %, 0,68 % et 0,18 % plus haut que les mêmes mois de l’année précédente. L’absentéisme dans le privé a oscillé entre 6,11 et 7,13 %. C’est un peu plus bas qu’à La Poste, mais il faut savoir que La Poste inclut les malades de longue durée dans son chiffre.

Thijs a calculé que 1 % d’absentéisme coûte à La Poste 13,5 millions d’euros par an. Une montée de 0,1 % représente donc un surcoût de 1,35 million par an. Mais chaque postier(e) sait que les actionnaires se partagent 42,4 millions d’euros de dividendes. Thijs lui-même a reçu une augmentation de 11,25 % : son salaire passe de 800 000 à 900 000 euros, plus 174 options sur les actions de La Poste. Faut-il dès lors s’étonner de la colère des postiers ?

Si Thijs veut réduire l’absentéisme, il doit réduire la charge de travail, recréer des services légers pour les postiers plus âgés ou qui ont des problèmes physiques, rétablir le service au public.

> La Poste :: Grève à Anvers

http://courcelles.skynetblogs.be  
http://agendaprogressiste.skynetblogs.be

http://belgiqueparadiscapitaliste.skynetblogs.be  

http://cesteneurodictaturecapitaliste.skynetblogs.be

http://romaindecourcelles.spaces.live.com/photos/cns!AF33... 

                                                                                                                                                                                                                         

roger.romain@skynet.be

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, courcelles, romain, histoire, actualites, belgique, europe, euro-dictature, oppression capitaliste, democratie, social, syndicats, politique, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/01/2008

15/01/2008: Action devant la Poste de Courcelles-Trieu


-------- Message original --------
Sujet: postes corucelles
Date: Fri, 11 Jan 2008 10:40:57 +0000
De: Johnny Coopmans <johnny_coopmans@hotmail.com>
Pour :: <roger.romain@skynet.be>, Virginie Vogels <leloo_ivojnob@hotmail.com>




Johnny Coopmans Rue Raymond Jacques 12/13 6001 Marcinelle 0499/424166


From:
sebbe_vandeputte@hotmail.com
To: johnny_coopmans@hotmail.com; germainmugemangango@hotmail.com
Subject:
Date: Thu, 10 Jan 2008 17:59:09 +0100

Objet : Action devant la Poste de Courcelles le 15 janvier 2008

CORNET Franci
Membre du Conseil des Ainés
Merci de diffuser cette information à vos contacts.

Cher(e)s Ami(e)s,
 
 
Le Conseil consultatif des aînés organise une action devant la Poste de Courcelles Trieu le mardi 15 janvier 2008 à 10H00 .
 
Cette action vise à conscientiser les citoyens, les médias et la direction de la Poste sur les graves problèmes qui affecteront le service postal à Courcelles après la suppression de 2 bureaux de poste (Trazegnies et Souvret), ne laissant qu'un seul bureau
pour une entité de 30.000 habitants.
 
Je vous demande de soutenir cette action, dont l'initiative revient au Conseil consultatif des aînés de Courcelles. Les membres de ce conseil ont pleinement conscience que ce sont, plus que toutes autres, les personnes âgées qui seront pénalisées par cette fuite en avant du service public.
 
Vous pouvez soutenir cette action soit en y participant (même si vous n'êtes pas un aîné, car tout le monde est concerné), soit en la faisant connaître le plus possible autour de vous.
 
Merci d'avance pour votre aide. 
  
Franci CORNET

__________________________
Sebbe Vandeputte
Rue Try des Gaux 40
6111 Landelies
0479/87.49.33

12:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, belgique, politique, capitalisme, histoire, communes, poste, presse, silence, europe, euro-dictature, social, syndicats, oppression capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Où va le socialisme ?

Parti cherche idéologie. La crise au sein du SP.a et du PS

Lors des élections, le PS a perdu 6,2 % et le SP.a 7,2 %. De la sorte, ils peuvent faire une croix sur plusieurs centaines de millions de subsides. Et des centaines de collaborateurs (clients ?) peuvent désormais se mettre en quête d’un « nouveau boulot ». Bref, la crise est profonde.

Peter Mertens
20-06-2007

Les socialistes. Ils ont fondé les sociétés coopératives. Ils sont partis de rien pour fonder des organisations comme Jolimont et Vooruit. Ils ont créé des boulangeries, donné vie à des maisons du peuple. Ils ont donné du pouvoir aux syndicats en les centralisant au sein de la Commission syndicale, le précurseur de la FGTB. Ils ont lancé des cliniques populaires et des mutualités. Ils sont allés à contre-courant. Ils ont affronté bien des tabous. Ils avaient un projet. Le socialisme. Une société sans exploitation de l’homme par l’homme.

 

Mais, « quelque part en cours de route », ils ont perdu leurs idéaux. Qu’importe quand cela s’est produit. Au cours des grèves générales pour le suffrage universel, en 1902 et 1913, quand tout a été mis en œuvre – sans résultat – pour mettre un terme aux actions. Peut-être au cours de la Première Guerre, quand on opta avec enthousiasme pour soutenir un parti belliciste contre un autre ? Ou au lendemain de la Seconde Guerre mondiale lorsque, avec Spaak (dirigeant du PS qui allait devenir secrétaire général de l’OTAN après la guerre), on tira la carte de l’atlantisme et de l’Otan ? « Les socialistes ont renoncé à tout leur passé : leur histoire, leurs traditions, leur culture, leur critique, leur analyse… Aussi ne sont-ils plus ‘socialistes’ depuis longtemps… Ce n’est donc pas la gauche qui a ramassé un sale contrecoup le 10 juin 2007. Cela fait longtemps, qu’elle a reçu ce contrecoup, la gauche. Elle l’a reçu du PS quand celui-ci, de parti socialiste avec des membres, s’est mué en un cartel électoral progressiste avec régie publicitaire », déclare le professeur Jan Blommaert1.

Ouvriers en grève en 1936. Il y a bien longtemps, les socialistes avaient un projet. Mais en cours de route, ils ont perdu leurs idéaux. (Photo archives)

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La Charte de Lisbonne en tant que manifeste

À Hoboken, on peut voir un petit écriteau sur la façade de la maison du peuple : « A vendre ». Comme dans le capitalisme, tout est à vendre. Depuis un bail, les boulangeries et les brasseries ont été balayées par la concurrence, par les précurseurs de Carrefour et autres monopoles de la bouffe. L’idée d’un des pères du PSB (l’ancêtre du SP.a), Eduard Anseele, de mettre sur pied, via des coopératives, une économie socialiste, n’a guère survécu à la Seconde Guerre mondiale. Dans toute l’Europe, les sociaux-démocrates se sont transformés en gestionnaires du système. Quand ils ont eu la majorité absolue sur le vieux continent, ils ont contribué à fond à lancer la vague des privatisations. La Poste, les transports aériens, les chemins de fer, l’énergie, les soins de santé… lentement mais sûrement, tout est passé à la trappe.

Voici un bon siècle, le parti socialiste avait un manifeste. La fameuse Charte de Quaregnon. Un contenu ni chair ni poisson, il est vrai. Mais quand même. On choisissait son camp : « Le Parti ouvrier déclare qu’il se considère comme le représentant, non seulement de la classe ouvrière, mais de tous les opprimés, sans distinction de nationalité, de culte, de race ou de sexe. (…) Dans leur lutte contre la classe capitaliste, les travailleurs doivent combattre par tous les moyens qui sont en leur pouvoir (…). »

La Charte de Quaregnon est morte et a été remplacée par la Charte de Lisbonne. Ce n’est plus un manifeste pour les travailleurs. C’est un manifeste pour devenir « l’économie la plus compétitive et dynamique au monde ». C’est la charte de la flexibilité, de la modération salariale, de l’obligation de travailler plus longtemps et des privatisations. En 2000, elle a été signée par 11 chefs de gouvernement socialistes. « Le parti socialiste est le mieux placé pour associer le bien-être économique des entreprises à la paix sociale. La compétitivité et le progrès des entreprises sont impossibles dans un désert social ou dans les endroits où sévit la lutte sociale », a déclaré Di Rupo dans un journal boursier.2 De lutte contre « la classe capitaliste », il n’est plus question depuis longtemps déjà. « Le PS a longtemps collé au monde du travail et non aux bourgeois-bohèmes. Le sociétal tend aujourd’hui à l’emporter sur le social. Plusieurs de nos leaders s’intègrent avec délectation dans les rangs cossus de la bourgeoisie internationale », déclare l’ancien président du PS, Guy Spitaels.3

 

1 Jan Blommaert, De rechtse show (le show droitier), Indymedia, 11 juin 2007 • 2 L’Echo, 15 avril 2004 • 3 « Elio, tu dois choisir ! », Le Soir, jeudi 14 juin 2007.

11:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, belgique, histoire, actualite, politique, ps, presse, silence, syndicats, capitalisme, europe, euro-dictature, oppression capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/01/2008

11/01/2008: COURCELLES et le rond-pont de l' avenue de Wallonie, à hauteur de TaxiPost ...

COURCELLES et le rond-pont de l' avenue de Wallonie, à hauteur de TaxiPost:

Ca y est les ami(e)s:
-le rond-pont, à hauteur de TaxiPost, avenue de Wallonie est ENFIN en voie d' achèvement sur le terrain. On va bientôt pouvoir passer et circuler librement dans toute "l'avenue"de Wallonie... (Cui va piano, va sano et lontano !)
"Avenue": définition: allée d' arbres ou rue large ET  plantée d' arbres ...
Il était grand temps:
-les riverains étaient à cran et dans l' expectative depuis 1 an: le début des travaux annoncé fin avril 2006 par l' Echevin des travaux, postulant le poste de bourgmestre (campagne électorale communale oblige!), fut en fait repoussé fin janvier 2007 pour arrêter quelques semaines à peine plus tard: impossible de poursuivre, certains impétrants étaient en cause, paraît-il (???).
-l'avenue de Wallonie est donc coupée en deux depuis presque une année. Impossible de l'utiliser complètement, dans un sens comme dans l' autre, sans devoir se détourner rue du Nord, Ste Rosette, rue de Binche. Pas même un passage minimum pour les riverains, les fournisseurs, les services de secours et/ou d'urgence, les destinataires du zoning, ce qui, de mon temps, était une clause obligatoire prévue dans les cahiers des charges ...
-non-informés sur les causes, les responsabilités et les délais, certains riverains râlent, vont demander des comptes, de même que les derniers commerçants subsistant au Scaude qui voient leur clientèle chuter...
DU JAMAIS VU à COURCELLES ! Même du temps des majorités absolues complètement rosées...
Reste maintenant à savoir:
-les fautes, les erreurs éventuelles, les mauvais calculs et estimations, ont été commis par qui et quel en est leur(s) montant(s) ?
-en régime capitaliste, le temps perdu, cela se paie chèrement: tout cela va être payé par qui et avec quelle(s) caisse(s), sur le dos de qui? Ou va-t-on aboutir à des "arrangements" ... (???)
Je parie qu'il sera difficile d'obtenir une réponse claire à ces questions ... Ce serait sans doute mettre en cause l'incurie administrative de certains gestionnaires ou non. Enfin on verra, mais moi (sans être contre-révolutionnaire!), dans ce domaine, je suis pour la "glasnost", autrement dit la transparence...(clarté due à l'absence de dissimulation ou de mensonge)
RoRo
(11/01/2008)

Ps: Par la même occasion, je remercie les Courcellois qui ont déjà signé ma pétition protestant contre la fermeture des Bureaux de Poste de COURCELLES-Souvret et COURCELLES-Trazegnies en 2008. Il faut se mobiliser au maximum contre cette nouvelle décision prise au-dessus de nos têtes et dont nous serons les seuls à faire les frais pour le biens des possédants et des exploiteurs capitalistes...

23:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, belgique, capitalisme, communes, courcelles, histoire, romain, hainaut, charleroi, actualite, presse, silence, politique, euro-dictature, democratie | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/01/2008

09/01/2008: Signons la pétition contre la fermeture des Bureaux de Poste de COURCELLES-Souvret et COURCELLES-Trazegnies. Merci !




-------- Message original --------
Sujet: Pétition : Contre la fermeture des Bureau de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies
Date: Wed, 9 Jan 2008 15:13:59 +0100 (CET)
De: LaPetition.be <confirmation@lapetition.be>
Pour :: Romain Roger <roger.romain@skynet.be>


Bonjour,

Je voudrais attirer ton attention sur un sujet qui me tient à coeur.

Si toi aussi tu y es sensible je t'encourage à aller signer la pétition et à faire suivre cet Email à tes contacts.

Adresse de la pétition :
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1527

Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies

Monsieur le Percepteur des Postes
de & à
B6180 COURCELLES-Trieu

PÉTITION:

Depuis qu' elle est de plus en plus en voie de de privation et de marchandisation, imposée par l' Euro-dictature capitaliste et appliquée par nos gouvernant et politiciens nationaux complètement et servilement soumis, la Poste "belge", appelée maintenant "Banque de la Poste", est de plus en plus désorganisée et de plus en chère, pour des services de plus en plus mal assurés et inadaptés:
-enlèvement sournois des boîtes postales dans nos quartiers
-courrier de plus en plus mal distribué
-compression du personnel pour cause de salaires et de rentabilité
-éloignement de la population par la suppression de plus en plus de Bureaux postaux (Gouy-lez-Piéton et Courcelles-Motte pour ne parler que de notre entité)
Et voici que nous apprenons maintenant la fermeture en 2008 des bureaux de Souvret et Trazegnies, alors que les files d' attente ne cessent de s' allonger devant vos guichets au Trieu, mécontentant de plus en plus de gens.
Il ne restera plus qu'un seul Bureau, à Courcelles-Trieu, pour 30.000 habitants, ce qui est scandaleux pour les personnes isolées et éloignées, âgées, handicapées et/ou malades, pauvres et/ou ne disposant pas d'un moyen personnel de transport.
Nous protestons énergiquement contre ces nouvelles fermetures qui ne seront pas à l' avantage publicitaire de la "Banque de la Poste" et nous nous y opposons fermement tout en vous rappelant que même privatisée, la Banque de la Poste a toujours des obligations de service public vis-à-vis de la population.
Nous vous demandons de transmettre cette pétition à vos instances hiérarchiques et vous en remercions. Pour rappel, elle fait suite à plusieurs centaines de signatures qui vous ont déjà été remises contre la suppression du Bureau de Courcelles-Motte, toujours pas remplacé par un point-Poste à proximité immédiate.
Roger ROMAIN
a/conseiller communal
B6180COURCELLES
et les co-signataires.



Merci à toi.



Roger Romain



http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1527

17:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoire, belgique, actualite, hainaut, charleroi, politique, presse, courcelles, silence, capitalisme, oppression capitaliste, communes, social, syndicats, europ, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/01/2008

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France !

04/02/2008: Euro-dictature capitaliste: Tous à Versailles - France

-------- Message original --------
Sujet: [Bellaciao] Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !
Date: Mon, 07 Jan 2008 22:01:59 +0100
De: newsletter@bellaciao.org <newsletter@bellaciao.org>


Bellaciao vous souhaite une bonne année... malgré un horizon quelque peu surchargé !
Vous trouverez ci-dessous un communiqué appelant à la mobilisation contre le Traité "Modifié" Européen.

L'année 2008 sera également marquée par un nouveau procès en mai 2008 pour Roberto, de Bellaciao, les Chantiers Navals de l'Atlantique ayant fait appel de la décision du tribunal de Saint-Nazaire (novembre 2007, voir ici :
http://bellaciao.org/fr/mot.php3?id_mot=254).
Bellaciao en appelle de nouveau à votre soutien, moral et financier !
(souscription ici :
http://bellaciao.org/souscription.php)

*********************************************
Tous à Versailles le 4 février 2008 !


Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant, dans le même temps, la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.

C’est le choix qui a été fait par le Gouvernement de N. Sarkozy et F. Fillon, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005, « sans risque » de se confronter à nouveau à la volonté populaire.

Car comme l’a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu’un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON"
contre l’Europe libérale et capitaliste.

Or, il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée.

L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.

Si cette majorité n’est pas atteinte, la Constitution du 4 octobre 1958 impose alors la consultation populaire par référendum.

Le groupe parlementaire du PS (le groupe le plus important dans l’opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l’instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.

Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.

Cette manifestation sur place est d’autant plus importante qu’en mars 2008 auront lieu les municipales et les cantonales. Les élus devraient donc être particulièrement sensibles à nos mobilisations.

Le mouvement citoyen « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 » a donc créé le site Internet
http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C’est une plateforme logistique destinée à réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.

Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.

Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre ainsi le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.

Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif :

Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire !

Respectez notre « NON » !

"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.

Aussi, nous vous engageons à vous inscrire sur ce site, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :

- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co-voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)

Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.

Nous estimons qu’il est extrêmement important pour notre avenir, au delà de nos tendances et de nos appartenances respectives, de nous rassembler et de manifester le 4 février 2008 à Versailles, au moment et au lieu du vote du Congrès, pour rappeler à nos élus, nos mandataires, qu’ils doivent avant tout respecter notre voix.

Le Collectif Bellaciao soutient et participe à cette initiative 100% citoyenne et républicaine : « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 »

http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C'est notre combat commun, c'est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.

Faites passer !

Salut et fraternité

Bellaciao
http://bellaciao.org

22:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, histoire, actualites, france, europe, democratie, liberte, politique, capitalisme, presse, ps, courcelles, euro-dictature, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/01/2008

04/01/2008: La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles ...

-------- Message original --------
Sujet: Alerte OTAN ! n°28 / octobre-décembre 2007
Date: Fri, 4 Jan 2008 07:52:44 +0100
De: <info@csotan.org>


Alerte OTAN !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance OTAN,
Numéro 28, octobre-décembre 2007

Secrétariat : rue des Cultivateurs, 62 ; 1040 Bruxelles
Adresse électronique : info@csotan.org

tél & fax : 02 511 63 10
CCP
068-2447491-14 au nom de CSOTAN

Site internet : www.csotan.org


Sommaire


Le CSO anime également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir régulièrement des infos centrées sur l'OTAN, et où vous pouvez aussi diffuser vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr


Édito

Ensemble contre l’'Otan, samen tegen Navo !

Les réunions au sommet de l'OTAN se sont multipliées ces dernières semaines, signe que tout ne se passe pas exactement comme prévu dans le camp des alliés occidentaux et que la grande machine de guerre ne fonctionne pas sans ratés. Kosovo, Iran, Afghanistan, Bouclier anti-missiles: les pays membres de l'Otan ne sont pas sur la même longueur d'ondes et n'aboutissent à aucune détermination ferme.

L'annonce publique par les services de la CIA et d'autres ( ???) que l'Iran "aurait arrêté tout programme de préparation d'armes nucléaires depuis 2003" vient mettre un coup d'arrêt pour les forces US les plus résolues à la guerre immédiate contre l'Iran. Cela montre bien les incertitudes au sein de la superpuissance sur les possibilités de gagner cette guerre. L'échec en Irak conduit au doute. Et surtout les réactions de la Russie, de la Chine et des pays non alignés ont fait sentir au sein même de l'Otan, que la partie ne se gagnerait pas facilement.

Mais cela n'empêche pas de continuer les menaces et l' imposition de sanctions contre l'Iran. Même De Gucht, ancien et nouveau ministre des Affaires Etrangères de la Belgique s'y met en décrétant que le seul fait que l'Iran veut continuer le processus d'enrichissement de l'uranium "prouve que l'Iran veut se doter de la bombe atomique". Pourquoi ces questions se discutent-elles dans des réunions de l'Otan qui, en principe, n'ont rien à voir avec l'Iran? Ils ont besoin de présenter l'Iran comme une "menace" contre les pays européens pour justifier l'installation du bouclier anti-missiles et la participation de l'Otan à ce programme.

De la même manière, la Russie est de plus en plus l'objet d'attaques et de campagnes dénigrantes dignes de l'époque de la "guerre froide", de la part des responsables de l'Otan, et de nos anciens-nouveaux ministres. Son alliance avec l'Iran, ainsi que son opposition à l'indépendance du Kosovo ne laissent les mains libres ni à l'UE ni aux Etats-Unis. De Gucht, qui représente la Belgique à la présidence du conseil de sécurité de l'ONU, ne s'est pas gêné pour soutenir publiquement des mesures unilatérales de l'UE et des USA en faveur du changement de statut du Kosovo.

En Afghanistan, qui est le lieu le plus important d'intervention de l'Otan, 60.000 militaires de 27 pays différents, superarmés, ne suffisent pas pour faire régner l'ordre et maintenir le gouvernemenrt Karzai. Plusieurs pays membres de l'OTAN rechignent à fournir à l'Isaf les suppéments de moyens techniques, financiers, humains qu'elle réclame. Cependant, la Belgique n'est pas en reste. Récemment, le gouvernement encore en "affaire courantes" a décidé l'envoi de soldats supplémentaires à Kaboul. Le nouveau ministre de la Défense, Pieter De Crem, veut renforcer et revaloriser le rôle « militaire » de l'armée, la débarasser de ses oripeaux « humanitaires ». La Belgique fera tous les efforts possibles pour soutenir la guerre de l'Otan en Afghanistan.

Et pour bien montrer l'adhésion du gouvernement Verhofstadt III aux objectifs otaniens, ils ont rendu publique cette opération "anti-terroriste", juste le jour de la prestation de serment. Ces « terroristes » ne pouvaient qu'être dirigés par Nizar Trabelsi, accusé de préparer des attentats contre la base militaire de Kleine Brogel. Le nouveau gouvernement belge veut donner des assurances à l'OTAN, de sa capacité à servir les états-majors installés sur notre territoire. Les « menaces terroristes » actuelles tombent à point également pour prendre de nouvelles mesures de restriction des droits démocratiques (prolonger la garde à vue, élargir les autorisations d'écoutes téléphoniques)

Il faut noter d'ailleurs que tout au long de cette crise gouvernementale et au milieu des conflits dits communautaires, tous les dirigeants politiques restaient d'accord pour garder sous contrôle fédéral l'armée et la politique extérieure et que la Belgique a déjà signé le nouveau Traité européen, qui renforce encore l'allégeance de l'UE à l'Otan et réclame des augmentations des budgets militaires de chaque pays.

Nous devons montrer que, dans le camp des mouvements pour la paix, au nord comme au sud du pays, nous n'avons aucun conflit communautaire à régler et que tous unis nous continuons le combat pour le désarmement nucléaire, pour le retrait des bombes atomiques de Kleine Brogel, pour stopper tout programme de bouclier antimissiles, pour le retour des militaires belges embourbés dans cette guerre d'Afghanistan et pour une mise en cause radicale de l'OTAN qui ne protège pas l'Europe mais risque plutôt de l'entraîner dans un conflit majeur.

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Conférence «La paix n'a pas besoin de nouveaux missiles»

La conférence organisée par le CSO a permis de mieux connaître ce que le bouclier anti-missiles signifie, au point de vue technique, stratégique, politique. Elle s'est conclue sur plusieurs propositions d'actions concrètes : soutien à la manifestation contre le radar, à Prague le 17.11.07, avec l'envoi de lettres à l'ambassade tchèque et de messages de solidarité à la mobilisation tchèque; résolution de multiplier les activités d'information en Belgique ; proposition de soumettre un questionnaire sur ce thème aux ministres et parlementaires belges ; préparation d'un dossier rassemblant les informations, les analyses, les prises de position des organisations politiques et des associations pour la paix.

Si l'opposition au déploiement du système anti-missiles était unanime parmi les intervenants, nous avons toutefois pu entendre et discuter des points de vue plus divergents, entre autres sur la place que l'Otan ou l'UE pourrait prendre dans l'installation du bouclier anti-missiles en Europe, sur la position de la Russie. Le débat est ouvert et la question du bouclier anti-missiles prendra de plus en plus d'importance dans les mois à venir. Le prochain sommet de l'Otan à Bucarest en avril 2008 va probablement l'aborder et s'engager. Nous devons y être très vigilants !

Les textes des différents intervenants de la conférence sont reproduits dans ce numéro de Alerte Otan, et/ou sur le site du CSO :

Nils Andersson, du conseil scientifique d'ATTAC France, Nicolas Bardos, Pax Christi, Andrey Ordach, attaché de presse de l'Ambassade de Russie, Luc Mampaey, GRIP, Georges Spriet, VREDE, Pol d'Huyvetter , Mayors for Peace, Claudine Pôlet, CSO

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Le Bouclier ne protège pas l'Europe, il y prépare la guerre

Dans une Belgique qui se déchire de plus en plus, les problèmes dits institutionnels et de relations entre la communauté française et flamande prennent le dessus sur toute autre question politique. Se préoccuper, maintenant, d’'une question de bouclier antimissiles qui n'’existe pas encore en Europe et encore moins sur notre territoire, peut sembler aussi… surréaliste.

Et pourtant, l'’annonce et le début de mise en place par l’'Administration Bush de ce système anti-missiles est en train de pousser le monde vers la guerre, de relancer une course folle aux armements, il nous concerne donc grandement !

La presque totalité des partis politiques de Belgique, qu’'ils participent de la coalition orange bleue ou dans l’'opposition, se divisent à qui mieux mieux, régionalisent, fédéralisent, séparatisent… mais conservent une étrange communauté de positions sur les questions de politique extérieure et de défense de notre pays. Même le NVa, l'’allié séparatiste du CD&V déclare que l’'armée et la politique extérieure peuvent rester du ressort d’'un Etat Belge. Et tous se rangent derrière la Note Leterme concernant la Défense et la Politique extérieure ou, en tout cas, se taisent à son sujet. Cette note réaffirme que la Belgique est liée à une politique européenne de sécurité et de défense et qu’'elle est un fidèle et loyal membre de l'’Alliance Atlantique, à laquelle elle est prête à accroître sa contribution.

Rappelons également que le mini-traité européen appelé à remplacer le projet de Constitution européenne, reprend textuellement les chapîtres qui bétonnaient l’'allégeance à l’OTAN. Il y rajoute la nécessité d’'accroître les efforts financiers de chaque Etat membre pour rendre les forces militaires plus efficaces.

L’'OTAN n’'en est pas à une « étude de faisabilité » toute théorique. Des dossiers de milliers de pages circulent parmi les cercles dirigeants. Le secrétaire général Joop de Scheffer propose avec persistance qu’'un bouclier antimissiles otanien pourrait très bien compléter le système américain. L'’OTAN se prépare à une participation effective et importante à l’installation du bouclier antimissiles.

La Belgique est aussi concernée par cette question. Et comme nos gouvernements et nos responsables politiques, tous partis confondus, ont évité et évitent de plus en plus tout débat démocratique sur les questions militaires, il y a fort à parier que le projet de bouclier antimissiles deviendra une réalité otanienne à bref délai, et que tout cela passera au-dessus de la tête des citoyens et sera discuté et voté dans la plus grande discrétion. On en a déjà assez avec les bombes nucléaires de Kleine Brogel qui sont toujours là malgré les résolutions unanimes du Parlement pour les faire partir. Si les grands stratèges des Affaires Etrangères et de la Défense y rajoutent un soutien au système antimissiles, c'’est une preuve de plus que ces bombes atomiques sont destinées à être utilisées, protégées par un bouclier antimissiles. Cela ne doit pas se passer !

Le bouclier antimissiles est un outil de guerre et non de défense. Sous le contrôle des Etats-Unis ou un contrôle partagé avec l’'OTAN, ou même avec une implication de l’'Union Européenne, il est totalement inacceptable. Le Président Bush l’'a présenté comme une protection nécessaire à l'’Amérique et à l'’Europe contre des menaces de pays qualifiés de voyous, et en particulier l'’Iran. Mais l'’Iran n’'est pas en mesure d’'attaquer ni l'’Amérique ni l’'Europe avec des missiles nucléaires à longue portée qu’'elle ne possède pas.

Ce bouclier antimissiles vise à pouvoir attaquer la Russie et la Chine ainsi que n’'importe quel pays, qui résiste à la prédominance des USA et de l'’Alliance Atlantique, sans risquer une riposte de ceux qui ont la capacité nucléaire de le faire, comme la Russie et la Chine. Aucun de ces pays ne cherche des conquêtes militaires. L'’intérêt du peuple de Belgique et de toute l'’Europe est de rechercher une coopération avec eux et non la guerre. Voilà bien pourquoi il n’'est pas question pour les citoyens de notre pays et des pays membres de l’'Otan d’'accepter une participation à cette escalade vers une nouvelle guerre mondiale.

Claudine Pôlet (CSO)

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Qu’est-ce que le bouclier anti missiles ?

Avec le Missile Defense, ou bouclier anti-missiles, il s'agit d'empêcher qu'un missile attaquant puisse atteindre sa cible. Il existe déjà plusieurs systèmes de défense pour intervenir au moment où un missile rentre dans l'atmosphère, donc dans la partie finale de son orbite. Le bouclier anti-missiles maintenant, veut être capable de toucher un missile à un stade antérieur, c'est à dire pendant la phase vraiment ballistique du parcours hors de l'atmosphère dans laquelle les têtes se détachent du missile.

Le bouclier anti-missiles est un sytème de systèmes; chacun des éléments doit être techniquement parfait ainsi que leur coordination. Pour cela, on doit être capable de détecter au plus vite qu'un missile a été lancé. Puis il faut des radars qui suivent et précalculent le trajet. D'autres radars essaient de distinguer les têtes réelles des têtes fausses. Puis le missile d'interception est lancé pour projeter l'élément de collision (EKV exoatmospheric kill vehicle) contre la tête hostile. Tous ces éléments ne peuvent fonctionner que grâce à un réseau performant de gestion, commande et contrôle.

La détection se réalise par des systèmes infra-rouges dans l'espace. Les radars de première alerte existent déjà. Ils calculent le trajet de vol du missile hostile. Puis des radar-X à haute fréquence sur les ondes courtes détectent les têtes (nucléaires ou fausses). Le missile d'interception est une fusée à trois étages qui porte l' EKV jusqu'au point d'interception. Cet EKV reçoit de manière permanente l'information de la localisation changeante du missile attaquant, ou de l'orbite des têtes. l'EKV possède un système combiné de senseurs optiques et infra-rouges, pour suivre et analyser sa cible. Par ses petits moteurs, ce module d'environ 65 kg et 1,3 m de longueur, se met en position pour le meilleur impact contre le missile hostile qu'il détruira par énergie cinétique (par sa vitesse donc). La vitesse combinée avec laquelle l'intercepteur et la cible se rapprochent est de 15.000 miles par heure.

Le tout ne fonctionne que par un réseau de gestion: le Battle Management, Command, Control and Communicationos (BCM3) constitue le coeur du système. Il reçoit l'information et analyse les paramètres comme la vitesse, l'orbite, le point d'impact. Il calcule le point optimal d'interception, prépare le lancement du missile intercepteur. Il vérifie également le résultat de l'opération, et décide d'une éventuelle continuation de l'opération.

Le Pentagone américain estime nécessaire pour la sécurité nationale et celle de ses alliés d'avoir certains éléments de système de systèmes en Europe. Il veut utiliser des radars existants en Angleterre et au Groenland, et veut installer un radar-X et des missiles intercepteurs en Europe continentale: la république Tchéque et la Pologne.

Jusqu'à maintenant les essais ne sont pas du tout convaincants. La Missile Defense Agency elle-même parle d'un succès de 50%, tandis que les critiques ne parlent que de 4 ou 5 essais relativement positifs sur 13. Et souvent, on n'a pas tenu compte de la possibilité de têtes fausses qui pourraient troubler les radars.

Les entreprises liées à la recherche et la fabrication sont surtout: Boeing, Raytheon, Lockheed Martin et TRW. Ce sont de bons fournisseurs du Pentagone, et des sponsors généreux pour les caisses électorales des deux grands partis.

Mais il y a plus.

Le développement du système anti-missiles se situe dans la stratégie plus large de domination de l'espace par les Etats Unis. “Un moyen pour atteindre la prépondérance américaine dans l'espace est le développement d'une stratégie de dissuasion pour l'espace, et le déploiement des moyens spatiaux, y compris des systèmes d'armement fonctionnant dans l'espace, pour défendre nos ressources spatiales, et qui pourront renforcer notre force aérienne, navale ou terrestre”. (Commission to assess US national security space management and organization, 2001).

Dans son document Vision 2020, le US Space Command dit clairement: “dominer les dimensions spatiales des opérations militaires pour protéger les intérêts et les investissements des Etats-Unis”. La supériorité dans l'espace devient un élément crucial dans les guerres à venir. Le National Missile Defense (le bouclier anti-missiles) deviendra un ensemble de sensors et d'armes sur terre et dans l'espace. Les tâches pour les unités de terre, de mer et aériennes seront renforcées par nos capacités dans l'espace.

Voilà à quoi sert le bouclier.

Il est intéressant de voir ce que des analystes américains en disent: "Le bouclier anti-missiles que les Etats-Unis veulent installer est avant tout valable dans un contexte offensif, pas défensif; comme un élément d'importance dans la capacité de 'first strike', pas comme un bouclier indépendant. Dans le cas où les Etats-Unis attaqueraient la Russie (ou la Chine), le pays ciblé ne resterait après l'attaque qu'avec un arsenal trés réduit, s'il lui en reste un. A ce point, même un bouclier modeste ou inefficace pourrait être suffisant comme protection contre l'attaque-réponse, parce que l'ennemi annihilé n'aurait presque plus de missiles comme moyen de riposte.” (Lieber, Keir A./Daryl G. Press: The Rise of U.S. Nuclear Primacy, in: Foreign Affairs, March/April 2006.).

Georges Spriet (VREDE)

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Bouclier antimissile : inadéquat et dangereux

Une nouvelle crise semblable à « l’affaire des euromissiles » du début des années 80 va-t-elle éclater à l’occasion du projet américain de déploiement d’éléments de son bouclier antimissile en Europe ? Si le contexte géostratégique est totalement différent, les mêmes problèmes surgissent : un projet américain posant de nombreuses questions, le malaise des Européens et l’hostilité de la Russie qui estime qu’une nouvelle course aux armements en serait la conséquence.

Un projet discutable

C’est le 22 janvier 2007 que les États-Unis ont transmis officiellement leur demande de pouvoir installer d’ici à 2012, 10 missiles intercepteurs en Pologne et un radar de détection en République tchèque. Le but est de compléter un dispositif qui prévoit le déploiement de 40 missiles en Alaska (15 y sont déjà installés), de 4 missiles en Californie, ainsi qu’un réseau de radars sur le sol américain, au Groenland et en Grande-Bretagne.

Le projet de « bouclier antimissile » vise à intercepter des missiles qui seraient lancés contre les États-Unis par ce qu’ils nomment des « États voyous » comme l’Iran et la Corée du Nord. Mais, aux États-Unis même, plusieurs experts et responsables politiques doutent de l’efficacité et de l’utilité de ce projet.

Primo, la faisabilité technique de l’interception en plein vol de missiles balistiques ennemis est loin d’être prouvée. Les missiles actuellement déployés sont encore des prototypes et les essais réalisés jusqu’à présent ont soit révélé certaines difficultés, soit été menés dans des conditions optimales fort différentes de ce que serait la réalité.

Secundo, ce projet est très coûteux : actuellement, 10 milliards de dollars par an, alors que les coûts ont triplé par rapport aux estimations initiales. Un projet analogue qui serait déployé par l’OTAN en Europe coûterait entre 10 et 20 milliards de dollars, ce que les Européens auraient des difficultés à financer, sachant que la somme de leurs budgets annuels de défense avoisine les 220 milliards de dollars.

Tertio, quelle est la réalité de la menace ? À l’instar des « armes de destruction massives » en Irak, les Américains n’exagèrent-ils pas les risques ? De nombreux spécialistes, sans nier leurs intentions d’acquérir des missiles de longue portée, font remarquer que des pays comme l’Iran et la Corée du Nord auraient besoin de plusieurs années avant de disposer de missiles intercontinentaux. De plus, installer des têtes nucléaires sur ces missiles n’est pas simple à réaliser. Enfin, certains doutent que les dirigeants de ces pays soient à ce point irresponsables qu’ils lanceraient un missile nucléaire contre les États-Unis, qui disposent de milliers de têtes nucléaires, capables de rayer de la carte tout pays agresseur.

Le risque d’une relance de la course aux armements

Mais la critique majeure réside dans le risque de déstabiliser l’édifice de la dissuasion nucléaire. Le bouclier antimissile des États-Unis est présenté par ceux-ci comme non agressif et purement défensif. En réalité, il crée un effet pervers qui pourrait être un facteur de relance de la course aux armements balistiques et nucléaires.

C’est pour éviter une telle relance qu’Américains et Soviétiques avaient signé en 1972 le traité ABM (« Anti Ballistic Missiles ») par lequel ils renonçaient à déployer des systèmes d’interception de missiles ennemis (à l’exception de deux sites protégés pour chacun des deux pays). Par ce traité, les États-Unis et l’URSS reconnaissaient qu’ils possédaient un potentiel de « destruction mutuelle assurée » empêchant l’un d’utiliser l’armement nucléaire contre l’autre. Ce principe d’équilibre de la terreur permettait de confirmer l’arme nucléaire dans un rôle de dissuasion. Depuis quelques années, la doctrine nucléaire américaine tend à « banaliser » l’arme nucléaire en en faisant une arme qui pourrait être utilisée sur des champs de bataille, y compris contre des États « non nucléaires ».

En dénonçant le traité ABM en 2002, les Américains se sont mis dans une posture qui remet en question la dissuasion nucléaire. S’ils deviennent capables de se protéger contre tout missile venant d’un pays ennemi, ce dernier pourrait dans le même temps se sentir menacé par l’arsenal nucléaire offensif des États-Unis, surtout si ceux-ci développent à son égard un discours agressif, le qualifiant par exemple d’État voyou contre lequel il pourrait être fait usage de la force.

Cet État pourrait alors être tenté de se doter d’un maximum de missiles nucléaires intercontinentaux afin de pouvoir « saturer » ou « contourner » le bouclier antimissile américain. C’est cela la relance de la course aux armements.

L’inquiétude russe

Washington répète depuis plusieurs mois que ce ne sont pas les 54 missiles intercepteurs (44 sur le sol américain et 10 en Europe) qui pourraient arrêter les 700 missiles intercontinentaux dont disposent encore les Russes. Mais ces derniers se demandent si ce chiffre ne pourrait pas être sensiblement augmenté par la suite. Par ailleurs, les Russes envisagent de réduire le nombre de leurs missiles intercontinentaux à environ 200 dans quelques années. Les Russes craignent dès lors d’être à terme soumis à une posture de domination nucléaire par les Américains, d’où leurs projets de relance de programmes de nouveaux missiles intercontinentaux et de doublement de leurs dépenses militaires pour les huit années à venir.

Certains, du côté occidental, estiment exagérées les réactions russes. Sans doute. Mais pour bien comprendre la perception de Moscou, il s’agit de resituer leur position géostratégique actuelle qui est fort loin de celle qu’occupait l’URSS il y a une vingtaine d’années avec une quasi parité de moyens militaires avec les États-Unis.

Aujourd’hui, les dépenses militaires mondiales ont retrouvé un niveau identique à celui qui existait à la fin de la Guerre froide, soit 1 000 milliards de dollars (contre 750 milliards à leur plancher historique en 1996). Dans ce total, le budget militaire des Américains représente près de 50 %, contre seulement 2 % pour celui de la Russie. Ce pays se situe au même niveau que l’Inde ou l’Arabie saoudite, tandis que des pays comme la Chine, le Japon, la France ou le Royaume- Uni représentent entre 4 et 5 % des dépenses militaires mondiales.

De plus, la Russie a le sentiment d’être assiégée. Les élargissements de l’OTAN de 1999 et 2004 ont fait rentrer dix pays ex-communistes (dont trois ex-républiques soviétiques) dans le camp occidental, réduisant le champ d’influence de Moscou. Sur son flanc Sud, 200 000 soldats américains sont en Afghanistan depuis 2001, et en Irak depuis 2003. Et sur les quinze anciennes républiques soviétiques, sept accueillent ou vont accueillir des bases américaines.

Enfin, les Russes ressentent une certaine forme d’arrogance des dirigeants américains actuels à leur égard. Ils manquent de reconnaissance et de respect. Dans le cadre du bouclier antimissile, ces derniers se sont adressés de manière bilatérale à la Pologne et à la République tchèque, sans présenter ce projet au sein du Conseil OTAN-Russie, qui avait été créé en 1999 pour discuter ensemble des questions de sécurité intéressant les deux parties.

Renouer le dialogue et relancer le contrôle des armements

À tout le moins, les dirigeants américains ont manqué de tact à l’égard de la Russie, mais aussi avec leurs alliés européens. Ceux-ci ne comprennent pas l’empressement des États-Unis à vouloir mettre en place ce projet de bouclier qui pose encore beaucoup de questions.

Il serait préférable qu’un véritable dialogue sur les questions de sécurité commune soit rétabli entre Occidentaux et Russes avant de se lancer dans de nouveaux projets. De plus, pour éviter l’émergence de nouvelles menaces potentielles par la prolifération nucléaire et balistique, il y a un urgent besoin de reprendre les efforts diplomatiques dans le cadre du droit international qui codifie la maîtrise des armements.

Malheureusement en six ans, c’est Washington qui a progressivement vidé de leur substance les acquis obtenus dans ce domaine depuis plusieurs décennies.

Editorial du « Nouvelles du GRIP » 2/2007
Voici un lien où l’on peut retrouver 3 anciennes publications du GRIP sur les Euromissiles :
http://www.grip.org/archives/archives.html.

Luc Mampaey (GRIP)

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L’installation de missiles en Europe par les Etats-Unis s’inscrit dans une stratégie globale Eurasiatique


L’actualité de notre sujet a été confirmée le 5 novembre, à Bakou, par Daniel Fried, secrétaire d'Etat adjoint : Les Etats-Unis comptent réaliser leur projet de bouclier antimissile en Europe centrale malgré les objections de la Russie, « Nous poursuivons les négociations avec la Pologne et la République tchèque… Nous espérons réussir et, si c'est le cas, nous mettrons en place un système radar pour la République tchèque et des missiles pour la Pologne ».

Je souhaiterais ce soir exposer dans le temps imparti, le projet global dans lequel s’inscrit l’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe orientale et en Extrême-Orient et ses conséquences pour nous Européens. Ce projet a pour fondement la doctrine Brzezinski qui fut le Conseiller à la sécurité nationale du Président Carter. En quoi consiste sa doctrine, formulée dans son livre « Le Grand échiquier » ? : « L’Eurasie constitue l’axe du monde. Une puissance qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence prééminente sur deux des trois régions les plus productives du monde, l’Europe occidentale et l’Asie orientale. Un coup d’œil sur une planisphère suggère que tout pays dominant en Eurasie contrôlerait presque automatiquement le Moyen-Orient et l’Afrique. L’Eurasie constituant désormais l’échiquier géopolitique décisif… L’évolution des équilibres de puissance sur l’immense espace eurasiatique sera d’un impact déterminant sur la suprématie globale de l’Amérique. »

Les idéologues néo-conservateurs s’inspirent de cette doctrine ; citons deux maîtres à penser de Georges Bush, William Kristol et Lawrence Kaplan : « Notre suprématie ne peut pas être préservée à distance. L’Amérique doit au contraire se considérer à la fois comme une puissance européenne, une puissance asiatique et, bien entendu, une puissance moyen-orientale. »

Après la chute du Mur, les Etats-Unis devenus l’hyper puissance, l’objectif de Bush père, puis de Clinton, fut de réduire l’espace de la Russie et de resserrer le containment de la Chine. Aujourd’hui, la nouvelle ligne part des pays Baltes vers la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie, elle se prolonge vers la Turquie et le Pakistan où, autre avancée stratégique, les Etats-Unis ont pris pied dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale ; puis son tracé se poursuit à la périphérie de la Chine : de la Thaïlande à l’Indonésie, aux Philippines, à la Corée du Sud et au Japon. Un constat s’impose, entre la Turquie et le Pakistan se trouvent l’Irak et l’Iran, la ligne d’encerclement de la Russie s’en trouve rompue, ce qui a conduit, pour la combler, à l’aventure militaire irakienne et pourrait conduire à une nouvelle guerre d’agression en Iran1.

Jetons un regard sur le dispositif militaire mis en place en application de cette politique. Au tournant du XXIe siècle, le Pentagone a achevé la division de la planète en « aires de responsabilité » militaires attribuées à des grands commandements. Rien n’éclaire mieux l’ambition hégémonique de l’hyper puissance que l’énumération de ces cinq, devenues six, « aires de responsabilité », qui couvrent l’ensemble de la planète et participent directement du contrôle de l’Eurasie

Deux de ces commandements ne relèvent pas de notre propos. Le premier, le Commandement Nord (NORTHCOM), couvre le continent nord américain, les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Alaska et une zone jusqu’à 500 miles marins des côtes du continent.

Le deuxième, le Commandement Sud (SOUTHCOM), permanence de la doctrine Monroe, couvre l’Amérique centrale, les Caraïbes, et l’ensemble du continent sud-américain. Il contrôle le Golf du Mexique, les eaux territoriales du continent et une partie de l’Océan Atlantique.

Les autres commandements nous intéressent plus directement, le troisième en particulier, le Commandement Europe (EUCOM ) dont l’aire de responsabilité ne se limite pas à l’Europe communautaire mais inclut les Balkans, l’Ukraine, la Biélorussie, le Caucase et la Russie jusqu’à Vladivostock. L’EUCOM a une particularité par rapport aux autres « aires de commandement », ses liens particuliers avec l’OTAN ; ainsi le commandant des forces des États-Unis en Europe (EUCOM) est aussi le Commandant suprême des forces de l’OTAN. Ce double commandement toujours attribué à un officier supérieur états-uniens intègre l’OTAN dans la structure militaire du Pentagone et la stratégie globale de Washington. Un lien de dépendance que confirme un document de l’EUCOM : « La transformation de l'EUCOM soutiendra la transformation de l'OTAN ». Cet amarrage de l’OTAN s’est concrétisé (à chaque fois sous commandement étatsunien) en Irak dans le cadre d’une coalition internationale, en Afghanistan, lors d’opérations en Méditerranée, dans le Golf d’Aden ou la Mer d’Oman, dans le cadre l’OTAN.

Le quatrième est le Commandement Centre (CENTCOM) qui couvre l’Égypte, la Péninsule arabique, la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et jusqu’au Pakistan, auxquels il faut ajouter les ex-Républiques d’Asie centrale : Turkmenistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan. C’est le CENTCOM qui conduit les opérations en Irak comme en Afghanistan, en partenariat avec l’OTAN.

Cinquième commandement, le Commandement Pacifique (PACOM ). Le PACOM englobe l’Inde et sa périphérie, la Péninsule indochinoise, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, la Chine, Taïwan, la Mongolie, les deux Corées, le Japon, l’Océanie, les îles du Pacifique. Sa zone maritime s’étend de la côte Ouest du continent américain à la côte est de l’Afrique et de l’Arctique à l’Antarctique. Le PACOM peut être considéré comme l’aire cruciale du dispositif en raison de l’espace qu’il couvre; 60% de la population mondiale y vit et c’est la zone où se côtoient les six armées les plus nombreuses en effectifs dans le monde : celles de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie, de l’Inde, de la Corée du Nord et de la Corée du Sud.

Une sixième zone de commandement a été créée cette année pour l’Afrique et devrait être opérationnelle en 2008, l’AFRICOM qui couvre l’ensemble du continent, sauf l’Égypte. C’est là un signe évident que l’Afrique est devenue un enjeu stratégique propre, notamment en raison de deux nouvelles donnes, l’influence grandissante de l’Islam radical, comme une conséquence de la politique états-unienne de clash des civilisation dans le Proche et Moyen-Orient et la pénétration chinoise dans le continent africain. Cette sixième zone n’est pas distincte de l’enjeu eurasiatique, en témoigne le fait que le siège de son commandement ne se trouve pas en Afrique mais en Allemagne, à Stuttgart, au siège de l’EUCOM.

Selon le rapport du département de la défense des Etats-Unis « Base Structure Report » pour l’année 2007, le Pentagone dispose de 823 bases dans le monde, auxquelles il faut ajouter les bases secrètes, la puissance de frappe de la VIe flotte étatsunienne en Méditerranée, des IIIe et VIIe flottes dans les océans Indien et Pacifique et les bases de l’OTAN. Il n’est aucun domaine où les Etats-Unis ne dispose d’une suprématie plus grande que dans le domaine militaire, ces six aires de responsabilité géographique représentent un système global, coordonnant toutes les activités militaires et sécuritaires des Etats-Unis dans le but d’assurer l’hégémonie planétaire des Etats-Unis et d’imposer la domination du nouvel ordre social néo-libéral

Revenons à ce qui nous concerne directement l’Europe, continent où ce dispositif global est renforcé par la combinaison EUCOM/OTAN. C’est Bill Clinton qui en 1994, au sortir de la Guerre froide, a préconisé que la politique de défense de l’Union européenne soit « une Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'OTAN », proposition avalisée par les Chefs d’États européens lors du sommet de Madrid en 1997, inféodant ainsi les politiques de défense des États européens aux plans hégémoniques de la Maison Blanche.

L’OTAN devenue, de fait, partie du système de défense des Etats-Unis, la phase suivante fut, avec le « concept stratégique pour le XXIe siècle », adopté en 1999, sa transformation d’une organisation militaire régionale, euroatlantique, en une organisation militaire globale. Le sénateur Chuck Hagel a été très explicite à ce propos : « Il n'y a jamais eu, historiquement, de partenariat ou d'alliance mieux placée ou plus capable politiquement de mener le changement qui aboutira à l'avènement d'un monde meilleur et plus sûr que cette institution que nous appelons l'OTAN »2.

Pour bien comprendre la signification de cet arrimage, entendons Daniel Fried, Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires européennes et eurasiennes qui a déclaré en avril 2007 : « Depuis la guerre froide et son rôle régional dans les années 1990, l’OTAN s’est transformée en une organisation transatlantique effectuant des missions globales, de portée globale avec des partenaires globaux. C’est en Afghanistan que cette transformation est la plus évidente… L’OTAN est en train de développer les capacités et les perspectives politiques nécessaires pour s’attaquer aux problèmes et aux éventualités qui surviennent dans le monde entier. » C’est dans cette logique et toujours sous commandement étatsunien que les armées européennes membres de l’OTAN participent à la politique de Washington menée par Georges Bush ou ses successeurs.

Ou ses successeurs ? En effet, si les néo-conservateurs au pouvoir sont un cas d’école d’une politique unilatéraliste, sans égard pour ses alliés et brutalement interventionniste, il ne faut pas sous-estimer les tendances lourdes de la politique états-unienne. Un changement de président aux Etats-Unis peut certes infléchir la politique et les rapports de Washington avec ses alliés ou le recours à sa puissance de frappe mais, qu’il s’agisse du parti démocrate ou du parti républicain, les deux grands partis s’inscrivent l’un comme l’autre dans une logique politique, économique et militaire à caractère hégémonique. Citons à nouveau Kristol et Kaplan, ils nomment dans l’un de leurs ouvrages, les quatre présidents des Etats-Unis qui, à leur yeux, ont bien servi, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale « la mission de l’Amérique ». Il s’agit pour ces deux idéologues néo-conservateurs, de Truman, Kennedy, Reagan et Bush junior. Deux d’entre eux sont républicains, les deux autres démocrates.

Le projet d’installation de batteries de missiles antibalistiques à Gorsko en Pologne et de radars antimissiles à Brdy en République Tchèque s’inscrit dans cette logique hégémonique qui ne peut être réalisée sans le contrôle de l’Eurasie. D’ailleurs ce projet de bases anti-missiles sur le continent européen a son pendant en Asie où le PACOM (commandement Pacifique) veut installer des bases anti-missiles en Extrême-Orient, au Japon, éventuellement en Corée du Sud. L’argument évoqué n’est pas ici l’Iran mais la Corée du Nord, l’objectif réel n’est pas la Russie mais la Chine.

L’installation de missiles en Europe centrale suscite les vives réactions que l’on sait de la Russie, Moscou menaçant de déployer des missiles à Kaliningrad et de suspendre sa participation au traité sur les forces conventionnelles en Europe3. Certains parlent de la paranoïa de Poutine, mais le projet d’installation de missiles antibalistiques s’accompagne de démonstrations de force permanentes. Ainsi en a-t-il été de la venue, début juillet, du destroyer lance-missiles USS Donald Cook dans le port d’Odessa, accueilli par les plus hauts responsables militaires d’Ukraine, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Grèce, de Lettonie, de Macédoine, de Moldavie, de Roumanie et de Turquie, pour participer à des manoeuvres de grande envergure avec l’OTAN, bien que la majorité de ces pays ne soient pas membres de l’Alliance Atlantique. Reconnaissons que cela justifie une réaction.

Si la Russie, comme la Chine, se sentent menacés par les visées eurasiatiques de Washington, leur attitude diffère dans la riposte aux plans de Washington. Cela se constate avec l'Organisation de coopération de Shanghai (dite aussi groupe de Shanghaï), créée en 2001 pour s’opposer aux projets américains de boucliers anti-missiles et aux interventions hors zone de l’OTAN. Comprenant initialement la Chine, la Russie, le Kazakstan, le Kirghistan, le Tadjikistan, ces pays ont été rejoints par l’Ouzbekisan. Depuis 2004 la Mongolie est devenue membre observateur du Groupe, suivie en 2005 par l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Assemblage pour le moins hétérogène

Pour la Chine, Pékin l’a affirmé à plusieurs reprises, le Groupe de Shanghaï n’est pas une alliance militaire (comme l’OTAN) mais une organisation de coopération politique, économique et de sécurité, effectuant des manœuvres communes notamment pour lutter contre le terrorisme. Ainsi il y a eu, cet été, d’importantes manœuvres militaires en présence de Vladimir Poutine et Hu Jintao mais également de Mahmoud Ahmadinejab. Au sein du Groupe, la Russie paraît plus activiste, par exemple pour amener l’Inde à devenir membre à part entière (ce qui changerait la donne régionale et au-delà) ou, pour que la Turquie, bien que membre de l’OTAN, devienne observateur. La Russie joue là sur les crispations que suscitent les oppositions à l’entrée de la Turquie dans l’Europe en incitant Ankara à jouer son rôle de puissance régionale turcophone sur le continent asiatique, ce qui est une tentation permanente de la Turquie mais sans grand succès jusqu’ici. On comprend les enjeux, la Russie, empire blessé, ressent le besoin de recréer à ses frontières une zone tampon pour contrecarrer les visées hégémoniques des États-Unis, la Chine, partant du concept de l’Empire du milieu d’où s’étendent des cercles concentriques, inscrit sa stratégie dans un temps long.

On comprend qu’il n’y a rien de comparable entre le groupe de Shanghaï et l’OTAN, ni même avec ce que fut le Pacte de Varsovie. Les dépenses militaires des pays membres de l’OTAN sont 9 fois plus importantes que celles des pays du groupe de Shanghaï, cependant, les armées des pays membres du groupe de Shanghaï représentent plus de 3,5 millions hommes, la Chine et la Russie sont des puissances nucléaires et on ne peut être ignorer que les pays membres du Groupe couvrent 30% de la surface de l’Eurasie et représentent 23% de la population mondiale. Ceci rappelé pour souligner la gravité d’une menace que représente une déflagration dans cette zone du monde.

Il y a toutefois dans cette confrontation, un point de convergence entre la Chine, la Russie et les Etats-Unis, c’est la lutte contre le « terrorisme islamiste ». La guerre de Tchétchénie pour l’un, la question du Sinkiang pour l’autre, l’expliquent. Moscou comme Pékin sont favorables à la guerre menée par Washington contre l’intégrisme musulman, la Russie a même participé aux opérations de l’OTAN Active Endeavor en Méditerranée dans la « lutte contre le terrorisme ». Par ailleurs le coût de cette guerre est lourd pour les Etats-Unis et tout ce qui tend à affaiblir la position hégémonique des Etats-Unis ne va chagriner ni Moscou, ni Pékin.

La question de l’Eurasie apparaît bien la donne politique majeure du XXIe siècle et, selon les politiques suivies s’établiront des équilibres évolutifs à défaut desquels on basculera dans l’aventure militaire, au risque d’une guerre atomique. Aventure dans laquelle l’Europe serait inéluctablement entraînée puisque acteur dans le cadre de l’OTAN. Les objectifs fixés lors du dernier sommet de l’OTAN, à Riga en novembre 2006, le montrent et nous interpellent. Selon la Déclaration finale, l’OTAN « doit être capable de lancer et d’appuyer simultanément des opérations interarmées de grande envergure et des opérations de moindre ampleur, pour la défense collective et la réponse aux crises, sur son territoire et au-delà, à sa périphérie et à distance stratégique. » Ce projet envisage de pouvoir engager simultanément 300 000 hommes dans des opérations de grande ou moyenne envergure4. Pour comprendre la signification et l’importance de ce projet, rappelons que les forces étatsuniennes et internationales engagées aujourd’hui en Irak et en Afghanistan sont légèrement supérieures à 200 000 hommes.

Pour conclure, si aujourd’hui l’épicentre du conflit pour l‘hégémonie mondiale est le Moyen-Orient, du Liban à l’Afghanistan, l’enjeu majeur est l’Eurasie. Comme Européens, nous ne devons pas accepter d’être de simples pions sur le grand échiquier du Pentagone ni de toute autre puissance impérialiste potentielle, attendu qu’il n’y a pas de grandes puissances qui n’aient des visées impériales et rien ne laisse augurer que la raison guide les forces susceptibles de supplanter un affaiblissement de l’hégémonisme étatsunien. En effet, nous ne sommes déjà plus dans la phase post guerre froide où les Etats-Unis projetaient sans limites leurs vues hégémoniques sur le monde, Washington sort affaibli des aventures militaires de l’administration Bush. Pour les États-Unis, des révisions sont nécessaires, l’idéologie qui prévaut peut être un correctif aux ambitions ou au contraire un facteur amplifiant mais une logique de puissance impérialiste n’est pas rationnelle et un impérialisme affaibli n’est pas moins dangereux dans les initiatives qu’il peut prendre.

D’où l’importance de s’opposer à la stratégie du Pentagone et de son instrument, l’OTAN, de dénoncer l’installation, en application du concept bushien de guerre préventive, de bases de missiles anti-missiles en Europe et en Asie et de se battre pour un monde moins inégal, multilatéral, sans quoi ne peuvent être posés les fondements d’un autre ordre international, celui auquel nous aspirons.

Nils Andersson (ATTAC France)

1 Cette donnée géostratégique s’ajoutant à l’importance que revêtent l’Irak et l’Iran comme ressources et réserves énergétiques.
2 « Les États-Unis et l'OTAN unis dans la même finalité », juin 2004
3 Toutefois l’argument le plus fort de Moscou n’est pas militaire mais énergétique, la Russie pouvant fermer des vannes d’approvisionnement pétrolières et surtout gazières de l’Europe.
4 Il s’agit de pouvoir mener simultanément, 3 opérations de grande envergure avec 60 000 homme chacune et 6 opérations de moyenne envergure avec 30 000 hommes.

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Meeting international en République tchèque contre le radar anti-missiles

Le 20 octobre, 400 personnes ont répondu présent à la Première Réunion Internationale à l’appel de “Non à la Base” et Europe for Peace’, invitation appuyée par le maire Jan Neoral maire de la commune de Trovavec.

Depuis une année, des citoyens et des maires luttent contre l’installation de la base US dans la région de Brdy. Malgré une majorité écrasante de citoyens refusant ce projet dans le cadre du système national antimissile des Etats-Unis, les gouvernements des deux pays continue leurs tractations (négociation).

La délégation du CSO a apporté son soutien par une délégation porteuse d’un message de solidarité.

Par un message vidéo, Tadatoshi Akiba, maire d’Hiroshima, a exprimé sa tristesse face à cette menace de destruction insensée qui plane, de nouveau, sur toute l’humanité.

Evo Morales, président de la Bolivie, a tenu a envoyé un message de soutien par la voix de Giorgio Schultze. Le porte-parole le nouvel humanisme en Europe, Giorgio Schultze, exigeait, "l'élimination de toutes les armes nucléaires dans les bases militaires US et l'OTAN en Europe, la destruction et l'élimination des arsenaux en France et Grande-Bretagne, comme les premiers pas pour un désarmement nucléaire global sous la surveillance des Nations Unies."

Ken Livingstone, maire de Londres a également envoyé un message de soutien.

Jan Neoral a soulevé des vagues d’applaudissement quand il a exprimé l’indignation et la colère de millions de gens pris en otages dans cette nouvelle course à l’armement. (d’armes nucléaires de nouvelles générations.) Il a aussi tenu, au nom des 86 maires présents, à remercier les 13 délégations des partis humanistes européens, pour leur campagne contre la diffusion des armes nucléaires sur le continent.

Les déclarations de Kate Hudson, (CND), Bruce Gagnon (Global Networks against Weapons and and Nuclear Power in Space), Pol D'Huyvetter (des Maires pour la Paix, Abolition 2020) dans leur engagement ferme en faveur du désarmement, ont également déclenché des tonnerres d’applaudissements.

L'après-midi, six ateliers thématiques ont permis aux participants d’élaborer des plans communs pour des actions futures. L'atmosphère d'espoir et l'unité qui s'est répandue dans le hall, ont renforcé la détermination de tous les participants dans leur engagement pour un démantèlement global de l’arsenal nucléaire.

Martine De Henau

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Kosovo : Un simulacre d’indépendance menaçant la stabilité mondiale

Ainsi, en dépit du manque d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU, les Etats-Unis et les principaux Etats européens ont décidé d’octroyer un statut d’« indépendance supervisée » au Kosovo, province de Serbie, peuplée d’une majorité d’albanophones.

QUELLES CONSEQUENCES ?

Les conséquences de cette reconnaissance unilatérale d’une prochaine proclamation d’indépendance – qui pourrait intervenir dès le lendemain du deuxième tour des élections présidentielles serbes, prévu au début février – risquent de laisser longtemps leurs marques sur l’évolution des relations internationales.

Il s’agit tout d’abord d’une nouvelle violation du droit international par les grandes puissances occidentales. La Charte de l’ONU et celle de l’OSCE, garantissant toutes deux l’intégrité territoriale de leurs membres, sont ouvertement bafouées, tout comme la résolution 1244, prise en juin 1999 par le Conseil de sécurité pour faire cesser les bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Si cette dernière consacrait la perte de contrôle de Belgrade sur le Kosovo, en y autorisant le déploiement d’une force de l’OTAN et d’une mission de l’ONU, elle se fondait sur l’inviolabilité des frontières serbes. Or, non seulement on s’apprête à amputer la Serbie de son berceau historique, mais l’Union européenne (UE) se prétend habilitée à y déployer sa propre mission civilo-policière de « surveillance, encadrement et conseil » en remplacement de celle de l’ONU, il est vrai totalement discréditée par des affaires de corruption particulièrement graves. Malgré l’opposition de Moscou et de Belgrade, et l’absence de mandat du Conseil de sécurité, un semblant de légalité pourrait être donné par le Secrétaire général de l’ONU, mis sous pression pour produire une déclaration recommandant la substitution des deux missions.

D’autre part, une reconnaissance de l’indépendance kosovare dégraderait encore plus les relations entre l’Occident et la Russie, déjà mises à rude épreuve par le bouclier antimissile et le dossier iranien. Les nombreux pays du Sud opposés à cette indépendance, dont les plus vocaux au Conseil de sécurité ont été la Chine, l’Afrique du Sud et l’Indonésie, se considèrent eux-mêmes menacés par l’unilatéralisme occidental, décidant de créer de nouveaux Etats là où il l’estime utile à ses intérêts. A contrario, l’Occident ne s’est guère soucié d’autres territoires, comme le Sahara occidental, pourtant destiné à l’indépendance après le départ des colons espagnols en 1976. Mais comme l’envahisseur était le fidèle régime marocain, l’Occident a fermé les yeux et continue de le faire plus de trente ans plus tard. Relevons aussi que plusieurs Etats de l’UE, Espagne en tête, sont farouchement opposés à une reconnaissance unilatérale, tout en semblant plus accommodants à l’égard de la mission à déployer au Kosovo.

Enfin, il est encore difficile de mesurer les effets d’une reconnaissance d’indépendance sur la stabilité de régions plus ou moins éloignées du Kosovo. Sur place, la population albanophone a tout intérêt à se montrer « digne » de son indépendance, en ne réitérant pas à l’encontre des minorités les exactions de l’été 1999 ou les pogroms de mars 2004. Les Serbes dans la principale enclave, au nord du Kosovo, devraient manifester leur intention de rester en Serbie en proclamant leur sécession du reste du territoire kosovar. Belgrade pourrait promulguer un embargo économique, alors que le Kosovo est fortement dépendant de l’énergie et des produits de consommation courante provenant ou transitant par la Serbie. La Macédoine voisine – jamais vraiment pacifiée depuis la guerre civile de 2001 – devrait connaître un regain d’activisme de la part de militants albanophones réclamant davantage d’autonomie ou le rattachement au Kosovo. En Bosnie-Herzégovine, les Serbes risquent de mettre à exécution leur menace de référendum sur l’indépendance de leur entité, alors que les Musulmans bosniaques, majoritaires et soutenus par l’UE qui gouverne le pays, souhaitent au contraire abolir la décentralisation garantie par l’accord de Dayton.

Au-delà, pour illustrer le précédent que ne manquera pas de créer la manière de résoudre le problème du Kosovo choisie par les Occidentaux, Moscou pourrait reconnaître l’indépendance de diverses régions sécessionnistes d’ex-URSS, appartenant à Moldavie, la Géorgie et l’Azerbaïdjan. D’autres, du Tibet au Pays basque, ne manqueraient d’y voir un encouragement à leurs propres aspirations indépendantistes. Est-ce un hasard, ou une manifestation de la fable de l’arroseur arrosé, si les Indiens Lakota viennent de proclamer l’indépendance de leur territoire usurpé naguère par les colons états-uniens ?

QUELLE INDEPENDANCE ?

Les principaux partis albanais et les Occidentaux se sont ralliés au plan mis au point par l’envoyé de l’ONU Ahtisaari, présenté en mars 2007 au Conseil de sécurité, mais non adopté en raison de l’opposition russe. Ce plan prévoit une indépendance du Kosovo « sous supervision » de la mission de l’UE, qui sera chargée d’encadrer le gouvernement de Pristina, ainsi que la justice et la police locales. En outre, les aspects militaires resteront le monopole de la KFOR, la force de l’OTAN, comptant actuellement 18.000 hommes. Ce schéma reproduit la mise sous tutelle de la Bosnie-Herzégovine, à l’exception que l’UE y fournit également le gros des effectifs militaires étrangers, bien qu’une force de l’OTAN réduite continue à y être présente.

Dans un territoire géré et contrôlé par des fonctionnaires et des policiers de l’UE, sur fond d’occupation par des troupes de l’OTAN, l’indépendance des autorités kosovares risque d’être bien théorique. Et encore, puisque en raison du blocage au Conseil de sécurité, le Kosovo restera très vraisemblablement longtemps privé d’un siège à l’ONU, symbole suprême de l’indépendance d’une entité. Il rejoindra ainsi les quelques territoires reconnus seulement par une poignée d’Etats, comme Taiwan ou la République turque de Chypre.

Sur le plan économique, la plupart des experts doutent que le Kosovo soit viable, surtout après la désastreuse gestion internationale de ces dernières années. Autrefois exportateur net d’électricité dans toute la région grâce à deux grosses centrales thermiques, le Kosovo importe maintenant l’essentiel de son énergie, non sans que les habitants, et particulièrement dans les enclaves serbes, connaissent des coupures de courant quasi-quotidiennes. Le plus grand complexe minier des Balkans, à Trepca (zinc, plomb, argent, bismuth, cadmium, or…), a été mis à l’arrêt dès l’arrivée de l’administration de l’ONU, les ouvriers serbes désirant continuer leur travail se faisant brutalement expulser par les troupes françaises de la KFOR. Il en résulte un taux de chômage dépassant largement les 50 % et, selon un haut responsable de l’ONU une situation « comparable à celle de certains des pays les plus pauvres d’Afrique ».

Par ailleurs, le Kosovo est devenu un bastion du crime organisé et de la contrebande la plus diverse : cigarettes, véhicules volés, héroïne, blanchiment d’argent, prostitution, à usage local ou destinée à l’exportation vers l’ouest. L’Armée de libération du Kosovo (UCK) a, outre ses appuis allemands et états-uniens, grandement compté sur ces trafics pour renforcer sa puissance. Avec le déclin de la Ligue démocratique suite à la mort de son fondateur Rugova, les deux derniers Premiers ministres du gouvernement intérimaire kosovar, ainsi que celui-ci qui est largement pressenti pour leur succéder au début janvier, sont tous trois issus de l’UCK. Tous trois, ils sont accusés d’avoir commis des crimes de guerre au cours de la dernière décennie. Thaci, PM entrant, aurait lui-même liquidé des opposants, Ceku, PM sortant, a été impliqué dans des tueries de Serbes alors qu’il servait dans l’armée croate et Haradinaj, le prédécesseur de ce dernier, est actuellement jugé à La Haye pour avoir fait exécuter des civils serbes, roms et albanais en 1998.

Concernant ce procès, une majorité d’observateurs s’attend à une peine extrêmement légère à l’encontre de Haradinaj, voire à un acquittement, par manque de preuves. En effet, la quasi-totalité des témoins à charge se sont rétractés, quand ils n’étaient simplement pas assassinés. Notons qu’un ministre du gouvernement sortant doit se présenter au Tribunal de La Haye ce 10 janvier pour « intimidation de témoin » dans le cadre de ce procès. Le courageux témoin, un albanophone exilé en Norvège, avait enregistré les menaces faites par un envoyé du ministre.

Tandis que les minorités ont été victimes d’un sévère nettoyage ethnique, expulsées ou enfermées dans des ghettos, le Kosovo est devenu un enfer même pour les albanophones s’inquiétant de la criminalité, de la corruption ou de l’impunité. Ainsi, un député de la Ligue démocratique et sa famille ont demandé en septembre dernier l’asile en Belgique suite à des menaces de mort reçues au Kosovo. Quant aux députés serbes, désignés selon le système des quotas, ils ont le privilège d’être convoyés au parlement par des blindés de la KFOR !

Le Kosovo indépendant s’annonce donc comme le dernier et plus grotesque avatar des plans de découpage des Balkans par les puissances occidentales. Il doit montrer au reste du monde que leurs intérêts et la force de leurs armées priment sur le droit international et la souveraineté des nations. En bonus, un Etat fantoche, avec en son cœur la méga-base états-unienne de Camp Bondsteel, peut s’avérer bien utile dans une région instable, traversée par d’importants pipe-lines et à portée de missile du Proche-Orient et de la Russie.

Georges Berghezan

Sommaire


L’expansion de l’OTAN avant et après l’effondrement de l’URSS

1.- L’expansion de l’OTAN avant l’effondrement de l’URSS.

L’organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a été créée le 4 avril 1949. Les préliminaires des cette organisation ont été complexes.

L’idée d’une alliance défensive fut lancée par Winston Churchill dans sont discours alarmiste de Fulton en mars 1946 ; elle fut reprise quelques jours plus tard par Harry S. Truman et en septembre 1947 par le secrétaire d’Etat canadien aux Affaires étrangères. Des pourparlers ultra-secrets eurent lieu en mars 1948 au Pentagone entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et le Canada en vue de créer les statuts de l’Alliance. Au cours de l’été 1948 la France et le Benelux rejoignirent les trois leaders.

Il est intéressant de signaler qu’en novembre 1941 différents ministres réfugiés à Londres firent la promotion d’une alliance atlantique. Il s’agit, entre autres, des ministres norvégien et néerlandais des Affaires étrangères (T. Lie et E.N. Van Kleffens) auxquels s’associa le ministre belge C. Gutt.

Cette idée sera reprise le 22 octobre 1942 par le Conseil des ministres de Belgique présidé par H. Pierlot. Rappelons également le Traité franco-britannique de Dunkerque de mars 1947 ainsi que le Traité de Bruxelles signé le 17 mars 1948 par la Belgique, la France, le Luxembourg et le Royaume Uni qui stipulait, entre autres, qu’en cas d’agression armée d’un de ces Pays les autres signataires du Traité lui porteraient aide et assistance.

Pendant la guerre froide l’histoire de l’OTAN fut marquée par plusieurs évènements importants qu’il est bon de rappeler. Le 10 mai 1966 le gouvernement français fait part aux 14 membres de l’Alliance de sa décision de se retirer de l’organisation militaire de l’OTAN. Cette décision entraîna le transfert hors de France des quartiers généraux qui s’établirent en Belgique, à Casteau, près de Mons. Cette décision française se caractérisait par le retrait de l’Organisation sans pour cela rompre avec le Traité de l’Alliance ; elle était justifiée par la volonté du général de Gaulle de se détacher des Etats-Unis tout en essayant d’être le troisième « grand » suite à la mise sur pieds d’une force nucléaire nationale.

D’autres crises ont marqué l’histoire de l’OTAN, notamment le 21 septembre 1964 avec l’accession à l’indépendance de l’Ile de Malte, où se trouvaient des forces et des installations de l’OTAN. En effet, en juin 1971 des élections parlementaires dans cette île amenèrent au pouvoir un gouvernement qui demanda le départ du quartier général de l’OTAN (Narsouth fut transféré à Naples). Ce coup porté à la défense du flanc sud de l’OTAN sera neutralisé par l’adhésion de l’Espagne en 1981-82.

Toujours en Méditerranée après l’invasion , en juillet 1973, des troupes turques à Chypres, la Grèce se retire de l’Organisation estimant n’avoir pas été soutenue par les membres de l’OTAN et en 1962, suite à l’accession de l’Algérie à l’indépendance, l’Alliance ne bénéficiera plus de cette zone stratégique.

En 1976-1980 l’OTAN déclencha une crise grave dans la société européenne avec l’installation de missiles de moyenne portée, Cruise et Perching 2, auprès de certains de ses membres. Ces missiles à moyenne portée devaient en principe répondre aux équivalents soviétiques, les SS20 mobiles.

Signalons aussi que l’OTAN a participé avec la CIA à la déstabilisation de plusieurs pays européens et à la préparation d’une résistance en cas d’une invasion de l’Europe occidentale par l’Armée rouge. La « Commission Church » du Sénat américain avait révélé en 1976 l’existence de groupes « stay behind » afin d’organiser un réseau pour combattre le communisme en Europe Occidentale et spécialement en Italie, France, Belgique, Grèce, etc.
En Italie le réseau connu sous la dénomination Gladio a collaboré avec les Services secrets de l’OTAN à l’aide de groupes d’extrême droite ou d’extrême gauche. Citons l’assassinat de trois carabiniers le 31 mai 1972 à Peteano (Frioul). Ils avaient été appelés par un coup de téléphone anonyme pour inspecter une Fiat 500 blanche ; au moment où les carabiniers ouvraient le coffre de la voiture ils ont été tués par la déflagration d’un explosif T4 utilisé par l’OTAN (instruction du juge Casson en 1984). De nombreux autres attentats ont eu lieu, rappelons, entre autres, l’attentat de la gare de Bologne en 1980 qui a fait de très nombreuses victimes (85 morts et 200 blessés). L’instruction judiciaire a encore prouvé que le T4 avait été utilisé par les terroristes.

On pourrait citer des dizaines d’exemples de déstabilisation en Italie, en Belgique et dans d’autres pays. Il n’est pas exclu que les tueurs du Brabant, en Belgique, n’aient pas été commandités par les Services secrets de l’OTAN. En outre des centaines de caches ont été découvertes lors d’instructions judiciaires, dans tous les pays de l’Europe occidentale contenant des armes, des munitions programmées par l’OTAN, en vue d’une résistance à l’occupation des territoires par les Soviétiques.

2.- La mutation de l’OTAN après l’effondrement de l’Union Soviétique et l’effacement du Pacte de Varsovie.

La politique de l’OTAN, après l’effondrement de l’URSS et l’effacement du Pacte de Varsovie (conclu en 1955 et rompu le 1er juillet 1991), a été non seulement de se maintenir et de ne pas baisser la garde mais au contraire de s’étendre vers l’Est malgré les accords de Mikhaïl Gorbatchev avec Helmut Kohl. Rappelons les conventions prises par les quatre puissances occupantes de Berlin – Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et URSS – et les deux Allemagnes, connues sous le nom de « Deux plus quatre », et stipulant que les troupes américaines ne s’étendraient pas dans l’ex-RDA. Le 12 septembre 1990 la négociation « Deux plus quatre » stipulait que l’Allemagne retrouvait sa souveraineté, garantissait le respect des frontières, renonçait aux armes de destruction massive, s’engageait à ne pas permettre l’extension de l’OTAN et le stationnement d’armes nucléaires sur le territoire de l’ex-RDA.

Dès 1992 on observe déjà une dégradation dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie. En 1993 sous l’administration Clinton la décision de procéder à l’élargissement de l’OTAN à l’Est de l’Europe est déjà prise à l’instigation de Henry Kissinger, Zbignev Brzezinski et Helmut Kohl.

La mutation brutale aura lieu avec l’intervention militaire de l’OTAN, sans mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en Serbie avec des moyens absolument disproportionnés et des infractions au droit international, en bombardant les infrastructures de la région de Belgrade et le Kosovo qui provoquèrent la fuite de dizaines de milliers d’habitants. Cette guerre a été rendue nécessaire suite aux exigences de dernière minute proposées à la réunion de Rambouillet qui stipulaient que la Yougoslavie serait occupée militairement et dans sa totalité par des troupes de l’OTAN. A l’heure actuelle il y a toujours 17.000 Américains au Kosovo et des bases militaires extrêmement importantes. D’autre part, aidée par plusieurs membres (Allemagne, Belgique, Hollande, Canada, Grande-Bretagne), l’Alliance développe avec des moyens de plus en plus puissants la guerre en Afghanistan dont on ne voit pas la fin et dont les civils sont les principales victimes (bombes à uranium appauvri et à fragmentation).

Actuellement l’OTAN regroupe 29 membres et des nombreux pays opérant dans le cadre du Partenariat pour la Paix. Même des pays comme la Finlande, la Suède, l’Irlande et l’Autriche font partie de ce dernier. Les responsables de l’OTAN envisagent même de faire entrer l’Albanie, l’Ukraine et la Georgie dans leur organisation à l’occasion du prochain sommet à Bucarest, l’année prochaine, ce qui pourrait renforcer le projet d’indépendance du Kosovo soutenu par le ministre albanais des Affaires étrangères, Monsieur Bacha et son homologue français Monsieur Koushner.

Le comble est que les Etats-Unis ont passé des accords bilatéraux avec la Pologne et la République Tchèque pour y installer des infrastructures d’un bouclier anti-missiles, à savoir, une dizaine d’intercepteurs de missiles en Pologne et des radars très puissants à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de Prague. Ces accords se sont faits sans l’avis de l’Union Européenne et de ses membres qui ferment les yeux sur cette situation inadmissible.

Ce projet d’installation d’un bouclier anti-missiles en Europe centrale par les Américains ne fera qu’aggraver le régime de nucléarisation de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères russe par la voie de son ministre a déclaré à plusieurs reprises qu’il arrêtait les programmes START I et START II, c’est-à-dire le démantèlement des armes nucléaires et même conventionnelles, tant que les Américains, l’OTAN, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas ne se décidaient pas à retirer les centaines de bombes nucléaires à gravité déployées en Europe, c.-à-d. en dehors du territoire national américain.

L’OTAN est devenue une véritable pieuvre qui étend ses tentacules autour de la Russie et de la Chine et même autour de l’Afrique où se déroulent des manœuvres navales de l’Alliance. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a de nouveau insisté pour que les Etats membres de l’OTAN engagent plus de moyens et de troupes dans la guerre en Afghanistan qui tourne à la catastrophe. Il y a déjà 37.000 soldats dans la Force d’assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l’OTAN dans ce pays.

La situation en Afghanistan est devenue épouvantable, la misère s’est installée à Kaboul et dans de nombreuses provinces. Les principales victimes sont souvent des orphelins qui sont livrés à eux-mêmes pour survivre, qui sont kidnappés par des organisations criminelles et vendus dans le monde entier à des pédophiles mais aussi à des entreprises militaires américaines (Blackwater, Brown and Root, etc.). De nombreux réfugiés au Pakistan et en Iran ont été contraints de revenir en Afghanistan où ils se retrouvent dans une situation encore plus terrible qu’avant. L’aide humanitaire devient de plus en plus difficile à cause des opérations militaires. Comme au Kosovo les bombardiers utilisent des quantités énormes de bombes à uranium appauvri, de nombreux cancers sont déjà apparus. Quant à Monsieur de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN, il a le culot de déclarer que l’Alliance n’est pas une organisation de développement mais qu’elle se contente de créer un milieu dans lequel la reconstruction et le développement sont possibles. Cela le conduit à demander à l’OTAN et à l’Union Européenne de redoubler leurs efforts pour développer un partenariat stratégique efficace.

En conclusion il n’est pas inutile de rappeler le message de George Kennan, célèbre diplomate américain, né en 1904 et qui vient de mourir en 2005, bien connu pour sa doctrine du « containment » publiée en 1947 et qui proposait une diplomatie et une stratégie militaire très souple. Récemment il avait déclaré que l’extension de l’OTAN vers l’Est serait la plus grande erreur politique des Etats-Unis depuis la 2ème guerre mondiale. Les prédictions de George Kennan se révèlent une réalité, l’Afghanistan en constitue un exemple, probablement plus effarant que ce qu’il avait prévu. Il est grand temps que les responsables européens prennent des mesures efficaces pour mettre un terme à cette situation inadmissible.

Pierre Piérart

Pour en savoir plus :

- Gilbert Achcar – La nouvelle Guerre froide – Le Monde après le Kosovo – Presses
Universitaires de France, 1999.
- Claude Delmas – l’OTAN – Presses Universitaires de France, 1981.
- Daniel Ganser – NATO’s secret Armies – Frank Cass-London and New York, 2005.
- Jan Willems (ouvrage collectif) – Gladio – éditions EPO.
- Charles Zorgbibe – L’Après-guerre froide en Europe – Presses Universitaires de France, 1993.
- Charles Zorgbibe – Histoire de l’OTAN – Editions Complexe, 2002.

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21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, imperialisme, otan, usa, euro-dictature, belgique, courcelles, histoire, actualite, politique, presse, silence, democratie, liberte, guerre | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/12/2007

22/12/2007: De plus en plus, nous devenons les galériens d' un capitalisme de plus en plus imbécile et cupide ...


De plus en plus, nous devenons les galériens d' un capitalisme de plus en plus imbécile et cupide ...

Ces-jours, on m' a raconté la petite histoire de ces 2 dames de Montigny-le-Tilleul, venues en bus et à pied, enlever un colis postal à ... COURCELLES.
Le bus de Montigny-le-Tilleul jusqu'à Courcelles-Trieu...  Plus 20 minutes à faire la file à la nouvelle Poste du Trieu (qui sera en 2008, l' unique bureau encore ouvert à Courcelles!), pour apprendre au guichel: "Ah non, Madame, vous devez vous rendre chez TaxiPost, avenue de Wallonie !". Effectivement TaxiPost se trouve maintenant, sur le zoning de Courcelles, au coin des avenues de Wallonie et de Liège ...
Bref 15 - 20 minutes en plus à pattes pour y aller et autant pour revenir au Trieu, pour reprendre le bus, car entre ces le Trieu et TaxiPost, aucun moyen public de transport, même si on nous raconte qu'il devrait y avoir quelque 900 emplois "nouveaux" sur le zoning  ...
On avance, on progresse, les ami(e)s dans une Wallonie de plus en plus au bord de la crève..., même si "on" offre des zonings aux multinationales et  malgré le Plan Marshall de Van Cau -  Di Rupo  ...
RoRo
22/12/2007

Jean-Marie Flémal a écrit :

Salut, Roger,
Comment va ? Bien, j'espère.
Un scoop : Dans les 1200 bureaux que La Poste compte laisser ouverts sur le territoire belgo-belge, elle va engager 1200 employés de plus : des cordonniers...
A part ça, mes meilleurs voeux de nouvel an à vous deux. Et une bonne santé, surtout.
Cordialement,
JMF

Je vais t'étonner, mais il paraît aussi qu'ils ne vont plus recruter comme facteurs que des coureurs à pied profesionnels ... GéoRoute garantira une courte formation de remise en forme...
A part cela, merci du message et très bonnes fêtes aussi à Myriam, à toi et à tous les amis qui recevront ce mél.
RoRo

Bientôt TaxiPost à COURCELLES .... A quoi sert le zoning ? : aussi des délocalisations, des rationalisations ... !
 
----- Original Message -----
From: "P..C .....>
Sent: Tuesday, August 05, 2003 1:04 PM
Subject: TaxiPost
Et à part ça, il n'y a pas de camions prévus pour TaxiPost !!!
Voir article que je viens de piocher sur internet :
«Taxipost doit rester attaché à La Poste»
Edith Janssens
Solidaire 16-05-2001
Un ancien agent de la poste rapide:
«Taxipost doit rester attaché à La Poste»
Un calendrier vient d'être avancé pour une réorganisation complète de Taxipost, la poste rapide. Il prévoit de réduire à 9 le nombre de dispatchings pour tout le pays. Ceci dans le cadre de la transformation de Taxipost - activité en pleine croissance -en société anonyme.
Edith Janssens
Marc Adams, postier de Taxipost, avertit: «Le nouveau réseau de dispatchings est catastrophique pour nous. Les gars de Philippeville et Namur devront aller s'approvisionner à Courcelles et, de là, faire leur circuit à Namur ou dans le Sud du Hainaut. Les agents de Mons, Ath et Mouscron devront aller à Tournai. Idem pour Jemelle et Herstal. Rien que pour la Wallonie, le travail de 17 dispatchings sera concentré en 4 nouvelles installations. Enfin, le transport et l'approvisionnement des dispatchings se feront dorénavant par camion au lieu du rail. Alors que le réseau routier est déjà saturé!»
Marc Adams épingle aussi le fait que les colis de moins de deux kilos font l'objet d'une négociation entre Taxipost et le 'mail' (la distribution). «Très dangereux pour la Poste, estime-t-il. Car les facteurs pourraient bien perdre les colis qu'ils distribuent aujourd'hui. Cela va supprimer du personnel dans les centres de tri et dans les bureaux distributeurs. Je suis absolument contre cette direction séparée de Taxipost. Taxipost doit rester attaché à la poste de distribution. Sinon, nous allons devenir des concurrents directs des facteurs.»
Rombouts, le directeur de la Poste, est en train de larguer Taxipost. Cela fait des années que le privé est intéressé par ce département: la distribution des colis est un secteur juteux, en pleine explosion.
En 1992, la Commission européenne - dont le socialiste Karel van Miert, alors commissaire à la concurrence - a décidé que la poste rapide devait être privatisée au plus vite dans toute l'Union. Une décision répondant aux souhaits de la Table ronde des industriels européens, qui rassemble 45 multinationales. Celles-ci attendent que les parties rentables des services publics soient restructurées par les Etats de manière à être le plus rentable possible. Le privé n'a alors plus qu'à acheter les actions de ces sociétés lorsqu'elles sont taxées en Bourse, comme cela devrait être le cas pour Taxipost.
Rombouts investit 1,6 milliard de F pour la modernisation de Taxipost. En puisant dans les caisses de La Poste. Lorsque la société anonyme Taxipost sera privatisée, les nouveaux actionnaires pourront remercier leur généreux bienfaiteur. A l'inverse, en gardant Taxipost au sein de La Poste, les bénéfices pourraient financer les services au public.
Les beaux morceaux, je vous les mets à part?
25 juin 1980. La Commission européenne publie une directive (une loi européenne) «relative à la transparence des relations financières entre les Etats membres et les entreprises publiques». En résumé: si un secteur rentable d'une entreprise publique subventionne un secteur non rentable de la même entreprise, cette subvention est considérée comme une aide de l'Etat. Donc, incompatible avec le marché commun, car cela fausse la concurrence.1
C'est ainsi que la privatisation a été préparée de longue date par des institutions européennes créées sur mesure pour les besoins du patronat européen!
1 Gérard de Selys, Privé de public, EPO, 1995, pp 37- 38                     . (RoRo : 13/08/2003)

20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, capitalisme, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, actualite, communes, politique, presse, silence, hainaut, belgique, charleroi | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/12/2007: Ici, mes nouveaux sites en photos. ...]

-------- Message original --------
Sujet:  Ici, mes 2 nouveaux sites en photos. ...]
Date: Sat, 22 Dec 2007 19:27:26 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>



Ici, mes nouveaux sites en photos. Vous pouvez aussi y participer si vous avez également des choses criantes à dire et à ajouter par l' IMAGE. Merci et bienvenue !

RoRo


Photo Album: C' est à Courcelles                                                                                                                                                                                                                        

roger.romain@skynet.be

19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, belgique, actualite, communes, politique, capitalisme, euro-dictature, terrorisme, guerre, social, sdf, solidarite, presse, silence, usa, irak, iran, palestine, sionisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/12/2007

05/12/2007: Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages: ...


------- Message original --------

Sujet: La France de Sarkozy vue par des Belges... pas jolie jolie...
Date: Wed, 5 Dec 2007 01:34:08 EST
De: Xarlo@aol.com


A envoyer à vos élus et autres irresponsables à 53%...
**************
Des militants belges sont allés donner un coup de main à Calais, voilà leurs témoignages:

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19147.php

Lien vers la vidéo

http://liege.indymedia.org/news/2007/11/19142.php

L'enfer de Calais
Par eveline, Sunday, Nov. 25, 2007 at 7:36 PM
evelinedal@yahoo.fr
l'enfer des migrants

Les migrations : l’horreur tout près de chez vous

Ils sont 350 à Calais, vivant dans les bois (appelés la « jungle ») à 0 à 5 degrés, hommes, femmes, beaucoup d’adolescents et des enfants, venant d’Afghanistan, d’Erythrée, du Kurdistan irakien……..

Une majorité sont passé par la Lybie puis l’Italie. Ce sont les rescapés des traitements que l’on réserve aux migrants en Libye, des noyades dans la mer méditerranée

Les morts dans le désert et dans le canal de Sicile, les tortures et les violences sexuelles dans les centres de rétention financés pas l’Italie, les déportations dans le Sahara, les expulsions collectives au large de nos mers, les rapatriements des réfugiés sur les vols payés par Rome, les déportations depuis Lampedusa, les homicides dans les commissariats, les abus des passeurs et les attaques racistes à Tripoli. Tout ce qu’il ne faut pas savoir sur le Pays auquel l’Italie et l’UE ont confié la garde des frontières du sud, à la veille des contrôles (…) L’observatoire sur les victimes des migrations :
http://fortresseurope.blogspot.com/2006/01/libye-linquitant-rapport-publi-par.html

Leur objectif est l’Angleterre, aucune alternative est possible à leurs yeux.

Ils passent leur journée sur un terrain vague ou l’association Salam leur offre à midi une soupe. Ils se lavent dans le canal (5 degré ce jour là), se réchauffent autour d’un feu de fortune, jouent au foot, discutent, se battent.

A 18 heures les 350 font quelques km pour se rendre au repas chaud offert par les bénévoles sur un quai du port de Calais. Ils font la queue pour recevoir à manger et puis, épuisés s’arrachent les couvertures, les bonnets, les écharpes distribués par l’association.

Une infirmière distribue des médicaments et fait des soins de plaie sur le quai à l’aide d’une lampe de poche.

Puis les 350 retournent dans leur jungle, en espérant que cette nuit-ci la police ne viendra pas les arrêter, démolir leurs abris de fortune qu’ils ont construits, les gazer, les amener dans un commissariat à plusieurs kilomètres de là pour les relâcher le lendemain
.
Une femme Erythréenne pleure et demande de l’aide : son fils de 9 ans s’est fait arrêter à Dunkerke en essayant de passer vers l’Angleterre et elle n’a plus de nouvelles. Une bénévole la réconforte, lui explique qu’il est au chaud, lui au moins, et qu’elle va essayer de le retrouver.

Une famille kurde est là avec 3 petits enfants depuis 15 jours. Une enfant toute mignonne Erythréenne de 5 ans est là depuis 3 mois avec sa maman.

Un jeune homme de 18 ans est à l’hôpital : il s’était trompé de camion, en a pris un qui allait en direction de la Belgique, il a sauté et s’est fait écraser. Il a perdu une jambe.

Nous avons passé la journée avec eux, plusieurs associations de Gand et de Bruxelles. Nous avions amené des vivres, des vêtements, 3 camionnettes remplies, juste assez pour les ravitailler pour une journée.

Cette situation perdure depuis des années et le nombre de migrants augmente de mois en mois malgré, les conditions de vie, le froid, les pressions, les violences de la police dans le but de dissuader.

Ils disent que c’est toujours mieux que la vie chez eux et qu’à 30 minutes de l’autre côté il y a l’Angleterre, le pays où ils retrouveront famille, travail, amis.
L’année passée ils étaient 200. Aujourd’hui ils sont 350.

Et tous attendent le passeur, le moment pour passer ce canal. Et tous finiront, après 15 jours ou 6 mois par y arriver grâce à des passeurs, des douaniers pas trop scrupuleux.

Dans la petite ville de Calais on les voit partout. Les habitants ne les voient plus. Les commerces, les cafés leur refusent l’entrée.

Il m’a fallu plusieurs jours avant de me remettre de cette visite éclair aux réfugiés de Calais.

L’association SALAM (
http://www.associationsalam.org/ ) nous demande de faire connaître cette situation dramatique, qui ne fait que s’aggraver d’année en année. Ni la répression systématique, ni le froid, ni les conditions de vie n’empêchent, n’empêcheront ces hommes, femmes, enfants, de fuir, de chercher un monde meilleur.

Et ce n’est que le dessus de l’iceberg : partout en Europe et dans les pays limitrophes on retrouve des migrants qui cherche désespérément un pays qui pourrait les accueillir.

Chez nous aussi, à Anvers, à Ostende à Zeebrugge, le long des autoroutes des groupes, des familles se font arrêter.

Nos politique belges et européens crient aux « sécuritaires ». Sécuritaire pour qui ?
Ils nous imposent une culture de la peur, la peur du terrorisme, la peur du « migrant », la peur de l’autre. Ils créent des lois « pour notre sécurité » et nous enferment dans notre confort minuscule au dépens d’autres humains, qui ont eu le malheur de naître sur le mauvais continent.

Allons nous continuer à accepter cela ????


Eveline Dal

20:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, france, euro-dictature, presse, silence, repression, flicage, democratie, liberte, capitalisme, sans-papiers, romain, courcellesnhistoire, actualite, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/12/2007

02/12/2007: Il faut boycotter le Jobpass!

 -------- Message original --------

Sujet: Fw: ATTENTION: Nouveau instrument de contrôle!
Date: Sun, 2 Dec 2007 11:28:33 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>


----- Original Message -----
From: "Lenka Glauser"
<lenkaglauser@hotmail.com>
To: "Anita" <supastylin84@hotmail.com>
Sent: Saturday, December 01, 2007 10:45 PM
Subject: ATTENTION: Nouveau instrument de contrôle!



A diffuser AU MAX SVP

P E T I T I O N

Il faut boycotter le Jobpass! Signez votre désaccord sur le site

http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161>
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161



Lors du dernier salon « Citzenjob », le salon de l’emploi du non-marchand
organisé à Bruxelles par l’asbl Idéji, on a pu assister à un des nombreux
méthodes de contrôle de notre cher état belge.
Un chômeur wallon essayait de faire certifier son passage à ce salon avec
une carte électronique: le « jobpass ». Les organisateurs découvraient ce
nouveau passeport avec beaucoup de perplexité.
Mais de quoi s’agit-il?. Le « Jobpass », ses ambiguïtés, ses dangers.

Un nom curieux. Le « jobpass » est un badge personnel, porteur d'une carte à
puce compatible avec la carte d'identité électronique. Il est « offert » à
chaque demandeur d'emploi et est supposé «l'accompagner» durant sa
trajectoire de recherche d'emploi (et après ?). Il contient un certain
nombre de renseignements, dont plus d'un touche aux démarches entreprises
par le demandeur d'emploi et est susceptible, dans la phase de plein
déploiement du projet, d'être enregistré chez les opérateurs de formation, y
compris associatifs. Le badge est en phase de «test » dans la région de
Mons.
Notons d'emblée l'appellation curieuse de l'objet : ce «passeport pour
l'emploi», nous l'imaginons, ne régule pas l'entrée au pays (étranger?) de
l'emploi; signifie-t-il alors une promesse d'accès à son
porteur, comme si une formation adéquate suffisait à garantir le
«décrochage» d'un «job» aussi précieux que rare ?
Plus prosaïquement, nous nous trouvons probablement en face d'une
appellation sirupeuse inventée par une firme de communication et qui
n'arrive à tromper personne sur ses intentions: la promesse (d'emploi) cache
mal la volonté de contrôle et de gestion des «efforts» du demandeur dûment
activé (pour vérifier s'il mérite bien ses «droits»).

Un brouillage des rôles. Que les démarches du demandeur d'emploi soient
contrôlées peut éventuellement se comprendre
(même s'il vaudrait mieux,
selon la formule de la FGTB, combattre le chômage que traquer les chômeurs).

Mais le Jobpass introduit un inacceptable brouillage des rôles, puisque cet
instrument électronique uniformise tous les opérateurs, en les transformant
en terminaux équivalents d'un même regard (aussi fraternel que celui de «big
brother») vérificateur: la différenciation entre les services publics de
contrôle et de sanction (niveau fédéral), les services publics
d'accompagnement et de conseil (niveau régional), les acteurs associatifs
qui se mobilisent au nom de la solidarité et de l'égalité, explose. La
relation de confiance, qui est un élément-clé de l'efficacité de l'action
associative en la matière, est gravement polluée par un tel brouillage.

Une inefficacité pratique. Dans la pratique, la « participation » prévue du
demandeur d'emploi à l'encodage, la surveillance ou la correction des
données ne va pas de soi.
A ce jour, aucune information crédible n’existe quant à la conformité de ce
« passeport » avec les législations relatives au respect de la vie privée.
L'information et la formation qui seront nécessaires à une maîtrise par les
bénéficiaires constituent d'ores et déjà un bel exemple d'énergie et de
moyens gaspillés au profit d'un outil à l'efficacité douteuse, au détriment
de la finalité réellement poursuivie (la formation et l'emploi).
Les opérateurs montois concernés le signalent sans ambiguïté, il est vrai en
« off » (ce qui en dit long).
On voit déjà, en les écoutant, que l'outil va produire sa propre dérive,
puisqu'il pourra être aisément détourné de son but : l'encodage d'une
démarche (se présenter pour pointer et justifier ainsi son mérite) risque de
se substituer à la démarche elle-même (par exemple la prise d'information).

Il est vrai que la bureaucratie est souvent incapable d'imaginer, pour
corriger son inefficacité, autre chose qu'un renforcement du traitement
bureaucratique des choses...

Une opacité et une évaluation faussée. L'outil est en phase-test après
laquelle on est supposé procéder à son évaluation. Il est cependant clair,
d'ores et déjà, que cette évaluation sera limitée à la question de la
fonctionnalité de l'outil; sera mono-référentielle (par et pour le seul
Forem) et non-contradictoire;
* ne s'occupera pas des finalités et des effets produits;
* n'inclura en aucun cas le point de vue des bénéficiaires.
* Ne servira à rien car selon « Alter Echo », le marché de cette carte a
déjà été passé pour l’ensemble de la Région wallonne

Il est inquiétant que le coût total de cette imposition technique incongrue
ne soit pas rendu public et que la firme bénéficiaire de l'opération ne soit
pas connue (nous vous invitons à faire une recherche sur cette carte pour
vous prouver combien cette opération est discrète). Nous rappelons ici que
les travaux des « chantiers pour demain» consacrés à la société de
l'information prévoyaient qu'avant toute mise en place de ce type (et
l'exemple du Jobpass est nommément évoqué) :
* on analyse la réelle finalité;
* on consulte les groupes bénéficiaires surtout si l'on s'adresse à des
groupes précarisés;
* on évalue de façon quasi constante si la finalité est bien respectée.

Nous en sommes très loin. Alors que les forces progressistes sont supposées
veiller à ce que les politiques menées prennent en compte les intérêts des
gens, surtout les moins favorisés, nous avons affaire en l'occurrence :
* à un instrument de contrôle qui s'avance masqué et qui est porteur de
multiples dérives;
* à une technologie qui va brouiller les rôles des opérateurs de façon très
dommageable et donc compromettre l'efficacité de leur travail;
* à une illusion bureaucratique qui pense que l'efficacité est obtenue par
une démarche qui fait « encore un peu plus de la même chose »;
* à une parodie d'évaluation doublée d'une opacité inquiétante.

Il est donc exclu que les EFT/OISP se rendent partenaires d'une telle
initiative contre-productive. Au contraire, nous demandons qu'on stoppe
l'hémorragie budgétaire, la dérive bureaucratique et l'abus de sens et de
langage dont seront victimes les plus faibles des citoyens. La dernière
réunion de l’Interfédération des OISP-EFT a abordé cette thématique .
Les conclusions de l’atelier proposaient un devoir de désobéissance civile
et de boycott de ce jobpass, les synthèses publiques de l’atelier étaient,
hélas, beaucoup plus timorées. Par la présente, nous lançons un appel au
boycott de ce dispositif, appuyés par de nombreux acteurs du terrain.

Il faut boycotter le Jobpass !

Signez votre désaccord sur le site
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161>
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161

Serge Noël, directeur du Cesep
Jean Blairon , directeur de RTA
André Boulvin , Secrétaire Provincial du MOC de Namur


CESEP-Rue de
Charleroi, 47-1400 Nivelles-Tél 067/890 865

22:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, democratie, liberte, capitalisme, syndicat, social, presse, silence, euro-dictature, flicage | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/12/2007

02122007: COURCELLES: courant 2008, il n'y aura plus qu' un seul Bureau de Poste dans le "Grand-Courcelles": celui du Trieu, place Roosevelt ...

COURCELLES: courant 2008, il n'y aura plus qu' un seul Bureau de Poste dans le "Grand-Courcelles": celui du Trieu, place Roosevelt ...

Ca y est les amis, après la fermeture du Bureau de Poste de la gare de COURCELLES -  Motte en ce début de 2007, la fermeture de ceux de SOUVRET et de TRAZEGNIES est programmée pour 2008 (NG 12/01/2007). (Plusieurs centaines de signatures de La Motte, de La Glacerie, de Wartonlieu et de tous les coins de Courcelles et de Gossselies - Sart lez Moines ont été transmises au Percepteur contre cette fermeture).

Dans le même paquet de fermetures, celles de PONT DE LOUP (rue du Quartier du Roi), de CHARLEROI - Nord (rue Dourlet), de JUMET - Station (chaussée de Bruxelles), de MONTIGNIES - Centre (place Albert Ier), de CHATELET - Faubourg (rue de Namur), de FARCIENNES (rue du Wainage), de WANFERCEE - BAULET (rue de la Closière), de HAM S/HEURE (Grand'Place), de RANCE (Grand'Rue) ...

Pour "La Poste à Votre Service et Près des Gens", 1 bureau de Poste (officiel) ou un point Poste (privé) dans un rayon de 5 kms, suffit désormais pour satisfairte les besoins de la "populace" (selon Encarta: "Populace: ensemble des couches les plus défavorisées de la population, considérées comme vulgaires et dangereuses (péjoratif) " ...

J' ai seulement officiellement connaissance jusqu' ici de l' ouverture d'un seul point Poste au Carrefour de JUMET. Et encore, le nouveau Bureau de Poste de l' autre côté de la rue, à la sortie du parking, a été fermé pour cela.

Les raisons de cette sollicitude à l' égard des personnes âgées, isolées, handicapées, à revenus les plus faibles, à mobilité réduite: la rentabilité, la libre exploitation et la libre concurrence capitalistes, la loi du fric et des profits. Avec l' appui, l' aval de qui ?: de l' Euro-dictature des multinationales et de nos gouvernants (tous partis "démocratiques" confondus) entièrement acquis à la marchandisation, à la privatisation des services publics et aux lois et directives supra-nationales européennes. Une Europe qu'ils ont tous voulue pour le principal profit des patrons, des banquiers, des multinationales et transnationales capitalistes principalement, avec l' appui des partis de la "gauche" réformiste et de la plupart des directions syndicales opportunistes. Aujourd'hui, nous avalons tous le morceau ... Il faut savoir dire et reconnaître certaines VERITES ...

Que deviennent les guichetiers ASSERMENTÉS et employés des bureaux de Poste fermés ? Pour moi cela reste un mystère. Au Carrefour de JUMET en tout cas, c' est désormais le personnel réduit du Bureau d' Accueil qui se tape en plus le boulot postal (sans doute pour un même salaire ou une petite promotion?). Et Carrefour est actuellement dans une mauvaise passe tant le pouvoir d' achat des chers clients diminue, donc les ventes aussi...

Pour revenir à COURCELLES (commune de 30.000 habitants et quand même assez étendue), il ne restera bientôt plus que le Bureau principal de la place du Trieu où certains jours les chers clients (naguère usagers...) font la file jusqu'aux portes et au-delà...

Alors que faire ? Attendre une fois de plus le fait accompli, interpeller au Conseil communal et voter une motion (sans mettre au pied du mur les ministres et parlementaires des partis respectifs et les syndicats), organiser une matinée de protestation et de récupération politiques devant le Bureau pratiquement fermé, et ensuite rentrer dans ses plumes OU BIEN agir,organiser la protestation avec la population touchée. On verra la suite, une fois de plus ...

A oui, le timbre PRIOR (celui qui, paraît-il, accélère la distribution du courrier, pour les gogos qui y ont cru en ouvrant un peu plusleur porte-monnaie...) passe à 0,54 euro à partir du 1er février 2008 ... Cela fait donc 0,80 euros d' augmentations successives en une année (3,20 Fb). C' est pas rien... De quoi, nous inciter à envoyer nos bons voeux ... encore à l' ancien tarif.

RoRo (02/12/2007)

La fermeture des bureaux ne passe pas comme une lettre à la poste... 

Courtrai, Menin, Droixhe, Deurne, Namur, Zelzate, Genk... Un peu partout, des comités se créent contre la décision de La Poste de fermer 160 bureaux en février-mars. Et un sur deux d’ici 2010. En cause, la libéralisation des activités postales.

Free Van Doorslaer, Marco Van Hees, Tashunka Saeys



Le conseil communal de Genk écrit au patron de La Poste
« Ils suppriment tout, ici »
Un bureau sur deux devrait fermer
Les 160 bureaux dont la fermeture est prévue en février-mars 2007
La Poste privatisée à quatre niveaux
Le conseil communal de Genk écrit au patron de La Poste


La file dans un des bureaux que La Poste veut fermer à Genk. En bas: Harrie Dewitte (de dos), conseiller communal PTB, remet une pétition au bourgmestre de Genk. (Photos Solidaire)



- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

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Johnny Thijs et le secrétaire d’État Tuybens ont reçu une lettre leur demandant de ne pas fermer les bureaux de poste des quartiers Kolderbos et Boxberg.

C’était juste avant le premier conseil communal de Genk, ce 22 janvier. Une délégation d’habitants attend le bourgmestre Jef Gabriëls avec 700 signatures récoltées dans les quartiers Kolderbos et Boxberg pour exiger le maintien de leurs bureaux de poste. Ils figurent en effet sur la liste des 160 bureaux que La Poste a l’intention de fermer en février-mars.

Au conseil communal même, le conseiller PTB Harrie Dewitte propose d’adresser la même demande, par lettre, à Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste et au secrétaire d’État compétent, Bruno Tuybens.

Ses arguments ? Ce ne sont pas les clients qui manquent, il y a toujours des files aux guichets. En effet, les habitants des quartiers voisins de Sledderlo, Vlakveld et même Termien se servent du bureau de poste du Kolderbos. En outre, il y a dix ans, la seule agence de banque du quartier (CGER) a déjà fermé ses portes. Bien des clients ont donc transféré leur compte à la banque de La Poste.

En outre, les quartiers comptent beaucoup d’habitants qui nécessitent un accompagnement supplémentaire pour les questions d’argent et les employés du bureau ne manquent pas d’expérience en la matière. Un habitant sur six de Kolderbos ou Sledderlo a plus de soixante ans. Beaucoup de familles, aussi, avec des enfants en bas âge. Pour ces personnes, des déplacements supplémentaires constituent un surcroît de problèmes. La direction de La Poste veut remplacer les bureaux actuels par des « points poste ». Mais la gamme de services proposée est moins étendue.

Le bourgmestre Jef Gabriëls s’est dit d’accord avec cette argumentation et a fait circuler la lettre parmi les conseillers communaux. Finalement, les 39 conseillers se sont empressés de la signer comme un seul homme. En attendant, on ne sait pas si Thijs ou Tuybens ont trouvé une boîte aux lettres pour expédier leur réponse…


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« Ils suppriment tout, ici »
Le bureau de poste de Kolderbos est à moins de 200 mètres de Médecine pour le Peuple-Genk. Bien des patients du quartier refusent sa fermeture.

• Willy Pairoux : « Pourquoi un tel bureau de poste doit-il faire du bénéfice ? C’est quand même l’État ! Ne sommes-nous pas assez intéressants pour eux car nous n’avons pas de compte épargne ? Moi, je peux encore enfourcher mon vélo et me rendre dans le centre ville, mais les plus âgés ? Ce manager de La Poste qui gagne autant, il se fout de ce qu’on pense de lui, mais nous devons pouvoir empêcher cette fermeture. »

• Agnes Gielen : « Le local est trop grand ou trop cher ? Qu’ils allouent un appartement pour y mettre le bureau de poste, mais il ne peut pas fermer. C’est un service à la population. Que veulent-ils faire ? Tout supprimer dans le quartier et tout muter vers le centre de Genk ? Ce n’est pas faisable. Et il n’y a même pas de place pour se garer !

Combien d’habitants y a-t-il ici, au Kolderbos ? Nous ne sommes pas assez riches, sans doute ? J’ai fait état du problème à la guichetière du bureau de poste dans le centre. Et elle m’a dit qu’en effet, pour Bruxelles , nous n’étions pas assez intéressants. »

• Bertha : « La semaine dernière, j’avais un paquet à reprendre à la poste et j’ai dû attendre trois quarts d’heure. Ca ne va quand même pas, un seul guichet ouvert ! Ici, au Kolderbos, ils suppriment pour ainsi dire tout. Imaginez la perte de temps si j’ai oublié un versement et que je dois prendre un bus pour courir dans le centre... »

• Clementine Caruso : « Pour les Turcs, c’est important de pouvoir venir au bureau de poste du Kolderbos, pour leurs transactions vers l’étranger… Ou pour les gens qui achètent à crédit et qui font venir leurs colis par La Poste… »

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Un bureau sur deux devrait fermer


Frans Van Acoleyen, conseiller communal PTB à Zelzate, lors d’une action pour défendre le maintien d’un bureau de poste. (Photo Solidaire, Maureen Tollenaere)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

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D’ici 2010, La Poste ne veut garder que 600 à 700 des 1 300 bureaux actuels. A la place, elle développe des « points poste ».

On liquide à La Poste. Les bureaux de poste sont dans le collimateur de la direction. Au cours de la première moitié de 2006, 46 ont été fermés. Face aux résistances, les fermetures planifiées pour le second semestre ont été reportées à 2007. Nous y sommes : 160 doivent fermer en février-mars (voir liste), mais plusieurs actions locales s’y opposent.

« D’ici 2010, la direction ne veut garder qu’un bureau par commune, nous explique un délégué syndical. En comptant que les grandes communes auront plusieurs bureaux, il en restera 600 à 650 dans le pays. » Le porte-parole de La Poste nous donne un chiffre proche : « Plus ou moins 700. »

Qu’en pense le gouvernement ? Il approuve, puisqu’il a signé avec l’entreprise (semi) publique le contrat de gestion qui stipule : « La Poste garantit une présence postale en prévoyant au moins un bureau de poste dans chacune des 589 communes ».

Et pour l’usager ? Pour chaque bureau fermé, La Poste s’engage à « chercher » une alternative. Un engagement pas forcément rassurant. La principale alternative, ce sont les « points poste », gérés par le supermarché ou le libraire du coin, à l’issue d’un appel d’offres. Encore faut-il qu’il y ait un candidat dans votre quartier. « Chez nous, dénonce ainsi une habitante de Bois-du-Luc (La Louvière), le bureau a été fermé, mais le point poste ouvert dans un GB est aussi éloigné que le bureau principal de Houdeng. »

Une centaine de ces points poste fonctionnent déjà. Impossible d’y réaliser les opérations bancaires comme à un bureau de poste, sauf le paiement d’une facture inférieure à 300 euros. Pour le reste, il faudra prendre le bus pour aller au bureau de poste le moins loin, à défaut d’être le plus proche.

« Le point poste est aussi éloigné que le bureau de poste principal. »

Par contre, la plupart des services postaux sont disponibles aux points poste : acheter des timbres, expédier un colis, retirer ou envoyer un recommandé... Saura-t-on vous préciser le coût pour expédier un colis de 357 grammes à Ouagadougou par envoi recommandé ? « Nous avons reçu deux jours de formation », nous explique l’employée d’un Delhaize hébergeant un point poste (les postiers, eux, additionnent plusieurs semaines de formation et plusieurs semaines de stage).

Ce point poste est installé à l’accueil, où l’on gère aussi le Lotto, les retours clients, les commandes La Redoute, les photos, les cigarettes... Quatre de ses collègues ont également reçu cette interminable formation. Au fond, trouve-t-elle normal de faire ce boulot à la place des postiers. « En fait, non », nous répond notre interlocutrice.

C’est qu’il s’agit ni plus ni moins d’une privatisation de ce pan de l’activité postale. Ce qui était un service public devient une marchandise, gérée uniquement par le profit. Pour maximiser les profits, y’a pas de secret : on offre aux clients le service minimum (comme dans les banques) et on exploite le personnel au maximum. Celui des supermarchés est mal payé pour le savoir. Le seul qui rentre gagnant, c’est l’actionnaire. Par exemple la famille Delhaize, dont la fortune s’élève à 1,03 milliard d’euros, selon l’estimation de Trends-Tendances.

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Les 160 bureaux dont la fermeture est prévue en février-mars 2007

Hainaut-Namur : Aulnois, Bois-Du-Luc (Fermeture Anticipée), Bouffioulx, Champion, Charleroi Gare, Dinant Anseremme, Elouges, Flawinne, Fleurus La Croix, Ghlin Place Bastien, Gilly Marabout, Han-Sur-Lesse, Haversin, Havre, Herseaux Gare, Hyon Ciply, Jumet Chef Lieu, Leernes, Leuze-Longchamps, Malonne, Marchienne Etat, Marcinelle Haies, Mazy, Moignelee, Monceau-Sur-Sambre, Montigny Eden Parc, Morialme, Mouscron Mont A Leux, Naast, Ressaix, Sclayn, Seilles, Taillis-Pre, Thuin Gare, Vedrin, Velaine-Sur-Sambre, Wiheries.

Liège-Luxembourg : Angleur Chu, Angleur Sart Tilman, Bois-De-Breux, Bomal-Sur-Ourthe, Ensival, Fleron Fort, Grace-Perou, Hermee, Heusy, Houtain-St-Simeon, Liege Bassenge, Liege Belle Ile, Liege Citadelle, Liege Droixhe, Liege Louis Jamme, Louveigne, Mons-Lez-Liege, Stembert, St-Nicolas Hotel Communal, Wandre.

Bruxelles, Brabant Flamand, Brabant Wallon : Alsemberg, Betekom, Buizingen, Clabecq, Diest Hasseltsepoort, Dworp, Elewijt, Humbeek, Kessel-Lo Loberg, Kraainem Dezangre, Kumtich, Leuven Nieuw Kwartier, Leuven St-Jacob, Limal, Linden, Neerwinden, Nivelles Baulers, Oetingen, Peutie, Rixensart Bourgeois, Rixensart Centre, Schepdaal, St-Katherina-Lombeek, Tienen Station, Tienen Viander, Vilvoorde Kassei, Vilvoorde Kerk, Vlezenbeek, Waterloo Chenois, Wolvertem.

Anvers-Limbourg : Antwerpen Zurenborg, Beerzel, Berchem Gitschotel, Berchem Singel, Berchem Vosstraete, Bouwel, Brasschaat Maria Ter Heide, Burcht, Deurne Bisschoppenhof, Deurne Ten Eeckhove, Edegem Elsdonk, Eindhout, Ekeren Donk, Geel Holven, Genk Boxberg, Genk Kolderbos, Helchteren, Houthalen Meulenberg, Itegem, Kalmthout Heide, Kapellen Putte, Koningshooikt, Kuringen, Lommel Barrier, Lutlommel, Mechelen Vaart, Meerle, Muizen, Noorderwijk-Morkhoven, Olmen, O-L-V-Waver, Poppel, Ravels Centrum, Rekem, Rijkevorsel St-Jozef, St-Lenaarts, Turnhout Schorvoort, Westmalle, Wuustwezel Gooreind.

Flandre Orientale et Occidentale : Baasrode, Bazel, Dadizele, De Klinge, De Panne Bad, Doel, Ertvelde, Gent Muide, Gent Nieuwe Beestenmarkt, Gent Uz, Gent Van Beverenplein, Gentbrugge St-Simonstraat, Hofstade, Kortrijk Brugsepoort, Kortrijk St-Jan, Ledeberg Centrum, Leffinge, Leisele, Lokeren Bergendries, Melle Vogelhoek, Melsele, Menen Barakken, Moen, Ninove Gordel, Oudegem, Overboelare, Sinaai, Sleidinge, Steenbrugge, St-Idesbald, St-Niklaas Conscience, Westende, Zelzate Debbautshoek, Zwevezele

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La Poste privatisée à quatre niveaux
C’est la libéralisation qui condamne les bureaux de poste. Nous nous en doutions. Le porte-parole de La Poste nous le confirme.

« Mille de nos 1 300 bureaux perdent de l’argent, nous explique Emmanuel Foulon, porte-parole de La Poste. Aujourd’hui, nous pouvons éponger ces pertes grâce aux bénéfices de l’activité de distribution du courrier. Mais avec l’ouverture complète du marché postal, d’ici 2009-2010, ce ne sera plus possible. » Ventant les atouts des « points poste » gérés par le privé là où les bureaux sont fermés, il nous rappelle que les gens peuvent aussi obtenir certains services auprès de leur facteur.

Sûr ? Juste après cet entretien, nous avons au téléphone une factrice, déléguée CGSP, qui nous confie : « Je n’ai pas pu vous recontacter plus tôt, je suis claquée. A cause de Georoute 2 [réorganisation des tournées], nous faisons des journées de 11 à 12 heures. » La disponibilité des facteurs n’est plus ce qu’elle était...

Dans les bureaux, la situation n’est pas moins rosse. « Chaque jour de la semaine, je dois travailler dans un bureau différent, témoigne un guichetier. La pression pour générer des placements financiers s’intensifie. Chaque bureau doit réaliser des objectifs. Il faut repérer les usagers fortunés et les diriger vers le conseiller clientèle. » Il faut dire que la banque de la Poste est détenue à 50 % par la banque Fortis.

Historiquement, c’est le premier pan de La Poste qui a été privatisée, en 1995. Mais il y en a trois autres. Primo, le 17 janvier 2006, 49,99 % du capital de l’entreprise publique a été cédé au consortium formé par Post Danmark et le groupe britannique CVC. Secundo, les points poste constituent une privatisation des bureaux. Tertio, il y a la libéralisation, qui ouvre les activités postales aux opérateurs privés.

La libéralisation européenne du secteur postal a débuté en 1997. Plusieurs étapes ont été franchies depuis. L’étape ultime est débattue actuellement dans les institutions européennes. Le 18 octobre 2006, le commissaire européen Charlie McCreevy a déposé une directive qui libéraliserait en 2009 le courrier de moins de 50 grammes, le seul à être encore public.

En Suède, 89 % de la population veut revenir à la poste non libéralisée

Chouette ? En Suède, où elle est déjà ancienne, la libéralisation est une véritable catastrophe. Ce pays a compté jusqu’à 105 opérateurs différents, dont beaucoup ont disparu ensuite. Aujourd’hui, il reste essentiellement l’opérateur historique et un concurrent principal. Celui-ci ne couvre que les zones à forte densité de population. Selon une récente étude, 89 % de la population voudrait revenir à la poste de naguère.

En Belgique, les socialistes sont opposés à la directive McCreevy. Une bonne chose, car toutes les forces seront nécessaires pour barrer la route à cette directive. La position du PS et du SP.a ne manque pourtant pas d’ambiguïté, puisqu’ils acceptent le remplacement des bureaux de poste par les points poste. Or, on l’a vu, il s’agit d’une conséquence de la libéralisation.

Ce paradoxe n’est pas totalement une surprise si l’on sait qu’on retrouve des socialistes aux quatre étages de la privatisation de La Poste. A l’époque du partenariat avec Fortis dans la Banque de la poste, Elio Di Rupo était ministre des Entreprises publiques. C’est lui aussi qui, en 1999, a signé le premier arrêté de libéralisation de la poste belge (courrier de plus de 350 gr.). La cession de 49,99 % du capital à Post Danmark et CVC est l’œuvre de Johan Vande Lanotte. Quant au contrat de gestion consacrant la fermeture des bureaux de poste, il porte deux signatures socialistes (sur trois) : celle de Pierre Klees, président du conseil d’administration et celle de Bruno Tuybens, secrétaire d’Etat aux Entreprises publiques.

22:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, actualite, courcelles, romain, belgique, histoire, hainaut, charleroi, capitalisme, presse, silence, syndicats, social, europe, poste, communes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/11/2007

24/11/2007: de Michel Collon, journaliste politique belge...

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Pour la quatrième fois, Bush va essayer de renverser Chavez.
Sur FR 3, je participerai au débat "Faut-il brûler Chavez ?"
Mercredi 28 novembre à Ce soir ou jamais, 22h55
MICHEL COLLON


ACTUALITE :
Thierry Deronne - Chavez, le référendum et l'intelligence des ânes
Les nombreuses réformes progressistes de la Constitution, dont les médias ne disent pas un mot
Chavez

Anne-Marie Le Pourhiet - Ni "simplifié", ni "mini", un traité "copié-collé" pour l'U.E.
"On n'a jamais vu de procédé juridique plus tordu!"
Traité UE

Jacques Maillard - L'Europe veut privatiser les universités et la recherche
La loi française (LRU) veut supprimer la liberté d'expression et l'autonomie des chercheurs
Universités

Jean-Claude Paye - Des tribunaux d'exception en Belgique ?
Toute résistance armée dans le monde est "terroriste" d'après un jugement belge
Exception

Andrew Cockburn - Armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable
Ce n'est pas Bush qui a fabriqué le mythe des armes de destruction massives en Irak
Clinton

Marco D'Eramo - La guerre d'Irak deviendra-t-elle une guerre démocrate ?
"L'opposition porte moins sur la guerre elle-même que sur la façon dont elle a été menée"
Irak

PALESTINE :
Hamdan Al Damiri - Entre Hamasland et Fatahland, le peuple palestinien est perdant
Analyse et propositions concrètes pour un apaisement
Palestiniens

Liran Ron Furer - Le livre d'un soldat israélien sur les atrocités commises à Gaza sera-t-il diffusé ?
Check Point Syndrome : "Comment pouvions-nous être si durs, inhumains, cinglés ?"
Soldat

Khaled Amayreh - En fait, Israël ne se considère pas comme humainement égal aux Palestiniens
Lettre ouverte au coordinateur des secours d'urgence de l'ONU
Israël

Gideon Lévy - Colonies : les engagements qu'Israël ne songe absolument pas à tenir
Olmert annonce le gel des constructions, mais n'a aucune intention de respecter sa promesse
Colonies

L'AUTRE HISTOIRE :
Elisabeth Martens - Ce que le Dalaï Lama ne dit pas sur le Tibet et sur sa doctrine
Des pages peu glorieuses dans le passé du chouchou d'une certaine gauche
Tibet

MEDIAS :
Vincent Présumey - Le Monde : haro sur les grévistes !
Existe-t-il "une" opinion publique ? Pourquoi Le Monde s'engage-t-il contre les cheminots ?
Le Monde

Philippe Bach - SNCF, RATP : les médias briseurs de grève
Les actions de blocage ont été présentées sous un angle unilatéral
Briseurs de grèves

Maxime Vivas - La face cachée de Reporters sans Frontières
"RSF ne prétend pas lutter pour le droit du public à avoir une infomation vraie"
Reporters sans Frontières

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31/10/2007

31/10/2007: France, le nouveau maître Sarko ne va pas crever de faim ....

C' est fait depuis ce premier message ... Sarko plaide la transparence ... (la glasnost d' un certain contre-évolutionnaire bien connu...!)
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: La 'civilisation' progresse sans arrêt gagner plus... uniquement pour les parasites]]
Date: Tue, 30 Oct 2007 20:26:13 +0100
De: Romain <roger.romain@skynet.be>


La 'civilisation' progresse sans arrêt...

En fait, en 2007, nous vivons toujours au temps du Moyen-Age, le temps des Seigneurs ...
Les différences éventuelles ?
-les serfs (les travailleurs, les prolétaires, les esclaves): 'on' leur retient 30, 40, 50, 60%, de leur traitement, de leurs revenus du travail, en tant que charges sociales, impôts professionnels, redevances obligatoires, cotisations de 'solidarité',  tva à la consommation, assurances, soins de santé, etc, etc...   Mais les seigneurs des temps modernes modernes ont supprimé la dîme...
-les seigneurs n'imposent plus leur pouvoir absolu: ils se font élire tous les 4, 5, 6 ans... C' est plus malin, plus légitime. Comme ils sont devenus "démocrates", ils disparaissent plus facilement dans la nature en cas de problème(s) et deviennent insaisissables ...
-leurs guerres de conquêtes, d' enrichissement, de pouvoir: c' est toujours les peuples, les esclaves, qu'ils dressent les uns contre les autres ... pour la patrie, pour Dieu, pour leur 'justice', pour se défendre, pour la race supérieure, pour la 'civilisation', pour le 'droit', pour le Roi ou le Führer, pour le capitalisme et les banquiers, pour   ...
LE PROBLEME: c' est que des millions de gogos marchent ...   En '14-'18, tant en France qu' en Allemagne, d' un côté comme de l' autre, 'ils' partaient tous pour 8 jours, en chantant ... On les aura ceux d' en-face... ! Le hic: c' est que la promenade militariste, voulue par les capitalistes et impérialistes, a duré 4 ans ... 20 millions de victimes !  Et 25 ans après, 'on' a remis cela. 'On' croît mourir pour la Patrie, 'on' meurt pour les coffres-forts. Le capitalisme porte en lui la guerre comme les nuées portent l' orage  !  Et qui peut donc prouver le contraire ???
RoRo


-------- Message original --------
Sujet: [controle_omc] gagner plus... uniquement pour les parasites
Date: Mon, 29 Oct 2007 22:39:20 +0100
De: mikara <mikara@teaser.fr>


QUEL SCANDALE !
MK
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Sarkozy veut gagner plus
 
Selon un note interne de L'Elysée, que l'hebdomadaire «Profession Politique» s'est procurée, le salaire du Président pourrait augmenter de 140%.
Alexis DANJON
LIBERATION.FR : lundi 29 octobre 2007
Nicolas Sarkozy moins payé que François Fillon. Une réalité qui ne devrait plus l’être pour très longtemps. Selon une note que l’hebdomadaire Profession Politique s’est procuré, rédigée par Emmanuelle Mignon – la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy – et transmise à l’Assemblée nationale, le salaire du Président pourrait augmenter de 140%.
Nicolas Sarkozy touche actuellement 8.300 euros brut par mois. Il est un des chefs d’états européens les moins payés en Europe, très loin derrière Angela Merkel et ses 21.262 euros mensuels. Mais le chef de l’Etat n’a aucune facture à payer, il ne règle pas les dépenses courantes (électricité, taxe d’habitation, costumes…).

L'explication d'une telle augmentation est simple pour la directrice de cabinet du Président: il faut que la rémunération de Sarkozy «soit fixée par la loi à un niveau comparable à celle du Premier ministre et des homologues étrangers du président de la République française». Il pourrait donc passer à 20.000 euros brut, le même salaire que son Premier ministre. Et être ainsi mieux payé plus que ses ministres et secrétaires d’Etat, qui gagnent respectivement 13.471 euros et 12.795 euros.
Selon Europe 1, qui cite un proche du Président, cette modification ne devrait toutefois pas être effective en 2008. Après le refus du gouvernement d’accorder le «coup de pouce»
aux Smicards en juin dernier, l’augmentation des émoluments présidentiels serait mal perçue.

Par ailleurs, cette note précise que «le budget de l’Élysée va tripler en 2008», la présidence réintégrant dans son budget plus de 800 personnes actuellement «prêtées» par les administrations. Une «opération de transparence» pour Profession Politique qui «conduira mécaniquement à une augmentation de la dotation grosso modo de 32 à 100 millions d’euros.»
© Libération

21:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, paris, capitalisme, europe, euro-dictature, belgique, romain, courcelles, histoire, actualite, presse, silence, politique, exploitation capitaliste, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/10/2007: Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres...

-------- Message original --------
Sujet: Les Liquidateurs
Date: Wed, 31 Oct 2007 01:11:05 +0100
De: cgt.carrefour@tiscali.fr <cgt.carrefour@tiscali.fr>


 
Communiqué du syndicat CGT Carrefour Nîmes-Sud
(www.CGTCarrefourNimes-Sud.com)
 

Lettre ouverte à l'attention des 280 sénateurs et des 50 députés qui ont voté « oui » à la ratification du protocole de Londres.

 

Mesdames et Messieurs,

Le 26 septembre 2007 à l'Assemblée nationale pour certains d'entre vous et le 10 octobre 2007 au Sénat pour les autres, vous avez dit « oui » au protocole de Londres.  Pourtant de nombreuses associations de défense de la langue française, tant au Québec, Impératif français, le MEF, l'Asulf qu'en France, Avenir de Langue française, le FFI, DLF, l'A.FR.AV ont toutes dénoncé ce protocole comme étant le cheval de Troie de la mise en place du tout anglais dans la rédaction des brevets en France et en Europe. De grands linguistes comme Claude Hagège, Bernard Lecherbonnier, des syndicats tels la CGT et la CFTC, le Collectif pour le droit de travailler en français, se sont eux aussi prononcés contre ce traité. De nombreux journaux, aussi variés que l'Humanité et le Figaro, ont publié des articles dénonçant également ce protocole. Il y a même eu une pétition en ligne (www.lapetition.be) qui a obtenu près de 3 mille signatures demandant que la France ne signe pas cet accord. Bref, malgré tout cela, malgré toutes ces mises en garde, vous avez dit « oui » au protocole de Londres. Force est de constater alors que la voix du peuple, relayée dans cette affaire par des associations, des syndicats, des collectifs, des personnalités, des pétitions n'a pas compté pour vous et que seule, apparemment, la voix défendant les intérêts des multinationales -- surtout pharmaceutiques, dit-on -- a su obtenir votre agrément. De mêmes capitulards ont signé un jour un traité comme quoi il y aurait de l'anglais dans la signalétique de nos aéroports, sans demander la réciproque, c'est-à-dire, sans demander qu'il y ait aussi du français dans la signalétique des aéroports des pays anglophones ! De mêmes capitulards ont accepté que la BCE, la Banque centrale Européenne ; que l'Eurocorps, la future armée européenne ; le FMI, le Font Monétaire International ; et bien d'autres machins à caractère mondial aient l'anglais comme seule langue de travail ! De mêmes capitulards ont décidé que l'Europe parlerait anglais et Darcos, un pseudo homme politique français, capitulard parmi les capitulards, vient d'introduire l'anglais obligatoire pour nos enfants dès le CE1 (7 ans) dans toutes les écoles de France. Son rêve est même de les relier par visioconférence avec des écoliers de Grande-Bretagne pour qu'ils puissent mieux s'imprégner du Native English. À quand la déportation massive de nos enfants vers le pays de la langue élue ? De mêmes capitulards n'ont rien trouvé à redire lorsqu'en France à Cannes dernièrement, l'on a constaté qu'au MIP - le Marché International des Contenus télévisuels -- l'anglais était obligatoire. Rien à redire non plus lorsque Nagui, un employé du Service public de la télévision,  s'est exprimé en anglais à la tribune, ou que des journalistes français devaient poser leurs questions en anglais, même à des Français !

Je ne parlerai pas de l'anglomanie ordinaire celle de RMC Talk Show avec le Bourdin and Co, du World Orange OPEN ONE et du Happy zone de SFR, alias France Télécom, du Michelin On Way,  du Made in Palmade ou du 50 mn Inside de notre chère télévision française, je finirais par vous lasser avec mes histoires d'anglais, il y en a tellement.

Non, mais je vous dirais par contre, car après tout cela vous siérait bien, d'aller chercher chez Citroën un ouaté aux couleurs de l'Écotendance, ou plutôt un "tee-shirt design Ecotendance", comme ils disent. Le slogan adopté sur ces ouatés est en anglais, le français est en tout petit, exprès, pour qu'on ne le voie pas, cela devrait donc vous plaire.

 

Pourtant, si la France vous paraît trop petite pour oser exiger le respect plein et entier de la langue française en France, en Europe et dans le monde, force serait de vous demander pourquoi vous ne regardez pas alors vers le grand large, vers la Francophonie ?

Vous verriez plus de 50 pays de par le monde composer ce qu'on appelle l'Espace francophone, un potentiel pour demain de plus de 600 millions de parlant français !

Vous comprendriez alors peut-être qu'il n'y a donc pas de quoi se coucher devant la dictature du tout anglais et de capituler face aux desiderata des multinationales anglomaquées.

À l'heure où  à l'école, l'on parle de RÉSISTANCE à nos enfants en leur lisant la lettre de Guy Môquet, votre allégeance à la langue impériale fait désordre et sonne même comme une seconde salve à son corps destinée.

Honte à vous.

  Régis Ravat

Délégué syndical

 

(http://www.CGTCarrefourNimes-Sud/)

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eurpe, euro-dictature, democratie, liberte, imperialisme, belgique, romain, histoire, actualite, presse, silence, politique, france, paris, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/10/2007

28/10/2007: Devinette ...

Devinette
MICHEL COLLON

Le président A propose une nouvelle Constitution. Il la soumet au vote de son peuple.

Le président B propose aussi une Constitution. Dès qu'une partie du peuple a dit non, on cesse de voter. Un peu plus tard, la même Constitution est imposée. Sans vote. Qui est le démocrate ?

Vous avez tout faux. Le premier président s'appelle Chavez, c'est donc un populiste et un dictateur. Le second s'appelle Sarkozy et l'Union Européenne, ce sont donc des démocrates.

Vive la démocratie !

21:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, europe, euro-dictature, france, democratie, liberte, politique, capitalisme, presse, silence | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/10/2007

23/10/2007: NON à la Constitution européenne maquillée ...


L' EURO-DICTATURE capitaliste est de plus en plus dirigée par des "démocrates" qui ont ... la trouille des peuples !
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: Constitution européenne en contrebande: exigeons un référendum!
Date: Tue, 23 Oct 2007 16:40:22 +0200
De: info@comite-valmy.org <info@comite-valmy.org>




                                                                                                            www.comite-valmy.org
NON à la Constitution européenne maquillée :
EXIGEONS LA TENUE D’UN REFERENDUM POPULAIRE !
Faire ratifier le nouveau traité européen par les Assemblées, et cela dès le mois de décembre, tel est le projet de Nicolas Sarkozy. Le Président veut aller vite et priver le peuple français du droit élémentaire de décider souverainement de son avenir. Son clan prétend que le vote majoritaire qui l’a élu en mai tient lieu de referendum ! Comme si les électeurs lui avaient donné un blanc-seing sur un texte qui n’était pas, alors, rédigé et donc inconnu ! En fait, les commentateurs politiques doivent reconnaître que le refus de donner la parole au peuple est motivé par la « prudence », c’est-à-dire la crainte d’un nouveau scrutin de rejet. Une fois suffit, considère l’oligarchie qui accapare le pouvoir et qui est hostile à une France libre
La propagande officielle, relayée par les médias, presque tous aux mains de la finance mondialisée, avance un second argument : cette fois, il ne s’agit plus de constitution. L’accord signé à Lisbonne par les dirigeants des 27 Etats de l’Union européenne ne serait plus qu’un ‘mini traité’, ‘simplifié’ par surcroît (le texte compte 256 pages …), qui ne porterait que sur son organisation administrative. Ses symboles, tels le drapeau étoilé et son hymne, ont disparu. Pour rassurer davantage, on prétend mensongèrement que la référence au «marché libre et non faussé » est passée à la trappe. Cette mise en scène vise à désintéresser les citoyens et à semer la confusion : ‘Circulez, il n’y a rien à voir !’.
La vérité est autre. Tous les gouvernements  fédéralistes et tous ceux qui refusent la souveraineté populaire et qui avaient encensé le projet de constitution (Giscard d’Estaing, en tête), se déclarent plus que satisfaits du texte élaboré à Lisbonne. Ils ne cachent pas qu’ils y voient une revanche aux Non français et néerlandais de 2005.  De leur point de vue, ils ont raison. Tous les traités signés depuis Maastricht, ceux d’Amsterdam, de Barcelone, de Lisbonne déjà, demeurent la pierre angulaire de la politique économique et anti-sociale de l’Union européenne . Le « marché libre », « la concurrence » à tout va, la réduction du coût du travail et toute l’idéologie néo-libérale restent le fondement du nouveau traité, véritable constitution européenne en contrebande. Tous les peuples d’Europe en font les frais : la pauvreté, la misère même, gagnent chaque année du terrain. L’accord de Lisbonne permettrait, s’il était appliqué, d’accentuer le processus : par une centralisation accrue (un Président de l’Union qui parlerait au nom de tous), et un système de vote majoritaire au sein des instances qui serait imposé aux nations récalcitrantes.
     Ainsi, le Pouvoir en France, chaque jour plus autoritaire, voudrait priver les citoyens de leur droit imprescriptible de décider de leur avenir. Le Comité Valmy, estime qu’il  est de l’intérêt du peuple de France d’ imposer sa consultation par un nouveau referendum.
        La
voie parlementaire dans ce cas précis, c’est le moyen par excellence de museler la voix des Français.
La majorité automatique acquise, par la manipulation des Français, au parti du Président, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, fausse toute représentativité réelle de notre peuple.
Forces républicaines et progressistes, Français  fidèles à la souveraineté populaire et nationale,  unissons nous  pour exiger un referendum !
Appel du Comité Valmy. Paris le 21.10.2007

23:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, democratie, belgique, actualite, capitalisme, liberte, europe, euro-dictature, presse, politique, silence, fascisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/10/2007: Une présidence belliciste, antidémocratique et antisociale de l'’Union Européenne, se prépare, pour l'’année 2009, à huis clos à Prague...

 Pire que la "clique stalinienne" (sic) qui dirigeait  la Tchécoslovaquie en 1968 !         Prague "libérée" et L' Euro-dictature capitaliste sont aujourd'hui sur le nouveau chemin du fascisme ...
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: CONTRE LE NOUVEAU TRAITE EUROPEEN
Date: Sun, 21 Oct 2007 22:25:26 +0200 (CEST)
De: FISCHER BERNARD <fischer02003@yahoo.fr>


Une présidence belliciste, antidémocratique et antisociale de l'’Union Européenne, se prépare, pour l'’année 2009, à huis clos à Prague.
 
Par Karel Kostal , Socialiste franco-tchèque, Cercle PRS Fontaine- Rive gauche .
 
 
 

 
L'’administration Bush installe actuellement un système de défense antimissile en République Tchèque, avec l'’accord et le concours actif du gouvernement de ce pays, malgré l'’hostilité massive de l’'opinion publique nationale. En ouvrant le territoire tchèque aux bases militaires américaines, le gouvernement  Klaus-Topolanek foule aux pieds les droits élémentaires des citoyens tchèques et européens. La République Tchèque fait partie de l'’Union Européenne. Aucun peuple d'’Europe n’'a été ni consulté ni informé. La Commission de Bruxelles se tait.   
 
 Officiellement, le dispositif américain n’'est même pas destiné à protéger le sol européen. Il est destiné à protéger le territoire des Etats-Unis contre la « menace terroriste » des « Etats voyous », l'’Iran et la Corée du Nord. Le gouvernement Bush et le gouvernement Klaus nous expliquent sans rire que les missiles tirés du territoire iranien ou nord-coréen en direction de l’'Alaska ou des Iles Salomon sont susceptibles de survoler la banlieue de Prague.
 
Le gouvernement tchèque, appelé à présider l'’Union Européenne en 2009, a établi un traité militaire bilatéral secret avec les Etats-Unis, dans le dos des peuples d'’Europe.  La droite ultralibérale a soigneusement caché ses intentions bellicistes et a commencé à dévoiler ses projets après avoir remporté de justesse les élections législatives. La direction du Parti civique démocratique, (ODS), dont Vaclav Klaus est le président d'’honneur, agit comme un véritable agent secret américain infiltré dans le pays. C’'est par Internet que les citoyens tchèques ont appris l’'existence de la « lettre d’'invitation » du gouvernement Klaus à Bush, sur le modèle de la fameuse « lettre d'’invitation » que la clique stalinienne de Prague avait envoyée à Brejnev, en août 1968. Décidément, le  gouvernement Klaus–Topolanek était à bonne école. La ministre de la défense a fait composer une chanson qui reproduit la musique de la fameuse chanson à la gloire du premier cosmonaute soviétique : à la place de « Bonjour commandant Gagarine », c’'est « Bonjour radar américain ». Quant à l'’ancien président Havel, ancien dissident, ancien démocrate, il estime qu’ « il faut être borné mesquinement pour ne pas saisir la grandeur de la proposition américaine ».
 
Les dominants défendent leur pouvoir et leurs privilèges. Le fanatisme et la précipitation avec lesquels ils veulent imposer la présence militaire américaine en République Tchèque, malgré l’'hostilité massive de l’'opinion démocratique nationale, m’'amène à croire qu’'ils sont persuadés que l’'armée américaine les protègera. Leurs richesses matérielles accumulées, dans les conditions que l’'on sait, sont trop précieuses pour qu'’ils puissent risquer de les perdre un jour. Il n’'est pas vain de signaler que ceux qui profitent des récentes « réformes » ultralibérales du gouvernement Klaus, largement favorables aux riches, sont « favorables » aux bases militaires américaines sur le sol tchèque.
  
Le gouvernement Klaus-Topolanek est le seul gouvernement de l’'Union au pouvoir à l'’heure actuelle à aller jusqu’à dénigrer ouvertement la Déclaration universelle des droits de l'’homme. Le président Klaus dénonce régulièrement le caractère « inutile » et « nuisible » de ce document, il lui plaît de comparer les droits de l'’homme à de la « mauvaise herbe qui nuit à l’'économie qu’'elle envahit ». Le gouvernement Klaus n'’a pas ratifié la Charte sociale européenne. La Commission de Bruxelles a « omis » de nous signaler ces  « détails ».
Le gouvernement tchèque est le seul gouvernement de l'’Union Européenne qui utilise publiquement l’'expression « l’'Etat privé ». Pour la droite ultralibérale au pouvoir en République Tchèque, il ne s’agit plus seulement de « supprimer l'’Etat social », il s’'agit de « privatiser l'’Etat ». « Nous avons toutes les raisons de penser que tout peut et doit être privatisé », annonce la profession de foi du Parti civique démocratique au pouvoir, « parti du président Klaus ». Qu’'est-ce que tout cela veut dire ?
 
On annonce la privatisation « prochaine », « complète » et « définitive » des services publics : santé, éducation, eau, gaz, électricité, transports en commun, services municipaux. Le programme du gouvernement prévoit la fin prochaine de l’'école gratuite, « à partir de la maternelle ». La nouvelle franchise médicale, par un rapport de comparaison, est déjà cinq fois plus élevée en République Tchèque qu'’en France. Dans les couloirs des ministères on entend : « Ceux qui ne pourront pas payer ne se soigneront pas. » Cela s’'appelle « contracting out ». La privatisation des prisons existantes est annoncée, les prisons sont « une  source potentielle importante de profit », et on apprend la construction en catimini de  nouvelles prisons privées. La privatisation des fonctions de juges et de procureurs  est « envisagée », par l’'achat de leurs charges. La création d'’une « justice privée » progresse à huis clos rapidement. La question  de la privatisation de la police et son remplacement par des « détachements privés d’hommes armés » est âprement discutée dans les ministères concernés, toutes portes fermées. Les ministères compétents s'’interrogent publiquement : « comment privatiser la culture ?». La protection de la nature sera confiée aux « entreprises privées outsourcing ». Les élites libérales tchèques parlent à présent tchéco-américain. 
 
Enfin, le ministre de l'’économie a récemment posé cette question : « Comment privatiser le chômage ? »La contribution du gouvernement Klaus-Topolanek à l'oe’œuvre européenne commune a incontestablement quelque chose de sensationnel. Je n'’arrive pas à savoir si monsieur le ministre  veut « privatiser » aussi les chômeurs, s'’il veut  privatiser seulement les chômeurs tchèques, ou s'’il a l’'intention de profiter avantageusement de la présidence tchèque en 2009  pour privatiser aussi  les chômeurs européens. J’'attends impatiemment les premiers éléments d'’explication.    
   
Aucune droite européenne n'’ose afficher aussi ouvertement son appartenance aux  nouveaux riches. Un sénateur affirme sans vergogne qu’'il s’agit d’ « imposer des sacrifices indispensables aux classes moyennes, fonctionnaires et retraités », d’'une part, et d'’autre part, d’ « aligner les salaires des parlementaires tchèques sur les traitements  des eurodéputés ». Le cynisme des parvenus tchèques dépasse largement  le cynisme des classes possédantes de la vieille Europe.   
 
Le président de la République Tchèque Vaclav Klaus est le seul chef d'’Etat européen qui nie, à l'’aide d’'arguments « scientifiques », le réchauffement de la planète, et classe l’'écologie parmi les « idéologies totalitaires des temps modernes ». Vouloir s’'occuper des générations futures est selon Klaus « prétentieux », « économiquement incorrect », « nuisible », et de toute façon « inutile », « l’'adaptabilité de l'’homme semble infinie ». Dans un an, le président Klaus pourra répandre ses idées massivement, dans le cadre des institutions européennes.
 
Il y a lieu d’'ajouter encore quelques détails au tableau. Le gouvernement tchèque veut « supprimer » la fête du 1er Mai. Officiellement, il s'’agit d'’effacer « toutes les survivances du communisme ». Mais  surtout, il s'’agit de supprimer cette journée revendicative. La droite tchèque a horreur de la « foule » dans la rue. Je préfère avertir de suite tous ceux qui auraient l’'intention de provoquer des « attroupements » en France durant la présidence tchèque en 2009.    
 
Le Sénat de la République Tchèque a « décrété » récemment que faucille et marteau sont des « symboles criminels ». Je ne sais pas si la droite tchèque a l'’intention d'’interdire d’'autres « symboles criminels » pendant sa présidence européenne. Elle a déjà dans son collimateur le chant de l'’Internationale et la Journée internationale de la femme.   
 
Plus de doute possible désormais, le nouveau traité a désormais la faveur de la droite ultralibérale tchèque. Le gouvernement Klaus-Topolanek a soudainement cessé d’'être « eurosceptique », et pour cause, il se prépare à soutenir le  nouveau traité « simplifié », certes « un peu compliqué » à ses yeux, mais suffisamment antisocial, antidémocratique et atlantiste. 
  Voilà le gouvernement que les puissants ont désigné pour présider l'’Union Européenne en 2009.   
  
L'’arrivée à la présidence européenne de ce gouvernement belliciste, antisocial et antidémocratique, par le procédé de simple alternance,  révèle en effet au grand jour que le déficit démocratique de la communauté européenne n’'est pas qu'’un simple défaut de construction facilement réparable par des méthodes administratives. Cet événement révèle au grand jour une faille majeure dans laquelle s'’engouffrent les pires adversaires de l'’Europe des Lumières. Les récents élargissements « globalement positifs » se conjuguent avec l’'arrivée des fauteurs de guerre d’outre-Atlantique .
 
Avec la présidence tchèque de 2OO9, la militarisation de l'’Europe, sous la conduite des Etats-Unis, est en marche forcée. L’'accélération de la militarisation de l'’Europe commence déjà avec les préparatifs de la présidence tchèque. Les gouvernements européens laissent faire ainsi que la commissions de Bruxelles. L'’intégration européenne est virtuellement rompue.
 
Je ne saurais poser la plume sans dire que je suis convaincu que les citoyens de la République Française, eux aussi odieusement trompés et tenus à l’'écart par les puissants et médias, sauront se prononcer, le moment venu, sur la présidence tchèque de 2009 en particulier et sur la construction européenne en général. J’'en appelle à tous mes amis politiques en France.
 

 
consulter la Déclaration de Prague: si vous souhaitez vous porter signataires de l'’Appel, indiquez vos noms, prénoms, adresse électronique et appartenance et envoyez un courrier à l’'une des deux adresses suivantes : n'’hésitez pas en signant à consigner vos propres commentaires dans le mail :

23:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, presse, politique, europe, euro-dictature, democratie, liberte, romain, courcelles, actualite, silence, capitalisme, fascisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/09/2007

18/09/2007: Belgique "démocratique": il y a aujourd'hui 100 jours que les Belges ont voté pour les partis pseudos démocratiques (Chambre et Sénat)...


Belgique "démocratique": il y a aujourd'hui 100 jours que les Belges ont voté pour les partis pseudos démocratiques (Chambre et Sénat)...

Et toujours pas de gouvernement...: les dirigeants (explorateurs, formateurs, informateurs, détonateurs, séparateurs, exploseurs, récupérateurs, inventeurs, connaisseurs, diviseurs...) des partis "démocratiques" s' étripent entre Flamands, Wallons, Bruxellois, pour savoir comment ils vont continuer à dépecer la Belgique, au profit du capitalisme... Les vrais problèmes économiques et sociaux de la population et de la masse des travailleurs,  ils s' en foutent. L' essentiel était de se faire élire, de servir le système et le parti....
Un véritable cinéma: rouges ("socialistes"), oranges (Psc-Cdh-calottins), bleux (libéraux), verts (écologistes), tous candidats au pouvoir, dans une coalition arc-en-ciel, olive, kaki, orange-bleue, caramelle, chocolat, ou n 'importe quoi,.. ils sont tous candidats  et attendent la nomination de ministres....
Belges, vous avez voté utile et pour des vedettes: attendez du cinéma pour 4 ans et ouvrez vos porte-monnaie. Ca va trinquer ...!
Seuls les faschos du Fn (Front nazi) et Vb, rigolent et attendent leur heure , comme naguère Degrelle et cie... Le dégoût ne cesse de grandir parmi la population ...
RoRo

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, actualite, presse, politique, silence, democratie, liberte, mr, ps, ecolo, fn, belgique, romain, cdh, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |