30/08/2017

Le PTB fait peur et pourtant, il n’y a rien à voir. Circulez !

Le PTB fait peur et pourtant, il n’y a rien à voir. Circulez !

Le PTB c’est avant tout un choix idéologique. On adhère à la philosophie ou pas et c’est justement là toute la différence, un « parti » de travailleurs pour les travailleurs.

Pour ma part, je tire mon chapeau aux militants issus des études universitaires, qui pourraient espérer des rémunérations bien supérieures (comme Raoul et bien d’autres) et qui par pure idéologie abandonnent une partie importante de leurs revenus. Ce qui n'est pas le cas au MR, au CDH et au PS où l’élitisme fait rage depuis l’arrivée d’Elio di Rupo, puisqu'il faut bien comparer, comparons

Pour les membres sympathisants du PTB la cotisation annuelle est de 20 € (2 € de moins qu'au PS). La cotisation d'un membre de groupe est de 5 € par mois, soit 60 € par an avec en prime le mensuel "Solidaire" inclus dans la cotisation mensuelle et l’obligation d’être actif dans les réunions locales et mensuelles, rien d'extraordinaire.

Les rétrocessions financières se font sur base volontaire, et varient en fonction de l'engagement personnel des « militants PTB ». De nouveau rien d'extraordinaire, le processus est connu depuis longtemps et n'a rien de choquant. Ce qui est confidentiel, c'est quand les fiches sont remplies, c’est l’engagement individuel chiffré d’un militant qui devient alors confidentiel.

Ce qui est demandé, voir exigé de la part d'un MANDATAIRE du parti (PTB) c'est d'accepter de vivre avec un salaire moyen d'ouvrier (de +/- 1.700 € à +/- 2.000 € le mois, exprimé en salaire net).

Si cela choque quelqu'un, ce que je peux comprendre, c'est qu'il n'a rien compris à l'idéologie qui est défendue par le PTB, et n'a pas sa place comme militant. C'est une façon aussi pour le parti de s'assurer de la sincérité du militant.

L'info peut bien sûr être connue, rien d'illégal, rien qui puisse être reproché. La transparence des finances du parti est assurée comme la loi, sur la gestion des ASBL, nous l'impose. L'assemblée générale des membres effectifs est souveraine comme partout ailleurs.

L’incompréhension vient du fait qu’être Militant au PTB et être militant au PS, sont deux choses différentes, cela a deux significations différentes. Deux idéologies et deux structures totalement différentes. La signification du mot militant au PTB ne correspond pas à celle du PS où le « militant » correspond à l’adhérent au parti. Le membre de « groupes de bases PTB » n’existe pas au PS et le niveau « militant du PTB » correspond au niveau des « membres directeurs » des USOC. Le parti leur demande un engagement idéologique plus fort.

Les « militants PTB » issus du monde ouvrier ou employé ont généralement des revenus inférieurs et ne sont donc pas ou peu impactés par cet engagement idéologique.

Mais quel est le réel problème ? Où se situe le problème ?

Le problème c’est que les discours de gauche du PS ne font plus illusion. Le problème, c’est que le PS est occupé à disparaître des sondages et qu'il doit trouver un bouc émissaire. C'est donc tout naturellement qu’il déclare à leurs militants :

« Ce n’est pas notre faute, non bien sûr, c’est la faute du PTB, qui est de gauche ! »-

Mais, bien sûr que non, Oufti non, c'est uniquement de la propre faute des oligarques du PS. Les attitudes des membres de l'oligarchie du PS sont déplorables et leur rapport à l’argent pose de gros soucis quand on se dit de gauche. Un parti de “gauche” qui n'est rien d'autre qu'une fédération de fédérations et qui n'est pas capable d'imposer une idéologie de gauche aux arrivistes qui la composent.

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Oufti

La particratie avec sa distribution des mandats dérivés et des mandats privés qui en découlent, une distribution de cadeaux aux bons éléments, aux bons petits soldats, est un cancer qu’il faut éradiquer. La particratie est la base du système mafieux mis en place par les partis traditionnels (PS, MR et CDH) et cela nous conduit à connaître les scandales que nous connaissons et que nous découvrons tous les jours.

La démocratie n’existe plus, n’existe pas et n’a d’ailleurs jamais réellement existé en Belgique. La volonté populaire n’est que de façade. Nous vivons en démocratie un jour tous les six ans et nous leur signons un chèque en blanc. Ils le savent très bien, nous avons la mémoire courte ils peuvent donc tout se permettre.

L'idéologie au PS est morte avec André Cools en 1991, il le dénonçait déjà lui-même.

Le PS et le MR ont transmuté, le POB (PS) est aujourd’hui, de centre droit néolibéral et les libéraux n’ont plus rien de libéral, ils sont devenus un mouvement de droite néolibéral. Tous deux font une part trop belle aux investisseurs, à l’argent, à l’oligarchie mondiale représentée par des groupes de pression tout puissants, installés au cœur même de l’Europe. C’est eux qui dirigent dans l’ombre la commission européenne.

Une commission européenne qui impose une véritable dictature fascisante. Une dictature qui se place au-dessus de toutes les « démocraties ». Une Europe qui par son TFU (traité sur le fonctionnement européen) reconnait comme seule armée européenne possible l’OTAN. Une OTAN, pourtant sous commandement américain et à la solde des États-Unis.

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Le néolibéralisme conduit à connaître toujours plus d'inégalités sociales.

Avec la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux, ils autorisent ou plutôt institutionnalisent les délocalisations, le dumping social et surtout l’évasion fiscale qui est aujourd’hui un processus tout à fait légal.

Leur arme favorite depuis plus de 30 ans est l’odieux chantage à l’emploi où l’on voit qu’aucune solution mise en place ne peut aboutir qu’à une réduction lente et inexorable du pouvoir d’achat des travailleurs.

Depuis plus de 30 ans nous connaissons une lente descende aux enfers pour les salariés et la classe moyenne. D’autre part on voit que depuis plus de 30 ans, la part rémunératrice consacrée aux investisseurs ne fait qu’augmenter confisquant ainsi une part trop importante des richesses produites sans jamais financer ni le fonctionnement de l’état et ses services régaliens et ni la solidarité interpersonnelle.

Aujourd'hui le paysage politique en Belgique est représenté par des partis à la solde du monde financier. Seul Ecolo et le PTB ne sont pas inféodés à l'argent. Le PTB fait peur au système oligarchique, car il attend patiemment la révolution prolétarienne.

Oui cela fait peur, non pas que le PTB fasse peur, mais bien que notre société ne soit pas capable de proposer autre chose.

Nous connaissons aujourd’hui une dictature « libérale » imposée par une oligarchie financière mondiale. Un néolibéralisme comme modèle de société qui amplifie les inégalités sociales et qui pousse une masse de plus en plus importante de gens dans la précarité. C'est cela qui me fait peur.

Une lutte des classes de plus en plus forte va peut-être nous conduire à connaître cette fameuse révolution prolétarienne et même, si aujourd’hui nous en sommes encore loin, nous y courrons de plus en plus vite.

Oublier l’histoire, c’est nous condamner à la revivre. Les crises du capitalisme nous ont toujours conduits à connaître des guerres, pour du fric, pour du pognon et on sait qui en payent toujours le prix.

Aujourd’hui, nous vivons dans un système financier qui, pour subsister, pour se maintenir exige une certaine croissance minimum. Nous sommes obligés sans cesse de produire toujours plus de richesses financières pour financer les intérêts INDUS de nos emprunts en fausse monnaie. Il faut bien payer les intérêts, nous vivons à crédit et sommes en état de surendettement chronique.

La seule variable d’ajustement, dans le modèle économique actuel, est et restera les salaires de ceux qui produisent réellement la vraie richesse. Toujours réduire les « coûts salariaux ».

Le reste, n’est qu’une richesse virtuelle, un jeu de vases communiquant, où un perd ce que l’autre gagne, un jeu stérile et sans avenir. C’est pourtant cela la spéculation, le jeu boursier, le jeu sordide que pratiquent les investisseurs.

C’est là le véritable problème de notre société, la mort du PS n’en est qu’un épisode, un accident de parcours.

20:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

26/08/2017

À propos du nouveau "socialisme-à-l'à-Di Rupo",...

 

Lette ouverte à Elio Di Rupo : Leur écosocialisme et le nôtre (*)

Lette ouverte à Elio Di Rupo : Leur écosocialisme et le nôtre (*)

Lette ouverte à Elio Di Rupo : Leur écosocialisme et le nôtre (*)

 

 

Cher camarade Elio,

 

A l’occasion de la sortie de ton livre, tu as annoncé que le PS entendait se réclamer désormais de l’écosocialisme. Dans la mesure où ce courant de pensée est celui qui fonde notre mouvement politique, nous sommes bien évidemment interpellés par cette déclaration.

 

Mais nous sommes également interpellés par le fait que dans le même temps, tu annonces que le PS doit désormais renoncer à la Charte de Quaregnon et au concept de « lutte des classes » qui s’y trouve. Les classes ont assurément évolué en plus d’un siècle, leur définition est parfois plus complexe aujourd’hui, mais la lutte des classes existe toujours. Elle a simplement changé de visage. La nier est une faillite intellectuelle grave. La lutte des classes, nous la vivons quotidiennement, dans notre corps et dans notre âme. En prenant le train chaque matin, en deuxième classe, pour aller travailler. Lorsque nous conduisons nos enfants dans des écoles de quartier délabrées alors qu’existent des écoles privées luxueuses. Lorsque notre entreprise est rentable mais que l’on nous demande « des efforts de compétitivité » alors que nous croulons déjà sous le travail. Lorsque nous comparons notre salaire aux revenus des grands patrons … et de certains élus. La lutte des classes, seuls les élus (socialistes) « parvenus » ne la voient plus.

 

Nous nous demandons dès lors à quelle rupture la conversion du PS à l’écosocialisme peut bien correspondre.

 

L’écosocialisme qui est un projet politique nouveau, est fondamentalement anti-productiviste. Il consiste à (re)mettre l’économie au service d’un projet de société qui respecte l’Homme et la nature, et dès lors à mettre fin au capitalisme qui détruit aujourd’hui l’un et l’autre.

En premier lieu, cela implique donc le fait de renoncer à la mondialisation capitaliste qui place les travailleurs en concurrence à l’échelle planétaire, compressant les salaires et générant des délocalisations à l’impact environnemental majeur (des marchandises étant transportées à travers la planète). Pour stopper cette mondialisation, il convient de s’opposer à tous les traités de libre-échange qui nous l’imposent et empêchent de mettre en place des politiques progressistes et respectueuses de la planète. Le PS qui a soutenu sans discontinuer ces traités, compte-t-il désormais s’y opposer avec nous ? Quelle attitude compte-t-il adopter désormais face aux traités européens (comme celui de Lisbonne) qui sont nourris de la même logique ultra-libérale.

 

En second lieu, cela nécessite de rompre avec la logique productiviste qui fait de la croissance de l’activité économique (et non d’une plus juste répartition de ce qui existe), la panacée du progrès social. Etre anti-productiviste de façon conséquente a des implications majeures. Il s’agit, par exemple, de laisser 80% des ressources fossiles dans le sol pour éviter un réchauffement climatique de plus de deux degrés. C’est un défi colossal autant qu’urgent. Cela implique d’une part de prendre le contrôle de ces ressources (qui sont un bien commun) et des firmes qui les exploitent (qui devraient être publiques), mais aussi de baisser massivement leur consommation (ce qui est faisable plus facilement à l’échelle d’une Région). On peut se gausser d’économie circulaire mais développer massivement les aéroports régionaux (Bierset et Charleroi), construire de nouvelles autoroutes (comme le tronçon Cerexhe-Heuseux-Beaufays), ou désinvestir dans le rail et les transports en commun, c’est construire une politique de court-terme basée sur les énergies fossiles et c’est l’antithèse de l’écosocialisme. Le PS va-t-il changer radicalement sur ces points ?

 

Enfin, l’écosocialisme, c’est la défense des initiatives locales de transition qui fleurissent un peu partout. Cela signifie une conception très différente du rapport au secteur associatif et coopératif. Cela signifie des pouvoirs publics qui interviennent en soutien d’initiatives citoyennes décentralisées, qui valorisent massivement le concept de commun, qui généralisent la présence de comités citoyens dans les organes publics, qui impulsent de larges budgets participatifs, etc. Ceci constitue une conception très éloignée de celle de la grande majorité des élus (socialistes ou non) qui aujourd’hui se montrent sourds sinon rétifs aux initiatives citoyennes (comme à Bruxelles, à Liège, à Namur, à Louvain-la-Neuve)

Ces quelques exemples pour te dire, cher camarade, que tout en étant attachés à une large unité de la gauche (dans toute sa diversité) dans un contexte très favorable aux forces réactionnaires, nous nous demandons où seront les ruptures du PS, lui qui au nom du plein-emploi s’inscrit totalement depuis des années dans la course à la croissance et le soutien inconditionnel aux industries, sans réflexion aucune sur leur impact environnemental et social, sans vision de plus long terme.

Voilà de véritables questions qui vont au-delà de l’adoption marketing d’un concept qu’à défaut de traduire en actes concrets l’on risque de s’empresser de démonétiser.

Pour le Mouvement Demain,

Marie-Françoise Lecomte et Pierre Eyben, porte-parole

(*) Ce titre est une référence au texte célèbre du penseur André Gorz « Leur écologie et la nôtre » qui dès 1974 mettait en lumière les impasses du capitalisme vert et la façon dont l’écologie politique était dénaturée par certains.

NB: Ce texte a également été publié  par l’hebdomadaire Le Vif

 

21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

16/08/2017

RoRo: banni, censuré, sur Facebook :

 

 

Provenance : Courrier pour Windows 10

 

 

 

FACEBOOK : je ne suis plus sur Facebook, car j’ en suis banni, censuré pour des raisons politiques.

 

Sur Facebook, sans avertissements, sans la moindre explication, mes pages, mes comptes, et mots de passe sont sans cesse bloqués, mes pages sont remaniées, manipulées, remplacées,… On devine pourquoi : Facebook est un média ricain,… À l’ origine FB était un média dit « social » ; il est vite devenu un média publicitaire, commercialisé, orienté vers certains buts, y compris l’ espionnite, …

 

Officiellement, la censure politique n’ existe pas en Belgique, mais notre pays a perdu son indépendances et sa souveraineté nationales le 10 mai 1940, et elle ne l’ a jamais retrouvée par la suite, … Encore moins à l’ heure actuelle : nous vivons en effet sous la tutelle US, de l’ Otan et de l’ Euro-tyrannie des banques, des multinationales, des patrons capitalistes,… La Belgique, comme les autres pays annexés au sein de l’ UE, vit sous le régime des « Directives » des Commissaires européens et des eurocrates, et de l’ échange des données personnelles fournies aux USA !

 

Mais fort heureusement, il existe d’ autres moyens de s’ exprimer que via FB ; je vais donc réorganiser mes moyens, pour continuer à m’ exprimer, et à donner mon avis, autre que la pensée unique, n’ ayez crainte, …  Vous l’ avez compris, j’ expédie définitivement FB à la poubelle, … !

 

(RoRo de Courcelles, militant de la Gauche communiste, a/conseiller communal).

 

Vous pouvez déjà retrouver ci-dessous 2 albums-diapos que je complète au fur et à mesure, … Merci de votre visite !

 

 

« Au Pays-Noir » :

 

Un recueil publié en 1924 en l' honneur des travailleurs du Pays de Charleroi. Il décrit leur labeur, leur misère, leurs souffrances, ...      http://courcelles.skynetblogs.be/album/au-pays-noir/

 

« L’ insurrection du Ghetto de Varsovie » :

 

http://histoire.skynetblogs.be/album/l-insurrection-du-gh...

 

 

 

10:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

01/08/2017

le monstre du Loch Ness courcellois de Caroline TAQUIN, ... en primeur, grâce à "La Nouvelle Gazette" de CHARLEROI

La métamorphose de place Roosevelt et de son environnement signent les nouvelles ambitions courcelloises. (C.Hennuy)

 

La métamorphose de la place Roosevelt et de son environnement signent les nouvelles ambitions courcelloises. (C.Hennuy)

 

Article offert de « Le Nouvelle Gazette » de Charleroi

 

Nous vous permettons exceptionnellement de lire cet article dans son intégralité pour vous faire découvrir notre nouvelle édition digitale

La métamorphose de la place Roosevelt est annoncée. Elle s’intégrera au cœur d’un quartier qui sera entièrement revisité. « On repart d’une feuille blanche pour rendre vie, espace et gaîté au centre-ville », insiste la bourgmestre Caroline Taquin. Un partenariat public/privé sera scellé pour mettre en œuvre ce projet.

C’est un peu le monstre du Loch Ness courcellois. La rénovation du cœur de ville est inscrite depuis des lustres dans les programmes de tous les partis politiques… mais jusqu’ici, elle ne s’est jamais matérialisée. Il y a bien eu quelques projets annonciateurs d’une mégafontaine ou d’un mini-revêtement d’asphalte, mais ces plans sont restés couchés sur papier. Cette fois, c’est une révolution qui se met en marche. «  On fait table rase du passé pour démarrer de la case départ  », précise Caroline Taquin. Les conventions passées ont été résiliées. «  Cette remise à plat du dossier nous a réservé quelques surprises. Nous avons par exemple découvert que la place Roosevelt est inscrite en zone verte. Après trois ans de travail pour régler la situation, nous sommes prêts à avancer sur un nouveau projet  », assure la bourgmestre.

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Courcelles: voici le plan pour faire revivre la place Roosevelt

La métamorphose de la place Roosevelt est annoncée. Elle s’intégrera au cœur d’un quartier qui sera entièrement revisité. « On repart d’une feuille blanche pour rendre vie, espace et gaîté au centre-ville », insiste la bourgmestre Caroline Taquin. Un partenariat public/privé sera scellé pour mettre en œuvre ce projet.

C’est un peu le monstre du Loch Ness courcellois. La rénovation du cœur de ville est inscrite depuis des lustres dans les programmes de tous les partis politiques… mais jusqu’ici, elle ne s’est jamais matérialisée. Il y a bien eu quelques projets annonciateurs d’une mégafontaine ou d’un mini-revêtement d’asphalte, mais ces plans sont restés couchés sur papier. Cette fois, c’est une révolution qui se met en marche. «  On fait table rase du passé pour démarrer de la case départ  », précise Caroline Taquin. Les conventions passées ont été résiliées. «  Cette remise à plat du dossier nous a réservé quelques surprises. Nous avons par exemple découvert que la place Roosevelt est inscrite en zone verte. Après trois ans de travail pour régler la situation, nous sommes prêts à avancer sur un nouveau projet  », assure la bourgmestre.

 

 

La première étape portera sur la réalisation d’une étude urbanistique et d’un schéma directeur du centre-ville. Courcelles s’entourera d’une équipe pluridisciplinaire regroupant des architectes, des ingénieurs, des spécialistes en mobilité, des stratèges en analyse commerciale et économique… «  Nous voulons inscrire la place dans un espace où cohabiteront harmonieusement le commerce, la mobilité, l’habitat, l’éducation, le sport, l’intergénérationnel… Le nouveau quartier du Trieu signera l’identité de Courcelles  ». Depuis la place, il rayonnera vers la rue Bronchain jusqu’à la rue de la Solidarité, la rue Général de Gaulle jusqu’à la rue Baudouin 1er, la rue Jean Jaurès et la rue Basse. Voilà pour le périmètre.

Tour d’horizon

Si tout reste à écrire, les contours du Courcelles de demain sont déjà esquissés. Pas question de toucher aux mensurations de la place ! «  Elle est remarquable par sa taille. C’est une des plus grandes de Wallonie. Et nous entendons garder cette spécificité…  », insiste la bourgmestre. Depuis plus de 100 ans, la place Roosevelt accueille le marché hebdomadaire. Elle loge également une série de manifestations ponctuelles. Et, elle continuera d’ailleurs à le faire, se prêtant à ces exercices qui relèvent du commerce, des loisirs, du sport…

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Mais le lieu, qui faisait aussi office de gigantesque parking à ciel ouvert, sera « libéré » pour laisser place à la convivialité. Le parking migrera en périphérie immédiate derrière l’ancienne poste, rue de la Solidarité, ou encore du côté de la rue Bronchain. «  Il y aura au final plus d’emplacements qu’aujourd’hui. Et le parking restera gratuit  », assure Caroline Taquin. Une étude de mobilité est aussi en cours. Ses recommandations seront bien sûr intégrées…

Du logement prendra aussi adresse dans ce décor. «  On favorisera le logement moyen à supérieur, destiné notamment aux familles. Un espace jeux pour les enfants ainsi qu’une crèche auraient toute sa place ici. Nous souhaitons aussi que nos seniors aient une place, dans le centre-ville, à proximité des commerces, des services publics, des transports. Avec pourquoi pas une résidence-services.  »

Courcelles entend aussi saisir l’occasion de cette mutation annoncée pour étoffer son offre scolaire. «  Avec 31.000 habitants, Courcelles, troisième commune de l’arrondissement, peut légitimement revendiquer un enseignement secondaire sur son territoire. On s’y emploiera en tout cas  », insiste la bourgmestre. On en profitera aussi pour regrouper sur un même espace l’offre scolaire – fondamental, cours du soir, académie de musique… – dans des bâtiments neufs.

L’offre culturelle est aussi appelée à diversification. Un amphithéâtre verra ainsi le jour, dans le voisinage du centre de la Posterie.

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Le commerce ne sera pas oublié. «  Nous voulons proposer à Courcelles ce que l’on ne trouve pas ailleurs… On en profitera aussi pour uniformiser les terrasses  ».

Les Courcellois consultés

Le cahier des charges sera proposé au conseil communal du mois d’août. Les auteurs de projets pour l’étude urbanistique et le schéma directeur seront sélectionnés dans la foulée. Ils disposeront d’un an pour plancher sur le sujet. Une maquette sera soumise à la consultation de la population en 2018. «  Cela nous laissera le temps d’apporter les corrections nécessaires avant d’engager notre dossier dans le cadre de l’appel à projets en vue d’une subsidiation par les fonds structurels européens.  »

Pour mener l’aventure à son terme, la commune de Courcelles ne compte pas faire cavalier seul. Elle entend en effet nouer un partenariat public/privé. Le nouveau quartier du Trieu est annoncé à l’horizon 2015/2030…

M-G.D.

La piscine au quartier Bronchain

Dimanche, Juillet 30, 2017 - 14:21

piscine Courcelles

Le sport reprendra ses droits au quartier Bronchain. C’est là, à l’arrière de la Posterie, que le futur bassin devrait prendre forme.

Depuis un peu plus d’un an, les Courcellois sont privés de piscine : leur bassin laissait échapper 4.000 litres d’eau par jour et ses équipements techniques avaient fini par rendre l’âme. Forte d’une promesse de subsidiation, la commune avait lancé le chantier de rénovation. Mais un jeu de chaise musicale ministérielle est venu compliquer le jeu. À l’automne dernier, Courcelles avait été avisée que son projet ne collait pas au plan piscine 2018. Elle aurait dû se contenter de subsides riquiqui pour une opération lourde et coûteuse, de l’ordre de 4 millions. Dans ces conditions, exit la rénovation… et place à un nouveau bassin. Courcelles a complètement refondu son projet… suspendu aujourd’hui à la décision de la nouvelle ministre des Infrastructures sportives, la MR Valérie De Bue.

Dimanche, Juillet 30, 2017 - 14:24

 

Et mon commentaire perso :

 

COURCELLES : il est revenu le temps des promesses (air connu) !
Dès la rentrée scolaire de ce mois de septembre 2017, nous entrons déjà dans une année pré-électorale: on vote en effet le dimanche 14 octobre 2018 pour les communales et les provinciales.

C’ est donc le moment pour les partis politiques de (res)sortir leur programme, leurs promesses, jeter de la poudre aux yeux, …
C’ est bien là tout le sens de cet article de « La Nouvelle Gazette » ou Caroline trône, une fois de plus,… Certains médias vont aider à fond évidemment certains candidats et certains partis du système en place, vers le culte de la personnalité, le pouvoir personnel ,…

Le tandem TAQUIN – HASSELIN, qui fait en réalité danser tout COURCELLES n’ échappe pas à cette règle, de quoi faire pâlir, rêver (voire enrager) d’ envie certains petits copains du CDH et d’ Écolo.

On croit rêver, Caroline semble croire qu’ elle va s’ installer au pouvoir, pour 24 – 30 ans, dans la commune de COURCELLES, à lire cet article. Après tout en Macronie tout proche, on vient bien de fabriquer un nouveau Président de la République, en 6 mois, avec l’ aide de la Finance, des sondages et des médias vendus, …

Pour enfin changer la place du Trieu (Roosevelt) et ses alentours, elle va donc mettre en place un partenariat public-privé.

Première remarque : lorsque le public a recours à « l’aide » du privé, c’ est que le privé va s’ en mettre plein les poches, sur le dos de qui ( ???), à votre avis ? La privatisation dans tous les domaines -y compris de notre marché hebdomadaire du mercredi-matin qui existe depuis quelque 190 ans-, c’ est bien dans la logique du MR et des patrons, des gérants. C’ est pourquoi, aucune majorité courcelloise n’ y avait eu recours jusqu’  ici pour le Trieu, …

Deuxième remarque : il existe un projet de rénovation du quartier du Taillis depuis le début des années 1950. Je crois bien que mon père conseiller communiste de 1953 à 1958 y a participé aussi ( ???). Un ancien bourgmestre avait déjà pensé et projetait pour commercer de déplacer La Poste vers Miaucourt,…
Actuellement, l’ ancienne Poste, toujours bien solide, enlaidit la place depuis déjà plusieurs décennies et personne ne semble songer à la rénover pour en faire un usage public, jusqu’ au moment où elle tombera en ruines par manque de projet et de fric, …
Manque de fric ? L’ ensemble du projet de la « nouvelle » école est finalement abandonné. Rien que la construction de la première phase a coûté 4-5 fois plus chère que ce qui était initialement prévu. Encore faut-il que l’intervention financière également des pouvoirs supérieures suive ( ???). Elle va même construire de nouveaux bâtiments scolaires, et même un enseignement secondaire (supérieure, sans doute),…

Troisième remarque : à trois, quatre reprises, le PS(B) s’ est lui aussi déjà servi de la rénovation du Trieu à des fins électorales, allant même jusqu’à présenter sa propre carte, son propre projet,… Mais les promesses électorales ne coûtent pas chères, … Et voila maintenant le MR, et sa majorité à trois, sans fêlures pas trop apparentes jusqu’ici, …

Quatrième remarque : Taquin va déplacer le marché historique qui a du plomb dans l’ aile depuis son arrivée (y compris sans doute les cafés qui entourent la place et qui leur permet de faire leurs meilleures affaires le mercredi et le samedi dans la matinée là où ils se trouvent actuellement).
Elle promet aussi un (nouveau) bassin de natation, alors que la « bassine » (lapsus linguae de l’ échevin PS Emile CLERCY, un jour, lors d’une séance du Conseil communal) n’ a pas de quoi fonctionner. Ernest GLINNE, en sautant un jour, sur un projet de construction d’ un bassin expérimental, pour un montant de 8 millions de FB (une queue de budget), qui traînait au fond d’ un tiroir d’ un cabinet ministériel ami, a en effet oublié qu’il ne suffit pas de construire, mais qu’ il faut aussi prévoir le fric pour son entretien son fonctionnement, les salaires, …, pendant les décennies qui vont suivre, …

Cinquième remarque : selon Caroline, on ne stationnera plus sur la place, mais derrière « La Posterie », rue Bronchain (ou alors sur un nouveau parking, derrière l’ ancienne Poste). Et ce parking (plus grand) restera gratuit. Les partenaires PRIVÉS y pensent sans doute déjà (???).
Les cabaretiers, les commerçants du début de la rue de Gaulle, les gens «pressés » qui courent faire un petit achat, les personnes âgées, handicapées,…, qui ne font que passer pour se rendre à La Poste, acheter quelques timbres-Poste, vérifier l’ arrivée de leur pension, reprendre 100, 200 euros à la fois si le bancontact fonctionne, chez le libraire, acheter un paquet de cigarettes, reporter leur lotto, se rendre chez le pharmacien, faire un petit achat, y rêvent déjà avec bonheur, … Mais il paraît que la population sera consultée dans un rayon de 5 kms à la ronde, …

Bref TAQUIN et HASSELIN rêvent d’ une fontaine-jet d’eau, de fiestas, d’ attractions, d’ illuminations, d’ un Carollywood permanents, peut être d’ une place à étages ( ???).
Il est vrai que ses amis Louis MICHEL et Olivier CHASTEL ne cessent d’ augmenter nos salaires notre pouvoir d’ achat, nos retraites et autres allocations, avec l’ aide des banques, des multinationales qui pillent notre pays, y compris les Courcellois, … ! Rive Gauche sera dépassé à COURCELLES,… ! De quoi s’ acheter un logement moyen ou supérieur autour du nouveau Trieu-à-la-Taquin, …

Un monstre du Loch Ness courcellois ?: octobre 2018, le temps passe vite Caroline !

 

21:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |