10/03/2015

[FEDERATION DES RESISTANCES] #casserleschomeurspourcasserlessalaires Comment...

bpc/cs/
 
From: Arnaud Lismond Mertes
Sent: Tuesday, March 10, 2015 3:22 PM
 
Subject: [FEDERATION DES RESISTANCES] #casserleschomeurspourcasserlessalaires Comment...
 
Arnaud Lismond Mertes
Arnaud Lismond Mertes 10 mars 15:22
#casserleschomeurspourcasserlessalaires Comment fonctionne le contrôle des "efforts de recherche d'emploi" des chômeurs/ses instauré en 2004? Un contrôleur de l'ONEM témoigne : "Il faut au moins 60% de dossiers négatifs". A lire dans le revue Ensemble disponible sur www.asbl-csce.be/journal/ensemble85chomage27 #casepassepresdechezvous X, Contrôleur à l'ONEM : « [...] Lors des réunions à Bruxelles, les responsables voient les résultats de chacun, et font les moyennes. Les consignes ne viennent pas officiellement du bureau central de Bruxelles, mais les chiffres des différentes régions sont comparés, avec des pressions de fait des bureaux régionaux les uns sur les autres. Les responsables reviennent ensuite avec leurs interprétations des réunions. Dans les faits, il faut au moins 60 % de négatifs. Dans ce système, l’objectivité est impossible. J’ai en tête l’exemple d’un jeune, habitant seul dans un appartement cher, 600 euros, pour 800 euros de chômage. Durant un hiver, il n’avait pas de chauffage, les conduites d’eau avaient éclaté. Il a été franc et honnête au contrôle, il a expliqué : «J’étais bloqué chez moi, gelé, je n’avais pas d’autre solution de logement, par ailleurs j’ai subi le décès de mon père, j’étais perdu à ce moment-là. C’est exact, pendant deux mois je n’ai pas cherché d’emploi». Franchement, moi, face à une histoire comme ça je ne sanctionnerais pas ! Et bien si, il a été sanctionné ! [...]
> Pensez-vous que ce système permet de lutter contre le travail au noir?
> Pas du tout, ça ne change rien. Au contraire, les exclus vont chercher à compenser la perte de revenus. Certains « honnêtement », par le travail au noir, pour d’autres ce sera autrement, par des agressions et des vols. On régresse. Les sanctions vont créer énormément de problèmes et mettre des familles dans la difficulté. Pour certaines personnes, même au chômage depuis des années, se retrouver au CPAS représente une honte, le pire de tout ! Psychologiquement, le chômage est un grade au-dessus, et se retrouver avec un revenu d’intégration équivaut à perdre son identité. Récemment, on a eu connaissance d’un chômeur exclu qui ne pouvait envisager se rendre au CPAS, il s’est pendu.
> Ça se discute, dans les bureaux de chômage, ce genre d’événement ?
> Oui, mais les réactions évoquent «une dépression préalable», «il devait avoir d’autres problèmes...», etc. Je suis certain que nous allons avoir des drames. Et les gens vont réagir si on leur enlève le minimum vital, c’est mon ressenti, les gens vont se révolter. Au niveau politique, vont-ils en tenir compte ? Il ne faut pas toujours imaginer un soutien populaire envers la pression exercée sur les chômeurs. On sait que je travaille à l’Onem, on m’interpelle beaucoup, ces exclusions sont perçues négativement. Les vieilles personnes, par exemple, ont peur d’être agressées, disent qu’elles ne pourront plus sortir...! Ça fait très peur aux gens ! Ils ont peur del’avenir, des vols, et ils ont peur... d’une révolution, ils me le disent. Peu de gens me disent que c’est bien fait pour eux ! Toutes ces personnes vivent en famille, travaillent, mais ils ont peur de ça, de cet avenir-là. Ils ressentent très fort le malaise. ».


20:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |