29/10/2014

BELGIQUE: Pension à 67 ans : le ministre Bacquelaine incapable d e réfuter les chiffres du PTB

 
Sent: Saturday, October 25, 2014 7:31 PM
Subject: Pension à 67 ans : le ministre Bacquelaine incapable de réfuter les chiffres du PTB
 
 

À la Chambre, Raoul Hedebouw a posé au tout nouveau ministre des pensions Daniel Bacquelaine (MR) une « question orale » à propos du plan du gouvernement de relever l'âge de la pension à 67 ans. Car, dans les médias, le ministre avait fortement relativisé les conséquences de cette décision : « De 5 à 10 % seulement des gens vont devoir travailler jusqu'à 67 ans ! » Tout comme, actuellement, il y en a que peu qui travaillent jusqu'à 65 ans, avait déclaré le ministre.

60 % des femmes

Pourtant, il y a suffisamment de raisons de penser que cela va fortement changer. En effet, le gouvernement veut non seulement relever l'âge de la pension légale, mais aussi celui de la pension anticipée. À partir de 2018, celle-ci ne serait plus possible qu'à 63 ans et, en outre, avec une carrière de 42 ans. Soit 7 ans de plus au moins qu'en 2012.

En résumé : l'âge de la pension légale augmenté de deux ans, l'âge de la pension anticipée d'un an et la condition de carrière pour la pension anticipée de sept ans.

Vu la combinaison de ces trois augmentations, ils seront très nombreux à devoir travailler plus longtemps. Les trois quarts des femmes et un quart des hommes n'arrivent pas à une carrière de 42 ans, périodes assimilées y compris. Et 60 % des femmes et 10 % des hommes n'arrivent pas non plus à une carrière de 38 ans. Ils vont donc devoir travailler 4 années de plus et ne pourront prendre leur pension qu'à 67 ans.

Le ministre Bacquelaine a répondu que tout le monde pouvait prendre sa pension à l'âge de la pension légale (il ne manquerait plus que ça...). Il a répété qu'aujourd'hui, « seul un petit nombre de gens travaillent jusqu'à l'âge de la pension légale », même s'ils ne peuvent faire valoir une carrière complète. Il oublie d'ajouter, bien sûr, que ces gens ne reçoivent pas une pension légale complète et qu'ils se retrouvent souvent dans la pauvreté. Avec la nouvelle réforme des pensions, il leur restera encore un peu moins de pension.

« Mettez vos chiffres sur la table »

Le ministre a également mis les chiffres du PTB en doute. Après quoi Raoul Hedebouw lui a expliqué que Kim De Witte, le spécialiste des pensions au PTB, s'appuie sur une étude de 2011 de feu le professeur Jos Berghman, de la KU Leuven : « La protection des pensions en Belgique : aperçu et défis ». Jos Berghman était doyen de la faculté des Sciences sociales à l'Université de Tilburg et, plus tard, professeur de Politique sociale et coordinateur de recherches à la faculté des Sciences sociales de la KU Leuven. Il était directeur de programme de la formation en sociologie et entre autres président du Comité de gestion de la Sécurité sociale belge. Ensuite, il a été conseiller de la Commission européenne et, antre autres, membre de la Commission des pensions. Une source très fiable, dirait-on, et cela vaut pour le ministre Bacquelaine.

Eh bien non. Dans sa réponse à Raoul Hedebouw, le ministre n'a toutefois pas répété ses déclarations dans la presse, mais il s'est obstiné à prétendre que « l'écrasante majorité ne devra pas travailler jusqu'à 67 ans ». À la question de savoir sur quelle étude le ministre s'appuyait, celui-ci n'a pas répondu. Raoul Hedebouw l’a alors prié de mettre ses chiffres sur la table, afin de lancer un véritable débat sur les pensions, indépendamment de la propagande trompeuse de certains partis gouvernementaux.

11:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Plus de 7 000 participants à une Protestparade colorée

 
 
Sent: Monday, October 20, 2014 2:59 PM
Subject: Plus de 7 000 participants à une Protestparade colorée
 

20 octobre 2014

 

Plus de 7 000 participants à une Protestparade colorée

Foto Peter MertensBonjour,

Hier, à Bruxelles, nous étions plus de 7 000 participants à la Protestparade. 7 000 personnes « ordinaires », des personnes extraordinaires qui crient leur refus du projet de société asocial du nouveau gouvernement de droite. 7 000 personnes qui veulent défendre leurs solutions, bien plus positives.

Plusieurs journaux télévisés ont montré de beaux reportages sur notre Protestparade : enthousiaste, diversifiée, colorée, combative, et avec beaucoup de monde. Vous pouvez visionner le reportage de RTL ici et de la RTBf ici.

« Cela faisait chaud au cœur ! Tant de gens qui prennent le temps, un beau dimanche après-midi, d’aller manifester pour un avenir meilleur », m’écrivait Christ dans un mail. En effet, quelle richesse : des dockers, des médecins, des écoliers, des métallos, des activistes pour la paix, des acteurs de la culture, des antiracistes, des enseignantes, des seniors, des infirmiers et des infirmières, des familles, tous solidaires.

Les plus de 7 000 manifestants sont venus de tous les coins du pays. D’Ostende à Charleroi en passant par Gand, Bruxelles, Liège, etc. Il y avait aussi beaucoup d’étudiants qui s’opposent à l’augmentation des frais d’inscription et aux économies en matière d’éducation. Line De Witte (de Comac, mouvement de jeunes du PTB) expliquait hier sur le podium de la Protestparade pourquoi c’est une très mauvaise idée, et comment cela pourrait être autrement. Vous pouvez voir ici son discours.

« Nous ne reposerons pas avant que ce gouvernement ne retire ses mesures asociales », c'est ce que j'ai dit au meeting final de la Protestparade. Vous pouvez lire mon discours ici. Je remercie ici tous ceux qui étaient présents ! Vous pouvez compter sur nous pour continuer la mobilisation pour une alternative sociale !

Salutations engagées,

Peter Mertens, président du PTB

Le discours

> "Oui, nous avons une alternative !" Discours intégral de Peter Mertens à la Protestparade

 

La Protestparade à la télé

> Voir le reportage de RTL ici et de la RTBf ici

Les photos

> Les meilleures photos : c’était la Protestparade !

 

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10:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

CHARLEROI: le business de l' Icdi (Intercommunale carolorégienne de destruction des immondices) et des sociétés privées et conne xes, via les conteneurs communaux: le cas des voleurs ...

CHARLEROI: le business de l' Icdi (Intercommunale carolorégienne de destruction des immondices) et des sociétés privées et connexes, via les conteneurs communaux: le cas des voleurs ...
 
En écoutant les explications et informations de “TéléSambre”, ce mardi 28 octobre 2014...,
 
je vais prendre un exemple fictif pour tenter d' expliquer ce que personnellement, je comprends et ressens aussi.
 
Comme on le sait, dans les magasins, on ne nous vend plus que de la saloperie, de plus en plus luxueuse, de plus en plus chère, de moins en moins durable et réparable. Ça ne fonctionne plus: hep: poubelle !, vous achetez du nouveau pour remplacer. C' est du gaspi pur et simple et on pille, on épuise, toutes les richesses naturelles de l' Humanité, on ne répare plus, on jette... C' est aussi par exemple le cas de tous ces emballages perdus, sécurisés (pour qui ?), luxueux, que nous payons  en achetant (car compris dans les prix de vente) et en évacuant...
 
Maintenant, pour suivre le "progrès", un voisin habitant, cinq maisons plus loin que la vôtre dans la même rue, liquide un vieil ordinateur fonctionnant sous Xp, en courant le jeter dans le container Icdi, situé dans votre commune. Vous le suivez, une heure après... Vous voyez la boîte ... Vous vous dite: elle est encore en bon état, il y a encore peut être les barrettes mémoire, la carte graphique, la boîte d' alimentation, les câbles de connexion, la boîte me conviendrait, je la récupère en la (re)chargeant dans ma voiture, car je trouverai peut être des éléments me permettant de compléter mon vieux matériel qui me sert encore. Et bien, vous ne le savez pas: mais vous êtes UN VOLEUR !
 
Le Directeur de l' Icdi, vous explique pourquoi: parce que c' est "un manque à gagner (mais oui !) pour l' Icdi", qui, elle, revend vos (nos) déchets, à des firmes privées spécialisées qui, bien sûr récupèrent, mais pour se faire de plantureux ... bénéfices.
 
C' est la même chose, si jamais vous voudriez (re)charger une belle planche, un beau panneau de frigolite jeté, un beau miroir intact, ...
 
Ne demandez pas l' autorisation à un préposé: il vous dira "NON, je ne peux pas, sinon je serai jeté à la porte !" ...
 
Tout cela pourquoi: parce que derrière tout ce que nous jetons, nous trions, nous achetons, portons, déposons GRATOS dans les conteneurs communaux, il y a  un véritable big-business privé... C' est aussi cela, le recyclage "écologique" ...
 
Sans compter qu' en utilisant les containers Icdi (qui ont plus l' atmosphère de casernes beaucoup plus que de centres d' accueil pour le public), nous sommes filtrés et fichés puisque, à chaque visite, il faut donner sa carte d' identité. Quid de la protection des données privées ! Demain, nous seront probablement aussi surveillés et filmés en plus par des caméras ...
 
RoRo
(a/conseiller communal)
B6180 Courcelles

10:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/10/2014

Au PTB-Charleroi: ouverture d' une permanence sociale gratuite a u siège de la Fédération

Au PTB-Charleroi: ouverture d' une permanence sociale gratuite au siège de la Fédération:
 
Une très bonne nouvelle: en plus de la Maison médicale de Médecine Pour le Peuple à Marcinelle, la Fédération de Charleroi ouvre maintenant une permanence sociale gratuite au siège de la Fédération, 21 rue Zénobe Gramme à CHARLEROI. Faisons la connaître partout. Nulle doute qu’ en ces temps de soi-disant crise et de paupérisation, elle sera très utile.
 
RoRo
 
Les gens d'abord, pas le profit:
 
Nous avons le plaisir de vous informer que, depuis quelques semaines, a été mise en place une permanence sociale dans les locaux du PTB Charleroi, celle-ci se déroule tous les mercredis entre 16h et 18h.
 
Elle est accessible à tous et bien entendu gratuite.
 
Son objectif est d'apporter une aide concrète à ceux qui en ont besoin. Son rôle consiste, entre autres, à fournir des renseignements, orienter vers les institutions adéquates, apporter un conseil, une aide administrative ou un accompagnement lors de démarches, procurer une aide juridique de première ligne ou tout simplement une écoute.
 
Pour plus de renseignements, vous pouvez nous écrire sur permanenceptb@gmail.com, ou nous téléphoner au 071 32 45 65 ou 0491 333 430.
 
N' hésitez pas à faire passer l'information autour de vous!
 
Sotie MERCKX Conseillère communale
 
Geoffrey MAUFORT Assistant social.

14:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/10/2014

COURCELLES: qu' est devenu "Le Lido" d' autrefois ???

 
 
Qu' est devenu "Le Lido" d' autrefois ??? 

COURCELLES: pour l'Histoire: dans mes archives courcelloises ...

Pour les anciens courcellois, le «Lido» n' évoque pas uniquement une belle rangée de grandes et jolies jeunes femmes, à la gymnastique particulièrement gracieuse. Non, le «Lido», c' était avant tout l' endroit idéal pour passer du bon temps.

On y trouvait un plan d' eau où l' on pouvait piquer une tête les jours de grande chaleur, une guinguette où les jeunes gens aimaient se rencontrer, des terrains de tennis, ... autant d' activités qui ont animé la vie courcelloise jusque dans les années soixante.

Le site et les bâtiments qui l' entourent ont alors été rachetés par le ministère des Finances qui y a installé des bureaux (RoRo: celui des Contributions). Mais, l' activité ministérielle devait également prendre fin (RoRo: Les Contributions sont parties en effet s' installer "à Fay", rue Churchill et, au début des années nonante, c' est un entrepreneur qui acquiert cette propriété de la rue des Déportés (RoRo: qui appartenait naguère à la famille Masson). «Trois mois après, j' ai remarqué qu' il commençait à couper les arbres», explique M. Delvigne, un proche voisin. «Je lui ai fait remarquer que c' était une zone verte.». Une remarque superbement ignorée par le nouveau propriétaire, actif dans les constructions et aménagements de routes. 

En tout, il aurait abattu quelques trois cents arbres, dont certains remarquables», poursuit le voisin. L' entrpreeur ne va pas s' arrêter en si mauvais chemin: modification du relief du sol, comblement de l' étang... L'homme coule également une dalle en béton sur lequel il érige un hangar, en toute illégalité puisqu' il ne parviendra jamais à obtenir les permis adéquats. Ce qui ne l' empêche pas, cependant de continuer son oeuvre, fort peu appréciée par les riverains qui vont d' ailleurs réagir avec une belle détermination et vivacité.
cité.

Ces derniers enverront dans un premier temps une pétition au bourgmestre de Courcelles.  Comme les choses ne semblent pas vraiment évoluer, les voisins vont alors frapper à toutes les portes possibles, à tous les niveaux de pouvoirs: police communale, police de l' environnement, Région wallonne, ministères, ..., toutes les possibilités seront épuisées.

Le comité pourra également compter le soutien énergique d' «Espace Environnement» qui, par le biais de Mme Curini, va encore donner un, peu plus de poids à l' action entamée.

Des scellés seront posés à plusieurs reprises pour tenter de mettre fin aux activités illégales de l' entrepreneur. Mais ils seront brisés, notamment les 9 novembre 1992 et 10 février 1993. 

L' accumulation de plaintes et l' indifférence, voire. le mépris, manifestés par le propriétaire entraîneront une action judiciaire qui démarrera au début de l' année '93.

«Nous avons assisté à dix-sept audiences», a comptabilisé Mme Mascaux, une riveraine particulièrement déterminée. Finalement, le jugement a été prononcé cinq ans plus tard, le 13 juin 1998. Et le verdict est clairement favorable aux plaignants puisque l' entrepreneur est condamné à dix-huit mois de prison avec sur­sis. 

De plus, et c'est bien là le plus important, le propriétaire est tenu de redonner au site sa configuration originelle. Il devra également suivre le plan de plan­tations, conçu par un architecte paysagiste  d' «Espace Environnement». 

Mais l'entrepreneur n' a pas déposé les armes puisque il a décidé d' interjeter appel. La première audience, à Mons, a déjà donné lieu à une remise, programmée le 4 octobre prochain.

Selon l'avocat de la défense, l' entrepreneur courcellois aurait seulement fait preuve d' un peu trop de naïveté. Et il aurait été particulièrement, harcelé par les riverains. Des arguments qui font sourire doucement les gens du comité qui ne comptent pas abandonner leur action après plus de huit ans de combat. Patience et longueur de temps...

Note de RoRo: Ainsi se termine cet article de presse qui date du 19 août 1999. Je ne connais pas les suites, les conséquences, de ces actions judiciaires. Mais le temps aidant, les années effaceront des mémoires ce que fut le "Lido" et ce nom ne restera plus que celui d' un lieu-dit de COURCELLES, comme il y en a tant, dans notre commune et ailleurs.

https://www.facebook.com/groups/roger.romain/
            LeLido02

COURCELLES: qu' est devenu "Le Lido" d' autrefois ???

COURCELLES: pour l'Histoire: dans mes archives courcelloises ...

Pour les anciens courcellois, le «Lido» n' évoque pas uniquement une belle rangée de grandes et jolies jeunes femmes, à la gymnastique particulièrement gracieuse. Non, le «Lido», c' était avant tout l' endroit idéal pour passer du bon temps.

On y trouvait un plan d' eau où l' on pouvait piquer une tête les jours de grande chaleur, une guinguette où les jeunes gens aimaient se rencontrer, des terrains de tennis, ... autant d' activités qui ont animé la vie courcelloise jusque dans les années soixante.

Le site et les bâtiments qui l' entourent ont alors été rachetés par le ministère des Finances qui y a installé des bureaux (RoRo: celui des Contributions). Mais, l' activité ministérielle devait également prendre fin (RoRo: Les Contributions sont parties en effet s' installer "à Fay", rue Churchill et, au début des années nonante), c' est un entrepreneur qui acquiert cette propriété de la rue des Déportés (RoRo: qui appartenait naguère à la famille Masson). «Trois mois après, j' ai remarqué qu' il commençait à couper les arbres», explique M. Delvigne, un proche voisin. «Je lui ai fait remarquer que c' était une zone verte.». Une remarque superbement ignorée par le nouveau propriétaire, actif dans les constructions et aménagements de routes.

En tout, il aurait abattu quelques trois cents arbres, dont certains remarquables», poursuit le voisin. L' entrepreneur ne va pas s' arrêter en si mauvais chemin: modification du relief du sol, comblement de l' étang... L'homme coule également une dalle en béton sur lequel il érige un hangar, en toute illégalité puisqu' il ne parviendra jamais à obtenir les permis adéquats. Ce qui ne l' empêche pas, cependant de continuer son oeuvre, fort peu appréciée par les riverains qui vont d' ailleurs réagir avec une belle détermination et vivacité.

Ces derniers enverront dans un premier temps une pétition au bourgmestre de Courcelles. Comme les choses ne semblent pas vraiment évoluer, les voisins vont alors frapper à toutes les portes possibles, à tous les niveaux de pouvoirs: police communale, police de l' environnement, Région wallonne, ministères, ..., toutes les possibilités seront épuisées.

Le comité pourra également compter le soutien énergique d' «Espace Environnement» qui, par le biais de Mme Curini, va encore donner un, peu plus de poids à l' action entamée.

Des scellés seront posés à plusieurs reprises pour tenter de mettre fin aux activités illégales de l' entrepreneur. Mais ils seront brisés, notamment les 9 novembre 1992 et 10 février 1993.

L' accumulation de plaintes et l' indifférence, voire. le mépris, manifestés par le propriétaire entraîneront une action judiciaire qui démarrera au début de l' année '93.

«Nous avons assisté à dix-sept audiences», a comptabilisé Mme Mascaux, une riveraine particulièrement déterminée. Finalement, le jugement a été prononcé cinq ans plus tard, le 13 juin 1998. Et le verdict est clairement favorable aux plaignants puisque l' entrepreneur est condamné à dix-huit mois de prison avec sur­sis.

De plus, et c'est bien là le plus important, le propriétaire est tenu de redonner au site sa configuration originelle. Il devra également suivre le plan de plan­tations, conçu par un architecte paysagiste d' «Espace Environnement».

Mais l'entrepreneur n' a pas déposé les armes puisque il a décidé d' interjeter appel. La première audience, à Mons, a déjà donné lieu à une remise, programmée le 4 octobre prochain.

Selon l'avocat de la défense, l' entrepreneur courcellois aurait seulement fait preuve d' un peu trop de naïveté. Et il aurait été particulièrement, harcelé par les riverains. Des arguments qui font sourire doucement les gens du comité qui ne comptent pas abandonner leur action après plus de huit ans de combat. Patience et longueur de temps...

Note de RoRo: Ainsi se termine cet article de presse qui date du 19 août 1999. Je ne connais pas les suites, les conséquences, de ces actions judiciaires. Mais le temps aidant, les années effaceront des mémoires ce que fut le "Lido" et ce nom ne restera plus que celui d' un lieu-dit de COURCELLES, comme il y en a tant, dans notre commune et ailleurs.

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14:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/10/2014

COURCELLES: Pour l' Histoire: tiré de mes archives communistes courcelloises.: La taxe sur les trottoirs, taxe s tupide et injuste

 
Pour l' Histoire: tiré de mes archives communistes courcelloises.
 
Nous sommes en 1952, à l' occasion des élections communales du 12 octobre 1952. Le Conseil communal se compose de 15 conseillers communaux à (ré)élire. Il sortira des urnes 2 élus communistes : Georges GLINEUR (député et conseiller communal sortant) et Roger ROMAIN père. Le Pc en cette période de Guerre froide et d' anti-communisme et d' anti-soviétisme rabiques, de Guerre de Corée, a reculé évidemment, perdant des sièges partout en Belgique. Malheureusement ...
 
Lors de la campagne électorale communale de 1952, il était déjà question de la "taxe communale sur les trottoirs". Une taxe injuste et injustifiée selon les communistes courcellois. Il faut se replacer dans le contexte de l' époque. Imaginez-vous COURCELLES, le quartier de La Glacerie - Wartonlieu, du Trieu-des-Agneaux, de Forrière, de Sart-lez-Moulins, la place du Trieu, en 1952, 7 ans à peine de la sortie de guerre. En 1965, lorsque les communistes courcellois sont entrés dans la majorité PSB-PCB, Georges GLINEUR occupa l' Échevinat des Travaux. 13 ans plus tard par rapport à 1952, 2/3 kms des rues de la commune étaient encore en terrain naturel, 2/3 des rues de COURCELLES n' avaient pas encore l' égouttage public (Pour rappel, la place Roosevelt fut pavée en 1961). Pendant ces 6 années de mandat de Georges GLINEUR, outre d' autres réalisations communes à l' ensemble de la majorité progressiste, tout l' éclairage public a dû être remplacé et modernisé ...
 
Alors, les trottoirs de COURCELLES en 1952 - 1953 ???
 
Pendant la campagne électorale communale de 1952, "LA VÉRITÉ", organe périodique de la Section de Courcelles du Parti Communiste de Belgique, publia l' article ci-dessous, sous la signature du camarade Paul RENARD qui deviendra plus tard le représentant du Parti communiste à la Commission d' Assistance Publique (Cap), succédant à Désiré JACOBÉUS ...
 
 
 
Roger ROMAIN fils
(a/conseiller communal 1971 - 1994)
 
 
 
 
La taxe sur les trottoirs, taxe stupide et injuste.
 
Parmi les multiples taxes frappant la population, il en est une créant des injustices flagrantes, c'est la taxe sur les trottoirs.
 
Normalement, un trottoir est considéré comme tel lorsqu' il est construit le long d'un immeuble.
 
La majorité socialiste a une autre appréciation sur ce point. Elle considère comme trottoir, ce que nous appelons accotement, parce que éloigné de l'immeuble et utilisé pour le passage des piétons.
 
Mais cette conception spéciale du collège socialiste et de sa majorité n' a qu' un but faire rentrer de l'argent dans la caisse communale.
 
C' est le ministre de l' Intérieur PSC qui le demande.
 
Et c' est ainsi que toute une série de petits propriétaires de Forrière, de la rue de Marchienne, de la rue Albert Lemaître, sont contraints de payer une taxe pour un trottoir qu' ils n' ont pas.
 
Elle est belle n' est-ce pas la gestion socialiste.
 
Nos suggestions pour renoncer à une telle taxe ont été régulièrement repoussées.
 
Pour la prochaine séance du conseil figurera à l' ordre du jour une proposition communiste visant à modifier le règlement de la taxe sur les trottolrs  et à exonérer du paiement de cette taxe les propriétaires se trouvant dans le cas cité plus haut.
 
Que les propriétaires victimes de la conception de la majorité socialiste sur les trottoirs, appuient la proposition communiste par des délégations et des pétitions auprès du conseil communal. Et surtout qu' ils n' oublient pas de voter communiste le 12 octobre. C' est là le plus sûr moyen de faire voter la proposition communiste visant à modifier le règlement de la taxe sur les trottoirs.
 
Paul RENARD.
 

18:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

NV-A - Mr, ...

NV-A - Mr, ...

Vous vous imaginez le topo: je suis pendant des années Secrétaire de la section de COURCELLES du Parti communiste de Belgique et mandataire public. Arrive un beau jour, le 90e anniversaire d' un ancien membre des Jeunesses hitlériennes, plus tard fondateur du VMO (Vlamse Militanten Ordre (les sections d' assaut du mouvement nationaliste et raciste flamand, nostalgique d' Adolf) et ensuite parlementaire Volksunie (comme l' étaient naguère les SA (sections d' assaut  du Parti nazi). Je me rends à la soirée d' hommage et/ou encore mieux, je l' organise en son honneur, au nom de la section du Parti. Comme COURCELLES est une très importante section du Parti communiste, j' y assiste personnellement et j' invite aussi le Président national de mon Parti, qui tout d' un coup est proposé comme Ministre... ). Il va se passer quoi selon vous ? 99,99 % de Belges et de nos journaleux, vont hurler contre ces sales communistes, traités de Kollabos ! Pour la Nv-A et ses ministres, il suffit de se justifier, de s' excuser, comme l' avait fait Bart De Wever, photographié en compagnie de Le Pen père, de dire aux gens après coup, j' étais seulement là pour m' informer, je ne partage pas leurs positions ... Avec la Nv-A, un parti "démocratique" "belge" trouve normalement de collaborer et de l' installer au pouvoir ... Fantastique, non !

https://www.facebook.com/RomainRogerdeCourcelles

 

17:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

BELGIQUE: LE COURCELLES "TRIEU" DES ANNÉES FOLLES

 
Pour l' Histoire: LE COURCELLES "TRIEU" DES ANNÉES FOLLES:
 
courcellesPlaceTrieu001

La Place du Trieu nous plaisait. Elle avait réussi à conserver ce petit air provincial qui lui allait si bien et peu d' entre nous, en 1920, se souvenaient encore qu' elle avait été, autrefois, bordée par une rangée de peupliers d' Italie. Quoiqu' à présent dénudée et recouverte d' une couche de cendrées, elle restait, à nos yeux, la plus belle de la région. N'avait-elle pas été la cour de récréation de nos jeunes années, l' aboutissement de nos promenades d' adolescent et, plus tard, sur le pas de notre porte, le plaisir d'une parlote entre voisins, dans la fraîcheur du soir ? Dieu merci, nos villages d' alors n'étaient pas encore ce qu'ils sont devenus: autant de parkings où l' on se côtoie sans se connaître, sans même parfois s' apercevoir !

Les vieux Courcellois s'en souviendront. Accroupis contre la façade de l'épicerie de Fernand Poquette ou sous la marquise du "Java", on y discutait, à longueur de soirées, de tout et de rien. Et quand on n' avait plus rien à se dire, les chiqueurs chiquaient et les autres mâchonnaient un brin d'aubepine. On improvisait une "partie de bouchon" dont l' enjeu consistait en une pile de "censes"
pendant que la marmaille fai­sait tournoyer des "chariguettes" ou rouler un "cerceau en bois". Et l' on aurait voulu que ce temps-là ne fût pas béni des dieux !

Pour un peu, le négoce lui-même se serait mis à rêver ! Des étalages pimpants qui sem­blaient perpétuer la saveur et la tradition de ces vieilles boutiques de la fin du 19ième siècle, au temps où elles s'appelaient toutes: "Ancienne Maison de confiance".­

Chez Fernand Poquette, par exemple, on y servait encore et toujours du sucre de pin et des petits pois "cassés" entreposés dans un casier de bois de pich'pin verni et qu' on vous pesait dans une balançoire à plateaux de cuivre et un rustique "satchof" de papier gris. On y débitait aussi vinaigre, huile de table et pétrole de "quinquet soutirés à même le fût. Et malheur à celui qui se trompait de récipient ! Il flottait, dans cette épicerie familiale, des effluves de savon noir, de gros sel ma­rin, de sucre candi, de café vert, d' abricots séchés et de pâtes de pommes.

Les fonds de commerce se transmettaient de père en fils et de mère en fille avec une telle constance qu' aujourd'hui encore, il nous est aisé de reconstituer, par la pensée, cette activité commerçante qui, pour beaucoup d' entre nous fût celle de notre jeunesse.

Qui ne pense, tout à coup, à cette petite droguerie de Melle Dinoire, achalandée, à l'instar, d'une pharmacie d'autrefois, avec son haut comptoir en vieux chêne agrémenté de petites vitrines remplies de sucet­tes à blanchir le linge et de teintures "À l’ alsacienne" ? Les bocaux débordaient de bois de réglisse, de cigarettes au goudron, de bâtons de vanille et de pastilles de menthe. Son armoire à poisons dont le crâne et les tibias nous faisaient frémir bien qu' on n'y rangeât depuis longtemps, que des attrape-mouches. Des rayons entiers à la gloire du "Thé des familles", du savon "Lechat" et de la semelle "Formic". Tandis que, pendu à un clou, un régi­me de tétines en caoutchouc se balançait au gré des courants d' air. Et au milieu de cet univers, caquetait et trottinait une merveilleuse vieille dame, aussi docte qu' un médecin et dont l'aspect un peu compassé se dissimulait sous la blancheur de son cache-poussière. Affublée de la sorte, Melle Dinoire nous impressionnait. Sa science nous paraissait inépuisable et l' étendue de son savoir à la mesure de ses conseils qui englobaient les domaines les plus divers: depuis la meilleures façon d' enlever les taches de rouille jusqu' à celle d' enfoncer promptement un suppositoire récalcitrant.

À côté de ce temple droguo-­pseudo pharmaceutique, celui du prêt-à-porter. Il s' appelait: "Le drapeau américain", cette enseigne, quelque peu sibylline, s' accompagnait d' un étrange sous-titre, dont Ia signification nous est toujours restée énigmatique, "Confections ouvrières pour enfants".

À deux pas, la succursale du "Bon Grain" gérée, à l' époque, par une figure légendaire de nos ballodrommes : Auguste Jéhu (15).

Non loin encore, la plus ancienne imprimerie de Courcelles: celle de Mr Boite qui, depuis 1900, ne se lassait d' imprimer nos bristols: cartes de visite, de baptême, "lettres" mortuaires, menus de mariage et sou­venirs de 1ère communion. C' est dire qu'on n' y entrait qu' aux grandes occasions et que le mérite de cet homme consistait surtout à doser la chaleur de son accueil aux cir­constances qui vous amenaient chez lui. Grâce lui soit rendue, car sa discrétion ne fut jamais prise en défaut.

À côté des festivités communales qui, ainsi que de nos jours, revêtaient un caractère semi-officiel, il y avait, bien sûr, nos loisirs de chaque dimanche. Et si, à ce propos, le ci­néma "Royal" avait pris le relais du défunt "Waux-hall" de nos grands-parents, le cinéma "Moderne", par contre, s' était installé dans l' ancien salon "Marie Molle" (16). Disons tout de suite
qu' en dépit de son alléchante enseigne, personne n' était dupe de ce qui l' attendait à l' intérieur : une salle plus que vétuste bien que spacieuse, des murs délabrés et rongés par l' humidité, des sièges grinçants et une âcre odeur de moisissure qui, dès l' entrée, vous chatouillait les narines. Une chance que la clientèle y venait surtout voir des films à épisodes ce qui avait pour corollaire heureux d' assurer, malgré tout, à l' exploitation une certaine sta­bilité On y débitait, par petites tranches et à longueur de semaines, tout ce dont on disposait et principalement les grands mélodrames de l' époque. Ils y passèrent tous: "Judex", "Le miracle des loups", "Fanfan-la-tulipe", "Surcouf", "Le bossus ou le petit parisien" et autres "Monte-Christo". L' éclectisme de ses programmes étant ce qu' iI était et le confort de sa clientèle son souci mineur, il y avait cependant un domaine sur lequel la direction aurait pu difficilement lésiner sans déflorer son image de marque: la publicité. C' est ainsi que bien décidée à frapper un grand coup, elle avait eu le flair d' engager, à son service, un équipage célèbre dont la notoriété avait, depuis longtemps, dépassé les limites du quartier. Personne, sans doute, n' égalera les sommets d' efficacité qu' atteignit, à cette occasion le duo composé de Félicien et de sa charrette à bras. Éternel gagne-petit, incorrigible pique-assiette, s' accommodant facilement de tout ce que le ciel pouvait lui envoyer de moins fatigant: Félicien était bien celui qu' on attendait, l' homme de la situation, de toutes les situations ! C' est donc sans surprise aucune que le quartier le retrouva, un beau matin, à la pointe du combat. Vision dantesque que cet étrange attelage dans lequel s' époumonait, au milieu d' énormes panneaux publicitaires, un Félicien congestionné de toute part, la goutte au nez, la pipe au bec et affublé selon la fantaisie de la programmation et les disponibilités du costumier, en mousquetaire du roy, en Quasimodo bossu, en duc de Richelieu ou en chevalier de la Table ronde. Mission délicate que la sienne mais dont il s' acquittait avec le sérieux qu' on lui connaissait et une conscience professionnelle à l' abri de tout soupçon. Ce qui, malgré tout, risqua de nous inquiéter un peu lorsque son panneau publicitaire nous annonça le lancement de du film de la semaine suivante: il s' appelait: "la rose effeuillée". Mais que les âmes prudes se rassurent: c' est le plus grand malheur encore qui guettait Félicien et qui devait mettre fin prématurément à sa carrière. Alors que déguisé en "Artagnan" , par une chaude après-midi d' été, cédant, à la fois au farniente, à la canicule et à son penchant naturel, il ne pût résister à la tentation de s' allonger, pour une heure ou deux, à l' ombre bienfaisante d' une avant-cour aussi propice qu' herbue. Le pourpoint largement dégrafé, sa lame profondément enfoncée dans le sol et servant de support à son baudrier et à sa perruque, la bedaine bien dégagée et le crâne douillettement protégé par son feutre en forme d' oreiller, personne n' aurait songé à réveiller tant de candeur assoupie; malheureusement son employeur passait par là, ne fût pas précisément du même avis. Interpellé de la façon la moins courtoise, Félicien fut sommé sur le champ, de trouver une explication à ce qui, bien entendu, était inexplicable. N' en trouvant aucune, le verdict tomba tel un couperet. Il était sans appel. Blessé dans son coeur comme dans sa chair, Félicien se retrouva, donc congédié sans solde et en demeure, par surcroît, de restituer, dès le lendemain matin, tout l' attirail dont il était encore dépositaire. Ce jour-là, le cinéma "Moderne" perdait un de ses plus précieux collaborateurs et le quartier, une occasion de rigolade. Pour la suite de sa carrière, qu' on se rassure, le bonhomme avait, Dieu merci, plus d' un tour dans son sac et c' est ainsi que quelques jours plus tard, il se reconvertissait, à la plus grande joie de tous, en "marchand ambulant de sable blanc pour le passage de la procession". Une de ses mille et une activités parmi tant d' autres.

Bien d' autres salons, en dehors de celui de Marie Molle avaient jadis, fait parler d' eux. L' avant dernier à disparaître fût celui du "Ballon". En 1920, on le savait très mal en point: loin des fastes d' antan où, toutes rougissantes, les oiselles de la belle époque avaient échangé leur premier carnet de bal, il était devenu ce minable coupe-gorge où l' on projetait de petits films d' aventures sur un matériel de location. Vieilles bandes muettes de pellicule usée qu' on avait rapidement rafistolées à l' usage de salles dépenaillées dans le genre de celle-ci. Grandeur et décadence !

En même temps que la "Ballon", sombrait tout un négoce de gagne-petits qui avait gravité" dans son sillage et dont le dernier survivant s' appelait: "D'jan Baudoux". Au départ, simple boutique de location de travestis qui, de fils en aiguille, s' était, peu à peu, transformée jusqu' à devenir cet invraisemblable bazar de farces et attrapes, amoncellement poussiéreux de gadjets au milieu de vieux oripeaux qui finissaient de se défraîchir en attendant le bon vouloir d' on ne sait quel fantôme. Car, à présent que le "Ballon" se mourait, le temps était venu de s' accommoder de tout ce qui pouvait encore intéresser cette nouvelle jeunesse, née de la guerre et qui découvrait, tout à coup, le monde du chewing-gum, des pétards à un franc, des révolvers à bouchons, des pochettes surprises, du poil à gratter, et, bientôt, les joies du yo-yo. L' arsenal de "D'jan Baudoux" était inépuisable. Il le restera d' ailleurs longtemps, au moins jusqu' à la veille de l' autre guerre. Mais personne ne pourra nous empêcher de regretter les collerettes de Pierrot, les paillettes de Colombine et le grelot du chapeau pointu de notre ami Arlequin ! Qu' un musée de l' archéologie du souvenir n' existe-t' il. Nous y aurions placé "D' jan" Baudoux !

Mais de tout ce qui précède, peut être ne retiendrons-nous qu' une image: la plus chère , sans doute. La dernière, en tout cas. Celle de l' ultime bastion des "folles années du Trieu". Il s' appelait autrefois "Le Lion d' or". Il était devenu "Le casino" jusqu' aux années '50, il avait résisté jusqu' au bout en emportant, avec lui, la nostalgie de bien des Courcellois. Survivance de la fin du 19ième siècle: sa scène de Lilliput où s' affrontèrent tant de comédiens. Qui se souviendra encore de sa balustrade suspendue où un orchestre à cordes faisait danser des jeunes-filles en robe d' organdi qu' elles avaient façonnées longtemps d' avance (?). Avec un petit bouquet de myosotis à la main, elles se faisaient accompagner d' un chaperon.

Las ! Viendra 1930. Bientôt la mode des "prés fleuris" (Ils nous arriveront de Nogen-sur-Marne). Et désormais, ce sera à leur tour - Ô suprême revanche - d' accompagner leur propre fille vers d' autres souvenirs.

Les années folles avaient vécu. Une autres avant-guerre commençait !(17).

notes:

(15). Le sport ballant était représenté à l' époque, par une société de "petite balle au tamis" qui avait nom "La Royale". Les luttes se déroulaient, sur la place du Trieu, chaque samedi ou dimanche, voire un autre jour de la semaine. Elles étaient suivies par un très grand nombre de spectateurs. Des vendeuses d' amendes et de "gayes" (noix) circulaient dans le public pendant les "armures". La popularité de ce sport atteignit son sommet en 1925. L' équipe de Courcelles était représentée, à ce moment par: À "passe": Auguste Jéhu et Edmond du magasinier; au "p'tit mitan": Marcel Molle (un redoutable "livreur"; au "grand mitan": Eusèbe del bérotte et au "fond": le p'tit Fernand.

(16) Le salon "Marie Molle est cité dès le milieu du 19ième siècle. Il s' agissait d' une salle dans laquelle, suivant l' expression de l' époque où on y "faisait danser des couples".

(17) Parmi ces souvenirs, il nous a paru opportun de mentionner l' historique de bâtiments officiels, tels que le Bureau des Postes ou celui l' École communale. Qu' on veuille bien nous en excuser. D' autres voix plus autorisées l' ont fait avant nous et comme il faut laisser à César ... Sachons toutefois que l' école communale du Trieu fut fondée en 1846 par Maître Grégoire et que les bâtiments furent rehaussés en 1898 et 1905. Quant au Bureau des Postes, il fut installé en 1923.

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09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |