22/10/2014

COURCELLES: qu' est devenu "Le Lido" d' autrefois ???

 
 
Qu' est devenu "Le Lido" d' autrefois ??? 
COURCELLES: pour l'Histoire: dans mes archives courcelloises ...
Pour les anciens courcellois, le «Lido» n' évoque pas uniquement une belle rangée de grandes et jolies jeunes femmes, à la gymnastique particulièrement gracieuse. Non, le «Lido», c' était avant tout l' endroit idéal pour passer du bon temps.
On y trouvait un plan d' eau où l' on pouvait piquer une tête les jours de grande chaleur, une guinguette où les jeunes gens aimaient se rencontrer, des terrains de tennis, ... autant d' activités qui ont animé la vie courcelloise jusque dans les années soixante.
Le site et les bâtiments qui l' entourent ont alors été rachetés par le ministère des Finances qui y a installé des bureaux (RoRo: celui des Contributions). Mais, l' activité ministérielle devait également prendre fin (RoRo: Les Contributions sont parties en effet s' installer "à Fay", rue Churchill et, au début des années nonante, c' est un entrepreneur qui acquiert cette propriété de la rue des Déportés (RoRo: qui appartenait naguère à la famille Masson). «Trois mois après, j' ai remarqué qu' il commençait à couper les arbres», explique M. Delvigne, un proche voisin. «Je lui ai fait remarquer que c' était une zone verte.». Une remarque superbement ignorée par le nouveau propriétaire, actif dans les constructions et aménagements de routes. 
En tout, il aurait abattu quelques trois cents arbres, dont certains remarquables», poursuit le voisin. L' entrpreeur ne va pas s' arrêter en si mauvais chemin: modification du relief du sol, comblement de l' étang... L'homme coule également une dalle en béton sur lequel il érige un hangar, en toute illégalité puisqu' il ne parviendra jamais à obtenir les permis adéquats. Ce qui ne l' empêche pas, cependant de continuer son oeuvre, fort peu appréciée par les riverains qui vont d' ailleurs réagir avec une belle détermination et vivacité.
cité.
Ces derniers enverront dans un premier temps une pétition au bourgmestre de Courcelles.  Comme les choses ne semblent pas vraiment évoluer, les voisins vont alors frapper à toutes les portes possibles, à tous les niveaux de pouvoirs: police communale, police de l' environnement, Région wallonne, ministères, ..., toutes les possibilités seront épuisées.
Le comité pourra également compter le soutien énergique d' «Espace Environnement» qui, par le biais de Mme Curini, va encore donner un, peu plus de poids à l' action entamée.
Des scellés seront posés à plusieurs reprises pour tenter de mettre fin aux activités illégales de l' entrepreneur. Mais ils seront brisés, notamment les 9 novembre 1992 et 10 février 1993. 
L' accumulation de plaintes et l' indifférence, voire. le mépris, manifestés par le propriétaire entraîneront une action judiciaire qui démarrera au début de l' année '93.
«Nous avons assisté à dix-sept audiences», a comptabilisé Mme Mascaux, une riveraine particulièrement déterminée. Finalement, le jugement a été prononcé cinq ans plus tard, le 13 juin 1998. Et le verdict est clairement favorable aux plaignants puisque l' entrepreneur est condamné à dix-huit mois de prison avec sur­sis. 
De plus, et c'est bien là le plus important, le propriétaire est tenu de redonner au site sa configuration originelle. Il devra également suivre le plan de plan­tations, conçu par un architecte paysagiste  d' «Espace Environnement». 
Mais l'entrepreneur n' a pas déposé les armes puisque il a décidé d' interjeter appel. La première audience, à Mons, a déjà donné lieu à une remise, programmée le 4 octobre prochain.
Selon l'avocat de la défense, l' entrepreneur courcellois aurait seulement fait preuve d' un peu trop de naïveté. Et il aurait été particulièrement, harcelé par les riverains. Des arguments qui font sourire doucement les gens du comité qui ne comptent pas abandonner leur action après plus de huit ans de combat. Patience et longueur de temps...
Note de RoRo: Ainsi se termine cet article de presse qui date du 19 août 1999. Je ne connais pas les suites, les conséquences, de ces actions judiciaires. Mais le temps aidant, les années effaceront des mémoires ce que fut le "Lido" et ce nom ne restera plus que celui d' un lieu-dit de COURCELLES, comme il y en a tant, dans notre commune et ailleurs.
https://www.facebook.com/groups/roger.romain/
            LeLido02

COURCELLES: qu' est devenu "Le Lido" d' autrefois ???

COURCELLES: pour l'Histoire: dans mes archives courcelloises ...

Pour les anciens courcellois, le «Lido» n' évoque pas uniquement une belle rangée de grandes et jolies jeunes femmes, à la gymnastique particulièrement gracieuse. Non, le «Lido», c' était avant tout l' endroit idéal pour passer du bon temps.

On y trouvait un plan d' eau où l' on pouvait piquer une tête les jours de grande chaleur, une guinguette où les jeunes gens aimaient se rencontrer, des terrains de tennis, ... autant d' activités qui ont animé la vie courcelloise jusque dans les années soixante.

Le site et les bâtiments qui l' entourent ont alors été rachetés par le ministère des Finances qui y a installé des bureaux (RoRo: celui des Contributions). Mais, l' activité ministérielle devait également prendre fin (RoRo: Les Contributions sont parties en effet s' installer "à Fay", rue Churchill et, au début des années nonante), c' est un entrepreneur qui acquiert cette propriété de la rue des Déportés (RoRo: qui appartenait naguère à la famille Masson). «Trois mois après, j' ai remarqué qu' il commençait à couper les arbres», explique M. Delvigne, un proche voisin. «Je lui ai fait remarquer que c' était une zone verte.». Une remarque superbement ignorée par le nouveau propriétaire, actif dans les constructions et aménagements de routes.

En tout, il aurait abattu quelques trois cents arbres, dont certains remarquables», poursuit le voisin. L' entrepreneur ne va pas s' arrêter en si mauvais chemin: modification du relief du sol, comblement de l' étang... L'homme coule également une dalle en béton sur lequel il érige un hangar, en toute illégalité puisqu' il ne parviendra jamais à obtenir les permis adéquats. Ce qui ne l' empêche pas, cependant de continuer son oeuvre, fort peu appréciée par les riverains qui vont d' ailleurs réagir avec une belle détermination et vivacité.

Ces derniers enverront dans un premier temps une pétition au bourgmestre de Courcelles. Comme les choses ne semblent pas vraiment évoluer, les voisins vont alors frapper à toutes les portes possibles, à tous les niveaux de pouvoirs: police communale, police de l' environnement, Région wallonne, ministères, ..., toutes les possibilités seront épuisées.

Le comité pourra également compter le soutien énergique d' «Espace Environnement» qui, par le biais de Mme Curini, va encore donner un, peu plus de poids à l' action entamée.

Des scellés seront posés à plusieurs reprises pour tenter de mettre fin aux activités illégales de l' entrepreneur. Mais ils seront brisés, notamment les 9 novembre 1992 et 10 février 1993.

L' accumulation de plaintes et l' indifférence, voire. le mépris, manifestés par le propriétaire entraîneront une action judiciaire qui démarrera au début de l' année '93.

«Nous avons assisté à dix-sept audiences», a comptabilisé Mme Mascaux, une riveraine particulièrement déterminée. Finalement, le jugement a été prononcé cinq ans plus tard, le 13 juin 1998. Et le verdict est clairement favorable aux plaignants puisque l' entrepreneur est condamné à dix-huit mois de prison avec sur­sis.

De plus, et c'est bien là le plus important, le propriétaire est tenu de redonner au site sa configuration originelle. Il devra également suivre le plan de plan­tations, conçu par un architecte paysagiste d' «Espace Environnement».

Mais l'entrepreneur n' a pas déposé les armes puisque il a décidé d' interjeter appel. La première audience, à Mons, a déjà donné lieu à une remise, programmée le 4 octobre prochain.

Selon l'avocat de la défense, l' entrepreneur courcellois aurait seulement fait preuve d' un peu trop de naïveté. Et il aurait été particulièrement, harcelé par les riverains. Des arguments qui font sourire doucement les gens du comité qui ne comptent pas abandonner leur action après plus de huit ans de combat. Patience et longueur de temps...

Note de RoRo: Ainsi se termine cet article de presse qui date du 19 août 1999. Je ne connais pas les suites, les conséquences, de ces actions judiciaires. Mais le temps aidant, les années effaceront des mémoires ce que fut le "Lido" et ce nom ne restera plus que celui d' un lieu-dit de COURCELLES, comme il y en a tant, dans notre commune et ailleurs.

https://www.facebook.com/groups/roger.romain/

14:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.