03/04/2012

Belgique/ Les pensions choquantes des collabos

 
Sent: Tuesday, April 03, 2012 1:46 PM
 
Subject: Belgique/ Les pensions choquantes des collabos
 


--- En date de : Lun 2.4.12, Le Brasier <le.brasier@yahoo.fr> a écrit :

De: Le Brasier <le.brasier@yahoo.fr>
Objet: Belgique/ Les pensions choquantes des collabos

Date: Lundi 2 avril 2012, 23h13

Belgique/ Les pensions choquantes des collabos


Christian Laporte La Libre Belgique Mis en ligne le 02/04/2012

En 1997, le sénateur et avocat anversois Erdman (SP.A) avait déjà remué ciel et terre pour que l’on investigue à ce propos.
Rendons à César ou plutôt à Fred ce qui lui revient En 1997, le sénateur et avocat anversois Erdman (SP.A) avait déjà remué ciel et terre pour que l’on investigue à propos d’une drôle d’assertion qui voulait que 324 collaborateurs belges purs "Troisième Reich" recevaient une pension de la République allemande, mais la volonté politique n’y était pas. Comme on lira ci-dessous, il s’agissait apparemment encore d’une sous-estimation.
On ose espérer que cette fois, le monde politique n’éludera pas le débat face à la découverte d’Alvin De Coninck, fils d’un ancien résistant, qui, menant une recherche sur le dossier des pensions des travailleurs forcés, est allé de surprise en surprise. Cet habitant d’Hoegaarden, qui s’intéresse de près aux travaux du Centre guerre et sociétés contemporaines et à l’histoire de la Seconde Guerre en général, mû par une piété filiale, a pu établir que l’Allemagne contemporaine paie en fait encore les pensions de près de 2 500 collaborateurs belges du Reich (ou en tout cas de leurs veuves).
"Que les anciens soldats qui avaient porté l’uniforme sous le Reich recevaient une pension de l’Allemagne démocratique n’était pas choquant en soi, explique Alvin De Coninck. En fait, en redevenant démocratique, la République fédérale allemande devait assurer la continuité de l’Etat et elle a repris les devoirs de l’Allemagne d’Hitler. Lors de la proclamation d’indépendance des Etats baltes, il y a un peu plus de 20 ans, quelque 100 000 anciens collaborateurs militaires de l’Etat nazi se sont à leur tour adressés aux autorités allemandes pour réclamer elles aussi une pension". Il se fait que ceux-ci sont venus s’ajouter aux 900 000 personnes bénéficiant déjà d’une telle gratification.
Il y a deux ans, les autorités allemandes, contraintes elles aussi de faire des économies, ont lancé un débat sur ces indemnités qui pèsent toujours sur le budget. Une situation qui devenait peu à peu intenable et c’est ce qui a amené les autorités à vouloir taxer toutes les pensions de guerre à 17 % avec une rétroactivité de 5 ans.
C’est là que le bât blessa : si les pensions sont tout naturellement une compétence fédérale, les impôts à leur sujet relèvent des Länder. Mais outre-Rhin, la protection de la vie privée n’est pas un vain mot et faute d’échange d’informations, il était très difficile d’établir si une pension concernait des victimes du nazisme - comme les travailleurs forcés - ou plutôt des bourreaux. Selon les recherches d’Alvin De Coninck, il apparaît que 13 500 anciens travailleurs forcés (ou leurs veuves) perçoivent encore une petite pension mais c’est aussi le cas de 2500 collaborateurs (ou de leurs veuves) qui ont servi sous le Reich.
Retour au dernier épisode connu : en novembre 2011, suite à l’émotion suscitée par l’imposition des anciens travailleurs forcés, les autorités allemandes ont finalement fait voter un amendement afin d’exempter les victimes du nazisme de cet impôt.
"Le problème", poursuit Alvin De Coninck, "fut que l’administration allemande des impôts ne peut avoir connaissance des noms de ceux qui étaient des victimes. Qui plus est, il y a une divergence d’interprétation entre les critères de victimes du régime national-socialiste et le statut international des déportés. Chez nous en Belgique, ce statut fut reconnu dès 1953 mais ils ne le fut pas nécessairement par l’Allemagne à cette époque. J’ajouterai qu’en 1994, il y a encore eu une période de six mois pour demander ce statut mais l’on n’a guère fait de publicité autour de cette possibilité".
Alvin De Coninck n’a certainement pas travaillé à l’aveugle : afin d’obtenir les informations les plus pointues possibles, il s’est adressé à des parlementaires de "Die Linke" qui ont fait des interpellations au gouvernement allemand au Bundestag. Son travail d’investigation ne restera pas sans lendemain : il devrait le publier prochainement au Ceges.
 

20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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