28/11/2011

BELGIQUE: Face aux patrons, au gouvernement, à la droite, aux ba nques et à l' EURO-DICTATURE, il faut se préparer et organiser l a résistance ! c1

BELGIQUE: Face aux patrons, au gouvernement, à la droite, aux banques et à l' EURO-DICTATURE, il faut se préparer et organiser la résistance !
 
 
Chômer ou travailler comme des chiens ???
 
 
C’est parti mes amis: Di Rupo va former son gouvernement, sur la base de toutes les mesures d’austérités et de régression sociale annoncées hier, concoctées par les 6 partis qui ont négocié le paquet ces dernières semaines.
 
La propaganda officielle, médiatique et des patrons est déjà mise en branle. C’est bien sûr haro sur les chômeurs, les fainéants qui n’ont pas le courage de se lever tôt le matin, les profiteurs sociaux, les pensionnés, les gaspillages, les fonctionnaires (les gros ou les petits ???), etc...
 
Sous prétexte de donner son avis, un zigomar expliquait ce matin, par téléphone à Benjamin, dans l’ émission télévisée et radiophonique  Vivacité, (je résume en gros) que lui avait travaillé toute sa vie, sans jamais chômer, acceptant de faire les plus sales boulots (fossoyeur, etc...),  sans doute n’importe où, pour n’importe quel patron, à n’importe quelle heure, à n’importe quelle condition, pour une moyenne de 500 euros nets par mois et qu’il n’en était pas mort...
 
Il a eu de la chance de ne pas en être mort car pour beaucoup de nos concitoyens belges wallons, flamands, bruxellois et germanophones, 500 euros (20.000 francs belges), c’ est juste à peine le montant d’un loyer/mensuel s’ils sont locataires. Il a dû sucer des cailloux car je connaîs personnellement un pensionné isolé (à 1090 euros par mois / carrière professionnelle complète) qui se prépare à commander 1.000 litres de mazout (pour un montant de quelque 850 euros) afin de chauffer sa maison ces trois prochains mois...  Faut-il être crétin ou idiot, pour se prétendre travailleur et tirer à ce point dans le dos de ses compères en répandant de telles inepties ???  Mais le régime et ses partis intégrés ont besoin de tels propagandistes ... On va tenter de nous faire avaler n’importe quoi... A moins qu’un travailleur ne doive plus vivre que dans une cabane perdue au fond d’un jardin...
 
On oublie évidemment une chose: même si certaines allocations de chômage sont parfois importantes et plus élevées même que le montant d’une pension, un chômeur est un travailleur actif qu’un patron a privé de de sa capacité et son droit au travail et rejeté sur le dos de la collectivité. Or, le droit au travail, c’ est aussi un droit de l’homme, comme celui d’être logé, instruit, soigné, ...
 
J’ ai personnellement connu cette situation: après 33 années de travail (sans avoir chômé un seul jour), je fus mis au chômage à l’ âge de 50 ans. J’ ai eu de la chance: pendant 15 ans, chômeur âgé, chef de famille, des parents handicapés, un fils à charge et aux études, j’ ai bénéficié d’ allocations maximales pendant les 15 années qui ont suivi jusqu’à l’âge de la retraite à 65 ans. Mais même ainsi: par rapport à mes années de travail, en étant chômeur, j’ ai perdu quelque 5.000 euros (200.000 f/belges) chaque année ... Et puis, au chômage, à part des tracasseries administratives, des contrôles, etc, inutile d’espérer la moindre amélioration de sa situation sociale: 15 années, avec la même allocation journalière, à part les indexations...
 
Autre couillonnade: patrons et ministres, ministres et patrons, tentent sans cesse de nous faire croire à la Tv qu’il y a du travail, mais que les chômeurs ne sont pas suffisamment formés. C’est faux: bien des travailleurs qui ont accepté 6-7 formations, suivis de stages, manipulés comme des bêtes par les sociétés d’intérim, n’ont toujours pas trouvé d’emploi. Le chômage est en réalité une réserve de main-d’oeuvre disponible à bon marché pour le patronat qui profitent des primes à l’emploi. Travailleur, tu acceptes ces conditions de travail et ce salaire, ou tu vas tefaire voir, un autre prendra la place... !
 
Alors les amis, le temps n’ est pas de raconter n’importe quoi: pour affronter les effets de la crise qui nous est imposée (y compris par les partis “socialistes” au pouvoir avec la droite et même l’ extrême-droite), il va falloir choisir: se battre ou courber l’ échine...
 
RoRo

19:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer | | |

BELGIQUE: Ca y est Elio DI RUPO, président du Ps francophone, no us prépare son gouvernement pour la semaine prochaine. c1

BELGIQUE: Ca y est Elio DI RUPO, président du Ps francophone, nous prépare son gouvernement pour la semaine prochaine.
 
Pas de doute, ce futur gouvernement papillon sera en fait un gouvernement de croque-morts, un véritable panier aux crabes, composé de représentants de la particratie, d’apparatchiks du capitalisme et de l’ EURO-DICTATURE institutionnalisée et supra-nationale. Des gens de 6 partis, du Nord et du Sud du pays, de la droite, du centre et de la fausse “gauche”, des gens qui se sont étripés pendant 19 mois  ...
 
On va rire, mais ce qui est sûr, les petites gens et les travailleurs, seront les plus touchés, les plus nombreux, comme en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande, à payer une crise dont ils ne sont pas coupables. Nous devons tous participer à ce partage avec les patrons des effets de leur politique. Telle est la nouvelle doctrine “socialiste”. Et surtout, pas de manifs, pas de grèves, mais de la soumission, de la collaboration, de la compréhension, sinon... la fin du monde, de la Belgique, avec l’ Europe franco-allemande (dans laquelle ils nous ont tous fourrés), le Fmi et la Bce vont nous tomber dessus ... ! Convoqué par Sarkozy et Merckel, Yves Leterme devra aller s’expliquer comme ses collègues grec et italien...
 
Les chômeurs, les pensionnés, les petits salariés, les fonctionnaires, ... vont devoir abandonner un morceau de leur beefteack. Les patrons et les ministres eux y laisseront une partie de leur caviar, de leur foi gras, consommeront un peu moins de champagne et fumeront un cigare cubain en moins. L’augmentation des titres-service de 1 euro l’heure n’ est que pour 2013 ... Un francs n’a pas la même valeur pour tout le monde. Si vos revenus sont de 1.000 euros par mois et celui de votre Directeur de 10.000 euros, la différence est de 1 à 10,... Qu’à cela ne tienne: il faudra nous montrer chacun un bon Belge qui aura contribuer à sauver le pays, comme ses (ces) politiciens “démocrates” et “responsables” ...
 
L’EURO-DICTATURE capitaliste (27 pays) ne compterait déjà plus que 3 gouvernements de gauche. Di Rupo et ses comparses Ps, qui tiennent au pouvoir envers et contre tous, n’ auraient-ils encore rien compris ? Leur sort sera celui de Papandréou et de Zapatero... On en reparlera d’ici un an ou deux ...
 
11 milliard d’ euros, cela signifie 450 milliards de francs belges. En 1960-1961, le calottin Gaston EYSKENS, père de la loi unique, est tombé pour beaucoup moins que cela après 6 semaines de grèves générale ... Di Rupo, tu as courte mémoire ou tu ne connais pas encore tout à fait l’Histoire de la Belgique et de sa classe ouvrière ... !
 
RoRo
 
 
cartereferendum
 
 
 
 
 
 

14:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

BELGIQUE: train en retard: sifflez la faute ! c1

BELGIQUE: train en retard: sifflez la faute !
 
 
Un nouveau tract du Ptb, à distribuer parmi le personnel de la Sncb (actifs et/ou retraités), aux navetteurs (voyageurs, travailleurs, étudiants, ...), à l’ entrée des gares, dans nos quartiers et parmi nos connaissances, vient de sortir...
 
Pour en savoir plus sur le sujet, visitez les sites :
 
 
et envoyez-moi un mél, si vous habitez le GRAND-COURCELLES et souhaitez en obtenir une petite quantité à distribuer autour de vous :
 
 
Merci !
 
RoRo

12:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

27/11/2011

BELGIQUE-La Louvière: La Braise Culture: Soirée Palestine, ce jeudi 1er décembre 2011 à 19h

http://static.skynetblogs.be/media/1350/bienvenuepalestine_011211web-thumb.jpghttp://static.skynetblogs.be/media/1350/bienvenuepalestine_011211explic-thumb.jpg

 
 
Sent: Friday, November 25, 2011 1:30 PM
Subject: Soirée Palestine, ce jeudi 1er décembre 2011, à 19h à La Braise La Louvière
 
Cher ami, chère amie,
 
La Braise Culture et Médecine pour le Peuple vous invite à une
 
Soirée Palestine

Jeudi 1er décembre à 19h
La Braise, 65 rue de Bouvy à La Louvière

Dans le cadre de "Bienvenue en Palestine" (campagne qui a envoyé plusieurs bateaux vers Gaza) en préparation d'une grande action de solidarité en avril 2012.

Intervenants:
Avec Bram Keijzer, qui a séjourné pendant trois semaines en Palestine avec sa classe d'infirmiers et Myriam De Ly qui fut arrêtée en juillet dernier par l'armée israélienne quand une grande délégation internationale voulait entrer en Palestine pour témoigner sa solidarité.
 
 
Meilleurs sentiments,
 
Lieve Lemmens,
0476/20.87.90

18:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

13/11/2011

BELGIQUE, dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb: Marco Van Hees : « Larue lle et cie ont peur d’un débat de fond sur la fiscalité »

 
 

Invité de l’émission Mise au Point de la RTBF, Marco Van Hees, spécialiste fiscalité du


PTB, s’est fait menacer par une autre invitée, la ministre Sabine Laruelle (MR). Ce qui



traduit la tension des partis à la table des négociations qui craignent un véritable



débat 



sur la fiscalité envers le capital.

Jonathan Lefèvre
 

Clash entre Marco Van Hees et Sabine Laruelle (ministre MR) à l’émission Mise au point du dimanche 30 octobre. Dès que le premier ouvrait la bouche pour critiquer l’ancien chef du parti de madame Laruelle, Didier Reynders, elle l’empêchait de parler. (Photo RTBF)

Quelles sont vos impressions après cette émission mouvementée ?

Marco Van Hees. Il m’a semblé que Sabine Laruelle, à court d’argument sur le fond, a essayé de me couper la parole de manière anti-démocratique, m’a signifié que je n’étais « que » fonctionnaire et que je n’avais qu’à appliquer de manière aveugle des lois votées par le Parlement démocratiquement élu.

Puisqu’il n’y a eu aucun argument sur le fond, cela n’appelle qu’une réponse sur la forme. Un fonctionnaire a un devoir de réserve et est tenu par le secret professionnel pour les dossiers qu’il traite mais, par ailleurs, il y a des circulaires ministérielles qui garantissent le droit à la liberté d’expression des fonctionnaires. Liberté que j’exerce pleinement, y compris en critiquant la politique fiscale qui est menée par le gouvernement. Et je pense que je rejoins là l’avis de la plupart de mes collègues fonctionnaires du ministère des Finances. Ils constatent aussi, sur le terrain, l’inégalité fiscale. La CGSP-Ministères a d’ailleurs sorti un communiqué allant dans ce sens me soutenant (voir encadré).

Le débat a-t-il continué hors antenne ?

Marco Van Hees. Non. On ne s’est pas parlé après l’émission. Un des deux présentateurs est venu me dire qu’il n’était pas content du débat. Sous-entendu : pas content de l’attitude de Sabine Laruelle. Son intervention à l’antenne le laissait entendre, il lui a dit : « Madame Laruelle, cela fait la troisième fois, on a compris. » Chaque fois que j’intervenais, elle me coupait. Et je n’étais pas le seul… C’était une attitude générale de la part de Laruelle. Avec moi, ça a pris un aspect particulier : il y a eu un déni de démocratie.

En 2007, vous aviez écrit un article sur « Ces libéraux qui aiment la chair de fonctionnaire ». A l’époque, Laruelle dénoncait les fonctionnaires qui jouaient au Sudoku. Quatre ans après, elle dénonce « les fonctionnaires qui écrivent des livres poujadistes ». Il y a un progrès…

Marco Van Hees. (Rires) C’est vrai, le fonctionnaire évolue quand même ! Du Sudoku à l’écriture des livres, il y a une évolution.

Mais ça montre, d’une manière générale, un mépris vis-à-vis des fonctionnaires. C’est, dans l’idéologie libérale, une idée assez répandue. Mais elle la pousse assez loin. Elle est décomplexée. Je ne vois pas Didier Reynders pouvoir dire la même chose, il est à la tête de 30 000 fonctionnaires. Reynders sait qu’attaquer les fonctionnaires comme cela serait dangereux politiquement. Sabine Laruelle a donc plutôt fait une gaffe.

Puisque Mme Laruelle ne vous a pas laissé vous exprimer sur le fond, venons-y. Les syndicats, comme la CSC, soutiennent la taxe des millionnaires.  Certains pourtant estiment que ce serait une taxe symbolique et inutile. Pourquoi, à votre avis, est-ce une bonne idée ?

Marco Van Hees. Il y a aussi un parti, le PTB, qui la soutient (Rires). Sérieusement, parce que c’est la seule taxe qui touche spécifiquement les riches. Toutes les taxes que l’on peut imaginer peuvent toucher tout le monde. Ici, on taxe quelqu’un parce qu’il a une grosse fortune. C’est une garantie de justice fiscale.

D’ailleurs, quand on pose la question à la population, que ce soit en France ou en Belgique, la majorité y est favorable.

Je prends souvent l’exemple des 10 plus grandes fortunes : si on leur applique la taxe des millionnaires, on peut augmenter un million de pensionnés à hauteur de 90 euros par mois. On a d’un côté 10 familles, de l’autre un million de personnes : ça semble évident à tout le monde. Et une taxe qui semble évidente à la majorité de la population est une taxe qu’il faut défendre.

Et cela ne coûte rien, au contraire. Lorsque que l’on calcule le coût de l’impôt sur la fortune en France, on se rend compte que cela rapporte 43 fois ce que cela coûte. Leur impôt sur la fortune ne rapporte pourtant pas beaucoup. Donc avec la taxe des millionnaires, cela rapporterait encore plus que 43 fois le coût.

Et sur la question de la fuite des capitaux, rappelons que l’on confond souvent fuite des capitaux et fuite des domiciles fiscaux. Ce n’est pas parce qu’un riche Français quitte la France que ses investissements quittent la France aussi. Il suffit de prendre l’exemple de la famille Mulliez des magasins Auchan. Il y a eu 3 000 exilés fiscaux sur dix ans, ce qui représente 0,53 % des redevables de l’impôt sur la fortune…

Et si on l’applique correctement (comme nous l’avons explicité dans notre étude), c’est une taxe qui peut rapporter 8 milliards...

Le PTB, comme les syndicats, telle la FGTB, plaident pour la suppression des intérêts notionnels. Plusieurs partis, comme le PS, le sp.a ou Ecolo et Groen !, veulent conditionner les intérêts notionnels à la création d’emplois. Ils veulent favoriser ainsi les PME. Une bonne idée ?

Marco Van Hees. Non. Cela montre une méconnaissance de la législation fiscale car il existe déjà des déductions pour l’augmentation de l’emploi : une PME qui augmente la taille de son personnel reçoit des aides fiscales. Si ça existe déjà, pourquoi passer par le biais compliqué, et inégal, des intérêts notionnels ?

Même les libéraux sont d’accord de revoir les intérêts notionnels : ça montre à quel point ils n’arrivent plus à les défendre. C’est donc le bon moment pour les supprimer pour de bon.

Pourquoi les intérêts notionnels ne sont-ils pas fondés ? Parce que c’est une déduction accordée sur les fonds propres des sociétés (le capital et les bénéfices accumulés dans l’entreprise). De plus, c’est sur l’ensemble des fonds propres, pas sur l’augmentation d’une année à l’autre. Donc, l’argent que la société doit aux actionnaires depuis que la société existe : c’est un cadeau annuel mais accordé sur des fonds amassés depuis parfois 100 ans. Beaucoup de gens pensaient que c’était sur l’augmentation des fonds propres d’une année à l’autre, mais non.

Dans une logique un peu simpliste, on peut dire que l’augmentation des fonds propres favorise l’investissement. Mais ça peut servir à autre chose. Une société augmente son capital et, avec l’argent qu’elle a en plus, achète des actions d’une société américaine, par exemple. Ou prête de l’argent à une de ses filiales. Ce qui ne créé aucun investissement.

En outre, les PME fortement endettées, et qui ne disposent donc presque pas de fonds propres, ne peuvent pratiquement pas déduire d’intérêts notionnels. Donc, paradoxalement, les sociétés fortement endettées, qui ont des difficultés, ne sont pas aidées fiscalement alors que celles qui n’ont pas de problème d’argent sont aidées. C’est un non-sens.

Les partis traditionnels sont pris par l’idéologie libérale quand on parle des cadeaux fiscaux en général et les intérêts notionnels en particulier. Il faut arriver à sortir totalement de l’idéologie libérale pour se rendre compte que cela n’a aucun effet positif.

13:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

06/11/2011

SOLIDAIRE, hebdo du Ptb: Sur les fausses étiquettes populistes ou utopistes

David Pestieau
 

Marco Van Hees, spécialiste fiscalité du PTB, était invité au débat de Mise au Point à la RTBF. Il a été ouvertement intimidé par la ministre Laruelle qui a notamment déclaré : « Monsieur Van Hees ferait peut-être bien d’être un peu plus au bureau et de lire les lois qui passent plutôt que d’écrire ses bouquins poujadistes. » « Votre message à Monsieur Van Hees est “ferme-la” », a résumé le présentateur. (Photo RTBF)

« Je sens que les travailleurs n’ont pas besoin de beaucoup pour qu’éclatent des gros troubles sociaux »1 a déclaré Luc Cortebeeck (président de la CSC). Après la manifestation en soutien aux travailleurs d’Arcelor-Mittal, une grande concentration syndicale en front commun est annoncée à Bruxelles pour le 15 novembre, en signe de premier avertissement au futur gouvernement Di Rupo.

Avec la récession et l’austérité qui s’annoncent, il y a de quoi être inquiet. Mais, d’en haut, on nous dit qu’il n’y a pas d’alternative. Et qu’il faut accepter de faire des sacrifices aux dieux du Marché « pour les calmer », comme les anciens Grecs le faisaient à Olympe aux dieux de la Nature.

Et pour qu’en bas, on ne se révolte pas, ceux d’en haut tentent de dénigrer, d’intimider ceux qui travaillent à une alternative. Prenons deux exemples récents.

Samedi dernier, 29 octobre 2011, un grand quotidien du Nord du pays affirmait en Une qu’une étude avait démontré que le PTB était « populiste ». Avec la connotation péjorative accolée à ce terme, le message semblait être : n’écoutez pas ce qu’a à dire le PTB.

Or que dit cette enquête ? Que 73 % d’habitants du Nord du pays estiment que les « ministres feraient mieux d’être moins dans le bureau et plus être parmi les gens normaux ». Que 70 à 85 % des gens pensent que les politiciens devraient « plus écouter l’homme de la rue »2. Avec Dexia, la longue crise politique et l’austérité, on pourrait difficilement leur donner tort.

Pourtant, par un raccourci saisissant, ces personnes sont qualifiées de « populistes ». Remarquons qu’on retrouve ces « populistes » parmi les électeurs de tous les partis. Mais, comme leur proportion est plus forte chez les électeurs du PTB, le PTB est qualifié de « populiste ». Voilà comment on évacue un débat fondamental : en posant une étiquette. Comme on le fait de plus en plus envers les syndicats, qualifiés de « conservateurs » et les Indignés, d’« utopistes ».

On l’a vu aussi dimanche dernier avec Marco Van Hees, fonctionnaire au ministère des Finances et spécialiste fiscalité du PTB, qui était invité au débat de Mise au Point à la RTBF. Délivrant sa critique argumentée sur la politique fiscale actuelle, il a été ouvertement intimidé par la ministre Laruelle (Mr) qui a notamment déclaré : « Monsieur Van Hees ferait peut-être bien d’être un peu plus au bureau et de lire les lois qui passent plutôt que d’écrire ses bouquins poujadistes. » « Votre message à Monsieur Van Hees est “ferme-la” », a résumé le présentateur, choqué par ces menaces.

Ces exemples, comme d’autres, démontrent que la bataille à venir contre la crise sera une bataille sociale, mais aussi démocratique. Pour qu’on s’attaque au fond, celui de la remise en cause de notre société, une infime minorité d’actionnaires, guidée par le profit, décide du sort de millions de gens. Au-delà des fausses étiquettes. Comme on l’a fait, samedi dernier, à la Journée du socialisme à Gand. Et comme on le fera dans les prochaines semaines dans les entreprises, dans les assemblées syndicales, étudiantes et populaires.

1. De Morgen, 31 octobre • 2. De Morgen, 29 octobre

13:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

04/11/2011

LIEGE: les 90 ans du Parti communiste de Belgique c1

 
LIEGE: les 90 ans du Parti communiste de Belgique
 
90ansPcb

22:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

03/11/2011

c'est dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb: BELGIQUE, Holding communal :: Coût total pour le citoyen : 8 milliards d’euros c1

 
 
 

Holding communal :: Coût total pour le citoyen : 8 milliards d’euros

En 1996, l’État belge a touché 750 millions d’euros lors de la vente du Crédit communal. Quinze ans plus tard, Dexia a dû être sauvée de la faillite et le Holding communal passe en liquidation. Une opération qui va coûter 8 milliards d’euros.

Koen Hostyn
 

Le Holding communal avait une fonction sociale, mais, dès 2004, les choses ont commencé à mal tourner. C’est alors que le Holding s’est mis à acheter des actions et à spéculer avec de l’argent emprunté. Ce qui revient à jouer à la roulette, comme l’a dénoncé la section liégeoise du PTB, et à transformer l’Hôtel de Ville de Liège en casino. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Jusque dans les années 90, les villes et communes belges investissaient une bonne partie de leurs avoirs dans le Crédit communal, une banque publique. En 1996, la banque était vendue au plus offrant, pour 750 millions d’euros (30 milliards de francs belges). Ceci, pour obtenir les moyens financiers dont l’État avait besoin pour pouvoir accéder à l’Union européenne. Le Crédit communal, en compagnie du Crédit Local de France, se muait en une nouvelle banque privée : Dexia. Les parts des villes et communes belges étaient transférées au « Holding communal » qui, dès lors, allait détenir 14,1 % des avoirs de Dexia.

Le Holding communal avait donc une fonction sociale : gérer l’argent des administrations locales et investir dans le secteur financier (Dexia), dans des entreprises d’utilité publique, dans l’énergie renouvelable et dans l’immobilier. Pour ce faire, le Holding utilisait le capital de ses actionnaires (les villes et les communes) et un certain nombre d’emprunts. Pour les villes et les communes, les parts détenues par le Holding chez Dexia constituaient une source importante de rentrées. En moyenne, elles tiraient 0,7 % de leurs rentrées des dividendes annuels sur ces actions.

Dérapage complet

Toutefois, dès 2004, la situation dérapait complètement. En quatre ans, le Holding voyait ses dettes passer de 186 millions d’euros (en 2004) à 1,8 milliard (en 2008). Il s’agit donc d’un décuplement des dettes, alors que les avoirs propres au Holding restaient plus ou moins les mêmes. La principale cause de cette multiplication de la dette résidait dans deux emprunts, pour un total de près de 1,3 milliard d’euros, contractés par le Holding auprès de Dexia. Maintenant, il s’avère que ces emprunts ont été utilisés, entre autres, afin… d’acheter des actions Dexia. Aussi, quand Dexia a sombré une première fois en 2008, les Régions ont dû donner des garanties au Holding afin que celui-ci puisse continuer à rembourser ses dettes. Les villes et les communes ont été interpellées à leur tour afin de renflouer le Holding de 500 millions d’euros supplémentaires en capital.

Maintenant que Dexia a sombré une seconde fois en 2011, la situation du Holding est devenue intenable. Le Holding avait en effet porté ses actions chez Dexia dans ses comptes à 8,26 euros l’unité, mais a vu ensuite la valeur de ces actions dégringoler en bourse, à 0,60 euro l’action. Bien vite, le Holding communal n’a plus disposé des moyens nécessaires pour rembourser ses dettes et a donc été menacé de faillite.

Une blague coûteuse

Pour éviter une faillite, le gouvernement a imaginé une solution. Le Holding n’a pas été déclaré en faillite, mais est allé en « liquidation », de façon à disposer d’encore un peu de temps pour vendre ses avoirs. Le Holding aurait encore 1,6 milliard de dettes, dont la moitié environ pourraient être récupérées lors de la vente de ses biens. Le reste des dettes (800 millions d’euros) serait réparti comme suit :

• 100 millions pour Dexia (qui, entre-temps, a été nationalisée par le gouvernement fédéral)

• 570 millions pour les Régions (qui s’étaient portées garantes pour 450 millions en 2008)

• 130 millions pour l’État fédéral (qui prépare aujourd’hui déjà 10 milliards d’économies)

Pour les villes et les communes aussi, la chute du Holding communal est une blague coûteuse. Elles risquent de perdre près de 2 milliards d’euros en capital au Holding communal, de voir leur passer sous le nez les dividendes de leurs actions et de voir s’envoler en fumée leur investissement supplémentaire de 500 millions du début 2009 (pour lequel on leur avait promis 13 % de rendement).

Bref, quinze ans après la privatisation du Crédit communal (vendu pour 750 millions), le coût de cette spéculation s’élève aujourd’hui à plus de 8 milliards d’euros (voir tableau).

La chute de Dexia nous coûte 8 milliards

• Contributions à la liquidation du Holding communal

Gouvernement fédéral                           100 millions d’euros

Régions                                                 570 millions d’euros

Dexia                                                    100 millions d’euros

Total                                                    800 millions d’euros

• Pertes communes

Recapitalisation en 2009                        500 millions d’euros

Diminution de valeur des actions            2 milliards d’euros

Dividendes non perçus 2008-2011         600 millions d’euros

Total                                                    3,1 milliards d’euros

• Rachat de Dexia par gouvernement fédéral : 4 milliards d’euros

Toutefois, cette « solution » vise surtout à mettre à l’abri les responsables. Il s’agit en l’occurrence des administrateurs de Dexia et du Holding communal, des receveurs et échevins communaux qui étaient d’accord avec la recapitalisation et des divers contrôleurs qui avaient fermé les yeux. La plupart, de grands noms de l’establishment politique belge qui préféreraient  éviter une enquête sérieuse sur la chute libre du Holding communal.

 

Les communes les plus pauvres sont les plus touchées

En 2009, la quasi-totalité des communes belges ont participé à la recapitalisation du Holding communal. Cet argent des impôts a aujourd’hui disparu en fumée. Ce sont surtout les communes les plus pauvres qui en sont victimes. Par habitant, la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode est celle qui a perdu le plus (voir tableau). Détail piquant : la PS Anne-Sylvie Mouzon était à l’époque conseillère communale et en même temps vice-présidente du Holding communal.
Si nous comparons ce top-10 à la liste des communes les plus pauvres, nous découvrons des similitudes surprenantes. Le numéro 1, Saint-Josse-ten-Noode est également la commune belge au revenu moyen par habitant le plus bas. En outre, Schaerbeek (4e), Saint-Gilles (5e) et Anderlecht (7e) font elles aussi partie des communes les plus pauvres du pays. 
(Source : SPF Economie – février 2011)

 

Top-10 des communes qui perdent le plus par habitant

1. Saint-Josse-ten-Noode : 94,1 euros (par habitant)

2. Saint-Gilles : 81,7 euros

3. Spa : 81,4 euros

4. Blankenberge : 79,1 euros

5. Seraing : 77,2 euros

6. Anderlecht : 77,0 euros

7. Schaerbeek : 74,6 euros

8. Ixelles : 68,1 euros

9. Saint-Nicolas (Liège) : 54,5 euros

10. Ostende : 53,0 euros

Source : De Tijd (22 octobre 2011)

19:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |