14/10/2011

BELGIQUE: communiqué de presse PTB: L'impact de la débâcle Dexia sur les communes est largement sous-estimé c1

 
Sent: Wednesday, October 12, 2011 8:32 AM
 
Subject: com de presse PTB: L'impact de la débâcle Dexia sur les communes est largement sous-estimé
 
 
 

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Communiqué de presse
11/10/2011

L'impact de la débâcle Dexia sur les communes est largement sous-estimé

Le service d'études du PTB révèle ce mardi des chiffres sur l'impact de la chute du groupe Dexia sur les finances communales. «  Les chiffres sont consternants, déclare Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. Les communes de toute la Belgique risquent de perdre près de deux milliards, en plus du milliard perdu par les dividendes non versés ces dernières années et l'injection du capital en 2009. Qu'on le veuille ou non, le citoyen risque d'être le dindon de la farce.  »

Vous trouvez ici, les chiffres pour quelques communes importantes du pays, ainsi que la perte totale estimée. Le Holding communal a été créé en 1996 suite à la privatisation du Crédit communal et détient 14,1  % des actions Dexia. Toutes les communes et provinces détiennent des actions là-bas et avaient des revenus importants via des dividendes. Un demi-milliard a été investi dans la recapitalisation en 2009, les communes ont perdu plus de 600 millions d'euros par la perte de dividendes entre 2008 et 2011, mais surtout comme actionnaires, elles voient aujourd'hui pointer une perte potentielle de 2 milliards par la baisse du cours en Bourse de Dexia.
Les chiffres livrés par l'Union des Villes et Communes wallonnes (575 millions de pertes potentielles) se limitent à la Wallonie et ne tiennent surtout pas compte de la moins-value des actions Dexia.

La perte totale de patrimoine est ainsi estimée, par le service d'études du PTB, à 221 millions d'euros pour la ville d'Anvers, 136 pour Charleroi, 109 pour Schaerbeek et 83 pour la ville de Liège  !

Le comble est que les communes vont devoir faire des restrictions pour sauver une banque souvent au prix d'emprunts coûteux  : «  On a vu souvent des communes emprunter de l'argent pour... sortir Dexia des problèmes  », réagit Raoul Hedebouw qui note que le Crédit communal comme la CGER n'ont jamais connu les problèmes que connaissent aujourd'hui les banques privées.

«  Il ne s'agit pas de nationaliser temporairement Dexia Banque Belgique pour qu'elle continue à se comporter comme une banque privée, puis à être revendue à une banque privée étrangère. Dans ce cas, les communes ne pourront récupérer qu'une toute petite partie de leurs pertes. Il s'agit de transformer Dexia Banque Belgique en un nouveau Crédit communal, une banque des communes, basée sur les dépôts et l'épargne des ménages, des prêts aux communes (belges), sans exiger un profit maximal et sans spéculation en Bourse, précise Raoul Hedebouw, porte-parole du parti de gauche. Les structures, les activités, le fonctionnement de Dexia Banque Belgique doivent être assainis  : par la suppression des activités de spéculation, par la transformation des prêts actuels souvent à taux variables aux communes en produits de long terme avec taux de change fixes, par le départ des postes à responsabilité de ceux qui ont participé aux activités du passé... Et pour financer cette opération, l'État doit s'en prendre aux responsables du système financier en Belgique qui ont profité du système pendant des années et sont à l'origine de la débâcle actuelle. Par une contribution réparatrice du secteur financier pour financer le rachat de Dexia Banque Belgique  immédiatement, par la transformation du secteur bancaire belge actuel en un secteur public, ensuite.  »

Service de presse du PTB
www.ptb.be

Contact presse
Raoul Hedebouw  : 0477/986510 

 

 

 

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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