31/07/2011

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RoRo de Courcelles

17:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/07/2011

Michel COLLON: Quel gouvernement pour la Belgique ?

----- Message transféré ----
De : Michel Collon <webmaster@michelcollon.info>
À : Newsletter Investig'Action - FranÁais - sauvegarde Newsletter Investig'Action - FranÁais 001 Newsletter Investig'Action - FranÁais - sauvegarde Newsletter Investig'Action - FranÁais 001 <grianala@yahoo.fr>
Envoyé le : Ven 22 juillet 2011, 18h 32min 32s
Objet : Quel gouvernement pour la Belgique ?

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Investig'Action - michelcollon.info

NATIONALISME ET CAPITALISME
Menace sur les acquis sociaux : les vrais enjeux de la réforme de l'Etat belge - Gregory Mauzé

Le rêve néolibéral absolu de la N-VA - Bleri Lleshi

N
I GOUVERNEMENT, NI DEBATS

Belgique : « Nous ne voulons pas de gouvernement... ! » - Les Jeunes FGTB

La Belgique part en guerre sans gouvernement - Pascal Sacré

A
TTENTION MEDIAS !
La crise belge vue par les médias - Daniel Zamora

« Flamands travailleurs, Wallons fainéants » ? La réponse en chiffres - Herwig Lerouge

Un asile de flou nommé Belgique - Philippe Dutilleul

10:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/07/2011

Le collectif Romeurope critique la politique française envers les Roms

 
Sent: Friday, July 22, 2011 9:53 AM
 
Subject: [Roma_Francais] Le collectif Romeurope critique la politique française envers les Roms
 
 

Le collectif Romeurope critique la politique française envers les Roms

Une famille de Roms avec 300 autres Roms de retour à Bucarest, en Roumanie, le 26 août 2010.
 
Une famille de Roms avec 300 autres Roms de retour à Bucarest, en Roumanie, le 26 août 2010.
REUTERS/Radu Sigheti
Par RFI
 
Un an après le « discours de Grenoble » de Nicolas Sarkozy demandant le démantèlement des campements roms et l'expulsion des Roms en situation irrégulière du territoire français, Romeurope, un collectif d'associations de soutien aux Roms, tire le bilan des politiques mises en place depuis un an. Selon ses responsables, le discours n’a fait que renforcer les peurs des Français.
 
Cela fait un an que Nicolas Sarkozy a demandé, dans son « discours de Grenoble », le démantèlement des campements roms et l'expulsion des Roms en situation irrégulière du territoire français. Ce discours musclé sur la sécurité a suscité de vives critiques de la part des associations de défense des droits de l'homme, mais aussi de la Commission européenne et de la presse étrangère.

Climat de xénophobie

Environ 15 000 Roms vivent en France depuis une vingtaine d'années. Les 9 500 Roms expulsés l'année dernière n'ont pas modifié ce chiffre puisque la plupart d'entre eux sont revenus en France. Pour Alexandre Le Clève de l'association La Cimade, la politique d'expulsions - médiatisée depuis le discours de Grenoble - n'a modifié que les peurs des Français : « Il y a un climat de xénophobie qui est cultivé par ce type de message - à savoir : stigmatiser une population – fait par le président de la République », estime-t-il.

Romeurope revendique l'accès des Roms à ce droit au travail, que la France leur refuse pour l'instant, souligne pour sa part Laurent El Ghozi, membre fondateur du collectif. « Tous les Roms qui ont une autorisation de travailler se sont intégrés, ont scolarisé leurs enfants, ont trouvé un logement », observe-t-il. « Les Roms ne sont pas un problème. C’est la politique que mène la France qui en fait un problème, délibérément », regrette-t-il.

Maria Petrovici, jeune femme rom, a trouvé la faille dans cette politique de l'empêchement : elle est devenue auto-entrepreneuse. « J’ai pensé que si je ne trouvais pas de travail, j’irais à la Chambre des métiers pour savoir si je peux faire quelque chose. Maintenant, se réjouit-elle, je suis femme d’entretien, je fais le ménage, je suis très contente ». Pour l'instant Maria Petrovici habite dans un campement. Mais grâce à son nouveau statut, elle compte bientôt trouver un logement.
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13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Mémoire, à propos des roms ...

BELGIQUE-Courcelles: on le sait certains élus du Mr courcellois (momentanément dans la majorité avec le Ps) n’ aiment pas et font campagne contres les roms.  N’ accueillons pas les gitans, chassons-les, car à COURCELLES nous n’ avons pas les moyens financiers pour les accueillir lors de leur passage. C’est leur slogan démagogique et discriminatoire. L’ actuel ministre des finances du gouvernement des affaires courantes, un certain Reynders est pourtant Mr ...  Mais, il est vrai que les roms de passage n’ont pas le droit de vote à COURCELLES ... A leur intention, et celle d’une partie de la population qui les soutient, je rappelle le texte ci-dessous, car cette question revient assez souvent à Courcelles et environs ...
RoRo
 
Sent:
Subject: [Roma_Francais] Mémoire
 
 

Mémoire

Bertrand Dreyfus-Alain, Gif-sur-Yvette (Essonne)

C'est parce que je suis fils de déportés que je me fais un devoir de témoigner en mémoire des Roms, des communistes et d'un millier d'israélites français, tous décorés de la Légion d'honneur, internés en automne 1941 au camp de Royallieu, près de Compiègne. Je veux donc témoigner aujourd'hui en souvenir de mon père interné dans ce camp et qui en est sorti miraculeusement. C'est grâce à des relations très fraternelles avec les Tziganes que lui et la plupart des internés israélites et communistes ont pu survivre. Hélas, très peu d'entre eux ont eu la grande chance comme mon père d'être libérés. Aussi je le dis très fermement à notre président de la République : "Ne touche pas à mes frères tziganes sinon tu vas déshonorer la France."
 
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/11/l-expulsion-des-roms-et-les-lecteurs-du-monde_1409926_3232.html
 
 
Une histoire ancienne

Patrice Chevy, Garches (Hauts-de-Seine)
En l'an 64, Néron, présumé coupable du grand incendie de Rome, choisit une petite communauté qui dérange et inquiète, les chrétiens, pour les offrir à la vindicte populaire. En 2010, un président français, pyromane malgré lui (des affaires plein les bras, bilan calamiteux de la politique sécuritaire, politique sociale destructrice, une politique du chiffre désastreuse), reprend la même recette. Qui a dit qu'il ne fallait plus enseigner l'histoire ? Pourtant, c'est bien utile...

Avis
Jean-François de Montvalon, Paris

Détestons-nous les uns les autres. Le pouvoir politique malgré son courage, ses compétences et sa détermination, ne parvenant manifestement pas à maîtriser les problèmes touchant à l'économie, à l'emploi, à la sécurité, à l'environnement, à la gestion des flux migratoires... a donc entrepris de rechercher les responsables de cette faillite. Les francs-maçons relèvent de l'archéologie de la haine ordinaire. Les Arabes sont susceptibles : riches, ils risquent de bouder la Côte d'Azur et nos industries de luxe, pauvres de se laisser aller à des accès de violence répréhensibles susceptibles. Donc cibler les Roms n'est pas en soi une si mauvaise idée mais il est à craindre qu'elle ne s'use assez vite et ne permette pas d'atteindre 2012. Aussi, à toutes fins utiles, j'ai entrepris de dresser une liste de commerçants de mon quartier qui, en dépit d'apparences trompeuses, ne sont sans doute pas aussi innocents qu'ils en ont l'air.

Arbitraire
Pierre Saba, Grenoble

En France, conformément à la recommandation du président de la République, le gouvernement procède à ce qu'il qualifie de reconductions volontaires assorties de rétribution financière de groupes de personnes roms vers la Bulgarie et la Roumanie.

Au plan du droit européen, ces expulsions n'empêcheront nullement ces ressortissants européens que sont les Bulgares et les Roumains de revenir ultérieurement et à loisir sur le territoire français. Du point de vue de l'exécutif français ces mesures relèvent par conséquent d'une efficacité politique temporaire. Quant au plan du droit universel, il convient de juger des individus et non des groupes de personnes. Toute mesure judiciaire ou administrative à caractère collectif apparaît comme relevant de l'injustice et de l'arbitraire.

Politique du mépris
Claude Petitbon, Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine)

Dans Le Monde du 19 août, Eric Besson explique que les personnes expulsées de notre pays, membres de l'Union européenne, "pourront revenir en France". L'article précise que, selon la législation européenne, les ressortissants de Roumanie et de Bulgarie peuvent entrer en France sans formalité particulière et y rester durant trois mois sans avoir à justifier d'une activité. Dans ces conditions, à quoi sert de reconduire dans leurs pays d'origine les Roms qui se trouvent en France en situation irrégulière en leur accordant une subvention de 300 euros (+ 100 euros par enfant à charge), au titre d'aide au retour humanitaire (ARH) ? Cela illustre clairement l'absurdité de la politique actuelle de la France de surenchère en matière de sécurité. Nicolas Sarkozy et son gouvernement édictent à l'égard d'une communauté des mesures dispendieuses et inefficaces qui se veulent spectaculaires à des fins électoralistes. Cette stigmatisation systématique des communautés (car les Roms ne sont pas la seule !) résidant sur notre territoire ne peut conduire qu'à l'exaspération des personnes concernées et à des troubles graves. Le mépris du président de la République à l'égard des valeurs de notre pays et des institutions nationales et européennes est inacceptable.

Mémoire
Bertrand Dreyfus-Alain, Gif-sur-Yvette (Essonne)

C'est parce que je suis fils de déportés que je me fais un devoir de témoigner en mémoire des Roms, des communistes et d'un millier d'israélites français, tous décorés de la Légion d'honneur, internés en automne 1941 au camp de Royallieu, près de Compiègne. Je veux donc témoigner aujourd'hui en souvenir de mon père interné dans ce camp et qui en est sorti miraculeusement. C'est grâce à des relations très fraternelles avec les Tziganes que lui et la plupart des internés israélites et communistes ont pu survivre. Hélas, très peu d'entre eux ont eu la grande chance comme mon père d'être libérés. Aussi je le dis très fermement à notre président de la République : "Ne touche pas à mes frères tziganes sinon tu vas déshonorer la France."

Les vertus du bla-bla
Christian de Maussion, Paris

Le ministre de l'intérieur s'interroge sur " l'au-delà du bla-bla". Il songe sans doute au doux sermon du pape invitant à "l'accueil légitime des diversités humaines".Certes, le vicaire de Dieu, fin connaisseur de l'au-delà, ne dispose que du bla-bla pour exercer son magistère. En revanche, l'homme de ministère exhorte - à grand renfort de mots - au passage à l'acte, aux expulsions manu militari. Au-delà du bla-bla commence le règne du cassage de gueule. Avant de cogner comme un sourd, il n'est pas inutile de réfléchir aux vertus du bla-bla.

Liberté de circulation
Jean Haas, Schiltigheim (Bas-Rhin)

Au premier rang des turpitudes justement et unanimement (???) reprochées au système soviétique, figurait l'entrave à la liberté de circulation, l'enfermement des citoyens à l'intérieur des frontières de leur pays. A cette époque, tout individu qui réussissait à passer à l'Ouest était accueilli et même fêté pour avoir choisi la liberté (???).

Il n'aura pas fallu attendre longtemps après la chute du Rideau de fer pour que la liberté de circulation nouvellement acquise devienne un problème. On peut légitimement en déduire que certains hommes politiques, toujours prêts à brandir le"bon sens" qui leur tient lieu de pensée, ignorent qu'il ne suffit pas de sortir d'un pays pour voyager librement : encore faut-il pouvoir entrer dans un autre !

Le rôle de la Roumanie
Sylvio Le Blanc, Montréal (Québec)

La Roumanie me fait sourire. Elle met la France en garde contre la stigmatisation des Roms et les expulsions collectives, mais ce qui la contrarie, en vérité, c'est que les Roms reviennent au pays grossir le camp des sans-emploi et des sans-logis. Si elle traitait mieux elle-même sa minorité ethnique, celle-ci ne chercherait pas un "ailleurs meilleur". Cela dit, les pays riches, comme la France et l'Allemagne, auraient peut-être intérêt à aider leurs partenaires plus pauvres, comme la Roumanie et la Bulgarie, à justement mieux intégrer leurs minorités ethniques. Si le problème était réglé à la source, "les gens du voyage" grommelleraient et voyageraient beaucoup moins.

En souvenir de Django
Pierre Kamlo Barré, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)

Ce qui m'ennuie le plus dans cette stigmatisation des gens du voyage, c'est la série d'"oublis" historiques qui l'accompagnent, comme la déportation de nombreuses familles manouches dans les camps d'internement français tels que celui de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). On oublie aussi que nombreux sont les Tziganes, Gitans ou Manouches (Tziganes ou Roms étant la dénomination première de cette communauté) à s'être battus au cours des guerres du XXesiècle.

En outre, en cette année où l'on célèbre les 100 ans de la naissance de Django Reinhardt, il serait bon de se rappeler que ce génial Manouche français fut le premier jazzman européen à se rendre aux Etats-Unis à l'invitation de Duke Ellington. Il fait aujourd'hui partie intégrante de la culture française avec un grand C. Aussi, de grâce, n'oublions pas que toute communauté est porteuse d'histoire, de culture, de richesses infinies, et non pas seulement génératrice de délinquance et troubles divers, comme certains propos pourraient le laisser croire.

Politique irréaliste
Michel Crubellier, Cysoing (Nord)

A propos des Roms, il n'y a pas de discours plus coupé de la réalité et plus dépourvu d'avenir que celui de ceux qui disent qu'il " n'y a qu'à" appliquer les règles de l'Etat de droit, démanteler les camps et expulser leurs habitants hors de France. Que la Bulgarie, la Roumanie et l'Europe " n'ont qu'à" se charger du problème de leur intégration dans leurs pays d'origine. La France et les autres pays d'Europe occidentale doivent s'attendre à connaître une longue période pendant laquelle les Roms résideront de façon plus ou moins permanente dans ces pays. Il faut s'ypréparer par des mesures positives dont la plus urgente est la mise en place, en nombre suffisant, d'aires de stationnement dotées d'infrastructures décentes, en attendant de réfléchir à des solutions institutionnelles et économiques qui permettront de gérer un peu mieux le difficile problème des relations entre sédentaires et nomades - un problème multiséculaire qui n'a nulle part été résolu de façon satisfaisante et qui en France ne concerne pas uniquement les Roms roumains et bulgares. Naturellement, on peut toujours multiplier les expulsions et aligner les chiffres en prenant des poses avantageuses. Mais cette politique de persécutions, bornée et mesquine, ne fera que retarder la prise en compte des vrais problèmes. Il n'est pas nécessaire d'être un ange pour comprendre cela. Il suffit d'être réaliste.

Article paru dans l'édition du 12.09.10

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12:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/07/2011

BELGIQUE: Pourquoi Steven Vanackere soutient-il les rebelles libyens ?

From: PTB: Monde
Sent: Thursday, July 14, 2011 12:53 PM
Subject: Pourquoi Steven Vanackere soutient-il les rebelles libyens ?
 

Les pays du Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) reconnaissent le Conseil national de...
 
 

Pourquoi Steven Vanackere soutient-il les rebelles libyens ?

Les pays du Benelux (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) reconnaissent le Conseil national de transition (CNT) comme « représentant légitime du peuple libyen » a déclaré ce mercredi le ministre Steven Vanackere.


Le Conseil national de transition a été fondé le 27 février 2011, à Benghazi. Il comporte quatre fractions importantes.

Les partisans du roi Idris Senoussi qui ont leur siège en Arabie saoudite, modèle de démocratie s'il en est. Le roi Idris a pris le pouvoir avec l’aide des Britanniques à la fin de la Seconde Guerre mondiale.  Ceux-ci voulaient garder le contrôle du  pétrole lybien.  Idris  a régné en Libye jusqu’en 1969. Son pouvoir reposait sur quelques clans de l’Est de la Libye. Un rapport d'experts français (« Libye : un avenir incertain » http://www.fichier-pdf.fr/2011/07/04/rapport-libye ) affirme que ce groupe ne peut être soupçonné du moindre réflexe démocratique : il veut tout simplement remettre la maison royale au pouvoir.

Les anciens khadafistes qui jusqu’il y a peu, faisaient partie du gouvernement libyen ou de l’appareil militaire.

Les mafieux : L’Est de la Libye est depuis longtemps une sorte de port franc sur lequel les autorités n’exercent que peu de contrôle. Ces quinze dernières années, la mafia locale y a organisé un trafic d’êtres humains de l’Afrique vers l’Europe. Les rentrées de ce commerce s’élevaient à des milliards de dollars. D’après le rapport français déjà cité, ces bandes mafieuses sont responsables des agressions et assassinats racistes contre des Libyens noirs et des Africains à Benghazi.

Enfin, il y a les islamistes radicaux. Depuis les années 90, ils sont actifs en tant que Groupe islamique combattant libyen, ou GICL. Depuis 2007, ils font partie d’al-Qaïda. L’Est de la Libye est renseigné aux États-Unis comme le principal fournisseur de djihadistes qui, en Irak, sont allés combattre contre les occupants américains.

Les experts français disent encore que les forces démocratiques ne constituent qu’une petite minorité, au sein du CNT. Human Rights Watch accuse les rebelles libyens d’avoir déjà arrêté des dizaines de citoyens tout simplement parce qu’ils étaient favorables à Kadhafi. L’une des personnes arrêtées, Mohamed El-Dabr, a été torturée à mort. Les prisonniers ne peuvent s’adresser à aucun avocat et ils n’ont pas encore pu voir le moindre juge.

On serait bien curieux de savoir qui, parmi ce petit club du CNT, a pu séduire les ministres des Affaires étrangères du Benelux.

Entretemps  tous les partis belges continuent à soutenir unanimement l’engagement militaire belge dans la guerre de l’Otan contre la Libye. Même Groen! estime toujours celle-ci « nécessaire pour protéger la population civile contre les crimes de guerre ». Et cela en livrant cette même population à une bande de mafieux, alquaidistes et autres nostalgiques d'un roi au service de l'empire britannique.

Notre pays continue à verser des bombes et à débourser des millions d’euros pour mettre au pouvoir cette bande.

Plus que jamais il est nécessaire d’arriver à une solution négociée, comme le propose par exemple l'Union africaine.

14:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/07/2011

Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles): Pays “li bres”, ou pays complices du sionisme ?

Pays “libres”, ou pays complices du sionisme ?
 
Interdit de s’ embarquer pour la Palestine, via l’ aéroport Ben Gourion, au départ de Zaventem (Belgique) et/ou Roissy (France), sur ordre ... d’ Israël. Il faut savoir que le transit par l’ aéroport Ben Gourion est une escale obligée étant donné que le seul aéroport palestinien a été détruit par les bombardements de l’ occupant sioniste ... en 2002 (je crois)...
Ces vidéos prouvent les faits ...
Les frontières d’Israël ne sont donc plus à Tel-Aviv, mais à Bruxelles et/ou Paris ... Et les flics français et/ou belges appliquent les ordres ...
RoRo
 
 
 
 
 
From: Le Brasier
Sent: Friday, July 15, 2011 4:46 PM
To: Djamal Benmerad
Subject: Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles)
 

09:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/07/2011

francofolies ou françaphonie? billet d'humeur

mél
 
 
 

Merci de bien vouloir lire ceci et, si vous le jugez utile, de le diffuser autour de vous.

G. Gastaud

« FRANCOFOLIES »  ou   FRANçAPHONIE ?

APPEL A LA RESISTANCE LINGUISTIQUE ET CULTURELLE.

Par Georges Gastaud[1]

 

Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec l’assurance d’un petit commercial bardé de certitudes vendeuses. Et il nous apprend, sans que France-Info qui l’interroge ce 12 juillet ne l’interpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (L’Internationale et le Temps des cerises n’ont pas été écrits en anglais que l’on sache !) , s’expriment dans l’unique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de l’industrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à l’arrière-plan, les giga-prédateurs de l’impérialisme états-unien.

 

Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi… le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, c’est-à-dire un jour où l’on célèbre encore, dans certains coins reculés de l’hexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité... Sir Kevin ne nous dit pas si, à l’occasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie d’Etat et l’autophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans l’unique idiome qui vaille désormais aux yeux de l’« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d’1 dollar...

 

Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge l’intitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse… Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !

 

Bien entendu, on nous rétorquera qu’il faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc qu’avancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment qu’en France on chante (de moins en moins…) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, qu’en Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, qu’en Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à l’état de folklore ! CA, c’est du pluralisme et de l’ « ouverture » ! D’autant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers d’outre-Manche et d’outre-Atlantique ne sont désormais plus tenus d’apprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !

 

On nous dira naturellement que « c’est la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur d’année la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l’ « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de l’histoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à l’université en passant par l’entreprise, où des salariés en sont réduits à engager l’action syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! C’est le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui l’a proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : l’anglais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de l’entreprise » de toute l’Europe[2] ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans l’espace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude n’est jamais si totale que lorsqu’elle reste invisible aux esclaves, qu’elle s’installe aux cris de « vive la liberté ! » et qu’elle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »…

 

C’est pourquoi l’ami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à l’économie unique, en un mot, à l’abrutissement généralisé, de…

 

a)    réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et n’utilise le clin d’œil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de l’anglais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur l’extraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays ;

 

b)   exiger qu’aucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à l’entreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;

 

c)    De réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et d’un gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de l’immigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui n’aurait pas pour but principal le fric, la com ‘ et l’auto-reproduction d’un appareil commercial s’abritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de l’oligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et d’ailleurs.

 

d)   De mettre sur la sellette, à l’occasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt… école maternelle-, au viol en réunion de l’article II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.

 

Cet appel s’adresse d’abord aux amis de la langue et de la chanson françaises, notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens… Mais il interpelle aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, l’enseignant, le démocrate, le républicain, l’internationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien qu’attaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre l’idéo-formatage mondial : si le français finit par s’écrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à l’américain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse d’énormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et d’abord contre la jeunesse que l’on gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque d’une disparition rapide de toutes les langues (y compris de l’anglais en tant que langue porteuse d’histoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures n’ont jamais prospéré que dans et pour l’échange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand l’altérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?

 

(1) Je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à l’occasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à l’occasion de très grands évènements culturels et médiatiques…

 

 



FRANCOFOLIES.docx

09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/07/2011

Sarkozy, combien d'enfants as-tu tués cette nuit ?

 
 
Sarkozy, combien d'enfants as-tu tués cette nuit ?
 
témoignage sur place de Michel COLLON, journaliste belge bien connu ...
 
From: Xarlo@...
Sent: Wednesday, July 13, 2011 10:41 AM
To:
Subject: Crimes contre l'Humanité... qui osera les emmener devant un tribunal?
 
Il s'agit pourtant d'un génocide contre le monde arabe dans son ensemble... Nuremberg?
les tueries "humanitaires", ça suffit !!
 
 
 

 

12:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

BELGIQUE-Palestine: TEMOIGNAGE DE MYRIAM DE LY

“Démocrates”, les sionistes de Tel-Aviv ... !
RoRo
 
From: Hess Madeleine
Sent: Monday, July 11, 2011 7:24 PM
 
Subject: TEMOIGNAGE DE MYRIAM DE LY (de CHARLEROI-Dampremy)
 
 
Objet : TEMOIGNAGE DE MYRIAM DE LY

http://www.europalestine.com/spip.php?article6312

http://www.fischer02003.over-blog.com/article-temoignage-de-myriam-de-ly-79159112.html

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/07/11/TEMOIGNAGE-DE-MYRIAM-DE-LY

Témoignage de Myriam de Ly libérée de la prison de Ramleh à Tel Aviv

Dimanche 10 juillet 2011

Myriam de Ly vient de rentrer en Belgique ce matin avec Jan Cool, tous deux participants à la mission Bienvenue en Palestine, et libérés pour raisons de santé.
 
"Jan, qui fut médecin dans les camps palestiniens au Liban, et retenu en otage pendant treize mois, a fait une violente crise d’angoisse hier à la prison", raconte Myriam. "Alors qu’il souffre d’une pathologie rénale, les Israéliens lui ont confisqué ses médicaments et l’eau commençait à s’accumuler dans ses jambes. Mais la crise s’est déclenchée alors qu’il entendait le récit des brutalités exercées sur ses compatriotes femmes d’origine arabe."
 
Partis de Bruxelles vendredi matin par un vol de la compagnie Swiss Air, nous avons été arrêtés à l’aéroport Ben Gourion et nous nous sommes retrouvés vers 15 heures dans la salle des "suspects" à une quarantaine de passagers de diverses nationalités ayant déclaré que nous souhaitions nous rendre à Bethléem.
 
S’en est suivie une attente de plusieurs heures pendant laquelle des policiers israéliens venaient appeler pour interrogatoire, uniquement des personnes ayant un nom à consonance arabe, tandis que des "faux voyageurs" s’asseyaient parmi ceux qui attendaient pour ... nouer la conversation..
 
Finalement tous les participants à la mission Bienvenue Palestine se sont retrouvés dans un local en étage. Là, nous avons refusé une proposition de ne laisser passer que les personnes les plus âgées (83, 77, 70 ans). Nous avons alors fait une contre-proposition : tout le groupe part à Bethléem et nous resterons à Bethléem. Ce qui nous fut refusé.
 
Puis, comme nous n’avions pas l’air abattu, mais nous chantions au contraire dans toutes les langues et nous racontions nos expériences dans nos pays respectifs, Mick Napier rapportant notamment les progrès de la campagne BDS en Grande-Bretagne, une vingtaine de soldats sont arrivés et ont commencé à nous frapper, tandis que les policiers riaient et nous provoquaient verbalement, après avoir volé les appareils et portables de tous ceux qui tentaient de prendre des photos de ces violences.
 
"Joyce, une britannique de 70 ans a été jetée par terre et tabassée. Mick Napier, qui s’était interposé pour protéger quelqu’un, s’est retrouvé avec des menottes aux pieds et aux mains pendant trois heures. Puis vers 22 heures, tout le monde a été délesté de l’ensemble de ses effets personnels et jeté dans des fourgons cellulaires qui sont restés moteurs allumés sans bouger pendant deux heures, avec impossibilité de se rendre aux toilettes.
 
Finalement nous avons tous été conduits dans une salle commune de la prison de Ramleh, où une "assistante sociale" est venue demander à chacun d’entre nous si nous avions des "antécédents suicidaires" !!.

Puis dix repas d’avion nous ont été remis pour un total de vingt cinq femmes, et à 2 heures 30 du matin nous avons été mis dans des cellules par groupes de cinq, et j’ai donc dormi avec deux françaises, une Irlandaise et une Anglaise, jusqu’à 8 heures, heure à laquelle nos geôliers sont venus tambouriner sur nos portes.
 
Je ne me suis levée que lorsque le Consul de Belgique à Tel Aviv est venu nous voir dans une salle où ont été réunis une vingtaine de Belges. En revanche l’avocate Gaby Lasky n’a pas été autorisée à nous parler collectivement mais seulement individuellement.
 
Quand j’ai repris l’avion j’avais subi entre sept et huit fouilles corporelles et de mes bagages.
 
Mais, si j’ai dû revenir pour des raisons de santé, ma détermination n’est pas davantage entamée que celle de mes camarades qui exigent de pouvoir se rendre en Cisjordanie. Et l’occupant israélien, loin de me terroriser, m’a donné davantage de raisons de me mobiliser pour la liberté du peuple palestinien."
 
Témoignage de Myriam De Ly recueilli par CAPJPO-EuroPalestine

 

 

10:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/07/2011

BELGIQUE: Dans Solidaire: Comment les travailleurs belges ont fo ndé la sécurité sociale

Comment les travailleurs belges ont fondé (les bases de) la sécurité sociale ?

« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Thomas Blommaert
 
1936

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.

Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.

Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »

Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…

L’étincelle des funérailles

C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.

Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.

Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »

Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »

La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»

Les acquis de la grève

La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.

 

21:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/07/2011

BELGIQUE: Lettre ouverte de Raoul Hedebouw à Elio Di Rupo :: «Vo tre note n’est pas de gauche

L’européiste social-démocrate DI RUPO, sur le même chemin que Papandreou (Grèce), Socrates (Portugal) et Luis Zapatero (Espagne).
La fin sera sans doute la même... Comment ménager la pomme et le poisson ??? Attendre et voir: les Belges finiront aussi probablement à la trappe de l’ Euro-dictature et des banquiers (pour eux, nous avons déjà payé une partie de la note: 20 milliards d’ euros, trouvés en une seule nuit), des multinationales capitalistes ... ??? Si les travailleurs ne se mobilisent pas, s’ils ne descendent pas dans la rue, comme en Tunisie, en Egypte, à Athènes et à Madrid ...
RoRo 
 
 
Thème: Belgique, Belgique, Dossier crise communautaire, PTB    5 juillet 2011

Lettre ouverte de Raoul Hedebouw (PTB) à Elio Di Rupo :: «Votre note n’est pas de gauche»

Dans une lettre ouverte, le porte-parole du PTB interpelle le président du PS : "Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »"

Raoul Hedebouw
 

D’après Elio Di Rupo, président du PS, sa note n’est « ni de droite ni de gauche ». Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, lui répond qu’elle n’est surtout « ni de gauche »… (Photomontage Solidaire)

Au président du Parti socialiste (PS)

Boulevard de l’Empereur, 13, 1000 Bruxelles

Cher Monsieur Di Rupo,

Permettez-moi de vous écrire cette lettre ouverte suite à la parution de votre note servant de base aux futures négociations gouvernementales. Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »…

Je dois vous avouer ma plus grande incompréhension quant à de nombreuses propositions reprises dans votre note qui, il y a un an encore, auraient été déclarées inacceptables par votre parti. Mon étonnement est d’autant plus grand que, depuis 2008, certains de vos ministres avaient martelé que les « citoyens ne paieraient pas la crise » et que « ce sont les banques, responsables de cette situation, qui devraient passer à la caisse ». A tort peut-être, mais ces déclarations avaient nourri, dans une certaine gauche, l’espoir que des mesures tendant à réaliser cette rhétorique allaient être prises. Un espoir visiblement déçu à la lecture de votre note.

Tout d’abord, les pensions et les fins de carrière. Vous savez que beaucoup de travailleurs âgés ne quittent pas leur boulot de gaieté de cœur. Mais parce qu’ils sont épuisés, que leur corps est usé par les hausses incessantes de productivité.

Et pourtant, vous reprenez intégralement le dogme du « travailler plus longtemps » de la Commission européenne : prépension impossible avant 60 ans, fin à terme de la pension anticipée, modifications des périodes assimilées et diminution des pensions des fonctionnaires. Sur ce dernier point, notre service d’études a estimé que cette baisse pouvait aller jusqu’à 9 % (sur base d’une hausse salariale annuelle de 4 %, index compris). A travers l’ensemble de ces mesures, c’est le système même d’assurance sociale de nos pensions qui est remis en cause. Et, cerise sur ce gâteau empoisonné, vous demandez de « généraliser le deuxième pilier (privé) de pensions », ce qui ne peut que mettre en danger le premier pilier, garant de la solidarité entre tous les travailleurs.

Abordons la question des chômeurs. Ici, vous reprenez intégralement des points essentiels du programme des partis libéraux et de la N-VA.  Dans votre note, c’est le chômeur qui est désigné comme coupable et non comme victime de la crise. Avec la diminution des allocations dans le temps et leur « forfaitisation » après un certain temps, vous reprenez le modèle allemand instauré par le chancelier Schröder. Avec des allocations fortement réduites, les chômeurs accepteront de plus en plus des emplois précaires, ce qui aura comme conséquence, et vous le savez, de diminuer tous les salaires en Belgique. L’application de ces mesures a mené à une hausse vertigineuse des travailleurs pauvres en Allemagne. Je ne dois pas vous l’apprendre, chasser les chômeurs ne chassera pas le chômage.

Au sujet des services publics, vous proposez de geler les enveloppes de dotations pendant 2 ans. Un gel qui, compte tenu de l’inflation, revient en fait à une réduction de 4 à 5 % de l’offre de service public. Vous allez donc diminuer l’emploi dans la fonction publique, et ce, à un moment où vous annoncez vouloir … en créer 250 000 ! Je dois vous avouer que j’ai du mal à suivre votre raisonnement. Comment pouvez-vous affirmer, par exemple, combattre la grande fraude fiscale et en même temps couper dans les moyens du ministère des Finances ?

Bien sûr, vous me répondrez que vous avez pris certaines mesures contre le capital. Je ne peux évidemment que me réjouir de votre proposition visant à instaurer un impôt sur le patrimoine de plus de 1,25 million d’euros, proposition très proche de notre proposition de « taxe des millionnaires ». Mais permettez-moi de m’étonner du côté « temporaire » (deux ans) de cette mesure qui contraste avec le côté « permanent » des mesures touchant l’ensemble de la population. Sans même parler de l’absence de mesures techniques visant à rendre ce prélèvement efficace, comme l’instauration d’un cadastre des fortunes et une véritable levée du secret bancaire. Vous donnez vous-même le moyen d’échapper à ce nouvel impôt en permettant de déduire le patrimoine lié à une activité professionnelle, à une société. Ainsi, Albert Frère, s’il reste actif à la tête de ses holdings, ne devra pas payer d’impôt...

En matière institutionnelle, je constate que des réformes essentielles souhaitées par la N-VA, et soutenues par l’organisation patronale flamande Voka, sont aujourd’hui reprises dans votre note. La politique de l’emploi est quasiment régionalisée, ce qui mènera à une scission de la sécurité sociale. La porte de l’autonomie fiscale est ouverte, y compris celle pour l’impôt des sociétés, permettant ainsi une concurrence fiscale vers le bas qui assèchera les finances publiques. La sécurité sociale est ainsi attaquée sur deux fronts, celui de l’austérité et celui de la scission.

Vous me répondrez sans doute : « Que pouvais-je faire d’autre, je suis obligé de négocier avec une majorité de partis de droite et nationalistes ? » Tout d’abord, je vous répondrai qu’en tout cas, la solution ne consiste pas à reculer et à céder devant les exigences de cette droite. Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? Comment ne pas faire un lien entre l’arrogance de la droite et des forces centrifuges en Belgique, et la tendance que votre formation politique a eu de reculer de plus en plus devant toutes ces exigences. Au contraire, Monsieur Di Rupo, il nous faut le retour d’une gauche qui ose, d'une gauche qui avance. Comme le montrent les exemples en Grèce, au Portugal et en Espagne, où vos collègues socialistes se font aussi passer pour des personnes « responsables », appliquer une politique de droite sera sanctionné par l’électorat de gauche.

Céder aux pressions nationalistes ne pourra que nous conduire dans une spirale infernale qui aboutira à l’éclatement du pays et de son socle le plus solide : notre sécurité sociale. Céder aux pressions de la droite n’aura comme seule conséquence que d’appauvrir le monde du travail et, donc, d’aggraver la crise économique. Ce n’est pas la politique du moindre mal mais celle du pire.

Monsieur Di Rupo, comme le montre l’histoire sociale de notre pays, la résistance à ces attaques, venant de l’Union européenne et des forces nationalistes, ne pourra se faire que dans la rue. Irréaliste ? Lorsque les premiers socialistes ont proposé la journée des 8 heures, alors que travailler 12 à 14 heures était la règle, on les a déclaré fous. Pourtant, ce qui était vu comme utopique est devenu réalité. C’est de ce réalisme que le monde du travail a besoin, pas de celui qui accepte de plier devant les diktats de la droite.

Nous tendons la main à toutes les forces de gauche, pour organiser, avec les organisations syndicales de ce pays, cette résistance. Qu’on laisse la droite assumer sa politique au gouvernement et qu’on ose dire NON aux diktats européens et patronaux. Qu’on propose une alternative qui s’en prenne réellement aux responsables de la crise (voir www.ptb.be ). Les travailleurs attendent cela de la gauche en Belgique. Avec vous ou sans vous.

Raoul Hedebouw, 
porte-parole du PTB

 

20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

61 anniversaire de l' assassinat à SERAING de Julien LAHAUT, pré sident du Parti communiste de Belgique; assassinat commandité pa r la Réaction et les léopoldistes...

 
18 août 2011: 61 anniversaire de l' assassinat à SERAING de Julien LAHAUT, président du Parti communiste de Belgique; assassinat commandité par la Réaction et les léopoldistes...

 

 

 

Pourquoi y a-t-il une rue Julien LAHAUT à COURCELLES

 

 

 

61 ans de l’assassinat de Lahaut :: « Même les bonnes sœurs l’adoraient »

Le 18 août prochain, cela fera 61 ans que Julien Lahaut a été assassiné. Le Parti communiste de Liège organisera une commémoration, en collaboration avec le PTB. Marcel Bergen, Président du PC de Liège, nous parle de ce militant communiste.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                  julienlahaut
 

L’année dernière, ils étaient plus de 200 à la commémoration de Julien Lahaut. Cette année, le 18 août, le PTB co-organisera l’événement avec le Parti communiste de Liège. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

 

 

 

Jonathan Lefèvre

 

Julien Lahaut a été assassiné sur le seuil de sa maison par deux tueurs en août 1950. Il avait 65 ans. Ce syndicaliste, militant antifasciste et communiste inspire encore la gauche belge et internationale, 61 ans après sa mort. Retour sur ce personnage hors norme.

Quand vous parlez de Julien Lahaut aux jeunes, comment le présentez-vous ?

Marcel Bergen. Comme un des plus grands tribuns que notre pays ait connu, et à l’écoute, surtout,  de toute la classe ouvrière. Ce que les travailleurs lui disaient, il le répercutait partout, que ce soit à la Chambre ou au Conseil communal et provincial, puisqu’il a siégé dans ces trois institutions.

Il a été de tous les combats, et c’était une personnalité qui était suivie. Il a participé à toutes les grandes grèves. Il avait l’art de convaincre. Il faisait réellement de la politique au bénéfice des « petites gens ». Il employait souvent l’expression wallonne « c’est todi les p’tits qu’on sprâtche », c’est toujours les petits qu’on écrase. « Et les grands, on n’y touche nin », on n'y touche pas.

Il n’avait peur de rien. D’ailleurs, il n’a pu voter pour la première fois qu'en 1950, à l’occasion du référendum sur la Question royale. Il n’avait jamais pu voter avant, vu ses condamnations à plusieurs années de prison. Malgré cela, il a été élu député, conseiller communal et provincial, mais voter, il ne l’a fait qu’une fois, l’année de sa mort.

C’était un internationaliste. S’il vivait toujours, il serait malheureux de voir que l’internationalisme ne joue plus son rôle comme il devrait le jouer et il ne basculerait pas dans le nationalisme flamand ou wallon. Au contraire, il se battrait contre les divisions communautaires. C’était l’homme qui voulait unir à tout prix la classe ouvrière, en Belgique et ailleurs.

Le jour de ses funérailles, il y a eu entre 100 000 et 300 000 personnes. Comment expliquer cet engouement populaire, les jours qui ont suivi son assassinat ?

Marcel Bergen. Parce que c’était un homme très humain et qui savait galvaniser les foules. Il se présentait quelque part où toute la salle était contre lui et il arrivait à retourner toute la salle en sa faveur. Parce qu’il parlait comme les gens simples, comme les travailleurs. Il était à l’écoute de toutes les revendications quotidiennes des gens. Il vivait vraiment avec eux, c’était un des rares hommes politiques à être à l’écoute et à vivre avec les gens simples.

Pour les chiffres, c’est difficile à dire, mais moi qui n’étais encore un adolescent, je n’avais que 15 ans à l’époque, je m’en rappelle très bien. J’habitais Seraing et je me souviens de l’émotion. J’étais gamin, je ne comprenais pas tout, mais je voyais les gens qui pleuraient. Mon père, qui était mineur, pleurait. Il y avait des masses de gens. Les travailleurs étaient très émus. D’ailleurs, la FGTB avait décrété une journée de grève.

C’est quelqu’un qui est encore très présent dans les mémoires collectives, communistes ou non. Pourquoi était-il respecté aussi par ses adversaires ?

Marcel Bergen. Parce qu’il touchait le peuple. A Seraing, même les bonnes sœurs catholiques l’adoraient. Alors qu’il était athée. Mais il était humain.

La preuve : il y avait même ses adversaires politiques à son enterrement. Ils sont venus se recueillir, qu’ils soient présidents de partis, ministres, etc. C’était l’ennemi de classe pour eux mais, en tant qu’homme, il était respecté par tous. Parce que c’était un homme droit, juste. C’est lui qui s’est opposé à la venue de Degrelle. Ce dernier devait venir faire un meeting dans la région liégeoise. Lahaut avait organisé une contre-manifestation tellement massive que Degrelle a dû fuir. C’est aussi lui qui a brandi le drapeau nazi à la Chambre en le déchirant. Ce drapeau avait été arraché au consulat allemand de Liège par une militante communiste de Seraing qui l’avait remis à Lahaut. Ce sont des choses que l’on devrait rappeler.

La recherche historique sur l’assassinat vient officiellement d’être lancée. Qu’en attendez-vous ?

Marcel Bergen. Le plus possible. J’espère que ces chercheurs sont sérieux et qu’ils vont aller au bout des choses. Pour Lumumba, on aurait pu être pessimiste aussi, mais ça a débouché sur des résultats.

Mais ce fut difficile de faire rouvrir l’enquête. Sabine Laruelle, ministre libérale fédérale de la Recherche, avait refusé il y a trois ans d’octroyer un subside. Ce qui a fait que la socialiste Véronique De Keyser a lancé la souscription publique afin de récolter l’argent pour que les recherches reprennent. Grâce à l’argent récolté par cette souscription et, surtout, les 150 000 euros donnés par Jean-Marc Nollet, le ministre Ecolo de la Recherche scientifique de la Communauté française, la première phase de cette étude a été lancée. Il faut donc être optimiste.

Mais il faudra encore pas mal de pression, il ne faut pas que nous baissions les bras. C’est pour cela que nous nous réunissons chaque année au monument de Julien Lahaut. Tous les dix ans, nous faisons quelque chose d’assez grandiose, et chaque année, le 18 août, nous organisons une conférence de presse, des discours devant le monument, etc. Cette année, Raoul Hedebouw prendra la parole au nom du PTB, ainsi qu'un militant du Parti communiste et un métallo. Véronique De Keyser viendra, si elle n’est pas à l’étranger. Nous allons aussi inviter  Jean-Marc Nollet ,pour le remercier.

La nouveauté de la commémoration, cette année, c’est que le PTB est co-organisateur. Pourquoi cette collaboration ?

Marcel Bergen. Nous estimons que, politiquement, nous sommes très proches. Il y a très peu de choses qui nous divisent. Aujourd’hui, et en particulier sur la politique nationale, le PTB est le parti avec qui, ici à Liège en tous cas, nous voulons faire un bout de chemin. Nous organisons déjà ensemble le 1er mai à Liège. C’est une tradition : c’est la seule ville de Belgique où on manifeste ce jour-là. L’année dernière, le PTB souhaitait se joindre à nous, alors nous l’avons invité. Nous avons fait une conférence de presse ensemble. Cette année-ci aussi. Nous sommes très satisfaits de cette collaboration. On travaille ensemble sereinement et en confiance. Nous espérons, ici à Liège, que ces collaborations vont se multiplier.

Regardez par exemple ce qui se passe en Grèce, au Portugal, en Espagne, etc. : nous y passerons aussi. S’il n’y a pas de réaction. C’est pour cela qu’il faut absolument que la solidarité revienne à la mode. Le pouvoir a pour l’instant réussi à diviser le monde du travail, à rendre les gens individualistes. Il n’y a plus cette solidarité que j’ai connue, dans les années 60, 70. Il faut la retrouver. Comme Lahaut, j’estime que le mot d’ordre est d’appeler à la solidarité entre les travailleurs, de Belgique et de partout ailleurs.


 

Venez à la commémoration de Julien Lahaut, le 18 août prochain à Liège. Co-organisé par le Parti communiste de Liège et le PTB, l’événement réunira syndicalistes, militants communistes, etc. Plus d’infos à venir sur www.solidaire.org

 

18:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/07/2011

BELGIQUE: [alerte_otan] TR: Lancement de la campagne intal: F-16 hors de Libye

 
 

De : Mario Franssen [mailto:mario.franssen@intal.be]
Envoyé : mardi 5 juillet 2011 19:51
À :
Objet : Lancement de la campagne intal: F-16 hors de Libye

à tous les membres et sympathisants

Intal lance une campagne contre la guerre de l'OTAN en Libye
30 signatures pour chacun des 150 parlementaires

Le 17 mars 2011, 9 pays du Conseil de Sécurité des Nations Unies votaient la résolution 1973. S'appuyant sur cette résolution, le 18 mars, le Parlement belge décide d' aller en guerre contre la Libye. Aucun parlementaire n'a voté contre cette décision.

"2003: Irak, 2011: Libye", il s'agit du slogan scandé par intal lors de la manifestation dimanche 20 mars 2011. Aujourd'hui, nous devons en finir avec cette guerre qui n'apporte que de la misère et qui ne sauve absolument pas les citoyens. Est-ce que ce ne sont pas plutôt les intérêts économiques et géostratégiques qui sont en jeux, et donc plutôt les grandes puissances occidentales que les citoyens libyens ?

Sur base d'une visite en Libye au mois de juin, intal a décidé de faire campagne contre la participation belge à l'attaque de l'OTAN sur la Libye. Nous exigeons que cela cesse immédiatement. Les F-16 belges doivent rentrer directement en Belgique.

Objectifs

Afin de soutenir cette exigence, intal souhaiterait recueillir 30 signatures pour chacun des 150 parlementaires, avant le début de l'année parlementaire, fin septembre 2011. Nous vous lançons le défi de prendre un parlementaire à votre compte et de rassembler 30 signatures. Vous pouvez télécharger ici la pétition.

Qui, quoi, où ?

L'objectif est de rassembler 4.500 signatures en moins de trois mois. Nous comptons sur vous ! Emportez la pétition lors de festivals, fêtes de famille, camps, à la piscine, en terrasse. Demandez à vos amis de signer la pétition et peut-être qu'eux-même se lanceront à la recherche de signatures.

Vous êtes actif dans une association, une maison de jeunes, un mouvement de solidarité, ... ? Parlez-en et réunissez-vous pour partir en festival avec des pétitions à signer sous les bras. Vous pourrez alors à n'importe quel moment récolter des signatures à l'attention des parlementaires.
Vous pouvez renvoyer les pétitions signées à : intal, chaussée de Haecht 53, 1210 Bruxelles.

Digital

Vous pouvez soutenir la campagne de deux manières différentes. Premièrement, via le formulaire en ligne que vous trouverez sur le site d'intal. Idéal pour envoyer la pétition par e-mail à tous vos amis et contacts. Deuxièmement, via Facebook. Vous pouvez soutenir la campagne en adhérant à la campagne ...et en invitant vos amis à faire de même !

Vous pouvez également suivre de près la campagne via le blog de la campagne sur www.intal.be.

Bonne chance!

=> Téléchargez la pétition
=> Rejoignez la campagne via Facebook
=> Signez la pétition en ligne
=> Devenez membre d'intal et renoncez à la guerre en Libye
=> Le page de la campagne

Le texte de la pétition

Ministres et Parlementaires,
la Belgique est en guerre en Libye et vous êtes responsables!

Chers Ministres De Crem, Vanackere
Chers Parlementaires,

Nous exigeons que la participation Belge à l’attaque de l’OTAN en Libye cesse immédiatement. Les F-16 belges doivent rentrer tout de suite.

- La guerre en Libye a été présentée comme une guerre pour sauver des civils et pour la démocratie. Les motivations réelles sont en fait de pouvoir s’approprier les richesses de la Libye et de protéger les intérêts géo-stratégiques de l’Occident. C’est ce que nous apprennent les guerres en Irak et en Afghanistan.

- Les civils tués en Libye et les centaines de milliers de réfugiés démontrent que les F-16 belges qui participent à l’offensive de l’OTAN ne sauvent pas des civils mais au contraire font plus de victimes.

- En ces temps de grande crise économique et politique, la Belgique arrive à décider en 1 journée de partir en guerre. Entamer un guerre ne constitue pourtant pas une "affaire courante".

- La guerre contre la Libye coûte chaque mois 5.000.000 € à la Belgique. Ceci correspond au salaire mensuel brut de plus de 2000 enseignants ou infirmiers débutants.

- Les problèmes en Libye doivent être résolus par les Libyens et ceci sans ingérence indésirée.


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    09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

    01/07/2011

    Tu viens avec nous en Libye? Evidemment!

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    From: melusine
    Sent: Thursday, June 30, 2011 10:25 PM
     
    Subject: Tu viens avec nous en Libye? Evidemment!
     

    Tu viens avec nous en Libye ? Evidemment !
    Mario Franssen

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    29 juin 2011

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    Vendredi matin 18 mars 2011, mon radio réveil s’enclencha et j'eu directement droit à une interview avec le ministre des Affaires Etrangères Vanackere. Il trépignait d'impatience de pouvoir partir en guerre contre la Libye.


    Et malgré que les deux premiers points de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU appèlent à une solution diplomatique, Vanackere ne parlait que du point 3 selon lequel ‘toutes les mesures’ sont permises. Il était donc très clair à quoi on pouvait s’attendre. Cela m'a rendu malade et j'ai juré.

     

    La guerre me rend malade

    Je ne sais pas ce que les gens ressentent lorsque l’on bat les tambours de guerre, mais moi j’en suis littéralement malade. Et quelques heures plus tard, après le débat au Parlement Belge, je ne me sentais pas mieux. Personne, je veux donc dire pas un seul membre du parlement, n’a voté contre ou s’est abstenu lors du vote sur le soutien de la Belgique à la guerre. Et cela alors que les membres de notre parlement ont l'habitude de palabrer durant des mois avant de prendre une décision et sont à ce jour occupés depuis plus d’un an à la formation d'un gouvernement.

    Mercredi matin 8 juin, j’ai reçu un appel … me demandant si je voulais aller en Libye. Comme le souligne Michel Collon : “chaque guerre est précédée par des média-mensonges”, c’était donc une occasion unique d'aller m’en rendre compte sur place. Je n’ai donc pas hésité très longtemps, et vendredi 10 juin nous sommes partis avec 4 autres belges en direction de Tunis, en Tunisie. De là, nous avons continué le samedi matin avec 9 autres participants internationaux en direction de Tripoli, un voyage en car de 17 heures. Pendant 3 jours nous avons participé à une mission d’observation et à une conférence sur la guerre et les droits de l’homme sur invitation de l’ “Association des Avocats et Juristes de la Méditerranée”.

     

    “Vas-tu soutenir Kadhafi ?”, ai-je plusieurs fois entendu. J’ai fait partie de ce voyage afin de me rendre compte moi-même des conséquences des bombardements de l’OTAN sur Tripoli. Contrairement à Van Rompuy, Sarkozy, Berlusconi, Obama ou Verhofstadt, qui étaient honorés de serrer la main à Kadhafi lorsqu’il s'agissait de signer des contrats, je n’ai aucune affinité avec Kadhafi. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne vais pas m’’opposer à une guerre de l’’OTAN qui défend uniquement les intérêts occidentaux. Surtout lorsque nous examinons le palmarès de l’OTAN. S’ils bombardaient vraiment pour défendre les droits de l’homme – ce qui me semble déjà une contradiction en soi – on peut alors trouver d’autres adresses comme l’Arabie Saoudite par exemple. Rappelons-nous l’histoire du 'bon' et 'mauvais' Arabe vers laquelle renvoie Mohamed Hassan lors de son interview avec Michel Collon concernant l’histoire de la Libye. Un bon Arabe se soumet aux intérêts occidentaux, contrairement au mauvais Arabe. Lorsque Kadhafi était en France il y a quelques mois, il faisait encore partie de la première catégorie, car il ne fut pas arrêté à l’Elysée, à présent il fait partie de la deuxième.

     

    Le calme règne dans la zone de guerre

    Alors que nous approchions de la frontière Tunisie/Libye, la tension augmenta dans le car. L’un des participants Tunisiens de la délégation reçut un appel. Al Jazeera annonça qu’ il y avait des affrontements à Zawiyah, une ville située sur le chemin vers Tripoli. Après quelques minutes de discussion, il fut décidé de continuer notre chemin. Nous avons appris par la suite qu’un groupe de rebelles avait essayé d’occuper la ville, mais n’y était pas parvenu. Lorsque vers 3 heures du matin nous roulions à travers la ville, tout était très calme.

    En chemin vers Tripoli, notre car fut quelques fois contrôlé par des policiers en uniforme. Nous n'avons aperçu ni char, ni matériel militaire lourd. A Tripoli également, tout était remarquablement calme. Pas de soldats ni de tanks dans les rues. Les bazars étaient agréablement animés. De petits bus de transport faisaient des allers-retours et les gens étaient à la plage. Pas tout à fait une situation de guerre comme je me l’étais imaginée. En tout cas, pas une ville qui pourrait tomber à chaque moment, comme nous le fait croire l’OTAN lorsqu’ils parlent de la période post-Kadhafi. Pourtant, les habitants de Tripoli avaient quand même peur. La ville est régulièrement bombardée et ils peuvent donc en être victime à chaque instant.

     

    L’OTAN part en guerre

    Pendant 3 jours, nous sommes restés à Tripoli et nous pouvions nouer des contacts. Entre les conférences et les visites organisées, nous nous sommes rendus seuls en ville en reconnaissance. Les réactions des gens avec lesquels nous parlions étaient toujours les mêmes. Aussi bien le représentant des clans en Libye, la communauté africaine en Libye, les propriétaires de magasins, les étudiants et l’homme de la rue nous ont confirmé leur soutien au gouvernement. Tous condamnaient l’attaque de l’OTAN qui n’est là que pour « voler les richesses Libyennes ». Et malgré qu’un certains d’entre eux étaient également critiques vis-à-vis du gouvernement, ils n’encensèrent pas pour autant les rebelles qu’ils qualifient unanimement comme : “Al Qaeda, maffieux, opportunistes, ...”. Depuis le début, il s’agit d’une rébellion armée qui a commencé en Occident. Ils n’ont aucune confiance dans les leaders de la rébellion qui ont combattu en Afghanistan contre l’occupation des Etats-Unis, ou dans des opportunistes qui se trouvaient auparavant dans le gouvernement et qui font tout à coup volte-face.

    Au même moment, ils nous mettent en garde - nous Européens - du fait qu'en cas de victoire des rebelles, la Libye deviendrait un pôle d’attirance pour les extrémistes religieux, du Mali au Soudan. L’Europe ne doit pas s’étonner que de cette ‘nouvelle’ Libye, des attentats soient planifiés contre l’Europe. La Libye va être tiraillée entre des guerres de clans, entre Arabes et Africains. Le développement du pays et de toute l’Afrique du Nord sera miné. La Libye s’oriente plus vers l’Afrique que vers le monde Arabe et les 4.000.000 d'étrangers en Libye ont génèré jusqu’au début de la guerre, des ressources pour les pays voisins. Ils nous ont mis en garde contre la "Somalisation" de la Libye, ce qui finalement déstabilisera toute la région.

    L’OTAN avait espéré que le régime libyen s’écroulerait de l’intérieur. L’Occident savait probablement que les ministres de la Justice, des Affaires Etrangères et Intérieures, et d’autres diplomates retourneraient leurs vestes. Néanmoins, le gouvernement tient toujours bon et l’OTAN se retrouve avec un fameux problème. A Tripoli, les gens nous ont confirmé que la population avait été armée (note de RoRo: donc par le régime de Kadhafi). On parle de 2.000.000 armes qui ont été distribuées. Ce ne sera donc pas évident pour l’OTAN de contrôler Tripoli. Sûrement pas s’ils ne comptent que sur les rebelles, qui ne font plus aucune avancée depuis des semaines et ce malgré l’aide des bombardements de l’OTAN.

     

    Cibles civiles et infrastructure

    Sur ces 3 jours, nous avons pû visiter l’ancien centre de la ville, l’Académie, La Place Verte, le Bab Al Azizia et la maison bombardée du fils de Kadhafi. Chacune de ces places est une cible ou peut en devenir une, pour l’OTAN. Dans le centre ville, nous avons visité tous les jours le souk et avons discuté avec les commerçants. Quelques jours plus tard un autre souk fut bombardé. Nous avons également visité l’Académie. Des étudiants y suivent une formation afin d’obtenir un master ou un doctorat en langues ou en sciences. Le même jour, l’OTAN bombarda l’université de Al Fatah à Tripoli. Lors du bombardement du 30 avril sur la maison de Saif Al-Arab, le fils de Kadhafi ainsi que trois de ses enfants sont morts. En 1986, les Etats-Unis ont bombardé Bab Al Azizia, la résidence de Kadhafi. Aujourd’hui c’est une place centrale où les Libyens viennent montrer leur soutien au gouvernement. On y trouve de nombreuses familles et des étrangers venus de toute l’Afrique. Depuis le début de la guerre, le 19 mars, cette place a été déjà bombardée à trois reprises.

    Il apparaît que l’OTAN bombarde des cibles civiles et des infrastructures à Tripoli, ce qui est illégal, même selon la résolution 1973. Les Tripolitains n’en sont pas pour autant découragés et s’opposent encore plus fort contre l’OTAN. Sur la Place Verte centrale, peu après notre départ - le 17 juin (4 mois après le début de la rébellion) - des centaines de milliers de Libyens se retrouvèrent pour exprimer leur soutien au gouvernement. Ce qui fit dire au journaliste de la chaîne CNN “... this crisis in Libya isn't ending any time soon”.

     

    Le Hold-up du siècle

    Avec les participants à la conférence nous avons eu le temps d’analyser les enjeux de la guerre et d’échanger nos opinions. L’indépendance de la Libye, qui n'a pas d'emprunt auprès de la Banque Mondiale ou du FMI, exaspère l'Occident. Ce que je ne savais pas c’est que la Libye possède plus de 143 tonnes d’or (valeur de +/- 4,8 milliard d’euro). Une quantité non négligeable dans des temps de crise financière. Cette attaque de l’OTAN s'avère ainsi être le hold-up du siècle. La Libye est également la force motrice pour l’établissement d’une banque Africaine de développement et à plus long terme, elle pense aussi à une monnaie unitaire Africaine. Ce n’est pas pour rien que la Libye est appelée la mère de l’Afrique. La guerre devient donc une nouvelle guerre coloniale qui menace l’indépendance des pays Nord-africains et menace par extension toute l’Afrique. N’oublions pas que l’Afrique est un continent très riche. Étant donné que les relations entre la Libye et le reste de l’Afrique sont très solides, il est logique que la Libye reçoive à ce titre l’aide des pays voisins. C'est ainsi qu'il y a des allers-retours de camions entre la Tunisie et la Libye. Il en est de même avec l’Algérie et le Niger.

     

    Tout le monde était d’accord pour dire que l’Occident convoite aussi le pétrole (9e au monde sur le plan des réserves avérées), le gaz (23e) et l'uranium. Dans le même temps, l’intervention militaire menace aussi les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte. Il était clair pour tout le monde que la rébellion en Libye n’est pas comparable avec ces révoltes et veut obtenir exactement le contraire. L’occident veut à tout prix éviter un front indépendant « Tunisie-Libye-Egypte ». Cela menacerait leurs intérêts géostratégiques dans la région. Le canal de Suez doit rester accessible et Israël ne peut être menacé.

    Et enfin encore ceci : n’oublions pas que la Libye est un des nombreux pays qui coopère actuellement avec la Chine, l’Inde, le Brésil,.... Le monde unipolaire, dans lequel les Etats-Unis déterminent ce qui se passe dans le monde, est en train de changer vers un monde multi-polaire. La crise économique touche surtout l’occident et la force économique des Etat-Unis s’en trouve défiée. Obama fait donc tout ce qu’il peut pour ne pas perdre la position dominante des Etats-Unis. Néanmoins il apparaît qu’il y a à présent un vent contraire. Aux Etats-Unis, une dizaine de membres du congrès contestent la légalité de cette guerre. A l’intérieur de l’OTAN, les oppositions augmentent du fait que la guerre se prolonge plus que prévu et que l'addition, surtout pour la France, augmente considérablement. Pour la Belgique le problème n’est apparemment pas le même. De Crem vient d’annoncer que la Belgique pourra honorer son engagement en Libye pendant une durée indéterminée, même si la facture s'élève déjà à 5.000.000 euro par mois. (Note de RoRo: pour leurs sales guerres impérialistes et colonialistes, il y a toujours du fric. Pas besoin d’ organiser des collectes parmi la population et recourir à la mendicité publique organisée!)

     

    Alors « diplomatie » quand-même ?

    Il apparaît que ce que notre ministre Vanackere et nos parlementaires n’ont jamais voulu, est quand même en train d'arriver. Comme les articles 1 & 2 de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU le demandent, des initiatives diplomatiques émergent de partout afin de mettre un terme à la guerre. Il y a déjà des contacts entres les autorités Libyennes et les rebelles. La Russie demande depuis longtemps de laisser faire le travail diplomatique ; Amr Mousa de la Ligue Arabe appelle à un cessez-le-feu et à une solution politique. « Last but not least », Groen ! demande un-cessez-le-feu temporaire (temporaire ????). Ils s’inspirent peut-être des déclarations de Robert Gates, ministre de la Défense des Etats-Unis, sur la guerre en Afghanistan : “Cette sorte de guerre se termine généralement par des pourparlers”. On peut douter du fait que l’Occident et les rebelles vont s’inscrire dans ces propositions. Les propositions venant du Venezuela, de la Turquie et de l’Union Africaine avaient déjà été rejettées auparavant. De plus, la proposition du gouvernement Libyen d’organiser des élections a peu de chance d’aboutir. Tout comme en Palestine, ce ne seront probablement pas ‘nos’ hommes qui gagneront.

     

    A la recherche d’informations

    De retour en Belgique, un tel voyage vous poursuit. Je me suis donc mis immédiatement à la recherche de plus d’informations sur la Libye. Ce n’est pas évident de trouver des informations qui n’émanent pas des médias Occidentaux, d’Al Jazeera, ou des médias libyens (oui, ils existent). Je suis ainsi tombé sur ce rapport récent : “Libye : Un avenir incertain - Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des belligérants libyens”, d’une mission d’observation française indépendante. Pour être honnête, j’étais assez déçu après l’avoir lu. Non pas à cause du contenu, mais soudainement je n’avais plus rien à raconter de mon voyage. Le rapport, écrit par des experts indépendants, compte 44 pages et traite de toutes les facettes de la guerre en Libye. Un « must » pour tout un chacun qui veut juger de la situation en étant bien informé.

    Et avant d’oublier : cette guerre n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Vous vous en doutiez déjà, non ?


    Source : INTAL

     

    Investig'action

     

     

    10:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |