30/01/2011

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

C' est ce soir, dimanche 30 janvier 2011 : COURCELLES, EGYPTE, ...

 

 

-EGYPTE: depuis une semaine, le peuple égyptien clame sa misère dans la rue, tout comme le peuple tunisien, et réclame le départ du despote pro-ricano-occidental MOUBARAK. Celui-ci a dû mal recevoir le message: il est resté et à licencié SON gouvernement et a pris les choses en mains pour organiser la répression. Les morts se comptent par  dizaines. Longtemps complices, les ricano-occidentaux, Obama en tête, s’inquiètent des conséquences des évènements dans le monde arabe. Leurs intérêts économiques, commerciaux, stratégiques et financiers sont évidemment en danger... A un point tel qu’Obama menace Moubarak de restreindre le soutien financier des Usa.

 

-COURCELLES – Belgique: Le Mr courcellois vient de présenter ses voeux 2011 à la population par la distribution d’une circulaire.  Au verso de ce papelard, on lit “Le Mr a dit non au terrain d’ accueil pour les Gens du voyage.

Pourquoi cette opposition du Mr ?
-simplement parce que le Mr courcellois est un parti “démocratique” ... xénophobe qui agit par opportunisme et brouille les cartes.
-parce que les gens du voyages n’étant qu’ en transit, ils ne votent pas à COURCELLES et ne pourraient donc pas donner leur voix au Mr local, parti de droite par excellence.
-parce que dans la majorité, le Ps courcellois, par pure opportunisme a battu en retraite vis-à-vis devant l’offensive du Mr et du Fn.
 
 

Evidemment Caroline TAQUIN dispose de l’appui sans faille des fascistes du Front National. Normal, avant-guerre les ancêtres du Fn, organisaient déjà la chasse aux Juifs, aux tsiganes, aux handicapés et aux communistes.

La chasse il l’organise parmi la population: ouverture d’une pétition et d’un site Facebook où certains échangent leurs propos racistes contre les gens du voyage des êtres humains que certains continuent à considérer pour moins que des bêtes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms).

La section de Courcelles du Front National soutient la conseillère communale MR Caroline Taquin contre les gens du voyage !

par Front National, dimanche 29 août 2010, 15:47
S'opposant au bourgmestre socialiste Axel Soeur, le FN soutient l'initiative prise par le Mouvement Réformateur de Courcelles en vue de contrer le projet de création d'un terrain d'accueil pour les gens du voyage, défendu par la majorité communale (à laquelle appartient pourtant Mme Taquin !).

 

Le FN, dont les revendications à ce sujet se basent sur le dernier rapport de la Police fédérale relatif aux bandes itinérantes, se réjouit que le MR adopte son point de vue concernant cette problématique et appelle les citoyens de la commune de Courcelles à signer la pétition lancée sur Internet par Mme Caroline Taquin, et accessible via Facebook à l'adresse ..........du groupe "Non aux gens du voyage à Courcelles".

 

Manu Cailleeuw

Président de la section de Courcelles

 

Philippe Duquenne

Président de la section du Hainaut

 

Le thème des Roms gêne Courcelles

MATHIEU COLINET

samedi 02 octobre 2010, 14:10

Le conseil communal de Courcelles n’a ni ouvert ni fermé la porte aux Roms de passage Bien au contraire… © thienpont

Christophe Clersy avait préparé une longue intervention, jalonnée d’attaques ciselées contre le bourgmestre socialiste Axel Sœur. Jeudi soir, le mandataire communal Ecolo s’est mis à la lire devant le conseil communal. Systématiquement, il y relève les revirements du maïeur. De sa volonté du début de faire favorablement avancer le dossier des Roms au vote qui va suivre, où il va se prononcer contre l’aménagement d’un terrain d’accueil. Contre l’engagement d’un médiateur. Et pour l’examen d’un très évanescent projet de partenariat avec d’autres communes voisines.

Pourtant, le camp écolo n’a pas voté pour l’aménagement d’un terrain d’accueil pour les Roms. Il s’est abstenu. ( ?????????). Une commission communale devait se charger d’instruire la question. « Mais on a peu débattu et consulté, affirme Christophe Clersy. Notre travail a notamment été grippé par les sorties incessantes de certains. Au final, tout cela nous a empêchés d’avancer et d’avoir aujourd’hui une position audacieuse. Nous ne réclamions ainsi plus un terrain mais seulement un médiateur qui serait intervenu pour apaiser les relations à chaque arrivée d’un campement. »

De cela, comme du reste, les deux partenaires de la majorité PS-MR n’ont pas voulu jeudi soir. Le PS, Axel Sœur en tête, au terme de quelques contorsions. Le MR d’une façon tout à fait décomplexée depuis que sa chef de file au conseil communal, Caroline Taquin, agite sciemment la question dans les rues de Courcelles et sur des réseaux sociaux comme Facebook. La rhétorique employée lie criminalité et Roms, peste contre un afflux de dépenses afférentes, suppute des charges supplémentaires pour le CPAS local, auquel pourraient être tentés d’émarger les Roms de passage à Courcelles.

Ces arguments ont fait fureur. De son bureau de l’Hôtel de ville, le bourgmestre a senti monter une vindicte populaire. Au fil des semaines, sa volonté de trouver une solution pour éviter les campements sauvages de Roms a faibli. Elle a reculé d’autant plus que Caroline Taquin est de toutes les élections. Et que dans deux ans, à l’occasion du prochain scrutin communal, elle sera sans doute la plus sérieuse rivale du bourgmestre.

D’ici là, Axel Sœur devra gérer les circulations de Roms. Courcelles les voit fréquemment passer vu sa proximité avec l’E42 et les liens familiaux qu’ils entretiennent avec certains habitants du cru. « Je lui souhaite d’ailleurs bonne chance, affirme ironique Tim Kairet, conseiller communal Ecolo. Il ne veut pas d’une solution, il aura alors à gérer tous les problèmes de cohabitation que cela suppose. »

 

 

Triste à quelques 7-8 kms de l’ endroit (Liberchies) où naquit le grand “Django” Reinhardt

Biographie de Django

 

Jean-Baptiste Reinhardt, dit "Django", est né à Liberchies le 23 janvier 1910 alors que sa famille donnait un spectacle au café « Chez Borsin ».

Comme la plupart des Gitans, il voit le jour dans la roulotte familiale. Henri Lemens, officier d'état civil à Liberchies, enregistre le 24 janvier la déclaration de naissance faite par monsieur Reinhardt père. Le baptême se déroule le 26 janvier dans l'église Saint-Pierre de Liberchies.

Pendant la Première Guerre mondiale, Django sillonne la France, l'Italie, la Corse et l'Afrique du Nord. De retour à Liberchies, son frère Joseph fréquentera pendant 3 mois l'école communale. De 1920 à 1930, il se trouve à Paris et, âgé de 12 ans seulement, il y anime des bals. En 1926, il s'engage véritablement dans la musique avec l'accordéoniste Jean Vaissade. C'est aussi à Paris qu'il rencontre Louis Vola. En 1928, il enregistre son premier disque, ainsi que « Griserie » et « Parisette » avec Vaissade. Au cours d'une froide nuit d'hiver 1928, les guirlandes de fleurs artificielles, confectionnées par sa femme, prennent feu et incendient la roulotte.

Django, grièvement brûlé, sera hospitalisé à l'Hôpital Lariboisière. Il gardera l'auriculaire et l'annulaire de la main gauche paralysés. Django Reinhardt  invente alors une nouvelle technique de doigté. Il se trouve en situation d'évaluer sa relation à son instrument comme aucun guitariste n'a eu à le faire auparavant, reconsidérant tous ses acquis.

En 1931, il se fait remarquer à la Côte d'Azur par le peintre Emile Savitry qui lui fait découvrir Armstrong, Ellington … Il découvre alors le jazz et, peu après, commence à jouer avec André Ekyan et Alix Combelle. La même année, il joue au « Coq Hardi » à Toulon et au Lido. A Paris, la personnalité de Django Reinhardt intrigue Cocteau, Jean Sablon ou encore Mistinguett. A l'époque, il joue également à « La Boîte à Matelots ».

En 1934, il fonde avec Stéphane Grappelli un quintette à cordes. C'est le début d'une association qui se révèlera très fructueuse. Django joue alors avec des Américains, comme Coleman Hawkins et Arthur Briggs. Il enregistre aussi avec Benny Carter, Bill Coleman et Rex Stewart. En 1937, il apparaît dans le film de Gargour « Naples au baiser de feu ».

En 1939, Grappelli décide de s'installer à Londres. Django forme à nouveau un quintette mais cette fois, avec Hubert Rostaing, clarinettiste et P. Fouad. C'est la vogue du Swing. En octobre 1940, il compose « Nuages ».

En 1943, on retrouve sa trace à Liberchies afin de se procurer un acte de naissance. Il donna même des concerts au café « Borsin » à Liberchies, à la Salle des Sarts à Rêves et dans un café de Viesville. Le grand regret de Django Reinhardt est de ne pas avoir été reconnu aux Etats-Unis. Pourtant, il joue en compagnie de Duke Ellington au Café Society de New York en 1946 et ensemble, ils enregistreront au Civic Opera House de Chicago. Django Reinhardt ne s'adaptera jamais à la guitare électrique. Selon lui, elle diminue « la qualité cristalline » de son jeu.

En mars 1947, il enregistre une nouvelle fois avec Grapelli. En 1949, les deux hommes se trouvent à Rome en compagnie de trois musiciens italiens pour l'enregistrement de plus de 60 titres, sorte de révision de l'œuvre du guitariste. Un an plus tard, Django rééditera l'expérience romaine avec cette fois André Ekyan (saxophone et clarinette), Ralph Schécroun (piano), Alf Masselier (contrebasse) et Roger Paraboschi (batterie). Malgré cela, il délaisse de plus en plus la musique pour se consacrer davantage à la peinture. En 1950, il joue au Club Saint-Germain avec de jeunes boppers. En février 51, le succès est tel qu'il enregistre en public dans ce club. Trois mois plus tard, la même formation enregistre sur le label Decca. En novembre 52, Django est accompagné par Aimé Barelli et son orchestre pour une émission de jazz à la télévision française. Cette année-là, il apparaît également dans le film de Maurice Labro « La Route du Bonheur ». Le 10 mars 1953, il entre en studio avec une formation portant le nom de « Django Reinhardt et ses Rythmes ». Le 16 mai, il décède d'une congestion cérébrale à Samois-sur-Seine (Fontainebleau) alors qu'il devait intégrer « The Philharmonic » de Norman Granz. Autodidacte, il ne savait pas lire la musique. Il dictait ses compositions, jouées sur sa guitare, à ses partenaires. Il ne transcrivait jamais ses morceaux, tout venait de l'improvisation. Sa musique provient de l'héritage tzigane et du jazz des années 30. Ces deux styles sont issus des ghettos en marge des cultures officielles. Depuis 1983, le village de Samois-sur-Seine organise un Festival Django Reinhardt.

Ses passions : le jazz représente bien évidemment l'une d'entre elles. A l'image de ses frères gitans, Django Reinhardt défend la notion de liberté et considère l'homme qui ne travaille pas et qui adopte leur style de vie comme le symbole de « l'Homme parfait ». Pour lui, la musique n'est pas un métier. Il la pratique pour tuer le temps, et non pour l'argent. S'il en gagne, il le dépense aussitôt dans le jeu ou pour nourrir tous ses amis. Les jeux de hasard occupent une part importante dans son existence. A la fin de sa vie, au détriment même de la musique, Django Reinhardt consacre énormément de son temps au calme de la pêche et de la peinture.

Ses origines :

Issus de l'Est (hindouistes-mongols), les Manouches sont des nomades. On estime leur apparition au 9e siècle après J.C. Des roulottes à chevaux, ils ont suivi les progrès de leur époque et optent pour le confort des caravanes modernes. Les Reinhardt sont d'origine allemande (Alsace, Forêt Noire). Après la guerre de 1870, ils se retrouvent en France.

Pourquoi ces Gitans ont-ils choisi Liberchies ?

Liberchies se situe à un carrefour entre plusieurs routes provinciales. L'accès libre, donné à un terrain en jachère surnommé « Flache aux Corbias », leur donne l'opportunité de s'établir à Liberchies. Ce territoire se situe à la limite de trois communes : Liberchies, Luttre et Buzet. La petite histoire raconte que les Manouches déplaçaient leurs roulottes chaque soir de quelques mètres afin d'échapper à l'expulsion. Ils se trouvaient ainsi chaque matin dans un village différent.

Source : « Django Reinhardt : Mythe et Réalité » de Roger SPAUTZ

 

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2011

Ce soir, vendredi 28 janvier 2011

 
 
 
Ce soir, vendredi 28 janvier 2011:
 
-BELGIQUE: hier Elio Di Rupo, président des “socialistes” francophones est sorti de plusieurs jours de torpeur pour proposer en Belgique (toujours pas de gouvernement, après les élections législatives de juin 2010!) un gouvernement d’union nationale regroupant les partis “démocratiques” qui voudraient y entrer et se suicider ... Un rêve: l’union nationale dans un pays de plus en plus divisé par les politicailleurs de la fausse “gauche” à la droite nationaliste et séparatiste, en passant par le centre, du Nord, du Centre, de l’Est et du Sud... Si Di Rupo et son parti était vraiment socialistes, ils appelleraient au rassemblement des syndicats et de toute la gauche unie à descendre massivement dans la rue et à se mobiliser dans les usines pour rappeler à leurs comparses traditionnels qu’il y a lieu de régler d’ABORD les problèmes urgents et sociaux du pays et d’ envoyer Bhv et les problèmes linguistiques à la poubelle.  Les problèmes linguistiques, ça fait 50 ans que cela dure par la grâce des politiciens particrates et que cela divise le pays. “Socialistes”, libéraux et catholiques, ont mis le pays au bord du gouffre et aujourd’hui ils n’ arrivent plus à danser ensemble ... Les travailleurs qui constituent l’immense majorité de la population, ne sont plus aujourd’hui considérés que comme des machines à voter qui n’ont même plus le droit de savoir à quelle sauce nos “dirigeants” “démocrates” veulent les avaler. Ils discutent en vase clos depuis de mois (Pas seulement de Bhv!).  Naguère parti “socialiste”, Fgtb, coopératives, mutuelles, Fps, Js,... faisaient partie de ce que l’on appelait “L’Action socialiste”. Aujourd’hui, on n’ en parle plus de cette machine “socialiste” reliée au sommet. Tous ces “bôyîards” (en wallon) sont devenus des ratinés de l’inaction qui trônent au-dessus de la paix sociale et de la participationnite gouvernementale à tout prix. Le Ps n’ est plus qu’une organisation de parrains et de papas... Ils sont loin les heures et les jours de gloire du passé ...!
-MONDE ARABE: Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yemen, ..., ça continue à bouger. Pendant que “l’on” entasse les peuples de l’ Euro-dictature des multinationales capitalistes dans la misère, ceux des pays arabes descendent dans la rue pour se libérer  des dictatures, du néo-colonialisme occidentale et de l’ esclavage. On ne peut qu’ approuver. On nous a assez dit (avec raison!) que ces pays étaient des dictatures réactionnaires et féodales, qu’il n’y avait au Moyen-Orient qu’ Israël comme Etat “démocratique” (???)... Les vacances de luxe à Djerba et à Dubaï, ce sera bientôt fini pour certaines classes occidentales ... !
-BELGIQUE: Partisans au Pays-Noir :
(au Pays de Charleroi en BELGIQUE)
 
Voyez ci-dessus cette intéressante vidéo, si vous ne la connaissiez pas encore. Avec feue Yvonne LEDOUX, qui fut capitaine de la Résistance. Une figure qui raconte sur cette vidéo certains épisodes de son passé dans la clandestinité à la fin de sa vie.
Yvonne Ledoux, l'employée communale à CHARLEROI, devenue capitaine dans la résistance, a caché des prisonniers soviétiques évadés à l'hôtel de ville de Charleroi, au nez et à la barbe de la Gestapo. Elle fait revivre les exploits, les espoir et les peines d'une foule de jeunes de l'époque. Avec Ivan Mokan et Benoit Michiels, elle est co-auteur du livre "Partisans au Pays Noir", édition EPO, 1995, 221 pages.

Filmé à Bruxelles, le 14 novembre 1995

Vidéo disponible sur DVD, contactez :
av@marx.be
 
Note de RoRo:
 
Après ces premiers actes clandestins, elle fut recrutée par les communistes, au sein des Partisans armés.
Raoul BALIGAND, fut commandant d’une brigade internationale auprès des Républicains espagnols. Il fut député communiste de Charleroi, après la fin de la guerre.
Yvonne LEDOUX, fut aussi conseiller communal communiste à Charleroi, après la guerre.
Le traître Désiré PAQUET, infiltré dans le Pc, est celui qui fit notamment arrêter l’ Abbé BOUGARD de Courcelles. Il a personnellement arrêté le communiste Georges GLINEUR, parti dans la clandestinité dans la région de Huy.
Valentin TAINCLAIR et Désiré DECELLIER  (de Châtelet) sont des parlementaires communistes décédés dans les camps nazis
YvonneLEDOUX fut aussi après-guerre la compagne de François LECLERE, permanent de la Fédération communiste et lui aussi un héros de la Résistance
MOKAN, est un Soviétique évadé qui prit une part très active dans la Résistance en Belgique et qui rentra, après guerre en Union soviétique...
 
 
 
 

 

19:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2011

Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...

Ce soir, jeudi 27 janvier 2011 ...
 
-RTL-TVI: nous explique que la Belgique est classée au 3e rang des meilleures démocraties ... (???)
A mourir de rire et à se taper le c.. par terre !
“Démocratie”: quand, où, comment et pour qui ?
 
-TUNISIE: la continuité sans Bel Ali...!
La preuve: les flics du régime continuent à matraquer et à abattre ceux qui protestent pour réclamer le changement. Il y a des tués et des crânes fracassés tous les jours ...
 
-BELGIQUE: Justine HENIN s’ en va...   A 28 ans, elle a fait fortune rien qu’à taper sur une balle de tennis. Son avenir doit être garanti. Ira-t-elle s’inscrire comme demandeur d’ emploi à l’Onem ? Devra-t-elle faire une formation au Forem ? Va-t-on contrôler son (ses) compte ( s ) en banque ( s ) ???. A noter qu’elle n’ est pas le seul sportif professionnel à ramasser des millions,  sans que cela ne dérange personne ... Le sport, ça épate et ça rapporte ... Basta !
 
-EGYPTE: ça commence, à l’ exemple de la TUNISIE,  à bouger contre le dictateur pro ricano-occidentaux en place, dans un pays où de plus en plus de gens crèvent de faim, encore réduits à l’ esclavage depuis l’ère des pharaons. Un pays de misère, de grande civilisation et d’Histoire, aux pieds des pyramides. Mais, il est souhaitable que l’ actuel mouvement de changement ne reste pas cantonné au seul monde arabe...
 
-BELGIQUE: de nouvelles élections ? Peut être ... Mais alors, le pourrissement politique va tourner en règlements de compte. Albert II devrait peut être désigner Justine HENIN, comme liquidateur (???).  C’est Bouglione dans une “démocratie” capitaliste qui crève elle aussi ! Après des élections, les parlementaires élus ne devraient peut être être payé que lorsqu’un gouvernement est constitué et en fonctions. Je vous garantis qu’ alors les choses iraient plus vite ... Mais pour cela, il faut sans doute réunir une majorité des 2/3 au sein du Parlement (???)
 
RoRo

20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/01/2011

BELGIQUE: CONTRE LE POURRISSEMENT POLITIQUE: enfin une petite ré action populaire ... !

 
 
 
BELGIQUE: CONTRE LE POURRISSEMENT POLITIQUE: enfin une petite réaction populaire ... !
 
On manifeste (une fois de plus) dans les rues de Bruxelles. Cette fois contre l’absence de gouvernement, après les élections de juin 2010.
 
Ce sera une première et petite réaction populaire contre le pourrissement politique dans notre pays, de “démocratie” capitaliste, car des(les) Belges sont de plus en plus conscients que les politicailleurs  des grands partis (ceux qui jouent dans le cirque politique déjà dénoncé par le Ptb lors des élections) divisent le pays, les travailleurs du Nord, du Sud, du Centre du pays, pour les dresser les uns contre les autres. Les Belges ne savent plus à quel saint se vouer, de sorte que cette manifestation sera un peu le rassemblement des n’importe quoi, voire même des contraires ...
Un gouvernement ? Oui et au plus tôt, car les Belges veulent enfin et quand même savoir à quelle sauce il vont être mangés. Plus on ajoute sur une facture, plus elle s’ allonge et plus la note à payer devient importante...
Et le pourrissement politique n’ arrange pas la majorité de la population: tous ceux qui ne peuvent émettre un avis que pendant 5 minutes dans les isoloirs, une fois tous les 4, 5 ou 6 ans ( élections législatives, européennes, régionales, communales, provinciales, selon le cas), après un conditionnement, un véritable matraquage des cerveaux, pendant 6 semaines de campagnes électorales, médiatiques et des instituts de “sondages”...
La fausse “démocratie capitaliste, la particratie, est en fait comme un train, lancé sur les rails, sans chauffeur et sans destination. Entre Flamands, Wallons et Bruxellois, voilà 50 ans que cela doure, depuis la fin de la grande grève de 1960-61, la grève générale qui vit un million de travailleurs protester contre la Loi unique, une loi capitaliste voulue par Gaston EYSKENS, patron du Psc-Cvp.
Il faut protester, sous toutes les formes, même, si pour le moment nous n’ arrivons pas (encore) à accorder nos violons sur un but bien précis, une destination finale, et ne pas laisser les politiciens du capitalisme décider seuls et à notre place.
La situation actuelle est du pain bénit pour tous les racistes, les nationalistes, les poujadistes, les diviseurs, les récupérateurs, les spéculateurs, ceux qui agissent dans l’ombre...
Alors, au peuple d’ agir à visage découvert, à l’image du peuple tunisien et de tous les peuples qui luttent, qui affrontent la misère, le chômage, la dictature ...  Car derrière les revendications nationalistes, il y a toujours à la base les problèmes économiques, sociaux, financiers, et ... tous ceux qui tirent les ficelles dans un sens ou dans l’ autre...
RoRo

 

 

                                                                                                         

14:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/01/2011

BELGIQUE: une fois de plus à nos poches ...

 
 
Vous voyez que la BELGIQUE est bien un pays européanisé et “démocratique”: voilà des mois et des mois que nos braves politiciens, de “gauche”, du centre et de droite, n’ arrivent pas à s’entendre sur BHV, négocient depuis 7 mois la mise en place d’un gouvernement issu des élections législatives du mois de juin 2010 et se crêpent le chignon, de sorte que nous sommes toujours avec le gouvernement précédent qui gère les “affaires courantes”...
Qu’à cela ne tienne, gouvernants du Nord, du Sud, de l’ Est et de l’Ouest, en passant par le Centre du pays, wallons, flamands, bruxellois et germanophones, viennent de tomber d’ accord sur la création d’ une nouvelle taxe-vignette autoroutière qui frappera TOUS ceux qui utiliseront nos autoroutes et certaines routes nationales dans l’ ENSEMBLE du pays, y compris bien sûr les automobilistes étrangers.
GENIAL, non ? Il faut de l’ argent pour payer l’ entretien de nos autoroutes (à se demander comment ils ont fait jusqu’à ce jour). Et ils ont trouvé, comme ils ont trouvé 20 milliards d’euros en une seule nuit pour voler au secours des banquiers capitalistes.
A noter que ça existe déjà en Italie, en France, ...   En France, où la gestion des autoroutes est entre les mains de sociétés privées, si je suis bien informé. Une partie du fric pour du tarmac, et l’ autre pour engraisser des actionnaires privés... 
Le “Papa socialiste”, Michel Dardenne avait déjà sa petite idée sur le sujet au temps où il devait encore remplir (???) les caisses de la Région wallonne.
Contents les p’tits Belges. On avance, on avance, de plus en plus ... en arrière !
RoRo
 
 
 
 

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19/01/2011

Courcelles: aidons Claudy BASTIN à populariser ses ouvrages en w allon

 
 
Sent: Wednesday, January 19, 2011 8:47 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Gc BELGIQUE: Courcelles: aidons Claudy BASTIN à populariser ses ouvrages en wallon
 

 

BELGIQUE: Courcelles: aidons Claudy BASTIN à populariser ses ouvrages en wallon

 

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12/01/2011

2011/01/12: Patrice LUMBA: un héros congolais et africain, assassiné par le colonialisme ...

Patrice LUMBA: un héros congolais et africain, assassiné par le colonialisme ...
 
  
 
 
Patrice Emery Lumumba
  1925-1961
  
 

Héros national         Né le 2 juillet 1925, à Katako-Kombé dans le nord du Kasaï Oriental, Patrice Lumumba est baptisé catholique et fréquente l’école des Pères. Il travaille si bien qu’il abandonne les missionnaires catholiques pour passer dans une école protestante, tenue par des Suédois. Il commence, très tôt, à s’intéresser à la politique. Après avoir suivi avec beaucoup d'attentions la décolonisation de l'Inde, en 1948, le vent des indépendances qui secoue l'Afrique au début des années 50 (Lybie en 1951, Maroc, Soudan et Tunisie en 1956, Ghana en 1957 et Guinée en 1958) ne laisse pas le syndicaliste Lumumba indifférent. Il participe, En 1956, à la conférence du mouvement des Non - Alignés de Bandoeng en qualité d'observateur. En octobre 1958, Lumumba fonde le Mouvement national congolais (unique parti à caractère national à l'époque), avec Stanleyville (Kisangani) comme fief. Lumumba participe la même année à la conférence d' Accra et prend contact avec les personnalités les plus influentes du monde africain, comme Kwamé N' Krumah et Nasser. Dès lors, l' indépendance du Congo belge devient inévitable. A la suite des émeute du 4 janvier 1959, sur la place de la Victoire, à Kinshasa, le Roi Baudouin 1er promet, dans une allocution radiodiffusée, le 13 janvier 1959, "de conduire, sans atermoiements funestes mais sans précipitation inconsidérée les populations congolaises à l'indépendance, dans la prospérité et la paix".

En janvier 1960, Lumumba, en prison au Congo (accusé d'être l'instigateurs des émeutes du 4 janvier 1959), est appelé à Bruxelles lors de la conférence de la Table Ronde, les délégués de MNC refusant de participer aux travaux en l'absence de leur leader. En mai 1960, les élections législatives sont remportées par le MNC (Mouvement National Congolais), présidé par Lumumba, qui devient ainsi le tout premier Premier ministre et chef du gouvernement, tandis que Kasa-Vubu est désigné Président de la République par  le  Sénat du jeune Etat dont l'indépendance est proclamé le 30 juin 1960. Le premier ministre Lumumba préconise la préparation de l’élite à assurer les affaires publiques afin de gagner l'indépendance économique, à continuer le processus de démocratisation, à implanter la déclaration des droits de l’homme et à sortir du néocolonialisme par la non-violence. Le 11 juillet 1960, aidé par les parachutistes belges, Moïse Tshombe, proclame la sécession du Katanga. Le 9 août 1960, Kalonji Mulopwe (l'ami personnel de Tshombe) annonce la sécession du Sud-Kasaï. Lumumba et Kasa-Vubu en appellent aux Nations unies qui envoient des casques bleus pour assurer la paix. Lumumba rompt les relations diplomatiques avec la Belgique.

Après son voyage aux États-Unis et au Canada, pour la troisième résolution du conseil de sécurité sur le Congo, Lumumba somme les Nations unies à réduire la sécession katangaise. En septembre 1960, Kasa-Vubu révoque Lumumba. Ce dernier juge illégal et nul le geste du président de République, avant de le révoquer à son tour. Le colonel
Mobutu, alors chef d'Etat-Major général des Forces armées (nommé à ce poste par Lumumba), fera son tout premier coup d'Etat militaire en déclassant Kasa-Vubu et Lumumba pour installer un gouvernement des Secrétaires généraux. En décembre il fait arrêter Lumumba qui est transféré au camp militaire de Thysville (Mbanza Ngungu). Le 17 janvier 1961, Lumumba est placé dans un avion et envoyé à Bakwanga, escorté par Mukamba et Kandolo, pour son élimination physique par son ennemi Kalonji. Ce dernier ayant refusé à l'avion d'atterrir, Lumumba est transféré au Katanga où il sera exécuté le soir même. Le lendemain, une opération sera menée pour faire disparaître les restes de la victime. Le 14 février 1961, Tshombe déclara que Lumumba venait d'être abattu, ce jour-là, à la suite d'une tentative d'évasion de la prison d'Elizabethville, lui et ses compagnons. Les jours suivants, plusieurs lumumbistes, ou des gens pris pour tels, seront exécutés, un peu partout à travers le pays.

Lumumba était détesté de son vivant aussi bien par les puissances occidentales, qui l'accusaient d'être communiste, que par leurs pantins, leaders politiques congolais. Mais, il fut unanimement regretté après sa mort. Un symbole anticolonialiste venait de mourir. Cela fit un tel scandale au pays et dans le monde que
Mobutu, celui-là même qui l'a livré, le proclama, en 1966, héros national.

Lumumba fut le symbole de la lutte anti-coloniale.
Il désirait instaurer pour le futur Congo indépendant:
- L'unité nationale congolaise
- Le pluralisme politique
- partisan du panafricanisme et du non alignement
 

30 juin 1960: l' Indépendance du Congo:  le discours de Patrice Lumumba: et les raisons pour lesquelles le colonialisme belge l'a fait lâchement assassiner ...      

30 juin 1960. Le Congo déclare son indépendance. À la tribune le premier Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, entame un discours d’indépendance que la Belgique ne pardonnera jamais.

Tony Busselen

 

Le 29 juin 1960, à la veille de l’indépendance, Lumumba prend connaissance des discours paternalistes de Baudouin et de Kasavubu. Alors, il décide de préparer un discours qu’il prononcera, lui aussi, sans tenir compte du protocole : les Belges ont failli en tomber de leur chaise. (Photo archives)

Le 30 juin 1960 est la date de la déclaration d’indépendance du Congo. Après une révolte populaire en janvier 1959, les autorités coloniales avaient, par la bouche du roi Baudouin, promis une indépendance rapide. En tenant des élections dès mai 1960, Bruxelles pensait pouvoir faire élire des politiciens congolais loyaux au colonisateur. Or l’alliance des partis nationalistes autour de Patrice Eméry Lumumba obtient malgré tous les efforts des autorités coloniales la majorité à la Chambre (71 sièges sur les 137). Au Sénat, par contre, l’alliance lumumbiste manque la majorité de 2 sièges. En effet, 23 des 84 sièges sont, selon la loi électorale fabriquée par les Belges, destinés aux chefs coutumiers, dont la majorité collabore depuis toujours avec le colonisateur. Lumumba est donc obligé d’accepter un gouvernement de coalition. Son rival Kasavubu, sous influence des Belges, devient Président. Lumumba devient Premier ministre. À l’occasion de la cérémonie solennelle d’indépendance étaient prévu un discours du roi Baudouin et un discours du président Kasavubu. Or Lumumba, qui a gagné les élections, prend connaissance de ces discours le soir du 29 juin et découvre le ton paternaliste du roi Baudouin et le rôle de laquais que Kasavubu choisit de jouer. Alors il prépare lui aussi un discours qu’il prononcera sans tenir compte du protocole.

Jamais l’affrontement entre l’oppresseur et l’opprimé n’a été exprimé avec une telle force. Jamais un Africain n’a résumé en si peu de mots 80 années de terreur, d'exploitation et d’humiliation.

Pour Baudouin, le roi des Belges, « L'indépendance du Congo constitue l’aboutissement de l’œuvre conçue par le génie du roi Léopold II. (…) L’Afrique et l’Europe se complètent mutuellement. Je souhaite que le peuple congolais conserve et développe le patrimoine des valeurs spirituelles, morales et religieuses qui nous est commun. »

Pour Lumumba, la réalité est toute autre. Lisez ci-contre son discours.

Lumumba : « Fiers de cette lutte de sang, de larmes et de feu. »

« Congolais et Congolaises, Combattants de la liberté aujourd'hui victorieux, je vous salue au nom du gouvernement congolais.

À vous tous, nos amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants.

Cette indépendance du Congo, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle, nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang.

Cette lutte, qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable, pour mettre fin à l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force.

Ce fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste ; nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire, car nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers.

Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des "nègres".

Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses ; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même.

Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillottes croulantes pour les Noirs,

Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d'injustice, d’oppression et d’exploitation.

Nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cœur de l’oppression colonialiste, nous vous le disons tout haut : tout cela est désormais fini.

La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants.

Ensemble, mes frères, mes sœurs, nous allons commencer une nouvelle lutte, une lutte sublime qui va mener notre pays à la paix, à la prospérité et à la grandeur.

Nous allons établir ensemble la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail.

Nous allons montrer au monde ce que peut faire l’homme noir lorsqu’il travaille dans la liberté, et nous allons faire du Congo le centre de rayonnement de l’Afrique toute entière.

Nous allons veiller à ce que les terres de notre patrie profitent véritablement à ses enfants.

Nous allons revoir toutes les lois d’autrefois et en faire de nouvelles qui seront justes et nobles.

Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit.

Ainsi, le Congo nouveau que mon gouvernement va créer sera un pays riche, libre et prospère.

Je vous demande à tous d’oublier les querelles tribales qui nous épuisent et risquent de nous faire mépriser à l’étranger.

Je vous demande à tous de ne reculer devant aucun sacrifice pour assurer la réussite de notre grandiose entreprise.

L’indépendance du Congo marque un pas décisif vers la libération de tout le continent africain.

Notre gouvernement fort – national – populaire, sera le salut de ce pays.

J’invite tous les citoyens congolais, hommes, femmes et enfants de se mettre résolument au travail, en vue de créer une économie nationale prospère qui consacrera notre indépendance économique.

Hommage aux combattants de la liberté nationale !

Vive l’Indépendance et l’Unité africaine !

Vive le Congo indépendant et souverain ! »

Patrice Lumumba, 30 juin 1960

D'après Congo mai-juin 1960, Ganshof Van der Meersch, pp. 235-244

  

 

 

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09:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |