11/10/2008

23/09/2008: COURCELLESs: interpellation d' Ernest Glinne sur "LES « GENS DU VOYAGE > ET LA NECESSITE DE CONTROLE" . MESURES COMMUNALES D’ACCUEIL ET DE CONTROLE

 -------- Message original --------

Sujet : Pour le Conseil Communal du 30.09.08 à Courcelles
Date : Tue, 23 Sep 2008 19:16:13 +0200
De : Ernest Glinne <ernest_glinne@hotmail.fr>
Pour : roger romain <roger.romain@skynet.be>



INTERPELLATION < SUR LES « GENS DU VOYAGE > ET LA NECESSITE DE                       .               MESURES COMMUNALES D’ACCUEIL ET DE CONTROLE

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L’appellation « gens du voyage » désigne et couvre essentiellement DEUX catégories.

1)       Les tziganes, « bohémiens », « romanichels » et plus généralement les « Roms » d’Europe centrale et orientale, venus de l’Inde lointaine voici un millier d’années. Ils vivent en collectivités marginales plus ou moins compactes dans cette zone géographique. Le mot «  survivent » est plus adéquat, vu la longue tradition de discrimination subie au cours des siècles sous une série variable de régimes politiques – ottoman, tsariste, fasciste, communiste, « parlementaire »…- et de confessions pour eux étrangères allant de l’église orthodoxe à l’islam, par ces populations dont le nombre est estimé à huit millions au moins dans l’actuelle Union européenne des vingt-sept Etats membres , pour atteindre quinze millions au moins dans l’Europe au sens large. Ils seraient deux millions en Roumanie( d’où le mot « rom ») , huit cent cinquante mille en Bulgarie, quelques centaines de milliers au moins en Tchéquie, en Hongrie et en Pologne et autres pays voisins. Depuis l’élargissement de l’Union européenne vers l’Est, ils seraient sept cent mille en Espagne, quatre cent mille en France,  deux cent mille en Italie et environ vingt mille en Belgique. Ils n’ont jamais eu d’Etat ou d’organisation politique qui leur fût propre, malgré de fragiles tendances récentes à l’intégration. Les ghettos leur sont imposés plus qu’ils ne les souhaitent et leurs précaires conditions d’existence en font massivement des parias en termes de formation, de scolarisation, de santé, d’hygiène, etc. L’entrée – à mon sens trop précipitée, notamment au regard de l’ampleur de la corruption – de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union en janvier 2007 a créé le droit à la libre circulation et amplifié fortement, faute d’espérances dans « leurs » pays, le choix de l’émigration en flux continus vers l’Ouest. Ils y créent des problèmes et on leur en crée, sous des clichés négatifs grossissant souvent les difficultés réelles au-delà des constatations objectives.

2)       Les itinérants issus des populations ouest-européennes et donc non-roms, plus des Roms ayant fait souche. Ils sont de quinze à vingt mille en Belgique ( Flamands, Wallons, Bruxellois .. et Français en référence aux plaques d’immatriculation de véhicules). Ils vivent eux aussi en déplacements saisonniers , improvisés et/ou contraints. Ils dérangent eux aussi . Ils ont plus que les Roms, dont ils sont parfois des descendants – Django Reinhardt est né à Liberchies et a fait mondialement honneur à la Wallonie  ; et Sainte Marie de la Mer illustre la Camargue – droit à un accueil correct autant que contrôlé. Les arrivées inattendues d’itinérants provoquent en beaucoup de communes des allergies, suspicions et réflexes de peur concernant la sécurité des personnes physiques et des biens publics et privés. EN CECI, LES DEUX CATEGORIES DE « GENS DU VOYAGE » SONT EN EGALITE DE MAUVAIS TRAITEMENT. LES BONS COTES SONT HYPOTHEQUES PAR LES MAUVAIS.

 

La catégorie des Roms mérite quelques commentaires. D’abord parce que le nazisme a mis juifs et gitans dans le même filet d’anéantissement. Le camp de concentration de Lety, en République tchèque, a fait disparaître beaucoup de gitans, plus que d’autres lieux d’assassinat industriel . Le site n’en a pas moins été converti en grande porcherie !! Dans certains pays de l’Union européenne d’aujourd’hui, des enfants roms ont été « scolarisés » en hôpitaux psychiâtriques…Quoiqu’il faille mesurer les énormes difficultés créées aux abords de Rome, Milan et Naples – notamment-, une décision politique du gouvernement Berlusconi, d’ailleurs condamnée par le Parlement européen ( résolution du dix juillet dernier ) fait problème. Un décret applicable pendant un an, c.à.d. jusqu’au quinze octobre prochain, et des ordonnances du premier ministre – le tout en contradiction avec la loi – fait que, « vu l’état d’urgence », les Roms, tout jeunes enfants compris, soient l’objet d’un recensement comportant le prélèvement d’empreintes digitales, non pas pour des comportements délictueux, mais en référence à l’appartenance ethnique..Ainsi commença l’étoile jaune ! La Belgique , à l’intervention de la police de Gand, a procédé le cinq octobre mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, < en raison de la concentration de demandeurs d’asile de nationalité slovaque > dans cette ville, à une expulsion importante de ces Roms… et a pour ce fait été condamnée le cinq février deux mills deux par la Cour européenne des droits de l’homme, quatre articles de la Convention européenne sur lesdits droits ayant été violés au cours des procédures..En France, le bidonville rom de Saint-Ouen ( Seine-Saint Denis ) , « hébergeant » jusqu’à sept cents personnes, a été récemment rayé de la carte : une centaine de « résidents » ont été repris dans un programme d’insertion et d’installation, beaucoup ont été ou se sont dispersés et un certain nombre sont rentrés en Roumanie avec une prime de retour. En contraste, la loi française impose en principe aux collectivités locales de plus de cinq mille habitants l’installation de points d’accueil aménagés.

 

Devant le problème des «  gens du voyage » en général, IL NE FAUT ETRE, A MON SENS, NI CANDIDE, NI NEGATIVISTE, NI BIEN SUR RACISTE. IL S’AGIT DE REGLEMENTER POUR ENCADRER, RASSURER ET CONTROLER EN CONFORMITE AVEC LE RESPECT DU AUX VALEURS HUMANISTES EUROPEENNES.  La méthode Berlusconi est plus spectaculaire qu’efficace et contrarie l’ordre public démocratique européen. Tout problème posé au niveau local ne peut ignorer ni le « global », ni l’encadrement institutionnel européen et international qui le domine et dont le point saillant est pour nous à ce jour le colloque organisé à Bruxelles le seize septembre dernier à l’initiative de la Commission européenne, avec de multiples participations issues de la vie politique et de la société civile. La bibliographie annexée renvoie aux éléments documentaires d’un débat aussi essentiel que méconnu dont la Maison de l’Europe se fera volontiers distributrice. La présente note se situe, ceci dit, dans le contexte de l’intérêt communal.

 

Des incitations à bien agir chez nous

 

Le Gouvernement wallon de l’époque « arc-en-ciel », sous l’impulsion du Ministre Thierry Detienne, a incité les villes et communes, avec un accompagnement de subsides, à créer des espaces d’accueil dûment aménagés. Namur ( projet d’équipement en cours), Louvain-la-Neuve (idem), Bastogne ( terrain équipé avec enclos, à deux kilomètres du centre/ville, accessible après versement d’une caution remboursable de cent euros), Sambreville ( initiative engagée ), Hotton ( projet en cours après un bon débat en conseil communal ), Mons ( une semaine d’actions culturelles et de discussions), Verviers ( au stade embryonnaire : achat d’un terrain en cours ) ont réagi lentement, mais positivement. Ce n’est pas beaucoup.. L’actuel Gouvernement wallon a cependant installé en septembre deux mille sept un groupe de travail interministériel chargé de déposer en cet automne  des propositions actualisées visant à susciter des démarches nouvelles au niveau municipal, notamment  grâce à des subsides concernant, non seulement le coût d’aménagements, MAIS AUSSI LES CHARGES DE GESTION. Le Centre de médiation des gens du voyage en Wallonie ( CMGVW, rue des Relis Namurwès 1 , 5000 Namur ) a été associé à la réflexion, avec d’autres acteurs. La Région de Bruxelles/19 communes s’est jusqu’ici tenue à des autorisations temporaires et limitées, selon «  le choix du prince local ». La Flandre a mis quelques terrains à la disposition des « voyageurs » avec en certains cas des équipements de qualité. Courcelles se grandirait en s’inscrivant dans le nouveau programme en fin de gestation, pour agir concrètement  l’an prochain, avec une inscription symbolique au budget et d’éventuelles modifications budgétaires. Fontaine-l’Evêque ( même Zône de police des Trieux ), Pont-à-Celles, Chapelle-lez-Herlaimont pourraient être co-participantes, la Ville de Charleroi n’étant apparemment pas, pour sa part, motivée par des coopérations périphériques. Le Fonds social européen pourrait être « mis à contribution » par un assouplissement de ses critères en suivi du colloque de la Commisssion du seize septembre et en accord avec la Région wallonne.  Ne disposant pas encore des délibérations décisionnelles des conseils ou collèges des villes et communes wallonnes susmentionnées, je dépose en annexe I une note bibliographique et en annexe II un projet-martyr de délibération.

 

                                                                                                        Ernest Glinne

                                                                                                   (22 septembre 2008)

 

21:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, romain, belgique, hainaut, actualite, presse, communes, democratie, liberte, euro-dictature | |  Imprimer | | |

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