25/03/2008

17/03/2008: La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La République du Kosovo reconnaîtra-t-elle l'indépendance de la Flandre ?

La Belgique dans l'illégalité internationale

La Belgique, en compagnie d'une bonne partie des pays de l'Union Européenne, a donc allégrement sauté par dessus la Charte des Nations Unies et le droit international, en reconnaissant l'indépendance unilatérale d'une province arrachée à un pays souverain par la force.

Le droit international garantit à tout Etat membre de l’Onu le respect de ses frontières et de son intégrité territoriale; le seul droit à l'autodétermination inscrit dans la charte des Nations unies est celui des peuples sous domination coloniale. La résolution 1244 du Conseil de l'ONU, au lendemain de l'agression de 1999, réaffirmait d'ailleurs la souveraineté de Belgrade sur le Kosovo.

Il est assez remarquable que même les parlementaires ayant participé à la commission de la Chambre n'aient pas contesté l'illégalité de la décision. "'Il ne sert à rien de se draper dans le droit international pour expliquer des évolutions, mais les faits priment sur le droit" déclare ainsi le représentant MR, après avoir fait le parallèle avec l'indépendance de la Belgique. Et notre ministre des Affaires Extérieures De Gucht de renchérir "De fait, la Belgique est devenue indépendante car les grandes puissances l'ont reconnue. C'est là le véritable critère !"1. Au bac, la création en 1945 de l'ONU et du droit international, le modèle c'est le 19e siècle.

«Le Kosovo est un cas exceptionnel»

Maintenant que le droit est ainsi balayé, quel argument rationnel opposer à de pareils dépeçages suivant des lignes ethniques et/ou linguistiques? En Europe et ailleurs, il y a du boulot…

Quel est la différence entre le Pays Basque, ou la Corse, et le Kosovo après tout? La différence essentielle, c'est que le dernier cas les séparatistes ont été soutenus politiquement et militairement par les Etats-Unis et les pays de l'OTAN, et ce des années avant l'agression de la Yougoslavie de 1999.2

Les politiques et les médias pro indépendantistes tentent de justifier cette violation de la charte des Nations unies en répétant que le Kosovo est un 'cas exceptionnel'. Est-il à ce point exceptionnel qu'une grande puissance soutienne des séparatistes dans le pays qu'ils veulent détruire? Comme les Allemands des Sudètes en 1938 pour ne prendre qu'un exemple…. Le droit international est à nouveau substitué par le droit du plus fort. Beau retour en arrière dont notre gouvernement se rend complice.

La mort très bienvenue de Milosevic

L'argument fondamental qui revient de manière répétitive pour faire avaler ce mépris du droit c'est l'affirmation que la faute revient à Milosevic "qui a organisé massacres et nettoyage ethnique contre les Albanais". Ainsi le Monde : "L'indépendance du Kosovo .............constitue une dérogation, rendue inéluctable par la politique de nettoyage ethnique de Milosevic"; Libération : "Depuis les massacres et nettoyages ethniques perpétrés par Milosevic et l’engagement de l’OTAN qui les a finalement stoppés, la Serbie a dû abandonner toute souveraineté sur cette région"; The Independant (sic) "La Serbie a perdu le Kosovo à travers ses propres actions dans les atrocités et le nettoyage ethnique des années 90" etc, etc.

Décidément une grande chance que Milosevic soit mort à temps ! Car quelque soit le biais de la Cour du TPI, un jugement aurait bien eu du mal à inventer un génocide qui n'a jamais eu lieu, et un plan de nettoyage ethnique qui s'est avéré ne pas exister3. Il est très frappant que sans l'insistance répétitive sur les atrocités serbes contre les Albanophones, tout l'échafaudage médiatique pour "justifier" l'indépendance kosovare s'effondre complètement.

L'habillage humanitaire des forfaits n'est bien entendu pas une chose nouvelle. "Monsieur Benès a décidé de réduire par la terreur d'honnêtes citoyens allemands et ils les contraint par la violence à la fuite vers la patrie allemande. Nous constatons des chiffres horrifiants ; en un jour, dix mille fugitifs, le lendemain, vingt mille, le surlendemain, déjà trente sept mille, deux jours après, quarante et un mille, puis soixante-dix mille, et puis on vient à quatre-vingt dix mille, cent sept mille, cent trente sept mille, et aujourd'hui, deux cent quatorze mille. Des régions entières sont dépeuplées, des villages sont brûlés, on cherche à enfumer les Allemands avec des grenades et du gaz." Adolf Hitler, 26 sept 1938, quelques jours avant l'annexion de la Bohème et le démembrement de la Tchécoslovaquie..

Roland Marounek

1. http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/52/ic111.pdf
2. Cf par ex. Des agents de la CIA ont reconu avoir aidé à entrainer l'UCK bien avant les bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie, The Sunday Times, 12 mars 2000
3. Cf "Le TPIY sauvé par la mort de Milosevic", Alerte Otan n°21, janvier-mars 2006

Sommaire

18:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, belgique, capitalisme, courcelles, democratie, liberte, politique, romain, usa, kosovo, flandre, independance, souverainete, imperialisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

22/03/2008: Les Francophones n' étaient demandeurs de rien...


Les Francophones n' étaient demandeurs de rien. Effectivement, ils apportent maintenant l' apport nécessaire pour que la Belgique soit dirigée par un nationaliste et séparatiste flamand qui veut une nouvelle réforme des institutions...

Pas très brillant le rôle participationniste et capitulard du Ps dans cette nouvelle mixture.
RoRo


La Wallonie raffole de Leterme ?

CD&V 24 députés
Open VLD 18 députés

TOTAL 42 députés

MR 23 députés
PS 20 députés
CDH 10 députés

TOTAL 53 députés

TOTAL GENERAL 95 députés sur les 150 députés que compte la Chambre des Représentants,
C'est une majorité suffisante ! Victoire !

Mais ce gouvernement qui est soutenu par 53 Wallons contre seulement 42 flamands
... est dirigé par un Flamand,
qui est allié à un parti séparatiste,
qui a l'intention d'organiser le remaniement de la constitution,
et qui exige la scission de Bruxelles Hal Vilvorde.

Mais pour tenir, il a besoin d'une majorité de .... Wallons
qui disaient avant les élections, qu'ils ne voulaient
ni d'encore un nouveau remaniement de la constitution
ni de la scission de Bruxelles Hal Vilvorde !

Les électeurs Wallons n'ont pas l'air de s'en soucier !
Guère de commentaires dans la presse - du moins celle de Belgique.



-------- Message original --------
Sujet: Publications de la semaine
Date: Fri, 21 Mar 2008 18:31:48 +0100
De: Innocent Citron <citron.innocent@gmail.com>
Pour :: undisclosed-recipients:;


La Wallonie aime Leterme (La volaille aime se faire plumer)
La crise économique expliquée à Innocent Citron

11:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, politique, actualite, belgique, courcelles, histoire, democratie, capitalisme, ps, mr, cdh | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/.03/2008: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique...



Et pourquoi pas un référendum parmi l' ensemble de la population belge sur cette ratification qui va finalement envoyer la Constitution belge, notre souveraineté et notre Indépendance nationale, aux oubliettes, comme celle des autres pays membres de l' Euro-dictature capitaliste d' ailleurs ?
Elle est belle notre "Démocratie" !
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: A propos du Traité de Lisbonne en Belgique
Date: Fri, 21 Mar 2008 09:41:47 +0100
Répondre à :: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



Nous sommes ici sur la liste nommée "Sortir de l'Europe" c'est-à-dire "Sortir de l'union européenne"
Ci-dessous une critique intéressante de Belges  ('même si ceux-ci  comme beaucoup de Français encore disent vouloir  une "autre" Europe qu'ils croient possible) 
---------------------------------------------------------------------------
Europe
Belgique: Lettre ouverte aux membres du Parlement Fédéral et des Parlements Régionaux et Communautaires
Par Georges DEBUNNE, Pierre Galland

article publié dans la lettre 582
Lien permanent vers cet article
Objet : Projet de loi portant assentiment au Traité de Lisbonne modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, et à l’Acte final, faits à Lisbonne le 13 décembre 2007
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Vous allez devoir vous prononcer sur le nouveau projet de Traité de l’Union Européenne.
Ce Traité aura valeur de Constitution Européenne. Il s’agit par conséquent d’un nouveau pas d’envergure dans la construction européenne. Ce Traité jouera un rôle décisif non seulement dans le fonctionnement de notre pays mais également dans la vie quotidienne des citoyens et des familles. Il sera déterminant pour les conditions de vie et de travail de chacun. Une nouvelle fois des compétences vont être transférées du niveau national au niveau européen.

Par la présente lettre ouverte nous voulons attirer l’attention sur le fait que l’on ne peut traiter l’évènement à la légère. Une Constitution n’est pas un document de plus que l’on peut facilement jeter à la poubelle. Par ailleurs, dans notre démocratie, le citoyen pouvait s’attendre à ce que le gouvernement ait assuré une large diffusion de ce texte fondamental et que les autorités politiques aient organisé des débats politiques à grande échelle. Or, non seulement il n’a jamais été question d’une consultation populaire mais, de plus, le débat politique est en dessous de tout. Le débat parlementaire lui même risque d’être au niveau zéro à en croire la discussion hâtive et sans esprit critique qui a eu lieu au Sénat, la chambre de réflexion de notre pouvoir législatif.
En tant que partisans d’une Europe démocratique, sociale et solidaire, nous avons des réticences gravissimes par rapport au texte qui vous est soumis. Ce projet est une occasion ratée si tant est que l’objectif viserait à organiser une Europe soutenue massivement par ses citoyens.
Nous tenons à vous présenter quelques considérations qui, dans le contexte d’une lettre ouverte, devront nécessairement être générales.
Nous restons sur notre faim par rapport au fonctionnement démocratique des institutions européennes. Cinquante ans après la constitution de la CEE et dans le cadre de l’actuelle Union Européenne, le rôle démocratique du Parlement européen reste en-dessous de tout. Le pouvoir réel continue à être assumé par la Commission et le Conseil, qui ne reçoivent que des résolutions et positions insuffisamment contraignantes d’un Parlement qui n’assume essentiellement qu’une tâche de contrôle très relatif et non pas une tâche de décideur politique.
De même, nous n’acceptons pas le principe qui est à la base de la politique sociale menée par l’Union Européenne actuelle et qui est confirmé par le projet de Traité sur lequel vous devrez vous prononcer. La protection sociale est entièrement soumise à la conformité au Traité et aux lois économiques du profit. La responsabilité sociale des entreprises est reléguée à l’arrière –plan et la flexibilité des travailleurs est hissée au premier plan des préoccupations.
Au nom du marché libre et des règles de la concurrence, le travail est entièrement soumis aux intérêts du capital. La question de la démocratie économique est à peine effleurée.
Enfin, encore une réflexion concernant la position de soumission internationale caractéristique de l’Europe actuelle. Le projet de Traité ne défend pas une Europe autonome et adulte qui, sur la scène internationale, serait à même de mener sa propre politique. Le projet confirme la dépendance à l’Otan dont on sait qu’elle n’a pas vocation à développer des relations mondiales de coopération solidaires et respectueuses de l’indépendance de toutes les nations. L’Union Européenne doit développer des relations internationales basées sur le respect mutuel des nations et des cultures, une collaboration solidaire et la réalisation de progrès sociaux décisifs avec la volonté de la protection de l’environnement. Les organisations internationales telles que les Nations Unies et l’Organisation Internationale du travail ont cette vocation. L’Union Européenne doit s’inscrire dans cette perspective plutôt que dans une voie impéraliste.
Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, qu’un pareil projet constitutionnel européen, qui, de plus, ne réserve qu’un rôle subordonné aux Droits de l’Homme, ne peut recevoir notre consentement, alors que notre soutien à une Europe démocratique, sociale et progressiste, protection de l’environnement incluse, est hors de doute.
Nous attendons de votre part un débat parlementaire sérieux et fondé, qui ne craigne pas l’esprit critique et qui mette en évidence la nécessité d’une autre Europe, d’une Europe qui veillerait au large soutien de sa population.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, l’expression de nos sentiments très distinguées.
  • Georges DEBUNNE, Ancien Président FGTB/ ABVV et CES
  • Pierre GALAND, Président Forum Nord-Sud
  • Ernest GLINNE, Ancien Ministre et député européen honoraire
  • François HOUTARD, Prêtre, sociologue et co-fondateur du Forum Social Mondial
  • Lode Van OUTRIVE, Député européen honoraire
  • Jef SLEECKX, Député fédéral honoraire
  • Maxime STROOBANT, Professeur émérite du droit du travail VUB
  • Et Mateo ALALUF, Sociologue ULB, Anne DUFRESNE, Chercheuse GRAID ULB, Henri EISENDRATH, Prof VUB, Corinne GOBIN Maître de recherche FNRS, Sophie HEINE Chercheuse ULB, Paul LOOTENS, Secrétaire fédéral Centrale Générale FGTB, Jaak PERQUY, filosoof, Michel VANHOORNE, prof en Ugent, Hendrik VERMEERSCH, 15 december Beweging/ Mouvement, Jacques VILROKX, Prof VUB
par Georges DEBUNNE
Ancien Président FGTB/ABVV et CES voir tous ses articles

Pierre Galland
Président Forum Nord-Sud voir tous ses articles

11:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, europe, euro-dictature, romain, courcelles, histoire, democratie, liberte, imperialisme, capitalisme, otan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/03/2008

« Dewael veut que tout le monde puisse être mis sur écoute »


Antiterrorisme :: L’avis de l’avocat Raf Jespers


Raf Jespers, avocat, membre du Progress Lawyers Network et du PTB, coauteur de Nos droits démocratiques en danger, craint une utilisation politique abusive de la récente alerte au terrorisme.

Mark Kennes
16-01-2008

 

Raf Jespers suit depuis plus de trente ans tous les dossiers concernant nos droits démocratiques et nos libertés, ainsi que le travail des services de police et de renseignement. Ces dernières années, le contrôle que l’Etat belge exerce sur ses citoyens est passé selon lui à un niveau supérieur. L’exemple le plus récent est le plaidoyer du ministre de l’Intérieur Patrick Dewael en faveur d’écoutes téléphoniques illimitées suite à l’alerte au terrorisme déclenchée pendant les fêtes de fin d’année.

 

Selon vous, y avait-il des raisons fondées pour une alerte au terrorisme ?

Raf Jespers. La semaine dernière, avec cette alerte au terrorisme, j’ai eu un peu l’impression que l’OCAM (« organisation de coordination et d’analyse de la menace ») voulait surtout justifier son existence car, si l’alerte repose comme le prétend la presse sur les 14 personnes de la « mouvance » Nizar Trabelsi, j’estime que cette alerte draconienne n’a en fait que bien peu de fondement.

Mais soit, ici nous tâtonnons encore dans l’obscurité et tant que nous ne connaîtrons pas les raisons réelles de cette alerte au terrorisme, j’estime que nous devons nous montrer prudents. Vous ne m’entendrez pas crier bêtement sur tous les toits, sans disposer de plus amples informations, comme l’ont fait Jean-Marie Dedecker (LDD) ou Anne-Marie Lizin (PS), que cette alerte est injustifiée. C’est toujours possible. Toute cette discussion sur le bien-fondé ou non de cette alerte ne constitue pas selon moi le fond du problème.

Vous reprochez au ministre Dewael de vouloir se servir à mauvais escient de cette alerte au terrorisme afin d’imposer un certain nombre de lois antidémocratiques…

Raf Jespers. Effectivement. Dans une interview au quotidien De Standaard le 5 janvier, il préconise, par exemple, de doter les services secrets également de moyens spéciaux d’investigation. Les services de police disposent depuis un bout de temps déjà de ces méthodes, comme, par exemple, les écoutes téléphoniques. L’Ordre des barreaux flamands (une organisation de 8 000 avocats) et la Ligue des droits de l’homme ont à l’époque introduit une plainte contre ces pratiques auprès de la Cour constitutionnelle, qui leur a donné en partie raison.

Au lieu d’en tenir compte, Dewael veut désormais autoriser ces méthodes également à la Sûreté de l’État. Il va même encore plus loin. Aujourd’hui, la police ne peut recourir à ces méthodes que dans le cadre d’une enquête judiciaire, et sous la supervision d’un magistrat. Dewael veut aujourd’hui les utiliser de façon proactive, c’est à dire sans qu’il soit question d’un délit. Il veut également réduire fortement cette possibilité de contrôle. Ainsi la police pourrait mettre tout le monde sous écoute comme bon lui semble. Ici, nous sommes deux ponts trop loin.

  

La menace du terrorisme ne rend-elle pas ces mesures indispensables ?

Raf Jespers. Il est du devoir fondamental de l’État de protéger ses citoyens contre le terrorisme. C’est incontestable. Aujourd’hui, toutefois, apparaissent deux gros problèmes à propos de ce qu’on entend, en Occident, par lutte contre le terrorisme.

Primo, il convient de se poser la question : qu’est-ce que le terrorisme ? Dans les années septante, on définissait encore le terrorisme comme « une violence aveugle contre les citoyens ». C’est une définition dans laquelle je puis me retrouver complètement et je ne suis certainement pas opposé à ce que de telles organisations soient durement traitées. Aujourd’hui, et surtout après les attentats du 11 septembre 2001, on fait toutefois un amalgame très large entre les véritables organisations terroristes d’un côté et les mouvements de libération du tiers monde et les gens en Europe et aux USA qui se montrent très critiques à l’égard du système actuel. C’est bien sûr une définition bien trop large de ce qu’est le terrorisme. Avec cette définition, les dockers qui ont manifesté à Strasbourg il y a deux ans contre les directives portuaires de l’Union européenne seraient des terroristes. Ça ne va pas.

Secundo, la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire), principe de base fondamental de notre démocratie, est menacée. Les services de police et de sûreté, qui appartiennent au pouvoir exécutif, ne peuvent pas agir comme bon leur semble, sinon nous vivrons demain dans un Etat policier. C’est pourquoi le pouvoir judiciaire et le parlement (pouvoir législatif) doivent pouvoir contrôler leur fonctionnement. En Belgique et dans l’Union européenne, qui détermine 80 % de notre code pénal, ce contrôle par le Parlement ne représente pas grand chose. Le Parlement européen n’a presque rien à dire. En Belgique, il existe bien les comités R et P, qui tiennent à l’œil les services de renseignement et de police, mais ils ne font que rarement des critiques fondamentales sur le travail de ces services. Aujourd’hui, Dewael veut encore réduire le contrôle judiciaire sur la police. C’est très dangereux.

 

Vous dites donc que les plans que le ministre propose aujourd’hui existaient déjà avant même qu’il fût question de la moindre alerte au terrorisme ?

Raf Jespers. Bien sûr. En novembre 2007, au niveau européen, tous les États membres ont signé un décret cadre qui élargit fortement les lois antiterroristes. Dewael lui-même admet que ces idées existaient déjà depuis longtemps, mais qu’il n’a pu les faire appliquer sous Verhofstadt II. Aujourd’hui, il espère avoir plus de succès avec Vandeurzen (CD&V) comme ministre de la Justice.

 

Dewael joue également avec l’idée de pouvoir faire interdire certaines organisations…

Raf Jespers. La pression du mouvement démocratique avant les années 2000 ont empêché la mise en œuvre de mesures que Dewael propose aujourd’hui. L’interdiction d’organisations serait un fait unique dans toute l’histoire de la Belgique, en contradiction totale avec la tradition juridique. Les organisations politiques doivent être combattues de façon politique, pas juridique. Et si une organisation ne respecte pas le code pénal, il existe assez de moyen pour la poursuivre. Par exemple, on a condamné le VMO1 comme milice privée dans les années 70, ou des asbl du Vlaams Belang pour racisme en 2004.

Dewael a cité le DHKP-C comme exemple explicite. Une organisation que vous défendez actuellement dans un procès…

Raf Jespers. Le procès contre le DHKP-C est un précédent très important, mais également très dangereux, dans cette discussion sur les droits démocratiques. Le parquet veut un précédent pour une condamnation pour terrorisme, alors que la législation antiterroriste n’existait pas encore au moment où les faits incriminés se sont produits. En outre, cela montre clairement aussi à quel point nos droits sont déjà limités. Il y a cinq ans, personne n’aurait estimé possible que quelqu’un se voie condamner à cinq ans de prison pour la traduction d’un communiqué de presse ! C’est ce qui s’est pourtant produit dans ce procès.

1 Vlaams Militanten Orde, organisation paramilitaire d’extrême droite.

 

Plus d’infos : www.progresslaw.net

 

Vous pouvez vous procurer « Nos droits démocratiques en danger », la brochure rédigée par Raf Jespers sur les menaces pesant contre notre démocratie, au prix de 2 euros sur www.archivesolidaire.org/shop

20:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/03/2008

20/03/2008: La composition du gouvernement révélée...


Moi ce qui me fait quand même un peu rigoler c' est le rôle joué par la social-démocratie BELGE: ceux du Nord dans l' opposition, ceux du Sud au gouvernement ... Deux manières différentes de "défendre les travailleurs" avec ou sans participationnisme à tout prix, avec n'importe qui  (????).
On va sûrement avoir encore du plaisir dans les mois qui suivent ... A part cela, les francophones n' étaient demandeurs de rien ...
Déjà oublié le fait qu' Olivier CHASTEL (secondé par le parachutiste Paul MAGNETTE)  est le tombeur de la majorité absolue "socialiste" véreuse de CHARLEROI, première ville de Wallonie ...
RoRo


-------- Message original --------

Sujet: La composition du gouvernement révélée
Date: Thu, 20 Mar 2008 10:44:05 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>


La composition du gouvernement révélée

 
Didier Reynders, Sabine Laruelle et Charles Michel conservent leur poste.
Laurette Onkelinx, Christian Dupont et Paul Magnette gardent leur fonction.
Melchior Wathelet devient ministre du Budget et de l'Emploi.
Patrick Dewael reste ministre de lIntérieur et Karel de Gucht conserve les Affaires étrangères.
Il aura fallu toute une nuit aux présidents des cinq partis qui formeront le gouvernement Leterme 1er pour trouver un accord sur la composition du gouvernement.

15 ministres
Il y aura finalement 15 ministres : 7 francophones (3 MR, 3 PS et 1 cdH) et 7 néerlandophones (4 Open Vld et 3 CD&V) et le premier ministre Yves Leterme (CD&V). Il y aura aussi 7 secrétaires d'Etat: 5 francophones (2 MR, 2 PS et 1 cdH) et 2 néerlandophones (CD&V).

MR et PS
Le MR et le PS gardent les mêmes compétences que dans le gouvernement intérimaire. Ces postes seront occupés par les mêmes ministres (Didier Reynders, Sabine Laruelle et Charles Michel pour le MR et Laurette Onkelinx, Christian Dupont et Paul Magnette pour le PS).

Open Vld
A l'Open Vld, Karel De Gucht reste aux Affaires étrangères, Patrick Dewael reste à l'Intérieur mais cède l'Asile et l'Immigration à Annemie Turtelboom. Vincent Van Quickenborne devient ministre chargé de la Modernisation de l'administration, une compétence dont il s'ocupait déjà dans le dernier gouvernement violet en tant que secrétaire d'Etat.

CD&V
Pour le CD&V rien ne change. Jo Vandeurzen reste à la Justice, Pieter De Crem à la Défence et Inge Vervotte aux Entreprises publiques.
Le cdH Melchior Wathelet devient ministre du Budget et de l'Emploi.
Didier Reynders (MR), Laurette Onkelinx (PS), Patrick Dewael (Open Vld), Jo Vandeurzen (CD&V) et Melchior Wathelet (cdH) seront aussi vice-premiers ministres.

Secrétaires d'Etat
En ce qui concerne les secrétaires d'Etat, tous les noms ne sont pas encore connus. Pour le MR, Olivier Chastel deviendra secrétaire d'Etat adjoint au ministres des Affaires étrangères, chargé de préparer la présidence belge de l'Union européenne en 2010. Le FDF Bernard Clerfayt deviendra secrétaire d'Etat adjoint au ministre des Finances.

Pour le CD&V, on parlait jeudi matin d'un secrétaire d'Etat à la Mobilité mais d'autre source disait qu'il s'agirait d'un secrétaire d'Etat adjoint à la Justice, chargé plus spécialement de l'exécution des peines. S'il devait s'agit de la Mobilité, le quotidien De Morgen cite Etienne Schouppe pour occuper la fonction. L'autre secrétaire d'Etat CD&V serait chargé de la lutte contre la fraude fiscale, une compétence qui pourrait convenir à Carl Devlies dont le nom a été déjà plusieurs fois cité.

Pour le PS, les deux secrétaires d'Etat seront adjoints à des ministres PS et pour le cdH il s'agira d'un secrétaire d'Etat à l'égalité des chances et à la famille, sans toutefois la compétence des allocations familiales qui reste dans le giron des Affaires sociales gérées par Laurette Onkelinx. Un des nom qui circule pour ce poste est celui d'Anne Delvaux.

Le prochain gouvernement devra aussi négocier ce qu'on a appelé le deuxième paquet de réforme de l'Etat. Les deux ministres responsables pour les Affaires institutionnelles sont Didier Reynders (MR) et Jo Vandeurzen (CD&V). Le partage finalement intervenu répond à une répartition conséquente à l'application de la clé d'Hondt.

Dans un premier temps, on avait envisagé de poursuivre avec une équipe de 14 ministres dont le premier ministre comptant parmi les flamands et sans secrétaire d'Etat mais cette formule ne satisfaisait pas tous les partenaires et notamment le CD&V.

Rééquilibrage
A partir du moment où on retombait dans la formule de 15 ministres, le MR demandait un rééquilibrage du partage des postes étant donné que parmi les députés qui soutiennent le gouvernement les francophones sont plus nombreux que les Flamands (53F pour 48N).
On entrait alors dans un calcul très compliqué qui a abouti à ce qu'il y ait 7 secrétaires d'Etat, 5 francophones et 2 néerlandophones tous deux CD&V alors que l'Open Vld recevait un 4eme ministre.

Une des options pour la répartition des postes qui a été sur la table pendant une partie de la nuit était la montée de la présidente du cdH Joëlle Milquet au gouvernement en tant que ministre de l'Intérieur mais elle a finalement été abandonnée. On remarquera encore que le nouveau venu Melchior Wathelet (cdH) se retrouvera, pour sa première expérience gouvernementale, dans une fonction particulièrement lourde à savoir ministre du Budget, de l'Emploi et vice-premier ministre.
(belga/7sur7)

21:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, actualite, romain, courcelles, histoire, politique, ps, cdh, mr, democratie, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/03/2008

15/03/2008: Pourquoi Sarkozy devait attendre que Lazare Ponticelli soit mort ?

-------- Message original --------

Sujet: Fw: Pourquoi Sarkozy devait attendre que Lazare Ponticelli soit mort
Date: Sat, 15 Mar 2008 12:17:15 +0100
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>


----- Original Message -----
:
Sent: Saturday, March 15, 2008 11:51 AM
Subject: Pourquoi Sarkozy devait attendre que Lazare Ponticelli soit mort

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Pourquoi Sarkozy devait attendre
que Lazare Ponticelli soit mort

MICHEL COLLON

Lundi, Nicolas Sarkozy rendra officiellement hommage à Lazare Ponticelli, dernier soldat survivant de la guerre 14 - 18. Pourquoi fallait-il attendre qu'il soit mort et ne puisse plus répondre ?

Parce que s'il arrivait aujourd'hui en France, immigré pauvre et sans papiers, il serait reconduit à la frontière entre deux gendarmes.

Parce que Lazare Ponticelli dénonçait l'absurdité de cette guerre que lui avaient imposée les Sarkozy de l'époque. « Tous ces jeunes tués, je ne peux pas les oublier. Quel gâchis ! » Et son camarade Louis de Cazenave, mort quelques semaines plus tôt à 110 ans, dénonçait la guerre et le patriotisme : « De la fumisterie, un moyen de faire gober n'importe quoi ! A quoi ça sert de massacrer des gens ? Rien ne peut le justifier, rien ! » Il avait refusé l'hommage proposé. (1)

Parce qu'en effet, comme disait le grand écrivain Anatole France, « on croit mourir pour la patrie, et on meurt pour des industriels ».

Parce que cette guerre 14 - 18 n'avait rien à voir avec la « défense de la patrie », comme disent les manuels scolaires. Les grandes puissances se battaient pour le contrôle de l'acier et du charbon (pétrole de l'époque), pour le contrôle stratégique des Balkans, pour la suprématie mondiale et la domination sur les colonies.

Parce que les Sarkozy de l'époque ont massacré dix millions de Lazare Ponticelli pour les intérêts des Bolloré, Bouygues, Lagardère et Albert Frère de l'époque.

Parce que le Sarkozy d'aujourd'hui s'en fout de sacrifier les Lazare Ponticelli d'aujourd'hui dans de nouvelles guerres coloniales prétendument humanitaires de la France, avec ou sans les Etats-Unis.

Lundi, Sarkozy sera donc le champion absolu de l'hypocrisie.

(1) Cité dans Adieu Lazare, par Michel Porcheron,
Adieu Lazare

Voir également la rubrique
L'Autre Histoire
sur www.michelcollon.info
Parce que l'Histoire officielle obéit, elle aussi, à des intérêts.

14:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |