06/12/2007

03/12/2007: Les sociétés d' intérim, les chômeurs et le respect de leurs droits individuels, de leur vie privée, de leur citoyenneté...



Les sociétés d' intérim, les chômeurs et le respect de leurs droits individuels, de leur vie privée, de leur citoyenneté...

Vous avez 30- 35 - 40 ans, vous êtes chômeur(se), vous recherchez du boulot ?

Une des solution désormais bien implantée, est de vous adresser à une société d' intérim...

Ce sont des loueurs d' hommes: elles louent aux autres patrons VOTRE boulot, VOS bras, pour quelques mois, quelques semaines, quelques jours, juste le temps d' effectuer un remplacement. Le travail terminé, le patron occassionnel vous embauche ou vous remet sur le pavé. Et vous recommencez éternellement les mêmes recherches, les mêmes formalités, les mêmes contrôles...

La société d' intérim encaisse sur votre dos, votre travail, une partie de la plus-value salariale. Leurs possibilités ont encore été étendues avec les chèques-service..., grâce principalement aux ministres Mr... L' État (c' est-à-dire la collectivité) y va même de ses caisses ...

Bien sûr, il faut vous inscrire: par exemple auprès de MANPOWER CHARLEROI, bd Audent 12, 6000 Charleroi.

Pour cela, il vous faudra montrer patte blanche et fournir obligatoirement les documents suivants:

-1 curriculum vitae

-votre carte d' identité

-votre carte Sis (mutuelle)

-1 certificat de bonne vie et moeurs (pratique en vigueur aussi dans les services publics)

et sans doute prochainement

-votre carte électronique chômeur (???).

Je ne sais pas encore si c' est une erreur administrative (une de plus!) ou désormais la pratique réelle et courante, mais un chômeur que je connais s' est adressé auprès de l' Administration communale de CHARLEROI pour obtenir le fameux "certificat de bonne vie et moeurs".

Surprise: je constate que le document lui remis est intitulé "extrait du casier judiciaire".

Heureusement, pour l' intéressé, son casier est vierge. Pour les autres, figurent sur un tel document: certaines amendes, les condamnations, emprisonnements et durées, suspensions des droits civils et politiques, etc...

En principe, en Belgique, si vous avez commis un grave délit criminel et purgé une peine de 5 ans de prison (p.e.), personne ne peut plus vous le reprocher, vous le rappeler, le diffuser publiquement, sous peine de poursuites judiciaires de votre part: vous avez gravement fauté, mais vous êtes considéré avoir payé votre faute , vous être racheté...

Alors, si c' est une pratique courante, que les sociétés d' intérim et les autorités expliquent un peu à quoi peut servir, dans le cadre du respect des libertés et droits individuels, du respect de la loi sur la vie privée et des données informatiques, cette obligation de fournir 1 certificat de bonnes vie et moeurs et/ou du casier judiciaire, aux sociétés d' intérim.

Les chômeurs honnêtes, sans tache et sans passé répressif, sont-ils automatiquement supposés être des délinquants, des parias, pour qui leur vie peut être jetée en pâture, auprès de tel ou tel patron, de tel ou tel employé de guichet ou de bureau , ... ???

Comment se fait-il que les syndicats acceptent encore de tels affronts pour les travailleurs ?
J' ai connu l' époque où, à COURCELLES, le casier judiciaire était géré uniquement au Bureau de Police communal et on ne pouvait obtenir un extrait qu' en s' adressant auprès de ce service.  Qu' en est-il à Charleroi ?

RoRo

23:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicats, social, flicage, romain, courcelles, histoire, belgique, actualite, democratie, liberte, presse, silence, capitalisme, exploitation capitaliste | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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