03/12/2007

02/12/2007: Il faut boycotter le Jobpass!

 -------- Message original --------

Sujet: Fw: ATTENTION: Nouveau instrument de contrôle!
Date: Sun, 2 Dec 2007 11:28:33 +0100
De: Marc Lemaire <fa032881@skynet.be>


----- Original Message -----
From: "Lenka Glauser"
<lenkaglauser@hotmail.com>
To: "Anita" <supastylin84@hotmail.com>
Sent: Saturday, December 01, 2007 10:45 PM
Subject: ATTENTION: Nouveau instrument de contrôle!



A diffuser AU MAX SVP

P E T I T I O N

Il faut boycotter le Jobpass! Signez votre désaccord sur le site

http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161>
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161



Lors du dernier salon « Citzenjob », le salon de l’emploi du non-marchand
organisé à Bruxelles par l’asbl Idéji, on a pu assister à un des nombreux
méthodes de contrôle de notre cher état belge.
Un chômeur wallon essayait de faire certifier son passage à ce salon avec
une carte électronique: le « jobpass ». Les organisateurs découvraient ce
nouveau passeport avec beaucoup de perplexité.
Mais de quoi s’agit-il?. Le « Jobpass », ses ambiguïtés, ses dangers.

Un nom curieux. Le « jobpass » est un badge personnel, porteur d'une carte à
puce compatible avec la carte d'identité électronique. Il est « offert » à
chaque demandeur d'emploi et est supposé «l'accompagner» durant sa
trajectoire de recherche d'emploi (et après ?). Il contient un certain
nombre de renseignements, dont plus d'un touche aux démarches entreprises
par le demandeur d'emploi et est susceptible, dans la phase de plein
déploiement du projet, d'être enregistré chez les opérateurs de formation, y
compris associatifs. Le badge est en phase de «test » dans la région de
Mons.
Notons d'emblée l'appellation curieuse de l'objet : ce «passeport pour
l'emploi», nous l'imaginons, ne régule pas l'entrée au pays (étranger?) de
l'emploi; signifie-t-il alors une promesse d'accès à son
porteur, comme si une formation adéquate suffisait à garantir le
«décrochage» d'un «job» aussi précieux que rare ?
Plus prosaïquement, nous nous trouvons probablement en face d'une
appellation sirupeuse inventée par une firme de communication et qui
n'arrive à tromper personne sur ses intentions: la promesse (d'emploi) cache
mal la volonté de contrôle et de gestion des «efforts» du demandeur dûment
activé (pour vérifier s'il mérite bien ses «droits»).

Un brouillage des rôles. Que les démarches du demandeur d'emploi soient
contrôlées peut éventuellement se comprendre
(même s'il vaudrait mieux,
selon la formule de la FGTB, combattre le chômage que traquer les chômeurs).

Mais le Jobpass introduit un inacceptable brouillage des rôles, puisque cet
instrument électronique uniformise tous les opérateurs, en les transformant
en terminaux équivalents d'un même regard (aussi fraternel que celui de «big
brother») vérificateur: la différenciation entre les services publics de
contrôle et de sanction (niveau fédéral), les services publics
d'accompagnement et de conseil (niveau régional), les acteurs associatifs
qui se mobilisent au nom de la solidarité et de l'égalité, explose. La
relation de confiance, qui est un élément-clé de l'efficacité de l'action
associative en la matière, est gravement polluée par un tel brouillage.

Une inefficacité pratique. Dans la pratique, la « participation » prévue du
demandeur d'emploi à l'encodage, la surveillance ou la correction des
données ne va pas de soi.
A ce jour, aucune information crédible n’existe quant à la conformité de ce
« passeport » avec les législations relatives au respect de la vie privée.
L'information et la formation qui seront nécessaires à une maîtrise par les
bénéficiaires constituent d'ores et déjà un bel exemple d'énergie et de
moyens gaspillés au profit d'un outil à l'efficacité douteuse, au détriment
de la finalité réellement poursuivie (la formation et l'emploi).
Les opérateurs montois concernés le signalent sans ambiguïté, il est vrai en
« off » (ce qui en dit long).
On voit déjà, en les écoutant, que l'outil va produire sa propre dérive,
puisqu'il pourra être aisément détourné de son but : l'encodage d'une
démarche (se présenter pour pointer et justifier ainsi son mérite) risque de
se substituer à la démarche elle-même (par exemple la prise d'information).

Il est vrai que la bureaucratie est souvent incapable d'imaginer, pour
corriger son inefficacité, autre chose qu'un renforcement du traitement
bureaucratique des choses...

Une opacité et une évaluation faussée. L'outil est en phase-test après
laquelle on est supposé procéder à son évaluation. Il est cependant clair,
d'ores et déjà, que cette évaluation sera limitée à la question de la
fonctionnalité de l'outil; sera mono-référentielle (par et pour le seul
Forem) et non-contradictoire;
* ne s'occupera pas des finalités et des effets produits;
* n'inclura en aucun cas le point de vue des bénéficiaires.
* Ne servira à rien car selon « Alter Echo », le marché de cette carte a
déjà été passé pour l’ensemble de la Région wallonne

Il est inquiétant que le coût total de cette imposition technique incongrue
ne soit pas rendu public et que la firme bénéficiaire de l'opération ne soit
pas connue (nous vous invitons à faire une recherche sur cette carte pour
vous prouver combien cette opération est discrète). Nous rappelons ici que
les travaux des « chantiers pour demain» consacrés à la société de
l'information prévoyaient qu'avant toute mise en place de ce type (et
l'exemple du Jobpass est nommément évoqué) :
* on analyse la réelle finalité;
* on consulte les groupes bénéficiaires surtout si l'on s'adresse à des
groupes précarisés;
* on évalue de façon quasi constante si la finalité est bien respectée.

Nous en sommes très loin. Alors que les forces progressistes sont supposées
veiller à ce que les politiques menées prennent en compte les intérêts des
gens, surtout les moins favorisés, nous avons affaire en l'occurrence :
* à un instrument de contrôle qui s'avance masqué et qui est porteur de
multiples dérives;
* à une technologie qui va brouiller les rôles des opérateurs de façon très
dommageable et donc compromettre l'efficacité de leur travail;
* à une illusion bureaucratique qui pense que l'efficacité est obtenue par
une démarche qui fait « encore un peu plus de la même chose »;
* à une parodie d'évaluation doublée d'une opacité inquiétante.

Il est donc exclu que les EFT/OISP se rendent partenaires d'une telle
initiative contre-productive. Au contraire, nous demandons qu'on stoppe
l'hémorragie budgétaire, la dérive bureaucratique et l'abus de sens et de
langage dont seront victimes les plus faibles des citoyens. La dernière
réunion de l’Interfédération des OISP-EFT a abordé cette thématique .
Les conclusions de l’atelier proposaient un devoir de désobéissance civile
et de boycott de ce jobpass, les synthèses publiques de l’atelier étaient,
hélas, beaucoup plus timorées. Par la présente, nous lançons un appel au
boycott de ce dispositif, appuyés par de nombreux acteurs du terrain.

Il faut boycotter le Jobpass !

Signez votre désaccord sur le site
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161>
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1161

Serge Noël, directeur du Cesep
Jean Blairon , directeur de RTA
André Boulvin , Secrétaire Provincial du MOC de Namur


CESEP-Rue de
Charleroi, 47-1400 Nivelles-Tél 067/890 865

22:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, democratie, liberte, capitalisme, syndicat, social, presse, silence, euro-dictature, flicage | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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