02/12/2007

02122007: COURCELLES: courant 2008, il n'y aura plus qu' un seul Bureau de Poste dans le "Grand-Courcelles": celui du Trieu, place Roosevelt ...

COURCELLES: courant 2008, il n'y aura plus qu' un seul Bureau de Poste dans le "Grand-Courcelles": celui du Trieu, place Roosevelt ...

Ca y est les amis, après la fermeture du Bureau de Poste de la gare de COURCELLES -  Motte en ce début de 2007, la fermeture de ceux de SOUVRET et de TRAZEGNIES est programmée pour 2008 (NG 12/01/2007). (Plusieurs centaines de signatures de La Motte, de La Glacerie, de Wartonlieu et de tous les coins de Courcelles et de Gossselies - Sart lez Moines ont été transmises au Percepteur contre cette fermeture).

Dans le même paquet de fermetures, celles de PONT DE LOUP (rue du Quartier du Roi), de CHARLEROI - Nord (rue Dourlet), de JUMET - Station (chaussée de Bruxelles), de MONTIGNIES - Centre (place Albert Ier), de CHATELET - Faubourg (rue de Namur), de FARCIENNES (rue du Wainage), de WANFERCEE - BAULET (rue de la Closière), de HAM S/HEURE (Grand'Place), de RANCE (Grand'Rue) ...

Pour "La Poste à Votre Service et Près des Gens", 1 bureau de Poste (officiel) ou un point Poste (privé) dans un rayon de 5 kms, suffit désormais pour satisfairte les besoins de la "populace" (selon Encarta: "Populace: ensemble des couches les plus défavorisées de la population, considérées comme vulgaires et dangereuses (péjoratif) " ...

J' ai seulement officiellement connaissance jusqu' ici de l' ouverture d'un seul point Poste au Carrefour de JUMET. Et encore, le nouveau Bureau de Poste de l' autre côté de la rue, à la sortie du parking, a été fermé pour cela.

Les raisons de cette sollicitude à l' égard des personnes âgées, isolées, handicapées, à revenus les plus faibles, à mobilité réduite: la rentabilité, la libre exploitation et la libre concurrence capitalistes, la loi du fric et des profits. Avec l' appui, l' aval de qui ?: de l' Euro-dictature des multinationales et de nos gouvernants (tous partis "démocratiques" confondus) entièrement acquis à la marchandisation, à la privatisation des services publics et aux lois et directives supra-nationales européennes. Une Europe qu'ils ont tous voulue pour le principal profit des patrons, des banquiers, des multinationales et transnationales capitalistes principalement, avec l' appui des partis de la "gauche" réformiste et de la plupart des directions syndicales opportunistes. Aujourd'hui, nous avalons tous le morceau ... Il faut savoir dire et reconnaître certaines VERITES ...

Que deviennent les guichetiers ASSERMENTÉS et employés des bureaux de Poste fermés ? Pour moi cela reste un mystère. Au Carrefour de JUMET en tout cas, c' est désormais le personnel réduit du Bureau d' Accueil qui se tape en plus le boulot postal (sans doute pour un même salaire ou une petite promotion?). Et Carrefour est actuellement dans une mauvaise passe tant le pouvoir d' achat des chers clients diminue, donc les ventes aussi...

Pour revenir à COURCELLES (commune de 30.000 habitants et quand même assez étendue), il ne restera bientôt plus que le Bureau principal de la place du Trieu où certains jours les chers clients (naguère usagers...) font la file jusqu'aux portes et au-delà...

Alors que faire ? Attendre une fois de plus le fait accompli, interpeller au Conseil communal et voter une motion (sans mettre au pied du mur les ministres et parlementaires des partis respectifs et les syndicats), organiser une matinée de protestation et de récupération politiques devant le Bureau pratiquement fermé, et ensuite rentrer dans ses plumes OU BIEN agir,organiser la protestation avec la population touchée. On verra la suite, une fois de plus ...

A oui, le timbre PRIOR (celui qui, paraît-il, accélère la distribution du courrier, pour les gogos qui y ont cru en ouvrant un peu plusleur porte-monnaie...) passe à 0,54 euro à partir du 1er février 2008 ... Cela fait donc 0,80 euros d' augmentations successives en une année (3,20 Fb). C' est pas rien... De quoi, nous inciter à envoyer nos bons voeux ... encore à l' ancien tarif.

RoRo (02/12/2007)

La fermeture des bureaux ne passe pas comme une lettre à la poste... 

Courtrai, Menin, Droixhe, Deurne, Namur, Zelzate, Genk... Un peu partout, des comités se créent contre la décision de La Poste de fermer 160 bureaux en février-mars. Et un sur deux d’ici 2010. En cause, la libéralisation des activités postales.

Free Van Doorslaer, Marco Van Hees, Tashunka Saeys



Le conseil communal de Genk écrit au patron de La Poste
« Ils suppriment tout, ici »
Un bureau sur deux devrait fermer
Les 160 bureaux dont la fermeture est prévue en février-mars 2007
La Poste privatisée à quatre niveaux
Le conseil communal de Genk écrit au patron de La Poste


La file dans un des bureaux que La Poste veut fermer à Genk. En bas: Harrie Dewitte (de dos), conseiller communal PTB, remet une pétition au bourgmestre de Genk. (Photos Solidaire)



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Johnny Thijs et le secrétaire d’État Tuybens ont reçu une lettre leur demandant de ne pas fermer les bureaux de poste des quartiers Kolderbos et Boxberg.

C’était juste avant le premier conseil communal de Genk, ce 22 janvier. Une délégation d’habitants attend le bourgmestre Jef Gabriëls avec 700 signatures récoltées dans les quartiers Kolderbos et Boxberg pour exiger le maintien de leurs bureaux de poste. Ils figurent en effet sur la liste des 160 bureaux que La Poste a l’intention de fermer en février-mars.

Au conseil communal même, le conseiller PTB Harrie Dewitte propose d’adresser la même demande, par lettre, à Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste et au secrétaire d’État compétent, Bruno Tuybens.

Ses arguments ? Ce ne sont pas les clients qui manquent, il y a toujours des files aux guichets. En effet, les habitants des quartiers voisins de Sledderlo, Vlakveld et même Termien se servent du bureau de poste du Kolderbos. En outre, il y a dix ans, la seule agence de banque du quartier (CGER) a déjà fermé ses portes. Bien des clients ont donc transféré leur compte à la banque de La Poste.

En outre, les quartiers comptent beaucoup d’habitants qui nécessitent un accompagnement supplémentaire pour les questions d’argent et les employés du bureau ne manquent pas d’expérience en la matière. Un habitant sur six de Kolderbos ou Sledderlo a plus de soixante ans. Beaucoup de familles, aussi, avec des enfants en bas âge. Pour ces personnes, des déplacements supplémentaires constituent un surcroît de problèmes. La direction de La Poste veut remplacer les bureaux actuels par des « points poste ». Mais la gamme de services proposée est moins étendue.

Le bourgmestre Jef Gabriëls s’est dit d’accord avec cette argumentation et a fait circuler la lettre parmi les conseillers communaux. Finalement, les 39 conseillers se sont empressés de la signer comme un seul homme. En attendant, on ne sait pas si Thijs ou Tuybens ont trouvé une boîte aux lettres pour expédier leur réponse…


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« Ils suppriment tout, ici »
Le bureau de poste de Kolderbos est à moins de 200 mètres de Médecine pour le Peuple-Genk. Bien des patients du quartier refusent sa fermeture.

• Willy Pairoux : « Pourquoi un tel bureau de poste doit-il faire du bénéfice ? C’est quand même l’État ! Ne sommes-nous pas assez intéressants pour eux car nous n’avons pas de compte épargne ? Moi, je peux encore enfourcher mon vélo et me rendre dans le centre ville, mais les plus âgés ? Ce manager de La Poste qui gagne autant, il se fout de ce qu’on pense de lui, mais nous devons pouvoir empêcher cette fermeture. »

• Agnes Gielen : « Le local est trop grand ou trop cher ? Qu’ils allouent un appartement pour y mettre le bureau de poste, mais il ne peut pas fermer. C’est un service à la population. Que veulent-ils faire ? Tout supprimer dans le quartier et tout muter vers le centre de Genk ? Ce n’est pas faisable. Et il n’y a même pas de place pour se garer !

Combien d’habitants y a-t-il ici, au Kolderbos ? Nous ne sommes pas assez riches, sans doute ? J’ai fait état du problème à la guichetière du bureau de poste dans le centre. Et elle m’a dit qu’en effet, pour Bruxelles , nous n’étions pas assez intéressants. »

• Bertha : « La semaine dernière, j’avais un paquet à reprendre à la poste et j’ai dû attendre trois quarts d’heure. Ca ne va quand même pas, un seul guichet ouvert ! Ici, au Kolderbos, ils suppriment pour ainsi dire tout. Imaginez la perte de temps si j’ai oublié un versement et que je dois prendre un bus pour courir dans le centre... »

• Clementine Caruso : « Pour les Turcs, c’est important de pouvoir venir au bureau de poste du Kolderbos, pour leurs transactions vers l’étranger… Ou pour les gens qui achètent à crédit et qui font venir leurs colis par La Poste… »

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Un bureau sur deux devrait fermer


Frans Van Acoleyen, conseiller communal PTB à Zelzate, lors d’une action pour défendre le maintien d’un bureau de poste. (Photo Solidaire, Maureen Tollenaere)

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D’ici 2010, La Poste ne veut garder que 600 à 700 des 1 300 bureaux actuels. A la place, elle développe des « points poste ».

On liquide à La Poste. Les bureaux de poste sont dans le collimateur de la direction. Au cours de la première moitié de 2006, 46 ont été fermés. Face aux résistances, les fermetures planifiées pour le second semestre ont été reportées à 2007. Nous y sommes : 160 doivent fermer en février-mars (voir liste), mais plusieurs actions locales s’y opposent.

« D’ici 2010, la direction ne veut garder qu’un bureau par commune, nous explique un délégué syndical. En comptant que les grandes communes auront plusieurs bureaux, il en restera 600 à 650 dans le pays. » Le porte-parole de La Poste nous donne un chiffre proche : « Plus ou moins 700. »

Qu’en pense le gouvernement ? Il approuve, puisqu’il a signé avec l’entreprise (semi) publique le contrat de gestion qui stipule : « La Poste garantit une présence postale en prévoyant au moins un bureau de poste dans chacune des 589 communes ».

Et pour l’usager ? Pour chaque bureau fermé, La Poste s’engage à « chercher » une alternative. Un engagement pas forcément rassurant. La principale alternative, ce sont les « points poste », gérés par le supermarché ou le libraire du coin, à l’issue d’un appel d’offres. Encore faut-il qu’il y ait un candidat dans votre quartier. « Chez nous, dénonce ainsi une habitante de Bois-du-Luc (La Louvière), le bureau a été fermé, mais le point poste ouvert dans un GB est aussi éloigné que le bureau principal de Houdeng. »

Une centaine de ces points poste fonctionnent déjà. Impossible d’y réaliser les opérations bancaires comme à un bureau de poste, sauf le paiement d’une facture inférieure à 300 euros. Pour le reste, il faudra prendre le bus pour aller au bureau de poste le moins loin, à défaut d’être le plus proche.

« Le point poste est aussi éloigné que le bureau de poste principal. »

Par contre, la plupart des services postaux sont disponibles aux points poste : acheter des timbres, expédier un colis, retirer ou envoyer un recommandé... Saura-t-on vous préciser le coût pour expédier un colis de 357 grammes à Ouagadougou par envoi recommandé ? « Nous avons reçu deux jours de formation », nous explique l’employée d’un Delhaize hébergeant un point poste (les postiers, eux, additionnent plusieurs semaines de formation et plusieurs semaines de stage).

Ce point poste est installé à l’accueil, où l’on gère aussi le Lotto, les retours clients, les commandes La Redoute, les photos, les cigarettes... Quatre de ses collègues ont également reçu cette interminable formation. Au fond, trouve-t-elle normal de faire ce boulot à la place des postiers. « En fait, non », nous répond notre interlocutrice.

C’est qu’il s’agit ni plus ni moins d’une privatisation de ce pan de l’activité postale. Ce qui était un service public devient une marchandise, gérée uniquement par le profit. Pour maximiser les profits, y’a pas de secret : on offre aux clients le service minimum (comme dans les banques) et on exploite le personnel au maximum. Celui des supermarchés est mal payé pour le savoir. Le seul qui rentre gagnant, c’est l’actionnaire. Par exemple la famille Delhaize, dont la fortune s’élève à 1,03 milliard d’euros, selon l’estimation de Trends-Tendances.

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Les 160 bureaux dont la fermeture est prévue en février-mars 2007

Hainaut-Namur : Aulnois, Bois-Du-Luc (Fermeture Anticipée), Bouffioulx, Champion, Charleroi Gare, Dinant Anseremme, Elouges, Flawinne, Fleurus La Croix, Ghlin Place Bastien, Gilly Marabout, Han-Sur-Lesse, Haversin, Havre, Herseaux Gare, Hyon Ciply, Jumet Chef Lieu, Leernes, Leuze-Longchamps, Malonne, Marchienne Etat, Marcinelle Haies, Mazy, Moignelee, Monceau-Sur-Sambre, Montigny Eden Parc, Morialme, Mouscron Mont A Leux, Naast, Ressaix, Sclayn, Seilles, Taillis-Pre, Thuin Gare, Vedrin, Velaine-Sur-Sambre, Wiheries.

Liège-Luxembourg : Angleur Chu, Angleur Sart Tilman, Bois-De-Breux, Bomal-Sur-Ourthe, Ensival, Fleron Fort, Grace-Perou, Hermee, Heusy, Houtain-St-Simeon, Liege Bassenge, Liege Belle Ile, Liege Citadelle, Liege Droixhe, Liege Louis Jamme, Louveigne, Mons-Lez-Liege, Stembert, St-Nicolas Hotel Communal, Wandre.

Bruxelles, Brabant Flamand, Brabant Wallon : Alsemberg, Betekom, Buizingen, Clabecq, Diest Hasseltsepoort, Dworp, Elewijt, Humbeek, Kessel-Lo Loberg, Kraainem Dezangre, Kumtich, Leuven Nieuw Kwartier, Leuven St-Jacob, Limal, Linden, Neerwinden, Nivelles Baulers, Oetingen, Peutie, Rixensart Bourgeois, Rixensart Centre, Schepdaal, St-Katherina-Lombeek, Tienen Station, Tienen Viander, Vilvoorde Kassei, Vilvoorde Kerk, Vlezenbeek, Waterloo Chenois, Wolvertem.

Anvers-Limbourg : Antwerpen Zurenborg, Beerzel, Berchem Gitschotel, Berchem Singel, Berchem Vosstraete, Bouwel, Brasschaat Maria Ter Heide, Burcht, Deurne Bisschoppenhof, Deurne Ten Eeckhove, Edegem Elsdonk, Eindhout, Ekeren Donk, Geel Holven, Genk Boxberg, Genk Kolderbos, Helchteren, Houthalen Meulenberg, Itegem, Kalmthout Heide, Kapellen Putte, Koningshooikt, Kuringen, Lommel Barrier, Lutlommel, Mechelen Vaart, Meerle, Muizen, Noorderwijk-Morkhoven, Olmen, O-L-V-Waver, Poppel, Ravels Centrum, Rekem, Rijkevorsel St-Jozef, St-Lenaarts, Turnhout Schorvoort, Westmalle, Wuustwezel Gooreind.

Flandre Orientale et Occidentale : Baasrode, Bazel, Dadizele, De Klinge, De Panne Bad, Doel, Ertvelde, Gent Muide, Gent Nieuwe Beestenmarkt, Gent Uz, Gent Van Beverenplein, Gentbrugge St-Simonstraat, Hofstade, Kortrijk Brugsepoort, Kortrijk St-Jan, Ledeberg Centrum, Leffinge, Leisele, Lokeren Bergendries, Melle Vogelhoek, Melsele, Menen Barakken, Moen, Ninove Gordel, Oudegem, Overboelare, Sinaai, Sleidinge, Steenbrugge, St-Idesbald, St-Niklaas Conscience, Westende, Zelzate Debbautshoek, Zwevezele

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La Poste privatisée à quatre niveaux
C’est la libéralisation qui condamne les bureaux de poste. Nous nous en doutions. Le porte-parole de La Poste nous le confirme.

« Mille de nos 1 300 bureaux perdent de l’argent, nous explique Emmanuel Foulon, porte-parole de La Poste. Aujourd’hui, nous pouvons éponger ces pertes grâce aux bénéfices de l’activité de distribution du courrier. Mais avec l’ouverture complète du marché postal, d’ici 2009-2010, ce ne sera plus possible. » Ventant les atouts des « points poste » gérés par le privé là où les bureaux sont fermés, il nous rappelle que les gens peuvent aussi obtenir certains services auprès de leur facteur.

Sûr ? Juste après cet entretien, nous avons au téléphone une factrice, déléguée CGSP, qui nous confie : « Je n’ai pas pu vous recontacter plus tôt, je suis claquée. A cause de Georoute 2 [réorganisation des tournées], nous faisons des journées de 11 à 12 heures. » La disponibilité des facteurs n’est plus ce qu’elle était...

Dans les bureaux, la situation n’est pas moins rosse. « Chaque jour de la semaine, je dois travailler dans un bureau différent, témoigne un guichetier. La pression pour générer des placements financiers s’intensifie. Chaque bureau doit réaliser des objectifs. Il faut repérer les usagers fortunés et les diriger vers le conseiller clientèle. » Il faut dire que la banque de la Poste est détenue à 50 % par la banque Fortis.

Historiquement, c’est le premier pan de La Poste qui a été privatisée, en 1995. Mais il y en a trois autres. Primo, le 17 janvier 2006, 49,99 % du capital de l’entreprise publique a été cédé au consortium formé par Post Danmark et le groupe britannique CVC. Secundo, les points poste constituent une privatisation des bureaux. Tertio, il y a la libéralisation, qui ouvre les activités postales aux opérateurs privés.

La libéralisation européenne du secteur postal a débuté en 1997. Plusieurs étapes ont été franchies depuis. L’étape ultime est débattue actuellement dans les institutions européennes. Le 18 octobre 2006, le commissaire européen Charlie McCreevy a déposé une directive qui libéraliserait en 2009 le courrier de moins de 50 grammes, le seul à être encore public.

En Suède, 89 % de la population veut revenir à la poste non libéralisée

Chouette ? En Suède, où elle est déjà ancienne, la libéralisation est une véritable catastrophe. Ce pays a compté jusqu’à 105 opérateurs différents, dont beaucoup ont disparu ensuite. Aujourd’hui, il reste essentiellement l’opérateur historique et un concurrent principal. Celui-ci ne couvre que les zones à forte densité de population. Selon une récente étude, 89 % de la population voudrait revenir à la poste de naguère.

En Belgique, les socialistes sont opposés à la directive McCreevy. Une bonne chose, car toutes les forces seront nécessaires pour barrer la route à cette directive. La position du PS et du SP.a ne manque pourtant pas d’ambiguïté, puisqu’ils acceptent le remplacement des bureaux de poste par les points poste. Or, on l’a vu, il s’agit d’une conséquence de la libéralisation.

Ce paradoxe n’est pas totalement une surprise si l’on sait qu’on retrouve des socialistes aux quatre étages de la privatisation de La Poste. A l’époque du partenariat avec Fortis dans la Banque de la poste, Elio Di Rupo était ministre des Entreprises publiques. C’est lui aussi qui, en 1999, a signé le premier arrêté de libéralisation de la poste belge (courrier de plus de 350 gr.). La cession de 49,99 % du capital à Post Danmark et CVC est l’œuvre de Johan Vande Lanotte. Quant au contrat de gestion consacrant la fermeture des bureaux de poste, il porte deux signatures socialistes (sur trois) : celle de Pierre Klees, président du conseil d’administration et celle de Bruno Tuybens, secrétaire d’Etat aux Entreprises publiques.

22:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : euro-dictature, actualite, courcelles, romain, belgique, histoire, hainaut, charleroi, capitalisme, presse, silence, syndicats, social, europe, poste, communes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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