26/08/2007

23/07/2007: C' est pour cela qu' ils voulaient "libérer" l' Ukraine et les autres pays de l' Est du "Communisme" ...



-------- Message original --------

Sujet: [JUGOINFO] Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine
Date: Thu, 23 Aug 2007 22:22:12 +0200
De: Coord. Naz. per la Jugoslavia <jugocoord@tiscali.it>


http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-07-14% 
2006:04:47&log=invites

Les collabos de la Wehrmacht réhabilités en Ukraine


Jean-Marie Chauvier


ROMAN CHOUKHEVITCH honoré en Ukraine pour son 100ème anniversaire
Ancien chef nationaliste, il fut commandant ukrainien de la Wehrmacht
(bataillon « Nachtigall »), capitaine dans le Schuztmannshaft
bataillon 201, puis commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
Ukrainienne. (UPA)


Réhabilité solennellement par le président Viktor Iouchtchenko, l’un
des chefs historiques de l’OUN (Organisation des Nationalistes
Ukrainiens) et commandant suprême de l’Armée d’Insurrection
ukrainienne (UPA), ROMAN CHOUKHEVITCH, voit son 100ème anniversaire
célébré en Ukraine.
Des cérémonies ont lieu en plusieurs endroits d’Ukraine occidentale,
principalement à Lviv (Lvov, Lemberg) et à Kiev. C’est la figure d’un
héros national légendaire qui se construit. Il avait résisté « aux
deux totalitarismes »
dit la nouvelle vérité officielle opposée à
l’ancienne- soviétique- qui faisait de l’OUN et de l’UPA des «
fascistes »,
une version aujourd’hui qualifiée de « calomnie
stalinienne ».
C’est un moment important dans la formation de la Mémoire nationale
en Ukraine, opposée à d’autres « mémoires »...


ROMAN CHOUKHEVITCH avant de commander l’UPA, fut chef de « Nachtigall
» (Wehrmacht, juin 1941) engagée dans l’invasion hitlérienne de
l’URSS le 22 juin 1941, et de la police nazie (SS) le Schutzmanshaft
bataillon 201 affecté à la chasse aux Partisans (soviétiques) en
Biélorussie en 1941-42.

Cet hommage à Choukhevitch s’inscrit dans une longue série.
Les anciens combattants de l’Armée Rouge, des organisations juives et
des sources polonaises et russes contestent la vague de
réhabilitations en cours de ce qu’ils considèrent comme des «
criminels de guerre ».
Les Polonais jugent l’UPA responsable de « massacres génocidaires »
de dizaines de milliers de Polonis en Volhynie en 1943. Ces
accusations sont rejetées par les sympathisants de l’OUN et de l’UPA
qui ont désormais les faveurs du pouvoir à Kiev.
Pour honorer la mémoire du GENERAL CHOUKHEVITCH, et de l’UPA se sont
rassemblés les militants des organisations nationalistes et néo-
nazies le 30 juin. Ils se sont heurtés aux contre-manifestants
communistes et socialistes. Les forces spéciales anti-émeutes les ont
séparés sans gros incident. Un tribunal a interdit les manifestations
et une exposition de photos nationalistes. Le Parti socialiste a
installé dans le centre-ville un piquet arborant la pancarte : «
Choukhevitch, assassin du peuple ukrainien ». (Le commandant de l’UPA
est accusé de meurtres de villageois ukrainiens) « Un
Hauptschturmführer SS consacré héros de l’Ukraine » s’indigne
l’hebdomadaire russophone libéral de Kiev « Stolitchnye Novosti ». Un
autre journal signale que la réhabilitation de l’UPA fera l’objet
d’un projet de loi de « Notre Ukraine », le parti du président
Iouchtchenko. Dans leur ensemble, les médias de Kiev sont plutôt
favorables.
La campagne de réhabilitation est également appuyée par
« ! Pora », l’organisation de choc de la « révolution orange ».
A
l’inverse, le parti des Régions, le PC (implantés à l’Est et au Sud)
le PS dans une moindre mesure, sont hostiles aux initiatives du
président Iouchtchenko.
Celles-ci, et en général les réhabilitations
de chefs nationalistes ou de légions SS dans divers pays d’Europe
centrale et orientale (Estonie, Lettonie, Lituanie, Roumanie
etc... ), allant de pair avec le démontage de monuments aux « soldats
libérateurs du nazisme » (soviétiques) sont observés en Occident
assez favorablement.
Ces réhabilitations permettent en effet de
construire une nouvelle « mémoire nationale » axée sur la
dénonciation des « crimes du communisme ».
Les gouvernements et
médias occidentaux évitent cependant de rappeler les aspects les
moins sympathiques des nationalismes- comme leur rôle dans la Shoah.

Leurs références traditionnelles aux SS, croix gammées et autres
saluts hitlériens ne sont pas souhaitées, et les gouvernements est-
européens s’efforcent qu’ils n’apparaissent plus. Seules des
minorités extrémistes conservent les symboles fascistes et nazis, et
le terme « judéobolchévisme » est banni du vocabulaire.

Le 14 octobre seront célébrés les 65 ans de l’UPA, dont le président
Iouchtchenko voudrait faire voter la reconnaissance officielle comme
mouvement de résistance nationale, ce qui ne manquera pas de soulever
de nouvelles controverses.

Sur ce rapport (historique et actuel) des Ukrainiens à la
collaboration nazie, un dossier paraîtra dans « Le Monde Diplomatique
» d’août. (Jean-Marie Chauvier)


http://www.shukhevych.netfirms.com/roman/shukhevych00ukr.htm
(pour plus d’information sur Choukhevitch)


HOMMAGE A SIMON PETLIOURA :
à Poltava... et à Paris. Quelques remous.
Depuis plusieurs années déjà, Simon Petlioura, l’un des leaders de la
première république indépendante d’Ukraine (1918-20) et chef des
armées nationalistes aux prises avec les « Rouges » et... les juifs
pendant la guerre civile, a fait l’objet de nouvelles célébrations
en
Ukraine
et en France.
A Poltava (Ukraine) un monument à Simon Petlioura sera érigé, la
première pierre a été posée par le président Iouchtchenko qui, ces
derniers jours a par ailleurs participé à divers séminaires et
cérémonies sur le thème de la terreur bolchévique en Ukraine.
A Paris également, le leader nationaliste de la guerre civile Simon
Petlioura a été honoré. Il y a eu quelques réactions...

Le 25 mai, 1926, Paris, le « terroriste juif » Sholom Schwartzbard
assassine Simon Vassilievitch Petlioura, militant nationaliste
(1879-1926)
France-Ukraine.com ?
Simon Petlioura - Homme politique ukrainien (Poltava, 1879 - Paris,
1926). Ministre de la Guerre de la République indépendante d’Ukraine
en 1917, Petlioura devint président du directoire ukrainien et hetman
(chef de l’armée) deux ans plus tard.


Proclamée en novembre 1917, la République autonome ukrainienne,
dirigée depuis Kiev par Simon Petlioura, a face à elle, dès décembre
1917, une république soviétique d’Ukraine, soutenue par les
bolcheviques, basée à Kharkiv et dirigée par Rakoski. Occupée
jusqu’en décembre 1918 par les armées allemandes après la signature
du traité de Brest-Litovsk (mars 1918), l’Ukraine, de nouveau dirigée
par le gouvernement de Petlioura, voit se dérouler jusqu’en 1921 de
violents combats qui opposent les armées blanches de Wrangel et
Denikine aux bolcheviques.
En 1920, le gouvernement nationaliste s’allie avec la Pologne dans
une guerre contre la Russie, mais l’avancée des troupes bolcheviques
permet au gouvernement soviétique de prendre le contrôle de
l’Ukraine. Chassé par les bolchevistes en 1920, Simon Petlioura se
réfugia à Paris, où il périt assassiné, abattu à la terrasse d’un
café du Quartier Latin, par un terroriste juif, Schwartzbard
pour
venger les pogroms organisés en Ukraine.

L’événement est vite devenu international. Les Américains juifs, par
exemple, ont envoyé de l’argent pour couvrir les frais du procès pour
Schwartzbard. A l’étonnement de certains et à la joie des autres,
Schwartzbard fut acquitté.
Simon Petlioura est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris.
France-Ukraine.com
Droits de reproduction et de diffusion réservés -
www.France-
Ukraine.com?© France-CEI - 2000 - Usage strictement personnel.

Lu sur
www.menapress)

« Un tueur de Juifs ukrainien honoré sous l'Arc de Triomphe ! »

Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, s’est tenue, à Paris, sur la tombe
du soldat inconnu, une commémoration en l’honneur de Simon Petlioura,
ancien chef du gouvernement ukrainien pendant la courte indépendance
de l’Ukraine, qui dura de 1918 à 1920.
Petlioura fut responsable de
l’organisation de pogromes qui causèrent la mort de milliers de Juifs
en 1919 et 1920.


Cette commémoration s’est tenue en présence de l’ambassadeur
d’Ukraine en France, Yuriy Sergeyev.
Elle marquait le 80ème
anniversaire de la mort du pogromiste ukrainien.

Des dizaines de massacres organisés de Juifs sont à mettre à l’actif
de Petlioura et de son "Armée nationale ukrainienne".
Le premier
d’entre eux eut lieu à Orinin, où 5 Juifs furent massacrés, des
femmes juives violées et de nombreuses autres battues à coups de plat
de sabre.

A Brazlav, ce sont 82 Juifs qui furent égorgés et 12 autres blessés,
au cours d'une action d’extermination déclenchée par les alliés et
les supplétifs de Petlioura. En 1920, des unités de l’armée de Simon
Petlioura égorgèrent près de 700 Juifs et en blessèrent 800, au cours
d’un pogrome qui eut lieu à Hodorkov (district de Kiev) et qui dura
près de douze heures.

Le 25 mai 1926, à Paris, un Juif révolutionnaire du nom de Samuel
Schwartzbard, abattit, de six coups de revolver, l’Ukrainien
Petlioura, alors réfugié en France, pour venger sa famille décimée
par ses pogromes. La Ligue contre les Pogroms, à laquelle adhérèrent
notamment Albert Einstein et André Malraux, et qui deviendra plus
tard la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme
(LICRA), fut créée un an plus tard, suite à la médiatisation du
procès de Schwartzbard, qui fut finalement acquitté par la cour
d’assises de la Seine.

Un important dispositif policier avait été mis en place, ce jeudi,
afin d’évacuer, sans préavis, les touristes présents sur toute
l’esplanade de l’Arc de Triomphe au moment de la cérémonie.
Une
dizaine de militaires français, en treillis, étaient en outre postés
dans le tunnel faisant la jonction entre les Champs-Élysées et l’Arc
de Triomphe. Une représentation de la LICRA, emmenée par son
président, Patrick Gaubert, par ailleurs député européen, a été
refoulée par la police jusqu’à l’intersection de l’Avenue des Champs-
Élysées et de la Rue de Presbourg.

Un correspondant officiel de la Metula News Agency a assisté à cette
surprenante commémoration. Les officiels français lui ont demandé de
quitter les lieux, mais le représentant de la Ména, ayant rétorqué
qu’il ne quitterait les lieux que s’il était contraint de le faire
par l’usage de la force, a finalement été le seul journaliste
n’appartenant pas à l’organisation de cette commémoration à être en
mesure de couvrir l’événement.

Des représentants de l’Etat français accompagnèrent la cérémonie,
notamment en interprétant des morceaux de musique de circonstance.


NDLR : l’historiographie nationaliste ukrainienne, réhabilitant
Petlioura, estime qu’il n’est pas responsable et aurait même tenté de
limiter les pogromes perpétrés, dit-on, par toutes les armées de la
guerre civile russe – blanche, rouge, anarchiste, nationalistes.



--------------------------------------------------------

IL DOSSIER NASCOSTO DI SREBRENICA
Guerra psicologica e disinformazione strategica per
squartare la Jugoslavia, demonizzare i serbi, colonizzare la Bosnia

http://www.cnj.it/documentazione/srebrenica.htm

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21:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, politique, presse, silence, communisme, capitalisme, fascisme, oppression capitaliste, europe, euro-dictaure, romai, belgique, histoire, actualite, democratie, liberte, racisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/08/2007

15/08/2007: Communiste et témoin des grands combats du siècle: Décès | Marcel Baiwir (1917-2007) ...

-------- Message original --------
Sujet:  Communiste et témoin des grands combats du siècle: Décès | Marcel Baiwir (1917-2007)]



Témoin des grands combats du siècle
Décès | Marcel Baiwir (1917-2007)

Il était né avec la Révolution d’Octobre, en 1917. Marcel Baiwir est décédé à Liège le 18 juillet, à l’âge de 89 ans. Compagnon de lutte de Julien Lahaut, il a été de tous les grands combats de son époque.

Herwig Lerouge

15-08-2007
Marcel Baiwir est un symbole de l’histoire ouvrière, l’un de ces ouvriers communistes qui ont suscité l’admiration et le respect, même de leurs adversaires. Combattants fermes, syndicalistes de premier ordre, ce sont aussi des dirigeants avec une culture politique, théorique et historique supérieure indispensable pour comprendre le monde d’aujourd’hui. A 87 ans, presque aveugle, il a écrit son histoire du mouvement ouvrier belge en démontrant la pertinence du marxisme pour affronter les problèmes du monde actuel. Il y explique aux jeunes que « les acquis sociaux ne purent JAMAIS être obtenus sans l’intervention des masses. Quant aux gouvernements, ils n’ont fait que couler ces acquis dans les textes de loi1 ».

Au moment de la grande grève des mineurs de 1932, il adhère aux Jeunesses communistes. A 19 ans, il part se battre en Espagne avec les Brigades internationales contre le coup d’État fasciste de Franco. Puis arrive la lutte contre le fascisme allemand. Quand la guerre éclate, il est arrêté par la police belge, avec sa mère et d’autres communistes, sur base de listes dressées par le procureur et le bourgmestre de Liège avant la guerre ! Avant que les Allemands n’arrivent à Liège, ils sont libérés.

Le 25 janvier 1941, il est parmi les organisateurs d’une manifestation contre le fasciste Degrelle qui vient faire un meeting au Palais des sports de Liège. En mai 1941 se déclenche la fameuse grève des cent mille à Liège. Les gens obtiennent une augmentation de salaire et une amélioration du ravitaillement par le patron. Les communistes jouent un rôle déterminant. Dès le début de l’occupation, ils créent des Comités de lutte syndicale. Cette organisation clandestine restera en activité jusqu’à la fin de la guerre.

Après la grève et l’invasion de l’URSS, Marcel Baiwir rentre dans la clandestinité. Il réussit à échapper aux Allemands qui viennent l’arrêter. Il déménage à Bruxelles où il est actif dans la résistance. Son frère sera arrêté et tué en prison. En juin 1943, il est arrêté aussi. En mars 1944 c’est le départ vers le camp de concentration de Sachsenhausen, et plus tard encore vers Mauthausen.

Après la guerre, il travaille en sidérurgie, où il devient délégué syndical. Il est très attaché au marxisme. « Le militant qui s’engage dans la voie de la lutte pour un monde nouveau, doit étudier Marx ! La paupérisation croissante dans le monde est un danger pour la démocratie. Il ne fait qu’accentuer continuellement le risque de guerre, l’économie se révélant incapable de le résorber. Cet état de fait, Karl Marx et ses amis l’avaient prévu il y a plus de cent ans déjà. Il est plus que jamais utile de le relire. »

1 Marcel Baiwir. Contribution à l’histoire sociale wallonne. Un militant temoigne. FAR, 2005. http://www.archivesdutravail.org/listes_img/2240_volume_b...

Partisan de l’unité des communistes

Marcel Baiwir était attaché à son parti, le Parti communiste. Mais il était aussi un grand partisan de l'unité des communistes et notamment d'un rapprochement entre le PC et le PTB. Il fallait dépasser les divergences du passé, disait-il.

Il a figuré sur les listes PTB-Unité antifasciste lors des élections de 1995. Voici comment il expliquait cette décision : « Vous devez connaître le long chemin que nous avons parcouru pour nous retrouver côte à côte pour les mêmes objectifs. Nous restons chacun ce que nous sommes, mais vous avez su trouver le moyen de réunir les antifascistes et les communistes sur une liste. Mon parti, auquel je reste attaché, connaît actuellement des moments difficiles. La fédération de Liège du PC a décidé de ne pas déposer de liste. C’est une erreur. [...] C’est chez vous que j’ai trouvé ce que je cherchais.» En juin 2007, Marcel Baiwir s’est à nouveau présenté aux élections législatives, cette fois sur la liste du PC pour le Sénat.

La collaboration et les discussions avec lui ont aussi contribué à l’ouverture du PTB. Le premier texte du PTB sur le fonctionnement de l’organisation de base dans les entreprises, écrit en 1995, porte son empreinte. Le compte rendu de cet entretien avec lui a d’ailleurs été joint en annexe à ce texte.

Une plus franche collaboration entre les communistes était sans aucun doute parmi les souhaits les plus chers de Marcel Baiwir.


La sidérurgie liégeoise, où Marcel Baiwir entre après la guerre. (Photo archives)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Syndicaliste de premier ordre

Ouvrier à Ougrée-Marihaye, qui deviendra plus tard Cockerill-Ougrée, il vend L’Acier, le journal d’usine du Parti communiste créé pendant la guerre. En 1951-1952, les soldats entrent en lutte contre la décision de porter le service militaire de dix-huit à vingt-quatre mois. Les travailleurs estiment qu’un mouvement de solidarité doit se créer. Marcel prend la parole avec le soutien de son délégué syndical. On part en grève. Mais quand la grève est terminée on lui reproche son initiative. La direction syndicale lui enlève toutes ses responsabilités. Cette sanction reflète la contradiction persistante entre l’influence du Parti socialiste dans le syndicat et celle des communistes. La direction syndicale n’osait pas partir en grève car les socialistes étaient prêts à entrer dans le gouvernement. A partir de ce moment-là, toutes les semaines, une délégation d’ouvriers de son service se rend au bureau syndical pour demander « de régler le cas Baiwir ». Au bout d’un certain temps, il est réintégré et est élu délégué.

Il est donc délégué quand éclate la grande grève de 1960-61 contre la Loi unique de Gaston Eyskens, qui contient des mesures importantes de régression sociale. On le trouve parmi les initiateurs de la grève à Liège. La grève dure cinq semaines. Après la grève, nouvelle sanction, pour avoir déclenché la grève sans l’accord de la direction syndicale. Pendant des mois, à nouveau, des ouvriers de son entreprise se rendent au bureau syndical pour exiger sa réintégration comme délégué. Et il est réintégré. Lors de la fusion de son entreprise avec Cockerill, il devient vice-président de la délégation syndicale

Marcel Baiwir a une conception très large du travail syndical. Pour lui, la lutte pour l’amélioration des conditions sociales va de pair avec la lutte pour la paix. Après le bombardement nucléaire américain sur Hiroshima et Nagasaki, il participe à une pétition qui recueille 100 millions de signatures contre l’utilisation de l’arme nucléaire (note de RoRo: c' est "L'Appel de Stockholm"). À chaque réunion du comité syndical, il intervient pour la défense de la paix et la participation à des manifestations contre la guerre.

19:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cdapitalisme, oppression capitaliste, silence, communisme, belgique, romain, histoire, courcelles, actualite, politique, syndicats, social | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/08/2007

17/08/2007: Il n' est jamais trop tard: à son tour, la Cne (affiliée à la Csc) dénonce les tarifs d' ELECTRABEL ...

Il n' est jamais trop tard: à son tour, la Cne (affiliée à la Csc) dénonce les tarifs d' ELECTRABEL ...

La marchandisation, le libéralisme, la libre concurrence, l' économie de marché:  les "bienfaits" du réformisme, de l' opportunisme, de l'intégration au capitalisme et à l' Euro-dictature des multinationales, à l' exploitation de l'homme par l' homme ..., y compris sur le plan syndical:
RoRo

La CNE vous informe

«La libéralisation du secteur du Gaz et de l'Electrité va apporter des baisses de prix pour les particuliers et les entreprises. »

Voilà le credo de la Commission européenne pour justifier la privatisation de ce secteur.

Aujourd'hui, nous savons qu'il n'en est rien. Au contraire, nous constatons les dégâts de 3 ans de libéralisation en Flandre:

-+ augmentation des tarifs,

-+ augmentation des prix du raccordement,

-+ augmentation du nombre de compteurs limités (appelés compteurs à budget) ; ce qui prouve une précarisation accrue des ménages.


Depuis le 1er janvier 2007, la Wallonie et Bruxelles sont à leur tour dans la tourmente libérale et Electrabel a décidé de frapper fort. Le gaz va augmenter de 13 à 20 % en septembre prochain pour les particuliers et l'électricité va aussi augmenter pour les entreprises.

Vous devez savoir qu'Electrabel appartient à la société multinationale Suez, que celle-ci veut, avec l'aide de la droite française, mettre la main sur GDF (Gaz de France) afin d'agmenter son pouvoir sur le secteur de l'énergie. Pour ce faire, Suez a besoin de beaucoup de moyens financiers et a fait acheter par sa filiale belge (Electrabel) son autre filiale belge (Tractebel) pour la somme de 20 milliards d'euros.

Electrabel qui réalise déjà de gros bénéfices n'a pas assez de« liquide» pour réaliser l'opération et doit donc emprunter une partie de l'investissement. Electrabel a donc décidé de taxer le consommateur belge afin de financer les décisions hégémoniques de sa maison mère.

La CNE trouve cela révoltant et interpelle les décideurs politiques qui ont tant vanté les bienfaits de cette libéralisation.

La CNE interpelle aussi les organismes de contrôle nationaux et régionaux du secteur, les associations de consommateurs, ainsi que les confédérations syndicales afin qu'ils organisent la résistance et la mobilisation pour le droit de se chauffer et de s'éclairer à des prix accessibles et raisonnables.

L'accès à l'énergie indispensable à une vie digne et décente doit devenir un droit garanti par les pouvoirs publics.

23:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicats, presse, capitalisme, social, silence, belgique, romain, courcelles, politique, histoire, actualite, oppression capitaliste, europe, euro-dictature | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/08/2007: COURCELLES: ce samedi 18 août 2007, la commémoration annuelle de la tuerie du Rognac par les rexistes, ivres, fanatiques, assoiffés de sang et de vengeance ...

COURCELLES: ce samedi 18 août 2007, la commémoration annuelle de la tuerie du Rognac par les rexistes, ivres, fanatiques, assoiffés de sang et de vengeance ...

Voici ce que nous écrivions à ce sujet en 1948:

COURCELLES : la tuerie du 18 août 1944 par les rexistes au Rognac ...

Belgique, Wallonie : aux origines du rexisme

Quand des Belges traquaient les Juifs

6 JUIN 1944 : débarquement en NORMANDIE : autres points de vue, autres vérités...

Sang et Lumière L'esprit de Résistance   au Club des poètes...

L' Insurrection du Ghetto de Varsovie

1952: La Guerre des Mercenaires

http://users.skynet.be/roger.romain/resistance01.htm
 




IL Y A QUATRE ANS ... à COURCELLES:

C' était le 18 août mil neuf cent quarante-quatre. Le débarquement avait eu lieu. On sentait que la fin était proche. L' action des Partisans s' élargissait, la Résistance s' affirmait de plus en plus. Englebin, traître au Pays et au Peuple, traître à la Liberté venait d' être abattu par des patriotes.
Ses pareils, Belges et boches, tremblaient. La peur les amena à la vengeance.
Et ce fut Courcelles.
... Victimes: jeunes et vieux, hommes et femmes, ouvriers et intellectuels, médecin et prêtre. Du sang. Un charnier parmi les autres. Puis conséquence logique de la peur qui continue, des assassins aux mains rouges qui se saoulaient aux terrasses de café.
C' était, il y a quatre années. Ils payeraient leur forfait.
Les Allemands pour avoir été trop longtemps complices du régime nazi paieraient aussi leurs forfaits.
Camarades, souvenons nous !
Non pas pour prononcer des discours, pour déposer des fleurs... et pour agir ensuite comme si rien ne s' était passé.
Mais pour que la leçon de Courcelles ne soit pas perdue.
Parce que nous savons que Courcelles et les mille autres lieux pareils ne sont pas des faits isolés dans le grand drame de la guerre, mais parce que nous savons qu' ils sont la guerre elle-même, dans toute son abjection et dans toute son horreur.
Parce que nous savons que si demain la guerre recommençait, elle multiplierait par cent les horreurs que nous avons connues, comme QUARANTE a multiplié par cent QUATORZE - DIX-HUIT.
Pour cela, nous dénonçons la guerre contre laquelle nous luttons de toutes nos forces.
Car il ne suffit pas d' affirmer EN PAROLES que l' on est contre la guerre. Il faut AGIR dans le sens concret d' éviter son renouvellement.
Pouvons-nous dire qu' à cet égard, quatre ans après Courcelles, on ait fait de grands progrès ? Non, sans doute !
Jamais on a autant parlé de guerre que maintenant.
Jamais la campagne d' excitation des bellicistes n' a été aussi poussée. Jamais on n' a tant agité d' épouvantail d'un conflit possible. Et comme si la "guerre des Nerfs" que l' on a pratiquée dans la période 38-39 avait laissé trop de souvenirs dans les masses, on parle maintenant de la guerre froide.
Parce que, dans le fond, tous les bellicistes du monde sont convaincus qu' aucun peuple ne veut la guerre. Parce qu' ils savent qu' il n' y a pas une nation où les travailleurs qui constituent les armées, accepteraient de reprendre les armes sous quelque prétexte que ce soit. Qu' à cela ne tienne, on a repris le procédé qui est maintenant classique.
On reconstruit en Allemagne.
Comme après 14-18, on reforme le potentiel de guerre allemand en réinstallant par priorité l' économie de la Ruhr.
Personne n' ignore qu' il existe dans les zones anglaises et américaines de soi-disant forces de police qui, en collaboration avec les armées "occidentales", entreraient en lutte contre les forces de l' "Orient".
Tout le monde doit savoir qu' il existe, même dans notre pays, des excitateurs à la guerre qui ont l' impudeur de réclamer un conflit.
Un conflit auquel bien entendu notre armée belge, engagée par les accords de Londres, devrait participer.
Des batailles au cours desquelles nos uniformes se mêleraient à des "forces de police allemandes" dans lesquelles se trouveraient peut être des Tueurs de Courcelles ou des S.S. de Stavelot.
Au souvenir de Courcelles, nous affirmons que cela ne sera pas.
 
René J. PAQUAY
Dans "L' Etincelle"
journal hebdomadaire de la Fédération de Charleroi du
PARTI COMMUNISTE DE BELGIQUE
 
LE 22/08/1948

Souvenirs d' un résistant courcellois :

François DRUINE: les circonstances de l' exécution, par la Résistance, du bourgmestre du Grand-Charleroi, le traître Teughels, en automne 1942.

 

François DRUINE fut commissaire de police à Courcelles. Il vivait, rue du 28 Juin et partit successivement à Luttre et à Charleroi finir son existence.
Alors âgé de 91 ans, il relata encore, dans "La Nouvelle Gazette",  les circonstances de l' exécution, par la Résistance, du bourgmestre du Grand-Charleroi, le traître Teughels, en automne 1942.
François fut en effet un grand résistant, ancien de Breendonk et de Dachau, il fut condamné à mort par l' ennemi. Profondément marqué par la captivité, mais toujours un homme de caractère, il réchappa de ses mois de détention dans les pires circonstances.
Il fut, presque à la fin de sa vie, honoré par l' État d' Israël et proclamé "Juste parmi les Nations" pour avoir sauvé des Juifs de la mort. Avant guerre son père fut aussi Bourgmestre de Courcelles. En hommage, la cité Druine (dite anciennement la "cité des Vieux") porte d' ailleurs le nom de ce mandataire socialiste .
Sensible notamment au sort des Juifs pendant la guerre, François ne resta pas inactif face aux agissements du bourgmestre rexiste Jean Teughels qui avait fait procéder au recensement des Juifs de la ville pour les livrer aux nazis. Révoltés eux aussi, les responsables locaux de la Résistance avait décidé de supprimer le bourgmestre Kollabo.
"C' est Victor Thonet, un grand résistant communiste, qui est venu me trouver à ce propos: "Il faut supprimer Teughels". 
J' étais alors simple agent de police à Courcelles. J' ai compris que Thonet avait besoin de mon aide. Je ne pouvais pas refuser. Le jour dit, le 19 novembre 1942, vers 6 heures du soir, nous nous sommes retrouvés à quatre près de l' Hôtel de Ville de Charleroi. Je faisais le guet, en civil, à la rue Turenne, à l' entrée de l' urinoir qui se trouvait là, mon pistolet en poche, prêt à tirer en cas de besoin. Thonet et un certain Genen se trouvaient là tout près. Le pompier Montfort devait signaler la sortie de Teughels de l' Hôtel de Ville.
Une fois le signal donné, vers 6 heures 30, tout s' est passé très vite. Teughels est sorti de l' Hôtel de Ville et Thonet l' a abattu. Il a tiré trois balles sur Teughels qui s' est effondré.
Nous n' avons pas traîné sur place...
En ce qui me concerne, j' ai filé jusqu' au plus proche arrêt de tram et je suis rentré chez moi. Par la suite, j' ai été arrêté de même que Thonet et Montfort, mais ces derniers ont été fusillés...".
A la suite ce cette exécution, huit ou dix résistants communistes, selon des sources différentes seront effectivement fusillés. Fin décembre 1942, Victor Thonet et la plupart des membres de son groupe ont été arrêtés, à la suite d' une dénonciation de l' un d' eux qui, à peine aux mains de l' ennemi, avait décidé de collaborer.
Le successeur de Teughels à la tête de Charleroi, Oswald Englebin fut lui aussi exécuté par des résistants ce qui valut, en vengeance, la tragique tuerie du 18 août 1944 au Rognac à Courcelles. A cet endroit, rue des martyrs, un imposant monument a été érigé après la guerre en hommage aux victimes: une vingtaine, dont le doyen de Charleroi, Pierre Harmignie, tous abattus un par un, de sang-froid, à la sortie d' une cave où ils avaient été enfermés...  


 

28-01-2005, 19:12:39 Roger Romain


Ce qui est regrettable:
Aujourd'hui, 10 pourcents des Courcellois, ignares et/ou oublieux du passé, déçus par la "gauche" réformiste et opportuniste, envoient 3 élus d' extrême-droite siéger au Conseil communal de COURCELLES.

À COURCELLES:

le racisme,      

le fascisme,

c’ est la haine des autres !

Max GALLO, pourtant écrivain anti - communiste notoire: "Trois ans avant la marche sur Rome, en 1919, Mussolini n' avait eu

que 4.795 voix aux élections législatives. Et en 1928, cinq ans avant la prise du pouvoir par Hitler, les nazis ne réunissaient que

2,6 % de l' électorat allemand ... "

PLUS QUE JAMAIS, IL FAUT FAIRE FRONT: aujourd' hui, partout dans l' Euro-dictature capitaliste, en Pologne, en Tchéquie, dans les pays baltes, en Autriche, en Espagne, en Allemagne, dans les Flandres, en ... Wallonie, l' extrême-droite raciste et nationaliste, relève la tête ... Tandis que les pires crimes, les pires massacres, sont commis au nom de la "Démocratie", de la "Liberté", des "valeurs occidentales", ... dans les Balkans, en Afghanistan, en Irak, en Palestine, au Liban, etc... Le monde n' en a pas fini avec les guerres fratricides qui jettent les peuples les uns contre les autres, pour le seul profit des marchands de canons capitalistes.
RoRo

09:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, barbarie, silence, romain, courcelles, histoire, actualite, politique, belgique, hainaut, charleroi, fascisme, racisme, europe, euro-dictature, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/08/2007

10/08/2007: De l'’aide à la collaboration ou comment le parti de la guerre mondiale embrigade les ONG pour la guerre ...



-------- Message original --------

Sujet: Fw: De l'aide à la collaboration ou comment le parti de la guerre mondiale embrigade les ONG pour la guerre
Date: Fri, 10 Aug 2007 09:59:53 +0200
De: melusine <melusine@nerim.net>
Pour :: sortir de l europe <sortirdeleurope@yahoogroupes.fr>



De l'’aide à la collaboration ou comment le parti de la guerre mondiale embrigade les ONG pour la guerre

AUTEUR:   german-foreign-policy.com
Traduit par  Horizons et Débats


Le gouvernement de Berlin a utilisé sa présidence du Conseil européen, qui s’'est terminée le 30 juin, pour intégrer les ONG dans la politique militaire européenne. Cela ressort des documents de travail du ministère des Affaires étrangères et de la Fondation Bertelsmann. Les ONG (les organisations non gouvernementales) sont associées aux services de l'’État par des subventions; le but est de faire accompagner les opérations militaires à l’'étranger par de l'’aide civile et humanitaire. Le résultat en est que la distinction entre les forces militaires d'’occupation et les secouristes non militaires est effacée. Des critiques y voient une raison des attaques croissantes contre les collaborateurs des ONG humanitaires dans les territoires occupés par les troupes occidentales, qui se terminent toujours plus souvent par la mort – 83 fois l’'an dernier. Berlin et Bruxelles utilisent le danger croissant que courent les ONG pour les faire participer à un «système mondial d'’information pour la sécurité». Il servirait à mettre systématiquement les informations captées par des civils à disposition de l’'armée. Les représentants de grandes ONG critiquent de manière acerbe leur instrumentalisation par des gouvernements.

La priorité

L’'intégration d'’ONG dans la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) est de première priorité pour Berlin, apprend-on dans un document du ministère des Affaires étrangères qui informe sur les conférences, sur la coopération des institutions de l’'UE et des organisations non gouvernementales. Pendant la présidence allemande, ont eu lieu à Bruxelles cinq rencontres lors desquelles des services de l’'UE ont discuté avec des experts de terrain des ONG («field experts») comment leurs organisations pourraient être intégrées le plus tôt possible dans le planning et la réalisation de missions PESD. Entre temps, Bruxelles entretient un comité spécial pour le rattachement institutionnalisé des ONG («Committee for the Civilian Aspects of Crisis Management – Civ-Com»). Il a le devoir d’'analyser les «aspects civils» de «la gestion des crises» militaires.1

Les instruments

Un rôle décisif est destiné aux ONG europé­ennes pour la création et la transformation de la police et la justice dans les territoires actuels et futurs d’'intervention de l'’UE. En tant que «Global player» (acteur mondial), Bruxelles disposerait d’'une multitude d'’instruments en matière de politique, de développement et de sécurité («political, developmental and security tools») pour «réformer le secteur de la sécurité» au sein des États concernés, peut-on apprendre lors d'’un congrès organisé par le ministère des Affaires étrangères et la Fondation Bertelsmann («Partners in Conflict Prevention and Crisis Management: EU and NGO Cooperation»). Les ONG doivent coopérer aux mesures par la formation du personnel («training») et la formation de la conscience publique («awareness-raising»); car c’'est uniquement ainsi que des autorités judiciaires et policières «fiables» («Transitional Justice») peuvent être créées.2

L’'expérience

Parmi les sujets principaux traités lors de ce congrès de Berlin se trouvaient ainsi les missions policières de l'’UE en Afghanistan, au Kosovo, en République démocratique du Congo, en Palestine et en Bosnie-herzégovine. Les ONG participantes, dont Swisspeace et Amnesty international, ont d’abord été «informées» de l’'«utilité» des interventions de l'’UE par des représentants du ministère des Affaires étrangères et du European Peacebuilding Liaison Office (EPLO), qui est une plate-forme européenne d’'ONG. Puis les représentants des ONG ont eu l'’occasion de transmettre aux organisateurs du congrès leurs connaissances des États nommés et des situations spécifiques de conflits qui y règnent («conflict settings»). Selon les organisateurs, on assure – par la sélection ciblée et la préparation des représentants des ONG – une importance maximale aux informations transmises. L'’utilisation des connaissances des ONG, qui peuvent espérer une franchise inconditionnelle de la part de la population dans les territoires occupés, compte parmi les éléments les plus importants de cette collaboration. C'’est pourquoi les représentants des ONG étaient aussi invités à une autre conférence internationale (titre: «Paix et justice») que le ministère des Affaires étrangères a organisé début juillet pour traiter notamment de «la réforme du secteur de la sécurité». Le critère pour la sélection des ONG était «l'’importance de leurs connaissances».3

Les informateurs

Aujourd’hui déjà, de nombreuses ONG sont des informateurs directs pour les opérations militaires. Elles entrent les données sur la situation actuelle de sécurité, récoltées dans des régions d’'intervention à l’'étranger, dans le système électronique «Safety Information Reporting Service» (SIRS). La banque de données a été développée par les groupes leaders de logiciels (Microsoft, Yahoo) à la demande de la «Crisis Management Initiative» (CMI) de l'’émissaire spécial de ONU pour le Kosovo, Martti Ahtisaari. Cette banque de données est ouverte aux ONG et aux militaires depuis 2005.4

Utilisation à long terme

Le ministère des Affaires étrangères et la Fondation Bertelsmann exigent que l'’UE, par la mise à disposition de moyens financiers, crée des capacités utilisables à long terme chez les ONG dont elle elle est l'’un des financeurs les plus importants. Aussi faut-il désigner des «officiers de liaison pour ONG» au sein de la Commission européenne pour pouvoir – lors d’opérations militaires – profiter à tout moment des connaissances des informateurs non-gouvernementaux. En outre, les ONG doivent aussi être recensées et évaluées à l’'aide de critères d’'utilité gouvernementale («mapping and ranking») pour garantir dans tout scénario d’'intervention imaginable le choix du «meilleur partenaire».5

Complémentaire à l'’armée

Selon le jugement de Pierre Micheletti, directeur de l’'organisation humanitaire internationale Médecins du Monde, la dépendance des moyens financiers de l'’UE amène actuellement déjà beaucoup d’ONG à «participer à des programmes qui les transforment en véritables prestataires de services, pour ainsi dire stratégiquement complémentaires à l'’armée». Par la suite, les ONG sont identifiées aux troupes d'’intervention de leurs pays d’'origine et déclarées comme cible militaire légitime par les opposants à l'’occupation. En 2006, cela a coûté la vie à 83 humanitaires – selon Micheletti ce nombre correspond «au triple du nombre des soldats tués lors de missions de paix de l'’ONU». Le directeur de Médecins du Monde met instamment en garde contre «la constante apparition en commun de soldats et d'’humanitaires» qui change de façon définitive et irrévocable l'’image des ONG: «Si le chevauchement […] des intérêts et des apparences s’'enracinent dans la perception publique, toute la logique de l'’aide «sans frontières» serait remise en question»6 – les humanitaires deviennent des collabos.  

Notes

1    European Peacebuilding Liaison Office/Crisis Management Initiative/Bertelsmann-Stiftung: Partners in Conflict Prevention and Crisis Management. EU and NGO Cooperation. Federal Foreign Office, Berlin 20–21/6/07. Conference Background Papers
2    ibid.
3    International Conference «Building a Future on Peace and Justice», Nuremberg 25– 27/6/07;
www.peace-justice-conference.info
4    Crisis Management Initiative: Launching SIRS: The Safety Information Reporting Service.
Conference on Crisis Management and Information Technology, Saint Paul de Vence 11– 14/12/05. Conference Report
5    European Peacebuilding Liaison Office/Crisis Management Initiative/Bertelsmann-Stiftung, loc. cit.
6    Pierre Micheletti: Schutzlose Helfer; Le monde diplomatique du 8/6/07







Source : www.german-foreign-policy.com  

Article original publié le 1er juillet 2007

Sur l’auteur


Traduction : Horizons et Débats, n° 28, 24 juillet 2007

Horizons et débats est un partenaire de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’'intégrité et d'’en mentionner l'’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=3463&lg=fr

22:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, euro-dictature, capitalisme, imperialisme, guerre, colonialisme, actualite, presse, politique, histoire, courcelles, romain, silence, usa, sionisme, palestine, irak, afghanistan | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/08/2007

09/08/2007: Forever - Courcelles-Glacerie: le dossier avance, avance, avance, et ... pendant tout ce temps la société poursuit ses activités comme si de rien n' était ! Pourquoi donc se presser ... ???

Forever - Courcelles-Glacerie: le dossier avance, avance, avance, et ... pendant tout ce temps la société poursuit ses activités comme si de rien n' était  ! Pourquoi donc se presser ... ???
RoRo

-------- Message original --------
Sujet: Réf. : CoDiff: Forever - Courcelles-Glacerie
Date: Thu, 9 Aug 2007 08:47:19 +0200
De: Muriel.Matthys@COURCELLES.BE
Pour :: Romain <roger.romain@skynet.be>
Copie à :: Veronique.Gontier@COURCELLES.BE



Monsieur Romain,

En novembre 2006, les services de la Région Wallonne DPA nous ont informés que le dossier introduit par la société Forever  était incomplet.

Suite à ce courrier , l'Administration a demandé à la Société de fournir les compléments.

En mai 2007, rappel était fait à la Société afin de savoir où en était son dossier.

Le responsable de la société est en train de collationner les documents manquants  car tous ces documents doivent être fournis en une seule fois.

Bien à vous
A votre service.




Muriel MATTHYS
Service Environnement
Administration Communale
Avenue Jean Jaurès, 2
6180 COURCELLES
Tél.: 071/46 69 31
Fax. : 071/ 46 99 87




Romain <roger.romain@skynet.be>

08/08/2007 19:47

       
        Pour :        "courcelles-Veronique.Gontier" <Veronique.Gontier@COURCELLES.BE>
        cc :        
        Objet :        CoDiff:                  Forever - Courcelles-Glacerie



Chère Madame,
Si depuis la mémorable réunion publique de quelque 80 riverains, réunis à l' Hôtel de Ville de Courcelles le 25 janvier 2006, vous possédez des éléments nouveaux, je vous serais très reconnaissant de bien vouloir m' en aviser.
Car de très nombreux habitants de La Glacerie me font part de leur étonnement quant aux lenteurs et le manque d' informations qui entourent ce dossier.
Forever en plein milieux d' un quartier populeux et à quelque 200 mètres à peine d' une école primaire communale ..., c' est pourquoi je compte réagir de nouveau dans les prochaines semaines auprès de la population. UNE ANNEE S'EST DE NOUVEAU ECOULEE DEPUIS VOTRE COURRIER REPRIS CI-DESSOUS ... ET TOUT LE MONDE IGNORE SI FOREVER REPOND AUJOURD'HUI AUX CONDITIONS DE SECURITE OU NON. Il semble d' ailleurs aussi que la procédure d' informations de la population prévue par la législation en vigueur ne semble guère respectée, ou du moins que certains prennent le temps "nécessaire" à bien des niveaux de responsabilités...
Merci de votre bienveillance et de votre vigilance !
Roger ROMAIN
a/conseiller communal.

 
----- Original Message -----
From:
Veronique.Gontier@COURCELLES.BE
To:
roger.romain@skynet.be
Sent: Friday, August 18, 2006 2:25 PM
Subject: FOREVER PRODUCTS


Monsieur Romain,


Faisant suite à votre visite, j'ai collecté quelques informations relatives à la demande de permis de la société Forever products.


Il n'y pas de délai spécifique à respecter entre l'étude d'incidence sur l'environnement et l'introduction de la demande de permis de classe 1, cette information nous est confirmée par la Division de la Prévention et des Autorisations de la Région Wallonne à Charleroi.


Le dossier de demande n'est pas encore introduit à la Commune, la Police de l'Environnement de Charleroi en a été avertie et va contrôler la bonne évolution du dossier.


A votre service.


Véronique GONTIER
Commune de Courcelles,
Eco-conseillère & Responsable Energie
Téléphone :  071/46.99.24
Téléfax       : 071/46.99.87
 
 

19:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, silence, politique, hainaut, belgique, democratie, communes, capitalisme, social, charleroi, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2007

06/08/2007: Le site Internet de Silvia Cattori ...

 -------- Message original --------
Sujet: Le site Internet de Silvia Cattori
Date: Mon, 6 Aug 2007 15:51:06 -0400
De: Antonio Artuso <pueblo@sympatico.ca>



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La journaliste suisse Silvia Cattori vient de créer son propre site Internet en plusieurs langues :
Vous pouvez le visiter en cliquant sur : www.silviacattori.net
Son site, encore en construction, ne contient qu’'une petite partie des articles qu'elle a écrits, entre 2002 et 2007, sur les crimes d'Israël contre le peuple palestinien.
Vous trouverez ci-dessous sa lettre d'introduction à son site.
Félicitations Silvia!
Antonio Artuso et Agustín Prieto
Swiss journalist Silvia Cattori has just created her own web site in many languages.

You can visit it by clicking on: www.silviacattori.net
Her site, still under construction, only contains a small part of the articles she wrote between 2002 and 2007, on the crimes perpetrated by Israël against the Palestinian people.
You will find below her letter introducing her web site.  It is still only in French, but it will be translated.
Congratulations Silvia!
Antonio Artuso and Agustín Prieto
Feed-back
À mes lecteurs
juillet 2007
Il n’'y a sur ce site, encore en construction, qu’'une petite partie des écrits que j'’ai consacrés –entre 2002 et 2007- à l’'écrasement de la Palestine. Les textes manquants seront affichés progressivement.
Ces écrits sont l'’expression de la souffrance dont je suis témoin. La souffrance d’'un peuple frappé par une immense injustice. Victime - non reconnue - d'’un Etat qui peut perpétrer impunément des exactions, grâce, notamment, au soutien d’'organisations juives qui, depuis 60 ans, désinforment l’'opinion, manipulent les faits, dénigrent les Arabes et les musulmans, vilipendent les journalistes et les témoins qui disent des vérités cachées sur Israël, ou encore, interviennent auprès des médias et des politiciens pour faire taire les critiques.
Plus j’'avance, plus je constate avec amertume qu’'il y a deux mondes séparés qui regardent la même chose mais ne la voient pas avec les mêmes yeux.
D’'un côté, des gens simples, humbles, dotés d’une conscience et qui, voyant des armées détruire des pays et des peuples entiers -en Irak en Palestine, en Afghanistan- sont bouleversés et rejettent ces politiques d’'agression.
De l’'autre, des autorités cyniques - mais aussi des simples citoyens jetés dans la confusion - asservies à Israël et aux Etats-Unis - qui n’'entendent pas la voix de la conscience, qui semblent s’'accommoder de ces guerres cruelles et être indifférentes aux souffrances qu’'elles génèrent.
Aux pires moments de découragement, c’'est au contact des victimes - que j'’étais pourtant impuissante à secourir - que j’ai trouvé des êtres qui ont su me réconcilier avec le monde.
Nous avons le devoir de témoigner, nous avons l’'obligation de dire non aux crimes commis par des armées contre des gens sans défense.
Internet, malgré ses faiblesses, est pour le moment, un lieu où les protestations peuvent s'’exprimer et trouver un large écho. Un espace qui permet, à ceux qui sont solidaires des victimes, de dévoiler des vérités que les médias de grande diffusion ignorent ; et qui nous offre la joie de découvrir des trésors insoupçonnés.
Ainsi, au cours des dernières années de guerre illégales, nous avons vu apparaître, tout au travers des continents, des gens sincères et désintéressés, qui par le biais d’'Internet, se sont mis à agir, à diffuser des informations, à écrire, à traduire des articles, à créér des réseaux, pour dire non à l’'ensauvagement du monde.
Je tiens à remercier, Monica, Marcel, Alaa, Anis, Robert, Beatriz, Patrizia, Claudine, Eric, Juan, Marie, Gyorgia, Agustin, Jean, Jean-Pierre, Abboud, Henri, Antonio, pour leur constant et indéfectible dévouement.
Silvia Cattori
Je suis très touchée, chaque fois que je découvre que des gens, inconnus de moi, consacrent du temps à traduire l’'un ou l’'autre de mes textes. Je tiens à leur dire ma reconnaissance.
Toutefois, je ne suis pas en mesure de vérifier l’'exactitude de ces traductions. Si des lecteurs devaient y voir, dans leur langue maternelle, des anomalies, je leur serais reconnaissante de me les signaler.

----- Original Message -----
From: sc
Sent: Monday, August 06, 2007 10:51 AM
Subject: site en ligne

 
www.silviacattori.net
 
Amicalement
Silvia Cattori

 

18:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, histoire, romain, palestine, guerre, imperialisme, democratie, liberte, presse, politique, silence, sionisme, usa, belgique | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/08/2007: MARCINELLE: la tragique catastrophe minière du Bois du Cazier: 262 victimes ...

BELGIQUE : en hommage aux ouvriers mineurs, de toutes nationalités, victimes du travail et de l'exploitation des patrons-charbonniers capitalistes.

BELGIQUE : le Pays-Noir (Hainaut, région de Charleroi) fut, avec le Pays de Liège, le Centre, le Borinage, le Limbourg (en Flandre), une des régions charbonnières où des centaines d' ouvriers-mineurs furent victimes du travail (tués, blessés,silicosés ...), de l'exploitation et de l'incurie des patrons-charbonniers capitalistes qui jouirent de toutes les protections des gouvernants, de plantureux subsides et des mansuétudes de la "Justice".
Deux catastrophes minières importantes (à l' exemple de Courrières en France) ont eu lieu au cours desquelles plusieurs dizaines, plusieurs centaines, de travailleurs (Belges et "étrangers") y ont perdu la vie...., à cause de la rapacité et de l'incurie patronales : à Mariemont-Bascoup en 1950 et au Bois du Cazier en 1956.
J' y consacre deux pages sur mon site en hommage à ces travailleurs, des pages dont je ne suis d'ailleurs pas l' auteur (quoiqu' ayant vécu ces événements), aux adresses suivantes :
 

Nul doute qu' elles rappelleront de douloureux souvenirs, malheureusement, en Belgique et  à l' étranger ...

RoRo

Bois du Cazier charbonnages document

Belgique, Marcinelle, 8 août 1956

Le BOIS DU CAZIER, impossible de l' oublier !

"Sauve qui peut ! Y a le feu à la fosse !"

Le cri a jailli de la bouche d' un mineur. "Y a le feu à 1.035 !". Dans la galerie où la lumière électrique vient de s' éteindre, ils sont sept entourés de fumée à s' entasser dans la cage du puits de retour d'air. Sept qui jaillissent à la surface comme des diables noirs de fumée et de poussière, devant les yeux ahuris du machiniste d' extraction.

Il est 8 h 20, mercredi 8 août 1956. Le drame du Bois-du-Cazier Saint-Charles, à Marcinnelle, un des puits de charbonnage d' Amercoeur, vient de commencer. Ce jour-là, la pause du matin vient juste de descendre : 276 mineurs en tout. Et 262 ne savent pas qu' ils ne reverront jamais le jour. Deux cent soixante-deux vies de travailleurs fauchées par la criminelle incurie patronale

La cause: à 8 h 09, une des cages arrêtées à l' étage 975 s' est mise en mouvement, alors qu' une berline n' y était qu' à moitié engagée. En se coinçant, le wagonnet a sectionné des fils électriques sous tension de 3.000 volts, provoquant un court-circuit. Du fait de l' appel d' air violent, le feu est passé du puits dans les galeries, et de là, à l' autre puits.

Tâtonnements et retards

Toutes sirènes hurlantes, les camions de pompiers de Charleroi traversent la capitale du Paus noir pour s' immobiliser sur le carreau de la mine. Mais leur action est paralysée pendant deux heures... par manque d' eau. Et il faudra couper la distribution secteur par secteur dans toute la région et mettre à contribution un réservoir d' eau servant au lavage du charbon pour qu' enfin les pompiers puissent déverser des tonnes d' eau sur le brasier.

Qui peut  oublier l' atmosphère de panique qui gagna les corons du Pays Noir ? Les hurlements stridents des sirènes qui jaillissaient de toutes parts et qui ajoutaient à l' épouvante qui serrait les coeurs. L' âcre fumée qui jaillissait sans désemparer du puits sinistré piquait aux yeux et à la gorge.

Dans cette vision d' apocalypse, les sauveteurs luttent désespérément pour arracher à la mort les camarades restés au fond. Lutte gigantesque. Et qui dura des jours, des semaines, un mois entier. Lutte farouche, que suivait minute après minute les mères, épouses, parents, enfants de ceux qui ne devaient plus être remontés vivants.

Pendant des semaines, par centaines, Belges et immigrés unis dans la détresse, ils resteront rivés aux grillages du puits, accrochés à un ultime espoir. Une grille terrible. Des mains de femmes, de mères, d' enfants, s' y accrochent, avec la tenace et implacable espérance de ceux qui ont tout à perde. Elles semblent, ces mains, vouloir gagner la bataille de la vie contre la mort.

Aider ceux qui luttent, en bas.

Un équipement dérisoire et rudimentaire

Ce jour-là, malgré des efforts surhumains pour suppléer un équipement trop rudimentaire et dérisoire, les mineurs ne peuvent descendre en dessous de 765 mètres. Partout, les galeries sont complètement envahies par la fumée, quand elles ne sont pas éboulées. Et pourtant, on retrouve des survivants. Six en tout. Ce seront les derniers.Déjà, l' opinion s' étonne devant les tâtonnements,  les retards, les erreurs aussi. Pourquoi a-t-on lancé à la radio un appel pour des extincteurs? Le charbonnage n' en possède donc pas? Pourquoi demander également des vêtements ignifugés? Et, comble de l' ébahissement, de demander l' adresse du fabricant?Cette carence, cette ignorance surprennent. Comme surprend le refus d' une aide offerte par les charbonnages ouest-allemands d' envoyer sur place une colonne de sauveteurs avec du matériel moderne.

La situation du Bois-du-Cazier est particulière. Comme beaucoup de charbonnages, il ne possède qu' un puits d' extraction et un puits de retour d' air. Ces deux étant distants d' une trentaine de mètres, il existe un troisième puits, mais il est en construction et ne descend pas jusqu' aux galeries où se trouvent bloqués les mineurs.

Les incendies ne sont pas rares dans les charbonnages. Et ce n' est pas un hasard si le puits s' appelle Cazier. Son nom véritable est d' ailleurs Gazier, qu' attestait encore à l' époque une plaque malhabilement corrigée. La direction du charbonnage, qui ne voulait pas trop attirer l' attention sur les dangers que présentait l' exploitation, en avait fait gratter une des lettres, transformant le G en C.

Un superbe isolement

Cepndant, à Marcinelle, le fait que les flammes ont balayé les deux puits, détruisant les guidonnages (guides en bois le long desquels la cage glisse au moyen de mains courantes), aggrave la situation. D' autre part, la fosse est entièrement isolée, petite parcelle de terrain  enclavée dans la vaste propriété d' une autre société charbonnière, celle de Monceau-Fontaine. Comme la loi impose le maintien d' une distance de cent mètres entre deux exploiotations de différentes sociétés, les mineurs bloqués au fond du Cazier n' ont aucun secours à espérer de ce côté.

Le lendemain matin, jeudi, tandis que les sauveteurs  rencontrent des difficultés insurmontables :incendies et chaleur, arrivent des spécialistes français. On ne les avait pas réclamés. Mais, ils sont là, avides de se dévouer. Quant aux Allemands, il n' est toujours pas question d' accepter leur offre! C' est seulement le lendemain 10 août qu' elle est acceptée.

Lundi 13 août. Ce matin, dans Marcinelle endeuillée, ont lieu les funérailles de six des victimes du Cazier.Funérailles nationales auxquelles participeront cent cinquante mille personnes, des dizaines de milliers de "gueules noires" en bleu de travail venus de tous les bassins houillers du pays. Et avec eux, les métallos de Liège, les dockers d' Anvers..., communiant avec tous les travailleurs de Belgique qui, à 10 heures, lorsque retentirent les sirènes et sonna le glas, ont cessé le travail afin de rendre un suprême hommage aux victimes.

Par une sinistre ironie du sort, l' interminable cortège funèbre longe le charbonnage. Le Cazier n' a qu' un voisin : le cimetière.

Dans les Abruzes, des cierges ont été allumés dans les fermes des villages de Manopello, Letto-Manopello, Turri Valignano et d' autres communes de la province de Pescara. Sur les 136 Italiens encore au fond, quelque quatre-vingts à cette province minètre italienne. Vingt-sept, rien qu' à Manopello.

La colère des "gueules noires"  

A  l' appel des organisation syndicales, tous les travailleurs du pays suspendent le travail le vendredi 17 août. Dans le Borinage et le Centre, grèves et manifestations se succèdent. Pour la sécurité au travail. Pour leurs revendications.Il est temps que la sécurité dans les mines ne soit plus un vain mot.

De son côté, le groupe parlementaire communiste réclame la convocation de la Chambre en session extraordinaire, afin que "le gouvernement donne toutes les informations utiles au sujet du sinistre de Marcinelle et des enseignements qu' il compte tirer en ce qui concerne la sécurité dans les mines".

De toutes parts, monte l' exigence d' une enquête impitoyable sur les causes de la catastrophe. La condamnation des responsables. Les organisations syndicales exigent la nationalisation des charbonnages. En Italie, l' émotion est à son comble.

Tout espoir est perdu

Dans la nuit du 22 au 23 août, après quinze jours d' efforts acharnés, les sauveteurs atteignent enfin l' étage 1.035. L' ultime espoir de découvrir des survivants va-t-il se concrétiser? Péniblement, une équipe de cinq hommes a atteint l' étage. Mais, ce n' est que pour y découvrir des monceaux de cadavres.

Le 23 août, à 22 heures, la nouvelle éclate dans toute son horreur: tous morts! Accrochés à la grille depuis le début de la catastrophe, où les papas et les mamans, les femmes et les fiancées, les frères et les soeurs, vont-ils encore chercher les larmes qu' ils versent ?

Le bilan du drame, dans toute sa sécheresse, est désormais défini: treize rescapés, 262 tués, dont 95 Belges, 136 Italiens, cinq Français, cinq Allemands, huit Polonais, un Ukrainien, un Russe, six Grecs, trois Hongrois, un Hollandais, un Anglais.

Cela faisait 183 veuves et 388 orphelins.

Dès le début, la direction de la société d' Amercoeur a prétendu que tout n' était que "tragique fatalité". Pour certains, en effet, la réponse est toute prête. C' est celle qu' on brandit toujours en pareil cas: "il n'y a pas de responsable.  C' est la fatalité".

La fatalité n' y est pour rien

Dès les premiers jours du drame, 'le Drapeau Rouge" et le Parti communiste ont indiqué clairement où il fallait chercher la vérité : la soif de bénéfices du patronat charbonnier, la volonté éffrénée de produire davantage à n' importe quel prix, l' habitude de faire passer la sécurité des travailleurs après les impératifs du coffre-fort.

 En effet, et surtout depuis 1944, les mesures de sécurité sont fréquemment négligées au profit de la production intensive. Cette constatation n' est d' ailleurs une simple vue de l' esprit, encore moins un slogan des commnistes.

Un mois avant la catastrophe de Marcinelle, la Cour d' appel de Liège a rendu son jugement dans l' affaire du puits du Many, des charbonnages d' Ougrée-Marihaye à Seraing, où 26 mineurs ont perdu la vie le 24 octobre 1953. Un jugement qui démontre que les mesures de sécurité n' ont pas été appliquées. Et la situation au Many n' est pas différente de celle des autres puits.

En fait, ainsi que le revendiquent les mineurs et leurs organisations syndicales soutenues par le parti communiste, c 'est toute la législation en vigueur qui doit être repensée, tous les réglemements miniers qui doivent être revus et complétés. Les 262 victimes de la plus grande catastrophe minière qui ait jamais frappé la Belgique l ' exigent. D' ailleurs au moment de la catastrophe, le ministre des Affaires économiques de l' époque, le libéral M. Jean Rey, n' a-t-il pas déclaré que "Rien ni personne ne sera épargné"?.

Deux enquêtes

Dès le début de la catastrophe de Marcinelle, deux enquêtes parallèles ont commencé. Une judiciaire. Une administrative.

Elles trouvent leur aboutissement le 6 mai 1959 dans un auditoire de l' Université du Travail de Charleroi où siège la septième chambre du tribunal correctionnel du Pays noir. Cinq prévenus sont assis au banc des accusés. Dans la salle, 22 femmes vêtues de noir et qui se ressemblent comme des soeurs. Elles sont venues de Manopello pour suivre le procès.

Dès le début, un élément émerge. En janvier de la même année, huit mois avant la catastrophe, un cassage de fosse a eu lieu au même endroit pour un motif semblable. Un encagement défectueux de berline a descellé la poutre, celle-là même qui, en cédant le 8 août, allait sectionner un câble et provoquer l' incendie. A cela s' ajoute une foule d' infractions à la sécurité des travailleurs.

Et pourtant. Le 1er octobre 1959, le tribunal acquitte purement et simplement les prévenus. C' est tout juste s' il ne les couvre pas d' honneur.

Dans le monde du travail, la réaction est vive. Les protestations se multiplient en Belgique ainsi qu' en Italie.

Est-il normal que de 1850 à 1950, en un siècle, vingt mille mineurs ont perdu la vie en exerçant leur métier dans les charbonnages belges? Est-il normal que de 1951 à 1955, le martyrologue se soit encore allongé de 754 noms, soit une moyenne de 150 pan an? Dans ce tragique bilan, le Bois-du-Cazier apparaît trois fois. Le 7 août1906, juste 50 ans à une nuit près avant la catastrophe de Marcinelle, un éboulement cause la mort de neuf mineurs. En 1930, un coup de grisou en fait 40. Est-il normal que dans ce puits, les six premiers mois de 1956 aient été marqués par 159 accidents, dont un mortel?

Interpellation communiste

Le mercredi 2 décembre 1959, au Sénat, le porte-parole du Parti communiste, René Noël, interpelle le gouvernement. Par sa voix, ce sont les 262 victimes, les centaines de veuves, d' orphelins, qui réclament justice. Fait très rare, la Haute Assemblée décide de ne pas clore le débat: elle décide de faire ouvrir une enquête sur le rôle de l' Administration des mines dans le procès de Marcinelle.

Entre-temps, les familles des disparus se sont pourvues en appel. Et, c' est le 22 février 1960 que la Cour d' appel de Bruxelles ouvre les débats.

Pendant ce temps, Marcinelle inaugure le dimanche 20 mars 1960, un mémorial dédié à la mémoire des 262 tués du Cazier. Mais aussi de tous les mineurs qui ont succomé dans l' accomplissement de leur lourde tâche.

Une peine dérisoire

Au procès, le dossier permet de constater cinquante-quatre infractions aux lois et réglements sur la sécurité, dont trente-huit relatives aux installations électriques à charge des prévenus. De même, l' avocat de la partie civile montre lumineusement que le seul arrosage du puits -s' il avait été entrepris à 9 h 10, au lieu de 11 h 10, même avec les moyens du bord- aurait pu venir à bout de l' incendie en dix minutes.

Le procès se traîne en longueur de mois en mois. Pour finalement se clôturer par une peine dérisoire avec sursis, pour l' un des accusés. Un seul ... Et cela, malgré les preuves concrètes de la responsabilité patronale.

Les poings se serrent

A ce moment, pour les gueules noires, le déni de justice est une pièce supplémentaire à ajouter au volumineux dossiers des charbonnages.

Depuis 1957 en effet, grèves et manifestations se succèdent dans le pays wallon pour protester contre la liquidation des fosses décrétée par la Communauté européennne du charbon et de l' acier. Dans le Borinage, le Centre, le Pays noir, le bassin liégeois, 36 sièges de charbonnages ont été fermés, jetant sur le pavé 35.000 ouvriers mineurs. Et ce n' est pas fini. Dans les années soixante, la CECA veut encore supprimer des dizaines de fosses.

Le 21 octobre 1960, les rescapés de la tragédie descendent dans la rue. Ceux-là mêmes, à qui le patronat n' hésita pas à imposer le travail dans des conditions qui aboutirent à la catastrophe, on veut leur interdire le travail, alors que les installations du puits ont été modernisées à coup d' innombrables millions payés par la collectivité.

Malgré toutes les protestations, le Bois-du-Cazier sera fermé le 15 janvier 1961.

En fait, c' est toute la classe ouvrière, qui, petit à petit, serre les poings. Dans leurs bureaux feutrés, les ministres du gouvernement social-chrétien - libéral de M. Gaston Eyskens (le père de l' actuel Premier ministre), mettent au point une nouvelle loi. On l' appellera la "Loi unique". La Grande grève n' est plus très loin...

Michel DERMINE, dans "Le Drapeau Rouge" du samedi 08 août 1981 ...

 

Mais les catastrophes minières n' eurent évidemment pas lieu qu' en Belgique: celle de Courrières en France, par exemple:

 
 
----- Original Message -----
From: La Riposte
Sent: Friday, March 10, 2006 2:16 PM
Subject: [info] Il y a cent ans : la catastrophe de Courrières

 
 
 

Il y a cent ans : la catastrophe de Courrières

 

 

  

Il y a un siècle exactement qu’a eu lieu la catastrophe de Courrières (Pas-de-Calais), la plus grande catastrophe minière de l’histoire des houillères françaises, puisqu’elle fut à l’origine, officiellement, de 1099 morts.

 

Ce drame est entré dans l’Histoire sous le nom de « catastrophe de Courrières », bien qu’aucune des victimes ne résidait dans cette commune. Mais elles travaillaient pour une compagnie dont le siège se situait dans la ville de Courrières. A l’époque, c’était l’une des plus importantes compagnies minières de France

 

Le drame

 

Le 7 mars 1906, un feu est découvert dans l’une des veines de la fosse de Méricourt. Les ingénieurs et les chefs porions décident d’édifier des barrages pour l’étouffer. Pierre Simon, un délégué-mineur, demande à ce que personne ne descende tant que le feu ne sera pas éteint. Mais la direction refuse. Au travail ! Les profits n’ont pas un jour à perdre.

 

Trois jours plus tard, le 10 mars, le feu campe toujours à Méricourt, dans la Veine Cécile, et vers 6 h 40, c’est l’explosion. Des kilomètres de galeries sont balayés. Il est impossible de remonter la cage du fond ou de descendre : tout à été ravagé par l’explosion. Le chaos règne sur les carreaux des fosses. Les familles qui se massent devant les puits vivent une insoutenable attente – des heures, puis des jours.

 

Face à la catastrophe, la solidarité ouvrière se met en marche. Des mineurs allemands, équipés de matériel spécifique, rejoignent les sauveteurs et permettent de remonter de nombreux corps que les familles identifieront avec beaucoup de difficultés, tant ils sont calcinés.

 

Les obsèques des premières victimes ont lieu, le 13 mars, dans la souffrance et le déchirement des familles. C’est ce jour que, devant la fosse commune de Billy-Montigny, la foule réclame justice et scande : « Vive la révolution ! Vive la grève ! »

 

60 000 grévistes

 

Le lendemain des obsèques, les mineurs refusent de redescendre. Les deux syndicats de mineurs constituent un comité de grève. La grève, solide, s’étend très vite aux exploitations voisines. Le 16 mars, on recense 25 000 grévistes, et   60 000 à l’apogée du mouvement. Congrès et réunions se multiplient pendant que Clemenceau, ministre de l’intérieur, envoie des soldats    « cantonnés dans les carreaux et employés à leur garde. »

 

Le 30 mars, vingt jours après la catastrophe, 13 rescapés ressortent encore vivants de la fosse numéro 2. Ils ont vécu plus de deux semaines sous le sol, pendant qu’en surface on bouchait les puits… Le 3 avril, à la fosse 4 de Sallaumines, un mineur remonte vivant. C’en est trop : la population soupçonne la Compagnie de Courrières d’avoir laissé mourir ses ouvriers au fond. La grève se durcit ; des confrontations avec les forces de l’ordre ont lieu presque chaque jour. Dans les rues de tout le bassin minier résonne l’Internationale, et la grève continue de se durcir. Le 23 avril, suite au décès d’un officier, tué par un projectile, treize trains de renforts militaires arrivent dans la région. Les soldats patrouillent jour et nuit ; la répression sévit. On ne compte plus le nombre d’arrestations.

 

Fin avril, les patrons cèdent sur une partie des revendications – notamment des augmentations de salaire. A cela s’ajoute la faim des familles et une implacable répression. Au début du mois de mai, les mineurs reprennent le travail, mettant un terme à plusieurs semaines d’une abnégation et d’une combativité exemplaires. Nous devons nous souvenir de ces hommes, de ces mineurs qui, chaque jour, dans l’obscurité de nos sous-sols, risquaient leur vie pour extraire le charbon. Le sang de ces travailleurs a écrit l’histoire des houillères.

 

L’exploitation capitaliste était particulièrement dure dans le secteur minier. Les « gueules noires », qui ont toujours revendiqué de meilleures conditions de travail, resteront un modèle de courage dans la lutte des classes.

 

Le bassin minier aujourd’hui

 

La vie d’une grande partie du Nord-Pas de Calais tournait autour de la mine. On n’était pas de telle ville, on était de la fosse 7 ou de la 2… Les mineurs et leurs familles étaient logés dans des maisons de corons (cités réservées aux ouvriers). Une partie des villes telles que Lens, Bruay-la-Buissière ou Noeux-les-Mines étaient structurées autour de l’exploitation du charbon. L’arrêt de cette industrie a eu des conséquences sociales dramatiques. La fermeture, au début des années 90, des dernières mines du Nord-Pas de Calais, ainsi que de nombreuses usines (Dim, Metaleurop….) ont laissé une région en proie au chômage – 13% de la population active – et à la précarité.

 

La fierté de classe et les traditions de lutte sont toujours présentes au « pays du charbon », y compris dans la jeunesse. Cependant, les politiques pro - capitalistes menées par les gouvernements de gauche, depuis 1981, ont écœuré de nombreux travailleurs, et même poussé une partie d’entre eux à voter pour le Front National. Ainsi, un futur gouvernement de gauche trouvera de solides appuis et une formidable combativité dans la classe ouvrière de cette région – à une condition : que le réformisme sans réformes proposé par Hollande, Strauss-Khan et consorts cède la place à un programme véritablement socialiste.

 

Mathieu Monoky (MJC Béthune)
 
Pour écrire à La Riposte : redaction@lariposte.com

10:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, belgique, hainaut, charleroi, courcelles, histoire, actualite, politique, silence, capitalisme, oppression capitaliste, syndicalisme, social, syndicats | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/08/2007

03/08/2007: Mon beauf ...

Pas mal la petite blague.
Merci à André Despontin !
RoRo

-------- Message original --------

Sujet: [Fwd: Mon beauf]
Date: Wed, 02 Aug 2006 21:48:44 +0200
De: André Despontin <andna@skynet.be>

Sujet:
Mon beauf
De:
"Pierre Mestdagh" <pierre.mestdagh@skynet.be>
Date:
Thu, 2 Aug 2007 19:01:49 +0200

Suite à  une crise cardiaque un homme subit une chirurgie à coeur ouvert.    Il se réveille après l'opération et se trouve soigné par des  soeurs dans un hôpital catholique.

Comme il retrouve ses esprits, une soeur lui demande comment il envisage de payer ses soins. 
Elle lui demande s'il a assurance  maladie. 
Il répond d'une voix faible « ... pas d'assurance  maladie ».   
Avez-vous de l'argent à la  banque ?.   
Il répond, « Pas d'argent à la  banque. »    
Elle poursuit, « Avez-vous un membre de  votre famille qui peut vous aider ? »  
Il dit, « Je  n'ai qu'une soeur, vieille-fille qui est religieuse dans un  couvent. »   
La soeur se fâche et lui dit, « Les  religieuses ne sont pas vieilles-filles, elles sont mariées à  Dieu. »

Et le patient rétorque alors, « Envoyez donc la facture à mon  beau-frère.

19:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, silence, romain, courcelles, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/08/2007

02/08/2007: BELGIQUE: tout va bien, tout augmente ...



BELGIQUE: tout va bien, tout augmente ...

La Belgique "démocratique", c' est le règne de l' Euro-dictature capitaliste, de l' euro, des multinationales et des transnationales ...
Apparemment tout va bien puisque ... tout augmente ...
Des centaines de milliers de Belges ont terminé leurs vacances et ont repris le boulot, d' autres sont partis en août pour reprendre des forces. Ils vont en avoir bien besoin au retour:

-le prix du diesel et du lpg augmente ...
-le prix du gaz (Electrabel !) augmente et va encore augmenter ...
-le prix de vente des voitures a doublé en 20 ans (comme ailleurs ... du reste!) ...
-les taxes existantes ne cessent d' augmenter et leur domaine s'élargit sans cesse ... Comme les retenues de solidarité, les redevances, les droits, les cotisations, de ci et de ça  ...
-le prix des loyers et des terrains, des immeubles neufs ou à rénover, flambent ...
-le prix du lait augmente encore (la bouteille de lait entier est d' ores et déjà vendue 30 pourcents plus chère qu' avant l' euro) ...
-le prix du beurre va augmenter ..., comme le prix du pain
-le prixs des pâtes va sérieusement augmenter ...
-le prix du poulet va augmenter ...
-de semaine en semaine, dans les grandes surfaces, on change les étiquettes ... vers le haut.
et j' en passe ... Nous ne sommes pas dans une "croissance" ... négative .... Du moins, je l' espère ...

ET  ...
-les licenciement de travailleurs s' allongent ...
-le nombre de caméras de surveillance augmente ...
-le nombre de poulets augmente dans les "hôtels" de police ...
-les super-bénéfices capitalistes augmentent sans cesse

Consolation, dès le 1er septembre et le 1er octobre 2007, c' est la rentrée scolaire et dans les universités: nombre de braves belges (qui votent Mr, Cdh, Ps, Ecolo, Fn) vont de nouveau se rendre compte que l' enseignement est gratuit en Belgique et à la portée de tous ...

A demain les amis, pour les dernières nouvelles de demain ... ! Quand le capitalisme va (c'est comme le bâtiment !) tout va !

RoRo

21:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, romain, courcelles, silence, presse, oppression capitaliste, flicage, capitalisme, democratie, belgique, actualite, euro-dictature, europe | |  Facebook | |  Imprimer | | |