17/05/2007

15/05/2007: De l'ancien fascisme au nouveau - Antonio Artuso ....

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 15 mai 2007 19:37

Objet : De l'ancien fascisme au nouveau - Antonio Artuso

 


1) Montée d'un nouveau fascisme au Salvador et dans le monde

2) De l'ancien fascisme au nouveau - essai de chronologie

 

Antonio Artuso

Montréal

pueblo@sympatico.ca 

 

 

Introduction :

 

Voici quelques notes que j'ai écrites à la hâte après avoir reçu une série de textes sur la répression partout à travers le monde.

 

Comment envoyer tant de messages aux personnes qui sont sur ma liste d'adresses électroniques (plus de 250 dans 10 pays)?

 

Pourtant je reçois des messages sur la terrible répression qui s'abat sur les travailleurs/euses, les paysans/annes, les syndicats, les leaders, etc.

 

Un nouveau type de fascisme est bien vivant au Salvador (voir article en espagnol ci-dessous), en Colombie, aux Philippines, en Haïti, en Palestine, en Afghanistan, en Irak, dans plusieurs pays d'Afrique, d'Asie et dans certains pays d'Amérique latine, sous la botte des armées locales, des armées impérialistes étrangères (états-uniennes, canadiennes, britanniques, onusiennes), des groupes paramilitaires à la solde des transnationales, des partis d'extrême-droite et de droite (Harper, Sarkozy, Dumont, etc.).  Gilles Duceppe, du Bloc québécois, ne disait-il pas, pour s'attirer les bonnes grâces de la communauté mondiale qu'un Québec indépendant aurait des troupes en Afghanistan?  Pour un ancien communiste, tu vas fort, Gilles, dans la collaboration de classe.  Comme le Parti travailliste de Tony Blair, un bon modèle pour la social-démocratie québécoise.

 

Un fascisme tranquille au Canada.  La bourgeoisie et la petite bourgeoisie écoute distraitement les nouvelles sur la monté du fascisme dans le monde.

 

Ce texte, que j'ai écrit à la hâte, doit bien sûr être corrigé, autant du point de vue contenu que de celui de la forme.

Par ce texte je réponds à Marc Lemaire, à qui j'avais promis un texte sur les différences entre (1) le colonialisme et l'esclavage; (2) l'impérialisme; (3) le fascime de 1922 à 1945; et (4) la situation actuelle, qui, je crois, devrait s'appeler «fascisme de type nouveau», et qui annonce des périodes très violentes pour l'humanité.

 

Plusieurs personnes, bien plus qualifiées que moi, ont produit et produisent des textes beaucoup plus profonds et justes que ces deux textes.

 

1) La montée du fascisme au Salvador et dans le monde :

 

Au Salvador, le parti d'extrême-droite ARENA, appuyé par les États-Unis, recommence à tuer et à militariser le pays en vue des prochaines élections.

ARENA avait été responsable de la répression sanglante des paysans et des ouvriers salvadoriens.

La violence des classes dominantes avait déclenché la riposte des paysans, des travailleurs urbains et du peuple salvadorien.

De plus en plus acculé à la misère et attaqué (revendication syndicales, paysannes et sociales) les travailleurs/euses, le peuple et les organisations sociales et de gauche avaient unifié 5 formations politiques de gauche et avaient crée le Front Farabundo Martí pour la libération nationale (FMLN).

Face au terrorisme d'État des propriétaires fonciers et des capitalistes, le FMLN avait constitué des forces de guérilla pour résister à l'exploitation, à l'oppression et aux violations constantes des droits des personnes et du peuple au Salvador.

 

Les classes dominantes ont utilisé la terreur d'État la plus atroce, avec l'appui des États-Unis, comme dans tous les pays d'Amérique latine, et une guerre civile des plus horribles s'est installée.

 

Les gouvernements successifs des États-Unis, qui ont toujours considéré le Salvador et l'Amérique centrale et du Sud comme leur territoire.

Ils ont toujours appuyé les gouvernements répressifs du Salvador.

Pendant la guerre civile, les USA donnaient 1 à 2 millions de dollars par jour pour la répression et les massacres à Napoleón Duarte.

Des milliers de paysans, de leaders ouvriers, paysans, étudiants, religieux, de défenseurs des droits de la personnes, entre autre monseigneur Oscar Romero ont été tués au cours de massacres et d'assassinats sélectifs.

 

Après les accords de paix, le FMLN est devenu le principal parti politique qui défend les travailleurs/euses et le peuple du Salvador.

 

Mais aujourd'hui l'extrême-droite a recommencé à tuer.  Une vague d'assassinats sélectifs a frappé d'anciens membres de la guerrilla, en guise d'avertissement.

Aujourd'hui, le parti ARENA prépare des soldats pour les assemblées électorales de 2009.  Entretemps, des services de renseignements envoyés par le gouvernement États-Unis effectuent des opération d'intellligence militaire à Cabanas.

 

2) De l'ancien fascisme au nouveau - Essai de chronologie :

 

1) La Grande guerre (1914-1918) :

Elle est le résultat de la naissance de l'impérialisme, stade suprême du capitalisme (les premières guerres impérialistes commencent à la fin du 19ème siècle.

La première grande guerre impérialiste mondiale déclenche la Révolution d'Octobre : les communistes, sous la direction de Lénine, installent la première démocratie socialiste.

 

2) Montée du premier fascisme :

Pour contrer la popularité de la Révolution d'Octobre, qui risque de s'étendre à tous les pays, les bourgeoisies dans chaque pays appuient la dictature ouverte de la bourgeoisie et des autres classes dominantes : c'est cela le fascisme : Mussolini, 1922, Hitler, 1933, Franco, 1936, etc.  sans compter Noske et et les autres pré-fascistes.

 

3) Le Front uni contre le fascisme et la guerre - L'unification des mouvements et des pays anti-fascistes :

En 1936, lla Troisième Internationale (L'Internationale communiste) adopte la théorie et la pratique du «Front uni contre le fascisme et la guerre».

URSS, première démocratie socialiste au monde (la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier et populaire, 1871, n'avait duré que 3 mois), consolide la lutte anti-fasciste.

 

4) La Seconde guerre mondiale (1939-1945) :

Les puissances de démocratie bourgeoise, l'URSS, les mouvements de Résistance de tous les pays envahis et occupés par les forces fascistes de l'Axe (Allemagne, Italie, Japon) mènent une lutte totale contre le fascisme et en 1945, l'Axe s'effondre.  Défaite du fascisme de Mussolini, de Hitler, de Hiro-Hito et des gouvernements quisling (gouvernement qui collabore avec des fascistes comme celui de Vidkun Quisling dans les années 40 en Norvège. Un "quisling" signifie collaborateur pro-nazi).

 

5) La "Guerre froide" (1948-1991) - De la victoire anti-fasciste à la chute de l'URSS :

La contradiction a changé et les puissances capitalistes se tournent maintenant contre leur principal ennemi : le pouvoir ouvrier et populaire des gouvernements soviétique et des démocraties populaires.  En Grèce, la guerre civile fait rage parce que la Résistance grecque veut un gouvernement socialiste.  En 1948, dans son fameux discours de Fulton, Winston Churchill déclenche la "guerre froide".  Cette guerre sera aussi atroce que les deux premières guerres mondiale et visera la domination colonialiste, impérialiste et "fasciste" par les bourgeoisies de chaque pays contre leur propre peuple, ou pour étendre le territoire "capitaliste" sur les territoires "socialistes" : guerre de Corée, guerre d'Indochine, coups d'États contre les pays qui nationalisent leur richesses (Iran, etc.), déstabilisations, et après la victoire de la Révolution cubaine, la guerre froide gagne toute l'Amérique latine et les États-Unis, avec l'appui de chaque bourgeoisie, écrase sans pitié, par de nouvelles dictatures de type fasciste de type nouveau (Brésil, la première en 1964, Chili, 1973), guerres civiles (Salvador, etc.), bombardements (Panama, etc.), guerres de faible intensité (Nicaragua, etc.).

 

Sans le génocide de la gauche en Amérique latine et ailleurs dans le monde, sans le terrorisme d'État capitaliste, le socialisme serait arrivé au pouvoir sans violence.  Mais le cas du Chili montre que la droite n'accepte pas un gouvernement socialiste, car il perd ses sources de revenus en raison des nationalisations.  Mais au lieu d'accepter la généralisation du socialisme, la droite a recours au fascisme.

 

La soi-disant "Guerre froide", selon ce que les médias et les intellectuels au service de la bourgeoisie, prend fin avec la chute de l'URSS.

 

6) Le reflux des courants démocratiques et révolutionnaires :

 

a) 1956 (20ème Congrès de l'URSS), dirigé par Khrouchtchev et division du camp socialiste en deux tendances (1) celle de Khrouchtchev et des partis qui suivent l'URSS et en (2) celle de la  Chine populaire.  Cette division mérite d'être étudié, comme le font plusieurs partis communistes dans le monde, qui ont réuni des militants/antes des deux tendances.

 

b) La soi-disant "Guerre froide" s'arrête avec la chute de l'URSS.  Les raisons de la chute de l'URSS, après la mort de Staline et la prise du pouvoir par Khrouchtchev, vient de la naissance d'une "seconde économie", clandestine, qui constitue une nouvelle bourgeoisie qui veut retourner au pouvoir en 'URSS.

 

En fait les capitalistes continuent d'appuyer le fascisme.

Les efforts des capitalistes pour remettre la classe ouvrière dans un état d'esclave, muet et paralysé, ne dérougissent pas un instant.

 

Avec la chute de l'URSS, la lutte de classe continue.

Elle est économique, politique, sociale, militaire, idéologique, médiatique, théologique, culturelle, linguistique, nationale.

Elle continue avec encore plus d'intensité.

Les capitalistes veulent mettre fin à tous les acquis sociaux réalisés par les démocrates sincères, par les socialistes, les social-démocrates, les communistes, les syndicats dans tous les domaines : soins de santé gratuits, éducation gratuite, services sociaux, etc.

 

7) La remontée du socialisme :

Victoire de gouvernements progressistes Brésil, Venezuela, Bolivie, Équateur.  L'oiseau phénix renaît de ses cendres, et comme dit Karl Marx, le tsar, l'Église, les puissances réactionnaires tremblent devant le spectre du communisme et devant la remontée du mouvement démocratique et communiste.

 

8) Remontée d'un nouveau type de fascisme :

 Cette "remontée du fascisme", ce "nouveau fascisme", n'a, au fond, jamais cessé d'exister.

Les dictatures n'ont pas cessé de se succéder :

- depuis le 16ème siècle et le colonialisme et l'esclavagisme anglais, espagnol, français et portugais (qui se poursuivent sous une autre forme);

- depuis la naissance de l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, vers la fin du 19ème siècle, où capital industriel et capital bancaine s'unissent pour former le capital financier, prélude des guerres impérialistes sanglantes dans le monde entier et des guerres mondiales;

- depuis la naissance du fascisme (Mussolini, 1922, Hitler, 1933, Franco, 1936, etc.);

- depuis la guerre froide, naissance de ce nouveau type de fascisme que nous connaissons très bien actuellement.

 

Conclusion : la nécessité d'un nouveau Front anti-fasciste :

 

Un nouveau type de fascisme est bien vivant en Afghanistan, en Irak, dans les pays comme Haïti, les Philippines, le Salvador, les plusieurs pays d'Afrique, d'Asie et dans certains pays d'Amérique latine.  Il est vivant et se propage avec les guerres d'invasion, les guerres d'occupation, l'«impérialisme humanitaire», la politique de «changements de régimes», le rôle extrêmement ambigu des Nations Unies, le travail de nos ONG qui appuient l'impérialisme US, l'utilisation ouverte de la tortures, les camps de prisonniers, le travail de désinformation et d'intoxication des médias, les gouvernements qui n'écoutent plus que les transnationales.

 

Il est urgent que l'on prenne conscience des massacres et des assassinats sélectifs qui se multiplient au Salvador, en Colombie, en Haïti, aux Philippines, pour défendre le régime capitaliste.

 

Se taire c'est être complice!

13:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, politique, elections, courcelles, histoire, fascisme | |  Imprimer | | |

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