09/05/2007

08/05/2007: Fidel Castro - La tragédie qui menace notre espèce...

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 8 mai 2007 19:30

Objet : Fidel Castro - La tragédie qui menace notre espèce

 


 

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Réflexions de Fidel Castro - La tragédie qui menace notre espèce - 7 mai 2007

 

Reflections by Fidel Castro - The Tragedy Threatening our Species - May 7, 2007

 

Reflexiones de Fidel Castro - La Tragedia que amenaza a nuestra especie - 7 de mayo de 2007

 

 

RÉFLEXIONS DE FIDEL CASTRO

 

LA TRAGÉDIE QUI MENACE NOTRE ESPÈCE

 

Je ne peux parler comme économiste ou scientifique. Je le fais à simple titre d’homme politique qui souhaite déchiffrer les arguments des économistes et des scientifiques dans un sens ou un autre. Je tâche aussi de saisir les motivations de chacun de ceux qui se prononcent sur ces questions.  Voilà à peine vingt-deux ans, nous avons soutenu à La Havane un grand nombre de réunions avec des dirigeants politiques, syndicalistes, paysans, étudiants que nous avions invités en tant que représentants de ces secteurs. A leur avis, le problème le plus important du moment (1985) était l’énorme dette extérieure accumulée par les pays latino-américains, qui se chiffrait à 350 milliards de dollars. Le dollar d’alors avait un pouvoir d’achat bien supérieur au dollar d’aujourd’hui.

            Nous avons adressé des copies des résultats de ces réunions à tous les gouvernements du monde, à quelques rares exceptions près, bien entendu, car cela aurait paru insultant. A l’époque, les pétrodollars avaient inondé le marché et les grosses transnationales bancaires exigeaient pratiquement des pays qu’ils acceptent des prêts abondants. Inutile de dire que les responsables de l’économie prenaient ces engagements sans consulter qui que ce soit. C’était aussi l’époque où les gouvernements les plus répressifs et les plus sanguinaires qu’il ait connus sévissaient sur le continent, imposés par l’impérialisme. Une bonne partie de cet argent fut englouti dans l’achat d’armements, des produits de luxe et des biens de consommation. Finalement, la dette extérieure s’enfla jusqu’à 800 milliards de dollars, tandis qu’incubaient les dangers catastrophiques pesant maintenant sur une population qui a doublé en vingt-cinq ans à peine et où, donc, la quantité de ceux qui vivent dans la pauvreté extrême a augmenté d’autant. En Amérique latine, l’écart entre les secteurs de la population la plus favorisée et ceux à plus bas revenu est aujourd’hui le plus ouvert au monde.

            Bien avant les débats en cours, les luttes du tiers-monde étaient axées sur des problèmes tout aussi angoissants comme l’échange inégal. On a fini par découvrir que les exportations des pays industriels, généralement fabriqués à partir de nos matières premières, ne cessaient de s’élever d’année en année, et ce d’une manière unilatérale, tandis que les cours de nos exportations de base restaient inchangés. La tonne de café et de cacao, pour ne prendre que ces deux exemples, coûtaient environ 2 000 dollars. Une tasse de café, un milk-shake de chocolat valaient à New York, quelques centimes ; aujourd’hui, ils en valent plusieurs dollars, peut-être trente ou quarante fois plus. Un tracteur, un camion, un appareil médical exigent à l’achat, aujourd’hui, plusieurs fois autant de produits qu’il en fallait alors pour les importer ; c’était aussi le lot de la jute, de cisalle et d’autres fibres produites dans le tiers-monde et remplacées par des fibres synthétiques. Entre temps, les peaux tannées, le caoutchouc et les fibres naturelles utilisés dans de nombreuses étoffes étaient remplacés par du matériel synthétique provenant d’industries pétrochimiques de pointe. Les cours du sucre s’effondraient, écrasés sous les grosses subventions que les pays industriels octroient à leur agriculture.

            Les anciennes colonies ou les néocolonies, auxquelles on avait promis un avenir merveilleux après la Seconde Guerre mondiale, se berçaient toujours des illusions de Bretton Woods. Le système était taillé sur mesure pour l’exploitation et le pillage.

            Quand cette prise de conscience a démarré, différents phénomènes extrêmement défavorables n’étaient pas encore apparus, tel le gaspillage d’énergie insensé auquel se livreraient les pays industriels, qui payaient le pétrole moins deux dollars le baril. Le carburant, exception faite des Etats-Unis où il était très abondant, provenait essentiellement de pays du tiers-monde, surtout du Moyen-Orient, en plus du Mexique, du Venezuela, puis de l’Afrique. Or, les pays qualifiés – au prix d’un autre pieux mensonge – de « pays en développement » n’étaient pas tous pétroliers. En fait, quatre-vingt-deux d’entre eux sont les plus pauvres et doivent normalement importer du pétrole. Une situation terrible les attend donc si les aliments sont convertis en biocarburants, ou en agrocarburants, selon la terminologie que préfèrent les mouvements paysans et d´indigènes de notre région.

            L’immense majorité des habitants de la planète ignorait même, voilà trente ans, le concept de réchauffement global qui pèse sur la vie de notre espèce telle une terrible épée de Damoclès. L’ignorance et la confusion actuelles sur ces questions sont tout aussi répandues. A écouter les porte-parole des transnationales et leurs appareils de divulgation, nous vivons dans le meilleur des mondes : économie régie par le marché + capital transnational + technologie de pointe =  croissance constante de la productivité, du PIB, du niveau de vie, et accomplissement de tous les rêves de l’humanité. Bien entendu, l’Etat ne saurait intervenir en quoi que ce soit, il ne devrait même plus exister, sauf comme instrument du grand capital financier.

            Mais les faits sont têtus. Un des pays les plus industrialisés au monde, l’Allemagne, s’inquiète de constater que 10 p. 100 de sa population est au chômage. Les travaux les plus rudes et les moins attrayants sont réalisés par les immigrants qui, en proie au désespoir devant leur pauvreté croissante, pénètrent dans l’Europe industrialisée par tous les orifices possibles. Personne ne calcule, semble-t-il, la quantité d’habitants de notre planète, qui augmentent justement dans les pays non développés.

            Plus de sept cents représentants des organisations sociales viennent de se réunir à La Havane pour discuter de plusieurs des thèmes qui font l’objet de ces réflexions. Beaucoup d’entre eux ont exposé leurs points de vue et ont laissé en nous des impressions indélébiles. Il existe bien des documents sur lesquels réfléchir, sans parler des nouveaux faits qui surviennent chaque jour.

            Ainsi, conséquence de la libération d’un monstre de terreur, deux jeunes gens qui s'acquittaient de leur devoir juridique dans le service militaire actif aspirant à jouir des bienfaits de la consommation aux Etats-Unis ont détourné un bus et ses passagers, ont enfoncé unes des portes d’entrée de l’aérogare nationale de l’aéroport, sont arrivés jusqu’à un avion civil où ils sont montés avec leurs otages, exigeant de pouvoir se rendre aux Etats-Unis.  Quelques jours avant, ils avaient assassiné une sentinelle pour voler deux fusils automatiques et, dans l’avion même, ils ont abattu de quatre balles un vaillant officier qui, otage lui aussi et désarmé, tentait d’empêcher ce détournement. L’impunité et les avantages matériels par lesquels on récompense aux Etats-Unis depuis presque un demi-siècle toute action violente contre Cuba stimulent ces faits. Voilà bien des mois que rien de semblable n’était arrivé. Il a suffi de la libération insolite d’un terroriste notoire pour que le deuil pénètre de nouveau dans nos foyers. Les auteurs n’ont pas encore été jugés parce qu’ils ont été tous deux blessés durant la tentative, l’un d’eux par les tirs de l’autre dans l’avion, tandis qu’ils luttaient contre le courageux officier de nos forces armées. Bien des gens à l’étranger attendent maintenant la réaction des tribunaux et du Conseil d’Etat face à un peuple profondément indigné par ces faits. Il faut une forte dose de sérénité et de sang-froid pour supporter de tels problèmes.

            Le chef de l’Empire a déclaré, apocalyptique, voilà plus de cinq ans que les forces des Etats-Unis devaient être prêtes à attaquer à titre préventif et par surprise une bonne soixantaine de pays du monde. Rien moins que le tiers de la communauté internationale. Il ne lui suffit pas, semble-t-il, de tuer, de torturer et de lancer à l’exil des millions de personnes pour s’emparer de leurs ressources naturelles et des fruits du travail d’autres peuples.

            En attendant, la Rencontre internationale impressionnante qui vient de se dérouler à La Havane m’a conforté dans une conviction personnelle : toute idée sinistre doit être soumise à une critique dévastatrice sans la moindre concession.

 

Fidel Castro Ruz

7 mai 2007

17 h 42


 

REFLECTIONS BY THE COMMANDER IN CHIEF

 

THE TRAGEDY THREATENING OUR SPECIES

 

     I cannot speak as an economist or a scientist. I simply speak as a politician who wishes to unravel the economists’ and scientists’ arguments one way or another. I also try to sense the motivations of each one of those who make statements on these matters. Just twenty-two years ago, here in Havana, we had a great number of meetings with political, union, peasant and student leaders invited to our country as representatives of these sectors.  They all agreed that the most important problem at that time was the enormous foreign debt accumulated by the nations of Latin America in 1985. That debt amounted to 350 billion dollars.  The dollar then had a higher purchasing power than it does today. 

A copy of the outcome of those meetings was sent to all the world governments, of course with some exceptions, because it might have seemed insulting. At that time, the petrodollars had flooded the market and the large transnational banks were virtually demanding that the countries accept high loans. Needless to say, the people responsible for the economy had taken on those commitments without consulting anybody. That period coincided with the presence of the most repressive and bloody governments this continent has ever suffered, installed by imperialism. Large sums were spent on weapons, luxuries and consumer goods. The subsequent debt grew to 800 billion dollars while today’s catastrophic dangers were being hatched, the dangers that weigh upon a population that doubled in just two decades and along with it, the number of those condemned to a life of extreme poverty. Today, in the Latin American region, the difference between the most favored population and the one with the lowest income is the greatest in the world.

Many years before the subjects of today’s debates were center stage, the struggles of the Third World focused on equally agonizing problems like the unequal exchange. Year after year it was discovered that the price of the industrialized nations’ exports, usually manufactured with our raw materials, would unilaterally grow while our basic exports remained unchanged.  The price of coffee and cacao, just to mention two examples, was approximately 2,000 dollars a ton.  A cup of coffee or a chocolate milkshake could be bought in cities like New York for a few cents; today, these cost several dollars, perhaps 30 or 40 times what they cost back then. Today, the purchase of a tractor, a truck or medical equipment require several times the volume of products that was needed to import them back then; jute, henequen and other Third World produced fibers that were substituted by synthetic ones succumbed to the same fate. In the meantime, tanned hides, rubber and natural fibers used in many textiles were being replaced by synthetic materials derived from the sophisticated petrochemical industry while sugar prices hit rock bottom, crushed by the large subsidies granted by the industrialized countries to their agricultural sector.

 

 

The former colonies or neocolonies that had been promised a glowing future after World War II had not yet awakened from the Bretton Woods dream.  From top to bottom, the system had been designed for exploitation and plundering.

When consciousness was beginning to be roused, the other extremely adverse factors had not yet surfaced, such as the undreamed-of squandering of energy that industrialized countries had fallen prey to. They were paying less than two dollars a barrel of oil. The source of fuel, with the exception of the United States where it was very abundant, was basically in Third World countries, chiefly in the Middle East but also in Mexico, Venezuela, and later in Africa. But not all of the countries that by virtue of yet another white lie classified as “developing countries” were oil producers, since 82 of them are among the poorest and as a rule they must import oil. A terrible situation awaits them if food stuffs are to be transformed into biofuels or agrifuels, as the peasant and native movements in our region prefer to call them.

Thirty years ago, the idea of global warming hanging over our species’ life like a sword of Damocles was not even known by the immense majority of the inhabitants of our planet; even today there is great ignorance and confusion about these issues. If we listen to the spokesmen of the transnationals and their media, we are living in the best of all possible worlds: an economy ruled by the market, plus transnational capital, plus sophisticated technology equals a constant growth of productivity, higher GDP, higher living standards and every dream of the human species come true; the state should not interfere with anything, it should not even exist, other than as an instrument of the large financial capital.

But reality is hard-headed. Germany, one of the most highly industrialized countries in the world, loses sleep over its 10 percent unemployment. The toughest and least attractive jobs are taken by immigrants who, desperate in their growing poverty, break into industrialized Europe through any possible chink. Apparently, nobody is taking note of the number of inhabitants on our planet, growing precisely in the undeveloped countries.

More than 700 representatives of social organizations have just been meeting in Havana to discuss various issues raised in this reflection. Many of them set out their points of view and left indelible impressions on us. There is plenty of material to reflect upon as well as new events happening every day.

Even now, as a consequence of liberating a terrorist monster, two young men, who were fulfilling their legal duty in the Active Military Service, anxious to taste consumerism in the United States, hijacked a bus, crashed through one of the doors of the domestic flights terminal at the airport, drove up to a civilian aircraft and got on board with their hostages, demanding to be taken to the United States. A few days earlier, they had killed a soldier, who was standing guard, to steal two automatic weapons, and in the plane they fired four shots that killed a brave officer who, unarmed and held hostage in the bus, had attempted to prevent the plane’s hijacking.  The impunity and the material gains that have rewarded any violent action against Cuba during the last half-century encourage such events.  It had been many months since we had such an incident. All it needed was setting a notorious terrorist free and once again death come calling at our door. The perpetrators have not gone on trial yet because, in the course of events, both were wounded; one of them was shot by the other as he fired inside the plane, while they were struggling with the heroic army officer. Now, many people abroad are waiting for the reaction of our Courts and of the Council of State, while our people here are deeply outraged with these events. We really need a large dose of calmness and sangfroid to confront these problems.

The apocalyptic head of the empire declared more than five years ago that the United States armed forces had to be on the ready to make pre-emptive attacks on 60 or more countries in the world; nothing less than one third of the international community. Apparently, he is not satisfied with the death, the torture and the uprooting of millions of people to seize their natural resources and the product of their labors.

Meanwhile, the impressive international meeting that just concluded in Havana reaffirmed my personal conviction: every evil idea must be submitted to devastating criticism, avoiding any concession.

 

Fidel Castro Ruz

May 7, 2007.

5:42 p.m.

 


 

reflexiones del comandante en jefe

 

LA TRAGEDIA QUE AMENAZA A NUESTRA ESPECIE.

 

No puedo hablar como economista o como científico.  Lo hago simplemente como político que desea desentrañar los argumentos de los economistas y los científicos en un sentido u otro.  También trato de intuir las motivaciones de cada uno de los que se pronuncian sobre estos temas.  Hace solo veintidós años sostuvimos en Ciudad de La Habana gran número de reuniones con líderes políticos, sindicales, campesinos, estudiantiles, invitados a nuestro país como representantes de los sectores mencionados.  A juicio de todos, el problema más importante en aquel momento era la enorme deuda externa acumulada por los países de América Latina en 1985.  Esa deuda ascendía a 350 mil millones de dólares.  Entonces los dólares tenían un poder adquisitivo muy superior al dólar de hoy.

De los resultados de aquellas reuniones enviamos copia a todos los gobiernos del mundo, con algunas excepciones como es lógico, porque habrían parecido insultantes.  En aquel período los petrodólares habían inundado el mercado y las grandes transnacionales bancarias prácticamente exigían a los países la aceptación de elevados préstamos.  De más está decir que los responsables de la economía aceptaron tales compromisos sin consultar con nadie.  Esa época coincidió con la presencia de los gobiernos más represivos y sangrientos que ha sufrido el continente, impuestos por el imperialismo.  No pocas sumas se gastaron en armas, lujos y bienes de consumo.  El endeudamiento posterior creció hasta 800 mil millones de dólares mientras se engendraban los catastróficos peligros actuales, que pesan sobre una población que en apenas dos décadas y media se ha duplicado y con ella el número de los condenados a vivir en extrema pobreza.  En la región de América Latina la diferencia entre los sectores de la población más favorecida y los de menos ingresos es hoy la mayor del mundo.

Mucho antes que lo que ahora se debate, las luchas del Tercer Mundo se centraban en problemas igualmente angustiosos como el intercambio desigual.  Año tras año se fue descubriendo que las exportaciones de los países industrializados, elaboradas generalmente con nuestras materias primas, se elevaban unilateralmente de precio mientras el de nuestras exportaciones básicas se mantenía inalterable.  El café y el cacao ―para citar dos ejemplos― alcanzaban aproximadamente 2 mil dólares por tonelada.  Una taza de café, un batido de chocolate, se podían consumir en ciudades como Nueva York por unos centavos; hoy se cobra por ellos varios dólares, quizás 30 o 40 veces lo que costaba entonces.  Un tractor, un camión, un equipo médico, requieren hoy para su adquisición varias veces el volumen de productos que se necesitaba entonces para importarlos;  parecida suerte corrían el yute, el henequén y otras fibras producidas en el Tercer Mundo y sustituidas por las de carácter sintético.  Mientras, los cueros curtidos, el caucho y las fibras naturales que se usaban en muchos tejidos eran sustituidos por material sintético de sofisticadas industrias petroquímicas.  Los precios del azúcar rodaban por el suelo, aplastados por los grandes subsidios de los países industrializados a su agricultura.

Las antiguas colonias o neocolonias, a quienes se les prometió un porvenir maravilloso después de la Segunda Guerra Mundial, no despertaban todavía de las ilusiones de Bretton Woods.  El sistema estaba diseñado de pies a cabeza para la explotación y el saqueo.

Al inicio de esta toma de conciencia no habían aparecido todavía otros factores sumamente adversos, como el insospechado derroche de energía en que caerían los países industrializados.  Estos pagaban el petróleo a menos de dos dólares el barril.  La fuente de combustible, con excepción de Estados Unidos donde era muy abundante, estaba fundamentalmente en países del Tercer Mundo, principalmente en el Oriente Medio, además de México, Venezuela y ulteriormente en África.  Pero no todos los países calificados en virtud de otra mentira piadosa como “países en desarrollo” eran petroleros, 82 de ellos son los más pobres y como norma necesitan importar petróleo.  Les espera por tanto una situación terrible si los alimentos se transforman en biocombustibles, o agrocombustibles como prefieren llamarlos los movimientos campesinos e indígenas de nuestra región.

La idea del calentamiento global como terrible espada de Damocles que pende sobre la vida de la especie, hace apenas 30 años ni siquiera era conocida por la inmensa mayoría de los habitantes del planeta;  aún hoy existe gran ignorancia y confusión sobre estos temas.  Si se escucha a los voceros de las transnacionales y su aparato de divulgación, vivimos en el mejor de los mundos:  una economía regida por el mercado, más capital transnacional, más tecnología sofisticada, igual a crecimiento constante de la productividad, del PIB, del nivel de vida y todos los sueños del mundo para la especie humana;  el Estado no debe interponerse en nada, no debiera incluso existir, excepto como instrumento del gran capital financiero. 

Pero las realidades son tercas.  Uno de los países más industrializados del mundo, Alemania, pierde el sueño ante el hecho de que un 10 por ciento de la población está desempleada.  Los trabajos más duros y menos atractivos son desempeñados por los inmigrantes que, desesperados en su creciente pobreza, penetran en la Europa industrializada por todos los agujeros posibles.  Nadie saca al parecer la cuenta del número de habitantes del planeta, que crece precisamente en los países no desarrollados. 

Más de 700 representantes de organizaciones sociales se acaban de reunir en La Habana para discutir sobre varios de los temas que en esta reflexión se abordan.  Muchos de ellos expusieron sus puntos de vista y dejaron entre nosotros imborrables impresiones.  Hay material abundante sobre el cual reflexionar, además de los nuevos sucesos que ocurren cada día. 

Ahora mismo, como consecuencia de la puesta en libertad de un monstruo del terror, dos personas jóvenes que cumplían un deber legal en el Servicio Militar Activo, aspirando a disfrutar del consumismo en Estados Unidos, asaltaron un ómnibus, forzaron con su impacto una de las puertas de entrada de la terminal de vuelos nacionales del aeropuerto, llegaron hasta un avión civil y penetraron en él con los rehenes, exigiendo el traslado al territorio norteamericano.  Días antes habían asesinado a un soldado que estaba de posta, para robar dos fusiles automáticos, y en el propio avión privaron de la vida con cuatro disparos a un valiente oficial que, desarmado y capturado como rehén en el ómnibus, intentó evitar el secuestro de la nave aérea.  La impunidad y los beneficios materiales con que se premia desde hace casi medio siglo toda acción violenta contra Cuba, estimula tales hechos.  Hacía muchos meses no ocurría nada parecido.  Bastó la insólita liberación del conocido terrorista, y de nuevo la muerte visitó nuestros hogares.  Los autores no han sido juzgados todavía, porque en el transcurso de los hechos ambos resultaron heridos, uno de ellos por los disparos que hizo el otro dentro del avión, mientras luchaban contra el heroico oficial de las fuerzas armadas.  Ahora muchas personas en el exterior esperan la reacción de los Tribunales y el Consejo de Estado ante un pueblo profundamente indignado con los acontecimientos.  Hace falta una gran dosis de serenidad y sangre fría para enfrentar tales problemas.

El apocalíptico jefe del imperio declaró hace más de cinco años que las fuerzas de Estados Unidos debían estar listas para atacar preventiva y sorpresivamente 60 o más países del mundo.  Nada menos que un tercio de la comunidad internacional.  No le bastan, al parecer, la muerte, las torturas y el destierro de millones de personas para apoderarse de los recursos naturales y los frutos del sudor de otros pueblos. 

Mientras tanto el impresionante encuentro internacional que acaba de tener lugar en La Habana reafirmó en mí una convicción personal:  toda idea siniestra debe ser sometida a críticas demoledoras sin concesión alguna.

 

Fidel Castro Ruz

7 de mayo del 2007

5:42 p.m.

 

 

Roger ROMAIN –  candidat Ptb+ au Sénat le 10 juin 2007 - B6180 Courcelles

11:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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