25/02/2007

24/02/007: PAPON : UNE VIE AU SERVICE DES BASSES ŒUVRES DE L’ETAT CAPITALISTE.

De : mikara [mailto:mikara@teaser.fr]
Envoyé : samedi 24 février 2007 22:26
À : sortir de l europe;

Objet : MORT de PAPON - declaration de l'URCF

 

PAPON : UNE VIE AU SERVICE DES BASSES ŒUVRES DE L’ETAT CAPITALISTE.

 « Mort d’un salaud », titrait « Libération ». Sans contester le qualificatif, les Révolutionnaires-Communistes de l’URCF ne peuvent, sans diminuer les responsabilités de l’homme Papon, passer à côté des responsabilités de sa classe sociale : la bourgeoisie, éluder ce fait, toute sa vie Papon plaça son activité dans l’appareil d’Etat  du capital.

Papon commence sa carrière de haut bureaucrate d’Etat, dans les cabinets des gouvernements conservateurs ou radicaux de la IIIème République : Tardieu, Chautemps, Laval. Papon rejoint le parti Radical, alors pilier du pouvoir du capital.

Après  la débâcle de 1940, Papon opte pour le soutien actif au régime de Vichy. « Le Monde»  écrit « il glisse donc du radicalisme à la révolution nationale » camouflage idéologique et politique de la politique de collaboration de la majorité des monopoles français, de la nazification de la France par Pétain et Laval.

Papon vise à assurer la continuité de l’appareil d’Etat bourgeois, il devient sous-préfet de l’Aquitaine et va gérer pour l’occupant fasciste, les secteurs clés : carburants, circulation, réquisitions allemandes, bureau des questions juives.

Dans cette « fonction », Papon va superviser et organiser la déportation de 1600 juifs dont 130 enfants de moins de 13 ans, les condamnant à de rares exceptions à une mort certaine. Papon prétendra après-guerre avoir évité le pire et sauvé des personnes de la déportation, nul document ne confirmera ses allégations. A son procès, 45 ans après les faits, il déclarera « Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais ! ».

En 1943, c’est le tournant de la seconde guerre mondiale antifasciste, avec la victoire de l’Armée Rouge soviétique à Stalingrad. Dès lors, les monopoles vont changer leur fusil d’épaule et tout en soutenant le régime de Vichy, commencer à prendre contact avec la résistance gaulliste, pour pérenniser le système d’exploitation et par peur et haine du communisme. Papon, alors préfet du Lot, prend contact avec la Résistance. Bien que décoré en tant que « résistant », il n’a jamais démontré ses faits d’armes, son mérite aux yeux de la classe capitaliste, est d’avoir assurer la continuité des institutions du capital, en se ralliant au général De gaulle.

Papon devient successivement préfet des Landes, de Corse, puis de Constantine. En Algérie coloniale et au Maroc, il occupera de hautes fonctions comme inspecteur général  de l’administration, en clair, un rouage indispensable de la politique colonialiste de l’impérialisme français.

Homme lige de la IVème République, Papon n’aura aucun état d’âme pour se rallier  aux actions de rue des gaullistes (alors qu’il dit détester le désordre) et à l’instauration de la constitution bonapartiste de la Vème république. Son ralliement est une fois de plus récompensé, puisque de gaulle le nomme : préfet de police de Paris de 1958 à 1967.

En octobre 1961, confrontée aux succès du mouvement de libération nationale algérien, la police va se livrer à une répression tous azimuts contre les patriotes algériens.

Le 17 octobre de cette année, le FLN organise une manifestation à Paris. La répression sera terrible, au moins 200 algériens vont être assassinés (les rapports officiels font état de trois victimes) mais à la morgue seront envoyés les corps de plus de 150 militants jetés dans la Seine. A l’institut médico-légal, on trouve le nom des victimes dans les archives sous la rubrique « repêchés », citons quelques victimes dont les noms se trouvent dans un article de « Libération » : « Derouez Abdelkader MORT, Belkacem Achour MORT, Meziane Akli MORT… »  Ce fut une véritable chasse à l’homme à caractère raciste affirmé. Papon dirigea les opérations. C’est là un des innombrables crimes de l’impérialisme français. Justice sera faite quand la classe ouvrière dirigera la France.

Un an plus tard, ce fut la brutale répression de Charonne.

Rappelons le contexte, en 1962, l’indépendance de l’Algérie apparaît comme inéluctable. Le pouvoir gaulliste ne renonce pas à sauvegarder l’empire colonial et tente de gagner du temps. Les négociations avec le GPRA (gouvernement algérien en exil) ont été suspendues par le  gouvernement Debré dès le 28 juillet 1961.

Les fascistes de l’OAS, tenants de « l’Algérie française » multiplient les attentats en métropole et en Algérie. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis à Paris visant des élus du PCF, des universitaires, des officiers opposés à l’OAS, le ministre de la culture André Malraux. Concernant ce dernier, l’OAS va se tromper d’étage et atteindre grièvement, une petite fille de 4 ans Delphine Renard devenue aveugle et défigurée.

Malgré l’interdiction faite de manifester à paris (Etat d’urgence en vigueur), l’indignation est telle que les forces démocratiques et le PCF appellent  à une manifestation le 8 février, pour dénoncer les crimes de l’OAS.

Les consignes données par le préfet Papon sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et «  faire preuve d’énergie dans la dispersion des manifestants. Papon a mis en place un véritable dispositif de guerre civile avec  2845 CRS, gendarmes mobiles, policiers qui encerclent l’est parisien.

La police matraque à tout va y compris les passants quelque soit leur âge : vieillards, enfants, femmes… les charges de CRS s’effectuent dans les cafés et bouches de métro. Par ordre de la préfecture, les stations de métro ont été fermées. Or la tactique des corps répressifs est de pousser les manifestants vers les bouches de métro. Là vont s’entasser des dizaines de manifestants, pris au piège. La police a même été jusqu’à balancer des grilles de fer ( 40 kg) entourant les arbres, sur les manifestants aux portes des métros.

Le bilan est accusateur des méthodes de type fasciste de la préfecture : 8 morts, des centaines de blessés.

Tous les morts appartiennent au PCF. Leur nom ne sera jamais oublié, victime de la réaction et de l’appareil d’Etat capitaliste : Jean-Pierre Bernard 30 ans dessinateur industriel, Fanny Dewerpe 31 secrétaire, Daniel Féry 15 ans apprenti, Anne Godeau, 24 ans employée, Edouard Lemarchand, 41 ans menuisier, Suzanne martorell, 36 employée à « l’Humanité », Hypoyte Pina, 58 ans maçon, Raymond Wintgens, 44 ans typographe ( tous tués à la station Charonne), Maurice Pochard ( mort des suites de ses graves blessures), 48 ans.

La répression va soulever la colère de la classe ouvrière et des travailleurs, la grève générale du 13 février précédée de nombreux arrêts de travail les jours précédents l’atteste. 1million de manifestants feront des obsèques des victimes de la répression policière, une journée de recueillement et de colère contre le pouvoir gaulliste.

Les honneurs ne vont cesser de récompenser, cet « illustre » exécuteur des basses œuvres du régime que fut Papon. 

Illustrant l’analyse de Lénine sur la fusion des l’appareil d’Etat et des conseils d’administration des monopoles au stade impérialiste du capitalisme, Papon va  devenir PDG de Sud-Aviation, puis deviendra député gaulliste et ministre du budget sous Giscard d’Estaing.

Le 8 décembre 1981, « le canard enchaîné » va révéler au grand jour les archives de la préfecture de Bordeaux, documents accusateurs contre papon. Les divers gouvernements de droite et de gauche  et leur ministre de la justice ne feront rien pour régler traduire rapidement Papon devant les tribunaux, ils misent sur sa mort vu son grand âge, mais le bourreau des Juifs, des Algériens, des communistes et démocrates a la vie dure.  L’instruction ouverte en 1983 durera 12 ans !

En 1998, Papon est condamné à dix ans de réclusion pour » complicité de crimes contre l’humanité ».  Vieillard aussi pleutre qu’il fut répressif, Papon arguera de son état de santé pour finir par être libéré pour « raisons de santé ». la justice de classe est moins indulgente pour les prisonniers d’Action Directe, tous malades gravement ou pour Ibrahim Abdallah.

La vie de Papon  illustre que la haute bureaucratie d’Etat est prête à n’importe quel crime pour pérenniser le système capitaliste et la dictature de classe de l’oligarchie financière.

URCF le 19 février 2007.

14:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fascisme, capitalisme, oppression capitaliste, repression, injustice, paris, democratie, liberte, algerie, romain, courcelles, belgique, histoire, actualite, presse, colonialisme, crimes, europe, euro-dictature, silence, france | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/02/2007

24/02/2007: COURCELLES: un événement: notre magnifique Hôtel de Ville a 100 ans ...

COURCELLES: un événement: notre magnifique Hôtel de Ville a 100 ans ...

 

Nous avons reçu cette semaine une important brochure toutes boîtes pour nous le rappeler.

 

Outre les circonstances de l’ édification de notre plus important monument administratif, elle relate quelques événements de notre Histoire courcelloise durant ces 100 années : l’ évolution du sceau communal, les quatre chants du carillon communal, les paroles de Vla Coûrcèle et la célébration du millénaire de notre Commune en 1960, les duretés de l’ occupation nazie, le massacre du 18 août 1944 par les tueurs rexistes et le monument commémoratif, le souvenir de nos Résistants disparus par la grâce des occupants, la disparition de la ligne 112 Sncb, l’ ouverture d’ une Exposition du 5 au 31 mars 2007, et notre appartenance wallonne…

 

Il fallait y penser. Une fois n’ est pas coutume : toutes mes modestes félicitations et remerciements personnels aux institutions et associations, personnalités courcelloises qui ont participé à cette brochure historique à conserver et de l’ avoir fait.

 

Vive donc COURCELLES !

 

Roger ROMAIN

a/conseiller communal communiste de  1970 à 1994

19:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, belgique, actualite, romain, courcelles, hainaut, charleroi, communes, presse, democratie, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/02/2007

23/02/2007: La Belgique maintient en prison un jeune malade mental non délinquant

De : controle_omc@yahoogroupes.fr [mailto:controle_omc@yahoogroupes.fr] De la part de Michel Collon
Envoyé : vendredi 23 février 2007 16:09

Objet : La Belgique maintient en prison un jeune malade mental non délinquant

 

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Ponce Pilate sévit à Mons
La Belgique persiste à emprisonner un jeune malade mental non délinquant
MICHEL COLLON


Vous avez été nombreux à exprimer votre solidarité avec le jeune « Elio » souffrant de schizophrénie et emprisonné illégalement depuis cinq mois à Mons. Et à demander de ses nouvelles. Les voici. Pas bonnes, malheureusement...
« Elio » (nom d'emprunt) se trouve toujours en prison, dans un sous-sol sans lumière. Il ne reçoit pas les médicaments que sa maladie nécessite impérativement. Son état se dégrade à vue d'oeil, ses parents sont désespérés. Pendant ce temps, des responsables politiques et judiciaires se renvoient la balle dans un ping-pong répugnant d'irresponsabilité. Jugez plutôt vous-même...

Ping-pong : « C'est pas moi, c'est l'autre ! »
Le président du PS, Monsieur Di Rupo, qui est aussi bourgmestre de Mons, a accusé réception de ma « Lettre ouverte » (http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-02-16%2007:00:24&log=articles) le jour même. Mais il n'a pas pris position, se contentant de transmettre à la ministre de la Justice. Celle-ci, Madame Laurette Onkelinx, n'a toujours pas retrouvé la clé de sa boîte aux lettres et ne répond pas aux courriers qui lui sont envoyés.
L'audience du 7 février fut plutôt mauvaise. Les parents avaient assigné l'Etat belge en urgence afin de faire sortir de prison le jeune « Elio » (qui n'est pas un délinquant !) et de pouvoir le soigner dans un établissement compétent. Le positif, c'est que le ministère de la Justice a reconnu que la place de ce jeune malade n'était évidemment pas en prison. Difficile de prétendre le contraire. Selon les Recommandations du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe sur les règles pénitentiaires européennes: " les aliénés ne doivent pas être détenus dans les prisons et des dispositions doivent être prises pour les transférer aussitôt que possible dans des établissements appropriés pour malades mentaux ".
La Cour Européenne des Droits de l'Homme a jugé, le 30 juillet 1998, que « l'annexe psychiatrique de Lantin (Liège) ne peut être considérée comme un établissement approprié à la détention d'aliénés. La détention dans cette annexe implique donc violation de l'article 5 de la Convention européenne des Droits de l'Homme. »
Par contre, à la même audience, le ministère de la région wallonne en charge de la Santé (dirigé par Madame Vienne), a estimé qu'il manquait de place dans les institutions psychiatriques et qu'il n'y avait aucune urgence. Qu'il reste en prison quelques mois de plus !

Au secours, le ministère est fou !
Voilà qui est absurde et amène à se poser de sérieuses questions sur la... santé mentale des gens de ce ministère ! Un schizophrène n'est pas un délinquant. C'est une personne malade, au cerveau atteint de dysfonctionnements qui le font décrocher de la réalité. C'est aussi une personne qui souffre terriblement, étant plongée dans une situation très angoissante. Tous les médecins du monde disent que les schizophrènes ont besoin non de répression, mais de soins. C'est-à-dire, vu que c'est une maladie très complexe, des médicaments aux effets très délicats à évaluer, mais surtout un encadrement psychologique par des gens spécialisés, et en institution psychiatrique quand l'état s'aggrave.
Plonger un malade mental qui, je le rappelle, n'est pas un délinquant, dans l'ambiance d'une prison et dire qu'il n'y a aucune urgence, c'est comme envoyer un alcoolique se soigner dans un bar ou proposer à un cardiaque grave d'attendre six mois avant de prendre ses médicaments.
Aucune urgence, madame la ministre Vienne ? Mais vous délirez ? Chaque jour qui passe voit la santé du jeune « Elio » se dégrader. Je souhaite sincèrement qu'il s'en sorte. Mais si vous avez consacré cinq minutes de votre temps précieux à vous renseigner, vous savez que plus le temps passe sans traitement, plus les effets de la maladie s'aggravent. Et vous savez aussi que le taux de suicide est malheureusement très élevé chez ces personnes. Vous serez donc personnellement responsable des conséquences de cet emprisonnement absurde et inhumain. Il s'agit clairement de non-assistance à personne en danger, et même pire que cela.

Un juge qui se contredit lui-même
Le juge vient de rendre son jugement le 21. Ponce Pilate est devenu magistrat à Mons, écoutez : « Le système de la liste d'attente, même s'il est fort critiqué, reste le seul moyen équitable de trancher. Il n'est pas question de demander aux tribunaux de cautionner par la demande dont question des carences des pouvoirs organisateurs des établissements de défense sociale. Il n'est pas acquis qu'un placement dans un établissement de défense sociale pourrait provoquer une quelconque amélioration de l'état du jeune. »
Il est facile de réfuter ce jugement :
1.
Le juge admet donc que les pouvoirs publics sont en défaut car ils refusent de consacrer les moyens nécessaires pour soigner les malades.
2.
Mais il se contredit. D'abord, il reconnaît que les malades doivent être soignés et non emprisonnés. Mais ensuite, il prétend qu'il n'y a pas d'urgence et que rester six mois sans soins n'aurait pas de conséquences ! Bon, alors, faudrait savoir : être soigné, ça fait une différence ou pas ?
3.
Evidemment, que dans une telle maladie, la guérison n'est jamais totalement garantie. Mais si on ne fait rien, il est sûr qu'elle va s'aggraver. Faut-il avoir étudié pendant des années pour proférer de telles bêtises ?
4.
Le juge prétend ne pas vouloir sauver « Elio » pour ne pas faire de « discriminations ». Mais le jugement déjà cité de la Cour Européenne ajoute : « Il importe peu que son sort soit partagé par d'autres personnes. »
5.
Le juge prétend qu'il ne peut se substituer aux autorités politiques. Faux également, la Cour de Cassation belge a confirmé que : « Le pouvoir judiciaire est compétent tant pour prévenir une lésion illicite d'un droit civil que pour en ordonner la réparation, quel que soit l'auteur de la lésion. » (21 mars 1985, Journal des Tribunaux, 1985, p. 697). Donc, si l'Etat viole un droit de l'homme, la Justice est compétente. Un peu de courage, svp !
6.
En refusant de mettre fin à cette violation des Droits de l'Homme, ce juge couvre une privation de liberté illégale et arbitraire.

N'y a-t-il pas autre chose derrière ce jugement scandaleux ? En réalité, toute cette affaire pue la connerie, l'irresponsabilité et surtout la violation des droits démocratiques élémentaires.
Au départ, il y a un médecin psychiatre qui a fait emprisonner ce jeune « Elio » sans raison valable. Ses justifications : « Il souffre de paranoïa, il prétend être normal, il refuse de se soigner ». En tant que père d'une jeune schizophrène qui a fini par se tuer, je ne sais pas si je dois rire ou hurler devant tant d'idioties ! Ce que dit ce médecin, mais c'est la définition même de la maladie ! Absolument tous les schizophrènes sont comme ça !
Quand cela m'est tombé dessus, j'ai participé à des réunions de parents de schizophrènes. Tous les parents racontaient les mêmes tristes histoires : leurs enfants disent tous qu'ils n'ont rien et ne veulent donc pas prendre de médicaments. C'est justement ça la maladie, et c'est justement pour ça qu'il faut les soigner ! Est-il possible de confier des malades à des gens d'une telle incompétence ?

La police a-t-elle le droit d'emprisonner sans jugement ?
Ensuite, et c'est peut-être le plus grave, il y a la façon dont on a mis le jeune « Elio » en prison. Par un jugement, comme dans tout Etat de droit ? Pas du tout ! C'est tout simplement la police qui l'y a conduit.
Mais où va-t-on si la police peut faire emprisonner quelqu'un sans jugement ? Demain, on enfermera les SDF « parce qu'il n'y a pas de place ailleurs » ? Et les sans-papiers ? (Ah pardon, ça, la Belgique le fait déjà !) Et les syndicalistes ou autres contestataires ?
Dans un Etat démocratique, la loi exige que tout emprisonnement soit décidé par un jugement. Or « Elio » a été emprisonné quatre mois avant que le jugement tombe. Le juge a-t-il voulu « couvrir » cette illégalité ?
Enfin, à la prison de Mons, des gardiens ont battu le jeune « Elio » devant témoins. Excellente thérapie, n'est-ce pas monsieur le juge ? Y a-t-il eu des sanctions ? Sommes-nous encore dans un Etat de droit ?
Pour toutes ces illégalités, la Belgique est à nouveau en train de se préparer une belle condamnation à Strasbourg.

Le combat continue
Le jeune « Elio » a besoin d'être hospitalisé au plus vite dans un établissement spécialisé et compétent. Un hôpital psychiatrique de Liège s'est dit prêt à l'accueillir. L'avocat, Maître Arnould, est évidemment allé en appel de ce jugement aberrant et inhumain.
Les parents sont sous le choc, mais continuent à se battre courageusement. Ils ont besoin de votre soutien. Il faudrait absolument que des journalistes de médias importants médiatisent l'affaire. Si vous en connaissez, contactez-les, svp. Merci d'avance.
Ponce Pilate, ça doit cesser !

MICHEL COLLON

ADRESSES POUR PROTESTER :
- Christiane Vienne Ministre de la Santé,
Rue des Brigades d'Irlande, 4 - 5100 JAMBES
Tél.: 081/32.34.11 Fax: 081/32.34.09
N.B. Nous n'avons pas son adresse mail. Mais vous pouvez trouver les adresses, téléphones et mails des antennes de la région wallonne de votre région à :
http://mrw.wallonie.be/mrw/rapports/2002/adresses.html

- Elio Di Rupo
Ministre-Président du Gouvernement wallon
Rue Mazy, 25-27 - 5100 JAMBES
Tél.: 081/33.12.11 Fax: 081/33.12.99
elio@ps.be

- Laurette Onkelinx, ministère de la Justice,
115 boulevard de Waterloo, 1000 Bruxelles, 02 542 65 11 info@just.fgov.be

INFOS, SOLIDARITE :
- Pour envoyer un petit message de solidarité à ses parents, écrivez à : fb439354@skynet.be

- Un blog a été ouvert par la famille, où chacun peut s'informer, témoigner sa solidarité, signer une pétition de soutien : http://pourfabrizio.skyblog.com

- Texte « Peut-être connaissez-vous, sans le savoir, un proche atteint de schizophrénie ? » : http://www.mariecollon.info

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, courcelles, histoire, actualite, silence, democratie, liberte, justice, repression, ps, hainaut, charleroi, communes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2007

22/02/2007: COURCELLES: chez "A Chacun son Logis": des chauffe-eau mal "entretenus", ou à l' état neuf ... ?

COURCELLES: chez "A Chacun son Logis":  des chauffe-eau mal "entretenus", ou à l' état neuf ... ?

 

Comme on le sait, la société locale courcelloise d’ habitations sociales « A CHACUN SON LOGIS » réclame, pour la première fois, auprès d’ une quantité de ses locataires, des SUPPLEMENTS de charges d’ entretien de plus de 500, 800, voire 1.000 euros, pour les années 2000 à 2005 incluses, soit 6 années en arrière …

 

Principalement visé, l’ entretien des plantations ( ?) et des chauffe-eau.

 

Supposons donc qu’ une grosse société locale d’ habitations sociales achète, par exemple et par voie de soumissions, auprès d’ un fabricant, 50 chauffe-eau à l’ état NEUF chaque année. A votre avis, quel pourrait être le prix d’ achat unitaire ?

 

Je me suis amusé à additionner le montants des charges d’ entretien chauffe-eau réclamé pour 6 ans auprès d’ un locataire chez qui AUCUN entretien n’ a été effectué par  A CHACUN SON LOGIS pendant cette période. Voici ce montant : 2000 (67,46 €), 2001 (70,64 €), 2002 (58,37 €), 2003 (61,15 €), 2004 (60,31 €) et 2005 (51,53 €) = 369,46 euros ( ou 14.904 fb).

 

Honnêtement, vous en pensez quoi ?   Vous comprenez pourquoi les locataires refusent de payer, exige l’ annulation des arriérés et des comptes détaillés de ce qui leur est exigé par la société locale ? Cela frise l’ armaque pure et simple …

 

RoRo

15:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2007: Hier mercredi 21 février 2007: aux côtés d' Ecolo pour protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de COURCELLES-Motte.

Hier mercredi 21 février 2007: aux côtés d' Ecolo pour protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de COURCELLES-Motte.

 

Hier, c’ était la première manifestation d’ un parti autoproclamé démocratique pour protester contre la fermeture de ce Bureau de Poste. Ecolo a mobilisé ses militants, pour aller protester devant le Bureau de Poste et annoncer qu’ il va interpeller ce lundi 26 février 2007 au Conseil communal de COURCELLES.

Je suis donc allé, par ma modeste présence, leur apporter mon soutien personnel, les remercier et leur remettre le texte de la pétition de protestation que je diffuse progressivement dans les quartiers de COURCELLES-Motte, COURCELLES-Glacerie et GOSSELIES - Sart lez Moines et dont les premières signatures commencent à me rentrer. Après une petite campagne d’ affichettes-fenêtre, c’ est une nouvelle campagne pétitions que le Ptb et Pcc lancent à Courcelles, car le Bureau ferme ce 23 février et la fermeture sera effective dès ce 26 février 2007.

Du coup, grâce à ces protestations, TéléSambre vient de se réveiller également et nous annonce qu’ Ecolo est maintenant sensibilisé au problème et va étendre ses actions au niveau régional, car quelque 270 bureaux postaux seront fermés par la nouvelle banque capitaliste, européanisée, dans les prochaines semaines….

Pourtant le Bureau postal de COURCELLES-Motte est des plus utile : outre des gens de la Glacerie et de la Motte, en peu de temps, j’ y ai rencontré ce mercredi des « clients » venus de Gosselies-Centre et Sart lez Moines, de l’ avenue de Wallonie, de la rue du Temple, etc… Tous disent la même chose : la Poste devient de plus en plus chère et il faut courir de plus en plus loin (ce qui n’ est pas facile pour tout le monde !) pour être servis et nos quartiers populaires deviennent de plus en plus désertiques. Demandons cela par exemple aux Gouytois.

Alors deux choses à faire pour les habitants : signer massivement la pétition partout dans notre commune (des listes peuvent être obtenues chez Mariette DUJACQUIER, 134 avenue de Wallonie – Tél : 071.45.54.37 et Roger ROMAIN, avenue de Wallonie 127 – Tél : 0495.47.00.42.)  et faire fonctionner Radio Tam-Tam afin de nous mobiliser pour être très nombreux lors du Conseil communal de ce lundi 26 février 2007, dès 19 heures, pour aller écouter ce qu’ ils vont dire nos chers élus et surtout … ce qu’ ils comptent faire…

RoRo

 

15:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2007: COURCELLES: les déchets de plus en plus chers ...

COURCELLES: les déchets de plus en plus chers ...

 

 

 

Vous l’ avez sans doute remarqué également : les taxes, votées à tous les niveaux du pouvoir capitaliste par nos édiles, tombent de plus en plus tôt. Partout, on racle les fonds de tiroir, car dans notre pays, un des plus riches du monde, les choses vont de plus en plus mal pour la majorité des gens et des institutions.

 

Hier mercredi 21 février 2007, nos braves Courcellois ont reçu une nouvelle douloureuse à payer d’ ici la fin avril : la fameuse taxe communale sur les déchets ménagers (mise en route par l’ ex majorité « socialiste » et « démocrates »-« humanistes » pour boucher les trous communal et de l’ Icdi et protéger les véritables pollueurs capitalistes, tant à Courcelles, qu’ à Charleroi et bien d’ autres communes wallonnes..

 

Je me suis livré à un petit calcul : certains ménages à bas revenus (chômeurs, minimexés, etc…) sont exonérés, les isolés paient 50 euros, les ménages 100 euros, les indépendants encore plus cher.

 

Supposons donc une moyenne de 11.000 ménages courcellois ayant payé 50 euros. Cela fait, par année, un montant total de 550.000 euros. En 6 ans :  3.300.000 euros. Cela fait donc, en 6 ans, 132 millions de francs belges supplémentaires qui ont été de cette manière pompés dans la poche des joyeux courcellois.

 

Cela explique l’ impopularité de cette taxe et le fait que de plus en plus nombreux, Les Courcellois vont signer la pétition en cours, lancée par le Ptb et Pcc, à mon initiative.

 

Des gens se mettent spontanément au travail : à Gouy, le camarade Scheire pétitionne avec succès. A la rue du Nord, Odette Z…, 72 ans, m’ annonçait qu’ elle est allée d’ initiative, se planter, accompagnée d’ une amie, sur le parking du magasin Leader Price, rue Monnoyer, pour récolter les premières signatures et qu’ elle voudrait obtenir, de ma part (Roger Romain – Tél : 0495.47.00.42.) des feuilles vierges. Le pétitionnement au porte à porte pourrait également être lancé avec l’ aide de nouveaux opposants récolteurs.

 

Allons-y, les amis ! Assez payé ! La région de Charleroi est d’ ailleurs une des régions du pays où l’ enlèvement des immondices est la plus chère …

 

Je me souviens, lors d’ une campagne électorale communale, il y a un certain nombre d’ année, le Ps placardait d’ immense panneaux payants disant : « Commune heureuses, communes socialistes ! ». Ma qué ! C’ était déjà se foutre, avec « Le retour du cœur ! », de nos gueules…

 

RoRo

11:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/02/2007: CHARLEROI: un immense trou de plus d' un milliard de francs belges à combler. Qui va payer, à votre avis ?

CHARLEROI: un immense trou de plus d' un milliard de francs belges à combler. Qui va payer, à votre avis ?

 

Il y a 3-4 jours, ils tiraient vraiment une drôle de gueule, sur TéléSambre, les représentants des trois partis « démocratiques » (Ps-Mr-Cdh) qui constituent désormais la nouvelle majorité à la tête de CHARLEROI , première commune de Wallonie …

 

Il y avait de quoi, après une majorité sans partage du parti unique « socialiste », depuis la fusion des communes en 1976-77, ils doivent annoncer un déficit budgétaire colossal de 26 millions d’ euros…    1,040  milliard  de francs belges, vous avez bien lu !

 

Campagne électorale oblige : pas question, PARAIT-IL, de faire combler ce trou immense par la population. Ca c’ est bien nouveau : les 3 partis solides comme le roc, disent en choeur : « La Région wallonne doit faire un geste pour Charleroi ! ».

 

Ca va donc être facile : Ps et Cdh dirigent ensemble la Région wallonne, où il viennent de trouver quelque 50 milliards de francs belges supplémentaires pour aider les multinationales capitalistes dans le cadre du Plan Marshall. Ils peuvent semble-t-il maintenant penser à un nouveau plan Marshall pour aider les communes wallonnes, le logement social, les infrastructures, et la population…

 

Et l’ échevin Mr Olivier Chastel est Vice-Président de la Chambre des Représentants. A ce titre, il est un grand ami de Guy Verhofstadt, premier-ministre, et de Didier Reynders, ministre fédéral des finances et par ailleurs président du Mr.

 

C’ est donc eux ensemble qui, aux différents niveaux du pouvoir, tiennent les cordons qui peuvent délier la bourse, si nos patrons ne se montrent pas trop rapaces pour quelques temps.

 

RoRo

11:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, ps, mr, cdh, ecolo, ptb, silence, communes, social, solidarite, luttes, syndicats, capitalisme, oppression capitaliste, belgique, charleroi, courcelles, romain, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2007

20/02/207: COURCELLES: Empêchons la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de COURCELLES-Motte: toujours des arguments et des faits supplémentaires :

COURCELLES: Empêchons la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de COURCELLES-Motte: toujours des arguments et des faits supplémentaires :

mardi, 20 février 2007, 13h28


La Poste • La fermeture des bureaux de poste est une décision politique

Est-il vrai que les syndicats soutiennent le plan qui condamne 277 bureaux de poste cette année ? Nous avons posé la question au permanent CSC Albert Leydens.

Tom De Meester
21-02-2007

« Peut-être qu’à la longue, dans une ville comme Gand, il ne restera que deux ou trois bureaux de poste », avertit le secrétaire syndical CSC Albert Leydens. (Photo Solidaire, Tom De Meester)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

De facteur à permanent syndical
Albert Leydens a commencé en 1973 comme facteur à Gand 1. « Les belles années de La Poste ! » Depuis 1999, il est permanent régional de la CSC-Transcom, secteur poste. Il est responsable pour toute la Flandre-Orientale. C’est aussi un homme interpellé par le social. « Sinon, on ne tient pas le coup dans le syndicat. Secrétaire syndical, c’est un boulot de sept jours sur sept, jour et nuit. Ça ne vous lâche pas ! »


Lors d’une soirée d’info à Gand, le secrétaire d’État aux Entreprises publiques Bruno Tuybens (SP.a) a prétendu que les syndicats appuyaient ce plan de fermeture. C’est exact ?

Albert Leydens. [Fronce les sourcils.] Bien sûr que non ! Le plan de fermetures de bureaux de poste a été élaboré par le gouvernement et La Poste. Il a été repris dans le quatrième contrat de gestion. Quand nous avons eu le texte sous les yeux, nous l’avons désapprouvé. Les trois syndicats, d’ailleurs.

Selon Emmanuel Foulon, porte-parole de La Poste, il y a sûrement un millier de bureaux de poste déficitaires. On en reste à 277 fermetures ?

Albert Leydens. Ne vous faites pas d’illusions. Je lis dans le nouveau contrat de gestion que La Poste a conclu avec le gouvernement que, d’ici 2009, il resterait au maximum la moitié des 1 300 bureaux existants encore aujourd’hui. Peut-être qu’à la longue, dans une ville comme Gand, il ne restera que deux ou trois grands bureaux…

Moins de bureaux, ça veut dire aussi moins d’emplois : deux mille jobs seraient menacés.

Albert Leydens. Ici, je ne puis vous donner de chiffres précis. Mais qu’il y aura des pertes d’emploi, ça ne fait pas un pli. Vous savez, une restructuration comme à La Poste, il n’y en a encore jamais eu en Belgique. Naguère, nous étions la plus grosse entreprise belge. Huit mille emplois ont disparu ces dernières années. J’ai vu la chose commencer, mais je ne sais pas où elle va finir.

Les bureaux de poste qui ferment aujourd’hui sont les moins rentables. Ce n’est pas pour rien qu’ils se trouvent dans les quartiers les moins nantis…

Albert Leydens. Naturellement, ce sont les plus âgés et les moins nantis qui sont les plus touchés par les fermetures. Ils ne font pas de virements par internet et, pour eux, un bureau de poste local est très important. Les syndicats ne cessent de rouspéter, mais on ne nous écoute pas. Que reste-t-il du rôle social de La Poste ? Que reste-t-il de ce service à tous, dont tous sans distinction peuvent faire usage ?

Le secrétaire d’État Tuybens dit que les personnes âgées n’ont qu’à coller un mot à leur fenêtre pour le facteur pour qu’il sonne.

Albert Leydens. [Incrédule.] Il a dit ça ? Et ils iraient chercher le temps où, les facteurs ? Chaque pas qu’un facteur fait est mesuré à la seconde par un système informatique qui s’appelle Georoute. Pour distribuer cent dépliants, par exemple, vous avez 3 minutes 46 secondes.

Et combien de temps un facteur a-t-il pour sonner à une porte ? Pour vendre des timbres ou emporter un recommandé ?

Albert Leydens. Zéro minute.

Vous voulez rire ?

Albert Leydens. Je suis sérieux : exactement zéro minute, zéro seconde !

Le secrétaire d’État Tuybens prétend qu’il y a du temps prévu pour ça…

Albert Leydens. Qu’il vienne me le prouver ! Je dis qu’un facteur n’a pas une seconde prévue pour faire du service social, pour aider les gens, pour vendre des timbres ou quoi que ce soit. Deux minutes seulement sont prévues chaque jour pour « infos à la clientèle » et c’est précisément ces deux minutes que la direction veut désormais supprimer.

En décembre dernier, le conseil communal de Gand a adopté une motion contre la fermeture des bureaux de poste. Le bourgmestre affirme qu’après des semaines de pourparlers, il a obtenu du patron de La Poste qu’avant de fermer un bureau, il faudra ouvrir un point-poste dans le même quartier…

Albert Leydens. Cette concession a été faite sous l’impulsion des syndicats, je peux le dire. Mais un point-poste dans un supermarché ne peut remplacer un bureau de poste à part entière, que ce soit clair. Moins de service, on peut s’y adresser pour des timbres, pour envoyer une lettre, ce genre de trucs. L’offre est limitée, et il y a un problème évident de vie privée.

Nous n’avons pas le choix, dit le gouvernement, car…

Albert Leydens. [Il interrompt.] Pas le choix ? La fermeture de 277 bureaux de poste est un choix délibéré, une décision politique claire. Ne faisons pas l’autruche, de grâce !

Les pouvoirs publics n’ont pas d’argent pour maintenir tous les bureaux ouverts, dit Tuybens. La Poste dépend des investisseurs privés. Et ceux-ci n’ont d’yeux que pour les bénefs...

Albert Leydens. La Poste a besoin de partenaires. En tant que petite entreprise belge, on ne peut survivre en Europe. Là, je peux comprendre Tuybens. La question est de savoir quels partenaires. Le gouvernement a opté pour la poste danoise et CVC. Mais CVC est ce qu’on appelle un groupe de capital à risque qui n’est intéressé que par une chose, le profit à court terme. CVC ramasse 25 % de bénéfices, le politique ne doit pas faire comme si ça tombait du ciel. Les groupes de capitaux à risque jouent gros sur la table, ils palpent de gros bénefs et au bout de deux ou trois ans, au revoir les frères : à la vache à lait suivante.

Si cela ne dépendait que de l’Europe, La Poste serait entièrement « libéralisée » pour 2009. Chaque firme privée pourra alors se lancer d’elle-même dans des activités postales. Cela veut-il dire que je verrai trois facteurs différents dans ma rue chaque matin ?

Albert Leydens. Vous risquez plutôt de ne plus en voir un seul. Aujourd’hui, La Poste distribue encore le courrier dans tous les bleds les plus perdus du pays, cinq jours par semaine. Est-ce rentable si La Poste entre en concurrence avec le privé ? Nous allons devoir payer plus pour moins de service. En Suède, la poste a été libéralisée et on paie 90 % de plus pour un timbre. Question à cent balles : qui s’en porte mieux ?

Oui, qui ?

Albert Leydens. Toujours les mêmes, tiens. Ceux qui s’en tirent déjà très bien maintenant s’en portent encore mieux. Et le citoyen ordinaire reste en plan.

U DE

20:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

/02/2007: Euro-dictature capitaliste: 16 % des Européens vivent sous le seuil de pauvreté

16 % des Européens vivent sous le seuil de pauvreté

Feb 20, 2007

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En 2004, 16 % des Européens vivaient sous le seuil de pauvreté, fixé à 60 % du revenu national moyen, selon des données présentées lundi par la Commission européenne. Le taux oscille entre 9 ou 10 % (Suède et République tchèque) et 21 % (en Lituanie et Pologne). En 2006, près de 10 % des citoyens adultes de l’Europe des Vingt-Cinq en âge de travailler (soit les citoyens non étudiants âgés de 18 à 59 ans) vivaient dans des ménages exclusivement composés de personnes sans emploi. Les chiffres oscillaient entre moins de 5 % (Chypre, Luxembourg et Slovénie) et plus de 13 % (Pologne et Belgique). On relève des pourcentages similaires pour les enfants vivant dans ce type de ménage (9,5 % pour l’Union européenne dans son ensemble en 2006). Cependant, les familles avec enfants sont davantage concernées par cet état de choses dans certains pays que dans d’autres. La proportion d’enfants se trouvant dans cette situation varie beaucoup d’un État membre à l’autre : de moins de 3 % (Luxembourg) à 14 % et plus (Bulgarie et Royaume-Uni). Un tel environnement influe sur les conditions d’existence de l’enfant et sur l’évolution de son développement, en l’absence d’un modèle de rôle adéquat. 

 

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : newsletter@investigateur.info [mailto:newsletter@investigateur.info]
Envoyé : mardi 20 février 2007 7:05
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Dernières infos de L'investigateur

 

 

 

LUXEMBOURG

 

-La réponse du gouvernement luxembourgeois sur l’état des ventes des propriétés de la maison grand-ducale

 

EUROPE

 

-16 % des Européens vivent sous le seuil de pauvreté

 

 

 

- L'investigateur

http://www.investigateur.info

20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicats, europe, euro-dictature, capitalisme, democratie, liberte, oppression capitaliste, social, belgique, courcelles, romain, histoire, actualite, silence, presse | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2007: La Poste ferme à la gare de COURCELLES-Motte. A CHATELET aussi !

La Poste ferme à la gare de COURCELLES-Motte. A CHATELET aussi !

 

Il n’ y a pas que le Bureau postal de la gare de COURCELLES-Motte qui va fermer. Dans les 2 ans, c’ est plus de 200 bureaux postaux qui vont subir le même sort. En témoigne aussi cet article que j’ ai piqué dans « La Nouvelle Gazette » de ce 19 février 2007.

Outre la fermeture annoncée du bureau postal de la rue de Namur à Châtelet, cet article confirme la politique actuelle de la Banque de la Poste. Avec nos gouvernants (Ps, Mr, Cdh, et autres…), l’ Euro-dictature, le patronat, la nouvelle banque capitaliste apporte elle aussi son clou à la politique de désertification de nos quartiers, d’ exploitation et de profits à outrance.

Un chapitre me fait quand même rigoler : c’ est celui de la fameuse « démocratie ». Une bande de gogos, de perroquets, de guignols, n’a plus que ce mot à la bouche. Comment croire que dans une véritable « démocratie », les travailleurs ont peur de parler, de s’organiser, sont exploités à outrance, convoqués « pour s’ expliquer », subissent des représailles, vivent de plus en plus mal, que les hautes directions syndicales sont devenues complètement muselées, amorphes, ratatinées dans l’ inaction, que tous les services publics qui ont été construits avec nos impôts et nos bras sont privatisés et tombent entre les mains d’ une poignée de profiteurs, de rapaces, étrangers ? A la différence d’ une action, la Banque de la Poste est aujourd’hui pour 50% entre les mains des Suédois, avec l’ aval de nos ministres.

Il paraît que le Parti « socialiste », dans sa campagne électorale, va se consacrer de nouveau à la lutte contre le capitalisme … ( ?). Qui le croira ?

RoRo

 

 

 

CHATELET : La poste de la rue de Namur va fermer.

 

Les facteurs en ont ras le bol .

 

 

Une fermeture de plus ! Encore un bureau de poste en moins ! Il est bien fini le temps du " service " postal ! Dans quelques semaines, les habitants du Faubourg devront se

rendre au centre-ville, à pied pour celles et ceux qui n'ont pas de voiture. On pense surtout aux personnes âgées. Elles font grise mine. La perspective fait grincer les dents.

 

TROP D’ HEURES :

Que dire alors du personnel de la poste?

"A la poste, dans toute la région de Charleroi, c'est le ras le bol", nous a expliqué une dame, facteur depuis plus de20 ans qui atenu à s'exprimer anonymement par peur de représailles".

" Quand j'ai débuté dans le métier, j'avais 320 boîtes aux lettres à servir.  Maintenant, j'en ai plus de 700.

La goutte qui fait déborder le vase est qu'on nous oblige à faire des heures supplémentaires après une longue journée, après avoir porté de lourdes charges et parcouru de nom-

breux kilomètres.

Le comble, c'est qu'on nous le dit le jour même! jusqu'à 65 heures par trimestre! On ne peut plus rien prévoir et organiser après le travail.

I1 faut revenir au travail après avoir été chercher les enfants à l'école.

Ce supplément devrait rester un libre choix et non une obligation".

" Si on ose s'insurger contre cette pratique, explique notre facteur, si on fait mine de refuser, nous sommes menacés d'être déplacé de bureau ou de tournée.

Les contractuels surtout sont menacés de non renouvellement du contrat. Si on prend la défense d'un collègue, on subi des pressions inacceptables, on est convoqué à des entretiens pour s'expliquer, on se retrouve face à un  tribunal dont le  président abat ses foudres sur nous'.

 

TAIS- TOI ET CRÈVE :

En 2003 et en 2004 déjà la Fédération postale était intervenue à propos de telles menaces de sanctions et de représailles face à ce que notre postière appelle le " Tais-toi et crève " .

" Qu'on laisse à chacun le droit de choisir de faire un. supplément d’ heures. Ne sommes- nous pas dans un pays démocratique?

Mais à la poste règne la dictature. Il devrait être interdit d'obliger les postiers à faire du supplément. Il ya une vie après la poste et surtout des obligations envers nos proches. Si la poste me fait vivre. je ne vis pas pour la poste".

Selon notre facteur. de trèsnombreux collègues partageraient son opposition aux heures supplémentaires obligatoires.

Ils partageraient un sentiment de ras le bol qui pourrait s'exprimer autrement qu'en faisant connaître cette situation au public.

J.M.

16:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, capitalisme, presse, oppression capitaliste, euro-dictature, social, syndicats, luttes, poste, communes, courcelles, belgique, solidarite, repression, ps, mr, cdh, ptb | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/02/2007: Courcelles: A CHACUN SON LOGIS : une belle avancée dans la défense des locataires !

 

A CHACUN SON LOGIS : une belle avancée dans la défense des locataires !

 

Je rappelle encore une fois que les arriérés, contrairement à ce qui a été avancé par « A Chacun son Logis », ne portent pas sur 5 ans, mais bien sur 6 ans.

Les locataires ont reçu une note récapitulative, à laquelle était jointes les notes années 2000, 2001, 2002, 2003 , 2004 ET 2005 . Cela fait bien 6 années : 2000 et 2005 étant inclus, l’ année 2006 et les suivantes restants d’ ailleurs à couvrir. Il y a même lieu donc de croire que les tarifs des charges supplémentaires vont être réadaptées en conséquence vers le haut pour les années à venir. Très chère l’ entretien des chauffe-eau et des plantations (il faudrait d’ ailleurs se mettre d’ accord sur ce dont il s’ agit !) à COURCELLES, car les plantations et chauffe-eau sont le point essentiel des charges réclamées !

Avec une véritable union à gauche, et avec les locataires, il faut et on peut gagner cette bataille.

La nécessité de relancer le logement social, à Courcelles et ailleurs, est une évidence. Il suffit de distribuer des tracts dans les cités pour se rendre compte de leur délabrement prononcé, de la vétusté, des négligences d’ entretien, de l’ appauvrissement, d’ un climat de laisser-aller qui atteint de moral.

Van Cau et Di Rupo ont trouvé des centaines de millions d’ euros dans le cadre du Plan Marshall pour venir en aide une fois de plus aux patrons des multinationales capitalistes. Il est urgent de défendre un plan Marshall pour venir en aide au logement social et aux communes wallonnes.

Relancer la construction, entretenir nos communes, nos services publics, développer l’ aide sociale, les loisirs, … cela crée aussi de l’ emploi. Des maisons, en bon état, cela se loue, cela se (re)vend, les sommes investies finissent par rapporter financièrement en en terme d’ emplois. Ce n’ est pas de l’ argent perdu !

RoRo

 

 

 

De : Perfecto Denis [mailto:denis@perfecto.be]
Envoyé : lundi 19 février 2007 20:46
À : roger.romain@skynet.be
Objet : A chacun son logis

 

Chèr Mr Romain,

N’ayant pas pu consulter mes mails avant ce lundi soir, je viens seulement de découvrir l’avancée du dossier “A chacun son logis”.

Et quelle avancée!!! En plus du reportage RTL, ci-joint/ci-dessous vous trouverez les articles de la DH et Nouvelle gazette traitant également de l’affaire.

Suite au projet d’interpellation que j’avais fait parvenir à Mr Clersy ce vendredi soir, mais également au fait que Mr Tangre avait  également été interpellé par des locataires de son côté, notre interpellation au Conseil de ce lundi 26 février est devenue commune aux groupes ECOLO-UCPW.

Les faits que vous avanciez ont bel et bien été confirmés. Vu la tournure actuelle de l’affaire dans le sens voulu, il ne me semble plus nécessaire de nous rencontrer ce mercredi soir comme convenu au téléphone.

Vous trouverez ci-joint l’ordre du jour du Conseil en attendant de vous envoyer l’interpellation “A chacun son logis” dès que je serai en possession de la version finale que je devrais recevoir encore aujourd’hui.

Au plaisir de vous rencontrer lors de la prochaine séance du conseil, et en espérant que les locataires obtiendront gain de cause, ce dont je ne doute plus, veuillez recevoir, Mr Romain mes salutations distinguées.

Cordialement

Denis THIRY
Locale ECOLO Courcelles
0495933319

------ Message transféré
De?: "CLERSY Christophe" <christophe.clersy@ecolo.be>
Date?: Mon, 19 Feb 2007 09:39:32 +0100
À?: "Tim Kairet" <timkairet@online.be>, <denisthiry@belgacom.net>, "Denis THIRY" <denis@perfecto.be>, "MEERHAEGHE Isabelle" <Isabelle.MEERHAEGHE@ecolo.be>

* LA DERNIÈRE HEURE *

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Chacun son Logis à la charge

Les locataires de la société de logements sociaux se voient réclamer des charges des cinq dernières années

COURCELLES Douche froide pour les locataires de la société coopérative de logements sociaux Chacun son Logis à Courcelles : ils viennent de recevoir un courrier portant à leur connaissance le nouveau décompte des charges et celui-ci est plutôt salé... parce qu'il porte en fait sur les cinq dernières années.

Selon le parti d'opposition de l'Union Communale Progressiste et Wallonne (UCPW), cette démarche est purement illégale. Le groupe du conseiller communal Robert Tangre invite d'ailleurs les locataires à refuser de payer et à se joindre à une action en justice : "La moyenne des sommes réclamées se situe entre 500 et 100 euros alors que la toute grande majorité des locataires sociaux ont des revenus proches du minimum vital : c'est inadmissible ! La société est incapable dans ses courriers de dire sur quelle base juridique est fondé ce calcul astronomique. Pire, l'article du code civil sur lequel se base la direction pour réclamer le réajustement de ces charges est sérieusement remis en doute par l'avocat que nous avons chargé du dossier" explique Robert Tangre. Le code wallon du logement impose en effet un décompte annuel des charges mais ne prévoit pas un tel rétroacte sur cinq années : "la demande serait dès lors en partie prescrite selon notre avocat" précise encore notre interlocuteur. Ce point concernant des charges trop faibles par rapport au prix vérité avait été soulevé par l'audit commandité par la SWL.

V. D.

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=685812
<http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=685812>

---

 
Christophe CLERSY,
permanent régional ECOLO Charleroi-Thuin
conseiller communal
ECOLO à Courcelles
Tél. : 071 / 23 80 20
Fax : 071 / 23 80 29
GSM : 0476 / 86 87 57
E-Mail : christophe.clersy@ecolo.be
<mailto:christophe.clersy@ecolo.be>
Website : www.courcelles.ecolo.be <http://www.courcelles.ecolo.be/>


10:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, actualite, presse, ucpw, ptb, ecolo, ps, logement, democratie, social, communes, luttes, solidarite, capitalisme, oppression capitaliste, environnement, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2007

14/02/2007: Manifestation internationale anti-guerre, Bruxelles, dimanche 18 mars 2007

De : Stop USA [mailto:info@stopusa.be]
Envoyé : mercredi 14 février 2007 7:45
À : info@stopusa.be
Objet : News

 

    WWW.STOPUSA.BE

 

Appel de la Plateforme anti-guerre
Manifestation internationale anti-guerre, Bruxelles, dimanche 18 mars 2007

"Non à la guerre, non à l'occupation
Pas de complicité belge
La paix pour le Moyen Orient"

Avec cette lettre mensuelle, StopUSA vous apporte une sélection d'infos issus de "l'autre monde". Un monde où des femmes et des hommes, de mille et une façons, résistent aux guerres impérialistes, aux occupations meurtrières, aux conditions de sous-vie imposées par un système inhumain et destructeur.
Du Liban et de la Palestine à la Belgique, de l'Irak et de l'Afghanistan aux Etats Unis, un "autre monde" qui est notre monde, votre monde - le monde que nous léguerons à nos enfants. Résistance, solidarité, boycott, luttes armées et luttes pour les droits démocratiques...Cette lettre mensuelle vous fait entendre des voix et des volontés qui vont à contre-courant du flot bourbeux dominant.
Et si vous joigniez votre voix aux leurs? En 2007, plus que jamais, nous serions heureux de vous lire, de vous connaîttre, d'agir avec vous. Une information à communiquer? Un projet de solidarité? Un article, une information que vous voulez faire connaître? Contactez-nous. Faites de StopUSA une de vos façons d'affirmer "Not in my name!".

 

...et rendez-vous le 18 mars!

 

Les Etats-Unis aux abois en Irak préparent sans doute une nouvelle guerre, contre l'Iran, cette fois. Raison de plus pour marquer notre volonté de dire "non" aux projets belliqueux de Bush et C°. Comme l'année dernière, StopUSA sera présent avec un char ..."antiguerre" , des pancartes et des calicots. Des bras solides? Une voix qui porte? Ou,, tout simplement, envie de marcher avec nous? Rendez-vous derrière le char StopUSA au point de départ de la manif.

 

Palestine

 

La Palestine en 2007 : Génocide a Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie
Un article de l'historien israélien Ilan Pappe
7 février 2007
Electronic Intifade / Intal

«J'ai affirmé, il n'y a pas très longtemps, qu'Israel menait une politique de génocide dans la Bande de Gaza. J'ai beaucoup hésité avant d'utiliser ce terme très accusateur mais j'ai décidé de l'adopter...»

A la Saint Valentin , dites « je t’aime »… mais pas avec des fleurs de la société AGREXCO !
Dominique Waroquiez
7 février 2007

A la Saint Valentin, il est devenu courant de déclarer sa flamme en offrant une fleur or les fleurs sont aujourd’hui le premier produit d’exportation agricole d’Israël, un pays qui, en hiver, exporte ses fleurs vers nos contrées en même temps que les fleurs de l’hémisphère Sud. C’est une aubaine pour la société israélienne Agrexco qui exporte chaque année vers l’Union-Européenne des tonnes de fleurs...

Abir Aramin, 10 ans, tuée à la sortie de son école à Anata. Palestine.
Yasser Akawi (AIC)
18 janvier 2007

 

Irak

 

Bataille pour sauver les enfants irakiens
21 janvier 2007
Al Jazeera / Planète Non-Violence

Des centaines d'enfants irakiens, en détresse, malades et ou blessés, meurent dans les hôpitaux irakiens faute de médicaments et d'équipements de base. Les Etats-Unis et la Grande Bretagne ne respectent pas la Convention de Genève et celle de la Haye portant sur leurs obligations en tant que puissances occupantes de «répondre aux besoins médicaux de la population»

La fureur provoquée par l’exécution de Saddam est toujours aussi grande
Dahr Jamail et Ali al-Fadhily
17 janvier 2007
Inter Press Service

BAGDAD – Les manifestations d’indignation à propos de la conduite du procès et de la façon chaotique dont l’exécution de Saddam Hussein a été expédiée ne discontinuent pas, ici : avocats et associations des droits de l’homme expriment leurs critiques, bien que certaines personnes demandent prudemment aux médias de ne pas citer leurs noms.

 

Iran

 

Accuser l'Iran de 'génocide' avant de l'atomiser
Gary Leupp
8 février 2007
CounterPunch / questionscritiques.free.fr

Le mois dernier, dans une analyse très intéressante, l'ancien chef d'état-major de l'Armée Russe, le Général Léonide Ivashov, a prédit une attaque nucléaire des Etats-Unis contre l'Iran d'ici avril prochain. "Dans quelques semaines", a-t-il écrit, "nous allons voir une machine de guerre informationnelle se mettre en marche. L'opinion publique est déjà sous pression. Il y aura une hystérie militariste anti-iranienne croissante, des nouvelles fuites d'information, de désinformation, etc." J'ai bien peur que cela sonne juste.

À Herzliya, Israël dévoile sa stratégie contre l’Iran
Thierry Meyssan
3 février 2007
Réseau Voltaire

Parlementaires et ministres, principalement israéliens et états-uniens, se sont bousculés à la 7e conférence d’Herzliya pour entendre dévoiler la stratégie israélienne contre l’Iran : instrumenter la pseudo-menace nucléaire pour renverser la république islamique qui a le tort de soutenir les Résistances en Palestine, en Irak et au Liban. Le résumé de ces quatres jours de débats comme si vous y étiez…

Plans de guerre de Georges Bush pour mettre en déroute l’ « ennemi »
Lucio Manisco
21 janvier 2007
Il Manifesto

L’option d’une attaque aérienne contre les implantations économiques et militaires de l’Iran, qui est à l’étude chez les stratèges du Pentagone depuis plus de deux ans, est entrée en phase d’actualisation en novembre dernier après la défaite républicaine aux élections du congrès et les revers de plus en plus catastrophiques des opérations militaires et politiques états-uniennes en Irak.

 

Terrorisme

 

Brzezinski confirme que les États-Unis peuvent organiser des attentats sur leur propre territoire
7 février 2007
Réseau Voltaire

A l’exception de The Washington Note et du Financial Times, les grands médias ont décidé de ne pas rapporter les propos de Zbigniew Brzezinski qui bouleversent la classe dirigeante états-unienne. Auditionné le 1e février 2007 par la Commission des Affaires étrangères du Sénat, l’ancien conseiller national de sécurité a lu une déclaration dont il avait soigneusement pesé les termes.

 

Droits démocratiques : Le scandale Bahar Kimyongür

Merci de signer la pétition internationale pour la libération de Bahar Kimyongur sur le site www.leclea.be et de faire circuler cet appel parmi vos ami(e)s et collègues.

 

Message de Deniz, l'épouse de Bahar
9 février 2007

«Mon époux, Bahar Kimyongür, vient d'être condamné par un tribunal belge à cinq ans d’emprisonnement, alors qu’il n’a commis aucun délit, aucun acte violent. La condamnation de mon mari signifie qu’exprimer un point de vue contestataire est passible, aujourd’hui, de plusieurs années de prison. »

Soirée de solidarité Bahar Kimyongür
28 janvier 2007

Le 19 janvier 2007, au Centre International de Bruxelles, une centaine de personnes ont tenu à marquer leur solidarité avec Bahar Kimyongür et ses camarades, prisonniers politiques en Belgique par suite de la loi liberticide dite "anti-terroriste".

Lettre de Bahar Kimyongür aux camarades de StopUSA
15 janvier 2007

 

Somalie

 

L'aviation US fauche des centaines de paysans
Tony Busselen
17 janvier 2007
Solidaire

Des avions de combat US ont mené plusieurs raids la semaine dernière en Somalie. Soi-disant pour éliminer trois dirigeants d’Al Qaïda. Ils ont fauché des centaines de paysans.

 

Liban

 

La conférence de Paris III pour le soutien au Liban : qui aide qui ?
Renaud Vivien
29 janvier 2007
CADTM

Il y a fort à parier que la Conférence de Paris III ne résoudra en rien l’endettement honteux du Liban et qu’elle aggravera même les conditions de vie des Libanais puisqu’elle entérine et légitime les réformes néolibérales annoncées par le gouvernement.

Ensemble face au cauchemar de la guerre civile
Bureau Politique du parti Communiste libanais
26 janvier 2007

Une fois de plus, le Liban vit, une fois de plus, le cauchemar d’une éventuelle guerre civile qui menace les citoyens, les jeunes et les pauvres, surtout, qui vont en payer le prix de leur sang, de leur avenir et de l’intégrité de leur pays.

 

Bases militaires - Vicence

 

Italie • Protestation massive contre l’extension de la base américaine
Pol De Vos
6 février 2007

Ce 23 janvier, le Premier ministre italien Romano Prodi a donné son accord à l’extension de la base militaire américaine près de Vicenza, dans le nord du pays.

Pourquoi l’agrandissement de la base étasunienne est un problème politique
Manlio Dinucci
18 janvier 2007
Il manifesto

L’agrandissement de la base de Vicence représente un problème « non de nature politique mais de nature urbanistique et territoriale » : c’est le président du Conseil Romano Prodi qui l’a dit en annonçant l’autorisation donnée par le gouvernement.

L’offense de Vicence
Marco Revelli
17 janvier 2007
Il manifesto

Pourquoi donc le « pacte » avec Washington devrait-il valoir davantage que celui avec les électeurs de Vicence, abandonnés par Prodi à leur « question d’urbanisme » ? Au nom de quelle « Raison politique », les humilier et frustrer, en montrant cette incapacité et indisponibilité à l’écoute ?

 

Autres

 

Samir Amin : les Etats-Unis sont dans une position d’extrême vulnérabilité, d’où l’arme militaire
Giuliano Battiston
18 janvier 2007
Il manifesto

Le discours de l’idéologie dominante, qui établit une égalité absolue entre démocratie et marché, sur la base de quoi il n’y aurait pas de démocratie sans marché [...] est un discours vulgaire, de pure propagande, qui n’a rien à voir ni avec la réalité historique ni avec son analyse scientifique.

 

Médicament • 250 000 signatures contre le géant Novartis
Gaston Van Dyck
6 février 2007
Solidaire

Novartis vend super cher le médicament Gleevec, utilisé en Inde par 24 000 patients leucémiques. L’Inde proteste, Novartis lui fait un procès...

 

Chávez nationalise des secteurs stratégiques
Pol De Vos
17 janvier 2007

Si, au cours des prochains mois et années, Chávez met ces plans en pratique, l’influence économique des États-Unis (et de l’Europe) au Venezuela continuera à régresser. Il est peu probable que Washington laisse faire sans sourciller… Aussi la confrontation avec les États-Unis et l’Europe risque-t-elle d’ici peu de se durcir. Tout semble indiquer que les Vénézuéliens défendront bec et ongles leur droit à décider eux-mêmes de leur propre avenir.

 

Japon • Tokyo veut redevenir une grande puissance militaire
Pol De Vos
31 janvier 2007

Depuis le début du mois de janvier, le Japon s’est à nouveau doté d’un « vrai » ministère de la Défense. Les États-Unis sont ravis.

 

Agent Orange Vietnam : propos sur le nouveau différé de la Cour d’appel de l’État de New York
André Bouny
9 février 2007


 

Oproep van het anti-oorlogsplatform
Internationale anti-oorlogsdag, Brussel, zondag 18 maart 2007

" Geen oorlog, geen bezetting
Geen Belgische medeplichtigheid
Vrede voor het Midden-Oosten"

Met deze maandelijkse nieuwsbrief brengt StopUSA u een selectie van informatie van de "andere wereld".
Een wereld waarin mannen en vrouwen, op duizend en één manieren, verzet bieden aan de imperialistische oorlogen, aan moordende bezettingen, aan onmenselijke levensomstandigheden die het gevolg zijn van een inhumaan en vernietigend systeem.
Van Libanon via Palestina en België, van Irak via Afghanistan tot de VS, een andere wereld die onze wereld is, de uwe, de wereld die we aan onze kinderen willen schenken. Verzet, solidariteit, boycott, gewapende strijd en strijd voor democratische rechten... Deze maandelijkse nieuwsbrief wil u een andere stem laten horen . In 2007 willen we meer dan ooit, ook lezen wat u denkt, u leren kennen, reageren samen met u. Heeft u informatie die u wil verspreiden? Een solidariteitsproject? Een artikel dat u graag kenbaar wil maken? Contacteer ons dan! Maak van StopUSA een manier om te zeggen "Niet in mijn naam!".

...en afspraak op 18 maart!

 

De Verenigde Staten bereiden waaarschijnlijk een nieuwe oorlog voor, dit maal tegen Iran. Vandaar dat we meer dan ooit present moeten zijn om nee te zeggen aan de oorlogsplannen van Bush en Co. Zoals vorig jaar zal StopUSA mee opstappen in de betoging met de tank ... "tegen de oorlog" en slogans. Heb je sterke armen? Een stem die luid weerklinkt? Of gewoonweg zin om samen met ons mee op te stappen in deze betoging? Afspraak achter de StopUSA tank bij het vertrek van de betoging.

Dank om de internationale petitie voor de vrijlating van Bahar Kimyongur te ondertekenen op de site www.leclea.be en deze oproep door te sturen naar vrienden en collega's. 

 

Palestina 2007: genocide in Gaza, ethnische zuivering in de Westbank
Ilan Pappe
7 Februari 2007
Electronic Intifade / Intal

«Niet lang geleden beweerde ik, ook via dit medium, dat Israël een genocidaire politiek voert in de Gazastrook. Ik heb lang getwijfeld of ik deze sterk beladen term zou gebruiken, maar heb uiteindelijk besloten dat toch te doen.»

Dr Naïm Abou Thaïr over de huidige situatie in Palestina
Philippe Dehenau
2 Januari 2007
Intal

Op zaterdag 16 december heeft Dr Naïm Abou Thaïr van het Bisan Center for Research and Development in Palestina een conferentie gegeven voor een dertigtal leden en sympathisanten van Intal. Hieronder volgt zijn verslag over de huidige situatie in Palestina en haar diepere oorzaken.

 

Italië • Protest tegen uitbreiding Amerikaanse basis
Pol De Vos
7 Februari 2007

De Italiaanse premier Romano Prodi verklaarde zich akkoord met een uitbreiding van de Amerikaanse militaire basis bij Vicenza, in Noord-Italië.

 

Chavez in tweede termijn nog ambitieuzer
Pol De Vos
17 Januari 2007

Hugo Chavez, die vorige week aan zijn tweede ambtstermijn begon, lanceerde direct een eerste initiatief: “Alles wat werd geprivatiseerd, zal opnieuw worden genationaliseerd”

Een potje armworstelen tussen regering en oppositie
Andre Crespin
10 Januari 2007
Solidair

Evo Morales, president van Bolivië sedert januari 2006, inspireert zich voor zijn politiek op die van Venezuela. Dat vinden de Verenigde Staten en de rijke Bolivianen allesbehalve een goed idee.

 

Medicamenten • Kwart miljoen mensen tegen farmareus Novartis
7 Februari 2007
Solidair

Novartis verkoopt voor woekerprijzen het medicament Gleevec, dat in India door 24.000 leukemiepatiënten wordt gebruikt. India protesteert, Novartis spant processen in...

 

België in de Veiligheidsraad van de Verenigde Naties
Roland Marounek en Bert De Belder
7 Februari 2007

Sedert 1 januari is België voor twee jaar lid van de Veiligheidsraad van de Verenigde Naties. De Veiligheidsraad staat onder druk van de Verenigde Staten en schiet qua democratie en representativiteit erg tekort. Kan het kleine België daar iets aan veranderen?

Samir Amin: “Op korte termijn geen hoop voor Arabische landen”
Interview door Marc-Antoon - Indymedia
6 Februari 2007
Indymedia

NAIROBI – Volgens de Egyptische econoom Samir Amin kan er in de Arabische landen op korte termijn geen evolutie richting meer sociale rechtvaardigheid komen. Er is veel sociale strijd, maar zonder politieke vertaling.

Japan • Militaire opbouw onder VS-paraplu
Pol De Vos
31 Januari 2007

Sinds begin januari heeft Japan weer een ‘écht’ ministerie van Defensie, in plaats van alleen maar een Verdedigingsagentschap. De Verenigde Staten zijn blij met de plannen van hun bondgenoot.

 

Zich excuseren kan niet meer (lezerbrief)
Andy Vermaut
25 Januari 2007

Hollywoodacteur Robert Redford ageert nu openlijk tegen de oorlog in Irak en eist excuses van de Amerikaanse regering voor deze oorlog. De vraag die ik mij stel is de volgende: kan Amerika zich nog excuseren voor deze oorlog, gezien ze nog steeds volhardt in de leugen. De leugen die stelt dat het na de bevrijding in Irak zoveel beter zou worden, de leugen dat de Amerikaanse droom te importeren is, de leugen van deze oorlog en het zenden van extra troepen, de leugen en de misleiding van de wereldopinie in de aanloop naar de oorlog in Irak.

 

Amerikaanse inmenging steeds duidelijker
Tony Busselen
17 Januari 2007
Solidair

VS-gevechtsvliegtuigen voerden vorige week verschillende raids uit in Somalië. Die moesten zogezegd drie toplui van Al Qaeda uitschakelen. In werkelijkheid werden honderden herders en boeren neergemaaid.

Somalië opnieuw het terrein van oorlog en geweld
Tony Busselen
10 Januari 2007
Solidair

Het Ethiopische leger viel vorige maand Somalië binnen en verjoeg er met luchtaanvallen en enorme grondtroepen de “Islamitische Rechtbanken”. Zonder enig bewijs werden deze Islamitische rechtbanken ervan beschuldigd verbonden te zijn met Al Qaeda. En dit volstond om de volslagen onwettige inval te rechtvaardigen.


Thanks for signing up the international petition for the liberation of Bahar Kimyongur on www.leclea.be and to forward the appeal to your friends and colleagues.

Irak

 

U.S. occupation at root of violence in Iraq
Sara Flounders
11th February 2007

The Bush administration released on Feb. 1 a vile four-page summary of a longer classified report on Iraq called the National Intelligence Estimate. Prepared by 16 U.S. intelligence agencies active there, the summary described the situation in Iraq as going from bad to worse.

Imminent execution of three Iraqi women, Wassan, Zainab and Liqa
11th February 2007
BRussells Tribunal

Terrified Palestinians flee Baghdad for Syrian border
24th January 2007
UNHCR Press Release

«Of all the groups being targeted in Iraq, the Palestinians are the most vulnerable as they literally have nowhere else to flee, and in many cases have been denied travel documents. The international community must act now to help these people. A safe haven needs to be found immediately, outside Iraq.»

New Oil Law Means Victory in Iraq for Bush
Chris Floyd
8th January 2007
t r u t h o u t

The reason that George W. Bush insists that "victory" is achievable in Iraq is not that he is deluded or isolated or ignorant or detached from reality or ill-advised. No, it's that his definition of "victory" is different from those bruited about in his own rhetoric and in the ever-earnest disquisitions of the chattering classes in print and online. For Bush, victory is indeed at hand. It could come at any moment now, could already have been achieved by the time you read this. And the driving force behind his planned "surge" of American troops is the need to preserve those fruits of victory that are now ripening in his hand.

 

Iran

 

Trying to Create a Next World War
Ron Jacobs
10th January 2007
counterpunch.com

According to the January 7, 2007 edition of London's Sunday Times, two Israeli Air Force squadrons are training for a nuclear attack on Iran. The article, which obtained its information from Israeli military and Mossad sources, briefly describes how the attacks would be carried out on Iran's nuclear facilities. According to one source, the end result would be "one mission, one strike and the Iranian nuclear project will be demolished." Of course, the fact that nuclear weapons destroy much more than their intended targets and kill many more people than those in the target zone is not even mentioned--dismissed without even a thought as if the potential deaths of thousands of Iranians should be irrelevant to Tel Aviv's pathological need to destroy any threats to its paranoid body politic.

 

Palestine

 

As the International Community Remains Silent, Israeli Occupation Authorities Continue the Judaization of Occupied Arab Jerusalem
PCHR - Palestinian Centre for Human Rights
11th February 2007

PCHR strongly condemns diggings conducted by Israeli Occupation Forces (IOF) in the vicinity of the al-Aqsa Mosque in occupied Arab Jerusalem. PCHR further denounces storming the al-Aqsa Mosque and using excessive force by IOF against hundreds of Palestinian civilians who attended the Friday Prayer on 9 February 2007. PCHR warns of the continuation of diggings, which pose a serious threat to one of the holiest sites for Arabs and Muslims and agitate the feelings of more than one billion Muslims around the world.

 

Somalie

 

Another war «made in USA»
Mohamed Hassan
6th January 2007
wpb.be

This is not a war between Ethiopia and Somalia. This is a war of the USA against all the peoples of the Horn of Africa.

 

Afghanistan

 

Media blind to Afghan civilian deaths
Dave Markland
2nd January 2007
Seven Oaks

This article examines several recent instances of NATO forces killing Afghan civilians and the coverage which those events were given by our [Canadian] country's agenda-setting English newspapers: the Toronto Star and the Globe and Mail.

15:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/02/2007: COURCELLES: l' opposition des locataires des maisons sociales porte ses premiers fruits, avec l’ aide des médias …

COURCELLES: l' opposition des locataires des maisons sociales porte ses premiers fruits, avec l’ aide des médias …

 

La presse ne pouvait ignorer longtemps que le feu couve dans les cités sociales de Courcelles.

L’ opposition des locataires au paiement des arriérés d’ entretien portant sur 6 années vient d’ être relayée ce samedi 17 février 2007, à 13 heures, pendant un long moment sur Rtl-Tvi.

Il y a fort à parier que d’autres médias vont également plonger sur l’événement à leur tour.

Les locataires, épaulés par les actions du Ptb et de Pcc, réaffirment qu’ ils ne vont pas se laisser faire, qu’ils ne paieront pas. Ils réclament des comptes à la société « A CHACUN SON LOGIS ».

J’ avais prédit, dans un précédent message, que cela allait chauffer dans les semaines à suivre dans les cités. Je ne peux qu’ encourager les locataires à signer massivement LA PETITION en cours.

Les dirigeants de « A Chacun son Logis » vont devoir réagir. Pour sauver la face, ils vont certainement tenter de se retrancher derrière les conclusions du rapport d’ audit que personne ne connaît parmi la population. Pour rappel, les saloperies et les scandales de certains dirigeants de sociétés locales de la grande localité voisine, dirigée par les « socialistes », ont provoqué la mise en route d’ audits dans les cités de Wallonie. Certains de ces rapports concluentt, dans la mise en œuvre de moyens financiers, qu’ il faut réclamer plus de la part des locataires. Ces rapports, ces scandales, ces mauvaises gestions, se retournent donc maintenant contre la population. C’ est évidemment trop facile de la part de la Région wallonne : il lui appartient d’ allouer les crédits nécessaires pour combler les trous creusés par les mandataires « socialistes » ou autres des maisons sociales. Réclamer des centaines d’ euros supplémentaires, portant sur des années de retard, est une solution inacceptable pour les locataires qui ne sont que de petites gens. Attention donc à la manœuvre !

RoRo.

13:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mr, actualite, presse, silence, social, communes, solidarite, capitalisme, democratie, logement, ps, cdh, ptb, courcelles, romain, belgique, histoire | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/02/2007: Belgique: les luttes et actions ouvrières et syndicales, dans SYNINFO

Belgique: les luttes et actions ouvrières et syndicales, dans SYNINFO

 

Syninfo[roger1]    jeudi 15 février 2007

 

 

Négociations CCT :

6 % d’augmentation : les carriers renvoient la norme salariale à la poubelle

 

 

Cher(e) militant(e) syndical(e),

 

Ça y est ! Le premier projet de CCT sectorielle a débarqué. La CCT des carriers contient une augmentation salariale de 5,5 à 6 %. La CCT n’accepte pas non plus de « mécanismes de correction » qui rabotent l’index. Autrement dit, comment un petit secteur pourrait inspirer l’ensemble du mouvement syndical.

 

Après menace de grève : une première CCT enfonce la norme salariale.

Qui connaît le secteur des carrières ? Il s’agit ici de 900 travailleurs des carrières : exploitation des roches calcareuses et de la chaux, fours à chaux, carrières et fours à dolomies… Depuis le 5 février, ils ont lancé dans leurs entreprises une série d’actions pour leur CCT. La précédente CCT leur octroyait 5 %. Aujourd’hui, il s’agit de 5,5 à 6 %. Dans nombre d’entreprises, il y a encore des négociations pour obtenir davantage. Les 900 travailleurs foulent ainsi aux pieds la norme salariale (indicative) de 5 % de l’accord interprofessionnel (AIP) qui vient d’être conclu. « Je m’attends à ce que plusieurs secteurs dépassent la norme salariale », déclare le secrétaire fédéral Paul Lootens (Centrale générale FGTB) (De Morgen, 12 février 2007).

En même temps, leurs syndicats refusent dans la CCT tout « mécanisme de correction » vers le bas, qui annule l’augmentation du pouvoir d’achat si l’index grimpe « trop haut ».

 

Nico Cué, secrétaire général FGTB des métallos de Wallonie-Bruxelles : « Nous refusons de nous laisser enfermer dans un carcan. »

Lors des votes autour de l’AIP, il apparaissait déjà clairement qu’une bonne dose de mécontentement subsistait chez les travailleurs du fait que le pouvoir d’achat n’augmentait pas (sauf pour les salaires minimaux), alors que les bénéfices élevés et les gros salaires des PDG ne cessaient de s’accroître. À chacun sa part du gâteau, avait-on dit pourtant…

Chez les métallos aussi, on réclame une « hausse substantielle du pouvoir d’achat » et on entend de plus en plus de critique à l’encontre de la loi salariale ou loi sur la compétitivité de 1996. Nico Cué, secrétaire général FGTB des métallos de Wallonie-Bruxelles : « Nous refusons de nous laisser enfermer dans un carcan imposé par la loi de 1996 qui ne correspond pas à la réalité et ne nous permet pas d’assurer la juste répartition des richesses. »  

(Pour en savoir plus, lisez www.solidaire.org - Accord Interprofessionnel • L’heure est aux négociations dans les secteurs – Bob, insérer le lien ici)

 

Bruno Bodson, secrétaire national du syndicat des employés CNE-CSC-industrie : « Nous voulons une augmentation considérable de la masse salariale. »

 

Mêmes doléances du côté des syndicats employés. Bruno Bodson, secrétaire national du syndicat chrétien des employés CNE Industrie : « Où est le partage des fruits de la croissance ? La rémunération du capital dans le secteur alimentaire a été multipliée par quatre de 2003 à 2005. Nous voulons une augmentation considérable de la masse salariale. »

(Pour en savoir plus, lisez www.solidaire.org Accord Interprofessionnel • L’heure est aux négociations dans les secteurs – Bob, insérer le lien ici)

À Caterpillar (Gosselies), ils veulent au moins 6 %, la même chose pour tout le monde, sans flexibilité salariale. À la STIB (transports en commun bruxellois), les syndicats réclament 7,7 % d’augmentation.

 

 

IG-Metall veut 6,5 % : ne devions-nous pas suivre les pays voisins ?

 

Hors de nos frontières aussi, les travailleurs réclament leur part. En Allemagne, IG-Metall, le plus gros syndicat, veut une augmentation salariale de 6,5 % pour 2007. Cela concerne 3,4 millions de travailleurs. D’autres secteurs allemands réclament également de fortes hausses des salaires.

Ne devions-nous pas toujours calquer nos salaires sur ceux de nos pays voisins ? Pourquoi attendre, dans ce cas ?

 

Les syndicats des employés BBTK-SETCa et CNE-LBC s’opposent bec et ongles aux « all-in » ou aux clauses de « correction » dans les CCT à venir.

 

Des mots compliqués pour dissimuler l’attaque patronale contre l’index. Ce fut le cas dans le secteur de la métallurgie l’an dernier : l’augmentation de 0,4 % de septembre n’a pas été accordée du fait que l’index avait franchi une certaine limite. Dans sa CCT figurait un tel mécanisme correcteur. Dans l’AIP, les patrons sont parvenus à faire figurer qu’un tel mécanisme correcteur était « recommandé ». Ils mettront certainement la chose sur le tapis. Le secrétaire général de la LBC, Ferre Wijckmans, a réagi tout de suite : « Nous ne voyons pas de raison d’en arriver à de nouveaux accords sur les corrections salariales. (…) Avec ce système, le patron fait retomber l’incertitude du côté du travailleur. Si l’inflation est plus élevée qu’escompté, le travailleur reçoit moins d’augmentation. » (Visie, 26 janvier 2007, De Tijd, 13 février 2007)

 

Le ministre SP.a de l’Emploi, Peter Van Velthoven, ouvre la porte toute grande à la détérioration des conditions de salaire et de travail dans la logistique…

Vous travaillez dans la métallurgie, la chimie, le textile, l’alimentation… Mais votre boulot a trait à l’emballage, le stockage, le transport du produit…. Accrochez-vous, dans ce cas. Le ministre a sorti de ses tiroirs un projet de loi fin prêt pour soumettre ces activités à une commission paritaire spéciale n° 140 ; « la logistique ».

Donc, au diable les Commissions paritaires (CP) là où elles existent aujourd’hui, ou qu’il s’agisse de la métallurgie, la chimie, le textile ou autre. Résultat : à terme, ces travailleurs vont se retrouver sous des CCT avec de nettement moins bonnes conditions de salaire et de travail. Evidemment, ça va encore faire le beurre des patrons.

La FGTB-métallurgie flamande a réagi méchamment par la bouche de Herwig Jorissen : « À quoi sert de vouloir faire venir des travailleurs du SP.a au parlement, si, par ailleurs, un ministre du même parti met en danger les conditions de travail et de salaire de ces mêmes travailleurs ? »  (De nieuwe Werker, 9 février 2007).

 

Appel de la CSC-Bruxelles et de la Centrale générale de la FGTB à la solidarité avec la déléguée CSC licenciée, Maria Vindevoghel, vendredi 16 février, lors de son procès.

 

Dans un communiqué, le secrétaire de la CSC, Guy Tordeur, lance un appel à être présents en masse au procès de la déléguée Maria Vindevoghel. En juillet 2005, celle-ci avait été injustement licenciée par son patron, Flightcare, à l’aéroport de Zaventem. L’an dernier, le tribunal du travail donnait raison à Maria, mais Flightcare est allé en appel. Celui qui lui a succédé, Corg Kirlangic, a lui aussi été licencié. Guy Tordeur : « Il ne s’agit pas ici que de la protection de deux délégués de la CSC. Flightcare est occupé à rendre impossible toute forme de travail syndical à l’aéroport ! »

La Centrale générale de la FGTB lance elle aussi un appel à manifester sa présence.

Rendez-vous : vendredi 16 février, 14 h, Cour du Travail, place Poelaert, 1000 Bruxelles (juste en face du Palais de Justice). 

 

Avec nos salutations amicales,

Jef Bruynseels

Johnny Coopmans

Jo Cottenier

 

11:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, romain, courcelles, histoire, actualite, silence, syndicats, social, luttes | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2007

16/02/2007: Bientôt le 62e anniversaire de la Victoire sur le nazisme ... ! Et après ... ?

Les deux articles que je reprends ci-dessous sont sortis il va y avoir 2 ans, au moment de la célébration du soixantième anniversaire de la victoire sur le nazisme.

Malgré certaines outrances maladivement anti - staliniennes (l'Urss stalinienne, le pacte, etc ...) d' un de ses auteurs, ils gardent une valeur et une analyse historiques considérables et indéniables .

L' Euro-dictature capitaliste et l' Otan ne cessent d' étendre leurs tentacules vers l' Est à un point tel qu' elles touchent aujourd'hui aux frontières non pas de l' ex-Union soviétique (Ce que l'Urss ne pouvait plus accepter et ce que Poutine lui-même ne voit pas d' un très bon oeil non plus), mais de la Russie elle-même dans ses dimensions réduites.

L' encerclement, le contournement, de l' ex-Union soviétique se poursuit. La marche vers l' Est est reprise aujourd'hui par la plupart des gouvernants "démocrates" de l' Europe capitaliste qui apparaîtront bientôt, pour ce qu' ils sont réellement, de véritables émules d' un très grand européen : ... Adolphe HITLER, lui-même continuateur des gouvernants de l' empire romain-germanique, de Charlemagne et de Napoléon ! 

Au risque de me tromper, la contre-révolution qui a suivi la Révolution d' Octobre, en passant par la Guerre d' Espagne, la seconde guerre mondiale, la guerre froide et ses guerres chaudes, l' épopée gorbatchévienne, se poursuit.

Il est important de savoir d' où nous venons et surtout vers quoi nous allons de nouveau: vers un nouvel empire de conquêtes impérialistes et colonialistes qui tôt ou tard s' effondrera lui-aussi au prix de véritables catastrophes humaines. Le capitalisme n' est pas un ciment pour unir les peuples. Le capitalisme n' existe que pour conquérir, diviser les peuples pour mieux les exploiter, afin de générer d' immenses profits pour les possédants. (Je reproduis d' ailleurs progressivement un ouvrage intéressant de ce qu' était déjà la politique Us dès le lendemain de la Victoire et aide aussi à mieux comprendre les raisons de la guerre froide - Il suffit de cliquer !). Ces articles prouvent également à quel point le nazisme et le communisme ("stalinien" ou non) sont différents tant par leurs idéologies, leurs buts, leurs moyens, leurs méthodes, leurs langages, leurs essences, leurs origines de classe,... contrairement à ce que les médias et les dirigeants européens (instigués surtout par les nouveau venus de l' Est "libérés") tentent de faire entrer dans les esprits actuels et futurs pour asseoir leur nouvelle domination, consolider leur pouvoir.

RoRo

 

 

----- Original Message -----

From: Annie Lacroix-Riz

Sent: Saturday, May 07, 2005 9:08 AM

Subject: TR: EURASIE-BXL, nouvelle série. Il y a soixante ans ans, la Victoire. (1) le 3 mai 2005

 

Très bon article.

 


De : Chaulou [mailto:chaulou@skynet.be]
Envoyé : mardi 3 mai 2005 22:30
Objet : EURASIE-BXL, nouvelle série. Il y a soixante ans ans, la Victoire. (1) le 3 mai 2005

 

 

EURASIE-BXL, nouvelle série, 3 mai 2005.

Il y a soixante ans ans, la Victoire. (1)

Allemagne nazie- URSS
UNE GUERRE A TROIS DIMENSIONS

.

Du 22 juin 1941 au 9 mai 1945, l'Allemagne hitlérienne et l'URSS stalinienne (???) sont en guerre. Jusqu'au débarquement anglo-américain du 6 juin 1944, sur les plages de Normandie, l'Armée rouge est pratiquement la seule à tenir le "premier front". Et ses victoires, de l'avis général à l'époque, ont déterminé l'issue finale, consacrée par la capitulation nazie les 8 et 9 mai 1945.
Ce que fut le rôle de l'URSS dans cette guerre n'est pas notre propos - la recherche sur ce chapître est loin d'être épuisée.  Ce qu'elle entraîna à l'intérieur de l'Union soviétique, comme violences, déplacements de populations, bouleversements sociaux et politiques est encore un autre domaine. Nous voudrions seulement fixer ici quelques repères sur ce qui a caractérisé la guerre hitlérienne faite à l'URSS. Une guerre dont on comprendra aisément qu'elle était indispensable à l'accomplissement du projet nazi. Et dès lors, inévitable, quelles que fussent les tentatives de Staline d'y échapper, de retarder l'échéance, ou encore de déjouer les tentatives occidentales d'orienter les foudres hitlériennes vers une Union soviétique mal préparée et affaiblie, en 1938, par les purges qui avaient décapité l'Armée rouge (???). C'est une guerre à trois dimensions: impérialiste, coloniale-raciste et politique anticommuniste. Autrement dit, elle participe à la fois du repartage des influences planétaires (et Staline ne se privera pas d'y participer, surtout après le victoire de 1945), de la conquête coloniale allemande "pimentée" par le racialisme nazi, et de la revanche de toutes les droites européennes contre la révolution bolchévique, à un moment où, pour un certain temps encore, "un spectre hante l'Europe, le communisme".

Une entreprise impériale moderne.

La guerre est d'abord "impérialiste" au sens classique. L'Allemagne, retardataire dans le partage colonial du monde, revient à charge après sa défaite de 1914-18, en rivalité avec la Grande-Bretagne et la France. En Extrême-orient, le Japon poursuit ses propres objectifs. Les Etats-Unis entreront dans la guerre lorsqu' en seront évidents les avantages, en termes de nouvelle hégémonie mondiale. Mais le paysage n'est plus celui de 1914. Les vieux empires ont disparu.  L'Europe, comme l'Amérique et le Japon, est emportée par les grands vents de l'industrialisation, du capitalisme et de la modernité. L'Allemagne se trouve désormais à la pointe, sinon en tête, de cette nouvelle civilisation. Elle entre cependant en rupture avec le libéralisme et professe un nationalisme ethniciste et un racialisme "aryen" dont la manifestation extrême - l'élimination des Juifs - est l'obsession de son nouveau leader nazi, Adolf Hitler. Le régime national-socialiste, porté au pouvoir en 1933 par les grandes entreprises et les classes moyennes, balaie les "obstacles" que constituent le mouvement ouvrier et les partis communiste et social-démocrate, sur la voie d'une "revanche" industrielle et guerrière. Elle se dote d'un système dirigiste et corporatiste, mais dans le respect de la propriété privée du capital. Les grandes firmes bénéficient d'un taux d'exploitation maximal y compris sous forme d'esclavagisme dans les camps de concentration. Elles auraient vocation à piloter l'intégration européenne dont l'économie capitaliste est déjà porteuse. Pour rappel: nombre d'entreprises européennes et américaines participent à l'effort industriel de guerre allemand. L'Occident libéral et l'Occident fasciste, en dépit de leurs divergences, sont imbriqués dans un même système socio-économique. Entre l'un et l'autre, entre forces conservatrices de type capitaliste (à l'Ouest) ou féodal-terrien (au Centre et à l'Est de l'Europe) se sont nouées des alliances. En 1918-20, aux côtés des forces contre-révolutionnaires en Russie, en Ukraine, en Pologne, en Allemagne, en Hongrie, en Roumanie, en Italie. En 1932-33, lorsque nationaux-socialistes, droite nationaliste et catholiques conservateurs, avec le grand capital allemand, se liguèrent pour hisser au pouvoir un Adolf Hitler qui, contrairement à la légende à nouveau répandue, n'eut jamais de majorité électorale en Allemagne, et encore moins d'adhésion massive du monde ouvrier. En Espagne, en 1936-39. Dans les pays baltes qui constituèrent, avec d'autres dictatures de droite d'Europe centrale et balkanique, le "cordon sanitaire" autour de l'URSS. En France en 1940, pour installer le régime de Vichy.
A l'Est, l'univers dont s'est emparé "la barbarie bolchévique" est très étranger au monde européen occidental. A la fois comme monde rural et civilisation "eurasienne", violentés par les transformations staliniennes (???), et comme système collectiviste encadrant l'industrialisation en dehors des normes du capitalisme marchand. Cet univers relativement autarcique, sans autres rapports avec les régimes allemands de Weimar et de Hitler que les accords bilatéraux d'états successifs de Rapallo en 1922, de la coopération militaire puis du Pacte (???) Molotov-Ribbentrop de 1939, aurait pu rester à l'écart du conflit européen si ce n'était, précisément dans cet immense espace, l'URSS, que l'Allemagne nazie entendait redéployer son vieux rêve impérial - la conquête d'un nouvel "espace vital". D'où la première spécificité de la guerre à l'Est: les peuples concernés ne connaîtront pas d'"occupants polis". Ce sera une guerre totale, à la vie et à la mort.

2. Une conquête coloniale et raciste.

Les chefs nazis (Hitler déjà dans "Mein Kampf" en 1923) ne dissimulent pas leurs objectifs coloniaux. Ceux-ci impliquent l'élimination de la Pologne en tant qu'état, de la "juiverie orientale" (qui n'est qu'une partie de la "question juive" à résoudre), de l'Union soviétique en tant qu'état fédératif de peuples d'"Untermenschen" (sous-hommes). Les Polonais et les Serbes entrent également dans cette catégorie. On notera que c'est lors de l'agression contre l'URSS le 22 juin 1941 et dans les premiers mois d'occupation, en Biélorussie, en Ukraine et en Russie que les "Einzatsgruppen" - bientôt relayés par la Werhmacht et les SS - procèdent aux premières éliminations massives de Juifs, de communistes, de prisonniers, de partisans et de villageois "complices" de la résistance. Autrement dit, le judéocide et l'extermination des populations slaves participent d'un seul et même processus. Dans la première année suivant l'invasion, quelque 3,5 millions de prisonniers soviétiques sont exterminés par les fusillades et la faim. Ultérieurement, dans les camps aménagés en Pologne et grâce aux nouvelles technologies (gaz), les Juifs "en tant que Juifs" seront la cible d'une destruction industrielle et systématique sans équivalent. Or, le projet nazi était gigantesque. Le "Plan de l'Est" conçu à Berlin par Göring et la fine fleur de l'intelligentsia scientifique envisage la mort de 30 millions de Soviétiques dans le conflit à venir, et la déportation vers l'Est (la Sibérie) d'un autre "contingent" de 30 millions. A la place des morts et des déportés devaient s'établir des colons allemands en nombre limité capables de développer une agriculture moderne. C'était donc une grande entreprise de modernisation du monde rural archaïque de l'Est.

3. Une guerre politique contre le communisme.

Dans la troisième dimension - la guerre politique, visant la destruction du système et de l'état (objectifs différents de ceux poursuivis à l'Ouest) le projet nazi apparaît, dès le départ, comme une radicalisation de l'anticommunisme. Il renoue avec le combat inachevé que les pays, tant de l'Axe que de l'Entente (les deux camps de 1914-18) avaient mené contre les Soviets en soutien à la contre-révolution en 1918-20. Pour une large fraction  de la bourgeoisie, des grands propriétaires et des clergés catholiques en Europe de l'entre-deux guerres, le fascisme en Italie, le franquisme en Espagne, le nazisme en Allemagne apparaissent comme des "remparts contre la barbarie judéo-bolchévique". A une époque où l'antisémitisme est de bon ton, l'association entre "Juifs" et "communistes" va de soi. Le théoricien Alfred Rosenberg a d'ailleurs mis au point une stratégie de dislocation de l'URSS jouant sur les nationalismes, notamment ukrainien et balte. Ce n'est pas seulement d'Allemagne - mais de toute l'Europe qu'ont afflué les armées, les légions et divisions SS "nationales" qui unirent leurs forces pour abattre le communisme athée.
Ces trois dimensions de la guerre hitlérienne contre l'URSS détermineront largement les types d'occupation, de collaborations, de résistances, le caractère même de la victoire et de ses prolongements, en URSS et en Europe, en ce compris la guerre froide qui devait succéder à la temporaire alliance "contre nature" qu'avaient nouée l'URSS et les démocraties (???) occidentales expliquent aussi les perceptions contradictoires qu'on peut avoir de "la Victoire" soixante ans plus tard. Le fait que l'entreprise nazie, produit de "notre" modernité ait été brisée par des "peuples inférieurs", menés à la victoire par l'URSS, a certes été reconnu en 1945, mais reste à ce jour insupportable aux Occidentaux bien-pensants. D'autant qu'après la guerre politique contre le communisme, perdue par Hitler mais finalement gagnée par le camp euro-atlantique, les vastes espaces "libérés" à l'Est sont promis à de nouvelles formes de colonisation. La Victoire de 1945, implicitement mais très logiquement, est remise en question.

Jean-Marie Chauvier
3 mai 2005

(version développée d'un article paru dans "Le Drapeau Rouge", Bruxelles, mai 2005)

----- Original Message -----

From: Annie Lacroix-Riz

Sent: Saturday, May 07, 2005 9:06 AM

Subject: TR: EURASIE-BXL. Il y a soixante ans ans, la Victoire ( 3)

 

Continuez l’indispensable lecture.

 

Amitiés,

 

Annie

 


De : Chaulou [mailto:chaulou@skynet.be]
Envoyé : mercredi 4 mai 2005 05:07

Objet : EURASIE-BXL. Il y a soixante ans ans, la Victoire ( 3)

 

EURASIE-BXL, nouvelle série,  

Il y a soixante ans ans, la Victoire. (2)

LE GENOCIDE NAZI EN URSS

Ou le grand média mensonge par omissions

 

Il y a volontiers "oubli" ou incrédulité du public lorsqu'on évoque les entreprises génocidaires nazies en territoires soviétiques occupés, du moins lorsque, outre les Juifs victimes d'un génocide dont on connaît les développements ultérieurs, on mentionne aussi les Slaves, les prisonniers soviétiques. Ces victimes-là de l'extermination NE SONT PRESQUE JAMAIS MENTIONNEES DANS LES MEDIAS. Comment caractériser cet "oubli", si ce n'est un "négationnisme" implicite ou, pire, une intériorisation du racisme nazi concernant les "UNTERMENSCHEN" slaves ? Nous dira-t-on encore qu'il s'agit de l'"incompétence" des journalistes, de leur "manque de moyens" ?

Cette occultation est désormais le fait, assez largement, de milieux de gauche qui, pour toutes sortes de raisons, éprouvent de la HONTE à encore parler de l'Union soviétique, de ses mérites ou de ses malheurs…sauf bien sûr lorsqu'il s'agit de dénoncer "le régime" et Staline. Y compris face à l'abomination nazie.
Voici de quoi rafraîchir un peu les mémoires.

Au sommaire:
1. La guerre contre l'URSS. Petit florilège nazi.
2. Guerre, alimentation, génocide : le travail de Christian Gerlach.

3. PLAN EST et génocide nazi. L'ouvrage de Dominique Vidal.
4. Connaissez-vous Khatyn ?
5. Connaissez-vous Rawa Ruska ?

6. EINZATSGRUPPEN. Documentation.
7. Suisse: les héritiers du génocide sont en bonne santé.

8. En annexe: docu photos sur les atrocités nazies en URSS.

 

1. LA GUERRE CONTRE L'URSS

"Une lutte raciale sans pitié"

petit florilège nazi.

 

"Nous devons coloniser l'Est sans pitié (…) Pensez aux déportations bibliques et aux massacres du Moyen-âge (…) et souvenez-vous de l'extermination des Arméniens. On en finit par conclure que les masses humaines ne sont que de la pâte à modeler biologique"

(Adolf Hitler)

"C'est une question de survie. Ce sera donc une lutte raciale sans pitié au cours de laquelle vingt à trente millions de Slaves et de Juifs périront par les actions militaires et les problèmes d'approvisionnement en nourriture"

(Heinrich Himmler)


Nous envisageons une sérieuse germanisation de la partie ouest des pays baltes et la régénération du sang. Entre l'Estonie proprement dite et la Russie sera créée une zone peuplée des Estoniens et des Lettons qui exécutent consciencieusement leurs obligations et dont les intérêts vitaux sont liés à l'Allemagne. (..) La Russie proprement formera un territoire de 2,9 millions de Km 2 avec une population de 50 à 60 millions d'habitants"

 (Alfred Rosenberg sur les plans de démembrement de l'URSS. 20 juin 1941)

(Sur les territoires conquis) "il restera 14 millions d'habitants locaux (…) il faudra déplacer 46 à 51 millions de personnes (…) le transfert des habitants locaux indésirables du point de vue racial en Sibérie occidentale (…) la destruction totale du peuple russe ou germanisation de la partie qui présente des signes certains d'appartenance à la race nordique (…) il sera possible de préserver la domination allemande à la condition de vaincre le danger biologique que présente l'énorme capacité de reproduction de ces hommes primitifs"

(Remarques de Wetzel, chef de service de colonisation. 27 avril 1942)

"Il faut avoir en vue que la vie humaine dans les pays intéressés n'a aucune valeur dans la majorité des cas et qu'un effet de terreur ne peut être obtenu qu'à l'aide des mesures d'une exceptionnelle cruauté"

(Ordre de Keitel, QG commandant en chef, 16 septembre 1941)

"Avec le Russe vous n'aurez jamais le dernier mot (….) Il sait mieux parler que vous (…) L'essentiel, c'est d'agir (…) Surtout ne soyez pas doux et sentimentaux (…) Étant féminin par sa nature, le Russe veut trouver un défaut même dans tout de qui est mâle (…Pour cette raison, soyez toujours mâle, gardez toujours votre fermeté nordique"

(Instruction du secrétaire d'état Backe. 1er juin 1941)

"J'ordonne de prendre dès maintenant pour règle que tous les prisonniers soviétiques inévitablement condamnés à mourir (…) ne soient plus amenés dans les camps de concentration où ils doivent être exécutés"

(Directive du chef de la police de sécurité et du SD du Reich aux chefs de camps sur l'exécution des prisonniers soviétiques. Signé: Müller. 9 novembre 1941.)


"Lors des opérations, les détachements ont brûlé vifs les habitants des villages du canton de Perchaie (suit la liste d'une dizaine de villages) Les détachements SS n'ont fait aucune enquête, mais enfermaient les habitants, surtout les vieillards, les femmes et les enfants dans des maisons qu'ils incendiaient ensuite. Dans le village de Dory, les habitants ont été enfermés dans l'église qui a été brûlée avec les personnes qui s'y trouvaient"

(Rapport de Kouchel, chef de police, 6 août 1943, un rapport parmi beaucoup d'autres semblables)

Les Finnois veulent la région de Léningrad. Le führer veut raser Léningrad pour le donner ensuite aux Finnois.


(PV de réunion d'Hitler avec les dirigeants du Reich, 16 juillet 1941)

Le führer a décidé de raser la ville de Petersbourg (…) On envisage de cerner la ville de près et de la raser complètement par pilonnage continu par canons de tous calibres et bombardements ininterrompus (…) Nous ne sommes pas intéressés à conserver même partiellement la population"


(Directive du chef d'état-major des forces navales sur la destruction de la ville de Léningrad. 29 septembre 1941)

Pour Léningrad, Moscou, Kiev et autres villes : "avant de les occuper on doit les détruire par le feu de l'artillerie et de l'aviation, afin d'obliger la population à fuir"


(Directive de l'EM des Forces Armées, 7 octobre 1941)

"En cas de retraite, il faut détruire sur le territoire abandonné tous les ouvrages et toutes les réserves qui peuvent être utiles à l'ennemi (…) Toutes les maisons sans exception doivent être incendiées"

(Ordre du commandement allemand. 1er septembre 1943)

2. Guerre, alimentation, génocide

 

La politique nazie d'extermination en URSS

Le titre de l'ouvrage d'un jeune historien berlinois, Christian Gerlach, affiche immédiatement l'angle sous lequel il veut étudier la politique de guerre nazie. Les premiers mois de la guerre contre l'URSS ont constitué, dit-il, le point de départ d'un assassinat de masse de proportions encore jamais vues: "Si le régime nazi avait connu en mai 1941 une fin brutale, il aurait surtout laissé le souvenir affreux de l'assassinat de 70.000 malades et handicapés du fait de la prétendue "euthanasie", de celui de dizaines de milliers de Polonais juifs et non juifs et de plusieurs milliers de détenus des camps de concentration dans le Reich. A la fin de l'année 1941, le chiffre des victimes de la politique allemande de violence avait augmenté de plus de trois millions d'individus (sans compter les tués de l'Armée Rouge) - ce chiffre comprenant environ 900.000 Juifs, dont les neuf-dixièmes tués dans les territoires soviétiques occupés, et près de deux millions de prisonniers de guerre soviétiques. C'est seulement dans le courant de 1942 que la population juive d'Europe devint le groupe le plus nombreux des victimes de la politique allemande d'extermination".

 

Plus de 3 millions de PG soviétiques assassinés

Un des facteurs fondamentaux de cette politique est constitué par l'effondrement des illusions nazies que la guerre à l'est serait brève. A l'automne 1941, d'énormes problèmes militaires, de ravitaillement alimentaire et de transports ont conduit les nazis à prendre des mesures drastiques, en particulier en ce qui concerne les ressources alimentaires. Pour nourrir les Allemands dans le Reich, il fallait réquisitionner et importer la production des pays vaincus et occupés. Pour la Wehrmacht occupante, il fallait trouver sur place l'essentiel de ce qui lui était nécessaire, évitant ainsi de bloquer des moyens de transport. Affamer les populations civiles devait naturellement en être le premier résultat, pris en compte par les responsables nazis sans grandes réticences pour les uns, et comme un résultat positif pour beaucoup. Pourtant, dans une large mesure, et tout au moins dans les régions agricoles les plus fertiles, le marché noir vint contrecarrer en partie ces plans homicides.

Par contre, la catégorie qui eut le plus à souffrir de la pénurie organisée fut celle des prisonniers de guerre soviétiques. Pas question pour eux, évidemment, de courir par exemple la campagne ukrainienne à la recherche de produits alimentaires. En France, qui a connu 1,5 million de prisonniers de guerre en Allemagne, on ignore souvent le sort des PG soviétiques, pourtant sans aucune comparaison: ce sont plus de 3 millions d'hommes (et de femmes) qui ont été assassinés, au mépris des conventions internationales censées les protéger.

Les nazis, comptant sur une victoire éclair, avaient apparemment dès le départ l'intention d'éliminer une bonne part des prisonniers qu'ils feraient. On connaît l'ordre d'élimination immédiate et sans jugement des "commissaires" soviétiques et des responsables communistes. Mais au-delà, des instructions précisaient qu'il ne fallait pas dresser de listes nominatives des prisonniers dans les camps de transit, mais enregistrer seulement ceux qui parviendraient jusqu'aux Stalag. Par ailleurs, c'est un nombre immense de prisonniers de l'Armée Rouge qui tomba aux mains de la Wehrmacht dès les premières semaines de la guerre. Les nourrir et leur fournir un abri contre les intempéries étaient le dernier des soucis des autorités allemandes. Les services de Göring avaient une position simple : pour alimenter les prisonniers, la Wehrmacht "n'était liée par aucune obligation internationale et (…) seul le travail qu'ils fournissaient en était la condition". Ainsi, le 21octobre 1941, les rations pour les PG ne travaillant pas furent abaissées de 27% à 1490 calories, avec la précision que "tout produit alimentaire donné à tort ou en trop à un prisonnier de guerre l'est au détriment de nos familles, à la maison, ou à celui du soldat allemand". Dans la partie de la Pologne dite "Gouvernement général", la réduction des rations pour les prisonniers soviétiques, dès fin septembre1941, entraîna la mort de près de 300.000 hommes jusqu'au mois de mars suivant.

Un autre facteur de surmortalité fut le froid. Rien n'étant prévu, les camps dans lesquels les soldats soviétiques furent enfermés ne comportaient aucune installation, aucune baraque pour les abriter. Dans nombre de ces "camps", ce sont les prisonniers eux-mêmes qui creusèrent des tranchées, des sortes de cavernes, pour s'abriter un peu du froid et du vent. Certains durent passer une partie de l'hiver, voire l'hiver entier dans ces conditions inhumaines. Trouver des matériaux de construction locaux pour des baraques, même primitives, aurait été facile. Mais la disparition massive des prisonniers était simplement bienvenue.

En effet, le IIIème Reich n'avait pas encore atteint le stade où un des facteurs dominants de l'économie de guerre était le besoin de main - d'oeuvre. Dans les territoires occupés, la question ne se posait pas encore. En Allemagne même, le manque de bras commença à se faire sentir dès l'été 1941. C'est pourtant seulement en octobre-novembre que cédèrent les réticences ("mauvaise influence politique sur les travailleurs allemands"). Les besoins en travailleurs avaient été chiffrés en juillet 1941 à 500.000 personnes, en octobre à 800.000, le manque de main - d' oeuvre à moyenne échéance étant estimé entre 1,5 et 2,5 millions.
Or en 1941, ce sont au total 3.350.000 Soviétiques qui furent faits prisonniers entre juin et octobre. Beaucoup étaient affaiblis par des marches forcées, la maladie et la sous-alimentation. Les remettre sur pied aurait nécessité soins et vivres en quantité. De plus, début novembre1941, Göring décida l'"importation" de civils soviétiques comme main-d' oeuvre. Le sort de centaines de milliers de prisonniers de guerre était scellé. A la famine, on ajouta l'assassinat de malades ("pour limiter les épidémies"), les mauvais traitements systématiques par les gardiens, etc. Selon C.Gerlach, des centaines de milliers de PG soviétiques, "un nombre qu'il n'est plus possible aujourd'hui de reconstituer même approximativement", ont été abattus par leurs gardiens, en majorité des membres de la Wehrmacht, indépendamment des SS et des policiers. Deux chiffres encore à titre d'illustration: entre le début de la guerre contre l'URSS et le printemps 1942, 47% des PG soviétiques se trouvant sur le territoire du Reich et 85% de ceux qui étaient internés dans le "Gouvernement général" sont morts.


L'accélération de l'extermination des Juifs

A ces données sur l'immense massacre des prisonniers de guerre soviétiques, qu'il n'est possible ici que de résumer brièvement, Christian Gerlach ajoute une réflexion d'importance fondamentale. Selon lui "le passage à des programmes considérables d'assassinats de masse a pris son essor dans les territoires soviétiques occupés. Avec les camps de prisonniers de guerre soviétiques, cette pratique s'est étendue à l'automne 1941 au-delà de ces régions, particulièrement dans le Reich et le Gouvernement général. Les informations sur le fait que dans les territoires soviétiques occupés les Juifs étaient assassinés en grand nombre se répandirent par l'intermédiaire de permissionnaires, de blessés et par d'autres voies encore. Certes d'autres avaient déjà, de façon plus ou moins indépendante, envisagé des moyens pour supprimer rapidement une partie de la population juive, par exemple dans  [une région de la Pologne occupée] le Warthegau. Pourtant, apprendre l'ampleur jamais vue des assassinats à l'Est agit en quelque sorte comme un catalyseur pour des plans nouveaux, de plus grande portée, contre les Juifs, et leur concrétisation et leur mise en oeuvre dans d'autres régions de l'Europe occupée par les Allemands. A la fin de 1941, l'idée de tels crimes était déjà admise par bien des administrations".
Le livre de Christian Gerlach n'est pas consacré uniquement au sort des prisonniers de guerre soviétiques. Il traite également, dans deux autres parties distinctes, de la Conférence de Wannsee et du sort des Juifs d'Allemagne, ainsi que de la décision fondamentale d'Hitler de faire assassiner tous les Juifs d'Europe. Pour lui, cette décision date exactement du mois de décembre1941, bien qu'il n'y ait (où qu'on n' en ait encore trouvé) aucune trace écrite, à part une note dans le carnet d'Himmler. Cette affirmation de Gerlach est controversée, et une partie de la dernière section de l'ouvrage porte trace des oppositions d'autres historiens à sa thèse. En fait, dans l'état actuel des choses, ce qui importe réellement est l'ampleur du génocide, et entre autres, ce que démontre Gerlach, l'accélération en 1942 de l'extermination des Juifs. En effet, plus de la moitié des Juifs assassinés le furent entre mars1942 et mars1943. Les camps d'extermination (Auschwitz, Belzec, Sobibor, Treblinka, entre autres) furent mis en service dans la première moitié de 1942.

 

On ne parvient toujours pas, il est vrai, à comprendre comment des avertissements comme ceux de l'industriel allemand Eduard Schulte, transmis en Suisse, apparus dans la presse américaine fin 1942, ont pu rester lettre morte. Il donnait des détails sur un plan du Secrétaire d' État nazi à l'alimentation et l'agriculture, Backe, expliquant que, pour celui-ci, "pour des raisons économiques, la situation alimentaire difficile pouvait être améliorée par l'extermination d'environ 4millions de personnes qu'il serait sans cela nécessaire de nourrir…"(texte d'une note provenant de la légation américaine à Berne du 22 octobre 1942, actuellement aux Archives Nationales US.)

 

La situation alimentaire de l'Allemagne devenait certes difficile. Pourtant, Backe restait optimiste, affirmant en mai 1942 devant Hitler et le responsable du "Gouvernement général", Frank, que bien d'autres peuples crèveraient de faim avant que ce soit le tour de l'Allemagne. De fait, en affament les populations, en exterminant des millions d'hommes et de femmes, les nazis parvinrent à maintenir le niveau alimentaire dans le Reich jusqu'en 1944-45 à un niveau acceptable, s'assurant ainsi contre un possible mécontentement de la population et conservant par là même son soutien. Il n'est pas question, bien entendu, de présenter les préoccupations de ravitaillement comme la cause des massacres de prisonniers soviétiques, comme des populations juives d'Europe. C'est pourtant, semble-t-il, un facteur qui a pesé dans la balance !

 

Jean-Luc Bellanger

 

Christian Gerlach : Krieg, Ernährung, Völkermord -Forschungen zur deutschen Vernichtungspolitik im Zweiten Weltkrieg (Guerre, alimentation, génocide — Recherches concernant la politique allemande d'extermination de la Seconde Guerre mondiale) - Hamburger Edition, 1998.

 

3. " Plan Est " et génocide nazi :
de nouveaux éclairages d’historiens allemands.

 

Il y a soixante ans, le 12 juin 1942, Himmler rendait public le " Plan général Est ". Ce projet gigantesque prévoyait la déportation en Sibérie de 30 millions de Slaves et la colonisation, par 5 millions d’Allemands " de souche " des territoires occupés de Pologne, d’Union soviétique, de Bohême-Moravie ainsi que de la Ruthénie (actuelle Transcarpatie, en Ukraine). Les dirigeants nazis – notamment le maréchal Göring, dès le 23 mai 1941- avaient  d’ailleurs prévu " la mort par la faim " de 20 à 30 millions de Soviétiques, soit des peuples slaves considérés comme " untermenschen ". Les juifs étaient tout spécialement visés. De fait, l’invasion de l’URSS avait commencé le 22 juin 1941 et, six mois plus tard, fin 1941, 2 millions de prisonniers soviétiques avaient été exterminés, ainsi que 900.000 juifs, sans parler des soldats de l’armée rouge tués au combat.

Les populations biélorusse, ukrainienne et russe allaient suivre, à la faveur de la répression des mouvements de partisans (résistants) – et des centaines de villages furent brûlés avec leurs habitants. Les mobiles et les " justifications " de ces massacres n’étaient pas de l’ordre de la " folie " criminelle ou du racisme exclusivement. Ils étaient multiples – économiques, politiques, racistes- ils évoluèrent  rapidement en fonction du déroulement de la guerre. La débâcle de l’armée rouge, en 1941, fut une divine surprise pour les dirigeants allemands, mais son redressement ultérieur et la résistance populaire soviétique n’en ont pas moins complètement bousculé les plans nazis.
Tel est le contexte des débuts du judéocide- autrement dit la destruction des juifs en tant que juifs- mis en œuvre dès l’opération " Barbarossa " (invasion de l’URSS) avant même que la conférence de Wannsee ne décide, en janvier 1942, de la " solution finale de la question juive ", soit  la liquidation envisagée de 11 millions de juifs. (Finalement, 5 à 6 millions seront mis à mort).
Explorer ce contexte encore mal connu, c’est ce qu’ont fait de jeunes historiens allemands à la faveur de l’ouverture des archives allemandes, polonaises et soviétiques ouvertes après la chute du mur en 1989.
Leurs ouvrages étant ignorés dans le monde francophone, Dominique Vidal, historien et journaliste au " Monde Diplomatique " a entrepris de les révéler dans un livre intitulé " Les historiens allemands relisent la Shoah ". Pour dissiper toute équivoque, précisons qu’il ne s’agit ni de " négationnistes ", ni de " nouveaux historiens " du genre d’Ernst Nolte qui, il y a une dizaine d’années, avaient entrepris de relativiser le nazisme comme " phénomène réactif " à la barbarie de la révolution bolchévique et du stalinisme en Russie.
Les idées fascistes et nazies, nées à la veille et dans le courant de la première guerre mondiale, le racisme et l’antisémitisme d’Adolf Hitler, son obsession du " judéobolchévisme ", évidents dès le début des années vingt et largement partagés en Europe par l’extrême-droite et une partie de la droite conservatrice, les projets hitlériens de conquête et de colonisation à l’Est impliquant la dislocation de l’URSS, l’engagement progressif dans les pratiques de l’extermination sont suffisamment connus pour ne plus devoir souffrir discussion. L’intérêt exceptionnel des travaux allemands que révèle Dominique Vidal est à la fois dans la mise en relief et en perspective des massacres perpétrés à l’Est, dont le judéocide, le démontage de leurs mobiles complexes et évolutifs, bref dans l’approche historique plutôt qu’idéologique ou morale de la genèse du génocide le plus délibéré, le mieux " pensé ", le plus industriel et le plus intensif de tous les temps. Sans doute la " surprise " des nouveaux ouvrages venus d’Allemagne tient d’abord, tout simplement, dans le rappel de faits connus des spécialistes mais de plus en plus ignorés du grand public et des nouvelles générations: l’existence même d’un génocide des peuples slaves !  Le fait, par exemple, que des millions de Russes, Biélorusses et Ukrainiens (et d’autres ressortissants soviétiques !) ont été exterminés en tant qu’ " untermenschen ", dont 3,5 millions de prisonniers de guerre soviétiques, les 600.000 victimes du blocus de Léningrad (St Petersbourg) une ville dont les nazis envisageaient la disparition, sans oublier les millions de partisans et de villageois massacrés pour leur implication réelle ou supposée dans la résistance. Ces faits sont parfois reconnus en tant que " crimes de guerre " et " crimes contre l’humanité ", mais non comme génocide. Des estimations récentes, russes et américaines, du bilan de la deuxième guerre mondiale attestent que plus de la moitié des victimes furent soviétiques : 26 à 27 millions. Mais les raisons des décès sont multiples, et depuis 1991, des historiens et journalistes russes soucieux d’instruire " le procès du communisme " insistent sur les responsabilités de Staline dans l’hécatombe et notamment la débâcle de 1941. Il reste qu’une grande partie des victimes est constituée de populations civiles et de prisonniers massacrés par les nazis. Or, il s’agit bien là- estiment les historiens allemands cités par Vidal- d’une extermination délibérée : " des dizaines de millions d’hommes devront sans aucun doute mourir de faim " explique le protocole final du 2 mai 1941 quant aux bases et modalités de l’invasion de l’URSS. L’objectif de 30 millions de morts soviétiques relève d’un " génocide planifié " obéissant pour une part, estiment les historiens allemands, à une " stratégie alimentaire " (éliminer les bouches inutilement nourries au profit de l’approvisionnement allemand) et, par ailleurs, à des considérations démographiques (l’excès de population rurale) et économiques à plus long terme (la nécessité de faire place aux colons allemands et de moderniser les industries). Simultanément, une partie des populations en voie ou non de liquidation physique sont réduites en esclavage pour les besoins de la grande industrie allemande, dont plusieurs firmes qui ont encore pignon sur rue aujourd’hui. Dès lors, les historiens contestent l’idée très répandue du caractère purement irrationnel ou exclusivement  antisémite du génocide, en ce compris le judéocide ou destruction du judaïsme, qui en est l’extrémité absolue. L’élimination, en Europe centrale et orientale, de vastes populations " encombrantes " relève d’une vision très élaborée, à laquelle participent d’éminents intellectuels de plusieurs disciplines, dont les démographes spécialistes de la surpopulation. Le racisme et spécialement la haine des juifs, associés au communisme, jouent bien entendu un rôle déterminant dans le judéocide, que la guerre à l’Est précipite et radicalise.
On observera, au passage, l’importance de la chronologie : l’invasion de l’URSS, entamée le 22 juin 1941, s’accompagne de nombreux pogromes " de juifs et de communistes ", dûment planifiés, et perpétrés par les einzatsgruppen allemands avec le concours parfois " spontané " des groupes nationalistes locaux (notamment baltes et ouest-ukrainiens). Des massacres de dizaines milliers de juifs ont lieu en septembre, notamment à Baby Yar (Kiev). A la même époque le Zyklon B est utilisé pour la première fois pour gazer 900 prisonniers soviétiques, en novembre-décembre des unités mobiles de gazage se répandent (y compris en Serbie) et des chambres à gaz fixes sont installées en Pologne, où le premier gazage de juifs a lieu le 8 décembre à Chelmno, l’endroit même où sont gazés 5000 tsiganes à la mi-janvier. La solution finale est décidée à Wannsee le 20 janvier, le " Plan général Est " est révélé  le 12 juin, le gazage généralisé à Auschwitz commence en juillet…C’est l’époque où la France de Vichy rafle et livre aux nazis des milliers de juifs. En août-septembre commencent les déportations de Belgique et de Croatie. Mais une autre date importe, quelques mois plus tard : le 2 février 1943, c’est la capitulation allemande à Stalingrad, la bataille-pivot de la deuxième guerre mondiale, et la contre-offensive soviétique devient irréversible. Il est déjà clair, à ce moment-là, sept mois après sa proclamation, que le " Plan général  Est " ne sera pas réalisé, que les projets de colonisation avec tout ce qu’ils impliquent de déportations et d’extermination en URSS ne seront jamais réalisés.
En revanche, le judéocide s’accélère avec la liquidation des ghettos juifs et l’extrême rentabilisation des chambres à gaz.
Dominique Vidal retient aussi, des nouvelles recherches allemandes, la confirmation du rôle joué, dans le génocide, par les non-allemands des Etats alliés de Hitler (notamment roumain et croate), des légions SS de divers pays d’Europe, des milices auxiliaires recrutées dans les milieux nationalistes. Un chapître d’une précision terrifiante à cet égard est consacré à la " solution finale " en Galicie orientale, autrement dit à cette région de l’Ouest ukrainien qui fut le bastion de l’OUN (Organisation des nationalistes ukrainiens). C’est dans ce contexte que " la police auxiliaire ukrainienne représente la moitié des forces de répression en Galicie orientale. Répartie dans tout le district, elle assume toutes les phases des persécutions antisémites, des arrestations aux exécutions, en passant par le creusement des fosses. "
Des complicités au sein des élites allemandes aux collaborations policières et populaires dans de nombreux pays d’Europe , des plus " civilisés " aux plus " arriérés ", le génocide aura été , plutôt que le délire d’un homme ou d’une seule nation, l’œuvre collective et combinée de forces diversément intéressées à l’accomplissement du crime et cependant  disposées à le pousser jusqu’aux pires extrémités.
Explicitant sa démarche, Dominique Vidal suggère que la Shoah ne soit pas sacralisée au point de devenir extraterrestre et inintelligible: " Ce qui a été conçu et perpétré par des hommes peut être compris par les hommes. Sauf à capituler devant l’effrayant bulldozer de l’oubli et les médiocres querelles des négationnistes, nous n’avons d’autres choix que d’encourager la recherche historique comme l’effort pédagogique.. ". Avec d’autres, il veut " rapatrier la planète Auschwitz dans le monde des hommes "..

Jean
-Marie Chauvier

2002, paru dans "Espace de Libertés" et "Archipel".

Dominique Vidal

Les historiens allemands relisent la Shoah

Editions Complexe, 2002, 288pp

4. Connaissez-vous KHATYN ?

 

mais d'où saurions-nous qu'existe ce Khatyn là ?


KHATYN, L’UN DES 700 VILLAGES BÉLARUSSES BRÛLÉS AVEC TOUS LEURS HABITANTS...

Le 22 mars 1943 - 2005 (Dossier spécial)

Le nom du village ’Oradour-sur-Glane’ se trouve dans toutes les encyclopédies. Le monde entier connaît le nom de ce petit village du sud-ouest de la France, où le 10 juin 1944 les nazis massacrèrent toute la population du village. La Biélorussie, quant à elle, a connu des milliers de cas semblables. Le village de Khatyn n’existe plus. A cet emplacement se trouvait jadis un petit village biélorusse de 161 habitants massacrés en mars 1943...


  

Le Mémorial de Khatyn se trouve à 54 km de Minsk sur la route de Logoisk. A cet emplacement se trouvait jadis un petit village biélorusse de 161 habitants, massacrés en mars 1943.

Le 22 mars 1943, le village fut cerné par des troupes SS. Ils parqueront toute la population - femmes, vieillards, enfants, ’coupable’ d’avoir aidé les partisans, dans une grange en bois au centre du village qu’ils incendièrent, ainsi que les 26 maisons de la localité.
Au cours de l’occupation hitlérienne, 2.230.000 personnes, un quart de la population, ont péri en Biélorussie. La Flamme éternelle brûle en souvenir de chaque quatrième citoyen disparu de la Biélorussie héroïque !...

Le Mémorial de Khatyn


mardi 22 mars 2005
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5. Connaissez-vous Rawa Ruska ?

 

Le Rapport de la commission d'enquête soviétique envoyée en septembre 1944 dans le district de Rawa-Ruska
 

Ce rapport, qui nous a été communiqué à la suite d'une mission en Pologne, a été remis à l'Union Nationale de "Ceux de Rawa-Ruska" par le Professeur Pilichowski, Directeur de la Commission Principale d'Enquête sur les crimes hitlériens commis en Pologne, qui en avait demandé communication aux autorités soviétiques (la première page est la page d'envoi du rapport au Pr Pilichowski par les dites autorités). Ce rapport a été traduit par D. Dowojna Bienaimé, expert traducteur assermenté près la cour d'appel et le tribunal de grande instance de Paris (traduction n° 28981, du 27 juin 1968) et déposé par le Président A. Guerlain au Ministère des Anciens Combattants fin mai 1968.

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La première page du rapport proprement dit mentionne la date de l'enquête (du 24 au 30 septembre 1944), et la composition de la commission d'enquête (un président, une secrétaire et trois membres), avec la participation d'un commandant, d'un instituteur, de deux curés de l'église catholique-romaine, du substitut au procureur de la région de Lwow, l'adjoint du président de la commission régionale des députés du Soviet suprême, du représentant de la commission extraordinaire d'Etat.

Quarante-deux témoins oculaires des atrocités hitlériennes perpétrées dans le district et la ville de Rawa-Ruska ont été interrogés.

Au cours de l'enquête, il a été découvert des grandes "tombes collectives", aux abords de Rawa-Ruska, dans lesquelles il a été dénombré environ 37 000 cadavres d'hommes, de femmes ou d'enfants, torturés, fusillés, etc...

Le rapport décrit l'extermination de militaires soviétiques, les atrocités commises dans le ghetto juif, avant l'envoi à "l'usine de mort" de Belzec (20 km environ de Rawa-Ruska), (2 000 en mars, 2 000 en juillet 1942, etc...). Il y est noté qu'en décembre 1942 et en janvier 1943, 800 hommes de la police hitlérienne ont participé à l'opération d'extermination de plus de 14 000 personnes et 2 000 autres envoyées à Belzec... les rues étaient jonchées de cadavres, le sang coulait à flots, etc...

Quant au camp de prisonniers, il y est mentionné que ses installations, son régime, ses conditions étaient calculés pour exterminer systématiquement les prisonniers.

Un témoin a relaté qu'ayant travaillé au camp des prisonniers de guerre soviétiques du mois de décembre 1941 au mois d'avril 1942, il y avait eu, durant cette période, 15 000 exterminations par la faim, le froid, les fusillades,... des prisonniers mangeaient de la chair humaine...

La commission a établi qu'on y entretenait les maladies épidémiques dont 50 hommes au moins mouraient chaque jour, qu'on y établissait un régime de conditions inhumaines, par les massacres, la faim et le froid. Sur les 18 000 prisonniers de guerre qui se trouvaient au camp, seuls 180 hommes, atteints du typhus, furent dirigés sur le camp de Lwow, quant aux autres, ils furent exterminés au camp de Rawa-Ruska.

Ce rapport arrive à sa conclusion par :

"Après l'extermination de tous ceux qui se trouvaient au camp de prisonniers de guerre, dans ces mêmes bâtiments, écuries, au mois d'avril 1942, on plaça des prisonniers de guerre français qu'on amena au nombre de 20 000 hommes environ. Les prisonniers de guerre français se trouvaient également dans de mauvaises conditions et mouraient souvent de faim et de froid. En fait foi le cimetière de Wolkowice où de nombreux prisonniers de guerre ont été inhumés.

"Les envahisseurs fascistes allemands obligeaient les prisonniers de guerre français à un travail au-dessus de leurs forces, les faisaient mourir de faim, les tenaient dans des bâtiments, écuries, non chauffés et les punissaient pour la moindre infraction au règlement du camp.

Avant de citer le nom des coupables ayant sévi à Rawa-Ruska, le rapport signale que la commission a établi l'extermination de 41 500 personnes dans le district de Rawa-Ruska durant l'occupation.

6. EINSATZGRUPPEN.

LES EINSATZGRUPPEN SS

 

| Nicolas BERNARD | en ligne depuis : Avril 2000 | © www.1939-45.org |

 La guerre à l'Est ne doit pas, pour Hitler, se limiter à la destruction de l'Armée rouge et la conquête de territoires. Il s'agit aussi de mener une croisade contre les grands fléaux des temps modernes que sont le bolchévisme et le judaïsme. Cette guerre, le Führer l'a juré, sera une guerre d'anéantissement. Les armées du Reich devront se mettre au service de l'idéologie nationale-socialiste en vue de la destruction de l'adversaire.

Cette radicalisation de la guerre est marquée par l'entrée en action de groupes mobiles de tuerie, les Einsatzgruppen, chargées de "nettoyer" les arrières de l'armée allemande, avec la coopération de cette dernière. Ces unités spéciales relevant de l'Office Central de la Sécurité du Reich (RSHA), la haute direction SS de Heydrich et Himmler massacreront les Commissaires politiques soviétiques, ainsi que les membres de l'intelligentsia orientale, et surtout les juifs. Mais ce programme d'extermination sera mené dans des conditions chaotiques, chaque groupe de tueurs interprétant à sa manière les directives, il est vrai assez vagues, émises par les dirigeants nazis. Il faudra attendre le mois d'août pour qu'un semblant de cohésion intervienne dans les exécutions, les Einsatzgruppen recevant la confirmation de la nécessité d'éliminer, outre les juifs de sexe masculin, les femmes et les enfants.

Ces exécutions vont aboutir à la mort de plus d'un million de victimes juives, avec la bénédiction de certains hauts-responsables de la Wehrmacht. Mais les exécutions ont beau être nombreuses, elles ne vont pas assez vite. Et ces fusillades à répétition, d'une barbarie sans précédent, finissent par éprouver le moral des bourreaux, qui recrutent souvent leurs sbires parmi les nationalistes locaux, en Lituanie, en Lettonie, en Ukraine. De sorte qu'il faut trouver de nouveaux modes d'exécution (notamment les camions à gaz), d'autant que le Führer a donné l'ordre à la fin de l'été de procéder à l'éradication de la race juive en Europe.

A bien des égards, les Einsatzgruppen vont constituer le franchissement d'un seuil de violence encore jamais atteint contre les juifs. Les nazis seront dès lors engagés dans un processus d'extermination qui aboutira à la mise au point des camps de la mort.

 

APPARITION

Les Einsatzgruppen font leur apparition en Tchécoslovaquie et en Pologne en 1939. Ils suivent les arrières de l'armée allemande et massacrent, pillent, torturent les membres de l'intelligentsia locale afin d'empêcher un redressement futur des pays occupés. "Qui se souvient du massacre des Arméniens ?" fera remarquer Hitler après avoir donné ses directives à Heydrich et Himmler ?

A l'issue de l'effondrement de la France, de l'occupation de l'Europe de l'Ouest, le Führer a enfin les mains libres (ou presque - l'Angleterre résiste encore) pour accomplir son vieux rêve : conquérir la Russie pour y constituer un Lebensraum, l'espace vital de la plus grande Allemagne. Le 18 décembre 1940, il appose sa siganture au bas de la directive 21, le plan Barbarossa, l'invasion de l'URSS.

L'invasion de la Russie ne sera pas une guerre classique. Le 30 mars 1941, Hitler, dans son discours prononcé devant plus de 200 officiers de haut rang, explique que la guerre qui est sur le point de se déclencher doit être comprise comme l'affrontement entre "deux conceptions du monde opposées", "la conception nationale-socialiste et la conception judéo-bolchévique". Ordre a été donné de procéder à la liquidation des Commissaires politiques de l'Armée rouge, qui risquent de poursuivre leur propagande dans les camps de prisonniers, ainsi que de l'intelligentsia "judéo-bolchévique." Quant aux actes délictueux commis par les soldats de la Wehrmacht à l'égard des civils ennemis, ils ne seront pas obligatoirement passibles de sanctions, même s'ils constituent un crime militaire. Les chefs militaires ont reçu pour instruction d'être cléments à l'égard de ces soldats. Ils ne seront traduits en Conseil de Guerre que "si le maintien de la discipline ou la sécurité des forces armées nécessitent cette mesure" (ordre du 23 juillet 1941). Les massacres planifiés, les excès autorisés, oui, l'enfer va se déchner à l'Est.

Comment mettre en œuvre ce programme ? Dès le début du mois de mars, l'armée et les SS s'engagent dans des négociations qui visent une espèce de "partage des tâches" : le 13 mars, les "missions spéciales en vue de la préparation d'une administration politique dans la zone de combat de l'armée " sont confiées à Himmler, qui " agira en toute indépendance et sous sa propre responsabilité". Le 26, le général Wagner, représentant de la Wehrmacht, et Heydrich, conviennent que "les Sonderkommandos sont autorisés, dans le cadre de leur mission et sous leur propre responsabilité, à prendre des mesures exécutives contre la population civile". L'armée fournira l'infrastructure (locaux, essence, ravitaillement, moyens de communications). Si besoin est, il sera procédé à des échanges d'informations entre les forces militaires et les Einsatzgruppen, mais leurs sphères de compétence restera exclusive. Les kommandos spéciaux resteront sous la tutelle de Heydrich. En mai, le général Wagner et le chef du contre-espionnage nazi Walter Schellenberg parviennent à un accord définitif qui reprend ce qui a été déjà dit, mais qui permet en outre aux unités spéciales d'opérer sur les arrières des corps d'armées, c'est-à-dire sur le front lui-même. Avantage non négligeable : les SS pourront avancer le plus loin possible en vue de capturer un maximum d'ennemis politiques. Et de juifs. Le tout avec le soutien plein et entier de l'armée. Heydrich l'a rêvé, Wagner l'a signé.

 

FORMATION

Quatre Einsatzgruppen sont créés et chacun devra agir sur une zone délimitée :

Einsatzgruppe A
Einsatzgruppe B
Einsatzgruppe C
Einsatzgruppe D


> Prendre connaissance de la composition exacte de ces groupes.

Chaque Einsatzgruppe est composé d'environ un millier d'hommes (au total, les quatre groupes alignent 3.000 personnes).

Voici par exemple la composition de l'Einsatzgruppe A (990 hommes) : 340 Waffen SS, 172 chauffeurs, 18 employés de l'administration, 35 membres du SD (Sicherheitsdienst : Services de Sécurité de la SS), 41 membres de la police criminelle, 89 de la Gestapo, 87 de la police auxiliaire, 133 de l'Ordnungspolizei (Police d'Ordre, ou Orpo), 13 auxiliaires féminins, 51 interprètes, 3 télétypistes, 8 opérateurs radio.

Les dirigeants des Einsatzgruppen sont pour certains des juristes (Ohlendorf est Docteur en Jurisprudence, Nosske a travaillé pour un tribunal avant d'entrer au Ministère de l'Intérieur, Nebe est le chef de la Police Criminelle), ou issus d'autres professions libérales (Blobel était architecte, Weinmann médecin) voire religieuses (Bilberstein a été pasteur protestant) ou artitistiques (Klingelhöfer a été chanteur d'opéra). Loin d'être des sadiques (sauf certains comme Blobel ou Stahlecker), ce sont surtout des carriéristes pour qui la vie humaine n'a plus guère de sens, sensibles à l'obéissance, voire le zèle. Cela étant dit, si Heydrich a choisi ces hommes, c'est aussi par calcul politique, en vue d'éloigner des SS qui pouvaient porter atteinte à son autorité sur le RSHA. Ainsi Ohlendorf, et surtout Nebe, qu'il déteste.

 

INSTRUCTIONS

Ces tueurs, quelle est l'étendue de leur mission ? On a longtemps pensé qu'ils ont reçu l'ordre d'exterminer les juifs soviétiques peu avant le déclenchement de la campagne. En réalité, cette version résulte des aveux faits par certains dirigeants de ces unités spéciales, dont Ohlendorf, à Nuremberg ; or l'on sait aujourd'hui que ces déclarations entraient dans le cadre d'une stratégie juridique menée par les accusés pour rejeter le blâme sur Hitler, Himmler et Heydrich et se décharger de leur responsabilité en invoquant l'obéissance aux ordres. Quelques SS, comme Bruno Streckenbach (chef du personnel au R.S.H.A.), qui, selon Ohlendorf, aurait remis l'ordre d'extermination à la mi-juin 1941, ont nié avoir émis ou reçu l'ordre en question avant l'invasion. Mais lorsque Ohlendorf a fait cet aveu, Streckenbach était donné pour mort en Russie ; or il reviendra de l'archipel du goulag dans les années 50...

Toujours est-il que des briefings préparatoires ont lieu à Berlin et à Pretzsch (lieu de constitution des groupes) en juin 1941. Le 17 juin, notamment, Heydrich insiste sur la nécessité de prendre des mesures préventives contre des "ennemis potentiels" : commissaires politiques, partisans, juifs. Certains commandants SS, comme Rudolf Lange (Einsatzkommando 2) , ont interprété ces ordres de manière large et ont estimé que les ordres d'exécutions concernaient la population juive dans son ensemble. D'autres, comme Erwin Schulz, de l'Einsatzkommando 5, n'ont pas été de cet avis, mais ont fini par l'admettre en juillet-août.

Ainsi les ordres donnés sont ils assez vagues et donnent toute latitude d'action aux membres des unités spéciales. Mais en l'état actuel de la documentation, il est impossible de se faire une idée exacte des instructions données par Heydrich.

Le 22 juin 1941, Barbarossa se déclenche. La Wehrmacht pulvérise l'Armée Rouge et commence sa foudroyante avance qui la mènera aux portes de Leningrad, de Moscou et du Caucase. Les Einsatzgruppen SS suivent immédiatement les armées allemandes et se mettent au travail. Il s'agit de faire vite, avec des effectifs somme toute limités : Heydrich a insisté pour qu'un maximum d'ennemis politiques soient saisis, ce qui implique d'être en permanence sur les talons de la Wehrmacht.

Au départ, les SS exécutent prioritairement les membres de l'intelligentsia soviétique (fonctionnaires, commissaires politiques, intellectuels) ainsi que les partisans et la population masculine juive. Des pogroms sont même organisés en Lituanie et en Lettonie, avec moins de succès en Ukraine et ailleurs. Le 03 juillet, 1.160 juifs de sexe masculin sont exécutés à Luzk, mais de la propre initiative du commandant du Einsatzkommando, en vue d'asseoir son autorité sur la ville. D'autres chefs SS usent de motifs semblables pour accomplir des exécutions massives de juifs. Preuve qu'à la direction centrale nazie, les violons ne sont pas accordés. Le 2 juillet 1941, Heydrich adresse aux Chefs de la Police et des SS en URSS l'ordre de procéder à l'élimination des "élements radicaux" des populations conquises, dont les "Juifs occupant des fonctions dans le parti et l'Etat". Il faut " frapper de la façon la plus efficace possible la couche dirigeante judéo-bolchévique, tout en ne gênant pas plus qu'il n'est strictement nécessaire la mise de l'économie russe au service de l'effort de guerre allemand".

Le 16 juillet 1941, Hitler déclare qu'il est heureux que Staline ait lancé la guerre de partisans, car "cela nous donne l'occasion d'exterminer tous ceux qui nous sont hostiles. Naturellement, ce vaste pays doit être pacifié au plus tôt ; ce que nous ferons au plus vite en tirant sur quiconque osera ne serait-ce que nous regarder de travers". Le lendemain, Heydrich ordonne à ses tueurs de saisir à même les camps de prisonniers les personnes qui correspondent aux critères de l'extermination.

Les Einsatzgruppen doivent faire vite tout en suivant l'armée. De sorte que des zones entières de juifs restent épargnées provisoirement (les SS y créent des ghettos, des conseils juifs, prennent des mesures discriminatoires comme le port de l'étoile jaune) tandis que d'autres font l'objet de massacres. En juillet, Himmler envoie quelques milliers de SS de plus dans les zones de la Russie occupée et soumises à l'autorité des Reichskommissäre et des Chefs de la Police et des SS ; soit 11.000 hommes qui seront chargées du nettoyage de ces régions. En outre, une douzaine de bataillons de l'Ordnungspolizei, la Police d'Ordre, autrement dit près de 5.500 policiers SS, sont confiés à l'autorité de ces derniers. Les SS peuvent aussi compter sur un certain nombre d'auxiliaires, majoritairement des Lituaniens et des Lettons, ainsi que quelques Ukrainiens, pour organiser les pogroms ou participer aux fusillades.

Au même moment, les exécutions se poursuivent. Au mois de juillet, l'Einsatzkommando 3 de Jäger a déjà exécuté 4.239 juifs dont 135 femmes. Les fusillades se font à un rythme effréné. Ce déchaînement de violence finit par s'étendre à tous les juifs en août, y compris les femmes et les enfants. La tâche des Einsatzgruppen va s'élargir en vue de l'accomplissement d'un véritable génocide.

7.Suisse :
les héritiers du génocide sont en bonne santé.

 

Le chapitre le plus sombre de l'entreprise "Ems-Chemie"

 

Le 26 septembre, une majorité des électeurs suisses suivait les consignes de l'UDC et rejetait deux projets de loi concernant la simplification de la naturalisation d'étrangers de deuxième et troisième génération. Plutôt que d'analyser ce comportement, nous préférons revenir sur l'origine de la fortune de l'entreprise Ems-Chemie de Christophe Blocher, leader de l'UDC. L'article ci-après est paru en 2002 sur OnlineReports, un magazine internet, peu avant l'élection du député Blocher au gouvernement fédéral.
 
Depuis 5 ans, le député UDC Christoph Blocher se bat contre toute excuse ou compensation de la Suisse pour son rôle durant le nazisme. Mais on apprend aujourd'hui, grâce aux recherches de OnlineReports, que c'est précisément l'entreprise Ems-Chemie de Blocher – ex Holzverzuckerungs AG (HOVAG) – qui a largement profité après la seconde guerre mondiale du savoir-faire d'un homme, Johann Giesen, qui était directeur à Auschwitz à l'époque nazie.
Selon un ancien employé d'Ems-Chimie, Johann Giesen se comportait "comme un général" dans l'entreprise. Un autre employé le décrit comme un homme "très éduqué, cultivé et très comme il faut". En tous cas, tous les interlocuteurs sont unanimes: baroudeur ou capitaine d'industrie respectable, le chimiste allemand a joué, après la guerre, un rôle central à Ems-Chemie en tant que directeur de recherche.
 
Giesen, directeur à Auschwitz
Johann Giesen était venu en Suisse avec Werner Oswald, fondateur d'Ems-Chimie et père spirituel de Blocher, et l'avait aidé à transformer l'usine de carburants à usage militaire d'Ems en une entreprise chimique moderne. Son expérience auprès d'IG Farben l'avait beaucoup aidé dans cette tâche. Pendant la guerre, sa fonction la plus importante était la planification et le contrôle des nouvelles chaînes de production d'Auschwitz où IG Farben construisait une nouvelle et gigantesque entreprise de chimie. Dans ce lieu d'extermination, le plus grand de ceux construits par les Nazis, l'entreprise marchait sur les cadavres durant les travaux: plus de 30.000 prisonniers du camp de concentration trouvèrent la mort sur ce chantier.
Directeur de l'usine IG Farben Leuna, en Allemagne de l'Est, Giesen visita souvent Auschwitz dans les années 1941-1944 et assista à de nombreuses réunions de chantier sur place. Il était expert de la production du méthanol qui était utilisé par l'armée allemande pour la fabrication de carburant pour les avions et comme produit de base des explosifs. Les chimistes et ingénieurs de Leuna étaient responsables de cette unité dans la nouvelle usine.
 
Höss, commandant d'Auschwitz, invité à la fête
Pendant l'été 1942, Johann Giesen s'engagea fortement pour la mise en route accélérée de la production de méthanol à Auschwitz en demandant aux autorités nazies une augmentation en matériel de construction et en main-d'œuvre. Voici un extrait du compte-rendu de la réunion de chantier du 24 août 1942: "Selon le vœu du Dr Giesen, il faut voir s'il est possible qu'Auschwitz puisse produire du méthanol dès le milieu de l'an prochain avec une unité, et deux mois plus tard avec une seconde unité. Si ceci est possible, une très fort soutien des plus hautes instances serait assuré". Mi-octobre 1943, le premier wagon de méthanol quittait Auschwitz. C'était pour IG Farben une occasion pour organiser une fête à laquelle fut convié le commandant du camp de concentration d'Auschwitz Rudolf Höss. Au même moment, à quelques kilomètres de là, dans le camp de concentration de Auschwitz-Birkenau, la machine à exterminer des Nazis fonctionnait à plein régime. Jusqu'à l'évacuation du camp en janvier 1945, au moins 1,1 million de personnes – juives, pour la plupart – y ont été exécutées. Lors de ses visites à Auschwitz, Johann Giesen ne pouvait pas ne pas sentir lui aussi l'odeur sucrée de la fumée des crématoires qui couvrait toute la région de Birkenau. Il le déclara même après la guerre au procès de Nuremberg, lorsqu'il fut interrogé par un tribunal militaire américain, lors du procès d'IG Farben. Mais Giesen certifia qu'il n'avait jamais rien su des activités criminelles des Nazis: "Je n'ai jamais entendu parler d'extermination ou de tels forfaits commis sur des prisonniers du camp de concentration d'Auschwitz, que ce soit directement ou par les témoignages d'autres personnes". Giesen avait toutes les raisons de jouer les ignorants: depuis 1944, il était responsable du chantier et du fonctionnement de l'ensemble de la production de carburants à Auschwitz. Il était entre autre responsable de l'embauche des prisonniers du camp de concentration pour le chantier d'IG Farben.
L'entreprise de méthanol construite par Giesen était très importante pour l'économie de guerre: pendant sa retraite après le tournant de la guerre, l'armée allemande avait un besoin urgent de carburant et de munitions. En 1944, IG Farben produisit à Auschwitz environ 29.000 tonnes de méthanol, environ 15% de la production totale allemande. Le succès de Giesen fut récompensé: en septembre 1944, il reçut la proposition de diriger toute la production de méthanol dans l'organisation nazie d'économie de guerre. Il déclara qu'il était "évidemment prêt" à assumer cette charge. Il continua sa carrière sous le Troisième Reich, même lorsque la fin d'Hitler n'était plus qu'une question de temps.
 
La "Leuna-Connection"
Giesen réussit sans problème sa reconversion après la capitulation allemande en mai 1945. Les Alliés le considéraient comme politiquement non coupable et lui confièrent la direction de l'ex-IG Farben à Uerdingen près de Düsseldorf qui était alors sous contrôle britannique. C'est à ce titre que Giesen rencontra pour la première fois en février 1947 le Suisse Werner Oswald, fondateur en 1936 de la Holzverzucherungs AG (HOVAG) qui deviendra plus tard Ems-Chemie.
Oswald était à la recherche du savoir-faire technique nécessaire pour moderniser son entreprise de production aux Grisons. Giesen procura non seulement les connaissances en chimie pour la production de plastiques mais aussi une série de grands spécialistes d'IG Farben Leuna. Il n'informa pas de ces transactions les autorités d'occupation britanniques.
Fin 1949, les Britanniques eurent vent des contacts de Giesen avec la HOVAG. L'affaire fut découverte car Giesen avait envoyé à Ems deux techniciens qui y mirent en route une unité de production "sans aucune contrepartie". Giesen fut licencié immédiatement pour faux en bilan et divulgation de secrets de fabrication. Mais tout était prêt pour l'industriel de 53 ans: il s'installa bientôt en Suisse et fut accueilli comme un prince par Oswald au château Haldenstein, propriété de l'entreprise près de Coire. En 1952, Giesen était élu au conseil d'administration de l'entreprise qui devint Emser Werke en 1960 puis plus tard Ems-Chemie Holding. Ce n'est qu'en 1967 que Giesen se retira du conseil d'administration, deux ans avant que le jeune juriste Christoph Blocher ne rejoigne l'entreprise.
 
Le savoir-faire nazi sauve Ems-Chemie
La coopération avec Giesen fut fructueuse pour l'entreprise d'Oswald. La production de carburants était devenue superflue et non rentable après la guerre. En se reconvertissant dans la fabrication de nouveaux produits, l'entreprise d'Ems réussit à survivre. Un élément très important fut la mise en route de la production de fibres synthétiques Perlon, produit concurrent du nylon, avec l'aide des anciens chimistes de Leuna. En référence à son lieu de création, les Grisons, cette fibre polyamide "pur produit Suisse" fut appelée "Grilon". A ce jour, Ems-Chemie vend encore différentes matières plastiques à base de polyamide sous la marque Grilon. Grâce au soutien de Giesen et des autres spécialistes formés par l'économie de guerre nazie, l'entreprise d'Ems réussit sa mutation, d'une entreprise de carburants étatique subventionnée en une entreprise moderne de chimie. En 1983, l'entreprise fut acquise par Christoph Blocher, depuis longtemps homme de confiance d'Oswald. Une des rares publications sur l'histoire de l'entreprise mentionne également la "fructueuse contribution" de Johann Giesen à la reconversion de l'entreprise et ses qualités de "praticien né et d'homme qui mène à bien tous ses projets".
Sur ses activités au sein d'IG Farben, l'entreprise de Blocher n'a à ce jour pas soufflé mot.
Lukas Straumann, Florian Schmaltz*
 
* Lukas Straumann est historien et journaliste free-lance à Berne. Il est co-auteur du rapport Bergier "Les entreprises suisses de la chimie dans le Troisième Reich". Florian Schmaltz est historien à Berlin et auteur de diverses publications sur IG Farben. Il travaille aujourd'hui à l'institut Max Planck à un projet de recherches sur la "Kaiser-Wilhelm Gesellschaft" sous le nazisme.
 
 
 
IG Farben à Auschwitz
La construction d'une usine chimique, dont le coût est estimé à 776 millions de marks de l'époque, en plein cœur d'Auchwitz symbolise jusqu'à nos jours la participation active de l'économie allemande aux crimes nazis. Pour construire sa gigantesque usine destinée à produire du combustible, le caoutchouc synthétique "Buna" et des gaz toxiques, l'entreprise IG Farben a collaboré étroitement avec les SS. IG Farben  a été la première entreprise allemande à employer des détenus comme force de travail. Pour loger ses "employés", le trust avait financé la construction d'un camp de concentration sur son terrain: le camp de Monowitz (Auschwitz III).
La famine chronique, les conditions de travail extrêmement dures et le manque total de soins médicaux faisaient de la vie à Monowitz un véritable enfer. Plus de 30.000 détenus ont payé de leur vie leur exploitation par IG Farben. Leur durée de survie moyenne n'excédait pas quelques mois, voire quelques semaines. Sur ordre d'IG Farben, les SS triaient régulièrement les prisonniers pour écarter ceux dont le rendement n'était pas suffisant, ce qui était synonyme d'une mort certaine. Ils étaient alors amenés à Auschwitz Birkenau et éliminés dans les chambres à gaz.
Lorsque l'armée rouge libère Auschwitz en janvier 1945, la construction de l'usine d'IG Farben n'est toujours pas terminée. En effet, seul le méthanol connut une production importante dans cette usine; le chimiste Johann Giesen, qui devait devenir directeur de recherche à Ems, était le responsable de ce département.
A la fin de la guerre, le tribunal de Nuremberg demanda des comptes à la direction générale d'IG Farben concernant les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. L'un des chefs d'accusation principaux concernait la responsabilité de l'entreprise dans la mort des détenus du camp de concentration, lors de la construction de l'usine d'Auschwitz.
Le 30 juillet 1948, plusieurs directeurs d'IG Farben, dont Heinrich Bütefisch, supérieur direct de Giesen, furent condamnés à plusieurs années de réclusion.
LS et FS
 
 
 

"C'était avant mon temps"

Christophe Blocher, le propriétaire de Ems-Chemie, est rarement si avare de paroles. Interrogé sur la carrière à Auschwitz de l'ex-directeur de recherche à Ems, le Dr Johann Giesen, Blocher ne se laisse arracher que cette réponse lapidaire: "Le Dr Giesen a travaillé à Ems avant mon temps, dans le secteur chimie des polymères qui fabriquait la matière première pour des fils de synthèse et les fils eux-mêmes. Je suis entré à l'Usine d'Ems en 1969 en tant qu'employé à mi-temps. C'est pourquoi je ne suis pas en mesure de vous répondre".
Par ailleurs, Blocher rétorque que tous les faits reprochés à Giesen lui sont inconnus. Blocher a manifesté substantiellement plus de penchant pour l'histoire lors du débat en mars 1997 sur les biens juifs en déshérence et sur les relations commerciales entre la Suisse et l'Allemagne Nazie. A cette époque, il avait déclaré devant le Parlement: "Je me réjouis que les politiques trouvent enfin nécessaire de discuter sur le passé". Il s'agirait "d'une époque si exceptionnelle" qu'il serait difficile "de ne pas s'en préoccuper en permanence". Blocher a également laissé entendre qu'en tant qu'industriel, il s'intéresserait à l'histoire de l'économie. On cherche pourtant en vain chez Blocher le moindre début de commencement de préoccupation auto-critique concernant l'histoire de sa propre entreprise.
Dans son discours "La Suisse pendant la deuxième guerre mondiale – une clarification", Blocher vitupérait contre "le soi-disant travail sur l'histoire", contre ces "prétentieux, hypocrites et autres moralistes", il entendait par là les intellectuels critiques et "les organisations juives qui nous réclament de l'argent". Il s'est opposé au "Fonds Holocauste" en faveur des victimes des persécutions nazies.
Pendant la campagne électorale pour le Conseil National de 1999, la publication d'une lettre de remerciement de Blocher pour l'envoi de la publication révisionniste "Du déclin de la liberté Suisse" avait créé des remous. Blocher commentait ainsi l'ouvrage du négationniste Jürgen Graf: "Mais, comme il a raison!".  Il s'est par la suite défendu en prétendant ne pas avoir lu le livre en question et s'est ultérieurement distancé publiquement du révisionnisme. Le représentant de l'UDC en a rajouté dans son brûlot: "La liberté plutôt que le socialisme", en reprochant à la social-démocratie d'avoir des affinités idéologiques avec le nazisme.
Christoph Blocher refuse de reconnaître toute dette de la Suisse pour son rôle durant le nazisme, et donc toute indemnisation financière, ce qui explique son opposition à la Fondation de Solidarité créée en 1997 par l'ex-président de la Suisse, Arnold Koller.
Lukas Strauman
 

       


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21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2007: COURCELLES : les locataires des maisons sociales pétitionnent dans les cités pour demander des comptes à la société locales « A CHACUN SON LOGIS ». Non aux 6 années de frais d’ entretien supplémentaires, de 2000 à 2005 !

De : Roger Romain [mailto:roger.romain@skynet.be]
Envoyé : vendredi 16 février 2007 10:19
À : andre.antoine@gov.wallonie.be
Objet : CoDiff: COURCELLES: PÉTITION pour la Direction de « A CHACUN SON LOGIS » http://courcelles.skynetblogs.be

 

COURCELLES : les locataires des maisons sociales pétitionnent dans les cités pour demander des comptes à la société locales « A CHACUN SON LOGIS ». Non aux 6 années de frais d’ entretien supplémentaires, de 2000 à 2005 ! Bien décidés à ne pas se laisser faire !

 

 

PÉTITION pour la Direction de « A CHACUN SON LOGIS »

                                Rue des Roses  53

                                B6183 COURCELLES-Trazegnies

 

 

-Nous ne sommes pas des millionnaires, mais bien de simples locataires de vos habitations sociales,

 

-Nous avons reçu, pour la première fois,  de votre société une facture nous réclamant UN SUPPLÉMENT de frais d’ entretien (principalement pour plantations ( ?) et chauffe-eau) portant non pas sur 5, mais bien 6 années en arrière, l’ année 2000 incluse (l’ année 2006 restant encore à couvrir …), indépendamment des sommes déjà retenues chaque année. Ces arriérés atteignent des sommes de plus de 500, 800, voire même 1.000 euros, pour d’ aucuns d’ entre-nous.

 

NOUS DÉNONCONS ce procédé scandaleux dont nous doutons de la légalité ; procédé qui témoigne de votre part d’ une mauvaise gestion administrative et financière.

 

NOUS RECLAMONS le détail justifiant poste par poste les prestations fournies,  les sommes réclamées (certains d’ entre-nous ont renouvelé les chauffe-eau et les entretiennent à leurs frais, de même pour ce qui concerne les plantations, et bien des déficiences témoignent du mauvais entretien de vos habitations : humidité, dégradations, insécurité, vétusté, etc, etc…).

 

Si « A CHACUN SON LOGIS » manque tout à coup de finances,  la faute n’ en incombe pas aux locataires, mais bien au manque de subventionnements suffisants dont la région wallonne se rend coupable … au profit d’ autres bénéficiaires.

 

S LORS NOUS RÉCLAMONS l’ annulation pure et simple des sommes exigées et non justifiées dans les détails. Nous nous réservons en effet la possibilité de nous défendre en Justice.

 

NOUS RÉCLAMONS également la convocation par vos soins d’ UNE REUNION PUBLIQUE de tous les locataires des cités de l’ entité courcelloise afin d’ entendre vos explications et d’ exposer nos propres doléances.

 

Pour ramener  vos pétitions et/ou recevoir des feuilles vierges à remplir :

Madame Elsa BLOEMBERG, cité Guémené 88, B6180  Courcelles (Tél : 071-45.91.22) qui centralise.

 

Vous pouvez également obtenir des textes vierges à mon adresse : Roger ROMAIN, a/conseiller communal, avenue de Wallonie, B6180 Courcelles

Tél : 071.46.36.81.

10:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/02/2007: COURCELLES : les habitants des quartiers les plus concernés pétitionnent contre la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de COURCELLES – Motte: on ne se laissera pas faire !

De : Roger Romain [mailto:roger.romain@skynet.be]
Envoyé : vendredi 16 février 2007 10:36
À : info@freya.fed.be; jeanclaude.marcourt@gov.wallonie.be; philippe.courard@gov.wallonie.be
Objet : CoDiff: COURCELLES: PÉTITION pour le Percepteur de La Poste de COURCELLES-Trieu http://courcelles.skynetblogs.be

 

COURCELLES : les habitants des quartiers les plus concernés pétitionnent contre la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de COURCELLES – Motte: on ne se laissera pas faire !

 

PÉTITION pour Monsieur le Percepteur des Postes

                   à l’ Intention de sa Direction supérieure

                   place Roosevelt

                   B6180 COURCELLES

Nous habitants de COURCELLES et environs (principalement de COURCELLES-Motte, de COURCELLES-Glacerie, GOSSELIES-Sart lez Moines)-

 

PROTESTONS contre la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de COURCELLES-Motte dès le 23 février 2007

 

NOUS NE SOMMES PAS DUPES . Nous savons que cette fermeture, en même temps que celle de plus d’ une centaine de points postaux dans les prochains mois, intervient dans le cadre d’ un vaste plan de rationalisations et de privatisations des services publics européens, au détriment du personnel des Postes et de la population, au seul profit de LA BANQUE DE LA POSTE et des grandes surfaces de la grande distribution.

 

NOUS SAVONS que les points postaux dans les magasins n’ offriront que des services minimaux, restreints, et que pour les autres formalités d’ importance, les gens devront parcourir de plus longs déplacements –à la condition d’ en avoir les moyens et la mobilité- pour atteindre les quelques rares Bureaux de Poste principaux qui subsisteront, entraînant aussi plus de frais pour les usagers alors que l’ ensemble des services postaux (affranchissement, tenue des comptes, versements, retraits financiers de notre propre argent détenu pour une croute de pain dans vos coffres, n’ arrêtent pas de grimper, et que les boîtes postales sont progressivement enlevées de nos quartiers pour non-rentabilité, ignorant la notion essentielle de service public).

 

NOUS EXIGONS pour toutes ces raisons la non-fermeture du Bureau postal de la Gare de COURCELLES-Motte et/ou sa réouverture immédiate.

 

NOUS INSISTONS sur le fait que la population garde la possibilité de ne plus ouvrir de comptes à la Banque de la Poste, de les fermer éventuellement, et de ne plus y déposer de fonds  personnels en rétorsion.

 

Pour ramener  vos pétitions et/ou recevoir des feuilles vierges à remplir :

Madame Mariette DUJACQUIER, rue de La Glacerie, 134, B6180 COURCELLES (Tél : 071-45.54.37) qui centralise. SIGNONS COLLECTIVEMENT et massivement au verso, svp. Merci !

 

Vous pouvez aussi obtenir des textes vierges à mon adresse :

Roger ROMAIN , a/conseiller communal, avenue de Wallonie 127,  B6180 Courcelles

10:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/02/2007

15/02/2007: COURCELLES: à propos de "l' Ausweis" imposé par l’ Icdi à la population pour pouvoir accéder à ses parcs-containers ... à partir du 1er juin 2007

COURCELLES: à propos de "l' Ausweis" imposé par l’ Icdi à la population pour pouvoir accéder à ses parcs-containers ... à partir du 1er juin 2007

 

 

L’ ICDI – CHARLEROI a beau être une intercommunale publique, ses procédés peuvent être pour le moins douteux, voir même à la limite de la légalité.

 

Essayez un peu aujourd’ hui de vous présenter à l’ État-Civil d’ une Administration communale afin d’ obtenir le nom d’ un de vos voisins ou l’ adresse d’ un de vos proches perdus de vue. On vous répondra que vous devez vous adresser, fric à la clé, auprès d’ un homme de loi (avocats, huissiers, etc…), les seuls qui peuvent encore obtenir ce renseignement en vertu des lois sur la protection de la vie et des données privées, même si nous sommes de plus en plus fichés dans toutes sortes de banques de données, de plus en plus surveillés et fliqués.

 

Or, il apparaît que pour obtenir l’ ausweis de l’ Icdi, il faut leur renvoyer un formulaire de demande, accompagné de la photocopie de votre carte d’ identité.

 

 

«Carte d'accès aux parcs à conteneurs

Afin de solutionner les problèmes récurrents d'accès aux parcs à conteneurs, les services de l'I.C.D.I. ont mis au point un ensemble de dispositions impliquant à la fois l'Intercommunale et également les communes affiliées.

L'I.C.D.I. délivrera sur demande une carte d'accès par ménage, d'une validité de 1 an. Cette carte vous sera demandée à l'entrée des parcs à conteneurs de la zone I.C.D.I. à partir du 1 er juin 2007.

L'objectif est double :

contrôler les accès aux parcs à conteneurs afin de s'assurer que les visiteurs soient domiciliés dans la zone I.C.D.I.

limiter les volumes déposés à 1m³ par jour avec au maximum pour :

- les déchets verts : 

24 m³ par an 

- les encombrants - bois : 

12 m³ par an

- les inertes - plafonnages : 

12 m³ par an

- l'asbeste-ciment : 

12 m³ par an

 

Envoyez gratuitement votre demande de carte :

1.

Si vous avez Internet, téléchargez le fichier PDF ci-contre : carte_accès_p.à.c_icdi.pdf (230Ko)

2.

imprimez-le recto/verso et découpez-le selon les pointillés

3.

complétez le formulaire avec le plus grand soin

4.

faites une photocopie claire et nette de votre carte d'identité (avec votre adresse)

5.

joignez cette photocopie au formulaire correctement rempli

6.

pliez le formulaire et collez-le selon les marques afin de constituer une enveloppe

7.

envoyez la demande par la Poste, le port est payé par l'ICDI

Vous pouvez également demander le formulaire par téléphone au   »

Une copie de notre carte d’ identité, c’ est bien là que le bât blesse. Il doit bien y avoir parmi la population courcelloise et des autres communes affiliées quelques administrateurs communaux, quelques juristes, pour demander à la Direction de l’ Icdi à quoi elle va servir, où elle va aboutir et entre les mains de qui ?

Remarquez aussi cette « joyeuseté » : la carte sera « d'une validité de 1 an ». Ce qui veut dire que CHAQUE ANNEE, il faudra recommencer cette procédure … ordurière…

RoRo

 

 

11/02/2007: La dernière et nouvelle trouvaille de l’ Icdi – Charleroi : une carte d’ accès pour ses parcs - containers.

La dernière et nouvelle trouvaille de l’ Icdi – Charleroi : une carte d’ accès pour ses parcs - containers.

« L'I.C.D.I. délivrera sur demande une carte d'accès par ménage d'une validité de 1 an. Cette carte vous sera demandée à l'entrée des parcs à conteneurs de la zone I.C.D.I. à partir du 1er juin 2007. ».

Ce sera (pour le moment ?) à charge de l’ Icdi, paraîtl-il. Mais il n’ en est pas moins vrai que la mesure, à partir du 1er juin 2007, constitue un nouveau contrôle sur les gens et de nouvelles contraintes financières, administratives et autres : déplacements, frais postaux, copies de documents, etc …

Triez bien bonnes gens, déplacez-vous bien, payez bien, le capitalisme (le véritable pollueur !) et ses sbires vous regardent en ricanant …

RoRo

 

PS : je reviens sur le sujet :

Il ne faut pas être bien intelligent pour deviner  qu’ avec cette nouvelle mesure routinière, bureaucratique, administrative, l’ on va assister sur le territoire de toutes les communes membres de l’ Icdi à une augmentation des dépôts clandestins de déchets en tous genres et de la répression qui va encore s’ ensuivre...

Pour COURCELLES , il serait intéressant que le nouveau maïeur, les échevins qui ont en charge l’ environnement et les travaux, nous fassent connaître leur avis : sont-ils pour ou contre cette mesure ? Et les autres membres des partis autoproclamés « démocratiques » du Conseil communal ?????

Attention dans une autre commune voisine : l’on avait déjà essayé d’ imposer cette carte, contre PAIEMENT A LA CLE ! Nous attendrons pour voir …

RoRo

07:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, democratie, romain, belgique, communes, liberte | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/02/2007

13/02/2007: Des fascistes au Parlement européen

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : mardi 13 février 2007 17:56
À : 00-artusoantonio
Objet : Des fascistes au Parlement européen - Fascists in the European Parliament

 


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[FRANÇAIS] + [ENGLISH]

 

 

Parti du travail de Belgique - Hebdomadaire «Solidaire» - Le 8 février 2007 :

Sur la fraction fasciste au sein du Parlement européen - «La position des conservateurs et des social-démocrates est hypocrite.»

Depuis le 15 janvier, un groupe fasciste existe au Parlement européen.  Le Vlaams Belang en fait partie.

Les grands partis sont hypocrites à propos du groupe fasciste

Le député européen Athanasios Pafilis, du CC du Parti communiste de Grèce, nous donne son opinion.

 

Workers' Party of Belgium - Solidaire, Weekly of the WPB - February 8, 2007:

On the fascist fraction in the European Parliament - "Conservatives and Social-democrats are hypocritical"

Since January 15, a fascist group exists in the European Parliament, the Vlaams Belang.

The leading parties are hypocritical about this fascist group.

European MP Athanasios Pafilis, member of the Central Committee of the CP of Greece, gives us his opinion


 

Solidaire
hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique
www.ptb.be

Parlement européen
Les grands partis sont hypocrites à propos du groupe fasciste

Depuis le 15 janvier, un groupe fasciste existe au Parlement européen. Le Vlaams Belang en fait partie. Le député européen Athanasios Pafilis, du CC du Parti communiste de Grèce, nous donne son opinion.

Tony Busselen
14-02-2007

Que signifie pour vous la formation de ce groupe fasciste au Parlement européen ?

Athanasios Pafilis. La montée des partis fascistes dans plusieurs pays européens résulte d’une politique antipopulaire de l’Union européenne et des gouvernements nationaux. La politique capitaliste brutale, combinée aux vagues de propagande anticommuniste laisse la voie libre à la diffusion et à l’influence croissante des idées fascistes parmi les couches les plus pauvres de la classe ouvrière. Les prétendues inquiétudes des partis conservateurs et sociaux-démocrates quant à la montée d’un groupe fasciste au Parlement européen sont hypocrites. Après 1990-1991, ils ont voulu récrire l’histoire et ils ont mené campagne pour mettre le fascisme et le communisme sur le même pied.

Dans certains pays comme les pays baltes, les criminels fascistes ont déjà été réhabilités publiquement. En Lettonie, par exemple, où a eu lieu le sommet de l’Otan, les membres de la Waffen-SS sont présentés comme des combattants pour la liberté. Ceux qui ont combattu le fascisme y sont désormais poursuivis et l’Armée rouge soviétique y est appelée armée d’occupation. En Hongrie, le gouvernement avait désigné l’ancien général qui avait combattu aux côtés des nazis pour préparer les célébrations du 50e anniversaire de la contre-révolution de 1956.

Le 26 octobre, le Parlement européen a approuvé une résolution1 condamnant l’idée même du communisme. Y a-t-il un lien entre la montée du groupe fasciste et cette attaque anticommuniste au sein du Parlement européen ?

Athanasios Pafilis. Oui. Le Parlement européen a approuvé une résolution (avec l’appui des chrétiens, des socialistes, des libéraux et des verts) qui prétend que l’occupation de l’Europe centrale et de l’Est s’est poursuivie après la défaite du fascisme en 1945. Ces forces politiques invitent les gens à condamner le communisme, exactement ce qu’ont plaidé les fascistes durant des décennies.

N’empêche que l’idéologie communiste a engendré les plus grandes révolutions sociales et qu’elle les engendrera encore, puisqu’elle se bat pour une société libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme.

1 http://www.no2anticommunism.org/docs/anticom_record_2006....

Une fraction avec le Vlaams Belang et le Front National grâce à l'extrême droite roumaine

Pour constituer une fraction au sein du Parlement européen, les partis participants doivent avoir au moins 19 représentants de 5 pays différents. Pour l’extrême droite, la chose est devenue possible quand, avec l’accession de la Roumanie à l’UE, cinq membres de Romania Mare (parti d’extrême droite) sont entrés au Parlement. Ils ont ainsi rejoint le FN français de Le Pen (7), le Vlaams Belang (3), quelques représentants d’Alleanza Nazionale (Italie), l’UK Independency Party (Grande-Bretagne), le Parti de la Liberté FPO (Autriche, 1) et Ataka (Bulgarie). Plusieurs membres de cette fraction sont des négationnistes et/ou des racistes extrémistes.


 

 

----- Original Message -----

From: SolidNet

To: info@solidnet.org

Sent: Tuesday, February 13, 2007 8:44 AM

Subject: WP of Belgium, On the fascist fraction in the European Parliament - "Conservatives and Social-democrats are hypocritical"

 

http://www.solidnet.org 

News, documents and calls for action from communist and workers’ parties. The items are the responsibility of the authors.

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WP of Belgium, On the fascist fraction in the European Parliament - “Conservatives and Social-democrats are hypocritical”

From: Workers' Party of Belgium, Friday, February 09, 2007 - http://www.wpb.be , mailto:wpb@wpb.be

Solidaire - Weekly of the Workers' Party of Belgium - 8 February 2007

On The Fascist Fraction In The European Parliament - “Conservatives And Social-Democrats Are Hypocritical”

Since 15th January 2007 extreme right parties form a fascist fraction in the European Parliament. We asked Thanasis Pafilis, member of the European Parliament (MEP), member of the Central Committe of the Communist Party of Greece (KKE) and Secretary General of the World Peace Council1, for his opinion.

Tony Busselen

Solidaire. What is the significance of the arrival of a fascist fraction in the European Parliament?

Pafilis. The revival and appearance of fascist parties and groups in European countries stem from a more general anti-popular policy of the European Union (EU) and the National Governments. Fascism has always been a true-born child of capitalism. This is not something new. The brutal capitalistic policy in combination with anti-communism paves the way for fascist views to grow and spread among the poorest layers of the working class. The alleged "worry" of the conservative and social democratic parties for the rise of fascism is hypocritical. After 1990-1991 they attempted to forge history by identifying fascism with communism.

In a series of countries (the Baltic countries, Germany, Poland) fascist criminals have already been rehabilitated in public. In Latvia, for example, where the NATO summit took place [29 November 2006], the Waffen-SS "legionaries" are called fighters for freedom. Those who struggled against fascism are persecuted. The heroes and liberators of the Red Army are called "an occupation army". In Hungary, the former General who fought on the side of the fascist army was appointed by the Government to lead the celebrations for the 50th anniversary of the counter-revolutionary actions.

Solidaire. In October 2006, for the anniversary of the Hungarian counter-revolution, the European Parliament voted a motion condemning the idea of communism. What is the relation between this fascist fraction and the anti-communist assault in the EP?

Pafilis. The European Parliament itself adopted a resolution2 (approved and voted by PPE, PSE, ALDE 3 and the Greens) which states that the occupation of Central and Eastern Europe went on after the destruction of fascism. Those political parties call on peoples to condemn communist ideology and to give in to imperialism. At the same time, under the pretext of the fascist "menace" they push peoples to give in to capitalist barbarity.

I remind you that communist ideology has given birth to the greatest social revolutions, and is going to give birth to even greater ones, because it fights for a society liberated from human exploitation.

 

1 http://www.wpc-in.org  

2. http://www.europarl.europa.eu/news/expert/infopress_page/... Excerpt: “MEPs underline that the democratic community must unequivocally reject the repressive and undemocratic Communist ideology (...)”. See also http://www.no2anticommunism.org/docs/anticom_record_2006.... 

3 People's Party of Europe (Christian Democrats), Party of Social-Democrats of Europe, Alliance of Liberals and Democrats of Europe.

 

 

*End*

 

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http://www.solidnet.org

21:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/02/2007

13/02/2007: Liberté pour Bahar !

Des prisonniers politiques dans les prisons belges: avec notamment les "socialistes" Di Rupo et Onkelinx au pouvoir ...

Démocratie, Liberté, Droits de l' homme, Justice, tu parles ... !

RoRo

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : jeannine-tips [mailto:jeannine-tips@scarlet.be]
Envoyé : mardi 13 février 2007 13:08
À :
Objet : Fw: [Clea] Signez_l’appel_«_Liberté_pour_Bahar_!_»_-_Sign_the_call_«_Freedom_for_Bahar_!_»

 

Bonjour

Je pense que cette appel peut vous interesser.

Au 19 fevrier j'espère

 

Jeannine Tips

 

= = = = = = message transmis = = = = = = =

 

Expéditeur original:    clea

Adresse expéditeur original: clea@leclea.be

 

>S'il vous plait, diffusez largement ce mail et signez l'appel « Liberté pour Bahar ! » sur www.leclea.be (texte de l'appel en attaché

>1)

> 

>Please forward this mail and sign the call « Freedom for Bahar ! » on

>line: www.leclea.be (text in attachment 2)

> 

Mon époux, Bahar Kimyongür, vient d'être condamné par un tribunal belge

à 5 ans d'emprisonnement alors qu'il n'a commis aucun délit, aucun acte

violent. La condamnation de mon mari signifie qu'exprimer un point de

vue contestataire est passible, aujourd'hui, de plusieurs années de

prison. C'est inadmissible !

> 

Signez l'appel réclamant la liberté pour Bahar, diffusez ce mail à

toutes vos connaissances car ce sont les libertés d'expression et

d'association qui sont menacées. Avec un peu d'avance, Bahar, c'est

nous tous… Agissons pour le principe, avant qu'il ne soit vraiment trop

tard.

> 

En juillet 2006, malgré les pressions de l'Etat turc et le jeu trouble

de la Belgique qui ont valu 68 jours d'incarcération à mon époux, un

tribunal hollandais a considéré l'action militante de Bahar

parfaitement légale.

Pour éviter l'extradition de Bahar, citoyen belge, vers le pays

d'origine de ses parents où il risquait au moins 15 ans de prison et la

torture (puisqu'il consacre tout son temps à dénoncer les violations

des droits de l'Homme commises par le régime d'Ankara et en particulier

les cas de torture dans les geôles turques), nous avons déjà sollicité

avec le Comité pour la liberté d'expression et d'association (le Clea)

votre soutien. En quelques semaines, nous avons récolté plus de 7000

signatures en faveur de Bahar.

> 

Aujourd'hui, nous nous permettons à nouveau de faire appel à votre sens

de la justice. Un simple clic sur le site www.leclea.be peut contribuer

à sauver mon mari. Nous n'accepterons jamais sa condamnation car elle

signifie que les tribunaux belges sacrifient l'avenir d'un homme en se

soumettant aux intérêts des autorités turques et américaines, qu'ils

bafouent les libertés inscrites dans la Constitution et les traités

internationaux, qu'ils musèlent une voix contestataire.

> 

Exiger la liberté pour Bahar, c'est participer au large mouvement

d'opinion rappelant que s'exprimer, s'organiser, contester…, ce n'est

pas du terrorisme.

> 

Merci de tout cœur pour votre soutien,

> 

>Deniz Demirkapi.

> 

> 

> 

PS : le Clea essaye de ne pas vous submerger de mails. Néanmoins, hier,

suite à une erreur de manipulation, un mail « interne » a été diffusé

largement. Veuillez nous en excuser. Que cela ne vous empêche

évidemment pas de répercuter largement cet appel autour de vous. Merci

pour votre compréhension. Le Clea.

>_______________________________________________

>Clea mailing list

>Pour nous écrire : contact@leclea.be

>https://leclea.be/cgi-bin/mailman/listinfo/clea

 

= = = = = = = = = = = = = = = = = = = =

 

jeannine-tips

jeannine-tips@scarlet.be

13/02/2007

20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/02/2007: COURCELLES: les locataires de "A Chacun Son Logis" s' organisent pour se défendre ...

COURCELLES: les locataires de "A Chacun Son Logis" s' organisent pour se défendre ...

 

De nombreux locataires n’ ont toujours pas payé les fameux frais SUPPLEMENTAIRES réclamés pour 6 années en arrière, 2000 inclus. Mieux, il aura fallu un peu de temps avant de réagir, mais cette fois, avec l’ aide des sections locales Présence Communiste Courcelloise et du Parti du Travail de Belgique, une première réunion de locataires scandalisés s’ est tenue ce lundi-soir.

Certains locataires ont reçu une note à payer de plus de 800 euros, voire même plus de 1.000 euros, en plus de ce qui a déjà été retenus.

La société d’ habitations sociales ne justifie pas dans le détail les sommes réclamées, les prestations effectuées quand et comment. Les arriérés portent surtout sur l’ entretien des plantations et des chauffe-eau …

Les lettres et notes envoyées aux habitants sont du style passe-partout car non-signées. Les demandes d’ explications envoyées par des locataires sont toujours sans réponses.

Dès lors, différentes actions vont être menées par les locataires : démarches à la Région wallonne et à la Société régionale des habitations sociales, consultations d’ avocats, pétitions, campagne d’affichage, informations dans la presse, demande d’ annulation pure et simple des sommes réclamées, demandes de convocation par « A Chacun son Logis » d’ une réunion publique de l’ ensemble des locataires des cités (car les locataires ont aussi pas mal de doléances relatives à l’ entretien des maisons)… Et les conclusions du fameux rapport d’ audit sont toujours inconnues des locataires…

 

Cela va certainement chauffer dans les cités dans les prochaines semaines, d’ autant plus que la Présidente de la cité locale a déjà songé (et sans doute aussi les autres administrateurs ?) à augmentder son traitement mensuel le faisant passer de 50.000 fb à 80.000 (à vérifier) depuis les élections…

RoRo

13/02/2007)

 

 

 

 

 

COURCELLES: "A CHACUN SON LOGIS": une attitude financière et comptable scandaleuse pour certains locataires de maisons "sociales" ... (?)

 

Imaginez  -  vous ceci mes Ami(e)s : vous vous êtes adressé, il y a plus de 6 ans, auprès d’ un propriétaire dans le privé pour obtenir une maison en location.

 

Vous avez signé un contrat de location fixant le loyer (évidemment indexé !) et une provision éventuelle pour charges supplémentaires d’  entretien.

 

Et en date du 20 novembre 2006, le propriétaire revoit ses comptes et vous réclame le paiement TARDIF, pour le 18 décembre 2006 au plus tard, d’ un SUPPLEMENT de charges de 580,58 euros (après avoir déjà payé 1.586.97 euros de provisions) pour les années 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, et 2005.    2006 est donc encore à venir, avec 2007 !

 

Vous allez aussitôt vous interroger sur les dates des services réellement rendus et effectués, leurs résultats, leurs prix horaire, et vous précipiter chez un avocat (en vous questionnant sur la légalité d’  une telle procédure) afin de vous défendre et exiger le détail des comptes…

 

Surtout si vous voyez que le seul poste « entretien des plantations » à lui seul est estimé (comment, suivant quels critères ?) à 1.798,09 euros (sur lesquels vous avez déjà provisionné 678,24 euros dans vos loyers mensuels sur 6 ans).

 

Et bien ce qui semble irréel et audacieux dans le privé est bien réel si vous avez loué une habitation « sociale » chez « A CHACUN SON LOGIS » à COURCELLES .  Le total des charges supplémentaires estimé pour les 6 ans étant de 2.167,55 euros  (soit la bagatelle de 87.439 fb)…

 

C’ est ce qui arrive à une locataire (et d’ autres…) de la cité Guémené Penfao à COURCELLES.

 

L’  intéressée tombe évidemment des nues. Et devant le tollé de protestations, le 19 janvier 2007, «  A Chacun Son Logis » se justifie dans une lettre, assez hypocrite, signée J. J. Cane (Directeur-Gérant) et D. Gilbert (Présidente) dans laquelle on lit le paragraphe suivant :

 

« C’ est en raison de procédures imposées que nous sommes tenus de suivre, que celui-ci (la douloureuse à payer !) vous est parvenu et surtout en raison d’ un texte toutes boîtes, qui vous a été adressé, il y a plusieurs mois déjà, nous obligeant à procéder de la sorte et rappelant la procédure. Nous nous y sommes donc conformés. ». Sans plus …, c’  est notamment un toutes boîtes qui les oblige …

 

Et le 29 janvier 2007, c’  est un rappel de paiement qui est envoyé aux retardataires, les menaçant de frais supplémentaires d’  expédition (et le reste) pour non-paiement, car Madame Daisy GILBERT, Présidente et par ailleurs conseillère  Cpas  (2000-2006), et les autres administrateurs de la société doivent "socialistement parlant facilement trouver, pour ce qui les concerne, 580,58 euros au fond de leurs chaussettes, en moins d’ un mois … Il ne s' agit pas pour vous d' avoir un imprévu financier familial si vous louez une maison "sociale" à Courcelles: une tuile imprévue peut facilement vous tomber sur la tête..

.

Rappelons qu’  à la suite des événements que l’ on connaît, une quirielle de sociétés locales wallonnes de logements ont fait l’ objet d’ audits. Pour COURCELLES, il n’y a pas 1 Courcellois sur 100 qui en connaît les résultats détaillés. On présume que « A Chacun Son Logis » a dû recevoir un brevet de bonne gestion, y compris financière et comptable ( ???)

 

Imaginons donc le résultat des élections communales –Ps 12 élus (-2), Psc-Cdh 4 élus (+1), si la lettre du 20/11/2006 avait été envoyée … AVANT le 8 octobre 2006…

 

Cela explique pourquoi il est de plus en plus nécessaire pour les locataires du logement « social » de se défendre, de s’  organiser et de revendiquer une représentation dans le Conseil d’ Administration de leur société et d’  y exiger les comptes annuels.

 

Roger ROMAIN,

a/conseiller communal

candidat Ptb-Pcc

16:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/02/2007

11/02/2007: Un nouveau blog ami supplémentaire est né : visitons-le sans tarder afin qu’ il grandisse !

Un nouveau blog ami supplémentaire est né : visitons-le sans tarder afin qu’ il grandisse !

Bonne chance !

RoRo

 

 

 

De : Pottiez Alain [mailto:alain_pottiez.17@skynet.be]
Envoyé : dimanche 11 février 2007 7:02
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Remaniement de mon blog communiste Marxiste-léniniste!

 

Bonjour Roger,

 

Complété par un max de photos, un max de liens  (dont deux liens vers tes blogs, Roger, le jaune et le noir) , la possibilité de m'envoyer un mail directement, de juger en cotant le blog, de dialoguer comme sur un véritable forum; etc......, vas voir sur http://socialisme-solidarite-che.skynetblogs.be/ 

 

Le but premier de ce blog est non pas de dire et répéter pour la enième fois tout ce dont nous sommes convaincus, ni de refaire ce que tant d'autres font également, mais il s'agit ici "d'alpaguer" des gens ayant la même philosophie que nous, ne faisant partie d'aucune formation politique, afin de les avoir avec nous à l'avenir; ....çà marche ou çà marche pas, çà vaut tout de même mieux que de ne rien faire du tout!

 

Envoyez le lien à un maximum de vos connaissances (des amis, la famille, des gens qui ne sont pas du parti et sans citer mon nom, surtout!), merci d'avance.

 

Mes amitiés à tous;

 

Alain

11:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2007

08/02/2007: Belgique : Racisme anti-noir au quotidien


De : Joss Rovélas [mailto:jossrovelas@msn.com]
Envoyé : jeudi 8 février 2007 17:40
Objet : Belgique : Racisme anti-noir au quotidien Afrikara.com

 

Belgique : Racisme anti-noir au quotidien 
06/02/2007

Début février 2007, comme il en serait à un autre moment, la Belgique continue de s’illustrer dans des actes de violence raciale et négrophobe qui ressemblent de plus en plus à une tendance européenne lourde et inquiétante… Pour les victimes. Entre des couples flamands qui refusent d’être mariés par un adjoint au maire noir et un motard blanc agressant sans autre forme de procès un jeune belge d’origine rwandaise qui rentrait chez lui avec son amie. Les journaux Le Monde en France et Le Soir en Belgique se sont faits, à leur façon, l’écho de ces actes inqualifiables.

 

Lorient Devisant de la rédaction Afrikara.com, fin connaisseur de la réalité sociopolitique belge, commentait ainsi ces faits graves : «N'oublions pas que ces faits succèdent à d'autres qui ont (eu) lieu ces temps derniers en Russie, Allemagne, France, etc. Isolés, ils ne relèvent que de faits divers sans importance, comme pourraient le laisser penser les deux journaux qui, sans doute, par l'absence de contextualisation à grande échelle les relativisent, ce qui pourrait les faire passer pour de simples dérapages, alors qu'en la matière, parler de dérapage relève, à mon sens, d'une démarche idéologique.»  

 

Instructif Le Monde n’utilise pas le mot racisme dans son titre, alors que Le Soir laisse planer le doute dans la responsabilité du racisme (anti-noir) -Rixe raciste (?)- et ne précise pas l’origine ethnique de la cause de l’agression du belge d’origine rwandaise, son amie blanche … Censure, autocensure, ou connivence, compréhension relative ou totale ?

 

 

Trois couples flamands refusent d'être mariés par l'échevin noir

 

(Le Monde, 05.02.07). Il s'appelle Wouter Van Bellingen, un nom bien flamand. Il parle le néerlandais. Il a été élu dans le Limbourg sur la liste du parti Spirit, une petite formation nationaliste de gauche qui réclame plus d'autonomie pour la Flandre dans le cadre de l'Etat fédéral belge. Trois couples ont toutefois refusé que le jeune échevin - adjoint au maire - de la ville de Saint-Nicolas les marie. Parce que Wouter Van Bellingen est noir.

Le principal intéressé ne se dit pas réellement étonné : "Le racisme est choquant, mais c'est une réalité." Décidé, souriant, il a appris, dit-il, à ne plus se soucier des "ouh, ouh, ouh" que lui lancent parfois des passants. Il s'amuse d'avoir "toujours plus de place que les autres dans les trains". Il ne s'attarde pas à cet autre incident : un jour qu'il ramenait à une dame le sac qu'elle avait oublié sur une banquette, il l'entendit demander à son mari si elle devait lui donner un pourboire. Et il encaissa surtout le commentaire d'un voisin : "Vous avez bien de la chance, parce que, d'habitude, ils retournent chez eux avec vos affaires."

Adopté, comme ses trois frères et soeurs, le jeune politique, premier élu noir de Flandre a, dit-il, senti monter le racisme au fil des années. "Au début, quand ma famille bigarrée sortait, les gens s'amusaient. Ensuite, certains ne nous voyaient plus que comme des "étrangers"."

Si cet ancien chef scout devenu fonctionnaire dans les services municipaux de la jeunesse a finalement accepté d'entrer dans un parti politique, c'est, dit-il, "pour offrir un monde meilleur à ses deux enfants". "Un terrible cliché, mais une vérité..."

 

Témoignages de sympathie

Depuis que le journal De Morgen a révélé, jeudi 1er février, sa mésaventure, les témoignages de sympathie pleuvent. Sa famille est inondée de fleurs, d'appels téléphoniques, de cartes postales. "Je ne m'attendais pas à autant de marques de sympathie, mais j'aurais préféré ne pas apparaître dans l'actualité comme le pauvre allochtone victime du racisme."

A Saint-Nicolas, l'extrême droite xénophobe a engrangé 25 % des voix aux dernières élections municipales. Le bourgmestre (maire) socialiste Freddy Willockx, affirme toutefois que sa ville est "l'une des plus progressistes de Flandre" et que "pour 90 % des habitants, la couleur de la peau n'a aucune importance". M. Willockx a assuré son adjoint de son soutien. En charge de la jeunesse, du développement durable et de l'état civil, Wouter Van Bellingen continuera à célébrer les mariages.

Le jeune élu rit en égrainant les trois options qui s'offrent à ceux qui n'aiment pas la couleur de sa peau : "Déménager, attendre six ans ou changer d'avis, parce que moi, je n'aurai aucun problème à les marier quand même."
Le Centre pour l'égalité des chances, un organisme parapublic de lutte contre le racisme, va se pencher sur l'affaire. Mais Wouter Van Bellingen refuse toute "chasse aux sorcières" : "N'ajoutons pas aux frustrations de ces gens."

 


Une rixe raciste à Alost fait un blessé

 

(Dimanche 04 février 2007, 13:58, Le Soir (Rédaction en ligne). Un homme de 31 ans a été grièvement blessé dans la nuit de samedi à dimanche à Alost à la suite d'une bagarre avec un ressortissant rwandais qui s'en était pris à lui parce qu'il lui avait fait des commentaires racistes, a annoncé le parquet de Termonde. Les faits se sont produits vers 04h30, dans le centre d'Alost. Joeri V.V., un jeune Alostois d'origine rwandaise de 21 ans, rentrait chez lui avec son amie de 18 ans, Virginie S., lorsque Thierry V, un  Alostois de 31 ans qui circulait à moto, s'est arrêté et s'en est pris au jeune homme en proférant des insultes racistes avant de frapper son amie avec son casque, a précisé le parquet.

La police locale d'Alost est alors intervenue et a séparé les antagonistes. Ceux-ci se sont alors séparés, avant de se retrouver quelques rues plus loin. Thierry V. est à nouveau descendu de sa moto pour s'en prendre à Joeri V.V., qui a tenté de s'éloigner. Mais le motard l'a rattrapé. S'en est suivie une rixe au cours de laquelle Joeri V.V. a frappé son agresseur avec une barre de fer.

Thierry V. a été transféré dans un état critique à l'hôpital d'Alost, où les médecins ont pu stabiliser son état. Joeri V.V. a été appréhendé après les faits. Mais il n'a pas comparu devant le juge d'instruction de Termonde, le parquet considérant les faits comme la conséquence d'actes commis par la victime. Joeri V.V. a donc été autorisé à rentrer chez lui moyennant le respect de certaines mesures probatoires.

(avec Belga)

 

 

Note :Trois couples flamands refusent d'être mariés par l'échevin noir, Le Monde, Jean-Pierre Stroobants Article paru dans l'édition du 06.02.07. Lien: http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,...

 

Note : Une rixe raciste à Alost fait un blessé Source :

Lien:http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2007/02/04/article_une_rixe_raciste_a_alost_fait_un_blesse.shtml 

20:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2007: Congo: Vidéo - Patrice Lumumba - série «Assassinats politiques»

(Congo)  (Congo/2

 

 

 

 

De : Antonio Artuso [mailto:pueblo@sympatico.ca]
Envoyé : dimanche 11 février 2007 10:30

Objet : Vidéo - Patrice Lumumba - série «Assassinats politiques»

 


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Vidéo : L'assassinat de Patrice Lumumba

http://www.dailymotion.com/group/27828/video/xfywf_assassinats-patrice-lumumba

 

Cette vidéo est une précieuse leçon d'histoire pour tous les jeunes de nos jours qui veulent comprendre la politique.

Ça s'est passé du temps de vos parents, il y a 45 ans, le 17 janvier 1961.

Et ça n'a pas cessé depuis, sous différentes formes ... 

Le colonialisme, les tentatives de décolonisation, la victoire des progressistes à des élections démocratiques, le rôle des agents des services secrets impérialistes, la corruption de militaires, le rôle constant des impérialismes, surtout l'impérialisme états-unien, le rôle de l'ONU, la corruption des pays-membres de l'ONU ou les menaces contre les pays-membres de l'ONU, le droit international et les armées de l'ONU, le rôle des médias bourgeois, le rôle de la "communauté internationale", et bien d'autres choses très clairement expliquées dans le cas du grand Patrice Lumumba.  Comment une colonie devient de nos jours, une néo-colonie ... bref, qu'est-ce que l'impérialisme, stade suprême du capitalisme.

 

Duration: 52:29

|Taken: 28 septembre 2006|

Location: France

Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba, le Premier ministre démocratiquement élu du jeune Congo indépendant, est assassiné : retour sur ce scandale politique.

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Assassinats : Patrice Lumumba
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Réalisation : Thomas Giefer

Michel Noll et Heribert Blondiau

Consultant : Jean-Christophe Labastogne

Coproduction : Quartier latin et WDR

Histoire S.A. - France

RISI - Suisse

RTBF (Claire Colart) Belgique

Solferino Midia - Mexico

Uniportugal et RTP - Portugal

Ceska televisic - République tchèque

Centre national du cinéma

Copyright 2 000

Quartier latin / WUH / Histoire S.A. / Solferino

19:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/02/2007: La dernière et nouvelle trouvaille de l’ Icdi – Charleroi : une carte d’ accès pour ses parcs - containers.

La dernière et nouvelle trouvaille de l’ Icdi – Charleroi : une carte d’ accès pour ses parcs - containers.

« L'I.C.D.I. délivrera sur demande une carte d'accès par ménage d'une validité de 1 an. Cette carte vous sera demandée à l'entrée des parcs à conteneurs de la zone I.C.D.I. à partir du 1er juin 2007. ».

Ce sera (pour le moment ?) à charge de l’ Icdi, paraîtl-il. Mais il n’ en est pas moins vrai que la mesure, à partir du 1er juin 2007, constitue un nouveau contrôle sur les gens et de nouvelles contraintes financières, administratives et autres : déplacements, frais postaux, copies de documents, etc …

Triez bien bonnes gens, déplacez-vous bien, payez bien, le capitalisme (le véritable pollueur !) et ses sbires vous regardent en ricanant …

RoRo

 

PS : je reviens sur le sujet :

Il ne faut pas être bien intelligent pour deviner  qu’ avec cette nouvelle mesure routinière, bureaucratique, administrative, l’ on va assister sur le territoire de toutes les communes membres de l’ Icdi à une augmentation des dépôts clandestins de déchets en tous genres et de la répression qui va encore s’ ensuivre...

Pour COURCELLES , il serait intéressant que le nouveau maïeur, les échevins qui ont en charge l’ environnement et les travaux, nous fassent connaître leur avis : sont-ils pour ou contre cette mesure ? Et les autres membres des partis autoproclamés « démocratiques » du Conseil communal ?????

Attention dans une autre commune voisine : l’on avait déjà essayé d’ imposer cette carte, contre PAIEMENT A LA CLE ! Nous attendrons pour voir …

RoRo

19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/02/2007

09/02/2007: La fermeture des bureaux de La poste à COURCELLES - Motte et ailleurs ... : l' opposition de la population et de certains élus s' organise ...

La fermeture des bureaux de La poste à COURCELLES - Motte  et ailleurs ... : l'  opposition de la population et de certains élus s' organise ...

 

Bureau de poste à Moen • La section SP.a contre le secrétaire d’état SP.a

 

À Moen, la section locale du SP.a s’oppose à la fermeture du bureau de poste. Contestant le secrétaire d’État SP.a, Bruno Tuybens.

Jan Noordijk
07-02-2007

Naguère, les cinq sections de l’entité de Zwevegem (à côté de Courtrai) totalisaient trois bureaux de poste : à Zwevegem même, à Moen et à Sint Denijs, et, à Heestert et Otegem, un facteur tenait une « halte postale » ouverte une heure et demie par jour. Mais c’est déjà le passé. En ce moment, seuls les habitants de Zwevegem et de Moen ont encore leur propre bureau de poste.

Avec la fermeture du bureau de Moen, les habitants de la petite localité (1 161 familles), de St Denijs (1 074 familles) et de Heestert (1 013 familles) seront renvoyés au bureau de Zwevegem. Soit, pour certains, un déplacement de plus de 10 km.

Ce qui va entraîner nombre de problèmes pratiques et de frais pour la population, dont les déplacements vers Zwevegem centre, les problèmes de parking et de service : moins de personnel pour 3 000 familles en plus.

Le SP.a Zwevegem réagit

La section locale du SP.a trouve inacceptables les alternatives (genre point poste) proposées par La Poste. « Et la sécurité ? Et la discrétion, et le respect de la vie privée dans le traitement des envois recommandés ? Et les connaissances professionnelles et les informations à la clientèle ?

Le SP.a de Zwevegem s’oppose à la fermeture de ce bureau et à la poursuite du démantèlement des services publics.

Avec une bonne centaine d’habitants de Moen, de Heestert et de Sint Denijs, nous avons signé une pétition qui, très prochainement, sera remise à Monsieur Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste.

18:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/02/2007

07/02/2007: COURCELLES: Quand "La nouvelle Gazette" découvre enfin la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de Courcelles-Motte ...

COURCELLES: Quand  "La nouvelle Gazette" découvre enfin la fermeture du Bureau de Poste de la Gare de Courcelles-Motte ...

 

Il y a trois semaines que cela dure : ameutée par un avis de fermeture affiché sur la porte du Bureau de Poste et la réaction rapide du Ptb et de Présence communiste courcelloise, la population de Courcelles-Motte, Courcelles-Glacerie, Gosselies-Sart lez Moines, proteste…

De plus en plus nos affiches apparaissent aux fenêtres des riverains qui ont compris qu’  il faut s’  organiser, s’unir, protester, organiser des actions, que les élus doivent réagir …

Ce n’  est pas de cela  que nous « informe » « La Nouvelle Gazette » du mardi 6 février 2006, en 2 articles en page 10.

Non, la gazette régionale nous fait connaître que le bureau de poste jouera à guichet fermé, que La Poste cherche toujours ( ?) un partenaire privé ( ?) ou public (on se demande bien pourquoi !), que la fermeture sera chose faite dès le 23 février, qu’une solution provisoire ( ?) sera mise en œuvre 1,4 km plus loin (c’  est-à-dire la Poste Principale de Courcelles-Trieu)…

Dans le cadre de l’ euro-privatisation des services publics, la gazette nous dit que La Poste recherche ( ?) un partenaire public ou privé ( ?) pour assurer l’ essentiel ( ?) des services postaux, selon « Monsieur Emmanuel Foulon, porte-parole de La Poste », que durant cet intervalle, les Courcellois iront ( ?) effectuer achats et autres opérations postales au bureau de la Place du Trieu (pas moinsse !), que les personnes à mobilité réduite POURRONT solliciter leur facteur pour une série ( ?) de services…

Mais le but principal est surtout (il faut bien que l’ on en parle !) de faire connaître la succession des réactions des partis autoproclamés démocratiques, ayant des élus au Conseil communal. Je précise pour être juste et honnête : une interpellation d’  Ecolo, une proclamation publique de l’  Ucpw dans « Tan Que Vive » et le fait que le groupe Ps, par la voix de son nouveau maïeur, déposera (lui aussi !) une motion (et le reste ?) lors du prochain conseil communal de Courcelles… : après la fermeture de La Poste de Gouy (3.000 habitants), et les cures d’  amaigrissement des Bureaux de Souvret et de Trazegnies.

A ce propos, selon nos informations : les bureaux de Poste de Souvret et de Roux seront à leur tour fermés dans les 6 mois …

Au profit de quoi ( ?) : de relais poste (timbres, colis, recommandés,…) qui seront installés dans les magasins et grandes surfaces où la nouvelle Poste capitaliste prendra sans doute prochainement des actions…

La Poste elle-même choisira des magasins dans lesquels l’ achat de produits « de base » sera possible (sans rire de la part de la gazette pour qui, avec la direction de La Poste, cela constitue une initiative qui ne manque pas de ravir ( ?) la clientèle) …  La gazette nous rassure : « les clients seront reçus par de vrais professionnels (les agents de La Poste ne l’ étaient pas !) qui seront « formés par La Poste sur les différents produits qui seront proposés ». Nous allons vraiment avoir de la chance, car « le but est simple : faciliter l’ accès l’ accès aux services postaux et garantir (enfin) un service de qualité (à quels prix ?) ». Mais l’ ennui, c’ est que pour reprendre les termes de la gazette régionale, nous ne sommes pas encore « fidélisés à cette nouveauté » …

Effectivement, il faudra quand même demander l’ avis des personnes isolées de plus en plus, à mobilité réduite disposant de faibles revenus, du personnel des postes qui va se voir réduit, déplacé (au profit du privé !), dans des quartiers de plus en plus déserts …

Devinez pour qui roulent la direction de La Poste belgo-suédoise et certains rédacteurs ignares ou inconscients de « La Nouvelle Gazette » , car la fermeture du Bureau de Poste de la gare de Courcelles-Motte intervient dans le cadre d’ un plan programmé de plus d’ une centaine de bureaux de Poste dans les prochains mois…

Je rappelle que dans une commune de Flandre le bourgmestre a intenté, et gagné, un procès en Justice contre la fermeture du Bureau de Poste, car celle-ci a ENCORE au-moins une obligation minimum de service public …

RoRo

22:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/02/2007

02/02/2007: COURCELLES: Le front unitaire se renforce contre la fermeture du Bureau de Poste de la gare de COURCELLES-Motte: prochaine interpellation Écolo au Conseil communal ...

COURCELLES: Le front unitaire se renforce contre la fermeture du Bureau de Poste de la gare de COURCELLES-Motte: prochaine interpellation Écolo au Conseil communal ...

 

Courcelles, le 22/01/2007.

 

 

 

A l’attention du Collège des Bourgmestre et Échevins de et à Courcelles

Rue Jaurès

6180 - COURCELLES

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Concerne : ajout d’une interpellation à l’ordre du jour du prochain conseil communal

 

Pourriez-vous ajouter, à l’ordre du jour du prochain conseil communal, une interpellation relative à la fermeture programmée du bureau de poste de Courcelles-Motte ?

 

Je vous en remercie.

 

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes salutations les plus sincères.

 

Christophe CLERSY,

Conseiller communal ECOLO

 

 

Interpellation relative à la fermeture programmée du bureau de poste de Courcelles-Motte

 

Nous avons tous été heurtés par la décision de La Poste de procéder à la fermeture du bureau « Courcelles-Motte ». En effet, cette dernière permettait à nombre de gens du quartier, notamment des personnes âgées, d’effectuer leurs opérations postales et bancaires. Au fil des ans, avec les fermetures successives des commerces et des guichets de la gare, la vie du quartier se réduit de plus en plus. Aujourd’hui que La Poste ferme son bureau, c’est tout un quartier qui se sent à l’abandon.

Cette décision apparaît d’autant plus inquiétante que, depuis la signature de l’alliance avec le consortium composé de la poste danoise et de CVC Partners, des signaux convergents nous annoncent la réduction du nombre de bureaux à un par entité afin de rentabiliser les bureaux. Même si en même temps, La Poste nous promet de développer des « points postes », cela sera insuffisant pour notre commune car ceux-ci ne proposent que les services de base et oublient tout les autres services rendus à la population dont les services bancaires.

Pour Écolo, c’est inacceptable ! La poste a une mission de service public de proximité qui doit être renforcée et non pas détricotée au nom d’une prétendue rentabilité. La suppression des bureaux de poste est une lourde perte pour nos communes. Même si notre champ d’action est limité, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour donner un signal fort à toutes les personnes qui peuvent influencer les décisions de La Poste. C’est pourquoi nous vous proposons de réagir:

- En faisant adopter une motion au conseil communal de ce 23 février 2006 dont vous trouverez copie ci-jointe. Cette motion est, bien entendu, une base de travail et pourrait être adaptée suivant les commentaires et remarques de tous les groupes politiques démocratiques du conseil communal.

- En écrivant à nos responsables de partis ainsi qu’aux députés de la circonscription du Hainaut pour leur signifier notre inquiétude et demander qu’un service de qualité soit maintenu.

- En écrivant aux administrateurs de La Poste et aux Ministres compétents.

Motion suite à la fermeture programmée du bureau de poste

de Courcelles-Motte :

Considérant les discussions en cours à la Poste visant la diminution du nombre de bureaux de postes.

Considérant que cette réorganisation a comme conséquence directe la fermeture du bureau de poste de Courcelles-Motte

Considérant que divers services, dont les services bancaires, ne pourront pas être maintenus dans les points poste que l’entreprise publique de « La Poste » prévoit de développer.

 Considérant que la fermeture de ce bureau de poste engendre des déplacements plus longs pour les habitants de ce quartier, notamment pour les personnes à mobilité réduite comme les personnes handicapées ou les personnes âgées.

Considérant la mission de service public et de proximité de la Poste.

Considérant par la même occasion qu’il faut combattre la seule logique marchande du libéralisme économique, source de délocalisation et de profit pour quelques grands actionnaires au détriment des populations.

Considérant le développement de Courcelles.

Considérant l’intérêt de la Population, de la Ville et de ses diverses composantes.

R E C L A M E :

de Monsieur le Ministre des Télécommunications et des Entreprises et Participations Publiques,

de Monsieur l’Administrateur Général et de Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration et Responsables de la Poste,

de Mesdames et Messieurs les Sénateurs et Députés Fédéraux de la circonscription du Hainaut

des Présidents Nationaux des Partis Politiques,

Le maintien et la promotion des Services Postaux partout dans notre arrondissement et particulièrement dans l’entité de Courcelles.

Une réévaluation de la situation de l’entité dans son ensemble pour que l’accessibilité du réseau postal, notamment les services bancaires, soient maintenus.

 

Je vous remercie.

 

Christophe CLERSY

 

De : CLERSY Christophe [mailto:christophe.clersy@ecolo.be]
Envoyé : vendredi 2 février 2007 10:19
À : roger.romain@skynet.be
Objet : RE: CoDiff: COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles-Motte ...

 

En exclusivité...

 

Excellente journée.

 

Christophe CLERSY,

conseiller communal ECOLO à Courcelles

Tél. : 071 / 23 80 20

Fax : 071 / 23 80 29

GSM : 0476 / 86 87 57

E-Mail : christophe.clersy@ecolo.be

Website : www.courcelles.ecolo.be

 

 


De : Roger Romain [mailto:roger.romain@skynet.be]
Envoyé : jeudi 1 février 2007 19:09
À : Roger Romain
Objet : CoDiff: COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles-Motte ...

COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles - Motte ..

 

J’  ai lu avec plaisir la réaction de l’  Ucpw, publiée en page 2 de Tan Que Vive de ce 31 janvier 2007.

Je m’  en réjouis et j’  en approuve pleinement l’initiative et le contenu. C’  est ce que nous recherchons : constituer un  front le plus large possible contre cette fermeture et toute la politique de privatisations des partis au pouvoir, de l’ Euro-dictature et de tous les partis intégrés au système et aux multinationales capitalistes.

Il reste maintenant à connaître l’  attitude des autres partis prétendument démocratiques qui exercent, ou ont exercé, le pouvoir à COURCELLES : le Ps, le Mr, le Psc-Cdh.  Jusqu’ ici Ecolo, ne semble pas avoir réagi et avoir fait bouger ses mandataires. On verra avec curiosité. Nous pouvons encore gagner contre cette fermeture et la volonté de La Poste privatisée si nous faisons front. La Poste a, avant tout, une obligation de service public et de respecter toute la poudre aux yeux que ces managers n’  arrêtent pas de nous lancer aux yeux pour accaparer une clientèle qui pourrait être assez crédule pour lui faire confiance.

Faisons front, maintenons la pression sur les mandataires. Partout dans le pays, on s’oppose à la politique de La Poste visant à fermer des dizaines de Bureaux postaux. La population se mobilise et un cas a même été porté, et remporté, devant les tribunaux… La Poste annonce actuellement un bilan triomphal, réalisé sur notre dos à tous et celui de son personnel de plus en plus exploité. C’  est le moment de lui rappeler qu’  elle a été créée avant tout pour servir la population.

Et les syndicats des postiers, ils pensent quoi et attendent quoi pour réagir également face à ces fermetures, en commun avec la population et ses mandataires les plus progressistes ???

RoRo

(01/02/2007)

 

 

COURCELLES: "La Poste à votre Service !", privatisée belgo-suédoise, ferme son bureau à la Gare de COURCELLES-Motte : 

 

On le sait, j’ ai déjà informé, sans qu’il y ait jusqu’ici la moindre réaction, la moindre mobilisation, de la part de nos chers élus des partis autoproclamés « démocratiques » … En attendant, les habitants des quartiers de la Motte et de La Glacerie sont de plus en plus nombreux à apposer nos affichettes-fenêtres, faute de mieux et d’ initiatives concrètes de la part de ceux qui en ont les moyens au travers de leurs appareils et de leurs élus.

Les gens protestent et « La Poste à Votre Service», bien obligée, réagit en distribuant une lettre toute platonique, aux chers clients du quartier, disant : « Votre bureau de Poste de la Gare de la Motte à Courcelles fermera ses portes définitivement le 26 février 2007. C’ est la fin du bail de cet immeuble qui nous conduit à prendre cette décision. Ce que cela signifie pour vous ? Presque rien. Votre compte et tous vos services bancaires seront transférés automatiquement au bureau de poste de Courcelles Trieux. Nous y répondrons à toutes vos questions bancaires et financières que vous pouvez vous poser. Maddalena Alessi, responsable de votre nouveau bureau de poste »  

Les services de la Poste ne sont donc plus réservés qu’ à ceux qui ont les moyens de se déplacer toujours plus loin, de se relier à Internet et/ou qui possèdent un compte bancaire … à la Banque de La Poste… 

Peut-on mieux se foutre du monde et de la population de La Motte, de La Glacerie, de Sart lez Moines, et des gens de passage ??? La fin d’ un bail ne peut-il être renégocié et signé de nouveau ??? 

Cela devient de plus en plus amusant de « vivre » à COURCELLES, en voie de désertification sociale et publique … 

 

RoRo (31/01/2007)

19:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/02/2007

01/02/2007: COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles - Motte ..

COURCELLES: "La Poste à votre Service !", privatisée belgo-suédoise, ferme son bureau à la Gare de COURCELLES-Motte : 

 

On le sait, j’ ai déjà informé, sans qu’il y ait jusqu’ici la moindre réaction, la moindre mobilisation, de la part de nos chers élus des partis autoproclamés « démocratiques » … En attendant, les habitants des quartiers de la Motte et de La Glacerie sont de plus en plus nombreux à apposer nos affichettes-fenêtres, faute de mieux et d’ initiatives concrètes de la part de ceux qui en ont les moyens au travers de leurs appareils et de leurs élus.

Les gens protestent et « La Poste à Votre Service», bien obligée, réagit en distribuant une lettre toute platonique, aux chers clients du quartier, disant : « Votre bureau de Poste de la Gare de la Motte à Courcelles fermera ses portes définitivement le 26 février 2007. C’ est la fin du bail de cet immeuble qui nous conduit à prendre cette décision. Ce que cela signifie pour vous ? Presque rien. Votre compte et tous vos services bancaires seront transférés automatiquement au bureau de poste de Courcelles Trieux. Nous y répondrons à toutes vos questions bancaires et financières que vous pouvez vous poser. Maddalena Alessi, responsable de votre nouveau bureau de poste »  

Les services de la Poste ne sont donc plus réservés qu’ à ceux qui ont les moyens de se déplacer toujours plus loin, de se relier à Internet et/ou qui possèdent un compte bancaire … à la Banque de La Poste… 

Peut-on mieux se foutre du monde et de la population de La Motte, de La Glacerie, de Sart lez Moines, et des gens de passage ??? La fin d’ un bail ne peut-il être renégocié et signé de nouveau ??? 

Cela devient de plus en plus amusant de « vivre » à COURCELLES, en voie de désertification sociale et publique … 

 

RoRo (31/01/2007)   Affichons le verso de cet texte à nos fenêtres, svp.    Merci !

 

COURCELLES: Ca y est les amis nous ne sommes plus seuls à protester contre la fermeture du Bureau postal de la gare de Courcelles - Motte ..

 

J’  ai lu avec plaisir la réaction de l’  Ucpw, publiée en page 2 de Tan Que Vive de ce 31 janvier 2007.

Je m’  en réjouis et j’  en approuve pleinement l’initiative et le contenu. C’  est ce que nous recherchons : constituer un  front le plus large possible contre cette fermeture et toute la politique de privatisations des partis au pouvoir, de l’ Euro-dictature et de tous les partis intégrés au système et aux multinationales capitalistes.

Il reste maintenant à connaître l’  attitude des autres partis prétendument démocratiques qui exercent, ou ont exercé, le pouvoir à COURCELLES : le Ps, le Mr, le Psc-Cdh.  Jusqu’ ici Ecolo, ne semble pas avoir réagi et avoir fait bouger ses mandataires. On verra avec curiosité. Nous pouvons encore gagner contre cette fermeture et la volonté de La Poste privatisée si nous faisons front. La Poste a, avant tout, une obligation de service public et de respecter toute la poudre aux yeux que ces managers n’  arrêtent pas de nous lancer aux yeux pour accaparer une clientèle qui pourrait être assez crédule pour lui faire confiance.

Faisons front, maintenons la pression sur les mandataires. Partout dans le pays, on s’oppose à la politique de La Poste visant à fermer des dizaines de Bureaux postaux. La population se mobilise et un cas a même été porté, et remporté, devant les tribunaux… La Poste annonce actuellement un bilan triomphal, réalisé sur notre dos à tous et celui de son personnel de plus en plus exploité. C’  est le moment de lui rappeler qu’  elle a été créée avant tout pour servir la population.

Et les syndicats des postiers, ils pensent quoi et attendent quoi pour réagir également face à ces fermetures, en commun avec la population et ses mandataires les plus progressistes ???

RoRo

(01/02/2007)

20:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poste, courcelles, nelgique, hainaut, charleroi, romain, histoire, actualite, presse, silence, europe, euro-dictature, capitalisme, oppression capitaliste, democratie, liberte, syndicats, social, politique, resistance, solidarite, ps, mr, cdh, ecolo, ucpw | |  Facebook | |  Imprimer | | |