30/06/2006

30/06/2006: Revoici STALINE, avec Be Tv

("Staline!", vous avez dit ?

 

"LE LIVRE NOIR de la NOMENKLATURA MONDIALE CAPITALISTE" !    

 

1952: La Guerre des Mercenaires 

 

1945: quand Staline sauvait la Belgique     L' Union soviétique sous la direction de Staline, contre le fascisme et le nazisme     Le stalinisme, par Walter Poodt   

 

le front soviétique 

 

 

Notre Hitler à nous les Belges

 

 

 

Revoici STALINE, avec Be Tv

 

Page 44 du Magazine de l’  abonné juillet/août 2006 de Be Tv (ex C+), on trouve cette tirade de crétinisme et d’ idiotie anti-staliniens, sortie de livres scolaires.

Fort heureusement, ce documentaire « historique » n’  est destiné qu’ à une minorité de téléspectateurs belges entartinés qui ont les moyens financiers de se payer … « le Bouquet », en adulateur de la « démocratie » et du « paradis » capitalistes, qui font merveille actuellement.

Il est vrai qu’  en juillet, période de vacances , le vieux clichés ressortent pour aplatir une actualité parfois endormie.

RoRo

 

 

 STALINE

            Considéré ( ?) comme le tyran ( ?) le plus sanguinaire d 20eème siècle (après Hitler !. La remarque est quand même heureuse !), Staline a fait exécuter plus de 20 millions de personnes (très exactement 19.999.999. J’ ai compté …). Ce fin stratège (Et oui !) aux ambitions démesurées ( ? Sans doute celles de diriger l’ Urss à la mort de Lénine jusqu’ en 1953. Fallait quand même bien que quelqu’ un le fasse !) était pourtant adulé par son peuple (et pourquoi donc ?), qui lui vouait une véritable dévotion ( ?), le traitant à l’égal d’ un dieu, lui érigeant des statues, tournant des films à sa gloire (quand même ce que les peuples peuvent être bêtes parfois …). Découvrez le destin de ce personnage hors norme et manipulateur, qui de 1922 a gouverné d’ une main de fer l’ Union soviétique (comme cela, tout seul…), semant sur son passage la peur (chez qui ?), la discorde (entre qui ?) et la destruction (lesquelles ?) pour arriver à ses fins mortifères (liquider la contre-révolution tsariste, émanciper des dizaines de millions de moudjiks et d’ esclaves illettrés, voler au secours de l’ Espagne républicaine, anéantir le nazisme en passant par les blocus de Léningrad, le siège de Moscou, la chute de Stalingrad, la prise de Berlin, contribuer à la liquidation du colonialisme occidental et bien sûr construire l’ Union soviétique et en faire la seconde puissance mondiale, seule capable d’ empêcher nos « libérateurts » ricains d’ achever leur conquête du Monde entier).

 

Les caractères gras sont de RoRo

16:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/06/2006

28/06/2006: OTAN: quand va-t-on en finir avec cette machine de guerre impérialiste et agressive, ce gouffre à milliards, au service de l' Amérique ???

 

 


De : info@csotan.org [mailto:info@csotan.org]
Envoyé : mercredi 28 juin 2006 23:10
À : Undisclosed-Recipient:;
Objet : Alerte OTAN ! n°22 / Avril-Juin 2006

 

Alerte OTAN !

Bulletin trimestriel du Comité de surveillance OTAN,
Numéro 22, juin 2006

Secrétariat : rue de Dublin, 31 ; 1050 Bruxelles
Adresse électronique :
info@csotan.org
Site internet : www.csotan.org

tél & fax : 02 511 63 10
CCP
068-2447491-14 au nom de CSOTAN


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Le CSO anime également une mailing list par laquelle vous pouvez notamment recevoir régulièrement des infos centrées sur l'OTAN, et où vous pouvez aussi diffuser vos avis et réflexions. Pour vous inscrire à cette liste, il suffit d'envoyer un e-mail vide à l'adresse alerte_otan-subscribe@yahoogroupes.fr


Édito

Dernières nouvelles du Mondial

Grande première passée beaucoup plus discrètement que la qualification d'une équipe africaine en 8es de finale : L'OTAN prend pied en Afrique. Ce 15 juin, pendant que le monde entier s'inquiétait pour l'équipe du Togo, ou pour Ronaldo, l'OTAN débarquait en force super-équipée sur l'archipel extrêmement démuni du Cap-Vert. Il s'agit d'un test de la Force de Réaction Rapide de l'OTAN destiné à "traiter un problème en l'espace d'heures ou de jours n'importe où dans le monde" (Rumsfeld). "Traiter un problème" : périphrase pour signifier que la Force expéditionnaire euro-étatsunienne doit être prête à écraser toute rebellion contre son ordre injuste partout dans le monde - au nom sûrement des droits-de-l'homme et de la démocratie.

L’OTAN participe également en force aux manœuvres navales dans les Caraïbes sous l’égide des Etats-Unis. Ces manœuvres, incluant l’utilisation de sous-marins nucléaires, ont pour but déclaré de récolter des renseignements pour mieux lutter contre la drogue et le terrorisme et pour agenda caché, de possibles agressions contre Cuba, le Venezuela ou la Bolivie.

Au Moyen Orient, l’OTAN ne se contente pas de former les cadres de l’armée en Irak toujours occupée, elle organise aussi d’importants entraînements avec l’armée d’Israël. Et en Asie, elle se prépare à nouer des liens avec l’Australie, le Japon, la Nouvelle Zélande afin d’harmoniser les forces militaires et les matériels de ces différents pays amis.

La réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, préparatoire au sommet de Riga (novembre) vient de rappeler quelques réalités à nos ministres qui pratiquent la méthode Coué avec zèle pour se (nous?) convaincre de la légitimité de ce Mondial Otanien : elle a réaffirmé la nécessité absolue de garder les bombes atomiques en Europe et de prévoir leur utilisation en cas de besoin. Elle a aussi insisté sur la persistance des menaces mondiales contre la sécurité des pays membres.

Un de ces 'problèmes à traiter' est «la perturbation de la circulation des ressources essentielles», soit en language clair : l'approvisionnement en énergie et autres ressources dont l'Occident s'arroge l'usufruit. Et le véritable enjeu apparaît : comment faire pour que l'infime minorité ultra-riche continue à disposer de l'énorme majorité des richesses du globe?

Au moment on beaucoup dans le monde s'enthousiasment parce que "ils ont gagné" par procuration de gladiateurs couverts d'or censés les représenter, un autre match mondial se joue, discrètement, aux forces disproportionnées, et c'est l'humanité entière qui risque d'être perdante.

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PS - SP.a, OTAN : problèmes dans le mariage

Dans les cercles de la social démocratie en Belgique, les amours avec l'OTAN semblent prendre froid. L'époque de Pol Henri Spaak ou, plus récente, de Willy Claes, est révolue. Le Ministre de la Défense Flahaut veut prendre l'initiative. Le SP.a semble complètement d'accord. Mais quel est leur liberté de jeu?

Le débat sur l'OTAN est d'actualité. La préparation du prochain sommet de l'Alliance atlantique du 28 novembre à Riga est en cours. Au début mai, pendant une conférence qui traitait de « l'Union Européenne, pouvoir tranquille », le chef de cabinet du Ministre de la Défense,

M. Régibeau, est sorti du bois d'une façon surprenante en lançant un cri d'alarme à propos de ce qui est en train de se passer à l'OTAN1.

Critique

«  Pour nous, l'OTAN n'est pas un acteur mondial.. Pourquoi devrions-nous privilégier l'OTAN, alors que beaucoup d'Etats membres sont aussi membres de l'UE, une organisation qui n'a pas seulement des buts militaires ?  » dit le chef de cabinet. «  Nous nous posons des questions à propos de certains alliés qui voient l'OTAN comme le gendarme du monde. L'OTAN a-t-elle besoin d'être active en Afghanistan, en Irak, au Darfour ? N'est-ce pas plutôt le rôle des Nations Unies ?  » Il se demande aussi pourquoi l'OTAN opère en certains endroits et dans d'autres non. «  Certains veulent un plus grand engagement au Darfour. Nous, Belges, avons un lien important avec le Congo. Les victimes de la guerre civile au Congo sont pour le moins aussi importantes à nos yeux. Pourquoi l'OTAN s'intéresse au Soudan, et pas au Congo ? Nous nous sentons un peu seuls  ». «  Le choix stratégique de construire une force d'intervention toujours plus rapide nous préoccupe. Nous devons être de plus en plus préparés à aller défendre la démocratie à l'autre bout du monde. Nous ne rejetons pas ce principe, mais nous voulons plus d'explications sur les objectifs précis  », dit Régibeau.

En décembre 2005, Flahaut a désapprouvé l'augmentation du budget de l'OTAN, un signal de son désaccord avec l'actuelle conduite financière. «  On élabore des augmentations trop vagues, on demande toujours plus d'argent  » dit Régibeau. «  Toutes les opérations extérieures coûtent très cher. De plus en plus souvent, on force la main de certains pays pour payer l'entièreté de l'opération. Ce partage des dépenses est dur pour chacun, sauf pour un allié (les USA semblent visés, ndlr) Cet allié paie seulement les deux tiers de ce qu'il devrait, si l'on tient compte de sa capacité économique. Le paradoxe est que les petits pays, en fait, paient les opérations d'un grand pays. Est-ce vraiment de la solidarité ? Nous ne le pensons pas  ».

Au SP.a existe le même sentiment. Déjà dans les textes de préparation du congrès d'avril dernier, le président Vande Lanotte dit : «  Une transformation de l'OTAN en pompier international sous direction américaine est une idée insensée et inacceptable  ». A la mi-mai, Dirk Van der Maelen, chef de groupe au parlement fédéral et spécialiste de la Défense, développe cette même idée : «  L'OTAN ne doit pas devenir une pièce de l'échiquier mondial par laquelle les USA mènent leur propre politique  »
2. Il dit au journal De Standaard : «  Nous ne voyons pas d'un bon œil les plans de réforme que les USA ont dessinés pour l'OTAN. Les Américains veulent intégrer l'OTAN dans leur réseau global de défense, et faire de ce réseau le gendarme du monde  ». Il poursuit : «  L'approche américaine de la solution de conflit penche trop souvent vers une solution militaire et dans cette OTAN rénovée, nous risquons d'être entraînés. Les Américains veulent lâcher les garde-fous actuels, tels que les limitations budgétaires et le manque d'une capacité militaire propre .Et surtout, une telle construction de l'OTAN ne pourrait se faire qu'aux dépens du rôle international joué actuellement par les Nations Unies. Nous voyons d'un mauvais œil une OTAN qui serait une demi-ONU. Nous plaidons pour une OTAN à deux piliers, un européen et un américain, avec chacun ses propres mécanismes de décision. C'est la seule manière d'avoir la garantie de ne pas être entraînés dans des aventures américaines  ».

Au cours d'une rencontre publique entre d'une part, VREDE, la CNAPD, le Comité de Surveillance OTAN et 4 parlementaires francophones (PS, CDH, Ecolo et MR), il semblait que tous les parlementaires étaient fondamentalement d'accord sur l'OTAN. Ils mettaient l'accent sur le caractère défensif de l'alliance et justifiaient toute la stratégie et les actions de l'OTAN depuis les années 90 : l'intervention en Bosnie, au Kosovo, le Nouveau Concept Stratégique de 1999. Ils justifiaient également le fait que l'OTAN et la Belgique aient mené une guerre en ex-Yougoslavie sans mandat de l'ONU, en la classant dans la catégorie de 'situations exceptionnelles'. Pour eux, il va de soi que l'OTAN reste avant tout une organisation défensive. (Nous verrons dans le chapître suivant ce qu'il en est réellement). Le caractère nucléaire de l'OTAN n'a été mis en question que par le représentant Ecolo. Les trois autres répètent : «  Nos alliés ne doivent pas être les premiers à dénucléariser  ».

Intervention

Nous ne pouvons que nous réjouir des sentiments critiques des sociaux démocrates belges envers l'OTAN. Mais n'oublions quand-même pas que l'OTAN a toujours été un instrument pour institutionnaliser et perpétuer les rapports de forces issus de la 2ème Guerre Mondiale. Elle est entièrement dominée par une doctrine interventionniste, la stratégie centrale reste celle de la « première frappe nucléaire » et elle pousse tous ses membres à augmenter leurs dépenses militaires. Si la famille social-démocrate veut profiter du prochain sommet de Riga pour exprimer son mécontentement et formuler ses critiques, le moment n'est pas mal choisi. Il reste bien sûr encore à convaincre ses partenaires au gouvernement.

La proposition du SP.a de créer deux organes de décision politique au sein d'une même alliance rencontre le besoin de se détacher de la dominante politique US, mais n'apporte aucune solution fondamentale au problème du prix des interventions. D'autre part, la « politique de sécurité » de l'UE est elle-même entièrement basée sur une doctrine d'intervention . Dans le projet de Constitution européenne, que tous les parlementaires belges ont approuvé, la construction d'une armée d'intervention est écrite noir sur blanc, une armée capable de réaliser les «  tâches de Petersberg  », (càd du maintien de la paix à l'imposition de la paix….) et capable de désarmer sur place des groupes armés ; le tout dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Quand on lit par ailleurs dans le texte de l'UE sur la politique extérieure commune que les menaces principales pour l'Union sont le terrorisme, la criminalité internationale, les Etats voyous et les armes de destruction massive, nous ne sommes pas loin des analyses faites par Washington. Si le Ministre Flahaut s'inquiète réellement, comme le déclare son chef de cabinet Régibeau, du choix stratégique consistant à construire une force d'intervention de plus en plus rapide, M. Flahaut devrait aller relire les documents de l'Union Européenne.

Les récentes déclarations du PS et du SP.a laissent entendre que jusqu'à présent tout était en ordre, et qu'il faut s'inquiéter seulement de certaines évolutions nouvelles au sein de l'OTAN. Mais cette évolution – qui se produit au nom d'une mission mondiale globale dans les textes d'Evere «  global networking  » – est le label et la raison d'être même de l'OTAN depuis la fin de la guerre froide.
3 L'OTAN est engagée dans plusieurs lieux dans des opérations armées, dans d'autres elle cherche un élargissement des accords de partenariat. (….)

Les tentacules globales de l'OTAN sont déjà institutionnalisés depuis longtemps, surtout à travers le Partenariat pour la Paix. Les liens de ce Partenariat se rapprochent de la frontière chinoise. L'alliance a un passé récent chargé d'interventions militaires actives, de guerre. Il est grand temps que tous ceux qui pensent que ce n'est pas la manière de faire progresser la paix mondiale, élèvent la voix et essaient de retourner le cours des choses . Je crois que la discussion sur l'existence même de l'OTAN est incontournable.

Georges Spriet

1 De Standaard 17 mai 2006, Het Nieuwsblad 23 mai 2006
2 www.s-p-a.be
3 voir l'article de Hans Lammerant dans Uitpers de mars 2006



Ce texte est la traduction d'un article paru dans VREDE en mai 2006

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Le réseau mondial de la prolifération des armes nucléaires

Hiroshima et Nagasaki ont ouvert l’ère nucléaire. Plusieurs scientifiques dont Léo Szilard, fondateur du Conseil pour un monde vivable et lauréat du « Prix de l’atome pour la paix », ont prophétisé une escalade nucléaire avec des milliers de bombes. Au moment où l’URSS réalise son premier essai nucléaire en 1949, les Etats-Unis possèdent déjà 110 bombes. La folie de cette escalade perpétrée par les Etats-Unis, l’URSS, la Grande Bretagne, la France, Israël et la Chine, a mobilisé deux millions d’emplois entre 1960 et 1990 sur la base des 600.000 officiellement reconnus aux Etats-Unis. En 1963, 483 essais atmosphériques ont libéré 629 Mt d’équivalent TNT causant une radiopollution des milliers de fois plus importante que Tchernobyl.

Devant cette situation, dénoncée par de très nombreuses personnalités diplomatiques et scientifiques, l’Assemblée Générale des Nations Unies a réclamé un Traité de Non Prolifération qu’elle a adopté en juin 1968 et qui est entré en vigueur le 5 mars 1970.

Aujourd’hui plus de 20 pays disposent de la bombe atomique ou des moyens pour la produire très rapidement. Suite à des accords secrets et des alliances parfois paradoxales (Israël-Afrique du Sud) un vaste réseau de prolifération des techniques nucléaires a permis à de nombreux pays de se doter des moyens nécessaires pour accéder à la Bombe.

Israël, détenteur de l’arme nucléaire depuis le début des années 60, a bombardé le 7 juin 1981 la centrale atomique irakienne de Tamouz, vendue par la France en 1975. Des avions irakiens, parfois pilotés par des Français, bombardèrent en 1981 la centrale nucléaire de Busher en Iran, fournie par les Allemands.

La France et l’Allemagne se sont spécialisées dans la fourniture à des nombreux pays d’usines d’enrichissement de l’uranium et de retraitement des combustibles nucléaires usagés pour en retirer le plutonium. Même la Belgique et les Pays-Bas ont trempé dans ces opérations proscrites par le Traité de Non Prolifération (TNP).

Dominique Lorentz dans son livre « Affaires Atomiques » a décrit tout le réseau très complexe de la prolifération du nucléaire militaire. Le manuscrit de ce livre a été refusé par 3 maisons d’éditions françaises. Il a fallu créer la maison d’édition « les arènes » pour le publier en 2001. Un coup de pistolet dans un salon, selon Alexandre Adler, qui était rédacteur du Courrier International. La France et l’Allemagne, avec le feu vert américain (sous forme de licences d’exploitation) fournissaient les usines à des pays comme Israël, l’Afrique du Sud, l’Egypte, l’Irak, le Pakistan, l’Iran, l’Argentine, le Brésil…..

Des coopérations surprenantes sont dévoilées ; en plus de celle d’Israël - Afrique du Sud citée plus haut, on peut mentionner celles de l’Iran - Pakistan et de l’Inde - Israël.

Un tour d’horizon sur la question montre que ces trafics de technologies nucléaires à vocation militaire ont créé pas mal de tensions et même des attentats et des crimes à Paris au moment où l’Ayatollah Khomeyni est arrivé au pouvoir. En effet, l’Iran était entré dans le capital d’Eurodif (collaboration entre la France et l’Iran pour l’enrichissement de l’uranium). Il est paradoxal de constater que les puissances nucléaires occidentales comme les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne favorisent ce commerce (en infraction avec le TNP) pour certains pays alliés et l’interdisent pour d’autres.

La lutte contre le terrorisme et la prolifération nucléaire décrétée par l’OTAN est également plus qu’ambiguë puisque l’Alliance maintient des armes atomiques sur le territoire européen en infraction avec l’article I du TNP. Actuellement une majorité de citoyens européens (65 % en Belgique, 70 % en Italie, etc.), des centaines de bourgmestres, les députés nationaux et européens, demandent avec insistance le retrait des 480 bombes atomiques déployées en Allemagne, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie. Le gouvernement belge et en particulier son ministres des Affaires étrangères, font la sourde oreille. Que faire ? Mobiliser de plus en plus l’opinion publique en lui rappelant qu’on réclame la dénucléarisation de l’Europe et en priorité celle des cinq pays cités plus haut, qui sont en infraction flagrante avec l’article II du TNP.

Déjà en 1957, en pleine guerre froide, le ministre des Affaires étrangères polonais, Adam Rapacki, avait proposé d’établir une zone dénucléarisée comprenant la Pologne, la République Populaire Allemande, la Tchécoslovaquie et la République Fédérale Allemande. Ce plan très pratique n’aboutit malheureusement pas. Aujourd’hui les autorités de l’Alliance estiment que le déploiement des armes nucléaires est indispensable pour lutter contre la prolifération et le terrorisme !….

La Cour Internationale de Justice de la Haie en 1996 a déclaré l’arme nucléaire illégale mais les gouvernements n’en tiennent pas compte.

Pierre Piérart

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MENACES DE GUERRE CONTRE L'IRAN AVEC UNE PARTICIPATION OTANIENNE

De nombreuses voix s'élèvent au sein du mouvement de la paix en Belgique et en Europe contre les menaces de guerre contre l'Iran de la part des Etats-Unis et d'Israël. Le Forum Social Européen qui s'est récemment réuni à Athènes, a lancé un appel à une mobilisation générale contre ces nouveaux préparatifs de guerre. Plusieurs déclarations sont parues dans la presse belge à l'initiative du monde associatif ou de personnalités scientifiques.

Nous publions ci-après l'appel lancé par 80 associations flamandes et francophones, dont le CSO. La liste complète des signataires et les renseignements nécessaires pour y ajouter d'autres signatures est également disponible sur notre site

Non à la guerre contre l'Iran

Nous soussignés exprimons notre profonde inquiétude concernant les récentes menaces militaires contre l'Iran par Israël et les Etats Unis et les informations selon lesquelles les Etats-Unis n'excluent pas l'utilisation d'armes nucléaires. Nous nous opposons à un nouveau scénario « irakien », qui a encore davantage plongé la région dans le chaos. Nous condamnons bien entendu également les menaces de l'Iran contre Israël.

Les menaces qui ont pour but de détruire ou attaquer un pays n'ont jamais apporté la paix.. La menace de l'emploi de la force et son emploi sont contraires à la Charte des Nations Unies. Nous réclamons donc une solution négociée qui respecte le droit international.

La Plate-forme anti-guerre déclare dès lors :

  1. Nous rejetons la guerre et les menaces de guerre visant à atteindre des objectifs politiques et économiques, contre l'Iran et contre tout autre pays. Une opération militaire contre l'Iran pourrait avoir des conséquences désastreuses pour une région déjà extrêmement instable. Le Moyen-Orient a besoin de paix, et pas d'une nouvelle guerre. Nous appelons le gouvernement belge à s'opposer, au sein de l'Union européenne et de l'OTAN, à toute action militaire contre l'Iran. La position de la Belgique est d'autant plus importante que notre pays sera membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies l'année prochaine.
  2. Le traité de non-prolifération doit être respecté par tous les pays. Les puissances nucléaires existantes doivent aussi démanteler leurs arsenaux, au lieu de les moderniser. Nous demandons au gouvernement belge d'appliquer les résolutions de la Chambre et du Sénat réclamant le retrait des armes nucléaires américaines stationnées en Europe et la disparition à terme de toutes les armes nucléaires dans le monde.
  3. La solution à une recrudescence nucléaire peut passer par un accord avec l'ensemble des pays du Moyen Orient qui aura pour but de déclarer la région zone dénucléarisée. Les pays du Golfe, réunis dans le Conseil de Coopération du Golfe à cet effet, essaient d'amener l'Iran à s'engager dans cette direction. Cette solution est par ailleurs également préconisée par Hans Blix dans son récent rapport intitulé «Weapons of terror » réalisé par la « Commission sur les armes de destruction massive ». Une zone dénucléarisée dans la région signifie notamment le démantèlement de l'arsenal israélien, qui a été mis sur pied grâce au soutien de plusieurs Etats occidentaux. La Belgique doit apporter son soutien à cette initiative.
  4. La Belgique, l'Union européenne ou l'OTAN ne peuvent en aucun cas collaborer à une action militaire contre l'Iran. Cela signifie que les bases, le matériel et les renseignements de la Belgique ne pourront être utilisés pour apporter une aide à des opérations militaires. Nous rappelons au gouvernement belge l'engagement de l'accord gouvernemental concernant une révision des accords sur les convois de guerre sur le territoire belge.
  5. Nous reconnaissons le droit de chaque peuple à la démocratie et au respect des droits de l'homme, mais la démocratisation de l'Iran ne peuvent pas être imposés grâce à une campagne militaire étrangère ou autre tentative de déstabilisation de l'extérieur.
  6. Nous répétons notre exigence de mettre fin le plus vite possible à l'occupation, et à la violence qui en est la conséquence, en Palestine et en Irak. Tous les peuples de cette région ont le droit à une existence paisible dans des frontières reconnues dans le respect du droit international et du droit humanitaire. Il s'agit d'une condition sine qua non au rétablissement du calme et de la stabilité dans la région.

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L'Association Belgo-Palestinienne dénonce la participation d'Israel à des manœuvres de l'OTAN

La Belgique doit se retirer des manœuvres « Spring Flag 06-Volcanex 2006 »

Durant ce mois de mai (du 8 au 27), l'Italie organise en Sardaigne, à Decimomannu, un exercice militaire aérien baptisé Spring Flag 061,2 : le but en est d'améliorer l'interopérationalité des forces aériennes participantes. L'Italie a par ailleurs offert au GAE 3 (Groupe Aérien Européen : France, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Italie, Pays-Bas et Espagne) d'intégrer ses activités (Volcanex 2006) dans Spring Flag 06 : ce serait un bon moyen d'optimaliser les conditions des exercices.Une surprise : dans la liste des participants, aux côtés des organismes et pays déjà cités, on découvre, outre l'OTAN, Israël. L'Office de presse de l'Armée de l'air italienne précise en effet, dans sa présentation, que les derniers développements en matière de collaborations internationales justifient la participation à ces manœuvres de l'Armée de l'air israélienne 4.

La Suède, comme le rapporte le journal israélien Haaretz
5, a fait le choix de ne pas participer dans ce contexte. En effet, " …les forces armées suédoises ont été prévenues tardivement qu'un Etat n'appartenant pas au Partenariat pour la Paix, avec lequel la Suède n'avait pas de relations bilatérales préalables en matière militaire et qui ne prend pas part à des missions internationales de maintien de la paix, allait prendre part à l'exercice aérien ". Un officiel a ajouté que le but de l'opération était de se préparer à une coopération internationale de préservation de la paix et que la participation de l'Armée de l'air israélienne change les préalables de l'exercice.

Un bon point pour la Suède. Mais qu'en est-il de la Belgique ?

Un Communiqué 6 du Ministère de la Défense ce 17 mai a précisé : La Belgique ne participe pas à l'exercice aérien « Spring Flag » mais cinq militaires belges seraient engagés dans l'exercice « Volcanex ». Et pourtant, sur le site officiel de Spring Flag 06, la Belgique est nommément citée dans la liste des participants à Spring Flag. De plus, les manœuvres Spring Flag 06 et Volcanex 2006 sont conjointes, d'où d'ailleurs l'appellation Spring Flag 06-Volcanex 2006. Les documents officiels sont très clairs sur ce point : « Spring Flag va offrir à Volcanex un “instrument d'entraînement unique” » et « la fusion des activités fournira d'excellentes possibilités d'entraînement à la fois pour le GAE et pour les non membres du GAE. ».

Ceci intervient à la veille du sommet de l'OTAN de l'automne prochain à Riga, au cours duquel les pays membres vont entrer dans une phase intense de négociations quant aux futures missions de l'OTAN et, surtout, à son élargissement. L'annonce de ces manœuvres conjointes entre des pays membres de l'OTAN et Israël relatives à la sécurité en Méditerranée en sont d'autant plus inquiétantes.

Depuis 1967, le Conseil de sécurité demande à Israël de se retirer des territoires occupés 7. Peut-on considérer comme "normal" que l'OTAN associe un Etat en guerre - Israël - à des manœuvres militaires alors qu'Israël ne respecte pas les décisions du Conseil de sécurité ? Ne s'agit-il pas là d'une forme d'appui à une situation de violation constante de la Charte des Nations Unies par un Etat 8. ? Il est en effet clair qu'en faisant participer Israël à de telles manœuvres, l'OTAN contribue à l'entraînement militaire de forces qui sont ensuite utilisées pour assurer le maintien de l'occupation de la Palestine. On pourrait donc parler de "complicité" de l'OTAN 9. avec l'occupation israélienne.

Il est donc indispensable que la Belgique gèle tous ses accords militaires et de commerce des armes avec Israël. Cette requête ne ferait que relayer l'appel de- nombreux militaires israéliens de tous rangs qui refusent de servir dans les territoires occupés et de cautionner ainsi l'occupation de la Palestine. 23 mai 2006


1www.aeronautica.difesa.it
2 Le précédent exercice Spring Flag a eu lieu en Belgique à Florennes.
3 Les travaux du GAE se traduisent en tests pratiques expérimentés au travers d'exercices annuels dénommés Volcanex. Il n'est pas inutile de préciser que le commandement du GAE est actuellement belge : Commandant major Van Caelenberg.
4 Ainsi que la présence d'une équipe de liaison jordanienne et d'une équipe d'observateurs tunisiens.
5 http://www.haaretzdaily.com
6 Communiqué Belga « La Belgique ne participe pas à l'exercice Spring Flag avec Israël » 17/05/2006
7 S/Rés. 242, 22 nov. 1967, § 1, i; aussi S/Rés. 338, 22 oct. 1973, § 2
8 Résolutions du Conseil de sécurité combinées à l'art. 25 de la Charte des Nations Unies
9 Au sens de l'art. 16 du projet d'articles de la Commission du droit international sur la responsabilité des Etats

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Bulgarie, Roumanie, Ukraine... : L’OTAN poursuit son extension à l’Est

Tandis qu'au sud de l'Ukraine, en Crimée, la population et le parlement local se mobilisent contre l'installation de troupes américaines et le déchargement de matériel militaire, le gouvernement national hésite à mettre sur pied un referendum à propos de l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. Ce processus d'adhésion était pourtant bien avancé depuis que l'OTAN et l'Union Européenne étaient fortement intervenus pour soutenir la « révolution orange » et l'installation au pouvoir de la coalition pro-occidentale dirigée par Youchtchenko. Mais l'Ukraine se révèle – selon les termes mêmes de notre ministre des Relations extérieures De Gucht – une démocratie très fragile, vis-à-vis de laquelle il vaut mieux que l'OTAN agisse avec circonspection. La Belgique se montrera donc prudente avant de donner son accord à un élargissement de l'OTAN à l'Ukraine. Mais les « décideurs » de l'OTAN, c'est à dire les Etats-Unis, sont déterminés à accélérer ce processus d'adhésion. Et l'Union Européenne ne restera pas au balcon.

Il n'empêche que les manifestations de la population en Crimée expriment un large sentiment de déception et d'opposition au gouvernement actuel, qui s'est vite révélé incapable d'accomplir ses promesses, et n'a fait qu'agraver la situation économique et sociale, et de pratiquer une corruption à grande échelle. Un sondage pré-referendum donnait une forte majorité contre le projet gouvernemental d'adhésion à l'OTAN. Et c'est au niveau de tout le pays qu'est en train de se constituer un regroupement des parlementaires, sous l'impulsion du Parti des Régions Ukrainien et avec le soutien du Parti Communiste et du Parti Socialiste, pour que « l'Ukraine pratique une politique active de neutralité » (selon l'Agence russe Regnum, www.regnum.ru).

L'article dont nous publions ci-dessous quelques extraits, met en évidence « le grand jeu des bases militaires en terre européenne » qui est à la base de cette politique otanienne. Il est paru dans le journal italien « Il Manifesto » du 30 avril 2006, écrit par Manlio Dinucci et traduit par Marie-Ange Patrizio

Le grand jeu des bases militaires en terre européenne

C'est avec un « dîner transatlantique » offert par le ministre des affaires étrangères bulgare, que s'est conclue vendredi (28 avril), à Sofia, la rencontre « informelle » de l'OTAN, à laquelle ont participé les ministres des affaires étrangères des 26 pays membres. Plat de résistance, le thème du « prochain round de l'élargissement », qui sera mieux défini en novembre au sommet officiel de Riga (Lettonie). L'extension de l'OTAN à l'est continue donc. (…)

C'est Washington qui fait pression pour l'élargissement de l'OTAN à l'est. La raison en est claire : cela lui permet de faire avancer ses propres forces et bases vers l'est. Confirmé par le fait que la secrétaire d'état Condoleeza Rice, après sa rencontre « informelle » de Sofia, a signé un important accord officiel (Defense Cooperation Agreement) avec le gouvernement bulgare.

Cet accord autorise le Pentagone à utiliser quatre bases militaires bulgares : les bases aériennes de Bezmer, Graf Ignatievo et Sarafovo, et la base terrestre de Novo Selo. Ainsi que le port de Burgas, et un dépôt limitrophe. Formellement ce seront des bases bulgares mises à disposition des forces étasuniennes pour des « objectifs d'entraînement ». Au moins 2500 militaires étasuniens seront présents sur les lieux. L'accord consent en outre aux Etats-Unis d'utiliser les bases pour des « missions en pays tiers sans l'autorisation spécifique des autorités bulgares ». Celles-ci renoncent aussi à exercer le droit de juridiction sur des délits commis en Bulgarie par des militaires étasuniens.

Condoleeza Rice revient ainsi à Washington avec un autre accord important dans les mains, après celui conclu en décembre avec le gouvernement roumain : ce contrat autorisait les Etats-Unis à se servir en permanence de la base aérienne de Mihail Kogalniceanu et d'une base terrestre voisine, déjà utilisées par le Pentagone pour les guerres en Afghanistan et Irak. De tels accords concèdent ces bases non pas à l'OTAN (et donc aux autres alliés européens) mais uniquement aux Etats-Unis qui peuvent, si nécessaire, les utiliser indépendamment de ce que décide l'Alliance.

Pour comprendre l'importance géostratégique de telles bases, il suffit de porter son regard sur une carte géographique : elles se trouvent à 1500 Kms à peine de l'Irak, l'Iran et la Syrie, une distance qu'un chasseur bombardier peut couvrir en une demi heure environ. Par ailleurs, leur position les rend aptes à des opérations dans l'aire stratégique de la Caspienne et de l'Asie centrale, et permet d'avoir à portée de tirs des objectifs à l'intérieur même de la Russie. C'est pour cela qu'à l'occasion de la signature de l'accord avec la Bulgarie, l'ambassade étasunienne à Sofia a précisé que cet accord «  ne prévoit pas le déploiement de systèmes balistiques de missiles US en Bulgarie  », ni qu'il y n'ait «  aucune intention, plan, ou raison d'installer des armes nucléaires sur le territoire des nouveaux pays membres de l'OTAN  ».

Un message tranquillisant à l'intention de Moscou. Contredit cependant par le fait que, neuf jours avant l'accord sur les bases, on a vu accoster, dans le port bulgare de Varna, le destroyer lance missiles Porter Ddg 78 de la marine Us, armé de missiles Tomahawk à double capacité, conventionnelle et nucléaire. C'est la deuxième fois cette année que le Porter opère en Mer Noire : en février avec les marines ukrainienne et roumaine, en avril avec les géorgienne et roumaine.

La main de Washington

La mise en activité des nouvelles bases Us en Bulgarie et Roumanie répond à une double stratégie militaire et politique. D'un côté, celle de délocaliser les forces étasuniennes en Europe vers l'est et vers le sud, de façon à utiliser plus efficacement le territoire européen comme tremplin de la « projection de puissance » vers les aires stratégiques d'Asie et du Moyen-Orient. De l'autre, celle de renforcer l'influence étasunienne dans les pays de l'ex-Pacte de Varsovie et de l'ex-URSS. Entre aussi dans ce cadre l'intense activité à travers laquelle les Etats-Unis entendent promouvoir et financer (par des prêts aliénants) la « modernisation » des forces armées des pays de l'est, actuels ou futurs membres de l'OTAN, en les dotant de systèmes d'armes étasuniens et en les intégrant dans le réseau de commandement, contrôle et communications du Pentagone.

A travers eux et d'autres systèmes, les Etats-Unis s'allient les pays de l'est, afin de renforcer leur influence dans la région européenne dans la phase critique où, après la dissolution du Pacte de Varsovie et la désagrégation de l'URSS, ils sont en train d'en redessiner les assises politiques, économiques et militaires. Ce n'est pas un hasard si, dans la conférence qui s'est tenue à Sofia après l'accord, Condoleeza Rice a dit que les Etats-Unis «  soutiennent fortement les efforts accomplis par la Bulgarie pour entrer dans l'Union Européenne  ».

La raison en est évidente : Bulgarie et Roumanie, candidates à l'entrée dans l'UE en 2007, font partie – avec la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie et la Slovénie, déjà entrées en 2004 – de l'Alliance atlantique, sous la direction étasunienne indiscutable et, à travers des accord directs, en viennent à être plus liées à Washington qu'à Bruxelles. Washington s'assure ainsi d'instruments solides pour orienter ses choix politiques et stratégiques. (..)

Manlio Dinucci
Edition de dimanche 30 avril de Il Manifesto

www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/30-Aprile-2006/art56.html

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio

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Soudan : l'humanitaire en marche (militaire)

L'aide états-unienne au Soudan

20 août 1998 : les Etats-Unis lancent depuis le Golfe 19 missiles qui pulvérisent l'unique usine de médicaments du Soudan. Le prétexte - qu'elle produisait des armes chimiques - était totalement fantaisiste. Par contre, l'usine produisait 60% des médicaments disponibles au Soudan. On n'évaluera sans doute jamais le nombre de morts et les souffrances qu'a provoqués directement la destruction de cette usine, et qu'elle continue à provoquer, les Etats-Unis n'ayant jamais trouvé utile de proposer le moindre dédommagement.

Loin des fantasmes du terrorisme islamiste et d'al-Qaida, c'est la misère et le sous-développement extrême qui est le meilleur moteur pour les conflits régionaux, notamment celui qui ravage le Soudan depuis des décennies, pas seulement au Darfour. Comme vient de le déclarer l'ambassadeur britannique aux Nations Unies, la représentation occidentale du conflit du Darfour est erronée, il s'agit plutôt d'une lutte « pour obtenir le contrôle des ressources nationales limitées»1. « Il n'y a aucune ressource humaine de base. Les gens boivent aux mêmes sources que les animaux; il y a un manque de routes, d'écoles et d'infrastructures médicales .», déclare un responsable soudanais.2

Les bombardements et les sanctions économiques contre un pays affamés et exsangue ne contribuent certainement pas à apaiser les tensions et à apporter une solution aux drames humanitaires.

Vers une mission de l'OTAN

Le but affiché des États-Unis est d'arriver à imposer une force dirigée par l'OTAN au Soudan. Cela devrait se faire en deux temps, exactement à l'image de ce qui s'est passé en Afghanistan : D'abord , une mission de l'ONU de maintien de la paix remplace la mission actuelle de l'Union africaine de surveillance du cessez-le-feu; dans un deuxième temps, l'ONU confie 'naturellement' la mission à l'OTAN - Koffi Annan a suffisamment prouvé qu'il n'a rien à refuser aux USA.

« L'OTAN pourra entrer en jeu avec l'aide des Etats-Unis dans le cadre de l'ONU, pour signifier au gouvernement soudanais que nous avons l'intention d'apporter la sécurité à la population et que nous avons l'intention d'aider à trouver un accord de paix durable », déclare ainsi George Bush en mars dernier, relayé par le secrétaire général de l'OTAN de Hoop Scheffer : « Je suis persuadé, comme je l'ai dit au président [Bush], que quand l'ONU sera là, les pays membres de l'OTAN seront prêts à faire davantage pour permettre de déployer une force au Darfour »3

L'OTAN a déjà un pied au Darfour depuis juin 2005, dans le rôle de support logistique de la mission de l'Union africaine: le président Konare a complaisamment cédé aux pressions états-unienne, et 'demandé' l'aide de l'Alliance, court-circuitant l'opposition de la certains pays de l'OTAN dont la France, dont l'agenda entre en contradiction avec celui des USA.

Effets pervers

La première chose à faire est évidemment de "démontrer" que les forces actuelles l'Union Africaine sont incapables de faire cesser les massacres au Darfour. Ce résultat ne devrait pas être trop difficile à atteindre. il suffit que les groupes rebelles créés, financés et armés par le régime Tchadien rompent le cessez-le-feu négocié; la culpabilité en sera en tout cas attribuée au "régime soudanais et ses milices arabes".4

Le fait même de brandir la menace de l'intervention humanitaire a donc l'effet paradoxal (mais parfaitement prévisible) d'aggraver le problème humanitaire. Comme naguère en Yougoslavie, les seigneurs de guerre de la région vont espérer une intervention occidentale en faveur de leur cause, et n'ont donc aucun intérêt à des concessions négociées. Le pompier états-unien est en train d'attiser sciemment les flammes dans la région.

Larmes des vautours autour de puits de pétrole

Les choses deviennent beaucoup plus claires lorsqu'on sait que le Soudan possède du pétrole en très grandes quantités - certains parlent de ressources rivalisant avec celles de l'Arabie Saoudite – et que ces ressources pétrolières sont actuellement exploitées non par des compagnies américaines, comme au Tchad, mais principalement par la compagnie chinoise des pétroles.5

Lorsque les grandes puissances évoquent avec tant d'insistance l'humanitaire, le plus élémentaire réflexe devrait être de se demander qu'est-ce qu'on est en train d'essayer de nous vendre ? Accorder la moindre crédibilité aux Bush et consort aujourd'hui, reviendrait à prendre au sérieux les affirmations de Léopold II qui voulait, main sur le cœur libérer les nègres des esclavagistes arabes, ou celles d'Adolf Hitler dont l'unique préoccupation était de libérer le peuple des Sudètes des exactions tchèques .

La crise humanitaire au Darfour est instrumentalisée par les Etats-Unis dans une tentative de brider la montée en puissance de la Chine, et de la maintenir en état de dépendance pour l'accès au pétrole. L'Irak est (actuellement) fermé, l'Iran est également dans la ligne de mire. Il s'agit d'une question cruciale pour la survie même de l'hégémonie US.

Il est essentiel que le mouvement pour la paix, en particulier dans les pays de l'OTAN, ne retombe pas dans le piège de l'humanitaire. Une intervention de l'Occident au Soudan n'est certainement pas une partie de la solution, mais bien une partie du problème.

Roland Marounek

1. "Darfour, un conflit mal compris, affirme l'ambassadeur britannique au Conseil de sécurité" – Nations Unies, 15 juin 2006
2. "Sudan: Pas d'accueil enthousiaste pour les casques bleus", Inter Press Service (Johannesburg), 16 Juin 2006
3. "Bush espère que l'OTAN va prendre la direction des opérations au Darfour", Xinhuanet 20 mars 2006
4. cf "Le chef du Mouvement de Libération du Soudan menace de rompre l'accord de paix avec Khartoum", AP, 17 juin
5 "The Oil Factor About Sudan", John Laughland - The Guardian 3 août 2004
traduit sur
www.stopusa.be

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L’Afghanistan, la bonne conscience de l’Europe !

La Belgique, l'Espagne, l'Italie, la France, l'Allemagne, le Luxembourg refusent ou ne veulent plus intervenir dans le « bourbier » irakien, mais pour rester en harmonie avec la politique américaine, ces pays s'investissent militairement, tant en matériel qu'en hommes en Afghanistan.

Le ministre de la Défense Flahaut parle toujours de présence « militaro-humanitaire », mais il s'agit de 350 hommes armés jusqu'aux dents pour garder l'aéroport de Kaboul, de 2 avions F16 avec leurs pilotes et les équipes d'entretien, qui interviennent contre les « méchants rebelles » par mitraillage et bombardement de n'importe quel lieu où il y a de la vie humaine.

Le terme bavure est employé uniquement au cas où l'information arrive en Occident. Autrement, cela reste des « talibans » morts.

Les talibans étaient une force créée au Pakistan par le soutien principal des USA pour lutter contre le pouvoir en place en Afghanistan et permettre au bailleur de fonds de prendre le contrôle de la route future du pétrole et du gaz, et de resserrer l'étau autour l'URSS, aujourd'hui la Russie, ainsi que de la Chine qui a une frontière commune. Le pouvoir taliban n'a jamais pu pacifier totalement le pays, à la grande déception de Washington, qui provoqua un changement en soutenant l'Alliance du Nord avec Massoud. L'attentat du WTC a été l'aubaine pour pouvoir mettre le pied directement dans ce pays.

Les forces principales des talibans ont été anéanties par l'intervention américaine, une partie s'est mise au service d'Hamid Karzai, pantin des Américains. Les autres se sont cachés ou ont fui au Pakistan.

Aujourd'hui il faut parler d'une résistance contre l'occupation par les armées étrangères, qui comprend aussi bien les anciens dirigeants de la République Démocratique d'Afghanistan, que des talibans, la population en général, certains seigneurs locaux, et même des paysans produisant de l'opium qui subissent la pression du pouvoir qui veut prendre à son compte le commerce de la drogue. Il y a eu plusieurs manifestations non armées contre l'occupant et le gouvernement Karzaï. A Kaboul, la répression fut terrible. Les militaires américains et les mercenaires afghans ont tiré en tuant des dizaines de personnes

La résistance agit de plus en plus fort au point de constituer de véritables forces militaires de 100 à 200 hommes. Elle a pris d'assaut le quartier général de la police de Chora dans la province d'Oruzgan. La police a fui et n'est toujours pas revenue.

Les Américains et l'Isaf (forces militaires de la coalition otanienne) étudient les moyens à mettre en œuvre pour intervenir dans le sud. Mais les USA veulent se dégager et obliger les pays européens membres de l'OTAN à s'engager davantage..

Le ministre Flahaut s'est récemment exprimé au Parlement : l'OTAN est la base essentielle de la sécurité de la Belgique qui a toujours été un allié fidèle, loyal et le restera. Il n'est donc pas question de changer. La Belgique s'engagera à porter ses effectifs à 650 hommes en Afghanistan.

Marcel Poznanski

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A propos de la conférence du 15 mai

Kosovo 2006 : Libéré ou purifié ?

Le CSO a organisé le 15 mai, en collaboration avec Vrede et le Mouvement chrétien pour la paix, une conférence consacrée au sort des minorités au Kosovo, territoire administré par l'ONU et occupé par des troupes sous commandement OTAN. Il s'agissait de faire le point sur la situation dans cette province de Serbie, alors que des pourparlers ont actuellement lieu à Vienne en vue de donner un semblant de légitimité à une indépendance d'ores et déjà décidée par les puissances occidentales.

La conférence avait été conçue avant tout pour permettre à Marek Antoni Nowicki, ancien ombudsman international du Kosovo, de nous livrer son point de vue sur l'évolution du respect des droits humains, en particulier ceux des Serbes, des Roms et des multiples minorités vivant depuis des siècles dans ce territoire. Rappelons en effet que c'est au nom des droits de l'homme, de la multiethnicité et de la démocratie que les bombardiers de l'OTAN avaient pilonné pendant 78 jours la Serbie et le Monténégro en 1999. Malheureusement, Marek Nowicki n'a pu nous rejoindre à Bruxelles, bloqué à Varsovie, où il réside depuis la fin de sa mission en décembre dernier, victime d'un malaise le matin même du jour de la conférence.

Malgré ce couac de dernière minute, quelque 80 personnes étaient présentes à l'Espace XE, à Ixelles, pour écouter les deux orateurs restants, les journalistes Frédéric Saillot et Jean Toschi Visconti.1

Jean Toschi, qui a roulé sa bosse dans toute l'ex-Yougoslavie aux moments les plus durs des conflits qui ont accompagné le démantèlement de la fédération, a centré son exposé sur la désinformation massive et systématique pratiquée par la grande majorité des médias ouest-européens et nord-américains, non seulement pendant la guerre du Kosovo, mais aussi durant ceux de Croatie et Bosnie-Herzégovine. Les intérêts des grandes puissances et le travail de sape des mercenaires de la presse, ces agences de communication vendant leurs services au plus offrant, ont produit une image manichéenne de ces conflits, les ramenant à une agression sauvage et raciste de la Serbie contre ses voisins. Comme l'a montré grâce à de multiples exemples la journaliste italienne, la réalité a été beaucoup plus complexe : limitons-nous ici à évoquer la série d' « auto-attentats » à Sarajevo entre 1992 et 1995 ou la falsification relative au « massacre de Racak », qui donna le prétexte à l'OTAN pour mener sa campagne dévastatrice de 1999.

Frédéric Saillot s'est intéressé à la situation actuelle au Kosovo, en particulier aux suites des pogroms de mars 2004, au fonctionnement des « institutions provisoires » et aux pourparlers de Vienne. Il a pointé du doigt les multiples incohérences des administrateurs occidentaux du territoire. Ainsi, pendant longtemps, la politique officielle de l'ONU a été « les normes avant le statut » : le respect de divers critères en matière de bonne gouvernance et de droits de l'homme devait précéder des négociations définissant le statut définitif de la province. L'an passé, le Secrétaire général de l'ONU a commandé un rapport sur le respect des « normes » à son envoyé spécial, le Norvégien Kai Eide. Fruit d'un long travail de terrain, le rapport a décrit minutieusement l'état catastrophique du Kosovo, en particulier les violences et discriminations incessantes dont sont victimes les minorités. Mais, paradoxalement, Eide concluait que l'ouverture de négociations sur le statut était devenue urgente, tout report risquant d'encore aggraver la situation. L'ONU a donc brusquement inversé sa politique, comme le souhaitaient d'ailleurs divers gouvernements, dont celui des Etats-Unis.

Ensuite, Nedzo Neziri, réfugié rom du Kosovo établi en France, a brièvement pris la parole pour rappeler la tragédie vécue par sa communauté. Victimes des pires exactions depuis la période nazie, la grande majorité des Roms a dû quitter ses foyers depuis 1999, pour se réfugier dans le reste de la Serbie ou en Europe occidentale. Leur sort est encore pire que celui des Serbes, les intérêts de ces derniers étant au moins défendus par le gouvernement de Belgrade. Plongés généralement dans l'illégalité à l'étranger, ils ont même été soumis à des expulsions de la part de certains gouvernements, n'hésitant pas à renvoyer de force des victimes auprès de leurs bourreaux.

Le débat qui a suivi a été particulièrement vif et animé. Des opinions souvent tranchées et opposées ont pu s'exprimer, notamment de la part de représentants des communautés serbe et albanaise de Belgique. Une tentative de dialogue qui reste à approfondir...

Signalons enfin que Jean Toschi et Nedzo Neziri ont également pris la parole à l'atelier sur le Kosovo de la Conférence des ONG belges sur l'OSCE, qui a débuté le lendemain au Palais d'Egmont. L'absence de Marek Nowicki y a été à nouveau regrettée. Mais la majorité des intervenants, parmi les orateurs comme dans le public, ont mis l'accent sur la situation catastrophique et le nettoyage ethnique qui caractérisent ce territoire, un rappel utile alors que la position officielle belge est que le Kosovo est "en train de se normaliser définitivement"2

Georges Berghezan

1. Les exposés de Jean Toschi et Frédéric Saillot sont disponibles sur notre site (respectivement http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=298&type=articles et http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=299&type=articles ).

2. expression utilisée le 6/06/06 par le Ministre des Affaires étrangères De Gucht en commission parlementaire sur les prochains sommets de l'OTAN

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Droits démocratiques en danger !

Bahar Kimyongur toujours emprisonné en Hollande

Bahar Kimyongur entame son troisième mois de détention aux Pays-Bas en attendant une décision éventuelle d'extradition vers la Turquie. Ce pays, condamné à maintes reprises pour violations des droits de l'Homme, considère Bahar comme un terroriste. Pourtant, les accusations présentées dans le dossier remis aux autorités hollandaises par l'Etat turc sont tellement dérisoires que la justice hollandaise a demandé un complément pour pouvoir valablement statuer. Elle prendra sa décision le 4 juillet.

En réalité, les faits reprochés à Bahar relèvent tous de libertés garanties par les constitutions belge et hollandaise car s'exprimer, s'organiser, contester : ce n'est pas du terrorisme.  

Il s'agit d'un combat symbolique concernant tous les démocrates car si Bahar est extradé, quiconque souhaitant exprimer une parole contestataire et s'organiser en conséquence sera dorénavant taxé de terroriste et puni comme tel. Mais, en dépit d'une réaction citoyenne massive, les autorités belges et hollandaises refusent toujours de protéger Bahar en le libérant.

(d'après un communiqué du CLEA – www.clea.be )

Protestation contre la levée de l'immunité de l'eurodéputé Tobias Pflüger

Tobias Pflüger est membre du groupe GUE au Parlement Européen. Le Ministère allemand de la Justice avait demandé la levée de son immunité parlementaire à la suite d'un banal incident survenu au cours d'une manifestation contre une Conférence de l'OTAN à Munich. Tobias Pflüger est bien connu du mouvemernt de la paix européen comme un militant antimilitariste.

Cette décision prise par le Parlement européen le 16 mai dernier est une évidente mesure d'intimidation à l'encontre de tous ceux qui veulent élever une voix critique. Cette nouvelle tentative de criminaliser une action politique dirigée contre l'OTAN exprime une tendance dangereuse pour la démocratie (d'après un communiqué de VREDE- www.vrede.be , 18.5.06)

Rappelons également les poursuites contre Hans Lammerant à la suite de l'action pacifique de Bomspotting critiquant le Ministre De Gucht (voir Alerte OTAN n°20- www.csotan.org) et la longue lutte de Michel Collon avant d'obtenir justice contre le brutal matraquage policier lors d'une manifestation contre la guerre de l'OTAN en Yougoslavie en 1999 (voir www.michelcollon.info)

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Infos et agenda du mouvement de la paix

6 ET 7 JUILLET 2006 : CONFERENCE INTERNATIONALE AU PARLEMENT EUROPEEN

Les armes nucléaires dix ans après le jugement de la Cour Internationale de Justice.

A l’ordre du jour : un débat juridique sur les implications et les interprétations de ce jugement, avec des spécialistes universitaires, des responsables politiques, des ONG et Christopher Weeramantry, ancien juge de la Cour Internationale de Justice.

En association avec les réseaux : International Association of Lawyers against Nuclear Arms (IALANA), International Peace Bureau (IPB), International Physicians for the Prevention of Nuclear Wear (IPPNW), Abolition 2000, Forum voor Vredeactie

Inscriptions : forum@vredesactie.be, 03.281.68.39
Participation gratuite moyennant inscription à l’avance afin de pouvoir accéder au Parlement européen

8 JUILLET 2006 : ACTIONS BOMSPOTTING à Bruxelles, Liège, Mons, Anvers, Louvain, Kleine Brogel, Gand

Les armes nucléaires de Kleine Brogel sont illégales.
La strategie d'armement nucléaire de l'OTAN est illégale.
C'est clair depuis le jugement de la cour internationale de justice du 8 juillet 1996.
Le 8 juillet 2006, la Belgique est en infraction depuis 10 ans.
Depuis 10 ans, l'OTAN mène une stratégie illégale d'armement nucléaire.
Depuis 10 ans, la justice refuse d'intervenir contre ces crimes de guerre.

Le 8 juillet 2006, les Bombe-spotters mènent dix actions à dix endroits liés à la stratégie illégale d’armement nucléaire de l’OTAN.

Plus d'info sur www.bomspotting.be

5 AOUT 2006 : Commémoration Hiroshima au Parc Ibakusha de l’Université de Mons

Les infos détaillées paraîtront bientôt sur le site du CSO (http://www.csotan.org)


Et enfin... le nerf de la paix

Alerte OTAN ne vit que par la volonté de ses sympathisants.
Nous comptons toujours sur votre soutien financier, aussi minime soit-il.
CCP du CSO : 068-2447491-14
Merci de votre sympathie !

19:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/06/2006: Chirac à Verdun pour rendre hommage aux soldats musulmans de 14-18

Oui, à l’ époque du colonialisme, des centaines de musulmans sont aussi morts « pour la France » et les marchands de canons, lors des guerres inter-capitalistes.

RoRo

 

 

 


De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de mariem sabil
Envoyé : jeudi 29 juin 2006 11:39
À : Transfer info
Objet : [Transfer_info] COMMEMORATION : Chirac à Verdun pour rendre hommage aux soldats musulmans

 

Chirac à Verdun pour rendre hommage aux soldats musulmans de 14-18

 

AFP 25.06.06 | 10h44



acques Chirac est arrivé dimanche matin à Verdun, dans la Meuse, pour inaugurer un mémorial dédié aux combattants musulmans de la guerre de 14-18, sur le site de l'une des plus grandes batailles de l'Histoire.

 

Le chef de l'Etat a été accueilli par la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Hamlaoui Mekachera, les présidents de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, et du Sénat, Christian Poncelet et le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur.

 

Le mémorial de style mauresque est édifié près du carré comprenant 592 tombes musulmanes orientées vers la Mecque, devant l'ossuaire de Douaumont, symbole de la bataille de Verdun où périrent en 1916 quelque 300.000 soldats français et allemands.

 

Ce bâtiment consiste en un vaste déambulatoire de style mauresque de 25 mètres sur 19, avec arcades et murs crénelés. Il est surmonté d'une Koubba (coupole), sous laquelle une stèle indique: "Aux soldats musulmans morts pour la France".

 

La construction du mémorial, d'un coût de 500.000 euros, a été décidée par le Haut Conseil de la mémoire musulmane.

 

Près de 600.000 tirailleurs, goumiers et spahis, venus du Maghreb, d'Afrique noire et de Madagascar, ont été enrôlés sous l'uniforme français, marquant la contribution de l'Empire colonial à l'effort de guerre.

 

Les tirailleurs marocains prirent ainsi une part décisive à la reprise du fort de Douaumont en octobre 1916.

 

Quatre-vingt dix ans après la bataille, les démineurs ont dû enlever plusieurs centaines d'obus, grenades ou bombes encore enterrés sur le site. Quelque 30 millions d'obus furent tirés à Verdun, resté comme "la bataille parmi les batailles" et le symbole des monstruosités de la guerre industrielle.

 

Après avoir dévoilé la plaque inaugurale de ce mémorial musulman, Jacques Chirac devait déposer une gerbe devant le monument israélite puis à l'ossuaire de Douaumont avant de prononcer une allocution.

 

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19:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/06/2006: Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grèce ?

Encore un cas où la grande presse sécurisée et auto-censurée capitaliste se tait …

Au service de qui ???

RoRo 

 

 


De : Transfer_info@yahoogroupes.fr [mailto:Transfer_info@yahoogroupes.fr] De la part de Sophiane SOUANE
Envoyé : jeudi 29 juin 2006 13:38
Objet : [Transfer_info] GRECE : Pourquoi ce silence sur ce qui se passe ?

 

 

Pourquoi le silence sur ce qui se passe en Grèce ?

21 juin 2006

par Raoul Marc JENNAR

Rien ne s´écrit, rien ne se dit, rien ne se montre sur ce qui se passe en Grèce depuis cinq semaines. Les journaux, les stations de radio, les chaînes de télévision nous privent du droit à une information majeure : depuis cinq semaines, 354 départements académiques sont occupés ; des milliers d´étudiants manifestent régulièrement ; la manière dont la police a réprimé la manifestation du 8 juin rappelle à bien des égards les heures noires de la dictature des colonels (une personne dans le coma). Dans un pays de l´Union européenne ! Et nous n´en savons rien.

Le gouvernement grec, suivant en cela les décisions dérégulatrices prises par nos gouvernements pour être ensuite imposées par l´ OMC et par l´Union européenne, va modifier la Constitution rédigée après la chute de la dictature pour permettre la privatisation de l´enseignement universitaire.

Il prépare en outre une loi qui va permettre la création d´établissements universitaires privés, qui va imposer les critères de gestion des firmes privées aux facultés d´État, qui va supprimer « l´asile universitaire » soumettant jusqu´ici l´intervention de la police sur les campus à l´accord du Conseil d´administration de l´université, qui va réduire drastiquement la possibilité de repasser les examens.

C´est à cela que des dizaines de milliers d´étudiants grecs s´opposent. Dans l´indifférence totale des journalistes et correspondants de presse des autres pays européens.

Le black-out des médias propagandistes de la pensée unique néolibérale vise un but : empêcher qu´on sache dans toute l´Union européenne que la résistance au néolibéralisme existe partout, qu´elle n´est pas une exception française et que le rejet de l´Europe telle qu´elle se construit depuis cinquante ans grâce à l´alliance de la  démocratie-chrétienne et de la social-démocratie va grandissant.

En Europe, on impose la liberté de circulation des biens, des services et des capitaux, mais on brime la liberté de circulation des informations.

Il s´impose d´urgence de manifester notre solidarité avec les étudiants grecs. Il s´impose de dénoncer l´information sélective et orientée des médias privés et publics, tous à la solde des banquiers et des marchands.

Combien de temps encore allons-nous supporter ce coup d´État permanent qu´est la construction d´une Europe néolibérale destructrice de nos acquis démocratiques et sociaux ?

Raoul Marc JENNAR

P.S. Raoul-Marc Jennar chercheur altermondialiste

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19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/06/2006

28/06/2006: Bahar Kimyongür : 61ème jour de détention en Hollande

L’ info m’ est malheureusement parvenue trop tardivement pour être rediffusée plus tôt …

Vraiment désolé !

RoRo

 

 

 


De : difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be [mailto:difpol_mbietlot-bounces@pimentsrouges.be] De la part de Mathieu Bietlot
Envoyé : mardi 27 juin 2006 17:39
Objet : [Difpol_mbietlot] Rappel: demain rassemblement devant le consulat de Turquie pour s'opposer à l'extradition de B ahar Kimyongur

 

 

Bahar Kimyongür : 61ème jour de détention en Hollande

Rassemblement le mercredi 28 juin à 17h30 devant le consulat de Turquie

Rue Montoyer, 4. 1000 Bruxelles. Métro Trône

 

Bahar est un prisonnier politique

Non à son extradition en Turquie

Rapatriement immédiat en Belgique

 

S’exprimer, s’organiser, contester, ce n’est pas du terrorisme, mais l’exercice de nos libertés fondamentales.

 

 

 

Quelques nouvelles du front :

 

-         Rappel : midnight express pour Bahar ?

-         La Belgique a livré Bahar à la Holllande : des preuves

-         Première audience à  La  Haye : complément d’enquête

-         Que faire ?

 

Bahar Kimyongür : 60ème jour de détention en Hollande

Nouvelles du front

 

Rappel : midnight express pour Bahar ?

Le 28 avril dernier, Bahar Kimyongür, un ressortissant belge de 32 ans, a été arrêté par la police néerlandaise alors qu’il venait à peine de passer la frontière pour se rendre à un concert d’un groupe turc. À cette occasion lui a été signifiée l’existence d’un mandat d’arrêt international émis à son rencontre par la Turquie. Motif ? Appartenance au DHKP-C, une organisation qualifiée de terroriste par les autorités turques. Depuis lors, Bahar est incarcéré à Dordrecht, en Hollande. La Cour de La Haye examine paisiblement sa demande d’extradition vers la Turquie, tandis que les autorités belges se montrent absolument indifférentes à son sort. Or, si Bahar est extradé, son intégrité physique est en danger, sinon sa vie. La Turquie est régulièrement pointée du doigt par Amnesty International et d’autres organismes pour les violations des droits de l’homme qui s’y pratiquent, particulièrement en milieu carcéral. Tortures, viols, assassinats politiques y sont monnaie courante.

C’est précisément cette réalité que dénonçait quotidiennement Bahar dans le cadre de son travail au sein du bureau d’information du DHKP-C en Belgique. En traduisant des communiqués, en informant des parlementaires, en participant à des missions d’observation, à des rassemblements et à des manifestations. Bahar n’a donc commis aucun délit, ni en Belgique, ni en Hollande, ni en Turquie, ni ailleurs. Condamné en Belgique le 28 février dernier à quatre ans de prison ferme pour appartenance à une « organisation terroriste », sur base de chefs d’inculpation insignifiants (avoir lu et traduit un communiqué de presse du DHKP), le voici désormais menacé d’être livré aux  tortionnaires qu’il dénonce. Avec la complicité belge et néerlandaise.

 

La Belgique a livré Bahar : des preuves

Depuis le début de cette affaire, le clea, de même que plusieurs personnalités et parlementaires, pointent du doigt le rôle trouble joué par la Belgique dans l’arrestation de Bahar. Les autorités belges étaient effectivement informées de l’existence du mandat d’arrêt international (datant du 06 avril 2006). Elles n’en ont pas informé l’intéressé qui a pourtant été suivi, puis intercepté par la police hollandaise dès son entrée aux Pays-Bas. Comment ne pas conclure que les services belges les avaient prévenus ? Cette hypothèse a toujours été écartée avec force par les autorités belges, singulièrement par la ministre de la Justice Laurette Onkelinx, qui camouflent leur honteuse passivité derrière la fatalité d’une procédure judiciaire extra-territoriale dans laquelle elles ne peuvent s’immiscer.

Un document prouve aujourd’hui l’implication de la Belgique dans l’arrestation de Bahar : dans les conclusions de la première comparution de Bahar devant la Cour de La Haye, le 13 juin dernier, le procureur du roi néerlandais fait état d’une « rencontre  -  ou d’un « contact » (« overleg ») –, qui a eu lieu le 27 avril 2006, entre le Ministère Public belge et le Parquet National néerlandais ». « À l’occasion de cette rencontre, précise la note, le collègue belge a indiqué que l’intéressé (Bahar Kimyongür) serait vraisemblablement présent aux Pays-Bas le samedi 29 avril pour une visite au festival du DHKP-C. L’officier néerlandais a par ailleurs demandé confirmation du signalement international en vue d’être prêt dans le cas où l’intéressé arriverait effectivement en Hollande samedi ».

On ne saurait être plus clair ! La Belgique n’extrade pas ses ressortissants. Soucieuse sans doute de se racheter aux yeux des autorités turques pour avoir laissé échapper Fehriye Erdal, elle organise son arrestation en Hollande en vue de s’assurer que la demande d’extradition de la Turquie soit rencontrée.

Cette sinistre hypothèse étant désormais confirmée, il appartient aux ministres de tutelle de s’expliquer (Onkelinx pour la Justice, De Gucht pour les Affaires Étrangères, Dewael pour l’Intérieur), mais surtout de réparer la manœuvre de leurs services et de tout mettre en œuvre pour obtenir le rapatriement de leur ressortissant. C’est ce que, depuis deux mois, s’échinent à demander le Clea, la Ligue des droits de l’homme, la famille de Bahar, le sénateur Ecolo Josy Dubié et le parlementaire CDH Melchior Wathelet Jr, les signataires des trois cartes blanches parues dans la presse belge et les milliers de démocrates qui ont signé la pétition du Clea.

 

Première audience à La  Haye : complément d’enquête

Alors que les autorités belges se montrent indifférentes au sort extrêmement préoccupant d’un de leurs ressortissants, la procédure d’extradition suit gentiment son cours :

 

  1. Conformément à la procédure, la Turquie a rentré, début mai 2006, un dossier de demande d’extradition. Comme on pouvait s’y attendre, il est d’un vide consternant. Trois faits sont censés incriminer Bahar : 1°. Avoir chahuté, en novembre 2000, le ministre des Affaires Étrangères turc lors de son intervention au Parlement Européen.  2°. S’être solidarisé avec un militant du DHKP-C en grève de la faim en Allemagne.  3°. Avoir assisté aux séances du procès de Fehriye Erdal en Belgique (militante du DHKP-C).
  2. Une première audience s’est tenue à La Haye le 13 juin dernier. Dans son rôle, le Parquet a repris à son compte toutes les allégations turques, interrogeant par ailleurs Bahar sur le DHKP-C et tentant d’établir son appartenance à l’organisation. En résumé, la ligne de défense de Bahar a été de demander qu’on juge la nature de ses actes (tout à fait légaux et pacifiques) et non des opinions et une appartenance politiques qui ne regardent que lui. Son avocat a par ailleurs demandé un complément d’enquête sur les circonstances de l’arrestation.

Jugeant le dossier incomplet, le président du tribunal a finalement décidé d’ajourner la séance au 4 juillet, en l’attente d’un complément d’informations sur le DHKP-C demandé à la Turquie (ce qui, d’une part confirme la vacuité du dossier turc ; d’autre part, éclaire les similitudes d’approche entre la cour hollandaise et les autorités d’Ankara : c’est l’examen des activités du DHKP-C en Turquie qui pourrait être déterminant, pas l’activité de Bahar).  Le tribunal a également demandé la composition du tribunal d’Ankara, de même que des garanties sur les conditions de détention du prévenu en cas de condamnation en Turquie. Tout examen supplémentaire des circonstances de l’arrestation en Hollande est refusé.

On devait s’y attendre, la sidérante perspective d’une extradition demeure une menace bien réelle !

 

Que faire ?

 

  1. Le 28 juin, le Clea compte clôturer le compte des signatures. Il n’est donc pas trop tard pour la signer et la faire signer en ligne : http://www.leclea.be. Il est aussi plus que temps de centraliser les signatures existantes.
  2. Le 28 juin, à 17h30, rue Montoyer 4, à 1000 Bruxelles (métro Trône), rassemblement devant l’ambassade de Turquie. Étant donné les récentes preuves de l’implication belge, il est très utile de venir nombreux pour exprimer notre inquiétude et notre indignation.

 

Cette affaire constitue un dangereux précédent. Bien au-delà du cas individuel de Bahar Kimyongür, ce sont nos libertés fondamentales qui sont en jeu. Il importe de réagir aujourd’hui avant qu’il ne soit trop tard, avant de pleurer les absents et de déplorer nos absences, avant de n’avoir plus rien à dire.

 

 

__________________________________________________________________________________

Clea – comité pour la liberté d’expression et d’association – http://www.leclea.be

21:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/06/2006: FRANCE: PROGRAMME PS

Bref, la sociale-démocratie, reste la sociale-démocratie, opportuniste, participationniste, réformiste, intégrée au système capitaliste, anti-révolutionnaire,  

Qu’ attendre d’ autre ???

RoRo


De : rchabert [mailto:rchabert@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 27 juin 2006 21:20
À : Roger Romain
Objet : Fw: PROGRAMME PS

 

 

----- Original Message -----

From: Raoul Jennar

Sent: Tuesday, June 27, 2006 6:52 PM

Subject: PROGRAMME PS

 

 

26 juin 2006

 

LE PROGRAMME DU PS POUR 2007 :

 

DOMINÉ PAR LE SOCIAL-LIBÉRALISME

 

Une lecture attentive de "Réussir le changement. Le projet socialiste pour la France" adopté par le Parti socialiste pour les échéances électorales de 2007 débouche sur un constat : ce programme est dominé par le social libéralisme. Il accompagne le modèle dominant. Il ne le change pas. Il l'ajuste. C'est un programme d'ajustement marginal d’un système politique, économique et social qu’on ne remet pas en cause.

 

Ce qui saute aux yeux à la lecture de ce document, c’est la facilité avec laquelle le PS s’accommode de la destruction du compromis social intervenu suite aux conquêtes du Front Populaire et de la Libération. Il ne remet pas en cause les avancées du néolibéralisme qui ont fait disparaître des dizaines de milliers d’emplois, qui ont appauvri la population, qui ont accentué massivement les inégalités, qui ont déstructuré le lien social et qui ont porté atteinte aux libertés fondamentales et aux valeurs républicaines :

 

- aucune remise en cause des privatisations Balladur-Juppé-Jospin ;

- aucune remise en cause des atteintes massives au droit du travail (au motif qu’il faut « repenser le système »);

- aucune remise en cause de la réforme Aillagon qui a démantelé le statut des intermittents du spectacle.

- aucune remise en cause des législations discriminatoires Pasqua-Chevènement;

- aucune remise en cause des lois liberticides Perben I et II;

- aucune remise en cause des décisions en faveur de l'enseignement privé confessionnel qui affectent la laïcité de la République;

- aucune remise en cause des traités et accords européens et internationaux qui ont été négociés avec l'appui des gouvernements français de droite et de gauche et qui sont à l'origine des dérégulations massives, de la précarité grandissante et des inégalités croissantes.

 

Sur des matières essentielles puisqu’elles conditionnent désormais les choix nationaux, le programme du PS présente un catalogue d’intentions :

 

- il constate que « le cours trop libéral imprimé à la construction européenne a obscurci le projet d’une intégration solidaire »  et que l’Europe « souffre d’un déficit démocratique et social » ;

- il entend « réformer la gouvernance mondiale » et proposera des réformes de l’ONU, de l’OMC, du FMI et de la Banque Mondiale ;

- il proclame « la nécessité de combattre les effets de la mondialisation financière ».

 

Convenons que ces intentions répondent à une attente justifiée, même si les propositions du PS restent bien timides (il veut que l’OMC devienne plus transparente et plus démocratique, mais il ne propose pas de lui enlever sa capacité de contraindre les États à démanteler leur Constitution, leur législation, leurs réglementations).

 

Mais convenons également que ces objectifs s’inscrivent dans une perspective diamétralement opposée à celle inscrite dans le traité constitutionnel européen que la direction du PS a soutenu et que ses élus au Parlement européen continuent de soutenir puisqu’ils viennent, le 14 juin 2006, de rejeter un texte qui demandait le respect du choix démocratique exprimé par la France le 29 mai 2005. Dès lors, quelle confiance accorder à un parti qui formule aujourd’hui des intentions  à l’opposé de ce qu’il soutenait l’an passé ?

 

A supposer qu’on prendrait le risque de faire confiance à des gens

 

- qui sont à l’origine de l’Acte unique européen (qui a permis de déroger à la règle de l’harmonisation et qui est la source juridique du principe du pays d’origine),

- qui furent les artisans du Traité de Maastricht (qui a programmé la privatisation des services dits «du secteur marchand » : transports aériens, ferroviaires, maritimes, routiers, poste, télécommunication,…),

- qui ont négocié et soutiennent l’Accord Général sur le Commerce des Services de l’OMC (négocié entre 1988 et 1991, c’est-à-dire par le gouvernement Rocard), un accord contraignant qui entend imposer « la libéralisation [c’est-à-dire la mise en concurrence] progressive de tous les services de tous les secteurs »,

- qui n’ont jamais fait valoir au FMI une position européenne en usant, par exemple, de la minorité de blocage dont disposent les Européens dans cette institution et qui, donc, n’ont jamais remis en cause la politique de conditionnalité qu’ils proposent maintenant de revoir,

- qui, lors de sa nomination en 2005, ont exprimé un soutien sans faille au social démocrate Pascal Lamy, l’actuel directeur général de l’OMC, une institution dont la finalité, à travers des accords contraignants, est de déréguler massivement au profit des firmes transnationales,

 

il faut quand même poser une question : par quels actes concrets, par quelle procédure précise le PS entend-il engager la France dans la réalisation de ces objectifs, compte tenu des réalités juridiques actuelles, européennes et internationales ? Faute de fournir des réponses à ces questions, les intentions exprimées ne servent qu’à appâter l’électeur mal informé.

 

De ce programme d’ajustement marginal d’un capitalisme qui a retrouvé la sauvagerie d’avant 1936, examinons la crédibilité de quelques-unes des propositions :

 

a) le SMIC à 1.500 euros : oui, mais c'est un SMIC brut et octroyé d'ici à 2012 « (« avant la fin de la législature », dit le texte) ! Alors que le niveau des revenus est si bas qu'il faut un SMIC net à 1.500 euros immédiatement, on propose une hausse qui ne dépassera pas la valorisation automatique. Et après ça, le PS ose écrire que son projet « répond à l’urgence sociale » !

 

b) la réforme de l'impôt : elle conduit à une remise en cause de la progressivité de l'impôt sur le revenu et à une remise en cause du financement mutualisé de l'assurance sociale, à sa fiscalisation et à la déresponsabilisation des entreprises dans le financement de la sécurité sociale ; la réforme que propose le PS aura pour effets que les riches paieront moins et que les entreprises déjà tellement gâtées par Jospin-Raffarin-De Villepin le seront encore davantage. C’est sans doute cela que le PS appelle « renforcer la solidarité » ;

 

c) les services publics : ils seront, paraît-il, "confortés" Mais on ne dit pas lesquels. Ni comment. Rien n'est dit de la Poste ou de la SNCF. Rien n'est dit des activités de services où l'Etat détient encore une partie du capital (sauf EDF-GDF). On laisse le libre choix entre gestion privée et gestion publique de la distribution d'eau tout en promettant de soutenir cette dernière. Ce faisant, le PS renonce à instaurer la propriété publique de l’eau. Mais surtout, il fait comme si une véritable défense des services publics n'exigeait pas une remise en cause du droit européen actuel et donc une indispensable dénonciation par la France, des dispositions européennes qui tuent les services publics. On promet une directive cadre européenne sur les services d'intérêt général en omettant de préciser qu'une telle directive, pour protéger vraiment les services publics, réclamerait elle aussi une révision des traités existants qui n'est annoncée nulle part dans le programme socialiste. Ce qui manque dramatiquement, mais significativement dans le programme du PS, c’est l’affirmation pourtant simple d’un principe qui donne à la gauche son identité : les règles de la concurrence ne peuvent être imposées à la santé, à l’éducation, à la culture, ni aux autres activités de service qui permettent l’exercice par toutes et tous des droits collectifs fondamentaux tels qu’énumérés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Le discours socialiste sur les services, c'est du trompe l'œil ;

 

d) le PS indique qu’il veut « privilégier les transports collectifs et économes en énergie », mais il n’entend pas remettre en question les politiques européennes de privatisation de toutes les formes de transport ; s’il annonce une « forte augmentation des crédits au ferroutage » (ne sera-t-elle pas considérée par la Commission européenne comme une distorsion à la concurrence commerciale ?), il est muet sur le transport fluvial ;

 

e) le PS promet la création d'un « pôle financier public autour de la Caisse des Dépôts et Consignations » sans indiquer que cela implique une renégociation des décisions adoptées en 1997 à l’OMC, avec le soutien du gouvernement Jospin, appliquant l'AGCS aux services financiers ;

 

f) le PS annonce « la mise en œuvre d’une politique industrielle » sans dire comment la France va remettre en cause les pouvoirs d’une Commission européenne qui bloque la constitution de groupes industriels parce qu’elle refuse, au nom d’une conception dogmatique de la concurrence qu’on ne trouve même pas aux USA, la constitution de « champions nationaux » et même de « champions européens » ;

 

g) le processus de Bologne, dont un des initiateurs fut Jack Lang, ouvre la voie au système américain où se juxtaposent des universités d’excellence accessibles aux étudiants de familles aisées, dont les diplômes sont très côtés, et des universités de second niveau accessibles aux étudiants de condition plus modeste dont les diplômes sont peu prisés par les employeurs. Le PS promet « une profonde rénovation de l’Université » sans indiquer nulle part ce qu’il entend faire du processus de Bologne décidé au niveau européen, qui organise la concurrence entre les universités et instaure ainsi une dualité contraire aux principes républicains ;

 

h) dans le domaine de l’audio-visuel public, les intentions du PS n’abordent pas les dangers que fait courir à l’indépendance de l’information le poids grandissants des annonceurs publicitaires ; aucune proposition sur une limitation, voire une suppression de la publicité dans les stations et chaînes publiques ; quant aux industries culturelles, on aurait pu, au moins, attendre du PS qu’il s’engage à ce que la France fasse prévaloir la prééminence de la Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle sur les accords de l’OMC. Rien à ce propos ;

 

i) rien non plus, dans le domaine agricole, sur le vin français. Le « projet socialiste pour la France » ignore totalement la situation dramatique du secteur viticole qui apporte tant à la France à la fois sur le plan économique, mais également sociétal et culturel ; comme si la viticulture était en France un secteur marginal, un détail qu’un programme de gouvernement ne devrait pas aborder ! Même sur ce point, le PS a cessé d’être le parti de Jaurès. Sans doute entend-il laisser, dans ce domaine comme dans les autres, jouer la loi du marché européen et international … ;

 

Lors de son congrès du Mans, le PS a rejeté le principe d’une VIe République. Le « coup d’État permanent » va continuer. Le PS propose quelques réformes, mais pas la modification de l’article 15 de la Constitution qui fait du Président le chef des armées, ni de l’article 52 qui lui confère le pouvoir de négocier et de ratifier les traités. Ces deux articles sont la base juridique du domaine réservé du Chef de l’État et de la présidentialisation du régime, ainsi qu’on a pu le vérifier en période de cohabitation. Sans annoncer la modification de ces deux articles, la promesse du PS d’associer le Parlement à l’élaboration de la politique étrangère et de défense n’est que du vent.

 

Dans ce domaine, comme pour les questions économiques et sociales, le programme du PS propose des ajustements, pas une refondation démocratique de la République qui devrait nécessairement apporter une nouvelle répartition des pouvoirs à tous les niveaux afin de privilégier les institutions les plus proches du citoyen, qui devrait mettre en place une nouvelle conception de l’exercice du pouvoir afin qu’il soit davantage collégial et surtout davantage contrôlé, qui devrait créer un statut de l’élu impliquant sa révocabilité, qui devrait garantir aux citoyens les moyens de l’information, de l’interpellation et du contrôle sur tout acte de tout pouvoir exécutif. Rien de tout cela n’est prévu par le PS.

 

Il y aurait encore beaucoup à dire de ce programme du PS. D’autres le feront. Mais il me paraît que ce qui précède suffit pour se faire une opinion. D’autant que ce programme ne garantit rien. Bien téméraire celui qui penserait qu’il s’agit d’une sorte de contrat entre le parti et ses électeurs. Que valent en effet les engagements du PS, quand on entend Mme Royal déclarer que ce programme, c’est seulement « un socle avec des grandes orientations. Nous ferons des choix, nous discuterons des priorités» ?

 

Ce qui domine le programme du PS, c’est la pensée de la « deuxième gauche », celle des Rocard-Delors-Lamy : le capitalisme a gagné, atténuons-en les effets. On ne peut qu'être d'accord avec Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il dénonce une "analyse complaisante du système économique mondial" et écrit que "le projet socialiste se démarque fortement de la critique de la mondialisation formulée par le mouvement altermondialiste et le reste de la gauche française. Il s'inscrit au contraire dans la thèse de la mondialisation heureuse." On ne peut qu’être d’accord avec Gérard Filoche lorsqu’il constate que ce projet, « c’est le projet le plus droitier présenté par une direction du Ps depuis plus de dix ans ; même par rapport au projet de Lionel Jospin de 2002, il est plus droitier. 

 

Dans « L’Appel pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes » du 11 mai 2006, nous avons très précisément indiqué : « Nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme ». Les choses sont maintenant tout à fait claires : impossible d'envisager une quelconque participation gouvernementale avec le PS ; mais beaucoup plus : impossible de conclure avec le PS, sur la base de son programme dominé par le social libéralisme, le moindre accord gouvernemental ou parlementaire.

Nous devons tous en convenir.

 

Raoul Marc JENNAR

militant du 29 mai

signataire de l’Appel du 11 mai 2006

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/06/2006: rassemblement aujourd'hui pour Bahar Kimyongür

La convocation est arrivée trop tard, mais elle est toujours bonne à connaître pour ce qui est des motivations …

RoRo

 

 

 

De : fondation@info-turk.be [mailto:fondation@info-turk.be]
Envoyé : mercredi 28 juin 2006 12:34
À : flash@info-turk.be
Objet : Appel au rassemblement aujourd'hui pour Bahar Kimyongür

 



Appel au rassemblement aujourd'hui pour Bahar Kimyongür

Aujourd'hui  28 juin, 17h30, Consulat de Turquie, 4 rue Montoyer, 1000 Bruxelles (Métro Trône)

Alors qu’il n’a commis aucun délit, un citoyen belge, Bahar Kimyongür entame son troisième mois de détention aux Pays-Bas en attendant une décision éventuelle d’extradition vers la Turquie.

Ce pays, condamné à maintes reprises pour violations des droits de l’Homme, considère Bahar comme un terroriste. Pourtant, les accusations présentées dans le dossier remis aux autorités hollandaises par l’Etat turc sont tellement dérisoires que la justice hollandaise a demandé un complément pour pouvoir valablement statuer. Elle prendra sa décision le 4 juillet.

En réalité, les faits reprochés à Bahar relèvent tous de libertés garanties par les constitutions belge et hollandaise car s’exprimer, s’organiser, contester : ce n’est pas du terrorisme. Pour rappeler cette évidence et exercer une pression dans l’attente du verdict, le CLEA (Comité liberté d’expression et d’association) organise, en collaboration avec la Ligue des droits de l’Homme, un rassemblement pour soutenir Bahar le mercredi 28 juin à 17 heures 30 devant le Consulat de Turquie à Bruxelles.

Il s’agit d’un combat symbolique concernant tous les démocrates car si Bahar est extradé, quiconque souhaitant exprimer une parole contestataire et s’organiser en conséquence sera dorénavant taxé de terroriste et puni comme tel. Des milliers de personnes l’ont compris en signant la pétition du CLEA disponible sur le site:
http://www.leclea.be

En dépit d’une réaction citoyenne massive, les autorités belges et hollandaises refusent toujours de protéger Bahar en le libérant. Raison de plus pour que nous soyons nombreux le 28 juin.

LE CLEA
Contact :
cleaclea@laposte.net


Voir: Carte blanche du Clea pour la libération de Bahar Kimyongür <
http://www.info-turk.be/334.htm#Carte>

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Voici la situation des droits de l'Homme en Turquie seulement pour le mois de juin 2006

  • Entraves pendant une grève de la faim: Ankara condamné à Strasbourg
  • Thousands Rally in Istanbul Against Discrimination
  • IHD Chair Faces 4.5 Years Jail for "Speech"
  • Anti-terror plan invites torture, says Human Rights Watch
  • Amnesty International questionne Semdinli Affair
  • Ankara condamné à Strasbourg dans trois affaires de violences policières
  • NGOs Concerned for Draft Anti-Terror Bill
  • Au moins 64 manifestants de gauche arrêtés à Tunceli
  • AI against the draft revisions to the Law to Fight Terrorism
  • Police brutality against TAYAD families in Ankara
  • Trade Unionists Chain Themselves for Rights
  • Prosecutor Arrests Two Trade Unionists in Istanbul
  • La "brigade de vengeance turque" menace l’IHD
  • IHD Calls For End to F-Type Prisons
  • Eren Keskin cible d'une campagne ultra-nationaliste
  • Jail sentence to Peace Mothers
  • Police Attacks Dockyard Union Workers
  • Libertés de réunion et d'expression: Ankara condamné dans quatre affaires
  • Ecrivains, éditeurs et médias dans la tourmente judiciaire
  • Un éditeur fait condamner Ankara pour atteinte à la liberté d'expression
  • Latest trials of Publisher Ragip Zarakolu
  • RSF demande la libération d'un  journaliste kurde
  • High Judge Selcuk: "Not So Bright for Freedom of Expression"
  • Un artiste britannique menacé de procès pour avoir dépeint Erdogan en chien
  • Reporters claim that the government to censor press
  • Journalist Ozbaris Faces 21 Years in Jail
  • Journalist Magden faces lynching in a courthouse
  • CPJ Concerned for Persecution of Columnists
  • Une journaliste jugée pour avoir défendu l'objection de conscience
  • "Ataturk Law" to Jail Publisher Onal
  • Academic Baskin Oran faces probe over defense in newspapers
  • Instruction juridique contre le principal parti pro-kurde DTP
  • Owner of bombed bookstore Seferi Yilmaz arrested in Turkey
  • Une cinquantaine de maires kurdes inculpés pour une lettre au PM danois
  • Danish PM Shocked By Investigation Of Mayors Over Letter
  • Un maire kurde condamné à la prison pour des propos jugés pro-Ocalan
  • Kurdish party Hak-Par faces ban for speaking mother tongue
  • Kurdish Intellectuals Face Three Years Prison
  • 40 Kurdish Children Face Up To 24 Years Imprisonment


http://www.info-turk.be

FONDATION INFO-TURK
53, rue de Pavie
1000 BRUXELLES
Tel: (32-2) 215 35 76
Fax: (32-2) 215 58 60
E-mail:
Fondation@info-turk.be

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SOLIDAIRE n° 26 du 28 juin 2006

 
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mardi, 27 juin 2006, 15h36


La une et sommaire

Solidaire n° 26 du 28 juin 2006

28-06-2006

Falsifications de l'index:

Vous perdez
169 euros
par mois

Patronat et gouvernement rêvent de museler nos salaires. Or, nous continuons à payer aujourd'hui des falsifications de l'index introduites dans les années 80 et 90. Nous avons calculé la perte.

> Lire l'article

Anvers: meurtre brutal de Guido Demoor

Samedi dernier, à Anvers, le conducteur de train Guido Demoor est décédé. En allant au boulot, il a été victime de la violence de six jeunes dans le bus.

L'allocation de rentrée rate son examen

La proposition d'allocation de rentrée, qui ferait du bien au moment de payer le matériel scolaire et les abonnements divers, n'a pas réussi son examen de juin, sur fond de surenchère fiscale et communautaire.

> Lire l'article

Interview: «Mon frère assassiné par des racistes»

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, à Anvers, quatre bagarreurs ivres se mettent en tête de tuer «un macaque». Mohamed Bouazza (23 ans) se trouvait là par hasard et il l'a payé de sa vie. «Que vaut la vie d'un Marocain ?», soupire Omar Bouazza, le frère de la victime.

> Lire l'article

Faut-il soutenir ceux qui veulent changer le PS de l'intérieur?

Les scandales au Parti socialiste provoquent la colère. Mais dans le monde syndical et progressiste, certains se demandent s'il ne faudrait pas soutenir les rénovateurs, pour éviter une montée du Front National.

> Lire l'article

Et en plus...


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13:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/06/2006

23/06/2006: L'UE sur la piste des 1, 3 millions d'euros versés à RSF.

Evidemment, l’ EURO-DICTATURE capitaliste, c’ est aussi le pouvoir des bureaucrates et des technocrates anti-communistes rabiques.

Il ne faut donc pas trop s’ étonner du manque de suivi de plaintes à l’ encontre de RSF : (Cuba, RSF, Ménard,...

RoRo

 

 

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : ForumCommuniste@yahoogroupes.fr [mailto:ForumCommuniste@yahoogroupes.fr] De la part de Maxime Vivas
Envoyé : vendredi 23 juin 2006 8:20
Objet : [ForumCommuniste] l'interminable enquête sur des euros égarés

 

L'UE sur la piste des 1, 3 millions d'euros versés à RSF.

 

Rappel succinct des faits :

 

Les subventions de l'Union européenne (UE) à RSF pour les années 2003/2004 se montent à 1 293 303 euros. Ces fonds lui ont été versés, déclare l'ONG, «  pour la défense des journalistes emprisonnés en Asie et dans les pays ACP » (Afrique, Caraïbes, Pacifique).

 

RSF a adressé le 1er février 2005 une lettre publique comminatoire au Président de l'Europe l'adjurant de l'aider personnellement à créer les conditions de renversement du gouvernement cubain. En effet, RSF prétendait « travailler dès aujourd'hui à une transition démocratique » à Cuba et énonçait des prescriptions précises : « Il nous paraît indispensable que l'UE apporte son soutien aux agences de presse indépendantes, ainsi qu'aux organisations de syndicalistes, de bibliothécaires, médecins, économistes, etc. »

 

Sous couvert de la défense des journalistes dans le monde, RSF mène-t-elle ces actions factieuses avec l'argent de l'Europe ? Si oui, ne s'agit-il pas d'un détournement des fonds pour un usage incompatible avec les règles qui régissent les rapports entre Etats, y compris les rapports entre Cuba et l'Europe, cette dernière n'ayant jamais inscrit dans ses objectifs le renversement d'un gouvernement qui ne représente aucune menace pour elle et avec qui elle entretient des relations diplomatiques normales ? »

 

Pour le savoir, j'ai déposé, le 3 février 2005, une plainte contre RSF auprès de l'UE en lui demandant de s'assurer du bon usage des subventions.

 

Le 7 février, j'ai reçu de Mme Rachel DOELL, du secrétariat du Médiateur européen, un courriel m'informant que ma plainte n'est pas du ressort du médiateur.

 

Le 8 février, je lui ai demandé d'orienter ma plainte vers le service compétent.

 

Le 11 février, M. Joao SANT'ANNA, chef du département administratif et financier, m'informe que ma plainte est enregistrée sous la référence 0489/2005/DK et qu'elle sera traitée par M. Daniel KOBLENTZ.

 

Le 9 mars, par courrier postal, M. Nikiforos DIAMANDOUROUS, Médiateur européen, m'indique, qu'après « examen approfondi » de ma plainte, il n'est pas habilité à la traiter et il m'invite à contacter Mme Josiane PAILHES à la commission européenne qui sera en mesure de me fournir « plus d'informations sur l'utilisation par Reporters sans frontières des fonds versés par la Communauté européenne et les règles régissant ce financement communautaire. »

 

Le 14 mars, je transmets le dossier à Mme PAILHES.

 

Le 16 septembre, je m'inquiète auprès d'elle de la suite donnée.

 

Le 17 octobre, je lui rappelle mes courriels des 14 mars et 16 septembre.

 

Le 20 octobre, je reçois en réponse un courriel de Mme Marjorie FUCHS, juriste au bureau du Médiateur européen Elle semble découvrir l'affaire et me demande (retour à la case départ) de remplir « un formulaire de plainte, disponible à l'adresse suivante : http ://www.euro-ombudsman.euro.int/form/fr/form2.htm  ». Ce que j'ai fait.

 

Je note que Mme FUCHS est mon sixième interlocuteur depuis le début, que le dossier n'avance pas d'un pouce et je me plains au Médiateur de l'inertie de la Commission européenne.

 

2 décembre 2005, il m'écrit une lettre pour me dire en substance : « Vous m'avez envoyé une plainte contre la Commission européenne concernant le non traitement de votre plainte du 14 mars 2005. [.]

 

J'ai informé le Président de la Commission européenne de votre plainte en l'invitant à me faire parvenir un avis à son sujet avant le 28 février 2006. Dès que j'aurai reçu cet avis, je vous le transmettrai en vous invitant à soumettre vos observations, si vous le souhaitez, avant un mois.[.] Le dossier sera [alors] examiné par le juriste responsable de cette affaire : Mme Marjorie Fuchs. » Pour finir, le Médiateur m'indique qu'il a transmis les copies de nos correspondances à la Commission européenne.

 

Le 11 janvier 2006, le Médiateur m'écrit ce qui suit :

 

« Par courriel du 12 décembre 2005, la Commission européenne m'a informé qu'il était impossible au service en charge de votre plainte d'identifier les subventions auxquelles vous faisiez référence dans votre plainte. La Commission indique dans son courriel que la référence du contrat ou le titre du projet concerné serait particulièrement utiles afin de pouvoir traiter votre plainte [.] ».

 

Je lui réponds aussitôt que c'est au service payeur (l'UE) ou éventuellement au service encaisseur (RSF) de fournir les références chiffrées et les titres des contrats autorisant ces versements.

 

Le 29 mars 2006, M. MASSANGIOLI, directeur de la Direction G du Secrétariat général de l'UE, écrit (en anglais), à Ian HARDEN du bureau du Médiateur. Il lui indique que la plainte relative aux subventions « dans le cadre de l'Initiative européenne pour la Démocratie et les Droits fondamentaux » a été portée à la connaissance de M. BARROSO, Président de l'UE (addition : c'est la 9ème personne qui voit passer le dossier). Il ajoute que le plaignant « n'ayant pas précisé le contrat en question » et s'étant « au contraire [.] limité à suggérer que l'ONG en question devait être contactée », il n'est pas possible de répondre à la plainte.

 

Le 23 mai, ignorant de ce courrier interne, j'envoie un courriel au Médiateur pour lui faire remarquer que la date butoir à laquelle une réponse devait m'être donnée est dépassée.

 

Le 21 juin, il me répond par courriel avec copie (traduite) de la lettre de M. MASSANGIOLI à Ian HARDEN et il remarque que sa « lettre du 10 mai » (dont j'ignorais l'existence) ne m'est pas parvenue. En effet, dit-il, elle « est revenue de la poste à mon Secrétariat avec la mention « adresse insuffisante, en date du 7 juin 2006 ». Il me laisse jusqu'au 31 juillet pour adresser mes commentaires, faute de quoi, l'affaire sera classée.

 

Brouillon de commentaires :

 

- pourquoi l'adresse du courrier que le médiateur m'a adressé le 10 mai est-elle devenue soudain insuffisante alors que, je le vois sur la photocopie de la lettre, elle est parfaitement exacte et identique à celle où il m'a déjà écrit plusieurs fois ?

-Pourquoi, si cette lettre lui a été retournée le 7 juin (je le crois sans avoir vu l'enveloppe) et alors que le délai fixé pour que j'y réponde était le 31 mai, ne m'a-t-il envoyé un courriel que le 21 juin ?

-Pourquoi Ian HARDEN écrit-il que je me suis « limité à suggérer de contacter l'ONG » pour savoir par quel contrat elle a été arrosée. En vérité, j'ai aussi et d'abord proposé à l'UE de regarder dans ses archives.

- Pourquoi l'UE ne retrouve-t-elle pas traces de ces versements ?

- Pourquoi personne ne porte plainte contre cette gabegie ?

-Comment M. MASSANGIOLI sait-il que l'affaire concerne des subventions versées « dans le cadre de l'Initiative européenne pour la Démocratie et les Droits fondamentaux » alors que je n'ai jamais précisé ça ? Où l'a-t-il lu, sinon sur le contrat où sur un document afférent dont je suis dépourvu ? Au cours de nos nombreux échanges depuis 17 mois, pas un seul de ses six collègues de l'UE n'avait fait état de l'intitulé du cadre budgétaire dans lequel entrent les subventions incriminées.

-Si l'UE, ayant retrouvé « le cadre », ne retrouve pas le contrat, si elle ne veut pas demander au bénéficiaire, si elle exige que moi seul le produise, m'autorise-t-elle à faire une perquisition (diurne) dans ses services comptables ?

- Est-ce un hasard si, pendant que l'UE se repassait ma plainte comme une patate chaude en donnant l'impression d'avoir lancé en interne un concours d'idées pour l'étouffer, RSF a reçu le prix européen Sakharov ? Si je demande à voir la décision du jury, me répondra-t-on que je dois d'abord la montrer ?

-Est-ce que l'UE a vraiment négocié avec les USA des dérogations à la loi extraterritoriale US Helms-Burton (qui limite le commerce avec Cuba) en échange de condamnations répétées de Cuba ? Si je demande à voir l'accord, exigera-t-on que j'en fournisse au préalable la copie ?

-Est-ce que Lucie Morillon, la représentante de RSF à Washington, dit vrai quand elle affirme dans une interview que le contrat de RSF avec le Center for a Free Cuba oblige l'ONG, en échange de dollars, à informer les Européens sur « la répression contre des journalistes à Cuba » ? Est-ce que quelqu'un peut demander à RSF de montrer ce contrat ?

- Pourquoi l'UE soumise à un discret arrangement anti-cubain avec les USA fournirait-elle de bon gré un document sur son financement d'une ONG soumise à un discret arrangement anti-cubain avec les USA ?

 - Pourquoi tout finit-il par se savoir ?

- l'Europe pensera-t-elle à faire signer sa réponse à mes commentaires par un nouvel interlocuteur afin de parvenir à dix, chiffre rond (c'est mieux) ?

- Où passent nos impôts ?

- Comment dit-on « transparence » à Strasbourg ?

- Que faire en cas de nouveau référendum sur l'Europe ?

- Où est donc passé ce fichu contrat ? (779 304 euros en 2003 et 513 999 euros en 2004, ce n'est pas rien !).

 

Pour ne pas surcharger une UE qui peine à ranger ses paperasses, je vais me borner à lui envoyer des commentaires courts, protocolaires et moins polémiques que ceux-ci qui sont des défouloirs, des dérivatifs à la crise de nerf, des temporisateurs de rires nerveux, des repoussoirs de la tentation de laisser tomber (« La première qualité d'un révolutionnaire, c'est sa capacité à durer »).

 

(A suivre).

 

Maxime Vivas

 

 

 

 

 

 

 

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10:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/06/2006: COURCELLES: FOREVER PRODUCTS à « LA GLACERIE » : MAINTENONS la VIGILANCE, notre MOBILISATION, notre OPPOSITION !

COURCELLES: FOREVER PRODUCTS à « LA GLACERIE » : MAINTENONS la VIGILANCE, notre MOBILISATION, notre OPPOSITION !


FOREVER PRODUCTS à « LA GLACERIE » :

 

            MAINTENONS la VIGILANCE, notre MOBILISATION, notre OPPOSITION !

 

            Le 25 janvier 2006,  grâce à notre vigilance commune, quelque 80 riverains de « La Glacerie » se pressaient à l’ Hôtel de Ville, à la « réunion de consultation préalable du public », convoquée sans grand tapage, « en stoemeling », par « FOREVER PRODUCTS » et « AGECO », en présence aussi de quelques échevins et conseillers communaux courcellois.

 

            « Forever Products » maintient sa « demande de permis unique et  d’  études d’  incidences sur l’  environnement pour RÉGULARISER ( ???) » sa situation et son exploitation irrégulières.

 

            La fameuse « étude d’  incidences » consiste à « mettre en évidence des mesures prévues  par le demandeur pour ‘réduire’ ( ???)  les  incidences environnementales ».

 

            On ne peut donc être plus clair :

-des incidences environnementales et des dangers, liés à  l’  exploitation, ne sont donc pas à exclure.

 

PROCHAINE ÉTAPE :  ATTENTION !

           

            A la fin de l’ étude d’ incidences, le projet défini (par Forever Products et Ageco) sera déposé à la Commune de Courcelles, soumis à enquête publique pendant 30 jours, et le Collège des Bourgmestre et Echevins, sera ensuite l’ Autorité compétente pour la délivrance du permis.

 

POURQUOI  « ATTENTION ! » ?

 

            Jusqu’ ici les partis politiques représentés au Conseil communal (Ps, Cdh, Mr, Écolo, Ucpw) et au Collège communal (Ps et  Cdh) se taisent sur les buts et la finalité du projet et  l’  exploitation irrégulière qui se poursuit depuis des mois sur le site, car l’  enquête dure, dure, et les problèmes à résoudre doivent être très nombreux …

 

Cependant la position de la plupart des riverains reste la même, avec raison :

 

« Manipuler des produits chimiques, toxiques, inflammables, explosifs,

                   -en contrebas d’un quartier populeux et difficile d’  accès,

                            -à proximité  immédiate d’  une école,

NON : que « Forever Products » aille faire cela ailleurs  qu’  à « La Glacerie » !

 

D’ autant plus que LA SÉCURITÉ 100%, CELA N’ EXISTE NULLE PART ET DANS AUCUN DOMAINE …

 

         Les problèmes d’  accès et de circulation des poids lourds, causés par l’  existence des entrepôts de « La Glacerie » sont d’ ailleurs très nombreux et n’ ont jamais pu être solutionnés depuis des années, au désespoir des riverains…

 

         Il faut donc continuer à interroger la majorité en place et l’  ensemble des élus : qu’  ils fassent connaître leur position avant le 8 octobre 2006, date des élections communales. Qu’  ils sortent de leur mutisme face à ce problème qui intéresse  l’  ensemble des habitants de tout un quartier, inquiets de leur sécurité et de celle de leurs enfants.

 

 

                                               Roger ROMAIN

                                               a/conseiller communal

                                               avenue de Wallonie, 127

                                               B6180 COURCELLES

                                               Tél /fax: 071.46.36.81.

 

                                               http://courcelles.skynetblogs.be

                                               http://histoire.skynetblogs.be

                                               http://users.skynet.be/roger.romain/cc.html 

 

Pour m’ écrire sur Internet : roger.romain@skynet.be

 

 

 

-militant du Parti du Travail de Belgique (PTB+)

-militant de Présence Communiste Courcelloise (PCC)

 

Faire circuler cette information, à tirage limité, de l’  un à  l’  autre voisin, et en discuter, nous (VOUS !)   aideront  également à avancer !  L’  affaire est loin d’  être terminée !   Merci d’  avance !

10:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, ptb, politique, actualite, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/06/2006

SOLIDAIRE n° 25 du 21 juin 2006

 

Solidaire n° 25 du 21 juin 2006

21-06-2006

Elections communales 2006

Le PTB au féminin

Supplément Marianne : Le Parti du Travail organise la politique au quotidien, avec vous. Julie, Laura, Patsy et beaucoup d'autres femmes expliquent pourquoi elles se présentent sur les listes du PTB.

> Lire l'article

Médecine pour le Peuple et PTB : fête ce week-end

Ces 23, 24 et 25 juin, venez manger un bout et vous détendre entre amis aux fêtes et barbecues de fin d'année: à La Louvière, Molenbeek, Charleroi, Liège

Demain, un avocat pour 12 euros par mois?

Dispute de voisinage, litige avec un employeur, une administration. Le recours à la justice est souvent nécessaire. Mais à quel prix? L'avocat Jan Fermon réagit à la proposition gouvernementale d'assurance justice.

> Lire l'article

Charleroi: pétition contre la taxe immondices

Depuis les remous qui secouent le PS de Charleroi, et particulièrement la gestion des déchets, la colère gronde. La pétition lancée par le PTB réclamant la suppression de la taxe immondices est un vrai succès.

> Lire l'article

Les élections au Congo
en six questions-réponses

Quel est l'enjeu des élections congolaises? Qui y est opposé? Que font les États-Unis? Six questions-réponses sur les élections dans le pays de Kabila.

> Lire l'article

Et en plus...


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19:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/06/2006

16/06/2006: MENACE SUR LES MÉDIAS FRANÇAIS

La presse et les autres médias du capitalisme sont "libres" et non-censurés, nous dit-on ...
Tant mieux, si vous y croyez ...
RoRo
 
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: "Le Monde diplomatique" <info-diplo@Monde-diplomatique.fr>
Sent: Monday, June 19, 2006 6:52 PM
Subject: Menace sur les medias français


    ____________________________________________________

        De « Libération » à « Là-bas si j'y suis »...


                MENACE SUR LES MÉDIAS FRANÇAIS


                       (19 juin 2006)


    ___________                          _______________


    Depuis plusieurs semaines, une série d'affaires secouent les
    médias français, tant privés que publics,
soulevant la
    question de leur indépendance rédactionnelle.

    Dans les médias privés, la baisse de diffusion de nombre de
    titres, certains parmi les plus prestigieux, accroît
    l'influence du propriétaire appelé à résorber les dettes.

    Le fondateur de « Libération », Serge July, s'est déclaré
    contraint au départ par le principal propriétaire du titre,
    le banquier Edouard de Rothschild, effrayé par les pertes du
    journal. L'affaire EADS concerne elle aussi un industriel
    propriétaire de médias, M. Arnaud Lagardère. En effet, des
    soupçons de délit d'initié visent certains actionnaires
    importants de l'entreprise aéronautique, dont le coprésident
    d'EADS, M. Noël Forgeard, ses enfants, et le groupe
    Lagardère. Tous ont vendu de très nombreux titres peu avant
    que l'annonce d'un retard à la livraison d'avions Airbus
    A-380 provoque la plongée de la valeur boursière d'EADS
    (26 % de baisse le 14 juin). Enfin, l'affaire du
    remplacement de M. Zacharias à la tête du groupe Vinci,
    consécutif aux exigences financières démesurées de l'ancien
    PDG (plus de 200 millions d'euros au total), implique un
    autre acteur des médias
, M. Alain Minc. Ce dernier, en tant
    que membre du conseil d'administration de Vinci, a appuyé
    M. Zacharias et s'est opposé à son remplacement.

    L'affaire EADS, la plus grave, implique directement le
    groupe Lagardère. Or celui-ci contrôle de très nombreuses
    publications (de « Paris Match » au « Journal du Dimanche »),
    plusieurs radios (dont Europe 1, où le principal studio se
    nomme Lagardère), ainsi que des participations au capital de
    plusieurs titres indépendants (dont « Le Monde »).
Dans ces
    conditions, ce n'est peut-être pas seulement l'actualité de
    la Coupe du monde de football qui explique que les
    développements à EADS aient suscité moins de fièvre dans
    les médias - et moins de commentaires indignés des
    éditorialistes - que telle ou telle déclaration secondaire
    d'un responsable politique ou d'un amuseur. (...)

    Lire la suite de cet article inédit de Serge HALIMI :
    
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-06-19-Medias-francais

    ainsi que l'entretien avec Frédéric Schlesinger, directeur
    délégué de France Inter.


    ________________________________________________

    Votre inscription à la liste « info-diplo » :

    Si vous désirez résilier votre inscription à
    info-diplo, rendez-vous à la page :
   
http://www.monde-diplomatique.fr/info-diplo/

    Pour signaler un changement d'adresse de courriel, il
    suffit d'inscrire votre nouvelle adresse, puis de
    résilier l'ancienne.

20:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30 juin 2006: anniversaire de l'indépendance du Congo

 
----- Original Message -----
From: cic
Sent: Wednesday, June 21, 2006 12:19 PM
Subject: Congo

Le Centre international / Internationaal Centrum
bd Lemonnier 171 Lemonnierlaan, 1000 Bruxelles/Brussel - email: centrinter@wol.be
Verderop vindt u de Nederlandse versie

Le 30 juin, anniversaire de l'indépendance du Congo

C'est aussi le lancement de la campagne électorale au Congo. Vingt-cinq millions de gens se sont inscrits comme électeurs. Les attentes sont très élevées, au Congo comme à l'étranger. Mais tout le monde n'est pas aussi enthousiaste.


Soirée de rencontres, témoignages, discussions avec :

  • Dany Claes (médecine pour le Tiers Monde) , responsable du groupe de travail Congo, fera une analyse de la situation politique et économique au Congo en ce moment.

  • Nadine Buysse (compagne de Tony Busselen, bénévole éducatif au Congo) et Riet Dhont (PTB), toutes deux de retour d'un séjour intensif à Kinshasa, elles parleront de leur voyage et témoigneront des préparatifs électoraux à Kinshasa.


P.A.F : 2,50 euros

30 juni, verjaardag van de Congolese onafhankelijkheid

Maar ook datum 1 van de start van de verkiesingscampagne in Congo. 25 miljoen mensen hebben zich ingeschreven als kiezer. De verwachtingen zijn hooggespannen zowel in Congo als in het buitenland. Maar biet iedereen is even enthousiast.

Ontmoetingsavond, met getuigenissen en discussie met :

  • Dany Claes (geneeskunde voor de de derde wereld), verantwoordelijke voor de werkgroep Congo, maakt een analyse van de huidige politiek en economische situatie in Congo

  • Nadine Buysse (partner van Tony Busselen, educatief vrijwilliger in Congo) en Riet Dhont (PVDA), bedien pas terug van een intensief verblijf in Kinshasa, doen hun riesverhaal en getuigen over de verkiesingsvoorbereidingen in Kinshasa.

INKOM : 2,50 euros

15:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/06/2006: Bahar Kimyongur "donné" aux Pays-Bas

Ah oui, il convient toujours de rappeler que ce dangereux "terroriste", mouchardé aux autorités hollandaises, pour être livré aux tortionnaires turcs, possède la nationalité ... belge !
J' avais oublié ...
Combien de temps va-t-il être encore interné aux Pays-Bas, sans inculpation, sans jugement et sans condamanation, sans délit commis dans ce pays de l' EURO-DICTATURE capitaliste ????????????????????
RoRo
 
 
 
De plus en plus "démocratique" et accueillante, la Belgique, avec les "libéraux" et les "socialistes" au pouvoir ...
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, June 21, 2006 12:11 AM
Subject: [mannekenpeace] Bahar Kimyongur "donné" aux Pays-Bas

Bahar Kimyongur "donné" aux Pays-Bas

21 juin 2006
RTBF

Le militant belge d’origine turque, Bahar Kimyongur, condamné à quatre ans de prison pour appartenance au DHKP-C, une organisation d'extrême-gauche caractérisée de terroriste par la justice belge en février dernier, n’a pas été arrêté par hasard le 28 avril aux Pays-Bas. La Belgique l'aurait en fait "donné" aux Pays-Bas.

Source:Info-radio - 20 jun 2006 16:16 [l'info est passé à la radio au seul journal parlé de 17h]

L'affaire embarrasse de plus en plus des autorités belges pourtant débarrassées de Fehrye Erdal depuis sa fuite, débarrassées aussi de Kimyongur depuis son arrestation aux Pays-Bas. Sauf qu'il apparaît de plus en plus visible que cette arrestation malgré les premières dénégations belges n'était pas aussi fortuite que cela.

Les autorités parlaient de contrôle routier de routine. Des documents déposés par le procureur néerlandais au tribunal de La Haye confirment, eux, que les services antiterroristes des Pays-Bas ont été informés par leurs collègues belges de la présence imminente sur leur territoire de l'activiste en question. Un "policier belge" a informé dès le 26 avril, deux jours avant la visite aux Pays-Bas de Kymyongur, ses contacts néerlandais de l'intention de l'intéressé de franchir la frontière néerlandaise. Et de rappeler même à ses interlocuteurs que l'homme faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Ceci alors que côté belge, on avait omis d'informer Bahar Kymyongur de ce léger détail.

"No comment" du parquet fédéral. Pas plus de réactions non plus du côté des cabinets qui ont la main sur la Sureté de l'Etat, chargée de filer les prévenus du dossier DHKP-C à l'image de Ferye Erdal qui a fui la veille de son jugement et qui court toujours.

Des parlementaires devraient revenir à la charge dans les prochains jours, tant à la Chambre qu'au Sénat, pour tenter d'en savoir plus sur les éventuels tuyautages données aux forces de l'ordre des Pays-Bas pour qu'elles ne ratent pas leur "contrôle routier de routine"...

+++++
 

Liberté pour Bahar !
Bahar est un prisonnier politique en Europe !
Nous exigeons sa libération immédiate.

 

Mercredi 28 juin
17h30
Rassemblement à 17h30 devant le consulat de la Turquie
(4, rue Montoyer 1000 Bxl)

 

Nous appelons tous les démocrates à se réunir le 28 juin devant le consulat de la Turquie à Bruxelles à l’appel du Clea et de la Ligue des droits de l’Homme pour soutenir Bahar.

3 revendications :

  • Non à l’extradition de Bahar vers la Turquie
  • Liberté pour Bahar
  • La Belgique doit protéger son ressortissant en obtenant son rapatriement des Pays-Bas vers la Belgique
 
Pour consulter votre groupe en ligne, accédez à :
http://fr.groups.yahoo.com/group/mannekenpeace/

15:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/06/2006

20/06/2006: de Jean-Marie FLEMAL, traducteur politique belge: Un autre « haut fait » américain fait surface

----- Original Message -----
Sent: Tuesday, June 20, 2006 12:11 PM
Subject: Dahr Jamail

Bonjour,
 
Un petit Dahr Jamail du 12 juin dernier.
 
Bonne journée,
 
JMF
 
OOOOO
 

Une dépêche irakienne de Dahr Jamail

http://dahrjamailiraq.com **

12 juin 06

 

Un autre « haut fait » américain fait surface

 

Inter Press Service

Dahr Jamail et Arkan Hamed



*BAGDAD, 12 juin (IPS) – Dans la foulée du massacre de Haditha, ont vu le jour des informations concernant d’autres atrocités au cours desquelles des militaires américains ont tué deux femmes à Samarra, avant de tenter de dissimuler les preuves de leur culpabilité.*


Parmi les innombrables cas dont les gens parlent, celui-ci vient d’être révélé.

Selon un compte rendu antérieur, le 30 mai, Nabiha Nisaif Jassim, 35 ans, mère de deux enfants, a été tuée par balles en même temps que sa cousine Saliha Mohammed Hassan, 57 ans, alors que toutes deux se rendaient en voiture à l’Hôpital Général de Samarra, où Nabiha devait accoucher.

Ce qui n’a pas été dit, prétend un enquêteur irakien des droits de l’homme qui s’est entretenu avec IPS tout en conservant son anonymat, c’est que les deux femmes ont été abattues chacune d’une balle dans la nuque par des snipers américains.

« J’ai enquêté moi-même sur l’incident et les deux femmes ont bel et bien été tuées par derrière », a déclaré l’enquêteur. « La cervelle de Nabija avait éclaboussé sa cousine, qui occupait la banquette avant, puisque Nabiha occupait le siège arrière. »

L’armée américaine a déclaré que les soldats avaient tiré sur la voiture après que celle-ci fut entrée « dans une zone clairement signalée comme étant interdite, à proximité d’un poste d’observation ». La voiture avait refusé de s’arrêter malgré « des avertissements visuels et sonores répétés ». L’armée américaine a affirmé dans une déclaration que « les coups de feu avaient été tirés pour empêcher le véhicule de poursuivre sa route ».

Le frère de la femme enceinte, Redam Nisaif Jassim, qui conduisait la voiture, déclara à IPS qu’il n’avait ni vu ni entendu le moindre avertissement de la part des militaires américains. Deux hommes, qui avaient assisté à l’incident depuis une maison toute proche, ont également dit qu’ils n’avaient pas perçu le moindre signal d’avertissement.

« Des meurtres de ce genre commis par les Américains se produisent quotidiennement en Irak », a déclaré Jassim. « Ils ne nous ont lancé aucun avertissement avant de tuer ma cousine et ma sœur. Bien sûr, nous savons qu’ils n’ont aucun respect pour les vies des Irakiens. »

L’armée américaine prétend que l’incident a fait l’objet d’une enquête.

Le massacre de Haditha, au cours duquel 24 Irakiens ont été tués, fait lui aussi l’objet d’une enquête, et en tant qu’incident et à propos de la dissimulation des faits, puisque le rapport initial rendu par le corps des Marines prétendait que 15 civils seulement avaient été tués par l’éclatement d’une bombe au bord de la route et au cours du combat contre des rebelles qui avait eu lieu ensuite.

Dans ce cas aussi, tous les signes indiquent qu’il y a eu dissimulation. « L’endroit où ils ont été tués par les Américains n’était absolument pas mentionné », a dit à IPS l’enquêteur des droits de l’homme. Dans le cas présent, un signal d’avertissement a été déposé par après à l’endroit où les deux femmes ont été tuées, a ajouté l’homme.

À l’instar du massacre de Haditha, cet incident lui aussi devrait faire l’objet d’une enquête à la fois en raison des deux meurtres et de la tentative de dissimulation, a-t-il dit.

Toujours selon l’enquêteur, les soldats américains qui ont tué les deux femmes n’ont manifesté aucune velléité de leur venir en aide après avoir tiré.

Le lendemain, Redam Jassim a été convoqué au bureau de police local. « Les Américains m’ont offert 5.000 dollars et m’ont dit que ce n’était pas une compensation, mais que c’était la tradition », déclara-t-il à IPS. Généralement, l’armée américaine paie 2.500 dollars de dommages et intérêts quand elle abat un Irakien. Jassim ajoute qu’il a refusé l’argent.

Récemment, l’armée américaine a annoncé dans un rapport du département de la Défense livré au Congrès qu’elle avait payé 19 millions de dollars de compensations aux Irakiens, l’an dernier – dont la moitié a été payée les Marines dans la seule province d’al-Anbar, à l’ouest de Bagdad.

L’armée a prétendu que ce montant avait été payé pour 600 incidents séparés, mais tout le monde sait en Irak que le dédommagement habituel pour la mort d’un civil non combattant est de 2.500 dollars.

Le paiement de 19 millions de dollars de dommages, à 2.500 dollars par personne, suggérerait donc que des milliers de personnes ont été tuées.

Jassim a déclaré à IPS et à l’enquêteur des droits de l’homme que l’interprète américain lui avait demandé de signer un papelard rédigé en anglais. La famille et les proches vivent dans un village appelé al-Muta'assim, à 40 minutes en voiture du principal hôpital de Samarra. La plupart des gens de l’endroit, à l’instar de Jassim, ne parlent ni ne lisent l’anglais.

Après avoir signé le papier, Jassim s’était vu proposer 2.500 dollars par les soldats américains, mais il avait de nouveau refusé. « Il est clair que les Américains essayaient de le flouer ainsi que de dissimuler leurs traces en même temps », a déclaré l’enquêteur à IPS. « Comme à Haditha, cet incident, et d’autres dont nous ne pouvons conserver de traces, requiert une enquête vraiment indépendante, plutôt que dirigée par l’armée américaine. »

Des appels téléphoniques et des e-mails adressés au porte-parole de l’armée américaine à Bagdad n’ont jamais reçu de réponse.

 

(c)2004, 2005 Dahr Jamail.

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/06/2006: 1000 BRUXELLES: De l'espionnage électronique policier

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, June 20, 2006 7:35 PM
Subject: de l'espionnage électronique policier : conférence-débat le 23/06

Conférence-débat :

 

De l'espionnage électronique policier
(GSM, Internet, ordinateurs, etc.)

et des moyens de s'en protéger
(Techniques, pratiques et programmes)

 

Par un spécialiste du Rote Hilfe de Zürich

Vendredi 23 juin 2006 19 h30-22h00

A l'Espace Marx,

4 rue Rouppe, 1000 Bruxelles

(métro Anneessens)
 

 

Organisée par la Coordination Anti-Répression (CAR)

(coordination regroupant pour certaines activités communes le Secours Rouge/APAPC, le Collectif des plaignants du 23  février, l'Espace Marx et les Piments rouges)

20:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/06/2006

19/06/2006: toujours plus de "liberté", de "justice", de "démocratie" ....

EURO-DICTATURE capitaliste: toujours plus de "liberté", de "justice", de "démocratie" ....
RoRo
 
 
Bonjour,

Nous venons d'apprendre que le Ministère de l'Intérieur s'apprête à équiper de 3000 à  6 000 policiers  et gendarmes  d'une arme controversée : le Taser.

Cette arme inflige un électrochoc de 50 000 volts à une distance de 7 mètres. Son implantation généralisée est prévue pour tous les corps de police. Interdite en Belgique, en Italie et aux Pays Bas, cette arme est déjà en vente libre en France.

Sommes-nous prêts à risquer une décharge électrique à chaque feu brûlé, à chaque contrôle d'identité, à chaque manifestation, au moindre conflit de voisinage ?

Le Taser constitue une arme de torture qui peut s'avérer mortelle.

Pour en savoir plus, lisez ou téléchargez le rapport complet sur le Taser, pistolet électrique paralysant (ses effets, son implantation en France et à l'étranger, l'entreprise Taser) : "Taser, dernière gégène au pays des droits
de l'Homme ?" sur www.raidh.org <http://www.raidh.org>
 .

A l'heure où le Ministère de l'Intérieur vient de lancer un appel d'offre qui court jusqu'au 19 juin 2006, il est grand temps d'agir...

Alors que faire ?

- SIGNER LA PETITION à l'attention du Président de la République pour interdire le Taser en France sur http://www.raidh.org/Petition-Taser

- Visionner en ligne, télécharger, faites circuler par mail ou téléphones portables les VIDEOS  :
http://www.raidh.org/Spots-Taser-videos-de-la-campagne

- Ecrire à votre député, votre sénateur, votre maire pour lui faire part de votre préoccupation (télécharger le kit de mobilisation :

<http://www.raidh.org/-Kit-de-mobilisation>


- Alerter votre entourage ET FAIRE SUIVRE ce message à votre carnet d'adresses, en relayant cette campagne sur votre blog, votre site web, vos réseaux...

- Vous inscrire à notre mailing list pour vous tenir au courant de l'évolution de la campagne et ses résultats, et mener des actions communes : <http://www.raidh.org
Il est urgent d'agir - nous comptons sincèrement sur vous.

RAIDH, Réseau d'Alerte et d'Intervention pour les Droits de l'Homme se mobilise depuis 4 ans pour défendre le droit à la sûreté, c'est-à-dire le droit à ne pas se faire arrêter ou brutaliser de manière arbitraire.


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18:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/06/2006

17/06/2006: Jürgen Elsässer : « La CIA a recruté et formé les djihadistes »

Bien sûr n' est-ce pas: nos "amis", "libérateurs" et "alliés" ricains ont, chez eux et dans d' autres pays, des camps d' entraînement spécialisés pour former des saboteurs, des tueurs, des tortionnaires, des guérillas, partout dans le monde. C' est notamment connu en Amérique-latine où ils ont soutenu toutes les dictatures sanglantes installées à leur solde pendant des dizaines d' années.
Ces dictateurs n' avaient pas d' autres buts que de protéger les intérêts économiques et colonialistes ricains, leurs compagnies toute puissantes.
C' est par milliers qu' ils ont formé de véritables terroristes, ce qui aujourd'hui se retourne contre eux, et contre nous, dans certains cas...
RoRo
 
 
----- Original Message -----
From: sc
Sent: Saturday, June 17, 2006 8:35 PM
Subject: [Transfer_info] INTERVIEW : "La CIA a recruté et formé les djihadistes"

Jürgen Elsässer : « La CIA a recruté et formé les djihadistes »
par Silvia Cattori*
 
Dans son dernier ouvrage, « Comment le Djihad est arrivé en Europe », le journaliste allemand Jürgen Elsässer met en évidence la continuité de la filière djihadiste. Des combattants musulmans recrutés par la CIA pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan ont été employés successivement en Yougoslavie et en Tchétchènie, toujours avec le soutien de la CIA, mais peut-être parfois hors de son contrôle. S’appuyant sur des sources ouvertes diversifiées, principalement yougoslaves, néerlandaises et allemandes, il a reconstitué le parcours d’Oussama Ben Laden et de ses lieutenants en Bosnie-Herzégovine aux côtés de l’OTAN.


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(JPEG)
Jürgen Elsässer
 
 
Silvia Cattori : Votre enquête sur les agissements des services secrets fait un constat effrayant. C’est ainsi que l’on découvre que depuis les années 80 les États-Unis ont investi des milliards de dollars pour financer des activités criminelles et que par le biais de la CIA ils sont directement impliqués dans des attentats que l’on attribue à des musulmans. Quel est l’apport de votre livre ?
 
Jurgen Elsässer : C’est le seul ouvrage qui établit le lien entre les guerres dans les Balkans des années 90 et les attentats du 11 septembre 2001. Tous les grands attentats, à New York, à Londres, à Madrid, n’auraient jamais eu lieu sans le recrutement par les services secrets américains et britanniques de ces djihadistes à qui l’ont attribue les attentats. Sur les manipulations des services j’apporte un nouvel éclairage. D’autres livres que le mien ont fait état de la présence d’Oussama Ben Laden dans les Balkans. Mais leurs auteurs ont présenté ces combattants musulmans présents dans les Balkans, comme des ennemis de l’Occident. Les informations que j’ai collectées à de multiples sources, démontrent que ces djihadistes sont des marionnettes entre les mains de l’Occident et non pas, comme on le prétend, des ennemis.
 
Silvia Cattori : Dans le cas de la guerre des Balkans, les manipulations d’États sont clairement désignées dans votre livre. Les États-Unis ont soutenu Ben Laden qui avait pour travail de former les Moudjahidines. Nul ne peut donc plus ignorer que ces attentats qui glacent l’opinion n’auraient jamais existé si les « terroristes » n’avaient pas été entraînés et financés par les services secrets occidentaux ?
 
Jürgen Elsässer : Oui, en effet, c’est le résultat de faits que l’on peut observer. Mais on ne peut pas dire que l’intervention des pays occidentaux en ex-Yougoslavie avait pour objectif de préparer les attentats du 11 septembre. Pour être précis : ces attentats sont une conséquence de la politique occidentale des années 90 car l’OTAN a mis en place ces djihadistes dans les Balkans et a collaboré avec eux. Les militants musulmans qui ont été désignés comme responsables des attentats du 11 septembre ont fait partie de ce réseau.
 
Silvia Cattori : Selon vous, quel était l’intérêt des États-Unis et de l’Allemagne à dresser les peuples des Balkans les uns contre les autres ?
 
Jürgen Elsässer : L’Occident avait un intérêt commun à détruire la Yougoslavie, à la démembrer, parce que, après la fin du bloc soviétique, elle aurait été un modèle de combinaison intelligente entre éléments capitalistes et socialistes. Mais l’Occident voulait imposer le modèle néolibéral à tous les pays.
 
Silvia Cattori : L’Europe ne s’est-elle pas imprudemment engagée dans une guerre manipulée par les néoconservateurs ?
 
Jürgen Elsässer : C’est difficile à dire. Je crois que, dans les années 90, la politique des États-Unis, était inspirée par leur victoire contre les Soviétiques en Afghanistan. C’était le modèle qu’ils voulaient appliquer aux Balkans. Si, ces années-là, l’économie des États-Unis n’était pas tombée dans la dépression, peut-être que des politiciens plus réalistes, comme Kissinger, auraient pu garder le contrôle de la politique américaine. Je pense que la coïncidence entre la dépression économique et l’agressivité de l’école néoconservatrice a déterminé ce qui s’est passé.
 
Silvia Cattori : Pensez-vous qu’un dirigeant comme Blair, par exemple, une fois embarqué dans les projets des néoconservateurs, à un certain point, il en est devenu l’otage ?
 
Jürgen Elsässer : Je ne connais pas assez bien la position de Blair. C’est plus facile de voir ce qui se passe aux États-Unis. On peut voir que Bush est l’otage de son entourage. Et, comme il n’est pas très intelligent, il n’est pas en mesure de prendre les décisions et doit suivre les idées de son entourage. Il est clair que son père était contre l’attaque contre l’Irak en 2003.
 
Silvia Cattori : La première guerre du Golfe ne faisait-elle pas partie d’un plan visant à déclencher d’autres guerres par la suite ?
 
Jürgen Elsässer : Non, il n’y a pas eu de lien avec la guerre en Irak en 1991. Il y a eu deux phases. Jusqu’à la fin de la période Clinton, la politique des États-Unis était impérialiste, mais en même temps pragmatique. Ils ont chassé les Soviétiques hors d’Afghanistan. Ils ont vaincu l’Irak en 1991. Leur guerre s’est arrêté une fois le Koweït libéré. Ensuite ils ont attaqué la Bosnie et la Yougoslavie ; mais cela s’est produit étape par étape. Tout est allé hors de contrôle après le 11 septembre.
 
Silvia Cattori : Les néoconservateurs n’y sont pour rien ?
 
Jürgen Elsässer : Les néoconservateurs, groupés autour de Perle, avaient rédigé un document, un an avant le 11 septembre, selon lequel l’Amérique avait besoin d’un évènement catalyseur comme l’attaque de Pearl Harbour. Le 11 septembre fut cet évènement catalyseur. Je crois que les gens autour de Perle ont souhaité les attentats du 11 septembre.
 
Silvia Cattori : Quel était l’objectif poursuivi par les États-Unis en attaquant la Serbie ? S’agissait-il simplement, comme l’indique votre livre, de s’installer dans une région stratégique située sur une voie de transit pour le pétrole et le gaz d’Asie centrale ? Ou l’alliance des États-Unis avec les combattants musulmans dirigés par Izetbegovic, avait-elle un second objectif : créer un foyer d’extrémisme musulman aux portes de l’Europe pour s’en servir dans le cadre de manipulations terroristes ? Et, si oui, dans quel but ?
 
Jürgen Elsässer : Les États-Unis voulaient, comme l’Autriche à la fin du 19ème siècle en Bosnie, créer un Islam « européen » pour affaiblir les états islamiques au Moyen-Orient, c’est-à-dire, à cette époque, l’Empire Ottoman, aujourd’hui l’Iran et les états arabes. Les néoconservateurs avaient encore d’autres plans : construire un réseau clandestin de marionnettes « fondamentalistes » pour faire le sale travail contre la « vieille » Europe.
 
Silvia Cattori : Résultat, une guerre civile terrible. Comment l’Europe a-t-elle pu participer à la destruction de la Yougoslavie, qui apparaissait comme un exemple de cohabitation parfaitement réussie entre ethnies ? En faisant des Serbes les coupables, l’Europe n’a-t-elle pas fait voler en éclat un pays qui était une des constructions majeures de l’après-guerre. Sur quelle légitimité l’Europe fondait-elle son intervention ?
 
Jürgen Elsässer : D’abord, au début des années 90, l’Allemagne a mené l’attaque en se basant sur les principes de l’auto-détermination « ethnique » : c’est-à-dire la vieille ruse d’Hitler contre la Tchécoslovaquie et la Pologne en 1938/39. Ensuite, les États-Unis, ont pris le relais et ont fait l’éloge des « droits de l’homme », une escroquerie évidente.
 
Silvia Cattori : Dans votre enquête, Israël n’est jamais mentionné. N’avez-vous pas minimisé l’importance des néoconservateurs pro-israéliens qui, à l’intérieur du Pentagone, serviraient davantage les intérêts d’Israël que ceux des États-Unis ?
 
Jürgen Elsässer : Il y a des Israéliens qui ont collaboré avec les néoconservateurs, c’est un fait. Mais je ne suis pas sûr du rôle joué par Israël dans cette affaire. Sharon était contre le soutien des Albanais du Kossovo par l’OTAN. Et, en 1998, il a exprimé sa crainte à l’idée que l’OTAN soutienne la mise en place d’éléments pro-islamiques dans les Balkans. Je crois également qu’il n’était pas favorable à cette guerre l’année suivante.
 
Silvia Cattori : Vous ne voyez pas non plus de lien entre les services secrets israéliens et les attentats du 11 septembre 2001 ?
 
Jürgen Elsässer : Il y a des liens, mais je n’ai pas analysé le caractère de ces liens. Par exemple, immédiatement après le 11 septembre, un certain nombre d’agents israéliens ont été arrêtés aux États-Unis. Ils étaient présents sur les lieux où se préparaient les attentats. Il y a des analystes qui disent que c’est là une preuve qu’Israël était directement impliqué dans ces attentats. Mais cela pourrait également signifier autre chose. Il se pourrait que ces agents observaient ce qui se passait, qu’ils étaient au courant que les services secrets américains soutenaient ces « terroristes » dans la préparation de ces attentats, mais qu’ils garderaient leur savoir pour s’en servir au moment opportun, et pouvoir exercer un chantage le moment venu : « Si vous ne soutenez pas davantage Israël, nous allons livrer ces informations aux médias ». Il y a même une troisième possibilité, à savoir que ces espions israéliens voulaient prévenir les attaques mais ont échoué. En ce moment, nous savons seulement que ces types étaient sur place et qu’ils ont été arrêtés. Des investigations supplémentaires sont nécessaires.
 
Silvia Cattori : Ces liens mettent-ils en évidence que les attentats du 11 septembre 2001 faisaient partie d’un plan conçu de longue date ?
 
Jürgen Elsässer : Je ne suis pas certain qu’il y avait un plan établi de longue date. Il se peut que des gens comme Richard Perle improvisent beaucoup et se servent d’éléments criminels qu’ils ont mis en place mais qu’ils ne contrôlent pas en permanence. Comme, lors de l’assassinat de Kennedy, il est clair que la CIA était impliquée, mais on ne sait pas si cela avait été planifié au sommet, à Langley [le quartier général de la CIA], ou si ce sont les milieux les plus violents des exilés cubains travaillant pour la CIA qui l’on fait, le quartier général de la CIA se bornant à le tolérer.
 
Silvia Cattori : Si, demain, ces personnages regroupés autour de Perle étaient mis à l’écart, la stratégie de guerre antimusulmane des États-Unis et les manipulations qui la justifient, s’arrêteraient-elles ?
 
Jürgen Elsässer : Elle s’arrête quand ils perdent une guerre.
 
Silvia Cattori : La guerre, ne l’ont-ils pas perdue en Irak ?
 
Jürgen Elsässer : La guerre ne sera perdue que quand ils quitteront le pays, comme au Vietnam.
 
Silvia Cattori : Ces musulmans qui, comme Mohammed Atta, étaient des citoyens ordinaires avant d’être enrôlés par la CIA, comment ont-ils pu être conduits à des actions aussi terrifiantes, sans savoir qu’ils étaient manipulés par les agents secrets du camp opposé ?
 
Jürgen Elsässer : Il y a des jeunes qui peuvent être fanatisés et manipulés très facilement par des services. Les personnages haut placés n’ignorent pas ce qui se passe et savent par qui ils sont engagés.
 
Silvia Cattori : Ben Laden, par exemple, savait-il qu’il servait les intérêts des États-Unis ?
 
Jürgen Elsässer : Je n’ai pas étudié son cas. J’ai étudié le cas d’Al Zawahiri, le bras droit de Ben Laden, qui était le chef des opérations dans les Balkans. Au début des années 90, il a voyagé tout au travers des États-Unis avec un agent de l’US-Special Command pour collecter de l’argent pour le Djihad ; cet homme savait qu’il participait à cette collecte d’argent dans une activité qui était appuyée par les États-Unis.
 
Silvia Cattori : Tout cela est très inquiétant. Vous apportez la preuve que les attentats qui se sont produits depuis 1996 (les attentats dans le métro de Paris), n’auraient jamais été possibles si la guerre dans les Balkans n’avait pas eu lieu. Et ces attentats qui ont fait des milliers de victimes vous les imputez à des services occidentaux. L’opinion en Occident a donc été trompée par des gouvernements embarqués dans des actions terroristes ?
 
Jürgen Elsässer : Le réseau terroriste que les services secrets américains et britanniques ont formé durant la guerre civile en Bosnie et plus tard au Kossovo, a fourni un réservoir de militants que l’on a ensuite retrouvés impliqué dans les attentats de New York, Madrid, Londres.
 
Silvia Cattori : Comment cela s’est-il passé concrètement ?
 
Jürgen Elsässer : Une fois la guerre en Afghanistan finie, Oussama Ben Laden a recruté ces militants djhadistes. C’était son travail. C’est lui qui les a entraînés, partiellement avec le soutien de la CIA, et qui les a mis en place en Bosnie. Les Américains ont toléré la connexion qu’il y avait entre le Président Izetbegovic et Ben Laden. Deux années plus tard, en 1994, les Américains ont commencé à envoyer des armes, dans une opération clandestine commune avec l’Iran. Après le traité de Dayton, en novembre 1995, la CIA et le Pentagone ont recruté les meilleurs des djihadistes qui avaient combattu en Bosnie.
 
Silvia Cattori : Comment cela se fait-il que ces musulmans se soient mis entre les mains de services qui servaient des intérêts idéologiques opposés aux leurs ?
 
Jürgen Elsässer : J’ai analysé les témoignages donnés par quelques djihadistes interrogés par les juges allemands. Ils ont dit qu’après le traité de Dayton, qui stipulait que tous les ex-combattants étrangers devaient quitter le pays, ils n’avaient plus d’argent et nulle part où aller. Quant à ceux qui pouvaient rester en Bosnie, parce qu’on leur avait fourni des passeports bosniaques, ils étaient eux aussi sans travail et sans argent. Le jour où des recruteurs sont venus sonner à leur porte et leur ont proposé 3000 dollars par mois, pour servir dans l’armée bosniaque, ils ne savaient pas qu’ils étaient recrutés et payés par des émissaires de la CIA pour servir les États-Unis.
 
Silvia Cattori : Par la suite, quand on les a envoyés préparer des attentats à Londres en juillet 2005, par exemple, ne se sont-ils pas rendus compte qu’ils étaient entre les mains d’agents secrets occidentaux qui les manipulaient ?
 
Jürgen Elsässer : Il n’est pas clair que ce soient réellement des jeunes musulmans issus de la banlieue de Londres qui aient commis les attentats, comme la police l’a prétendu. Il y a d’autres indices selon lesquels les bombes étaient fixées sous les rames. Il est aussi possible que des bombes aient été fixées sous les rames sans que ces jeunes le sachent. Dans ce cas là, il n’est pas sûr que les jeunes musulmans que l’enquête a incriminés, aient commis ces attentats.
 
Silvia Cattori : On peine à cerner le but que poursuivent les États occidentaux en engageant leurs services dans des manipulations criminelles ?
 
Jürgen Elsässer : Ce n’est pas facile à dire. Souvenez-vous de l’assassinat de Kennedy. Qui a fait cela ? C’est sûr que ce sont des gens de la CIA qui ont soutenu le deuxième tueur, c’est sûr qu’Oswald a été assassiné par un homme qui avait été mandaté par la CIA. Ce qui n’est pas clair, c’est si ces hommes recrutés par la CIA ont agi sur ordre de Johnson ou de Dulles, ou s’ils étaient liés à des milieux d’exilés cubains extrémistes, c’est-à-dire affiliés à la maffia. Je ne crois pas que Bush ou Blair soient les chefs. Je ne crois pas en la théorie de la grande conspiration. Je crois que les services secrets engagent des hommes à qui l’on ordonne d’exécuter les affaires sales ; ces agents agissent comme ils veulent. Peut-être savez-vous que le 11 septembre 2001, quelqu’un a essayé de tuer Bush. Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est difficile à expliquer.
 
Silvia Cattori : Vous voulez dire que Bush, par exemple, est lui-même otage de gens qui, à l’intérieur du Pentagone, forment un État dans l’État qui échappe également au commandement de l’armée américaine ?
 
Jürgen Elsässer : Oui. Bush est stupide. Il n’est qu’un instrument entre les mains d’autres personnes.
 
Silvia Cattori : Vous pensez à des gens qui sont sous l’influence directe de personnages comme Perle, Wolfowitz, Feith ? Vous pensez que ce serait eux qui, après la guerre des Balkans, auraient été les véritables commanditaires de ces attentats et que ces attentats ne sont pas séparés les uns des autres, qu’il y a un lien entre Madrid et Londres ? Cela veut-il dire que les États-uniens sont prêts à s’allier avec le diable pour semer le chaos partout dans le cadre de cette guerre antimusulmane, anti-arabe menées sous prétexte de terrorisme ? Un terrorisme fabriqué ?
 
Jürgen Elsässer : Oui, il y a un double gouvernement qui échappe au contrôle de Bush. Ce sont des néoconservateurs, comme Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz, Perle, des gens liés au pétrole et aux industries militaires. Le chaos global est dans l’intérêt de l’industrie militaire : quand il y a le chaos dans le monde entier, on peut vendre des armes et le pétrole plus cher.
 
Silvia Cattori : Youssef Asckar a très bien décrit cet État dans l’État auquel vous donnez crédit [1]. Israël n’est-il pas le premier pays intéressé par cette stratégie du chaos, donc par la manipulation des attentats terroristes ? La propagande du lobby pro-israélien ne tend-t-elle pas à faire croire qu’Israël est menacé par des Arabes fanatisés ?
 
Jürgen Elsässer : Ce n’est pas certain que cette stratégie puisse servir les intérêts d’Israël car, si les choses continuent de la sorte, tout le Proche-Orient sera en flammes, y compris Israël. On s’est servi du même procédé durant la guerre en Bosnie. Pour diaboliser les Serbes, les médias de l’Ouest ont inventé les histoires de camps de concentration et fait des montages photographiques pour comparer les Serbes à des nazis. Cette propagande visait à gagner l’opinion à la guerre contre la Serbie mais, en ce qui concerne les États-Unis, elle n’était pas forcément alimentée par le lobby juif mais par des stratèges chrétiens et athées. Ces stratèges jouent la carte « juive ». C’est ma thèse. On voit cela actuellement avec la propagande contre l’Iran ; les stratèges de la guerre jouent la carte « juive » pour impressionner les gens qui ont plus de morale que d’intelligence.
 
Silvia Cattori : Les manipulations récentes viennent confirmer, en partie, votre thèse : au même moment où les États-Unis voulaient faire passer au Conseil de Sécurité des sanctions contre l’Iran, un journal canadien a écrit que l’Iran voulait contraindre les juifs iraniens à porter l’équivalent d’une étoile jaune [2]]]. Mais je me référais à ces personnalités ouvertement pro-israéliennes qui, en France par exemple, jouent un rôle important dans la formation de l’opinion car elles occupent des positions médiatiques stratégiques, et dont le parti pris communautaire les conduits toujours à appuyer la politique d’Israël et des États-Unis, peut importe si elle est criminelle. Souvenez-vous du soutien actif apporté à Izetbegovic en Bosnie par Bernard-Henri Lévy et Bernard Kouchner. Une fois la Serbie à genoux, ils ont tout de suite dirigé leur propagande contre les Arabes et les musulmans ; il s’agissait cette fois de mobiliser l’opinion en faveur de la « guerre des civilisations ». Quand ils ont parlé de « camps de concentration » pour associer les Serbes à Hitler, n’ont-ils pas participé aux manipulations de l’OTAN ?
 
Jürgen Elsässer : Nous avons assisté au même phénomène en Allemagne. Les journalistes juifs qui soutenaient la guerre contre la Yougoslavie avaient accès aux plateaux télévisés. Mais les journalistes qui étaient contre, qu’ils fussent de confession juive ou pas, ont été écartés du débat. Je pense que les médias et les politiques se servent des voix juives pour des enjeux géostratégiques.
 
Silvia Cattori : Si, comme vous le dites, ce qui s’est passé dans les Balkans n’était que la répétition de ce qui s’était passé en Afghanistan, ce qui a succédé faisait donc partie du même processus. Pensez-vous que nos autorités connaissent les risques des guerres provoquées par leurs services secrets ?
 
Jürgen Elsässer : Mon espoir est qu’il y ait une réaction de la part des militaires aux États-Unis. Il y a parmi eux des gens qui savent très bien que toutes ces guerres ne sont pas intelligentes. Ils savent que les États-Unis vont perdre cette guerre. Dans l’armée américaine, ils sont impérialistes mais ils ne sont pas fous, ils ne sont pas d’accord avec ce qui se passe. Mais les néoconservateurs sont fous, ils veulent faire la Troisième Guerre mondiale contre tous les Arabes et tous les musulmans, comme Hitler qui voulait tuer tous les juifs et attaquer tous les autres pays ; les généraux allemands avaient averti Hitler de ce qu’il risquait.
 
Silvia Cattori : Votre espoir est qu’un changement survienne de manière inattendue ?
 
Jürgen Elsässer : Pour arrêter cette folie, je ne vois de possibilité de changement que parmi des forces qui sont, elles, restées rationnelles. Le commandement supérieur de l’armée américaine a écrit une lettre à Bush pour dire qu’il ne veut pas participer à une attaque contre l’Iran avec une arme nucléaire. Peut-être que Bush attaquera ; mais les conséquences seraient plus graves que dans le cas d’Irak. Il s’est passé la même chose avec les nazis : ils attaquent, ils attaquent, et un jour il y a Stalingrad et le début de la défaite. Mais cette aventure a coûté la vie de 60 millions d’êtres humains.
 
Silvia Cattori : Est-ce bien là ce qui a motivé votre effort en écrivant ce livre : alerter les consciences afin d’éviter de nouveaux désastres et de nouvelles souffrances ? D’autant qu’après l’Irak ce serait au tour de l’Iran ?
 
Jürgen Elsässer : Oui. Mais des personnages comme Bush se fichent de tout cela. Je ne suis pas totalement pessimiste sur l’Iran : on pourrait voir une répétition de l’axe Paris, Berlin, Moscou. Notre chancelière, qui est normalement une marionnette des États-Unis, a offert une coopération stratégique à la Russie, car l’Allemagne dépend entièrement du pétrole et du gaz russe. C’est un argument fort. Les Allemands sont des impérialistes, mais ils ne sont pas fous.
 
Silvia Cattori : Dans les Balkans n’est-ce pas l’Allemagne qui a ouvert la porte à la guerre ?
 
Jürgen Elsässer : Oui, c’est vrai. Mais, aujourd’hui, vous voyez que Joschka Fischer et Madeleine Albright ont envoyé une lettre ouverte à Bush pour lui dire de ne pas attaquer l’Iran. Mme Albright a précisé que l’on ne peut pas attaquer tous les gens que l’on n’aime pas. C’est rationnel.
 
Silvia Cattori : Avez-vous pu recueillir ces éléments qui illustrent les agissements des services secrets parce que, aujourd’hui, inquiets de l’évolution de la politique internationale, des gens commencent à parler ?
 
Jürgen Elsässer : Oui. Je me suis beaucoup appuyé sur les informations de gens qui travaillent au sein de « la bête ».
 
Silvia Cattori : Partout dans le monde ?
 
Jürgen Elsässer : Je peux seulement vous dire que ce sont des gens en Europe de l’Ouest. Ce sont des gens qui n’ont pas cessé d’utiliser leur tête.
 
Silvia Cattori : Pour avoir la preuve des manipulations qui ont entouré l’« Incident du Golfe du Tonkin », incident qui a permis aux États-Unis de déclencher la guerre contre le peuple vietnamien, il a fallu attendre longtemps. Les choses ont-elles donc changé aujourd’hui ce qui permettrait de riposter à temps ?
 
Jürgen Elsässer : Il y a une grande différence entre la situation des années 60 et celle d’aujourd’hui. En République fédérale d’Allemagne, par exemple, on était à cette époque en faveur de la guerre contre les communistes au Vietnam. La version officielle qui disait notre république en danger d’être attaquée par les communistes était partagée par une grande partie de l’opinion. Ce qui a changé c’est, qu’aujourd’hui, la majorité de la population est contre la guerre, sans discussion.
 
Silvia Cattori : Vous soulignez à juste titre le caractère religieux extrémiste de la Bosnie-Herzégovine sous Izetbegovic mais, alors que vous doutez du soutien d’Israël à cette espèce d’ébauche de l’émirat des Taliban, ne surévaluez-vous pas le rôle de l’Iran et de l’Arabie saoudite ? Richard Perle était le principal conseiller politique d’Izetbegovic. Les Iraniens et les Saoudiens n’ont-ils pas fait de la surenchère islamique en espérant prendre le contrôle d’un régime musulman qui ne tenait ses ordres que de Tel-Aviv et Washington. En fait, Izetbegovic n’était-il pas un agent d’Israël ?
 
Jürgen Elsässer : Le Mossad a aidé les Serbes bosniaques, ils leur ont même fourni des armes. Il n’y a rien qui indique que le gouvernement israélien ait aidé Izetbegovic. Il a été soutenu par les Américains, et Clinton s’appuyait sur le lobby sioniste aux États-Unis, mais ce lobby n’avait pas le soutien du gouvernement israélien pendant la guerre de Bosnie.
 
Silvia Cattori : En ce qui concerne certaines de vos sources, peut-on accorder crédit aux assertions de Yossef Bodanski, directeur de Groupe de travail sur le terrorisme et la guerre non conventionnelle près du Sénat américain ?
 
Jürgen Elsässer : Je ne fais confiance à personne. On prétend que Bodansky a des liens avec des sources du Mossad et cela rend nombre de ses conclusions suspectes. D’un autre côté il porte à notre connaissance beaucoup de faits intéressants qui contredisent la propagande officielle. Dans mon livre, je montre les contradictions au sein des élites dominantes des États-Unis et, à cet égard, Bodansky, est très intéressant.
 
Silvia Cattori : Il est dit dans votre livre : « Le terrorisme existe au Kossovo et Macédoine, mais dans sa majorité, il n’est pas contrôlé par Ben Laden mais par les services secrets US ». Doutez-vous de l’existence d’Al Qaeda ?
 
Jürgen Elsässer : Oui, comme je l’ai écrit dans mon livre, c’est de la propagande fabriquée par l’Occident.
 
Silvia Cattori : On a un peu l’impression que, pour aller au bout de sa logique, votre enquête n’est pas terminée. Certes, la Yougoslavie a été un laboratoire de la fabrication des réseaux islamistes, et votre livre montre bien que ces réseaux servent les intérêts des États-Unis. Pourtant, vous semblez croire en l’existence de réseaux islamistes internationaux qui auraient une base populaire dans le monde musulman, alors qu’en même temps votre recherche démontre que ces réseaux ne sont que des mercenaires des États-Unis et qu’ils n’ont jamais rien fait pour les musulmans ?
 
Jürgen Elsässer : Regardez l’exemple du Hamas : au début des années 80 il a été fomenté par le Mossad pour contrer l’influence de l’OLP. Mais par la suite, le Hamas a développé sa propre base populaire et, maintenant, il fait partie de la résistance. Mais je parie qu’il y a encore des agents étrangers à l’intérieur du Hamas.
 
Silvia Cattori : Vous avez mentionné que les inspecteurs des Nations-Unies sont infiltrés d’espions par les États-Unis. Pourrions-nous avoir des précisions ?
 
Jürgen Elsässer : Certains casques bleus de l’UNPROFOR en Bosnie ont transporté des armes à destinations des Moudjahidines.
 
Silvia Cattori : Quand Peter Handke affirme que les Serbes ne sont pas les seuls coupables, qu’ils sont les victimes de la guerre des Balkans on le proscrit. Qui a raison dans cette affaire ?
 
Jürgen Elsässer : De tous les côtés - Serbes, Croates, Musulmans – les gens ordinaires ont tous perdu. Les Musulmans ont gagné la guerre en Bosnie avec l’aide de Ben Laden et de Clinton mais, maintenant, leur pays est occupé par l’OTAN. Ils ont aujourd’hui moins d’indépendance qu’au temps de la Yougoslavie.
 
Silvia Cattori : Comment votre recherche se situe par rapport à celle d’Andreas Von Bülow et Thierry Meyssan ?
 
Jurgen Elsässer : Nous partageons la même opinion sur les évènements du 11 septembre 2001 : nous pensons que la version officielle n’est pas vraie. Toutes ces recherches combinées sont très utiles pour pouvoir continuer d’approfondir la réalité des faits. Ma spécialité, est d’avoir fait le lien entre les guerres des Balkans et le 11 septembre, tandis que Thierry Meyssan a analysé l’attaque sur le Pentagone pour démontrer qu’elle était due à un missile et pas à un avion, et que Von Bülow, lui, est arrivé à la conclusion que les avions étaient guidés par une balise.
 
Silvia Cattori : Pour avoir remis en questions la vérité officielle, Thierry Meyssan a subi le discrédit et le blocage des médias. Allez-vous échapper à cela ?
 
Jürgen Elsässer : Il y a aussi un blocage contre mon livre. Il n’est pas possible pour un seul auteur de casser ce blocage. Toutefois, cela ne peut empêcher nos thèses de faire leur chemin. Le public n’est pas d’accord avec ce que disent les médias : malgré leur blocage 35 à 40 % des gens ne croient pas ce que les médias leur disent. Il y a l’exemple de l’assassinat de Kennedy : aujourd’hui, 90 % des gens ne croient pas en la version officielle et pensent que l’assassinat de Kennedy était une action de la CIA.
 
Silvia Cattori : Mettre à jour les manipulations des États, qui se servent de leurs services de sécurité de manière criminelle, ne doit pas être sans danger ?
 
Jürgen Elsässer : Je crois que le danger vient seulement quand on vend plus de 100 000 livres. En Allemagne, en onze mois, mon livre n’a été vendu qu’à 6 000 exemplaires.
 
 Silvia Cattori
Journaliste suisse
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11:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/06/2006: Grand rassemblement à PARIS

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, June 17, 2006 10:08 PM
Subject: Appel du 18 juin 2006 !

Appel du 18 juin 2006

Pas de paix en Europe sans justice en Palestine !

Non à la négation en temps réel des crimes

contre l'humanité commis sous nos yeux !

Pour Des Droits Humains pour Tous les Humains !

 

Palestine assiégée, terroristes en liberté. Sur la plage à Gaza, les familles servent de cible. Les femmes, les enfants, les civils désarmés ne sont plus que de la chair à missiles. Après Cheikh Yassine et Al Rantissi, l'Israël s'apprête à assassiner le Premier ministre Ismaïl Haniyeh et les autres représentants élus du Hamas. L'Israël organise la famine et la guerre civile entre organisations palestiniennes en appuyant ouvertement le Président Mahmoud Abbas, dont les troupes achèvent l'oeuvre de destruction entreprise par l'armée sioniste. Inutile pour Olmert d'ordonner de bombarder le Parlement palestinien, puisque le Fatah se charge d'y mettre le feu ! Les occupants veulent que le sang coule, ils attisent une guerre fratricide.

En France, le mur invisible de l'apartheid se construit. Pour le cacher, on inaugure un "Mur des Justes" et on a le culot de le faire inaugurer par Ehud Olmert l'Injuste. Sarközy tend les bras à Ehud Olmert, tandis que Chirac ne sait sur quel pied danser. Le Pen, comme tous les principaux candidats à l'élection présidentielle, fait des avances à l'État sioniste, comme à chaque fois qu'une élection est en vue. La solution ne passe pas par ces gens-là !

En Guadeloupe, les comptes bancaires des ouvriers grévistes de plusieurs secteurs ainsi que ceux du Syndicat UGTG qui anime les luttes sont bloqués, afin de les affamer. Pourtant ils se battent pour le respect des conventions collectives violées par le patronat béké dont le modèle de société est l'Etat d'Israël...Comme c'est étrange...

En Kanaky (Nouvelle-Calédonie), les forces de répression se déchaînent contre les dockers en lutte avec tous les excès coloniaux habituels...

À Conakry, capitale de la Guinée, qui n'est qu'une néo-colonie française, dix lycéens sont assassinés le 12 juin par l'armée de Lansana Conté, dictateur au pouvoir depuis 22 ans, alors qu'ils manifestaient pour réclamer le droit de passer le bac, aux cris de « Le changement, c'est pour aujourd'hui ! »

A Paris, on interdit une manifestation de soutien à la Palestine, le 4 juin place Denfert-Rochereau, pour être agréable aux milices fascistes paramilitaires juives, interdites dans tous les pays sauf en France.

A Roissy, on rembarque de force des familles aux abois, pour les livrer aux représailles d'autres policiers.

Répression et recul sur tous les acquis sociaux d'une part, réflexion bâillonnée d'autre part, encouragement systématique du mensonge.

Dans les tribunaux, les victimes sont traitées en criminels. Dans les prisons, les pratiques dégradantes et les tortures se multiplient. Les médias manipulent l'opinion pour pousser les gens à se dresser les uns contre les autres sur des bases ethniques ou "communautaires" : Arabes contre Juifs, Noirs contre Juifs, Laïcs contre Musulmans, Gaulois contre Les Autres, Africains contre Antillais, Noirs contre Arabes, Arméniens contre Turcs etc.

Diviser pour régner, en France comme en Palestine, c'est l'arme de guerre du terrorisme d'État. Il s'agit, pour les maîtres du fric, du sabre et du discours, de diviser la majorité silencieuse en un ramassis de minorités en guerre les unes contre les autres. Nous appelons à poursuivre la Résistance. C'est un devoir sacré. C'est un impératif incontournable.

Les Palestiniens résistent depuis 70 ans - depuis leur magnifique grève générale, commencée en mai 1936, en même temps que les grèves avec occupations d'usines en France. Une grève générale qui dura plus longtemps que le Front populaire en France et réprimée dans le sang par l'occupant britannique, aidé par les milices juives. Les occupants de la Palestine seront chassés comme les occupants de la France ont été chassés, et la France ne se laissera pas occuper par ceux qui soutiennent le terrorisme d'État des occupants de la Palestine.

Réparation de tous les crimes contre l'humanité ! Ce qui a été expérimenté avec l'exploitation concentrationnaire des Africains aux Amériques et qui s'est poursuivi en plein 20e siècle avec l'Apartheid en Afrique du Sud c'est ce que les défenseurs de l'État d'Israël veulent étendre à toute l'humanité. La Palestine est le miroir du monde. Son écrasement définitif serait une défaite pour toute l'humanité. Sa victoire sera partagée par toute l'humanité. L'esclavage revient, avec l'épuisement des ressources de la terre ! Traiter l'homme comme animal d'élevage et pure marchandise, c'est la logique du système. Et pour cela, le système ne peut pas se passer du terrorisme d'État. C'est même le seul secteur qu'il ne risque pas de privatiser. En conséquence, l'État "démocratique" perd ses beaux habits et révèle sa nudité : ce n'est qu'une bande de gens armés.

Grand Rassemblement à Paris,

Place du Châtelet,

samedi 24 juin 2006 à 15h

Par notre présence pacifique, tous et toutes ensemble exigeons la vérité et la justice ici comme en Palestine !

 

Collectif Cheikh Yassine - La Pierre et l'Olivier - Alliance Zapatiste de Libération Sociale (AZLS) - Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe - Comité de Soutien à Joss Rovélas Contre la Négrophobie (CSJRCN) - Association Entre la Plume et l'Enclume - Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël - Collectif Guantanamo

11:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/06/2006

16/06/2006: Un film passe en catimini. Un de plus.

----- Original Message -----
From: nicolas
Sent: Friday, June 16, 2006 12:01 PM
Subject: Fw: Merci à JOSEY AIMES

 
----- Original Message -----
From: melusine
Sent: Friday, June 16, 2006 10:28 AM
Subject: Fw: Merci à JOSEY AIMES

 

Un film passe en catimini.
Un de plus.
Après Tabac: la conspiration(un excellent film)
 
Il s'agit de Josey Aimes, le film qui concerne la vie de cette jeune femme MINEUR(e) du Minnesota qui, harcelée, au quotidien et très gravement comme ses quelques rares collègues(femmes bien sûr) , sexuellement,  a choisi de faire front.
 
Ce harcèlement  apparaît clairement dans le film comme un moyen de défense-attaque  par les hommes de leur "monopole" dans un métier qu'ils revendiquent comme  spécifiquement masculin.
 
Josey Aimes et ses collègues femmes en tant que MINEUR(e)S  VOLERAIENT un emploi à ceux à qui il est "NATURELLEMENT" destiné: les hommes (je veux dire les Humains de sexe masculin car je reprends à mon compte la citation :"Les femmes sont des Hommes comme les autres" ).
 
Bien sûr, le travail-emploi est d'abord un droit masculin!
Surtout quand il est parmi les mieux(moins mal?)  rémunérés!!
(comme le travail de nuit dans l'industrie de la loi de 1892 que certains revendiquent comme monopole également ?)
 
Les femmes qui travaillent à la mine VOLENT leur emploi aux hommes.
C'est répété plusieurs fois dans le film. Dans le milieu professionnel et dans le milieu familial.
Josey est donc une voleuse d'emploi!!
C'est à ce titre que le harcèlement à son égard est "légitime"!
 
Dans le film, nous voyons toutes les bassesses lamentables dont Josey et ses collègues sont la cible.
 
Nous voyons également l'union objective qui unit sur ce terrain de l'oppression des femmes, le patron de la mine et les ouvriers de cette mine. 
Tous dans le même camp de la maltraitance odieuse à l'égard des femmes MINEUR(e)S, à la fois victimes et accusées( Toutes des putes!)
 
Nous voyons également comment cet emploi, très dur à plusieurs points de vue, constitue pour Josey un moyen fort d'émancipation et de fierté: pour la première fois, elle nourrit ses enfants elle-même, elle leur offre un logement, des jouets...de la joie de vivre.
Pour la première fois (et malgré tout!), elle se sent vivre.
 
ELLE EXISTE
Elle l'exprime.
 
 
Mon discours ne constitue  pas une valorisation de conditions de travail inhumaines, épuisantes pour les femmes et hommes de la mine. C'est une lumière braquée sur les sources de l'émancipation.
Le langage populaire l'exprime bien par l'expression "gagner sa vie". 
C'est le travail qui est la source de toutes les richesses et, parmi ces richesses, il y en a une très importante: l'émancipation humaine.
Ce qui ne signifie pas, bien sûr, qu'il ne  faut pas lutter pour de meilleures conditions de travail dont une très importante: la réduction du temps de travail ...Surtout dans ces métiers si durs!
 
Mon discours s'affirme en faveur du droit à l'émancipation pour tou(te)s .
Quel que soit le sexe.
(Et d'autres facteurs encore, bien sûr. Mais je reste ici dans le cadre du film)
 
 
Les textes de la fin du film nous apprennent (ce qui a été peu répercuté dans nos médias) que, grâce à Josey, une législation a été mise en place contre le harcèlement sexuel notamment au travail aux USA puis dans d'autres pays dont la France.
Reste à voir comment cette législation est mise en application,mais cela est une autre histoire.
 
En  tout cas, merci à toi, Josey.
 
Puisque le film passe en catimini, espérons qu'il va rapidement être vendu en DVD(sur internet ).
 
Mél.
 
PS: Il passe en Belgique dans peu de salles, peu de séances.
En France?
 

14:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/06/2006: 1190 BRUXELLES: La Palestine dos au mur

----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Friday, June 16, 2006 1:27 PM
Subject: [assawra] La Palestine dos au mur

La Palestine dos au mur
des images et des mots
 
 
Exposition photos de Pascal Ducourant
Textes choisis et écrits par Yasmina Hamlawi
Cours métrage
 
 
Samedi 17 et dimanche 18 juin 2006
de 11 à 18 heures
 
 
au B-Flat, rue Pierre Decoster, 69
1190 - Bruxelles ( BELGIQUE )
Avec le soutien de la librairie "Aden" www.aden.be
 
 
Pétition
 
Non au terrorisme de l'État d'Israël contre le peuple Palestinien
Signez et faites signer la pétition à l'adresse :
 
1624 signatures
 
 
 
 
__._,_.___

ASSAWRA, liste de diffusion dédiée à l'Intifada ...

Visitez Al-Oufok : http://www.aloufok.net



14:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/06/2006

15/06/2006: Lucien CARIAT à Charleroi: 8.000 euros par mois. Sacré(s) socialiste(s) ! ...

Lucien CARIAT à Charleroi: 8.000 euros par mois. Sacré(s) socialiste(s) ! ...

Avant de sombrer dans la déchéance que l' on sait, Guy COEME disait:
-député, c' est mon métier, ma profession ...
-ma vocation, c' est de servir les gens"...
Il était sans doute né, pour cela, par la grâce du St-Esprit (???)
Si je suis bien informé par "SOLIDAIRE" de ce mercredi 14 juin 2006, Lucien CARIAT, président de l' Icdi touchait 8.000 euros par mois (320.000 francs belges !). Et sans doute, en cumul,  autant, en tant qu' Echevin du "Grand-Charleroi" (?). Sans compter tout le reste ...
Près de 3/4 de million de francs belges tous les mois pour se montrer  "affable", "dynamique", "novateur", "serviable", "chevronné", "connaisseur", "remuant", plein d'idées nouvelles, "capable",  "populaire", "irremplaçable", "intelligent", "plein de diplômes", "sympa", "photogénique",  etc..., ça vous dit quelque chose ? De quoi susciter bien des vocations, n' est-ce pas ?
Un retraité isolé, ex-salarié du privé, à 65 ans, avec une carrière professionnelle de 48/45e (donc une carrière plus que complète), ça vaut en Belgique, une pension MINIMALE de 939,27 euros par mois, taxable. INTERDIT bien sûr de cumuler, sous peine de réduction de la pension...
Evidemment, le petit pensionné à 939 euros/mois, s' il continue à se montrer peinard et honnête, il ne risque pas de se retrouver au trou...
Ce qui est grave, c' est que jusqu' ici, le régime n' a pas encore estimé devoir accorder une prime de risque pour les mandataires des partis auto-proclamés "démocratiques"...
Moi, comme je me représente aux élections, je suis pour ... Vaut mieux garantir ses arrières, surtout en tant que ... communiste !
RoRo

18:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, actualite, courcelles, charleroi, ps, romain, ptb | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/06/2006

13/06/2006: je voudrais vous proposer mon blog. http://www.bloggen.be/thomasdeflofran/

Il y a effectivement des choses intéressantes à lire et à connaître  ...
RoRo
 
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: "Thomas Deflo" <thomas.deflo@telenet.be>
 
Sent: Tuesday, June 13, 2006 11:46 PM
Subject: Présentation Blog -- Presentatie Blog

Chèr madame, monsieur,

je voudrais vous proposer mon blog.
http://www.bloggen.be/thomasdeflofran/

Il traite de la terreur politique et de la fraude électorale. Deux faces
d'une même tendance anti-démocratique.

Ayez l'aimabilité de

* l'ajouter à vos liens favoris
* passer l'URL à vos connaissances
* créer un lien vers ce blog sur votre site éventuel.

Son sujet est d'une importance vitale à nos démocraties.

Merci d'avance,

----------------------------------------------

Beste,

indien dat nog niet het geval zou zijn, leert u aub mijn blog kennen:
http://www.bloggen.be/thomasdeflo/

Deze behandelt politieke terreur en een corruptie van het democratisch
kiessysteem.

Wees dan ook zo vrij deze site:

* bij uw favorieten op te slaan
* door te sturen naar geïnteresseerde contacten
* te linken met een eigen website.

Oprechte groeten,

--
Thomas Deflo
Licentiaat Wijsbegeerte (V.U.B. 1996)

Politieke weblog:
http://bloggen.be/thomasdeflo/

Rodestraat 19-23
2000 Antwerpen
tel. 0485 657 964
 
 
-05-2006
Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Elections en Belgique: la fin de la démocratie?

En Belgique, par arrêt royal, tout le réseau de vote est contrôlé par le Ministère des affaires intérieures. Sous la guise d'un besoin de 'sécurité', le scrutin est complètement dépourvu d' observation parlementaire externe. Je pouvais m'en rendre compte personnellement lors du jour des élections du 18 mai 2003, comme député officiel pour le parti vert d'Agalev dans la commune de Schaerbeek.

Les représentants des partis n'étaient pas admis à observer le comptage des votes: il était strictement interdit d'accéder aux chambres où le comptage se faisait. Pourquoi? Les représentants devaient simplement attendre le papier des résultats présumés.

L'administration présente, et surtout la juge siégeante, étaient aussi loin d'une neutralité que possible -- criant victoire à la lecture des résultats de leur parti préféré. J'était stupéfait de voir comment des sympathisants politiques prononcés étaient responsables pour l'addition des votes. 

Le témoin partisan, heureusement, a un dernier espoir d'effectuer un impact sur ce système: il peut noter ses remarques dans un document officiel, qui, si souhaité par son parti, peut être utilisé comme protestation et éventuellement comme demande de vérification. Ce document officiel est le soi-disant Procès Verbal. A la fin du jour -- et ici surgit clairement la suspicion -- la juge refusait de rédiger ce document. Ceci était non seulement en contravention avec la procédure électorale normale, c'était frauduleux. Ce document était requis afin de légitimer la journée électorale. Sans celui-ci, un parti politique n'a aucun droit de protester lors de la procédure post-électorale. Mais la juge refusait avec tout son pouvoir de faire ce procès: elle faisait semblant d'hésiter, elle mentait, elle prétendait même qu'un bout de papier officieux était le vrai Procès-Verbal, elle s'apprêtait de quitter le bureau de manière précoce... Pourquoi? Il était clair que ce PV devait être évité à tout prix. Finalement, au moment où j'était prêt à demander des renforts au bureau d'Agalev par mon portable , la juge ne trouvait mieux que de me faire escorter hors de la Maison Communale par des agents de police. Ceci fut une indication finale et assez troublante d'une importante opacité. Puisque rien ne pouvait justifier une telle intervention.

Finalement, le parti vert Belgo-Flamand Agalev fût écrasé dans les élections. Le parti écologique perdait deux-tiers de son électorat et tout ses sièges au parlement fédéral. 

Comme aux États-Unis, les Belges votent principalement par des machines touche-écran. Ces systèmes sont remarquablement ouvert à la fraude. Les voteurs reçoivent des cartes magnétiques qui doivent-être introduit dans la fente des machines de votes. Ces cartes registrent le vote, sont retiré de la machine et rapporté à l'ordinateur central du bureau de vote, qui les avale toutes, effectuant ce qui semble être la régistration de leurs résultats sur un floppy disk. Après la fermeture du bureau de vote, tous les floppies appartenant aux bureaux de vote sont ensuite centralisé à la maison locale communale, afin d'y être procédés derrière rideaux fermés. 

Dans les petites régions rurales où l'on vote sur papier, les résultats de vote doivent être annoncé de façon téléphonique au gouverneur central (partisan), qui 'vérifie leur justesse' et annonce les résultats finals aux membres des partis. La chaîne du suffrage est tellement perforée et opaque, qu'il suffit de frauder dans un simple maillon pour faire réussir la fraude dans toute l'élection. 

Suivant une longue campagne de propagande négative (y inclus par l'internet), exacerbé par nombreux petits scandales gonflés concernant des ministres et des échevins verts, un étrange sondage dans un journal conservateur apparut, quasiment une semaine avant les élections -- bon timing pour influencer l'opinion publique. Soudainement, ce test indiquait une partie de moins de 5% des votes pour Agalev. Et ceci à base d'un sample peu convaincant d'un millier de coup de téléphones. Tout le monde s'apprêtait à cataloguer ce sondage comme source de vérité - on vend mieux des mauvaises que des bonnes nouvelles. Que tous les autres sondages indiquaient autour de 8% pour les verts fut vite oublié. Une semaine après, se tenaient les élections et Agalev, en effet, recevait exactement 4,9%.  Il faut bien comprendre que ce résultat aurait choqué tout le monde s'il n'y avait pas eu ce seul sondage étrange précédent le scrutin.

Le parti vert devait quitter le parlement et donc le gouvernement. Au sein de la politique belge, il s'agissait de la fin d'un parti flamand progressiste, de gauche mais surtout vert. 

En effet, l'année suivante, lors des élections de 2004 pour le gouvernement flamand, Agalev montait de façon miraculeuse jusqu'à presque 8% des votes flamands (7,6%). Comment est-il possible que l'opinion publique flamande votait soudainement deux fois plus pour Agalev que les voteurs Belges avaient fait un an avant? Ne devait-on pas s'attendre à ce que ces élections attribueraient +/- 5% à Agalev aussi?

Mais de nouveau, toute l'attention se portait vers les mauvaises nouvelles: tout le monde était choqué que presque 25% des flamands (un sur quatre des habitants) avaient voté pour le Vlaams Blok -- si l'on pouvait croire à l'objectivité du scrutin bien-sûr. De l'autre côté de la frontière linguistique, le Front National resurgissait à nouveau dans le spectre politique. L'anomalie du pourcentage pour Agalev était mis à l'arrière-plan.

Seulement maintenant aie-je le courage de vous communiquer mes expériences (écrit en décembre 2004, nda). Il se fait que le jour suivant le débâcle à Schaerbeek, je fût déjà intimidé par téléphone. Cette intimidation allait s'étendre: au plus je contactais des collègues partisans ou journalistes, au plus des personnes antipathiques, à travers certains moyens, exerçaient de l'intimidation à mon égard. Je ne veux pas trop parler des technicalités de ces intimidations. Le fait qu'ils se produisaient, néanmoins, démontre qu'il était clair qu'une certaine partie de l'appareil d'état préférait que je me taise. Mais quelle partie de l'état?

Le seul service qui puisse contrôler la procédure électorale est la Sûreté d'Etat. Au cours des administrations Reagan/Bush (1981-1993), la Sûreté s'était montré d'un très mauvais côté. A travers l'infiltration et l'orchestration de groupes extrémistes, elle avait produit une vague de terreur politique. Dans la forme de campagnes terroristes -- soit-disant communistes par les 'Cellulles Communistes Combattantes' et par des attaques violentes par les Tueurs Fous de Brabant -- elle faisait pression sur les décisions gouvernementales. L'implication de la Sûreté d'Etat dans ces attentats est suffisamment démontré. Lire Tueurs Fous du Brabant: le plus grand hit de la CIA.

Il est évident que le service secret belge n'avait pas eu cette idée indépendamment. Au contraire, les ordres pour une telle terreur politique venaient de l'OTAN et plus précisément de la Central Intelligence Agency. La terreur servait comme moyen de chantage afin de pousser le gouvernement belge à accepter des missiles nucléaires américains sur son territoire, afin de renforcer la prise de la Sûreté sur les affaires intérieures, et afin de faire balancer l'agenda politique vers la droite. Tout ceci, bien-sur, contre le gré de l'opinion publique.

La fonction principale de la CIA n'est pas d'exercer une terreur politique. Une de leurs activités principales est l'altération des élections. Ces actions ne se limitent point aux républiques 'bananières' ou aux pays du Tier-Monde. Cela est un mythe: en coopérant avec les services secrets intérieurs, la CIA alterne les élections dans chaque pays où se pose la moindre possibilité qu'un gouvernement de gauche ou critique des Etats-Unis pourrait se former. L'agence estime qu'elle est là pour 'sauvegarder la démocratie, non pour la pratiquer'.

Il faut comprendre que la CIA, bien évidemment avec l'aide des services secrets domestiques, aurait tout les moyens d'influencer les élections, y inclut en Belgique. Il va de soi que les partis les plus dociles seront favorisés dans l'opération. Les gouvernements qui sont en suite formés, peuvent être contrôlé, et garantissent que l'ordre souhaitée est guardée intacte. L'idéologie qui se considère inhérent à l'altération des élections, et l'appareil exécutif qui sombre derrière, surgit surtout durant les administrations américaines républicaines, et plus spécifiquement celles sous Reagan-Bush (1981-1993). Ces administrations renforcent de façon très intense la  coopération avec les services de renseignements d'outre-mer et les remplissent graduellement d'une administration obéissante. De telle façon qu'on pourrait pratiquement considérer les services de renseignements domestiques comme indissociables des services de renseignements américains.

Non seulement en Belgique - loin de là. C'est seulement en reconnaissant l'ambition torride des administrations-Bush de forcer chaque nation sur cette planète vers un gouvernement marionnette, qu'un coup d'état en Belgique guidé par les États-Unis est reconnaissable. C'est seulement en considérant que la CIA est un réseau international d'agents et politiciens, contrôlé par les services de renseignements domestiques, qu'on puisse comprendre comment une telle chose peut arriver en Belgique. Des opérations clandestines d'une telle envergure ne peuvent néanmoins réussir, suffisamment de recrutés ne peuvent être rassemblés, que si ces derniers sont absolument convaincus de servir une bonne cause. Le 18 mai 2003 en fût un exemple à succès. Ensemble avec la Sûreté d'Etat, la CIA a élaboré une stratégie de fraude électorale en Belgique.

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Dédié à Hugo Gijsels (1950-2004), mort d'une crise cardiaque, seul à la maison, deux semaines après que je lui aie envoyé ce récit.


27-05-2006 om 00:00 geschreven door Thomas Deflo  

21-05-2006
Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Terreur 'sous faux drapeau'

Dans l'art de guerre maritime, naviguer sous une autre drapeau était un moyen approuvé pour tromper l'ennemi. Des attaques portant un faux drapeau furent de telle sorte qu'ils semblaient venir d'un ennemi externe. (1) Les stratèges militaires du 20ième siècle repensent et raffinent davantage l'idée d'assumer les couleurs de l'ennemi. Dans des attaques clandestines, un ennemi est supposé avoir effectué le crime, ce qui ensuite donne la légitimité au gouvernement siégeant de partir en guerre contre cet ennemi. Une campagne de terreur 'sous faux drapeau' ouvre le chemin à la dominion géopolitique. A condition que la vérité ne se révèle pas...

Sous gérance de l'OTAN, Gladio était un réseau secret européen qui, après la deuxième guerre mondiale, pratiquait de telles opérations false flag. Durant la Guerre Froide, ce réseau se spécialisait à porter la faute pour des attaques terroristes sur un ennemi communiste. Dévoué à cette stratégie dialectique, ces habitudes douteuses se reprennent une fois que le communisme était déjà bel et bien à genoux. Durant les années '80, des agents de la CIA organisaient de nouvelles campagnes terroristes à travers l'Europe semblant venir d' ennemis communistes. Ce qui donnait la légitimité aux Etats-Unis d'intervenir et de partir 'en guerre' contre chaque danger rouge persistant. Ce réseau était aussi nommé 'stay behind' et servait donc à démotiver des sympathies trop gauchères. A la fin des années '80 - en pleine crise des missiles - de tels actions resurgissent en Belgique. Par la terreur 'de gauche' (les CCC) et la violence 'sans sens' (les Tueurs du Brabant), le réseau Gladio tentait de pousser la population dans une direction de droite, plus pro-atlantique, et essayait précisément de concrétiser sur le territoire belge une défense nucléaire contre l'U.R.S.S.  Des opérations similaires tiennent place de la Turquie, passant par l'Italie, jusqu'en Allemagne. La stratégie 'sous faux drapeau' était considéré comme vice nécessaire pour arriver à convaincre les citoyens européens que la protection américaine était inconvertible.

Lire plus dans mon article
Les Tueurs du Brabant : le plus grand hit de la CIA.

Selon cette doctrine des Etats-Unis, la perte de vie de dizaines jusqu'à des centaines de personnes dans ces attentats était légitime. L'exemple le plus démonstratif de cette stratégie fut l'attaque dans la gare de Bologne de 1980, une attaque qui exigeait 85 victimes et autant de familles traumatisés. Un groupe illustre d'extrême gauche était accusé de l'attaque, laquelle après d'amples investigations apparaissait avoir été perpétré par des néo-fascistes du réseau Gladio. Le but était de prévenir une plus grande popularité pour le parti communiste.

Plusieurs régimes historiques pratiquent l'action terroriste orchestré par des agents qui se 'déguisent' en ennemi. Aujourd'hui, la bataille 'sous faux drapeau' est entièrement retourné en vogue. Dans un article 'Reporter' au sujet de Gladio (de Morgen, samedi 14 mai 2005), le journaliste Georges Timmerman conclut (ma traduction, ndla) : «sur l'avant-plan de la nouvelle guerre, cette fois contre le terrorisme musulman, l'histoire de Gladio reste spécialement instruisante et révélatrice.»
(2)

Après les communistes, il est clair que le monde islamiste est le nouvel ennemi de la droite américaine. Par ce que ces 'réalistes' néo-conservateurs, réactionnaires, sont convaincus de la menace de la culture Islam pour la culture occidentale, mais surtout par ce que les musulmans sont situés autour des sources d'énergie fossile, l'humanité doit arriver à comprendre que les musulmans forment un grand danger pour le monde libre.

Il y a suffisamment d'indications que la stratégie-Gladio est ressorti du tiroir pour servir ce but. Durant les massacres perpétrés par des terroristes depuis 2001, de Bali à Londres, on constate des parallèles remarquables avec la terreur 'sous faux drapeau' des années '80. Dans les deux périodes, les services de renseignement fonctionnent comme déclencheurs ou sinon exécuteurs du terrorisme.

L'explosion en 2002 dans une discothèque sur l'île de Bali, chiffrant presque 200 victimes, était supposé venir du groupe Jemaah Islamiah. L'inspirateur de ce groupe est Riduan Isamuddin, un personnage financé par la CIA -- comme l'était ben Laden -- durant le combat-mujaheddin contre l'occupation russe en Afganistan. Depuis lors, les leaders de ce groupe Jemaah Islamiah cultivent des relations proches avec les services de renseignements indonésiens, qui, quand à eux, selon un rapport du commando militaire indonésien, maintiennent des liaisons fortes avec la CIA.
(3)

Mai 2003. Plus d'indications d'opérations similaires 'sous faux drapeau' nous sont offerts par l'attentat à Davao, sur les Philippines. La série d'attaques est attribué au Front Moro de Libération Islamiste. Au sein de l'armée philippine, par contre, des 'insiders' rebellent, une mutinerie s'ensuit, et des soldats de bonne volonté déclarent que l'armée officielle et les services de renseignements américains étaient impliqués dans l'attentat, ainsi que dans des bombardements sur des infrastructures philippines.(4)
Les suspicions sont alimentés par un étrange incident l'année précédente, le 16 mai 2002, quand Michael Meiring, un citoyen américain, fait détonner des explosifs dans sa chambre d'hôtel, se blessant gravement aux deux jambes. Avant d'avoir bel et bien récupéré à l'hôpital, Meiring est enlevé par deux hommes s'identifiant comme des agents-FBI, et transporté aux Etats-Unis. A Davao, on attend toujours son extradition.
(5)

Qui ne se rappelle pas de la terreur sur les trains à Madrid, l'onze Mars 2003, exigeant presque 200 morts ? Le cerveau derrière l'attentat se révélait travailler indirectement pour les services de sécurité espagnols.(6) Le 3 avril, suite à une perquisition chez eux, les présumés complices -- quelques Marocains et Tunisiens -- se feraient auto-exploser. Cependant, trois Marocains arrêtés sont ensuite relâchés faute de preuves.(7)
 
Les opérations 'sous faux drapeau' sont toujours précédé par une période d'infiltration et d'excitation. En pratique, cela signifie que les groupes musulmans fondamentalistes sont infiltrés, voir commandés par des agents provocateurs-- des agents clandestins posant comme fondamentalistes mais qui, par des arrières-portes, sont sur les liste de rémunération américaines, britanniques ou israéliennes. Ces agents servent comme attrape-mouches pour recruter des sympathisants terroristes et pousser ces derniers à commettre des attentats. Dans le cas échéant où il se poserait un manque de candidats, des agents organisent eux-mêmes les massacres et font en sorte que les traces mènent aux recrutes.

L'exemple le plus récent fut donné pendant les attentats à Londres, le 7 juillet 2005. Rashid Aswat, le cerveau présumé de la terreur, sera démasqué comme informateur des services secrets britanniques MI-6. Le clerc al-Masri, recruteur de fondamentalistes dans des mosquées londoniennes, fonctionnait pendant des années comme atout de l'OTAN dans la guerre contre les Serbes. Il avait déclaré lui-même avoir eu des rencontres régulières avec l'MI-6.
(8) (9) (10)

Depuis l'onze septembre, bien-sûr, la terreur qui s'ensuit sert comme moyen pour contrôler des territoires riches en pétrole et gaz naturel. Suite aux attentats à New York, des troupes américaines furent immédiatement installés de l'Afganistan passant par l' Uzbékistan jusqu'en Indonésie. L' Irak, par excellence, donne lieu à une même stratégie de tension, maintenue de plein sang-froid. Un foyer développant de terroristes est exactement ce que les néoconservateurs américains souhaitent. Afin d'attirer davantage des candidats-terroristes, l'Irak est le lieu par excellence où des agents, sous guise de terrorisme islamiste, mettent en place des actions 'sous faux drapeaux'.(11) Le cas Musab al-Zarqawi est démonstratif: al-Zarqawi, comme Riduan Isamuddin et Osama bin Laden, était jihadiste contre l'U.R.S.S. en Afganistan et donc mercenaire pour les Etats-Unis. (12)

Organiser des attentats 'sous faux drapeau' est une tromperie vieille comme le monde, mais depuis la deuxième partie du 20ième siècle nos services de renseignements la pratiquent avec beaucoup d'ampleur. Cette stratégie offre la possibilité de mettre en garde le peuple contre un certain danger, et ainsi de lui faire exiger une protection nécessaire. Les services de renseignements, qui s'apprètent à l'offrir, s'inquiètent constamment de leur propre utilité dans un monde paisible. Cette arrière-pensée subsiste spécialement chez ces éléments extrémistes qui occupent nos services de renseignements depuis l'an 2001. Ceux-ci préfèrent avoir des ennemis, et vont loin, très loin, pour nous persuader de certaines menaces.
La question est si tout ce sang versé en valait la peine. Le citoyen moderne, émancipé, est mieux informé qu'au siècle dernier; il voit à travers la surface. On peut aussi se demander si les publics occidentaux sont en effet prêts à rentrer dans la logique 'oeil pour oeil dent pour dent' des services de renseignements, ou à diaboliser une entière culture... jusqu'à approuver des opérations militaires génocidaires. Finalement, la tradition piratesque du false flag est probablement archaïque. Même du point de vue de la CIA, MI-6 et Mossad, on devrait oser douter l'efficacité d'un tel carnage. Comme méthode de noircir la culture islamique, le succès d'un simple cartoon, par exemple, fait pâlir l'incessante campagne de bombes terroristes. Ce devrait faire songer les complices à tous ces meurtres.

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(1)
Wikipedia, false flag.
(2) Georges Timmerman, Het Spiegelpaleis van de Gladiatoren, De Morgen, 14 mai 2005. (PDF)
(3) Michel Chossudovsky, Who was behind the Bali 2002 bomb attack?, Global Research, 14 octobre 2005.
(4) Naomi Klein, Les soldats rebelles de Manille, Nologo, 13 août 2003.
(5) Operatie Greenbase: Strategie van de Spanning (1), Kleintje Muurkrant, 13 octobre 2004 & Operatie Greenbase: Strategie van de Spanning (2), Kleintje Muurkrant, 18 octobre 2004.
(6) Michel Chossudovsky, Madrid 3/11 train bombing suspects linked to Spanish Security Services, Global Research, 20 juin 2004.
(7) Kurt Nimmo, Madrid bombings: no 'al Qaeda' involvement, 10 mars 2006.
(8) Britain recruited terrorists, Meacher claims, Asian News, 30 septembre 2005.
(9) Michael Meacher, Britain now faces its own blowback, The Guardian, 10 septembre 2005.
(10) Michel Chossudovsky, London 7/7 Terror Suspect Linked to British Intelligence?, Global Research, 1 août 2005.
(11)Frank Morales, The provocateur state: is the CIA behind the Iraqi insurgents -- and global terrorism?, Global Research, 10 mai 2005.
(12)Michel Chossudovsky, Who was Abu Musab al Zarqawi?, Online Journal, 12 juin 2006.

21-05-2006 om 00:00 geschreven door Thomas Deflo  

16-05-2006
Klik hier om een link te hebben waarmee u dit artikel later terug kunt lezen.Tueurs du Brabant: le plus grand hit de la CIA
Sources

O r i g i n e

Après la deuxième guerre mondiale, la CIA (Central Intelligence Agency) activait des groupes soi-nommé 'stay behind', qui, sous l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique nord), devaient sauvegarder l'influence américaine en Europe, et contrer des groupes communistes/de gauches au cas où ceux-ci gagneraient trop de popularité. Ainsi, la dominion américaine sur le podium mondial -- après la victoire sur les Allemands, et surtout contre l'influence de la Russie -- devait rester intact. Ces groupes 'stay behind' furent construits au nord dans les pays scandinaves; au midi en Italie ; et, considérant son role pivotant, la Belgique ne pouvait pas manquer à l'appel. Ils était baptisés sous le mot italien 'Gladio' ou 'épée', un symbole fasciste classique.

Peux dans le gouvernement belge étaient au courant de l'existence des réseaux Gladio. Et le secret était absolu. Premier Ministre Wilfried Martens à une conférence de presse le 9/10/1990 : « Je suis premier ministre depuis onze ans, mais je ne savais absolument rien de l'existence dans notre pays d'un tel réseau secret. » Le Ministre de Défense Guy Coëme y ajoute : « Bien sur, il est anormal que je n'était pas informé sur ce réseau durant ma mise en fonction. La Guerre Froide est depuis longtemps derrière nous, et les événements récents dans les pays de l'Est indiquent clairement qu'un tel réseau est totalement dépassé. C'est un anachronisme qu'il vaudrait mieux abolir. » Le membre du parlement Hugo Van Dienderen a des suspicions: « Ce réseau secret faisait plus que se préparer pour une guerre contre une menace communiste. (...) Des agents essayaient d'infiltrer les mouvement de la paix. Certains groupes américains cherchaient à les contacter. (...) Un ancien directeur de la C.I.A. ne laissait pas de doute que leurs services de renseignements étaient à la base de ces réseaux. » En effet, ceci fut admis par William Colby, ancien directeur de la CIA, dans son autobiographie. Durant la même période, l'existence d'un groupe-Gladio était reconnu par le chef d'état italien Giulio Andreotti. Celui-ci admet que de tels opérations étaient maintenu par des services militaires de l'OTAN, et que ces groupes se faisaient financer par la CIA.

 

S t r a t é g i e

A travers les résultats pratiques des réseaux-Gladio coule une longue trace de sang inutile, qui possède une légitimité que dans le regard aliéné et cruel des services secrets américains. Dans un rapport des services secrets italiens on lisait : « La réaction se base sur deux méthodes parallèles : l'action psychologique et le terrorisme. Une telle réaction se fait définir comme la guerre contra-révolutionnaire. » En d'autres mots : gardez la population divisée, dans la peur et incertaine, pour qu'ensuite elle puisse apprécier la nécessité d'une dominion par les services de renseignements, et que l'appareil d'Etat abandonnerait volontairement sa souveraineté à ces services.

En 1968, dans le capo Marrargiu en Sardine, une base de l'OTAN servira à l'entraînement des premiers groupes anti-communistes. Ils sont instruits dans la propagande, la désinformation, les techniques de guérilla et des actes de sabotage. La signature de la CIA est claire. Les murs des salles d'entraînement affichent le slogan 'Je sers la liberté en silence'. On estime qu'en six ans de temps pas moins de 4000 agents européens compléteront leur stage dans ce camp. Plus tard, la commission rogatoire italienne sur le terrorisme reconnaîtra l'existence de la base. Un document de 1970 resurgit du ministère de défense américain, signé par le général Westmoreland, chef de l'armée américaine, qui décrit précisément la stratégie de l'OTAN en Europe. Par le moyen des services secrets, elle tenait à mettre en place des activités  par l'extrême-gauche ainsi que par l'extrême-droite, afin de faire croire à l'opinion publique que l'idéologie communiste ne pouvait être freinée que par des moyens militaires américaines. Le document contient les recommandations suivantes : « Dans nombreux pays les supérieurs ont la mentalité conservatrice, par leur descendance familiale ou par leur éducation. Ceci leurs rend susceptible à la doctrine anti-révolutionnaire. Les services secrets de l'armée américaine doivent posséder les moyens de démarrer des opérations spéciales qui convainquent le gouvernement et l'opinion publique de la nécessité de réagir. Ils doivent essayer d'infiltrer des milieux révolutionnaires et ensemble mettre en place des actions spéciales. » La paranoïa des américains est tangible ; au cas où les gouvernements européens manquent de reconnaître le danger communiste, « les groupes doivent passer à l'action, violente ou pas, dépendent du cas.» A la fin on peut lire: « Si l'infiltration des cercles révolutionnaires ne réussit pas, la manipulation d'organisations d'extrême-gauche peut tout-de-même aider à réaliser le but. » 

L'année 1969 donnera l'exemple parfait de la terreur qui allait envelopper la Belgique. Au cours de l'année, l'Italie fut terrorisée par 145 attentats. Des innocents perdent la vie en masse. Pendant des années, la SID (Servizio Informazione Difesa), en essayant de résoudre les crimes, poursuit en vain la piste de rebelles de gauches ou anarchiques. Finalement, les chercheurs poursuivent la piste d'extrême droite, ce qui en 1974 mène à des inculpations à l'adresse du directeur de la Sûreté même, le général Miceli.

En suite -- suivant ce même scénario américain -- commencera l'épisode sanglante de terreur d'extrême gauche sous le nom des Brigades Rouges (un terme tout aussi stéréotype que les 'Cellules Communistes Combattantes'). Leur assassinat politique d'Aldo Moro, un homme de conviction progressiste, est étonnant. Certains juges suspectent ouvertement l'implication de la sécurité d'état italienne dans les attaques. En suite, lors des attentats de bombes, on constate que les explosifs utilisés n'existent que dans les cercles militaires. Ceci est confirmé par des 'insiders' avec des remords. Dans une interview en Mars 2001 dans le journal britannique The Guardian, le général Maletti, chef de contre-espionnage italienne de 1971 à 1975, ne laisse aucun doute :

["US intelligence services instigated and abetted rightwing terrorism in Italy during the 1970s, a former Italian secret service general has claimed. The allegation was made by General Gianadelio Maletti, a former head of military counter-intelligence, at the trial last week of rightwing extremists accused of killing 16 people in the bombing of a Milan bank in 1969 - the first time such a charge has been made in a court of law by a senior Italian intelligence figure. Gen Maletti, comannder of the counter-intelligence section of the military intelligence service from 1971 to 1975, said his men had discovered that a rightwing terrorist cell in the Venice region had been supplied with military explosives from Germany.

"Those explosives may have been obtained with the help of members of the US intelligence community, an indication that the Americans had gone beyond the infiltration and monitoring of extremist groups to instigating acts of violence," he said. "The CIA, following the directives of its government, wanted to create an Italian nationalism capable of halting what it saw as a slide to the left and, for this purpose, it may have made use of rightwing terrorism," Gen. Maletti told the Milan court. "I believe this is what happened in other countries as well." Gen. Maletti's role at the heart of the complex intrigues makes him an illuminating witness. "Italy must clarify the mysteries of that time if it is to recover its national dignity and sovereignty," he said. "Among the larger western European countries, Italy has been dealt with as a sort of protectorate. I am ashamed to think that we are still subject to special supervision."]

 Bref, la vague de terreur qui enveloppe l'Italie suit parfaitement le scénario-Gladio. Qu'il existe un lien entre la terreur italienne et la CIA, comme le général Marcelli indique, était déjà connu auparavant. En 1976 a eu lieu aux Etats-Unis une commission rogatoire dirigé par le sénateur Pike. On peut lire dans leur récits que l'ambassade américaine à Rome avait payé un haut fonctionnaire des services secrets italiens, pour qu'un groupe d'extrême droite puisse détrôner le gouvernement et le remplacer par un régime plus favorable. En 1983, les services de renseignements italiens publient une étude sur le trafic d'armes international. On peut y lire qu'en 1969, avec l'accord d'Alexander Haig et Henri Kissinger (à ce moment chef-adjoint et président du Conseil de Sécurité Nationale), la Sûreté d'Etat italienne avait recruté quatre cents officiers militaires au sein de l'ainsi-nommé loge-P2. Ceci sera confirmé plus tard par Richard Brennecke, un ex-agent de la CIA, dans une interview télévisée. L'ex-agent sait de quoi il parle,  puisqu'il opérait au sein du réseau Gladio même comme transporteur d'armes. Brennecke déclare que le gouvernement américain dépensait mensuellement pas moins que $10 million à cette opération. « On a utilisé la loge durant les années '70 (...) afin de faire éclater le terrorisme en Italie, et dans d'autres pays. Cette loge est toujours active. » dit Brennecke à la commission.

En 1980, un attentat dans la gare de Bologne fait 85 morts. L'équipe d'investigation sur l'attentat ne formule sa conclusion qu'en 1986, après des années de sabotage par la Sûreté d'Etat italienne : qu'une structure privée existe en Italie composé de militaires et de citoyens collaborant, avec comme but d'influencer la démocratie par des moyens non-démocratiques. Pour atteindre ce but, le groupe se sert des attentats organisés par des mouvements néo-fascistes. « Il constitue une forme de gouvernement invisible, dans lequel la loge-P2, certains niveaux des services secrets, le crime organisé et le terrorisme sont intimement connecté, » concluent les juges. Des investigations suivantes arrivent à une conclusion similaire : « Pendant des années, un groupe clandestin, avec des connections extra-institutionnelles, a opéré dans notre pays avec comme but le conditionnement politique de la démocratie, et l'acquisition du pouvoir personnel. Afin de réaliser ses buts, ce groupe utilisait le terrorisme.»

 

B e l g i q u e

Le 16 août 1983, la police de la commune de Forêt intervient dans une querelle entre un certain Marcel Barbier et son frère. Barbier menace des citoyens avec un fusil - un fait peu commun dans la capitale belge. Pendant l'investigation, les agents de police, après avoir arrêté Barbier, entrent et font une découverte étonnante dans son domicile rue de Parme: les agents tombent sur un sac contenant des dizaines de messages-télex 'OTAN' et 'confidentiel', venant du centre de commande de l'OTAN à Evère. Ce qui aurait du être une visite routine mènera à la découverte d'un des indicateurs les plus remarquables que les Tueurs de Brabant recevaient leurs ordres des cercles des services de renseignements américains. Le lendemain, sous pression policière, Barbier admettait être membre du Front de la Jeunesse, une milice notoire avec des convictions profondément néo-nazi et des activités paramilitaires. Barbier admettait faire parti d'un réseau de pouvoir international, duquel il refusait de divulguer le nom. Il parait probable qu'il fait allusion à l'OTAN ou la CIA, les deux géants organisateurs impliqués dans la stratégie-Gladio. Marcel Barbier faisait parti du groupe Westland New Post, une organisation de conviction fasciste créé par Paul Latinus et Christian Smets - deux agents importants de la Sûreté d'Etat. Latinus (qui en 1981 s'était couronné maréchal de la WNP) avait, sous les ordres de la Sûreté d'Etat, souvent infiltré des mouvements de gauche pacifistes, et Christian Smets (qui tenait le rang de colonel du WNP) était commissaire à la Sûreté d'Etat. Tous les deux sont largement impliqué dans le dossier des Tueurs de Brabant et de la CCC. A Forêt, Barbier admettait tout-cela pendant son arrestation, au matin suivant l'épisode gênant avec son frère.

Que la Sûreté d'Etat est impliqué dans l'organisation des attentats meurtriers des Tueurs de Brabant laisse peu de doute. Quand Jean Bultot, soupçonné membre des tueurs, fut questionné dans son refuge au Paraguay, il précise que certains des Tueurs faisaient parti de la Sûreté d'Etat. Il ajoute, tan dis que personne ne lui l'avait demandé, que les activités de la CCC avaient suivi une même formule. Après son retour en Belgique il était moins bavard et révoquait vite ses déclarations. Robert Beijer -- un membre possible des Tueurs -- sous pression des investigateurs, fera des déclarations similaires. Il disait littéralement : « Il doit exister une sorte d'organisation entre des membres de la Sûreté d'Etat, la gendarmerie et les parquets. A mon avis, les attentats de la CCC font parti d'un même plan. Un des endroits cachés de la CCC était loué par un frère d'un membre de la Sûreté d'Etat. »

Que la CIA essaye traditionnellement d'incorporer des services de renseignements étrangères sous son aile, est un secret bien gardé. Qu'elle sème la terreur ensuite devient de plus en plus évident. Partout au monde, ceci menait à une vague incroyable d'opérations sanglantes en Amérique Latine, Asie, Afrique mais aussi en Europe. La Sûreté d'Etat belge accusait systématiquement l'extrême gauche des actes de terreur en Belgique, tan dis qu'il est clair qu'elle-même était impliquée. En 1985, malgré des protestations jamais-vus par l'opinion publique, des missiles nucléaires de l'OTAN se font installer sur le territoire belge. La terreur politique avait finalement atteint son but.

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Dédié aux journalistes Sergio Carozzo (1959-2004) et Hugo Gijsels (1950-2004). Ils enquêtaient le thème ci-dessus, ainsi que d'autres dossiers liés aux services de renseignement. Tous les deux meurent en 2004 suite à une soudaine crise cardiaque. Tous les deux étaient seul à la maison.

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16-05-2006 om 00:00 geschreven door Thomas Deflo  

22:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/06/2006

16/06/2006: Charleroi: à La Braise: Venezuela: correction de date: café politique

 

----- Original Message -----
Sent: Monday, June 12, 2006 5:06 PM
Subject: correction de date Fw: café politique

 
 

Vendredi 16 juin à 19h00

 

Café politique

 

Le Venezuela de Chàvez

 

Projection du film

« Médias contre tambours »

 

En présence de Wouter Vandamme, responsable national de Comac qui a fait un séjour de 5 semaines au Venezuela. Il était présent lors du Festival Mondial de la Jeunesse à Caracas (2005)

 

Venezuela 1998 : un nouveau président, Hugo Chavez, est élu par le peuple après 40 ans d’un régime d’alternance entre deux partis qui avaient pour habitude de distribuer l’argent du pétrole à une oligarchie de nantis. Pour mettre fin à cela, Hugo Chavez fait voter une constitution révolutionnaire et entame une série de réformes. Ces réformes ne plaisent pas à tout le monde, notamment aux classes traditionnellement privilégiées. Celles-ci tentent de se débarrasser du président en utilisant les médias privés. Cette campagne de déstabilisation aboutit à un coup d’état le 11 avril 2002. Chavez est emprisonné mais sous la pression populaire, il revient au pouvoir deux jours plus tard.

 

« Médias contre tambours » retrace le voyage de deux Belges arrivés au Venezuela six mois après ces évènements. Ils se promènent dans un paysage audiovisuel extrêmement polarisé : des médias privés, toujours farouchement opposés à Chavez, un canal d’état, porte-parole du gouvernement et des médias communautaires, encouragés par la constitution.

 

Petite balade dans un pays où des gens développent un sens critique par rapport aux médias en inventant d’autres images.

 

 

PAF : 2,50€

(étudiants, chômeurs : 1,50€)

 
Documentaire - 52’04’’ - VO sous-titrée

 en français

Réalisation : Dominique Berger et Sarah Fautré

Assistés de Pierre-Alain Vandewalle au Venezuela

 

 

La Braise-Culture asbl

Stand avec des produits sud-américains issus du commerce équitable (Oxfam).

Dégustation de gâteaux et autres réjouissances culinaires réalisés avec des produits Oxfam (recettes disponibles sur place pour les amateurs...)

 
Rue Z. Gramme, 21

6000 Charleroi

0473/43 81 06

marc_vancampen@skynet.be

 

 

 

 

Ed. resp. : Marc Van Campen, rue Z. Gramme, 21, 6000 Charleroi / aff. cult. exempt de timbre

22:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/06/2006

12/06/2006: COURCELLES: les canons sonores aux "Fonds de Corbeau", c' est reparti, semble-t-il ...

COURCELLES: les canons sonores aux "Fonds de Corbeau", c' est reparti, semble-t-il ...
 
C' est reparti mon ki-ki: nous sommes le 12 juin 2006.

Dès lors, un fermier des "Fonds de Corbeau" vient, semble-t-il, de décider une fois de plus et en solo de remettre en activité son fameux canon sonore, supposé mettre en fuite (ce qui reste à prouver) les volatiles sur ses terrains de cultures, d' ensemencements.

Les protestations antérieures contre cette polution sonore (voix ci-dessous)

Cette photo a été prise à hauteur de l' habitation n° 27 de la rue Notre Dame des Grâces à Courcelles - Trazegnies. C'est là, à la limite du champ situé à droite de la photo, qu' 1 seul fermier (toujours le même et qui n' en a cure de la réglementation, du respect et de la tranquilité du voisinage)  installe, chaque année, de mai à juillet, une saloperie de canon sonore pour faire fuir les oiseaux de ses cultures.... Ça pète, chaque année de mai à juillet, du matin au soir. À moins de 500 mètres des première habitations des rue Notre Dame des Grâces, de l' Épine, de Seneffe, des Fonds de Corbeau et de l' avenue de Wallonie. : 1ère infraction. Par intermittences, mais à certains moments en rafales de 3 détonations en moins de dix secondes : 2me infraction. Plus de 10 décibels de boucan inutile le jour : 3me infraction. Mais qui protège donc le personnage pour qu' aucune intervention n' aboutisse ? Paroles d' un policier fédéral entendues chez moi ce lundi 9 juin 2003 : "les fermiers ont le droit de protéger leurs cultures ! Certes !  D'autant qu'à cette date, ce bruit intempestif ne sert plus à rien : les premiers plants sont sortis de terre partout. Par ailleurs, comment les riverains des Fonds de Corbeau, qui sont quand même plus nombreux, peuvent-ils protéger leurs oreilles, leur tranquilité et leurs nerfs, y compris ceux de leurs animaux, dont certains chiens, sont pris de panique pendant 2 mois et ne savent plus où fuir ?. La réflexion de ce policier a au-moins un mérite : il comprendra aisément que lorsque les ouvriers de Caterpillar et d'ailleurs se mettent en grève, c' est aussi pour défendre leurs emplois, leurs tartines, leurs familles !(10 juin 2003). L' inspecteur Quairière, agent de police de quartier a mis le fermier dans l' obligation d' en finir avec ses détonations. Merci, c' est enfin terminé. Rendez - vous l' an prochain ? (29/06/2003)

 

 

qui emmerde le quartier (s' ajoute le bruit de fond permanent de l' autoroute, celui des avions de "Brussels-South", t'is te zeggen "Charleroi-Gosselies", des poids lourds du zoning, du claquement incessant des portières de voitures, des boum-boums des fanas de passage, des visites occasionnels et/ou festifs des hélicoptères d' un certain entrepreneur de constructions civiles, les constructions incessantes en cours depuis 8 ans dans le quartier et le zoning) auprès des "autorités" "compétentes" à tous les niveaux n' aboutissent à rien.

Dès les premières détonations, certains animaux de compagnie (principalement les chiens des vieilles personnes) deviennent neurasthéniques, complètement paniqués) et leurs ... maîtres avec...

Qu'à cela ne tienne: si je suis bien informé, il n' existe toujours pas à COURCELLES, une réglementation en la matière.

Le fermier est seul maître à bord pour décider s' il va enquiquiner ou non, tout un quartier, pendant 3-4 mois, au nom de ses seuls intérêts. Sans même aucune enquête commodo-incommodo ...

Dans certains communes rurales, les réglements permettent une détonation jusqu'à toutes les minutes, voire trente seondes (Si 10 fermiers utilisent la même méthode, hors synchronisation, c' est une véritable Sarajévo, ou Stalingrad, ou Berlin, permanent ... Les autres habitants n'on plus qu' à se noyer, dans la Volga ou la Sprée...).

L' ennui, c' est que maintenant, quelque 130 - 140 villas, sont en cours de construction entre l' avenue de Wallonie, la rue du Nord et ce qui reste du terril des anciens Charbonnages de Courcelles-Nord. Ca pète donc à moins de 500 mètres des maisons existantes et/ou à venir...

Quel conseiller du Conseil communal et/ou du Conseil de Police (un nouveau machin, dû aux récentes réformes en vue de la création de la gendarmerie unique !) va enfin intervenir, prendre une initiative:

-un "progressiste" de l' Ucpw ?

-un "socialiste", tétanisé dans la majorité ?

-un "démocrate" "humaniste", de l' ancien Psc, chargé de l' environnement et de l' écologie ?

-un Mr du  parti "libéral", dont un de ses moteurs est fermier ?

-un écolo, défenseur de la qualité de la vie et ... tout simplement du droit à l' existence paisible ?

Une chose est sûre: dès que quelque 500 riverains supplémentaires vont s' agripper dans ce quartier devenu résidentiel pour y vivre tranquillement, vous pouvez compter sur moi pour informer, protester, mobiliser les gens contre le boucan ....

(tout cela, bien sûr, si en tant que simple courcellois, je suis bien informé sur notre passé, notre présent et ... notre futur. Que ceux qui ont accès aux sources parlent et/ou sortent de leur torpeur, nous expliquent leur "savoir", ce qu' ils ont appris, comment ils voeint les choses)...

RoRo 

22:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/06/2006

11/06/2006: COURCELLES: le Ptb et Présence communiste de plus en plus présents dans les quartiers. Le retour de RoRo

De plus en plus de Courcellois s' abonnent à ma liste d' informations et visitent mon site http://courcelles.skynetblogs.be devenu en à peine 17 mois, avec près de 30.000 visites, le SECOND blog POLITIQUE le plus visité chez Skynet-Belgacom.
Avec bientôt 70.000 visites, le premier blog POLITIQUE étant mon autre site http://histoire.skynetblogs.be
 
Ce n' est pas une question électorale, mais dans les prochaines semaines, je compte développer mon action dans les quartiers pour être de nouveau de plus en plus près des revendications de la population et les appuyer.
 
Ces derniers temps, je suis -ou j' ai été- activement présent aux endroits suivants: quartier de la Motte/Glacerie/Wartonlieu (l' affaire Forever, que je continue à suivre et pour laquelle j' invite les riverains à maintenir leur vigilance, leur pression, leur mobilisation), le quartier des Fonds de Corbeau (les problèmes de circulation et les nuisances de plus en conséquents avenue de Wallonie, rue de Seneffe. En 2005, une pétition des riverains organisée par mes soins a d' ailleurs été remise au Collège. Je vais certainement revenir prochainement sur les questions soulevées dans celle-ci), rue de Viesville (où les travaux pataugeaient et dont la reprise avait besoin d' un coup d' acclérateur), rue Jean Friot (où la campagne de protestations est toujours en cours. En cause une voirie digne du moyen-âge et l' absence d' égouttage publique). Bientôt, on me verra rue du 28 Juin et des informations seront distribuées aux habitants de la cité Confort. (La place et les accotements sont envahis par les mauvaises herbes. L' environnement devient de plus en plus déplorable).
 
Certaines de mes intitiatives ont d' ailleurs été relayées lors de séances du Conseil par des interpellations de conseillers écolo, ucpw et Mr. Car, il devient de plus en plus difficile d' ignorer que des riverains s'agitent et sont mécontents dans les quartiers.
 
Pour ce qui concerne la campagne électorale: je serai de nouveau présent. La campagne de récolte des signatures de parrainage de ma liste est en cours avec beaucoup de succès et de sympathie.
 
RoRo

21:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : communisme, courcelles, elections, politique, ptb, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/06/2006: En prison, il continue à traduire contre le régime tortionnaire turc ...

A défaut de vrais "terroristes", l' EURO-DICTATURE capitaliste donne un solide coup de main au régime tortionnaire turc...
RoRo
 
 
 
 
 
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Sent: Friday, June 02, 2006 4:11 PM
Subject: Bahar continue à dénonçer, à informer, à traduire!

Bahar continue à dénonçer, à informer, à traduire! 

Le 28 février 2006, Bahar Kimyongür a été condamné (en Belgique, ndlr) à quatre ans de prison ferme pour avoir traduit et diffuser un communiqué du DHKC.

Le 28 avril 2006, Bahar a été arrêté par la police hollandaise sur base d'un mandat d'arrêt international dressé à son encontre par la Turquie, pour avoir interpellé un ministre turc lors d'une séance du Parlement Européen en 2000, en denonçant la torture dans les prisons. Depuis lors, il est incarcéré à Dordrecht.

«Si la solidarité est désormais un crime, je suis prêt à assumer les peines que requièrent mes idées aussi lourdes fussent-elles » disait Bahar. Aujourd'hui il continue ses activités en prison, avec les possiblités qu'il dispose. 
 
Voici deux textes traduit par Bahar :
 

ENLEVÉ ET TORTURE PAR LE JÝTEM

 

Article paru dans l'hebdomadaire "Yürüyüþ" nr 52, 14 Mai 2006 p.24 

Le 21 avril dernier, un membre de la section égéenne de l'Association pour les droits et les libertés fondamentales, Monsieur Bayram Ýçlek, était porté disparu. 
Ýl ne réapparut que deux semaines plus tard, après avoir subi des tortures invraisemblables. Lors d'une conférence de presse organisée le 8 Mai dernier dans les locaux  de l'Association des juristes progressistes (ÇHD) de la section d'Ýzmir,  Monsieur Ýçlek a révélé qu'il  avait été enlevé le matin du 21 Avril en plein milieu de la place de Bornova par 6 membres du redoutable Service de renseignements de la gendarmerie, le JÝTEM. Ces agents du JÝTEM l'auraient projeté dans un minibus Ford de couleur bleue foncée, immatruculé 35ZR8268. 
Voici la suite de son récit: 
"Ýls m'ont emmené au Commandement Central  de la Gendarmerie à Manisa. Sur le trajet ils me répétaient sans cesse qu'ils m'avaient kidnappé pour m'éliminer. En même temps, ils m'insultaient et me rouaient de coups.  
Sur place, ils m'ont complètement déshabillé, puis m'ont suspendu par les bras attachés dans le dos à un tuyau froid, au diamètre large.  
Ensuite, ils m'ont donné des décharges électriques par mes organes génitaux.  
Pendant cette séance, parlant du "grand frère", l'un de mes tortionnaires m'a confié ceci: "Mon colonel ne nous avait pas laissé faire l 9 décembre (le tortionnaire parle du 19 décembre 2000, le fameux jour de l'assaut sur les prisons dortoirs qui visait la déportation des détenus politiques vers les nouvelles prisons cellulaires de type F, NDT) S'il nous l'avait autorisé, on t'aurait buté à ce moment la. Mais le destin a finalement choisi que tu crèves aujourd'hui, Néanmoins, si tu arrêtes tes activités révolutionnaires, on te relache sur le champ. A toi de décider: Stop ou encore?"  
Je leur ai crié au visage : "La dignité humaine vaincra la torture". 
Là-dessus, ils m'ont frappé de plus belle. Ýls m'ont ensuite détaché pour m'asséner des coups au moyen de sacs de sable. Chaque fois que je retombais, ils me relevaient pour me battre.

Ýls m'ont ainsi relevé 12 ou 13 fois. Ensuite, ne parvenant plus à me remettre sur pieds, ils m'ont infligé une séance de coups de pied alors que je me trouvais dos à terre.  
Après s'être défoulés, ils m'ont mis à plat ventre pour m'inoculer une substance que j'ignore dans la moelle épinière. Je me suis soudainement senti comme paralysé puis je perdis connaissance. Quand je repris connaissance, ils me posèrent la même question, à savoir. On arrête ou on continue? 
Je leur ai répondu: "Continuez, bande de chiens, tortionnaires, vous ne payez rient pour attendre". 
A nouveau, ils me rassèrent tandis que l'un d'entre eux tentait de m'étrangler avec une corde tout en disant: "fais ta dernière prière". 
Ýl serra tellement fort que je m'évanouis à nouveau. Quand je me suis réveillé, il n'y avait plus personne autour de moi. Ýls m'avaient abandonné en pleine nuit le long d'une route, avec un sac contenant mes vêtements.  
J'ai alors commencê à marcher. Je compris finalement que je me trouvais sur la route menant au parc national situé sur le Mont Spil".
 
 

*** 

"Nous résistons pour ne pas sombrer dans le néant de l'isolement" 

Lettre publiée dans l'hebdomadaire "Yürüyüþ" nr 52, 14 Mai 2006, p.40 

Cette lettre à été ecrite par Ümit Ýlter, un détenu du DHKP-C complètement isolé depuis l'opération  du 19 décembre 2000 à l'un de ses correspondants. Les pointillés indiquent les passages censurés par la commission de lecture du courrier des détenus. 

Bonjour,


En tant que Captif Libre*, je voudrais te raconter l'expérience que je vis depuis plus de cinq ans. Seulement voilà, si je l'explique à ma manière, la commission de censure va noircir les phrases ou les mots jugés subversifs ou pire, va détruire cette lettre. Cette probablité donne en soi une idée des mesures qui règnent en régime d'isolement.

Par prudence, je vais m'en remettre à la description de l'isolement faite par l'écrivain Stefan Zweig dans son oeuvre intitulée "Le joueur d'échecs" pour te faire ressentir et comprendre notre calvaire quotidien: " Ýls nous ont placé dans un néant absolu car comme on le sait, rien sur terre n'est plus douloureux pour l'esprit  humain que le néant..." 
 
(...) Depuis 5 ans je n'ai vu aucun visage si ce n'est celui des gardiens qui n'ont pas le droit de nous dire le moindre mot ni de répondre à la moindre de nos questions. 

Ni le jour, ni la nuit, mes yeux, mes oreilles ou le moindre de mes autres sens n'ont eu droit a la moindre nourriture.

L'etre humain y est reduit a vivre avec sa propre voix, son seul corps et quatre ou cinq objets muets: une table, un lit, une fenêtre, une bassine. 
Ýl ressemble à un plongeur en scaphandre de verre englouti dans l'océan noir du silence arraché du monde extérieur sans aucune chance de pouvoir remonter en surface. Ýl se sait en perdition dans les abysses de l'oubli. Ýci, il n'y a rien à voir, rien à entendre, rien à faire. L'homme est constamment et partout entouré du néant.  
 
(...) L'homme attend du matin au soir qu'il se passe quelque chose. Mais en vain. Ýl attend encore. Toujours rien. Et il attend encore et encore. Et il pense, il pense, il pense jusqu'à ce que ses tempes explosent. Rien ne se passe. L'homme est seul. Profondément seul.
 

(...) Ýl ne peut même raconter ses souffrances, qu'il erre dans le même néant, avec la même table, le même lit, la même bassine, le même papier peint, le même silence, le même gardien qui pousse le repas par le guichet de la porte sans même le regarder, les mêmes pensées évidées qui mènent à la folie et à la destruction.  

(...) Les effets de l'isolement dépassent de loin ce récit. C'est pour ne pas sombrer dans ce néant que nous résistons

Pour nous, résister est tout ce qui est de plus normal et même une obligation. Au risque de voir notre dignité qui s'articule sur notre personnalité, nos opinions et nos idéaux, se noyer dans les mers du néant. Pour nous, il n'en est pas question. Nous ne renoncerons jamais à nos rêves. Nous refusons de devenir les misérables figurants d'une existence avilie dont le scénario a été écrit par nos bourreaux.  
Nous savons que la politique d'isolement menace la vie et la population et que les prisons de type F sont en quelque sorte, les laboratoires de cette strategie.

Nous refusons de devenir les souris blanches de quelque sinistre expérience. Nous voulons protéger notre dignité humaine et nos espoirs au prix  de notre vie.

Les maitres à penser de ces prisons de type F sont les USA et l'Union européenne. 
La Banque Mondiale a financé le projet et le FMÝ a octroyé les crédits nécessaires à leur édification. Pourquoi? Pourquoi ces forces impériales qui cherchent à accroitre leur domination sur notre pays au détriment du salaire de nos ouvriers et de nos employés persistent tant à imposer ce model carcéral?

En recherchant la réponse à cette question, vous trouverez également la réponse au pourquoi de notre insoumission. 
A travers notre résistance, nous nous sentons proches de toutes celles et ceux qui aspirent à l'indépendance de notre pays et réciproquement, nous souhaitons leur appui.

En effet, nous estimons que la résistance à ce régime carcéral est un devoir patriotique. Nous ne pourrons d'ailleurs vaincre le néant crée par l'isolement intra et extra muros, sans la participation de la majorité des patriotes.  

De nous tous à vous tous, salutations et amitiés. 

Ümit Ýlter,  
Prison de type F de Kandira

20:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/06/2006: Non à la guerre contre l' Iran !

 
----- Original Message -----
Sent: Friday, June 02, 2006 10:31 PM
Subject: [mannekenpeace] Prise de position de la plate-forme anti-guerre sur la guerre contre l'Iran

Non à la guerre contre l'Iran

2 juin 2006

Nous soussignés exprimons notre profonde inquiétude concernant les récentes menaces militaires contre l'Iran par Israël et les Etats Unis et les informations selon lesquelles les Etats-Unis n'excluent pas l'utilisation d'armes nucléaires. Nous nous opposons à un nouveau scénario « irakien », qui a encore davantage plongé la région dans le chaos. Nous condamnons bien entendu également les menaces de l'Iran contre Israël.

Les menaces qui ont pour but de détruire ou attaquer un pays n'ont jamais apporté la paix.. La menace de l'emploi de la force et son emploi sont contraires à la Charte des Nations Unies. Nous réclamons donc une solution négociée qui respecte le droit international.

La Plate-forme anti-guerre déclare dès lors :

  1. Nous rejetons la guerre et les menaces de guerre visant à atteindre des objectifs politiques et économiques, contre l'Iran et contre tout autre pays. Une opération militaire contre l'Iran pourrait avoir des conséquences désastreuses pour une région déjà extrêmement instable. Le Moyen-Orient a besoin de paix, et pas d'une nouvelle guerre. Nous appelons le gouvernement belge à s'opposer, au sein de l'Union européenne et de l'OTAN, à toute action militaire contre l'Iran. La position de la Belgique est d'autant plus importante que notre pays sera membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies l'année prochaine.
  2. Le traité de non-prolifération doit être respecté par tous les pays. Les puissances nucléaires existantes doivent aussi démanteler leurs arsenaux, au lieu de les moderniser. Nous demandons au gouvernement belge d'appliquer les résolutions de la Chambre et du Sénat réclamant le retrait des armes nucléaires américaines stationnées en Europe et la disparition à terme de toutes les armes nucléaires dans le monde.
  3. La solution à une recrudescence nucléaire peut passer par un accord avec l'ensemble des pays du Moyen Orient qui aura pour but de déclarer la région zone dénucléarisée. Les pays du Golfe, réunis dans le Conseil de Coopération du Golfe à cet effet, essaient d'amener l'Iran à s'engager dans cette direction. Cette solution est par ailleurs également préconisée par Hans Blix dans son récent rapport intitulé «Weapons of terror » 1 réalisé par la « Commission sur les armes de destruction massive ». Une zone dénucléarisée dans la région signifie notamment le démantèlement de l'arsenal israélien, qui a été mis sur pied grâce au soutien de plusieurs Etats occidentaux. La Belgique doit apporter son soutien à cette initiative.
  4. La Belgique, l'Union européenne ou l'OTAN ne peuvent en aucun cas collaborer à une action militaire contre l'Iran. Cela signifie que les bases, le matériel et les renseignements de la Belgique ne pourront être utilisés pour apporter une aide à des opérations militaires. Nous rappelons au gouvernement belge l'engagement de l'accord gouvernemental concernant une révision des accords sur les convois de guerre sur le territoire belge.
  5. Nous reconnaissons le droit de chaque peuple à la démocratie et au respect des droits de l'homme, mais la démocratisation de l'Iran ne peuvent pas être imposés grâce à une campagne militaire étrangère ou autre tentative de déstabilisation de l'extérieur.
  6. Nous répétons notre exigence de mettre fin le plus vite possible à l'occupation, et à la violence qui en est la conséquence, en Palestine et en Irak. Tous les peuples de cette région ont le droit à une existence paisible dans des frontières reconnues dans le respect du droit international et du droit humanitaire. Il s'agit d'une condition sine qua non au rétablissement du calme et de la stabilité dans la région.

 

Prise de position de la plate-forme anti-guerre signée par :

11.11.11 – Koepel van de Vlaamse Noord-Zuidbeweging
CNAPD
Comité de Surveillance OTAN
Femmes Prévoyantes Socialistes
Forum voor Vredesactie
MIR-IRG
Oxfam Solidarité
Pax Christi Vlaanderen
Pax Christi Wallonie-Bruxelles
StopUSA
Vrede vzw


1.Rapport « Armes de terreur »  www.wmdcommission.org/files/Weapons_of_Terror.pdf



14:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/06/2006

10/06/2006: Charleroi: peur sur la ville !

(suite) CHARLEROI: peur sur la ville : dixit "La Libre Belgique" ! Les suites des scandales du Ps continuent à faire des vagues ...

 
 
 
Les scandales qui secouent le Ps -pas seulement à CHARLEROI, mais aussi ailleurs- sont extrêmement graves et totalement irresponsables.
 
En pleine campagne électorale, ils vont d' ailleurs coûter des dizaines de milliers de voix, la perte de dizaines de mandataires communaux, aux "socialistes".
 
Ce sera justice et une bonne chose diront certains. Mais encore faudrait-il savoir au profit de qui...
 
A CHARLEROI, les sondages (manipulés par ceux qui font désormais l' opinion pré-électorale des électeurs, aux côtés des médias du système) prédisent une chute de 20% des voix pour le Ps.
 
On dirait bravo si ces voix partaient du côté de la gauche de la "gauche" "socialiste".  Mais non, elles vont partir au profit du Mr, du Cdh, et du ... FN. Car aujourd' hui, les écolos piétinent. Ils ne sont déjà plus "verts", c' est déjà là aussi "l' usure d' un pouvoir" qu' ils ont mal choisi aux côtés des libéraux, des "socialistes", dans beaucoup de cas. Et l' ex-Parti communiste s' est miné de l' intérieur au point d' être devenu pratiquement inexistant, alors que la nécessité de vrais partis communistes authentiquement marxistes et léninistes devient de plus en plus criante partout.
 
Ces scandales représentent un boulevard pour le front nazi.
 
La presse de droite jubile évidemment et y met le coup (Cherchez à qui le mal profite!). Ainsi en cliquant, vous lirez un article de "La Libre Belgique", un journal de la droite ultra catholique, monarchiste, qui n' a jamais caché sa haine des "socialos-communistes" et des "collectivistes" ...   "CHARLEROI: peur sur la ville"
 
Hélas, les faits relatés dans l' article sont avérés à 90 %.    Mais de là à prétendre que les libéraux et les catholiques (les vieux partis du système qui se relayent à la tête du pays depuis 1830!) lavent plus blanc que les "rosés", que tout est propre dans les communes qu' ils dirigent eux aussi, il y a de la marge. En grattant un peu, il y aurait sans doute lieu de craindre des surprises dinantaises... (???)
 
La soif de profits personnels, cumulés à la soif de pouvoirs et du luxe, est un mal qui ronge l' ensemble des grands partis auto-proclamés "démocratiques", les partis qui défendent le système du fric avant tout et au-dessus de tout, les partis intégrés au système capitaliste.
 
La sociale-démocratie n' est après tout qu' une déviation opportuniste et petite bourgeoise du mouvement ouvrier.
 
Les parvenus "socialistes" (en général, ils ne sont pas issus des usines!) se servent dans les institution et pouvoirs publics. Les libéraux et les catholiques y ajoutent le secteur privé, les conseils d' administration capitalistes, des banques, des multinationales et transnationales.
 
"Démocratiques" ces partis ?   Quel visage ils donnent. Il n' y a pas de "staliniens" (sic) que les votes au Ps dans notre pays, notre Wallonie, notre région en complet déclin, par la grâce de ces partis.  Nous leur devons un découragement et une perte de confiance généralisés et accumulés pendant des décennies. Il faut rénover, oui, mais dans un sens réellement progressiste de la société. Pour cela, il faut effectivement commencer par faire le ménage, la lessive. Nous en sommes arrivés là !
 
 
RoRo
 
 
 
 

 

BELGIQUE: "Privatiseur masqué", Di Rupo "en a marre des parvenus" du PS francophone.  On comprend  en effet qu' il devient de plus en plus dur et difficile de présider le Parti "socialiste" et de cumuler les mandats publics, face à une multitude d' ingrats gaffeurs et d' aparatchiks bien installés dans le système !

 

Scandales au PS: Un VAN CAU de perdu, DI RUPO de retrouvé ...

Tout cela, tiré de "SOLIDAIRE" de ce mercredi 7 juin 2006:

07-06-2006

Di Rupo «privatisateur masqué»

Pour six ou sept réunions par an au Conseil d'administration de DEXIA, Elio Di Rupo touchait 32000 euros bruts. A ajouter à ce qu'il perçoit comme président du PS (fonction pour laquelle il a estimé devoir gagner autant qu'un ministre, soit 202340 euros), comme bourgmestre de Mons (61932 euros) et comme député (95927 euros). Il a récemment renoncé à la présidence des intercommunales IEH 17726 euros, et Idea (37913 euros), mais reste administrateur de cette dernière, comme de la société de logements Sorelobo. Il siège également au conseil de six asbl (comme président dans quatre d'entre elles) et préside quatre sociétés anonymes liées à la commune de Mons. Si l'on additionne ne fut-ce que le montant des rémunérations connues, on atteint un revenu annuel de 392199 euros (15,8 millions de FB). C'est énorme par rapport au revenu imposable moyen des Montois, 18 fois moins élevé. C'est encore peu en regard de capitalistes comme la famille Boël. Si la fortune de celle-ci rapporte un minable taux de 5%, cela lui fait un revenu annuel de 41 millions d'euros. Et justement, une partie de cette fortune est placée en actions Belgacom, société... privatisée par un certain... Di Rupo. Le tableau de chasse de Di Rupo permet de lui décerner le titre de plus grand «privatisateur» de l'histoire de Belgique. Comme ministre, il a mené la privatisation de Belgacom, a vendu la Sabena à Swissair (désastre qui refait l'actualité), a signé le premier arrêté de libéralisation de La Poste (ce qui revient à une privatisation puisqu'elle ouvre au privé des activités du public). Et il était à un poste clé, Vice-premier ministre ou président du PS au gouvernement, lors d'un grand nombre d'autres privatisations. Di Rupo a beau peaufiner son langage de gauche en direction des travailleurs de Belgique ou des altermondialistes en forum au Brésil, les capitalistes continuent à savourer leur Porto allègres: ils savent leur serviteur aussi habile que fidèle. Et n'oublions pas: «il en a marre des parvenus!»

Daoust

07:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : romain, ps, elections, ptb, belgique, politique, actualite, charleroi, courcelles | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/06/2006

07/06/2006: de Jean-Marie FLEMAL, traducteur politique belge: Robert Fisk à propos de Haditha

 

----- Original Message -----
Sent: Wednesday, June 07, 2006 3:19 PM
Subject: Robert Fisk à propos de Haditha

Bien le bonjour,
 
Le serial translator vient encore troubler la paix des chaumières...
Bonne aprème.
 
JMF
 
OOO
 

02 juin 06

The Independent (UK)


À propos de la vérité choquante sur l’occupation américaine de l’Irak

Haditha ne pourrait-elle être que la partie visible de toute une série de fosses communes ? Les corps que nous avons entrevus, l’image granuleuse des cadavres et des enfants morts : ne seraient-ils que quelques-uns parmi tant d’autres ? Le savoir-faire de l’armée des bas-quartiers américains va-t-il plus loin encore ?


par Robert Fisk

 

Traduit de l’anglais par Jean Marie Flémal


Je me souviens clairement des premiers soupçons que j’ai eus de ce que des meurtres parmi les plus atroces pussent être commis en notre nom en Irak. J’étais à la mortuaire de Bagdad, comptant les corps, lorsque l’un des principaux responsables médicaux de la ville, un vieil ami, me fit part de ses craintes. « Tout le monde amène des cadavres ici », disait-il. « Mais quand ce sont les Américains qui les apportent, ils nous enjoignent de ne rédiger de post-mortem en aucun cas. Ils nous font comprendre que la chose a déjà été faite. Parfois, ils nous remettent un bout de papier – comme celui-ci – en même temps que le cadavre. » Et l’homme de me tendre un document de l’armée américaine portant le profil de l’homme tracé à la main et les mots : « blessures avec traumatisme ».

            Maintenant, quelle sorte de traumatisme expérimente-t-on en Irak ? Et qui commet ces tueries de masse ? Qui largue tous ces corps dans les décharges publiques ? Après Haditha, nous allons remodeler nos soupçons.

Il ne faut surtout pas parler de « quelques pommes pourries ». Toutes les armées d’occupations sont corrompues. Mais commettent-elles toutes des crimes de guerre ? Les Algériens découvrent toujours aujourd’hui des fosses communes laissées par les paras français, qui avaient liquidé des villages entiers. Nous avons également entendu parler des tueurs violeurs de l’armée russe en Tchétchénie.

Nous avons tous entendu parler du Dimanche sanglant. Les Israéliens sont restés assis à regarder les milices libanaises, leurs tueurs par procuration, massacrer et éviscérer quelque 1.700 Palestiniens. Et, naturellement, on ressort également les mots de My Lai. Bien sûr, les nazis étaient bien pires. Et les Japonais. Et les oustachis croates. Mais, ici, c’est de NOUS, qu’il s’agit. De NOTRE armée. Ces jeunes soldats sont NOS représentants en Irak. Et ils ont les mains couvertes de sang innocent.

Je soupçonne qu’une partie du problème vient de ce que nous ne nous sommes jamais vraiment souciés des Irakiens, ce qui explique pourquoi nous n’avons jamais voulu dénombrer leurs morts. Une fois que les Irakiens se sont tournés contre l’armée d’occupation, avec leurs attentats à la bombe le long des routes et leurs voitures suicides, ils sont devenus ces « saletés d’Arabes », ces sales sous-hommes dont les Américains parlaient naguère au Vietnam. Trouvez-nous un président qui va nous raconter que nous combattons le mal et, un jour, nous nous éveillerons en découvrant que les enfants ont des cornes et les bébés des pieds fourchus.

Rappelez-vous que ces gens sont des musulmans et qu’ils sont tous susceptibles de devenir des Mohamed Atta. Massacrer toute une chambrée de civils ne représente que l’étape qui suit les frappes aériennes au jugé dont on nous dit qu’elles tuent des « terroristes » mais dont, trop souvent, les cibles s’avèrent être, par exemple, un mariage ou, comme en Afghanistan, un conglomérat de « terroristes » et d’enfants ou encore, comme nous ne tarderons pas à l’entendre, des « enfants terroristes ».

D’une certaine façon, nous, les journalistes, sommes également à blâmer. Incapables de nous aventurer hors de Bagdad – ou de ses proches alentours –, l’immensité irakienne s’est enfoncée dans une pénombre épaisse qui recouvre absolument tout. Occasionnellement, nous pouvons remarquer des éclairs dans la nuit – une Haditha ou l’autre dans le désert – mais nous continuons docilement à répertorier le nombre de « terroristes » supposés liquidés dans les coins les plus éloignés de la Mésopotamie. Par crainte du poignard du rebelle, nous ne sommes plus capables d’investiguer. Et les Américains apprécient qu’il en soit ainsi.

Je pense que cela devient tout doucement une habitude, ce genre de chose. Déjà, les horreurs d’Abou Ghraïb sont laissées de côté sur un haussement d’épaules. Il s’agissait de brutalité, pas de torture, voyons ! Puis, brusquement, apparaît un petit officier subalterne des États-Unis qu’on a chargé de tuer un général de l’armée irakienne en le faisant entrer de force, tête première, dans un sac de couchage, puis de s’asseoir de tout son poids sur sa poitrine. Et, une fois de plus, cela nous vaut quelques gros titres. Qui s’en soucie, si un autre Irakien mord la poussière ? N’essaient-ils pas de tuer nos p’tits gars qui sont venus chez eux pour combattre le terrorisme ?

Car qui peut être tenu de rendre des comptes lorsque nous nous considérons comme les plus brillantes, les plus honorables des créatures, dans notre incessant combat contre les tueurs du 11 septembre ou du 7 juillet, tout simplement parce que nous aimons tant notre pays et nos concitoyens – mais pas les autres ! Et c’est ainsi que nous nous habillons en Galaad, oui, vraiment, en croisés, et que nous disons à ceux dont nous envahissons les pays que nous allons leur apporter la démocratie. Je ne puis m’empêcher, aujourd’hui, de me demander combien de ces innocents massacrés à Haditha ont pris la peine de voter lors des dernières élections irakiennes – avant que leurs « libérateurs » les massacrent.

19:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |