31/05/2006

SOLIDAIRE n° 22 du 31 mai 2006

Solidaire n° 22 du 31 mai 2006

31-05-2006

Scandales à Charleroi

PS ­ business
Liaisons dangereuses

Scandales à répétition à Charleroi. Logement, sport, industrie, déchets: tous les domaines sont touchés. Des relations troubles semblent lier hommes d'affaires et dirigeants du PS. Pourquoi?

Anvers: à 20 000 contre le racisme

Vingt mille personnes ont répondu à l'appel des familles Drowart, Niangadou, Koç et Bouazza à défiler en silence contre le racisme. Reportage.

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Arcelor : le personnel
doit-il acheter des actions?

Les travailleurs d'Arcelor ont reçu par la poste une épaisse brochure d'informations. La direction les invite à acheter des actions de l'entreprise. Réaction de Dirk Goemaere, ancien sidérurgiste et conseiller communal du PTB.

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Coupe du monde :
quel pays supporter?

Cette question, la rédaction la posait à ses lecteurs, il y a deux semaines. Nos collègues Salim et Thomas essuient les plâtres. Vous aussi, vous pouvez réagir. Envoyez un mail à redaction@solidaire.org.

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Colombie :
des élections libres?

Au pays de la violence et de la drogue, les Colombiens étaient appelés à élire leur président. Regard critique par un membre de la Commission internationale des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

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Et en plus...


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21:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2006: 30/05/2006: Otan : le Médiateur ukrainien dénonce une livraison d'armes américaines

30/05/2006: Otan : le Médiateur ukrainien dénonce une livraison d'armes américaines
Les fauteurs de guierre ricano-otano-occidentaux s' étendent à l' Est ...   Aujourd' hui, l' Ukraine ...
Le "maintien de la Paix" a bon dos !
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
To: Roger Romain ; Sent: Tuesday, May 30, 2006 5:51 PM
Subject: Otan : le Médiateur ukrainien dénonce une livraison d'armes américaines

 
KIEV - Le Médiateur ukrainien, Nina Karpatchova (opposition pro-russe), a dénoncé mardi la livraison présumée dans un port de la mer Noire d'armements destinés, selon elle, à des manoeuvres militaires qui visent à renforcer la coopération entre Kiev et l'Otan.
Cet arrivage d'armes, dénoncé sur place par des opposants au rapprochement avec l'Otan, a été rapidement démenti par les autorités.
Les Ukrainiens "sont profondément troublés" par la livraison effectuée par un navire américain "d'armement, de munitions et d'équipement de construction militaire (...) ainsi que par la présence de militaires américains à Féodosia" (Crimée, Sud de l'Ukraine), a déclaré Mme Karpatchova, qui assume les fonctions d'ombudsman.
"Le séjour illégal de détachements militaires de l'Otan sur le territoire ukrainien peut être considéré comme une tentative d'atteinte à la souveraineté et à la sécurité nationale" de cette ex-république soviétique, a affirmé la responsable, députée de l'opposition pro-russe (Parti des régions).
Le ministère ukrainien de la Défense a pour sa part démenti toute livraison d'armement et de munitions par le bateau américain, assurant que la cargaison, qu'accompagnait une unité de 120 ingénieurs militaires américains, ne contenait que du matériel de construction nécessaire à la préparation des manoeuvres internationales "Sea Breeze 2006".
"Ils n'ont apporté que leurs armes personnelles, pistolets et mitraillettes, une pièce par militaire, pour organiser des patrouilles" sur les lieux où se dérouleront les exercices, a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère, Kostiantin Sadilov.
Selon le ministère, les Américains doivent construire deux casernes sur un terrain d'entraînement militaire près de Féodosia pour y baser des soldats lors des exercices.
Plusieurs dizaines d'Ukrainiens continuaient mardi de bloquer le port de Féodosia, protestant contre l'arrivée du navire américain, même après le départ de ce dernier lundi, ont indiqué les autorités aéroportuaires.
Les manoeuvres "Sea Breeze 2006" ont pour but de développer la coopération militaire entre les membres de l'Otan et leurs anciens ennemis du Pacte de Varsovie, qui participent au programme de l'Alliance atlantique "Partenariat pour la paix".
Lors de ces exercices prévus de juin à août en Crimée, presque 2.000 militaires d'une quinzaine de pays, dont environ 200 Américains, simuleront une opération du maintien de la paix, selon le ministère de la Défense.
Le président pro-occidental Viktor Iouchtchenko s'est donné pour objectif l'adhésion à terme de l'Ukraine à l'Otan, mais une bonne partie de la population y est opposée.
L'hostilité à l'égard de l'Alliance atlantique est la plus forte dans la péninsule ukrainienne de Crimée, qui sert de base à la Flotte russe de la mer Noire.
(©AFP / 30 mai 2006 14h31)

14:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2006: Guantanamo : la grève de la faim s’étend au camp de concentration ricain

Kidnappés dans leurs pays agressés, occupés, et enfermés depuis 4 ans, sans procès, sans condamnation, sans inculaption.  "Interrogés", humiliés, à l' abri des yeux et des oreilles du monde ...
La "Justice" du Monde "libre".   Les gouvernants, les dirigeants des partis "démocratiques" se taisent, avec la complicité des médias sécurisés du capitalisme !
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Info-Cuba
Sent: Tuesday, May 30, 2006 3:56 PM
Subject: [Frances] Guantanamo : la grève de la faim s'étend

ACN 2

Service en langue française

 

Guantanamo : la grève de la faim s’étend au camp de concentration ricain

 

La Havane, 30.05.06 (ACN)  Soixante-quinze détenus de la prison de la base navale étasunienne de Guantanamo, occupée illégalement à Cuba, observent une grève de la faim, a annoncé un porte-parole du Pentagone.

 

D’après le commandant de l’Armée, Robert Durand, les grévistes étaient trois au mois février dernier.Ce comportement reflète un désespoir croissant des détenus, enfermés depuis quatre ans sans charges ni contacts avec l’extérieur, commentent des analystes.

 

Depuis 2002, 460 détenus sont maintenus dans ces conditions à Guantanamo.  

 

 

Service en langue française

Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu

www.cubainfo.ain.cu

 

------------------------------------------------

 

  Aumentan huelgas de hambre en cárcel ilegal base de Guantánamo

 

 


_______________________________________________
Frances mailing list
Frances@ain.cu
http://ainch.ain.cu/mailman/listinfo/frances

13:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2006: "ça y est c'est fini, revenez demain matin".

Liberté !  Egalité  !  Fraternité  !   Droits de l' Homme  !  Démocratie  !  Justice  !  Europe des Peuples !  Anti-racisme  !
Tu parles ...
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Tuesday, May 30, 2006 2:17 PM
Subject: [ForumCommuniste] A Bobigny, des étrangers obligés de camper la nuit pour une carte de séjour

"ça y est c'est fini, revenez demain matin".
 
mardi 30 mai 2006
A Bobigny, des étrangers obligés
de camper la nuit pour une carte de séjour
 
Chaque nuit, la semaine, ils sont des centaines à camper devant la préfecture de Bobigny (Seine-saint-Denis), couchés dans une couverture, assis sur un tabouret ou debout contre un mur, dans l'espoir d'être reçus le matin, à partir de 08H30, au service des étrangers.Selon la préfecture, chaque matin, un millier d'étrangers se pressent pour obtenir des informations, demander une carte de séjour, retirer un document de voyage. La plupart d'entre eux, sans convocation, convoite l'un des 500 tickets synonymes de rendez-vous délivrés chaque jour.
Willy, un Congolais de 42 ans dont dix passés en France, est arrivé le premier, sandwich en main, vers 22 heures. Devant lui, onze heures d'attente pour obtenir le précieux ticket et demander une carte de séjour pour sa soeur.
"Je viens souvent ici. Une fois j'y ai passé la nuit en plein hiver. J'étais couvert de neige et tout ça pour quoi ? Pour déclarer un changement d'adresse", dit-il avec un bagout détonant. "Que le préfet vienne ici passer la nuit avec sa femme, il comprendra vite", le coupe Hacen, venu pour une carte de séjour.
Soniya, veuve indienne de 32 ans et mère de trois enfants, s'est installée juste derrière eux vers minuit. Par terre, son fils aîné de 9 ans dort dans des couvertures. Pour son père sans-papiers, Soniya est déjà venue la veille, à six heures du matin. Trop tard pour faire partie des 500 élus.
"Je suis venue avec mon garçon parce que j'ai peur des bagarres. Comme ça les gens me respectent, ils ne pensent pas que je suis une mademoiselle" explique-t-elle, souriante.
Selon la préfecture, 300.000 euros de travaux doivent être réalisés en 2006 pour améliorer l'accueil. Après la sous-préfecture du Raincy, celle de Saint-Denis doit bientôt accueillir les demandes d'étrangers.
A 01h30, une trentaine de personnes patientent dont un groupe d'Indiens dont le radio cassette inonde le parvis de musiques orientales. Un homme se balade avec un thermos argenté pour leur vendre des cafés à un euro.
Patrick, un Haïtien de 40 ans, fait la queue pour la troisième fois cette semaine. "Ils font tout pour nous décourager, pour éviter un afflux d'étrangers en France", déplore-t-il devant un panneau lumineux qui précise : "la direction des étrangers est heureuse de vous accueillir".
A partir de 06H00, les premiers métros déversent sur le parvis de la préfecture des dizaines d'étrangers qui nourrissent une file d'attente longue d'une centaine de mètres.
Parmi eux, Kader, 44 ans, Algérien né en France. Ajusteur, il a pris un jour de congé pour renouveler sa carte de résident. "A Bobigny, c'est déjà l'immigration choisie, seuls les plus courageux auront finalement des papiers", commente-t-il, amer.
A 08H00, les files d'attente s'étendent sur 150 mètres jusqu'au Mac Donald, de l'autre côté du parvis. Devant l'entrée de la préfecture, les esprits s'échauffent. Il n'y a ni policiers ni vigiles pour organiser l'attente et des bagarres éclatent quand des petits malins tentent de couper la queue.
Quand à 08H45 les portes s'ouvrent, les premiers s'engouffrent dans la préfecture pour en ressortir immédiatement avec leur ticket victorieux. Souvent, à en croire des habitués, des jeunes qui ont fait la queue toute la nuit revendent leurs tickets, jusqu'à 200 euros, à ceux qui n'ont pu entrer.
A 09H40 un agent de la préfecture sonne la fin des hostilités : "ça y est c'est fini, revenez demain matin". Tous les tickets ont été distribués. Eberlués, des centaines d'étrangers, qui n'ont pu rentrer, quittent doucement le parvis de Bobigny
 
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13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2006

28/05/2006: Analyse: Désindustrialisation et délocalisations

De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : dimanche 28 mai 2006 19:22
Objet : TR: Désindustrialisation et délocalisations

 

Pour réflexion et action,

Amicalement,

 

Annie Lacroix-Riz

 

 

 


De : Commission luttes du PRCF [mailto:commissionluttes.prcf@laposte.net]
Envoyé : dimanche 28 mai 2006 16:50
À : Commission luttes du PRCF
Objet : Désindustrialisation et délocalisations

 

Analyse de la commission luttes du Pôle de Renaissance Communiste en France

http://initiative-communiste.fr

 

Désindustrialisation et délocalisations : se soumettre au Capital ou le combattre ?

 

EADS, Dim, Hewlett packard, Seb, Michelin, Peugeot, Facom, sous-traitants de l’automobile … Pas un jour ne passe sans que soient annoncées des suppressions d’emplois et l’industrie française connaît une énième vague de fermetures qui témoignent du fonctionnement d’un système économique piloté par la recherche du profit des grands groupes propriétaires des moyens de produire les richesses et non par la satisfaction des besoins de la population.

- Ainsi, Dim vient d’annoncer près de cinq cents nouvelles suppressions d’emplois en France : fermeture du site de Château-Chinon, 220 suppressions de postes à Autun, 96 au siège de Levallois-Perret et 39 dans l’usine Playtex de La Tour-du-Pin. Depuis 1989, les plans sociaux se sont succédés chez Dim et ce sont dix-sept usines qui ont été fermées dans le pays, participant du démantèlement de l’industrie textile française.

Ne porte-t-on plus de sous-vêtements ni de collants en France et en Europe ? Bien évidemment si, mais les propriétaires de Dim profitent tout simplement de la mise en concurrence des travailleurs du monde entier : ils ont ouvert des usines en Asie et en Europe de l’Est où ils peuvent exploiter plus à leur aise les ouvriers ; 98 % des soutiens-gorge de la marque sont aujourd’hui fabriqués en Roumanie, en Hongrie ou en Pologne et ces marchandises produites à moindre coût, reviennent ensuite se vendre dans l’Hexagone.

- Peugeot ne fait pas autre chose quand il décide de fermer son usine anglaise de Ryton alors que dans le même temps, le groupe développe sa production dans ses deux usines d'Europe centrale en République tchèque et en Slovaquie pour profiter du fort taux d’exploitation dans ces pays et revendre ensuite les voitures en Europe de l’Ouest. Jean-Martin Folz, le PDG du groupe, avait d'ailleurs prévenu : «Si la question de fermeture de sites se posait, ce ne sont pas les usines d'Europe de l'Est qui seraient fermées.» Comme l’explique la CGT, il s’agit clairement d’une «mise en concurrence avec les pays à bas coûts de main-d'oeuvre. Aujourd'hui, c'est Ryton qui est fermée parce qu'elle est la plus chère. Mais une fois Ryton fermée, ce sera au tour d'une autre usine d'Europe de l'Ouest d'être la plus chère...» A qui le tour ?

- EADS, géant de l’aéronautique et de l’armement, est un groupe franco-germano-espagnol (de droit néerlandais) dans lequel ont été fusionnés l’allemand Dasa, l’espagnol Casa et le français Aérospatiale-Matra Haute technologies, entreprise publique française privatisée par la gauche plurielle en 1999. EADS a annoncé des profits « exceptionnels » en 2005 et des perspectives 2006 inespérées : les bénéfices explosent (+ 26 % sur le trimestre 2006) de même que les dividendes des actionnaires (+ 30 %). Ce n’est pas le cas des salaires et encore moins des emplois : après avoir fermé récemment deux sites regroupant plusieurs milliers de salariés (à Bourges et à Salbris), EADS a décidé de supprimer « préventivement » 1000 emplois en fermant sa filiale Sogerma à Mérignac en Gironde, spécialisée dans l’entretien, la réparation et l’aménagement des avions. Une fermeture qui serait une catastrophe pour la région entière, les dizaines de sous-traitants et tous les emplois induits.

 

Pour justifier cette fermeture, EADS met en avant les pertes de la Sogerma. Or, celles-ci résultent de décisions de la direction d’EADS et de l’Etat français (actionnaire à hauteur de 15 % du capital d’EADS) qui ressemblent fort à une volonté délibérée d’affaiblir l’entreprise : retrait de commandes par le ministère de la Défense, transferts d’activités dans les usines à Dresde et en Tunisie…  Aujourd’hui, le gouvernement feint de découvrir la situation et de hausser le ton : Villepin fait la morale à Noël Forgeard, le PDG d’EADS, car il juge « trop brutale » la fermeture de la Sogerma. Ce dernier, qui fait désormais mine de partager l’émotion populaire, a récemment et élégamment qualifié de « singes » ceux qui soutenaient les salariés de la Sogerma en lutte. L’insulte est assez juste concernant les partis et les élus qui n’ont eu de cesse de faire des cadeaux au patronat et font semblant de découvrir que les capitalistes veulent préserver leurs profits au détriment des salariés. Et les déclarations contradictoires sur le maintien d’une activité à Mérignac, qui ponctuent ce faux bras de fer entre le gouvernement et EADS (par ailleurs impliqués ensemble dans l’affaire Clearstream), ne sont qu’un tour de passe-passe destiné à donner le change face au mécontentement : comme tous les grands groupes privés, EADS est engagé, avec le soutien des gouvernements, dans « la chasse aux coûts » à base de sous-traitance et de redéploiement des emplois vers des pays à faible coût salariaux, accompagnés de l'accroissement des emplois précaires.

 

 

Partout donc, par-delà la diversité des situations locales, se dressent les mêmes intérêts contre l’emploi et les droits des travailleurs. Les grands groupes privés ont comme moteur la recherche du profit maximum ; au nom de la concurrence et de la guerre économique, ils compriment les salaires, accroissent les cadences et l’intensité du travail, éliminent et/ou délocalisent impitoyablement les entreprises les moins profitables, quitte à sacrifier des pans entiers de l’industrie, même s’ils sont créateurs de richesse. En Europe, ces mêmes grands groupes se sont dotés d’un outil supranational destiné à créer un espace unique de valorisation du capital par la suppression de tout obstacle (syndical, politique ou national) à la liberté d’exploiter : l’Union Européenne, dont les institutions sont directement branchées sur les conseils d’administration des multinationales, est conçue pour maximiser les profits et minimiser les acquis sociaux à partir de son principe fondateur de mise en concurrence (libre et non faussée) entre les peuples européens.

 

C’est pourquoi il est nécessaire de dénoncer les illusions et les mensonges de ceux qui discourent sur l’ « Europe sociale » alors que l’Europe de Maastricht et de l’Euro est par essence une machine à broyer les emplois comme les acquis sociaux et démocratiques. De même, grande est la responsabilité de ceux qui ont accompagné hier les privatisations, quand ils étaient au gouvernement, en produisant de fumeuses théories sur la « mixité public-privé » et qui s’indignent aujourd’hui des méfaits des grands groupes capitalistes et des entreprises qu’ils ont eux-mêmes privatisées. Voici par exemple ce qu’écrivait en 2001 Lucien Marest, membre du conseil national du PCF et conseiller de Gayssot, alors ministre des transports, à propos du projet de privatisation de la SNECMA (que Jospin a dû stopper après le 11 septembre et la baisse des bourses mondiales) : « Nous pensons qu'il vaut mieux ouvrir le capital, sans privatiser, donner sa chance dans cet univers concurrentiel réel à l'entreprise publique de maintenir et d'élargir son potentiel d'activité aujourd'hui, pour développer l'emploi demain et la place de la France et de l'Europe dans la fabrication des moteurs. Je plaide, dans les entreprises publiques comme dans les entreprises privées, pour des droits et des pouvoirs nouveaux en faveur des salariés, qui n'en ont aucun ou presque. Pour conclure, je préfère une entreprise publique qui ouvre son capital, qui se développe et embauche, comme Air France, à une entreprise 100 % publique, qui tel le Titanic coule, même avec un drapeau rouge. »

 

A suivre L. Marest, il n'y aurait donc pas d'autre choix pour développer l’emploi que de participer à la course aux fusions-acquisitions capitalistes mondiales ! On ne peut pas avouer plus clairement sa soumission et son renoncement à changer de société. D’ailleurs, le projet politique du PCF évacue le problème central de la propriété du capital et explique qu’il faut séparer la propriété capitaliste de la direction des grandes entreprises où doivent se côtoyer « conflictuellement » les représentants des salariés, des usagers, de l’Etat et du Capital. Le problème central serait ainsi celui des critères de gestion des entreprises, la « gauche » se promettant, quand elle est dans l’opposition, de les définir en conformité avec les besoins de la population. Mais qui peut croire un instant que le capital va s’investir ainsi de manière quasi-philanthropique et sans contrôler la seule chose qui « compte » à ses yeux : la rentabilité de ses actions ? Admettons que MM. les capitalistes soient assez niais pour financer une entreprise les yeux fermés : qui ne voit qu’ils « retireront leurs billes » dès que la politique de l’entreprise s’écartera du seuil de rentabilité exigé par les investisseurs ?

Cette idée qu’une autre politique (ou une autre Europe) serait possible sans s‘attaquer à la propriété capitaliste des moyens de production est profondément mystificatrice et réduit à l’impuissance le mouvement populaire. Car c’est à partir de cette propriété que les grands monopoles privés ont le pouvoir d’exploiter et d’opprimer, contrôlent l’Etat et dégradent continûment la situation du peuple. Les nouveaux « critères de gestion » sociaux ne peuvent donc se substituer en tant qu’objectifs stratégiques à la révolution socialiste nécessaire pour retirer des mains des capitalistes tous les moyens essentiels de production ainsi que le pouvoir afin de les remettre à l’ensemble du peuple.

 

La résistance aux agissements du capital est essentielle et elle doit être déterminée, comme l’a montré la récente victoire contre le CPE. Le PRCF soutient les salariés qui luttent contre les fermetures d’usines et les licenciements. Au passage, notons que cette lutte pour le maintien des emplois est en totale contradiction avec la « sécurisation des parcours professionnels » revendiquée de Sarkozy à Thibault en passant par Chérèque, qui vise à encadrer les licenciements et la précarité « nécessaires pour tenir compte des contraintes de rentabilité » par un filet de sécurité individuel.

 

Le PRCF appelle à fédérer les résistances dans un grand mouvement unitaire pour le maintien et le développement de l’emploi à partir de la revendication clé de la nationalisation sous contrôle démocratique des grandes entreprises qui délocalisent ou suppriment des emplois alors qu’elles font des profits. C’est dans la construction d’un mouvement populaire rassemblant toutes les victimes du grand capital et ciblant la propriété et le pouvoir capitalistes en même temps que l’Union Européenne que se trouve l’issue durable à la régression sociale sans fin que nous connaissons.

19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/05/2006: NOUVEAU : Handke, la 4ème agression, prix essence, Bush, fortune de Castro

de Michel Collon, journaliste communiste belge: NOUVEAU : Handke, la 4ème agression, prix essence, Bush, fortune de Castro

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, May 29, 2006 6:06 PM
Subject: [controle_omc] NOUVEAU : Handke, la 4ème agression, prix essence, Bush, fortune de Castro


Nouveau sur :

Peter Handke - Parlons donc de la Yougoslavie !
Censuré sans débat, le célèbre dramaturge démontre que les censeurs sont ignorants ou malveillants.
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Greg Butterfield - Prix de l'essence, misère et hyper-profits : "C'est la loi du marché!"
A quoi va servir l'argent que vous déversez à la pompe...
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E. Herman et D. Peterson - La 4ème agression a commencé
Pourquoi UE, ONU et médias soutiennent les pires violations du droit international
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Deirdre Griswold - Plan immigration de Bush : une leçon de démagogie raciste
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Michael Parenti - USA: Bush, l'enragé du déficit
Rôle et dangers d'une dette publique insensée
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Médecins palestiniens - Embargos criminels : l'UE récidive
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XXX - La Belgique doit se retirer des manoeuvres militaires avec Israël
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MEDIAMENSONGES :
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Philippe Le Roux - La supercherie de la "fortune" de Castro
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Supercherie

18:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/05/2006

30/05/2006: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendons Sison

 
----- Original Message -----
From: melusine
Sent: Sunday, May 28, 2006 9:09 PM
Subject: Fw: A diffuser: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendons Sison

 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, May 24, 2006 10:17 PM
Subject: A diffuser: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendoins Sison

Bruxelles, le 24 mai 2006

Chers amis,
 
Une délégation  de progressistes belges - dont des communistes du Parti du Travail de Belgique - sera à Luxembourg le 30 mai 2006 au Tribunal de l'Union européenne de Luxembourg. En effet, le recours en annulation contre l’inclusion du professeur Sison [ancien président du PC des Philippines, vivant en exil aux Pays-Bas] dans la liste noire de l'Union européenne, introduit en février 2003  sera examiné le mardi 30 mai 2006 à 9 h 30 devant la 2ème chambre du Tribunal de Première Instance de l’Union européenne de Luxembourg (Rue du Fort Niedergrünewald, plateau du Kirchberg,  L-2925 Luxembourg). Cette audience est publique.
 
Je ne sais pas si vous êtes au courant de cette affaire qui touche les fondements de la démocratie et qui est une des facettes de la campagne anti-démocratique/anti-communiste mondiale actuelle.
 
Pensons  à ce qui se passe en ce mois de mai en République tchèque. Des T-shirts sont en vente libre, notamment dans des bureaux de tourisme où il est inscrit: "Tue un communiste pour renforcer la Paix!" Cela s'appelle la campagne "T-shirt contre le communisme". Cette campagne se mène en préparation des élections parlementaires tchèques de juin 2006!
Aux Philippines, 5 parlementaires progressistes sont menacés d'arrestation par le pouvoir policier et menacés de mort par les escadrons de la mort. Un sixième, le vieux et admirable dirigeant syndical Crispin Beltran, est prisonnier dans un hôpital où il lutte pour sa survie.
En Belgique/Pays-Bas, il y a l'affaire Bahar Kimyongür
 
Un article, écrit par un des avocats de Jose Maria Sison, Jan Fermon, peut être lu  sur le website: http://www.ptb.be/scripts/email.phtml?object_id=31316&langue=A1 et un autre article se trouve ci-dessous.
Je serai présent à Luxembourg le mardi 30. Peut-être pourriez-vous être également présents?
 
Avec mes salutations fraternelles,
 
Jean Pestieau

 


LE RECOURS CONTRE L’INCLUSION DE SISON DANS LISTE NOIRE DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE l’UE LE 30 MAI

 

 

Ce mardi 30 mai 2006 à 9 h 30, le Tribunal de première instance des communautés européennes examinera la légalité des listes antiterroristes adoptées par le Conseil de l’Union européenne avec le cas du professeur philippin Jose Maria Sison. Les ministres des 25 peuvent-ils qualifier une personne de terroriste et l’exclure de la vie économique sans preuves ni procès ? L’enjeu est crucial pour tous les défenseurs des droits fondamentaux en Europe.

 

Le 28 octobre 2002, le Conseil de l’Union européenne a adopté la décision 2002/848/CE qui inclut  dans la liste des organisations terroristes Mr. Jose Maria SISON comme personne physique et la Nouvelle Armée du Peuple (New People's Army, NPA) comme organisation prétendument liée à lui. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, qui est régie par un règlement du Conseil de l’Union européenne[1]. L’Union européenne a ainsi suivi les Etats-Unis qui avaient listé Mr. Sison et la NPA dès le 12 août 2002, suivi le lendemain, 13 août 2002, par les Pays-Bas.

 

Né en 1939 à Cabugao, Ilocos Sur (Philippines), le professeur Sison s’est rendu célèbre comme enseignant, poète, politologue, et écrivain. Il a été président du Comité Central du Parti Communiste des Philippines (CPP) avant d’être arrêté par le régime dictatorial de Marcos en 1977. Il a été détenu jusqu’au 5 mars 1986 et a subi pendant plus de 8 ans des diverses formes de torture physique et mentale. En septembre 1988, le gouvernement philippin a annulé son passeport alors qu’il était à l’étranger pour une tournée de conférences dans différentes universités. Le professeur Sison a alors demandé l’asile au Pays-Bas. Depuis 1990, Jose Maria Sison est le consultant politique principal du Front Démocratique National des Philippines dans les négociations de paix avec le gouvernement philippin qui se déroulent notamment sous les bons offices du gouvernement norvégien. Il a notamment contribué au respect du droit international humanitaire par les parties au conflit armé interne qui existe aux Philippines.

 

La décision du Conseil de l’UE, qui considère M. Sison comme une personne participant ou facilitant des actes terroristes ne repose sur aucun élément concret. M. Sison ne fait actuellement l’objet d’aucune condamnation ni même d’aucune poursuite pénale dans les pays qui l’ont placé sur la liste. Il est impossible de connaître les raisons et les éléments matériels qui ont amené le Conseil de l’Union européenne à le qualifier de terroriste. Les avocats du professeur Sison ont introduit plusieurs demandes d’accès aux documents[2] mais ce fut à chaque fois refusé, le Conseil considérant que leur divulgation pourrait mettre en cause la sécurité publique et les relations internationales de l’Union.

 

Suite à l’adoption de cette liste, le compte en banque conjoint de Mr. Sison et de son épouse a été gelé. Sur ce compte, il recevait depuis de nombreuses années une allocation sociale et les époux Sison utilisaient ce compte pour payer leurs achats quotidiens, payer leurs factures d'électricité etc. Le solde du compte n'a jamais dépassé 2.000 €. Le Conseil de l’UE n’a jamais pu expliquer en quoi le blocage de ce compte ou des droits d’auteur de ses ouvrages, la cessation de l’aide sociale perçue par Mr. Sison, l’interdiction de souscrire une assurance couvrant ses soins de santé ou sa responsabilité civile pouvait concrètement contribuer à contrer le financement du terrorisme...

 

Au nom de la lutte contre le terrorisme, une personne est donc privée de tout les droits sociaux les plus élémentaires et les autorités tentent de le réduire à l'état de mendiant et sans abri.

 

La décision de placer le professeur Sison sur cette liste et la procédure qui l’a précédé violent de manière flagrante les droits fondamentaux élémentaires (droit à un procès équitable, à la présomption d’innocence, droit de la défense). Les conséquences de cette décision mènent à la négation du droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. [3]

 

Le cas du professeur Sison montre les abus auxquels peuvent mener les législations antiterroristes. Dans son cas, il apparaît clairement que ces mesures sont utilisées dans un tout autre but que la lutte antiterroriste. Il s’agit en réalité de faire pression sur le Front Démocratique National des Philippines, dont Jose Maria Sison est le consultant politique principal, dans les négociations avec le gouvernement, comme l’a admis le Secrétaire philippin aux Affaires Etrangères, Blas Ople en janvier 2003 : « lorsqu’il y aura un accord de paix, je demanderai à l’Union européenne, aux Etats-Unis et aux autres pays de retirer (les rebelles) des listes d’organisations terroristes ». (Voir l’article :  “Reds must sign peace accord to get off terror list--Ople”, Agence France-Presse, February, 1, 2003 (http://www.inq7.net/brk/2003/feb/01/brkpol_12-1.htm)

 

Le recours en annulation contre l’inclusion du professeur Sison dans cette liste, introduit en février 2003  sera examiné le mardi 30 mai 2006 à 9 h 30 devant la 2ème chambre du Tribunal de Première Instance de l’Union européenne de Luxembourg (Rue du Fort Niedergrünewald, plateau du Kirchberg,  L-2925 Luxembourg). Cette audience est publique.

 

Le Conseil de l’Union européenne, avec le soutien des Pays-Bas et du Royaume-Uni, estime que les garanties traditionnelles exigées notamment par la Convention européenne des droits de l’homme seraient inapplicables, sous prétexte que l’établissement de cette liste serait une procédure purement administrative. Ce raisonnement ouvre la porte à de très graves dérives et à la mise entre parenthèse des principes fondamentaux de l’état de droit. Avec l’adoption du règlement (CE) n° 2580/2001, le Conseil de l’Union européenne, organe non juridictionnel composé exclusivement de membres des gouvernements des états membres, s’octroie des pouvoirs normalement dévolus à des tribunaux indépendants : désigner des individus comme terroriste et de leur infliger de graves sanctions assimilables à des peines. Il s’agit donc d’une négation pure et simple du principe de séparation des pouvoirs. Le cas du professeur Sison montre également que ce mécanisme est un détournement de pouvoir puisqu’il permet l’utilisation, par une institution politique, de la lutte contre le terrorisme à des fins de politique extérieure et diplomatique.

 

Face à cette violation des principes fondamentaux, il est indispensable que l’ensemble des organisations et des militants des droits de l’homme se mobilisent et alertent l’opinion publique. A cet égard, l’examen du recours introduit par le professeur Sison à Luxembourg sera une étape cruciale dans le combat des droits de l’homme, tant dans la lutte antiterroriste que dans l’ordre juridique de l’Union européenne.

 

Jan FERMON

Avec la collaboration de Mathieu BEYS

 

Avocats au barreau de Bruxelles

 

 

Pour toute information complémentaire :

 

jan.fermon@progresslaw.net ou mathieu.beys@progresslaw.net

 

 

 

 

 

 

 

Jan FERMON
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[1] Règlement (CE) n° 2580/2001 du Conseil du 27 décembre 2001 concernant l'adoption de mesures restrictives spécifiques à l'encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (Journal officiel de l’Union européenne n° L 344 du 28/12/2001 p. 70 – 75)

[2] Sur base du Règlement 1049/2001 relatif à l'accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (Journal officiel n° L 145 du 31/05/2001 p.43 –48)

[3] La requête complète en annulation peut être trouvée à l’adresse suivante http://www.defendsison.be/

[4] Verordening (EG) nr. 2580/2001 inzake specifieke beperkende maatregelen tegen bepaalde personen en entiteiten met het oog op de strijd tegen het terrorisme (Publicatieblad van de Europese Unie nr. L 344 van 28/12/2001 p. 70 – 75)

 

[5] Op grond van Verordening (EG) nr. 1049/2001 van het Europees Parlement en de Raad inzake de toegang van het publiek tot documenten (Publicatieblad van de Europese Unie nr.  L 145 van 31/05/2001 p.43 –48)

 

[6] De volledige tekst van het verzoekschrift kan geraadpleegd worden op http://www.defendsison.be/

15:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/05/2006: le capitalisme, c' est aussi le sida ...

A oui, après la "chute" du "communisme", on nous parlait du capitalisme social, du capitalisme à visage humain, ...Et il y avait des gogos, pour y croire, comme toujours, y compris à "gôche"  ... Comme certains ont cru au "gorbatchévisme" d' ailleurs, dans la recherche de la troisième voie ...
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Saturday, May 27, 2006 4:17 PM
Subject: [ForumCommuniste] Capitalisme

Capitalisme
( Samedi, 27 mai 2006 )
 
 
Des millions d'enfants nigérians
affectés par le VIH-Sida
 
Des millions d'enfants nigérians sont touchés par la pandémie du VIH-Sida, et les traitements sont très lents à se mettre en place, s'est inquiété samedi 27 mai dans un communiqué le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef)."Les vies de millions d'enfants sont dévastées par le VIH-sida au Nigeria", écrit l'Unicef dans son communiqué.
Le Nigeria célèbre samedi la Journée nationale de l'enfant sur le thème "les enfants et le VIH-sida: relever les défis". Plusieurs conférences sont prévues et des campagnes d'affichage dans les grandes villes du pays.
"Les progrès sont très lents à se mettre en place pour le traitement et le soutien aux enfants infectés par le VIH-sida ou affectés par la maladie", déplore l'Unicef qui ajoute qu'environ 1,8 million d'enfants ont perdu au moins l'un de leurs deux parents à cause de la maladie.
"Des milliers d'enfants vivent avec des parents malades ou agonisants. Cela peut causer des problèmes psychologiques très importants, sans parler des difficultés économiques, de la stigmatisation et la discrimination, et la malnutrition qui met directement leur vie en péril", explique Ayalew Abai, représentant de l'Unicef au Nigeria.
"Selon les experts, 30% des enfants infectés par le virus dans le monde meurent avant leur premier anniversaire, 50% avant deux ans. La plupart de ces décès viennent de l'absence de diagnostic sur ces enfants qui ne reçoivent donc pas de traitement anti-rétroviraux", note l'Unicef.
Il y a six mois, l'agence onusienne a lancé une vaste campagne "Unis pour les enfants, unis contre le VIH-sida", qui n'a pas porté ses fruits ni atteint ses objectifs reconnait l'Unicef, bien qu'un plan national ait été finalisé pour les orphelins du Sida, mais pas encore mis en oeuvre.
Le Nigeria, avec au moins 3,5 millions de séropositifs, est le troisième pays au monde en terme de nombre de personnes vivant avec le VIH, après l'Inde et l'Afrique du Sud
 
La Banque Royale a enregistré des profits
de 1,12 milliard de dollars au 2e trimestre
 
La Banque Royale a vu ses profits grimper de 23 pour cent au cours de son deuxième trimestre terminé le 30 avril par rapport à la période correspondante l'an dernier.
Le bénéfice net de l'institution s'est élevé à 1,12 milliard $, ou 0,85 $ par action, contre 907 millions $, ou 0,69 $ par action, un an auparavant. Cette performance de la plus importante banque canadienne surpasse les attentes des analystes, qui prévoyaient en moyenne un bénéfice de 0,82 $ par action, selon un relevé de la firme Thomson Financial.
Selon les analystes, la Royale est en bonne position pour atteindre ses objectifs de l'année 2006, qui fixent notamment la croissance du bénéfice par action à 20 pour cent, et la hausse du chiffre d'affaires entre 6 et 8 pour cent.
L'augmentation du bénéfice net reflète la forte croissance des revenus dans tous les secteurs d'exploitation, en particulier dans la gestion de portefeuille et les valeurs mobilières. Le bénéfice a été neutralisé en partie par la hausse des frais au titre de la rémunération variable, principalement dans le secteur RBC Marchés des capitaux, a expliqué la banque vendredi.
Les revenus de la banque ont été de 5,12 milliards $ pour le deuxième trimestre de 2006, en hausse de 9 pour cent par rapport aux 4,7 milliards $ au deuxième trimestre de 2005. La hausse est attribuée aux volumes accrus d'activités bancaires et de gestion de patrimoine, ainsi qu'aux résultats records liés aux activités de négociation.
Le total de la dotation à la provision pour pertes sur créances a, pour sa part, augmenté de 8 millions $, pour s'établir à 124 millions $. L'augmentation est de 7 pour cent par rapport à l'an dernier.
 
 
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14:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/05/2006

01/06/2006: Charleroi - à La Braise : Café politique: Tibet et Dalaï Lama, religion et politique

----- Original Message -----
Sent: Sunday, May 28, 2006 2:23 PM
Subject: Café politique

Egalement en fichier attache

 

La Braise Culture asbl

 

Jeudi 1er juin, à 19h

 

 

Tibet et Dalaï Lama, religion et politique

 

Quand la religion se mêle de la politique, on a tendance à crier au scandale. Surtout avec les musulmans et même avec le Vatican. Mais quand il s’agit du Dalaï Lama, beaucoup de personnes ne se posent même pas la question.

Soutenu par un réseau international, il plaide pour une croisade en faveur d’un « Grand Tibet » ethniquement pur et indépendant.

D’où vient l’idée d’un « Grand Tibet » ? Quel était les pouvoir des dalaïs lamas au Tibet ? Pourquoi y a-t-il de « méchants Chinois » au Tibet ? Quel est le but de la croisade ?

 

 

avec Jean-Paul Desimpelaere, écrivain spécialiste du Tibet

 

La Braise, rue Zénobe Gramme, 21 Charleroi

 

Paf : 2.50€ (étudiants, chômeurs : 1.50€)

 

Ed. resp. Marc van Campen, rue Zénobe Gramme, 21 6000 Charleroi

22:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/06/2006: 25ème anniversaire de la disparition de Na ïm KHADER - Cérémonie d'hommage à la maison communale d'Ixelles - Inv itation

 
Date : 05/23/06 10:19:54
Sujet : 25ème anniversaire de la disparition de Na ïm KHADER - Cérémonie d'hommage à la maison communale d'Ixelles (1er juin2006) - Inv itation
 
Chers amis,
Je vous prie de trouver ci-joint une invitation à participer à une cérémonie d'hommage à Naïm KHADER. Cette cérémonie se déroulera à la maison communale d'Ixelles, le 1er juin prochain, et ce en présence de Leïla CHAHID. Retrouvons-nous nombreux. Bien à vous . Pierre Lardot 

22:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/05/2006

16/05/2006: Les horreurs de Nicolas Sarkozy et de ses comparses

Nous sommes toujours en EURO-DICTATURE capitaliste ...
Ah, si Sakharov était toujours là pour nous défendre ... !
RoRo
 
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Sunday, May 21, 2006 11:19 PM
Subject: [Transfer_info] SANS-PAPIERS : Les horreurs de N. Sarkozy et de ses comparses

Les horreurs de Nicolas Sarkozy et de ses comparses

16/05/2006 — Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, prend depuis quelques semaines la pose de la victime parce que son nom est cité dans une affaire de comptes occultes dont il ne serait pas titulaire. C’est bien triste. Mais on connaît pire. Bien pire. Et qui se produit de son fait.
 
Mariam Sylla et ses deux enfants Mohamed (5 ans et ½) et Aïssata (3 ans) ont été montés de force dans un avion pour le Mali, le samedi 13 mai. Cette jeune femme vivait en France depuis sept ans. Ses enfants y sont nés. Mariée très jeune, elle avait été victime de violences conjugales qui lui avaient laissé un lourd handicap : elle est pratiquement sourde. Réfugiée à Orléans, elle tentait de se reconstruire. Ses enfants y étaient scolarisés, Mohamed en grande section à l'école maternelle Jolibois à Orléans-La Source, Aïssata en petite section à l'école maternelle Claude Bernard à Orléans-La Source.
 
Mariam Sylla a été interpellée le jeudi 11 mai, dans l’Eure où elle visitait une amie. Le soir même elle était placée en rétention à Rouen (Oissel) avec ses enfants alors qu’une procédure était en cours pour contester l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière pris par le préfet du Loiret et que l’audience était fixée au 15 mai.
 
Elle a été expulsée en moins de 48 heures, sans que personne ne soit prévenu. La circulaire ministérielle du 31 octobre qui suspend jusqu’à la fin de l’année scolaire la reconduite des parents d’enfants scolarisés à été délibérément ignorée par les préfets et le Cabinet du ministre alerté.
 
Elle devait être entendue par le juge des libertés et de la détention (JLD) avant son expulsion. Elle ne l’a pas été. Elle devait comparaître au tribunal administratif le 15 mai, pour contester l’APRF pris par la préfecture du Loiret. Il ne lui a pas été permis d’être présente à l’audience.
 
Soumises à l’obligation de faire du chiffre édictée par le ministre de l’Intérieur, les préfectures du Loiret (signataire de l’APRF) et de l’Eure (responsable du placement en rétention) ont ignoré les règles de procédure. Qu’importent les formes, pourvu qu’on ait l’expulsion et les chiffres !
 
Statuant (en son absence forcée) sur son cas, 15 mai, le Tribunal administratif d’Orléans a annulé l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Autrement dit, honteuse sur le fond, l’expulsion de Mariam Sylla et de ses enfants est aussi illégale dans la forme.
 
Le RESF, les enseignants et les parents d’élèves des écoles où étaient scolarisés Mohamed et Aïssata, tous ceux qui dans ce pays conservent un minimum d’attachement aux valeurs qui devraient fonder la société, exigent le rapatriement de Mariam Sylla et de ses enfants.
 
Ces événements déshonorent ceux qui en sont responsables. A commencer par le ministre de l’Intérieur, le Premier ministre et le Président de la République qui, par delà les sordides conflits qui les opposent, portent collectivement la responsabilité de ces horreurs, parmi d’autres. Sans compter les hauts fonctionnaires qui y prêtent la main.
Paris, le 16 mai 2006
 
 


Forums amis :

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26/05/2006: La Belgique doit se retirer des manœuvres « Spring Flag 06-Volcanex 2006

 

 

Site d'information sur le conflit israélo-palestinien

 

Palestine - Solidarité

 

Retour : Accueil Analyses  - Ressources  -  Mises à jour



La Belgique doit se retirer des manœuvres 
« Spring Flag 06-Volcanex 2006[1] »
ABP



Durant ce mois de mai (du 8 au 27), l’Italie organise en Sardaigne, à Decimomannu, un exercice militaire aérien baptisé Spring Flag 06[2] : le but en est d’améliorer l’interopérationalité des forces aériennes participantes. L’Italie a par ailleurs offert au GAE[3] (Groupe Aérien Européen :
France, Grande-Bretagne, Belgique, Allemagne, Italie, Pays-Bas et Espagne) d’intégrer ses activités (Volcanex 2006) dans Spring Flag 06 : ce serait un bon moyen d’optimaliser les conditions des exercices.
Une surprise : dans la liste des participants, aux côtés des organismes et pays déjà cités, on découvre, outre l’OTAN, Israël. L’Office de presse de l’Armée de l’air italienne précise en effet, dans sa présentation, que les derniers développements en matière de collaborations internationales justifient la participation à ces manœuvres de l’Armée de l’air israélienne[4].
 
La Suède, comme le rapporte le journal israélien Haaretz[5], a fait le choix de ne pas participer dans ce contexte. En effet, "…les forces armées suédoises ont été prévenues tardivement qu'un Etat n'appartenant pas au Partenariat pour la Paix, avec lequel la Suède n’avait pas de relations bilatérales préalables en matière militaire et qui ne prend pas part à des missions internationales de maintien de la paix, allait prendre part à l'exercice aérien". Un officiel a ajouté que le but de l’opération était de se préparer à une coopération internationale de préservation de la paix et que la participation de l’Armée de l’air israélienne change les préalables de l’exercice.
 
Un bon point pour la Suède. Mais qu’en est-il de la Belgique ?
 
Un Communiqué[6] du Ministère de la Défense ce 17 mai a précisé:‘ La Belgique ne participe pas à l’exercice aérien « Spring Flag » mais cinq militaires belges seraient engagés dans l’exercice « Volcanex ».
 
Et pourtant, sur le site officiel de Spring Flag 06, la Belgique est nommément citée dans la liste des participants à Spring Flag. De plus, les manœuvres Spring Flag 06 et Volcanex 2006 sont conjointes, d’où d’ailleurs l’appellation Spring Flag 06-Volcanex 2006. Les documents officiels sont très clairs sur ce point : «Spring Flag va offrir à Volcanex un “instrument d’entraînement unique” et « la fusion des activités fournira d’excellentes possibilités d’entraînement à la fois pour le GAE et pour les non membres du GAE. ».
 
Ceci intervient à la veille du sommet de l’Otan de l’automne prochain à Riga, au cours duquel les pays membres vont entrer dans une phase intense de négociations quant aux futures missions de l’OTAN et, surtout, à son élargissement.
 
L’annonce de ces manœuvres conjointes entre des pays membres de l’OTAN et Israël relatives à la sécurité en Méditerranée en sont d’autant plus inquiétantes.
 
Depuis 1967, le Conseil de sécurité demande à Israël de se retirer des territoires occupés[7]. Peut-on considérer comme "normal" que l'OTAN associe un Etat en guerre - Israël - à des manœuvres militaires alors qu'Israël ne respecte pas les décisions du Conseil de sécurité? Ne s'agit-il pas là d'une forme d'appui à une situation de violation constante de la Charte des Nations Unies par un Etat[8]? Il est en effet clair qu'en faisant participer Israël à de telles manœuvres, l'OTAN contribue à l'entraînement militaire de forces qui sont ensuite utilisées pour assurer le maintien de l'occupation de la Palestine. On pourrait donc parler de "complicité" de l'OTAN [9] avec l'occupation israélienne.

Il est donc indispensable que la Belgique gèle tous ses accords militaires et de commerce des armes avec Israël. Cette requête ne ferait que relayer l’appel de- nombreux militaires israéliens de tous rangs qui refusent de servir dans les territoires occupés et de cautionner ainsi l’occupation de la Palestine.
 
 
Signataires :
 
Association Belgo-Palestinienne (ABP)
Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD)
Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
 
Association Belgo-Palestinienne section liégeoise
Artistes Contre le Mur
Comité de Soutien au Peuple Palestinien  Ottignies (CSPP)
Comité Palestine Nivelles
Groupe Asel Asleh
Groupe citoyen d’Ittre pour le respect des droits et la protection du peuple palestinien
Groupe Palestine Santé
groupe Pas ce Mur
intal/Médecine pour le Tiers Monde
Parti Ouvrier Socialiste
Union des femmes palestiniennes en Belgique
StopUSA
 
 
Association Belgo-Palestinienne
9 quai du Commerce
1000 Bruxelles
tel: 02 223 07 56
fax: 02 250 12 63
@: abp.eccp@skynet.be
www.association-belgo-palestinienne.be
 

[2] Le précédent exercice Spring Flag a eu lieu en Belgique à Florennes.
[3] Les travaux du GAE se traduisent en tests pratiques expérimentés au travers d’exercices annuels dénommés Volcanex. Il n’est pas inutile de préciser que le commandement du GAE est actuellement belge : Commandant major Van Caelenberg.
[4] Ainsi que la présence d’une équipe de liaison jordanienne et d’une équipe d’observateurs tunisiens.
[6] Communiqué Belga « La Belgique ne participe pas à l’exercice Spring Flag avec Israël » 17/05/2006
[7] S/Rés. 242, 22 nov. 1967, § 1, i; aussi S/Rés. 338, 22 oct. 1973, § 2
[8] Résolutions du Conseil de sécurité combinées à l'art. 25 de la Charte des Nations Unies
[9] Au sens de l'art. 16 du projet d'articles de la Commission du droit international sur l


 Source : Waroquiez Dominique ABP


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10:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2006

26/05/2006: Bataille contre l'expulsion de centaines d'enfants clandestins

Très drôle, personne n' a encore jamais dit de Sarkozy que c' est ... un stalinien ! Nons celui-là, c' est un "démocrate" !
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
From: bfiraoui
Sent: Friday, May 26, 2006 6:41 PM
Subject: [Transfer_info] EDUCATION : Bataille contre l'expulsion de centaines d'enfants clandestins

mardi 23 mai 2006, 23h25
Bataille contre l'expulsion de centaines d'enfants clandestins
Par Audrey KAUFFMANN
PARIS (AFP) - Les autorités françaises menacent d'expulser des élèves étrangers clandestins à la fin de l'année scolaire, mais des parents, des professeurs et des militants de gauche se mobilisent et dénoncent une "chasse à l'enfant" qui pourrait concerner des milliers de jeunes.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, dont la politique de l'immigration est soutenue par près des trois-quarts des Français, selon les sondages, a accordé à ces jeunes et leurs proches -dont le nombre n'est pas officiellement évalué- un sursis jusqu'au 30 juin.
Mais après cette date, les préfectures exécuteront les nombreux arrêtés de reconduite à la frontière édictés ces derniers mois.
 
"La France va devenir un étrange pays: des milliers d'enfants vont devoir entrer dans la clandestinité (...). Les vacances pour les uns, la traque et la peur pour les autres", écrit le quotidien Libération (gauche).
 
L'objectif assigné par Nicolas Sarkozy, qui vient de faire voter une loi défendant une immigration "choisie", c'est 25.000 expulsions en 2006, contre environ 20.000 en 2005 et 15.000 en 2004. La France compte entre 200.000 et 400.000 clandestins, selon les estimations.
 
"Au moins 10.000 jeunes" scolarisés sont menacés, affirme le Réseau Education sans frontières (RESF), engagé pour la régularisation de ces jeunes et de leurs familles.
 
Dans une pétition lancée fin avril, RESF a appelé à combattre "la chasse à l'enfant", invitant à "parrainer, protéger et même héberger" ces jeunes clandestins scolarisés et les leurs, quitte à enfreindre la loi, et être passible de jusqu'à 5 ans de prison et 30.000 euros d'amende.
 
Le texte a déjà recueilli plus de 27.000 signatures, dont celles de personnalités politiques et culturelles comme l'ex-ministre Jack Lang, l'altermondialiste José Bové, le sociologue Edgar Morin, le chanteur Mano Solo, ou le comédien Michel Piccoli.
 
"S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte (...) Nous ne les dénoncerons pas à la police", promettent les signataires.
 
Et autour de certains établissements scolaires, cette mobilisation s'organise. De Lyon (centre-est) à Nantes (ouest) en passant par Toulouse (sud-ouest), des professeurs et des parents mais aussi des lycéens cachent déjà des jeunes et leurs proches.
 
Grâce à ce soutien, Rachel et Jonathan, soeur et frère de 15 et 14 ans originaires de République démocratique du Congo (RDC), ont été provisoirement "sauvés" à l'automne après une cavale de deux mois abondamment relayée par la presse.
 
Une partie de cache-cache similaire avec la police se joue depuis un mois à Lyon pour Samira et ses fils, Alex et David, qui ont fui l'Azerbaïdjan. A Evreux (nord-ouest), l'expulsion d'une mère angolaise et de sa fille a été annulée lundi après une grève du personnel du lycée.
 
Les membres de RESF s'indignent qu'on veuille déraciner des enfants souvent bien intégrés, foulant selon eux aux pieds les principes de la République. Car pour inscrire un enfant à l'école en France, aucun papier n'est requis.
La mairie socialiste de Paris a invité "l'ensemble des acteurs de la vie scolaire" à refuser d'identifier des élèves en situation irrégulière.
 
"Imaginer un élève menotté en rétention et embarqué dans un avion pour retourner dans un pays de misère est proprement révoltant" dit Richard Moyon, enseignant et animateur de RESF.
 
Le réseau invoque aussi la Convention internationale des droits de l'enfant, selon laquelle aucun enfant ne doit être séparé de ses parents sauf si son intérêt l'exige.
 
Mais "si j'accepte que des gens qui ont des enfants scolarisés restent en France, je crée une filière supplémentaire" d'immigration, rétorque Nicolas Sarkozy. Selon lui, la lutte contre les clandestins est une nécessité, et l'inaction en ce domaine favorise la montée du "racisme" et de la "xénophobie".
 


Forums amis :

http://fr.groups.yahoo.com/group/assawra/

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http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...




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26/05/2006: de la Revue Voltaire ...

 
----- Original Message -----
Sent: Friday, May 26, 2006 7:50 PM
Subject: TR: VOLTAIRE, EDITION INTERNATIONALE, 25 MAI 2006


Réseau de presse non-alignée

Voltaire, édition internationale, 25 mai 2006

 

 

 

 

 

«Forbes» invente la fortune de Fidel Castro

 

 

Le 4 mai 2006, la revue Forbes a publié la liste des gouvernants les plus fortunés du monde. De la même manière que l’année précédente, Forbes inclut dans ce classement le président Fidel Castro, à qui il est attribué une fortune personnelle de 900 millions de dollars. Ainsi, le chef d’Etat cubain serait le 7ème dirigeant le plus riche de la planète. La presse internationale a immédiatement repris l’information pour la divulguer de manière retentissante et disproportionnée [1].

En 2003, Forbes attribuait déjà à M. Castro un butin personnel de 110 millions de dollars. Deux années plus tard, en 2005, la somme était subitement multipliée par cinq pour atteindre les 550 millions de dollars. Désormais, elle serait de 900 millions de dollars.

La presse internationale n’a pas daigné s’attarder sur la manière, fort révélatrice, dont s’effectue le calcul de la supposée fortune du président cubain, légitimant de facto les affirmations de la revue états-unienne. Forbes, en personne, avoue tout simplement que son calcul relève «plus de l’art que de la science». En effet, jusqu’à 2003, Forbes se contentait d’attribuer, de manière arbitraire, une partie du PIB cubain, environ 10%, à M. Fidel Castro [2].

Pour ce qui est de 2006, Forbes «assume que [Fidel Castro] exerce un contrôle économique sur un réseau d’entreprises d’Etat, y compris le Palacio de Convenciones, un centre de convention près de La Havane ; Cimex, un conglomérat de ventes au détail ; et Medicuba, qui vend des vaccins et d’autres médicaments produits à Cuba. D’anciens hauts fonctionnaires cubains insistent sur le fait que Castro, qui se déplace uniquement dans un cortège de Mercedes noires, a tiré profit de ces commerces pendant des années. Pour arriver à un chiffre concret, nous utilisons une méthode qui calcule les entrées d’argent liquide pour évaluer ces entreprises, et ensuite nous avons assumé qu’une partie de ce flux de profits va à Castro [3]». La présentation de Forbes ne résiste pas à l’analyse et est parsemée de maladresses grossières. Tout d’abord, le Palacio de Convenciones est un édifice public où se tiennent les réunions de l’Assemblée nationale, les différents congrès internationaux, et il ne génère aucun revenu à l’Etat cubain. Ensuite, Cimex et Medicuba sont des monopoles d’Etat. Il convient de signaler que la législation cubaine ne permet pas aux particuliers d’être propriétaires d’entreprises de cette taille. Donc, si l’on suit le raisonnement de la revue, le président français, M. Jacques Chirac, serait multimilliardaire car il possèderait les entreprises nationales telles que La Poste, Air France, EDF-GDF et France Télécom. Enfin, le magazine s’étonne que le président cubain se déplace dans un cortège de Mercedes qui, au passage, datent des années 1980. Sans doute, assume-t-il que le président Bush se déplace en taxi et que le président Chirac utilise le métro.

La revue admet ne disposer d’aucune preuve quant à d’éventuels comptes bancaires du président cubain à l’étranger [4]. Forbes reconnaît également que la fortune attribuée à M. Castro est calculée de manière fantaisiste, et c’est la raison pour laquelle elle est passée de 110 millions de dollars à 900 millions de dollars en l’espace de quatre ans. Nul doute, qu’elle atteindra d’autres sommets en 2007 [5]. Cependant, la presse internationale n’a pas hésité à divulguer l’information malgré son manque flagrant de crédibilité.

Quant à M. Forbes, qui lui-même est multimilliardaire, il n’est pas inutile de rappeler qu’il est proche des néo-conservateurs états-uniens en général et du président Bush en particulier. Il a été candidat à la présidence du parti républicain à deux reprises, en 1996 et en 2000. Il est également président d’honneur de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), une organisation créée par Ronald Reagan dans les années 1980, dirigée par les descendants de l’oligarchie cubaine prérévolutionnaire. Celle-ci n’a de but que de renverser le gouvernement cubain par tous les moyens, y compris le terrorisme. Mais ces détails ont apparemment échappé à la sagacité des journalistes internationaux qui ont avalisé le rapport de Forbes sans aucune réserve [6].

De son côté, le président cubain a répondu à ces attaques en lançant un défi : «Je défie le président Bush, la CIA, les 33 services de renseignements des Etats-Unis, les milliers de banques qu’il y a dans le monde, les serviteurs de la revue Forbes, qui m’attribuent une fortune de 900 millions de dollars, de prouver que je dispose d’un seul dollar à l’étranger. […] S’ils prouvent que j’ai un seul dollar, je renonce à mes fonctions et ils n’auront plus besoin ni de plans ni de transitions [pour me faire disparaître]. Je leur offre également toute cette supposée fortune s’ils trouvent une seule preuve. Pourquoi voudrais-je de l’argent, alors que je vais avoir 80 ans et que je n’en ai jamais voulu avant ? […] Je ne suis pas né totalement pauvre. Mon père possédait des milliers d’hectares de terre. Au triomphe de la Révolution, ces terres ont été remises aux ouvriers et aux paysans [7]».

Il y a quelques années, Forbes avait identiquement accusé le président Yasser Arafat de détenir une fortune personnelle cachée, imputation qui fut définitivement récusée après son empoisonnement.

 

 

 

 

 

La Russie envisage de créer une bourse pétrolière cotée en roubles

 

 

Dans son discours annuel sur l’état de la nation du mercredi 10 mai 2006, le président russe Vladimir Poutine a mis l’accent sur les efforts de retour à la convertibilité totale du rouble, qui devrait être atteinte le 1er juillet 2006, soit 6 mois avant la date initialement prévue. Cet objectif paraît en effet essentiel pour la restauration de la souveraineté économique russe, gravement mise à mal dans les années Eltsine.

Afin de renforcer le rôle du rouble dans les transactions internationales, il convient logiquement d’en susciter la demande. Vladimir Poutine a donc emboîté le pas à l’Iran, qui vient d’ouvrir sa propre place d’échanges pétroliers chiffrés en euros, en déclarant que la Russie devait se doter d’une bourse similaire, quant à elle basée sur le rouble : «Le rouble doit devenir une devise plus répandue dans les transactions internationales. Dans ce but, il est nécessaire que nous lancions une place boursière en Russie pour le commerce du pétrole, du gaz et autres commodités qui seraient facturées en roubles.», a-t-il déclaré lors de son discours.

Comme nous l’avons montré récemment dans ces colonnes, de nombreux pays exportateurs de ressources énergétiques envisagent de se désengager du système d’échanges pétroliers en dollars, qu’ils estiment obsolète et contraire à leurs intérêts commerciaux régionaux notamment.

Avec plus de 15 % des exportations de pétrole mondiales et 25 % du gaz naturel, la Russie a effectivement de quoi renforcer sa monnaie nationale. Si l’on ajoute à cela l’Iran (5,8 % du pétrole sur le marché) et le Venezuela (5,4 %), qui ont également annoncé leur rupture vis-à-vis des places d’échanges anglo-saxonnes, il ne fait plus aucun doute que le système des pétrodollars vit ses derniers jours.

Suite au démantèlement de l’Union soviétique, la brutale dévaluation du rouble avait permis à des intérêts étrangers de prendre le contrôle d’une bonne partie des ressources naturelles russes à moindre coût pour réaliser ensuite des profits records, alors même que la valeur sur les marchés internationaux de ces ressources était stable. La principale conséquence de ce pillage fut une baisse énorme du niveau de vie moyen et de de l’espérance de vie des Russes.

Aujourd’hui, la Russie a ainsi non seulement repris le contrôle de ses ressources, mais elle entend également renforcer la valeur du rouble par la même occasion. N’en déplaise à Dick Cheney, cela est d’autant plus légitime que le dollar bénéficie quant à lui grandement des échanges pétroliers alors que les États-Unis n’exportent plus de pétrole depuis longtemps.

 

 

 

 

 

Rumeur d’antisémitisme
Iran : les gouvernements anglo-saxons fabriquent de fausses nouvelles

par Thierry Meyssan

Jouissant d’une impunité confirmée depuis le 11 septembre et la guerre d’Irak, les néoconservateurs n’hésitent plus à utiliser les plus hautes fonctions des États pour répandre des rumeurs et des calomnies. Manipulant des médias qui privilégient la réactivité et l’émotion à la vérification et à l’analyse, ils ont accusé l’Iran d’imposer le port d’un signe vestimentaire discriminatoire aux juifs. C’est faux, mais ça fait mal. Les gouvernements états-unien, australien et canadien se sont prêtés au jeu.


 

 

Après les caricatures de Mahomet, voici venu le temps des caricatures de la République islamique d’Iran. Depuis son célèbre discours sur l’Axe du Mal, George W. Bush ne cache pas son intention d’attaquer Téhéran et, désormais, chaque jour apporte de nouvelles informations effrayantes pour justifier de cette décision. Dernier avatar en date : l’affaire des «zonnar», c’est-à-dire des signes religieux discriminatoires.

«Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose» (Beaumarchais)

 

Amir Taheri

Ce membre du cabinet de communication néoconservateur Benador Associates est à la source de la fausse information.

 

Le vendredi 19 mai, le National Post de Toronto (Canada) publie un article du journaliste iranien en exil Amir Taheri : «Un code de couleur pour les infidèles en Iran» [1]. L’auteur décrit les débats actuels au Marjlis (Parlement) à l’occasion de la réforme de la loi de 1982 qui définit la décence vestimentaire pour les musulmanes. On y apprend que, sous l’influence du président Ahmadinedjad, un uniforme sera imposé par étapes à toute la population afin que chacun soit visuellement égal lors du «retour de l’imam caché». 4,5 millions de fonctionnaires devront l’avoir adopté d’ici 2009 et 800 millions de dollars devraient être débloqués pour habiller «les pauvres et les nécessiteux». Une loi ultérieure devrait définir l’apparence du visage masculin (cheveux, barbes, moustaches). Bref, l’Iran serait en passe de devenir un pays totalitaire. Au passage, Amir Tahéri précise que des signes distinctifs («zonnar» en farsi) seront imposés aux non-musulmans : les juifs devront coudre un emblème jaune sur leurs vêtements, les chrétiens un rouge et les zoroastriens un bleu.

Dans un petit article non signé, le quotidien précise que les informations de M. Tahéri lui ont été confirmées par des expatriés vivant au Canada. La loi aurait déjà été votée et serait en attente de l’approbation du Guide suprême, Ali Khamenei. Le National Post a également eu le temps de recueillir la réaction du rabbin Marvin Hier, doyen du Centre Simon Wiesenthal. Ce dernier commente : «C’est une réminiscence de l’Holocauste. L’Iran s’approche de plus en plus de l’idéologie des nazis» [2].

Sur le site internet du quotidien, la rédaction propose immédiatement aux lecteurs de répondre à un sondage en forme d’approbation ou de négation des propos du rabbin Hier : «Dangereux parallèle : L’Iran est-il en train de devenir la nouvelle Allemagne nazie ?» [3].

 

Sean McCormack, Stephen Harper et John Howard

Le porte-parole du département d’État US et les Premiers ministres canadien et australien. Quelques heures seulement après la publication de l’article mensonger, ils relaient simultanément l’information en conférence de presse.

 

Le jour même, le porte-parole du département d’État des États-Unis, Sean McCormack, interrogé lors du point de presse quotidien, déclare : «J’ai lu les articles de presse [à ce sujet]. Je pense qu’ils se reprennent les uns les autres. Il y a —tel que je le comprends— une loi, actuellement discutée au Parlement, dont la nature exacte n’est pas claire, c’est pourquoi je m’abstiendrai d’approfondir ou de donner un commentaire définitif ou détaillé sur un sujet à propos duquel je n’ai pas tous les éléments. Ceci dit, si une telle chose devait survenir, que ce soit en Iran ou ailleurs, ce serait ignoble» [4].

Simultanément, lors d’une conférence de presse commune à Ottawa, les Premiers ministres canadien et australien étaient invités par un journaliste, dans une question formulée dans des termes similaires à celle posée au département d’État, à commenter la nouvelle. L’Australien John Howard déclara : «Je n’ai jamais entendu parler de cela, mais je suis très heureux de vous répondre. Si cela est vrai, c’est totalement répugnant. Cela fait évidemment écho à la plus horrible période de génocide de l’histoire mondiale [5] et au marquage des juifs, avec un signe sur leurs vêtements par les nazis, et toutes les choses de cette sorte sont totalement répugnantes pour les pays civilisés —si c’est le cas, c’est une chose de plus qui m’indique la nature de ce régime. C’est une insulte calculée —si c’est vrai— pas seulement pour les chrétiens, mais plus particulièrement pour les juifs, et cela a donc un rapport direct avec l’État d’Israël qui fait l’objet de discours de haine et de diffamation [6]. Si c’est vrai, et je n’ai pas vu les articles, ils doivent être récents ou avoir été écrits dans des langues que je ne comprends pas, mais si c’est le cas, vous connaissez mon point de vue et pouvez imaginer ce que seront les réponses d’autres gouvernements à ce genre de choses. Ce sera effroyable.» [7]

Et le Premier ministre canadien Stephen Harper d’ajouter : «Vous savez, je ne sais pas quoi ajouter de plus à ce qui vient d’être dit. Comme le Premier ministre Howard, je formulerai ma réponse en commençant par dire “si cela est vrai”. Malheureusement, nous en avons déjà assez vu du régime iranien pour suggérer qu’il est capable de ce genre de choses. Je pense que c’est ahurissant de penser qu’un régime sur terre veuille faire quoi que ce soit qui puisse rappeler aux gens l’Allemagne nazie. Bien que vous savez que nous avons vu tant de choses du régime iranien depuis si longtemps, le fait qu’une telle mesure puisse être envisagée, je pense que c’est absolument odieux. Et j’espère que —vous savez comme nos alliés sont passifs face aux difficiles questions autour de l’apparente volonté de l’Iran de se doter de la capacité nucléaire— cela fera méditer prudemment [nos alliés] sur la nature d’un régime qui peut envisager de telles actions ou de telles pensées.» [8].

Le samedi 20 mai, l’article d’Amir Taheri était reproduit à l’identique par Le New York Post [9]. Tandis que quantité d’organisations sionistes ou évangéliques publiaient des communiqués vengeurs.

Or, comme l’a reconnu depuis le National Post, les imputations de M. Tahéri sont sans fondement. La loi discutée au Majlis porte sur la définition d’un costume national, au même titre qu’un hymne et un drapeau, et nullement sur un uniforme. Elle ne contient aucun élément discriminatoire et il n’en a jamais été question dans les longs débats parlementaires. Il s’agit d’une opération de guerre psychologique classique, mais impliquant de hautes personnalités comme propagandistes.

Amir Tahéri est un ancien collaborateur de la dictature de Shah Reza Pahlevi. Il était alors le rédacteur en chef du quotidien officiel Kheyan. Il est aujourd’hui membre du cabinet néoconservateur et sioniste Benador Associates, qui joua un rôle central dans la diffusion de fausses informations poussant à la guerre contre l’Irak.

Son article a d’abord été publié par le National Post, racheté en 2001 par CanWest Global et actuellement dirigé par Leonard et David Asper, tous deux militants libertariens et sionistes. Les frères Asper se sont distingués au Canada en accusant la télévision publique de parti pris anti-israélien. Puis, l’article de M. Tahéri a été repris par le New York Post, un quotidien populaire appartenant à Ruppert Murdoch.

 

Nicolas Sarkozy

Recevant le «prix de la tolérance» du Centre Simon Wiesenthal, en 2003.

 

Nos lecteurs se souviennent que le Centre Simon Wiesenthal, dont le commentaire publié avec l’article de Tahéri en confirme les imputations, s’est récemment distingué en diffamant le président Hugo Chavez [10]. Au demeurant, entre deux échanges de courriers avec Nicolas Sarkozy, le centre organise actuellement une campagne pour interdire au président Ahmadinedjad de se rendre en Allemagne assister à la Coupe du monde de football.

L’originalité de l’opération est de faire appel à des personnalités investies de l’autorité de l’État : Sean McCormack, John Howard, Stephen Harper. Chacun prend soin de glisser dans son commentaire des précautions oratoires : «Si cela est vrai.». Cependant, il est naïf de croire que le département d’État et des chefs de gouvernements puissent ignorer ce dont il en retourne. Les États-Unis, l’Australie et le Canada suivent attentivement la vie politique iranienne et ses débats parlementaires. Des diplomates et des analystes étudient chaque document et rédigent en permanence des notes et des rapports. En aucun cas, un long débat parlementaire et une loi de cette importance auraient pu échapper à leur vigilance. La formule «Si cela est vrai.» permet de se rétracter quand l’information est démentie. Elle permet surtout de s’exprimer au présent et non au conditionnel, de sorte que des extraits diffusés par la presse audiovisuelle semblent affirmatifs. La comparaison choisie par les divers comparses est toujours la même : le régime nazi et le port de l’étoile jaune. Elle ne s’impose pas pourtant d’elle même. L’article d’Amir Tahéri aurait pu évoquer d’autres références au totalitarisme. Mais cette comparaison est la seule qui vaille pour justifier l’attaque de l’Iran, à laquelle M. Harper ne manque pas de faire finalement référence.

Il est à noter que les agences de presse ont, comme à l’habitude, relayé l’intoxication et que la presse écrite s’en est faite à son tour l’écho. Ce ne sont pas des correspondants de presse à Téhéran qui ont dénoncé la manipulation, mais des communiqués d’ambassades et des déclarations de parlementaires qui y ont mis fin. Les journaux qui se sont abstenus ne sont pas forcément meilleurs que les autres. Ils ne paraissaient pas le week-end et n’ont traité l’information que le lundi, alors que sa fausseté était établie. Au demeurant, une fois de plus, l’accusation d’antisémitisme a montré son efficacité : elle est chargée d’une telle force émotionnelle que les médias ne se sentent pas l’obligation de la vérifier avant de la répercuter.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.

 

 

[1] «A Colour Code for Iran’s Infidels» par Amir Taheri, National Post, 19 mai 2006.

[2] «This is reminiscent of the Holocaust. Iran is moving closer and closer to the ideology of the nazis»

[3] «Dangerous Parallel : Is Iran turning into the new nazi Germany ?»

[4] «I have seen the news reports. These have, I think, recycled over time. There is — as I understand it, there is a — some law currently in the parliament, the exact nature of which is unclear, so I’m not going to try to delve into giving a definitive comment or a detailed comment about something about which I don’t have all the facts. That said, if you did have such an occurrence, whether it was in Iran or elsewhere, it would certainly be despicable.» Source : http://www.state.gov/r/pa/prs/dpb/2...

[5] Comme M. Bush, M. Howard est adepte de l’évangélisme dispentionnaliste. Pour lui, le génocide des juifs est plus important que tous les autres massacres de l’Histoire en ce qu’il frappe le «peuple élu» et marque une étape du combat du Bien et du Mal préalable au retour glorieux du Christ.

[6] Allusion à des propos mensongèrement attribués au président Ahmadinedjad. Cf. «Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran», Voltaire, 14 novembre 2005.

[7] «Well I hadn’t previously heard of that, but I’m very happy to give you a response. If that is true I would find that totally repugnant. It obviously echoes the most horrible period of genocide in the world’s history and the marking of Jewish people, with a mark on their clothing by the Nazi’s, and anything of that kind of would totally repugnant to civilised countries - if it’s the case - and something that would just further indicate to me the nature of this regime. It’s a calculated insult - if it’s true - not only to Christians, but most particularly to Jews, and therefore it has direct connotations for the State of Israel, that it’s been the object of hate speeches and speeches of vilification. Now if this is true, and I haven’t seen the reports, they must be very recent, or they must have been written in a language I don’t understand, but obviously if it is the case then you know my views and you can imagine what the response of other governments will be to such things. It would be appalling.» Source : http://www.pm.gov.au/news/interview...

[8] «You know I don’t know that I can add all that much. I’ve only seen the reports. Like Prime Minister Howard I’ll couch my answers = with the beginning to say if they’re true. Unfortunately we’ve seen enough already from the Iranian regime to suggest that it is very capable of this kind of action. I think it boggles the mind that any regime on the face of the earth would want to do anything that could remind people of Nazi Germany. However you know we’ve seen a number of things from the Iranian regime that are along these lines and the fact that such a measure could even be contemplated, I think is absolutely abhorrent. And I would hope that, you know as our allies rest with the difficult issues surrounding Iran’s apparent desire to attain nuclear capacity, that they will reflect carefully on the nature of a regime that would even contemplate such actions or such.».

[9] Sous le titre provoquant «Iran Oks Nazi Social Fabric».

[10] Lire «Faut-il brûler Hugo Chavez ?» par Thierry Meyssan et Cyril Capdevielle, Voltaire, 10 janvier 2006.

 

 

 

 

 

Une jeune femme et ses deux enfants nés en France expulsés de force vers le Mali
Nicolas Sarkozy veut «faire du chiffre»

par Réseau éducation sans frontières

Pour gonfler ses statistiques, le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, procède à des expulsions du territoire, honteuses sur le fond, illégales dans la forme, et contraires aux engagements du gouvernement.


Le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, prend depuis quelques semaines la pose de la victime parce que son nom est cité dans une affaire de comptes occultes dont il ne serait pas titulaire. C’est bien triste. Mais on connaît pire. Bien pire. Et qui se produit de son fait.

Mariam Sylla et ses deux enfants Mohamed (5 ans et demi) et Aïssata (3 ans) ont été montés de force dans un avion pour le Mali, le samedi 13 mai 2006. Cette jeune femme vivait en France depuis sept ans. Ses enfants y sont nés. Mariée très jeune, elle avait été victime de violences conjugales qui lui avaient laissé un lourd handicap : elle est pratiquement sourde. Réfugiée à Orléans, elle tentait de se reconstruire. Ses enfants y étaient scolarisés, Mohamed en grande section à l’école maternelle Jolibois à Orléans-La Source, Aïssata en petite section à l’école maternelle Claude Bernard à Orléans-La Source.

Mariam Sylla a été interpellée le jeudi 11 mai, dans l’Eure où elle visitait une amie. Le soir même, elle était placée en rétention à Rouen (Oissel) avec ses enfants alors qu’une procédure était en cours pour contester l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière pris par le préfet du Loiret et que l’audience était fixée au 15 mai.

Elle a été expulsée en moins de 48 heures, sans que personne ne soit prévenu. La circulaire ministérielle du 31 octobre qui suspend jusqu’à la fin de l’année scolaire la reconduite des parents d’enfants scolarisés à été délibérément ignorée par les préfets et le Cabinet du ministre alerté.

Elle devait être entendue par le juge des libertés et de la détention (JLD) avant son expulsion. Elle ne l’a pas été. Elle devait comparaître au tribunal administratif le 15 mai, pour contester l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) pris par la préfecture du Loiret. Il ne lui a pas été permis d’être présente à l’audience.

Soumises à l’obligation de faire du chiffre édictée par le ministre de l’Intérieur, les préfectures du Loiret (signataire de l’APRF) et de l’Eure (responsable du placement en rétention) ont ignoré les règles de procédure. Qu’importent les formes, pourvu qu’on ait l’expulsion et les chiffres !

Statuant (en son absence forcée) sur son cas, 15 mai, le Tribunal administratif d’Orléans a annulé l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Autrement dit, honteuse sur le fond, l’expulsion de Mariam Sylla et de ses enfants est aussi illégale dans la forme.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF), les enseignants et les parents d’élèves des écoles où étaient scolarisés Mohamed et Aïssata, tous ceux qui dans ce pays conservent un minimum d’attachement aux valeurs qui devraient fonder la société, exigent le rapatriement de Mariam Sylla et de ses enfants.

Ces événements déshonorent ceux qui en sont responsables. A commencer par le ministre de l’Intérieur, le Premier ministre et le Président de la République qui, par delà les sordides conflits qui les opposent, portent collectivement la responsabilité de ces horreurs, parmi d’autres. Sans compter les hauts fonctionnaires qui y prêtent la main.

Réseau éducation sans frontières
Le Réseau éducation sans frontières (RESF) rassemble une cinquantaine d’associations et de syndicats français pour venir en aide aux enfants scolarisés en France qui sont menacés de mise en rétention ou d’expulsion du territoire.

20:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2006: COURCELLES: à quatre mois des élections "démocratiques", on va de nouveau crever de rire ...

COURCELLES: à quatre mois des élections "démocratiques", on va de nouveau crever de rire ...


La campagne électorale ne débute officiellement que le 8 juillet 2006. Mais déjà en CAROLOREGIE des "ripoux" et "parvenus" (vrais ou supposés tels ?), ainsi qu' à COURCELLES, les choses s' animent et ont de quoi secouer la torpeur quasi généralisée.
A COURCELLES, le journal publicitaire et hebdomadaire local "Tan Que Vive" s' apprête déjà à remplir ses colonnes et à faire de fructeuses affaires, ce qu' on ne peut évidemment lui reprocher.
Ainsi cette semaine:
-l' USCGC reproche aux psc, devenus "démocrates"-"humanistes", Messieurs Pirmolin et Richard, d' avoir voulu faire passer les conseillers "socialistes" pour des couards et des "tourneu d' casaque", à propos de l' implantation d' antennes Gsm à proximité d' une école à Gouy...
Rappelons que "socialistes" et ex-Psc font cependant partie de la majorité communale depuis les dernières élections. D' ordinaire, ont fait sa lessive en famille. Il semblerait cependant que Ps et Psc-Cdh ont encore quelque chose en commun: bien des élus des deux partis possèdent un Gsm personnel (c' est le "progrès", auquel personne n' échappe !): les uns sont Proximus, les autres Mobistar. Ce qui explique sans doute la rivalité (?). Il n' y a plus que le carrosse qui a changé d' attelage, sans doute.... (?)
-Aurélio Cigna, lui, sur un quart de page, est au-dessus de la mêlée: il songe surtout à soigner ses affaire et fait sa pub personnelle. Il rappelle ses multiples interventions, son écoute des citoyens, ses réussites professionnelles et immobilières. Il nous apprend aussi qu' il fut pressenti par différentes tendances, mais qu' il a choisi le Mr. Rien d' étonnant, c' est le parti des affaires et des "réformateurs" qui veulent réussir profesionnellement et politiquement. S'il avait été courcellois, le contre-révolutionnaire Gorbatchev serait certainement passé par là lui aussi...
-l' Ucpw, avec juste raison, rappelle que ce qui se passe à l' Icdi, après la Carolorégienne, n' est pas sain, que depuis 18 ans, les élus ucpwistes manquent de moyens d'informations et de contrôle. Evidemment, avant la création de l' ucpw, les élus communistes menaient déjà bataille pour que le contrôle, et la gestion des intercommunales, ne soient plus du seul ressort des élus et du Parti "socialiste" qui dans ce domaine, comme dans d' autres, en Carolorégie et à Courcelles, dénonçaient surtout la dictature du Parti unique ... à Moscou !   La diversion a aujourd'hui fait long feu et passe par le Palais de Justice de Charleroi et Jamioulx pour d' aucuns ... Les avocats Van Cau et De Clercq (deux amis de jeunesse et d' études, en compagnie de Wilgaut) doivent avoir de plus en plus de travail apparemment.
"A demain", Chers électeurs,  "pour les dernières nouvelles de demain" ... !
RoRo

15:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, courcelles, elections, politique, ps, ptb, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/05/2006

25/05/2006: "Tue un communiste pour renforcer la Paix!"

"Tue un communiste pour renforcer la Paix!"      

: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendoins Sison

 
 
 
 
 
A défaut d" authentiques  "terroristes", la chasse aux Résistants et aux communistes : c' est en déjà en EURO-DICTATURE capitaliste et McCarthyste ...
RoRo
 
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Thursday, May 25, 2006 11:08 AM
Subject: TR: A diffuser: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendoins Sison

 


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : jeudi 25 mai 2006 11:07
Objet : RE: A diffuser: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendoins Sison

 

De la défense des Droits de l'Homme par l’Union européenne.

Appel à la présence à Luxembourg le 30 mai.

 

Bien cordialement,

 

 

Annie Lacroix-Riz

 

 

 


De : Jean Pestieau [mailto:gr010471@worldonline.be]
Envoyé : mercredi 24 mai 2006 22:17
À : kpl@zlv.lu
Objet : A diffuser: Rassemblement à Luxembourg contre l'anti-communisme et pour la démocratie. Défendoins Sison

 

Bruxelles, le 24 mai 2006

 

Chers amis,

 

Une délégation  de progressistes belges - dont des communistes du Parti du Travail de Belgique - sera à Luxembourg le 30 mai 2006 au Tribunal de l'Union européenne de Luxembourg. En effet, le recours en annulation contre l’inclusion du professeur Sison [ancien président du PC des Philippines, vivant en exil aux Pays-Bas] dans la liste noire de l'Union européenne, introduit en février 2003  sera examiné le mardi 30 mai 2006 à 9 h 30 devant la 2ème chambre du Tribunal de Première Instance de l’Union européenne de Luxembourg (Rue du Fort Niedergrünewald, plateau du Kirchberg,  L-2925 Luxembourg). Cette audience est publique.

 

Je ne sais pas si vous êtes au courant de cette affaire qui touche les fondements de la démocratie et qui est une des facettes de la campagne anti-démocratique/anti-communiste mondiale actuelle.

 

Pensons  à ce qui se passe en ce mois de mai en République tchèque. Des T-shirts sont en vente libre, notamment dans des bureaux de tourisme où il est inscrit: "Tue un communiste pour renforcer la Paix!" Cela s'appelle la campagne "T-shirt contre le communisme". Cette campagne se mène en préparation des élections parlementaires tchèques de juin 2006!

Aux Philippines, 5 parlementaires progressistes sont menacés d'arrestation par le pouvoir policier et menacés de mort par les escadrons de la mort. Un sixième, le vieux et admirable dirigeant syndical Crispin Beltran, est prisonnier dans un hôpital où il lutte pour sa survie.

En Belgique/Pays-Bas, il y a l'affaire Bahar Kimyongür

 

Un article, écrit par un des avocats de Jose Maria Sison, Jan Fermon, peut être lu  sur le website: http://www.ptb.be/scripts/email.phtml?object_id=31316&langue=A1 et un autre article se trouve ci-dessous.

Je serai présent à Luxembourg le mardi 30. Peut-être pourriez-vous être également présents?

 

Avec mes salutations fraternelles,

 

Jean Pestieau

 

 


LE RECOURS CONTRE L’INCLUSION DE SISON DANS LISTE NOIRE DEVANT LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE DE l’UE LE 30 MAI

 

 

Ce mardi 30 mai 2006 à 9 h 30, le Tribunal de première instance des communautés européennes examinera la légalité des listes antiterroristes adoptées par le Conseil de l’Union européenne avec le cas du professeur philippin Jose Maria Sison. Les ministres des 25 peuvent-ils qualifier une personne de terroriste et l’exclure de la vie économique sans preuves ni procès ? L’enjeu est crucial pour tous les défenseurs des droits fondamentaux en Europe.

 

Le 28 octobre 2002, le Conseil de l’Union européenne a adopté la décision 2002/848/CE qui inclut  dans la liste des organisations terroristes Mr. Jose Maria SISON comme personne physique et la Nouvelle Armée du Peuple (New People's Army, NPA) comme organisation prétendument liée à lui. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, qui est régie par un règlement du Conseil de l’Union européenne[1]. L’Union européenne a ainsi suivi les Etats-Unis qui avaient listé Mr. Sison et la NPA dès le 12 août 2002, suivi le lendemain, 13 août 2002, par les Pays-Bas.

 

Né en 1939 à Cabugao, Ilocos Sur (Philippines), le professeur Sison s’est rendu célèbre comme enseignant, poète, politologue, et écrivain. Il a été président du Comité Central du Parti Communiste des Philippines (CPP) avant d’être arrêté par le régime dictatorial de Marcos en 1977. Il a été détenu jusqu’au 5 mars 1986 et a subi pendant plus de 8 ans des diverses formes de torture physique et mentale. En septembre 1988, le gouvernement philippin a annulé son passeport alors qu’il était à l’étranger pour une tournée de conférences dans différentes universités. Le professeur Sison a alors demandé l’asile au Pays-Bas. Depuis 1990, Jose Maria Sison est le consultant politique principal du Front Démocratique National des Philippines dans les négociations de paix avec le gouvernement philippin qui se déroulent notamment sous les bons offices du gouvernement norvégien. Il a notamment contribué au respect du droit international humanitaire par les parties au conflit armé interne qui existe aux Philippines.

 

La décision du Conseil de l’UE, qui considère M. Sison comme une personne participant ou facilitant des actes terroristes ne repose sur aucun élément concret. M. Sison ne fait actuellement l’objet d’aucune condamnation ni même d’aucune poursuite pénale dans les pays qui l’ont placé sur la liste. Il est impossible de connaître les raisons et les éléments matériels qui ont amené le Conseil de l’Union européenne à le qualifier de terroriste. Les avocats du professeur Sison ont introduit plusieurs demandes d’accès aux documents[2] mais ce fut à chaque fois refusé, le Conseil considérant que leur divulgation pourrait mettre en cause la sécurité publique et les relations internationales de l’Union.

 

Suite à l’adoption de cette liste, le compte en banque conjoint de Mr. Sison et de son épouse a été gelé. Sur ce compte, il recevait depuis de nombreuses années une allocation sociale et les époux Sison utilisaient ce compte pour payer leurs achats quotidiens, payer leurs factures d'électricité etc. Le solde du compte n'a jamais dépassé 2.000 €. Le Conseil de l’UE n’a jamais pu expliquer en quoi le blocage de ce compte ou des droits d’auteur de ses ouvrages, la cessation de l’aide sociale perçue par Mr. Sison, l’interdiction de souscrire une assurance couvrant ses soins de santé ou sa responsabilité civile pouvait concrètement contribuer à contrer le financement du terrorisme...

 

Au nom de la lutte contre le terrorisme, une personne est donc privée de tout les droits sociaux les plus élémentaires et les autorités tentent de le réduire à l'état de mendiant et sans abri.

 

La décision de placer le professeur Sison sur cette liste et la procédure qui l’a précédé violent de manière flagrante les droits fondamentaux élémentaires (droit à un procès équitable, à la présomption d’innocence, droit de la défense). Les conséquences de cette décision mènent à la négation du droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. [3]

 

Le cas du professeur Sison montre les abus auxquels peuvent mener les législations antiterroristes. Dans son cas, il apparaît clairement que ces mesures sont utilisées dans un tout autre but que la lutte antiterroriste. Il s’agit en réalité de faire pression sur le Front Démocratique National des Philippines, dont Jose Maria Sison est le consultant politique principal, dans les négociations avec le gouvernement, comme l’a admis le Secrétaire philippin aux Affaires Etrangères, Blas Ople en janvier 2003 : « lorsqu’il y aura un accord de paix, je demanderai à l’Union européenne, aux Etats-Unis et aux autres pays de retirer (les rebelles) des listes d’organisations terroristes ». (Voir l’article :  “Reds must sign peace accord to get off terror list--Ople”, Agence France-Presse, February, 1, 2003 (http://www.inq7.net/brk/2003/feb/01/brkpol_12-1.htm)

 

Le recours en annulation contre l’inclusion du professeur Sison dans cette liste, introduit en février 2003  sera examiné le mardi 30 mai 2006 à 9 h 30 devant la 2ème chambre du Tribunal de Première Instance de l’Union européenne de Luxembourg (Rue du Fort Niedergrünewald, plateau du Kirchberg,  L-2925 Luxembourg). Cette audience est publique.

 

Le Conseil de l’Union européenne, avec le soutien des Pays-Bas et du Royaume-Uni, estime que les garanties traditionnelles exigées notamment par la Convention européenne des droits de l’homme seraient inapplicables, sous prétexte que l’établissement de cette liste serait une procédure purement administrative. Ce raisonnement ouvre la porte à de très graves dérives et à la mise entre parenthèse des principes fondamentaux de l’état de droit. Avec l’adoption du règlement (CE) n° 2580/2001, le Conseil de l’Union européenne, organe non juridictionnel composé exclusivement de membres des gouvernements des états membres, s’octroie des pouvoirs normalement dévolus à des tribunaux indépendants : désigner des individus comme terroriste et de leur infliger de graves sanctions assimilables à des peines. Il s’agit donc d’une négation pure et simple du principe de séparation des pouvoirs. Le cas du professeur Sison montre également que ce mécanisme est un détournement de pouvoir puisqu’il permet l’utilisation, par une institution politique, de la lutte contre le terrorisme à des fins de politique extérieure et diplomatique.

 

Face à cette violation des principes fondamentaux, il est indispensable que l’ensemble des organisations et des militants des droits de l’homme se mobilisent et alertent l’opinion publique. A cet égard, l’examen du recours introduit par le professeur Sison à Luxembourg sera une étape cruciale dans le combat des droits de l’homme, tant dans la lutte antiterroriste que dans l’ordre juridique de l’Union européenne.

 

Jan FERMON

Avec la collaboration de Mathieu BEYS

 

Avocats au barreau de Bruxelles

 

 

Pour toute information complémentaire :

 

jan.fermon@progresslaw.net ou mathieu.beys@progresslaw.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jan FERMON
Avocat - Advokaat - Lawyer

Progress Lawyers Network
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Belgique

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[4] Verordening (EG) nr. 2580/2001 inzake specifieke beperkende maatregelen tegen bepaalde personen en entiteiten met het oog op de strijd tegen het terrorisme (Publicatieblad van de Europese Unie nr. L 344 van 28/12/2001 p. 70 – 75)

 

[5] Op grond van Verordening (EG) nr. 1049/2001 van het Europees Parlement en de Raad inzake de toegang van het publiek tot documenten (Publicatieblad van de Europese Unie nr.  L 145 van 31/05/2001 p.43 –48)

 

[6] De volledige tekst van het verzoekschrift kan geraadpleegd worden op http://www.defendsison.be/


 





[1] Règlement (CE) n° 2580/2001 du Conseil du 27 décembre 2001 concernant l'adoption de mesures restrictives spécifiques à l'encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme (Journal officiel de l’Union européenne n° L 344 du 28/12/2001 p. 70 – 75)

[2] Sur base du Règlement 1049/2001 relatif à l'accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (Journal officiel n° L 145 du 31/05/2001 p.43 –48)

[3] La requête complète en annulation peut être trouvée à l’adresse suivante http://www.defendsison.be/

18:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/06/2006: De retour de leur séjour en Palestine, six militants de la CSC de Bruxelles, Abdelhamid, Edwin, Maria, Omer, Paul et Piet, viennent témoigner, en paroles et en images très chargées d’infos mais aussi d’émotions...

 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, May 24, 2006 9:17 PM
Subject: [mannekenpeace] Palestine: retrour de la délégation CSC

 

De retour de leur séjour en Palestine, six militants de la CSC de Bruxelles, Abdelhamid, Edwin, Maria, Omer, Paul et Piet, viennent témoigner, en paroles et en images très chargées d’infos mais aussi d’émotions...

 

 

 

SOIRÉE PALESTINE

 

LE JEUDI 15 JUIN 2006

A 19H00

19,  RUE PLETINCKX  

1000 BRUXELLES

 

 

 

 

 

 

Nous avons rencontré un peuple qui souffre et nous avons vu un pays occupé.

 

Nous avons parlé aux  hommes et aux  femmes qui résistent sans compter.

 

Nous avons apporté en nous l’espoir des  grands mais aussi l’angoisse des petits.

 

Ils nous interpellent tous et attendent notre solidarité.

 

 

 

 

Nous espérons vous rencontrer pour échanger et partager nos expériences.

Abdelhamid, Edwin, Maria, Omer, Paul et Piet.

 

 

ER.  CSC-ACV - Guy Tordeur - Rue Pletinckx  19 - 1000 Bruxelles



12:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/05/2006

SOLIDAIRE n° 21 du 24 mai 2006

Solidaire n° 21 du 24 mai 2006

24-05-2006

ANVERS

26 mai : marche contre le racisme

Marche contre le racisme à travers la ville d'Anvers. 14h au Brouwersvliet (tunnel Waasland). A la mémoire de Mohamed Bouazza et des victimes des attentats racistes meurtriers du jeudi 11 mai: Luna Drowart, Oulematou Niangadou et Songül Koç.

Charleroi: qui va profiterdes scandales à répétition?

La valse des scandales semble ne pas vouloir s'arrêter au PS carolo. Nous avons demandé au Dr Sofie Merckx (tête de liste PTB à Charleroi) si cela ne va pas profiter au FN.

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Le protocole automobile veut déboulonner la législation du travail

Le 31 mars, les patrons des quatre entreprises automobiles, Opel, Ford, Volvo et VW, ainsi que les dirigeants des centrales syndicales du métal ont signé un protocole d'accord. Ils mettent en jeu la journée de huit heures et la semaine de cinq jours.

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«Le ministre Dewael préfère l'arbitraire à une loi claire»

La situation actuelle est pourrie pour les sans-papiers, d'où les nombreuses occupations d'église. Le projet de loi du ministre Dewael peut-il la débloquer? L'avocate Selma Benkhelifa est critique.

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Visite d'Evo Morales, président de la Bolivie

Solidaire n'est pas spécialement friand de rencontres avec les chefs d'Etat. Nous sommes d'ailleurs rarement invités par ceux-ci. Mais mardi dernier, nous avons eu l'occasion de rencontrer le président bolivien Evo Morales. Nous n'avons, bien sûr, pas hésité une seconde!

> Lire l'article

Et en plus...

Nos infos, c'est vous »»»»» www.solidaire.org/vosinfos


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22:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/05/2006: Belgique: BAHAR KIMYONGÜR PIÉGÉ, NOS LIBERTÉS EN DANGER.

 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, May 23, 2006 5:02 PM
Subject: TR: Belgique: BAHAR KIMYONGÜR PIÉGÉ, NOS LIBERTÉS EN DANGER.

 

 Pour information,

Amicalement,

Annie Lacroix-Riz

 


De : Annie Lacroix-Riz [mailto:annie.lacroix-riz@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 23 mai 2006 16:50
À : ''redaction@lecanardenchaine.fr'
Objet : TR: Belgique: BAHAR KIMYONGÜR PIÉGÉ, NOS LIBERTÉS EN DANGER.

 

Voilà ce qui a été publié dans Le Soir, principal journal de Bruxelles vendredi 16 mai, pour venir au secours de « Bahar Kimyongür, ressortissant belge », membre d’une organisation d’opposition au régime politique turc. C’est évidemment au contenu de cet appel, concernant toute personne soucieuse des « Droits de l'Homme », qu’il faut d'abord s’attacher.

 

Cette défense d’une victime muée en dangereux « terroriste » incite aussi à réfléchir à un autre aspect de la présentation courante des vaincus d’aujourd'hui. Un épisode, certes moins vital pour sa victime, Peter Handke, coupable du scandale d’avoir assisté aux obsèques de Milosevic (qualifié par la presse française quasi unanime de grand criminel de guerre et de mégalomane de la « grande Serbie ») et puni pour ce crime du retrait immédiat d’une de ses pièces, prévue à l’affiche de la Comédie française, n’a pas donné lieu à intervention universitaire de ce genre. Libération a publié le 3 mai une protestation de l’écrivain(e) prix Nobel, Elfriede Jelinek, accompagnée de celle de plusieurs artistes et écrivains, outrés de pareille censure digne du « temps des dictatures » et convaincus que celle-ci dessert les « victimes du régime de Milosevic » ‑‑ dernière vérité naturellement indiscutable. Le maximum d’audace manifesté (publié dans la grande presse) consiste donc à revendiquer les éventuels mérites d’Handke en tant qu’auteur littéraire, et à les dissocier soigneusement de ses honteuses sympathies politiques pour le « Boucher des Balkans", selon l’élégante formule de Ruth Valentini, dans le Nouvel Observateur du 6 avril. Un journal allemand, la Frankfurter Rundschau, a, le 21 mars 2006, dénoncé « notre Céline » (je pensais Handke toujours autrichien : la langue allemande d’Autriche donne-t-elle, comme entre 1926 et 1938, officieusement droit à la nationalité allemande? L’Anschluss a-t-il été proclamé? (cf. mon ouvrage Le Vatican, l’Europe et le Reich, Paris, Armand Colin, 2006, chapitres 4 et 8) : Ina Hartwig, tout en disculpant Handke d’antisémitisme, daube pour son « dédoublement de la personnalité » qui calquerait celui, présumé, du défunt dirigeant politique yougoslave.

D'une part, les journalistes français et allemands pourraient consulter le travail de leur consœur américaine, Diana Johstone (« La croisade des fous », Pantin, Le temps des cerises, 2005) et de leur confrère belge, Michel Collon (divers dont « Poker menteur. Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres », Bruxelles, EPO, 1998), travaux fort documentés. Ce leur serait un moyen de se demander si la serbophobie ne les aveugle pas depuis 1990 autant que la tchécophobie en 1938 : la grande presse française a passé presque tout l’an 1938, avant et après la nuit du 29 au 30 septembre des « accords de Munich », à seriner à la population que « l’entêtement » de ce crétin de Bénès, bourreau des pauvres Allemands des Sudètes, était la cause majeure des malheurs de la Tchécoslovaquie (mon ouvrage Le choix de la défaite, chapitres 8-9). Ce n'est pas à la grande presse « gleichshaltée » (adjectif synonyme en l'occurrence de nazifiée dont usa le grand journaliste britannique Alexander Werth) mentant à ses lecteurs que l’histoire a décerné le prix de la vérité historique. C’est pourtant elle, et elle quasiment seule, qui a eu le droit d’« informer » les Français avant la catastrophe de 1940.

D'autre part, les accusations proférées contre une personnalité fort honorable méritent arrêt. Entre Handke, inquiet de la destruction de la Yougoslavie (très dommageable pour la France même, comme peut l’affirmer tout historien connaissant les Balkans) et contraint aujourd'hui à des explications et justifications qui ne déshonorent que la meute qui le harcèle, et Céline, cet infâme antisémite, la comparaison est ignominieuse. Les activités éditoriales de ce médecin et homme de lettres que les dernières décennies ont hissé au rang d’écrivain du 20e siècle sont rapportées notamment dans les dossiers « Éditions Denoël », lesquelles l’enrichirent (et s’enrichirent) des publications et rééditions de ses injures antisémites (« Mort à crédit, L’école des cadavres, Les beaux draps, […] rééditions de titres parus en 1936 et 1938 »,  Guignol’s Band et Bagatelles pour un massacre (série F 12, vol. 9640, éditions, Archives nationales, et dossier de même titre, GA, D 13, APP).

Céline, antisémite notoire des années trente publié par l’éditeur ci-dessus, fut sous l'Occupation « membre du Cercle européen n° 26 bis, radié le 15 mai 1943 » (prudemment et tardivement); il fut même « membre du comité d’honneur » dudit Cercle, selon le rapport manuscrit de l’IPA Valentini, et des inspecteurs Bazier et Meyniel, Paris, 18 novembre 1944, PJ 32 Mouvements et partis collaborationnistes, APP (référence sur cette seule précision). « Collaborateur français pour le Bureau central des questions juives », il s’intéressa directement au sort des médecins juifs spoliés (il était lui-même médecin), et fut invité en 1942 par l’institut allemand de médecine à Berlin. Il était auprès des gredins les plus célèbres du temps l’un des « indicateurs pour les questions juives » de l’ambassade d'Allemagne en général  et d’Otto Abetz en particulier (rapport des RG, 18 juin 1947, GA, C 9, Louis-Ferdinand Céline,  archives de la Préfecture de police, plus loin APP). Un des interrogatoires français du chef nazi et SS Knochen « sur la question juive » est d’une précision diabolique, et j’en tiens les annotations à votre disposition : il en ressort notamment que le grand homme d’aujourd'hui fit dès 1941 partie du lot « présenté à Dannecker des Français désirant volontairement collaborer avec les services allemands, tels: Montandon, Darquier de Pellepoix, Puységur, Céline, Lesdain, etc. » (Interrogatoire B, 12 p, paginé 58-69 (joint à celui du 23 décembre 1946), par un commissaire divisionnaire (sans doute Marc Bergé), 4 janvier 1947, « Dossier 4, Knochen, direction générale de la sûreté nationale direction des RG, janvier 1947 », 3W, vol. 358, interrogatoire d’Allemands, Archives nationales). Laurent Joly, dans son dernier ouvrage, en a fourni un portrait semblable, également fondé sur des sources originales, « Vichy dans la solution finale, 1941-1944. Histoire du Commissariat général aux questions juives (1941-1944) », Paris, Grasset, 2006, index.

Céline qui, comme chacun le sait, a connu la rédemption par les lettres, a bénéficié, le 22 novembre 2001, des trésors d’indulgence de Claude Duneton, dans un article du Figaro littéraire rédigé à l'occasion d’un compte rendu du livre du Danois Ole Vinding (1908-1985), qui « a fréquenté Céline durant son exil à Korsoe de 1948 (sic) à 1951 » et fourni « un témoignage frais, un document insoupçonné qui dormait blotti dans la langue danois depuis 48 ans » sur cet innocent écrivain – victime... de Staline. Selon M. Duneton, auquel je conseille vivement la fréquentation des archives d’Occupation, « Céline ne joua aucun rôle officiel ni même actif dans la Collaboration […] Son dossier d’accusation était vide de tout acte de coopération effective qui eût mérité une sanction... Et si l’on parle de son antisémitisme, bien réel, il faut savoir que l’antisémitisme n’était pas, hélas, ce qui » manque une partie « les consciences, en France, par une effet de scandale humaniste à retardement. Au moment de la Libération, seul l’aspect “politique” exaspérait les passions. » Il impute donc toutes les misères du pauvre Céline à sa dénonciation « dès 1937 […] contre Joseph Staline et la dictature bolchevique en URSS, ce qui faisait de lui une sorte de Panaït Istrait aux grandes ailes, l’homme à abattre au sens concret de la rafale de mitraillette. […] Oui, ce qui avait motivé le départ, in extremis, et bien à contrecœur, de Céline pour l’exil, c’est que les inconditionnels du régime soviétique voulaient bel et bien lui faire passer l’arme à gauche, sans sommation ! Les sous-entendus ne sous-entendent rien : Céline s’était réfugié au Danemark parce que les staliniens voulaient lui faire la peau. » M. Duneton se trompe, et pas seulement sur les dates de l’ « exil » de Céline (selon le document du 18  juin 1947 déjà cité, ce dernier vivait alors librement au Danemark, qui refusait son extradition en la faisant justifier par sa presse : « plusieurs journaux danois ont reproché à la France de “fusiller trop facilement”. ») Le grand Céline fut, à en juger par les archives policières, diverses et recoupées, une des plus abominables canailles collaborationnistes de l’Occupation. Décidément, dans la boîte de Pandore de la disculpation des années 1933-1945, aucune arme n’aura été proscrite au nom de la lutte antibolchevique réelle, présumée ou prétendue. Céline est donc franchement moins coupable que le Handke d’aujourd'hui – et plus talentueux, ça va de soi.

 

Pour en revenir à l’objet initial, la chasse aux dissidents est admirablement répartie sur l’ensemble de l’Union européenne. La réplique des intellectuels à cette offensive « anti-terroriste », antibolchevique, parfois parée en anti-négationnisme, bénéficie cependant dans ses pays constitutifs d’un écho inégal. Nous devrions pouvoir, en France, selon la tradition, aisément postuler pour les premiers rangs du « dindonnage », selon l’expression d’un remarquable texte du 15 septembre 1938, issu d’un proche de l’État-major général (voir Le choix de la défaite, p. 17 et 560). Les intellectuels français ne sont pas aussi conformistes et indifférents qu’on nous le serine; ils ne disposent pratiquement plus, sauf quand ils se plient à l’air du temps, d’aucun écho dans les moyens d'information dominants – lesquels glosent en revanche volontiers sur Marc Bloch l’incompris des années trente – incompris de ses collègues si peu clairvoyants, nous précise-t-on, tandis qu’on ne nous dit mot de la presse d’alors qui « dindonnait » ses lecteurs, et qui les informait sur l’ensemble de l’Europe orientale, Tchécoslovaquie en tête, aussi mal qu’aujourd'hui sur la Yougoslavie ou sur les ruines auxquelles celle-ci a été réduite. J’accepte, en toute conscience de la vanité présente de cette mise au point qui, une fois de plus, ne dépassera pas le cadre du présent courrier, de prendre date sur le sujet.

 

Bien cordialement,

 

Annie Lacroix-Riz

 

Merci à l’éventuel utilisateur des citations sur Céline de mentionner l’«inventrice ».

Texte envoyé en pièce jointe, vu la fréquence des signes cabalistiques parasites.

 

 

 

________________________________________

De : Jean Pestieau [mailto:gr010471@worldonline.be]

Envoyé : vendredi 19 mai 2006 18:30

À : Annie Lacroix-Riz

Objet : Belgique: BAHAR KIMYONGÜR PIÉGÉ, NOS LIBERTÉS EN DANGER.

 

 

BAHAR KIMYONGÜR  PIÉGÉ,

                                                                       NOS LIBERTÉS EN DANGER.

 

Corinne Gobin, Politologue à l’ULB

Jorge Palma, Attaché à l’ULg

Christine Pagnoulle, Enseignante à l’ULG                                                                     

Jean-Claude Paye, Sociologue

Jean Pestieau, Professeur à l’UCL

Dan Van Raemdonck, Professeur à l’ULB

Annick Stevens, Professeur à l’ULg

 

 

 

Bahar Kimyongür, ressortissant belge, ne peut assister à son procès en appel qui se déroule actuellement à Gand. Il a été arrêté par la police hollandaise la nuit du 27 au 28 avril 2006, alors qu'il se rendait à un concert de musique turque. La justice belge ne le réclame pas et a déclaré qu'il n'est pas nécessaire qu'il assiste à son procès.

 

Les conditions de son arrestation sont particulièrement inquiétantes. La police néerlandaise affirme que  son interception s'est faite lors d'un banal contrôle de circulation pour excès de vitesse. Cependant, l'arrestation a été effectuée par des policiers en civil, voyageant dans deux voitures banalisées et le véhicule de Bahar était, selon des témoins, suivi depuis un moment avant son immobilisation. En contradiction avec le motif déclaré de l'immobilisation du véhicule, le conducteur de la voiture n'a reçu aucun procès. Ce fait, ainsi que l'existence d'une filature et d'une arrestation, de toute vraisemblance, programmées, ne peut que renforcer nos inquiétudes.

 

Il reste incarcéré aux Pays-Bas. Un mandat d’arrêt international, lancé à son encontre par l’Etat turc, lui a été signifié, au motif qu’il serait membre d’une organisation terroriste. Il est menacé d’extradition vers ce pays. Ce que lui reproche la Turquie est d'être membre du DHKPC et d’avoir interpellé un ministre turc au Parlement européen en 2000 afin de dénoncer les tortures subies par les prisonniers politiques.

 

Notre pays porte une lourde responsabilité dans cette affaire. Le 28 février dernier, en première instance, un tribunal brugeois a condamné M. Kimyongür à quatre ans de prison ferme comme membre d’une organisation terroriste - en réalité, il avait traduit, diffusé et commenté un communiqué du DHKC, organisation d’opposition au régime turc -, et pour être membre du bureau d’information bruxellois de ce mouvement. Bahar a directement interjeté appel de ce jugement politique, mais il ne peut assister à son procès, pour s’y défendre, car il est maintenant prisonnier aux Pays-Bas et la justice belge a décidé de ne pas demander son extradition. Ce qui laisse ouverte la possibilité de sa remise à la Turquie par les Pays-Bas. (La Belgique ne pouvant, quant à elle, répondre positivement à la demande turque, puisqu'elle ne peut extrader ses ressortissants.) Le gouvernement belge, dont l’obligation devrait être d’exiger du  gouvernement hollandais le rapatriement de son ressortissant, a adopté jusqu’à présent la même attitude.

 

Dans cette affaire, un ensemble concordant d'éléments nous font penser à la mise en place programmée d'un piège. La condamnation de Bahar Kimyongür, en première instance, a donné le feu vert à l’action de l’Etat turc. Ensuite, la Belgique, qui avait pourtant déjà connaissance du mandat d’arrêt international, n’a pas prévenu son ressortissant. On peut aussi se poser la question: pourquoi le tribunal de première instance, qui l'a  condamné comme un dangereux terroriste, l’a laissé malgré cela, en liberté, et n'y a apposé aucune condition, comme celle, habituelle, d'interdiction de quitter le territoire? Dans cette histoire, comment ne pas conclure que rien ne soit laissé au hasard  et que, en toute vraisemblance, l’Etat belge aurait sciemment sacrifié un de ses ressortissants, qui  risque ainsi son intégrité et sa vie, et ce pour satisfaire les exigences de l’Etat turc ?

 

Cette affaire  est de toute première importance. Elle résume à elle seule la plupart des attaques contre nos libertés, que les gouvernements occidentaux ont initiées au nom de la lutte contre le terrorisme. Rappelons l'utilisation de l'incrimination d'appartenance à une organisation terroriste, qui permet de punir toute action ou déclaration politique d'opposition à un gouvernement ou à une organisation internationale. Cette incrimination crée un délit d'appartenance. Elles permet de poursuivre des personnes, qui n'ont commis aucun délit matériel, sur le simple fait qu'elles sont membres ou liées aux organisations désignées comme terroristes. Cette notion est très vague, son utilisation est largement déterminée par l'interprétation qui en est faite. La jurisprudence va donc jouer un rôle essentiel. Il s'agit là d'un des premiers enjeux de ce procès, établir par ce jugement, une jurisprudence qui permette une utilisation directement politique de ces lois.

 

En désignant d’avance, aussi bien en première instance qu'en appel, le magistrat devant juger Bahar, la justice a installé un tribunal d'exception qui remet en cause le droit à un procès équitable.

 

« L'enlèvement » de Bahar Kimyongür est indicatif également d’une collaboration étroite entre appareils policiers et judiciaires de différents pays en violation de leur propre légalité et en application de nouvelles lois et procédures d'exception, afin de satisfaire les exigences d'un Etat qui pratique la torture et l'assassinat politique, mais qui est correctement aligné au niveau international .

 

Ainsi, le régime turc ne peut être que conforté dans sa politique répressive. Malgré son caractère ouvertement autoritaire, il reçoit ainsi une légitimation politique qui le reconnaît comme un Etat démocratique.

 

Heureusement, cette collaboration n'est cependant pas du goût de tous nos représentants politiques. Le mercredi 10 mai, plusieurs parlementaires européens, en protestant contre une utilisation liberticide des législations antiterroristes, ont, dans l'enceinte de leur assemblée, interpellé le gouvernement belge pour qu'il intervienne afin de protéger son ressortissant et qu'il empêche ainsi  la remise de Bahar Kimyongür à la Turquie.

 

Carte blanche, Le Soir, Mardi 16 mai 2006

19:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/05/2006

22/05/2006: Le Monténégro bientôt dans l' EURO-DICTATURE et l' Otan ...

Le Monténégro bientôt étranglé lui aussi dans l' EURO-DICTATURE et l' Otan ...

 
 
Ah oui, la grrrande nouvelle du jour: c' est l' "indépendance" du MONTENEGRO, acquise par 55,4% des votants au référendum. Les Monténégrins de la diaspora sont revenus de tous les coins de la planète Terre, voter pour l'indépendance de leur « mère patrie ». Qui a payé les billets et séjours de ce racolage, ça c' est une autre histoire. Rien n' a évidemment été négligé pour atteindre le "bon" résultat ... Les médias "libres" occidentaux comme EURONEWS par exemple, la grande chaîne européenne TOTALEMENT indépendante (sauf bien sûr le "no comment" en partenariat avec ... Shell), y ont mis le paquet une fois de plus...
Il ne reste plus que le Kosovo et ainsi le dépeçage de la Yougoslavie, orchestré par les ricano-otano-occidentaux sera complet.
L' ex-Yougoslavie de Tito, qui fut parmi les non-alignés, paie bien mal sa neutralité d' antan. Aujourd'hui, les nouveaux Etats "indépendants" sont à la botte de l' Occident et certains sont même occupés militairement. Sans même parler de tout ce qui s'y passe aux plans économique, social, l' exode de populations entières, le racisme, les marionnettes et aventuriers mis en place au pouvoir. En s'opposant à tout cela, Milosevic avait sans doute des dons de voyance  et fut un véritable patriote ???
"Indépendant" le Monténégro ?  A peine sorti de la fédération avec la Yougoslavie, le Monténégro va se voir absorbé lui aussi, comme les autres nations européennes, dans l' EURO-DICTATURE et l' Otan. Les 700.000 Monténégrins vont eux aussi se voir dissous dans l' énorme machin capitaliste qui doit regrouper 500 millions d' âmes, voire plus. Dissous comme les Luxembourgeois, les Wallons, les Basques, les Corses, les Flamands, les Catalans, ...    Les Monténégrins vont décidément peser moins lourds qu' avec l' alliance avec Belgrade. Toutes les décisions seront prises ailleurs par les autres.
Gare, le jour où ils envisageront comme d' autres peuples d' en sortir de l' Euro-machin... Pourtant, tous les empires ont connu leur heure de gloire, avant la chute ...
RoRo

21:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/06/2006: La Palestine en Danger

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, May 22, 2006 4:40 PM
Subject: Samedi 10 juin au Botanique - Hommage à Naïm Khader et 30 ans de l'ABP

A l’occasion des 30 ans de l’Association Belgo-Palestinienne et en hommage à Naïm Khader

 

Journée de solidarité :

La Palestine en Danger

 

Samedi 10 JUIN 2006

Au Botanique

rue Royale, 236- 1210 Bruxelles

 

 

La Rotonde

14.30 – 16.30 :         Quand l’Europe joura-t-elle la Carte de la Palestine ?

Véronique de Keyser, Eurodéputée, chef de la mission d’observateurs européens aux élections législatives
Thierry Le Roy, Membre du Conseil d’Etat – France ; observateurs européens des élections présidentielles et législatives palestiniennes.

Leïla Shahid, Déléguée générale de la Palestine auprès de l’UE et de la Belgique

Juliette Touma, OCHA (Coordination de l’aide humanitaire des Nations Unies dans les Territoires palestiniens occupés) 

Alessandra Mecozzi, Action for Peace, Italie 

 

16.45 – 18.45 :         Jérusalem, Capitale confisquée

Elias Sanbar, observateur permanent de la Palestine à l'UNESCO, Rédacteur en chef de la Revue d’Etudes Palestiniennes

Wissam Khazmo, Negotiations Affairs Department  - PLO

Bernard Ravenel, Association France Palestine Solidarité

 

 

18.45 – 19.30 :      pause

 

L’orangerie :

19.30 – 20.45 :          Hommage à Naïm Khader et  30 ans de l’abp

Extrait de reportage sur Naïm Khader (10 min)

Pierre Galand, sénateur, président de l’ABP

Elias Sanbar

Leïla Shahid

 

 

 

21.00 :       Concert:      Reem Kelani , « Sprinting Gazelle »

 

Reem Kelani est une chanteuse palestinienne de la diaspora. Au travers de ses chants, elle nous convie à un voyage en profondeur dans l’univers palestinien, celui de la Palestine historique et celui de la diaspora. Elle mêle avec bonheur la poésie à la tradition orale, la musique orientale et les influences jazzy. Son orchestre est composé d’instruments de jazz et traditionnels. On a souvent comparé sa voix à celle de Fayrouz.

 

 

 

Traduction simultanée anglais-français dans les ateliers de l’après-midi.

 

 

 

En préparation pour une date prochaine :

Vidéo Conférence :  Ismaïl Haniyeh, Premier ministre de l’Autorité palestinienne, en débat face à trois journalistes !

 

 

 

Association Belgo-Palestinienne

9 quai du Commerce

1000 Bruxelles

tel: 02 223 07 56

fax: 02 250 12 63

@: abp.eccp@skynet.be

www.association-belgo-palestinienne.be

20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/05/2006: Combat Communiste JuinJuillet

 
----- Original Message -----
From: rchabert
Sent: Monday, May 22, 2006 5:25 AM
Subject: Fw: Combat Communiste JuinJuillet

 
----- Original Message -----
From: Combat
To: Combat
Sent: Sunday, May 21, 2006 10:28 PM
Subject: Combat Communiste JuinJuillet

Médias menteurs, manipulateurs.
Faites actes de résistance aidez-nous à diffuser nos courriels et journaux.
Pour plus d'information ou pour relire nos articles : visitez le site COMBAT sur :
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Louis Labadie nous a quittés avocat résistant, ancien lieutenant du colonel Fabien, longtemps conseiller municipal de Fontenay, il fut aussi un ardent défenseur de la cause anti-colonialiste et tout au long de sa vie il a su rester fidèle aux idées communistes. La rédaction de Combat Communistes présente ses condoléances à sa femme et à ses filles.
(Voir l'intervention de Guy Poussy sur notre site à la rubrique "Rédaction")
 

Elles pullulent. Il y a les trois premiers dignitaires du régime qui se tiennent par la barbichette : Chirac, triste sire, Villepin KO debout, Sarko facho-démago qui multiplient les coups tordus sur un fond d’ombres chinoises des vedettes de Taïwan. Il y a Bayrou enfariné d’hypocrite bénévolence qui se fixe pour objectif de mettre en place un gouvernement de centre gauche (PS-UDF). Il y a Ségolène dont la popularité est proportionnelle au vide sidéral de ses truismes et à ses activités de pin-up pour familles bien pensantes. Il y a le PS des Nonistes et Ouistes rabibochés, et ses éléphants qui se regardent en pachydermes de faïence. Il y a le PCF et sa Pythie qui bêle à tous échos, « la gôche ! la gôche ! » en pensant très fort : « Des maroquins, des élus ! s’il vous plait M. Hollande, on vous apportera, c’est juré, nos 3 ou 4% de voix. Il y a les syndicats, carabiniers toujours en retard d’une lutte sociale qui trouvent dans un parti godillot l’interlocuteur et partenaire légitime de négociations. Il y a le chantier de démolition des acquis sociaux en pleine activité, les revendications en panne : salaires, emploi, protection sociale, il y a la détresse des jeunes…Les mouches s’activent sur un régime en décomposition ; enflant le front des abstentionnistes qui voient dans leur refus le seul moyen de s’exprimer. Les institutions, les Princes de l’Élysée, de Matignon, ceux du Palais Bourbon sont à bout de souffle. Et il y a Le Pen qui espère bien rafler la mise. Désespérant ? Non ! Il y a le peuple, cette force irrépressible lorsqu’elle s’ébranle comme en mai 2005 et en mars 2006 dans deux rejets retentissants. Etienne de la Botie en 1549, dans son Discours de la servitude volontaire distinguait trois sources de tyrans, Je parle, dit-il, des méchants princes, Les uns ont le royaume par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les autres par la succession de la race (…), cet ennemi, interroge-t-il, « Comment a-t-il pouvoir sur vous que par vous-mêmes ? » Et il poursuit « Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres ».

LES TRAVAILLEURS, LES JEUNES NE SE LAISSERONT PAS FLOUER

Le gouvernement est sorti très affaibli de la bataille du CPE. Englué maintenant dans l’affaire Clearstream, le bateau gouvernemental prend l’eau de partout. A l’origine de sa capitulation, la mobilisation massive de la jeunesse. Rappelons en effet qu’à l’automne 2005 les centrales syndicales et le PS laissèrent passer sans riposte les ordonnances gouvernementales qui mettaient en application le CNE. En quelques semaines la situation a totalement changé, le rapport des forces s’est déplacé à l’avantage du monde du travail, de la création, et de la jeunesse. Après le retrait du CPE la page des luttes n’est pas tournée. Les états-majors syndicaux entendent-ils comme durant la bataille anti CPE confiner la lutte à un mot d’ordre unique l’abolition du CNE ? Comment expliquer l’absence d’initiative de leur part ? Ont-ils choisi d’attendre l’élection présidentielle de 2007 ? L’heure est à prendre des initiatives, à pousser l’avantage en relançant l’action, en posant avec force, en plus de l’abolition du CNE, les revendications concrètes, les salaires, l’emploi, les conditions de travail, la précarité, la défense des services publics, les retraites, la Sécu. Il s’est créé une situation nouvelle qui donne confiance, ce n’était pas le cas après les défaites subies en juillet 2003 sur les retraites, ou en 2004 sur l’assurance maladie, cette conjoncture montre l’existence de potentialités, et crée des conditions plus favorables pour le développement des luttes revendicatives, pour l’amplification d’un vaste mouvement populaire porteur d’autres choix politiques. Après le NON au référendum c’est un second échec pour la pédagogie du renoncement et de la fatalité inaugurée en 1983 afin de faire accepter « la rigueur ». Ce n’est pas la peur qui a fait descendre dans la rue la jeunesse et les travailleurs c’est le refus d’un recul de civilisation, c’est le rejet, en profondeur du pouvoir et d’un système où les riches sont toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres. Le nier, l’ignorer avec mépris montre bien la profonde fracture existant entre le pouvoir politique, les médias d’une part la jeunesse le monde du travail et de la création d’autre part.
Les forces de gauche, les syndicats ont choisi la négociation, la conciliation, le diagnostic partagé entre « partenaires sociaux » alors que le patronat, les représentants du Capital ne négocient plus ils imposent leur loi. Nous ne sommes plus à l’époque où devant l’existence du camp socialiste, dans le monde occidental, le patronat était contraint de concéder aux luttes un peu plus des richesses créées. En 2006 à moins de se rallier aux idées des dominants comment ignorer l’affrontement des classes ? Le monde du travail, et les peuples n’ont pas d’autres choix que d’opposer une résistance totale aux objectifs du grand capital. Les cassandres de « la France qui tombe » présentent les luttes sociales comme des actions qui isoleraient notre pays « englué dans le conservatisme, dans une bulle de démagogie et de mensonge » En Europe, ce n’est pas l’opinion de millions de salariés qui avaient les yeux tournés vers la France avec l’espoir que les étudiants et les travailleurs gagneraient. Le mécontentement est général en Europe, le CPE qui découle des décisions du sommet des chefs d’État tenu à Lisbonne en 2001 est à l’ordre du jour en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne. La Grèce l’applique déjà. Pour satisfaire les besoins, l’heure est venue de faire payer les riches. Il appartient aux travailleurs du privé et du public de définir souverainement leurs revendications et leurs mots d’ordre d’action. L’attentisme doit être combattu.

LA VICTOIRE DU « NON » N’A PAS FINI DE FAIRE DES VAGUES
Les manoeuvres pour contourner le « Non » commencent
 
Un an après la victoire du « Non »,  on peut mesurer que le fait de l’avoir qualifiée d’historique n’était pas usurpé. Sa vertu première est d’avoir, sans aucun doute, impulsé les luttes, affaibli le pouvoir et bloqué la machine européenne. Celle-ci est enlisée et l’euro scepticisme gagne du terrain. On peut parier que si les peuples étaient consultés par référendum, il y aurait des surprises. Il est donc aujourd’hui prouvé  que le choix du « Non » était justifié. La caste médiato-politique même en  manœuvrant pour tenter  de « corriger l’erreur française », subit de nouveaux échecs. Il en sera toujours ainsi, tant qu’à droite et à gauche, on fuira le débat pour analyser les causes du Non » et du mécontentement qui en a été « le moteur ».
Ceux qui rêvent d’un nouveau projet « plus court, acceptable », les Barrosso, Merkel, Sarko, Hollande and C°, sans omettre le Parti de la gauche européenne avec Bertinoti et Wurtz, ont certes des moyens importants pour tenter d’imposer leurs vues mais pour relancer le processus constitutionnel il leur faut l’aval de tous les gouvernements de l’Union européenne. Ce qui n’est pas acquis d’avance.
A la barre de la manœuvre, Angela Merkel qui veut conforter son leadership européen, ce qui n’est pas pour déplaire à G.Bush.   C’est  L’Allemagne qui présidera l’Union européenne au premier semestre 2007. Pour Angéla Merkel, non seulement la Constitution européenne n’est pas morte, mais elle va œuvrer pour que les « nonistes » finissent par « l’avaler ». Devant le Bundestag elle vient de déclarer : « Nous avons absolument besoin de la Constitution pour garantir l’efficacité d’agir de l’UE. Si cela n’est pas n’est pas entrepris avant, soyez sûrs que la présidence allemande s’y attellera. Je veux cette Constitution. L’Allemagne la veut. » Quitte à attendre les résultats des élection s de 2007 en France et en Hollande. Ce que confirme le  président du Parlement autrichien Andréas Kohl : Tôt ou tard ce texte entrera en vigueur si ses promoteurs savent faire preuve de patience». Pour les adeptes du projet européen, le contexte intérieur aurait davantage motivé le choix des électeurs que le texte lui-même. Ce en quoi, une fois de plus, ils se trompent. On ne le rappellera jamais assez : les Français ont manifesté leur désaccord avec l’évolution du projet européen, en ayant le sentiment d’une Europe dont les décisions ne prennent pas en compte leur raisons de citoyens et que cette Europe sert en réalité à les contraindre à un projet de société qui n’est pas la leur et ne répond à aucun moment aux problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne. Mais que, par contre, il donnait de nouveaux moyens au patronat pour  développer ses profits par la précarité, les délocalisations, la flexibilité, et autres atteintes aux droits acquis et à la sécurité des salariés.
Un an après, la situation est propice peur que le monde du travail, la jeunesse, les créateurs, fassent monter d’un cran leur exigence de rupture avec cette Europe de Maastricht, et sa dictature de la Banque centrale. Sans cela toute politique nouvelle est impossible. Il n’y a pas de marge de manœuvre. A gauche, ceux qui veulent marier   le « oui de gauche » et le « non de gauche » voudraient effacer le choix du 29 mai 2005. En déclarant qu’ils veulent une autre Europe sans mettre comme préalable la rupture avec ce qui existe aujourd’hui ils proposent à notre peuple un marché de dupes. Ils ne veulent pas  lui donner le droit de décider librement de son avenir.

UNE PRESIDENCE DE PLUS POUR PHILIPPE HERZOG

Philippe Herzog n'en finit pas de servir le capital. Il l'a fait lorsqu'il siégeait au Parlement Européen. Ces rapports et interventions témoignent de sa totale adhésion au traité de Maastricht. Depuis des années il préside l'association "Confrontation" dans laquelle il retrouve des grands patrons, des anciens ministres, mais aussi des syndicalistes notamment Jean Christophe Le Duigou, Francine Blanche dirigeants nationaux de la CGT. Confrontation est aujourd'hui une annexe officielle de l'Union européenne. Durant la campagne du référendum "Confrontation" a redoublé de pédagogie pour faire voter OUI à la constitution. Insatiable, avec l'aide de l'autorité des marchés, et de la banque de France, Philippe Herzog vient de créer "l'institut pour l'éducation financière du public" Il se veut* "éducateur, beaucoup de jeunes et de moins jeunes ne savent pas se débrouiller avec l'argent, nous allons aider les gens à se poser les bonnes questions". L'institut crée un site Internet, éditera une lettre trimestrielle, espère des partenariats avec l'éducation Nationale "pour des expériences pilotes". Herzog agent publicitaire des marchés, il fallait le faire.
*Marianne du 13 mai 2006 

QUAND SARKOZY CHOISIT AUX TROPIQUES SES BOUCHE-TROUS

 « La France ne peut accueillir toute la misère de monde », disait Rocard avec une toute chrétienne hypocrisie. L’accueillir, évidemment non, mais assumer pleinement ses responsabilités, certes oui ! Les puissances capitalistes font leurs emplettes dans le tiers-monde. Elles s’y procurent au prix qu’elles imposent les récoltes et les minéraux, les bras et les cerveaux. C’est la loi du marché mondialisé. Sarko trouve cela normal. D’ailleurs, dit-il, tout le monde fait de même, il veut dire tous les pays nantis. Il a donc décidé sous la dénomination d’émigration choisie de sélectionner, en haut, les ingénieurs, techniciens, médecins que nous ne formons pas en nombre suffisant et qui travailleront au rabais tout en privant leur patrie du savoir dont elle a tant besoin. Pillage éhonté. En bas, les mains qui viendront concurrencer celles de nos banlieues dans les secteurs où le salaire est réduit à des clopinettes, hôtellerie, bâtiment etc. Derechef, pillage éhonté. Comme si ces mesures détestables pouvaient empêcher le flux des miséreux dont on a vu sur les écrans de la télé naufrager les esquifs ou qui venaient se déchirer sur les barbelés. L’Europe paraît pays de cocagne pour ces affamés et leurs familles. Le mépris et l’aveuglement vont de pair avec le soutien aux despotes tel cet Idriss Déby tchadien qui ne tient que par la présence des blindés français. Il ne peut y avoir de maîtrise unilatérale des flux migratoires, ils doivent être régulés en amont et en aval par les parties contractantes et s’inscrire dans des coopérations, des aides au développement à avantages mutuels qui doivent aussi tenir compte de la dette des puissances impérialistes responsables du sous-développement, de l’arriération culturelle, du pillage et de la nuisance des potentats corrompus exploiteurs de leur propre peuple. Les migrants à leur manière ne font en définitive que réclamer leur dû. Ils y ont droit. Comme ils ont aussi droit à la solidarité de notre peuple. Reste à trouver les modalités adéquates. Une gauche véritable devrait y contribuer autrement qu’en bavardages et simagrées.

ATTENTION : COMMUNAUTARISME

Les premiers États généraux du conseil représentatif des associations noires (CRAN) se sont tenus à Paris. L’objectif : installer la question noire au sein de l’espace public. Il y a cinq millions de Français d’origine africaine et antillaise. Des voix se sont élevées pour mettre en garde. Le Président du collectif DOM déclarant : L’idéologie du CRAN consiste à créer une société d’apartheid, Noirs d’un coté Blancs de l’autre. Elle est à contre courant, jamais la France n’a été aussi métissée.

IL Y A 70 ANS LE FRONT POPULAIRE :

REMETTONS À L’HEURE LES PENDULES DE L’HISTOIRE

Et voilà ! Ça recommence ! La réécriture de l’Histoire est de nouveau à l’œuvre ; Cette fois c’est le Front populaire qui est manipulé. Léon Blum par ci, Léon Blum par là ! Le grand bienfaiteur du monde du travail est encensé. Voire, dirait Panurge ! Le Front populaire c’est la victoire électorale du front antifasciste. Les communistes y sont pour une bonne part. Le peuple en fut conscient qui, dès le premier tour doubla le nombre de ses suffrages qu’il amplifia au second. Le débat contradictoire à la direction du PCF influencé par l’Internationale Communiste trancha en faveur du soutien au gouvernement sans participation afin de ne pas lâcher la proie des revendications sociales pour l’ombre des promesses.
Les travailleurs attendaient avec impatience la mise en œuvre par le gouvernement Blum de la politique qu’ils avaient plébiscitée, les cahiers de revendications se remplissaient, Le raidissement du patronat mit le feu aux poudres. Aux brimades et aux sanctions répondent les grèves avec occupation d’usines. Les propositions du PCF pour rompre l’inertie gouvernementale restent sans réponses de la SFIO. Le patronat fort de la passivité du gouvernement rompt les négociations, la grève prend un nouvel essor. Plus de deux millions de grévistes dans plus de 12000 entreprises ! Sous la pression populaire Blum se résout à réunir à Matignon les représentants de la CGT et ceux du patronat. Les accords qui en résultent constituent encore aujourd’hui le socle de nos acquis sociaux. Ils ne sont pas les fruits de la volonté politique de Léon Blum mais ceux des luttes de la classe ouvrière. Ils furent conquis non octroyés. En dépit des cris d’orfraies des 200 familles l’économie française put fort bien les digérer. Mais le patronat continue d’exercer des pressions sur le ministère Blum tant en matière de lois sociales que de politique étrangère (on n’est pas loin du « plutôt Hitler que le Front populaire ». Léon Blum et la SFIO n’y résisteront pas. Le 25 juillet, 36, trois mois après la victoire, il proclame sa neutralité devant l’agression fasciste en Espagne puis se rallie à la non-intervention. En février 37, il décrète la pause c'est-à-dire le reflux. Le Front populaire achève sa brève existence. Il aura été promu et porté par le monde du travail. Le pouvoir de gauche traînait les pieds, tergiversait, atermoyait pour finalement quitter le navire et le laisser aux mains des liquidateurs du Front populaire. Léon Blum, dont la réputation est usurpée se conduisit en gérant loyal du capitalisme, comme il aimait à le dire, il n’a jamais été l’écho de la classe ouvrière. Il l’a abandonnée comme il a trahi les républicains espagnols. Il poursuivra sa carrière à la Libération comme chef du gouvernement en 46-47. L’une de ses dernières mauvaises actions sera la signature avec les Etats-Unis des désastreux accords Blum-Byrnes qui visent à liquider le cinéma français. Pour compléter le portrait il n’est pas sans intérêt de rappeler que Blum fut à Tours l’adversaire acharné de Cachin et de Marty. Il fut aussi un sioniste conséquent Dès 1937 il accepte que son nom soit donné à la localité juive de Kfar Blum (cf : biographie élogieuse par Lazar Landau, almanach KLH, organisation sioniste, Strasbourg).
Blum, un pur produit de la social-démocratie, une réputation surfaite, un fossoyeur des espérances populaires.

BOLIVIE : NATIONALISATION DE L’EAU ET DU GAZ

Evo Moralès, le nouveau chef d’État Bolivien a fait honneur à son mandat lors de la réunion des dirigeants de l’Union européenne et d’Amérique Latine. A propos de la nationalisation des hydrocarbures il a annoncé que les entreprises concernées ne seraient pas spoliées, mais qu’elles ne seraient pas non plus indemnisées. Les compagnies étrangères, y compris européennes sont souvent « les premières à ne pas respecter les règles ». Certaines ont « trahi le pays par l’invasion fiscale et la contrebande ». Evo Moralès a assuré que la nationalisation n’empêcherait pas le Brésil et l’Argentine d’être alimentés sans problème, il fallait seulement discuter des prix. Durant sa campagne électorale il n’avait cessé de dénoncer les accapareurs étrangers des richesses boliviennes. Il avait annoncé qu’élu il nationaliserait les gisements d’hydrocarbures, en particulier les réserves de gaz les deuxièmes en importance du continent sud américain. Promesse maintenue, c’est un défi aux États-unis, et au FMI qui continue de prescrire le démantèlement des services publics comme la voie royale vers la prospérité. Les firmes étrangères ont six mois pour renégocier leurs contrats. En France les gouvernements de droite et de gauche n’ont pas cessé de privatiser les entreprises publiques et nationalisées au lendemain de la libération. Ils ont suivi en cela les directives du FMI et de Bruxelles. Aujourd’hui aucun parti institutionnel, pas même le PCF, ne préconise les nationalisations, ou des renationalisations. Les choix politiques authentiquement anti-capitalistes viennent d’Amérique Latine.
Revenant d'Autriche Evo Moralès et la délégation Bolivienne ont été reçus au Conseil général du Val-de-Marne le 14 mai par le Président Christian Favier (voir photo ci contre). Dans son intervention Evo Moralès a notamment insisté sur le problème de l'eau rappelant que dans son pays les grandes luttes populaires de 2000 avaient abouti à la nationalisation de l'eau. Il y a aujourd'hui dans le gouvernement un ministre de l'eau, Abel Mamani ancien dirigeant des associations de quartiers d'El Alto. Les Boliviens connaissent des difficultés d’approvisionnement en eau potable, le Conseil général répondra à leur appel.

Evo Moralès durant son allocution au Conseil Général du Val de Marne

■ Touchez pas au grisbi. Les salaires des PDG des grandes entreprises, leurs parachutes dorés ne cessent d’augmenter. Les profits des grandes entreprises continuent de s’envoler, à la bourse. Ceux du CAC40 explosent, les dividendes des actionnaires augmenteront en 2005 de 35%. S’attaquer au parasitisme du capitalisme, pour satisfaire les besoins en équipement du pays, pour augmenter les salaires, créer de véritables emplois, développer la recherche et le développement, ne serait que justice. Mais pour la caste médiat-politique, faire payer les riches serait du « populisme » concept diabolisateur synonyme de fascisme.
■ La précarité gagne du terrain, selon l’INSEE en 2003 pour la première fois depuis dix ans, le nombre de personnes pauvres a augmenté. En retenant le seuil d’un revenu par adulte inférieur à 600 € par mois, en 2003 la France comptait 250000 personnes démunies de plus qu’en 2002. Le rapport relève aussi que la croissance économique de la fin des années 90 ne s’est pas traduite par une baisse marquée des inégalités.
■ Selon une étude de l’hebdomadaire LSA les prix des produits alimentaires dans les grandes et moyennes surfaces ont progressé de 0,4% en mars, de 0,48% dans les hypermarchés. Les prix des produits de marque ont crû de 0,64%.
■ Un agent de la sécurité chez Carrefour, désormais au chômage, signe un livre « flic de supermarché ».Il y dénonce les méthodes de surveillance des salariés qu’il dit avoir lui-même pratiquées. Pister, fliquer les salariés est du domaine courant. Il existe environ 660 000 caméras dans les entreprises assure Patrick Hass rédacteur en chef du magazine «En toute sécurité ».
Opinion d’un délégué de la Vienne au congrès confédéral de la CGT
« J’ai trouvé particulièrement choquant le fait suivant :
- Si le congrès confédéral est statutairement le congrès des syndicats, comment justifier que le temps de parole imparti aux délégués a été restreint au profit d’innombrables et souvent fort longues interventions de personnalités extérieures (M. Stéphane Rozès, dirigeant de l’institut CSA, commentant les résultats du questionnaire aux syndiqués ; Mme Martine Aubry, maire de Lilles ; M. John Monks,  secrétaire général de la CES ; les représentants de l’UNEF, de la FIDL et de l’UNL, etc.) ou aux interventions répétées des membres de la direction confédérale sortante, des présidents de séance et responsables des commissions ? Au final, seul un tiers des inscrits a pu prendre la parole en séance plénière. Quant aux débats interactifs, c’est encore plus difficile d’évaluer »
■ Selon un rapport du programme des nations unies pour le développement (PNUD) les 225 personnes les plus riches de la planète disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d’individus les plus pauvres du monde soit plus de 3 milliards de personnes. Il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base, santé, éducation, alimentation.
■ Un rapport du Parlement européen relève que la CIA a enlevé des suspects de terrorisme sur le territoire de l’Union européenne avec la complicité passive des États membres et les a envoyés dans des pays où ils ont été torturés en particulier l’Ouzbékistan. Le rapport parle de plus de 1000 vols. L’Italie, la Suède, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume Uni, l’Irlande, des Pays de l’est sont visés. Dans ce rapport seule l’Espagne a demandé des explications.
■ Les modèles à l’épreuve des faits… La fondation Robert Schuman vient de publier une étude sur la pauvreté en Europe. L’Angleterre et l’Irlande sont parmi les plus mal notées : malgré la croissance, 21% des Irlandais et 18% des Britanniques vivent au dessous du seuil. Le taux est de 12% pour la France, 11% pour la Finlande et la Suède.
■ Silence médiatique sur l’entrée au gouvernement polonais de l’extrême droite raciste, fascisante et même antisémite. Silence aussi sur Radio Maryja une station intégriste, ultra réactionnaire, homophobe, raciste, soutenue par les jumeaux Kaczinski chefs du gouvernement et sur laquelle même le Vatican émet des réserves.
■ Ce bon Romano Prodi vient d’introduire au ministère de l’économie un éminent spécialiste, Tommaso Padoa Schioppa, professeur d’économie, renard « libéral » issu de la Banque centrale européenne, monétariste convaincu qui se battra bec et ongles pour appliquer les directives de Bruxelles, appliquer une politique de rigueur et de précarité, toute la panoplie du libéralisme.

La CGT vient de tenir son congrès, ses décisions, et orientations sont graves, elles ne correspondent pas aux intérêts du monde du travail, de la création, de la jeunesse, et des retraités. Voici des faits, jugez par vous- mêmes. La jubilation de la caste médiato-politique en France et en Europe est instructive « Bernard Thibault sort vainqueur pour conduire son syndicat sur la voie de la négociation » (1) « * Comment Thibault réforme la CGT » (2). Ces quelques titres de journaux illustrent l’ambiance euphorique qu’il fallait absolument créer. Le socialiste allemand Bebel déclarait en son temps : « Lorsque mes adversaires m’envoient des fleurs je dois me demander quelle erreur j’ai faite ». Pour jouer sur cette euphorie, pour justifier ses orientations, et le syndicalisme rassemblé, la direction confédérale a été servie par la victoire significative remportée contre le CPE . Toutefois les faits témoignent que ce sont les étudiants, et les lycéens qui ont mis le feu aux poudres et non pas les centrales syndicales. A l’automne celles-ci laissèrent passer sans riposte les ordonnances gouvernementales qui instituaient notamment le contrat nouvel embauche (CNE). La ferme contestation des jeunes, alors même que la loi Egalité des chances était promulguée, a permis de maintenir le front syndical uni des centrales. Il reste qu’en confinant la lutte au seul mot d’ordre « retrait du CPE » en refusant de soumettre à la discussion le principe d’une grève nationale interprofessionnelle les directions syndicales ont bradé les possibilités d’élargir le mouvement pour l’enraciner et développer une véritable solidarité des travailleurs, des étudiants, des chercheurs, cette force pouvait ouvrir une brèche dans la politique de bas salaires, de précarité, de chômage, d’autres succès étaient possibles
DES CARENCES REVELATRICES
Rappelons qu’après la journée d’action pour les salaires du 4 octobre 2005 la direction de la CGT refusa de donner une suite sous prétexte que la CFDT ne suivait pas. Dans la même période elle laissa la lutte des personnels d’EDF-GDF contre la privatisation isolée de l’ensemble du mouvement. Cette absence de convergences et de solidarité active, s’est aussi manifestée lors des grèves menées par les cheminots, les marins de la SNCM, les traminots de la RTM à Marseille pourtant en lutte contre la politique du patronat et du gouvernement. Alors qu’il n’y eut aucune riposte à l’opération héliportée des gendarmes du GIGN prenant d’assaut le « Pascal Paoli », on vit ce spectacle ahurissant de la rencontre Villepin Thibault à Matignon dont le but était de mettre fin à la grève des marins de la SNCM.
UN CONGRES PREFABRIQUE
 En fait pour le Congrès la direction confédérale a été sauvée par le gong, la composition des délégations a fait le reste. Les délégués dans leur immense majorité n’avaient pas été élus par leur syndicat, à l’issue d’un débat, mais le plus souvent désignés par les fédérations, ce qui explique que bon nombre d’entre eux ayant peu d’années de syndicalisation se contentaient de lire à la tribune une intervention de 4 minutes émanant de leur fédération. Cette sélection à outrance a permis d’écarter «les gêneurs » ces militants, très attachés à la CGT, qui entendaient débattre sur le fond, et demander aussi des comptes à la direction sortante sur son bilan d’activité depuis le Congrès de Montpellier. Il était interdit de parler des choses qui fâchent. Par exemple, l’échec de la stratégie d’accompagnement, du diagnostic partagé entre de prétendus partenaires sociaux, l’échec aussi du syndicalisme rassemblé qui le plus souvent se traduit par l’alignement sur la CFDT et l’inaction. Le débat sur le nouveau mode de répartition des cotisations qui annonce une centralisation, un poids pesant de la direction sur les syndicats de base a fait apparaître une forte méfiance à l’égard de méthodes qui s’annoncent autoritaires. Le vote final en témoigne, seulement 60% pour le nouveau mode de cotisation. L’intégration de la CGT aux institutions européennes réalisée par le biais de la CES connaîtra une accélération au niveau mondial avec l’adhésion de la CGT à la centrale unique mondiale sous influence américaine qui verra le jour lors du congrès de Vienne en novembre prochain. La direction confédérale se trouvera donc toujours plus prisonnière de sa politique d’adaptation au système capitaliste toujours plus mondialisé.
Le réalisme, l’esprit responsable, la priorité donnée aux propositions sur la lutte, sont devenus les slogans sur lesquels reposent les choix politiques, et l’activité de la direction confédérale. Cette stratégie Le Duigou la porte remarquablement ; rien d’étonnant qu’il ait fustigé vertement les amendements qui privilégiaient « la défense de l’existant par rapport à la conquête de nouveaux droits ». Remplacer la revendication et la lutte collective par le droit lié à la personne serait donc la dernière trouvaille pour renforcer le syndicalisme. Comment imaginer la création d’une sécurité sociale professionnelle alors que jour après jour la sécurité sociale, cette grande conquête de la Libération est vidée de son contenu et démantelée. La question du rassemblement, de la convergence des luttes est décisive, le congrès aurait été utile pour le monde du travail si le temps nécessaire avait été consacré à l’analyse concrète de la situation, aux énormes profits tirés du travail des hommes et des femmes, aux luttes les plus récentes, et aux conclusions qui en découlent. Des principes ont été éliminés de la pratique syndicale, leur mise en œuvre restent pourtant d’une ardente actualité car découlant de toute l’expérience des luttes ouvrières et sociales. Il s’agit de la consultation des travailleurs (3) sur les revendications et les mots d’ordre d’action en leur donnant tous les éléments d’appréciation qui leur permettent de se déterminer en connaissance de cause, de placer le mouvement sous leur vigilance afin que toute manigance de sommet pour entraver les lutte, la grève soit vouée à l’échec. De rechercher l’unité d’action la plus large sans subordonner à l’accord préalable de toutes les organisations, d’éviter tout ce qui pourrait rendre le mouvement impopulaire parmi les autres catégories de la population laborieuse.
Au 48e congrès l’appareil s’est montré assez fort pour étouffer une analyse sérieuse de la situation, et un véritable débat… Mais ce n’est qu’une victoire à la Pyrrhus, car les questions têtues demeurent, les dures réalités sociales s’expriment en dehors des individus et des appareils. Quoique toute référence à !a lutte des classes ait été gommée, elle ne manquera pas de rappeler son existence.
 
(1)Figaro du 28 avril 2006.
(2)JDD du 30 avril 2006.
(3)Georges SEGUY « Le mai de la CGT » page 171-172

UNE RESOLUTION DE LA CE DE L’UD CGT DE PARIS

« Un des deux délégués de la Construction Paris n’a pas eu le droit de participer au congrès confédéral.
Pourtant bien mandaté démocratiquement par 26 syndicats de la Construction de Paris, le délégué du syndicat VINCI ENERGIES Île-de-France s’est vu refuser l’entrée au congrès par sa fédération qui, passant outre le vote des syndicats, a désigné un autre participant qui n’avait eu aucune voix des syndicats... ».  (Extrait 11/05/2006)

SEGOLENE ROYAL OU LA CAMPAGNE D’UNE COVER-GIRL

Elle partage, jouant de sa prestance, avec son compagnon le goût des couvertures de magazines people, particulièrement Paris-Match qu’elle avait jadis convié à son accouchement. Bien que d’une extrême prudence sur ses projets politiques, elle ne cache pas sa sympathie pour la politique blairiste, « Je ne me réjouis pas, surenchérit-elle, lorsqu’un gouvernement de gauche est en difficulté ». Le gouvernement labellisé de gauche c’est celui de ce même Tony Blair. Est-elle l’objet de questions pressantes ou de critiques, elle les met sur le compte du machisme ambiant et se drape dans son féminisme. Comme si le sexe déterminait les orientations du pouvoir ; Faut-il rappeler les tyranes contemporaines : Thatcher dont Blair est l’émule, Benazir Buto au Pakistan (la grâce et la corruption associées), Madeleine Albright, patronne de faucon, sous Clinton, Condoleeza Rice, la tigresse noire de l’impérialisme, Corazon Aquino qui, aux Philippines, ne réduisit en rien la corruption, l’aggravant même, et n’oublions pas Jian Quing, l’épouse de Mao Ze Dong qui n’était pas mal non plus… Cela dit décryptons quelques propos de la dame. Elle déteste les enseignants de l’école publique, des fainéants à ses yeux, elle a encouragé à la délation dans les suspicions de pédophilie, peu importe que les accusés y perdent l’honneur et la liberté. Elle a sacralisé la parole enfantine, apportant ainsi sa contribution au fiasco d’Outreau, Elle n’a que mépris pour ses collaborateurs (voir le livre du philosophe Etchegoyen qui fut son conseiller au ministère de l’éducation nationale). On sait surtout que, son nez fourré dans le petit argumentaire bleu pour les nuls, elle fit campagne pour le Oui au référendum sur la constitution européenne. Au fait, cette postulante est-elle « socialiste » ? A peu près comme Bayrou.
Ségolène se fout royalement de nous.

QUAND TARTUFFE ADMINISTRE LA MAISON DE MOLIERE

Peter Hanke est l’un des plus importants romanciers et dramaturges de langue allemande de notre temps. De mère slovène, il n’a jamais fait mystère de son attachement à la Yougoslavie et à la Serbie qui en fut la plus ardente composante, il dénonça l’Allemagne et le Vatican qui prirent la tête des liquidateurs américano-européens. .Il tint à rendre un dernier hommage à Milosevitch qu’il considérait comme le défenseur de la fédération. Crime impardonnable, sacrilège. négationnisme (c’est tout dire !). Libération souvent compromis dans des coups tordus publia un article où la journaliste de service accusait Peter Handke présent aux obsèques de Belgrade d’approuver le massacre de Srebrenica. Thèse démentie aussitôt par Hanke lui-même. Il n’en fallut cependant pas plus pour que l’ayatollah qui administre la Comédie française Marcel Bozonnet ne prononce une fatwa qui retirait du programme du Vœux Colombier (géré par la Comédie française) la pièce prête à la représentation, Voyage au pays sonore ou l’Art de la question qui ne traite aucunement de Milosevitch ni de la Serbie. Si c’est l’honneur de certains auteurs, Jelinek (prix Nobel de littérature), Kulturiska, le cinéaste, les romanciers Patrick Besson, Modiano, d’avoir immédiatement protesté, d’autres, éminents sociétaires de la Maison de Molière ont approuvé haineusement. Mais on ne se précipite pas au portillon pour protester. Certains approuvent la censure : surprise on lit les noms de Caubère et de Cixous, mais on ne s’étonnera pas d‘y trouver Ariane Mnouchkine…Beaucoup se taisent. Le ministre de tutelle, Renaud Donnedieu de Fabre… consulte.
Faudra-t-il censurer l’actionnaire d’entreprises négrières, Voltaire, l’émigré Chateaubriand, l’admirateur de Napoléon premier du nom, Stendhal, l’ami de Napoléon numéro III, Prosper Mérimée, le drogué Baudelaire, tous les anticommunards, de Flaubert à George Sand. Les antisémites Martin du Gard et Céline, le repris de justice Jean Genêt, le pétainiste Claudel et, puisqu’on y est, le Stalinien Louis Aragon et tant d’autres dont nous réfutons aujourd’hui les opinions et parfois les actes.

LE CPE A LA SAUCE ESPAGNOLE

Il porte un titre ronflant : Accord pour l’amélioration et la croissance de l’emploi. José Louis Zapatero le qualifie d’historique. Ce n’en est pas moins une fusée mouillée qui ne fâchera guère le patronat mais qui ne changera pas grand-chose à la pratique de l’emploi temporaire qui sévit outre-Pyrénées, La loi prévoit une limitation de l’enchaînement des CDD, l’employeur devant embaucher tous les salariés ayant cumulé deux ans d’emploi temporaires dans la même entreprise et sur le même poste. Mais il revient au salarié de prouver qu’il en est bien ainsi. Pas si évident, aucune disposition n’interdit des rotations d’emplois qui permettent en toute légalité à l’employeur d’échapper à la contrainte et de recruter avant la fin de contrat un autre salarié pour le même poste. En outre la requalification des contrats se négociera entre le seul employé et son patron, dialogue inégal. En outre, selon l’usage, les entreprises reçoivent en prime toute une panoplie de cadeaux sous forme de subventions. Danger imminent, cette « réforme » comporte le risque de généralisation des contrats « d’aide à l’embauche », qui sont des CDI avec indemnités de licenciement réduites au minimum ; Notons que l’Espagne (autre réussite mirobolante) détient le record du travail précaire, 5,3 millions de salariés, 34% des actifs. Le taux est de 14% en moyenne européenne. L’Europe partout installe ses barrières de sécurité non pour les salariés mais pour les patrons. Hélas, l’UGT et les Commissions ouvrières (CCOO) ont apposé leur signature au côté de celles de patrons de la CEOE et de la Cepyme.

QUAND LE BUSINESS DICTE SA LOI AU SPORT

A quelques semaines de la Coupe du Monde de football, le « barnum » du fric se met en place. S’appuyant sur le fait que le football suscite la passion, et qui plus est, une passion populaire, les multinationales investissent les médias, les stades, la publicité pour un retour sur investissement des plus élevé. Une aubaine pour le « marché » du sexe qui avec l’assentiment du gouvernement allemand (1) a transformé ce pays en un immense lupanar. Plus de sept millions de visiteurs voilà de quoi faire fructifier ce commerce. Les proxénètes recrutent en Afrique et dans les pays de l’Est. Sans parler du blanchiment de l’argent sale attaché à ce trafic de corps humains. Tout cela se fait avec l’assentiment de la FIFA (2) qui en choisissant l’Allemagne comme pays organisateur n’ignorait pas où elle mettait ses …crampons et devient un proxénète fréquentable. Il est vrai que l’argent qu’elle va se mettre dans les poches vaut bien de fermer les yeux sur ce bordel européen ! Prenons l’exemple de la retransmission Télé. En 1998, lors du Mondial disputé en France, TF1 et France Télévision se partagent les droits et, à eux deux, déboursent 15,4 millions d’euros. Pour transmettre les 24 meilleures rencontres de juin prochain, TF1 investit …1018 millions d’euros ! Il n’y a que les gens malintentionnés pour penser que c’est la porte ouverte aux « combinaziones » ! Ils n’ont peut-être pas tort. Prenons l’exemple de la Ligue des Champions .Les droits de retransmissions n’ont cessé de croître, mais l’épreuve a failli disparaître pour cause de chute d’audience. La réponse n’a pas tardé : les matches à élimination directe ont fait place à un système de poules, multipliant ainsi le nombre de matches, donc le nombre de rentrées publicitaires. Et que dire de l’instauration du « tie-break » en tennis qui abrège la durée des matches pour les adapter aux formats de retransmissions télévisées et des « pauses » publicitaires On peut aussi parler des Jeux olympiques dont on sait que nombre de membres du CIO (Comité international olympique) ne sont pas insensibles aux appels des sirènes ! Chacun a encore en mémoire les aléas qui ont présidé à la désignation de Londres au détriment de Paris pour les JO de 2012. Il faut savoir qu’en 1992, pour le CIO, les revenus issus de la retransmission télévisuelle étaient de 636 millions de dollars. En 2008 à Pékin ils seront de…1.706 milliards de dollars ! Voici un terrain hautement rentable, à court terme et sans trop de prises de risques pour les multinationales qui, à des niveaux divers, prennent place dans le sport- spectacle.

LES ATHLÉTES VRP DES MULTINATIONALES

La rentabilité c’est aussi investir sur les athlètes qui deviennent ainsi les vecteurs pour une rentabilité maximum. Il est significatif que sur les 10 athlètes les plus payés au monde, 8 sont Américains et dans des disciplines fortement typées US. En tête le joueur de golf Tiger Woods avec 70 000 000 millions € de revenus annuels, soit 4600 ans d’un smicard et 1380 ans d’un polytechnicien, André Agassi, (tennis) 37 000 000, Shaquille O’Neal (basket) 33 000 000, Michael Vick (football américain) 30 000 000. Seuls l’Allemand Michael Schumacher en Formule 1 avec un revenu annuel de 65 000 000 millions € et le Brésilien Ronaldinho (football) 23 500 000 € entrent dans le top de tête. Notre vertueux héros national Zinédine Zidane fait figure de « parent pauvre » avec un revenu annuel de…15 000 000 millions €. Ce qui représente quand même 1000 années de travail pour un smicard ! Et il est vrai que la PUB ça paye et les œuvres pies ça rapporte des dégrèvements d’impôts… Quant à l’égalité des salaires entre athlètes hommes et femmes les organisateurs de tournois féminins peuvent se réjouir. La première athlète pointe à la 19 ème place du classement mondial Il s’agit de Maria Sharapova (tennis) dont la plastique n’est pas pour rien dans ce classement, puisqu’elle est aussi mannequin de mode et représentante de produits de beauté. Amélie Moresmo, dont le palmarès est certainement plus étoffé que celui de la Russe, avec 4 millions € occupe le 15 ème rang du classement…national. C'est-à-dire qu’elle ne figure même pas parmi les 100 premiers revenus mondiaux. Ce qui contenterait largement un smicard qui devrait travailler 270 ans pour le même salaire !
Cette débauche immorale d’argent, plus ou moins propre fait dire à Raymond Poulidor, notre Poupou national, « Ces chiffres sont même dangereux Il ne faudrait pas qu’ils traumatisent la jeunesse. Je n’excuse pas le phénomène des voitures qui brûlent, mais je me mets à la place du jeune qui découvre ces chiffres. Qui se dit qu’avec un dixième, un centième, un millième d’un tel revenu il pourrait faire vivre toute sa famille pendant des années… » (3)
(1) Depuis janvier 2002, c’est à l’initiative des verts de Cohn-Bendit et du SPD de Schröder que la prostitution n’est plus considérée comme contraire aux bonnes mœurs
(2) FIFA (Fédération internationale football) association organisatrice de la coupe du monde
(3) Calculs livrés par le Figaro Magazine du 5 mai 2006 et basés sur un ensemble de plusieurs données françaises et américaines recoupées par le Figaro, Challenge, l’Express, l’Equipe, Sport Illustrated.

LES MAQUEREAUX DU SPORT

Les petits miséreux d’Espagne rêvaient de revêtir l’habit de lumière des toreros. Gloire et fortune. Beaucoup d’appelés, quelques estropiés, peu d’élus. Puis il y eut les admirateurs en culotte courte du roi Pelé. Aujourd’hui les minots (comme on dit en Provence) des quartiers nord de Marseille rêvent aussi. Étudier ça ne rapporte pas, au bout de l’école il y a le chômage, le deal ou les petits boulots, la galère, mais la balle au pied, c’est la fortune assurée pour soi et la famille. Ce sont les honneurs auxquels peu de bronzés démunis ont droit. Autour de ces rêveurs, les maquereaux du sport rôdent, séduisent, racolent. Ce proxénétisme négrier s’étend à l’Afrique. Combien de gosses sont emmenés en France avec de fabuleuses perspectives, que leurs sponsors laisseront tomber si la marchandise comme c’est le plus souvent le cas ne se révèle pas assez rentable. Le sport vu sous cet angle, c’est un peu un opium du peuple et pire une drogue pour enfants. L’argent a une odeur, celle de la merde. Dommage qu’on la sente trop tard.

Dernière minute :

Au cours de la conférence de presse de présentation de l’équipe de France pour le Mondial, les journalistes ont été étonnés de la brièveté de l’exposé du sélectionneur national, Raymond Domenech. On aurait pu croire qu’il s’agissait là d’un manque de courtoisie envers ses interlocuteurs, mais la raison était ailleurs .Le sélectionneur national, avait, tout simplement  préféré réserver la primeur de se explications aux abonnés d’un opérateur privé de mobiles (SFR) sponsor de l’équipe de France.  La preuve est faite, une fois plus,  que c’est la loi du fric qui dicte ses ordres. Quitte à fouler aux pieds la liberté de l’information. Les journalistes en étant réduits à être des « porteurs d’eau. » ou des « caisses de résonance » pour justifier des choix souvent contraires à l’éthique sportive. Journal « l’Équipe » en tête.

PALESTINE : LES CRIMES DE L’OCCIDENT

C’est l’usage de la civilisation occidentale, lorsqu’elle veut frapper un gouvernement elle affame le peuple et supprime vivres et médicaments. Ce fut la décision prise par l’ONU en Irak et on ne mesure pas encore aujourd’hui les dégâts humains qui en ont résulté. Les mêmes sanctions déshonorantes pour leurs auteurs frappent le peuple palestinien comme si son martyre n’avait pas été assez long ni assez atroce. Que lui reproche-t-on d’autre que d’avoir voté en toute démocratie et conscience pour les candidats qui n’étaient pas ceux de Washington ni de Bruxelles. Le Hamas est certes un parti islamiste mais ce ne sont pas des branquignoles, il n’est pas corrompu, il est proche du peuple, il anime la résistance et il en paie le prix. Il évolue mais on ne veut pas tenir compte de cette évolution. On exige de lui tout sinon le peuple qui l’a élu n’aura rien. Maudit peuple qui vote librement mais mal selon les critères des Excellences occidentales. Intolérable chantage. Depuis plus d’un an le Hamas a suspendu les attentats. Seul le Fatah membre de l’OLP continue, manipulé par qui et pour quels objectifs de sabotage de toute négociation ? Les fonds sont coupés de partout à un peuple sans État, à une nation sans ressources, à des travailleurs sans emploi que les grands démocrates occidentaux et les pays arabes dits par antiphrase frères abandonnent à la misère et à la maladie. Ce furent d’abord les Israéliens collecteurs des taxes dues aux Palestiniens et qui en gèlent le produit : A Ramallah, 346 employés et quelque 150 000 fonctionnaires ne sont plus payés. Puis ce fut le quartet et l’Europe à la botte des États-unis qui bloquent en tout ou partie les crédits. C’est une mort lente qui s’amorce. Pour s’en tenir à la seule Ramallah, on y manque ou on y manquera incessamment dans les hôpitaux de seringues, de canules, d’antibiotiques, de médicaments de dialyse, de fil pour recoudre les opérés etc.. Il va falloir fermer des services, licencier du personnel. Dans quelques jours la pharmacie centrale qui fournit l’ensemble des hôpitaux manquera de 85 produits de base. Et même si les fournitures étaient immédiatement autorisées, il faudrait une attente de deux mois avant qu’elles arrivent. Combien de morts entre temps ? Mais qui est coupable, qui est responsable de l’enlisement de la paix sinon Israël refusant tout dialogue et considérant les résolutions de l’ONU comme chiffons de papier ? Qui sinon les grands du Conseil de sécurité incapables de faire appliquer leurs décisions. Nul compte ne leur est demandé. C’est le peuple palestinien qui est coupable, lui seul, comme l’âne de la fable, « ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal ». Le pauvre, comme toujours en somme… Non assistance à peuple en danger, n’est-ce pas un crime contre l’humanité.

BUSH N’ECARTE PAS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN IRAN

Les États-unis viennent de faire savoir que leurs stratèges militaires préparaient, en cas de besoin, des plans d’attaques contre les sites nucléaires iraniens Ce pourrait être par Israël interposé comme cela s’est déjà fait. Une stratégie dont les conséquences, compte tenu du poids de l’Iran au Moyen-Orient, sont incalculables pour le monde.
 Les États-unis qui viennent de renouveler leurs menaces militaires contre l’Iran, répètent que la diplomatie doit encore jouer. Cette pensée qui se veut rassurante ne doit pas créer d’illusions. Il est dicté par le fait qu’il leur faut mettre en place le plan de désengagement progressif en Irak car il serait suicidaire pour eux d’ouvrir un nouveau front militaire dans cette région du globe. Cela, compte tenu des échecs qu’ils subissent à Bagdad et de la montée de l’opposition du peuple américain.
Bush sait aussi qu’au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, il peut compter sur le soutien de ses amis européens. Ceux-ci tentent de se mettre d’accord sur un texte contraignant inacceptable pour l’Iran. Mais ils se heurtent à l’opposition de la Russie et de la Chine qui, pour des raisons qui leur sont propres, refusent qu’une résolution s’appuie sur l’article VII de la Charte des Nations unies qui confère un caractère contraignant aux demandes du Conseil de sécurité, ouvrant la voie à des sanctions voire à l’usage de la force. Même si les positions de l’ONU et de l’Iran paraissent, à ce jour inconciliables, l’emploi de la force doit être exclu sans réserve. Les conséquences sont imprévisibles. Pour les occidentaux, il est inacceptable que l’Iran conserve, ne serait-ce, qu’une seule installation d’enrichissement d’uranium, même à des fins civiles mais ils l’acceptent pour des fins militaires en Israël, au Pakistan, en Inde, au Japon ou encore en Corée du Nord. Pour l’Iran il et inadmissible de renoncer à un cycle autonome de fabrication de matières fissiles et Il argue de son droit à s’en doter, en tant que signataire du traité sur la non prolifération des armes nucléaires (TNP). C’est une question de souveraineté nationale.
C’est aussi l’avis de la majorité du peuple iranien, y compris de ceux qui s’opposent au président Ahmadinejab. Le passage en douceur à un gouvernement démocratique correspond à l’aspiration profonde des Iraniens. La menace d’un recours à la force pour changer de régime en Iran, dont l’affaire du nucléaire serait le prétexte, mettrait en péril tous les efforts accomplis par les Iraniens en faveur de la démocratie. Une intervention militaire donnerait un prétexte au système actuel, pour réprimer sévèrement son opposition. Les Iraniens qui sont de plus en plus nombreux à exprimer leur aversion pour le régime islamique, en viendraient à soutenir des dirigeants impopulaires par pur souci de l’indépendance nationale. Si les USA et l’OTAN utilisent la force, cela n’incitera pas les mollahs à protéger les droits des citoyens dans un pays où, malgré la manne pétrolière, une personne sur sept vit dans la pauvreté avec moins d’un dollar par jour. Ce qui fait dire à Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix en 2003 « La restriction des libertés, la censure, tout cela crée au sein de l’opinion un fort mécontentement. La pression exercée par la communauté internationale est donc utile, mais elle doit être ciblée : d’abord et avant tout de nature diplomatique. Car la révolution iranienne a engendré sa propre opposition, sans compter une nation de femmes instruites - plus de 65% des étudiants sont des femmes, ce que bien des occidentaux ignorent- qui militent pour leurs droits »
Aujourd’hui la seule question qui nous est donc posée, est de s’opposer résolument à toute aventure militaire, d’où qu’elle vienne. C’est en cela que nous pouvons apporter notre soutien au peuple iranien. Ce devrait être aussi, au Conseil de sécurité, la position de la France. Notre représentation doit dire non aux sanctions comme elle a dit non à l’intervention américaine

LES ANGLO-AMÉRICAINS « IRAKISENT » LA GUERRE D’IRAK

La guerre d’Irak est entrée dans sa quatrième année. L’invasion anglo américaine devait produire des effets mirifiques. La mise en scène médiatique nous montrait les Irakiens « libérés » , en liesse, abattant la statue de Saddam Hussein et accueillant les GI comme des libérateurs. Trois ans après le peuple irakien vit dans de cruelles souffrances, le pays est en partie détruit, ses ressources pétrolières pillées. Ceux qui en France justifiaient une guerre préventive, hors la loi internationale et applaudissaient à l’invasion, aujourd’hui se taisent. Tels André Glucksmann et quelques autres qui exaltaient dans les colonnes du « Monde » la joie d’un peuple libéré, faisaient l’éloge de Tony Blair et stigmatisaient l’attitude Française. Chaque jour la résistance patriotique porte des coups à l’armée d’occupation. Pour « irakiser » la guerre, et écarteler le pays, les Américains ont divisé les Irakiens non pas en fonction de leurs opinions politiques mais selon leur appartenance communautaires et religieuse. Pour semer la terreur, porter des coups à la résistance patriotique, tenter de la discréditer dans le peuple, les Américains ont fait appel à des escadrons de la mort appliquant à l’Irak ce que le sinistre ambassadeur Négroponte avait mis en application en Amérique centrale. La police Irakienne reconstituée par les occupants se livre aussi à des exactions sectaires. Embourbés dans une sale guerre les Anglo-Américains voudraient faire basculer l’Irak dans la guerre civile avec l’espoir que trop occupés à s’entretuer, les Irakiens n’attaqueront plus les « boys ». Pour essayer de venir à bout de la résistance ils ont de plus en plus recours aux emprisonnements aveugles, à la torture. Ainsi un rapport (*) d’Amnesty international de mars 2006 relève que « depuis l’invasion de l’Irak des dizaines de milliers de personnes ont été détenues par les forces étrangères principalement étasuniennes sans avoir été mises en accusation ni jugées. Les images diffusées encore en février 2006 montraient des = prisonniers torturés, des jeunes insurgés passés à tabac par des soldats britanniques juste après leur interpellation » Depuis l’occupation des centaines d’universitaires et de scientifiques ont été assassinés. Des milliers d’avocats, de chercheurs, de professeurs meurent à petit feu, certains fuient le pays. En France, la caste intello-médiatique dominante observe un silence absolu sur cette situation dramatique. Honte à eux.
(*)au delà d’Abou Graib : la détention et la torture en Irak

NB : Sur notre site « COMBAT Communistes » vous pouvez signer la pétition de solidarité en faveur des femmes Irakiennes en lutte contre l’occupation et pour un Irak libre et démocratique.

LETTRE DU CAMEROUN (1)

Dans un message « A tous les vrais communistes du monde luttant pour un monde juste et équitable quel que soit le continent, la couleur de la peau », des amis camerounais s’adressent à la rédaction de COMBAT. Ils déclarent notamment : « Il y a de cela quatre ans nous croyions que la France perdrait l’Afrique. Un diplomate américain avait dit qu’elle était à reconquérir et elle est en train d’être reconquise. Nous sommes étonnés de la politique française sous la conduite de Chirac : Les dictateurs sont supportés, les coopérations discriminées, pendant que l’Amérique se démène pour transplanter le fameux arbre juteux africain longtemps exploité par la France, dans son jardin, la France qui a longtemps récolté les fruits de cet arbre se contente de penser que c’est un acquis pour elle. La politique française déçoit beaucoup d’Africains, d’où le sentiment anti-Français qui se développe en Afrique ».
(1) Voir le texte complet sur notre site à la rubrique "Des lecteurs"

L’OTAN, INSTRUMENT DE LA NOUVELLE GUERRE FROIDE

L’ambition de l’OTAN n’à plus de frontières, après l’Europe de l’est, la Méditerranée et le golfe persique, l’Alliance atlantique entend jeter l’ancre dans le Pacifique, au Japon et en Australie. Il n’est pas question de mondialiser l’OTAN mais de tisser des liens avec des partenaires mondiaux, explique l’ambassadrice des États-unis ; le projet, soutenu par la Grande-Bretagne, permettrait la création d’un arc de cercle autour de la Russie et la Chine. Les États-unis et le Japon viennent de signer le 1er mai un accord qui crée un commandement intégré. Il sera opérationnel en 2008 et deviendra le centre névralgique en cas de crise dans la péninsule coréenne ou dans le détroit de Taiwan. Cette hégémonie vient d’être exprimée par Donald Rumsfeld, secrétaire d’État à la défense et Dick Cheney vice-président des États-unis. « En ce nouveau siècle les États-unis opèrent une transformation significative de leurs positions et de leurs partenariats militaires sur l’ensemble de la planète depuis 2001, les États-unis ont probablement accompagné un grand nombre de choses avec et dans plus de pays et d’une façon plus constructive qu’à tout autre moment de leur histoire. L’OTAN qui a mis en place une nouvelle force d’intervention est sortie pour la première fois des frontières européennes en Afghanistan ». (*)
Dick Cheney lors de réunions à Vilnius (Lituanie) et Dubrovnik (Croatie) a ouvertement parlé de confrontation avec la Russie. La presse parle de « parfum de guerre froide ». Les États-unis financent des groupes de citoyens et forment des journalistes dans les pays de l’ex-URSS pour « développer la démocratie ». L’implantation de l’OTAN dans les différents pays baltes et dans l’ex-Yougoslavie a été au centre des discussions lors de ces réunions tenues au sommet. Rien d’étonnant que le ton monte entre Moscou et Washington, il en sera ainsi jusqu’à la réunion du G8 qui se tiendra à Saint-Pétersbourg en septembre prochain. Soljenitsyne sonne la charge contre l’OTAN : « Il ne fait aucun doute que se prépare un encerclement total de la Russie et par la suite la perte de sa souveraineté »Lors de son discours à la nation Vladimir Poutine a accusé les États-unis de mener une course aux armements. Le paradoxe est qu’en mai se dérouleront en Russie des manifestations conjointes destinées à promouvoir la connaissance de l’alliance atlantique et ses liens avec la Russie.
(*)Donald Rumsfeld figaro 11 mai 2006.

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16:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/05/2006: Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim

C' est pas vrai, voyons: le capitalisme ne serait-il donc plus "démocratique" ???
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Monday, May 22, 2006 11:04 AM
Subject: [ForumCommuniste] Capitalisme

Capitalisme
Lundi, 22 mai 2006
 
Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim
 
A Rome, Auckland ou Nairobi, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont marché contre la faim dans le monde, dimanche 21 mai, pour une opération de collecte de fonds et de sensibilisation à l'appel du Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM).
Rendez-vous fixé à 10 heures locales sur les vingt-quatre fuseaux horaires de la planète, la quatrième manifestation annuelle "Fight Hunger : Walk the World" ("Battre la faim, marcher à travers le monde") est partie d'Auckland, en Nouvelle-Zélande, où 800 personnes s'étaient réunies, selon les organisateurs.
En Afrique de l'Ouest, une des régions les plus touchées par ce fléau, des milliers d'écoliers arborant des T-shirts blancs barrés du slogan "Combattez la faim, défilez dans le monde" se sont joints aux manifestations. "Toutes les cinq secondes, un enfant meurt de faim, alors que nous avons les ressources pour arrêter ce fléau", a expliqué Omar Bula Escobar, délégué du PAM au Sénégal, durant le défilé à Dakar.
Au Liberia, la nouvelle présidente, Ellen Johnson-Sirleaf, première femme élue au poste de président dans un pays africain, a pris la tête du défilé de Monrovia, principalement constitué de jeunes. Des marches ont également été organisées au Kenya, en Ouganda, au Ghana, mais aussi à Bangkok, Moscou et dans d'autres capitales du monde, notamment sur le continent américain.
Les organisations humanitaires critiquent régulièrement l'attitude des gouvernements des pays riches, qui n'investissent pas, selon elles, suffisamment d'argent dans ce combat. Chaque jour, 24 000 personnes meurent de faim, dont 18 000 enfants, selon le PAM. La faim tue plus de personnes que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis.
Les Nations unies ont annoncé en mai avoir reçu moins du cinquième des 92 millions de dollars (72 millions d'euros) nécessaires pour sauver quelque 300 000 enfants menacés par la faim dans des pays du pourtour sahélien, dont le Niger, le Mali, le Burkina Faso et la Mauritanie.
En mai, l'ONG Oxfam a reproché aux Nations unies, au Japon et à de nombreux pays européens d'aider insuffisamment la République démocratique du Congo, où un millier de personnes meurent quotidiennement de faim, des suites de la violence ou de maladies.
 
Euronext-NYSE pèserait
19 000 milliards d'euros
 
La Bourse de New York (New York Stock Exchange, NYSE) a annoncé, lundi 22 mai dans un communiqué, avoir proposé une fusion avec le groupe boursier paneuropéen Euronext pour créer un groupe d'une valeur de 21 milliards de dollars (16 milliards d'euros).
Le NYSE propose aux actionnaires d'Euronext l'équivalent de 8 milliards d'euros (soit 10,2 milliards de dollars), en titres et en numéraire pour racheter la plate-forme boursière européenne. Selon les termes de l'échange, les actionnaires d'Euronext recevraient 0,98 action du NYSE plus 21,32 euros en numéraire, soit un total de quelque 70,94 euros par action Euronext, un montant inférieur de 4,91 % au dernier cours de clôture du groupe paneuropéen (74,60 euros) vendredi.
La Bourse de New York évalue à 293 millions d'euros (375 millions de dollars) les synergies générées par la fusion. Le nouveau groupe, dénommé tout simplement NYSE Euronext, serait coté à New York et sur les marchés actuels d'Euronext (dont la Bourse de Paris), et les postes de direction partagés entre les dirigeants actuels d'Euronext et du NYSE : le patron de la Bourse de New York, John Thain, serait le PDG du nouvel ensemble et celui d'Euronext, Jean-François Théodore, deviendrait son adjoint. Le conseil d'administration serait composé de onze représentants du NYSE et neuf d'Euronext.
Selon toute vraisemblance, Euronext devrait répondre favorablement à l'offre du NYSE, le groupe ayant confirmé la semaine dernière qu'il était en train de peaufiner un accord stratégique en vued' "une transaction de grande ampleur", à la suite des informations de presse faisant état de discussions très avancées avec la Bourse de New York.
Euronext a indiqué dans un communiqué que son conseil de surveillance allait se réunir lundi après-midi pour étudier les propositions du NYSE, ainsi qu'une offre de rapprochement émanant de son concurrent allemand Deutsche Börse, et d'autres "marques d'intérêt".
Euronext rassemble les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, ainsi que le marché à terme britannique Liffe. Il tente depuis plusieurs mois de s'agrandir et fait l'objet d'une offre de fusion de la part de la Bourse de Francfort.
La combinaison Euronext-NYSE serait forte de 3 800 sociétés cotées, pesant au total une capitalisation de 19 000 milliards d'euros. Elle offrirait un contrepoids au rapprochement attendu entre le marché américain des valeurs high-tech, le Nasdaq, et la Bourse de Londres.
Parallèlement, le Nasdaq, principal concurrent du NYSE, est devenu depuis un mois le premier actionnaire du London Stock Exchange, la Bourse de Londres. Vendredi, il a annoncé avoir dépassé le seuil de blocage de 25 % qui permet d'empêcher toute décision importante.
 
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16:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/05/2006: Je vous recommande ce nouveau film Venezuela...

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, May 22, 2006 3:31 PM
Subject: Je vous recommande ce nouveau film Venezuela...

Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement: http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Je vous propose ce nouveau film de Vanessa Stojilkovic.
Pas parce que je lui ai donné un petit coup de main,
mais parce que je le trouve formidable et utile.
Michel Collon
www.michelcollon.info

NOUVEAU FILM SUR LE VENEZUELA :
Bruxelles - Caracas
Par Vanessa Stojilkovic


« Au Venezuela, l'argent du pétrole ne profite plus aux multinationales, mais au peuple par des programmes sociaux. Qu'en pensez-vous ? »

Telle était la question posée, en « vidéo-trottoir », à 20 Belges, au hasard dans la rue. Un jeune nous a répondu : « Le pétrole, c'est une grande ressource, mais il faut savoir l'utiliser. » Un autre : « C'est pas un peu utopique, tout ça ? »

Alors, Chavez ? Dangereux « populiste » ou alternative pour l'Amérique Latine ? Ses réformes sociales ont-elles ou non changé la vie des Vénézuéliens ? Vu que les médias n'expliquent rien de ces réformes, la seule manière de le savoir était d'aller sur place. Pour enfin donner la parole à ces Vénézuéliens.

Surtout que le Venezuela est menacé par les Etats-Unis. Il est donc important de savoir et faire savoir comment un pays du tiers monde reconquiert ses richesses naturelles et sa dignité au niveau international.

Indispensable pour comprendre les bouleversements en Amérique latine. Mais aussi : que nous apporte cette expérience du Venezuela, sur la question des richesses et de la démocratie ? A nous en Europe et dans le monde. Je suis convaincu que ce film vous aidera beaucoup à développer débats et réflexions.

77 minutes, 10 Euros
Le prix de ce DVD a été maintenu volontairement très bas. Pour vous permettre de l'utiliser au maximum autour de vous, comme instrument pour développer le débat.

VANESSA STOJILKOVIC vit à Bruxelles.
Bruxelles-Caracas est son deuxième film, après Les Damnés du Kosovo.
Infos et contact : nessa.kovic@skynet.be
Bientôt sera ouvert le site www.film-bruxelles-caracas.info : interviews, réactions, forum...
Bientôt aussi, nous diffuserons une interview de Vanessa Stojilkovic
sur le Venezuela, la démocratie ici et là-bas, l'utilité des films...

VOUS POUVEZ COMMANDER LE DVD
En renvoyant dès maintenant ce bon à
nessa.kovic@skynet.be
Ou en me répondant à l'adresse qui vous envoie ce mail michel.collon@skynet.be

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Au prix de 10 Euros.
N'oubliez pas d'ajouter le port !
France : 1,5 Euro - Belgique : 1,2 Euro - Europe : 2 Euros - Autres pays : 2,25 Euros
Attention : si vous commandez plusieurs DVD, le port augmente.
Jusque 3 DVD, France : 3 Euros - Belgique : 1,5 Euro - Europe : 4,5 Euros - Autres pays : 5 Euros
Jusqu'à 10 DVD, France : 4 Euros - Belgique : 2,5 Euros - Europe : 8 Euros - Autres pays : 11,5 Euros

FRANCE :
J'envoie un chèque à : Vanessa Stojilkovic, 20 rue de l'espérance, 26000 Valence
BELGIQUE:
Je vire au compte 979 - 6316492-51 de l'asbl Investigaction, à Bruxelles
AUTRES PAYS :
Je vire au même compte 979 - 6316492-51 en mentionnant :
CODE IBAN : BE75 9796 3164 9251 CODE SWIFT KBC GEBABEBB

Si vous souhaitez diffuser ce film en quantités plus importantes, veuillez contacter : nessa.kovic@skynet.be

15:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/05/2006

21/05/2006: Le nombre de militants néonazis allemands augmente

Ils reviennent "démocratiquement" ... et s' installent de plus en plus au pouvoir dans l' EURO-DICTATURE capitaliste ....
On verra clair de nouveau lorsqu' il sera trop tard ....
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Sunday, May 21, 2006 1:25 PM
Subject: Le nombre de militants néonazis allemands augmente

Le nombre de militants néonazis allemands augmente

BERLIN - Le nombre des militants néonazis en Allemagne a augmenté entre 2004 et 2005, selon un rapport des services de renseignements publié dimanche par la presse. Ces chiffres paraissent alors que l'inquiétude monte à la veille de la Coupe du monde de football, qui débute le 9 juin.

Selon le journal "Bild am Sonntag" qui cite un rapport officiel, le nombre des membres de groupes néonazis est passé de 3800 à 4100. Celui des extrémistes de droite signalés comme enclins à la violence a augmenté de 10'000 à 10'400. Le document sera publié lundi.

Plusieurs agressions à caractère raciste ont eu lieu à Berlin et dans l'ex-RDA ces dernières semaines. Un député allemand de gauche et d'origine turque, Sayan Giyasettin, a été grièvement blessé vendredi soir. La police a qualifié l'incident de raciste.

Mercredi, Uwe-Karsten Heye, à la tête d'une organisation contre le racisme outre-Rhin, avait déconseillé aux supporteurs étrangers de se rendre lors de la Coupe du monde dans le Brandenbourg, Land de l'ex-Allemagne de l'Est qui entoure Berlin.

Selon l'hebdomadaire "Der Spiegel", les mouvements néonazis veulent profiter de la manifestation sportive pour propager leurs idées en organisant des rassemblements. L'un d'eux est prévu à Leipzig (est) le 21 juin, en marge du match Iran-Angola.

Les néonazis veulent y affirmer leur soutien aux déclarations antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Pendant la Coupe du monde, la police ne sera pas en mesure d'assurer la sécurité de telles manifestations.

Une centaine de personnes ont été tuées par des radicaux d'extrême droite depuis la réunification du pays en 1990.

(ats / 21 mai 2006 02:52)

22:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/03/2005: La guerre de l’Amérique pour la domination mondiale

De JM Flemal, traducteur politique belge: La guerre de l’Amérique pour la domination mondiale

----- Original Message -----
Sent: Wednesday, March 23, 2005 2:28 PM
Subject: Correction chossudovsky 12

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La guerre de l’Amérique pour la domination mondiale

par Michel Chossudovsky

 

 

L’article suivant est le texte qui a servi à l’exposé public de Michel Chossudovsky à la Société pour la Défense des Droits civiques et de la Dignité humaine (GBM), à Berlin, les 10 et 11 décembre 2003 et à l’Université Humboldt de Berlin, le 12 décembre 2003.

 

Lors de la Journée des Droits de l’Homme, le 10 décembre 2003, Michel Chossudovsky s’est vu décerner le prix 2003 des Droits de l’Homme par la Société de Défense des Droits civiquers et de la Dignité humaine (GBM). [détails en allemand ]

Photos de la rencontre de la GBM à Berlin, cliquez ici.

Le texte en allemand a été publié par Junge Welt: Vortrag von Michel Chossudovsky Neuordnung der Welt Der Krieg der USA um globale Hegemonie (Teil 1)

www.globalresearch.ca,15 décembre 2003

L’URL de cet article est : http://globalresearch.ca/articles/CHO312A.html

 

 

Nous sommes au point critique de la crise la plus grave de l’histoire moderne. L’administration Bush s’est embarquée dans une aventure militaire qui menace l’avenir de l’humanité.

            Les guerres en Afghanistan et en Irak font partie d’un programme militaire plus vaste, lancé à la fin de la guerre froide. L’agenda de la guerre actuellement en cours est la continuation de la guerre du Golfe de 1991 et des guerres menées par l’Otan contre la Yougoslavie (1991-2001).

            La période qui a suivi la guerre froide a également été marquée par de nombreuses opérations clandestines de renseignements menées par les Etats-Unis dans l’ancienne Union soviétique, opérations qui ont servi à déclencher des guerres civiles dans plusieurs des anciennes républiques soviétiques, y compris la Tchétchénie (faisant partie de la Fédération russe), la Géorgie et l’Azerbaïdjan. Dans ce dernier pays, ces opérations clandestines ont été lancées en vue de s’assurer le contrôle stratégique sur les corridors empruntés par les oléoducs et les gazoducs.

            Les opérations militaires et de renseignements des Etats-Unis durant la période qui a succédé à la guerre froide ont été menées en coordination étroite avec les « réformes de libéralisation des marchés » imposées sous l’égide du FMI en Europe de l’Est, dans l’ancienne Union soviétique et dans les Balkans et qui ont eu pour conséquences la déstabilisation des économies nationales et l’appauvrissement de millions de personnes.

            La Banque mondiale a sponsorisé des programmes de privatisation dans ces pays, elle a mis le capital occidental en mesure de s’approprier et de contrôler une part importante de l’économie des pays de l’ancien bloc de l’Est. Ce processus est également à la base des fusions et/ou reprises stratégiques de l’ancienne industrie pétrolière et gazière soviétique par de puissants conglomérats occidentaux, via la manipulation financière et des pratiques politiques reposant sur la corruption.

            En d’autres termes, l’enjeu de la guerre dirigée par les Etats-Unis est la recolonisation d’une vaste région s’étendant des Balkans à l’Asie centrale.

            Le déploiement de la machine de guerre américaine est supposé élargir la sphère économique d’influence de l’Amérique. Il n’y a pas qu’en Irak et en Afghanistan que les  Etats-Unis ont établi leur présence militaire permanente, ils possèdent également des bases militaires dans plusieurs des anciennes républiques soviétiques jouxtant la frontière occidentale de la Chine. Par ailleurs, depuis 1999, on assiste à un renforcement militaire dans le sud de la mer de Chine.

Guerre et mondialisation vont de pair. La militarisation soutient la conquête de nouvelles frontières économiques et contribuer à imposer à l’échelle mondiale le système du « libre marché ».

 

La prochaine phase de la guerre

 

L’administration Bush a déjà désigné la Syrie comme étant la prochaine étape de « la feuille de route de la guerre ». Le bombardement de présumées « bases terroristes » en Syrie par les forces aériennes israéliennes en octobre visait à fournir une justification aux interventions militaires préventives qui allaient suivre. Ariel Sharon lança les attaques avec l’approbation de Donald Rumsfeld.1            Cette extension planifiée de la guerre à la Syrie entraîne de graves implications. Elle signifie qu’Israël devient un acteur militaire majeur dans la guerre dirigée par les Etats-Unis, de même qu’un membre « officiel » de la coalition anglo-américaine.

            D’un point de vue militaire et économique, le Pentagone considère comme stratégique le « contrôle territorial » sur la Syrie, qui constitue un pont terrestre entre Israël et l’Irak occupé. C’est également un moyen de contrôler la frontière irakienne et de réduire l’afflux de combattants volontaires se rendant à Bagdad afin de rallier la résistance irakienne.

            Cette expansion du théâtre de la guerre concorde avec le plan d’Ariel Sharon de construire un «Grand Israël» «sur les ruines du nationalisme palestinien». Alors qu’Israël cherche à étendre son domaine territorial en direction de l’Euphrate, avec des zones désignées de peuplement juif au cœur même de la Syrie, les Palestiniens sont emprisonnés à Gaza et en Cisjordanie derrière un « mur de l’apartheid ».

            Dans l’intervalle, le Congrès américain a durci les sanctions économiques contre la Libye et l’Iran. De même, Washington fait allusion à la nécessité d’un « changement de régime » en Arabie saoudite. Les pressions politiques s’accumulent contre la Turquie.

            Ainsi, la guerre pourrait en effet déborder sur une zone bien plus vaste s’étendant de la Méditerranée orientale au sous-continent indien et aux frontières occidentales de la Chine.

 

Le recours « préventif » aux armes nucléaires

 

Washington a adopté une politique nucléaire « préventive » consistant à frapper le premier et cette politique a désormais reçu l’approbation du Congrès. Les armes nucléaires ne sont plus donc une arme de dernier recours comme ce fut le cas durant la période de la guerre froide.

            Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ont coordonné leur politique sur le plan des armes nucléaires. Les ogives nucléaires israéliennes sont pointées sur les villes principales du Moyen-Orient. Les gouvernements des trois pays ont déclaré très ouvertement, déjà avant la guerre contre l’Irak, qu’ils étaient préparés à recourir aux armes nucléaires « s’ils étaient attaqués » par ce qu’on appelle des « armes de destruction massive ». Israël est la cinquième puissance nucléaire dans le monde. Son arsenal nucléaire est plus avancé que celui de la Grande-Bretagne.

            Quelques semaines à peine après l’entrée de marines américains à Bagdad, la Commission sénatoriale américaine sur les Services armés a donné le feu vert au Pentagone afin qu’il développe une nouvelle bombe nucléaire tactique, utilisable sur les théâtres d’opérations conventionnels, et « d’une charge [jusqu’à] six fois plus puissante que la bombe d’Hiroshima ».

            A la suite de la décision du Sénat, le Pentagone a redéfini les détails de son agent nucléaire lors d’une rencontre secrète avec d’importants exécutifs de l’industrie nucléaire et du complexe militaro-industriel qui s’est tenue au QG du Commandement central de la base aérienne d’Offutt, dans le Nebraska. La rencontre a eu lieu le 6 août, jour pour jour 58 ans après que la première bombe atomique eut été larguée sur Hiroshima.

            La nouvelle politique nucléaire implique explicitement dans le processus décisionnel les importantes firmes de défense. Cela revient à « privatiser » la guerre nucléaire. Les sociétés vont non seulement palper des bénéfices de plusieurs milliards de dollars dans la production de bombes atomiques, elles auront aussi directement voix au chapitre quand il s’agira de fixer l’agenda du recours et de déploiement des armes nucléaires. Entre-temps, le Pentagone a déclenché une importante campagne de propagande et de public relations en vue d’appuyer l’utilisation des armes nucléaires pour la « défense de la patrie américaine ».

Totalement approuvées par le Congrès américain, les mini-bombes atomiques sont considérées comme étant « sans danger pour les civils ».

Cette nouvelle génération d’armes nucléaires est susceptible d’être utilisée dans la prochaine phase de cette guerre, sur les « théâtres d’opérations conventionnels » (par exemple, au Moyen-Orient et en Asie centrale) et ce, en même temps que les armes conventionnelles.

En décembre 2003, le Congrès américain allouait 6,3 milliards de dollars, pour la seule année 2004, au développement de cette nouvelle génération d’armes nucléaires « défensives ».

Le budget annuel total de la défense est de l’ordre de 400 milliards de dollars, c’est-à-dire, en gros, du même ordre de grandeur que le Produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble de la Fédération russe.

Alors qu’il n’y a pas de preuves formelles de l’utilisation de mini-bombes atomiques sur les théâtres d’opérations irakien et afghan, des tests effectués par le Centre canadien de Recherches médicales sur l’Uranium (UMRC) en Afghanistan confirment que les radiations toxiques repérées n’étaient pas attribuables à des munitions « lourdes » à l’uranium appauvri (UA), mais à une autre forme non identifiée de contamination par l’uranium : « Un certain type d’arme à l’uranium avait été utilisée (…) Les résultats en furent incroyables : les personnes examinées présentaient des concentrations d’isotopes toxiques et radioactifs entre 100 et 400 fois plus élevées que sur les vétérans de la guerre du Golfe examinés en 1999 ».2 

 

La planification de la guerre

 

La guerre en Irak était déjà envisagée au moins depuis le milieu des années 90.

            Un document émanant de la Sécurité nationale de l’administration Clinton et datant de 1995 affirmait on ne peut plus clairement que l’objectif de la guerre était le pétrole. « Afin de protéger les Etats-Unis de façon ininterrompue, il faut leur assurer l’accès au pétrole. ».      

En septembre 2000, quelques mois avant l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche, le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (Project for a New American Century – PNAC) sortait son plan de domination mondiale sous le titre : « Reconstruction des défenses de l’Amérique ».

            Le PNAC est un réservoir à cerveaux néo-conservateur lié à l’establishment de la défense et des renseignements, au Parti républicain et au puissant Conseil des Relations étrangères (CFR), et qui joue un rôle en coulisse dans la formulation de la politique étrangère américaine.

            L’objectif avoué du PNAC est on ne peut plus simple : « Se battre et remporter des victoires décisives dans des guerres à théâtres d’opérations multiples et simultanés ». 

            Cette déclaration indique que les Etats-Unis ont bien l’intention de s’engager sur plusieurs théâtres d’opérations de guerre en même temps et dans diverses régions du monde.

            Le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney avaient commandité le projet du PNAC bien avant les élections présidentielles.

            Le PNAC esquisse une feuille de route de conquête. Il revendique « l’installation forcée de bases avancées » américaines à travers l’Asie centrale et le Moyen-Orient « en vue d’assurer la domination économique sur le monde, tout en étouffant tout ‘rival’ potentiel ou toute alternative viable à la vision américaine d’une ‘libre économie de marché’ ».3

Le rôle des « événements entraînant d’énormes pertes humaines »

 

Le plan du PNAC ébauche également un cadre constant de propagande de guerre. Un an avant le 11 septembre, le PNAC estimait indispensable « quelque événement catastrophique et catalysant, comme un nouveau Pearl Harbor », qui servirait à galvaniser l’opinion publique américaine pour soutenir un programme de guerre.4

            Les architectes du PNAC semblent avoir anticipé avec une précision cynique le recours aux attentats du 11 septembre comme un « incident pouvant servir de prétexte à la guerre ».

            L’allusion du PNAC à « un événement catastrophique et catalysant » fait écho à une déclaration similaire de David Rockefeller au département des Affaires politiques des  Nations unies, en 1994 : « Nous sommes à la veille d’une transformation mondiale. Tout ce qu’il nous faut, c’est une crise majeure adéquate, et les nations accepteront le nouvel ordre mondial. »

            Il en est de même pour les propos de Zbigniew Brzezinski dans son ouvrage, Le grand échiquier : « (…) il pourrait être plus malaisé de forger un consensus [en Amérique] autour des questions de politique étrangère, hormis dans les circonstances d’une menace extérieure directe réellement énorme et très largement perçue. »

            Zbigniew Brzezinski, qui fut le conseiller du président Jimmy Carter en matière de Sécurité nationale, fut l’un des architectes du réseau al-Qaeda, créé par la CIA au moment du déclenchement de la guerre soviéto-afghane (1979-1989).

           

 

L’« événement catastrophique et catalysant », tel qu’en parle le PNAC, fait partie intégrante du planning américain concernant les opérations militaire set les renseignements. Le général Franks, qui a dirigé la campagne militaire contre l’Irak, faisait remarquer récemment (en octobre 2003) le rôle d’un « événement entraînant d’énormes pertes humaines » pour attiser le soutien à l’instauration d’une pouvoir militaire en Amérique.5

            Franks cite le scénario précis selon lequel sera établi le pouvoir militaire : « Un événement terroriste entraînant d’énormes pertes humaines [se produira] quelque part dans le monde occidental – ce pourrait être les Etats-Unis d’Amérique –, qui amènera notre population à remettre en question notre propre Constitution et à entamer la militarisation de notre pays afin d’éviter la répétition d’un autre événement entraînant d’énormes pertes humaines. » 6

            Cette déclaration, émanant d’un individu activement impliqué dans les plans militaires et de renseignements au plus haut niveau, suggère que la « militarisation de notre pays » est un postulat opérationnel bien actuel. Il constitue un élément du « consensus de Washington » au sens élargi du terme. Il identifie la « feuille de route » de la guerre et de la « défense de la patrie » mise au point par l’administration Bush. Inutile de dire qu’il fait également partie intégrante de l’agenda néo-libéral.

            Le général Franks présente cet « événement entraînant d’énormes pertes humaines » comme un date politique cruciale. La crise et l’agitation sociale qui en résulteraient seraient censées faciliter un changement majeur dans les structures politiques, sociales et institutionnelles des Etats-Unis.

            La déclaration du général Franks reflète un consensus régnant au sein de l’armée américaine quant à la façon dont les événements devraient se dérouler. La « guerre contre le terrorisme » doit fournir une justification à l’abrogation du Pouvoir de la Loi, dans le but final de « sauvegarder les libertés civiques ». 

            L’interview de Franks suggère qu’un attentat terroriste sponsorisé par al-Qaeda sera utilisé comme « mécanisme de déclenchement » d’un coup d’Etat militaire en Amérique. L’« événement de type Pearl Harbor » serait utilisé en tant que justification de l’état d’urgence débouchant sur la mise en place d’un gouvernement militaire.

            A maints égards, la militarisation des institutions civiles de l’Etat aux Etats-Unis est déjà fonctionnelle sous une façade de démocratie bidon.

 

La propagande de guerre

 

Dans le sillage des attentats de septembre contre le World Trade Center, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, fonda le Bureau de l’Influence stratégique (Office of Strategic Influence – OSI), ou « Bureau de la Désinformation », comme le surnommèrent ses adversaires : « Le département de la Défense a déclaré qu’il devait agir de la sorte et ils vont en fait faire circuler des histoires fausses dans les pays étrangers – dans un effort d’influence l’opinion publique à travers le monde. »7       

Et, brusquement, l’OSI fut officiellement dissous à la suite de pressions politiques et d’histoires « embarrassantes » des médias prétendant que « son but était de mentir délibérément pour favoriser les intérêts de l’Amérique ».8  « Rumsfeld recula et déclara que c’était embarrassant. »9 Pourtant, malgré cette volte-face apparente, la campagne orwellienne de désinformation lancée par le Pentagone demeura fonctionnellement intacte : « () le secrétaire à la Défense ne joue pas particulièrement franc-jeu, ici. La désinformation dans la propagande militaire fait partie de la guerre. »10

            Plus tard, dans un entretien accordé à la presse, Rumsfeld confirma que, si l’OSI n’existe plus en tant qu’appellation, « les fonctions imparties au bureau doivent continuer à être menées à bien ».11

            Nombre d’institutions gouvernementales et d’unités de renseignements – entretenant des liens avec le Pentagone – restent activement impliquées dans diverses composantes de la campagne de propagande. On chamboule complètement les réalités. On fait passer des actes de guerre pour des « interventions humanitaires » visant à un « changement de régime » et à la « restauration de la démocratie ». L’occupation militaire et le massacre de civils sont présentés comme des opérations de « maintien de l’ordre ». Les atteintes aux libertés civiles – dans le contexte de la prétendue « législation antiterroriste » - sont décrites comme un moyen d’assurer la « sécurité domestique » et de défendre ces mêmes libertés civiles.

 

Le rôle central d’al-Qaeda dans la doctrine de Bush concernant la sécurité nationale

 

Telle qu’elle est clairement expliquée dans la Stratégie de la Sécurité nationale (NSS), la doctrine de la « guerre défensive » de prévention et la « guerre au terrorisme » contre al-Qaeda constituent les deux assises essentielles de la campagne de propagande du Pentagone.

            L’objectif consiste à présenter toute « action militaire préventive » - c’est-à-dire la guerre – comme un acte d’« autodéfense » contre deux catégories d’ennemis, les « Etats voyous » et les « terroristes islamiques » : « La guerre contre des terroristes de portée mondiale est une entreprise mondiale de durée incertaine. (…) L’Amérique agira contre l’apparition de telles menaces avant qu’elles se soient pleinement constituées.

« () Les Etats voyous et les terroristes ne cherchent pas à nous attaquer en recourant à des moyens conventionnels. Ils savent que de telles attaques échoueraient. En lieu et place, ils comptent sur des actes de terreur et, potentiellement, sur le recours à des armes de destruction massive (…).

« Les cibles de ces attaques sont nos forces militaires et notre population civile, en violation directe de l’une des principales normes des lois de la guerre. Comme cela a été démontré lors des pertes du 11 septembre 2001, d’énormes pertes en vies humaines parmi les civils constituent l’objectif spécifique des terroristes et ces pertes seraient exponentiellement plus sévères encore si les terroristes pouvaient acquérir et utiliser des armes de destruction massive.

« Les Etats-Unis ont longtemps soutenu l’option des actions préventives afin de contrer une menace suffisante contre notre sécurité nationale. Plus grande est la menace, plus grand est le risque de l’inaction et plus urgente la nécessité de prendre des mesures de prévention pour nous défendre (…). Pour prévoir ou empêcher de tels actes hostiles de la part de ses adversaires, les Etats-Unis agiront, si nécessaire, de façon préventive. »12

Pour justifier les actions militaires préventives, le doctrine de la sécurité nationale requiert la « fabrication » d’une menace terroriste – c’est-à-dire un « ennemi extérieur ». Il est également nécessaire d’associer ces menaces terroristes au « soutien d’Etat » de la part des prétendus « Etats voyous ».

Mais cela signifie aussi que les divers « événements entraînants d’énormes pertes humaines » prétendument imputés à al-Qaeda (l’ennemi fabriqué) font partie de l’agenda de la Sécurité nationale.

Dans les mois des préparatifs de l’invasion de l’Irak, des opérations secrètes « mensongères » furent lancées pour produire des renseignements trompeurs relatifs à la fois aux armes de destruction massive (ADM) et à al-Qaeda, et qui finirent par circuler sur les divers canaux de l’information.

Dans le sillage de la guerre, alors que la menace des ADM a été mise à mal, les menaces d’al-Qaeda contre « la patrie » continuent à se répéter ad nauseam dans les déclarations officielles, à être commentées sur les chaînes de télévision et rabâchées quotidiennement dans les journaux.

Et, sous-tendant ces faits manipulés, on a gonflé les faits terroristes du tonneau « Oussama bin Laden » pour justifier la prochaine phase de cette guerre. Cette dernière s’articule de façon très directe : l’efficacité de la campagne de propagande du Pentagone et de la CIA, qui alimente les réseaux de l’information, le fait qu’il se passe actuellement des « événements entraînant d’énormes pertes humaines », comme l’esquissait le PNAC.

            Ce que tout cela signifie, c’est que les actes réels de terrorisme (« entraînant d’énormes pertes humaines ») font bel et bien partie du planning militaire.

 

Les attaques terroristes réelles

 

En d’autres termes, pour être « efficace », la campagne de peur et de désinformation ne peut uniquement reposer sur des « avertissements » sans fondement de l’imminence de futurs attentats, elle requiert également des « réels » actes ou « incidents » terroristes fournissant davantage de crédibilité aux plans de guerre de Washington. Ces événements terroristes sont utilisés pour justifier l’application de « mesures d’urgence » ainsi que d’« actions militaires de représailles ». Dans le contexte actuel, on demande à ces mesures et actions qu’elles créent l’illusion d’un « ennemi extérieur » menaçant la patrie américaine.

            Le déclenchement d’« incidents prétextes à la guerre » fait partie des idées du Pentagone. En fait, cela fait partie intégrante de l’histoire militaire américaine.13

En 1962, les chefs d’état-major réunis avaient envisagé un plan secret appelé « Opération Northwoods », visant délibérément à provoquer des pertes humaines civiles afin de justifier l’invasion de Cuba. « Nous ferions sauter un navire américain dans la baie de Guantanamo et en accuserions Cuba. » « Nous pourrions développer une campagne communiste de terreur dans la région de Miami, dans d’autres villes de Floride et même à Washington. » « Les listes des victimes dans les journaux américains provoqueraient une vague utile d’indignation nationale. »14

            Il n’y a pas de preuve que le Pentagone ou la CIA aient joué un rôle direct dans les récents attentats terroristes, y compris ceux qui ont eu lieu en Indonésie (2002), en Inde (2001), en Turquie (2003) et en Arabie saoudite (2003).

            Selon les rapports, les attentats ont été mis sur pied par des organisations (ou, du moins, des cellules de ces organisations), qui opèrent en toute indépendance, avec un certain degré d’autonomie. Cette indépendance est dans la véritable nature d’une opération secrète de renseignements. L’unité active des renseignements n’est pas en contact direct avec ses commanditaires sous le manteau. Elle n’est pas nécessairement au courant du rôle qu’elle joue pour le compte de ceux qui la commanditent.

            La question fondamentale est de savoir qui est derrière ces gens ? Par quelles sources sont-ils financés ? Quel est le réseau sous-jacent des liens ?

            Par exemple, dans le cas de l’attentat à la bombe de 2002, à Bali, l’organisation terroriste supposée Jemaah Islamiah avait des liens avec les renseignements militaires indonésiens (BIN) qui, à son tour, à des liens avec la CIA et les renseignements australiens.

            Les attentats terroristes de décembre 2001 contre le parlement indien – qui ont contribué à mettre l’Inde et le Pakistan au bord de la guerre – ont été dirigés, a-t-on prétendu, par deux groupes rebelles cantonnés au Pakistan, Lashkar-e-Taiba (L’armée des purs) et Jaish-e-Muhammad (L’armée de Mahomet), tous deux soutenus par l’ISI pakistanais, s’il faut en croire le Conseil des Relations étrangères (CFR).15

            Ce que le CFR ne reconnaît pas, c’est la relation importante entre l’ISI et la CIA et le fait que l’ISI continue à soutenir Lashkar, Jaish et les militants des Jammu et Kashmir Hizbul Mujahideen (JKHM), tout en collaborant également avec la CIA.16

            Un document classé en 2002 et destiné à servir de directive au Pentagone « recommande la création d’un ‘Groupe d’Opérations proactives et préventives’ (P2OG) afin de lancer des opérations secrètes visant à ‘stimuler des réactions’ parmi les terroristes et les Etats possédant des armes de destruction massive – autrement dit, par exemple, encourager des cellules terroristes à passer à l’action et les exposer à de ‘promptes ripostes’ de la part des forces américaines. »17

            L’initiative du P2OG n’innove en rien. Elle développe essentiellement plus avant tout un dispositif existant d’opérations secrètes. Exceptionnellement bien renseignée, la CIA soutient des groupes terroristes depuis l’époque de la guerre froide. Cette « stimulation de cellules terroristes » sous le couvert d’opérations secrètes de renseignements requiert souvent l’infiltration et l’entraînement des groupes radicaux liés à al-Qaeda.

            A cet égard, le soutien discret de la part de l’appareil militaire et des renseignements des Etats-Unis a été acheminé vers plusieurs organisations terroristes islamiques via un réseau complexe d’intermédiaires et d’agents non officiels de renseignements. Au cours des années 90, les agences du gouvernement américain ont collaboré avec al-Qaeda dans un certain nombre d’opérations secrètes, comme l’a confirmé en 1997 un rapport de la Commission du Parti républicain du Congrès américain.18 En fait, durant la guerre en Bosnie, les inspecteurs américains en armements travaillaient avec des agents d’al-Qaeda, amenant d’importantes quantités d’armes pour l’armée musulmane bosniaque.

            En d’autres termes, l’administration Clinton « hébergeait des terroristes ». De plus, des déclarations officielles et des rapports des renseignements confirment l’existence de liens entre des unités des renseignements militaires américains et les agents d’al-Qaeda, comme cela a été le cas en Bosnie (au milieu des années 90), au Kosovo (1998-99) et en Macédoine (2001).19

            L’administration Bush et l’Otan avaient des liens avec al-Qaeda en Macédoine. Et ce, quelques semaines à peine avant le 11 septembre 2001. Des conseillers militaires américains supervisant une unité de mercenaires privés en contrat avec le Pentagone ont combattu aux côtés de moudjahidine durant des attaques terroristes contre les forces de sécurité macédoniennes. L’affaire est confirmée, détails à la clé, par la presse et les autorités macédoniennes.20 Le gouvernement américain et le réseau militant islamique travaillaient main dans la main en soutenant et en finançant l’armée de libération nationale (NLA) impliquées dans les attentats terroristes en Macédoine.

            En d’autres termes, quelques semaines avant le 11 septembre, l’armée américaine collaborait toujours directement avec al-Qaeda.

 

Al-Qaeda et les services de renseignements militaires pakistanais (ISI)

 

Il est en effet révélateur que dans la quasi-totalité des faits de terrorisme postérieurs au 11 septembre, il est dit (dans les médias et dans les déclarations officielles) que l’organisation terroriste responsable a des « liens avec al-Qaeda, le groupe d’Oussama bin Laden ». En soi, c’est une information d’une grande importance. Naturellement, le fait qu’al-Qaeda est une création de la CIA n’est ni mentionné dans les rapports de presse ni considéré comme important si l’on veut comprendre des actes terroristes.

            Les liens entre ces organisations terroristes (particulièrement en Asie) et les services de renseignements militaires pakistanais (ISI) ont été reconnus dans quelques cas par des sources officielles et des dépêches de la presse. Fait confirmé par le Conseil des Relations étrangères (CFR), on dit que certains de ces groupes ont des liens avec l’ISI pakistanais, mais on ne précise toutefois pas la nature de ces liens. Inutile de dire que cette information est cruciale pour identifier les gens qui ont soutenu ces attentats terroristes. En d’autres termes, on dit que l’ISI soutient ces organisations terroristes tout en entretenant des liens étroits avec la CIA.

 

Le 11 septembre

 

Alors que, dans son discours de février 2003 devant l’ONU, Colin Powell insistait, sans la moindre preuve, sur « les liens sinistres entre l’Irak et le réseau terroriste d’al-Qaeda », des documents officiels, des rapports de presse et des renseignements confirment que plusieurs administrations américaines successives ont soutenu et encouragé le réseau islamique militant. Cette relation est un fait établi, corroboré par de nombreuses études, reconnu par les traditionnels réservoirs à cerveaux de Washington.

Tant Colin Powell que son adjoint Richard Armitage qui, dans les mois précédant la guerre, accusaient de façon désinvolte Bagdad et d’autres gouvernements étrangers d’« héberger » al-Qaeda, ont joué un rôle direct, à divers moments de leur carrière, en soutenant ces organisations terroristes.

Les deux hommes ont été impliqués – en opérant en coulisse – dans le scandale des contras de l’Irangate sous l’administration Reagan, scandale qui mit en cause la vente illégale d’armes à l’Iran afin de financer l’armée paramilitaire des contras nicaraguayens et les moudjahidine afghans.21

            De plus, tant Richard Armitage que Colin Powell ont joué un rôle dans la dissimulation dont à fait l’objet l’affaire du 11 septembre. Les enquêtes et les recherches menées au cours de ces deux dernières années, y compris les documents et témoignages officiels ainsi que les rapports des services de renseignements, indiquent que le 11 septembre a été une opération de renseignements soigneusement préparée plutôt qu’un acte dirigé par une organisation terroriste.22

Dans un rapport rendu public fin septembre 2001, le FBI a confirmé le rôle des renseignements militaires pakistanais. Selon le rapport, le chef supposé de la bande du 11 septembre, Mohammed Atta, avait été financé par des sources pakistanaises. Par la suite, un autre rapport de renseignements confirma que le chef de l’ISI de l’époque, le général Mahmoud Ahmad, avait fait parvenir de l’argent à Mohammed Atta.23

Qui plus est, des rapports de presse et des déclarations officielles confirment que le chef de l’ISI était en visite officielle aux Etats-Unis du 4 au 13 septembre 2001. En d’autres termes, le chef de l’ISI pakistanais, dont on affirme qu’il a versé de l’argent aux terroristes, était également en étroites relations avec un certain nombre de hauts fonctionnaires de l’administration Bush, y compris Colin Powell, le directeur de la CIA George Tenet et le secrétaire d’Etat adjoint Richard Armitage, trois personnages qu’il rencontra lors de sa visite à Washington.24

 

Le mouvement contre la guerre

 

Un mouvement cohérent contre la guerre ne peut pas s’appuyer uniquement sur la seule mobilisation du sentiment d’hostilité à la guerre. Il doit en fin de compte déboulonner les criminels de guerre et remettre en question le droit de gouverner.

Une condition nécessaire pour destituer les dirigeants est d’affaiblir et, finalement, de démolir complètement leur campagne de propagande.

            L’ampleur des vastes rassemblements contre la guerre aux Etats-Unis, dans l’Union européenne et dans le monde, devrait poser les bases d’un réseau permanent composé de dizaines de milliers de comités locaux contre la guerre, dans les quartiers, les lieux de travail, les paroisses, les écoles, les universités, etc. C’est en fin de compte via ce réseau qu’il sera possible de défier la légitimité de ceux qui « dirigent en notre nom ».

            Pour court-circuiter les plans de guerre de l’administration Bush et mettre sa machine de propagande hors de combat,  nous devons nous adresser à nos concitoyens à travers le pays, aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde, aux millions de gens ordinaires qui ont été induits en erreur à propos des causes et des conséquences de cette guerre.

            Ceci implique également une exposition complète de tous les mensonges sous-tendant la « guerre contre le terrorisme » et de la complicité politique de l’administration Bush dans les événements du 11 septembre.

            Inutile de dire que le recours à des « événements entraînant d’énormes pertes humaines » comme prétexte pour mener une guerre est un acte criminel. Pour reprendre les propos d’Andreas van Buelow, ancien ministre allemand de la Technologie et auteur de l’ouvrage intitulé « La CIA et le 11 septembre » : « Si ce que je dis est la vérité, l’ensemble du gouvernement américain devrait se retrouver derrière les barreaux. »

            Pourtant, il ne suffit pas d’écarter George W. Bush ou Tony Blair, qui sont de simples marionnettes. Nous devons également nous en prendre au rôle des banques, sociétés et institutions financières mondiales qui, de façon indélébile, se trouvent derrière les acteurs politiques et militaires.

            De plus en plus, c’est l’establishment des forces armées et des renseignements (plutôt que le département d’Etat, la Maison-Blanche et le Congrès américain) qui prend les décisions de la politique étrangère américaine. Néanmoins, ce sont les géants pétroliers du Texas, les industriels de la défense, Wall Street et les puissants médias, opérant discrètement en coulisse, qui tirent les ficelles. Si les hommes politiques deviennent une source d’embarras majeurs, les médias peuvent les discréditer, après quoi on peut très bien les mettre au rebut et installer une nouvelle équipe de marionnettes politiques.

 

La criminalisation de l’Etat

 

On peut parler de « criminalisation de l’Etat » lorsque des criminels de guerre occupent légitimement des postes de pouvoir qui les mettent à même de décider « qui sont les criminels », alors qu’en fait, ce sont eux les criminels.

            Aux Etats-Unis, aussi bien les républicains que les démocrates partagent le même agenda de la guerre et il y a des criminels de guerre au sein des deux partis. Tous deux sont complices dans la dissimulation qui s’est opérée autour du 11 septembre et dans la quête de domination mondiale qui a suivi. Toutes les preuves renvoient à ce qui ne peut être mieux décrit que par l’expression « criminalisation de l’Etat », et qui inclut les corridors de la justice et des deux partis au sein du Congrès américain.

            Dans le cadre de l’agenda de la guerre, des hauts fonctionnaires de l’administration Bush, des membres de l’armée, du Congrès et de l’appareil judiciaire se sont vu accorder le pouvoir, non seulement de commettre des actes criminels, mais également de désigner les personnes du mouvement contre la guerre opposées à ces actes criminels comme étant des « ennemis de l’Etat ».

            De façon plus générale, l’armée et l’appareil sécuritaire des Etats-Unis défendent et soutiennent les intérêts économiques et financiers dominants – autrement dit, ce sont la mise en place et l’exercice du pouvoir militaire qui imposent le « commerce libre ». Le Pentagone est un bras de Wall Street; l’Otan coordonne ses opérations militaires avec les interventions politiques de la Banque mondiale et du FMI, et vice versa. Constamment, les organismes responsables de la sécurité et de la défense au sein de l’alliance militaire occidentale, de concert avec les diverses bureaucraties civiles tant gouvernementales qu’inter-gouvernementales (ex. le FMI, la Banque mondiale, l’OMC), partagent une vision commune, un consensus et un engagement idéologiques commun tendant vers le nouvel ordre mondial.

            Pour éloigner la marée montante de la guerre, il faut démanteler les bases militaires, arrêter la machine de guerre (à savoir, la production de systèmes d’armes sophistiqués comme les ADM) et démanteler l’Etat policier en devenir. De façon plus générale, nous devons inverser les réformes favorisant le « libre marché », démanteler les institutions du capitalisme mondial et désarmer les marchés financiers.

            La lutte doit être menée à partir d’une base élargie et englober de façon démocratique tous les secteurs de la société à tous les niveaux, dans tous les pays, unir dans un élan majeur les travailleurs, les fermiers, les producteurs indépendants, les petits commerçants et artisans, les hommes de métier, les artistes, les agents de l’Etat, les membres du clergé, les étudiants et les intellectuels.

            Les mouvements contre la guerre et contre la mondialisation doivent être intégrés au sein d’un seul mouvement de dimension mondiale. Les gens doivent s’unir entre secteurs, les groupes se concentrant sur « un seul problème » doivent s’associer dans une entente commune et collective sur la façon dont le nouvel ordre mondial détruit et appauvrit le monde.

            La mondialisation de cette lutte est fondamentale, elle requiert un degré de solidarité et d’internationalisme sans précédent dans l’histoire du monde. Ce système économique mondiale se nourrit sur la division sociale entre les pays et au sein de chaque pays. L’unité d’objectif et de coordination à l’échelle mondiale entre les divers groupes et mouvements sociaux est d’un importance cruciale. Un élan majeur est nécessaire afin de rassembler, dans toutes les régions importantes du monde, les mouvements sociaux dans une poursuite et un engagement communs en vue de l’élimination de la pauvreté et de la réalisation d’une paix mondiale durable.



1 Voir Gordon Thomas, Global Outlook, n° 6, hiver 2004.

3 Voir Chris Floyd, Bush's Crusade for empire, Global Outlook, n° 6, 2003.

5 Voir : General Tommy Franks calls for Repeal of US Constitution, novembre 2003, http://www.globalresearch.ca/articles/EDW311A.html .

6 Ibid.

7 Interview de Steve Adubato, Fox News, 26 décembre 2002.

8 Air Force Magazine, janvier 2003.

9 Adubato, op. cit.

10 Ibid.

11 Cité dans Federation of American Scientists (FAS) Secrecy News, http://www.fas.org/sgp/news/secrecy/2002/11/112702.html, on peut consulter l’interview de Rumsfeld par la presse sur : http://www.fas.org/sgp/news/2002/11/dod111802.html .

12 National Security Strategy, White House, 2002, http://www.whitehouse.gov/nsc/nss.html .

13 Voir Richard Sanders, War Pretext Incidents, How to Start a War, Global Outlook, publié en deux parties, numéros 2 et 3, 2002-2003.

14 Voir le document « top secret » déclassé de 1962, intitulé « Justification for U.S. Military Intervention in Cuba ». Voir aussi Operation Northwoods at http://www.globalresearch.ca/articles/NOR111A.html .

15 Council on Foreign Relations sur http://www.terrorismanswers.com/groups/harakat2.html , Washington, 2002.

16 Pour de plus amples détails, voir Michel Chossudovsky, Comment on fabrique un ennemi, mars 2003, http://www.globalresearch.ca/articles/CHO301B.html .

17 William Arkin, The Secret War, The Los Angeles Times, 27 octobre 2002.

18 Voir US Congress, 16 janvier 1997, http://www.globalresearch.ca/articles/DCH109A.html .

19 Voir Michel Chossudovsky, Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre, Global Outlook, 2003, chapitre 3, http://globalresearch.ca/globaloutlook/truth911.html .

20 Voir Michel Chossudovsky, op cit.

21 Pour de plus amples détails, voir Michel Chossudovsky, Dénoncer les liens entre al-Qaeda et l’administration Bush, http://www.globalresearch.ca/articles/CHO303D.html .

22 Pour de plus amples détails, voir Centre for Research on Globalization, 24 articles importants, septembre 2003.

23 Voir Michel Chossudovsky, Guerre et mondialisation, op.cit.

24 Ibid.

10:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/05/2006

13/05/2006: Contre les idioties qu'on raconte sur l'Afghanistan

Ce sont cela les bienfaits de l' agression et de l' occupation des ricano-otano-occidentaux.
L' Afghanistan, un pays "libéré", "démocratisé", à coups de canons, de missiles, de dollars, ...
Les fameux "droits de l' homme", la souveraineté et l' indépendance des peuples, on n' en parle plus évidemment
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, May 13, 2006 10:22 PM
Subject: [Anti-imperialiste_2006] [alerte_otan] Contre les idioties qu'on raconte sur l'Afghanistan

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ANTI-IMPERIALISTE la liste de
http://resistance.chiffonrouge.org

ARCHIVES ACCESSIBLE HERE/ICI:
http://chiffonrouge.org/cgi-bin/mailman/private/anti-impe...



Contre les idioties qu'on raconte sur l'Afghanistan

A Kaboul, c’est la guerre. Troupes hors d’Afghanistan! Gino Strada, le fondateur de Emergency, parle de l’Afghanistan sous occupation et demande le retrait des troupes. « A ces politiciens qui pleurent aujourd’hui pour nos soldats morts à Kaboul (deux chasseurs alpins ont été tués le 5 mai à Kaboul, ce sont les premiers militaires italiens tués en Afghanistan, voir note en fin d’article, ndt) ou à Nassiryia, je voudrais dire qu’ils auraient économisé leurs larmes s’ils n’avaient pas vendu ces jeunes par un acte de servilité à leur ami George ».

Gino Strada ne fait de cadeau à personne. Le fondateur de Emergency connaît bien l’Afghanistan. Pas parce qu’il est chercheur en géographie mais parce que depuis des années – depuis des guerres - il opère comme chirurgien dans ce pays martyr, toujours dans les mêmes rangs : ceux de la population civile, des victimes de la guerre.

Peut-être est-ce que c’est nous qui ne voulons pas comprendre. Peut-être que c’est vrai que nous sommes en Afghanistan pour une mission de paix.
Ça c’est les idioties que disent les puissants de la terre et leurs valets. La guerre continue depuis plus de trente ans en Afghanistan, qui a traversé de nombreuses phases et occupations, des russes aux saoudiens, des américains aux italiens, tout le monde a joué ses cartes sur la peau du peuple afghan. Maintenant nous sommes en présence d’une nouvelle occupation d’un pays qui, comme tous les autres pays, ne supporte pas les occupations militaires étrangères. La première a eu lieu, si je me souviens bien, en 1804, avec Pierre le Grand, pour se poursuivre par les trois guerres anglaises. Quand un afghan voit passer un militaire étranger il ne se demande pas s’il est sous l’égide de l’Onu, il sait seulement qu’il est prêt à bombarder une maison où il y a des vieilles femmes et des enfants parce que peut-être là qu’habite l’ami d’un taliban.

L’Afghanistan a changé, nous dit-on, il est en train de renaître après l’arrivée de l’armée du bien.
Hors de Kaboul rien n’a changé, la présence je ne saurais pas dire si c’est des talibans ou des pashtoun, se renforce dans tout le pays. Bien sûr, Kaboul a beaucoup changé. Elle est devenue plus violente, la criminalité est au zénith. Dans nos hôpitaux nous n’avions jamais soigné autant de gens poignardés. Les prix des maisons ont décuplé, le coût de la vie quintuplé. La pollution en ville est telle que les gens circulent avec des masques comme le personnel médical dans les services hospitaliers. Et puis, il y a une autre guerre qui a éclaté : chaque jour, il y a en moyenne cinq enfants qui meurent sous des engins militaires. Pour la première fois à Kaboul, la prostitution a fait son apparition.

Comme à Belgrade après la guerre humanitaire.

La prostitution est un trousseau apporté par chaque guerre.

Que font nos troupes à Kaboul et combien nous coûtent-elles ?
En cinq ans à peu près, elles ont opéré sous divers sigles, mais toujours avec le même objectif : donner un coup de main à la mission américaine. Nos soldats font des patrouilles avec des mitraillettes prêtes à tirer ou restent enfermés sur les bases. Ça nous coûte plus de 300 millions d’euros rien que pour la partie militaire de la mission. A Emergency nous avons trois hôpitaux qui nous coûtent 6 millions d’euros, pense à ce qu’on pourrait faire avec tout cet argent. Les Italiens sont à Kaboul aussi pour des raisons « pacifiques » : avec ce qu’il en est de la justice en Italie nous sommes en train de reconstruire la nouvelle justice afghane (voir en fin d’article, ndt).

Mais maintenant les femmes peuvent voter.
Tu sais comment on vote en Afghanistan ? Chez nous à l’hôpital, le personnel afghan a fait un concours pour qui arriverait à voter le plus. Celui qui a gagné avait mis 17 votes dans les urnes. Le deuxième candidat après Karzaï, Qanouni, qui est président du parlement maintenant, m’a parlé de bulletins agrafés par 100 « pour faciliter le scrutin ». Les bulletins de Kandahar étaient transportés à Kaboul par les marines.


Qu’est-ce que tu attends du gouvernement de l’Unione ?
Qu’il fasse enfin le choix constitutionnel. L’article 11 ne laisse le choix à aucun politique de décider si une guerre est bonne, mauvaise, juste, humanitaire. L’Italie refuse la guerre, un point c’est tout. J’attends le retrait immédiat de toutes les missions. Aucune d’elles ne respecte le Statut de l’Onu. Qu’on démilitarise le territoire et la politique, qu’on arrête les dépenses en armements et qu’on investisse dans l'éducation, la culture, la santé. Sais-tu que dans tout l’Afghanistan, pour 25 millions d’habitants, il y a six lits de réanimation, ceux d’Emergency ? En Italie les ouvriers de la métallurgie doivent faire grève sur grève pour une augmentation de 100 euros, et ici on en dépense 300 millions pour entretenir nos troupes à faire la guerre.
Ce serait irresponsable, nous dit-on, d’abandonner l’Afghanistan.

Ce serait le chaos.
On risquerait un chaos ? Mais est-ce possible d’avoir un pire chaos là où, que ce soit Kaboul ou Nassiryia, un enfant se bourre d’explosifs et se tue pour tuer d’autres personnes ? Tant qu’il restera un seul soldat étranger en Irak ou en Afghanistan la situation ne pourra qu’empirer. A Bagdad, il faudra au moins trente ans, non pas pour revenir à la normalité ou à la démocratie, mais pour revenir à l’époque de Saddam Hussein.

Edition de mercredi 10 mai 2006 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/10-Maggio-2...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Site de Emergency http://www.emergency.it/index2.php
Voir aussi article dans Le Courrier : Les perroquets verts se taisent aussi,
http://www.lecourrier.ch/print.php?sid=38604



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11:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/05/2006: rue Jean Friot à COURCELLES: c' est évidemment un coin de Courcelles qui échappe à l' attention de nos 29 élus communaux, principalement ceux de la majorité Ps-Cdh ...

rue Jean Friot à COURCELLES: c' est évidemment un coin de Courcelles qui échappe à l' attention de nos 29 élus communaux, principalement ceux de la majorité Ps-Cdh ...    s veut dire "socialiste".       dh veut  dire "démocrate" - "humaniste" ...

 

----- Original Message -----
From: Jules
Sent: Saturday, May 20, 2006 9:30 AM
Subject: election

Monsieur,
Excusez-moi,  mais  ça va  bientôt  être  les élections. Pensez-y!  Merci  de  passer une  fois dans  la  rue  JEAN -FRIOT. Vous  ne  serez pas déçu.  C' est honteux !
 
 
 
C'est très gentil de m' écrire.
Je suis actuellement très occupé, mais c' est promis dès que possible, je pousse ma voiture jusqu'à la rue Jean Friot où la situation n'a d' ailleurs pas changé depuis bien des années. Mais, c' est peut être encore pire maintenant (?).
En attendant, je fais déjà quelque chose de vos photos: je les publie et les diffuse, également à la presse.
Effectivement, comme vous l' affirmez, la campagne électorale va peut être fait changer un peu les choses dans le coin, dans les prochaines semaines. C' est évidemment le très bon moment pour la population de revendiquer et de clamer sa révolte, devant le laisser-aller général, le manque d' entretien, à COURCELLES, et partout ailleurs... Les caisses sont vides, paraît-il. On racle partout les fonds de tiroir pour donner aux multinationales (sous le couvert de promouvoir l' emploi) qui n'ont jamais été aussi riches, qui n ont jamais fait autant de bénéfices. Alors aussi que les scandales de corruption éclatent partout, touchant les mandataires des partis dits "démocratiques", qui se sucrent avec les deniers et les institutions publiques (Je parle ici en général, je ne mets pas en cause ici les élus courcellois! Qu'on ne me fasse donc pas dire ce que je n' ai pas dit!).
La voirie de la rue Jean Friot est digne d' il y a 50 ans. C' est évidemment un coin caché de COURCELLES que l' on ne voit pas beaucoup, en dehors des grands axes routiers ...
Au plaisir de vous (re)lire éventuellement.
Bonne journée !
 
Roger ROMAIN
a/conseiller communal.

11:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, elections, democratie, politique, ps, pt, romain | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/05/2006

19/05/2006: BELGIQUE : La communauté maghrébine injustement accusée de meurtre

 
----- Original Message -----
Sent: Friday, May 19, 2006 4:54 PM
Subject: [Transfer_info] BELGIQUE : La communauté maghrébine injustement accusée de meurtre

Les écrans de la rumeur

La Belgique après le meurtre de Joe Van Holsbeeck. Le 12 avril, un lycéen de 17 ans est tué en pleine journée par un autre mineur qui veut son MP3. Le lendemain, le parquet de Bruxelles affirme, à tort, que le crime a été commis par un Nord-Africain. L'affaire est reprise en boucle par les médias belges, qui renforcent ou dénoncent la stigmatisation de la communauté musulmane.
 
Par Hélène DESPIC-POPOVIC
jeudi 11 mai 2006


Bruxelles envoyée spéciale

a gare centrale, bâtisse sobre des années 30 en plein coeur de la ville, a repris son allure affairée. Les voyageurs s'y bousculent. Les jeunes y ont des rendez-vous. Certains, casque sur les oreilles, trompent le temps en écoutant de la musique. C'est là, le 12 avril dernier, que Joe Van Holsbeeck, un lycéen de 17 ans, a été tué en plein jour par un autre mineur qui cherchait à lui arracher son MP3. Le lendemain, le parquet de Bruxelles publiait un communiqué dans lequel il affirmait que le crime aurait été commis par des Nord-Africains.
 
«Il y a eu alors une sorte d'emballement médiatique», raconte Bruno Clément, chroniqueur judiciaire à la RTBF, la télévision publique belge. D'abord ignoré, le meurtre de Joe est venu au-devant de l'actualité. «Le 12, on n'en a même pas parlé. Le 13, on a couvert l'extraordinaire opération de police d'une centaine d'hommes déployés à la gare centrale. D'abord, on n'a pas évoqué le communiqué du parquet. On ne dit jamais l'origine des gens, même quand cela se trouve dans les PV de police. Par autocensure sans doute. Cette fois-ci pourtant, on l'a fait. Parce que l'affaire était devenue un événement. Mobilisation des camarades d'école de Joe et de ses parents, déclaration du Premier ministre. Cela n'était pas arrivé depuis l'affaire Dutroux. Les journaux sérieux comme le Soir ou la Libre Belgique se sont mis à faire jusqu'à six ou huit pages sur le meurtre de Joe. L'histoire est passée dans les mains des journalistes politiques, et ce sont eux, à la télé, qui ont jugé nécessaire de mentionner l'origine présumée des agresseurs. Et puis il y a eu la large diffusion d'images de vidéosurveillance, ce qui était une première. Le fait que nous ayons tous pensé en les voyant qu'il s'agissait de Nord-Africains dévoile nos préjugés.» Une partie de la presse ­ principalement néerlandophone ­ s'emballe. En pays wallon, les journaux mettent l'accent sur la violence et l'impunité. D'autres relaient la rumeur. Dans le courrier de Ciné Télé Revue, hebdomadaire francophone, un lecteur se dit «très surpris que personne n'évoque la possibilité d'un crime raciste». «Si la victime avait été nord-africaine, le ministère de la Justice et même certainement le Premier ministre auraient parlé d'un acte raciste», écrit-il le 20 avril. «Ce qu'il nous manque en Belgique, c'est un monsieur comme Sarkozy qui dit tout haut ce que les gens pensent tout bas», ajoute un autre courrier. Plus violente encore, la blogosphère s'affronte aux modérateurs. «Avis : Toutes les personnes ayant tenu des propos racistes sont passibles de poursuites judiciaires», prévient ainsi le serveur du blog PourJoe01.
 
Objet d'une diffusion sans précédent dans les médias, pratiquement en boucle sur toutes les chaînes de télévision, les images recueillies par les caméras de vidéosurveillance montraient deux jeunes gens bruns attaquant le lycéen. «Le problème est que cela s'était passé devant des milliers de gens et qu'il n'y avait pas d'indices et pas de témoins. La diffusion des photos prises à la gare, puis lors de la fuite des meurtriers, près du casino, n'a rien donné non plus. Nous n'avons progressé que lorsque nous avons eu celles du métro et que nous les avons montrées dans les écoles», raconte Glenn Audenaert, directeur judiciaire du Service judiciaire d'arrondissement (SJA) de Bruxelles.
 
Un Polonais présumé meurtrier en fuite
 
Le 24 avril au soir, la police annonçait avoir arrêté un suspect polonais, complice du meurtrier présumé, polonais lui aussi, en fuite vers son pays. Et Glenn Audenaert présentait ses excuses à la communauté nord-africaine, geste qu'il dit avoir fait «en tant qu'être humain». «La police ne peut renoncer à faire le descriptif des suspects. Mais l'autorité publique doit faire preuve d'une extrême prudence dans ses propos car le risque de stigmatisation est toujours présent.»
 
«Il faudrait bien donner un peu de savon à certains politiques pour qu'ils nettoient leurs bouches après leurs déclarations sur le danger "des bandes de Nord-Africains"», soulignait Yves Desmet, rédacteur en chef du journal flamand De Morgen. «Nous avions bien l'impression de voir des Nord-Africains», ajoutait-il à propos de la vidéo, affirmant encore que «la généralisation est devenue un mode de fonctionnement». «Nous avons dit qu'il s'agissait de Nord-Africains en nous basant sur les éléments contenus dans les premiers témoignages, explique aujourd'hui Estelle Arpigny, porte-parole du parquet de Bruxelles. Le témoin principal, c'est-à-dire le jeune qui accompagnait la victime, avait parlé de deux personnes de type nord-africain. Ce n'était pas le cas. C'était une erreur. Les images de vidéosurveillance que l'on a diffusées dans la presse ne nous contredisaient pas trop. Les auteurs ne ressemblaient pas à deux Suédois. Ils ne sont pas nord-africains, mais ils sont quand même de type assez basané. Nous n'avions aucune volonté de mettre en exergue une communauté, nous voulions simplement découvrir les auteurs.» Les proches de ce témoin refusent qu'il paie pour d'autres. «S'il a dit cela, répond l'un d'entre eux, c'est qu'on lui a demandé. En aucun cas il n'est mû par des considérations de type racial ou ethnique.»
 
Marche silencieuse sans banderole, sans slogan et sans haine
 
En fait, ce sont les parents de Joe et ses amis, élèves d'une institution catholique qui, en se mobilisant pour que le crime ne soit pas relégué au rang de fait divers, ont lutté contre tout débordement et toute récupération politique. Le 23 avril, emmenée par la famille de la victime, une marche silencieuse rassemblant plus de 80 000 personnes a convergé vers la gare de Bruxelles, sans banderole, sans slogan et sans haine. «Pour moi, ce ne sont pas deux Nord-Africains, ce sont deux crapules», répétait dans la presse le père de Joe Van Holsbeeck, petit artisan vitrier. Après l'identification des meurtriers présumés, il dira de la même manière : «Ce ne sont pas deux Polonais, mais deux criminels.» «Nous avions le sentiment qu'il y avait un risque de récupération très malsaine. Et avant les funérailles, nous avons voulu marquer le coup en appelant les chefs de parti à veiller à ce que leurs ouailles ne versent pas dans la surenchère. Nous demandions à ce qu'on ne tire pas de conclusions hâtives et les événements nous ont donné raison», dit aujourd'hui l'un de ses proches. «Personne n'a dit qu'il fallait balayer au Kärcher, insiste aussi Laurette Onkelinx, ministre de la Justice. Il a été dit que oui, il faut plus de présence policière, il faut que les jeunes puissent aller et venir dans les gares et les rues, mais aussi il faut s'occuper du parcours des jeunes délinquants.» «On demande plus de policiers, mais aussi plus d'éducateurs, de médiateurs. Le gouvernement ne doit pas entendre que la moitié de notre appel», a répondu la délégation de jeunes venue remettre, le 2 mai, une pétition de 250 000 signatures au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et au ministre de la Justice.
 
Des excuses qui peinent à laver la blessure
 
Dans la communauté musulmane, forte d'un million de personnes, dont 400 000 d'origine marocaine, excuses et explications peinent à laver la blessure. Le 21 avril, neuf jours après le drame, les imams et les administrateurs des mosquées avaient dit qu'ils appelleraient leurs fidèles à dénoncer les coupables lors de la prière du vendredi. «Nous avions voulu montrer que nous sommes une institution citoyenne, explique le président de l'Union des mosquées de Bruxelles, Saïd Dakkar, Belge d'origine marocaine. Si le parquet disait en toute responsabilité que les criminels étaient des Nord-Africains, la nôtre était de dénoncer le crime. Les conclusions hâtives ont poussé les gens à faire une lecture collective fausse. L'erreur collective, c'est grave. Avant cela, nous ne voulions pas croire qu'il existait des gens qui en veulent à la communauté musulmane. Ce qui s'est passé est la preuve qu'il y en a. Comment dialoguer avec ces gens-là ? Les membres de notre communauté subissent des injustices. Ils sont privés de travail, maltraités à l'école, mis à l'écart de la société, et on leur demande d'être des citoyens modèles. Ce n'est pas possible. Les excuses ont un peu apaisé les esprits, mais elles sont insuffisantes. Le mal est fait.» Coskun Beyazgül, président de l'Exécutif des musulmans de Belgique ­ une institution qui représente l'islam officiel sous la tutelle du ministère de la Justice ­ se félicite pour sa part de ne pas s'être associé aux condamnations des imams. «Ils se sont autoproclamés coupables d'un meurtre dont les auteurs n'avaient pas été identifiés. Nous avons préféré la prudence, considérant qu'il s'agissait d'une affaire criminelle sans rapport avec une communauté. Le parquet avait affirmé qu'il s'agissait de Nord-Africains sur la base de leur apparence physique. J'espère qu'ils feront plus attention à l'avenir. La meilleure leçon est celle qu'ont donnée les parents de Joe en réclamant qu'on ne stigmatise aucune communauté. C'est une gifle pour l'extrême droite.» Les injustices en Belgique sont «insidieuses», se plaint un jeune chauffeur de taxi d'origine marocaine. Il raconte qu'au sortir de l'enseignement primaire, il a été placé d'office en lycée professionnel où il n'a retrouvé que des jeunes d'origine étrangère. Il explique aussi que pour échapper à ce sort, des familles marocaines envoient désormais leurs enfants passer leur bac dans leur pays d'origine. Pour lui, les lycées techniques, fréquemment comparés à des ghettos, seraient pourvoyeurs de jeunes délinquants. «80 % des jeunes mineurs placés au centre fédéral fermé d'Everberg sont d'origine nord-africaine», concède son directeur pédagogique Jean-Pierre Depas. Une donnée pas forcément significative car «les magistrats placent plus facilement en institution un jeune nord-africain qui n'a pas d'appui familial qu'un jeune belge qui a fait une très grosse connerie mais qui est soutenu par sa famille».
 
Meurtrie, la Belgique est désormais entrée dans l'après-Joe. «Nous avons dégagé des mesures budgétaires pour mettre plus de policiers dans les rues et voté une loi pour reprendre très vite le jeune qui dévie», explique Laurette Onkelinx. En souffrance depuis deux ans, cette loi a été votée par les principaux partis, y compris ceux de l'opposition. Mais les leçons de la crise ne sont pas seulement sécuritaires, et la ministre n'a pas manqué d'interpeller le parquet en lui demandant publiquement «d'aller à l'amende jusqu'à bout». «C'était aller très loin, explique-t-elle. Toute une communauté s'est sentie mal. Elle a d'abord pensé : "C'est un des nôtres." Puis : "Ce sont toujours les mêmes qu'on montre du doigt." Les excuses sont certainement insuffisantes. Il va falloir beaucoup travailler.»
 
 
 http://www.liberation.fr/page.php?Article=381085



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18/05/2006: sur Voltaire ...

 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, May 17, 2006 8:51 PM
Subject: [Réseau Voltaire] Voltaire, édition internationale, 18 mai 2006



Voltairenet.org
 Réseau de presse non-alignée

Voltaire, édition internationale, 18 mai 2006

L'avion magique du Pentagone : épisode 2
 Nouvelle vidéo officielle
L’avion magique du Pentagone : épisode 2

par Pierre-Henri Bunel | Focus | À la requête de l’association néo-conservatrice Judicial Watch, le département de la Défense des États-Unis a rendu publique la vidéo complète de l’attentat survenu le 11 septembre 2001 au Pentagone. La presse néo-conservatrice se réjouit de cette publication qui contredirait définitivement nos analyses. En réalité, la vidéo ne contient pas d’élément supplémentaire par rapport aux images déjà rendues publiques en 2002, et il reste absolument impossible d’y observer un Boeing 757-200. Cette séquence confirme au contraire l’analyse du commandant Pierre-Henri Bunel publiée par Thierry Meyssan dans son livre Le Pentagate et que nous reproduisons ici.


Vidéos : l'AFP voit un avion s'écrasant sur le Pentagone

Pièges à la Une
Vidéos : l’AFP voit un avion s’écrasant sur le Pentagone



11 septembre 2001 : le président iranien accuse George W. Bush

Flagrants délits
11 septembre 2001 : le président iranien accuse George W. Bush

 Déclaration de Thierry Meyssan
« Chacun peut constater qu’aucun Boeing ne s’est écrasé sur le Pentagone »
par Thierry Meyssan | Paris (France) | Controverses | Le 16 mai 2006, le département de la Défense des États-Unis a rendu publiques deux vidéos prises par des caméras de surveillance et sensées montrer qu’un avion s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001. La transmission aux médias de ces documents – qui ont déjà été diffusés sous la forme d’images statiques le 8 mars 2002 – intervient près de cinq ans après les évènements. Dans une déclaration faite à Paris, Thierry Meyssan considère ce geste comme une tentative pour désamorcer la polémique sur les attentats qui enfle en ce moment aux États-Unis. L’auteur de L’Effroyable imposture et du Pentagate se félicite de la publication de ces vidéos et invite chacun à constater par lui-même qu’aucune trace d’un quelconque Boeing 757-200 n’est observable sur les (...)

Fil diplomatique  "L’Organisation Internationale de la Francophonie a contribué à des progrès décisifs sur la voie de la paix et de la sécurité internationales", déclare Kofi Annan -La Conférence ministérielle de la francophonie sur la prévention des conflits et la sécurité humaine  Discours de Jacques Chirac lors du IVème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement Union européenne / Amérique latine et Caraïbes -Deuxième table ronde : "Questions économiques et cohésion sociale"  Discours de M. Jacques Chirac lors du VIème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement Union européenne / Amérique latine et Caraïbes -Première table ronde : "Le nouveau multilatéralisme comme réponse à nos défis communs"

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