26/05/2006

26/05/2006: Bataille contre l'expulsion de centaines d'enfants clandestins

Très drôle, personne n' a encore jamais dit de Sarkozy que c' est ... un stalinien ! Nons celui-là, c' est un "démocrate" !
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
From: bfiraoui
Sent: Friday, May 26, 2006 6:41 PM
Subject: [Transfer_info] EDUCATION : Bataille contre l'expulsion de centaines d'enfants clandestins

mardi 23 mai 2006, 23h25
Bataille contre l'expulsion de centaines d'enfants clandestins
Par Audrey KAUFFMANN
PARIS (AFP) - Les autorités françaises menacent d'expulser des élèves étrangers clandestins à la fin de l'année scolaire, mais des parents, des professeurs et des militants de gauche se mobilisent et dénoncent une "chasse à l'enfant" qui pourrait concerner des milliers de jeunes.
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, dont la politique de l'immigration est soutenue par près des trois-quarts des Français, selon les sondages, a accordé à ces jeunes et leurs proches -dont le nombre n'est pas officiellement évalué- un sursis jusqu'au 30 juin.
Mais après cette date, les préfectures exécuteront les nombreux arrêtés de reconduite à la frontière édictés ces derniers mois.
 
"La France va devenir un étrange pays: des milliers d'enfants vont devoir entrer dans la clandestinité (...). Les vacances pour les uns, la traque et la peur pour les autres", écrit le quotidien Libération (gauche).
 
L'objectif assigné par Nicolas Sarkozy, qui vient de faire voter une loi défendant une immigration "choisie", c'est 25.000 expulsions en 2006, contre environ 20.000 en 2005 et 15.000 en 2004. La France compte entre 200.000 et 400.000 clandestins, selon les estimations.
 
"Au moins 10.000 jeunes" scolarisés sont menacés, affirme le Réseau Education sans frontières (RESF), engagé pour la régularisation de ces jeunes et de leurs familles.
 
Dans une pétition lancée fin avril, RESF a appelé à combattre "la chasse à l'enfant", invitant à "parrainer, protéger et même héberger" ces jeunes clandestins scolarisés et les leurs, quitte à enfreindre la loi, et être passible de jusqu'à 5 ans de prison et 30.000 euros d'amende.
 
Le texte a déjà recueilli plus de 27.000 signatures, dont celles de personnalités politiques et culturelles comme l'ex-ministre Jack Lang, l'altermondialiste José Bové, le sociologue Edgar Morin, le chanteur Mano Solo, ou le comédien Michel Piccoli.
 
"S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte (...) Nous ne les dénoncerons pas à la police", promettent les signataires.
 
Et autour de certains établissements scolaires, cette mobilisation s'organise. De Lyon (centre-est) à Nantes (ouest) en passant par Toulouse (sud-ouest), des professeurs et des parents mais aussi des lycéens cachent déjà des jeunes et leurs proches.
 
Grâce à ce soutien, Rachel et Jonathan, soeur et frère de 15 et 14 ans originaires de République démocratique du Congo (RDC), ont été provisoirement "sauvés" à l'automne après une cavale de deux mois abondamment relayée par la presse.
 
Une partie de cache-cache similaire avec la police se joue depuis un mois à Lyon pour Samira et ses fils, Alex et David, qui ont fui l'Azerbaïdjan. A Evreux (nord-ouest), l'expulsion d'une mère angolaise et de sa fille a été annulée lundi après une grève du personnel du lycée.
 
Les membres de RESF s'indignent qu'on veuille déraciner des enfants souvent bien intégrés, foulant selon eux aux pieds les principes de la République. Car pour inscrire un enfant à l'école en France, aucun papier n'est requis.
La mairie socialiste de Paris a invité "l'ensemble des acteurs de la vie scolaire" à refuser d'identifier des élèves en situation irrégulière.
 
"Imaginer un élève menotté en rétention et embarqué dans un avion pour retourner dans un pays de misère est proprement révoltant" dit Richard Moyon, enseignant et animateur de RESF.
 
Le réseau invoque aussi la Convention internationale des droits de l'enfant, selon laquelle aucun enfant ne doit être séparé de ses parents sauf si son intérêt l'exige.
 
Mais "si j'accepte que des gens qui ont des enfants scolarisés restent en France, je crée une filière supplémentaire" d'immigration, rétorque Nicolas Sarkozy. Selon lui, la lutte contre les clandestins est une nécessité, et l'inaction en ce domaine favorise la montée du "racisme" et de la "xénophobie".
 


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20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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