31/03/2006

31/03/2006: COURCELLES: une information de Monsieur Clersy au sujet de l' enlèvement scandaleux des boîtes aux lettres de la Poste dans nos quartiers ...

COURCELLES: une information de Monsieur Clersy au sujet de l' enlèvement scandaleux des boîtes aux lettres de la Poste dans nos quartiers ...

 
 
A propos de la scandaleuse et progressive disparition des boîtes postales dans nos quartiers, Monsieur Christophe Clersy, conseiller communal Écolo, me fait parvenir l' information ci-dessous ce dont je le remercie. Elle confirme la justesse de la position que je défends. Je précise cependant qu'il n' est pas seulement question de disparités entre Flamands  et Wallons (je ne peux personnellement me placer dans ce contexte de sempiternelles rivalités Nord-Sud), entre zones rurales et urbaines, citadines.
Entre la Poste principale de COURCELLES-Trieu et l' entrée de l' Autoroute de Wallonie (pour ne prendre que cet exemple courcellois), TOUTES LES BOÏTES postales ont progressivement et sournoisement disparu: rue Monnoyer, rue des Déportés, Scaude, rue de Wallonie (desservant aussi la cité Confort), rue de Seneffe (celle-ci a été déplacée à l' entrée du Zoning (évidemment) donc rue du Hainaut.
Et ce uniquement pour des raisons de rentabilité capitaliste et de suppression de personnel. C' est scandaleux !
Il s' agit avant tout de DEFENDRE UN SERVICE PUBLIC à la POPULATION, face à un Poste transformée progressivement en Banque, en voie de privatisation capitaliste où ne compteront plus que la rentabilité et le profit...
RoRo
 
Pour votre information.
 
 
Christophe CLERSY,
GSM : 0476 / 86 87 57
 

Vers l'Avenir - toutes éditions, 29/03/2006, page 4: VITE DIT

 

 

Le combat wallon pour les boîtes postales De mars 2003 à fin 2006, le nombre de boîtes postales sera passé de 18 649 à 13 807, selon Bernard Wesphael (Écolo), auteur d'une motion qui sera votée ce mercredi au parlement wallon, et demande au gouvernement wallon de protester parce que cette diminution de 4 822 unités se fait surtout en Wallonie (61 % de la diminution, contre 22 % seulement en Flandre)

Le ministre Lutgen a emboîté le pas : il a écrit au patron de La Poste, et n'attendra plus que quelques jours avant de porter l'affaire au gouvernement wallon. La sauvegarde d'un service (au) public vaut bien qu'on saisisse le Comité de concertation entre fédéral et entités fédérées, estime le ministre de la Ruralité, lui aussi très courroucé par ce déséquilibre.

 

 

INTERPELLATION

M. Bernard Wesphael (Écolo). – LA SUPPRESSION DE BOÎTES AUX LETTRES EN RÉGION WALLONNE

M. Bernard Wesphael (Écolo). – Le problème de la suppression de boîtes aux lettres en Région wallonne est que cela va créer des difficultés, notamment pour les personnes âgées qui ont des problèmes en termes de mobilité ainsi que des problèmes pour poster une lettre.

À en croire les articles de presse, il y avait quelque 18.649 boîtes aux lettres en Belgique en mars 2003. Il en resterait 13.807 à la fin 2006. Soit une diminution de 4.842 unités, dont 2.508 déjà enlevées à ce jour.

Au total, il y aurait 61,56 % des boîtes supprimées pour la Wallonie contre 22,8 % en Flandre et 18,9 % dans l’ancien Brabant.

Pouvez-vous me confirmer ces chiffres ?

J’ai l’impression qu’une fois de plus c’est la Wallonie et le wallon qui vont trinquer.

De plus, je suis assez outré par le message envoyé par la Poste. Les explications de cette suppression du patron de la Poste ne me convainquent guère.

D’autres informations me reviennent comme quoi d’ici 4 à 5 ans, la distribution de toutes-boîtes se fera vers des centres de distribution.

Considérant cela, je me suis permis de rédiger une motion reprenant les éléments suivants : «Vu la réorganisation des services postaux, attendu les choix faits de privilégier le côté financier, attendu que les haltes postes ne répondent pas aux besoins des citoyens, attendu que les points postes sont importants pour les personnes dont la santé ou la mobilité est fragilisée, attendu le rôle bancaire de ceux-ci, attendu que les services mis en place n’offrent pas un service optimum, attendu que ceux-ci permettent de faire des cibles privilégiées ; le groupe Écolo exprime sa plus vive désapprobation à l’égard de la Poste, service public, qui se doit de répondre efficacement aux besoins des citoyens, relaye le mécontentement de ceux-ci et invite le gouvernement wallon à prendre clairement position.».

Je vais déposer cette motion.

 

M. le Président. – Quel est le statut de cette motion ? Va-t-elle prendre la filière normale ou est-ce uniquement une motion en conclusion d’Interpellation ?

 

M. Bernard Wesphael (Écolo). – C’est une motion en conclusion, comme toujours.

 

M. le Président. – Ne feriez-vous pas mieux d’attendre la réponse du ministre ?

 

M. Bernard Wesphael (Écolo). – Vous avez raison.

 

Mme Éliane Tillieux (PS). – Nous sommes les témoins de la libéralisation latente des services publics. En effet, la privatisation les gangrène.

Or, il faut gérer la Poste et, bien la gérer et ce, malgré une logique entreprenariale. Actuellement, les formules alternatives aux points-postes ne répondent pas aux besoins des citoyens. C’est pourquoi, à Namur, le Conseil Communal a décidé de relayer leur mécontentement. Il est un fait que la qualité du produit postal s’est détériorée. Cependant, en tant qu’entreprise, la Poste a un capital confiance et doit donc répondre le plus efficacement aux demandes des citoyens.

De plus, la suppression va particulièrement toucher le monde rural. Pourtant, il est illusoire de demander une même offre de service à ce niveau. Il faut plutôt réfléchir en terme minimal de service.

Afin de préserver les particularités du monde rural, nous attendons une politique proactive.

Envisagez-vous une politique de discrimination positive relative au monde rural ?

 

M. Benoît Lutgen, Ministre de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme. – Il n’est pas question que la Région wallonne se substitue aux obligations de la Poste.

J’ai cependant déjà entamé certains travaux notamment avec les supérettes installées pour répondre aux attentes de nos concitoyens.

Il est vrai que la Poste est autonome, mais elle a des obligations envers la Région au travers de son contrat de gestion. C’est dans ce cadre que j’ai écrit à la Poste concernant la suppression des boîtes postales. J’ai notamment contacté M. Thuys et M. Taminiaux de l’UVCW.

Je vous résume mon courrier du 17 mars dernier : «Je ne puis souscrire au plan de suppression de zones postales. Je pense que le calcul effectué est mauvais car il ne tient pas compte des distances à parcourir. À mon sens, on ne peut creuser de différences entre ruraux et citadins. Pourquoi les ruraux devraient-ils parcourir une distance plus grande pour avoir accès à une boîte aux lettres. Cette distance, calculée actuellement comme raisonnable à 1.500 mètres ne sera-t-elle pas plus grande à l’avenir ? De plus, de tels déplacements risquent d’encourager la motorisation sans oublier les difficultés pour les personnes plus fragiles. Considérant cela, je souhaiterais vous rencontrer.».

Il est clair que si je n’obtiens pas de réponse, je saisirai le Comité de Concertation car il me semble clair qu’à travers cette décision, la Wallonie est victime de discrimination.

Pour parvenir à un vrai débat avec la Poste à l’avenir il faudra cibler ceux-ci sur les obligations économiques, sociales et les enjeux environnementaux.

Si nous n’obtenons pas de réactions, nous prendrons nos responsabilités.

 

M. Bernard Wesphael (Écolo). – Je suis très satisfait des objectifs du Ministre. Je pense qu’il faut agir rapidement pour que cela ne traîne pas.

 

M. Benoît Lutgen, Ministre de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme. – J’ai envoyé ce courrier le 17. Si je n’ai pas de réponse dans les prochains jours, je réagirai.

 

M. Bernard Wesphael (Écolo). – Et si on vous répond par la négative ?

 

M. Benoît Lutgen, Ministre de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme. – Je passerai au prochain stade et parlerai au gouvernement afin de rédiger une note. S’il le faut, j’irai jusqu’au Comité de Concertation.

 

M. le Président. – Quoi qu’il en soit, la motion, telle que déposée, doit subir un sort demain.

 

M. Bernard Wesphael (Écolo). – C’est une résolution alors. Je demanderai au Ministre de répéter ce qu’il vient de dire.

 

M. Benoît Lutgen, Ministre de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme. – Je ne suis pas sûr que le Président me laissera faire.

 

Mme Éliane Tillieux (PS). – Je ne peux que me réjouir du courrier du Ministre. J’ai interpellé le Ministre Courard car je pensais qu’il faut insister sur le rôle communal. À ce titre, il a obtenu une avancée par rapport au plan communal. Désormais, les communes devront être mises au courant 25 jours à l’avance afin de pouvoir argumenter.

 

M. le Président. – Ceci clôture nos travaux de la matinée. Nous reprendrons entre 14 heures et 14 heures 15.

Je vous informe que les questions 8 et 13 sont reportées.

La séance est suspendue.

– La séance est suspendue à 12 heures 54 minutes.

La séance est reprise à 14 heures 7 minutes.

M. le Président. – Nous reprenons nos travaux avec les Membres qui sont déjà présents.

Par conséquent, la parole est à M. Stoffels.

11:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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