26/03/2006

25/03/2006: En Belgique, l'étrange fuite d'une "terroriste" ...

Question: la chasse aux "terroristes", ou aux ... résistants,  face à un futur État membre de l' Euro-dictature capitaliste ???
Ces "terroristes" me rappellent toujours ceux qui il y a quelque 65 ans combattaient le nazisme et le fascisme ... Principalement les communistes dans la Résistance partout en Europe occidentale, ceux qui combattaient derrière les lignes nazies dans les terrirtoires envahis de l' Union soviétique, dans les rues de Prague, de Budapest, dans le Ghetto de Varsovie,  de Bruxelles, ou de Pairs, dans le maquis du Vercors ...
La question me turlupine d' autant plus que je me demande qui seront les "terroristes" de demain ...
RoRo
 
 
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Sent: Saturday, March 25, 2006 10:30 PM
Subject: FERIYE ERDAL

Chronique

En Belgique, l'étrange fuite d'une terroriste

LE MONDE | 23.03.06 | 13h58  •  Mis à jour le 23.03.06 | 13h58
BRUXELLES CORRESPONDANT
Le 14 mars, Fehriye Erdal, condamnée à quatre ans de prison par un tribunal de Bruges, a, par le biais de ses avocats, interjeté appel de ce jugement. Rien d'étrange, sauf que cette Kurde de 29 ans, convaincue d'appartenance au groupe terroriste DHKP-C (Front/Parti révolutionnaire populaire de libération) et réclamée par Ankara pour sa participation présumée à un triple assassinat, a disparu le 27 février. Embarquée dans la voiture de son chef, Musa Asoglu, aujourd'hui emprisonné, elle a échappé aux agents de la Sûreté de l'Etat, les services de renseignement, qui la surveillaient. Elle serait recherchée en Europe. Rien, jusqu'ici, n'a permis au gouvernement belge de calmer la colère des ministres et de la presse turcs.
Les comités "P" et "R", qui contrôlent les activités des services de police et de renseignement, ont été mandatés pour examiner cette bavure. La transparence a été promise, mais personne n'est en mesure d'expliquer comment la figure de proue d'un mouvement figurant sur la liste antiterroriste de l'Union européenne, et qui avait établi son quartier général à Bruxelles depuis 1997, a pu échapper à une surveillance constante.
Des services étrangers pensent que l'une ou l'autre autorité belge aurait organisé cette fuite. La Belgique aurait évité ainsi de devoir trancher la question d'une extradition. Car si le gouvernement avait aisément pu refuser deux premières requêtes d'Ankara, parce que la peine de mort était encore en vigueur en Turquie, une troisième demande, plus récente, formulée alors que la peine capitale a été rayée du code turc, pouvait créer un gros embarras.
Fehriye Erdal séjournait en Belgique depuis 1999. Elle avait fui son pays après l'assassinat, trois ans plus tôt, d'un patron, Ozdemir Sabanci, et de deux de ses collaborateurs. Mme Erdal aurait guidé les tueurs, a expliqué l'un d'eux, qui s'est livré. Lors de l'arrestation de la jeune femme, la police belge a mis la main sur des armes, de l'appareillage et les archives du DHKP-C (dont des photos des tortures infligées à des "traîtres"). Depuis, MmeErdal, libérée sous condition et demandeuse d'asile, s'était attiré la sympathie de divers groupes sensibles à la propagande du DHKP-C et à l'action, apparemment légitime, de son aile politique.
Le PS francophone était hostile à une éventuelle extradition. Marc Verwilghen, ancien ministre de la justice libéral, a évité de s'en prendre à une organisation qui, pourtant, semblait se financer à partir de trafics de drogue et d'armes. Confrontés à ce qui pouvait devenir un nouveau scandale politico-judiciaire, les actuels ministres de l'intérieur et de la justice, le libéral flamand Patrick Dewael et la socialiste wallonne Laurette Onkelinx, compétents l'un pour la police et l'autre pour les services de renseignement, ont vite rejeté la faute sur le patron de la Sûreté de l'Etat, Koen Dassen.
Les services de renseignement se défendront d'autant moins que M. Dassen est démissionnaire depuis quelques semaines. Ce bouc émissaire un peu trop parfait ne fera pas de révélations, sauf à perdre le poste d'expert antiterroriste qui lui a été promis au ministère de l'intérieur. M. Dassen ne dira donc rien d'une autre hypothèse évoquée par certaines sources dignes de foi. Elles affirment que la Belgique, qui aurait déjà négocié, en 2000, l'envoi de MmeErdal vers la Côte d'Ivoire, mettrait d'autant moins de zèle à retrouver la jeune femme qu'elle connaît les capacités des services secrets turcs.
Ceux-ci avaient repéré et enlevé Abdullah Ocalan au Kenya, en 1999, avant de le juger et de l'emprisonner. L'Italie, où Ocalan s'était réfugié un temps, ne pouvait, elle non plus, légalement expulser le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mais elle avait exercé une forte pression afin qu'il trouve un autre pays d'asile. L'errance d'Ocalan allait s'achever à Nairobi.
Selon des experts, la Belgique se serait, de la même façon, tirée à bon compte d'un épisode embarrassant. Et le bureau bruxellois du DHKP-C est toujours ouvert.
JEAN-PIERRE STROOBANTS

19:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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