31/01/2006

30/01/2006: Iran... derrière les prétextes... le pétrole et le dollar...

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Monday, January 30, 2006 10:46 AM
Subject: TR: [Utopies] Iran... derrière les prétextes... le pétrole et le dollar...

 
 
Information transmise ou retransmise par Combat
 


De : liste-bounces@utopies.org [mailto:liste-bounces@utopies.org] De la part de pam (utopies)
Envoyé : samedi 28 janvier 2006 22:01
À : liste@utopies.org
Objet : [Utopies] Iran... derrière les prétextes... le pétrole et le dollar...

La proposition d’une bourse iranienne du pétrole, par Krassimir Petrov, Ph.D - Gold-Eagle.


27 janvier 2006

[Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain. L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. ]

Le projet d’une bourse iranienne du pétrole accélérerait la chute de l’empire américain.

Gold-Eagle, 19 janvier 2006.

1) L’économie des Empires

Un état-nation taxe ses propres citoyens, tandis qu’un empire taxe d’autres états-nations. L’histoire des empires, du grec au romain, de l’ottoman au britannique, nous enseigne que la base économique de tout empire est la taxation d’autres nations. La capacité impériale de taxer s’est toujours accompagnée d’une économie plus efficace et plus puissante, et comme conséquence, une puissance militaire plus efficace et plus puissante. Tandis qu’une partie du prélèvement était affectée à l’amélioration du niveau de vie de l’empire, une autre partie était affectée au maintien de la domination militaire nécessaire pour pouvoir prélever les taxes.

Historiquement, la taxation des états sujets a pris différentes formes - généralement sous la forme des métaux or ou argent, là où ils servaient de monnaie, mais aussi sous forme d’esclaves, de soldats, de récoltes, de bétail, ou autres ressources agricoles et naturelles, et tous les biens exigés par l’empire que l’état-sujet pouvait fournir. Historiquement, la taxation impériale s’est toujours exercée d’une manière directe : l’état-sujet remettait ses biens directement à l’empire.

Pour la première fois dans l’histoire, au vingtième siècle, les Etats-Unis ont pu taxer le monde entier d’une manière indirecte, par l’intermédiaire de l’inflation. Ils n’ont pas mis en place un prélèvement direct, comme tous les empires qui les ont précédés, mais ont distribué leur propre devise, le dollar US, aux autres nations en échange de biens avec comme conséquence prévue une inflation et une dévaluation de ces dollars qui étaient ensuite récupérés en échange d’une quantité inférieure de biens - la différence constituant la taxe impériale US. Voici comment ils ont procédé.

Au début du vingtième siècle, l’économie US a commencé à dominer l’économie mondiale. Le Dollar US était indexé sur l’or et par conséquence sa valeur ne connaissait pas de fluctuations, puisqu’elle correspondait toujours à la même quantité d’or. La Grande Dépression, précédée par une inflation entre 1921 et 1929 et l’explosion des déficits budgétaires, a provoqué une nette augmentation de la quantité de monnaie en circulation, rendant ainsi impossible l’indexation du dollar sur l’or. Ce qui amena Roosevelt en 1932 à supprimer l’indexation du dollar sur l’or. Jusqu’à là, les Etats-Unis dominaient le monde, mais uniquement d’un point de vue économique. Ils n’étaient pas encore un empire. En distribuant des dollars convertibles en or, des dollars à valeur constante, les Etats-Unis ne pouvaient tirer des bénéfices économiques de leurs échanges avec d’autres pays.

D’un point de vue économique, l’Empire Américain est née en 1945 avec (les accords de) Bretton Woods. Le dollar US n’était pas totalement convertible en or, mais était encore convertible en or uniquement pour les gouvernements étrangers. Le dollar devint ainsi la monnaie de réserve du monde. Ceci fut rendu possible parce que, pendant la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis avaient fourni des biens à ses alliés en exigeant de l’or en guise de paiement. Les Etats-Unis ont ainsi accumulé une bonne partie de l’or mondial.

La constitution d’un empire n’aurait pas été possible si, après les accords de Bretton Woods, la quantité de dollars en circulation avait été limitée à celle de l’or disponible, afin de pouvoir garantir la parité. Mais la politique « du beurre et des canons » des années 60 était une politique impériale : le volume des dollars fut sans cesse accru pour financer la guerre du Vietnam en même temps que le projet de Grande Société du président Lyndon B. Johnson. La plupart de ces dollars étaient mis en circulation à l’étranger en échange de biens et n’étaient pas rachetés pour la même valeur. L’augmentation des quantités de dollars détenus par des étrangers, alimentée par les déficits US endémiques, équivaut à une taxe : la taxe classique « par l’inflation » qu’un pays impose à ses propres citoyens, mais cette fois-ci imposée par les Etats-Unis au reste du monde.

En 1970-71, lorsque les pays étrangers demandèrent le remboursement de leurs dollars en échange d’or, le gouvernement des Etats-Unis fit faux bond, le 15 août 1971. Alors que l’histoire officielle raconte la « suppression de la parité entre le dollar et l’or », il s’agissait en réalité d’un refus de payer, de rembourser en or, ce qui revient à un acte de mise en faillite de la part du gouvernement des Etats-Unis. C’est ainsi que les Etats-Unis se déclarèrent Empire. Ils avaient accaparé d’énormes quantités de biens du reste du monde, sans intention ou capacité de les payer, et le monde ne pouvait que constater son impuissance.

A partir de ce moment, pour maintenir l’Empire Américain et continuer à taxer le reste du monde, les Etats-Unis devaient obliger le reste du monde à continuer d’accepter, en échange de biens, les dollars qui se dévaluaient en permanence. Le reste du monde devait ainsi accumuler de plus en plus de dollars dévalués. Pour qu’ils continuent d’accumuler tous ces dollars, il fallait trouver et donner au monde une raison économique de posséder tant de dollars. Cette raison fût le pétrole.

En 1971, lorsqu’il devint évident que le gouvernement US était incapable de racheter ses dollars avec de l’or, un accord avec l’Arabie Saoudite fut instauré en 1972-73 : les Etats-Unis soutenaient le règne de la Maison des Saoud qui, en échange, n’accepterait que le dollar US comme monnaie de paiement pour leur pétrole. Le reste de l’OPEC suivit. Le monde était donc contraint d’acheter en dollars le pétrole aux pays arabes et devait donc posséder des dollars pour pouvoir payer. Et parce que la demande de pétrole dans le monde était sans cesse croissante, la demande de dollars ne pouvait qu’augmenter. Si les dollars ne pouvaient plus être échangés pour de l’or, ils pouvaient désormais être échangés pour du pétrole.

L’idée derrière cet accord était de faire en sorte que le dollar soit désormais soutenu par le pétrole. Et tant que cette situation perdurait, le monde devait accumuler de plus en plus de dollars, parce qu’il leur fallait ces dollars pour acheter ce pétrole. Tant que le dollar restait le seul moyen de paiement du pétrole, sa domination était garantie et l’Empire Américain pouvait continuer à taxer le reste du monde. Si le dollar, pour une raison ou une autre, devait perdre le soutien du pétrole, l’Empire Américain cesserait d’exister. Ainsi, la survie de l’Empire dépend de la vente du pétrole en dollars. Cela implique aussi que les réserves de pétrole soient situées dans des pays trop faibles politiquement ou militairement pour demander le paiement du pétrole dans une autre devise. Si quelqu’un demandait à être payé autrement qu’en dollars, il fallait le convaincre, par des pressions militaires ou économiques, de changer d’avis.

Un qui a effectivement demandé des Euros en échange de son pétrole fût Saddam Hussein, en 2000. D’abord il fut l’objet de risées. Ensuite on a tenté de l’ignorer. Enfin, lorsqu’il devint évident qu’il ne plaisantait pas, on exerça des pressions politiques pour lui faire changer d’avis. Lorsque d’autres pays, comme l’Iran, voulaient être payés en d’autres devises, notamment en euros et yens, le danger pour le dollar devint évident, et une opération punitive fut organisée. La guerre de Bush en Irak n’a rien à voir avec les armes nucléaires de Saddam, ni la défense des droits de l’homme, ni la démocratie, ni même le contrôle des puits de pétrole ; il s’agit de défendre le dollar, c’est-à-dire l’Empire Américain. Il s’agit de donner une leçon à tous ceux qui seraient tentés de demander à être payés autrement qu’en dollars.

Nombreux sont ceux qui ont critiqué Bush pour avoir mené une guerre en Irak dans le but de prendre le contrôle des puits de pétrole. Cependant, ils n’expliquent pas pourquoi Bush voudrait prendre le contrôle de ces puits - il aurait pu se contenter d’imprimer des billets pour rien et acheter tout le pétrole dont il avait besoin. Il devait donc y avoir une autre raison pour envahir l’Irak.

L’histoire nous enseigne qu’un empire doit entrer en guerre pour une de ces deux raisons : (1) pour se défendre ou (2) pour tirer profit d’une guerre ; dans le cas contraire, comme le démontre Paul Kennedy dans son magistral « The Rise and Fall of the Great Powers », un éparpillement excessif de ses forces militaires drainerait ses ressources économiques et précipiterait sa chute. D’un point de vue économique, pour qu’un Empire puisse déclencher et mener une guerre, les bénéfices tirées doivent surpasser le coût militaire et social. Les bénéfices tirés des puits Irakiens ne compensent pas les coûts militaires à long-terme. Bush est donc entré en Irak pour défendre son Empire. Et ceci est confirmé par le fait que deux mois après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, le programme Nourriture contre Pétrole fut interrompu, les comptes bancaires Irakiens en euros furent convertis en dollars, et le pétrole fut de nouveau vendu exclusivement en dollars US. Il n’était plus possible d’acheter du pétrole à l’Irak avec des euros. La suprématie globale du dollar fut restaurée de nouveau. Bush descendit victorieusement d’un avion de combat et déclara que la mission était accomplie - entendez par là qu’il avait réussi à défendre le dollar US, donc l’Empire Américain.

2) une bourse iranienne du Pétrole Iranienne

Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain. L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros. En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar. Dans ce cas, il s est probable que pratiquement tout le monde adopterait avec enthousiasme l’euro comme monnaie de paiement du pétrole.

Les européens n’auraient plus à acheter ou vendre des dollars pour payer le pétrole, et pourraient payer avec leur propre devise. L’adoption de l’euro pour payer le pétrole donnerait à la monnaie européenne un statut de devise de réserve au détriment de celle des Etats-Unis.

Les Chinois et les Japonais seraient particulièrement heureux d’adopter ce nouveau monnaie d’échange pour le pétrole, parce que cela leur permettrait de réduire considérablement leurs énormes réserves de dollars et de diversifier avec des euros, se protégeant ainsi des dévaluations successives du dollar. Ils pourraient décider de garder une petite partie de leurs dollars et de carrément se débarrasser d’un autre partie. Une partie serait gardée pour régler quelques futurs achats en dollars, mais leurs réserves seraient désormais constitués en euros.

Les Russes ont un grand intérêt à adopter l’euro - la majeure partie de leurs échanges s’effectuent avec les pays européens, les pays exportateurs de pétrole, avec la Chine et avec le Japon. L’adoption de l’euro faciliterait d’emblée les échanges avec les deux premiers blocs, et facilitera à terme les échanges avec la Chine et le Japon. De plus, il semblerait que les Russes détestent posséder des dollars qui se dévaluent, car ils viennent de se convertir à la religion de l’or. Les Russes ont aussi ranimé leur nationalisme et ils ne seraient que trop heureux d’adopter l’euro si cela pouvait donner un coup de poignard dans le dos des étasuniens, et c’est avec un sourire aux lèvres qu’ils observeraient les étasuniens perdre leur sang.

Les pays arabes exportateurs de pétrole, face à leurs montagnes de dollars dévalués, adopteraient l’euro avec enthousiasme afin de diversifier leurs. Comme les Russes, leurs échanges s’effectuent principalement avec les pays européens, et ils préféreraient la devise européenne, plus stable. Sans parler du djihad contre l’ennemi infidèle.

Seuls les Britanniques se trouveraient entre le marteau et l’enclume. Ils ont toujours eu un partenariat privilégié avec les Etats-Unis, mais ont toujours subi une attraction naturelle vers l’Europe. Jusqu’à présent, ils ont eu de nombreuses raisons pour rester aux côtés du vainqueur. Néanmoins, quand ils assisteront à la chute de leur vieil allié, se tiendront-ils toujours fermement à ses côtés ou délivreront-ils le coup de grâce ? Il ne faut cependant pas oublier que les deux principales places boursières de pétrole dans le monde sont le NYMEX de New York et le International Petroleum Exchange (IPE) à Londres et les deux sont contrôlés par les Etats-unis. Il semblerait donc plus probable que les Britanniques devront couler avec le navire ou alors se tirer une balle dans le pied en portant atteinte aux intérêts de leur propre IPE. Il faut noter ici qu’au delà de toute la rhétorique autour du maintien de la livre sterling, il est très probable que les Britanniques n’ont pas adopté l’euro principalement parce que les étasuniens ont fait pression. Dans le cas contraire, l’IPE aurait basculé vers l’euro, portant ainsi un coup mortel à leur partenaire stratégique.

En tout état de cause, et quelque soit la décision britannique, si la bourse iranienne du pétrole devait voir le jour, les entités qui comptent - les Européens, les Chinois, les Japonais, les Russes et les Arabes - adopteront avec enthousiasme l’euro, scellant ainsi le destin du dollar. Chose que les Etats-Unis ne peuvent se permettre et ils recourront, si nécessaire, à toute une série de stratégies pour déstabiliser ou interrompre les opérations de la bourse iranienne :

- Le sabotage - par un virus informatique, une attaque contre le réseau, les communications ou un serveur, par différentes failles de sécurité ou une attaque de type 11 septembre contre le site principal et les sites de secours.

- Un coup d’état - de loin la meilleure option à long terme pour les Etats-Unis.

- Une négociation acceptable des conditions et des restrictions - autre excellente solution pour les Etats-Unis. Bien sûr, le coup d’état est nettement préférable pour les Etats-Unis car cela garantirait une neutralisation totale de la bourse qui ne représenterait plus une menace pour leurs intérêts. Cependant, si le coup d’état ou le sabotage échouent, alors la négociation devient à l’évidence la meilleure solution de rechange.

- Une résolution de guerre à l’ONU - difficile à obtenir étant donné les intérêts en jeu chez les états membres du Conseil de Sécurité. Mais tout le discours fébrile autour d’un développent d’armes nucléaires en Iran est clairement destiné à préparer une telle éventualité.

- Une Frappe Nucléaire Unilatérale - un choix stratégique terrible pour toutes les raisons liées à l’éventualité suivante : la Guerre Totale Unilatérale. Les Etats-Unis feront probablement appel à Israël pour mener ce sale boulot.

- Une Guerre Totale Unilatérale - à l’évidence, la plus mauvaise des solutions. D’abord, les ressources militaires US ont déjà été entamées par deux guerres. Ensuite, les Etats-Unis dégraderont encore plus leurs relations avec d’autres nations importantes. Troisièmement, les grands pays possesseurs de dollars pourraient riposter en se débarrassant discrètement de leurs montagnes de billets verts et empêcher ainsi les Etats-Unis de financer leurs nouveaux projets militaires. Enfin, l’Iran a des alliances stratégiques avec de puissantes nations, ce qui pourrait les entraîner dans la guerre ; l’Iran a une telle alliance avec la Chine, l’Inde, et la Russie, connue sous le nom de Groupe de Coopération de Shanghai, ou Coop de Shanghai, et un pacte avec la Syrie.

Quelque soit le choix, d’un point de vue purement économique, si la Bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle serait adoptée par de grandes puissances économiques et précipiterait la chute du dollar. La chute du dollar accélérerait l’inflation aux Etats-Unis et ferait monter les taux d’intérêts US. A ce stade, la Fed (banque centrale US - NDT) se retrouverait à devoir choisir entre Charybde et Scylla - entre la déflation et l’hyperinflation - et serait rapidement obligée de prendre soit sa « médecine habituelle », de ralentir l’inflation en augmentant les taux d’intérêt, provoquant ainsi une dépression économique majeure, un effondrement de l’immobilier, un implosion des valeurs boursières et un effondrement financier total, ou bien de choisir une voie de sortie « à la Weimar » par l’inflation, ce qui écornera les rendements des placements à long terme, fera décoller les hélicoptères noiera le système financier sous des tonnes de liquidités, mettra fin aux LTCM ( ? du traducteur ) et provoquera l’hyperinflation de l’économie.

La théorie autrichienne sur la monnaie, le crédit et les cycles nous enseigne qu’il n’y a rien entre Charybde et Scylla. Tôt ou tard, le système monétaire devra basculer d’un côté ou de l’autre, obligeant la Fed à faire un choix. Il ne fait aucun doute que le commandant en chef Ben Bernanke, grand connaisseur de la Grande Dépression et fin pilote de (l’hélicoptère) Black Hawk, choisira l’inflation. Hélicoptère Ben, inconscient de la Grande Dépression telle qu’elle est analysée par Rothbard, a néanmoins retenu les leçons sur le pouvoir destructeur de la déflation. Le Maestro lui a enseigné que la panacée à tout problème financier, dans tous les cas, c’est l’inflation. Il a même enseigné aux japonais sa méthode originale pour lutter contre la déflation. Comme son mentor, il a rêvé de livrer une bataille au sein d’un hiver de Kondratieff. Pour éviter la déflation, il fera appel à la planche à billets, il fera décoller les hélicoptères des quelques 800 bases étasuniennes à l’étranger et, si nécessaire, il monétisera tout ce qui lui tombera sous la main. Son œuvre ultime sera la destruction par hyper inflation de la devise étasunienne. Et de ses cendres renaîtra la nouvelle devise de réserve du monde, cette relique barbare qu’on appelle l’or.

Krassimir Petrov

(FIN)

About the Author : Krassimir Petrov (Krassimir_Petrov@hotmail.com..) has received his Ph. D. in economics from the Ohio State University and currently teaches Macroeconomics, International Finance, and Econometrics at the American University in Bulgaria. He is looking for a career in Dubai or the U. A. E.

-  Source : www.gold-eagle.com/editorials_05/petrov011606.html

-  Traduction Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/

[Mais, par une bizarrerie qui n’est qu’apparente, les plus contents à l’heure actuelle sont probablement à Washington. Le Financial Times, insoupçonnable d’anti-américanisme, n’a-t-il pas écrit que les plus durs dans l’administration Bush -les Cheney, les Rumsfeld, les néo et les théo-cons- espéraient une victoire de Ahmadinejab ? ] Le cri de l’Iran, par Maurizio Matteuzzi.

[L’agressivité des USA s’explique par la peur de voir émerger un pôle indépendant pouvant contrer leurs ambitions au Moyen-Orient. L’Iran a les moyens et l’intention de devenir ce pôle. Notamment avec son projet d’une bourse pétrolière, avec des échanges en euros, qui pourra concurrencer les autres bourses pétrolières (la britannique IPE, l’américaine NYMEX) et mettre en question la domination du dollar sur le marché pétrolier international.]
Iran : la fabrication d’une crise, par Marc Botenga.

Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d’ une attaque, par Wayne Madsen.

Désagréger la Russie et l’Iran : un objectif pour les Etats-Unis ? par Jean-Marie Chauvier.

Géopolitique et « révolutions des couleurs » contre la tyrannie : L’importance stratégique du pipeline de Bakou.

Le Venezuela retire ses capitaux des USA, par Philippe Grasset.

Est-ce que Washington pourra tolérer une alliance pétrolière entre le Venezuela et la Chine ? par Seth R.DeLong.

 

----- Original Message -----

From: Yves
Sent: Saturday, January 28, 2006 6:42 PM
Subject: [ecolopax] Cruel dilemne n'est-il pas ?

On sauve l’Iran ou le dollar ??
 
 
 
 
Le marché du pétrole Iranien menace le dollar

de Mike Whitney

Le gouvernement Bush n’autorisera jamais le gouvernement Iranien à ouvrir une bourse où le pétrole s’échangerait en euros. Si cela arrivait, des centaines de milliards de dollars submergeraient en retour les Etats Unis, effondrant le dollar et détruisant ainsi son économie. C’est pourquoi Bush and C° projettent de mener la nation en guerre contre l’Iran. C’est simplement pour protéger le système de mondialisation actuel et la domination perpétuelle du dollar comme monnaie de réserve.

La plainte selon laquelle l’Iran développe des armes nucléaires n’est rien d’autre qu’un prétexte pour lancer la guerre. La NIE (National Intelligence Estimate) prévoit que l’Iran ne sera pas capable de produire des armes nucléaires avant peut-être dix ans. Tout comme le chef de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, a dit et répété que les inspecteurs de son agence n’avaient trouvé « aucune preuve » de programme d’armes nucléaires.

Il n’y a pas d’armes nucléaires ou de programmes d’armes nucléaires, par contre le plan économique de l’Iran pose une menace existentielle aux USA.

Les USA monopolisent le marché du pétrole. Il est estimé en dollars et s’échange soit sur le NYMEX (New York Mercantile Exchange) soit sur l’IPE (London International Petroleum Exchange) appartenant tous deux aux Etats Unis. Ceci oblige toutes les banques centrales du monde à maintenir d’énormes stocks de dollars.

Le monopole de la monnaie US illustre parfaitement le schéma pyramidal. Aussi longtemps que les nations sont obligées d’acheter le pétrole en dollars, les USA peuvent continuer à gaspiller outrageusement en toute impunité. (Le dollar représente maintenant 68% de la monnaie du capital mondial contre 51% il y a dix ans) La seule menace à cette stratégie est la compétition que projetterait une place boursière du pétrole indépendante ; forçant ainsi le dollar flageolant à se confronter à une monnaie plus stable (libre de dette) telle que l’euro. Ceci obligerait les banques centrales à diversifier leurs actifs, renvoyant des milliards de dollars aux USA, nous garantissant pour le coup un cycle d’hyper inflation dévastateur.

L’effort de garder loin des gros titres cette information concernant le marché d’échange du pétrole Iranien a été très bien mené. Une simple recherche sur Google montre qu’aucun des grands journaux n’a relaté l’ouverture de cette bourse. L’aversion des médias pour les histoires contradictoires qui servent l’intérêt du public a été évidente dans beaucoup d’autres cas, comme l’élection présidentielle frauduleuse de 2004, le Downing Street Memo, et l’écrasement de Falluja. Au lieu d’informer, les médias servent de mégaphone à la politique des gouvernements et manipulent l’opinion publique en ressassant la démagogie spécieuse du gouvernement Bush. Du coup, peu de gens ont la moindre idée de la gravité de la menace qui pèse actuellement sur l’économie US.

Ceci n’est pas une affaire de « libéraux contre conservateurs ». Ceux qui ont analysé le problème sont tous arrivés à la même conclusion : si le marché Iranien s’ouvre, le dollar va plonger et l’économie US voler en éclats.

C’est ce que dit l’économiste Krassimir Petrov dans un récent article : La Bourse Iranienne du Pétrole en Question « D’un point de vue purement économique, si la bourse du pétrole Iranien prenait de l’élan, elle serait allègrement suivie par les puissances économiques majeures et précipiterait la mort du dollar... »

Quant à l’analyste de droite Alan Peter, il déclare dans son article La Menace des Mollahs : « Avec des économies aussi interdépendantes et entrelacées, une dépression mondiale, non seulement aux USA, surviendrait avec un effet domino entraînant le reste de l’économie mondiale dans la pauvreté. Des places de marchés contraignant les US à réduire les tarifs de leurs exportations ne devraient jamais se matérialiser...

200 millions d’Etatsuniens (USers) pourraient se retrouver à la rue, sans emploi et affamés, avec rien ni personne capable de les secourir ou de les aider, contrairement aux soupes de cuisines et autres soutiens charitables vus durant la Grande Dépression de 1920/30... »

Un tel crash entraînerait la montée en flèche des taux d’intérêts, une hyper-inflation, des coûts en énergie astronomiques, un chômage massif et, peut-être, une dépression. Voici donc le scénario troublant, si la bourse Iranienne est reconnue et qu’elle écroule le dollar de son haut perchoir. C’est cela qui rend la guerre si probable, même une guerre nucléaire.

Maintenant nous pouvons comprendre pourquoi les médias gentiment affiliés aux multinationales ont omis toute mention d’un nouveau marché du pétrole dans leurs couvertures. C’est un secret que les piliers de la direction aimeraient mieux garder pour eux. Il est plus facile de convaincre le public avec des histoires d’armes nucléaires et de musulmans intégristes plutôt que de justifier le lancement d’une guerre pour sauver un dollar anémié. C’est néanmoins le dollar que les USA défendent en Iraq et vraisemblablement bientôt en Iran aussi. (Saddam s’était converti à l’euro en 2000. Les bombardements ont commencé en 2001)

Alternatives pacifiques

Il y a des solutions pacifiques à ce dilemme, mais pas si le gouvernement Bush persiste à se cacher derrière la stupide tromperie du terrorisme ou d’un programme imaginaire d’armes nucléaires. Bush a besoin de se mettre au clair avec le peuple Etatsunien en ce qui concerne la nature réelle de la crise d’énergie mondiale et cesser d’invoquer Ben Laden et les AMD pour justifier sa politique d’agression. Nous avons besoin de toute une stratégie énergétique, (incluant le financement de l’état pour des projets de conservation, de sources d’énergies alternatives, et le développement d’une nouvelle lignée de véhicules hybrides « made in USA ») de sincères négociations avec l’Iran pour réguler la quantité annuelle de pétrole vendue en euros (pour faciliter une sortie ordonnée du dollar) et enfin une « approche internationale collective » de la consommation et de la distribution de l’énergie (sous les auspices de l’assemblée générale de l’ONU)

Une plus grande parité des monnaies devrait être encouragée comme moyen de renforcer les démocraties et de revigorer les marchés. C’est promettre le souffle d’une nouvelle vie dans le libre échange que d’autoriser d’autres modèles politiques à s’épanouir sans crainte de se voir engloutis par le capitalisme. La domination actuelle du dollar a créé un empire mondial qui dépend largement de sa dette, de la torture et de la guerre pour maintenir sa suprématie.

La bourse Iranienne du pétrole pose bien le plus grand des défis au monopole du dollar et à ses souteneurs de la Réserve Fédérale. Si le gouvernement Bush poursuit son intention de frappes nucléaires d’anticipation sur les soi-disant sites d’armes, leurs alliés s’en trouveront d’autant plus aliénés et les autres seront obligés de répondre. Comme le dit le Dr Petrov, « Les pays détenant le plus de dollars pourraient décider de riposter calmement en écoulant pas cher leurs propres montagnes de dollars, empêchant ainsi les US de financer davantage leurs ambitions belliqueuses. »

Il y a de fortes chances pour que le champion absolu du système actuel soit celui même qui le mène à sa perte.

Courtesy and Copyright © Mike Whitney
Traduction : Annefrenal@tiscali.fr

http://www.dissidentvoice.org/Jan06/Whitney24.htm

14:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/01/2006

30/01/2006: Bonnes nouvelles de "La Banque de La Poste", ex-service publique, en voie de privatisation et d' européinisation capitalistes ...

BELGIQUE: Bonnes nouvelles de "La Banque de La Poste", ex-service publique, en voie de privatisation et d' européinisation capitalistes ...

 
 
 
Bonnes nouvelles de "La Banque de La Poste", ce jeudi 30 janvier 2006 ! Un nouveau prospectus dans nos boîtes aux lettres, intitulé "Découvrez tout ce que La Poste peut faire pour vous: ".
J' ai de suite trouvé les réponses:
-comprimer au maximum son personnel
-augmenter ses tarifs au 1er février 2006, pour rattraper les prix, l' index et... la vie de plus en plus chère ...
-faire crever ses facteurs dans la course à la rentabilité et la productivité, au plus bas salaire et avec le moindre jours de congés légaux et/ou de récupération. 
-supprimer et privatiser les secteurs les moins rentables: les boîtes aux lettres, devenues "inutiles", dans nos quartiers populaires et populeux, voire les bureaux de Poste: exemple le Bureau de Poste de COURCELLES - Gouy-lez-Piéton (quelque 3.000 habitants ! )
-transformer ses guichets en boutiques, aggraver la durée des files d' attente et les manquements informatique ...
Décidément: il faut protester, résister, exiger des réformes et des mesures anti-capitalistes (pas à la sauce gortbatchévienne!), le remplacement de la société capitaliste du fric, du profit, de l' exploitation privée ...
RoRo

19:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2006

29/01/2006: Processus totalitaire européen

----- Original Message -----
Subject: Processus totalitaire européen

Comité Valmy.

L’Europe supranationale, néo-libérale et atlantiste, est bien un processus totalitaire. La souveraineté des peuples et des nations, la démocratie doivent être détruites. Ceux qui ont dit non à la constitution Giscard et qui sont encore intoxiqués par le dogme du fédéralisme européen, feraient bien d’en prendre conscience. Le risque de guerre civile se précise par étape. Claude Beaulieu.

 

Strasbourg refuse de renégocier le texte rejeté par la France et les Pays-Bas.

L'Europarlement s'accroche au traité constitutionnel

par Jean QUATREMER (Libération)
QUOTIDIEN : vendredi 20 janvier 2006

Strasbourg (UE) envoyé spécial

 

Le Parlement européen refuse d'enterrer le traité constitutionnel. Pour les eurodéputés, ce texte est encore l'avenir de l'Union et ils l'ont affirmé hier haut et fort, au risque de crisper les citoyens français et néerlandais qui l'ont rejeté par référendum les 29 mai et 1er juin derniers. Par 385 voix contre 125 et 51 abstentions, ils estiment, dans un rapport organisant le débat qui doit avoir lieu durant la pause décrétée par les Vingt-Cinq en juin 2005, que «le maintien du texte actuel constituerait un résultat positif de [cette] période de réflexion». Mieux, ils préconisent que la Constitution entre en vigueur «en 2009». Autrement dit, le Parlement est prêt à un grand débat européen... à condition qu'au finale il ne change rien !

 

Révision complète. Tous les amendements proposant de renégocier ce texte ont été massivement rejetés. Ainsi, celui suggérant une «amélioration» de la Constitution a été rejeté par 416 voix contre 147. Même sort pour celui, plus radical, qui proposait qu'en cas de «révision complète du texte» un «mandat constituant soit défini». Tous les efforts des deux rapporteurs, le libéral-démocrate britannique Andrew Duff et le vert autrichien Johannes Voggenhuber, pour convaincre leurs pairs que l'Union devait se lancer dès à présent dans un processus de renégociation sont restés vains. Voggenhuber persiste cependant à penser qu'«on ne peut pas rassurer les Français sans modifier le texte» et que les Etats membres en prendront conscience tôt ou tard. Duff juge que la solution suggérée par Berlin d'annexer à la Constitution «un protocole social pour les Français et un protocole sur la subsidiarité pour les Néerlandais est simpliste : l'inquiétude de ces peuples est bien plus profonde que cela».

 

Ce sont, en particulier, les eurodéputés des treize Etats membres ayant déjà ratifié la Constitution qui ne voient aucune raison de rouvrir un compromis difficilement négocié à Vingt-Cinq. Surtout, ils jugent que leur oui vaut autant que le non franco-néerlandais. L'Allemagne, l'Autriche et la Finlande (qui compte ratifier le traité avant le 1er juillet, date du début de sa présidence de l'Union) sont à la pointe de ce combat. Les présidents des Assemblées nationales de ces pays ont même écrit une lettre au président du Parlement, Josep Borrell, pour refuser d'être associés au débat sur l'avenir de l'Europe puisque eux n'ont aucun problème sur ce point...

 

Divisions. Face à cette pression pour que la France revote sur le même texte, les élus hexagonaux se sont divisés. La grande majorité des socialistes français, «synthèse» oblige, se sont réfugiés dans l'abstention. Quatre d'entre eux ont néanmoins bravé les consignes et voté en faveur du rapport (dont Michel Rocard). Les Verts se sont aussi abstenus, sauf Marie-Anne Isler-Béguin et Alain Lipietz qui ont voté pour. Les communistes, les souverainistes de Villiers (le vicomte était absent, comme d'habitude) et le Front national (en l'absence des Le Pen père et fille) ont voté contre, comme un seul homme. L'UMP et l'UDF, elles, ont voté pour le rapport, sans hésitation.

23:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/01/2006: La Belgique a célébré récemment ses 175 ans d' existence.

La Belgique a célébré récemment ses 175 ans d' existence.
Il n' en fallait pas plus pour que la dernière revue "Philanews", envoyée à des milliers de philatélistes, ose titrer
"175 ans de démocratie".
 
Ce slogan est un véritable tromperie, destinée à une partie de la population conditionnée et/ou à la mémoire courte.
Parlons - en !
 
Ces 175 ans, ce sont aussi:
 
-l' instauration par la bourgeoisie de la monarchie, une dynastie importée, survivance héréditaire et féodale.
-la période de Germinal
-La Charte de Quaregnon
-la conquête du Congo et le pillage colonialiste
-les luttes pour le suffrages universel
-l' occupation de 14-18, une véritable boucherie orchestrée par les différents clans impérialistes européens
-la lutte pour les 3 x 8 et pour l' égalité des femmes
-l'occupation nazie de 40-44 et son régime de Kollabos
-l'adhésion à l' Otan, la participation à la Guerre froide et à la course aux armements, la soumission totale à l' impérialisme américain, allant jusqu' à la participation belge à la Guerre de Corée et toutes les interventions militaristes d' aujourd'hui encore: Balkans, Afghanistan, Irak,....
-la grève de 1950 contre le Léopoldisme, l'assassinat de Julien Lahaut et la tuerie de Grâce-Berleur 
-l' indépendance du Congo, avec le triple assassinat de Patrice Lumumba et de ses amis Okito et N'Polo.
-la grève de1960-61, contre une loi que le Psc voulait imposer au pays, avec la réquition militaire contre les travailleurs
-l' orchestration d'un véritable séparatisme entre Flamands, Wallons et Bruxelles qui ne profite en fin de compte qu'à la nomenklatura politique.
-la tuerie de Zwartberg pendant la grève des mineurs du Limbourg
-l' annexion des Wallons des Fourons, au Limbourg, à la Flandre, résultat d' un marchandage entre Psb-Bsp et Psc-Cvp 
-l' instauration d' un pouvoir supranational, sans aucune consultation populaire: l' Euro-dictature !
-le soutien déguisé à la dictature de Mobutu, la participation à l' ère néo-colonialiste, le drame du Ruanda...
-plus près de nous: le fameux procès de classe contre Roberto d' Orazio et ceux de Clabecq
 
Sans parler du fait que le véritable pouvoir, le pouvoir économique, est celui des patrons, des banquiers, des multinationales. Depuis 1830, aucune participation électorale, n' a changé quoi qe ce soit à ce fait. 175 ans, c' est donc aussi la perputuation d' une véritable "Justice" de classe et d'un pouvoir qui remet aujourd'hui l' ensemble de nos conquêtes sociales et de combat des travailleurs en question.
Et j' en oublie, j' en oublie: on pourrait écrire des pages et des pages, sur ces 175 ans de "démocratie" capitaliste, à la base de toute une particratie qui se soigne et se partage successivement le boulot, la gestion d' un système qu'elle voudrait rendre comestible, des ministres qui ne font plus qu' accomplir servilement des décisions, des directives, venues d' ailleurs.
 
RoRo

12:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/01/2006

27/01/2006: Finkielkraut n’est qu’un symptôme

----- Original Message -----
Sent: Friday, January 27, 2006 2:53 PM
Subject: [Transfer_info] RACISME : Finkielkraut n’est qu’un symptôm e?=

Finkielkraut n’est qu’un symptôme,
par le Collectif Les mots sont importants


Les récents propos racistes d’Alain Finkielkraut sur le caractère ethnico-religieux des émeutes urbaines, les bons côtés de la colonisation et de l’esclavage, la France qui « n’a fait que du bien aux Africains », l’équipe de football « Black-Black-Black », etc. [1], sont certes choquants, mais ils n’ont rien de surprenant ni d’exceptionnel...
 
Dès 1988, cet auteur décrétait la « défaite de la pensée », et désignait comme principal responsable « la pensée anticolonialiste » [2]. Quelques années plus tard, il apportait, devant la Commission Marceau Long, une justification « philosophique » au projet de loi Pasqua-Méhaignerie portant atteinte au droit du sol [3]. Puis, en 1997, il soutenait les lois Chevènement, et légitimait l’idée que des avantages sociaux soient réservés « à ceux que le hasard a fait naître de parents français » [4]. Après avoir apporté son soutien aux écrits anti-juifs et anti-immigrés de l’écrivain Renaud Camus [5], il fit l’éloge du pamphlet islamophobe d’Oriana Fallacci (selon lequel les musulmans « ne sont bons qu’à lever le cul en l’air cinq fois par jour » et à se « multiplier comme des rats ») en expliquant qu’elle avait « l’insigne mérite de regarder la réalité en face » [6]. Après avoir déclaré en 2002 que c’était « la réalité » (toujours elle !) qui avait « fait campagne pour Le Pen », il a accusé l’extrême gauche et les « jeunes de banlieue » arabes ou musulmans d’être les principaux vecteurs de l’antisémitisme. Il a naturellement milité pour l’exclusion des élèves portant le « voile-keffieh » (sic !), en déclarant que « l’Islam pose un problème particulier » [7]. L’an dernier, il ironisait sur « les victimes antillaises de l’esclavage qui vivent aujourd’hui de l’assistance de la Métropole », et s’inquiétait que « les Antilles filent un mauvais coton idéologique » (et que « la créolité puisse servir à entretenir, outre la haine de la France coloniale, la haine d’Israël, Etat juif si vous voulez, c’est-à-dire Etat non créole, non métissé ») [8].
 
On pourrait poursuivre longtemps l’énumération [9]. Mais l’individu Alain Finkielkraut ne mérite pas cet intérêt. Son délire raciste est bien sûr abject, mais il n’a rien d’exceptionnel. La haine et le mépris qui s’y expriment ne sont qu’un concentré de ce qui se déverse, à petites doses et sous des formes plus ou moins euphémisées, dans un grand nombre d’éditoriaux, d’articles de presse, de reportages télévisés ou de discours politiques. La radicalisation du propos est certes impressionnante, mais elle est loin de constituer un cas isolé dans l’élite littéraire, intellectuelle ou journalistique, où l’on observe une libération de la parole réactionnaire, xénophobe, anti-arabe, islamophobe ou négationniste à l’égard des crimes coloniaux ou de la Traite négrière (cf. Pierre-André Taguieff [10], Alexandre Adler [11], Max Gallo [12], Michel Houellebecq [13], Maurice Dantec [14], ou encore les éditorialistes et chroniqueurs Daniel Sibony, Claude Imbert, Jean Daniel et Philippe Val) [15].
 
C’est ce climat général, et non l’individu Finkielkraut, qui est le véritable problème : c’est la mollesse des réactions à ses propos ; c’est l’espace inouï que lui ont offert les grands médias pour « s’expliquer », sans laisser la parole à toutes celles et ceux que sa diatribe anti-noire et anti-arabe avaient insulté-e-s [16] ; c’est le soutien explicite que lui ont apporté plusieurs journaux (Le Point, Marianne, Le Figaro) et plusieurs intellectuels médiatiques (Alexandre Adler, Alain-Gérard Slama, Pascal Bruckner, Elisabeth Badinter) [17]. C’est le fait qu’aucun de ses employeurs, à commencer par l’Ecole polytechnique et une radio de service public, France Culture, ne lui ait demandé de comptes [18]. Ce qu’il faut combattre, c’est donc, au-delà de l’individu Finkielkraut, tout un climat idéologique, celui qui a rendu possible la déchéance morale de cet individu, sa dérive politique et l’expression décomplexée de ses pensées et pulsions les plus basses. C’est, également, le système social postcolonial qui entretient et perpétue les pires stéréotypes racistes. S’il est heureux que des associations poursuivent Alain Finkielkraut devant les tribunaux [19], le combat principal est politique : c’est le combat contre la société qui, en produisant des « indigènes », produit aussi des « petits blancs » [20] et donc des Finkielkraut. C’est le combat contre la vallée de larmes dont les élucubrations haineuses d’Alain Finkielkraut ne sont que l’auréole.
 
Collectif Les mots sont importants
 
Décembre 2005


Notes

 
[2] Cf. A. Finkielkraut, La défaite de la pensée, Gallimard, 1987
 
[3] Cf. S. Tissot, P. Tevanian, Dictionnaire de la lepénisation des esprits, Article « Sol et sang », L’esprit frappeur, 2002
 
[4] Cf. S. Tissot, P. Tevanian, Dictionnaire de la lepénisation des esprits, Article « Préférence nationale », L’esprit frappeur, 2002
 
[5] Cf. le site de Renaud Camus . Ce site propose les principaux textes racistes de Renaud Camus et une grande partie des articles écrits à l’occasion de « l’affaire Renaud Camus », dont ceux d’Alain Finkielkraut. On lira aussi avec profit les analyses de Michel Tubiana, Henri Leclerc, Isabelle Rabineau, Hugo Marsan.
 
[6] Cf. V. Geisser, La nouvelle islamophobie, La découverte, 2003
 
 
 
[9] Nous laissons notamment de côté, provisoirement, l’antiféminisme et l’homophobie maladive du philosophe, qui pourraient à elles seules faire l’objet d’une étude.
 
 
 
 
[14] Cf. D. Lindenberg, Le rappel à l’ordre. Essai sur les nouveaux réactionnaires, Seuil, 2003, et ce texte paru sur infozone
 
[15] Cf. P. Tévanian, Le voile médiatique, Raisons d’agir, 2005. Sur Philippe Val, cf. Acrimed et Réseau voltaire
 
 
[17] Cf. l’excellent article de Mona Chollet, « Quand l’ignorance part en guerre au nom du savoir » sur le site Péripheries.net. Cf. aussi l’article de Aude Lancelin qui propose lui aussi une excellente analyse de l’affaire Finkielkraut.
 
[18] Une pétition a été adressée au Président de Radio France pour demander la suspension de l’émission « Répliques », animée par Alain Finkielkraut, mais elle a été très peu médiatisée, et peu d’intellectuels renommés l’ont signée.
 
[19] Et malheureux que d’autres, comme le MRAP, dont c’est pourtant la vocation et l’habitude, aient, pour des raisons qui nous échappent, renoncé à le faire après s’y être engagé.
 
 





13:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2006: Appel actualise - Manif Nationale 25 fevrier 2006

----- Original Message -----
From: CRER Bxl
Sent: Friday, January 27, 2006 4:26 PM
Subject: Appel actualise - Manif Nationale 25 fevrier

 
Vous n’êtes pas sans savoir que l’UDEP et bons nombres d’autres associations organisent une grande manifestation des personnes sans papiers et des citoyens belges qui les soutiennent ce 25 février 2006.
Vu l’actualité, un  intérêt important se manifeste pour cette action nationale, aussi bien du coté Néerlandophone que Francophone et nous espérons une grande mobilisation pour montrer que la problématique de l’immigration en Europe et les conditions de vie des sans papiers sont des plus préoccupantes.
 
Nous vous joignons l’affiche, les tracts et la plateforme.
Nous comptons sur vous pour forwarder , imprimer, diffuser, coller dans votre quartier ou dans votre ville.
  
Si chacun y met du sien nous y arriverons  !!!!!
 
Et si vous ne pouvez rien faire faute de temps vous pouvez toujours verser pour participer au frais de tracts,affiches,transport etc au compte  comite 25 fevrier 2006 -     063 - 4107523 - 93>
 
Grand merci à tous !!!!
 
 
MANIFESTATION  NATIONALE  POUR  LA REGULARISATION DES  SANS PAPIERS
 
SAMEDI 25 février 2006    
 
Départ : Gare du Midi - BRUXELLES à 14 heures
 
La politique d’immigration belge laisse des dizaines de milliers de personnes sans titre de séjour, donc privés de droits, y compris les plus fondamentaux. Ces « Sans-papiers » n’ont pas accès à la santé, ni à un logement, ni même à une formation, à un travail. Pourtant ces personnes, venues parfois de très loin, fuyant une situation désastreuse, sont bien contraintes de survivre. Dès lors, elles acceptent l’inacceptable : vivre dans des logements insalubres et chers ou dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile dont les conditions de vie sont plus que précaires, travailler « au noir » à tarif réduit.
 
A côté de cela, la peur constante d’un contrôle d’identité, d’une arrestation, de l’enfermement dans un centre fermé et d’une expulsion forcée rythme la vie des personnes plongées dans l’illégalité.
 
La politique actuelle se durcit avec la création  dans les centres fermés de Vottem et de Merksplas, de nouvelles ailes pour les familles avec enfants, l’enfermement réel de 66 enfants au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel, les rafles multiples et souvent violentes dans les gares et les trams à Anvers, un projet de réforme de la loi proposé par le Ministre Dewael imposant des restrictions importantes voire la disparition de toute possibilité de régularisation, les expulsions quotidiennes de plus en plus nombreuses,…
 
Nous, signataires du présent appel, dénonçons la politique  de l'immigration telle que menée actuellement en Belgique, dénonçons les déclarations  du Ministre Patrick Dewael qui tentent de criminaliser les sans papiers ainsi que les citoyens et les organisations solidaires. Nous demandons à tous les Ministres concernés par la situation sociale, économique et politique de prendre leurs responsabilités pour que les droits fondamentaux tels que la santé, le logement, l’éducation et le travail soient respectés pour TOUS.
 
Nous soutenons le mouvement des sans papiers qui s’organisent dans tout le pays et leur proposition de loi «  dite UDEP » qui permettra d’établir des critères claires et permanents pour obtenir une régularisation des sans papiers.
 
Nous exigeons l’arrêt immédiat de l’enfermement des enfants.
 
Nous appelons tous les citoyens, les associations, les syndicats, les collectifs, les étudiants, etc. à se mobiliser autour de leur combat  afin d’obtenir ;
 
Une régularisation des Sans Papiers avec des critères clairs et permanents
 
L’arrêt des détentions et des rafles, y compris dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile.
 
La suppression des centres fermés et l’arrêt immédiat des expulsions.
 
 
Il vous est loisible de vous joindre à cette action en tant que signataire mais une participation active est indispensable, si nous voulons être nombreux à faire entendre nos revendications aux autres citoyens de notre pays et aux politiques
Nous vous proposons de mobiliser un maximum autour de vous ou via votre association, d’organiser des journées/débats/activités autour de la problématique des sans papiers dans votre région, d’organiser les transports de personnes sans les moyens vers Bruxelles le 25 février, etc….
 
Toutes autres initiatives est la bienvenue ainsi qu’un soutien financier pour couvrir les frais, liés à l’organisation de cet événement (tract, affiches, transport etc….)
au compte no ;
Comite 25 fevrier 2006 / 063 - 4107523 - 93
 
Le comité du 25 février 2006
 
Pour ceux dont la signature manque…
signature de soutien à l'appel

Association :

Nom du signataire :

Personne ou groupe :

rue de Dublin 33 - 1050 Ixelles
> contact : 0473 62 87 33 - 0496 40 33 09 

Premier signataires:

 
Nationale
  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Belgique
  • ECOLO - Parti Ecologiste - Belgique
  • MRAX - Belgique
  • UPJB Union des Progressistes Juifs de Belgique - President Jacques Ravedovitz  - Belgique
  • UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National : Gand, Liege, Bruxelles, Anvers, Verviers, Leuven, Morllanwelz et Charleroi
  • LIT IV internationale - Ligue Internationale des Travailleurs en Belgique
  • POS - SAP - PARTI OUVRIER SOCIALISTE - Ataulfo Riera - Belgique
  • C.N.C.D. CENTRE NATIONAL DE COOPERATION AU DEVELOPPEMENT - Belgique
  • PTB ( Parti du Travail de Belgique ) - Riet Dhont - Belgique
  • Parti Humaniste - Belgique
  • WISH Werkgroep Internationale Solidariteit met Holebi's - Belgique
  • NPST Ne Pas Se Taire - Belgique
  • CLUB CULTUREL BELGO RUSSE - Véra Konig - Belgique
  • 5e COUCHE EDITIONS - Xavier Löwenthal - Belgique 
  • ICI ET MAINTENANT Fédération Anarchiste - Belgique
Bruxelles
  • SUB TERRA - Centre Culturel Latinoamericain - Bruxelles
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
  • A.S.E.R.B. Association des Residents Equatoriens en Belgique - Hugo España - Bruxelles
  • REVISTA BRAZIL NA EUROPA - Directrice Ines Oludé - Bruxelles
  • MARIE NAGY - Députée Federale ( Ecolo ) - Bruxelles
  • DE PIANO FABRIEK - Centre Culturel Flamand a St. Gilles - Bruxelles
  • SIREAS - Service International de Rechercle, d'Education et d'Action Sociale - Bruxelles
  • Entraide-Humanitaire - Bruxelles
  • ATTAC Bruxelles 1 - Bruxelles
  • Développement culturel - Cultureel ontwikkeling - Bruxelles
  • MOLP Mouvement Ouvrier de Lutte Prolétarienne 
  • MJS Mouvement des Jeunes Socialistes - E. Despina - Bruxelles
  • GAFFI asbl - Bruxelles
  • Fraction l'Etincelle de Lutte Ouvrière - Bruxelles
  • A VOIX AUTRE Journal libertaire d'actualité - Bruxelles
  • COLLECTIF SOLIDARITE CONTRE L'EXCLUSION - Bruxelles
  • BRUXELLES LAIQUE asbl - Bruxelles
 
Gand
  • VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee - Gand
  • Hand-in-Hand - Gent
Antwerpen
  • BASTA !! - Beweging tegen het plan Veilig in Antwerpen
  • DE KETELPATROUILLE VZW - Antwerpen
  • D.A.K. VZW - Antwerpen
  • VOLVOX - Antwerpen 
  • ULENSPIEGEL - Secretaire Leo Wolfs - Antwerpen 
  • SOLIDARITEIT Russisch sprekende platform - Antwerpen 
  • Geneeskunde voor het volk - Antwerpen
  • FC poppesnor - Antwerpen
Vlaanderen
  • SCHOOL ZONDER RACISME - Vlaanderen
Wallonie
  • ECOLE SANS RACISME - Wallonie
  • CGSP Syndicat - Centre
 
Liege
  • CRACPE - Collectif de Resistance aux Centres pour Etrangers - Liege
  • PARTI COMMUNISTE Fédération de Liége - Myriam Machiroux - Vice Presidente - Liege
Verviers
  • Collectif de Verviers pour une société multiculturelle et pour les respect du droit d'asile - Verviers
Mons
  • M.R.S. Mouvement Régional de Solidarité - Mons  
  • MAISON DES JEUNES DE CUESMES - Cuesmes - Mons   
  • SERVICE DROIT DES JEUNES - Mons  
  • BORINAGE asbl - Mons
  • ALPHA asbl - Mons
  • LIGUE DES DROITS DE L'HOMME - Mons
 
Morllanwelz 
  • LE FOYER DES HAYETTES - Morllanwelz
  • DROITS DEVANT - Morllanwelz
  • LIRE ET ECRIRE - Morllanwelz
  • CEPRE asbl - Morllanwelz
  • VIE FEMININE - Morllanwelz
  • CLUB ACHILLE CHAVEE - Morllanwelz
  • EQUIPES POPULAIRES - Morllanwelz
  • SOCIALISME SANS FRONTIERES - Morllanwelz
  • COMITE CHILI de Morllanwelz
  • ECOLO - Morllanwelz
  • PARTI COMMUNISTE - Morllanwelz
  • LIGUE DES DROITS DE L'HOMME - Morllanwelz
Louvain La Neuve
  • CETRI Centre Tricontinental - LOUVAIN-LA-NEUVE  
 
Signataires Individuels
  • Besonhe Michele
  • Marie-Françoise CORDEMANS
  • Gerard de Sélys Ecrivain
  • Frans Vlinderman
  • Rafa Grinfeld (schrijver)
  • Mieke Richart
  • Johan Bijttebier (Gemeenteraadslid Groen! Antwerpen)
  • Roel Stynen (forum voor vredesactie)
  • Guido Vandermeerschen
  • Ria Van Belle
  • Jos Geudens
  • Patrick Dooms
  • Tine Marynissen
  • Bert Lezy
  • Nathalie Decock
  • Frank Stappaerts
  • Nick Hannes
  • Radhia DJAÏT - 5340  Faulx-Les Tombes
  • Maxime Steinberg - Historien


Manifestation Nationale pour la Regularisation ce 25 fevrier 2005
 
 


C.R.E.R. – Bruxelles : INFO  -  http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
 
Pétition pour la suppression des centres fermés -  http://www.stopcentresfermes.be/
Soutien a la CRER au N° Triodos  :  523 - 0801898 - 74

11:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2006: Du PTB: 3 articles courts sur la résolution a nticommuniste

 
----- Original Message -----
From: urcf69
Sent: Thursday, January 26, 2006 10:37 PM
Subject:  Du PTB: 3 articles courts sur la résolution anticommuniste



www.solidaire.org


La chasse aux communistes mise au vote à Strasbourg

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a voté un projet de résolution tendant à instaurer une chasse aux sorcières contre les communistes en Europe.

HERWIG LEROUGE

Ce mercredi 25 janvier, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté par 99 voix pour, 42 contre, et 12 abstentions, la motion de Göran Lindblad député suédois du Parti Populaire européen.

La résolution est dirigée :
1. «  Contre les régimes communistes totalitaires » sont nommés ainsi tous les pays socialistes.
2. « Les partis communistes ou post-communistes de ses Etats membres » à qui elle demande «  de réexaminer l’histoire du communisme et leur propre passé, à prendre clairement des distances par rapport aux crimes commis par les régimes communistes totalitaires “ (article 13).
3. Elle criminalise la lutte ouvrière contre les patrons en affirmant que “les crimes ont été justifiés au nom de la théorie de la lutte des classes et du principe de la dictature du prolétariat.” (article 3)
Demi-victoire pour la droite
Cependant la droite et l’extrême droite de l’APCE n’ont obtenu qu’une demi-victoire. Il leur fallait les 2/3 des voix pour que soient votées les recommandations incitant les pays membres à organiser cette chasse aux sorcières (comme celle organisée par le sénateur Mc Carthy dans les années 50 aux Etats-Unis). Ils ne les ont pas obtenus!

Les recommandations conseillaient :
1. “D’organiser d’urgence un débat international sur les crimes commis par les régimes communistes totalitaires en vue de susciter de la compassion, de la compréhension et de la reconnaissance pour tous ceux qui ont été touchés par ces crimes. ”  (article 2) .
2. Aux anciens pays socialistes “de lancer une campagne nationale de sensibilisation aux crimes commis au nom de l'idéologie communiste,   à réviser les manuels scolaires,  à introduire un jour commémoratif pour les victimes du communisme et à ouvrir des musées (anti-communistes)” (article 4.5).
3.  « Demander au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe de mettre en place une sorte de tribunal anti-communiste » (article 4.1.) et d’organiser  une “conférence internationale sur les crimes commis par les régimes communistes totalitaires avec la participation de représentants des gouvernements, des parlementaires, des universitaires, des experts et des ONG” (article 4.3.).

Mais, grâce à un large mouvement de protestation, ces recommandations n’ont pas passé la rampe de l’Assemblée. Une première série de signatures de résistants, intellectuels, artistes, syndicalistes, députés socialistes, écolos et mêmes certains conservateurs de l’Europe entière, recueillis par l’initiative no2anticommunism.org, avait été remise au Président de l’APCE, Mr. René van der Linden, en même temps que des déclarations, résolutions et motions accompagnées de milliers de signatures provenant de toute l'Europe

11:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2006

27/01/2006: Michel Collon, journaliste belge: Nouveau sur l' Irak

----- Original Message -----
Sent: Friday, January 27, 2006 1:27 PM
Subject: NOUVEAU - IRAK : 7 articles inédits

Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement:
http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Nouveau sur l' Irak
sur le site <>

Un simple Irakien écrit à Bush
Y a pas de travail, pas d'eau, et même pas d'essence! Description des humiliations au quotidien.
Lettre

Naomi Klein - Les USA torturent... depuis des années
La célèbre journaliste alternative ouvre une rétrospective instructive.
Torture

Sarah Flounders - Le procès de Saddam, justice coloniale
La Convention de Genève interdit explicitement à toute puissance occupante d'instaurer ses tribunaux.
Saddam

Subi Toma - La résistance grandit
Qui sont les poseurs de bombes? Pourquoi les médias cachent-ils les communiqués de la résistance?
Résistance

Général Rose - Blair doit être mis en accusation
Même un célèbre général britannique dénonce, à sa manière évidemment , Tony Bliar-le-menteur
Blair

Pol De Vos - Plus de mille scientifiques assassinés
Le Mossad israélien serait occupé à détruire l'élite irakienne. Le Brussels Tribunal lance une pétition.
Scientifiques

Dahr Jamail et Arkan Hamed - Quand une ville se mue en prison
Mur de sable, mines terrestres, couvre-feu : les mesures de l'armée US hérissent la population de Siniyah.
Ville-prison

VOIR AUSSI : sur les dessous de la guerre en Irak, "Qui commande à Bush?
Bush, le cyclone

18:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/01/2006: COURCELLES: A la Glacerie: l' entreprise chimique "FOREVER PRODUCTS" déjà dans l' illégalité depuis 2002 ... ? ??

 

PRESENCE COMMUNISTE                                                             Courcelles,  27 janvier 2006

                 

Roger ROMAIN

a/conseiller communal

Avenue de Wallonie 127

B6180 COURCELLES   

Tél. : 071-46.36.81. 

                                                                                                                                                                       http://courcelles.skynetblogs.be                                                                                                                                           http://users.skynet.be/roger.romain/Sommario.html                                                                                                     http://users.skynet.be/roger.romain/Temerec.html                                                                                 http://users.skynet.be/roger.romain/CourcellesGlacerie01....

 

roger.romain@skynet.be              

COURCELLES-Glacerie:                       

A la Glacerie: l' entreprise chimique  "FOREVER PRODUCTS" déjà dans l' illégalité depuis 2002 ... ? ??

Formidable la réunion qui a eu lieu le mercredi 25 janvier 2006, à 18 heures, salle du Conseil communal de COURCELLES !

Quelque 70-80 riverains étaient présents pour mettre sur la sellette un auteur de projets, le Directeur de "FOREVER PRODUCTS" et quelques mandataires communaux (dont l' échevin Psc-Cdh, Madame LAMBOT), tous ébahis de cette large mobilisation et par les questions souvent pointues posées, pendant plus de 2 heures, aux auteurs concernés.

Une très large mobilisation inhabituelle due surtout à la vigilance d' une riveraine, répercutée par un tract de "Présence Communiste" et du Ptb. Sans ce tract mobilisateur, il y a fort à parier que la réunion en question serait pratiquement passée inaperçue.           

Les riverains, qui ne disposent que de 15 jours, pour transmettre par écrit leurs remarques, questions, désaccords, via l' Administration communale,

ONT SURTOUT APPRIS ... qu' ils sont déjà devant des faits accomplis.

A LEUR INSU, les installations de stockage sont déjà sur place et les activités de conditionnement chimique ont déjà lieu, depuis plusieurs années. En fait, il s' agit tout simplement pour cette société de se mettre en ordre vis-à-vis d' une législation nouvelle et plus pointilleuse en obtenant les autorisations nécessaires, après information, consultation et enquête de la population. .

Mais le scoop médiatique vient maintenant d' une information matinale d' une radio, le vendredi - matin 27 janvier. En résumé: "A COURCELLES, "FOREVER PRODUCTS", une importante entreprise chimique exploite sans autorisation depuis 2002 ... ".

(Et sans doute sans aucun contrôle publique ???)

IMPORTANTE société chimique ? Sans aucun doute, car "FOREVER PRODUCTS" est en fait une filiale d' une multinationale française.

Elle n' exploite pas à La Glacerie, comme on aurait pu le penser, pour desservir des besoins purement locaux et/ou régionaux, mais bien 60% du marché belge de la distribution ...

Elle a choisi de venir s' implanter à COURCELLES (comme s'il n'y avait pas d' autres lieux!), en stoemeling, dans un quartier populaire déjà défavorisé, à 250 mètres d' une école primaire communale, dans le bas d' un quartier d' accès difficile pour la circulation et les nombreux poids lourds qui se rendent déjà en permanence sur le site des anciennes glaceries...

ALORS ???

allez-vous dire OUI, ou ... NON à ce fait accompli, à ces activités chimiques, éventuellement explosives et/ou toxiques en cas d' accident ???  Et le Collège des Bourgmestre et Échevins (voire le Conseil communal ?) que va-t-il dire ou faire in fine ???

Quelle sera la prochaine étape réclamée par "Forever Products", si ses activités se développent plus fortement que prévu dans l' avenir ??? 

Avec les multinationales étrangères, il y a en effet lieu d' être prudent, face aux faits accomplis.

                                     Roger ROMAIN,

                                             -conseiller communal communiste (1971-1994)

                                             -militant du P.T.B.                                     e-mail: roger.romain@skynet.be

 

 

Madame Marion,
Je sais que vous êtiez présente lors de cette réunion et je ne néglige en rien les interventions du groupe Ecolo.
Pendant 24 ans, je sais quel rôle difficile est celui d'un groupe d'opposition, s' il prétend se situer à gauche du Ps, parti unique au plan communal...
Je pense malgré tout que Madame Lambot vous a pratiquement intimé l'ordre de vous taire, en fonction de l' année électorale. Ce que personnellement je n' aurais pas fait, ni accepté, ... Elle a ses conceptions de la "démocratie", puisque en fin de séance, elle a dit "c'est fini !", en voulant accaparer le dernier mot, en parlant de "démocratie"... C' est un chapelet que je connais aussi !
Je publie donc vos remarques, sur mon site, en annexe.
Merci et bonne soirée !
RoRo
 
----- Original Message -----
From: Marion
Sent: Friday, January 27, 2006 2:31 PM
Subject: RE: COURCELLES: A la Glacerie: l' entreprise chimique "FOREVER PRODUCTS" déjà dans l' illégalité depuis 2002 ... ???

Monsieur Romain,

 

J’étais présente lors de cette réunion où je représentais le groupe des Ecologistes Courcellois.  Contrairement à ce que vous dites concernant ce que semblait penser  les mandataires communaux, je n’étais pas du tout surprise du nombre de personnes présentes dans la salle.  Vous devez savoir que je suis la co-responsable d’une pétition remise au Conseil Communal en séance publique de mai 2005, pétition qui demandait au Collège d’organiser une rencontre citoyenne afin de rassembler et d’écouter toutes les personnes intéressées par l’aménagement du quartier de la Motte et par le sauvetage des services publics qui y sont encore….

 

Cette pétition n’a pas encore eu de suite (c’est une habitude de la majorité, je vous rappelle celle concernant la société Taxi Post). C’est pourquoi en fin de séance de ce lundi j’ai demandé à Mme Lambot quel serait le poids des avis des citoyens ?!

Je suis encore intervenue lors du Conseil Communal de décembre 05 pour connaître la suite que le Collège comptait donner aux +/- 300 signatures, et la réponse fut que «  comme ils n’ont rien à proposer, ils ne voient pas pourquoi ils organiseraient une rencontre ». La présence d’autant de citoyens à la réunion de ce lundi « devrait » leur faire prendre conscience que ce n’est pas parce qu’eux n’ont rien à dire que les citoyens n’ont pas des idées à échanger !

 

Quant à la société FOREVER,  nous ne lâcherons pas non plus et ferons ce qu’il est légalement possible pour encourager leur mise en conformité mais idéalement leur délocalisation.

Bien à vous

 

Marion HAINAUT

Conseillère Communale ECOLO

 

Sent: Wednesday, February 01, 2006 11:26 AM
Subject: RE : Ma réponse à Monsieur Clersy, conseiller communal Ecolo: COURCELLES: A la Glacerie: l' entreprise chimique "FOREVER PRODUCTS" déjà dans l' illégalité depuis 2002 ... ???

Aucun problème, Monsieur Romain. L'important est évidemment la mobilisation de toutes les forces vives de l'entité. Je vous suis totalement sur ce point.
 
 
Christophe CLERSY,
-----Message d'origine-----
De : Roger Romain [mailto:roger.romain@skynet.be]
Envoyé : mercredi 1 février 2006 11:19
À : CLERSY Christophe
Objet : Ma réponse à Monsieur Clersy, conseiller communal Ecolo: COURCELLES: A la Glacerie: l' entreprise chimique "FOREVER PRODUCTS" déjà dans l' illégalité depuis 2002 ... ???

Monsieur Clersy
"vous a pratiquement intimé l'ordre de vous taire,"
Vous avez amputé une partie de ma phrase...
Il s' agit d' ailleurs d'une réponse de ma part à une remarque de votre collègue Marion.
Elle ne concerne pas les actions avant, pendant, et après. Mais d'un avis sur le déroulement de la réunion du 25 janvier 2006. Si vous étiez personnellement présent, je ne vous ai pas remarqué et dans ce cas mille excuses !
Etant donné que votre interpellation concerne un problème déjà survenu avec les activités de Forever Products, j' en donne donc connaissance sans au cun problème, bien que le groupe Ecolo doit avoir les moyens de populariser par ses propres moyens ses initiatives.
Mais la multiplication de l'opposition de tous et de la défense des intérêts des riverains concernés est une bonne chose. Espérons qu' elle continuera à se manifester jusqu' au bout à tous les niveaux publiques d'information. Quand est-il de la position des groupes Ps, Psc, Mr, Ucpw ???   Nulle doute que la population de La Glacerie est très intéressée de savoir ce qui va se passer .  Son opposition grandit d'ailleurs et les riverains signent en grand nombre diverses pétitions.
Bien à vous, merci de votre message et bonne journée !
RoRo
 
 
 

Courcelles, le 21/09/05.

 

 

 

A l’attention du Collège des Bourgmestre et Echevins de et à Courcelles

Rue Jaurès

6180 - COURCELLES

 

 

 

 

Madame, Messieurs,

 

Concerne : ajout d’un point à l’ordre du jour du prochain conseil

 

Pourriez-vous ajouter un point relatif à la pollution du Piéton dans notre entité ?

 

Je vous en remercie.

 

Veuillez agréer, Madame, Messieurs, l’expression de mes salutations les plus sincères.

 

Christophe CLERSY,

Conseiller communal ECOLO

 

 

 

 

 

 

 

 

Interpellation relative à la pollution du Piéton dans notre entité

 

Le 25 févier dernier, la division de la police de l’environnement a été avertie par la police locale de Courcelles d’une pollution du Piéton à Courcelles par un solvant, sans doute du white spirit.

 

Une enquête a été menée par la D.P.E.

 

D’après le rapport de la police de l’environnement, il semble que des eaux polluées déversées par la société Forever Products seraient en cause.

 

Ces eaux auraient apparemment dû être déversées dans les égouts et non dans le cours d’eau.

 

En outre, la police de l’environnement a pointé plusieurs manquements aux conditions d’exploitation fixées par l’arrêté de la députation permanente du 12 juin 1997 ainsi que la présence d’un déversement d’eaux usées provenant de l’unité de conditionnement de produits corrosifs et se déversant dans le Piéton, non repris sur le plan joint à l’arrêté ministériel du 26 juin 2000.

 

Ces constats ont fait l’objet d’une lettre de mise en demeure adressée à cette société.

 

Pouvez-vous me dire si aujourd’hui des mesures ont été prises afin que la situation soit normalisée ?

 

J’aimerais également avoir quelques informations sur l’ampleur globale de cette pollution.

 

Je vous remercie.

 
 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, February 01, 2006 10:40 AM
Subject: RE : (suite) COURCELLES: A la Glacerie: l' entreprise chimique "FOREVER PRODUCTS" déjà dans l' illégalité depuis 2002 ... ???

Monsieur Romain,
 
Je tiens à préciser que personne ne nous a ordonné de "nous taire" et j'ajoute aux propos de ma collègue que nous n'avons pas attendu la réunion publique pour agir. Vous trouverez en pièce jointe une de mes interpellations sur le sujet qui date de septembre dernier. Je l'ai d'ailleurs transmise à une des riveraines.
 
Bien à vous.
 
 
Christophe CLERSY,
Tél. : 071 / 23 80 20
Fax : 071 / 23 80 29
GSM : 0476 / 86 87 57

12:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/01/2006

25/01/2006: de Jean-Marie FLEMAL concernant ma page en wallon de Charleroi ...

----- Original Message -----
Sent: Wednesday, January 25, 2006 4:59 PM
Subject: Page en wallon

Bén l'bodjou, m' camarâte Roger,
 
Dji vwès qu' vos avoz scafiottè one novèle pâdge en wallon d'pâr-ci... C'ess-t-one boune edée. Vos r'mârqu'roz qui dji n'pâle nén èl langadge di Tchalerwè, mais bén èl cî d'Brabant, pass'que dji n'so nén d'véci, vos savoz, mais di Gréz-Dwècha (Grez-Doiceau). Y a pas grande différence, en fait, à part les conjugaisons et l'accent, que j'ai d'ailleurs perdu au profit du carolo, plus gras. Il y a des gens qui s'évertuent à gommer leur accent wallon (sauf dans leur orthographe, apparemment). Moi, j'ai toujours mis un point d'honneur à vouloir parler wallon. Non pas pour la conservation du dialecte, dont, à la limite, je me fous pas mal, vu que j'estime qu'il a encore de belles années devant lui, mais parce que j'ai toujours considéré que le wallon était plus fleuri et truculent que le français. Puis, ça emmerde les snobs et les puristes quand on djauze en cras wallon... En réalité, je mélange les deux wallons, le carolo et le namurois, ce qui fait que les gens d'ici me regardent parfois comme si je débarquais de la planète des singes. 
 
A part ça, il paraît que tu viens au souper cubain ce samedi ? J'y serai aussi.
 
Allez, à bientôt et compliments à Mariette. 
 
Cordialement,
 
El longs pweilles di Dârmet.
 
Mon Cher Jean-Marie,
Merci de ton sympathique message.
Oui, cela fait déjà belle lurette que j' ai entamé cette page (http://users.skynet.be/roger.romain/apprendre_le_wallon_d...), à mes rares moments de loisirs, car nous partageons les même sentiments vis-à-vis de notre parler, de notre culture, de notre chère région wallonne. Tout cela à préserver comme la prunelle de nos yeux pour les générations futures.
Nous en reparlerons et à samedi !
RoRo

16:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2006

24/01/2006: Michel Collon: Nouveau : médias, Libé, RSF, Jazeera, Dieudonné, BHL, Srebrenica, Chavez...

 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, January 24, 2006 7:13 PM
Subject: [controle_omc] Nouveau : médias, Libé, RSF, Jazeera, Dieudonné, BHL, Srebrenica, Chavez...

Nouveaux documents "médias"
Beaucoup de surprises sur ce qu'on vous cache...
sur le site

Leila - BHL, les patrons et les médias
Pourquoi et comment un « penseur » bidon devient un incontournable des plateaux télé.
BHL

Romain Migus - Libé la main dans le sac !
Un jeune coopérant français au Venezuela a démasqué un médiamensonge très malhonnête de Libération. D'autres documents sur cette polémique en page accueil de notre site.
Libé

Fouad Laroui - Al Jazeera du mythe à la réalité
Bush voulait la bombarder. Pourtant, un examen de ses programmes la montre bien plus objective que la télé US.
Jazira

Olivier Mukuna - Egalité zéro, enquête sur le procès médiatique de Dieudonné
Chacun pense ce qu'il veut du comique. Mais pas de la manière dont on nous a désinformé !
Mukuna

Bernard Hennebert - La Télé, la pub, les enfants
Possible de protéger les enfants du bombardement publicitaire ? Des mesures à internationaliser.
Pub & enfants

Ed Herman - Le dossier caché de Srebrenica
Le partenaire de Noam Chomsky anime un "Srebrenica Research Group". Aux résultats surprenants.
Srebrenica

Justin Delacour - Médias US anti-Chavez, la fabrication du mensonge
Méthodes de manips aux USA. Toute ressemblance avec l'Europe... ne serait pas un hasard !
Delacour

Salim Lamrani - Pourquoi RSF se tait-elle sur ce journaliste torturé ?
Un journaliste torturé, mais Reporters sans Frontières se tait. Parce que c'est une victime de Bush ?
RSF se tait

Sur les médias, voir aussi :
« Quel a été le rôle des médias à La Nouvelle-Orléans ? »
Dans Bush, le cyclone


16:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2006: Cynisme colonialiste !

Mon colon, ou ... mon cochon ???
Oui les suppots du capitalisme, de l'impérialisme, du colonialisme, ont l' art d' écrire l' Histoire. C' est aussi eux qui aujourd'hui écrivent l' Histoire du Communisme. On peut s' y fier ???
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, January 25, 2006 1:04 AM
Subject: Ben, mon colon !

Des trucs pareils, il faut être ancien ministre de l'éducation , de la censure et de l'information pour les penser et, surtout, avoir le culot de les écrire...
est-ce que nos anciens "protégés" ont jamais pensé à nous remercier de tous nos bienfaits?
non? ah, les ingrats! ciel, que dis-je! les ingrats-doubles...
 
*****************
 
Subject: [lecteurs-Figaro] A lire, sur la colonisation et la décolonisation
 
D'Alain Peyrefitte. A lire et relire Voici un extrait d'un texte de 1989 d'Alain Peyrefitte sur la colonisation. Un sujet récurrent pour les habituels accusateurs professionnels de la France.
 
"Le sous-developpement des colonisés résulteraient de ce que les premiers ont pillés les seconds. C'est oublier que la misère du tiers monde préexiste à la colonisation - et lui survit,ou souvent, renaît après elle. Le sous-développement, qu'on devrait plutôt appeler le non-developpement est un phénomène permanent et universel. (.) La colonisation n'a guère profité à l'Occident, même sur le plan économique. L'Espagne et le Portugal, les plus dynamiques aux XV et XVIème siècles, ont été, aux siècles suivants, comme affaiblis par leurs colonies. La Grande-Bretagne était prospère avant ses conquêtes impériales ; et on calcule aujourd'hui que son Empire n'a été responsable que pour une faible part de sa richesse à son apogée. Les pays qui ont connu les plus étonnants miracles économiques depuis 1945 -Allemagne, Italie, Japon- étaient privés de colonies. Ceux qui ont perdus leur empire, avec lequel ils vivaient en symbiose -Pays-Bas, France, Belgique- ont connu un essor rapide, précisemment à partir du moment où ils en ont été délestés. Les pays d' Europe les plus riches -Suisse et Suède- n'en ont jamais eu. C'est que, si le commerce rapporte gros, la colonisation finit par coûter. Déjà, dans les années 1780, Macartney, gouverneur de Madras, avait compris que l'Inde était en passe de coûter plus à l'Angleterre qu'elle ne lui rapportait. Seul un commerce triangulaire avec la Chine permettrait de combler ce déficit. (.)
 
Bien sûr la colonisation a entraîné d'inacceptables effets de domination. Mais qui pourrait s'ériger en accusateur ? Les Arabes avaient colonisé une grande partie de l'Afrique et y avaient instauré l'esclavage, avant que les Européens prissent le relais. L'Islam avait converti plus de la moitié de l' Asie à coups de cimeterre. La Chine, après avoir été conquise par les Mongols et les Mandchous, a occupé à son tour la Mongolie et la Mandchourie ; elle a annexé le Tibet et le Turkestan. L'Inde, la Birmanie et l' Indochine, avant d'être colonisées par les Anglais et les Français, l' avaient été par les Mongols ou les Chinois. La Corée avait été sinisée, puis japonisée, avant d'être cassée en deux moitiés, l'une soviétisée, l'autre américanisée. Et les Russes restent la dernière grande puissance coloniale. (ce texte date de 1989).
 
Les colonisateurs se sont toujours drappés dans la proclamation d'une mission civilisatrice. Ce prétexte fut-il jamais plus justifié que dans le cas de l'Occident, qui apporta la médecine et l'hygiène, fit reculer famine et mortalité, rationalisa la production : bref, fit entrer dans l'ère mobile du développement des sociétés traditionnelles jusque là immobilisées dans le sous-développement ? L'Occident est-il plus coupable qu'aucune des grandes nations qui ont cherché à imprimer leur marque à l'extérieur ?
 
Pas plus que ne sont coupables les innondations ou le raz de marée qui submergent un pays. Seul pourrait être mis au banc des accusés tel dirigeant tout-puissant de ce pays, si, se voyant offrir une parade à ces phénomènes naturels, il la refusait. C'est à peu près ce que fit Qianlong, à qui les Anglais venaient de proposer les moyens du progrès et qui les repoussa avec mépris, au nom de l'ordre intangible dont il était le garant. Son attitude féroce à l'égard des " marchands félons ", le Parti communiste chinois l'a reprise après 1949..>>>
 
Alain Peyrefitte L'Empire immobile ou le choc des mondes.
 
*****

www.diasporavasca.org

******

" Pour abolir la pauvreté, il faut donner le pouvoir aux pauvres " Hugo Chavez

"Sans le pouvoir, les idéaux ne peuvent être réalisés ; avec le pouvoir, ils survivent rarement" - Fidel Castro.


"Tu peux ne pas participer à la lutte, tu participeras obligatoirement à la défaite" - B. Brecht

"La vida es muy peligrosa. No por las personas que hacen el mal, sino por las que se sientan a ver lo que pasa." - Albert Einstein

"Con el tiempo... entiendes que los verdaderos amigos son contados, y que el que no lucha por ellos tarde o temprano se verà rodeado solo de amistades falsas" - J.L.Borges

"Si el comunismo se desinteresa de los hechos de conciencia, podrá ser un método de distribución, pero no será jamás una moral revolucionaria" - El Che.

"si nous étions en dictature, les choses seraient plus simples dès l'instant où ce serait moi  le dictateur" - G.W.Bush


"ceux qui vivent, sont ceux qui luttent" - Victor Hugo.

*****
EUSKAL PRESOAK ETXERA !!! ORAIN !!!

15:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2006: La " défense " du communisme de Robert Griffith - les confessions d'un révisionniste khrouchtchévien

 
----- Original Message -----
From: Démocrite
Sent: Wednesday, January 25, 2006 6:19 AM
Subject: La " défense " du communisme de Robert Griffith - les confessions d'un révisionniste khrouchtchévien

LALKARONLINE

 

 

La " défense " du communisme de Robert Griffith - les confessions d'un révisionniste khrouchtchévien

 

Écrivant dans le torchon révisionniste " indépendant " quotidien du Parti Communiste de Grande-Bretagne (Communist Party of Britain =CPB), le Morning Star, le 3 octobre 2005, le Secrétaire général du CPB, Robert Griffiths, a attiré l'attention des lecteurs sur un rapport devant être remis à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe "  sur la nécessité d’une condamnation internationale des crimes du Communisme. "

Griffiths cite un mémorandum, rendu public par "Goran Lindblad, rapporteur pour le comité des affaires politique du Conseil de l'Europe", lequel est responsable du rapport, qui prétend il n'y a eu " aucun débat sérieux en profondeur sur l'idéologie qui était la racine de la terreur largement répandue, des violations massives des droits de l'homme, de la mort de nombreux millions d'individus et de la triste situation de nations entières ". Là dessus un communiste serait d'accord avec Lindblad qu'il n'y a eu " aucun débat sérieux en profondeur sur l'idéologie " du communisme, mais il ferait remarquer aussi que c'était bien la dernière chose que ce rapport recherchait. Alors que la crise de l'impérialisme s’aggrave de jour en jour, les impérialistes et leurs marionnettes essayent frénétiquement de souiller le nom du communisme en citant de prétendus crimes dans l'espoir que les opprimés du monde ne verront pas dans le communisme une alternative à la folie organisée qu’est l'impérialisme. Un communiste argumenterait contre l’affirmation de Lindblad de ces prétendus crimes du communisme, avec une défense de la dictature du prolétariat et la nécessité de la terreur contre la bourgeoisie renversée et ses partisans, contre les destructeurs, les saboteurs et les traîtres, mais alors, ni Griffiths ni son parti ne pourraient ni ne devraient être considérés comme communistes. Au lieu de cela Griffiths aborde, tout à fait correctement, la question des nombres d'exécutions, d’emprisonnements, etc, que Lindblad étale (bien que sa propre prise en compte de chiffres soit très douteuse, ce dont nous nous occuperons plus tard) mais essentiellement il est d'accord avec Lindblad pour dire que beaucoup de crimes ont été commis par le communisme.

Griffiths cite plus loin Lindblad disant que " dans de nombreux de pays européens, il y a des partis communistes qui n'ont pas formellement condamné les crimes du communisme. " Le CPB, bien sûr, n'est pas l’un de ces partis et Griffiths n’attend pas davantage pour se tordre les mains d’indignation morale devant les choses épouvantables qui ont été faites au nom du communisme (bien sûr, étant le petit-bourgeois, pacifiste égalitaire qu'il est, il énumère aussi les crimes de l'impérialisme), mais il est très révélateur que Griffiths note que " Lindblad reconnaît que la répression - ou ' la terreur '- a diminué significativement en Europe de l'Est à partir du milieu des années 1950... ". C'est une référence évidente – même si elle est indirecte - au Camarade Staline et le CPB, comme ses amis trotskistes et les sociaux-démocrates auxquels ils se rallient, attaquent toujours Staline pour attaquer le Marxisme-Léninisme et la magnifique réussite qu’était l'Union Soviétique sous Lénine et Staline.

Réfutant l'allégation de Lindblad selon laquelle les " crimes du communisme " n'avaient pas été condamnés par les " communistes ", Griffiths montre ses lettres de créance véritablement révisionnistes en déclarant – " Le premier compte-rendu réellement détaillé et pour une grande partie exact des crimes et des violations commis contre la démocratie socialiste en Union Soviétique a été apporté par le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev dans son discours au 20ème congrès du parti en 1956. De nombreux partis communistes dans le monde entier ont depuis admis que de graves crimes et de graves violations se sont produits, en développant leur analyse plus tard depuis l'écroulement des états socialistes au début des années 1990 ". Il continue – " Il y a quelques communistes dans la tradition maoïste qui considèrent les révélations de Khrouchtchev comme une preuve de plus de son révisionnisme et de sa trahison. Contre toutes les preuves à Moscou des archives de l'état, du parti et du Comintern maintenant ouvertes au monde, de telles gens discréditent profondément eux-mêmes et la cause du communisme en persistant dans leurs illusions et leurs tromperies. "

Pour un regard clair, même s’il est bref par nécessité, sur Khrouchtchev et son discours au 20ème Congrès du PCUS, voyons un article de Lalkar (mai / juin 1991) titré Questions Historiques et réédité dans : La perestroïka - L'écroulement complet du révisionisme, d’Harpal Brar :

" Khrouchtchev, rejetant finalement son masque bolchevique et révélant sa vraie nature révisionniste, a lancé une attaque vicieuse sur ce qu'il a nommé le culte de la personnalité de Staline. Deux brefs commentaires sur l'attaque de Khrouchtchev contre Staline doivent être faits. D'abord, dans la façon hypocrite et malhonnête typique des révisionnistes et des autres routiers du capitalisme du monde entier, les Khrouchtchéviens n'ont jamais eu le courage de sortir ce rapport en URSS, tellement ils avaient peur de l'hostilité du peuple soviétique à l’égard de quiconque qui essaye de diminuer le rôle de Staline. Au lieu de cela ils l’ont balancé à l'étranger par l’intermédiaire de leurs contacts représentant les agences de la presse impérialiste à Moscou. Les citoyens soviétiques, en pleine confusion, ont été à leur tour bombardés avec une diatribe anti-socialiste et anti-Staline, qui n’a pas cessé à ce jour, par les médias impérialistes. Cette division du travail entre les révisionnistes d’URSS et l'impérialisme a continué sans diminuer et, depuis l'accession de Gorbachev au pouvoir, elle a atteint un nouveau niveau qualitatif. Deuxièmement, en 1956 Khrouchtchev ne s’est pas senti assez fort pour dénoncer et nier les réalisations du socialisme. Au lieu de cela lui et ses disciples ont dû chanter ses éloges, en instituant, lentement mais sûrement, des réformes économiques qui, partant du socialisme, ont mis de plus en plus l'accent sur des mesures de nature capitaliste dans la gestion de l'économie - la décentralisation et le relâchement du mécanisme de planification économique; la réforme de la formation des prix et le passage des entreprises à la comptabilité de rentabilité; les augmentations de primes et l'introduction de principes d’autonomie de gestion. Toutes ces mesures, introduites pendant les dernières trois décennies et demi, ont conduit à la situation qualitativement nouvelle dans laquelle l'URSS, selon une personne qui n’est rien de moins que son Ministre des Finances, est au bord d'une catastrophe économique ".

Les crimes des révisionnistes aux postes dirigeants en Union soviétique ont été d’abattre l'Union soviétique et les révisionnistes d'aujourd'hui tentent de faire en sorte que le communisme ne renaisse pas de nouveau. Pour faire cela et pour s'appeler toujours communistes ils attaquent Staline, mais, comme l’expose une nouvelle citation du susdit article de Lalkar 1991, la cible est toujours les réalisations de l'Union Soviétique et les principes du Marxisme-Léninisme – " Il y a un dicton allemand, que Lénine aimait à répéter, qui dit à peu près cela, nous frappons le sac mais les coups sont destinés à l'âne. De Khrouchtchev à Gorbachev, les révisionnistes ont fait beaucoup pour calomnier Joseph Staline, mais leurs calomnies sont en réalité dirigées contre le Marxisme-Léninisme et les acquisitions du socialisme qui ont bouleversé la terre entière. C'est seulement dans ce contexte que l'on peut vraiment comprendre les vitupérations, la colère, le vitriol, l'injure, avec lesquels la bourgeoisie impérialiste et ses représentants idéologiques dans le prolétariat - les révisionnistes, trotskistes et autres tendances sociales-démocrates - fulminent contre Staline. Si quarante ans après sa mort l’impérialisme et ses agents trouvent nécessaire d'annihiler l'homme pour la millième fois, cela doit être sûrement parce que les réalisations associées à son nom constituent toujours une barrière insurmontable à leurs manoeuvres restaurationistes. Son nom, par conséquent, continue à les hanter et à les empêcher de dormir ".

Griffiths prétend que seuls les communistes dans la tradition maoïste dénoncent le discours de Khrouchtchev comme une nouvelle preuve de son révisionnisme.

Il est très content d’avoir cette excuse désolée comme argument. La question n'est pas de savoir si ceux qui montrent le révisionnisme de Khrouchtchev sont maoïstes ou non. L’important est de savoir si vraiment le triomphe du révisionnisme de Khrouchtchev entre 1953 et 1956 a déclenché la pourriture qui, après trois décennies d’altérations du Marxisme-Léninisme dans les sphères de la théorie, de la politique et de l'économie, a mené à l'écroulement de l'URSS et du PCUS. Cette question le camarade Griffiths ne peut pas l’éviter en collant des étiquettes sur ses adversaires. Loin d'avoir honte de l'association avec Mao Tse-toung, avec sa direction du Parti communiste de Chine et les réalisations de la révolution chinoise, nous en sommes très fiers et heureux de leur être associé. En effet, si Robert Griffiths pense nous vexer en nous liant au camarade Mao nous devons ici corriger sa croyance erronée et dire que nous considérons son insulte intentionnelle comme un compliment, particulièrement quand il vient d'un homme aussi prêt à se lier avec les semblables du méprisable traître Khrouchtchev.

Venant maintenant à la " preuve des archives de l'état, du parti et du Comintern de Moscou ", Griffiths, pour soutenir son point de vue, dit – " ... Par exemple, J Arch Getty et Robert Thurson, deux savants étasuniens liés à l'Université Yale, ont montré que le nombre de prisonniers – des criminels et les politiques purgés - incarcérés dans des camps du goulag soviétique à la fin des années 1930 étaient inférieur au double de la population carcérale des USA d’aujourd'hui. Le nombre des exécutés quand la purge était à son maximum, en 1937 et 1938, était légèrement inférieur à 700.000. C'est un chiffre choquant et impardonnable, mais ce ne sont pas les dizaines de millions revendiqués par les propagandistes antisoviétiques au long des décennies.

Une nouvelle fois il nous faut employer des citations plutôt longues pour relever les altérations et répondre de manière appropriée aux préjugés bourgeois qui émanent de Griffiths.

Des deux savants étasuniens nommés, le travail de l'un, le professeur J l'Arc Getty, est cité, avec les recherches de G T Rettersporn, chercheur du CRNS (Centre National de la Recherche Scientifique) et VAN Zemskov chercheur de l'Institut d'histoire russe dans un livret de Mario Sousa intitulé " Mensonges concernant l'histoire de l'Union Soviétique " et qui est disponible dans ce pays par l’intermédiaire de la Société Staline. Sousa déclare-

" Aux camps de travaux forcés du goulag étaient envoyés ceux qui avaient commis des infractions graves (homicide, vol, viol, crimes économiques etc) aussi bien qu'une grande proportion de ceux reconnus coupables d'activités contre-révolutionnaires. D'autres criminels condamnés à des durées supérieures à trois ans pouvaient aussi être envoyés dans des camps de travaux forcés. Après avoir passé un certain temps dans un camp de travaux forcés, un prisonnier pouvait être déplacé vers une colonie de travail ou une zone spéciale ouverte. Tous ces établissements faisaient partie du système pénal et comme ils allaient des camps de travaux forcés du goulag jusqu’aux zones ouvertes spéciales ils devenaient moins durs et les prisonniers avaient plus de libertés. Tous les prisonniers étaient là pour travailler mais dans les deux dernières catégories les prisonniers étaient payés et gardaient leurs salaires.

Plus loin Mario Sousa dit – " En 1939 il y avait un total dans tous les camps, colonies et prisons de près de 2 millions de prisonniers. De ces derniers 454.000 avaient commis des crimes politiques... Ceux qui sont morts dans des camps de travaux forcés entre 1937 et 1939 étaient environ 160.000... En 1950 il y avait 578.000 prisonniers politiques dans des camps de travaux forcés. " Mario Sousa explique que pendant les épidémies, avant l'introduction des antibiotiques, un grands nombre de prisonniers sont morts, mais comparé à la population libre de l'Union Soviétique ce n’était pas pire et leurs pertes pendant les années de guerre étaient moindres que celles de la population libre qui a perdu 25 millions en mettant le fascisme en déroute. De même, pendant les manques d'alimentation le taux de mortalité de la population carcérale était à peu près égal au taux de mortalité de la population libre soviétique. Sousa déclare aussi que – " Le nombre de prisonniers aux USA est aujourd'hui supérieur de 3 millions au nombre maximal atteint en Union soviétique! " Nous voudrions demander au lecteur, avant de poursuivre, de revenir simplement aux chiffres donnés par Griffiths quand il comparait les nombres de prisonniers détenus par l'Union Soviétique et les USA.

Qu'en est-il alors de ces 700.000 condamnations à mort qui choquaient M. Griffiths au point qu’il ne puisse pas les pardonner ? Sousa explique - "Il est nécessaire de mentionner ici au début que parmi eux le nombre des condamnés à mort a dû être tiré d'archives différentes et que les chercheurs, pour parvenir à un chiffre approximatif, ont dû réunir des données à partir de ces diverses archives d’une manière qui provoque un risque de double décomptage et qui produit des estimations supérieures à la réalité. Selon Dimitri Volkogonov, la personne nommée par Ieltsine pour se charger des vieilles archives soviétiques, il y a eu 30.514 personnes condamnées à mort par des tribunaux militaires entre le 1er octobre 1936 et le 30 septembre 1938. Un autre renseignement vient du KGB : selon l'information fournie à la presse en février 1990, il y a eu 786.098 personnes condamnées à mort pour des crimes contre la révolution pendant les 23 ans de 1930 à 1953. Du total des condamnés, selon le KGB, 681.692 ont été condamnés entre 1937 et 1938. Il n'est pas possible de doubler le contrôle des chiffres du KGB mais cette dernière pièce de renseignement est ouverte à la critique. Il serait très étrange que tant de personnes aient été condamnées à mort en seulement deux ans. Est-ce qu'il est possible que l’actuel KGB pro-capitaliste nous ait donné une information correcte provenant du KGB pro- socialiste ? Quoi qu’il en soit, il reste à vérifier si les statistiques qui sont à la base de l'information de KGB incluent, parmi ceux qui sont dits avoir été condamnés à mort pendant les 23 ans en question, des criminels aussi bien que les seuls contre-révolutionnaires comme le KGB pro-capitaliste l’a prétendu dans un communiqué de presse de février 1990. "

Plus loin Sousa déclare – " La conclusion que nous pouvons tirer de ça c'est que le nombre de ceux qui ont été condamnés à mort en 1937-38 était de près de 100.000... Il est aussi nécessaire de garder à l’esprit que les condamnés à mort en Union Soviétique n’ont en réalité pas tous été exécutés. Une grande proportion des peines de mort a été commutée en peines dans des camps de travaux forcés... Bon nombre de condamnés à mort avaient commis des actes de violence comme le meurtre et le viol. Il y a 60 ans ce type de crime était punissable par la mort dans un grand nombre de pays. "

Il est évident en lisant les lignes ci-dessus que le communiste auto-déclaré Griffiths a tiré son chiffre de " légèrement inférieur à 700.000 " d'un communiqué de presse mal fondé par le KGB pro-capitaliste en 1990. Si c'est là l'action d'un prétendu ami de l'Union Soviétique, est-il vraiment au-delà des limites de la possibilité qu'un ennemi déclaré de l'Union Soviétique, comme le KGB l’était en 1990, puisse falsifier ces mêmes chiffres ?

En continuant, bien qu'il soit important d'obtenir les chiffres réels de ceux qui ont été emprisonnés ou exécutés dans une mesure réaliste, nous ne devons pas laisser cela sans défendre la nécessité d'employer le système pénal contre des contre-révolutionnaires. Quand une révolution socialiste arrive et renverse la dictature de la bourgeoisie (la démocratie bourgeoise si vous voulez, c'est la même chose), alors cette bourgeoisie devient beaucoup plus mortellement dangereuse qu’elle ne l’était auparavant et elle fait appel à tous ses nombreux contacts dans le monde entier, elle emploie tous ses pouvoirs de persuasion alliés aux habitudes d'obéissance de bien des ouvriers et des petits bourgeois individualistes à causer du désordre et à essayer de générer le dissentiment et l'insatisfaction parmi les gens dans l'espoir qu'ils peuvent encore récupérer les bénéfices mal acquis que la révolution leur a pris. C'est pourquoi une période de dictature prolétarienne (démocratie) est nécessaire. Nous savons que le CPB ne reconnaît pas la dictature du prolétariat ni même la révolution violente qui l’amène, avançant au lieu de cela l'idée d'une transition paisible au socialisme par le vote en faveur du Labour et en le poussant vers la gauche, mais il n'y a aucune autre route pour la révolution socialiste ou pour la protection de cette révolution socialiste, aucune autre voie que la violence.

Voici les mots de Lénine sur le sujet – " Les traîtres, les imbéciles et les pédants de la Seconde Internationale ne pourraient jamais comprendre cette dialectique - que le prolétariat ne peut pas triompher à moins qu'il ne gagne une majorité de son côté, mais limiter la victoire d'une majorité à l'obtention d’une majorité de votes dans les sondages sous le règne de la bourgeoisie , ou la rendre conditionnelle à cette majorité, est ou bien la plus épaisse des stupidités, ou bien une pure et simple tentative pour duper les travailleurs. Pour gagner la majorité de la population, le prolétariat doit, en premier lieu, renverser la bourgeoisie et s’emparer du pouvoir d'état; deuxièmement, il doit établir un gouvernement soviétique et briser la vieille machinerie d'état en miettes, ce par quoi il sape immédiatement le règne, l'autorité et l'influence de la bourgeoisie et des collaborateurs petit-bourgeois sur les masses laborieuses non-prolétariennes en satisfaisant leurs besoins d'une façon révolutionnaire aux dépends des exploiteurs " (L'élection à l'Assemblée Constituante et la Dictature du Prolétariat. Œuvres choisies. Vol.6, page 475).

Plus loin – " La doctrine de la lutte des classes, telle qu’ appliquée par Marx à la question de l'état et de la révolution socialiste, mène inévitablement à la reconnaissance de l’autorité politique du prolétariat, de sa dictature, c'est-à-dire, du pouvoir partagé avec personne d’autre et comptant directement sur la force armée des masses. Le renversement de la bourgeoisie ne peut être réalisé que par le seul prolétariat se transformant en la classe dirigeante, capable d'écraser la résistance inévitable et désespérée de la bourgeoisie et d'organiser tous les travailleurs et les masses exploitées pour le nouvel ordre économique" (L'État et la Révolution. Œuvres choisies. Vol 7. page 26).

Lénine a plus loin de mauvaises nouvelles pour les héros du CPB – " L'opportunisme ne mène pas la reconnaissance de la lutte des classes au point principal, à la période de transition du capitalisme au communisme, à la période du renversement et de l'abolition totale de la bourgeoisie. En réalité, cette période devient inévitablement une période de luttes des classes exceptionnellement violentes dans leurs formes les plus aiguës possibles et, donc, pendant cette période, l'état doit être un état qui est démocratique d'une nouvelle façon (pour le prolétariat et les gens sans propriété en général) et dictatorial d'une nouvelle façon (contre la bourgeoisie) " (Ibid. page 34).

Et à tout hasard, à nos amis, les opportunistes, ne se sont pas encore rendus compte que la période de transition, qui n'est pas d’une paire de semaines ni de mois ni d’une quelconque durée prédéterminée, mais prend nécessairement le temps qu’il faut, est la période de l'oppression de la classe exploiteuse qui a été renversée et de ses laquais par la nouvelle classe dirigeante, le prolétariat, nous offrons deux dernières citations de Lénine – " La dictature est un pouvoir basé directement sur la force et non limité par quelques lois. La dictature révolutionnaire du prolétariat est le pouvoir gagné et maintenu par la violence du prolétariat contre la bourgeoisie, pouvoir qui est sans restriction par de quelconques lois. " (La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky. Œuvres choisies. Vol. 7. page 123).

" Pas un seul problème de la lutte des classes n’a jamais été résolu dans l'histoire autrement que par la violence. Quand la violence est exercée par les travailleurs, par les masses des exploités contre les exploiteurs - alors nous sommes pour elle " (Les activités du Conseil des Commissaires des Peuples. Œuvres choisies. Vol.7. page 269).

Nous avons délibérément pris ces citations d’oeuvres différentes pour montrer que ce n'est pas quelque chose que Lénine a dit une fois et a été mal interprétée ou sortie du contexte - au contraire, il y avait tant à en choisir que nous aurions pu remplir les pages de ce papier avec des citations appropriées de Lénine rien que sur ce seul sujet.

Griffiths, argumentant du mieux qu’il peut de l'intérieur sa camisole de force révisionniste auto-imposée contre la notion selon laquelle les crimes du fascisme sont comparables aux événements du moment de la dictature du prolétariat en Union Soviétique, continue à dire – " Les communistes n'ont jamais été pardonnés pour le rôle principal qu'ils ont joué dans le combat contre le fascisme à chaque niveau. Pour beaucoup de libéraux et de conservateurs anti-fascistes, la contribution apportée par les l’Armée Rouge soviétique et les partisans menés par les communistes est un embarras qu’ils préféreraient enterrer que reconnaître. "

Griffiths a raison quand il souligne que l'Union Soviétique a joué le rôle principal dans la défaite du fascisme il y a 60 ans et que les communistes du monde entier y ont aussi tenu un rôle, mais ce n'est pas pour cela que les libéraux, conservateurs ou démocrates sociaux ne peuvent pas leur pardonner. Non, l'Union Soviétique a été haïe et détestée longtemps avant la 2ème Guerre Mondiale. Ce qui est impardonnable aux yeux de cette petite noblesse impérialiste est le fait que le communisme a fait naître cette inspiration chez les opprimés du monde, la Révolution d’Octobre, et avec elle la dictature du prolétariat! C'est ce qui fait courir un frisson le long de leurs épines dorsales et c’est cela qu'ils cherchent à cacher et à enterrer ou déformer et mal articuler et c'est dans ce travail odieux que la plus grande aide des impérialistes vient de partis révisionnistes comme le CPB qui sont aussi terrifiés par la dictature prolétarienne que les impérialistes eux-mêmes.

Dernièrement, nous devons nous occuper d’une autre des révélations du camarade Griffith. Il dit, près de la fin de l'article en question :

" Quant au rapport de Lindblad, il a ouvertement proclamé deux de ses trois motifs. D'abord, il tient beaucoup à instruire - ou endoctriner " les jeunes générations qui n'ont aucune expérience personnelle de l’autorité communiste '. Deuxièmement, il déclare que ' des régimes communistes sont toujours actifs dans quelques pays du monde et des crimes commis au nom de l'idéologie communiste continuent à avoir lieu '. Son troisième motif, inexprimé, est plus interne. Lindblad est un parlementaire suédois de droite. Dans ce pays, le Parti de Gauche des communistes et des socialistes est né pour maintenir l'équilibre des forces dans le Parlement Suédois. Une massive campagne anti-communiste a été mise en route dans ce pays pendant plusieurs années pour essayer de discréditer les membres principaux du Parti de la Gauche qui refusent de renoncer à leur communisme. "

Griffiths donne là trois motifs à Lindblad et nous les traiterons l’un après l’autre.

Bien sûr Lindblad essayera d'endoctriner avec des mensonges ceux qui sont trop jeunes pour n'avoir aucune connaissance de l'Union Soviétique, mais, comme nous avons déjà dit, les gens de l'acabit de Griffiths aident à cette mauvaise éducation antisoviétique.

Ayant réussi à obtenir que les révisionnistes condamnent les régimes communistes passés, Lindblad serait stupide de ne pas essayer de tracer des parallèles avec des régimes socialistes présents. Bien sûr, un communiste accourait ici à la défense de Cuba, de la RDPC, etc, mais comme nous nous l’avons également prouvé maintenant, Griffiths n'est aucunement communiste. Au lieu de défendre les régimes socialistes existants il ajoute un troisième motif pour le rapport de Lindblad qu'il peut alors attaquer aussi impitoyablement que Don Quichotte a attaqué les moulins à vent.

Griffiths parle du " Parti de Gauche des communistes et des socialistes " mais un regard sur leur site Web, www.vansterpartiet.se, où ceux-ci, incidemment, se nomment le Parti de Gauche des socialistes et des féministes, révèle qu’ils ne sont rien de plus que des sociaux-démocrates. Le Parti de Gauche, a cependant un bon nombre de ses membres qui s’appellent eux-même des ex-communistes. Il y a un parti communiste en Suède appelé simplement le Parti Communiste, précédemment le Parti Communiste Marxiste-Léniniste ( révolutionnaire), qui adhère aux principes du communisme (www.kommunistiskpartiet.org), les deux sites Web peuvent être lus en anglais et nous demanderions aux lecteurs qui sont en mesure de les visiter tous les deux de voir lequel a " des membres dirigeants qui refusent de renoncer à leur communisme ". De nouveau, on peut voir que Griffiths et le parti parlent pour que les communistes dédaignent de se plier aux sociaux démocrates.

Le CPB ne peut pas aimer ce qui est écrit ici mais ses membres sont tout à fait invités à venir débattre ces points avec nous et essayer de défendre leur position révisionniste ou, même, nous prouver qu'ils sont de vrais marxistes-léninistes et que nous ne somment rien d’autre qu’une bande de spécialistes ultra-Stalinistes. Nous pensons qu’il est plus probable que leur silence sur cette question sera assourdissant.

12:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2006: COURCELLES: dans les prochains jours, 8 boîtes aux lettres supplémentaires vont disparaître de nos quartiers populaires

Le Bureau de Poste de COURCELLES-Trieu l' affiche, liste à l' appui:  dans les prochains jours, 8 boîtes aux lettres supplémentaires vont disparaître de nos quartiers populaires: http://users.skynet.be/roger.romain/CourcellesLaPoste.htm.

 

Au profit de qui et de quoi ?: mais des grandes-surfaces capitalistes, pardi ! "La Poste" elle aussi est en voie de privatisation et d' européinisation. La Poste "belge" d' aujourd'hui est déjà à 50% (moins une action!) entre les mains des ... Suédois.

 

Il faut protester: inonder le Percepteur des Postes de lettres et de coups de téléphone, voire de pétitions. L' inaction, c' est la politique du boeuf vers l' abattoir.

12:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2006: la presse ou le coup d'Etat permanent

 
----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Wednesday, January 25, 2006 9:43 AM
Subject: TR: la presse ou le coup d'Etat permanent

 
 
Information transmise ou retransmise par Combat
 


De : bleitrach.danielle [mailto:bleitrach.danielle@wanadoo.fr]
Envoyé : mercredi 25 janvier 2006 08:19
À : combat
Objet : la presse ou le coup d'Etat permanent

LA PRESSE OU LE COUP D'ETAT PERMANENT

Quand nous en sommes à être en tant que citoyens manipulés de manière permanente au point de confondre informations et campagnes de haine contre des peuples, quand nous ne percevons plus aucun des enjeux vitaux au profit de ragots calomnieux, qu'en est-il de la démocratie ?

Aucun des aspects de notre vie n'y échappe et certains événements récents illustrent assez bien le cauchemar d'un occident assiégé dans lequel on prétend nous faire vivre et ce cauchemar serait dans nos murs. La situation telle qu'elle nous est décrite, nous paralyse, nous interdit d'intervenir. Mieux ceux qui résistent, comme en a témoigné la couverture des grèves marseillaises cet automne sont stigmatisés, isolés. Un autre événement comme la révolte des banlieues donne lieu de la part du ministre de l'intérieur a une manipulation qui contredit toutes les analyses y compris celle de ses propres services, sur l'éthnicisation de bandes criminelles. Tout ce que fait et dit ce ministre est complaisamment relayé, devient vérité à force d'être répété.

La presse de masse, radios, télévisions présentent un front unanime de désinformation et une autre caractéristique de la période est que dans cette presse désormais, celle qui est censée être d'opposition comme l'humanité parce qu'elle n'a plus de relais militant, parce qu'elle n'a plus comme objectif que des jeux politiciens, est contrainte de manifester ses critiques à l'intérieur du "politiquement correct" médiatique.

Cela a abouti à cette extraordinaire situation d'un président de la République français qui fait une intervention sur le nucléaire qui laisse un pays entier dans l'incapacité de se prononcer.

LE POLITIQUEMENT CORRECT

Il en est des propos les plus a contrario de ce politiquement correct comme du récent discours d'Al Gore contre le viol des libertés par le gouvernement de G.W.Bush. Pour ceux qui l'ont lu, c'est quasiment la description d'une dictature où sous couvert de préserver le pays du danger terroriste, l'exécutif viole la Constitution, met sous surveillance les citoyens, bref attaque tous les fondements démocratiques des USA. Notons tout de suite que jamais la presse française n'oserait aller aussi loin dans la caractérisation du gouvernement des Etats-Unis. Les pires forfaits de ce gouvernement sont toujours assortis chez nous du constat que les Etats-Unis sont une démocratie et que les adversaires qu'il attaque sans le moindre prétexte légal, sont d'horribles dictatures. (1) Donc si l'on considère le débat tel qu'il a lieu aux Etats-Unis sur la nature réelle du gouvernement Bush, nous sommes loin de ce qui se dit et dont témoigne le discours d'Al Gore.

Pourtant toujours à partir de ce discours, on peut constater qu'il a son propre politiquement correct, qui en réduit considérablement la portée aux yeux des citoyens. Il y a deux non-dits : le premier est de ne pas mettre en lumière le système qui fait que le gouvernement Bush n'est pas un simple accident de l'histoire, mais un donné structurel du fonctionnement de la Démocratie US, qui a toute chance de se perpétuer. Le fait que les Etats-Unis sont un impérialisme, qui impulse en suivant le seul intérêt de ses multinationales, le primat du marché, le pillage de la planète et à terme une catastrophe d'une grande ampleur est nié. Le second non-dit est l'existence d'une menace terroriste venant de l'extérieur, jamais n'est dévoilé le fait que les Etats-Unis sont un Etat terroriste, qui a eu recours systématiquement au terrorisme en Amérique latine, en particulier contre l'île voisine Cuba. Sans parler du fait que, sans donner dans la théorie du complot, on peut s'interroger sur la manière dont les actes terroristes interviennent toujours pour fournir le prétexte à une politique décidée bien avant.

A partir du moment où ces deux points essentiels, le vecteur du profit et l'existence réelle d'une menace terroriste, ne sont jamais élucidés, le discours des démocrates comme celui d'Al Gore qui dénonce la dictature de G.W.Bush peut être contourné par l'idée qu'il faut ce qu'il faut pour protéger le citoyen. Et de surcroît prononcé par une élite, ce discours  n'élucide jamais ce qui fonde les peurs du citoyen, l'insécurité de sa propre vie, le chômage, le pouvoir d'achat, l'absence de soins digne de ce nom, etc... il est d'autant moins crédible.

C'est un non-dit non seulement pour les démocrates nord-américain, mais pour l'ensemble du politico-médiatique dominé à 98%, y compris en France, par un système de concentration de la presse et des annonceurs, dont le moins que l'on puisse dire que jamais il n'élucide le problème.

Certes des nouvelles peuvent apparaître comme celle qui vient de tomber : "la planète compte un nombre record de Chômeurs selon le BIT dans son rapport annuel sur les tendances de l'emploi dans le monde et le fait que la moitié des chômeurs sont des jeunes de 15 à 24 ans alors qu'ils représentent le quart de la population". Mais le politiquement correct consiste à isoler ce type d'information de toute réflexion du phénomène appelé terrorisme, de la montée de la délinquance et encore plus de l'analyse des gouvernants.

Les deux ordres sont soigneusement isolés l'un de l'autre et la question de la démocratie ou de la dictature n'apparaît que comme un débat sur "les valeurs".

En France c'est peu dire que le politico-médiatique pratique de la sorte, avec quelques particularités locales, qui reviennent au fait qu'il suffit de prononcer le mot "voile" ou "antisémitisme" pour que le débat parte la stratosphère. Ce qui conduit à des folies irrationnelles la quasi-totalité de la gauche. Non seulement on est arrivé à isoler les victimes du génocide nazi, de la longue chaîne des crimes contre l'humanité, mais encore les propos plus que contestables d'un dirigeant iranien sont censés justifier le fait que son peuple doit recevoir en réponse une bombe nucléaire. Ou encore que quand intervient une manipulation évidente du discours de Chavez, la caste politico-médiatique à quelques rares exceptions près soit se tait, soit appuie sans le moindre état d'âme, comme l'ont fait les Echos la manipulation grossière. Même l'humanité qui se décide après plusieurs jours à rétablir les faits, a du mal à rompre la solidarité. Parler de caste ne signifie pas que nous mettions tous les journalistes dans le même panier, mais bien que nous mettons l'accent sur système dans lequel ils sont pris et qui contraint l'exercice de leur profession. Le silence embarrassé, là encore à de rares exceptions près, des politiques de gauche est également notable et témoigne du fait qu'au meilleur des cas nul n'ose affronter ce consensus médiatique dont il pense que son élection dépend plus que du citoyen. On attend encore une intervention de la direction du PCF pour dénoncer ce montage du journal Libération. Si je prend cet exemple ce n'est pas en vue d'un acharnement particulier contre le PCF et son journal, mais parce que leur positionnement témoigne de la clôture du système.

Pour être plus complet, il faudrait sans doute aller plus au fond sur les conditions réelles de la presse et des journalistes. Sur le fait par exemple que cette presse est soumise à une situation générale de pression sur l'emploi et sur les coûts de production. Non seulement sont réduits au maximum les enquêtes sur le terrain dans des délais raisonnables, mais "les spécialistes" des questions n'en sont plus, et la simple reproduction des dépêches d'agence constituent l'ordinaire, sans parler de la reproduction d'articles de la presse étrangère. Il faudrait également aborder la formation des journalistes. Toutes choses sans lesquelles on ne peut pas percevoir l'ignorance dans laquelle sont concoctées la plupart des informations. Mais attribuer à la seule ignorance, l'orientation de cette presse n'est pas suffisant. Elle n'expliquerait en rien la censure, y compris sur le courrier des lecteurs, de toute opinion qui sur certains sujets vont a contrario de la vulgate.

LA CENSURE ET LA DECONTEXTUALISATION

Parce que nous avons étudié Cuba (2) et ce d'une manière que l'on peut qualifier de "sérieuse" sans avancer aucune idée qui ne s'appuie sur des faits, nous avons été confrontés à ce phénomène de censure et de décontextualisation. Quand les "faits" apparaissaient dans la presse, ils étaient systématiquement présentés hors de leur contexte, celui d'un petit pays sous-développé qui subissait depuis plus de quarante ans une guerre terroriste de la part des Etats-Unis, un terrible blocus. La presse se devait de brosser le tableau d'une dictature faisant le malheur de son peuple par un choix socialiste qui l'entraînait dans la misère. On se disait que parler du "blocus" relevait d'un sacrilège comparable aux affirmations de Galilée devant l'inquisition, la vie n'était pas en jeu, mais le fait que vous étiez nié... La censure hermétique, à l'exception du Monde Diplomatique, sur le contexte qui mettait en cause les Etats-Unis est allé jusqu'à la censure de livres d'articles, qui osaient aller a contrario du mensonge sur lequel reposait l'ensemble des productions de la presse française sur le sujet. On ne peut que constater là encore que l'humanité, la direction du PCF contribue largement à bétonner.

Aujourd'hui alors que pratiquement un million et demi de Cubains défilent pour exiger que soit extradé et jugé Posada Carriles, un des plus grands terroriste, que le Venezuela dont il s'est échappé le réclame, le gouvernement Bush s'apprête à le libérer de la prison où il est détenu "pour être entré clandestinement aux Etats-Unis", la presse française organise le silence sur ce fait ou ne laisse filtrer qu'une information incompréhensible, comme d'ailleurs sur l'affaire des 5. Ces 5 Cubains qui ont infiltré les filières terroristes contre leur pays et qui sont maintenus en prison aux Etats-unis dans des conditions inhumaines alors même qu'un tribunal d'Atlanta a dénoncé l'inanité des charges, et les conditions de leur procès. Ces deux faits non seulement rétabliraient le contexte réel de ce que subit Cuba, mais risquent surtout de nous faire nous poser des questions sur l'origine réelle de la menace terroriste qui pèse sur le monde. Si dans l'état de nos informations, nous pouvons tout au plus dire que le réseau terroriste d'Al quaida, a été créé, entretenu dans le contexte de la guerre froide, et qu'il fonctionne de fait comme un allié objectif du gouvernement de G.W.Bush, chacune de ses interventions justifiant une politique décidée de longue date, l'analyse de la politique des Etats-Unis sur l'Amérique latine depuis de nombreuses décennies démontre que les Etats-unis n'ont cessé de s'y conduire directement ou par le biais d'hommes de main, comme Posada Carriles, comme un Etat terroriste.

Nous renseigner sur ces faits serait mettre en évidence la réalité à laquelle nous sommes confrontés : la montée en puissance d'une dictature qui pour s'assurer le pillage de la planète institue un état de guerre généralisé et produit sous développement, détruit l'environnement et les êtres humains.

INVENTER LA MENACE ET DONC LA RIPOSTE :

On peut s'interroger sur ce qui fonde cette volonté manifeste du système médiatique et dont le politiquement correct n'est que la traduction de nous imposer la plus gigantesque manipulation qui soit non seulement sur un petit pays , mais comme nous le verrons,sur qui concerne la bagatelle qu'est l'avenir de la planète et celle de l'humanité ? Certes il y a comme nous venons de l'esquisser la nature du système médiatique, la concentration de la presse, le poids des annonceurs autant que le système quasi-dictatorial que finit par représenter une rédaction... sans parler de la pression sur l'emploi comme dans toutes les professions. Mais sur le fond outre l'illusion démocratique, n'y a-t-il pas ce refus de reconnaître que c'est tout le mode de vie occidental, basé de plus en plus sur un consumérisme de marché, un gaspillage des ressources qui s'épuisent qui devrait être mis en cause. Certains expliquent gravement que "le progrès" est une valeur qui a fait son temps, mais ne songent même pas à voir que pour conserver "l'accumulation de la marchandise" qui est aussi un rapport social comme l'a expliqué en son temps Marx, le vecteur du progrès occidental, base du profit, ils sont prêts à envisager à terme la fin de l'humanité. Et peuvent de ce fait très bien concilier les horreurs que ne cesse d'engendrer le gouvernement des Etats-Unis avec l'affirmation que c'est une grande démocratie. Jadis l'Europe, le Japon et d'autres se sont frileusement rassemblées sous le parapluie nord-américain pour faire face à la menace qu'aurait fait peser l'URSS. Cette menace a été exagérée, gonflée, au point que l'effondrement a surpris au premier chef les croisés de l'équipe Reagan, qui sont encore aujourd'hui au pouvoir et dont on peut dire que leur capacité d'auto-intoxiquation se confond avec leur propagande. Aujourd'hui, toujours selon la même logique, la croisade à laquelle ils nous convient et que relaie complaisamment le système politico-médiatique est encore plus folle: transformer l'exigence des peuples de la planète à maîtriser leurs ressources pour un développement endogène en une agression généralisée contre le monde libre et son mode de vie. Si l'URSS pouvait apparaître comme une autre superpuissance, qui peut croire que Cuba ou même la Chine soit aujourd'hui en état d'attaquer les Etats-Unis ?

Et pourtant le politiquement correct tel qu'il fonctionne nous construit ce théâtre d'ombre.

 

TRANSFORMER LA NATURE DES RESISTANCES :

Face à la montée planétaire des résistances et singulièrement en Amérique latine, il faut occulter la question posée par les peuples, ne plus même laisser la place pour la réforme, celle qui permettrait à des nations de faire le choix d'un développement endogène, basé sur la maîtrise de leurs ressources et tablant sur la consommation intérieure, sur le développement par exemple de la santé et de l'éducation au lieu de tout sacrifier au marché extérieur. Questions notons-le qui ne concerne pas que les pays sous-développés, mais les pays occidentaux eux-mêmes et que "le politiquement correct" nous interdit de poser. Ou alors cela devient un discours vague et généreux, des dossiers plus ou moins technocratiques, mais jamais la base d'un réel débat public.

La situation en Iran illustre assez bien ces interdits médiatiques. Ce pays prétend se doter d'une énergie nucléaire, cette volonté est réduite alors à la question des "armes de destruction massive". Est complètement occulté le fond du problème, un pays ayant pour le moment des ressources pétrolières, mais sachant que celles-ci s'épuisent à un rythme accéléré n'a-t-il pas le droit et même le devoir de prévoir une énergie de substitution durable ? sauf à accepter dans l'avenir une crise majeure ?

Notons que l'antagonisme entre l'Iran et les multinationales du pétrole avec leur Jockey, le gouvernement des Etats-Unis, est très ancien puisque ce pays est parmi les premiers avec Mossadegh à exiger la maîtrise nationale de la manne pétrolière. L'arrivée de Khomeyni et la fuite du Shah , un pion occidental, n'a été que la résurgence de cette revendication, de même l'élection récente d'un nouveau dirigeant doit être interprétée non comme une concrétisation des fantasmes occidentaux, mais comme la poussée populaire contre une classe dirigeante corrompue et prête de ce fait à rentrer dans le jeu occidental. Il est à noter à quel point quand l'on veut ignorer cette donnée fondamentale, toute analyse, toute prévision devient impossible. Comme la presse occidentale s'obstine à nous décrire depuis plus de quinze ans un régime cubain condamné, comme on nous décrit un Chavez honni par le peuple vénézuélien, les commentateurs "avertis" sur les élections iraniennes nous avaient prédit la victoire d'un "réformateur". Il y a là un trait commun entre le poltico-médiatique français et les néo-conservateurs qui entourent Bush, isolés, coupés de la réalité, en proie aux illusions d'une pensée dogmatique qui se substitue aux faits, ils s'auto-intoxiquent à leur propagande. Et sitôt passé l'événement ils reviennent au dogme, car la réalité ne peut rien contre une pensée dogmatique entretenue par un intérêt personnel puissant.

Donc, en ce qui concerne l'iran qui veut se doter de l'énergie nucléaire, le champ du politiquement correct fonctionne selon son modèle habituel : une société basée sur le fanatisme nous menace, elle s'apprête à se doter d'une arme de destruction massive dirigée contre nous, innocentes victimes. Ce qui permet d'occulter le fait que la seule puissance menaçante, dotée d'armes de destruction massive dans la Région est Israël. Mieux , le scénario de l'intervention nucléaire ciblée d'Israël est clairement exposé par les Etats-Unis. Un propos du président iranien qui a remis en cause l'extermination nazie devient un casus belli, qui justifie le recours d'Israël à la bombe nucléaire.

Par parenthèse, qu'il faille combattre le racisme et donc l'antisémitisme dans l'oeuf paraît une nécessité, surtout pour l'Europe, à qui l'on peut signaler que c'est chez elle que sont toujours apparu les crimes racistes les pires et pas chez les peuples du Moyen Orient, mais que l'accusation d'antisémitisme devienne le prétexte de toutes les interventions impérialistes contre les peuples, ne peut que nuire et au premier chef aux citoyens de confession ou de famille juive, qu'entretenir l'amalgame entre la politique de l'Etat d'Israël et des citoyens français, étasuniens ou autres, à leur dépends.

Le fait essentiel est qu'à travers ce théâtre d'ombre sur le fanatisme des peuples musulmans, ou sur "le populisme" dictatorial de leurs dirigeants, on nous interdit de nous interroger sur les questions fondamentales sur lesquelles devraient porter le débat citoyen.

LE DISCOURS DE JACQUES CHIRAC:

L'intoxication médiatique est telle qu'elle nous interdit d'exercer nos choix citoyens dans notre propre pays. Quand dans un tel contexte de menace d'intervention sur l'Iran, Jacques Chirac fait un discours à Brest sur la force de frappe française, en change de fond en comble la doctrine et propose qu'elle soit utilisée pour répondre aux menaces d'un Etat terroriste, en prenant bien garde de ne citer personne. La France entière va être paralysée, incapable de réagir.

Pourtant ce discours est la proclamation la plus éhontée du droit du plus fort, il balaye tous les prétextes invoqués jusqu'ici pour les interventions, abolit la légalité internationale et démontre clairement que les références morales ou légales (TPE) n'ont aucune importance, les puissances occidentales possédant l'arme atomique se réservent le droit d'intervenir si leurs "intérêts vitaux" sont menacés.

En France, la faiblesse des réactions est extraordinaire. L'humanité se contente de noter que Chirac "banalise" le recours à l'arme atomique, pas la moindre mobilisation. Toujours à gauche, certains montent au créneau pour approuver parce que même si le président français n'a pas prononcé le mot Iran, il ne peut s'agir que d'un alignement sur les Etats-Unis et Israêl. Là encore le théâtre d'ombre médiatique qui a choisi Sarkozy, ne cesse de nous dépeindre un président sénile, complètement impuissant depuis le Non français, dans une Europe où de surcroît l'élection d'une chancelière allemande l'a définitivement isolé.

A l'extérieur au contraire, c'est un véritable tollé, l'opposition en Europe monte des rangs les plus atlantistes, de droite ou de gauche, en revanche en Iran même la réaction est extraordinairement modérée, on se contente de souligner le fait que ce discours révèle le fond de la stratégie impérialiste et la manière dont les grandes puissance prétendent utiliser les Institutions internationales pour interdire à des pays de s'équiper en matière nucléaire comme ils le font eux-mêmes.

Peu à peu, on découvre le fond de la manoeuvre chiraquienne, celui-ci utilisant le fait que la France s'est préparé à cette éventualité en matière nucléaire, offre à ses partenaires européens sa protection et reprend donc le leadership sur ce continent, et endigue la volonté d'intervention des Etats-Unis et d'Israël. Le discours officiel de téhéran ne s'y trompera pas, qui à de nouvelles menaces d'Israël rétorque que cela déplairait à l'Europe, et à d'autres puissances de la région. Car Moubarak, le président egyptien est également intervenu pour expliquer à Dick Cheney que la seule puissante possédant des armes de destruction massive est israël.

Il semble d'ailleurs que le discours sur l'utilisation de la force de frappe française contre la menace terroriste qui frapperait "les intérêts vitaux" de la France ou de ses alliés, soit assorti d'une proposition d'aide au développement du nucléaire civil en Europe.

Il faut encore noter que ces jeux de couloir, s'expliquent par un contexte de montée des résistances. Hier, face à l'invasion de l'irak, le Président français a du se contenter d'un baroud d'honneur au Conseil de sécurité. Aujourd'hui, il ne peut mener cet isolement des Etats-Unis et d' Israël , grâce à la bombe mais aussi à l'énergie nucléaire, que parce qu'au plan mondial la montée des résistances a fragilisé à l'extrême Bush, y compris aux Etats-Unis mêmes. On peut dire que Chirac n'a eu qu'a envoyer un coup de poing à un paralytique qui se trouvait déjà bien embarrassé pour étendre le conflit à l'Iran. Mais il y a plus, comment se fait-il que les gouvernements les plus contestés au plan interne comme Moubarak, Berloscuni et Chirac lui-même aient été ceux qui aient été les plus actifs? Si ce n'est parce que justement la pression des peuples a encore un effet déterminant...

On perçoit bien à quel point le politicien politico-médiatique démunit jusqu'à ceux qui croient le maîtriser, les journalistes et surtout les politiciens qui sont à la dérive face à leur base de classe... Et on pourrait rire de cela si alors que montent les résistances, la consciences des enjeux fondamentaux, le citoyen français ne se trouvait pas complètement dépolitisé et condamné donc à approuver des stratégies impérialistes, qu'elles soient celles d'une dictature unique mondiale ou celles d'impérialismes locaux portant encore plus haut la concurrence généralisée et donc la guerre avec le recours aux moyens les plus extrêmes.

Il n'y a plus d'alternative quand face à une stratégie impérialiste, et celle de Jacques Chirac l'est incontestablement, même si elle donne un espace d'indépendance plus grand aux intérêts européens et français, les citoyens n'ont plus aucun moyen d'envisager une stratégie alternative concrète sur des questions aussi fondamentale que la défense, le choix de l'énergie nucléaire, et dans ce contexte là la privatisation. La gauche n'est plus alors que discours confus, impuissant . L'extraordinaire paralysie qui a frappé les esprits à cette occasion montre jusqu'où, jusqu'à quel degré d'aliénation est arrivé notre "démocratie"... Alors même que si l'on mesure qu'il ne s'agit plus seulement d'exploitation mais de mise en danger de l'humanité par une dictature de fait, non seulement la "conciliation" n'est pas le meilleur choix, mais les bases de résistances s'élargissent, c'est d'ailleurs ce que semblent avoir compris beaucoup de peuples du sud...

 Les dirigeants politiques de gauche incapables d'envisager l'horizon du problème se contentaient donc face à la déclaration de Chirac de poursuivre leur bonhomme de chemin. Le PCF se réunissait dans une cabine téléphonique avec la fondation Copernic pour décider du parti communiste dont "ils" avaient besoin, et  ne pensait plus que par additions de petits problèmes associatifs qu'il fallait ménager. Le PS se faisait duper par le mépris d'un Chirac isolé, déchiré par les rivalités de sa majorité (comme lui-même) et qui ne pouvait donc que se rallier à l'atlantisme. Sarkozy remettait ça sur l'ethnicisation de la délinquance organisée, bref chacun suivait son train train ordinaire. L'inénarrable Alexandre Adler intervenait pour nous expliquer que les mollahs réformateurs avaient décidé de pousser jusqu'à l'irréalisme total le nouveau président. Les progressistes de tout poil menaient oeuvre salubre contre le montage de Libération sur "l'antisémitisme" de Chavez.

Pendant ce temps là d'un côté une crise majeure était endiguée mais au prix de conséquences non moins majeures : une doctrine d'une extrême dangerosité, la rupture avec l'hypothèse d'un désarmement généralisé, un mépris encore plus grand de toute légalité internationale. Chirac était devenu le jockey de quelques multinationales bien de chez nous et qu'il s'emploie à privatiser quand comme Dassault ou Lagardère - par parenthèse les principaux patrons de presse en même temps qu'industriels de l'armement - ce n'est pas déjà fait...

On avait assisté également à un renforcement de l'intégration européenne sous l'égide des mêmes en violation du vote des Français... Sans qu'il se soit trouvé une seule force à gauche capable d'intervenir au niveau où l'impérialisme français se situait tant au plan international qu'au plan national.

 

Qu'il me soit permis cette petite pointe d'ironie... Pendant que la direction du PCF s'avère incapable d'intervenir sur la guerre et la paix, sur la défense, la politique énergétique de la France et de mobiliser le pays contre les dangers terribles qui nous menacent, son journal l'humanité, à qui rien de ce qui est secondaire n'est désormais étranger, pratique la même censure, la même désinformation que les autres au nom d'un ralliement récent à cette démocratie là...

Danielle Bleitrach

(1) Danielle Bleitrach , Viktor Dedaj, Maxime Vivas. Les Etats-Unis DE MAL EMPIRE. Ces leçons de résitance qui nous viennent du Sud. Aden 2005.

(2) Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj. Cuba est une île. Le temps des cerises. 2004

 

 

 

 

 

 

LA PRESSE OU LE COUP D'ETAT PERMANENT

Quand nous en sommes à être en tant que citoyens manipulés de manière permanente au point de confondre informations et campagnes de haine contre des peuples, quand nous ne percevons plus aucun des enjeux vitaux au profit de ragots calomnieux, qu'en est-il de la démocratie ?

Aucun des aspects de notre vie n'y échappe et certains événements récents illustrent assez bien le cauchemar d'un occident assiégé dans lequel on prétend nous faire vivre et ce cauchemar serait dans nos murs. La situation telle qu'elle nous est décrite, nous paralyse, nous interdit d'intervenir. Mieux ceux qui résistent, comme en a témoigné la couverture des grèves marseillaises cet automne sont stigmatisés, isolés. Un autre événement comme la révolte des banlieues donne lieu de la part du ministre de l'intérieur a une manipulation qui contredit toutes les analyses y compris celle de ses propres services, sur l'éthnicisation de bandes criminelles. Tout ce que fait et dit ce ministre est complaisamment relayé, devient vérité à force d'être répété.

La presse de masse, radios, télévisions présentent un front unanime de désinformation et une autre caractéristique de la période est que dans cette presse désormais, celle qui est censée être d'opposition comme l'humanité parce qu'elle n'a plus de relais militant, parce qu'elle n'a plus comme objectif que des jeux politiciens, est contrainte de manifester ses critiques à l'intérieur du "politiquement correct" médiatique.

LE POLITIQUEMENT CORRECT

Il en est des propos les plus a contrario de ce politiquement correct comme du récent discours d'Al Gore contre le viol des libertés par le gouvernement de G.W.Bush. Pour ceux qui l'ont lu, c'est quasiment la description d'une dictature où sous couvert de préserver le pays du danger terroriste, l'exécutif viole la Constitution, met sous surveillance les citoyens, bref attaque tous les fondements démocratiques des USA. Notons tout de suite que jamais la presse française n'oserait aller aussi loin dans la caractérisation du gouvernement des Etats-Unis. Les pires forfaits de ce gouvernement sont toujours assortis chez nous du constat que les Etats-Unis sont une démocratie et que les adversaires qu'il attaque sans le moindre prétexte légal, sont d'horribles dictatures. (1) Donc si l'on considère le débat tel qu'il a lieu aux Etats-Unis sur la nature réelle du gouvernement Bush, nous sommes loin de ce qui se dit et dont témoigne le discours d'Al Gore.

Pourtant toujours à partir de ce discours, on peut constater qu'il a son propre politiquement correct, qui en réduit considérablement la portée aux yeux des citoyens. Il y a deux non-dits : le premier est de ne pas mettre en lumière le système qui fait que le gouvernement Bush n'est pas un simple accident de l'histoire, mais un donné structurel du fonctionnement de la Démocratie US, qui a toute chance de se perpétuer. Le fait que les Etats-Unis sont un impérialisme, qui impulse en suivant le seul intérêt de ses multinationales, le primat du marché, le pillage de la planète et à terme une catastrophe d'une grande ampleur est nié. Le second non-dit est l'existence d'une menace terroriste venant de l'extérieur, jamais n'est dévoilé le fait que les Etats-Unis sont un Etat terroriste, qui a eu recours systématiquement au terrorisme en Amérique latine, en particulier contre l'île voisine Cuba. Sans parler du fait que, sans donner dans la théorie du complot, on peut s'interroger sur la manière dont les actes terroristes interviennent toujours pour fournir le prétexte à une politique décidée bien avant.

A partir du moment où ces deux points essentiels, le vecteur du profit et l'existence réelle d'une menace terroriste, ne sont jamais élucidés, le discours des démocrates comme celui d'Al Gore qui dénonce la dictature de G.W.Bush peut être contourné par l'idée qu'il faut ce qu'il faut pour protéger le citoyen. Et de surcroît prononcé par une élite n'élucide jamais ce qui fonde les peurs du citoyen, l'insécurité de sa propre vie, le chômage, le pouvoir d'achat, l'absence de soins digne de ce nom, etc... il est d'autant moins crédible.

C'est un non-dit non seulement pour les démocrates nord-américain, mais pour l'ensemble du politico-médiatique dominé à 98%, y compris en France, par un système de concentration de la presse et des annonceurs, dont le moins que l'on puisse dire que jamais il n'élucide le problème.

Certes des nouvelles peuvent apparaître comme celle qui vient de tomber : "la planète compte un nombre record de Chômeurs selon le BIT dans son rapport annuel sur les tendances de l'emploi dans le monde et le fait que la moitié des chômeurs sont des jeunes de 15 à 24 ans alors qu'ils représentent le quart de la population". Mais le politiquement correct consiste à isoler ce type d'information de toute réflexion du phénomène appelé terrorisme, de la montée de la délinquance et encore plus de l'analyse des gouvernants.

Les deux ordres sont soigneusement isolés l'un de l'autre et la question de la démocratie ou de la dictature n'apparaît que comme un débat sur "les valeurs".

En France c'est peu dire que le politico-médiatique pratique de la sorte, avec quelques particularités locales, qui reviennent au fait qu'il suffit de prononcer le mot "voile" ou "antisémitisme" pour que le débat parte la stratosphère. Ce qui conduit à des folies irrationnelles la quasi-totalité de la gauche. Non seulement on est arrivé à isoler les victimes du génocide nazi, de la longue chaîne des crimes contre l'humanité, mais encore les propos plus que contestables d'un dirigeant iranien sont censés justifier le fait que son peuple doit recevoir en réponse une bombe nucléaire. Ou encore que quand intervient une manipulation évidente du discours de Chavez, la caste politico-médiatique à quelques rares exceptions près soit se tait, soit appuie sans le moindre état d'âme, comme l'ont fait les Echos la manipulation grossière. Même l'humanité qui se décide après plusieurs jours à rétablir les faits, a du mal à rompre la solidarité. Parler de caste ne signifie pas que nous mettions tous les journalistes dans le même panier, mais bien que nous mettons l'accent sur système dans lequel ils sont pris et qui contraint l'exercice de leur profession. Le silence embarrassé, là encore à de rares exceptions près, des politiques de gauche est également notable et témoigne du fait qu'au meilleur des cas nul n'ose affronter ce consensus médiatique dont il pense que son élection dépend plus que du citoyen. On attend encore une intervention de la direction du PCF pour dénoncer ce montage du journal Libération. Si je prend cet exemple ce n'est pas en vue d'un acharnement particulier contre le PCF et son journal, mais parce que leur positionnement témoigne de la clôture du système.

Pour être plus complet, il faudrait sans doute aller plus au fond sur les conditions réelles de la presse et des journalistes. Sur le fait par exemple que cette presse est soumise à une situation générale de pression sur l'emploi et sur les coûts de production. Non seulement sont réduits au maximum les enquêtes sur le terrain dans des délais raisonnables, mais "les spécialistes" des questions n'en sont plus, et la simple reproduction des dépêches d'agence constituent l'ordinaire, sans parler de la reproduction d'articles de la presse étrangère. Il faudrait également aborder la formation des journalistes. Toutes choses sans lesquelles on ne peut pas percevoir l'ignorance dans laquelle sont concoctées la plupart des informations. Mais attribuer à la seule ignorance, l'orientation de cette presse n'est pas suffisant. Elle n'expliquerait en rien la censure, y compris sur le courrier des lecteurs, de toute opinion qui sur certains sujets vont a contrario de la vulgate.

LA CENSURE ET LA DECONTEXTUALISATION

Parce que nous avons étudié Cuba (2) et ce d'une manière que l'on peut qualifier de "sérieuse" sans avancer aucune idée qui ne s'appuie sur des faits, nous avons été confrontés à ce phénomène de censure et de décontextualisation. Quand les "faits" apparaissaient dans la presse, ils étaient systématiquement présentés hors de leur contexte, celui d'un petit pays sous-développé qui subissait depuis plus de quarante ans une guerre terroriste de la part des Etats-Unis, un terrible blocus. La presse se devait de brosser le tableau d'une dictature faisant le malheur de son peuple par un choix socialiste qui l'entraînait dans la misère. On se disait que parler du "blocus" relevait d'un sacrilège comparable aux affirmations de Galilée devant l'inquisition, la vie n'était pas en jeu, mais le fait que vous étiez nié... La censure hermétique, à l'exception du Monde Diplomatique, sur le contexte qui mettait en cause les Etats-Unis est allé jusqu'à la censure de livres d'articles, qui osaient aller a contrario du mensonge sur lequel reposait l'ensemble des productions de la presse française sur le sujet. On ne peut que constater là encore que l'humanité, la direction du PCF contribue largement à bétonner.

Aujourd'hui alors que pratiquement un million et demi de Cubains défilent pour exiger que soit extradé et jugé Posada Carriles, un des plus grands terroriste, que le Venezuela dont il s'est échappé le réclame, le gouvernement Bush s'apprête à le libérer de la prison où il est détenu "pour être entré clandestinement aux Etats-Unis", la presse française organise le silence sur ce fait ou ne laisse filtrer qu'une information incompréhensible, comme d'ailleurs sur l'affaire des 5. Ces 5 Cubains qui ont infiltré les filières terroristes contre leur pays et qui sont maintenus en prison aux Etats-unis dans des conditions inhumaines alors même qu'un tribunal d'Atlanta a dénoncé l'inanité des charges, et les conditions de leur procès. Ces deux faits non seulement rétabliraient le contexte réel de ce que subit Cuba, mais risquent surtout de nous faire nous poser des questions sur l'origine réelle de la menace terroriste qui pèse sur le monde. Si dans l'état de nos informations, nous pouvons tout au plus dire que le réseau terroriste d'Al quaida, a été créé, entretenu dans le contexte de la guerre froide, et qu'il fonctionne de fait comme un allié objectif du gouvernement de G.W.Bush, chacune de ses interventions justifiant une politique décidée de longue date, l'analyse de la politique des Etats-Unis sur l'Amérique latine depuis de nombreuses décennies démontre que les Etats-unis n'ont cessé de s'y conduire directement ou par le biais d'hommes de main, comme Posada Carriles, comme un Etat terroriste.

Nous renseigner sur ces faits serait mettre en évidence la réalité à laquelle nous sommes confrontés : la montée en puissance d'une dictature qui pour s'assurer le pillage de la planète institue un état de guerre généralisé et produit sous développement, détruit l'environnement et les êtres humains.

INVENTER LA MENACE ET DONC LA RIPOSTE :

On peut s'interroger sur ce qui fonde cette volonté manifeste du système médiatique et dont le politiquement correct n'est que la traduction de nous imposer la plus gigantesque manipulation qui soit non seulement sur un petit pays , mais comme nous le verrons,sur qui concerne la bagatelle qu'est l'avenir de la planète et celle de l'humanité ? Certes il y a comme nous venons de l'esquisser la nature du système médiatique, la concentration de la presse, le poids des annonceurs autant que le système quasi-dictatorial que finit par représenter une rédaction... sans parler de la pression sur l'emploi comme dans toutes les professions. Mais sur le fond outre l'illusion démocratique, n'y a-t-il pas ce refus de reconnaître que c'est tout le mode de vie occidental, basé de plus en plus sur un consumérisme de marché, un gaspillage des ressources qui s'épuisent qui devrait être mis en cause. Certains expliquent gravement que "le progrès" est une valeur qui a fait son temps, mais ne songent même pas à voir que pour conserver "l'accumulation de la marchandise" qui est aussi un rapport social comme l'a expliqué en son temps Marx, le vecteur du progrès occidental, base du profit, ils sont prêts à envisager à terme la fin de l'humanité. Et peuvent de ce fait très bien concilier les horreurs que ne cesse d'engendrer le gouvernement des Etats-Unis avec l'affirmation que c'est une grande démocratie. Jadis l'Europe, le Japon et d'autres se sont frileusement rassemblées sous le parapluie nord-américain pour faire face à la menace qu'aurait fait peser l'URSS. Cette menace a été exagérée, gonflée, au point que l'effondrement a surpris au premier chef les croisés de l'équipe Reagan, qui sont encore aujourd'hui au pouvoir et dont on peut dire que leur capacité d'auto-intoxiquation se confond avec leur propagande. Aujourd'hui, toujours selon la même logique, la croisade à laquelle ils nous convient et que relaie complaisamment le système politico-médiatique est encore plus folle: transformer l'exigence des peuples de la planète à maîtriser leurs ressources pour un développement endogène en en agression généralisée contre le monde libre et son mode de vie. Si l'URSS pouvait apparaître comme une autre superpuissance, qui peut croire que Cuba ou même la Chine soit aujourd'hui en état d'attaquer les Etats-Unis ?

Et pourtant le politiquement correct tel qu'il fonctionne nous construit ce théâtre d'ombre.

 

TRANSFORMER LA NATURE DES RESISTANCES :

Face à la montée planétaire des résistances et singulièrement en Amérique latine, il faut occulter la question posée par les peuples, ne plus même laisser la place pour la réforme, celle qui permettrait à des nations de faire le choix d'un développement endogène, basé sur la maîtrise de leurs ressources et tablant sur la consommation intérieure, sur le développement par exemple de la santé et de l'éducation au lieu de tout sacrifier au marché extérieur. Questions notons-le qui ne concerne pas que les pays sous-développés, mais les pays occidentaux eux-mêmes et que "le politiquement correct" nous interdit de poser. Ou alors cela devient un discours vague et généreux, des dossiers plus ou moins technocratiques, mais jamais la base d'un réel débat public.

La situation en Iran illustre assez bien ces interdits médiatiques. Ce pays prétend se doter d'une énergie nucléaire, cette volonté est réduite alors à la question des "armes de destruction massive". Est complètement occulté le fond du problème, un pays ayant pour le moment des ressources pétrolières, mais sachant que celles-ci s'épuisent à un rythme accéléré n'a-t-il pas le droit et même le devoir de prévoir une énergie de substitution durable ? sauf à accepter dans l'avenir une crise majeure ?

Notons que l'antagonisme entre l'Iran et les multinationales du pétrole avec leur Jockey, le gouvernement des Etats-Unis, est très ancien puisque ce pays est parmi les premiers avec Mossadegh à exiger la maîtrise nationale de la manne pétrolière. L'arrivée de Khomeyni et la fuite du Shah , un pion occidental, n'a été que la résurgence de cette revendication, de même l'élection récente d'un nouveau dirigeant doit être interprétée non comme une concrétisation des fantasmes occidentaux, mais comme la poussée populaire contre une classe dirigeante corrompue et prête de ce fait à rentrer dans le jeu occidental. Il est à noter à quel point quand l'on veut ignorer cette donnée fondamentale, toute analyse, toute prévision devient impossible. Comme la presse occidentale s'obstine à nous décrire depuis plus de quinze ans un régime cubain condamné, comme on nous décrit un Chavez honni par le peuple vénézuélien, les commentateurs "avertis" sur les élections iraniennes nous avaient prédit la victoire d'un "réformateur". Il y a là un trait commun entre le poltico-médiatique français et les néo-conservateurs qui entourent Bush, isolés, coupés de la réalité, en proie aux illusions d'une pensée dogmatique qui se substitue aux faits, ils s'auto-intoxiquent à leur propagande. Et sitôt passé l'événement ils reviennent au dogme, car la réalité ne peut rien contre une pensée dogmatique entretenue par un intérêt personnel puissant.

Donc, en ce qui concerne l'iran qui veut se doter de l'énergie nucléaire, le champ du politiquement correct fonctionne selon son modèle habituel : une société basée sur le fanatisme nous menace, elle s'apprête à se doter d'une arme de destruction massive dirigée contre nous, innocentes victimes. Ce qui permet d'occulter le fait que la seule puissance menaçante, dotée d'armes de destruction massive dans la Région est Israël. Mieux , le scénario de l'intervention nucléaire ciblée d'Israël est clairement exposé par les Etats-Unis. Un propos du président iranien qui a remis en cause l'extermination nazie devient un casus belli, qui justifie le recours d'Israël à la bombe nucléaire.

Par parenthèse, qu'il faille combattre le racisme et donc l'antisémitisme dans l'oeuf paraît une nécessité, surtout pour l'Europe, à qui l'on peut signaler que c'est chez elle que sont toujours apparu les crimes racistes les pires et pas chez les peuples du Moyen Orient, mais que l'accusation d'antisémitisme devienne le prétexte de toutes les interventions impérialistes contre les peuples, ne peut que nuire et au premier chef aux citoyens de confession ou de famille juive, qu'entretenir l'amalgame entre la politique de l'Etat d'Israël et des citoyens français, étasuniens ou autres, à leur dépends.

Le fait essentiel est qu'à travers ce théâtre d'ombre sur le fanatisme des peuples musulmans, ou sur "le populisme" dictatorial de leurs dirigeants, on nous interdit de nous interroger sur les questions fondamentales sur lesquelles devraient porter le débat citoyen.

LE DISCOURS DE JACQUES CHIRAC:

L'intoxication médiatique est telle qu'elle nous interdit d'exercer nos choix citoyens dans notre propre pays. Quand dans un tel contexte de menace d'intervention sur l'Iran, Jacques Chirac fait un discours à Brest sur la force de frappe française, en change de fond en comble la doctrine et propose qu'elle soit utilisée pour répondre aux menaces d'un Etat terroriste, en prenant bien garde de ne citer personne. La France entière va être paralysée, incapable de réagir.

Pourtant ce discours est la proclamation la plus éhontée du droit du plus fort, il balaye tous les prétextes invoqués jusqu'ici pour les interventions, abolit la légalité internationale et démontre clairement que les références morales ou légales (TPE) n'ont aucune importance, les puissances occidentales possédant l'arme atomique se réservent le droit d'intervenir si leurs "intérêts vitaux" sont menacés.

En France, la faiblesse des réactions est extraordinaire. L'humanité se contente de noter que Chirac "banalise" le recours à l'arme atomique, pas la moindre mobilisation. Toujours à gauche, certains montent au créneau pour approuver parce que même si le président français n'a pas prononcé le mot Iran, il ne peut s'agir que d'un alignement sur les Etats-Unis et Israêl. Là encore le théâtre d'ombre médiatique qui a choisi Sarkozy, ne cesse de nous dépeindre un président sénile, complètement impuissant depuis le Non français, dans une Europe où de surcroît l'élection d'une chancelière allemande l'a définitivement isolé.

A l'extérieur au contraire, c'est un véritable tollé, l'opposition en Europe monte des rangs les plus atlantistes, de droite ou de gauche, en revanche en Iran même la réaction est extraordinairement modérée, on se contente de souligner le fait que ce discours révèle le fond de la stratégie impérialiste et la manière dont les grandes puissance prétendent utiliser les Institutions internationales pour interdire à des pays de s'équiper en matière nucléaire comme ils le font eux-mêmes.

Peu à peu, on découvre le fond de la manoeuvre chiraquienne, celui-ci utilisant le fait que la France s'est préparé à cette éventualité en matière nucléaire, offre à ses partenaires européens sa protection et reprend donc le leadership sur ce continent, et endigue la volonté d'intervention des Etats-Unis et d'Israël. Le discours officiel de téhéran ne s'y trompera pas, qui à de nouvelles menaces d'Israël rétorque que cela déplairait à l'Europe, et à d'autres puissances de la région. Car Moubarak, le président egyptien est également intervenu pour expliquer à Dick Cheney que la seule puissante possédant des armes de destruction massive est israël.

Il semble d'ailleurs que le discours sur l'utilisation de la force de frappe française contre la menace terroriste qui frapperait "les intérêts vitaux" de la France ou de ses alliés, soit assorti d'une proposition d'aide au développement du nucléaire civil en Europe.

Il faut encore noter que ces jeux de couloir, s'expliquent par un contexte de montée des résistances. Hier, face à l'invasion de l'irak, le Président français a du se contenter d'un baroud d'honneur au Conseil de sécurité. Aujourd'hui, il ne peut mener cet isolement des Etats-Unis et d' Israël , grâce à la bombe mais aussi à l'énergie nucléaire, que parce qu'au plan mondial la montée des résistances a fragilisé à l'extrême Bush, y compris aux Etats-Unis mêmes. On peut dire que Chirac n'a eu qu'a envoyer un coup de poing à un paralytique qui se trouvait déjà bien embarrassé pour étendre le conflit à l'Iran. Mais il y a plus, comment se fait-il que les gouvernements les plus contestés au plan interne comme Moubarak, Berloscuni et Chirac lui-même aient été ceux qui aient été les plus actifs?

On perçoit bien à quel point le politicien politico-médiatique démunit jusqu'à ceux qui croient le maîtriser... Et on pourrait rire de cela si alors que montent les résistances, la consciences des enjeux fondamentaux, le citoyen français ne se trouvait pas complètement dépolitisé et condamner donc à approuver des stratégies impérialistes, qu'elles soient celles d'une dictature unique mondiale ou celles d'impérialismes locaux portant encore plus haut la concurrence généralisée et donc la guerre avec le recours aux moyens les plus extrêmes.

Il n'y a plus d'alternative quand face à une stratégie impérialiste, et celle de Jacques Chirac l'est incontestablement, même si elle donne un espace d'indépendance plus grand aux intérêts européens et français, les citoyens n'ont plus aucun moyen d'envisager une stratégie alternative concrète sur des questions aussi fondamentale que la défense, le choix de l'énergie nucléaire, et dans ce contexte là la privatisation. La gauche n'est plus alors que discours confus, impuissant . L'extraordinaire paralysie qui a frappé les esprits à cette occasion montre jusqu'où, jusqu'à quel degré d'aliénation est arrivé notre "démocratie"... Alors même que si l'on mesure qu'il ne s'agit plus seulement d'exploitation mais de mise en danger de l'humanité par une dictature de fait, non seulement la "conciliation" n'est pas le meilleur choix, mais les bases de résistances s'élargissent, c'est d'ailleurs ce que semblent avoir compris beaucoup de peuples du sud...

 Les dirigeants politiques de gauche incapables d'envisager l'horizon du problème se contentaient face à la déclaration de Chirac de poursuivre leur bonhomme de chemin. Le PCF se réunissait dans une cabine téléphonique avec la fondation Copernic pour décider du parti communiste dont "ils" avaient besoin, et donc ne pensait plus que par additions de petits problèmes associatifs qu'il fallait ménager. Le PS se faisait duper par le mépris d'un Chirac isolé, déchiré par les rivalités de sa majorité et qui ne pouvait donc que se rallier à l'atlantisme. Sarkozy remettait ça sur l'ethnicisation de la délinquance organisée, bref chacun suivait son train train ordinaire. L'inénarrable Alexandre Adler intervenait pour nous expliquer que les mollahs réformateurs avaient décidé de pousser jusqu'à l'irréalisme total le nouveau président. Les progressistes de tout poil menaient oeuvre salubre contre le montage de Libération sur "l'antisémitisme" de Chavez.

Pendant ce temps là d'un côté une crise majeure était endiguée mais au prix de conséquences non moins majeures : une doctrine d'une extrême dangerosité, la rupture avec l'hypothèse d'un désarmement généralisé, un mépris encore plus grand de toute légalité internationale. Chirac était devenu le jockey de quelques multinationales bien de chez nous et qu'il s'emploie à privatiser quand comme Dassault ou Lagardère - par parenthèse les principaux patrons de presse en même temps qu'industriels de l'armement - ce n'est pas déjà fait...

On avait assisté également à un renforcement de l'intégration européenne sous l'égide des mêmes en violation du vote des Français... Sans qu'il se soit trouvé une seule force à gauche capable d'intervenir au niveau où l'impérialisme français se situait tant au plan international qu'au plan national.

 

Qu'il me soit permis cette petite pointe d'ironie... Pendant que la direction du PCF s'avère incapable d'intervenir sur la guerre et la paix, sur la défense, la politique énergétique de la France et de mobiliser le pays contre les dangers terribles qui nous menacent, son journal l'humanité à qui rien de ce qui est secondaire n'est désormais étranger pratique la même censure, la même désinformation que les autres au nom d'un ralliement récent à cette démocratie là...

Danielle Bleitrach

(1) Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj. Cuba est une île. Le temps des cerises. 2004

(2) Danielle Bleitrach , Viktor Dedaj, Maxime Vivas. Les Etats-Unis DE MAL EMPIRE. Ces leçons de résitance qui nous viennent du Sud. Aden 2005.

11:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/01/2006: Réponse à la motion anticommuniste

 
----- Original Message -----
From: PRCF.INTER
Sent: Wednesday, January 25, 2006 10:59 AM
Subject: Réponse à la motion anticommuniste



 

Mardi 21 janvier, Strasbourg….. Des centaines de manifestants venus des quatre coins de l’Europe avec une imposante délégation des communistes grecs, une forêt de drapeaux rouges frappés de la faucille et du marteau, derrière une grande banderole proclamant : " Les mesures anticommunistes ne passeront pas. Notre réponse : la lutte contre l’impérialisme. " De la place de la République au conseil de l’Europe, les boulevards de Strasbourg ont retenti de slogans tels : " Nous ne nous renierons pas ", " No Pasaran " ou encore " Le fascisme ne passera pas. "

Le Pôle de Renaissance Communiste en France, présent avec sa banderole et ses drapeaux eut l’honneur de participer à la conférence de presse donnée dans le palais de l’Europe, au côté du parti communiste de Grèce, du PC de la fédération de Russie, du PC portugais, du PC de Bohème-Moravie, du PTB (Belgique), AKEL (Chypre), DKP (Allemagne), EMED ( Turquie), PC du Luxembourg, NPC des Pays-Bas et même Th. Pangalos, ancien ministre socialiste grec des affaires étrangères.

L’ensemble de ces délégations n’a pu malheureusement que constater l’absence de représentants du PCF-PGE. Cela n’est pourtant pas surprenant. Membre du parti de la gauche européenne qui a refusé de s’associer à ce mouvement qui a même " surpris " Van der Linden, président du conseil de l’Europe, par son ampleur, le PCF, muet comme une carpe pendant des semaines sur ce sujet, s’est fendu d’une courte déclaration quelques jours avant la discussion du projet en séance plénière du conseil de l’Europe. Le tiers de ce texte est consacré au fait que ce parti " n’a pas attendu la chute de l’URSS pour condamner les violations des libertés qui ont longtemps bafoué et continuent de bafouer ( ou ? à cuba peut-être ? DA) les principes humanistes qui sont au cœur du projet communiste.. " s’identifiant ainsi ouvertement avec les arguments du sieur Lindblad avec qui la seule opinion divergente ne serait qu’une question de procédure. D’ailleurs pour Lindblad ( point 4 du projet) "  certains PC européens ont travaillé à la réalisation de la démocratie. " Cela leur donne quitus quant aux menaces d’interdiction et accès à quelques deniers attribués par la commission européenne aux partis " européens ".

Pour tous ces gens, le problème n’est ni Staline ni le stalinisme. Le problème, c’est la Révolution d’Octobre ; le problème, c’est le léninisme et l’expérience des communistes au 20è siècle…. et au 21è siècle.

Nous, nous assumons notre histoire avec ce qu’elle eut d’ombre et de lumière. Nous ne signerons pas de déclaration de repentance.

Daniel Antonini

11:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/01/2006

solidaire n° 4 du 25 janvier 2006

 

Solidaire n° 4 du 25 janvier 2006

25-01-2006

Quand les dockers gagnent, l'Europe les emprisonne

Les 60 000 dockers que compte l'Europe ont engrangé une nouvelle victoire sur l'Europe libérale qui, avec la directive Port Package, menace leurs emplois, leurs salaires et leurs conditions de travail. Mercredi dernier, leur unité s'est avérée assez forte pour que la directive soit rejetée. Mais l'Europe est une mauvaise perdante: le même jour, treize dockers, dont 10 Belges, ont été lourdement condamnés.

Soutenez les dockers arrêtés via le compte 132-5049503-15 avec la mention «Solidarité Strasbourg».

> Lire l'article

Interview vérité avec
le président du MRAX

Couper le financement public du Vlaams Belang, dénoncer le ministre de l'Intérieur qui veut enfermer tous ceux qui aident les réfugiés Radouane Bouhlal, président du MRAX, est sur tous les fronts du combat contre le racisme et la discrimination.

> Lire l'article

Grand succès
pour la motion contre l'anticommunisme

En quinze jours, environ 4 000 personnalités de Belgique et de l'étranger ont signé une motion contre la résolution anticommuniste du Conseil de l'Europe. Une rencontre de partis communistes et ouvriers a également eu lieu à Bruxelles.

«Globalement, rien n'a changé à Gaza»

Marianne Blume, 54 ans, revient en Belgique après avoir passé dix ans à Gaza. Dix ans aux premières loges des profonds bouleversements de la région. Rencontre.

> Lire l'article

«Appeler le privé pour rénover les écoles, c'est honteux et coûteux»

La ministre Arena envisage des «partenariats public-privé» pour financer les travaux dans les bâtiments scolaires. Une très mauvaise idée, estime Nico Hirtt, de l'Appel pour une école démocratique.

> Lire l'article

Et en plus...

 


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer

19:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/01/2006: interview angela davis de passage à Paris ...

 
----- Original Message -----
Sent: Monday, January 23, 2006 7:44 PM
Subject: interview angela davis


 
Comité de soutien à Mumia Abu-Jamal
C/o viretto & dieudonné
18 place Jean Jaurès
13001 Marseille, France
Tél./fax 04 91 42 98 47
mumia.marseille@free.fr

----------
De : vincent <
vincent.seattle@laposte.net>
Date : Sun, 22 Jan 2006 13:04:10 +0100
Objet : interview angela davis"Gilles Robic" <gillesrobic@yahoo.fr>

Bonjour,
Pour info, une interview saisissante d'Angela Davis lors de son passage
à Paris.
Si vous voulez la diffuser.
Bien à vous,
Vincent

Interview d¹Angela Davis publiée dans Red, janvier 2006
http://jcr.apinc.org/article.php3?id_article=1480

Aux cotés de Malcom X et Martin Luther King, Angela Davis est une figure
du mouvement Noir américain.
Elle adhère au Parti Communiste vers 18 ans
et devient membre des Black Panthers en 1967. Militante révolutionnaire,
se battant pour l¹égalité des noirs et des blancs mais également pour
l¹émancipation des travailleurs, elle comprend très vite que seule
l¹unité des mouvement sociaux et politiques entre blanc et noir, homme
et femme permettra de combattre la classe dirigeante. C¹est cette
compréhension qu¹elle paiera en étant condamnée à mort en 1972. C¹est
une mobilisation d¹une ampleur internationale qui permit sa libération.
Aujourd¹hui, elle est toujours militante des luttes sociales et
politiques aux États-Unis.

Quel regard portes-tu sur la révolte des jeunes des banlieues populaires
en France ?

Elle a de grandes similitudes avec les révoltes qui se produisent dans
les ghettos aux Etats-Unis.
Les dernières émeutes importantes ont eu
lieu en 1992 à Los Angeles et étaient basées sur le même sentiment de
frustration chez les jeunes noirs américains. On s¹aperçoit le racisme y
est pour beaucoup. Aux Etats Unis comme en France ces « troubles » ont
les mêmes origines et nécessitent le même type de réponse même si des
différences existent, du fait des histoires différentes des ghettos US
et des banlieues françaises. Les jeunes exigent du changement social et
la fin de la « ghettoïsation » et des discriminations envers les
communautés de l¹immigration post-coloniale. Aux USA, c¹est la fin d¹un
système issu de l¹esclavagisme qui est demandé par les jeunes des ghettos.
Ces révoltes ne sont pas isolées de la lutte globale que des millions de
gens mènent tous les jours. Comme la situation économique, politique et
sociale, dans les quartiers populaire est une conséquence directe des
politiques du FMI ou de la Banque Mondiale, les révoltes spontanées de
nos frères des quartiers sont aussi une réponse à ces politiques.
Comme les dirigeants ont une stratégie globale pour contrôler le monde,
nous devons nous aussi en développer une et la révolte des ghettos doit
en faire partie.
Ce que montre toutes les révoltes qui prennent la forme d¹émeutes c¹est
la faiblesse des directions politiques. Lors des émeutes de Watts, en
1965 aux USA, c¹était extrêmement clair pour n¹importe quel Noir
américain qui participait au mouvement des droits civiques de près ou de
loin depuis plusieurs années. Ces émeutes avaient eu une issue positive
avec la création du Black Panthers Party, en 1966, qui était un outil
pour tous ceux qui voulait se servir de leur frustration comme d¹une
arme politique.

Tu as passé du temps en prison dans les années 70 et aujourd¹hui, tu
t¹engages particulièrement dans la lutte contre le système de détention
et la peine de mort aux USA. Quelle est ton analyse à ce sujet ?

C¹est le sujet de mon prochain livre, notamment à partir du Patriot Act.
L¹industrie d¹armement et les institutions militaires sont des éléments
centraux de l¹économie américaine, en liaison avec les entreprises, les
médias, les élus et la haute hiérarchie militaire. Là-dedans, les
prisons sont devenues une donnée essentielle de l¹économie américaine.
Aux USA, il y a 2 millions de personnes emprisonnées, c¹est donc bien
une politique volontariste d¹enfermement qui sévit. Cela rentre dans un
fonctionnement économique et politique complexe mais qui se construit
depuis longtemps et qui est issu du système esclavagiste où l¹on privait
les gens de leur liberté pour exploiter leur force de travail. La
punition et la privation de liberté sont des armes historiques aux
Etats-Unis, tant sur le plan économique qu¹idéologique.
Cela permet de
développer la peur, la normalisation des esprits et le racisme.
Aux USA,
on peut parler de « complexe industrialo-cancéral ».
Au niveau international, la politique américaine est aussi largement
basée sur ce concept de punition, d¹écrasement : la politique de torture
à Abu Ghraib ou Guantanamo est directement issue de la gestion
intérieure des prisons US et de la politique intérieures des USA en
matière de racisme.
La place de l¹industrie carcérale devient de plus en plus importante
dans l¹économie mondiale. A travers elle et grâce à elle, c¹est toute
une idéologie qui est prise comme modèle et c¹est face à cela qu¹il faut
construire un grand mouvement contre celui qui l¹incarne : Bush. La
guerre contre le terrorisme qu¹il a lancé a été un tremplin pour
développer cette politique et cette idéologie mais, aujourd¹hui, après
les révélations que Katrina a permis sur le racisme, le tout-sécuritaire
et la chasse aux pauvres,
cet homme est très affaibli. Nous devons
continuer.

Tu parles de l¹esclavagisme comme d¹une logique économique et
idéologique encore dominante aux USA.
Quel est ton avis au sujet de la
loi du 23 février 2005 qui réhabilite, en France, le colonialisme ?

Le racisme monte. Aujourd¹hui, vous êtes sous Etat d¹urgence et, je me
souviens de ce que cela signifiait en 1961, alors que j¹étais à Paris
pour mes études : les Algériens étaient victimes d¹un racisme qui
m¹avait fait pensé au système ségrégationniste américain.
Dire
aujourd¹hui que la colonisation ait pu avoir un rôle positif est abject
et raciste.
Malheureusement, ce que cela montre c¹est que la poussée de
l¹extrême droite est aussi une réalité en France et pas seulement aux
USA. De plus, toute la politique française semble empreinte de racisme,
c¹est une question qui va être importante à résoudre pour tous ceux qui
veulent un changement social.

Stanley « Tookie » Williams a été exécuté par injection lundi dernier
(12/12 ndlr) en Californie.
A tous ceux qui demandaient sa grâce,
Schwarzenegger, gouverneur de l¹Etat, a déclaré qu¹il ne pouvait gracier
un homme qui avait dédié ses mémoires à des gens comme Angela Davis,
Georges Jackson, Malcolm X, Nelson Mandela, etc...
Après une telle
déclaration, l¹exécution de Tookie Williams devient un véritable acte
politique contre le mouvement Noir, non ?

Cette exécution m¹a énormément touchée. Depuis que Tookie a été condamné
à mort, en 1981, une grande campagne de solidarité s¹est développée aux
USA. J¹étais à la prison lundi et j¹ai assisté à la déclaration de
Schwarzenegger. C¹est la première fois qu¹un condamné est exécuté alors
qu¹une telle campagne a été menée. Nous ne pensions pas qu¹ils feraient
l¹injection parce que le cas de Tookie a relancé la polémique sur la
peine de mort. La fin de sa déclaration disait qu¹il ne pouvait gracier
quelqu¹un qui prônait la violence comme programme politique. La peine de
mort s¹est révélée comme l¹outil politique violent qui sert de réponse
aux problèmes de la société que soulevaient, concrètement et
symboliquement, Tookie.
C¹est effectivement un acte politique de la part de Schwarzenegger
contre le mouvement international pour la libération noire et son
histoire surtout qu¹il a également cité Nelson Mandela.
Schwarzenegger
l¹a cité comme une personne dont on ne peut parler comme un héros alors
que cet homme est un héros pour la majorité des peuples du monde entier.
En citant Mumia Abu Jamal
et d¹autres personnes qui incarnent
aujourd¹hui l¹insoumission, il fait un procès à toute la résistance à sa
politique qui est la même que celle de Bush.
C¹est là qu¹il montre le
lien qui existe entre la peine de mort et la guerre contre le terrorisme.

Tu te définis comme une militante féministe. Que signifie être féministe
aujourd¹hui et quelles sont les tâches actuelles du mouvement féministe ?

Ce sujet me tient beaucoup à coeur. Mais je te préviens, ma définition
du féminisme n¹est pas très conventionnelle. Je vois le féminisme comme
un outil, pas seulement pour aborder les questions femme mais pour
aborder toutes les questions politiques sans être déterminé par les
frontières idéologiques établies par le système capitaliste.
Par exemple
je n¹ai aucune lutte ou analyse commune à développer avec Condolezza
Rice qui est pourtant une femme noire comme moi. Pour moi, il faut
penser ensemble le genre, la race, la sexualité et la classe. Il ne
faut pas considérer comme séparés dans les luttes, les problèmes des
hommes et ceux des femmes.
Le féminisme est pour moi un outil d¹analyse qui me permet, par exemple,
de faire le lien entre la peine de mort aux USA et la guerre contre le
terrorisme. De considérer le rôle des femmes comme le même que celui des
hommes et surtout de nous sortir des schémas du système qui nous pousse
à nous identifier à une catégorie sexuelle, raciale ou autre qui ne
permet pas de résoudre la contradiction dans laquelle je suis face à
Condolezza Rice. Logiquement, et c¹est une bataille féroce dans le
mouvement féministe, je suis contre les schémas du féminisme se
réclamant de l¹ »universel », de la lutte dans l¹intérêt de toutes les
femmes. En effet, dans ces cas là, « universel » veut dire « blanche »
et, cela n¹est donc absolument pas universel.
Je puise cette analyse dans le mouvement féministe historique et surtout
dans le marxisme.
Mon objectif est de construire le socialisme et le
marxisme est l¹outil qui permet cela dans la vie et les luttes de tous
les jours.

Aujourd¹hui encore, interviewer Angela Davis est un événement pour
n¹importe quel militant parce que tu fais encore partie, après des
années et des années, du camp de ceux qui luttent contre ce système.
Quel est ton moteur ?

Je ne suis pas une icône, je suis comme n¹importe quel individu qui
lutte mais, si une image me colle à la peau c¹est celle du mouvement
Noir. Si c¹est ça qui fait d¹une rencontre avec moi un événement alors
c¹est que la lutte que nous avons menée pendant des années est toujours
une inspiration pour la jeunesse d¹aujourd¹hui et que nous n¹avons rien
fait en vain.
C¹est cette jeunesse qui est mon vrai moteur depuis des années. Ça l¹a
toujours été, même lorsque j¹étais jeune moi-même. Aujourd¹hui, on
assiste à une grande effervescence intellectuelle et politique chez une
jeunesse qui réinvente des stratégies originelles et créatrices pour
changer le monde, c¹est ça qui me porte. Cette jeunesse veut changer le
monde et le socialisme a besoin de ces luttes pour se construire. Mon
objectif n¹a pas changé et la jeunesse est plus révoltée et plus
créative que jamais. C¹est elle qui me permet de continuer à avancer.

Propos recueillis par Sarah [Saint Denis]



Bibliographie d¹Angela Davis et du mouvement noir américain

Angela Davis, Femme, race et classe, Edition du M.L.F.
Angela Davis, Autobiographie, Livre de Poche.
Carles et Comolli , free jazz black power, Folio.
George Jackson, les frères de Soledad.
Howard Zinn, une histoire populaire des Etats-Unis, Agone.
Malcom X , ultimes discours, l¹esprit frappeur.
Malcom X , autobiographie.

18:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/01/2006

22/01/2006: EURO-DICTATURE capitaliste: une nouvelle trahison des élus "démocrates" ...

EURO-DICTATURE capitaliste: une nouvelle trahison des élus "démocrates" ...
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Sunday, January 22, 2006 12:37 PM
Subject: Eurodictature.21.1.06.doc

 

Paris le 21.01.06. Communiqué du Comité Valmy :

 

 

INACCEPTABLE TYRANNIE  !

Des élus et des partis coupés de leur peuple ont voté contre lui à Bruxelles, en faveur d’un processus européen totalitaire.

 

            Le 19 janvier, le « Parlement » européen a confirmé que de plus en plus, il était utilisé comme un instrument de guerre contre le droit des peuples et des nations d’Europe à disposer d’eux-mêmes, un instrument de lutte de classe au service d’une Europe fédérale atlantiste, néo-libérale et intrinsèquement antisociale.

            Illégitimement, ce pseudo « Parlement » s’est autoproclamé censeur des peuples hollandais et français dont le non à la Constitution Giscard est en quelque sorte, considéré comme nul et non avenu, ordre nous étant intimé de revoter le même TCE, dont la moindre modification est de plus refusée par les euro-fanatiques.

            Un rapport a été voté dans ce sens avec 385 voix pour, 125 contre et 51 abstentions. L’illégitimité des élus français s’est, une fois de plus, caractérisée par leur vote. Une minorité très faible a soutenu la volonté exprimée très majoritairement par leur propre peuple. La droite maastrichtienne (UMP, UDF), a voté oui à l’unanimité. Elle  a ainsi, tout simplement approuvé le traité constitutionnel repoussé par les Français le 29 Mai dernier. Les élus socialistes ont, pour leur part, démontré que leurs promesses de prendre en compte le vote des Français, faites lors de leur congrès du Mans, ne seront pas tenues : ils se sont médiocrement abstenus, quatre d’entre eux dont Rocard censurant la volonté et la souveraineté du peuple de France. Même attitude d’abstention ambiguë des élus verts, Lipietz, en particulier, votant oui. Le débat engagé à gauche à l’occasion du référendum n’a finalement trouvé son expression que dans le vote non des élus communistes.

Cette entreprise volontaire de destruction de la démocratie et de toute souveraineté populaire est aujourd’hui devenue intolérable et pourrait conduire à de graves affrontements.

Le Comité Valmy attire l’attention des citoyens, des électeurs, sur les renégats de la République, qu’ils se prétendent de gauche ou qu’ils soient réellement de droite, qui, à Bruxelles, trahissent la volonté de leur propre peuple autant que celle d’autres peuples européens. Nous estimons souhaitable que les partis politiques et en particulier le Parti socialiste, dénoncent et sanctionnent leurs élus qui se sont désolidarisé du vote de leur peuple.

Il est devenu nécessaire et urgent de créer, avec détermination, un rassemblement républicain, patriotique et social, de construire une alternative politique radicalement nouvelle, afin de retirer le Pouvoir des mains de cette oligarchie antirépublicaine, antinationale et anti-populaire

           

Pour le Bureau national du Comité Valmy :

Claude Beaulieu, André Bellon, Gilles Bachelier, Yvon Grinda, J. Claude Ramos.

20:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/01/2006: DEMAIN de nouveau LA GUERRE ...D ÉSINFO ? Les USA achèvent leurs préparatifs

----- Original Message -----
From: b.miloud
Sent: Saturday, January 21, 2006 9:42 PM
Subject: DEMAIN LA GUERRE ...DÉSINFO ? Les USA achèvent leurs préparatifs

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, January 21, 2006 1:31 PM
Subject: FW: DEMAIN LA GUERRE ...D ÉSINFO ? Les USA achèvent leurs préparatifs


------ Message transféré
De : Bruno Drweski <bruno.drweski@wanadoo.fr>
Date : Sat, 21 Jan 2006 12:42:20 +0800
À : Claude Alain Karnoouh <acl12345@club-internet.fr>
Objet : FW: DEMAIN LA GUERRE ...D ÉSINFO ? Les USA  achèvent leurs préparatifs


------ Message transféré


DEMAIN LA GUERRE...? SUITE AUX PROPOS ÉLYSÉENS tenus sur la base de l’île Longue !

D’où l’actuelle visite iranienne à Damas

L’Amérique veut-elle faire “imploser” l’Iran, comme ont implosé les tours jumelles ?

Iran : les USA achèvent les préparatifs en vue d' une attaque, par
Wayne Madsen - Wayne Madsen Report.
             
    
      http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3143
      14 janvier 2006
      [ D'après des informations émanant des services secrets d'Asie du
sud-est la soudaine décision qu'a récemment prise la Birmanie
(Myanmar) de déplacer sa capitale [SES SERVICES GOUVERNEMENTAUX ET ADMINISTRATIFS]
de Rangoon (Yangon) à Pyinmana,
située 200 miles plus au nord, résulterait d'avertissements lancés par
les services de renseignement chinois, qui auraient mis en garde leurs
alliés birmans contre les effets des retombées qui résulteraient d'une
éventuelle attaque nucléaire conventionnelle ou tactique des
installations nucléaires iraniennes par les États-Unis. ]
      Le monde du renseignement en effervescence : les avertissements
abondent tandis que l'administration Bush achève de préparer une
attaque militaire de l'Iran.
      Wayne Madsen Report, 2 janvier 2006.
      Des sources des services secrets et de l'armée aux États-Unis et à
l'étranger révèlent divers éléments qui indiquent que l'on en est à la
phase de finalisation d'une attaque des installations nucléaires et
militaires iraniennes, pour laquelle on pourrait avoir recours à des armes
nucléaires tactiques.
      Parmi les cibles probables de ces bombardements de saturation, la
centrale nucléaire de Bushehr (où travaillent des Russes et d'autres
techniciens étrangers), une mine d'uranium dans le Saghand près de la
ville de Yazd, le site d'enrichissement de l'uranium de Natanz, une
centrale à eau lourde et installation d'isotopes radioactifs à Arak, l'Unité
de combustible nucléaire d'Ardekan, le Centre de conversion de
l'uranium et de technologie nucléaire d'Ispahan, le Centre de recherche
nucléaire de Téhéran, le Centre de production d'isotopes de molybdène,
d'iode et de xénon de Téhéran, les Laboratoires multifonctionnels Jabr
Ibn Hayan de Téhéran, la compagnie électrique Kalaye de la banlieue de
Téhéran, une installation d'enrichissement de l'uranium, censément
démantelée, à Lashkar Abad, et les sites de stockage des déchets
radioactifs de Karaj et d'Anarak.
      Le premier site ciblé serait le réacteur nucléaire de Bushehr avec ses
centaines de techniciens russes.
      Il se pourrait également que soient visés en premier lieu les sites de
lancement de missiles Shahab-I, II, et III, les bases aériennes (y
compris la vaste base aérienne de Mehrabad, qui fait aussi office
d'aéroport international, près de Téhéran), les bases navales sur le
Golfe Persique et la Mer Caspienne, les bases de commandement, de
contrôle, de communications et de renseignement. Ensuite pourraient
venir les aéroports civils, les stations de radio et de télévision, les
centres de télécommunications, les bâtiments gouvernementaux, les
centrales électriques traditionnelles, les autoroutes et les ponts ainsi
que les lignes ferroviaires. Les sites pétroliers et les installations
portuaires marchandes seraient probablement épargnés par les
bombardements américains, afin de les conserver intacts pour les
intérêts pétroliers et commerciaux des États-Unis.
      On a assisté à une intensification de l'entraînement et de la
préparation militaires dans plusieurs bases américaines qui participeront
à l'attaque en préparation, laquelle sera principalement aérienne. Le
fort Rucker en Alabama a reçu l'ordre du Pentagone de se tenir prêt à
entraîner environ 50 000 à 60 000 recrues, dont des civils sous contrat,
qui seront déployées lors d'offensives en Iran. C'est à Rucker que se
trouve le centre national d'entraînement aérien de l'armée américaine,
qui comprend l'école de pilotage d'hélicoptères.
      De plus, on a assisté à une intensification du degré de préparation
tout près d'ici, à Hurlburt Field en Floride, qui abrite le Haut
Commandement des Opérations spéciales de l'Armée de l'Air des
États-Unis (U.S. Air Force Special Operations Command). L'attaque
américaine de l'Iran sera principalement l'affaire de l'aviation (la Navy,
l'Armée de l'Air, le Corps Navy-Marine)
      On a aussi pu constater un surcroît sensible d'activité au Centre de
combat air-sol des Marines, situé à Twentynine Palms en Californie ;
principalement des exercices de combat non-simulé dans un
environnement désertique et montagneux comparable aux régions
iraniennes susceptibles d'être attaquées.
      Les services européens de renseignement laissent entendre que les
États-Unis ont averti leurs alliés de l'OTAN qu'ils devaient s'attendre à
des frappes visant les sites nucléaires et militaires iraniens.
      À Samsun en Turquie, le 17 novembre 2005, le président russe
Vladimir Poutine s'est entretenu confidentiellement pendant sept heures
avec le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à l'occasion de la
cérémonie d'inauguration du gazoduc sous-marin russo-turc Blue
Stream, à laquelle assistait également le premier ministre italien Silvio
Berlusconi.
      D'après des sources bien informées au sujet de cette rencontre,
Erdogan a promis à Poutine - les deux dirigeants sont désormais très
proches - que la Turquie n'autoriserait pas les États-Unis à utiliser ses
bases en cas d'attaque militaire de l'Iran. Ce qui a eu pour conséquence
une série de visites par des représentants de l'administration Bush,
dont le directeur de la CIA Porter Goss, celui du FBI Robert Mueller, et la
Secrétaire d'État Condoleezza Rice. Bien qu'Erdogan ait écouté les
requêtes de Goss et de Rice qui demandent que la Turquie participe au
niveau de la logistique, de la politique et du renseignement à une
attaque de l'Iran, et que le chef de l'état-major turc, Yasar Buyukanit, ait
entendu les responsables du Pentagone lui tenir plus ou moins le même
langage lors de sa récente visite à Washington, il semblerait que
Poutine ait suffisamment d'influence sur Ankara pour empêcher toute
participation turque à une attaque américaine de l'Iran. Mueller a fourni
à Ankara la « preuve » du soutien iranien au PKK (Parti des travailleurs
kurde), à la guérilla en Turquie, mais les officines de renseignement
mondiales, qu'elles soient au service de gouvernements ou du monde
des affaires, ne tiennent désormais plus compte des renseignements
émanant de l'administration Bush, considérés comme de la propagande
néocon élaborée par les groupes de réflexion et les agences de
renseignement décrédibilisées de Washington, de Tel Aviv-Herzliya et
de Jerusalem.
      Une attaque de l'Iran par les États-Unis : une situation idéale pour
déclencher un conflit nucléaire étendu.

      Les responsables politiques et militaires ont également demandé au
Bahrain, à l'Arabie Saoudienne, au Pakistan, à la Jordanie, à l'émirat d'
Oman, et à l'Azerbaijan d'apporter leur soutien aux États-Unis en cas
d'attaque de l'Iran. On rejoue la scène des renseignements bidons qui
s'est déroulée juste avant la guerre d'Irak  : Washington est en train
d'essayer de convaincre divers pays qu'il existe un lien entre l'Iran et «
al-Quaïda ».
      Des sources appartenant au renseignement polonais disent que
Radek Sikorski, ministre polonais de la Défense, a assuré son
homologue américain Donald Rumsfeld du soutien de son pays en cas
de frappes sur l'Iran. Sikorski est un ancien membre de l'Institut
américain de l'entreprise [1], où il a cotoyé des néo-cons tels que
Richard Perle, Michael Ledeen, et Lynne Cheney, la prétendue «
Deuxième Dame » des États-Unis. Sikorski et le ministre des Affaires
étrangères polonais Stefan Meller ont assuré Rumsfeld et Rice
respectivement du soutien de la Pologne au sein de l'OTAN, durant la
scission que causeraient des frappes américaines.
      Ce sont des sources du renseignement polonais, qui sont contre les
accords passés entre le nouveau gouvernement de droite de Varsovie
et l'administration Bush, que proviennent les fuites grâce auxquelles
nous avons eu connaissance de la démarche récente des Américains
auprès de l'OTAN à Bruxelles au sujet des préparatifs de l'attaque.
      Le magazine allemand Der Spiegel a également eu vent de fuites
similaires, émanant des services de renseignement, au sujet des plans
d'attaque américains.
      D'après des informations émanant des services secrets européens,
la récente décision de Poutine et de la société nationalisée du gaz
naturel russe, Gazprom, de priver l'Ukraine de gaz naturel constituerait
un message sans équivoque de la part de Poutine à des pays comme
l'Ukraine, la Pologne, la Roumanie, la République Tchèque, la Slovaquie,
la Slovenie, la Croatie, la Moldavie, la France, l'Autriche, l'Italie, la
Hongrie, la Bosnie, la Serbie, et l'Allemagne, les avertissant du fait qu'ils
subiraient le même traitement s'ils apportaient leur soutien à une
attaque de l'Iran par les États-Unis.
Gazprom fournit en gaz naturel
divers pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest, ce gaz étant acheminé
depuis la Russie et le Turkménistan par des gazoducs qui traversent
l'Ukraine. L'administration Bush a accusé la Russie d'utiliser ses
ressources en gaz comme « arme politique ».
      Poutine dispose d'un moyen supplémentaire pour faire pression sur
l'Europe de l'Ouest depuis que l'ex-chancellier allemand Gerhard
Schroeder a accepté un siège au conseil d'administration du consortium
russo-germanique, le Gazoduc nord-européen, contrôlé par Gazprom. Le
gazoduc amènera le gaz russe en Scandinavie, en Allemagne, aux
Pays-Bas et en Grande-Bretagne, ce qui renforcera le poids de Poutine
en Europe face à Washington.
      D'après des informations émanant des services secrets d'Asie du
sud-est la soudaine décision qu'a récemment prise la Birmanie
(Myanmar) de déplacer sa capitale de Rangoon (Yangon) à Pyinmana,
située 200 miles plus au nord, résulterait d'avertissements lancés par
les services de renseignement chinois, qui auraient mis en garde leurs
alliés birmans contre les effets des retombées qui résulteraient d'une
éventuelle attaque nucléaire conventionnelle ou tactique des
installations nucléaires iraniennes par les États-Unis. On s'inquiète, en
cas de frappes des installations nucléaires iraniennes, de la possibilité
de voir se former un nuage radioactif de type Tchernobyl, suceptible de
se retrouver pris dans les masses d'air de l'Océan Indien lorsque souffle
la mousson.
      La capitale birmane a-t-elle été transférée 200 miles plus au nord
parce que les Birmans craignent les retombées radioactives en pleine
mousson ?
      Rangoon, ville située à basse altitude, se trouve sur le trajet des
pluies de la mousson qui transporterait éventuellement les retombées
radioactives venues d'Iran jusqu'en Asie du Sud et du Sud-est entre le
mois de mai et le mois d'octobre. Les villes côtières situées sur l'Océan
Indien comme Rangoon, Dhaka, Calcutta, Mumbai, Chennai, et Colombo
seraient davantage affectées par de telles retombées radioactives que
des villes situées plus en altitude, à cause de l'effet intensificateur joué
par l'humidité. Des centaines de fonctionnaires ont reçu l'ordre, avec
seulement deux jours de préavis, de plier bagages et de quitter
Rangoon pour Pyinmana, ville de montagne, qui jouit d'un climat plus
sec.
      Au Bengale oriental, le gouvernement de gauche et ses alliés
politiques se préparent à organiser des manifestations de masse
pendant la visite que Bush doit prochainement effectuer en Inde. Ils
protestent contre la guerre en Irak ainsi que contre les menaces qui
pèsent sur l'Iran.
      Au Yémen, on rapporte que les compagnies pétrolières occidentales
s'inquiètent des intentions des États-Unis en Iran : ce pays arabe qui
est situé très au sud, est soumis aux pluies tropicales de la mousson
susceptibles de se retrouver contaminées après une attaque nucléaire
et de constituer une menace pour la santé de leurs employés.
      L'administration Bush a fini par renoncer à ses projets, concoctés à
la hâte, d'attaque des installations nucléaires et militaires iraniennes
avant la présidentielle de 2004. Le 9 octobre, Rumsfeld avait rencontré
certains de ses homologues dans le but de les rallier à la cause des
frappes, à bord du John F. Kennedy, porte-avions aujourd'hui désarmé.
Cette rencontre a été confirmée par le ministre danois de la Défense
alors en poste, mais il n'a pas évoqué les thèmes qui y ont été abordés.
D'après des témoignages de membres de l'équipage, un « QG. de
guerre » spécial avait été installé en vue de coordonner les frappes. La
Grande-Bretagne, l'Australie, l'Italie et les Pays-Bas, opposés aux plans
d'attaque, n'assistaient pas à la rencontre. Partout dans le monde, les
gradés des services de renseignement et ceux de l'armée attendent
aussi avec inquiétude les conséquences qu'aurait une attaque de l'Iran
par les États-Unis. Il existerait une probabilité très élevée de
représailles chiites en Irak, dans la province orientale de l'Arabie
Saoudite, au Koweit, à Bahrain, aux Émirats Arabes Unis, au Liban, et
en Afghanistan, contre des cibles américaines militaires, diplomatiques,
et économiques dans la région.
      Les retombées radioactives résultant d'une attaque nucléaire
conventionnelle ou tactique causeraient d'importants problèmes avec le
Pakistan, l'Inde, la Chine, la Russie, le Japon ainsi qu'avec d'autres pays
d'Asie et du Pacifique se trouvant sur la trajectoire des vents ; parmi ces
problèmes on pourrait assister à la chute du gouvernement de Pervez
Mousharraf au Pakistan, et à son remplacement par un régime islamiste
radical doté de l'arme nucléaire, ce qui provoquerait une riposte militaire
de l'Inde, une des puissances nucléaires.
      En guise de contre-attaque, l'Iran enverrait immédiatement ses
missiles Shahab I et II sur la Zone Verte américaine à Bagdad, sur la
base aérienne du Qatar, sur la base de la Marine américaine à Bahrain,
sur la base de Camp Doha au Kowait, sur la base aérienne Al Seeb à
Oman, sur l'aéroport international de Bagdad, sur la base américaine de
Kandahar en Afghanistan. L'Iran enverrait aussi ses missiles
longue-portée Shahab III sur les villes israéliennes de Tel Aviv, de Haifa,
de Beersheba, d'Eilat, et sur le complexe nucléaire israélien de Dimona.
L'Iran enverrait également des missiles sur les vaisseaux américains qui
naviguent dans le Golfe Persique et sur les sites pétroliers de l'Arabie
Saoudite et du Koweit.
      Des frappes pourraient aussi entraîner la fin virtuelle de l'OTAN en
tant qu'organisation de défense viable, en finissant de séparer
Washington de l'Europe. De plus, il se pourrait bien que la Chine
choisisse de soutenir financièrement et militairement l'Iran, qui est sa
deuxième source en matière d'importation de pétrole après l'Arabie
Saoudite, et que la Chine a l'intention de faire transiter par l'Iran le gaz
naturel qu'elle achète au Turkménistan. [La Chine importe 60% de son
pétrole dont 17% à l'Iran].
      Sous l'égide de l'Organisation de coopération de Shanghai (SCO), la
Russie a récemment pris part à un exercice militaire auquel participaient
en outre la Chine et l'Inde, en cas de velléités expansionnistes des
États-Unis en Asie y compris une attaque de l'Iran, qui pourrait devenir
membre de la SCO. En août dernier, la Russie et la Chine ont pour la
première fois organisé des manoeuvres communes, avec la participation
des armées de Terre et de l'Air et de la Marine.
      Début décembre 2005, l'Iran a également mis sur pied de vastes
manoeuvres à Bandar Abbas sur le Golfe Persique. Le 6 décembre, un
C-130 iranien, en provenance de l'aéroport de Mehrabad et se rendant
à Bandar, à bord duquel se trouvaient des journalistes iraniens censés
couvrir les manoeuvres tomba sur un immeuble de Téhéran, faisant au
moins 116 victimes dont 68 journalistes.
      Au sein de l'armée américaine et sur toute la planète, les intentions
de l'administration néocon de Bush et ses alliés israéliens suscitent de
plus en plus de tension.
      Wayne Madsen
      Wayne Madsen est journaliste d'investigation, auteur d'éditoriaux,
d'articles et de livres publiés aux États-Unis.
      Depuis 1994 il enquête sur des sujets tels la politique de
Washington, la sécurité nationale, et le monde du renseignement. Il a
écrit pour The Village Voice, The Progressive, CAQ, Counterpunch, et
pour l'Intelligence Newsletter (basée à Paris).
      Madsen est l'auteur de Genocide and Covert Operations in Africa
1993-1999 (« Génocide et opérations secrètes en Afrique de 1993 à
1999 »), co-auteur de America's Nightmare : The Presidency of George
Bush II ( « Le cauchemar de l'Amérique : La présidence de George Bush
II ») et de Jaded Tasks : Big Oil, Black Ops & Brass Plates (« La routine :
pétrole à gogo, opérations clandestines et plaques commémoratives »,
à paraître). Madsen est également l'auteur de The Handbook of
Personal Data Protection (London : Macmillan, 1992) (« Manuel de
protection des données personnelles »), un livre qui traite de la
législation internationale sur la protection des données et qui a
remporté un vif succès.
      Madsen, ancien officier de la Marine américaine, avait été affecté à la
NSA (National Security Agency, « agence de sécurité nationale ») sous la
présidence de Reagan
. Il a aussi 20 ans d'expérience en matière de
sécurité informatique et de protection des données. En outre, il a
travaillé pour le NAVDAC (Naval Data Automation Command), le
Départment d'État, RCA Corporation, et CSC (Computer Sciences
Corporation).
        Source : Wayne Madsen www.waynemadsenreport.com 

13:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/01/2006: Fidel Castro signale les menaces qui pèsent sur l’humanité

----- Original Message -----
From: Info-Cuba
Sent: Sunday, January 22, 2006 6:17 AM
 

 

Service en langue française

 

Fidel Castro signale les menaces qui pèsent sur l’humanité

 

La Havane, 22.01.06 (AIN)

 

Le président cubain Fidel Castro a lancé une mise en garde sur le grave danger que font peser sur l’humanité les grandes puissances qui menacent d’avoir recours à l’arme atomique.

 

Au cours d’une émission informative diffusée en direct sur deux chaînes de la télévision cubaine, Fidel Castro a évoqué aussi la grippe aviaire et la crise du pétrole parmi les menaces qui planent aujourd'hui sur le monde.

 

Le président cubain, qui a apporté de vastes précisions sur le déroulement du programme de perfectionnement du système énergétique cubain, a encore indiqué que ce projet, qui comprend la modernisation du réseau électrique national et le renforcement des capacités de génération d’électricité, doit se traduire par une économie substantielle d’hydrocarbures.

 

Se référant en outre aux transactions commerciales que Cuba réalise en ce moment sur le marché international, Fidel Castro a signalé que les prix de certains produits alimentaires sont en train d’augmenter rapidement à cause de l’apparition de la grippe aviaire dans certains pays.

 

Le président cubain a assuré ensuite que Cuba dispose d’ores et déjà des conditions et des moyens sanitaires appropriés pour faire face à cette maladie.

 

A propos de la crise mondiale du pétrole, il a estimé qu’elle est le fait du gaspillage instauré par les pays industrialisés et par le mode de vie que l’Occident préconise et il a rappelé que la consommation mondiale est de l’ordre de 85 millions de barils de pétrole par jour.

 

Fidel Castro a attiré aussi l’attention sur le fait que des puissances occidentales accusent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique alors que ce pays entend simplement exercer son droit à garantir son propre développement économique grâce à l’utilisation du nucléaire à des fins pacifiques, exactement comme le font les mêmes puissances occidentales qui menacent maintenant de déclencher une guerre contre le peuple iranien.

 

Le président cubain a exprimé son étonnement et sa préoccupation à la suite des déclarations du président Jacques Chirac, qui vient d’affirmer que la France n’hésiterait pas à utiliser l’arme nucléaire en cas d’attaque terroriste contre son territoire.

 

Il a évoqué aussi des déclarations de la secrétaire d’Etat états-unienne, Condoleezza Rice, qui a affirmé qu’il « reste peu de temps à l’Iran ».

 

« Que veut dire ce type de déclaration ? », a demandé Fidel Castro en soulignant qu’il est temps de poser clairement cette question et il a rappelé que l’Etat israélien, le grand allié de Washington au Moyen Orient possède depuis longtemps des armes nucléaires dont personne ne parle, ce que Cuba a dénoncé maintes fois.

 

Le président cubain a déclaré que le fait que l’alliance USA-OTAN-Israël parle aujourd'hui ouvertement du recours à l’arme atomique est particulièrement préoccupant.

 

------------------------------------------------

 

Service en langue française

Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu

www.cubainfo.ain

12:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/01/2006: Rencontre à Bruxelles contre la motion anticommuniste: communiqué de presse

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Sunday, January 22, 2006 10:11 AM
Subject: TR: Rencontre à Bruxelles contre la motion anticommuniste: communiqué de presse

 
 
Information transmise ou retansmise par Combat
 


De : Jean Pestieau [mailto:gr010471@worldonline.be]
Envoyé : dimanche 22 janvier 2006 07:48
À : Combat; Cuba Solidarity Project; CubaSolidarityProject
Objet : Rencontre à Bruxelles contre la motion anticommuniste: communiqué de presse

 
Communiqué de presse

 

Parti du Travail de Belgique

Bruxelles, le 21 janvier 2006

 

Des partis communistes européens ont tenu une rencontre réussie à Bruxelles contre le projet de résolution anticommuniste
de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

 

 

Samedi, 21 janvier 2006, une rencontre de Partis communistes et ouvriers a eu lieu à Bruxelles pour dénoncer et s’opposer au projet de résolution anticommuniste, intitulé « Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires », qui va être soumis au vote de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) dans sa session plénière à Strasbourg, le 25 janvier. Des délégations de 15 partis communistes, dont 13 européens, ont participé à cette rencontre. Vingt-cinq autres partis communistes ont envoyé des messages de solidarité.

 

Dans la session d’introduction, Annie Lacroix-Riz, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Paris VII, a mis les attaques anticommunistes actuelles dans une perspective historique, tandis que Maître Jan Fermon, membre du Bureau de l’Association internationale des Juristes démocrates, a expliqué les implications judiciaires de ces attaques. Cyrille Sironval, 84 ans et ancien commandant des partisans armés dans Bruxelles occupée durant la Seconde Guerre mondiale, a apporté un témoignage fort et émouvant.

 

La partie majeure de la rencontré consistait des déclarations et rapports des 15 partis communistes présents. Tous, à partir de leur propre point de vue et de leur propre expérience, ont condamné fermement le projet de résolution comme une attaque violente contre l’histoire, le présent et l’avenir du communisme. Les participants ont souligné que la résolution minimalisait les crimes du nazisme et conduisait tout droit à une attaque majeure contre les droits démocratiques et à de nouvelles mesures réactionnaires. Ils ont aussi souligné que la résolution justifie des attaques impérialistes contre les pays socialistes et pourrait conduire à l’interdiction des partis communistes. Ils ont également mis en garde contre le danger que de telles mesures anticommunistes engendraient pour les syndicalistes, les étudiants, les jeunes activistes et les démocrates.

 

Les participants ont fait appel à tous les parlementaires démocratiques et partisans de la paix dans les différents pays membre du Conseil de l’Europe, de clairement rejeter le projet de résolution anticommuniste. Ils ont assuré qu’ils organiseront le mouvement de protestation le plus large possible contre chaque attaque anticommuniste actuelle et future. En particulier, ils ont exprimé leur solidarité avec l’Union communiste de la Jeunesse (KSM), que le Ministère de l’Intérieur de la République tchèque menace d’interdiction, et ils ont affirmé leur ferme protestation contre une telle menace ou mesure.

 

Plusieurs délégations présentes ont appelé à une manifestation de protestation le mardi 24 janvier à Strasbourg, à 11h,  marchant de la Place de la République – en face de l’Opéra -  jusqu’au Palais de l’Europe où l’APCE discutera et votera le projet de résolution. Une conférence de presse se tiendra là à 12h. Des forces démocratiques et des personnalités aussi bien que des partis  communistes venant de Grèce, de Belgique, de Luxembourg, d’Allemagne et de France participeront à cette action de protestation. Ils y joindront une délégation qui va transmettre  des déclarations, résolutions et motions avec des milliers de signatures à Mr. René Vander Linden, Président de l’APCE.

 

Les partis suivants ont participé à la Rencontre de Bruxelles :

 

Parti du Travail de Belgique

Parti communiste de Cuba

Parti communiste de Bohème et de Moravie (KSCM, République tchèque)

Parti communiste de Danemark

Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF)  ( Abscence du PCF) 

Union des Révolutionnaires-communistes de France (URCF)
Parti communiste allemand (DKP)

Parti communiste de Grèce (KKE)

Réseau des Communistes (Italie)
Parti socialiste de Lettonie
Parti communiste du Luxembourg (KPL)

Parti communiste des Philippines
Nouveau Parti communiste des Pays-Bas (NCPN)

Parti communiste des Peuples d’Espagne (PCPE)

Parti communiste de Grande-Bretagne (marxiste-léniniste) (Royaume Uni) 

12:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/01/2006

28/01/2006: Charleroi: Journée de solidarité avec Cuba

BELGIQUE: Charleroi: Samedi 28 janvier 2006: Journée de solidarité avec Cuba

 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, January 21, 2006 9:15 AM
Subject: Journée Cuba


 
Merci de faire circuler l'info
 
La Braise Culture vous informe

   

Samedi 28 janvier 2006  

       

      Journée de solidarité avec Cuba

 

 La Braise Culture en association avec Stop USA, les Amis de Cuba et Oxfam Gilly

vous invitent aux activités suivantes :

 

16h00 : ouverture des stands (livres, artisanat, rhum et autres produits locaux.)

16h30 : projection de diapositives des Amis de Cuba sur leur brigade de travail à Cuba en été 2005.

17h30 : Léna Vanderbruggen et Roland Marouneck vous parleront de leur séjour à Cuba

et de leur participation à la "Conférence sur les bases militaires étrangères dans le monde"

organisée par le Mouvement Cubain pour la Paix et la Souveraineté des Peuples.

18h30 : projection d'un reportage sur Cuba sur base de scènes

 de la vie quotidienne vues sous un angle humoristique.

19h30 : souper avec animation musicale.

           Au menu : potage exotique, chili con carne et glace des îles.

           Au bar : cocktails cubains.

 

Entrée sans repas : 2 euros 50 (chômeurs, étudiants, pensionnés 1 euro50)

Repas : 10 euros (chômeurs, étudiants,..8 euros, enfants de moins de 12 ans : 5 euros)

Réservation nécessaire auprès de Christiane au 0498.07.30.35

Auprès de Myriam au 0473. 28.63.75.

 

Salle La Braise, 21 rue Zénobe Gramme à Charleroi.

20:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

02/02/2006: Charleroi: café politique: Jeudi 2 février 2006 à 19h: « Quelle stratégie contre les partis fascistes ? »

 

 
----- Original Message -----
Sent: Friday, January 20, 2006 2:03 PM
Subject: Fw: café politique

 
 

La Braise Culture organise

 

Jeudi 2 février 2006 à 19h

 

 

Un café politique

 

« Quelle stratégie contre les partis fascistes ? »

 

 

Pour enrichir la discussion, nous avons invité

 

Rudy Pirquet, permanent SETCA Charleroi, Pedro Rodriguez, permanent CSC Charleroi, Alec de Vries, administrateur CNAPD pour l’asbl Empreintes,

Denis Uvier, Solidarités nouvelles,

Herwig Lerouge, éditeur, spécialiste PTB du fascisme.

 

 

Les élections communales approchent. Celles de 2000 avaient vu les partis d’extrême-droite obtenir des scores importants dans certaines grandes villes : résultat, 6 conseillers communaux et un conseiller provincial pour le FN. A Charleroi, le FN devait, en principe, être représenté par trois élus. En réalité, du fait de sa cuisine interne (démissions et autres avatars), un seul conseiller siège encore régulièrement. Aucun travail digne de ce nom n’est réalisé par ce ou ces élus d’extrême-droite au conseil communal. Il n’empêche, on peut s’attendre à des scores aussi importants, si pas plus, en octobre 2006.

Les affaires de la Carolo, de Francorchamps, des logements sociaux en général, ne plaident pas pour les partis au pouvoir. Le PS est sérieusement secoué.

« Critiquer ces partis, c’est faire le jeu de l’extrême-droite », disent certains. « Non, c’est la politique qu’ils mènent et les scandales qui les touchent, qui poussent un fort pourcentage de la population à émettre un vote de défiance », répondent les autres.

 

Beaucoup ne se résignent pas et ont décidé de réagir concrètement. Deux manifestations anti-Vlaams Belang ont eu lieu en Flandre, à Gand et à Louvain. Celle de Gand avait été lancée à l’initiative des jeunes de Comac (jeunes PTB), qui basent d’ailleurs toutes leurs campagnes auprès des jeunes sur le thème de la lutte contre l’extrême-droite.

Des syndicalistes, aussi bien à Liège qu’à Charleroi se mobilisent pour créer un front anti-fasciste.

 

Paf : 2,50€ (étudiants, chômeurs,..1,50€)

 

Salle La Braise, 21, rue Zénobe Gramme 6000 Charleroi

 

 

Ed ;resp. : Marc van Campen, rue des Sports, 6000 Charleroi

13:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/01/2006

18/01/2006: Combat Janvier/février

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Wednesday, January 18, 2006 2:33 PM
Subject: Combat Janvier/février

Médias menteurs, manipulateurs.
Faites actes de résistance aidez-nous à diffuser nos courriels et journaux.
Pour plus d'information ou pour relire nos articles : visitez le site COMBAT sur :
===> http://perso.wanadoo.fr/echanges ou http://perso.wanadoo.fr/combat
Pour recevoir ou ne plus recevoir nos lettres, contactez-nous au :
===> combat.94@wanadoo.fr
En cette nouvelle année et en ce dixième anniversaire de nos parutions
- Dialogue -  Echanges - Combat Communiste -
toute l’équipe du journal vous présente
ses meilleurs vœux pour vous, votre famille,
pour le mieux être, la  démocratie et la paix.
 
Coup de torchon

A en croire les médias, il n’y a guère de motifs d’inquiétude. Certes, de temps en temps pour corser la chronique, on annonce la mort d’un être humain (on dit SDF)… mais voyez-vous, l’hiver est rude, on observe que les conditions de vie des vieux sont un peu précaires... mais voyez-vous, l’espérance de vie augmente, que des jeunes ne sont pas très satisfaits… mais voyez-vous les temps sont durs. Toutefois nul ne se livre à un véritable état des lieux. Ne gâchons pas leur fête à ceux qui se ruinent pour une dinde ou qui ne peuvent même pas se ruiner parce que c’est fait depuis longtemps. Depuis des générations, les parents pensaient que leurs enfants vivraient mieux qu’eux et c’était vrai, les guerres exceptées. Ça ne l’est plus. L’espérance qui, dit-on, fait vivre a été assassinée par cette association de malfaiteurs qu’on appelle capitalisme ou de façon plus anodine libéralisme. Populisme ! dira d’un air dégoûté la bien-pensance. La paupérisation s’étend. Motus, ce thème est obsolète. Les princes de la presse et de la politique n’en ont cure, leur gamelle est bien pleine sans compter celles qu’ils traînent à leurs chausses. Et pourtant en dépit des incitations de Villepin à une information souriante, la misère étend ses métastases, le chômage n’est combattu que par des emplâtres et des falsifications. Tous les acquis sociaux se dégradent. Au point que notre peuple, l’un des plus politiques du monde se détourne de cette caricature de démocratie. Mais par dizaines les marionnettes continuent de se trémousser, de parader et de bavarder sur leurs tréteaux. 2007 ! Nombre magique, loto de la politique, tous perdants et d’abord les électeurs, un seul gagnant le récipiendaire du trône élyséen. Le PCF pour sauver ses sièges éjectables se cramponne au cordon ombilical qui le lie au PS, le PS s’indigne de mesures dont il a été le promoteur et comme il le fait depuis toujours s’efforce à l’anesthésie avec des promesses qu’il n’a aucune intention de tenir. N’est-il pas temps que le peuple s’empare d’un balai ?

Face à la misère des nantis, aux combinaisons politiciennes : une seule issue : se battre

L’offensive médiatique continue. Pour Noël les Français ont soit disant été prodigues et maintenant ils se ruent dans les magasins pour les soldes. En ce début d'année 2006 cette manipulation vise à masquer la réalité et surtout à cacher l'aggravation dramatique de la paupérisation. Aujourd'hui on peut avoir du travail et être sans logis. Les femmes, les hommes, les jeunes sans domicile sont toujours plus nombreux. Entre février et octobre 2005, 112 d’entre eux sont morts de misère et de froid dans la rue. La crise du logement frappe trois millions d’individus. 1,3 millions sont en attente d'un logement social. Le surendettement des familles explose. Selon l'INSEE, 6% de la population, (3,5 millions) vit au-dessous du seuil de pauvreté (évalué à 600 € mensuels). Mais si l'on retient le seuil Eurostat (fixé à 720 €) c’est 7,2 millions de personnes qui sont touchées. II y a 2 millions d'enfants pauvres, 4,5 millions de chômeurs et pratiquement aucune création d'emplois dans le secteur privé. Les seuls emplois crées sont ceux aidés par l'État. En novembre 2,3 millions de demandeurs pointaient à l'ANPE. En trois mois 500 000 chômeurs « absents au contrôle » ont disparu des statistiques. Le gouvernement ment lorsqu'il annonce le recul du chômage, car ces radiés n'ont pas retrouvé un emploi. Le nombre des RMIstes s’est accru de 5% en un an. Après l'augmentation du prix du gaz de 12%, les assurances habitation augmenteront de 5%, les cotisations des mutuelles, le montant des loyers aussi. Avec l'euro les prix sont tirés vers le haut. En janvier les feuilles de paye seront amputées du relèvement des cotisations salariales pour la retraite. Alors que les salaires sont bloqués, que d'immenses besoins sont à satisfaire, les grandes fortunes, et les profits explosent. L'écart des revenus entre les très grands patrons et l'immense majorité des salariés se situe entre 60% du SMIC et 700 fois plus. Depuis 1998 les émoluments des PDG ont grimpé de 215%. En 2005 la cote des entreprises du CAC 40 a progressé de 25%. EADS progresse de 55%, AXA, AGF de 53%. Les cinq premiers groupes bancaires Français ont engrangé 17,2 milliards de bénéfices. Le budget 2006 offre un cadeau de 6,2 milliards aux plus riches. Aujourd'hui l'essentiel des nouvelles richesses créées va dans les poches des nantis. Satisfaire les revendications du monde du travail et de la création, faire reculer la paupérisation, c'est possible à condition de prendre l'argent là où il prolifère, et de faire cesser le racket du travail par les actionnaires. Cette exigence devrait guider toute politique nouvelle. Ce n' est pas le cas, la course à la magistrature suprême fait diversion et évacue tous ces problèmes majeurs.
Alors que la misère s'accroît la lutte idéologique s'est intensifiée contre celles et ceux qui résistent. Fin 2005 elle a atteint des sommets pour isoler, déconsidérer dans l'opinion la grève des marins de la SNCM, des traminots de Marseille, les cheminots ont été injuriés, calomniés. L'ampleur de cette bataille se vérifie aussi dans le débat en cours sur la finalité du syndicalisme selon qu'il est de lutte, ou de collaboration de classe. Les revanchards du patronat, leurs alliés et complices ont marqué des points, mais ils savent aussi que leurs succès sont fragiles. La fatalité, le découragement propagés par les médias peuvent être surmontés. On ne peut exclure un sursaut populaire car la colère couve. Un vaste et puissant mouvement interprofessionnel, et intergénérationnel stopperait l’entreprise de démolition et la mal vie qu'elle génère. La journée d'action du mardi 31 janvier organisée par la CGT peut être le point de départ de ce sursaut, à condition qu’elle ait de l’ampleur et qu'à la différence du 4 octobre dernier elle connaisse une suite. Le monde du travail doit l’exiger et, avant tout, compter sur ses propres forces.

Frappes d'estoc et de taille contre le « modèle social Français »

De tout temps et toujours, les acquis du peuple français et de la classe ouvrière ont été obtenus par des luttes, parfois violentes. Et de tout temps, les hommes détenant le pouvoir, quelle que soit sa forme, ont tout fait pour les remettre en cause, préparé par des luttes idéologiques intenses.
Aujourd’hui, celles-ci abordent un nouveau tournant : dans le cadre de l’Europe, il faut en finir avec le « modèle social » français qui serait devenu obsolète, et s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, comme aux Etats-Unis et autres pays anglo-saxons.! « Sarko l’Américain » veut en être le porte-drapeau comme il l’a confirmé au cours de sa conférence de presse du 12 janvier. Pour être objectif, rappelons que le terrain avait déjà été déblayé par les gouvernements précédents, de droite comme de gauche. En refusant de s’attaquer résolument au système capitaliste dans ce qu’il a de plus néfaste, le gouvernement dit de la « gauche plurielle » porte une lourde responsabilité. Jospin ne déclarait-il pas dans une interview à « Libération » le 19 -1- 99 « Notre politique industrielle a dépassé la question de la nature de la propriété des moyens de production » Et sur cette base, d’entreprendre, dans les pas de Mitterrand, la privatisation de nombreuses entreprises publiques, notamment celles issues du Conseil National de la Résistance. Les ministres et la direction du PCF qui ont soutenu cette politique se sont disqualifiés et l’ont payée cher lors des élections qui ont suivi. Une grande brèche fut alors ouverte dans le« modèle social français » et ses acquis.
Aujourd’hui, la volonté d’en finir avec eux revêt une violence idéologique inouïe. La droite fait son fonds de commerce de la désillusion, des déceptions, de l’amertume qui découlent des espérances déçues. Pour éviter que le mécontentement et la colère ne se retournent contre elle, il lui faut susciter et amplifier, avec l’aide des médias un sentiment de culpabilité des Français, « vous vous soignez trop, c’est vous qui êtes la cause du trou de la Sécu ». Et d’envoyer les assurés vers le privé et de fermer des salles d’hôpitaux publics ! « Vous partez trop tôt en retraite et vous ne travaillez pas assez ». Et de vouloir porter l’âge de la retraite à 65 ans, voire 67 et de remettre en cause les 35 heures en maniant le bâton et la carotte. La laïcité, l’un des fondements de notre République, la seule érigée en principe dans l’Europe, serait devenue « archaïque. » Nous pourrions multiplier ces exemples montrant que nous avons affaire à une entreprise de grande envergure. Mais comme nous l’écrivons par ailleurs, ces attaques contre les acquis peuvent ne « pas être un long fleuve tranquille » Il existe aussi des forces qui ne baissent pas les bras. Il ne faudrait pas beaucoup, sinon la volonté politique, pour qu’elles convergent en un vaste mouvement contribuant selon Marx à « remettre cette société sur ses pieds, alors qu’elle marche sur sa tête »

Rompre avec les politiques qui font tant de mal

Pour celles et ceux qui ne sont plus membres du PCF mais qui sont restés communistes, il n’est pas interdit de donner leur opinion sur la préparation du congrès de ce parti. La victoire du non le 29 mai dernier avait soulevé un énorme espoir, qu’en reste t il ? La victoire n’a pas été exploitée. On pouvait espérer la rupture avec le passé, or les manœuvres politiciennes ont repris de plus belle. Le 33e congrès du PCF s’annonce donc comme un coup d’épée dans l’eau. Les militants qui croient au redressement risquent d’être déçus. Jugeons sur les faits. Le projet de la base commune ressemble plus à un inventaire à la Prévert qu’à un document de congrès. D’une part, il n’y a pas d’analyse concrète de la situation internationale, cette question est occultée. Pourtant les Etats-Unis multiplient les guerres de pillage, les exactions, les tortures. L’équilibre de la planète est menacé. Face à l’agressivité impérialiste, des résistances apparaissent, notamment en Amérique latine. D’autre part, l’analyse concrète de la situation sociale et économique est absente. Pourtant d’un congrès à l’autre, le nombre de pauvres, travailleurs et demandeurs d’emploi, s’est accru. La paupérisation (ce mot est tabou) s’étend mais le document ignore cette situation dramatique, véritable acte d’accusation à l’encontre de la société capitaliste, et des gouvernements qui se sont succédés ces dernières décennies. Cependant les années 2003, 2004, 2005 ont connu d’importantes luttes sociales et revendicatives. Des millions de gens sont descendus dans la rue, quels enseignements tirer de ces mouvements ? Qu’est ce qui a manqué pour élargir, pour amplifier les luttes, coordonner et rassembler dans l’action les travailleurs du secteur privé et du secteur public ? Pour gagner ? Quelles sont aujourd’hui les exigences populaires qui s’affirment et qui rassemblent ? Le document de la direction reste muet. Les institutions de la Ve République disqualifiées sont arrivées à bout de course. Le Parlement est ravalé au rang de chambre d’enregistrement, la souveraineté populaire et nationale est bafouée. Dans les faits la France vit sous une monarchie élective, ces questions sont absentes du document. De tels oublis sont affligeants. Le bilan d’activité de la direction, le bilan de la « mutation » imposée après 1994 sont absents. En fait la direction n’a pas changé de stratégie. Elle a refusé de s’ancrer résolument dans le NON, elle a été incapable de prendre des initiatives politiques pour apporter une aide concrète aux travailleurs en lutte. Elle a repris les forums bavards pour bricoler des fourre-tout justifiant la négociation avec le PS car sa perspective est d’aménager les conditions d’une nouvelle alliance électorale de « toute la gauche » en 2007. La base commune ne contient aucune analyse concrète du PS, atlantiste et rallié au «néo libéralisme ». L’actuelle direction considère que la synthèse réalisée lors du dernier congrès du PS, représente un pas en avant dans la bonne direction ! Comment oublier le OUI de sa direction, qui s’est traduit par la photo de Hollande et de Sarkozy à la une de Paris-Match. Tous ces oublis ne sont pas innocents. Ils signifient qu’il n’existe pas la volonté de choisir une autre stratégie que celle qui consiste à rester dans les institutions, à courir après un maroquin de Ministre, ou de conserver le petit portefeuille d’élus. Or seule la rupture avec cette politique de l’échec donnerait un élan au mouvement social. Un renversement de majorité au Comité national du PCF n’est pas à espérer. La direction est favorable à la synthèse des textes alternatifs dans la bonne tradition social-démocrate, les réfractaires auront donc peut-être quelques satisfactions mais rien ne sera fondamentalement modifié. Le communiste de base sera une nouvelle fois trompé. Ses aspirations, sa volonté de combattre efficacement le capitalisme, de se doter de dirigeants qui en ont la volonté exigeante auront été dévoyés par une opération de basse politique politicienne. Car donner la priorité au mouvement populaire c’est d’abord ne pas tourner le dos aux ruptures fondamentales. L’expérience de ces dernières décennies atteste que l’on ne peut faire l’économie de l’effort pour gagner les consciences aux véritables réformes pour aboutir à de réels changements. Les luttes populaires sont le seul moteur pour les imposer.

Sécu, santé, sécu chômage : mauvais coup et entourloupe

Depuis le 1° janvier, la collusion du gouvernement, du patronat et des laboratoires porte de nouveaux coups à la Sécu. Les syndicats, notamment la CFDT, qui ont approuvé cette mesure portent une lourde responsabilité, Outre l’abandon des principes fondateurs de solidarité et d’équité, c’est l’ensemble des soins qui est frappé par la franchise imposée aux patients pour toute consultation, le non remboursement de médicaments où à un taux de 15%. Le gouvernement accuse les malades d’abus de soins mais il refuse de prendre en compte le tarissement des recettes par les cadeaux aux entreprises (21, 6 milliards d’euros depuis 1991), .le chômage massif qui réduit les cotisations salariales, les profits scandaleux des labos. Si les assurés ne réagissent pas aux coups portés à la Sécu, la porte est grande ouverte au privé. Déjà les banques et les organismes financiers, tels AXA, sont dans le système. C’est donc un enjeu de société. C’est l’accès aux soins, non seulement d’aujourd’hui, mais aussi demain pour nos enfants qui est ainsi remis en cause.
Mais la Sécurité sociale c’est aussi l’assurance-chômage. Empruntant son « idée » au PS, Chirac propose d’en modifier l’assiette de financement en la fondant sur la valeur ajoutée, c'est-à-dire sur la différence entre la valeur marchande du produit et son coût de production. Mais c’est l’État (donc aussi le MEDEF) qui définit le mode de calcul. Par exemple, dans les valeurs consommées figurent les locaux, les machines, l’énergie, les matières premières, la force de travail (présente çà tous les niveaux, y compris dans les moyens matériels de production) et aussi les profits distribués. Si cette part augmente la valeur ajoutée diminue. On voit la faille. De plus, les grandes entreprises disposent de diverses possibilités de manipulation par des opérations comptables avec leurs nombreuses PME sous-traitantes, ( c’est le cas de 75% des PME de 200 à 500 salariés), par la surévaluation des produits importés de leurs entreprises étrangères. Et comment calculer la V.A (l’une des plus fructueuses) des organismes financiers ? La valeur ajoutée est une notion floue à géométrie variable que les travailleurs seraient hors d’état de contrôler. Il est plus transparent de maintenir le principe d’origine des cotisations actuelles mais évidemment en rétablissant intégralement le versement du salaire différé, dit part patronale et en abolissant toutes les faveurs qui ont enrichi les actionnaires sans créer un seul emploi

Génération précaire et corvéable

Chaque année, près d’un million de stagiaires travaillent sans contrats, sans salaires et sans droits ! Ils sont devenus un sous-prolétariat disponible, corvéable et renouvelable à merci. En 2003, 95 % des jeunes diplômés à la recherche d’un premier emploi ont effectué un stage. 50 % en ont fait plus de trois (1). Pour une majorité d’étudiants la durée des stages au cours de leurs études dépasse les douze mois. Cette précarité est devenus, telle quelle, une étape obligatoire dans leur parcours. Pour les entreprises, c’est un bon filon. Ils ont de la sorte une main d’œuvre de haut niveau au moindre coût ! L’étudiant qui reste sous l’autorité de l’université, ne bénéficie pas d’un contrat de travail mais d’une simple convention. La liberté des employeurs est alors totale. En rémunérant les stagiaires à 30 % du SMIC ils sont même exonérés des charges sociales. Résultat la grande majorité des stagiaires perçoit moins de 300 euros par mois, sans congés payés ni protection sociale. Pour le gouvernement cette période devrait permettre d’entrer dans la vie active, ce qui est un leurre. Par exemple, une étudiante, DESS de communication en poche, Bac + 5 et plus de vingt mois de stages, après un entretien pour une éventuelle embauche s’est vue signifier que ses stages ne seraient pas pris en compte comme expérience professionnelle et on lui a alors proposé de la prendre comme… stagiaire ! Selon l’Agence pour l’emploi des cadres (APEC), moins de 9 % des stages de diplômés débouchent sur un emploi salarié. Pour faire aboutir leurs revendications ils se sont organisés au sein d’un « Collectif génération précaire » (2) qui exige, entres autres, d’inscrire le statut du stagiaire dans le code du travail avec les droits et obligations afférentes, d’instaurer une rémunération minimale à hauteur de la moitié du Smic, ainsi qu’une rémunération progressive en fonction du nombre de mois de stage et d’assujettir la rémunération aux cotisations sociales.
(1) Sources :Agence pour l’emploi des cadres (APEC)
(2) Site Internet : http://www.generation-precaire.org

Unedic : Une convention crapuleuse

Les médias ont annoncé que la convention UNEDIC avait été signée par une majorité de syndicats de salariés, CFDT, CFTC, CGC-CGE mais ces trois syndicats ne représentent qu'une minorité de voix, FO et la CGT non signataires sont majoritaires. Par ailleurs UNSA, Sud-Solidaires, et la FSU sont exclus des discussions. La réduction du déficit de L'UNEDIC sera essentiellement financée par le recul des droits des chômeurs. Les entreprises paieront 160 millions € par an, les salariés 160 millions, les chômeurs près de 500 millions. Les entreprises responsables du chômage de masse et de la précarité seront une nouvelle fois exonérées de la malfaisance de leur politique. En cas d'amélioration des comptes de L'UNEDIC les augmentations de cotisations seront supprimées, mais pas la régression des droits des chômeurs. Espérons que le 31 janvier demandeurs d’emplois et salariés se retrouveront ensemble pour lutter contre les méfaits de la même politique

La puce à l'oreile

Avec la privatisation d'EDF, la mise en accusation par la pensée dominante des entreprises publiques et nationalisées a rebondi. Le bilan mitigé des nationalisations de 1982 et l'effondrement des pays socialistes aurait rendu caduque la propriété publique. L'essentiel serait le management et la gouvernance des entreprises. Selon l'Union Européenne les délégations de service public, les services d'intérêts général doivent remplaçer les entreprises publiques et nationalisées. Certes un aggiornamento des nationalisations est nécessaire non leut liquidation : l'appropriation sociale (*) de la propriété combinerait des potentialités nouvelles, favoriserait leur diversification, la dynamique interne du secteur public et, avec l'intervention des travailleurs, apporterait des éléments de maîtrise, la souveraineté nationale, le contrôle technologique. C'est une question de choix et de volonté politique.
(*) Lire sur le site de COMBAT (20/12/2005) l'article d’Anicet Le Pors, ancien ministre, « Là ou est la propriété, là est le pouvoir »
Brigitte Jeanperrin consultante pour les questions sociales sur France-Inter tient une rubrique de 3 minutes sur le 7/ 9 "Entreprise et stratégie". Elle est lancée par Stéphane Paoli qui s'efforce de la relier à l'actualité du jour. PDG, managers, experts ont le beau rôle grâce a la complicité des deux journalistes de France-Inter. Pas de contradicteurs, jamais de syndicalistes, une exception le 26-9-05 B. Jeanperrin recevait Jean Christophe Le Duigou qui présentait son livre "Demain le changement". Il y défend l'idée selon laquelle les syndicats doivent intégrés les conseils d'administration. Paoli triomphe "Il y a du réformisme au sein de la CGT".
Le chancelier autrichien Schussel a pris la présidence de l’union européenne en déclarant « la constitution européenne n’est pas morte, mais elle n’est pas en vigueur ». Toute les options sont ouvertes, il n’exclut ni l’organisation d’un nouveau vote en France et au Pays-Bas, ni une renégociation. Le président de L’U.E., M. Barroso est sur la même longueur d’onde, il fera des propositions en juin « Il nous faut, dit-il, établir un meilleur contexte sans être obsédé par le texte » La vigilance s’impose.
L’ancien ministre de la santé Mattei a été propulsé à la résidence de la Croix Rouge, il est donc directement responsable de la fermeture de trois centres de soins situés dans des quartiers populaires du 93 à Blanc-Mesnil, Epinay/Seine, Drancy. Ces fermetures soulèvent une grande émotion. Des forces sont disponibles pour agir, les élus locaux, départementaux, les députés sont nombreux et bien en vue. Il est curieux qu’ils n’aient pas pris l’initiative d’engager une action significative pour faire reculer le Président de la Croix Rouge.
Retour sur le referendum de 2005 livre édité par les « Éditions Syllepse » 69 rue Rigolès 75020 Paris 134 pages Prix 7€ TTC. A commander chez votre libraire

Mitterrand : Derrière le rideau de fumée de l'encens

Prince, au sens machiavélien et florentin du terme, il est encore plus idolâtré mort que vif. Farouche adversaire du « coup d’État permanent » gaullien, il apprécia si fort le trône honni qu’il en redemanda. Véritable souverain d’ancien régime avec ses courtisans, son astrologue Elisabeth Tessier, son bouffon Jack Lang, ses favorites innombrables et même une progéniture adventice, l’homme à la lippe jouisseuse et aux yeux papillotants (on aurait dû se méfier de ce tic révélateur) fut un petit jeune homme de la droite royaliste. Lorsque l’Allemagne semblait victorieuse, de Gaulle, Moulin, Péri levèrent sans attendre le drapeau du refus, le petit jeune homme de droite, lui, choisit de kollaborer, jusqu’à ce que Stalingrad, le 2 février 1943 révèle la vincibilité du Reich. il prit aussitôt en marche le train de la Résistance. Nanti de ce label et grâce à l’appoint de .son groupuscule charnière de droite, l’UDSR, il ne fut pas oublié dans la distribution des maroquins. En quête de notoriété, il simula ’une agression, rue de l’Observatoire, crapulerie dont nul autre que lui ne se serait relevé; Lorsque le peuple algérien entra en résistance, son verdict : « La seule négociation c’est la guerre » tomba comme un couperet sur la tête de quelques dizaines de patriotes. La dérisoire UDSR lui paraissant inadéquate à la conquête du trône, il lança une OPA sur le PS en emballant sa soif du pouvoir dans la phrase anticapitaliste. Puis sans même s’en cacher, embrassant le PCF pour mieux l’étouffer, il embarqua le peuple et endormit les communistes dans un programme commun qui n’était pour lui que chiffon de papier. Enfin élu, il se débarrassa de ses cent dix promesses et imposa au monde du travail sa politique de rigueur. Ayant juré que son état de santé serait transparent il en dissimula la réalité dans des communiqués de complaisance. Jamais il ne rompit avec quelques kollabos amis et rendit chaque année un hommage fleuri à la tombe de Pétain. Il eut pour familiers des hommes d’affaires frelatés. La puanteur d’un renard ne gêne pas un autre renard, ils ont la même odeur. Il mit Le Pen en selle pour contrecarrer la droite mais en fin de compte, c’est Jospin qui vida les étriers. Dans la bataille de la laïcité c’est son défenseur Savary qu’il livre en pâture aux adversaires de l’École publique… Autour de lui quelques ténébreux suicidés hantent les placards. Ce héraut des Droits de l’homme met sur écoute pour son usage personnel qui bon lui semble. Il décide et couvre l’attentat du Rainbow Warrior en sacrifiant le fusible Hernu. Il engage la France dans la guerre du golfe jusqu’à ce qu’enfin la vie le quittant, il quitte aussi le palais élyséen, Il laisse une France otanisée où le chômage prolifère (on n’y peut rien, on a tout essayé dit-il et Jospin se souviendra de la formule), où les inégalités vont se creusant, où la paupérisation ronge les couches populaires. Mais le plus grand des crimes de l’Imposteur c’est d’avoir abusé notre peuple et creusé les ornières où notre pays s’enlise aujourd’hui. Voilà le Tartuffe dont mille hagiographes enluminent la légende dorée. Non qu’ils soient dupes mais pour duper. Faire de cet autocrate, liquidateur de la génération à laquelle il promettait un avenir riant, un modèle politique, c’est semer de redoutables illusions. Un Mitterrand, ça suffit et c’est déjà trop. Couchées, les émules !

Pas d'histoire ni de dogmes en histoire (*)

L’histoire peut inspirer et éclairer la politique. Pas l’inverse comme c’est d’usage aujourd’hui. Il est scientifiquement aberrant de juger les hommes et les faits d’hier avec nos mentalités, dans des conditions fort différentes et hors des rapports de production. Or nous voilà sommés de battre notre coulpe en nous accusant de crime esclavagiste, d’assimiler Napoléon à Hitler, de nous plier à des vérités officielles. Par exemple s’agissant du travail servile il fut pendant des millénaires un mode de production fondé sur l’esclave, « outil animé » comme le définissait Aristote (faut-il le censurer ?) qui juge « avantageuse et juste sa condition » (Les politiques). Celle de prolétaire qui s’y substitua ne fut et n’est encore, ici ou là, pas si préférable. Ce sont les rapports de production qu’il faut changer. Quant à l’extermination des juifs et autres races dites inférieures par les nazis il ne s’agit pas d’en nier l’ampleur ni l’horreur, encore moins de passer l’éponge, mais l’historien honnête est en droit d’apprécier différemment tel ou tel aspect, y compris quantitatif. Évidemment les appels au meurtre et à la haine quels qu’ils soient doivent être sanctionnés par la loi et cette loi existe, mais tout fait historique est susceptible d’interprétations diverses : on débat encore aujourd’hui de l’origine du christianisme, du « miracle grec », de la motivation des croisades, la révolution française ne cesse d’être remise en question et le régime soviétique est l’objet d’études contradictoires. Et c’est bien ainsi. Or la loi Gayssot va dans le sens d’une vulgate imposée hors de laquelle tout ce qui y déroge est apocryphe et relève de la Correctionnelle. L’imposition d’un politiquement correct aux historiens comme à quiconque est inacceptable et n’a pour raison d’être qu’un effet d’annonce. La dernière en date de ces sommations est l’obligation d’enseigner les aspects positifs du colonialisme (pourquoi ne pas y ajouter ceux de l’Inquisition, du mac-cartysme, du sida ou de l’amiante.) Les historiens sont en capacité de dénoncer les contrevérités comme de débattre en toute indépendance de l’état de leurs recherches. Et le peuple sera plus convaincu par la bataille de la vérité contre le mensonge que par la censure des ouvrages ou l’embastillement des déviants.
Toutefois observons que si quelques initiateurs de ces oukases sont animés de bonnes intentions (n’oublions pas que l’enfer en est, dit-on, pavé), bon nombre de pourfendeurs de faits répréhensibles de notre histoire qui somment notre peuple de repentance, poursuivent des visées étrangères à la vertueuse indignation mais tendent à miner les fondements de la République et divisent la nation en communautés nombrilistes. Tel est le cas de soi-disant Indigènes de la République et de tous ceux qui substituent au rassemblement démocratique (Tous ensemble !) les ghettos ethniques, religieux. Ou régionalistes
(*) Rony Brauman, Max Gallo, Pierre Vidal-Naquet, Marc Ferrot, Jean–Pierre Vernant et bien d’autres qu’on ne peut accuser de « négationnisme » ont raison de refuser de soumettre leurs travaux à des vérités officielles et de demander l’abrogation de toutes les lois, Gayssot, Taubira, Accoyer, qui ont pour objet de limiter la liberté d’expression et de définir une fois pour toutes quelle est la vérité de l’Histoire.

Une partie de poker menteur

Trois semaines après la première cotation mitigée de l'action EDF, Pierre Gadonneix, PDG d'EDF annonce la suppression de 6000 emplois. Depuis l'action EDF est en hausse de 2,02 points ! Cette décision est inscrite dans le projet industriel 2005- 2007. Elle avait été annoncée fin 2004. Le gouvernement, la direction, les médias, les directions syndicales, tous avaient affirmé : « Il n'y aura pas privatisation, il n'y aura pas de suppressions d'emplois ». Ils ont menti. Ils étaient tous au parfum. Mireille TOUX, secrétaire fédérale de la Fédération Chimie-Énergie CFDT déclare (*) « C'est prévu dans le projet altitude 2005 (en référence aux 7,5 milliards d'économies attendues par la direction dans les trois prochaines années) présenté fin 2004, juste avant le changement de statut de l'entreprise ».
(*) Journal Métro du 9/12/2005

Venezuela épine dans le pied de l'impérialisme US

Après le Venezuela, c’est maintenant au tour de la Bolivie de mettre en place un régime populaire élu démocratiquement dont l’objectif est de mettre fin à la mainmise de l’impérialisme nord-américain sur les richesses de leur pays. Evo Moralés, élu président de la Bolivie, qui prendra ses fonctions le 22 janvier, s’est engagé à renforcer le contrôle de la nation sur les réserves de gaz (les secondes de l’Amérique latine) et à accroître les droits des Indiens qui représentent 80 % de la population, écartés de tout pouvoir par la minorité blanche soumise aux diktats de l’impérialisme US. La Bolivie est aussi le troisième producteur mondial de la feuille de coca, Il faut savoir que les Indiens cultivent la coca d’une manière tout à fait légale notamment pour la médecine traditionnelle, la boisson (coca-cola) mais aussi pour la fabrication de la cocaïne utilisée pour soulager la douleur. Cette culture de la coca donne lieu à une campagne de calomnies contre Evo Moralés qui s’est engagé à lutter résolument conte les narcotrafiquants.
L’autre bête noire des Américains est Hugo Chavez, élu démocratiquement Président du Venezuela le 31 octobre dernier. Il leur est insupportable de le voir considéré par la gauche latino-américaine comme le symbole de la résistance au néolibéralisme et à l’hégémonie étasunienne en estimant qu’il est urgent de « mettre en place une économie sociale pour dépasser le capitalisme. Sont alors utilisées les méthodes des Etats-Unis et de sa CIA contre tout gouvernement qui cherche à se démarquer de l’Empire américain .. Des méthodes dont le peuple cubain subit les conséquences depuis plus de 40 ans.
Déjà « d’importants fonctionnaires de la Maison Blanche », des journalistes « bien informés » préparent l’opinion américaine et mondiale à une déstabilisation du Venezuela. C’est ainsi que Condoleezza Rice demande d’être « vigilant sur le risque que représente le régime chaviste » car il est « une force négative dans la région. » Pour ce faire l’impérialisme américain dispose d’un allié important avec la Colombie considérée comme l’Israël de la zone et dont les forces armées sont 4 fois supérieures aux forces armées vénézuéliennes. Déjà des camps d’entraînement sont installés en Floride avec les groupes anticastristes, et l’assassinat le 18 novembre 2004 du procureur Danilo Anderson qui avait entamé une procédure pour amener devant la justice ceux qui avaient instauré une dictature en avril 2002 constitue plus qu’un avertissement.
Il convient de noter que les Américains ont aussi des alliés zélés au sein du Parlement européen notamment dans les groupes démocrates chrétiens, de droite, mais aussi … du Parti socialiste européen ! Il est vrai qu’avant l’élection de Hugo Chavez leurs « partis frères » du Venezuela puisaient sans compter dans les caisses bien remplies de la manne pétrolière. On peut présumer que ce pactole n’avait pas pour objectif de libérer de l’impérialisme les nations exploitées. Aujourd’hui Carlos Andrés Perez, ancien président de l’Internationale socialiste, est exilé sous le coup de poursuites judiciaires pour corruption tant il a été généreux avec ses amis européens. Il est de notoriété publique que sous la direction de Felipe Gonzales le Parti socialiste espagnol a largement bénéficié de sa « solidarité » financière.
Dans cette situation, nombreux sont les communistes français à s’étonner que dans le texte soumis au débat pour préparer le 33ème Congrès, il soit fait peu de cas de ce qui se passe aujourd’hui, tant en Bolivie qu’au Venezuela. Il est vrai que si l’on veut faire passer l’idée d’une nouvelle participation gouvernementale sans principe et dans la soumission au PS il faut alors cacher que d’autres peuples, d’autres communistes cherchent une autre alternative. Il faut éviter les questions qui fâchent avec un PS plus atlantiste que jamais.

Al Koubaysi libéré, silence radio

"Combat" participe à la campagne de vérité sur le sort des dizaines de milliers de prisonniers politiques irakiens. Après 15 mois d’incarcération arbitraire dans les prisons militaires américaines en Irak, Abdul Jabbar Al Koubaysi opposant farouche à l’occupation de son pays est de retour en France où il a retrouvé sa femme et ses deux fils. C’est une victoire de l’action persévérante animée par un collectif de soutien aux prisonniers politiques qui avait reçu l’appui d’un appel de 23 avocats. Réfugié politique en France depuis 1997, Président de l’Alliance patriotique irakienne, Al Koubaysi avait été enlevé le 4 septembre 2004 à Bagdad par l’armée des Etats Unis, après être rentré en avril 2003 dans son pays où il avait crée un quotidien » NIDA AL WATAN » (l’appel de la patrie). Il était détenu au camp « Cropper » près de l’aéroport de Bagdad. Au cours de son internement Al Koubaysi a d’abord été enfermé pendant une dizaine de jours, et tenu entièrement menotté dans un caisson, puis ensuite maintenu en isolement complet n’ayant accès ni à sa famille, ni à un avocat. Son état de santé s’est détérioré. Il n’était accusé de rien si ce n’est de lutter contre l’occupation de sa patrie. L’AFP, la télé publique, les salles de rédaction ont été informées de cette libération, aucun média n’a repris cette information (*), aucun journaliste n’a rencontré Al Koubaysi. Le même sort est réservé aux propositions publiées par la résistance irakienne, un programme de reconstruction du pays, et un plan pour le départ des troupes d’occupation. L’omerta des salles de rédaction continue. Silence il ne faut pas déplaire au maître étatsunien.
(*) Sauf le JDD qui en a rendu compte le 15/01/06

La poudrière du Moyen Orient

Les États-unis ont fait de leur « Grand Moyen-Orient » un grand merdier. En Afghanistan, leur créature Karzaï derrière un bouclier de barbouzes amerloques ne règne que sur Kaboul, le parlement est dominé par les « Seigneurs de la guerre ». La culture du pavot prospère comme jamais (1), les coupeurs de routes contrôlent les voies de communication et les occupants s’épuisent à la recherche d’un insaisissable Ben Laden. La France soucieuse de se faire pardonner sa désobéissance dans l’aventure irakienne, participe activement aux opérations militaires qui s’enlisent.
En Égypte, Moubarak en dépit d’un féroce État policier et tortionnaire ne contient ni la marée des Frères musulmans ni ne réduit la misère et ne combat la corruption, ces deux soeurs siamoises.
L‘Arabie saoudite, régnant sur le pétrole et le fructueux sanctuaire de l’Islam exploite une immigration quasi esclavagée et maintient un système social politique médiéval qui s’aggrave au Koweït et à Bahreïn où perdure une féodalité à la richesse insolente qui refuse aux femmes les droits élémentaires de l’être humain.
En Irak, la guérilla descend les GI et les mercenaires comme des pigeons au ball-trap et la guerre civile s’installe dans un pays fractionné en communautés ethnico-religieuses qui a perdu son unité nationale.
L’Iran, par haine des États-unis et soucieux de son indépendance en tous domaines, est démocratiquement passé sous la tutelle islamiste.
Le régime syrien, si les USA l’abattent comme ils y travaillent avec ici encore la complicité de la France, tombera de Charybde en Sylla avec la marée intégriste.
Le Liban est un manteau d’Arlequin de communautés féodales et maffieuses : Druses, Maronites, Chiites, Sunnites…où domine le Hezbollah fondamentaliste mais qui se bat contre Israël.
En Palestine l’homme lige de Bush, Mohamed Abbas, incapable de purger le Fatah de sa corruption, de mettre un terme à sa décomposition et d’unifier ses factions laisse le champ libre au Hamas. La disparition de Sharon du champ politique maintient les illusions sur la transfiguration de ce rapace paré des plumes de la colombe (2) L’homme des basses œuvres auxquelles Tsahal même répugnait, dont les mains son tachées de sang n’a jamais voulu d’un Etat palestinien viable. La Cisjordanie est toujours à ses yeux la Judée et la Samarie de la Bible. Dans la conjoncture nouvelle, le peuple d’Israël imposera-t-il à son gouvernement une politique de paix véritable donc juste, sans mur, sans occupation, sans colonies ? On peut l’espérer mais on est en droit d’en douter. Ce blocage des issues est pour beaucoup l’œuvre des Etats-Unis, et pas seulement de Bush, ils ont toujours soutenu, depuis Golda Meir, le colonialisme et l’esprit d’expansion d’Israël, leur base militaro-politisque au Moyen-Orient.
Quant à l’islamisme, il est le fruit empoisonné de cette politique étatsunienne. d’humiliation des peuples arabes, de soutien à des régimes corrompus, dictatoriaux. L’impérialisme US arrogant a fourni le terreau sur lequel s’est développé l’intégrisme. Certes ce fanatisme religieux est haïssable, il ne peut justifier une politique démocratique, il est proprement réactionnaire. Mais il est aussi porteur d’une colère légitime, il se veut et il est intègre, il pratique une solidarité active et il scolarise des peuples trop livrés à l’analphabétisme. Et enfin il ne kollabore pas avec l’impérialisme et l’occupant, il les combat, On peut récuser certaines modalités de sa lutte, on ne peut nier l’abnégation des patriotes ni que leurs sacrifices empêchent le silence de recouvrir les crimes de l’impérialisme. Si les peuples arabes se rallient de plus en plus à leur combat plus qu’à leur doctrine, à qui la faute ?
 (1) Selon le Courrier international (09-01-2006), le trafic d’opium en Afghanistan équivaut à 52% du PIB, et rapporte chaque année 2,7 milliards de $. Plus du quart des 249 membres du nouveau parlement sont liés à la production et au trafic.
(2) Les derniers actes de Sharon auront été de conforter les colonies de Cisjordanie, de s’opposer (le 21 décembre) à une candidature palestinienne à Jérusalem-Est et de refuser la libération de Marwan Barghouti qui croupit dans une geôle israèlienne, condamné à plusieurs peines de prison à vie, et qui n’est ni islamiste ni corrompu mais un authentique Résistant dont le prestige est immense parmi son peuple

D’avance, merci

Dés février 1996, des communistes opposés à la mutation du PCF décidée par Robert Hue, ont décidé d’éditer un journal « Dialogue » dont le titre de l’édito était : »Les luttes ont besoin d’une expression communiste » C’était au lendemain des grèves de fin 95. En septembre 1998, « Dialogue » faisait place à « Échanges » puis en octobre 2000 « Combat communiste » remplaçait « Échanges. » Dans sa première parution, nous écrivions : « Nous contribuerons aux luttes des travailleurs et des citoyens. Étrangères aux combinaisons politiciennes, elle seules peuvent par leur diversité et leurs convergences infléchir la politique gouvernementale et ouvrir des perspectives neuves » Cette ligne éditoriale, ne s’est jamais démentie, même quand il a fallu aller à contre-courant des opinions officielles ou des idées reçues. Ce fut le cas avec les luttes pour le Non au référendum au cours desquelles nous avons édité quatre numéros spéciaux qui apportaient leur pierre au rassemblement.
Mais tout cela a un coût. Pour y faire face, nous avons été dans l’obligation d’espacer nos éditions en passant de mensuel à bimestriel. Dans les mois qui viennent nous risquons de connaître des problèmes d’impression. Aussi en cette nouvelle année nous formulons le vœu que vote soutien ne se démentira pas comme vous l’avez toujours fait. D’avance, merci.

 

Nom                                                                                                    Prénom
adresse
Ville                                                                                                    Code Postal

Je verse

Les chèques sont à libeller au nom de Guy Martin : Boulevard Picasso, 94000 Créteil
Votre soutien est aussi le fait que vous partagez pour une plus ou moins grande part nos convictions . Peut-être avez-vous un collègue de travail, un ami, auquel vous aimeriez faire parvenir « Combat communiste ». Son nom et adresse sont à envoyer à : Guy Gibout 15 Av. du Président. Wilson - Bat .5 - Log. 130 - 94340 Joinville-Le-Pont
D’avance, merci

- Tous nos articles ou courriels peuvent être reproduits à volonté, ou être redirigés vers vos relations.
Nous vous en remercions par avance.
- Vous pouvez, si vous le souhaitez, faire également profiter vos connaissances, en nous communiquant l'adresse (électronique ou postale) de ces camarades qui, de votre point de vue, peuvent porter un intérêt à notre approche. C’est avec plaisir que nous leur adresserons les documents que nous éditons.
- Vous souhaitez émettre sur notre site un  message ou un texte : contactez-nous : combat.94@wanadoo.fr
Nous examinerons s'il correspond à nos critères.

12:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/01/2006: STOP : Le rallye du Paris-Dakar assassine !

Effectivement, pour cela, l' Afrique les intéresse ...
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, January 18, 2006 2:15 AM
Subject: [Transfer_info] STOP : Le rallye du Paris-Dakar assassine !

Citoyennes, Citoyens du Monde!
 
2 enfants ont été tués!
(+un motard)
 
C'est avec consternation que j'ai vu dans la presse écrite et audiovisuelle: "Le Dakar endeuillé"...Non non et non...Le Dakar tue!
A voir tous ces "bouffons" s'amusant dans les pays africains avec leurs "joujous mécaniques" depuis des années...
Cette "aventure de riches" n'est pas du sport, c'est une machine à fric(médias, publicités...). Un terrain de jeu pour "bobos".
Sous de fausses actions humanitaires en distribuant des miettes aux pays africains, cette aventure "de la honte" doit être interdite. Pour étayer mon propos:
Le Dakar rapporte 28 à35 millions d'euros à Amaury Sport Organisation...
...il reverse "symboliquement" 2,7millions d'euros à des actions humanitaires! (si au moins cet argent pouvait revenir aux familles en deuil)!
source:
 
 
De plus voici ci-dessous l'appel d'une association pour l'arrêt du Dakar.
 
Huey Freeman
 
 
 
L'APPEL DU "DAK'OUT"

Nous, citoyens du monde, vous invitons à la résistance pacifique contre le rallye "Paris-Dakar", en vertu du premier principe fondamental de l'humanité : la SOLIDARITÉ.

L'Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé les années 1997-2006 "Décennie pour l'élimination de la pauvreté", la campagne contre le "Dakar" vise à promouvoir ce message fort et porteur d'espoir, notamment en Afrique.

Qui que vous soyez, où que vous viviez et quoi que vous fassiez déjà, il y a toujours quelque chose de plus que vous pouvez décider pour faire reculer l'absurdité d'un groupe de pression TOTALement indifférent et arrogant, par la profusion ou la gabégie de moyens matériels et financiers pharamineux face à l'extrême pauvreté autour de vous.

Le "Dakar" n'est pas une fatalité ! Ce gaspillage des ressources est une insulte à la planète, c'est aussi la démonstration d'un mépris de l'environnement ainsi qu'un total irrespect de l'Afrique avec son cortège de problèmes, alors que ce continent est considéré simplement comme un terrain de jeux !!!

Halte au "Dakar" ! Non, non et non à ce cirque médiatique contraire aux valeurs humaines pour lesquelles votre engagement renforce nos positions face aux pouvoirs publics, plus enclins à la docilité et au vieux dicton "panem et circenses" qu'à une véritable ardeur à développer l'espérance d'un monde meilleur...

Avec vous, grâce à vous, en Europe mains encore en France et en Afrique particulièrement, les dérives depuis plus de vingt-cinq années, d'un rallye obsolète, seront démontrées et, fort d'une communication TOTALement indépendante, le roulement du tam-tam se répandra partout au son de : DAK'OUT !!!

Tam-tam DAK'OUT !!!

Association Tam-tam Dak'Out
BP n° 20833
F – 11100 Narbonne
Tel. : +33 6 83 34 88 83 ou + 33 4 68 90 45 45
tamtamdakout@free.fr



http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...


http://www.islammessage.com/fr/



10:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/01/2006: LE CONGRES DE LA FSM, UNE INFORMATION PASSEE SOUS SILENCE

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Thursday, January 19, 2006 9:00 AM
Subject: sup combat

Médias menteurs, manipulateurs.
Faites actes de résistance aidez-nous à diffuser nos courriels et journaux.
Pour plus d'information ou pour relire nos articles : visitez le site COMBAT sur :
===> http://perso.wanadoo.fr/echanges ou http://perso.wanadoo.fr/combat
Pour recevoir ou ne plus recevoir nos lettres, contactez-nous au :
===> combat.94@wanadoo.fr

LE CONGRES DE LA FSM, UNE INFORMATION PASSEE SOUS SILENCE

En décembre dernier le congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) s'est tenu à La HAVANE. Il marque une relance de la FSM. Un renouvellement de sa direction a été opéré, avec notamment l'élection à sa tête d'un syndicaliste Grecque. La CGT, pour le compte de la CES et de la CISL, avait délégué à La HAVANE Daniel Retureau. De grandes organisations syndicales envisagent maintenant leur adhésion à la FSM. Aux Etats Unis une nouvelle organisation syndicale vient de se constituer. Forte de 4,5 millions d'adhérents elle résulte d'une scission de L'AFL CIO. Cette nouvelle  organisation avait envoyé un observateur au congrès de la FSM.

10:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

 17/01/2006: Bulletin de Marx

Cliquez ici si le Bulletin est mal représenté
Edition n° 17 du 17 janvier 2006

Editorial

Fin janvier 2006 un projet de Résolution tendant à criminaliser le communisme et à introduire une chasse aux sorcières de type maccarthyste en Europe sera soumis au vote de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Parmi ceux qui ont déposé ce projet ou qui l'approuvent, on trouve des parlementaires de pays qui n'hésitent pas à emprisonner des dirigeants de partis et de mouvements populaires, tout en fermant les yeux sur la restauration de symboles hitlériens et en tolérant l'impunité d'anciens criminels de guerre.
Face à cette inquiétante dérive, un mouvement de protestation se développe à travers l'Europe.
A l'initiative de plusieurs intellectuels et organisations européens, une motion très simple a été rédigée. Elle tient en une phrase:

« Nous, soussignés, indépendamment de nos opinions sur les anciens pays socialistes, appelons les Parlementaires de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à rejeter le projet de résolution anticommuniste, appelé 'Nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires' ».

Une délégation des signataires remettra fin janvier 2006 la motion accompagnée des signatures (déjà fort nombreuses) au Président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Monsieur René van der Linden, en lui exposant la gravité de la situation.

Vous pouvez marquer votre adhésion à la motion sur http://www.no2anticommunism.org
Contact: info@no2anticommunism.org

Histoire du mouvement ouvrier en quatre
samedis matin

Les 7 et 28 octobre 2005, les Belges ont vécu deux expériences de grève générale. Saviez-vous que la grève générale est une vieille tradition du mouvement ouvrier belge ? Lénine et Rosa Luxembourg admiraient la Belgique pour ce puissant moyen de lutte.
Saviez-vous que malgré sa division en trois syndicats (FGTB, CSC et CGSLB), la classe ouvrière belge est l’une des plus syndiquées au monde ?
Savez-vous de quand date le « modèle belge de concertation sociale » ? Qui l’a mis en place et pourquoi ?
Savez-vous pourquoi, contrairement à la France, les communistes ne semblent jamais avoir gagné la confiance de larges couches de la classe ouvrière belge ?

Tous les samedis matin du mois de février, Arnaud Staquet, professeur d’histoire, nous racontera comment nos arrière (arrière) grands-parents ont lutté, et sont parfois morts, pour les droits que nous essayons de maintenir aujourd’hui.

Tous les cours ont lieu de 10 à 13 heures au Centre International, 171 bd Lemonnier, 1000 Bruxelles. Prix : 10 euros ou 3 euros par séance

4 février : La classe ouvrière et les premiers syndicats
11 février : Le Parti Ouvrier Belge et l’essor du capitalisme monopoliste
18 février : La Première et la Deuxième Guerres mondiales et le Parti Communiste belge
25 février : L’après-guerre, le Parti du Travail de Belgique et la mondialisation

Pour toute information et inscription : inem@marx.be ou 02/504.01.44
Attention : les cours sont donnés uniquement en français et il n'y aura pas de traduction simultanée.

Qui sommes-nous ?

L’Institut d’Etudes marxistes s’est fixé comme objectifs

  • de populariser la vie et l’œuvre de Karl Marx, ainsi que celle des grands auteurs marxistes
  • de faire connaître les réalisations du Mouvement communiste international et des Etats socialistes

L’Institut d’Etudes marxistes

  • publie la revue trimestrielle, Etudes marxistes, qui s’efforce d’analyser le monde contemporain au moyen de la méthode marxiste
  • possède une bibliothèque de plus de 7000 ouvrages et documents (y compris des documents audiovisuels) ainsi qu’une collection unique de revues et de journaux communistes et révolutionnaires du monde entier
  • organise des cours sur le marxisme, allant de cours d’introduction à l’étude des grands classiques à l’application de la méthode marxiste aux problèmes contemporains
  • dispose d’un site web, http://www.marx.be, qui publie Etudes marxistes en ligne, ainsi que d’autres documents marxistes, et qui reflète tous les aspects de l’activité de l’Institut.

Nouvelle adresse?

Vous avez acquis une nouvelle adresse email et vous voulez qu'elle remplace votre ancienne adresse dans notre liste d'adresses ? Vous pouvez facilement arranger cela vous-même. Désinscrivez-vous d'abord en suivant la méthode décrite ci-dessous, puis réinscrivez-vous avec votre nouvelle adresse et c'est fait.

Vous préférez ne pas suivre cette méthode ou vous n'avez pas réussi ? Communiquez-nous votre nouvelle adresse par email, mais n'oubliez pas de mentionner votre ancienne adresse, surtout si la nouvelle ne ressemble pas à l'ancienne. Sinon, il nous pourrait être impossible de vous repérer dans notre liste ...

S'inscrire ou se désinscrire

Vous pouvez vous inscrire ou désinscrire à tout moment en visitant cette page sur le site de marx.be.

Merci de votre intérêt et ... envoyez ce Bulletin à un(e) ami(e)!
Au plaisir de vous acceuillir sur notre site.

 La fameuse "affiche rouge", utilisée par les Nazis contre les résistants étrangers en France occupée. Les communistes y sont traités de criminels.

Cliquez ici si pour voir les photos

 
Le sénateur américain Joseph McCarthy qui déclanchait la chasse aux communistes aux États-Unis, début des années 1950.


Julien Lahaut, 1884-1950, dirigeant ouvrier communiste belge.

10:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/01/2006

17/01/2006: Non au McCarthysme en Europe ! Défense des libertés démocratiques ! Vive le communisme ! Signons massivement la motion !

 

Non au Maccarthysme en Europe !Défense des libertés démocratiques !Vive le communisme; signez massivement la motion joint

pour plus d'information  www.no2anticommunism.org

20:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

17/01/2006: Deux fascistes honorés au Monténégro

Eh oui, c' est la grande vogue "démocratique" : criminaliser le Socialisme et le Communisme, réhabiliter le nazisme et fascisme ... !
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, January 17, 2006 10:29 AM
Subject: [JUGOINFO] Deux fascistes honorés au Monténégro





http://www.b-i-infos.com/art_komnen_becirovic_montenegro_...

Deux fascistes honorés au monténégro

De Komnen Becirovic

C'est une véritable atteinte à l'honneur et à la dignité des
Monténégrins en même temps qu'une insulte à la mémoire des victimes du
fléau fasciste en ex-Yougoslavie et ailleurs,
que de voir s'opérer
depuis des années dans leur pays, sans que l'opinion publique
internationale s'en aperçoive, la réhabilitation de deux idéologues
fascistes et criminels de guerre locaux, Sekula Drljevic avocat et
politicien, né en 1884 à Moraca, et Savic Markovic dit Stedimlija,
publiciste, né en 1906 à Piperi.
Entamée et menée d'abord à Zagreb à l'époque de l'euphorie
nationaliste en Croatie, qui préluda à la sécession néfaste de cette
République de la Fédération yougoslave en 1991, reprise et poursuivie
subrepticement au Monténégro par l'hebdomadaire Monitor  durant les
années 90, poursuivie avec ostentation et impudence depuis
l'instauration du pouvoir personnel de Milo Djukanovic en 1997, par le
bimensuel Crnogorski knjizevni list, journal littéraire monténégrin,
dirigé par le poète et écrivain hurluberlu Jevrem Brkovic, qui passa
huit ans à Zagreb en tant que militant de la cause croate et
islamo-bosniaque : cette réhabilitation est aujourd'hui chose faite.
De sorte que les écrits de Drljevic et de Markovic-Stedimlija, édités
à Zagreb et à Podgorica, sont devenus en fait des textes fondateurs de
l'État monténégrin antiserbe qui est en train d'être construit par
l'équipe régnante d'anciens communistes avec Djukanovic en tête, et
qui n'attend que sa consécration par le référendum décidé par le
pouvoir, contre vents et marées, pour le printemps prochain, et qu'il
estime gagné d'avance.
C'est pour des raisons tout à fait mesquines - Drljevic n'ayant pu
obtenir le poste ministériel qu'il convoitait dans le gouvernement du
roi Alexandre au lendemain de la création de la Yougoslavie en 1918,
et Markovic-Stedimlija n'ayant pu trouver dans la presse
serbo-monténégrine une tribune pour ses élucubrations sur la croatité
des Monténégrins et devant se rabattre sur les publications
ultranationalistes croates - que ces deux personnages ont basculé, au
cours des années 30 du siècle passé, dans un antiserbisme d'autant
plus outrancier qu'ils professaient jusqu'alors leur serbité. Dès
l'invasion de la Yougoslavie par l'Allemagne nazie et l'Italie
fasciste en avril 1941, les deux créatures se sont attelées au service
de l'occupant :
Drljevic en tant que président d'un État monténégrin
prétendument souverain proclamé par les Italiens, mais qui ne dura
qu'un seul jour, l'insurrection populaire générale l'ayant fait
crouler le lendemain ; Stedimlija, engagé personnellement par Ante
Pavelic, le poglavnik, chef de l'État  oustachi croate, qui le
considérait comme "la première plume de Zagreb", en tant que principal
apologiste du génocide qu'allait perpétrer cet État sur les Serbes et
avec eux sur les juifs et les Roms durant quatre ans en Croatie et en
Bosnie-Herzégovine, cette dernière se trouvant englobée par Hitler
dans sa création fantoche.
Bientôt, abandonné par les Italiens, faute d'un soutien quelconque
dans le pays, et exilé par eux à San Remo où il vivait librement,
Drljevic passa illégalement à Zagreb pour y fonder avec Stedimlija un
hypothétique Conseil national monténégrin, les deux parjures comptant
désormais sur Pavelic et, par son intermédiaire, sur Hitler pour
assurer sous la botte nazie l'indépendance et la liberté du Monténégro
par rapport à la Serbie. Au fur et à mesure que la monstrueuse
création hitlérienne s'enfonçait dans le magnum crimen, pour reprendre
le titre du célèbre ouvrage de l'historien croate Victor Novak sur
cette sombre période, Stedimlija, n'en devenait que davantage
laudateur, comme le témoignent ces lignes, entre mille autres, écrites
à la gloire du sanguinaire Pavelic :
"Il se passe que pour la première fois dans la vie du peuple croate se
trouvent réunis dans une même personne le chef et le guide du peuple.
Le Poglavnik, Dr. Ante Pavelic, ayant passé dans le combat pour la
libération de la Croatie et pour la restauration de son indépendance,
les moments les plus difficiles et, ayant accompli les plus grands
efforts, a triomphé grâce à ses vertus particulières et à sa force
spirituelle...  Il est ainsi devenu le Guide suprême dans la volonté
et dans la pensée duquel se trouvent concentrées la volonté et la
pensée du peuple tout entier. Par sa détermination et s'appuyant sur
ce qu'il y a de meilleur dans son peuple, au moment où cela a été le
plus nécessaire, le Poglavnik a, par une action révolutionnaire,
libéré la Croatie du joug étranger et a restauré son indépendance
étatique, jetant en même temps la base de son développement dans la
liberté, dans le bonheur et dans le  bien-être... Par son œil
clairvoyant, Il a su voir l'avènement du Nouvel Ordre Européen qu'ont
proclamé le fascisme et le nazisme, et comprendre que le système
instauré par l'Allemagne de Hitler et par l'Italie de Mussolini,
correspondait parfaitement aux aspirations du peuple croate en lui
offrant des possibilités afin qu'il se développe en un grand peuple,
puissant et civilisé, au sein de son propre État qui occupera la place
qui lui convient dans le nouveau cadre européen..."
Et alors que des centaines des milliers des Serbes orthodoxes
périssaient sous le couteau oustachi, finissaient au fond des gouffres
de montagnes ou dans le camp de la mort de Jasenovac, ou subissaient
des conversions forcées au catholicisme, l'impie Stedimlija, en tant
que bras droit du faux évêque serbe Germogen, nommé par Pavelic, et
directeur d'un soi-disant Calendrier orthodoxe, exultait : "Dans l'âme
des Croates orthodoxes s'est faite une grande joie, comme en
témoignent de nombreuses lettres qu'écrivent aussi bien les fidèles
que leur clergé. Leurs cœurs sont pleins de bonheur et de gratitude
envers l'œuvre de Poglav-nik. Ils disent dans leurs lettres qu'ils
invoquent avec des larmes de joie la bénédiction de Celui qui gouverne
les mondes et les siècles sur le Poglavnik et sur l'État oustachi tout
entier, ayant compris quel chemin ont pris le Poglavnik et l'État
Indépendant Croate."
Drljevic, lui, salua l'occupation du Monténégro par l'armée de
Mussolini, comme une libération des Serbes. En présence du gouverneur
militaire Stefano Mazzolini, entouré de chemises noires, il s'est
félicité, le 12 juillet 1941 à Cetinje, jour du rétablissement de la
prétendue souveraineté du Monténégro, en ces termes : "Que soit louée
sa Majesté, le glorieux roi et empereur du puissant et amical empire
italien, Victor-Emmanuel III. Le peuple monténégrin est fier du fait
que l'avènement du Monténégro libre soit lié aux œuvres immortelles du
Duce, créateur génial de l'empire fasciste, ainsi qu'aux exploits de
la glorieuse armée italienne victorieuse."
Cependant, lorsque les Italiens le laissèrent tomber, le triste sire
qui se prenait pour l'homme providentiel du Monténégro, se tourna vers
d'autres maîtres, les nazis, en se faisant leur chantre. Au moment
même où l'Europe était transformée en théâtre de leurs crimes, où les
camps d'extermination tournaient à plein, où saignaient et gémissaient
les peuples meurtris livrant un combat surhumain contre le fléau,
Drljevic écrivait notamment : "La révolution national-socialiste aura
été incomparablement moins sanglante que toutes les grandes
révolutions jusqu'à présent. C'est parce que l'idéologie
nationale-socialiste n'a pas été imposée au peuple par la terreur et
le sang, mais acceptée par l'immense majorité de peuple, avant de
devenir une idéologie régnante. Le guide de la révolution
nationale-socialiste, Adolphe Hitler, est devenu d'abord le Führer du
peuple allemand et ensuite le Führer du Grand Reich Allemand." Et
lorsqu'un groupe d'officiers osa, le 20 juillet 1944, lever la main
sur son idole, Drljevic n'en finit pas de s'en étonner, en se
demandant : "Est-il possible que dans l'armée allemande, dont la
gloire serait enviée par les plus grands héros de tous les siècles, se
soient trouvés des officiers décidés à commettre le crime uniquement
pour s'emparer du pouvoir ? Et ce qui rend le crime des conjurés d'une
gravité sans exemple, c'est le moment choisi par eux pour attenter à
la vie de Führer avec toutes les conséquences qui en découleraient.
D'après leurs propres aveux, ils étaient prêts à ce que les étendards
victorieux de la fière armée du Grand Reich, finissent dans la boue de
la capitulation devant les mercenaires de la juiverie mondiale. Ils
étaient prêts à transformer ainsi un peuple de cent millions d'hommes
en nègres européens qui par leur sueur auraient fertilisé gratuitement
le capitalisme juif au moins pour un siècle encore."
Et le thuriféraire de Führer de se féliciter de sa vie sauve en
persévérant dans son adulation pour lui et pour son hideux satrape
Ante Pavelic. Ce dernier reçut Drljevic en audience aussi tard que fin
février 1944, pour lui confirmer le soutien et l'aide du gouvernement
oustachi à son Comité monténégrin et rendre possible la publication et
la diffusion de son pamphlet contre les Serbes, "Conflits
balkaniques", que les Croates se hâteront de rééditer la veille de
l'éclatement de la Yougoslavie en 1990. Outre les faveurs de Pavelic,
Drljevic jouissait de celles d'autres dignitaires oustachis notamment
d'Andrija Artukovic, chargé des affaires intérieures, tâche dont il
s'exécutait si bien qu'il fut surnommé "le ministre de la mort", des
Serbes et des juifs évidemment.
Cependant, le Quisling monténégrin perpétra, toujours en collusion
avec ses maîtres croates, un crime effroyable : lorsque, au début
d'avril 1945, des milliers de combattants royalistes monténégrins, les
tchetniks, avec le voïvode Pavle Djurisic, battant en retraite devant
l'avancée des troupes communistes de Tito, arrivèrent en Bosnie
septentrionale, dans la plaine de Lijevac au pied du mont Kozara, et
s'y affrontèrent avec des forces oustachies bien supérieures, Drljevic
leur proposa un armistice, voire la garantie d'un passage libre à
l'Ouest moyennant leur reddition, et signa avec eux un accord à cet
effet. Ils le crurent, mais à peine leurs armes déposées, environ 300
officiers avec le voïvode Djurisic furent conduits à Jasenovac pour y
être massacrés, tandis que le sinistre pitre, obnubilé par le mythe de
l'invincibilité de l'Allemagne nazie, s'autoproclamait commandant du
reste de cette armée de malheureux qu'il croyait toujours pouvoir
conduire, dans le cadre de l'armée croate et de la Wermacht, pour
libérer le Monténégro du soi-disant esclavage serbe. Cependant, le
châtiment juste ne tarda pas à l'atteindre, au milieu de la débâcle
générale, à Judenburg en Autriche où l'un des survivants du massacre
qu'il avait ourdi, lui réserva le même sort.
Quant à son acolyte Stedimlija, individu habile et retors, et parlant
bien l'allemand, il fut envoyé vers la fin de la guerre comme
représentant diplomatique croate auprès de la Direction du Reich pour
les affaires balkaniques à Vienne, afin de revigorer le soutien de
plus en plus fléchissant de l'Allemagne à la Croatie en même temps
qu'au Monténégro tel qu'il le concevait. Cependant ses rapports forts
détaillés adressés à Zagreb, montrent que les Allemands, assaillis de
toutes parts, n'en avaient point cure. Bien au contraire, devant
l'insistance de Stedimlija auprès du haut fonctionnaire Theodor
Wührer, d'aider davantage la Croatie, il lui fut vertement rappelé que
les Croates étaient les fauteurs de leur propre désastre, les
Allemands n'ayant jamais ordonné le meurtre de 760.000 Serbes, commis
par les oustachis, provoquant ainsi le soulèvement des Serbes.
Affirmation fort intéressante, venant de la part d'un responsable
allemand, pour les révisionnistes et les négationnistes de tous bords
du génocide commis sur les Serbes en Croatie oustachie.
Suite à l'occupation de Vienne par les Russes, Stedimlija restera dix
ans en leur captivité, avant d'être extradé en Yougoslavie, jugé et
condamné en tant que criminel de guerre par le tribunal de Zagreb à
huit ans de réclusion qu'il ne purgea point, bénéficiant de
complicités au sein de la direction communiste croate. Il prendra
désormais un profil bas et ne signera ses textes, principalement des
essais, que sous divers pseudonymes, sans pour autant résister à se
faire entendre avec son ancienne véhémence et sous son vrai nom de
Savic Markovic, lors de l'affaire du sanctuaire du mont Lovcen en
1970. Il apporta son obole, dans l'hebdomadaire zagrebois Vjesnik, à
l'entreprise du régime communiste de profanation et de destruction de
la chapelle au sommet du Lovcen, abritant les cendres du plus grand
poète serbe, prince-métropolite du Monténégro, Pierre Petrovitch
Niégoch. Elle avait été profanée et détruite, en tant que haut symbole
national, déjà une première fois par les Austro-Hongrois durant la
Première guerre mondiale, mais restaurée par le roi Alexandre à la
libération et à la création de la Yougoslavie. Pourtant l'humble
chapelle du Lovcen représentant, aussi bien dans l'esprit pervers du
vétéran fasciste Stedimlija et de ses comparses que dans celui tout
aussi pervers des communistes, le sceau de la fameuse hégémonie
grand-serbe au Monténégro, ils n'eurent nulle difficulté à s'entendre
pour la détruire et pour ériger à sa place la lugubre casemate, conçue
par un artiste croate, qui occupe depuis le sommet défiguré du Lovcen.
Si, cependant, Stedimlija, mort en 1970, et Drlejvic avaient été
flattés, récompensés et honorés, tout en étant tenus en bride, par
leurs maîtres croates, ils ne bénéficiaient point d'un tel traitement
de la part des Allemands, malgré leurs gesticulations flagorneuses à
la gloire de Hitler et du Troisième Reich. Bien au contraire, comme
l'a démontré l'historien Rastislav V. Petrovic dans son livre fort
documenté "Les oustachis monténégrins", paru à Belgrade en 1997, et
qui a servi de base au présent texte, ils ne manquaient pas de
manifester leurs mépris envers les deux renégats. Ainsi le ministre du
Reich chargé des affaire de l'Europe sud-est, Hermann Neubacher,
qualifiait Drljevic d'individu sans intérêt et crapuleux, d'abord à la
solde des Italiens, puis des Croates, et même de  "putain croate",
tandis que le représentant allemand auprès du gouvernement oustachi,
Hans Helm traitait pareillement Stedimlija, lors du choix de celui-ci
pour le personnage-clé de la propagande génocidaire, ironisant sur ce
que pourrait bien être son nom et son prénom. Et alors que, d'après
Antoine Sidoti, auteur de "Le Monténégro et l'Italie durant la Seconde
guerre mondiale", édité au CNRS en 2004, Mussolini lui-même avait fini
par s'apitoyer sur le sort des Serbes de Croatie en ayant déclaré
qu'il ne pardonnera jamais à Pavelic d'en avoir fait tué un million,
les deux mercenaires oustachis, les seuls qu'avait produit le sol du
Monté-négro, demeurèrent jusqu'au bout insensibles à une telle
hécatombe et emmurés dans leur inhumanité.
Malheureusement, ce sont ces deux pauvres diables, Sekula Drleje-vic
et Savic Markovic, le maître et le disciple, que le régime actuel
farouchement antiserbe, négligeant les plus grands hommes du
Monténégro dont Niégoch lui-même précisément parce qu'ils se
considéraient tous Serbes, est allé chercher sur le fumier de
l'histoire afin d'en faire les précurseurs, les théoriciens, "les
coryphées de la nation monténégrine", pour employer le terme du plus
zélé de leurs suiveurs, le précité Jevrem Brkovic. Leurs infâmes
écrits servent aujourd'hui de référence aussi bien dans le domaine de
la politique et de l'histoire que dans celui de l'ethnologie, de la
linguistique et même de la théologie. Qui plus est, le plagiat d'un
poème populaire par Drljevic, encore plus piètre poète que politicien,
"Ô, lumineuse aurore du Monténégro !", est élevé au rang "d'hymne
national" que l'on chante quotidiennement à la télévision
monténégrine. On peut lire aussi dans le numéro 84 du 1er juin 2004 de
la feuille bien davantage calomniatrice et haineuse que littéraire
dirigée par Brkovic, financée par le pouvoir, un appel, rédigé par
l'historien fanatiquement séparatiste Novak Adzic, pour le
rapatriement des restes de Drljevic d'Autriche au Monténégro afin d'y
être solennellement inhumés.
En bref, Drljevic et Stedimlija se sont mués en une véritable âme
damnée du Monténégro actuel. La plupart des Monténégrins, dont le nom
dans l'histoire s'identifie à celui de la liberté et de la dignité,
ressentent ce guignol révisionniste, qui aggrave le climat déjà
malsain dans le pays, non seulement comme une humiliation mais, plus
grave encore, comme une atteinte à leur identité millénaire serbe.
Outre qu'ils n'admettent pas, malgré une propagande qui tourne au
cauchemar, que leur pays soit en proie aux spectres d'un passé
monstrueux, ils estiment que l'union avec leurs frères de Serbie, dans
laquelle ils vivent depuis près d'un siècle, est d'autant plus
naturelle qu'ils ont avec eux une histoire, une langue, une culture,
une religion communes s'y ajoutant une multitude, suite à des
migrations, de ressortissants de la Serbie originaires du Monténégro.
Et même si l'on consent à l'existence d'un État monténégrin souverain,
celui-ci ayant après tout existé à plusieurs reprises dans le passé,
mais toujours comme un Etat serbe, on ne peut qu'être indigné et
inquiet à l'idée que puisse voir le jour une création dont les piliers
seraient, auprès tant de hautes figures du Monténégro, les deux
pauvres bougres avec leur triste héritage d'actions et de phantasmes
criminels, chauvinistes et racistes, ayant prospéré à l'ombre de
l'abomination nazie.
Consacrer un tel État, dont cela est loin d'être le seul manquement,
par une reconnaissance internationale, serait une lourde erreur, un
acte contre nature, contre l'éthique et l'histoire.

Komnen BECIROVIC

Voir les articles de Komnen Becirovic : "La grande figure du
prince-poète Niégoch", B. I. n° 52 , février 2001 ; "La serbité des
Monténégrins", B. I. n° 54, avril 2001 ;  "Monténégro : les
aberrations du séparatisme antiserbe", B .I. n° 94, décembre 2004.





14:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |