09/01/2006

09/01/2006: 31 salariés Polonais en grève à Thonon !

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste où de plus en plus de négriers sont d' ores et déjà de retour et à l' oeuvrage !
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Saint Aroman Marc
To: roger romain
Sent: Monday, January 09, 2006 2:42 AM
Subject: Ouvriers



Si si c'est arrivé !!
 
Bonne lecture
 
                Marc
 
----- Original Message -----
From: anne bucas-francais
Sent: Sunday, January 08, 2006 11:21 AM
Subject: [AlterForum]

Bonjour,

Pour information :

Anne Bucas-Français

Paris 13ème 

                                        31 salariés Polonais en grève à Thonon !  


Leur PALAIS d¹inJUSTICE !


Le récit que vous allez découvrir est hallucinant. Indignant. Nous vous invitons à prendre le temps de le lire. Il ne se passe pas dans une quelconque république bananière à l¹autre bout du monde, mais ici, tout près de chez nous à Thonon les Bains et en 2005.
Ils sont 31. Il y a quelques semaines ils étaient plus encore, certains ont déjà rejoins leur Pologne natale dont ils s¹étaient expatriés de longs mois pour venir gagner en France les euros qui leur permettraient de vivre un noël paisible en famille à leur retour .
Mais c¹était sans compter sur des patrons voyous qui ont déjà très = largement anticipé l¹esprit de la Directive BOLKESTEIN.
Depuis plusieurs mois, le Ministère de la Justice fait construire à Thonon un nouveau Palais de Justice. Les travaux ont été confiés à une grande entreprise de travaux publics que nous pouvons citer puisque son nom est affiché en grand sur le fronton du chantier, le groupe DUMEZ .
Ce groupe sous-traite certains travaux avec des entreprises locales, dont l¹entreprise AŠ.. (que nous ne pourrons pas nommer car deux plaintes ont été déposées ces jours-ci contre elle pour utilisation de faux documents et pour menace de mort). Cette entreprise, nouvellement implantée dans le Chablais, dans la proche périphérie Thononaise, sous-traite elle-même avec une société basée en Allemagne que nous nommerons la société DŠ. . Cette société allemande sert en fait au rabattage de travailleurs Polonais qu¹elle appâte par petites annonces sur internet et dans la presse locale. Voici la version des faits, tels qu¹ils ont été racontés hier à la délégation de l¹Union Locale CGT du Chablais qui a rencontré ces 31 travailleurs grévistes :
« Nous avons répondu aux annonces de l¹entreprise DŠ. pour venir travailler en France jusqu¹à Noël. Le point de départ était fixé dans une ville de Pologne à 200 kilomètres de la frontière allemande. Au rendez-vous, il n¹y avait pas de bus, un correspondant nous a dit de nous rendre à la frontière par nos propres moyens, ce que nous avons fait. Au deuxième point de rendez-vous, toujours pas de bus, un autre correspondant nous a invité à traverser la frontière jusqu¹à une ville allemande où nous avons effectivement pris des minibus et des voitures immatriculés en France, venant de Haute Savoie. Ces voitures nous ont amenés à Perrignier dans une maison de 150 m2 environ où nous logeons à 31. Il n¹y avait pas de matelas jusqu¹à ces derniers jours, nous couchions à même le sol, il y avait 60 litres d¹eau chaude pour 31 personnes,  et parfois plus (40) avant que nos collègues repartent en Pologne.
Nous travaillions 8h par jour du lundi au vendredi et 5h le samedi matin. Théoriquement, nous devions être payés 10 euros nets de l¹heure, mais nous n¹avons pas touché de salaire depuis les deux mois que nous sommes ici, certains ont seulement reçu 150 ou 300 euros d¹acompte.
Nous n¹avons plus un sou pour manger. De temps en temps les patrons de l¹entreprise AŠ.. nous achetaient un peu de nourriture, mais pas assez pour 31. »
= Notre interlocuteur nous montre une photo prise avant son départ de Pologne pour prouver son amaigrissement, il a perdu plus de 15 kgs en deux mois. Certains sont malades, l¹un est blessé à la main, « le patron n¹a pas voulu l¹emmener à l¹hôpital. Plus grave encore : durant ces deux mois, un salarié est tombé d¹un toit et était blessé, nécessitant d¹aller à l¹hôpital. Il a été immédiatement rapatrié en voiture en Pologne !
Les patrons nous doivent 47 305 euros de salaires, nous sommes déterminés à occuper le chantier jusqu¹à ce que cet argent nous soit versé (ils dorment depuis samedi sur le chantier) nous voulons un règlement à l¹amiable et rentrer chez nous pour NoëlŠ ».
Dès vendredi, ils se mettent en grève et cherchent à alerter l¹opinion publique en posant de grandes banderoles « S.O.S  31 polonais en grève » sur les frontons des bâtiments du futur Palais de Justice. Dans la nuit qui suit, des faits extrêmement graves se sont produits : les patrons, armés d¹un pistolet et flanqués de nervis les ont agressés vers 23h en voulant les forcer à monter dans deux minibus pour repartir immédiatement en Pologne. Ni vu, ni connu, ils pourraient toujours exiger leurs salaires depuis les bords de la Baltique !.. Ils ont refusé et fait alerter la gendarmerie de Bons qui est intervenue, mais après le départ des minibus. Toutefois l¹agression a pu être filmée par un téléphone portable, et une plainte a été déposée pour menace de mort, à Perrignier et sur le chantier même.
Dès hier, l¹Union Locale CGT a pris contact avec l¹avocat qui a été mandaté  par le Consulat de Pologne. Celui-ci est entré en relation avec le groupe DUMEZ qui se reporte sur l¹entreprise AŠ.. pour le paiement des salaires, qui elle-même se reporte sur la société allemande. Comble de l¹ignominie, cette société allemande les a enregistrés comme artisans et non comme salariés, bon prétexte pour ne pas leur payer de salairesŠ ! L¹Inspection du Travail, déjà présente depuis le début du conflit a été saisie. Des élus locaux ont interpellé le Sous-Préfet pour éviter une expulsion du chantier, ce qui anéantirait toute possibilité de pression sur les patrons de l¹entreprise AŠ.. pour le règlement des salaires. Aux dernières nouvelles, le Groupe DUMEZ accepterait, d¹après l¹avocat, de prendre en charge les frais de retour en Pologne, visiblement bien embêté par cette situation qui entache lourdement son image de marqueŠ On peut tout de même se poser sérieusement des questions sur les critères retenus par ce groupe pour sélectionner l¹entreprise chablaisienne AŠ.., sinon des prix de main d¹¦uvre défiant toute concurrence !!!!
Dès hier également, le collectif de Solidarité du Chablais leur venait en aide d¹urgence avec des vivres, des couvertures et l¹appui d¹un médecin de la Croix Rouge qui doit les visiter ce matin.
A la CGT, pour ce qui la concerne, la solidarité internationale du monde du travail n¹est pas seulement un mot d¹ordre de fête du 1er mai. Ces travailleurs, nouveaux esclaves du libéralisme sauvage du 21ème siècle, ont besoin de notre SOLIDARITE. Immédiatement.
Le comble de cette tragédie, c¹est que ces hommes sont venus construire, ici, un Palais où demain sera rendu la Justice. N¹attendons pas la fin des travaux pour crier notre injustice et pour tout faire pour leur rendre leur dignité. Il y a URGENCE.


L¹Union Locale CGT collecte dès à présent vos dons,
vous pouvez les adresser au syndicat CGT,
ceux-ci seront remis au Secours Populaire de Thonon
pour transmission au collectif de Solidarité du Chablais.



* chèques à l¹ordre du Secours populaire du Chablais, un reçu vous sera délivré





13:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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