29/12/2005

29/12/2005: Ne pas banaliser l'antisémitisme de Céline.

----- Original Message -----
From: Luis Gonzalez-Mestres
Sent: Thursday, December 29, 2005 8:33 PM
Subject: [antiexploitation] POUR MEMOIRE: Citations du fasciste Céline



Ne pas banaliser l'antisémitisme de Céline.


On rencontre paradoxalement, dans des milieux qui se disent progressistes, des admirateurs de Céline, et c'est à tomber assis. Cet individu aurait dû être condamné à mort à la Libération, tellement sa responsabilité dans le soutien publicitaire aux fascistes les plus extrémistes et à leurs méfaits les plus graves, dans l'incitation au pire... fut lourde. Voici quelques-unes de ses citations, tirées de:

http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/celine.htm

 
"Les 15 millions de juifs enculeront les 500 millions d'Aryens."
Bagatelles pour un massacre
, 1937, p.127.

 "Personnellement je trouve Hitler, Franco, Mussolini fabuleusement débonnaires, admirablement magnanimes, infiniment trop à mon sens, pacifistes bêlants pour tout dire, à 250 prix Nobel, hors concours, par acclamations ! Ça durera peut-être pas toujours. Les glaves ça retombe quelquefois."
 L'École des cadavres, 1938, p.62

" Racisme d'abord ! Racisme avant tout ! [...] Désinfection ! Nettoyage ! Une seule race en France : l'Aryenne. [...] Trois groupes aryens ! Les Alpins (les plus nombreux), les Nordiques, les Méditerranéens : Aryens tous ! Et c'est marre, et c'est tout."
L'École des cadavres, 1938

 " Nous nous débarrasserons des Juifs, ou bien nous crèverons des juifs, par guerres, hybridations burlesques, négrifications mortelles. Le problème racial domine, efface et oblitère tous les autres."
L'École des cadavres, 1938

" Distinction entre les bons Juifs et le mauvais Juifs ? Ça rime à rien. Les Juifs possibles, patriotes, et les Juifs impossibles, pas patriotes ? Rigolade ! Séparer l'ivraie du bon grain. [...] Le chirurgien fait-il la distinction entre les bons et les mauvais microbes ?"
L'École des cadavres, 1938

« Je ne suis pas un auteur que sa "vente" tracasse beaucoup [...]. Mais en visitant votre exposition j'ai été tout de même frappé et un peu peiné de voir qu'à la librairie ni Bagatelles ni L'Ecole ne figurent alors qu'on y pavoise une nuée de petits salsifis, avortons forcés de la 14e heure, cheveux sur la soupe. Je ne me plains pas - je ne me plains jamais pour raisons matérielles - mais je constate là encore hélas - la carence effroyable (en ce lieu si sensible) d'intelligence et de solidarité aryenne - démonstration jusqu'à l'absurde pour ainsi dire »
Lettre de Céline au capitaine Sézille

(agitateur antisémite, secrétaire général de l'Institut d'étude des questions juives, organisateur de l'exposition "Le Juif et la France"),
21 octobre 1941

« Vinaigre ! Luxez le juif au poteau ! Y a plus une seconde à perdre »
« Bouffer du juif, ça suffit pas, je le dis bien, ça tourne en rond, en rigolade, une façon de battre du tambour si on saisit pas leurs ficelles, qu'on les étrangle pas avec. Voilà le travail, voilà l'homme. Tout le reste c'est du rabâchis, ça vous écœure tous les journaux dits farouchement antisémites »
« Volatiliser sa juiverie serait l'affaire d'une semaine pour une nation bien décidée. »
Les Beaux Draps, 1941

Le 7 décembre 1941, Ernst Jünger, alors capitaine de l'état-major de l'armée allemande à Paris, rencontre Céline à l'Institut allemand. Il note dans son journal :
« Il [Céline] dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n'exterminions pas les Juifs - il est stupéfait que quelqu'un disposant d'une baïonnette n'en fasse pas un usage illimité. "Si les Bolcheviks étaient à Paris, ils vous feraient voir comment on s'y prend ; ils vous montreraient comment on épure la population, quartier par quartier, maison par maison. Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j'ai à faire" ».


Voici comment l'historien Robert Soucy, professeur émérite à Obelin College (Ohio, Etats-Unis), analyse l'antisémitisme de Céline :
     
 Après 1936, [Céline] écrivit trois ouvrages antisémites qui, eux, n'ont pas droit à des critiques dithyrambiques : Bagatelles pour un massacre (1937), L'Ecole des cadavres (1938) et Les Beaux Draps (1941). Ils mettent en lumière son admiration pour l'Allemagne nazie et, en outre, son attachement à un grand nombre d'idées que les fascistes français propageaient depuis 1924, y compris un réalisme "viril" qui fulmine contre le marxisme, le libéralisme, la franc-maçonnerie, la démocratie, le matérialisme, l'hédonisme, le rationalisme et le féminisme.
     Dan son cas, ces opinions s'accompagnent d'un antisémitisme de bas étage des plus haineux, même s'il s'exprime d'une manière très moderne. Selon Céline, les Juifs ne se bornent pas à dominer la france sur les plans politiques, économique, social et culturel ;  ils constituent en plus une menace sur le plan sexuel, et plus précisément homosexuel. Selon Céline, les Juifs sont des "enculés" qui prennent de force les Aryens par derrière. Se montrer docile avec les Juifs, c'est courir le risque de se faire violer par eux.
     On trouve un thème récurrent dans ces trois écrits : les Juifs pratiquent une forme d'antisémitisme à l'envers, ils veulent dominer, maltraiter et exterminer d'innocents Aryens. Ainsi, il laisse entendre qu'en se défendant contre de tels monstres les Aryens n'ont nul besoin de se sentir coupables de réagir comme eux. L'antisémitisme est de l'autodéfense et non une agression injustifiée.
     L'antisémitisme semble avoir procuré un exutoire pour cette rage qui bouillait en lui et à laquelle il laissa libre cours dans ces opuscules, rage qui ne s'en prenait pas exclusivement aux Juifs, mais aussi aux communistes, aux socialistes, aux libéraux, aux démocrates, aux francs-maçons, aux prolétaires, aux noirs, aux femmes, aux homosexuels, aux catholiques, aux Anglais, aux Français, aux Américains, aux Arabes... Certes les Juifs étaient sa cible de prédilection, mais, à certains moments, on a l'impression qu'il aurait pu prendre n'importe qui comme bouc émissaire.
     Il accuse le communsime d'être un des pires maux des temps modernes. Il le rattache à la "conspiration juive internationale" décrite dans Les Protocoles des sages de Sion (livre qui est un faux). A son retour d'un voyage en Union Soviétque en 1937, il écrivit ceci : « Le Russe est un geôlier-né, un Chinois raté, tortionnaire. Le Juif l'encadre parfaitement. Rebut d'Asie, rebut d'Afrique. [...] Ils sont faits pour se marier. » [...] Ensemble, les communistes et les Juifs ont "drogué" le prolétariat afin d'aiguiser sa haine et sa cupidité. [...]
     Dans son esprit, les marxistes et les libéraux sont les traîtres par excellence, mais derrière eux, orchestrant leurs activités, on trouve toujours les Juifs. Les frans-maçons sont les « chiens volontaires des Juifs, goinfresses en toutes poubelles, en tous déchets juifs » ; « Les Juifs sont nos maîtres : ici, là-bas en Russie, en Angleterre, en Amérique, partout ! » Les Juifs infiltrent les mouvements révolutionnaires, accordent le droit de vote aux ignorants, empoisonnent les relations entre la main d'oeuvre et le patronat, contraignent les riches à s'endetter, multiplient les crises économiques, réduisent les nations à l'esclavage, engendrent la faim et les privations. Les Juifs contrôlent tous les leviers essentiels du pouvoir. Tous les trusts français, tous les journaux français, toutes les banques françaises appartiennent aux Juifs. Il n'y a que le travail qui soit aryen. La Sorbonne est devenue un ghetto, une "synagogue en surpression", tandis que l'art, qui ne devrait être « rien que Race et Patrie », est aussi sous la coupe des Juifs.
     Selon lui, Joseph Staline, Franklin Roosevelt ( "Rosenfeld"), Neville Chamberlain et même le pape (qui s'appelle en réalité "Isaac Ratisch") sont tous juifs. Il déclara en 1937 que les Juifs essayaient d'entraîner la France dans une guerre contre l'Allemagne : « Que veulent-ils, les Juifs, derrière leur baragouin socialistico-communiste ? [...] Qu'on aille se faire buter pour eux. [...] Qu'on aille, nous, faire les guignols devant les mitrailleuses d'Hitler. Pas autre chose ! » « Toutes les guerres, toutes les révolutions ne sont en définitive que des pogroms d'Aryens organisés par les Juifs. » Prétendre que les Allemands détestent Hitler, que le racisme est de la sauvagerie, qu'une "bonne guerre" contre l'Allemagne profiterait à la France, c'est avaler la propagande de la « grande enculerie française maçonnico-talmudique ».
     Il explique que les Juifs sont des sodomites brutaux, des fornicateurs sans retenue, « hybrides afro-asiatiques, un quart ou à moitié nègres et métèques ». « Les Juifs, racialement, sont des monstres, des hybrides loupés, tiraillés, qui doivent disparaître. [...] Le Juif n'a jamais été persécuté par les Aryens. Il s'est persécuté lui-même. Il est le damné de sa propre substance, des tiraillements de viande d'hybride. [...]  Les Youtres c'est comme les punaises.
[...] Quand t'en prends une seule dans un plume, c'est qu'elles sont dix mille à l'étage ! Un million dans toute la crèche. [...] Ohé ! Oyez la Juiverie ! [...] Je vous entend branler ! fouiller ! foutriquer vos poubelles ! [...] Plus vils que le banc des rhinos dans la fiente en panique ! » Il juge l'antisémitisme de l'Action Française trop tiède, trop "feutré", trop littéraire : « Si vous voulez dératiser un navire, dépunaiser votre maison, vous n'allez pas dératiser à demi, dépunaiser seulement votre premier étage ? Vous seriez certains d'être envahis dans un mois, par dix fois plus de rats, vingt fois plus de punaises. »
     Ses envolées contre les Juifs expriment beaucoup de craintes et aussi une jalousie de nature sexuelle. D'après lui, les Aryens sont souvent violés par des Juifs dominateurs ; quant aux Aryennes, elles trouvent les Juifs particulièrement attirants. Les Juifs exercent la même fascination sexuelle sur les femmes que les Noirs : « La femme est une traîtresse chienne née.
[...] La femme, surtout la Française, raffole des crépus, des Abyssins, ils vous ont des bites surprenantes. ». Ainsi, dans l'univers mental de Céline, la misogynie et le racisme se renforcent mutuellement. [...]
     Une des grandes caractéristiques de la pensée de Céline est sa fierté d'être un réaliste dur, son mépris pour tout ce qui a un relent d'hypocrisie victorienne, de sensibilité humanitaire ou de tendresse libérale.
[...] Céline présente son antisémitisme comme une forme de bravoure personnelle, une preuve qu'il a plus de "couilles" que la plupart des écrivains de son temps. Ce genre de virilité est caractéristique des fascistes : elle ne tient pas compte de la douleur qu'elle inflige, ou qu'elle espère infliger aux victimes. Pour Céline, la compassion est faiblesse et la brutalité est force. Etre faible, c'est courir le risque de se faire sodomiser par le Juif ou d'être réduit en esclavage par le marxiste. [...]

Robert Soucy,
Fascismes français ? 1933-1939, Mouvements antidémocratiques
,
Collection Mémoires, Editions Autrement, 2004,
pp 415-420



23:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/01/2006: BELGIQUE: Charleroi: Café politique à "La Braise": Jeudi 12 janvier à 18h30

BELGIQUE: Charleroi: Café politique à "La Braise": Jeudi 12 janvier à 18h30


----- Original Message -----
From: Marc van Campen
Sent: Thursday, December 29, 2005 4:55 PM
Subject: Café politique



La Braise Culture vous informe

 

Jeudi 12 janvier à 18h30

 

Café politique

Fermetures d'usine, chômage, jeunes, banlieues...

 

A partir de la projection du film

 

"Le zoo, l'usine et la prison"

réalisé par Eve Duchemin et Jean-Pierre Griez

 

Acteurs: Safia Zellit, Emmanuelle Ruelle, Roberto D'Orazio, les jeunes du village du monde

Des travailleurs et camarades de Charleroi (dont quelques'uns de Caterpilar) ont fait office de figurants.

 

 

Pour Jean-Pierre Griez, l'écriture de ce film est le fruit de vingt années passées au Coron, à côtoyer des jeunes, à s'interroger sur leurs problèmes. Ce film se veut le point de départ d'une réflexion sociale à mener entre élèves des écoles, entre représentants syndicaux aussi.(Le Soir, 03/10/05)

 

Mais à mener également avec toute personne sensibilisée par la situation actuelle, où l’on voit les travailleurs de Splintex faire grève pendant plus de cent jours contre la fermeture de leur usine, où l’on voit un gouvernement imposer aux plus âgés de devoir travailler plus longtemps, alors que des centaines de jeunes attendent désespérément un contrat sérieux.

On a pu voir également les banlieues en France exploser dans une violence que beaucoup ont du mal à comprendre.

Y a-t-il un lien entre ces événements ?

 

Nous vous invitons donc à en discuter avec nous, au cours de notre premier café politique.

Seront présents pour aider à la réflexion Jean-Pierre Griez, co-réalisateur du film, responsable de l’asbl Le Coron (Cuesmes) et Touria Aziz, animatrice-formatrice pour maisons de jeunes à Molenbeek.

 

A la salle La Braise

Rue Zénobe Gramme, 21 à Charleroi

 

Paf : 2,50€  (étudiants, chômeurs, …1,50€)

 

Ed. resp. Marc van Campen, rue des Sports, 37 6000 Charleroi



19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/12/2005

06/05/1998: pour (re)lire SOLIDAIRE

Solidaire N° 19/1998 - 6 mai 1998



21:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/12/2005: BELGIQUE, en EURO-DICTATURE capitaliste: la dernière trouvaille du patronat: 30.000 fonctionnaires en trop ...

 BELGIQUE, en EURO-DICTATURE capitaliste: la dernière trouvaille du patronat: 30.000 fonctionnaires en trop ...

La Fédération des Entreprises patronales, audit fabriqué à l' appui, proclame maintenant qu' il y a 30.000 fonctionnaire en trop en BELGIQUE (quelque 10 - 11millions d' habitants !).

Les fonctionnaires, en principe, ce sont tous ceux qui, à l' Etat, dans les régions, les provinces, les communes, les grandes entreprises publiques, ..., sont au service de la population, en trop ou en moins, trop bien ou trop peu rémunérés... Tous dans le même sac !

Qu' à cela ne tienne: la syndicat patronal, insatiable, va soumettre son "enquête" payante, au gouvernement des ministres "libéraux" et "socialistes" ...

Sous-entendu, les salaires et les charges sociales ainisi libérées par la liquidation des fonctionnaires en surnombre, "donnez-les nous pour créer des emplois".

Le chantage à l' emploi en BELGIQUE, voilà 40 ans que cela dure: depuis la création des zonings industriels, l' envoi de missions économiques officielles à l' étranger, l' octroi des premières facilités financières et fiscales aux entreprises (amenant les premières multinationales).

Voila donc 40 ans que gouvernants "socialistes", "libéraux", "chrétiens" catholiques, rejoints après par les Ecolos, vident les caisses publiques et les tiroirs, pour donner aux patrons et sauver la "libre entreprise".

Le "chrétien" catholique flamand Wilfried MARTENS nous promettait déjà que nous allions sortir du tunnel. Il a lui-même présidé, avant De Haene et Verhostadt, 8 gouvernements successifs, et le tunnel s' avère interminable. et le peuple ne cesse de s' appauvrir au profit d'une minorité de possédants et exploiteurs qui dirigent l' économie "belge" et européenne, au départ de Dallas, de Tokyo, de Toronto, de New York, de Paris, de Londres, de Séoul, de Berlin, Rome, Paris, ... Ce qui explique que les multinationales et transcontinentales capitalistes réalisent ANNUELLEMENT des centaines de millions d' euros et/ou de dollars de profits, et installent partout des gouvernants tout dévoués à leur solde et à leur cause, y compris celle des marchands de canons et de l' impérialisme, intégrant les dirigeants syndicaux opportunistes et réformistes.

Le patronat se fout éperdument des travailleurs et de l' opinion publique: du moment que les profits gonflent, la robotique, financée par la collectivité, leur permettra bientôt de faire fonctionner les usines en appuyant sur un seul bouton ... C'est déjà le cas, dans certains secteurs, certaines entreprises.

RoRo




19:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/12/2005

27/12/2005: Es-tu né (e) dans les années 40, 50, 60, 70 ? Comment as-tu survécu ?

 
 
----- Original Message -----
From: Les Rebelles
Subject: Comment avons nous survécu ?



Es-tu né (e) dans les années 40, 50, 60, 70 ? Comment as-tu survécu ?

 

Les voitures n'avaient pas de ceinture de sécurité, pas d'appui-tête et bien sûr pas d'airbags. Sur la banquette arrière, c'était "rigolo" et pas "dangereux".

Les barreaux des lits et les jouets étaient multicolores et vernis avec des peintures contenant du plomb ou d'autres produits toxiques.

Il n'y avait pas de sécurité enfant sur les prises électriques, portières de voitures, médicaments et autres produits chimiques ménagers.

On pouvait faire du vélo sans casque.

On buvait de l'eau au tuyau d'arrosage, à une fontaine ou à n'importe quelle autre source, sans que ce soit de l'eau minérale sortie d'une bouteille stérile...

On construisait des caisses à savon et ceux qui avaient la chance d'avoir une rue asphaltée en pente devant chez eux pouvaient tenter des records de vitesse et se rendre compte à mi-chemin que les freins avaient été oubliés...

Après quelques accidents, le problème était en général résolu !

On avait le droit de jouer dehors à la seule condition d'être de retour avant la nuit. Et il n'y avait pas de portable et personne ne savait où l'on était et ce que l'on faisait...

L'école durait jusqu'à 4 h, le samedi jusqu'à midi mais, de toute façon, le midi, on pouvait rentrer manger à la maison.

On avait des écorchures, des fractures et parfois même on se brisait les dents, mais personne n'était mis en accusation pour ça. Même quand il y avait une bagarre, personne n'était coupable à part nous-mêmes.

On pouvait avaler des tonnes de sucreries, des tartines avec des tonnes de beurre et boire des boissons avec du VRAI SUCRE, mais personne n'avait de problèmes d'excès de poids car nous nous dépensions beaucoup en trajets et en jeux.

On pouvait se partager une limonade dans la même bouteille sans risquer d'attraper des maladies.

Nous n'avions pas de Playstation, Nintendo 64, X-Box, jeux vidéo, 99 programmes de TV sur câble ou satellite, pas de vidéo, de Dolby surround, de portable, d'ordinateur, de chat room sur Internet : nous avions.... des amis !

On pouvait sortir, à pied ou à vélo pour aller chez un copain, même s'il habitait à plusieurs km, frapper à la porte ou simplement rentrer chez lui pour l'emmener jouer avec nous.

Dehors, oui dehors dans le monde cruel ! Sans surveillance ! Comment cela a-t-il pu être possible ? On jouait au foot avec un seul but et si l'un d'entre nous n'était une fois pas sélectionné, pas de traumatisme psychologique, ce n'était pas la fin du monde !

Parfois un élève, peut-être un peu moins bon que les autres, devait redoubler. Personne n'était envoyé chez les psychologues ou pédopsychiatres. Personne n'était dyslexique, hyperactif ou n'avait de "problèmes de concentration". L'année était redoublée, point et chacun avait les mêmes chances que les autres.

Nous avions des libertés, des échecs, des succès, des devoirs et des tâches... et apprenions à vivre avec. La question du jour est donc: mais comment avons-nous survécu ?

Comment avons-nous pu développer notre personnalité ?




22:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2005: Les salaires des hommes politiques français

 
----- Original Message -----
From: Les Rebelles
Sent: Monday, December 26, 2005 9:16 PM
Subject: Debout les gueux



LES MÊMES QUI FONT CONTRÔLER LES CHÔMEURS

http://www.linternaute.com
http://www.linternaute.com/actualite/dossier/05/salaires-...

Les salaires des hommes politiques français
 
Combien gagne un parlementaire ?
Quels sont les avantages en nature des membres du gouvernement ?
Le Président de la République est-il mieux payé que son Premier ministre ?
Voici les grands chiffres des rémunérations et ressources des hommes politiques français.

Novembre 2005 Source : Assemblée nationale-Sénat-Rapport du député René Dosière/2005

REMUNERATIONS DES DIRIGEANTS ET PARLEMENTAIRES FRANCAIS

Fonction
Traitement
(brut/mois)

Indemnités
(brut/mois)

Plafonds
Avantages en nature
Député

6 857,66 €  Frais de mandat : 6 192  €
Crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs : 8 784 €
(si la somme n'est pas totalement utilisée le député peut récupérer le reste ou le remettre à son groupe politique) Plafonnement des indemnités liées à un mandat local depuis 1992 : 2 663,17 € par mois  Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)
Quotas de déplacements aériens
Mise à disposition d'un parc automobile
Lignes téléphoniques et courrier
Allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 6 mois pour assurer un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base
Prêts d'aide au logement

Sénateur

6 857,66 €

Indemnité représentative de frais de mandat : 6 027.30 €
Subvention pour recruter de 1 à 3 assistants (2 328,14 € mensuels prévus par assistant)
Subvention mensuelle aux groupes politiques : 1 330,02 € par sénateur
Plafonnement des indemnités liées à un mandat local depuis 1992 : 2 663,17 € par mois

Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)
Bureau individuel
 Ordinateur, internet, 4 lignes téléphoniques, courrier
 Quotas de transports aériens
Prêts d'aide au logement...

Ministre

13 471 € Allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soi 6 037,30 €) Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales :
1,5 fois le traitement ministériel. Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)
Quotas de déplacements aériens
Mise à disposition d'un parc automobile
Dépenses téléphoniques et courrier
 Voiture de fonction et chauffeur
 Logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'un logement d'une superficie maximale de 80 m∑ plus 20 m∑ par enfant à charge...

Secrétaire d'Etat

12 124 € Allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 037,30 euros €) Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales :
1,5 fois le traitement ministériel  Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)
Quotas de déplacements aériens
Mise à disposition d'un parc automobile
Dépenses téléphoniques et courrier
 Voiture de fonction et chauffeur
 Logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'un logement d'une superficie maximale de 80 m∑ plus 20 m∑ par enfant à charge...

Premier ministre

20 206 € Allocation mensuelle pour frais d'emploi définie par le Premier ministre (elle est au moins égale à l'indemnité représentative de frais de mandat des parlementaires, soit 6 037,30  €) Plafonnement des rémunérations et des indemnités des fonctions locales :
1,5 fois le traitement ministériel.

 Accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe)
Quotas de déplacements aériens
 Mise à disposition d'un parc automobile
Dépenses téléphoniques et courrier
 Voiture de fonction et chauffeur
Logement de fonction à Matignon
Résidence secondaire (la Lanterne à Versailles dans les Yvelines, et le Château de Champs-sur-Marne)

Président de la République

6 594 € Budget annuel de l'Elysée voté par l'Assemblée nationale  Transports aériens du Président et de ses ministres : 2 airbus A 319 CJ, 2 Falcon 900, 4 Falcon 50
Résidences secondaires (Marigny, Rambouillet, Souzy-la-Briche, fort de Brégançon…) chasses élyséennes

Grille de salaires  </actualite/dossier/05/salaires-politiques/salaires.shtml> l Qui fixe leur rémunération ? </actualite/dossier/05/salaires-politiques/calcul-salaires.shtml>  l Tour d'Europe </actualite/dossier/05/salaires-politiques/salaires-etranger.shtml>  l Sur payés ou sous-payés ? </actualite/dossier/05/salaires-politiques/etat-entreprise.shtml>  l Sommaire </actualite/dossier/05/salaires-politiques/index.shtml>

Claire PLANCHARD, L'Internaute < /contact/redac.shtml> < /contact/redac.shtml>  

Copyright 2002 Benchmark Group - 4, rue Diderot 92156 Suresnes Cedex, FRANCE
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20:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2005

25/12/2005: Candidature à l'élection Présidentielle de DIEUDONNÉ MBALA MBALA

 
----- Original Message -----
From: "Démocrite" <democrite@neuf.fr>
Sent: Sunday, December 25, 2005 6:56 AM
Subject: Fw: communiqué de Dieudonné




Candidature à l'élection Présidentielle de DIEUDONNÉ MBALA MBALA

La France traverse actuellement une grave crise démocratique,
identitaire et sociale.

Une crise démocratique, caractérisée par une privation croissante de
liberté d'expression.


Dans les domaines politiques, historiques ou sociétaux, nous assistons
à l'émergence d'une dictature du politiquement correct, avec le concours
de médias serviles et le recours croissant à l'institution judiciaire, pour
museler tout discours « déviant ». Les campagnes de diabolisation, les
poursuites et parfois les condamnations de personnalités se multiplient,
la censure gagne chaque jour du terrain.

Le référendum sur la constitution européenne, qui a vu le peuple dire
NON à l'essentiel de la classe politico-médiatique, en dépit d'une
campagne de propagande digne d'un état totalitaire,
est venu
démontrer la rupture entre le peuple français et ses prétendues élites.

Une crise identitaire, avec la montée des communautarismes sur fond
d'ultralibéralisme made in USA.

L'utopie républicaine, progressiste par essence, est mise à mal par le
néolibéralisme planétaire, qui impose à tous les peuples, y compris par
la guerre, un modèle américain, ultra-individualiste et marchand.

Au projet de République égalitaire, se substitue désormais un
communautarisme radical, racial, sexuel ou religieux, dont découle une
« guerre des droits », interdisant tout projet citoyen collectif.

Ce renoncement à une République citoyenne se traduit dans le domaine
de la politique internationale, par l'alignement progressif de la France
sur la politique belliqueuse de « l'axe du bien ».
La position française
sur les dossiers Iraniens et Syriens illustre cette dérive atlantiste.

Une crise sociale avec la ghettoïsation des banlieues, l'exclusion
croissante des minorités visibles et la paupérisation des classes
populaires.


L'explosion de la jeunesse des banlieues a mis en évidence l'exclusion
de millions de Français de la République, et notamment de nos
compatriotes noirs, arabes ou asiatiques, toujours désignés comme
« immigrés », quand bien même ils sont nés en France, et souvent de
familles françaises.

En dépeçant l'outil industriel français, l'ultralibéralisme a condamné au
chômage, à l'exclusion, et à la précarité, des millions de citoyens.
Ce
fléau frappe prioritairement les familles issues de l'immigration,
confrontées de surcroît à un véritable racisme institutionnel.

Les élèves issus des milieux populaires n'ont quasiment pas accès aux
grandes écoles, l'échec scolaire gagne du terrain et le niveau des bas
salaires ne permet plus aux jeunes d'acquérir leur autonomie dans des
conditions décentes.

Au totalitarisme de la pensée unique, au communautarisme porteur de
divisions, et, à l'exclusion sociale, je souhaite, par ma candidature,
opposer les valeurs Républicaines de LIBERTÉ, d'ÉGALITÉ, et de
FRATERNITÉ.

LIBERTÉ

Je propose de restaurer la Liberté d'expression, par l'abrogation des
lois racisantes du 13 juillet 1990 dite loi Gayssot, du 29 janvier 2001 sur
le "génocide" arménien, du 21 mai 2001 dite loi Taubira, du 22
décembre 2004 et celle du 23 février 2005 faisant obligation aux
enseignants de souligner les aspects « positifs » de la colonisation.

Par la constitutionnalisation de la pluralité et de l'indépendance du
pouvoir médiatique, nous garantirons une véritable information des
citoyens, sans laquelle il ne saurait y avoir ni démocratie, ni liberté.

EGALITÉ

Je propose de rétablir l'Égalité des droits entre tous les citoyens quelle
que soit leur couleur, leur origine ou leur religion, par la fin des
privilèges de caste ou de lobby.

La république, conformément au choix fait par les Français à l'occasion
du référendum sur la constitution, doit garantir l'égalité et la protection
des citoyens face à la mondialisation ultralibérale et communautariste
élitaire.

Elle doit également promouvoir l'égalité entre les peuples du monde, en
s'opposant à la politique d'agression de l'axe américano-sioniste contre
des nations souveraines.

FRATERNITÉ

Je propose de rétablir la FRATERNITÉ par une politique d'ouverture et
par la mise en ouvre d'un plan Marshall de déghéttoïsation sociale et
ethnique des quartiers riches et pauvres.

Nous devons permettre aux minorités visibles et aux classes populaires
en général, d'accéder à une pleine citoyenneté, laquelle passe par
l'emploi et la réussite scolaire.

Une ré-urbanisation humaniste doit être mise en ouvre pour sortir des
ghettos. Les discriminations raciales et sociales doivent être combattues
dans tous les domaines.

Ensemble, édifions la République Nouvelle, favorisons la réappropriation
de la France par l'ensemble de ses citoyens, libérons notre nation de la
mainmise de lobbies qui nous divisent pour mieux « régner ».


Vive la République française !

Dieudonné Mbala Mbala

Vendredi 23 décembre 2005



16:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/12/2005: Vers une interdiction des partis communistes !!??

L' EURO-DICTATURE capitaliste va se nazifier de plus en plus ...
RoRo
 
 
 

----- Original Message -----
From: cbo
Sent: Monday, December 26, 2005 9:56 AM
Subject: Vers une interdiction des partis communistes !!??



** 22.12.05: Theodorakis sur le mémorandum anticommuniste du Conseil de l'Europe **
"... au nom de mes camarades communistes morts, ceux qui sont passés par la Gestapo, les camps de la mort et les lieux d'exécutions, afin de défaire le nazisme et de célébrer la liberté, je n'ai qu'un mot à adresser à ces "gentlemen": HONTE!"







Commentaires:



Message de Mikis Theodorakis à l'adresse de ceux qui mettent dans le même sac qu'Hitler des personnages et des régimes aussi divers, voire même opposés que Staline, Che Guevara, les Zapatistes, Marx, Rosa Luxembourg, Castro, les Communards de Paris, les résistants communistes antinazis, les 3 millions de soldats soviétiques assassinés dans les camps nazis, les 20 millions de civils soviétiques morts face au nazisme, les partisans grecs, les Yougoslaves, Julien Lahaut, Marie-Georges Buffet, Olivier Besancenot, Ceaucescu, Pol Pot, Jean-Paul Sartre, Mao, Picasso, Cocteau, Gramsci, Bertold Brecht, Neruda, la Catalogne de 36, le gamin qui porte un t-shirt du Che pour marquer son envie d'un monde plus juste, le régime nord-coréen: tous pareils.



En attendant d'y ajouter Chavez, Lula, les opposants à Berlusconi et tous les altermondialistes qui ont l'idée bizarre de dire qu'une politique de rupture avec le capitalisme est possible.
Ce thème, bien que relayé par des institutions et personnalités plus 'neutres', est porté à bout de bras par la droite la plus réactionnaire depuis des années: dès que le vieux militant communiste inoffensif sera assimilé au premier skinhead nazi venu, inutile de dire à qui le crime profitera le plus: les fascistes qui représentent de 10 à 25% de l'électorat et sont parfois au pouvoir selon les pays, ou les anticapitalistes (communistes ou non) qui seront EUX amalgamés à la dictature, aux camps et à la terreur?



Par un subtil retournement des charges, opéré par l'extrême droite elle-même pour se dédouaner, et repris en choeur par les démocrates devenus les relais involontaires des think thank de la nouvelle droite (Club de l'Horloge, Grece) enfoncent le clou depuis des années: être anticapitaliste, c'est tout simplement pareil qu'être raciste, antidémocrate, autoritaire et violent ; on en arrive donc au choix suivant: soit on interdit les anticapitalistes car ce sont les mêmes que les nazis, soit on laisse parler les nazis car ce n'est quand même pas plus grave que d'autoriser les anticapitalistes de s'exprimer.
Quand tout se vaut, il est difficile de dire ce qui est vraiment grave, et on peut s'étonner du manque de nuance de certains antifascistes quand il s'agit de parler des "rouges" alors que l'analyse des mouvements nazis, conservateurs ou populistes fait l'objet de nuances et de subtiles disctinctions.



Car pour ceux qui se sentent à l'abri derrière leur anticommunisme viscéral et pensent qu'ils ne seront pas assimilés aux rouges, regardez simplement ce qui se passe concrètement en Italie: le moindre magistrat qui pose des problèmes à Berlusconi est qualifié de "Juge rouge", les anarchistes, syndicalistes et militants altermondialistes les plus pacifistes sont qualifiés de "voyoux communistes", et le cas du football mériterait une étude à lui seul.



Rappelez-vous aussi que dans la logique nazie, les socialistes, communistes, francs-maçons, démocrates et antifascistes portaient le même triangle ROUGE, car assimilés au même complot bolchévique.
Les fascistes espagnols ou chiliens n'ont eux non plus pas cherché à connaitre le caractère démocratique ou dictatorial des régimes de gauche qu'ils balayèrent dans le sang.






Article:
url: http://fr.mikis-theodorakis.net/index.php/article/view/460/1/93/







Au Projet de Calendrier de la première partie de la Session ordinaire de 2006 (23-27 janvier 2006) de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, figure le point suivant: Mercredi, le 25 janvier 2006: Nécessité de condamner les crimes du communisme au niveau international (Doc.). Rapporteur de la commission des questions politiques: M. Göran Lindblad (Suède, PPE/DC)

A cela, Mikis Theodorakis a réagi en publiant une DECLARATION

Le Conseil de l'Europe a décidé de changer l'Histoire. Pour la distordre, il met sur un pied d’égalité les victimes et les agresseurs, les héros et les criminels, les libérateurs et les conquérants, les communistes et les nazis.

Il considère que les plus grands ennemis du nazisme, c.-à-d. les communistes, sont des criminels et, de fait, les égaux des nazis! Et il s'inquiète même et proteste, parce que, bien que le Hitlérites aient été condamnés par la communauté internationale, rien de tel ne s’est pourtant passé avec les communistes.

Pour cette raison il suggère que cette condamnation ait lieu maintenant au cours de la session plénière de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe du 24 au 27 janvier prochain.

En attendant, il s'inquiète, parce que "la conscience publique des crimes commis par des régimes communistes totalitaires est très pauvre", et également, parce que "les partis communistes sont toujours légaux et en activité dans quelques pays, même si dans certains cas, ils ne se sont pas distanciés des crimes".

En d'autres termes, le Conseil de l'Europe annonce d'avance la persécution future des communistes européens qui n’ont pas encore fait une rétractation comme celle exigée dans le passé par les sbires de la Gestapo et les tortionnaires du camp de Macronissos.

Peut-être que demain ils vont décider de proscrire les partis communistes, entrouvrant de cette façon la porte aux fantômes de Hitler et Himmler, qui, comme c’est notoire, ont commencé leur carrière en proscrivant les partis communistes et en enfermant les communistes dans des camps de la mort.

Cependant, à la fin, ils ont été noyés dans le sang même de leurs victimes, de ces 20 millions de morts de l'Union Soviétique communiste et de tant d'autres centaines de milliers de communistes qui ont donné leur vie, en se mettant à la tête des mouvements de résistance nationaux à travers toute l'Europe, comme cela s’est produit également en Grèce.

Pourtant, ces messieurs du Conseil de l'Europe, dans leur désir de faire ressusciter des méthodes condamnées par la conscience de l'histoire et des peuples, n'arrivent qu'en deuxième place, puisqu'ils ont déjà été dépassés par leur grand frère, - les Etats-Unis -, qui extermine des peuples entiers, en utilisant des méthodes à la Hitler, comme dans le cas de l'Irak qu'il a laissé en ruines: des ruines pleines de prisons américaines, où des milliers de victimes innocentes sont torturées quotidiennement d'une façon effroyable et indéniable.

Pour ce grand crime contre l'humanité, comme pour le camp contemporain de torture hitlérite de Guantanamo, le Conseil de l'Europe n'a absolument rien à dire.

Ainsi, comment quiconque peut-il croire que, honnêtement, ces messieurs soient concernés par les droits de l'homme, alors que, même dans leur propre maison, l'Europe, ils ont autorisé des avions de la CIA remplis de personnes spoliées de tous leurs droits, à les emporter vers des prisons spéciales afin qu'elles y soient torturées?

Des tels citoyens ne peuvent pas être des procureurs. Devant la Cour de l'Histoire qui, un jour se prononcera sur les crimes innombrables commis par leur grand frère, du Vietnam au Chili et de l’Amérique du Sud à l'Irak, le procès leur sera fait également pour le compte de la tolérance, si ce n’est pour collaboration à ces crimes.

Malheureusement, aujourd'hui je suis obligé de parler davantage au nom des morts qu’au nom des vivants. Par conséquent, au nom de mes camarades communistes morts, ceux qui sont passés par la Gestapo, les camps de la mort et les lieux d’exécutions, afin d'assurer la défaite du nazisme et de célébrer la liberté, je n’ai qu’un mot à adresser à ces "gentlemen": HONTE!

Athènes, 22.12.2005
Mikis Theodorakis

Traduction française: Guy Wagner


G Deby
Chargée de Recherche,
Centre de l'Oxygène, Recherche et Développement
Université de Liège

15:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/12/2005

22/12/2005: BELGIQUE: Intéressant: des problèmes internes aux Partis 'socialistes" qui arrivent en surface. Les électeurs, membres et militants sont concernés.

BELGIQUE: Intéressant: des problèmes internes aux Partis 'socialistes" qui arrivent en surface. Les électeurs, membres et militants sont concernés. proposition T'Sijenen

RoRo


 
----- Original Message -----
From: jacques FRANCK
To: franck.jacques@gmail.com
Sent: Thursday, December 22, 2005 12:48 PM
Subject: Fwd: Fw: proposition T'Sijenen




 D'accord avec Marcel Cools. Dommage que son père, le dernier socialiste, ait été assasiné (ceci explique peut être cela!).
Jacques Cécius
 
 
 
 
-----Message d'origine-----
De : Thierry Giet [mailto: thierry.giet@lachambre.be]
Envoyé : mardi 20 décembre 2005 17:07
À : avocatscools@teledisnet.be
Objet : Re: proposition T'Sijenen


Cher marcel,
Bien au courant du problème...
Jusqu'a present on en a peu parlé dans le public comme à la chambre. J'ai alerté Fred Erdman qui est quasi le seul relais Sp.A...or il n'est plus parlementaire!

-----Original Message-----
From: Avocats Cools <avocatscools@teledisnet.be>
To: Thierry Giet < thierry.giet@lachambre.be>
Sent: Tue Dec 20 16:54:49 2005
Subject: proposition T'Sijenen

Cher Thierry,

Ci-dessous copie d'un courriel que j'adresse à J. Vande Lanotte:

Monsieur le Président;

Il y a plusieurs années que je ne crois plus que les partis sociaux
démocrates belges soient socialistes.
Vos actions servent depuis longtemps les intérêts du néo capitalisme le plus
agressif.
Je constate qu'en plus vous devenez liberticides.

Avez-vous conscience des usages qui pourraient être fait de la proposition
de loi déposée par votre député Koen T'Sijen doc parl 51 2059/001 relative à
la déclaration d'affiliation à des cercles élitistes ?

Je suppose qu'à l'image de certains travaillistes britanniques, ce député
considère qu'il est électoralement rentable de cultiver le populisme
basique.

Cependant, vous devriez être conscient que les cercles "élitistes" ne sont
pas uniquement le rendez-vous des hommes d'affaires du "cercle de Lorraine"
ou autres "Jockey clubs", voir même les Lyons' et Rotary's clubs.

Jusqu'où allez-vous aller ?

Je pense que je suis en droit, pour différentes raisons tenant à mon passé
politique, militant et fraternel, de me poser la question.

Marcel Cools
Avocat
rue du Village, 77

4400 Flémalle

marcelcools@tiscali.be
0497 418 604


Pour le surplus je pourrais dire la même chose du projet de notre amie
Laurette.
La lutte antiterroristes ne justifie pas le recours aux procédés des
dossiers secrets. On a condamné Dreyfus avec un dossier caché !!!!!!!!!!!!!

Elle pête les plombs ou quoi ?

Papa, Freddy Terwagne, Léon Hurrez et Ernest Glinne ont été sanctionnés pour
avoir refusé la loi sur le maintien de l'ordre. Quelle mémoire avez-vous ???


20:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/12/2005

SOLIDAIRE n° 47 du 21 décembre 2005

Solidaire n° 47 du 21 décembre 2005

21-12-2005

Votre pouvoir d'achat en danger en 2006

Le Pacte des générationsà peine voté, voilà que le gouverneur de la Banque Nationale lance un appel pour un nouveau pacte, un pacte salarial. Votre salaire est-il menacé?

> Lire l'article

2005 en images

L'année 2005 a été marquée par les luttes du monde du travail. Des combats utiles, prélude à d'autres luttes pour l'année 2006. Un survol de cette année 2005 en images.

> Lire l'article

Les dockers reprennent
la lutte contre l'Europe

Le Parlement européen doit se prononcer en janvier sur une directive qui enlèverait aux dockers l'exclusivité du (dé)chargement des navires.

> Lire l'article

Inbev: les plus grosses fortunes de Belgique

Inbev veut supprimer 232 emplois en Belgique. Pourtant, les trois principales familles actionnaires détiennent une fortune de 7,36 milliards d'euros.

> Lire l'article

Amérique latine: un dirigeant anti-Bush de plus

En Bolivie, les élections présidentielles du 10 décembre ont été remportées par Evo Morales, un Indien qui n'a pas l'amitié des États-Unis, ni celle des élites locales.

> Lire l'article

Et en plus...


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13:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/M12/2005: Les « bienfaits du colonialisme », c’est ça !

Sans parler du colonialisme belge, anglais, espagnol, néerlandais, italien, allemand, portugais, ... Le colonialisme, c' était principalement l' instauration et pillage, de l' esclavage, de l' exploitation étrangère et ... l' évangélisation dans certains cas.
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: amine bouchenaki
Sent: Tuesday, December 20, 2005 9:33 PM
Subject: [Transfer_info] RAPPEL : Les « bienfaits du colonialisme », c’est ça !



Les « bienfaits du colonialisme », c’est ça !
 
Esclavage • 14 millions d’Africains ont été déportés dans le Nouveau Monde du XVIe siècle au début du XIXe siècle. Les descendants de ces esclaves, noirs ou métis, sont aujourd’hui environ 200 millions. La traite des Noirs aurait causé la mort de 13 millions d’hommes et de femmes, dont 2 millions disparus en mer (chiffres extraits du Livre noir du colonialisme, sous la direction de Marc Ferro, Robert Laffont).
 
L’Algérie en 1962, c’était : • Plus de 80 % d’analphabètes • Moins de 10 % de la population scolarisée dans les écoles coloniales • Un seul vétérinaire, deux ingénieurs agronomes, cinq architectes algériens. • 30 000 lycéens et moins de 2 000 étudiants algériens qui fréquentaient la seule université d’Alger et l’École polytechnique. • Moins de 100 médecins pour 12 millions d’habitants.
 
La guerre d’Algérie, c’est : • 8 000 villages détruits au napalm • 5 millions d’Algériens déplacés • 1 million d’Algériens en camps de regroupement Plus de 200 000 détenus • Plus d’un million d’Algériens morts pendant huit ans de guerre • 25 000 jeunes Algériens tombés dans la seule capitale entre 1955 et 1957 durant ce que les historiens ont appelé la bataille d’Alger
 
Quelques dates : 1802. En Guadeloupe, 10 000 personnes périssent lors du rétablissement de l’esclavage.
 
16 mars 1871. Une insurrection éclate en Kabylie. La répression, impitoyable, coûte la vie à plus de 20 000 insurgés. Des villages entiers sont détruits, des familles décimées ou jetées sur les chemins de l’errance. Les terres sont confisquées et distribuées aux nouveaux colons alsaciens. Des milliers d’insurgés sont déportés dans les bagnes de Cayenne ou de Nouvelle-Calédonie. D’autres sont enrôlés de force pour la campagne de Madagascar. La région se voit infliger une amende de 36 millions de francs-or.
 
Janvier 1927. L’Inspecteur des colonies de 3e classe Gayet, dans un rapport sur l’administration de Cochinchine, parle d’un « véritable servage ».
 
1928. Un rapport du directeur local de la santé au Cambodge décrit l’infirmerie d’une exploitation de Kantroei, appartenant à la Société indochinoise des plantations de Mimot, comme une « cour des miracles ».
 
30 mars 1947. Une insurrection éclate à Madagascar. Elle est réprimée dans le sang par l’armée française. Bilan du massacre : 90 000 morts.
 
8 mai 1945. L’armée française réprime la manifestation pour l’indépendance de l’Algérie, à Sétif. Les événements tournent à l’émeute et embrasent tout l’Est algérien. Bilan : un massacre qui fera 45 000 morts.

13:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20122005: BIG BROTHER EN ACTION : UN ÉTUDIANT AMÉRICAIN INQUIÉTÉ POUR AVOIR CONSULTÉ LE "PETIT LIVRE ROUGE "

De mieux en mieux au grand "Pays de la Liberté" capitaliste ... Le modèle de plus en plus suivi par l' Euro-dictature en construction.
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
From: e.colonna
Sent: Tuesday, December 20, 2005 11:04 PM
Subject: (Capjpo)UN ÉTUDIANT AMÉRICAIN INQUIÉTÉ POUR AVOIR CONSULTÉ LE "PETIT LIVRE ROUGE "



 
BIG BROTHER EN ACTION : UN ÉTUDIANT AMÉRICAIN INQUIÉTÉ POUR AVOIR CONSULTÉ LE "PETIT LIVRE ROUGE "

Publié le 19-12-2005 http://www.europalestine.com/



Le totalitarisme « démocratique » avance à grands pas aux Etats-Unis. Deux professeurs d’histoire de l’Université du Massachussetts à Dartmouth rapportent, effarés, qu’un de leurs étudiants vient de recevoir une visite domiciliaire des services « anti-terroristes », parce qu’il avait emprunté le célèbre « Petit Livre Rouge » de Mao-Tse-Toung à la bibliothèque de l’établissement.


La loi d’exception Patriot Act, adoptée par le parlement américain au lendemain de l’attentat du 11 septembre 2001, contient une foule de dispositions permettant de surveiller les moindres faits et gestes de la population.

Parmi ces dispositions, figure notamment l’obligation faite aux bibliothèques publiques et universitaires de communiquer aux agents « anti-terroristes » toutes les informations que ceux-ci leur demandent sur les lectures du public.

« Nous avions demandé à nos étudiants, dans le cadre d’un travail sur le fascisme et le totalitarisme, de travailler sur le Petit Livre Rouge de Mao-Tse-Toung, de préférence à partir d’une édition originale de cet ouvrage publié dans toutes les langues et à des centaines de millions d’exemplaires dans les années 1960 », raconte l’un des deux enseignants, le Pr Robert Pontbriand.

L’étudiant s’est procuré l’ouvrage à travers un système de prêt inter-universitaire, après avoir laissé son nom, son adresse, et son numéro de sécurité sociale. Peu de temps après, deux agents de la Homeland Security, la nouvelle agence créée par le Patriot Act, ont débarqué au domicile de l’étudiant. Ils lui ont confisqué le livre, indiquant que celui-ci figurait sur « une liste surveillée » !

« Dans le cadre de mon enseignement sur le terrorisme, j’invite mes étudiants à surfer régulièrement sur internet, pour qu’ils voient ce qui se dit sur Al Kaeda ou sur la Tchétchénie. Maintenant, je crains le pire, car je suis convaincu que la surveillance des citoyens est beaucoup plus étendue que ne le disent les autorités », commente de son côté un autre enseignant de Dartmouth, Brian Glyn Williams.

Rappelons que le Petit Livre Rouge de Mao-Tse-Toung ne contient même pas la recette pour fabriquer un cocktail Molotov, mais une série de préceptes généraux, bien souvent assortis de considérations animalières, du genre : « le révolutionnaire doit vivre dans la population comme un poisson dans l’eau », ou encore « Un aigle peut s’abaisser au niveau de la poule, mais jamais une poule ne s’élèvera au niveau de l’aigle ». Rappelons aussi que c’est au temps du Petit Livre Rouge que les Etats-Unis décidèrent d’établir des relations diplomatiques avec la Chine de Mao-Tse-Toung.

On n’en est pas là en France ? Voire. Malgré des observations très sévères de la Commission nationale des Droits de l’Homme, dont le rôle est purement consultatif, le Parlement est en train d’adopter une nouvelle loi « anti-terroriste », à l’initiative de Sarkelkraut, qui accroît considérablement l’emprise de l’appareil d’Etat sur la population.

par Capjpo-EuroPalestine



12:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2005: Le Pen a un ancêtre noir!

 

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Monday, December 19, 2005 10:25 PM
Subject: [forumrougesvifs] Le Pen a un ancêtre noir !



Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement:
http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Le Pen a un ancêtre noir!
MICHEL COLLON

« Chacun chez soi! », nous répète Le Pen, du haut de son mépris pour les Arabes et les Noirs.

Hélas pour lui, les recherches de la paléontologie (science de l'histoire des hommes anciens), nous apprennent que les premiers hommes vivaient... en Afrique. Ils ne migrèrent que très tard vers l'Europe, quand celle-ci fut libérée de ses glaciers.

Ainsi, les ancêtres de Le Pen étaient... noirs! Pire : en chemin vers l'Europe, ils firent une longue halte au Moyen-Orient. Bref, notre raciste est aussi « un peu arabe ». La honte !

Conclusion : si on avait interdit les migrations et si on avait appliqué à ses ancêtres ce fameux « Chacun chez soi », Le Pen serait aussi foncé que Martin Luther King ou Mandela.

A quoi tient, finalement, la destinée d'une petite crapule raciste !

Référence : Herbert Thomas, L'Homme avant l'homme, p. 66-67 Découvertes Gallimard, n° 215.


VOIR AUSSI :
www.michelcollon.info
Articles, brèves, invités, attention médias!, l'autre histoire, humour, livres, films...

12:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/12/2005

18/12/2005: Veillée de Noël pour la Paix à Charleroi

----- Original Message -----


From: Myriam Dely
Sent: Sunday, December 18, 2005 1:43 PM
Subject: Veillée de Noël pour la Paix à Charleroi



 

A Anvers, Bruxelles, Charleroi, Leuven
 
Veillée de Noël pour la Paix
 
  • Pas d'argent pour la guerre, mais pour la sécurité sociale, le travail, le logement, la santé
  • Stop aux pillages du tiers monde et aux occupations militaire. 
  • Pas de guerres pour le pétrole.
A Charleroi cette action aura lieu
 
Le vendredi 23 décembre de 17 à 18.30h
Devant l'Hotel de Ville

Place Charles II
 

Veillée au flambeaux avec chants, musique, interventions... Venez nombreux !
 
Organisation: Stop USA, Peuples Solidaires, Vie Féminine, Amnesty, Vivre Ensemble, Médecine pour le Peuple, Oxfam Gilly...

16:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/12/2005: LES NOUVELLES DE HONG KONG (5)


----- Original Message -----
From: rchabert
Sent: Sunday, December 18, 2005 9:22 PM
Subject: Fw: N5



 
----- Original Message -----
From: raoul.jennar@wanadoo.fr
Sent: Sunday, December 18, 2005 7:15 PM
Subject: N5



 

18 décembre 2005


LES NOUVELLES DE HONG KONG (5)


par Raoul Marc JENNAR

chercheur

urfig@wanadoo.fr



LES MULTINATIONALES OCCIDENTALES TRIOMPHENT A HONG KONG


A Paris, la droite défend «le rôle positif de la colonisation » ; à Hong Kong, rejointe par la social-démocratie européenne (Peter Mandelson, Pascal Lamy, résolument soutenus par le Parti Socialiste Européen), elle entend restaurer le colonialisme dans la plus perverse de ses formes : des accords internationaux contraignants. Plus besoin de contrôler des populations et des territoires. Il suffit, par l’accès au marché, d’imposer ses produits agricoles, ses produits manufacturés, ses services, par les droits de propriété intellectuelle et les brevets, de s’approprier les variétés végétales (surtout quand elles ont des potentiels curatifs ou nutritifs), par l’AGCS d’imposer toutes les dérégulations et privatisations nécessaires pour que les firmes européennes puissent opérer en toute liberté dans l’un des 150 Etats membres de l’OMC. L’indépendance politique concédée au XIXe siècle en Amérique latine, au XXe siècle ailleurs, est ainsi réduite à néant. Finie la souveraineté des Etats en principe garante de la souveraineté des peuples ! C’est à cela que libéraux de droite et de gauche se sont employés pendant six jours à Hong Kong.


Un accord est intervenu en cette fin de dimanche sur la cinquième version du projet de déclaration ministérielle rédigé par Pascal Lamy et ses collaborateurs. On sait que le texte qui a servi de document de travail à Hong Kong avait reçu l’assentiment des pays membres de l’OMC lors de leur dernière réunion en Conseil général à Genève, juste avant la conférence, parce qu’il était précédé d’une introduction précisant que « les textes figurant dans toutes ces annexes sont présentés sous la responsabilité des Présidents respectifs. Ils ne sont pas censés être des textes convenus, et sont sans préjudice de la position de quelque Membre que ce soit. » Or, M. Lamy n’a pas maintenu cette note introductive après avoir obtenu l’accord du Conseil général. Ce qui lui a permis d’indiquer, dans le dernier de ses projets de déclaration, que le Conseil général avait approuvé l’Annexe C alors que c’est totalement faux. Tels sont les procédés par lesquels on amène des Etats souverains à adopter des traités internationaux contre leur gré.


Procédés avalisés par nos gouvernements dont les 25 ministres, réunis à Hong Kong en fin d’après-midi, ont approuvé sans réserve le document de M. Lamy.


De version en version, ce projet de déclaration ministérielle est devenu de plus en plus favorable aux attentes des pays riches et donc de moins en moins favorable aux autres, comme si ceux-ci ne comptaient pas et qu’il fallait surtout satisfaire les puissants. Tout en parlant en surabondance de développement. C’est manifeste si on compare le texte du 13 décembre avec celui du 17 et celui du 18 qui a été adopté. Ainsi, par exemple, sur la question des services, la réserve sur l’annexe C a disparu dans l’ultime version qui, de plus, a été aggravée par un calendrier de mise en œuvre très précis.


La question qui est venue à l’esprit de tous les observateurs présents à Hong Kong, c’est : comment un tel accord a-t-il été possible ? Surtout que pendant les 5 jours qui ont précédé ce fatal dimanche, on a assisté à un débordement de propos musclés de la part des pays du Sud, Brésil en tête. Le gouvernement de Lula, par la voix de son ministre, se présentait comme intraitable sur la nécessité que soient totalement supprimées les subventions à l’exportation des produits agricoles pour 2010. La totalité des pays africains auxquels s’ajoutaient Cuba, le Venezuela et quelques autres affirmaient rejeter les dispositions relatives à l’AGCS et en particulier l’Annexe C. Les pays africains producteurs de coton, s’appuyant sur le verdict du tribunal de l’OMC qui leur était favorable, exigeaient que non seulement les subventions à l’exportation sur le coton disparaissent, mais également les subventions à la production. Dans chaque cas, le texte de Pascal Lamy ne leur donnait pas satisfaction. Et pourtant, ils l’ont adopté (avec des réserves expresses de Cuba et du Venezuela sur l’AGCS).


Pourquoi ? A cette question, on ne peut répondre que par des hypothèses. Les pressions de Bruxelles et de Washington sur les capitales de ces pays ? Plusieurs délégations en ont fait état. Les pressions sur place de la part des ministres européens, de la Commission européenne, du ministre américain et de Pascal Lamy lui-même ? C’est plus que vraisemblable si on se réfère à ce qu’on a appris après les précédentes conférences ministérielles. Le refus d’assumer la responsabilité de l’échec de la conférence ? Cela ne fait aucun doute. Aucun pays, ni même aucun groupe de pays en développement n’est prêt à supporter l’opprobe que le monde politico-médiatique occidental déverserait sur lui pour avoir fait échouer une conférence de l’OMC et en l’occurrence le cycle de négociation de Doha. L’erreur d’avoir placé sa confiance dans une large alliance dont les principaux protagonistes (Brésil et Inde) défendaient des intérêts sensiblement différents des autres Etats de cette alliance ? Incontestablement. L’idée d’une coalition réunissant en fin de compte les différents groupes de pays en développement est apparue séduisante. Elle a créé l’illusion d’un nouveau rapport de forces au sein de l’OMC. Mais les groupes qui avaient des intérêts vitaux à défendre (coton, services) n’ont plus été en mesure de constituer un pôle de résistance distinct dès lors qu’il est apparu que les pays leaders de la large alliance ne reproduiraient pas en actes les promesses de leur musculation verbale.


Ils ont été appâtés par une disposition qui permet de prendre en compte la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et le développement rural. Mais les modalités de cette prise en compte restent à négocier.


Pour le reste, le résultat, c’est un accord désastreux. Un accord qui va accroître la domination des firmes occidentales sur le reste du monde. Un accord qui va créer de l’inactivité et de la misère. Un accord qui va générer du désespoir et des tensions. Car rien n’est plus faux que le discours dominant faisant croire à la prospérité par le libre échange dès lors que celui-ci se pratique entre pays inégaux en termes de ressources humaines, d’équipement et de développement économique. Aucun des gains annoncés il y a dix ans lors du lancement de l’OMC ne s’est concrétisé.


Sur le dossier agricole, l’accord offre à l’UE et aux USA la garantie de pouvoir pratiquer pendant au moins 8 ans encore un dumping qui se traduit par la disparition de centaines de milliers de fermes dans les pays du Sud et la destruction de millions de vies. Car ce que les deux géants commerciaux ont promis ne correspond à rien d’autre qu’aux politiques qu’ils mettent actuellement en œuvre. Comme si des gens dont l’espérance de vie ne dépasse pas 50 ans pouvaient attendre 8 ans ! Et aucun engagement sérieux n’a été pris en ce qui concerne les aides internes qui faussent la concurrence commerciale alors que les dispensateurs de ces aides veulent une concurrence du type « libre et non faussée » !


Sur le coton, les pays africains obtiennent que les subventions à l’exportation disparaissent en 2006, mais ils n’obtiennent pas qu’il en aille de même pour les aides à la production. Or, s’agissant de la production américaine qui est leur principale concurrente, ces aides internes représentent 90% du total des aides aux producteurs de coton.


Sur l’ouverture des marchés aux produits manufacturés, le droit des économies naissantes voire émergentes à se protéger a été très affaibli. Le choix d’une formule linéaire d’abaissement des droits de douane sur les produits manufacturés va conduire à la désindustrialisation de ces pays et à la diminution de leurs ressources douanières.


Sur les services, les propositions retenues vont permettre des négociations sur une mise en œuvre forcée et étendue de l’AGCS puisque ce sont les propositions européennes (voir ma note IV du 5 décembre) qui ont été retenues dans leur principe.


On a fait beaucoup de bruit du côté des Européens sur un « paquet pour le développement ». J’ai montré que ce paquet est vide (note 3 du 15 décembre).


Quant aux procédures utilisées pour arriver à ce résultat, force est de constater que la seule règle qui prévaut au sein de l’OMC est celle du rapport de force. Comment qualifier le fait de proposer un texte tout a fait unilatéral et ensuite d’exiger le consensus pour sa modification ? Comment qualifier le fait d’écrire qu’un document a été approuvé par l’ensemble des ambassadeurs alors qu’il ne l’a jamais été (il s’agit dans les deux cas de l’Annexe C sur les services) ? Le spectacle des brutalités procédurales fait d’avantage penser à des gangsters en col blanc qu’à des citoyens soucieux des règles de droit. Il y a là une violence faite aux peuples que les caméras ne montrent pas.


Une fois encore, depuis qu’a été lancé le programme de négociation de Doha, les Européens ont fait la démonstration de leur refus total de procéder aux concessions nécessaires pour aboutir à des accords commerciaux internationaux équilibrés et équitables pour tous. En dépit d’une abondante rhétorique qui ne trompe plus personne, les élites nationales et européennes manifestent une fois de plus leur incapacité à promouvoir des accords qui effectivement régulent le commerce, le modulent en fonction des niveaux de développement et le mettent au service d’objectifs fondamentaux comme l’accès de tous à l’eau, à la santé, à l’éducation, à la culture. Plus que jamais l’OMC incarne l’échec du néolibéralisme comme idéologie au bénéfice de tous.



15:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/12/2005

23/12/2005: A Anvers, Bruxelles, Charleroi, Leuven: Veillée de Noël pour la Paix

 


 

----- Original Message -----
From: StopUSA Bruxelles
Sent: Tuesday, December 13, 2005 9:06 PM
Subject: Veillée de Noël pour la Paix / Kerstwake voor de vrede



Nederlands hieronder
 

A Anvers, Bruxelles, Charleroi, Leuven
 
Veillée de Noël pour la Paix
 
  • Retrait de toutes les troupes étrangères de l'Irak
  • Justice en Palestine
  • De l'argent pour le social, pas pour la guerre
  • Aucune complicité belge
A Bruxelles cette action aura lieu
 
Le vendredi 23 décembre de 17 à 19h
Sur les marches de la Bourse

 

Veillée au flambeaux avec chants, musique, interventions... Venez nombreux !
 

Un appel de :
StopUSA
Le BRussells Tribunal
Le Groupe de Travail Solidarité Internationale de la CSC-ACV de Bruxelles-Halle-Vilvoorde
La Coordination arabe de Belgique
Arlac Association des Refugiés d'Amérique Latine et des Caraïbes
Femmes de l'Ombre
Comité Surveillance Otan
Médecine pour le Tiers Monde
La Voix Démocratique
SOS Irak
Parti Socialiste Unifié-section Belgique

Info : 0486/25.77.02 - info@stopusa.be
 
+++++++
 
In Antwerpen, Brussel, Leuven, Charleroi
Kerstwake voor de vrede
 
  • Terugtrekking van alle vreemde troepen uit Irak
  • Rechtvaardigheid in Palestina
  • Geld voor sociale behoeften, niet voor oorlog
  • Geen Belgische medeplichtigheid
In Brussel heeft de Kerstwake plaats
 
op de trappen van de Beurs
Vrijdag 23 december van 17 tot 19u

 

Met korte tussenkomsten, zang, muziek, slogans voor de vrede... Kom talrijk!

een oproep van :
StopUSA
Het BRussells Tribunal
De Werkgroep Internationale Solidariteit van het ACV-CSC van Brussel-Halle-Vilvoorde
La Coordination arabe de Belgique
Arlac Association des Refugiés d'Amérique Latine et des Caraïbes
Femmes de l'Ombre
Comité Surveillance Otan
Geneeskunde voor de Derde wereld
La Voix Démocratique
SOS Irak
Parti Socialiste Unifié-section Belgique

Info : 0486/25.77.02 - info@stopusa.be
 



21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/12/2005: Tout simplement, pour ce qui me concerne ...

Je tiens à couper court à certains messages qui s' intéressent d' un peu trop près à ma personne et à mes activités:
 
Personne ne me paie. Je vis depuis mai 2005 de ma seule et modeste pension, après 15 ans de chômage complet, précédés de 33 ans de travail ininterrompu.
 
Au plan politique, en BELGIQUE, j' ai milité dès ma jeunesse à la Jeunesse populaire de Belgique, à la Jeunesse communiste de Belgique (dès sa reconstitution en 1958), au Parti communiste de Belgique, et je suis aujourd' hui simple militant du Parti du Travail de Belgique.
 
Pour mes sources d'information, elles sont tirées des quelque 200 messages (y compris le spamming commercial) qui me parviennent CHAQUE JOUR du monde entier.
 
Au plan publique: j' ai été conseiller communal de Courcelles de 1970 à 1994, député suppléant de Charleroi, conseiller provincial suppléant du Hainaut.
 
Voilà ma situation est donc claire, honnête et limpide.
 
Je consacre énormément de temps à mon "travail" bénévole d' explications et d'informations volontaire sur Internet, pendant que la majorité des gens prend des vacances, des congés, des loisirs, du repos ou que d' autres cumulent les métiers, les mandats où se planquent dans l' aisance et/ou la tranquilité familiale. Car j' ai toujours milité et lutté.
 
J' ai terminé mes études supérieures aux cours du soir, après mes journée de travail. J' ai été syndiqué pendant  près de 40 ans, au syndicat "socialiste" FGTB.
 
 
 
RoRo

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/12/2005: Médias : Arrêtez de cacher la vérité: En France aussi ...

C' est en EURO-DICATURE capitaliste !
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Thursday, December 15, 2005 10:05 PM
Subject: Sup du journal Combat



Médias menteurs, manipulateurs.
Faites actes de résistance aidez-nous à diffuser nos courriels et journaux.
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Médias : Arrêtez de cacher la vérité

guy poussy

 

Près du stade de France un sdf est mort de froid dans la nuit du 22 novembre. Cette information n’a pas intéressé les salles de rédaction. Il en est de même de l’aggravation criante de la misère et de la paupérisation dans le Pays. Comment ignorer le dernier constat  dressé par la fondation Abbé Pierre qui s’inquiète de la progression de la pauvreté » qui touche de plus en plus de jeunes , de familles » Le secours catholique (carithas France) avait titré son rapport 2004 » les pauvres encore plus pauvres » Au coté des 2,5 millions de personnes au chômage, et des 1,1millions qui disposent du revenu minimum d’insertion pour seule ressources, il faut désormais compter les 1,2 millions de personnes qui sont en situation de sous emploi. Aux cotés des sdf, combien de travailleurs pauvres qui n’ayant pas les moyens de payer un loyer couchent dans les rues de Paris et des grandes villes ? Combien meurent de froid ? Les chiffres existent, ils sont cachés, jamais publiés. Les salles de rédaction sont aussi silencieuses s’agissant des richesses insolentes d’une minorité de nantis. L’écart des revenus  entre les PDG et l’immense majorité des salariés est de 60% du SMIC à 700 fois le SMIC. Seul Daniel Mermet dans l’émission de France Inter « là bas si j’y suis » a consacré du temps à ce sujet. Le budget 2006 offre un cadeau de 6,2 milliards d’euros aux plus riches. Exonérations pour les actionnaires, changement du barème de l’impôt sur le revenu qui profite surtout aux 100000 foyers les plus aisés, bouclier fiscal qui avantage surtout les assujettis à l’impôt sur la fortune, 14000 très fortunés profiteront d’un pactole de 250 millions € . Aujourd’hui l’essentiel  des nouvelles richesses crées vont dans la poche des nantis. Dans les salles de rédaction la consigne est d’ignorer les choses qui fâchent, et par ailleurs de démolir toutes résistance. IL en fut ainsi lors de la grève des marins de la SNCM, et des traminots de la RTM de Marseille. Les médias ont été d’une rare violence contre la grève des cheminots. Grève inutile, grève politique, conflit interne à la CGT. Le pouvoir et le MEDEF veulent imposer l’idée que toute contestation de leurs choix politiques est anti démocratique et que les grèves ne servent à rien. La machine médiatique leur emboîte le pas. Pour les besoins de la cause capitaliste cette machine n’hésite pas à transformer la petite minorité d’incendiaires des cités en héros qui écriraient l’histoire. Durant les premières semaines de novembre l’ambiance médiatique générale, la rhétorique des images et des mots a été désastreuse. En comptant les points des voitures, des bus ou des lieux publics brûlés au nom de la vérité et de la transparence, la machine médiatique faisait oublier la privatisation d’ EDF, le chômage, la situation des pauvres qui ne peut être réduite à la victimisation des «  jeunes des cités ». Il est temps de donner la parole aux sans voix, aux exploités, aux travailleurs pauvres, aux abandonnés qui dorment dehors. C’est moins spectaculaire qu’un bel incendie, mais il est du devoir du service public de l’information de montrer, et de dire, la vérité toute la vérité.

 


- Tous nos articles ou courriels peuvent être reproduits à volonté, ou être redirigés vers vos relations.
Nous vous en remercions par avance.


20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/12/2005: Oui, les États-Unis recourent à la torture

----- Original Message -----
From: Jean Marie Flemal
Sent: Wednesday, December 14, 2005 10:02 PM
Subject: Naomi Klein sur la torture





Oui, les États-Unis recourent à la torture depuis des décennies. La seule nouveauté, à ce propos, c’est qu’elle se pratique désormais au vu et au su de tout le monde. En ignorant les abus passés, les opposants à la torture courent le risque de la voir retourner dans l’ombre au lieu d’être abolie.

 

Par Naomi Klein

 

12 oct 05 - The Guardian – Il y a eu le « Mission accomplie » du second mandat de George Bush et, en même temps, le fait qu’une déclaration de cette importance requérait d’être prononcée dans un endroit passablement symbolique. Mais quelle est la toile de fond précise de son affirmation disant « Nous ne pratiquons pas la torture » ? Avec son sens caractéristique de l’audace, l’équipe de Bush s’était installée dans les faubourgs de Panama City.

Audacieux, ce l’était, certes. À une heure et demie de route de l’endroit où se trouvait Bush, l’armée américaine a dirigé la tristement célèbre Ecole des Amériques (SOA) entre 1946 et 1984, une sinistre institution de formation dont la devise, pour autant qu’elle en ait eu une, aurait été à coup sûr : « Nous pratiquons la torture ». C’est ici précisément, à Panama, et, plus tard, sur le nouveau site de l’école, à Fort Banning, en Géorgie, que l’on peut retrouver les racines des actuels scandales de la torture.

Selon les manuels de formation aujourd’hui déclassés, les étudiants de la SOA – des officiers de l’armée et des policiers de tout l’hémisphère – étaient formés dans des « techniques coercitives d’interrogatoire » très similaires à celles qui ont été pratiquées depuis à Guantánamo Bay ou Abou Ghraïb : très tôt le matin, on sort le « sujet » de sa cellule afin de maximaliser le choc, on lui couvre aussitôt la tête pour l’empêcher de voir, on l’oblige à se dévêtir, on le prive de toutes ses perceptions sensorielles, à moins qu’au contraire, on ne les exacerbe, on « manipule » son sommeil, sa nourriture, on l’humilie, ou le soumet à des écarts extrêmes de température, on le confine dans l’isolement, on lui fait adopter des positions contraignantes – et j’en passe, et de bien pires. En 1996, la Commission de contrôle des renseignements du président Clinton avait admis que les manuels de formation des États-Unis toléraient « l’exécution de guérilleros, l’extorsion de renseignements, les sévices physiques, la coercition et les faux emprisonnements ». 

Certains « diplômés » de l’école de Panama ont par la suite commis les pires crimes de guerre du demi-siècle écoulé sur le continent : les assassinats de l’archevêque Oscar Romero et de six religieux jésuites au Salvador, l’enlèvement systématique des bébés des prisonniers argentins « disparus », le massacre de 900 civils à El Mozote au Salvador et une série de coups d’État militaires trop nombreux pour être énumérés ici.

Pourtant, en assurant la couverture de l’annonce de Bush, pas un des médias traditionnels n’a fait mention de l’histoire sordide de cet endroit. Mais comment auraient-ils pu le faire ? Il aurait fallu pour cela quelque chose qui faisait totalement défaut au sein du débat : admettre que le recours à la torture par les fonctionnaires américains faisait partie intégrante de la politique étrangère américaine et ce, depuis la guerre du Vietnam.

Il s’agit d’une histoire excessivement documentée dans une avalanche d’ouvrages, de documents déclassés, de manuels de formation de la CIA, de comptes rendus de tribunaux et de commissions de recherche de la vérité. Dans son ouvrage actuellement sous presse, « A Question of Torture », Alfred McCoy
synthétise toutes ces preuves et produit un compte rendu fascinant de la façon dont de monstrueuses expériences financées dans les années 50 par la CIA sur des patients en psychiatrie et des prisonniers se sont muées en un prototype de ce qu’il appelle la « torture sans contact physique », reposant sur la privation sensorielle et la douleur auto-infligée. McCoy a retrouvé comment ces méthodes avaient été testées in situ par des agents de la CIA au Vietnam, dans le cadre du programme Phoenix, puis importées en Amérique latine et en Asie dans le cadre en apparence anodin des formations destinées à la police.

Les défenseurs de la torture ne sont pas les seuls à ignorer cette histoire quand ils déplorent les sévices commis sur « quelques pommes pourries ». Un nombre étonnant d’opposants bien connus ne cessent de nous dire que la première fois que des fonctionnaires américains ont eu l’idée de torturer des prisonniers remonte au 11 septembre 2001, date à laquelle, apparemment, les méthodes utilisées à Guantánamo seraient apparues et auraient pleinement mûri ensuite dans les replis sadiques des cerveaux de Dick Cheney et de Donald Rumsfeld. Jusqu’alors, nous dit-on, l’Amérique combattait ses ennemis sans se départir le moins du monde de sa profonde humanité.

Le principal propagateur de cette histoire (que Garry Wills a qualifiée d’« état de non-péché originel ») n’est autre que le sénateur John McCain. Faisant état dans Newsweek de la nécessité de bannir la torture,  McCain dit que lorsqu’il était prisonnier de guerre à Hanoi, il s’était cramponné à la conscience « de ce que nous étions différents de nos ennemis (…) de ce que, en cas d’inversion des rôles, nous ne nous déshonorerions pas à commettre ou à approuver de tels sévices sur eux ». Il s’agit d’une distorsion historique à tout le moins sidérante. À l’époque où McCain avait été fait prisonnier, la CIA avait lancé le programme Phoenix et, comme l’écrit McCoy, « ses agents géraient 40 centres d’interrogatoires au Sud-Vietnam, lesquels tuèrent plus de 20.000 suspects et en torturèrent des dizaines de milliers d’autres ».

Cela ne réduirait-il pas en quelque sorte les horreurs d’aujourd’hui que d’admettre que ce n’est pas la première fois que le gouvernement américain a eu recours à la torture, qu’il a déjà géré des prisons secrètes auparavant, qu’il a activement soutenu des régimes qui tentaient de supprimer la gauche en larguant des étudiants par avion ? Que, plus près de chez nous, on a mis dans le commerce et vendu des photographies de lynchages comme trophées et avertissements ? Beaucoup le pensent, dirait-on. Le 8 novembre, un membre du Congrès, le démocrate Jim McDermott a proclamé de façon très étonnante face à la Chambre des Représentants que « jamais, jusqu’à présent, l’Amérique n’avait eu de problème avec son intégrité morale ».

D’autres cultures abordent leur héritage de la torture en déclarant « Jamais plus ! » Pourquoi tant d’Américains insistent-ils à aborder l’actuelle crise de la torture en s’écriant également « Jamais plus ! » Je suppose que cela provient d’un désir sincère d’évoquer la réelle gravité des crimes de l’actuelle administration. Et l’adoption par celle-ci de la torture, au vu et au su de tout le monde, est en effet un fait sans précédent.

Mais soyons bien clairs à propos de ce fait sans précédent : il ne s’agit pas de la torture, mais bien du fait qu’elle est pratiquée au vu et au su de tous. Les administrations précédentes gardaient sous le manteau leurs « opérations noires », les crimes étaient punis mais ils étaient commis dans l’ombre, désavoués officiellement et condamnés. L’administration Bush a rompu ce contrat : au lendemain du 11 septembre, elle a requis le droit de torturer sans honte, un droit qu’elle a légitimé par de nouvelles définitions, de nouvelles lois.

Malgré tous les discours sur la torture pratiquée dans les autres pays, la véritable innovation a été son introduction dans le nôtre, avec des prisonniers qui ont subi des sévices de la part de citoyens américains, dans des prisons gérées par les États-Unis, ou encore qui ont été transférés dans des pays tiers par des avions américains. C’est cet abandon de l’étiquette de la clandestinité dans la communauté constituée par l’armée et les services de renseignement qui indigne tant les gens : Bush a privé tout le monde de toute forme plausible de dénégation. Ce changement revêt une énorme signification. Quand la torture est pratiquée en secret mais qu’elle est officiellement et légalement récusée, il existe toujours un espoir que si des atrocités se font jour, la justice puisse quand même prévaloir. Lorsque la torture est pseudo-légale et que ceux qui en sont les responsables nient qu’il s’agisse de torture, ce qui meurt, c’est ce qu’Hannah Arendt a appelé « la personne juridique dans l’être humain ». Bientôt, les victimes ne se soucient plus d’obtenir justice, tant elles sont certaines de la futilité et du danger de cette quête. C’est le large reflet de ce qui se passe à l’intérieur de la chambre de torture lorsque l’on notifie aux prisonniers qu’ils peuvent hurler tant qu’ils veulent : personne ne les entendra et personne ne viendra les délivrer.

La terrible ironie du caractère anti-historique du débat sur la torture réside dans le fait qu’au nom de vouloir éradiquer les sévices futurs, on efface des archives les crimes du passé. Puisque les États-Unis n’ont jamais eu de commissions de recherche de la vérité, la mémoire de leur complicité dans des crimes lointains a toujours été fragile. Aujourd’hui, ces souvenirs s’estompent encore plus et les disparus disparaissent à nouveau.

Cette amnésie qui tombe à point fait du tort non seulement aux victimes mais également à la cause de ceux qui tentent de supprimer une fois pour toutes la torture de l’arsenal de la politique américaine. Il y a déjà des signes que l’administration va affronter tout ce tintouin en retournant à une forme plausible de désaveu. L’amendement McCain protège tout « individu en détention ou sous contrôle physique du gouvernement des États-Unis ». Il ne dit pas un mot des entraînements à la torture ni de l’achat d’informations auprès de l’industrie de plus en plus florissante des interrogateurs travaillant pour le profit.  

 Et, en Irak, le sale boulot a déjà été refilé aux escadrons de la mort irakiens, entraînés par les États-Unis et supervisés par des commandants comme Jim Steele, l’homme qui s’est préparé à ce boulot en mettant sur pied des unités similaires au Salvador. Le rôle des États-Unis dans l’entraînement et le contrôle du ministère de l’Intérieur irakien a été oublié, en outre, lorsqu’on a découvert, très récemment, 173 prisonniers dans les cachots de ce même ministère : certains avaient été si atrocement torturés que leur peau se détachait complètement de leurs chairs. « Voyez, c’est un État souverain. Le gouvernement irakien existe », a déclaré Rumsfeld. Il rappelait étonnamment William Colby, de la CIA, qui, lorsqu’une commission du Congrès lui avait demandé des comptes sur les milliers de personnes tuées dans le programme Phoenix – que lui-même, Colby, avait contribué à lancer –, avait répondu qu’il s’agissait désormais d’un « programme à cent pour-cent vietnamien ».

Comme l’écrit McCoy, « si vous ne comprenez pas l’histoire ni les profondeurs de la complicité institutionnelle et publique, vous ne pouvez nullement envisager d’entreprendre des réformes ayant le moindre sens ». Les législateurs répondront à la pression en éliminant une pièce minuscule de l’appareil de la torture : en fermant une prison, en clôturant un programme, voire en réclamant la démission d’une pomme vraiment pourrie comme Rumsfeld. Mais McCoy vous prévient : « Ils préserveront la prérogative de la torture. »

 

Une version de cet article a été publiée dans The Nation : www.thenation.com


© Guardian Newspapers Limited 2005

 

 

Traduit de l' anglais

par notre ami Jean-Marie FLEMAL,

avec tous mes remerciements.

RoRo


12:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/12/2005: LES NOUVELLES DE HONG KONG (2)


----- Original Message -----
From: rchabert
Sent: Thursday, December 15, 2005 9:02 AM
Subject: Fw: N2



 
----- Original Message -----
From: raoul.jennar@wanadoo.fr
Sent: Wednesday, December 14, 2005 7:17 PM
Subject: N2



 

14 décembre 2005


LES NOUVELLES DE HONG KONG (2)


par Raoul Marc JENNAR

chercheur

urfig@wanadoo.fr


On consulte ; on ne négocie pas


Les négociations ont commencé. Du moins, c’est la formule utilisée. Car on n’a pas encore vraiment négocié.


La conférence se compose officiellement de trois types de réunions :

- la séance plénière où chaque ministre vient exprimer le point de vue de son pays ; longue litanie de discours où il est rare qu’on apprenne quelque chose de neuf ;

- les réunions organisées par les facilitateurs en charge chacun d’un dossier (voir ma note V du 12 décembre) : la participation est assurée par les pays qui souhaitent intervenir dans le dossier ou par les représentants de groupes de pays ;

- la réunion des chefs de délégation : il s’agit de la réunion des délégués de chaque pays.


A ces réunions formelles, il faut ajouter les réunions informelles à l’initiative conjointe du directeur général et des pays les plus riches (UE, USA, Japon) auxquelles sont invités une vingtaine de pays.


Il y a enfin des réunions où, de leur propre initiative, les ministres se réunissent soit par région, soit par dossier.


Dès mardi soir, après la séance d’ouverture, une réunion informelle a réuni environ 25 pays. Les informations que j’ai pu recueillir m’amène à rapporter ce qui suit. Le président de la conférence, M. Tsang, le ministre du commerce de Hong Kong, a insisté sur la nécessité pour les participants de ne pas répéter les positions qui sont les leurs. Ce qui a eu pour conséquence que non seulement chacun a rappelé sa position, mais c’est ensuite attaché à désigner les responsabilités des uns et des autres dans les blocages que connaît chaque dossier. D’habitude, ce genre d’échanges précède l’échec final. Cette fois, il a servi d’introduction à la conférence…


Les USA, ont durci leur position en rappelant qu’il n’y aurait d’accord sur rien s’il n’y avait pas accord sur tout. L’UE a annoncé qu’elle s’en tenait à ses propositions dans le dossier agricole. Le représentant du groupe africain a indiqué que les pays africains concernés par le dossier du coton ne participeraient à aucun consensus si une solution n’était pas apportée à ce problème. Durcissement classique avant toute négociation ? Peut-être.


Si, lors de cette réunion informelle, on a pu avoir l’impression d’une faible cohésion des pays du Sud, au contraire, la réunion qui a ensuite regroupé G20, G33, G90, les pays ACP, les PMA, bref tout le Sud – 600 personnes, dit-on, étaient présentes- a laissé le sentiment d’une volonté renouvelée de surmonter des divergences qui pourraient ruiner les chances de tous les pays en développement si, à l’instigation de l’UE et des USA, elles prenaient le dessus.


Les facilitateurs en charge, respectivement, de l’agriculture, du NAMA (accès au marché des produits non agricoles) et du développement ont réuni chacun un certain nombre de ministres. Ils leur ont demandé de répondre à la question : comment améliorer le projet de déclaration ministérielle ? Des réponses fournies, on peut dire que les facilitateurs ont dû se contenter de procéder à des consultations et qu’aucune négociation n’a vraiment commencé. On a assisté à l’énoncé des divergences. Il n’y a pas eu de réunions sur les services, ni sur les autres matières.


L’impression que les responsables de l’OMC semblent vouloir donner, c’est qu’on délaisse le dossier des services. Certes, on peut penser que la décision prise à Genève, sur l’insistance des pays africains, de mettre la référence à l’Annexe C entre crochets (voir ma note IV du 5 décembre) réclame désormais le consensus pour supprimer les crochets et que dès lors la probabilité est faible d’avoir une avancée sur ce dossier. On gardera quand même à l’esprit que ce dossier est fin prêt et que l’Annexe C du projet de déclaration ministérielle n’est pas, à la différence des autres annexes, un rapport sur l’état des négociations, mais bien une liste de décisions. Dans le cadre d’un marchandage de fin de conférence, dont il serait imprudent d’évacuer d’emblée l’hypothèse, on pourrait très bien supprimer les crochets et toute l’Annexe C deviendrait dès lors la décision de la conférence dont il faut rappeler qu’elle a valeur de traité contraignant.


Au passage, je signale que le Commissaire européen Peter Mandelson a déclaré aux parlementaires réunis à Hong Kong que les pays africains demandaient l’Annexe C. Alors que ce sont eux qui, à Genève, se sont battus pour que cette annexe soit remise en cause. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.


Les pièges de l’aide au commerce (Aid for Trade)


Pour faire croire que « le développement est au cœur des négociations commerciales », les pays riches ont lancé le concept de l’aide au commerce qui doit faire partie du « paquet développement de Hong Kong ». Cette générosité doit surtout inciter les pays auxquelles elle est destinée à accepter les propositions occidentales. Mais de quelle générosité s’agit-il ?


J’ai déjà indiqué que les montants annoncés sont destinés à aider les pays bénéficiaires à appliquer des accords de l’OMC dont ils ne veulent pas. Quant à la réalité de l’aide apportée, jugez plutôt :


a) l’UE promet 2 milliards d’euros en 2010 dont la moitié proviendra directement des Etats membres. Or, lors du sommet du G8 les 6-8 juillet 2005, à Gleneagles (Ecosse), Barroso, le président de la Commission européenne, avait déjà annoncé cette offre européenne dans le cadre de l’annulation de la dette de certains pays.


b) les USA annoncent leur intention de faire passer leur contribution à l’aide pour le commerce de 1,3 milliard de dollars US en 2005 à 2,7 milliards en 2010. En réalité, cette aide a déjà été décidée et annoncée lors de la dernière réunion des ministres des finances du G7.


c) le Japon offre 10 milliards de US dollars étalés sur trois ans. C’est exactement ce qu’il avait annoncé au sommet de Gleneagles pour l’annulation de la dette de certains pays.


On le voit, c’est le même argent que les plus riches du monde promettent à plusieurs reprises lors de rencontres internationales. Evidemment, ces sommes ne s’additionnent pas.




11:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/12/2005: «L' Otan sans frontières»

L' OTAN, la machine de guerre et de conquêtes des impérialistes ricano-occidentaux, n' arrête plus d' étendre ses limites ...
RoRo
 
 
 
----- Original Message ----- From: <anti-imperialiste@chiffonrouge.org>
Sent: Monday, December 12, 2005 5:51 PM
Subject: [Anti-imperialiste_2005] [alerte_otan]RFI : «L' Otan sans frontières»



+++++++++++++++++++++++++++++++++++++
ANTI-IMPERIALISTE la liste de
http://resistance.chiffonrouge.org


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++
http://www.rfi.fr/actufr/articles/072/edito_chro_40363.asp

«L' Otan sans frontières»
 
 En étendant sa zone d'activité en Afghanistan, au Pakistan, et même en Afrique, l'Alliance atlantique, avec son bras armé, l'OTAN, confirme qu'elle se veut désormais «sans frontières». On la disait condamnée depuis la disparition de l'Union soviétique, son ennemi «naturel», et la montée en puissance de l'Union européenne ... Mais, quinze ans après, l'OTAN ne veut pas mourir. Parce que les Américains, notamment, cherchent de nouvelles missions à une organisation qui est leur prolongement stratégique en Europe et jusque vers l'Orient.

Et aussi parce qu'une majorité de pays européens - notamment ceux de la «Nouvelle Europe», de l'ancien «glacis» du Pacte de Varsovie, ont largement plus confiance dans ce parapluie politico-militaire dominé par les généraux américains, que dans une Europe de la défense qui progresse, certes, et même assez rapidement, mais avec des moyens limités, et une volonté politique à géométrie variable.

En dépit de certaines résistances - notamment françaises - l'OTAN se cherche une vocation au-delà des frontières de ses pays-membres, et parfois hors du champ militaire qui était pourtant sa raison d'être : on l'a vu ces derniers mois au Pakistan, où la nouvelle Force de réaction rapide de l'OTAN, la Nato Rapid Force( NRF) a été déployée pour secourir les rescapés du séisme - même si le secrétaire général de l'organisation, le néerlandais De Hoop,  a rappelé qu'elle n'est pas, en tant que telle, une «structure humanitaire». On l'a vu au Darfour soudanais, où des avions de l'OTAN vont assurer la logistique de l'opération de paix montée par  l'Union africaine.

Et on l'a vu ces jours-ci à propos de l'Afghanistan ... Les ministres des Affaires étrangères de l'organisation étaient réunis jeudi à Bruxelles  autour de leur «Reine»,  Condoleezza Rice. Et - après avoir avalé sans trop sourciller les «explications» de la chef de la diplomatie américaine sur les avions-mystère de la CIA, qui ont consisté surtout à leur rappeler qu'il fallait savoir si on faisait de l'anti-terrorisme ou pas - ces ministres ont entériné un plan d'extension de l'ISAF, la «Force d'assistance à la sécurité» déployée par l'OTAN au pays des ex-talibans.

Du coup, à partir de l'an prochain, grâce à l'envoi de 6.000 hommes supplémentaires - en principe des Britanniques, Canadiens, peut-être Néerlandais - l'ISAF, qui est déjà la première et la plus importante mission de l'OTAN hors du continent européen, va passer à un effectif total de 15.000 hommes - et femmes -  avec des règles d'engagement plus robustes, incluant des actions préventives en cas de danger estimé, et non de la simple légitime défense.

Déjà présente au nord, à l'ouest, au centre du pays, cette force va se déployer également dans le sud, si bien qu'elle va couvrir les deux tiers de l'Afghanistan. Dans ce sud qui est un des foyers de la rébellion antigouvernementale, l'ISAF aura la  charge notamment de  plusieurs «équipes provinciales de reconstruction» -  avec le risque d'avoir à se consacrer à des tâches plutôt civiles de police ou d'anti-terrorisme, style contrôle aux frontières, «chasse aux talibans», lutte contre le trafic de drogue -   le genre d'activités auxquelles s'adonnent  à l'est, à la frontière pakistanaise, les forces spéciales - américaines essentiellement, épaulées par de petits contingents français et néerlandais : c'est l'opération dite «Liberté immuable», clairement anti-terroriste et sous commandement US, dont l'objectif reste la capture de l'insaisissable Ben Laden.
_______________________________________________
Anti-imperialiste mailing list
Anti-imperialiste@chiffonrouge.org
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10:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2005

13/12/2005: NOUVEAU : Jazeera-Pinter-Monsanto-Sarkozy-Cheney-RSF-Otan

 

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Tuesday, December 13, 2005 4:52 PM
Subject: NOUVEAU : Jazeera-Pinter-Monsanto-Sarkozy-Cheney-RSF-Otan



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22:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2005: [indymedia.be] WTO | OMC | Hoegaarden | DreamWorks verkocht | Montréal


----- Original Message -----
From: info@indymedia.be
Sent: Tuesday, December 13, 2005 4:37 PM
Subject: [indymedia.be] WTO | OMC | Hoegaarden | DreamWorks verkocht | Montréal



WTO | OMC

[NL] In Honkong werd de aftrap gegeven van de zesde ministeriële conferentie van de Wereldhandelsorganisatie (WTO). Op de agenda staat de verdere liberalisering van de wereldhandel. Van overal in de wereld stromen actievoerders toe. Zij vinden dat de WTO wereldwijd de sociale rechten ondermijnt. [ Dossier ]

[FR] La 6ie conférence ministérielle de l'organisation mondiale du commerce se tiendra du 13 au 18 décembre à Hong-Kong. [Dossier]

Werknemers en bewoners vechten voor hun Hoegaarden

Drieduizend mensen betoogden zaterdag in Hoegaarden voor het behoud van de plaatselijke brouwerij. InBev hevelt de productie van het witbier over naar Jupille. Daardoor verdwijnen 59 van de 132 banen.
[Foto's] Hoegaarden op straat

Generatiepact

DreamWorks verkocht

DreamWorks, het filmbedrijf van de Amerikaanse regisseur Steven Spielberg en producent van blockbusters zoals "Shrek" en "War of the Worlds", komt in handen van de media-reus Viacom.

Climate Change Convention | Sommet de Montréal

A Montréal, les Nations-Unies n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les initiatives à entreprendre pour la période post-Kyoto.

Joke van de Velde wint met glans Dom Bontje 2005 Verkiezing
Maar liefst 56.1 % van de in totaal 32.217 uitgebrachte stemmen kreeg ze. We hebben het over de blonde Joke van de Velde: zij mag zich dan ook vanaf vandaag officieel Dom Bontje 2005 noemen! +


 



22:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2005: Article sur le triomphe de la bête (Bush et la torture)

 
----- Original Message -----
From: Jean Marie Flemal
Sent: Tuesday, December 13, 2005 5:13 PM
Subject: Article sur le triomphe de la bête (Bush et la torture)



 
 

Les dépêches irakiennes de Dahr Jamail

http://dahrjamailiraq.com


Le texte qui suit est un envoi récent d’un nouvel auteur de la section « Covering Iraq » de DahrJamailIraq.com. Je ne puis que vous encourager à le lire d’un bout à l’autre. N’hésitez pas à y aller de vos commentaires sur le site.


-- DJ – 29 nov 05

Le triomphe de la bête

Zen Toro

22 nov 05

 

Les tortures infligées par les forces militaires américaines aux détenus irakiens sont indéniables. Nous savons aujourd’hui que l’administration Bush avait condamné la torture bien avant que les opérations « Enduring Freedom » et « Iraqi Freedom » ne soient lancées contre l’Afghanistan et l’Irak, dans toute l’hystérie de l’infiltration terroriste en territoire américain qui avait suivi les attentats du 11 septembre.

            Le membre du Congrès, Marty Meehan (démocrate du Massachusetts), pilier de la Commission du Congrès sur les Services armés, fut horrifié à la vue des photos de la prison d’Abou Ghraïb rendues publiques par le département de la Défense. À sa sortie de la salle sombre où siège la commission, Meehan fit remarquer : « J’ai été de toute évidence choqué et horrifié de découvrir que les nouvelles photos étaient encore plus horribles que celles que nous avions vues dans les médias. Rien ne peut excuser ni justifier ce qui s’est passé là-bas. »

            Au cours d’un récent voyage au Panama, le président Bush a pontifié sur le fait que les Américains « ne torturent pas » – c’était sa façon de faire valoir son autorité exécutive tout en empêchant le Congrès d’imposer des règles à la façon de traiter les prisonniers. Avec l’application de la Loi Patriot de 2001, le président Bush se faisait précisément accorder le pouvoir de déclarer « combattant ennemi » toute personne soupçonnée d’entretenir quelque rapport avec des terroristes ou le terrorisme en général et, partant, de suspendre son droit à l’habeas corpus. Le Sénat s’empressa de voter et d’ainsi permettre qu’on plonge, sans recours ni droits, des innocents dans la douleur et les ténèbres. Des citoyens américains épinglés comme « combattants ennemis » ne devraient pas se voir refuser l’application de la constitution. Mais un tollé impressionnant à propos des droits et de l’habeas corpus allait arracher un compromis permettant aux personnes arbitrairement arrêtées sans la moindre accusation, tenues au secret des années durant, torturées, humiliées, poussées à la folie (voire au suicide avant même de comparaître devant un tribunal bidon), d’aller en appel une fois condamnées. Tel fut le marché qu’on bricola de bric et de broc afin que Bush puisse le présenter comme un triomphe de l’esprit de l’homme et du génie américain.

            Dans sa confirmation des procédures d’interrogatoire, le procureur général des États-Unis [autrement dit, le secrétaire d’État à la Justice, NdT], Alberto R. Gonzales, symbolisa effectivement le génie américain en matière de torture : supplice de la baignoire, recours aux chiens pour susciter le stress, nudité forcée, encagoulement, privation sensorielle, privation de nourriture et de sommeil, exposition à des températures extrêmes, coups au visage ou au plexus, injection forcée de substances psychotropes, exécutions simulées et menaces d’expédier les détenus vers des pays où ils seraient torturés, tout cela « pouvait être envisagé dans certaines circonstances précises, pour autant que cela reste dans les limites appropriées et en fonction de la nature des actes précis pris en considération ».

Les membres de la commission judiciaire du Sénat ne sont pas parvenus à interroger Gonzalez à propos d’une information d’Associated Press datant de mars 2003 et faisant référence à des « militaires [américains] écoutant attentivement les experts israéliens et collectant des tuyaux utiles dans la longue histoire des opérations militaires israéliennes dans les zones palestiniennes et les villes libanaises ». Gonzalez contourna ces questions en suggérant qu’il pouvait avoir été conscient de « formations compensatoires en méthodes d’interrogatoire » (appelées « R-21 » par les initiés, pour « resistance-to-interrogation » en échange de l’octroi de milliards de dollars aux contrats de sécurité intérieure à Israël, un pays passé maître dans les interrogatoires sous la torture. Le Sénat laissa tels quels des rapports officiellement confirmés concernant certains aménagements en vue d’interrogatoires, en Jordanie, qui recouraient à « des méthodes d’interrogatoire (…) prohibées par la législation américaine. »  

D’autres découvertes encore concernant la torture, cette semaine écoulée : À Bagdad, Caroline Hawley, de la BBC, a fait état de la découverte de 173 Irakiens emprisonnés par les forces de la sécurité irakienne, dans le district de Jadiriya, au centre même de Bagdad. Le bâtiment utilisé pour séquestrer ces prisonniers sunnites, après vérification de Mohsen Abdul-Hamid, chef du Parti islamique irakien, était censé être utilisé comme cantonnement de la milice appelée la Brigade Badr, un escadron spécialisé dans des opérations secrètes.

Le Premier ministre irakien Ibrahim était d’accord avec le rapport de Hawley pour dire que les déténus avaient l’air mal nourris et qu’ils pouvaient avoir « fait l’objet de certaines formes de tortures ». « Pour rechercher un terroriste, ils incarcéraient des centaines d’innocents et les torturaient atrocement : apparemment, une condition préalable à la démocratie en Irak », ajoutait Abdul-Hamid.

Seymour Hersh a dit que le gouvernement américain était en possession de bandes vidéo de viols d’enfants à la prison d’Abou Ghraïb. « Des choses parmi les plus atroces se sont passées et vous n’en avez même pas idée, OK ? Les femmes faisaient sortir en douce des messages disant : ‘Par pitié, venez et tuez-moi.’ Ce qui s’est passé, et ce qui se passe en gros, c’est que ces femmes ont été arrêtées avec des petits enfants et c’est bien de cela qu’il s’agit sur ces bandes. Les enfants ont été sodomisés pendant que les caméras filmaient ces scènes. »

 

*

 

D’où vient cette pulsion vers la torture ? Roger Burbach et Jim Tarbell ont écrit dans leur ouvrage, « Imperial Overstretch: George W. Bush and the Hubris of Empire » (La surextension impériale : George W. Bush et la volonté de démesure de l’Empire) que les États-Unis étaient « une nation impériale imposant on ne peut plus crûment sa volonté aux autres ». La torture est la manifestation d’une justice reposant sur la conviction que les vertus de la démocratie doivent être promues dans la véritable intention de « faire en sorte que les États-Unis pénètrent les économies d’autres pays » - c’est la même intention qui anime la politique américaine en Amérique centrale et du Sud. Le slogan – « les démocraties libre-échangistes » - a été remodelé en « démocraties contrôlées qui reconnaîtraient les prérogatives d’un conflit international ». Et quelle meilleure façon existe-t-il d’apparaître comme un empire mondial incontesté, sinon sous le prétexte de la « guerre contre le terrorisme » comme moyen de promouvoir un « complexe pétro-militaire » qui entretient des conflits armés permanents et torture autrui afin de lui arracher sa soumission.

            Selon « The Defense Monitor » de septembre-octobre 2005 (l’organe d’information du Centre de la Défense) citant le rapport annuel du Service d’études du Congrès, « en 2004, les États-Unis demeurent le plus gros exportateur d’armes au monde vers les nations en voie de développement et ils ont été en tête de tous les  pays, à la fois sur le plan des accords de transfert d’armements et des livraisons d’armes, y compris 6,9 milliards de dollars d’accords de transfert avec les pays en voie de développement ». Avant le 11 septembre, sur les 189 pays des Nations unies, les États-Unis assuraient une présence militaire dans 153 d’entre eux. Depuis lors, Bush a installé quatorze nouvelles bases militaires couvrant l’Europe de l’Est, l’Irak, le golfe Persique, le Pakistan, l’Afghanistan et les républiques de l’Asie centrale comme l’Ouzbékistan et le Kirghizistan. C’est ce que les Américains appellent leurs « bases d’opérations avancées ».

            Si l’on a le sentiment qu’une bête pèse sur le monde, c’est d’une bête familière, qu’il s’agit. Elle est sortie des forces organiques les plus sombres de la politique américaine de la guerre froide. Elle retourna se tapir quelque temps lorsque le président Richard M. Nixon rompit l’impasse qui séparait les États-Unis de la Russie soviétique, mais elle est parvenue à se frayer à nouveau un chemin à coups de griffes en quittant la pénombre du Bureau ovale (le bureau du président à la Maison-Blanche, NdT). Une fois de plus, elle vient d’un homme moralement faible, manquant d’humilité personnelle, et elle est de plus en plus alimentée par la phobie du communisme et du socialisme profondément enracinée dans ce milieu pétrolier texan d’extrême droite que son père connaît si bien (par exemple, la John Birch Society ou le Parti nazi américain) et elle était en plus infestée de personnages issus du crime organisé afin d’ourdir l’assassinat de Fidel Castro en s’associant à la mafia et à la CIA. Depuis l’arrivée de George W. Bush à la présidence, nous avons été plongés dans les entrailles mêmes de la bête. Au moment où l’invasion de l’Irak se dessinait, en 2002, l’ancien ambassadeur des États-Unis en Arabie saoudite, James Akin, fit remarquer : « Les compagnies pétrolières américaines seront les principales bénéficiaires de cette guerre. Nous nous emparons de l’Irak, y installons notre régime, produisons du pétrole au taux maximal et disons à l’Arabie saoudite d’aller au diable. » Et, pour lui tenir la main, la Constitution des États-Unis par la même occasion.

 

*

 

L’historien de Yale, Paul Kennedy, a écrit dans son ouvrage « The Rise and Fall of Great Powers » (La montée et le déclin des grandes puissances - 1987) que les États-Unis « courent le risque, si familier aux historiens de l’ascension et de la chute des grandes puissances d’antan, de ce qu’on pourrait appeler en gros ‘la surextension impériale’ ».  Il est certain que les démonstrations de force de l’administration Bush, telles que nous les avons vues, c’est-à-dire ensevelies sous des monceaux de mensonges prétendant qu’on « ne torture pas » ceux qu’on désigne comme des « combattants ennemis », dissimulent en fait des signes de faiblesse stratégique.

            Bien que malencontreux et criminels, les attentats terroristes peuvent être directement portés au compte de la présence militaire américaine dans les pays arabes et considérés comme un effort pour faire cesser l’envahissement des sociétés étrangères et la croisade militaire et totalitaire apparemment sans fin de Bush. Dans Planet Porto Alegre, Tariq Ali parle du bellicisme outrancier de Bush en ces termes : « C’est une mantra à usages muiltiples. Le premier objectif est de convaincre le public que les terroristes sont des musulmans cinglés qui commettent des attentats à la bombe contre la modernité, la démocratie, la liberté, ‘nos valeurs’, etc. »  

            Rappelez-vous Satar Jabar, l’homme au visage recouvert de la photographie emblématique, largement diffusée, et que l’on avait attaché avec des fils électriques, maintenu debout sur un seau et que de nombreux Irakiens, par dérision, avaient surnommé « la statue de la Liberté ». On a donné à cet homme un air de démon sorti tout droit d’une peinture de Bruegel, « Le triomphe de la mort », une représentation allégorique des horreurs de la guerre – un panorama urbain envahi d’une obscure fumée et d’armées de squelettes massacrant les habitants de toutes sortes de façons plus horribles les unes que les autres. Au beau milieu du carnage, un dément joue de la flûte pendant qu’un squelette batifole autour de lui.

            Malheureusement, le 11 septembre a davantage modifié les existences des non-Américains que celles des Américains. Des dizaines de milliers d’Irakiens ont été emprisonnés, torturés, tués et privés de toute protection des droits de l’homme, tel l’habeas corpus, par exemple. Le Premier ministre anglais Tony Blair est même intervenu sur le droit à pratiquer la torture, rabrouant les juges les plus éminents de Grande-Bretagne en disant : « S’il devait y avoir des obstacles juridiques, nous légiférerons et, si nécessaire, nous amenderons la législation des droits de l’homme. » Blair doit avoir écouté les consignes de Bush. La sinistre attaque de ce dernier sur ce qui reste de démocratie consiste ni plus ni moins en la radiation complète de l’habeas corpus de la Constitution américaine.

            Ceci est particulièrement troublant puisque l’une des innombrables raisons avancées par la clique de Bush en vue de l’invasion de l’Irak par les Américains était qu’il s’agissait d’une intervention humanitaire destinée à renverser une dictature brutale et à la remplacer par un gouvernement s’appuyant sur les principes de la démocratie, le règne de la loi et le respect des droits de l’homme.

De façon ironique, on assiste à des abus commis par des Irakiens sur d’autres Irakiens, comme c’est le cas de la part de la police irakienne vis-à-vis des détenus prisonniers irakiens, exactement comme à l’époque de Saddam Hussein. Rien n’a changé, si on considère les preuves des viols et des tortures perpétrés à Abou Ghraïb et orchestrés par des officiels américains.

            « La question n’est pas de savoir qui ils sont, mais qui nous sommes », a déclaré le sénateur John McCain (républicain de l’Arizona) en défendant son amendement d’un projet de loi concernant les attributions de la défense, amendement qui aurait empêché les officiels américains d’infliger « des traitements cruels, inhumains et dégradants » à des détenus au cours de la guerre contre le terrorisme. Mais quelqu’un devrait expliquer au sénateur McCain, un vétéran de la guerre du Vietnam qui fut torturé par ses geôliers durant les cinq années qu’il passa dans un camp vietnamien de prisonniers de guerre, que la politique des interrogatoiores par la force telle que la préconise Bush s’appuie sur deux poids deux mesures : d’après l’administration, nous pouvons « leur » infliger des tortures parce qu’« ils » sont différents de « nous ». Cela fait froncer les sourcils des dissidents du Congrès. Il est certain toutefois qu’une telle prémisse n’a pu que résulter en pas mal d’homicides dont on ne sait rien, puisque nous ignorons encore le nombre et la capacité des prisons secrètes (situées en Europe de l’Est) contrôlées par la CIA, de même que la nature exacte des techniques d’interrogatoire pratiquées dans ces « sites noirs » et que nous ignorons en outre ce que sont précisément ces exceptions au traitement humain des prisonniers.

            L’introduction par le sénateur McCain d’un amendement contre la torture a été saluée par les éditorialistes du pays tout entier comme un grand pas en avant mais elle n’a rien fait d’autre que de régurgiter le règle de la loi. Il était déjà interdit aux forces américaines de soumettre le moindre prisonnier « à des traitements ou châtiments cruels, inhumains ou dégradants », conformément à la Constitution et à la Convention des Nations unies contre la torture.

 

*

 

Alexander Herzen a dit, à une autre époque : « Nous ne sommes pas les médecins, nous sommes la maladie. » Même d’après les chiffres du Pentagone, plus de 21.000 personnes ont été enfermées sans le moindre procès rien qu’en Irak. Les prisons sont si peuplées que, dans un geste de propagande présenté comme un témoignage de bonne volonté humanitaire, l’administration Bush a relâché 1.500 détenus à la fin du Ramadan. La vérité est que les conditions de vie en surnombre se détériorent très rapidement. Sous la classification de « combattants ennemis », on ignore combien de milliers de personnes, à l’instar des Irakiens, ont été injustement emprisonnées dans le monde. Nous, les Anglais et les Américains, avons ouvertement et volontairement permis aux Irakiens de subir ce qu’il y avait de pire dans cette farce délibérée que sont les droits de l’homme revus par l’administration Bush. 

Avec le détricotage récent de la disposition d’habeas corpus ad subiciendum de l’amendement Graham-Levin apporté au Projet de loi concernant les pouvoirs spéciaux accordés à l’armée par le sénat américain, c’est une pierre angulaire de la jurisprudence américaine qui a été délitée. Aujourd’hui, même des citoyens américains peuvent être emprisonnés indéfiniment, sans accusation ni procès (…). Toute personne cataloguée comme « combattant ennemi » peut être jeté dans un cul de basse fosse n’importe où, indéfiniment, sans possibilité d’interjeter appel ni de faire valoir son statut.

Le sénateur Lindsey Graham (républicain, Caroline du Sud) a installé dans le monde entier un millier de ténébreux endroits qui permettront à Bush de lâcher la bride à ses surenchères démentielles. Terminé, pour les simples citoyens, l’équilibre du pouvoir des tribunaux tel qu’il figure dans la Constitution américaine. C’est une honte de faire une loi avec cela, mais le scandale intrigue encore plus. Le vieux texte de l’habeas corpus est aussi ancien que la Grande Charte, la Magna Carta. « Il est trop fondamental, trop important, trop précieux pour être récrit sur le dos d’une enveloppe, puis appliqué, en quatre jours à peine, comme un vulgaire amendement à un projet de loi concernant une habilitation, puis revisé une fois encore à la hâte. »  Aucune séance de commission n’a été tenue, aucun rapport de commission n’a été présenté et, mieux encore, aucun sénateur n’a même vu le projet Graham-Levin avant qu’il ne soit soumis au vote. Manifestement, c’est par le biais d’une basse manoeuvre politique qu’ils se sont précipités pour liquider les mérites admirables de la Constitution américaine afin de violer sciemment l’égalité dans la protection, l’équité des procédures et autres droits de l’homme. L’amendement Graham-Levin a fait de l’Amérique un ennemi formel des droits de l’homme. Et pourtant Bush a le toupet de prétendre que la nouvelle constitution irakienne a établi une démocratie. En réalité, à l’instar de ce que nous voyons aujourd’hui en Amérique, les Irakiens vont être soumis à ce qu’on peut appeler un « système juridique alternatif ».

            Les médias traditionnels qui, nous le savons, sont complices des manigances de l’administration Bush, ont délibérément évité de faire la lumière sur ces tripotages constititionnels et sur les actions qu’ils ont entraînées Tout cela est délibérément tenu dans l’ombre, loin du peuple américain. Mais quand cela concenre leur propre jardin, comme dans le cas du système Rumsfeld-Poindexter de connaissance totale de l’information qui aurait donné à la clique de Bush un contrôle total sur tout et digne de « 1984 » d’Orwell, les rédacteurs en chef du pays tout entier y sont allés de leurs doléances. Et, par conséquent, le projet a été gelé, puisque notre notre journaliste qui monte la garde contre les sanctions de l’État s’attend à la clémence du fait qu’il parade au même pas que la marche de mort de Bush.

            En compagnie d’autres organisations, les Christian Peacemaker Teams (CPT - Equipes des Pacifistes chrétiens) ont fait savoir, le 1er novembre 2005, que les Irakiens avaient besoin de notre aide pour mettre un terme à la torture organisée par les forces irakiennes et soutenue officiellement par Washington. Les CPT ont passé presque deux ans à récolter des informations sur les violences subies par les détenus irakiens dans les prisons gérées par les Américains en Irak. Ici, un rôle décisif est tenu par les deux nouveaux groupes de commandos, les brigades Wolf et Scorpion, qui rappellent les escadrons de la mort en Amérique centrale, lesquels avaient été organisés par le diplomate de carrière John Negroponte, directeur des renseignements natioaux des États-Unis et qui, du temps de l’administration Reagan, avait couvert les violations des droits de l’homme commises au Honduras par des agents entraînés et formés par la CIA. Negroponte sait ce qu’il faut faire pour obtenir la priorité, dans un nouveau territoire, de liquider des innocents. C’est la vérité banale de l’affreuse réalité de la Bête.

            Les CPT ont reçu des comptes rendus de première main de ce que la quasi-totalité du monde entier sait déjà de la façon dont les États-Unis gèrent les prisons en Irak : « La méthode de torture rapportée par les survivants et les familles comprend : séances de coups avec des câbles, chocs électriques, électrocutions prolongées (on a appris que deux hommes étaient morts cette semaine à Bassora et tous deux présentaient des preuves irréfutables d’électrocution jusqu’à ce que mort s’ensuive), privation de nourriture et de sommeil, coups sur la plante des pieds, positions contraignantes et suspension au plafond. »

            La torture est à tout le moins une pratique aussi commune, dans la « guerre contre le terrorisme » de Bush, qu’elle ne l’était durant l’Inquisition espagnole. Les hérétiques étaient envoyés au bûcher, roués vifs, suspendus à des mâts. Le travail était forcé et l’aristocratie religieuse crachait sur la moindre revendication en matière de droits de l’homme. Frapper d’interdiction les traitements cruels, inhabituels et inhumains avait ses implications manifestes, comme il est dit dans la nouvelle Constitution irakienne.

            Je doute fort que de nombreux Américains aient pris la peine de lire la version complète de la traduction de la Constitution irakienne, bien qu’ils aient payé des milliards de dollars et de nombreuses vies de concitoyens pour qu’on l’applique. Peu sont conscients des points faibles provisoires, des inconsistances et des manipulations manifestes du langage, telle que la ségrégation par régions de la clause des deux tiers des votes qui permet à l’occupation de dicter le type de « souveraineté » qu’elle désire constituer dans ce berceau sacré de l’humanité. Il n’y a pas de « une personne, une voix » pour permettre aux Irakiens de choisir leur président. Le contrat pour la démocratie en Irak est un document aseptisé, destiné sans surprise à pervertir toute sauvagarde des droits de l’homme à l’aide de zones sombres sujettes à toutes sortes d’interprétations favorisant l’apparition d’une monarchie plutôt que celle d’une démocratie.

            En outre, il est on ne peut plus évident que la présence des troupes américaines viole les dispositions démocratiques de la constitution récemment approuvée. Après le 31 décembre 2005, lorsque le nouveau gouvernement irakien entrera en fonction, il sera intéressant d’examiner précisément comment Bush prévoit d’orchestrer le contrôle et les responsabilités sans violer les principes démocratiques mêmes qu’il se vante d’avoir mis en place. Jusqu’à présent, Bush a lamentablement échoué dans son modèle de rôle consistant à appliquer le règne de la loi. C’est particulièrement évident dans la Loi administrative de transition sortie par le Conseil dirigeant irakien, par exemple, législation transitionnelle dans laquelle figuraient plusieurs garanties des « droits fondamentaux » des Irakiens, telle l’égalité devant la loi (article 12). Où cela-t-il été appliqué pour les dizaines de milliers de détenus ?

            Aujourd’hui, le préambule, en s’adressant aux Irakiens, dit ceci : « Fils de la Mésopotamie, pays des prophètes, lieu de repos des saints imams, des pères de la civilisation et des inventeurs de l’alphabet, berceau de l’arithmétique » ou encore « inspirés par l’injustice contre les villes saintes (…) créer un nouvel Irak, l’Irak du futur, sans sectarisme ni luttes raciales ni régionalisme ni discrimination ni isolement ».

            Le texte médiéval de l’habeas corpus disait : « Vous prenez possession du corps devant être soumis à un examen » et, bien qu’on en trouve des traces dans l’expression constitutionnelle de l’Irak, il n’y a pas de clarification bien précise à propos de la responsabilité des actuelles infractions aux droits de l’homme sous l’occupation américaine.

            L’article 17 dit ceci : Toute personne a droit à une vie privée personnelle tant qu’elle ne viole pas les droits d’autrui ou la moralité générale. 2° – Le caractère sacré du foyer est protégé. On ne peut ni y entrer, ni y fouiller, ni le violer, sauf par décision judiciaire et conformément à la loi.

            Une autre disposition, pour autant qu’elle soit appliquée aux forces américaines, mettrait un terme aux opérations de « bouclage et de recherche » dans les quartiers urbains. Les Irakiens connaissent bien cette technique, puisque leurs maisons sont visitées la nuit, que leurs occupants sont rassemblés dans une seule pièce, alors qu’ils sont toujours dans leurs vêtements de nuit, et que les hommes sont fichés, voire même emmenés avec les menottes aux poignets.

Article 19, 5° – L’accusé est innocent tant que sa culpabilité n’a pas été prouvée devant un tribunal légal et impartial. L’accusé ne peut être jugé à nouveau pour la même accusation après avoir été acquitté, à moins que de nouvelles preuves apparaissent. Cet « à moins que de nouvelles preuves apparaissent » semble faire l’effet d’un pléonasme puisque il n’y a de toute façon pas de garantie de procès loyal et rapide.

            Sous l’article 12, on peut lire : Il n’y aura pas de détention (arbitraire).

Le général Kimmitt a défendu les procédures utilisées par les comandants américains en Irak comme étant plus rigoureuses même que ne l’exigeait la législation internationale. « On a installé une commission d’examen et on l’utilise bien plus fréquemment que ne le requièrent les Conventions de Genève, et cette commission examine le cas de la personne en question », a-t-il dit. « Et, après un certain temps, quand ces personnes semblent ne plus constituer une menace pour la sécurité de la nation, on les relâche. » Manifestement, cette commission rassemblant trois personnes ne faisait pas son boulot, s’il faut en croire le rapport du général divisionnaire John Ryder (2004), rapport dans lequel on peut lire que des Irakiens avaient été détenus plusieurs mois pour des motifs aussi futiles qu’avoir exprimé « du déplaisir ou de la mauvaise volonté » à l’égard des troupes américaines. Des centaines de prisonniers ont été enfermés à Abou Ghraïb, « malgré un manque de preuves qu’ils constituaient une menace sécuritaire pour les forces américaines ».  

            Article 21 : Nul Irakien ne sera remis à des institutions ou autorités étrangères.

            Au cours des quatre années écoulées, la CIA a installé un réseau de prisons secrètes dans huit pays, dont la Thaïlande, l’Afghanistan et plusieurs démocraties de l’Europe de l’Est ainsi que dans d’anciens complexes soviétiques abandonnés. Connus sous le nom de « sites noirs », pour utiliser le jargon de la Maison-Blanche, leur existence et leur situation ne sont connues que d’une poignée d’officiels américains, y compris le président et quelques officiers supérieurs des renseignements de chaque pays d’accueil, rapporte le Washington Post. À propos des questions de sécurité nationale, la CIA et la Maison-Blanche ont dissuadé le Congrès de témoigner ouvertement sur les détenus et leurs conditions de détention.

            La seconde partie de la constitution déclare textuellement que la torture ne pourra être tolérée.

            Article 35 : 1° (a) La liberté et la dignité d’une personne sont protégées. (b) Personne ne sera détenu ni interrogé sauf sous décision juridique. (c) Toutes formes de torture, mentale ou physique, et de traitement inhumain, sont interdites. Aucun aveu obtenu par la contrainte ou par des menaces de torture ne sera reconnu et la partie lésée peut réclamer des dommages pour toute atteinte physique ou mentale qu’elle s’est vu infliger. 2° L’État est chargé de protéger l’individu de toute forme de coercition sur le plan de la pensée, de la religion ou de la politique, et personne ne peut être emprisonné en fonction de tels motifs.

            Article 44 : Tous les individus ont le droit de bénéficier des droits reconnus dans les accords et traités internationaux concernant les droits de l’homme et reconnus par l’Irak, pour autant que ces droits ne contreviennent pas aux principes et règles de la présente constitution.

La publication conservatrice espagnole La Razon (16 décembre) écrivait ceci : « Il est alarmant de voir que la crainte apparue au lendemain du 11 septembre dans la plus puissante des nations a aveuglé ses dirigeants au point qu’ils considéreraient comme fondé un crime de l’État et comme légale l’exécution, sans jugement préalable, de personnes accusées de terrorisme par un service sécuritaire pourtant discrédité… »

            Du 24 au 28 octobre 2005, une petite centaine de communautés dans le monde ont actionné une cloche une fois par minute et un millier de fois d’affilée, pour symboliser les plus de 100.000 civils irakiens tués depuis l’invasion américaine de mars 2003. L’action a été lancée par les Voices for Creative Nonviolence (Voix pour la non-violence créatrice). Cette cérémonie des 100.000 coups de cloche s’appuyait sur l’estimation du chiffre des morts telle que publiée par le journal médical britannique, The Lancet, et remontant déjà à plus d’un an. Le but de cette cérémonie est d’attirer l’attention sur la gravité de l’impact des États-Unis sur la population irakienne.

 

*

 

« Décrivez-moi tel que je suis », disait Cromwell, « mon âme abhorre tout ce qui est moins que la vérité. » Dans le long défilé de l’histoire telle qu’elle a été enregistrée, il y a certains moments qui, plus souvent qu’on ne pense, sont éponymes de certains personnages, grands ou ignobles. Les historiens discutent et le révisionnisme s’est mué en une sorte d’artisanat. Winston Churchill estimait que la vérité était si précieuse qu’il convenait d’instaurer un garde-fou contre le mensonge. Des mensonges protégeaient la vérité de Nixon, c’était le subterfuge de la politique qui entretenait le mépris tout en sacrifiant la souveraineté. La réalité de la genèse de l’invasion de l’Irak par Bush repose malheureusement sur des mensonges, davantage encore que l’effet cumulatif de ses prédécesseurs à la présidence qui a fini par faire dérailler complètement le gouvernement constitutionnel.

            Ce passage pseudo-biblique cité par George Bush : « Nous avons escaladé la puissantre montagne. J’ai vu la vallée au fond et c’est une vallée de paix » pue l’absence totale de crédibilité qui l’a amené à usurper son pouvoir. À coup sûr, il ne pensait certes pas à la vallée du Tigre ou de l’Euphrate. Il est on ne peut plus évident que les événements très bien documentés qui ont fait l’objet d’enquêtes et de recherches intenses et que sont les trahisons de l’administration Bush, gravitent en direction de cette masse critique de matériel solide telle que la fondation, la source solide, la source première, en concurrence avec la crasse et la fange lancées à partir du Bureau ovale sur ses « ennemis » supposés, masse critique qui participe de la même paranoïa infernale qui s’était installée chez Nixon.

            Et, à l’instar de Nixon, Bush confond ses objectifs politiques avec la sécurité de la nation. La tragédie de Bush, c’est qu’il a lâché l’orgueil démesuré de la Bête à l’intérieur de son pays même, sur l’Irak et sur la destinée de la planète tout entière. Ses proches, ses mignons, en quelque sorte, qui ont tenté en vain de le protéger contre lui-même, connaissent l’atmosphère trompeuse, surréelle qui plane sur la Maison-Blanche. Toute critique constructive de la qualité de chef d’État chez Bush est condamnée d’avance, puisque l’honnêteté est considérée comme une faiblesse. En lieu et place, on instaure un service en béton, comme dans le terrorisme, afin de protéger l’administration Bush. Et, comme effet, on assiste à une corrosion de la démocratie.

            La fragilité, le sentiment, la gentillesse, la confiance, voilà des critères tout juste bons pour les fous, s’il faut en croire les républicains. Tout homme politique sait que les modestes talents que Dieu lui a donnés constituent la seule voie morale vers le pouvoir. Et il en va de même pour les politiciens corrompus qui, confrontés au risque de voir leurs mensonges démasqués, surenchérissent dans le mensonge, produisent de nouveaux mensonges destinés à transformer leurs « ennemis » en cendres, des mensonges tortueux, pleins d’imagination sur le fait qu’ils n’avaient jamais menti le moins du monde au début et, après cela, ils se mettent à dégoiser des flots d’homélies, se drapent eux-mêmes dans la vérité, la justice et la façon de voir des Américains alors qu’en permanence, dans les sombres ruelles latérales, ils poignardent lâchement la justice dans le dos.

            Nous ne pouvons excuser une conduite illégale sur base de ce que d’autres pourraient faire pire, soit dans notre propre pays, soit à l’étranger. La démocratie américaine est composée d’individus et le seul contrat contraignant dont nous disposons n’est autre que la protection de la règle de la loi, l’habeas corpus. Pas même le président ne peut volontairement violer les droits de l’homme quand il revendique la victoire en Irak, parce que cela sonnerait creux. Nous ne pouvons manquer de sanctionner ceux qui, au sein du gouvernement, abusent de leur pouvoir et font obstruction à la justice. Si nous ne le faisions pas, nous ferions du crime notre legs.

            George W. Bush, le riche petit gars de l’Ivy League qui n’avait pas de talent naturel pour la politique, avec les élites du pétrole texan qui l’orientaient dans sa passion pour l’introversion, est dénué de la moindre  sophistication académique, il est soupçonneux sur le plan social, haché et hésitant dans son discours, incompétent pour le débat politique et la diplomatie, il ne brille que par ses tentatives dissimulatrices et traîtresses, une audace vulgaire à vouloir se faire passer pour une victime de l’establishment libéral, ou encore ses échecs dans ses rapports avec ses subordonnés. Ce même Bush a compris en un instant ses attaches naturelles avec le gouvernement et le souci commun d’un profit politique grandiose.

            Par conséquent, Bush a violé la règle incontournable de la politique : Ne libérez pas la Bête. En fin de compte, le quarante-troisième président des États-Unis se sera frappé lui-même d’empêchement tout simplement en raison d’une absence de transparence crédible et de sens de la responsabilité administrative, et ce, dès le début de son règne, pour avoir supprimé l’habeas corpus par simple obsession de la torture.

 

Traduit de l' anglais

par notre ami Jean-Marie FLEMAL,

avec tous mes remerciements !

RoRo


22:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2005: Les yankees ont-ils avancés depuis ?????


----- Original Message -----

From: val de sambre
Sent: Tuesday, December 13, 2005 5:42 PM
Subject: Les yankees ont-ils avancés depuis?????



La légende de Saint Nicolas

   En 1865, la fin de la guerre de Sécession aux États-Unis marque l'abolition de l'esclavage pour l'ensemble du pays. C'était il y a 140 ans…

    L'esclavage, un système ancien

Pratiqué depuis la nuit des temps, l'esclavage s'exerçait en général sur les vaincus, les membres d'un autre clan, groupe ethnique ou pays, ou bien d'une autre religion. Dans l'Antiquité, les hommes d'un peuple vaincus étaient massacrés, les femmes et les enfants emmenés en esclavage. Plus près de nous, en Afrique et au Moyen-Orient, les femmes esclaves avaient plus de valeur parce qu'elles servaient de concubines et travaillaient la terre. Les musulmans considéraient qu'ils avaient le droit de réduire les chrétiens en esclavage. Mais, dans l'Ancien Monde, l'esclave n'avait pas une couleur de peau nécessairement différente de celle de son maître. Surtout, il n'était pas réduit aux seules tâches agricoles ou domestiques. Certains esclaves étaient soldats, épouses, précepteurs, tuteurs, régisseurs, fonctionnaires, parfois de très haut rang, avec un pouvoir tout à fait considérable…

    Un Nouveau Monde où la liberté n'est pas une valeur en soi

    Sur le continent américain, l'esclavage a pris de nouvelles formes. Son développement est intimement lié à celui du travail agricole à grande échelle, des plantations commerciales. Dans un premier temps, ce furent des européens que l'on prit en travail forcé pour travailler la terre : le besoin des colons propriétaires en bras étaient tels qu'on institutionnalisa le " travail sous contrat " faisant venir d'Europe des travailleurs miséreux qui devaient donner quatre à sept ans de leur vie à la plantation en échange du paiement de leur voyage jusqu'au Nouveau Monde. Un contrat d'autant plus apprécié des planteurs et propriétaires du Sud que l'État leur accordait 80 hectares de terre supplémentaires par travailleur importé ! Cet ouvrier agricole sous contrat était totalement soumis à son maître dans des conditions identiques à l'esclavage : les châtiments corporels n'étaient pas rares, le mariage interdit, ils pouvaient être vendus pour la durée restant au contrat, les évasions ou désobéissance punies par un allongement du contrat et parfois le fer rouge, etc. Cet univers, où les plus riches exploitent sans aucun état d'âme les plus pauvres, semblait alors naturel, inhérent à la condition humaine.

    Quand l'esclavage américain prend une forme nouvelle et terrible

    C'est en 1619 que les vingt premiers esclaves africains débarquent en Virginie. Au départ, leur sort était variable : ils dormaient, mangeaient, travaillaient avec les Européens sous contrat, se mariaient parfois avec eux, étaient libérés pour un tiers d'entre eux. Or, à la fin du XVIIème siècle, les besoins en bras pour travailler la terre dans le Sud triplent alors que les travailleurs sous contrat en provenance d'Europe se raréfient à partir des années 1 660. Les planteurs se tournent alors vers l'Afrique, pour en faire venir, cette fois pas du tout volontairement et massivement, des travailleurs qui serviraient à vie et qui pourraient d'autant moins se sauver que leur propre couleur les dénonçait. L'esclavage prit alors sur ce continent, dans les régions agricoles, une forme totalement nouvelle, tant pour le travail fourni que sur l'aspect racial de l'exploitation. À partir des années 1680, un arsenal de lois sépara totalement la population blanche de la noire, en augmentation constante. Le premier code de l'esclavage, établi en Virginie, date de 1680. Celui de la Caroline du Sud de 1690. Tous furent renforcés par la suite jusqu'au milieu du XVIIIème siècle où l'esclavagisme fut définitivement érigé en système dans le Sud. Il devint le fondement même de l'économie locale dans toutes les régions d'agriculture commerciale intense.

    10 à 11 millions d'Africains déportés

    On évalue à 10 ou 11 millions le nombre d'Africains déportés comme esclaves en Amérique. Une minorité seulement (600 000 à 650 000) était à destination de l'Amérique du Nord, les autres partant vers le Brésil et les Caraïbes. Mais comme les conditions de vie et de travail y étaient extrêmement dures, qu'on n'y utilisait souvent que des hommes, ils y firent peu souche. C'est la minorité envoyée en Amérique du Nord qui donna naissance à la plus importante population d'esclaves des deux Amériques (puisqu'un enfant d'esclaves était nécessairement esclave). En 1810 par exemple, selon le spécialiste Peter Kochlin, on trouvait aux Etats-Unis 1,1 million d'esclaves, soit le double de tous les Africains " importés " dans cette région en 200 ans.

    Enfin l'abolition !

    Lors de la guerre de Sécession, les États du Nord n'étaient d'accord sur rien (ni sur les droits des ouvriers, des femmes ou sur les taxes douanières)… sauf sur une chose : ils étaient tous d'accord pour abolir l'esclavage. Celui-ci fut officiellement aboli le 1er janvier 1863 par le président Lincoln, mais il fallut attendre la fin de la guerre et la victoire du Nord pour que fut voté, en janvier 1865, le treizième amendement à la Constitution interdisant l'esclavage partout sur le sol des Etats-Unis d'Amérique. Un changement fondamental, immédiat juridiquement, mais que le racisme mit du temps à rendre effectif dans les relations sociales… Une longue marche commençait.

Texte : Marie-Odile Mergnac
retransmis par Alain Durigneux qui se demande si il y a eu une évolution depuis 1865 aux USA?

21:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2005: LES NOUVELLES DE HONG KONG (1)

----- Original Message -----
From: raoul.jennar@wanadoo.fr
Sent: Tuesday, December 13, 2005 5:32 PM
Subject: nouvelles 1



 

13 décembre 2005


LES NOUVELLES DE HONG KONG (1)


par Raoul Marc JENNAR

chercheur

urfig@wanadoo.fr



Dans l’île de Hong Kong, Wanchai est le nom du quartier où se trouve le centre des conférences, immense bâtiment aux formes futuristes qui a été construit sur la mer, comme la proue d’un navire qui avance dans la baie. Depuis dimanche, Wanchai est pratiquement en état de siège, avec un déploiement extraordinaire de moyens de sécurité allant jusqu’à des patrouilles navales dans la baie. Aujourd’hui, dans ce quartier, s’est ouverte la 6e conférence ministérielle de l’OMC.


Les gouvernements de 150 pays (l’Arabie Saoudite et Tonga viennent d’être admises) vont débattre pendant environ 100 heures, d’ici à dimanche, du texte de projet de déclaration ministérielle qui leur a été communiqué par les instances dirigeantes de l’OMC.


Outre les délégations officielles de 150 pays sont présents les journalistes et, en quelque sorte en observateurs parfois davantage, 3.200 personnes de la société civile qui compte tout à la fois des représentants des organisations patronales (les deux tiers) et des délégués d’associations et d’ONG.


Je retiens deux faits saillants de la cérémonie d’ouverture.


Le premier, c’est l’intense pression exercée par les différents orateurs (le chef de l’Administration de Hong Kong, le ministre du commerce de Hong Kong, M. Tsang, qui préside la conférence, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, Mme Amina Mohamed, ambassadrice du Kenya et présidente en exercice du Conseil général de l’OMC) pour que les ministres présents fassent des concessions et parviennent à un accord. Une insistance si forte quelle culpabilisait d’emblée celles et ceux qui se permettront de refuser les propositions avancées.


Ni Mme Mohamed, ni M. Lamy, ni M.Tsang, qui aurait chacun pu et dû le faire, n’ont signalé que le document soumis à la négociation comporte des annexes (elles représentent 36 des 48 pages de la version en français) dont aucune, sauf une, n’a fait l’objet d’un accord à Genève entre les représentants des différents Etats membres de l’OMC. On sait qu’une note introductive au projet de déclaration ministérielle indiquait cela dans la version présentée aux ambassadeurs à Genève, mais a disparu du document soumis aux ministres à Hong Kong. Il n’y est fait référence que dans une lettre adressée par Mme Mohamed et M. Lamy à M. Tsang. Une lettre qui n’a pas la valeur juridique du projet de déclaration et qui, au moins, aurait dû être lue à l’ouverture de la conférence. D’autant que M. Lamy, s’adressant la veille aux parlementaires de tous les pays présents ici, a souligné que son projet de déclaration ministérielle était soutenu par tous les Etats membres, omettant d’indiquer que c’est précisément parce qu’il contenait cette note introductive précisant les désaccords que le consensus avait pu être atteint à Genève. Bel exemple de coup tordu dont est capable M. Lamy.


Le second fait marquant de la cérémonie d’ouverture est la protestation exprimée par une délégation du réseau qui coordonne tous les réseaux altermondialistes « Notre monde n’est pas à vendre ». Alors que M. Lamy soulignait que son organisation n’est pas aimée, une vingtaine de militants parmi lesquels l’Américaine Lori Walach et le Philippin Walden Bello ont tenu à crier les injustices criminelles que provoquaient les accords de l’OMC. Faisant écho à ce que déclaraient lors de conférences de presse quelques heures plus tôt des délégations de pays du Sud, Walden Bello, directeur de Focus on the Global South (Bangkok), précisait : "We are protesting because we cannot continue to watch the WTO take away the lives and livelihoods of farmers, peasants and workers across the world” (Nous protestons parce que nous ne pouvons pas continuer à observer que l’OMC dégrade les vies et les conditions d’existence des fermiers, des paysans et des travailleurs à travers le monde) . Et il ajoutait : "There is nothing on the table at the WTO that is going to benefit developing countries. Developing countries must reject what is on offer. It is a case of 'no deal is better than a bad deal'. (Il n’y a rien sur la table de l’OMC qui va profiter aux pays en développement. On est dans la situation où pas d’accord, c’est mieux qu’un mauvais accord).


Au même moment, dans la rue, se déroulait la deuxième des trois grandes manifestations prévues et, comme lors de la première, cela se passait de la manière la plus pacifique qui soit. Comme dimanche, ils étaient plusieurs milliers à exprimer leur révolte par la parole, par les calicots, par des chants, des danses et des mimes. A la fin de la manifestation, un bateau couvert de slogans traversait la baie de Hong Kong et bravait les vedettes de la police maritime. Des fermiers coréens se sont jetés à l’eau et ont rejoint des collègues qui avaient plongé depuis les quais. Une manière à eux d’exprimer que l’OMC coule la petite paysannerie, mais qu’elle peut couler elle aussi.


Dans mon hôtel, je capte plusieurs chaînes de télévision (les émissions en anglais de la télé chinoise (Pékin) de la télé allemande, la BBC, CNN, TV5 qui donne les journaux télévisés belges, canadiens, français, et suisses). Je suis effaré de la manière dont on traite cette conférence de l’OMC, en particulier dans les chaînes francophones relayées par TV5 auxquelles je décerne sans difficulté le premier prix mondial de la caricature et de la désinformation : les seuls sujets abordés sont le dossier agricole et la violence redoutée des protestataires dont rien n’est dit, ou à peine, sur les motifs de leur protestation. Expliquer les différents accords, les enjeux de société qu’ils représentent et les controverses qu’ils suscitent, voilà une information de qualité qu’on ne trouve en fait qu’à la BBC. Pas un mot jusqu’à présent sur les chaînes francophones à propos du dossier capital des services alors qu’il concerne aussi bien les peuples du Nord que ceux du Sud. On en arriverait à espérer que le mode 4 de l’AGCS soit en priorité appliqué aux journalistes. Ils s’y intéresseraient peut-être…. Par contre, traiter de l’agriculture permet de faire croire que tout est bloqué à cause d’une minorité de paysans (qui ne sont qu’une minorité de téléspectateurs). On se garde de bien de dire que, chez nous, cette minorité nourrit 100% de la population et que sur la planète, les paysans constituent 62% de la population mondiale. Et surtout que la libéralisation à la manière de l’OMC détruit les fermes et les vies. Quant aux manifestants, comme ils n’ont pas été violents à Hong Kong et qu’il faut absolument diaboliser (en particulier sur les chaînes francophones) ceux qui n’acceptent pas la logique du profit, deux chaînes ont trouvé le moyen : elles ont rediffusé des images des moments violents de Seattle !


Demain, on entre dans le vif de la négociation.



21:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

13/12/2005: Acceptons-nous comme ça qu'on scinde la CMB ?


----- Original Message -----
From: Jan Van Meirvenne
Sent: Tuesday, December 13, 2005 7:55 PM
Subject: Laten we de CMB zomaar splitsen? // Acceptons-nous comme ça qu'on scinde la CMB ?



 
Beste vrienden,
 
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Jan Van Meirvenne.
 
 
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