30/11/2005

22/04/1998: pour (re)lire SOLIDAIRE

Solidaire N° 17/1998 - 22 avril 1998


19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/11/2005

28/11/2005: Balkany : les pauvres "vivent très bien"

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From: danielle mourgue
Sent: Monday, November 28, 2005 9:10 PM
Subject: [Transfer_info] PIEGE : les pauvres "vivent très bien" d'après le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany



Balkany : les pauvres "vivent très bien"
  Vidéo. Piégé par les "Yes Men", des altermondialistes spécialisés dans le détournement, le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu'"il n'y a pas de misère en France" et que les pauvres "vivent très bien". Il croyait s'exprimer sur une télévision américaine.

La vidéo (Quicktime)


Balkany interrogé par un Yes Men
 
 

Croyant s'exprimer sur une télévision américaine, Patrick Balkany a affirmé qu'"il n'y a pas de misère en France" et que les pauvres "vivent très bien".
Le maire UMP de Levallois Perret a été piégé par les Yes Men -un groupe d'altermondialistes spécialisé dans le détournement- lors d'une émission réalisée pour Karl Zero, producteur du "Vrai journal" de Canal+, mais jamais diffusée.
Patrick Balkany a en effet participé à un "duplex" censément organisé par la chaîne "CapitolOne" pour son émission "Politics Prime" consacrée aux violences urbaines. En fait, la chaîne et l'émission n'ont jamais existé et le journaliste n'est autre que l'un des Yes Men, Andy Bichlbaum.

"Ce que vous appelez les pauvres"

Celui-ci interroge le maire de Levallois-Perret sur le fait que, lorsqu'on se ballade à Paris, on ne voit quasiment aucun pauvre, contrairement aux Etats-Unis. Voici la restranscription texte intégrale de l'interview :

- Le journaliste : "Comment avez vous incité les pauvres à quitter les villes pour aller habiter en banlieue?"

- Patrick Balkany : "Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, c'est des gens qui gagnent un peu moins d'argent. Mais comme ils gagnent moins d'argent, ils ont les même logements que les autres, sauf que eux les payent moins cher. Et ils vivent très bien. Nous n'avons pas de misère en France. Il n'y a pas ce que vous appelez les pauvres.
Bien sûr, il y a bien quelques sans domicile fixe qui eux ont choisi de vivre en marge de la société. Et même ceux-là, croyez moi, on s'en occupe: il y a des foyers d'accueil parce que en hiver en France aussi, il fait froid et il n'est pas question de laisser dehors les gens qui sont dans la misère donc nous leur donnons des asiles (…) on leur donne tout ce dont ils ont besoin. Mais ce sont des gens relativement rares qui ont décidé une bonne fois pour toute qu'ils étaient en marge de la société, qu'ils ne voulaient pas travailler ou qu'ils avaient été rejetés par la société."

A la fin de l'interview, la caméra effectue un travelling arrière, montrant ainsi que le plateau n'a rien d'un plateau télé, tandis qu'une voix off commente: "Les 10% de chômeurs, le million de Rmistes et les 86.000 sans domicile fixe apprécieront."
La séquence aurait été enregistrée pour un pilote d'une émission baptisée "Alterland" présentée par le journaliste Christophe Hondelatte mais qui n'a jamais été diffusée.
Contacté par le Quotidien Perm@nent nouvelobs.com jeudi 17 novembre, Alain Brigand, producteur à La Société du spectacle, la maison de production de Karl Zero, a exclu toutes tensions avec Canal+ à ce sujet et précisé que ce pilote a été refusé pour "des raisons artistiques". Les relations avec la chaîne "sont au beau fixe", affirme-t-il, le "Vrai journal", l'émission hebdomadaire de Karl Zero, marchant "très bien".

19:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

SOLIDAIRE n° 44 du 30 novembre 2005

mardi, 29 novembre 2005, 8h30


La une et sommaire
Solidaire n° 44 du 30 novembre 2005

30-11-2005

Douze raisons
de taxer les grosses fortunes

Un quart des pensionnés vit sous le seuil de pauvreté. Pour renflouer la caisse des pensions, Luc Jansen, président du Conseil consultatif des pensions, défend un impôt sur les grosses fortunes. Le PTB aussi.

> Lire l'article

Fins de carrière :
le temps de l'action est venu

Ce vendredi 25, le front commun syndical entendait se limiter à une journée d'information et de sensibilisation. Malgré cette limitation, des actions ont été
menées dans plusieurs entreprises.

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Le modèle kiwi a un an: entretien avec son papa

Une proposition de loi de Médecine pour le Peuple et du KWB (équivalent néerlandophone des Equipes populaires), une pétition de 100.000 signatures et un nouvel arrêté royal sur le remboursement des médicaments: en décembre, le modèle kiwi est plus que jamais de retour.

> Lire l'article

Le Vlaams Belang veut plus de flexibilité et d'intérim

Sept cents jeunes ont affronté un froid glacial pour manifester devant le Congrès économique du Vlaams Belang. A l'intérieur, le parti d'extrême droite a adopté un programme d'extrême libéralisme.

> Lire l'article

Des sans-papiers aux côtés des syndicalistes belges

Le mouvement initié par l'Union de Défense des Sans-Papiers (UDEP) réclame une régularisation générale. Après avoir participé aux actions syndicales pour défendre la prépension, il appelle à la solidarité entre travailleurs, avec ou sans papiers.

> Lire l'article

Et en plus...

  • Belgique: gouvernement de droite? > Lire l'article
  • SNCB: 3.000 emplois refusés > Lire l'article
  • Belgique: peut-on guérir le PS? > Lire l'article
  • MPLP: 30e anniversaire à Genk > Lire l'article
  • Hoboken: conseil communal > Lire l'article
  • Paix: les bases US dans le monde > Lire l'article
  • USA: le vent tourne > Lire l'article
  • Europe: revoilà Bolkestein > Lire l'article
  • Histoire: grève générale de 1932 > Lire l'article
  • En photos: près de chez vous > Lire l'article
  • Chômage: la machine à exclure > Lire l'article

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18:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/11/2005: LETTRE OUVERTE A UN SOCIALISTE DU « NON »

 
----- Original Message -----
From: rchabert
Sent: Monday, November 28, 2005 7:18 PM
Subject: Fw: lettre ouverte



 
----- Original Message -----
From: raoul.jennar@wanadoo.fr
Sent: Monday, November 28, 2005 5:27 PM
Subject: lettre ouverte




LETTRE OUVERTE A UN SOCIALISTE DU « NON »


Cher Camarade,


Oui, tu m’es cher parce que nous avons pendant des mois partagé la fraternité d’un combat commun qui nous a valu non seulement d’exprimer une même conviction, mais de subir aussi le dénigrement et l’insulte de ceux qui pensent différemment.

Comme des milliers d’autres, avec bon nombre de militants de gauche, membres ou non d’un parti politique, d’un syndicat ou d’une association, je me suis battu sans compter pour que soit rejeté le traité constitutionnel européen parce qu’il allait à l’encontre des valeurs qui définissent une société de solidarité et de justice. Comme des milliers d’autres, j’entends rester cohérent avec ma démarche et fidèle à mes convictions. Ce qui m’incite aujourd’hui à t’écrire.

Je le fais parce que, comme beaucoup d’autres qui se situent résolument dans la volonté de construire une société différente de celle que nous impose le néolibéralisme, je ne comprends pas. Comme beaucoup d’autres, j’attendais du congrès du PS la clarification. Et nous avons son contraire : la synthèse.

Si je peux comprendre que la hantise de la division guide les militants d’un parti, d’un syndicat ou d’une association, je ne comprends pas qu’elle prime sur la nécessité de choix clairs dont on a impérativement besoin en démocratie si on ne veut pas décevoir, si on ne veut pas démobiliser, si on veut éviter que les citoyennes et les citoyens se détournent de la chose publique.

Avec nous, tu as dit « non » à un projet de traité constitutionnel européen qui imposait durablement un projet de société caractérisé par le déclin des pratiques démocratiques, le rejet de la laïcité, la négation de l’autonomie de la femme, la primauté de l’économique sur le politique, la régression des droits sociaux, la disparition des services publics, l’abandon de la solidarité au profit de la compétition, le productivisme, la généralisation du dumping social et des précarités, l’aliénation définitive à l’OTAN.

Notre combat n’était pas une parenthèse qu’on puisse aujourd’hui refermer. Nous ne nous sommes pas battus pour qu’en fin de compte, l’effort premier soit de « dépasser » ce qui nous a opposés aux partisans de ce projet de société.

Nous attendions cette clarification de ton parti parce qu’il réunit des partisans de deux modèles de société différents, parce que nous espérions que le « tous ensemble » du non au néolibéralisme transcenderaient les allégeances particratiques, parce que nous espérions que la « rupture » tant évoquée à nos côtés du haut des estrades et des tribunes serait préférée à l’heure des choix sur une option décisive.

Nous l’attendions d’autant plus que nous gardons en mémoire les espérances déçues de 1981 et de 1997 et que nous espérions qu’enfin soient tirées les leçons du 21 avril 2002.

Nous ne comprenons pas qu’il puisse y avoir synthèse entre partisans et adversaires d’une Europe néolibérale. D’autant moins que l’affaire n’est pas réglée, que l’acte de décès du TCE n’a pas été délivré et que nombreux sont ceux en France (de Giscard à Lipietz) et ailleurs (la Commission européenne, la nouvelle chancelière d’Allemagne et bien d’autres chefs d’Etat et de gouvernement) qui entendent « ne pas renoncer à la Constitution ».

Voici donc réunis Pascal Lamy et Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss Kahn et Henri Emmanuelli, Daniel Vaillant et Vincent Peillon, Ségolène Royal et Marie-Noëlle Lieneman !

Voici donc réunis les gardiens de l’ordre toujours prêts à limiter les libertés fondamentales et ceux qui s’en prétendaient les protecteurs.

L’ovation faite à Romano Prodi par un congrès enthousiaste, la bousculade des dirigeants pour se faire photographier à ses côtés en disent long sur la réalité du PS. Si on peut comprendre que toute la gauche radicale italienne se soit ralliée, sans illusion sur les perspectives antilibérales, au seul candidat susceptible de mettre fin à l’omniprésence berlusconienne, rien ne justifie un tel soutien en France.

Romano Prodi, c’est le plus haut responsable de la stratégie de Lisbonne, de la proposition Bolkestein, de la levée du moratoire sur les OGM, du mandat ultralibéral pour négocier à l’OMC, d’un élargissement de l’UE qui renonce à toute forme d’harmonisation et organise la compétition entre les Européennes et les Européens. Prodi qui s’est réjoui du coup d’Etat contre Chavez avant d’apprendre qu’il avait échoué. Prodi qui était d’accord pour livrer à la CIA les informations confidentielles sur les citoyens européens se rendant aux USA. Prodi, qui fut pendant dix ans membre du bureau exécutif du groupe de Bildeberg, incarne à la perfection le néolibéralisme que les socialistes du « non » avaient déclaré vouloir combattre

Nous avons le sentiment d’être lâchés. Nous avons l’impression qu’une fois de plus, nous avons eu tord de faire confiance à des socialistes.

Force est donc, Cher Camarade, d’acter que nos chemins désormais divergent.

Pour nous, à la gauche du PS, il faut maintenant tirer les conséquences de ce qui vient de se passer. Car le refus de la clarification entre responsables du PS est une clarification en soi. Il serait irresponsable d’entretenir l’illusion qu’une alternative au néolibéralisme soit possible avec une Aubry, une Royale, un Hollande, un Kouchner, un Lang ou un Strauss-Kahn et leurs nouveaux associés.

Il nous revient d’agir pour que notre « non » et tout ce dont il est porteur ne soit pas dissout dans les rivalités entre partis, syndicats ou associations. Il nous faut exiger l’unité à la gauche du PS. Cette unité que nous avons faite à la base, entre sympathisants et militants, mais aussi entre femmes et hommes sans attaches à un parti. Cette unité, qui a vu des militantes et des militants surmonter les divisions du siècle passé, qui a vu des citoyennes et des citoyens maîtriser les inquiétudes que peut susciter parfois le comportement des partis, qui a vu la fraternité en action pour que triomphe une cause juste, cette unité n’appartient à personne, à aucun parti, à aucun syndicat, à aucune association en particulier. Elle appartient à tous. Elle est notre bien commun. Elle est notre force.

A nous de nous en servir pour qu’émerge un mouvement antilibéral unitaire capable de traduire, dans les luttes comme dans les urnes, notre capacité à imposer l’alternance.


Mosset, 28 novembre 2005




12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/11/2005

23/11/2005: Le legs meurtrier de la Grande-Bretagne : la bombe à fragmentation

Les criminels de guerre !
Ceux qui possèdent, qui fabriquent et
utilisent réellement des armes de destruction massive:
les ricano-otano-occidentaux !
Evidemment, au nom de la "démocratie", de la
"Liberté", des "droits de l' homme" !
Des guerres d' agression, de pillage colonialiste, menées
partout au nom du "bon droit", de la "grandeur", de la "supériorité,
de la "civilisation", de Dieu, et que sais-je encore ????
RoRo 
 
 
 
 
Traduit de l' anglais
par notre ami
Jean-Marie FLEMAL,
avec tous nos remerciements!
RoRo 
 
 
 
From: Jean Marie Flemal
Sent: Wednesday, November 23, 2005 4:16 PM
Subject: Bombes à fragmentation







Les armes de terreur illégales des Britanniques tuent toujours des civils plus de deux ans après leur usage en Irak !

The Independent (GB) – 21 nov 2005

http://news.independent.co.uk/uk/politics/article328300.ece

 

Le legs meurtrier de la Grande-Bretagne : la bombe à fragmentation

 

On craint que des milliers de mini-bombes ne jonchent le sol de l’Irak sans avoir explosé et qu’elles ne mutilent ou tuent d’innocents civils. Cette semaine, plus de deux ans après le largage de ces bombes, la Grande-Bretagne est enfin tenue de remettre des comptes à ce propos.

 

Par Ben Russell, correspondant politique

Article publié le 21 nov 2005

Traduit de l’anglais par Jean-Marie Flémal

 

Tony Blair est confronté à une nouvelle colère à propos de l’emploi de munitions controversées dans la guerre contre l’Irak. Des militants en campagne ont fustigé le ministre de la Défense quant à son utilisation, au cours de l’invasion, de bombes et obus à fragmentation particulièrement dévastateurs, une utilisation qui pourrait enfreindre les lois internationales.

            Aujourd’hui, les parlementaires s’apprêtent à poser une série de nouvelles questions concernant cette affaire et, entre autres, la crainte que des milliers de mini-bombes larguées au cours de la guerre ne constituent un legs particulièrement meurtrier pour les civils irakiens. Ils ont insisté sur le fait que chacune de ces mini-bombes qui n’ont pas explosé était susceptible, au cours des années à venir, de tuer ou de mutiler nombre de civils.

La polémique concernant l’utilisation par les Britanniques de bombes à fragmentation va s’intensifier cette semaine avec la publication, par le groupe de pression Landmine Action (Action contre les mines terrestres), d’un rapport qui soulève des questions quant aux efforts consentis pour s’assurer que les armes ne tuent pas d’innocents civils. Ce rapport apparaît au moment même où les signataires internationaux de la convention internationale sur les armes conventionnelles se rencontrent à Genève, cette semaine, et au beau milieu de pressions en vue d’un moratoire sur la production des armes à fragmentation et de limitations sévères à l’emploi de ces dernières.

Le rapport, financé par le Fonds Diana, Princesse de Galles, disait que les officiels britanniques n’avaient pas collecté de données de terrain à propos des taux de non-fonctionnement des bombes à fragmentation et « n’avaient rien fait, ou si peu, pour évaluer l’impact de ces armes sur le plan humain ». Il disait que la Grande-Bretagne « n’avait consenti aucun effort digne de ce nom pour comprendre mieux l’impact de l’utilisation des munitions à fragmentation et qu’elle avait continué à les utiliser. Comme il fallait s’y attendre, ces munitions à fragmentation ont été la cause de pertes humaines parmi les civils ».

            Michael Moore, le porte-parole libéral démocrate de la Défense, a déclaré : « Ceci est un rapport important qui soulève plusieurs questions sérieuses. Il y a manifestement un manque d’informations et j’aimerais préparer quelques questions et écrire au secrétaire d’État en joignant une copie de ce rapport et en demandant des réponses détaillées aux questions qu’il soulève. Le jury peut être incompétent sur le legs politique de l’époque de la coalition en Irak mais le legs militaire pourrait être absolument dévastateur. »

            Jeremy Corbyn, le député travailliste d’Islington North, a également déclaré qu’il allait posé quelques questions d’actualités sur l’affaire : « Mes inquiétudes concernant le problème des bombes à fragmentation sont plus fortes que jamais. Des mini-bombes qui n’ont pas explosé et qui se trouvent un peu partout peuvent être ramassées par des fermiers et des enfants de la communauté et elles peuvent être mortelles. Enterrées, elles peuvent se révéler aussi dangereuses que des mines terrestres. »  

            Un rapport publié en 2003 par le groupe Human Rights Watch a affirmé que les forces britanniques avaient tué des dizaines de civils à Bassora et aux alentours en recourant au largage de munitions à fragmentation.

            En 2003, la Grande-Bretagne confirmait qu’elle avait largué d’importantes quantités de bombes à fragmentation au cours de la campagne. Le ministère de la Défense déclarait que l’artillerie terrestre avait tiré 2.000 obus à fragmentation et que 68 bombes du même genre avaient été larguées au cours de raids aériens durant cette même guerre.

            Les ministres ont insisté sur le fait que les armes visaient des « cibles militaires spécifiques » mais ont confirmé plus tard que les troupes britanniques avaient utilisé des bombes à fragmentation dans des zones habitées. Cette révélation a déclenché une tempête de protestations après que The Independent eut révélé en 2003 qu’Adam Ingram, le ministre des Forces armées, avait admis que l’emploi de bombes à fragmentation contre des cibles civiles ne serait pas légal.

            À l’époque, des réponses parlementaires écrites ont également confirmé que le ministère de la Défense n’avait effectué ni vérification ni relevé des pertes civiles provoquées dans la région du Golfe, au Kosovo ou en Afghanistan par des mini-bombes n’ayant pas explosé. L’an dernier, le ministère a insisté sur le fait qu’il avait fait retirer plus d’un million de bombes encore intactes dans le sud de l’Irak, y compris 6.000 sous-munitions, c’est-à-dire des mini-bombes.

            Les ministres insistent en disant que les bombes à fragmentation ne frappent pas sans discrimination et qu’elles représentent un « équilibre » acceptable « entre la menace à l’égard des civils et la nécessité de protéger les forces britanniques ». Mais des critiques ont répondu que la réponse était trop peu détaillé pour déterminer si les forces britanniques avaient écarté toutes les menaces pesant sur les civils irakiens.

            Le rapport de Landmine Action mettait également en garde, hier, contre le fait que les mini-bombes pouvaient avoir un taux d’échec de 10 pour-cent et affirmait que, dans des zones de combat comme le Kosovo, on trouvait toujours des munitions n’ayant pas explosé des années après la fin des hostilités.

            Le rapport ajoutait qu’un rapport émanant du gouvernement britannique avait reconnu que les bombes à fragmentations larguées par avion présentaient un taux de non-fonctionnement « inacceptable » et il émettait donc la mise en garde suivante : « Il est loin d’être clair que les preneurs de décisions concernant l’emploi de munitions à fragmentation agissent habituellement de la sorte, voire agiraient, s’ils avaient sérieusement conscience des effets possibles de ces armes. »

            Simon Conway, le directeur des opérations de Landmine Action, a déclaré de son côté : « Ces armes étaient destinées à être utilisées contre des colonnes de véhicules dans les plaines allemandes. Si, en combattant des troupes irrégulières, vous tirez un obus d’artillerie dans une zone peuplée, comme ce fut le cas en 2003, et que vous recourez à un système d’armes comme celui-ci dans ce contexte, il peut être bien frapper sans discernement. »

            Un porte-parole du ministère de la Défense a insisté : « Les munitions à fragmentation sont des armes absolument légales. Si nous ne les avions pas utilisées, nous aurions dû recourir à quelque chose de bien plus aléatoire pour les civils. »
 
 


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22/11/2005

21/11/2005: Un vaccin cubain contre le cancer du poumon sera testé en Malaisie

 
----- Original Message -----
From: Info-Cuba
 
Sent: Monday, November 21, 2005 8:33 PM
Subject: [Frances] Un vaccin cubain contre le cancer du poumon sera testé en Malaisie



AIN 4

Service en langue française

 

Un vaccin cubain contre le cancer du poumon sera testé en Malaisie

 

La Havane, 21.11.05 (AIN)

 

La Malaisie est sur le point d’entamer les essais cliniques du vaccin thérapeutique cubain contre le cancer du poumon, une maladie qui tue près d’un million de personnes chaque année à travers le monde.

 

Ce vaccin, conçu par les chercheurs du Centre cubain d’Immunologie moléculaire, une des institutions de ce qu’on appelle dans l’île « le pôle scientifique de l’Est de La Havane », a déjà été testé à Cuba, au Canada et au Royaume-Uni avec des résultats prometteurs en ce qui concerne les possibilités de survie des patients déjà atteints d’un cancer du poumon.

 

La docteure Gisela Gonzalez, spécialiste cubaine qui travaille en Malaisie sur le protocole de la deuxième phase des essais prévus, a déclaré que 70% des patients sur lesquels le vaccin cubain a été testé ont développé des anticorps contre la maladie.

 

Elle a ajouté que des patients auxquels les médecins ne donnaient plus de 5 ou 7 mois de vie, puisqu’ils se trouvaient en phase terminale, ont vécu 3 ou 4 ans de plus grâce au médicament cubain.

 

La docteure Gisela Gonzalez a précisé en outre que la vaccin cubain n’affecte pas le système immunologique du patient, si bien qu’il améliore de manière significative leur qualité de vie.

 

Elle également cité les cas de plusieurs patients dont les tumeurs cancéreuses ont même connu une diminution appréciable pendant les essais cliniques et a ajouté que dans un cas la tumeur a été complètement éliminée par le médicament cubain.

 

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Service en langue française

Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu

www.ain.cu

 




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9/11/2005: Changeons nos révoltes en révolution

De : Patricia Latour [mailto:patricia.latour@noos.fr]
Envoyé : samedi 19 novembre 2005 16:41
Cc : cbaumgarten@jdsavocats.com; Catherine Eric BOTTIN-DESTOM; Carpentier-Landry; Caroline ANDREANI; Bruno Drweski; Baptiste EYCHART; Annie Lacroix-Riz; ANDRE.BENEDETTO; Aline Pailler; Alain Ruscio; Alain GRESH; Alain Georges Leduc
Objet : Premier Manifeste AEAR

 

Changeons nos révoltes en révolution

1er manifeste de l’AEAR

 

 

En ce début de millénaire, voici venu le temps des nouvelles jacqueries ! Il y a le feu dans les banlieues. Les incendies qui éclatent ici ou là ne sont pas la manifestation irrationnelle d’une épidémie étrange de combustion spontanée. Il y a longtemps que s’est accumulée la poudre et les pouvoirs de droite et de gauche qui se sont accommodés de l’apartheid social récoltent aujourd’hui ce qu’ils ont semé. Ceux qui ne comptent pas ont montré combien cela peut coûter cher de les avoir passés en pertes et profits. La révolte de ces jeunes serait aveugle, entend-on parfois… Mais la société sage et raisonnable qui leur fait la morale leur a mis la tête dans un sac ; ils sont dans le noir et n’ont ni perspective ni espoir. Cette société capitaliste les a élevés en les berçant dans le rêve vain du consumérisme ; elle leur offre le spectacle de la vie facile, du pouvoir de la force brutale et du cynisme et ne leur laisse en pâture qu’un avenir sans futur, dans les ghettos de la misère et de la discrimination, du chômage et des boulots précaires, des petits trafics et de la vie étroite. Quand on n’existe pas, détruire est l’acte élémentaire par lequel s’affirme l’être. Privé de la parole, reste l’acte. En s’en prenant à l’école du quartier, au bus qui passe dans la rue ou à la voiture du voisin, sans doute se trompent-ils d’adversaire… Encore que l’école soit le symbole de l’échec, la voiture le signe extérieur d’une richesse et d’un statut auxquels ils n’ont pas accès, quant aux services publics, ce sont aussi à leurs yeux les agents d’un Etat répressif. Et même si le mouvement retombe ce n’est qu’un début.

Cette société qui idolâtre le fantasme de la jeunesse et lui rend, par les images publicitaires, un culte maladif est en fait en guerre contre la jeunesse réelle, particulièrement la jeunesse des quartiers populaires et des familles prolétaires, qu’elles soient d’origine française ou immigrée.

Mais les enfants de l’âge des médias savent au besoin retourner les armes de la société du spectacle contre cette société. A l’ère de la guerre généralisée contre le terrorisme, ils font leurs apprentissage en guerrilla et découvrent la joie de défier l’autorité. Ce qui vaut mieux que de la déifier. Or cela qui devrait réjouir inquiète.

Il est à ce propos singulier de noter que certains qui portent Rimbaud à la boutonnière, ne jurent que par le surréalisme et sont gagas de la révolte Dada quand elle est embaumée et muséïfiée, ne manifestent pas la moindre sympathie pour les tentatives d’insurrection de ces jeunes, tentatives peut-être brouillonnes mais évidemment justifiées et salubres auxquelles nous assistons en ce moment.

Les nouveaux chantres de la paix civile, les bonnes âmes qui condamnent la violence en soi feraient bien de se souvenir que c’est grâce à la violence des émeutiers de 89 et 93 que l’État républicain dont ils vantent aujourd’hui les mérites s’est imposé face aux privilégiés de l’Ancien régime. Pour renverser la caste dirigeante qui, enfermée dans son autisme, refuse d’écouter les jeunes, comme elle a refusé d’écouter les travailleurs en lutte ou les électeurs qui ont dit Non à sa constitution, il faudra évidemment bien plus que brûler des voitures…

La révolte n’est pas la révolution. Faute d’une direction et d’un élan collectif et unificateur, elle peut même être récupérée et servir au maintien de l’ordre en place.

En fait, ce dont la société française a besoin, c’est bien d’une nouvelle révolution. Une révolution démocratique par laquelle il serait mis fin au règne des nouveaux privilégiés de l’argent, du pouvoir et des médias. Une révolution par laquelle le peuple sortant de l’état larvaire dans lequel on veut le maintenir, manifesterait, comme à plusieurs reprises déjà dans son histoire, qu’il est conscient de lui-même et capable de changer le cours de l’histoire.

Ce sera une révolution politique, économique, sociale, culturelle et morale.

Cette révolution que nous appelons de nos vœux ne sera pas le fait des intellectuels, mais elle ne pourra pas se faire sans les intellectuels. Ceux-ci ont aussi des motifs de révolte.

Pour notre part, nous en avons plus qu’assez des discours sur le silence des intellectuels quand les intellectuels qui sortent du rang sont systématiquement bâillonnés, privés de tribunes, exclus des médias, voire chassés de leur travail. Nous en avons plus qu’assez de cette dictature du marché, qui fabrique de toutes pièces quelques succès internationaux, à grand renfort d’argent et de publicité, sans que cela ait grand chose à voir avec le talent, et jette dans les oubliettes la plupart des œuvres et leurs producteurs. Nous en avons plus qu’assez de la concurrence de tous contre tous, de la logique individualiste qui conduit chacun à s’enfermer dans son créneau ou sa niche, en ignorant les autres et qui se révèle catastrophique pour l’esprit de création intellectuelle, artistique et scientifique.

Nous n’attendons pas la reconnaissance de ceux d’en haut. Nous n’aspirons pas à manger dans leur main. Nous n’appartenons pas au petit nombre des chiens de garde et n’entendons pas non plus faire partie du nombre malheureusement beaucoup trop important des chiens couchants.

Nous sommes du côté des gueux, des classes dangereuses, de la racaille… En un mot du peuple. Et nous entendons contribuer au grand courant d’air frais qui doit balayer cette vieille société et ouvrir une fenêtre sur l’espoir. Dans ce moment historique où les partis et mouvements de gauche paraissent en panne non pas d’utopie mais de projet révolutionnaire les intellectuels ont la responsabilité de réfléchir aux voies de l’avenir.

Malgré tous les abandons, les compromissions et les démissions, nous ne renonçons pas au combat difficile pour fomenter de nouvelles rencontres inattendues et fécondes entre le peuple et la culture. Nous attachons le plus grand prix à l’action pour rendre la poésie, la littérature, l’art, le théâtre, le cinéma, la musique, l’architecture, l’histoire, la philosophie… à la fois novateurs et populaires. Nous connaissons la joie du travail créateur, l’ardeur de l’imagination, la vertu de la pensée critique. Nous n’avons pas pour ambition d’être acceptés dans des salons pour entretenir le plaisir de quelques snobs faux esthètes. Nous entendons participer, avec les moyens qui sont les nôtres, à rendre la vie du plus grand nombre tout simplement plus belle.

C’est pourquoi nous avons décidé de reconstituer l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires.

Avant-guerre, des écrivains, des artistes, des intellectuels comme Paul-Vaillant Couturier, Aragon, André Gide, Paul Nizan, Malraux, Erik Satie, René Crevel, Langevin et beaucoup d’autres participèrent à son action. Cette association joua un rôle essentiel au moment du Front populaire, dans le mouvement pour les maisons de la culture, de même que dans la mobilisation des intellectuels contre le fascisme en Espagne.

Les temps ont changé, mais les combats demeurent.

A nous d’imaginer et de faire vivre l’association des écrivains, des artistes et de tous les intellectuels qui entendent, par delà la diversité de leurs engagements politiques et esthétiques, et avec les moyens qui sont les leurs, contribuer à cette œuvre somme toute modeste, utile et raisonnable : la révolution dont la société a besoin. 

 

premiers signataires : René Ballet, Roger Bordier, Francis Combes, Alexandra Cretté, François Eychart, Bernard-G. Landry, Patricia Latour, Ivan Lavallée, André Picciola, Pierre Roche, Michel Ronchin, Yves Vargas, Marc Viellard…




21:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

SOLIDAIRE, la une et le sommaire du 23-11-2005

La une et sommaire

23-11-2005

Dans la rue
contre l'Europe antisociale

Des grèves et manifestations secouent pas mal de pays européens ces dernières semaines.
En cause, à chaque fois, des plans gouvernementaux qui appliquent le «processus de Lisbonne» imposé par l'Union européenne. Comme le Pacte des générations en Belgique.

> Lire l'article

MANIFESTATION
contre le congrès
du Vlaams Belang

Samedi 26 novembre, 14h, Vrijdagmarkt, Gand.

Pacte de Verhofstadt: destination poubelle

Les ministres socialistes avaient juré que le Pacte des générations serait revu. La concertation avec les syndicats a accouché d'une souris.

Témoignage: du SP.a au PTB

«On ne peut accepter ce que le SP.a nous a fait», estime Daniel Van Lerberghe, ancien responsable local du SP.a. Interview.

> Lire l'article

Dans les «banlieues» belges

Quelle est la situation dans les quartiers populaires belges? Rencontre avec deux animateurs d'une maison de jeunes de Molenbeek.

> Lire l'article

Le peuple philippin
cible la présidente

Malgré une répression sanglante, le mouvement populaire maintient la pression aux Philippines. La présidente Gloria Arroyo est plus impopulaire que jamais.

> Lire l'article

Et en plus...


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20:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/11/2005

15/04/1998: pour (re)lire SOLIDAIRE

Solidaire N° 16/1998 - 15 avril 1998


11:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/11/2005

10/11/2005: Fisk contre le "journalisme à l'hôtel"

 

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Thursday, November 10, 2005 6:03 AM
Subject: [forumrougesvifs] Fisk contre le "journalisme à l'hôtel"



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- "Les journalistes font du 'journalisme à l'hôtel' "
- "C'est la résistance qui contrôle le pays, de Kirkuk à Bassorah, et même des quartiers de Bagdad."
- "En Irak, personne ne veut une guerre civile. Il y a des escadrons de la mort. Pour qui ?"
"Sunnites et chiites ne sont pas ennemis. Qui veut attirer le pays dans une guerre civile?"
- "J'ai fait un décompte dans les hôpitaux : 3 à 4.000 tués par mois"
- "Les Britanniques ont occupé la région en 1920. De la même façon. Avec les mêmes conséquences."

"En fait, la résistance contrôle l'Irak"
Exposé du célèbre journaliste Robert Fisk(2)

La semaine dernière, le journaliste de renommée mondiale Robert Fisk (The Times, The Independent) présentait son nouveau livre1 dans une librairie anversoise. Quelques extraits.

Pol De Vos
09-11-2005


Les journalistes font du «journalisme à l'hôtel»

Robert Fisk.
En Irak, le journalisme à l'hôtel bat son plein. CBS, CNN tous sont bien à l'abri derrière de hautes murailles de béton. Les correspondants écoutent le porte-parole des États-Unis, se rendent à la conférence de presse des Britanniques et téléphonent au ministre irakien de l'Information. Ils adressent leurs rapports à partir de leur chambre d'hôtel. Je n'ai pas de problème avec ça, mais qu'ils admettent au moins qu'ils ne s'aventurent pas à l'extérieur. Aujourd'hui, ils affichent une image de normalité qui ne correspond absolument pas à la situation. Ce n'est pas ma façon de faire du journalisme

Les Américains se déplacent dans la peur d'une caserne à l'autre

Robert Fisk.
Oubliez les histoires autour de la nouvelle constitution. Oubliez le récent référendum. La réalité irakienne est différente. La résistance a le pays sous contrôle, de Kirkuk à Bassora, y compris d'importantes sections de Bagdad. Les Américains se déplacent dans la peur d'une caserne à l'autre dans leurs véhicules blindés.

La résistance vient en grande partie de militaires et d'officiers

Robert Fisk.
Récemment, j'ai rencontré trois dirigeants de la résistance armée. L'un d'eux, un général de l'ancienne armée irakienne, m'a dit: «C'est la deuxième fois que nous nous rencontrons. La dernière fois, c'était en 1980, sur la ligne de front face à l'Iran. À l'époque, vous m'aviez interviewé après avoir grimpé sur mon char.» La résistance est constituée en grande partie de soldats et d'officiers.

Depuis le début de la guerre, des dizaines de milliers de civils ont été tués

Robert Fisk.
Je voulais avoir une idée du nombre de civils tués par l'occupation. En juillet dernier, je suis donc allé d'hôpital en hôpital et j'ai dénombré, un par un, les cadavres dans les mortuaires de Bagdad. En un mois, j'ai compté 1100 décès de civils résultant de violences. Rien que dans la capitale. Si on ajoute toutes les autres villes, où la violence n'est pas moindre, on en arrive facilement à 3 ou 4 000 tués par mois, ce qui représente pas mal de dizaines de milliers de personnes depuis le début de la guerre.

Des escadrons de la mort sont actifs en Irak

Robert Fisk.
En Irak, personne ne veut d'une guerre civile. Dans toute l'histoire du pays, il n'y a jamais eu de guerre civile. Sunnites et chiites ne sont pas ennemis. Mais quand on voit comment une bombe sème la mort et la destruction dans une gare routière, on s'en rend compte: quelqu'un veut attirer l'Irak dans une guerre civile. Tous les attentats ne sont pas l'uvre de la résistance ou d'al-Qaïda. Des escadrons de la mort sont actifs et ils obéissent à des ordres. Des ordres de qui? Moi, je fournis les faits, à vous de tirer les conclusions

Le principal groupe de combattants étrangers? Les Américains et les Britanniques.

Robert Fisk.
Le président Bush et Tony Blair parlent sans arrêt des combattants étrangers qui organisent le terrorisme en Irak Mais ils oublient d'ajouter que le principal groupe de combattants étrangers (environ 180.000) portent les uniformes des États-Unis ou de leurs partenaires dans la coalition.

Le départ des Américains aura de l'influence sur le monde entier

Robert Fisk.
Bien sûr, il s'agit du pétrole, mais pas uniquement du pétrole. Il s'agit de la construction de l'Empire, les grandes puissances ont un besoin inné de guerres de conquête. Mais la guerre en Irak est finie, pour les Américains L'Occident a perdu la guerre en Irak parce que les Irakiens ne nous intéressent pas du tout. Les États-Unis doivent s'en aller, mais ils sont incapables de le faire C'est pourquoi le sable de désert est de plus en plus imprégné de sang. Le retrait des États-Unis de l'Irak aura de l'influence sur le monde entier. Et vous pouvez en être sûr, dès que les États-Unis annonceront un début de retrait, les troupes britanniques quitteront l'Irak.

L'Occident veut apporter la démocratie au Moyen-Orient. Mais il ne s'agit pas de démocratie, il s'agit de contrôle. Et oui, les Irakiens veulent peut-être un petit peu de nos valeurs démocratiques mais ce qu'ils veulent surtout, c'est leur libération et être débarrassés de l'occupant. Ils veulent la justice et la liberté bien avant la démocratie.

La situation aujourd'hui est aussi grave que celle des années 20

Robert Fisk.
Pour comprendre le Moyen-Orient, il faut comprendre l'histoire de la région. C'est la même chose chaque fois, l'Occident pense qu'il peut oublier l'histoire. Dans mon livre, je tire les parallèles entre l'occupant britannique des années 20 et la situation actuelle. Les mêmes brutalités de la part du colonisateur, les mêmes foyers de résistance qui, inévitablement, aboutiront aux mêmes résultats.

1 Robert Fisk. La grande guerre pour la civilisation. La conquête du Moyen-Orient. Ed. La Découverte, 2005, 1437 pages. · 2 Robert Fisk est correspondant au Moyen-Orient depuis 1976. D'abord pour le Times, ensuite pour l'Independent. Par le biais de ses expériences personnelles, il retrace dans son ouvrage l'histoire globale d'une région particulièrement agitée.

VOIR AUSSI :
- Un analyste irakien vivant en France - "Pourquoi les Etats-Unis vont échouer"
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

- Michel Collon - « Divisons l'Irak comme la Yougoslavie ! »
http://www.michelcollon.info/damnes_du_kosovo.php (télécharger le dossier)

- Giuliana Sgrena - Démocratie au phosphore
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

- Giuliana Sgrena - L'obsession de dire la destruction de Falluja
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

- Mohamed Hassan - L'Irak sortirait très affaibli d'une division en trois
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

- Un médecin britannique refuse de servir en Irak
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...





19:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/11/2005: Expulsé violemment après 11 tentatives

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !
L' Office des Étrangers: un État anti-démocratique dans l' Etat !
RoRo
 
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Coordination Sans Papiers CRER
Sent: Friday, November 18, 2005 3:00 PM
Subject: [ForumCommuniste] COMMUNIQUE URGENT - URGENT - URGENT !!!!!!!





COMMUNIQUE URGENT !!!!!!!

 

 

Expulsé violemment après 11 tentatives

 
Ce mardi 15 novembre 2005 Monsieur Saidani devait être expulsé pour la onzième fois vers son pays d’origine l’Algérie.
 
Suite à la présence de sa femme et de militants à l’aéroport, cette expulsion a encore échoué.  La situation de Monsieur Saidani est très particulière : il est en effet marié (religieusement selon l’Islam) avec une Belge (depuis trois ans) d’origine algérienne. Il vivait avec son épouse jusqu’à son arrestation début 2005 et sa détention dans un Centre Fermé pour Étrangers depuis lors.  Le mariage civil a été refusé au jeune couple car l’administration soupçonnait un mariage blanc, ce qui, au vu des trois années de vie commune, du mariage religieux et du combat mené par Madame Nadia Saidani (qui se rendait tous les jours au Centre fermé pour rendre visite à son mari) relève de l’absurdité.
Mercredi 16 dernier, nous n’avions aucune nouvelle de Mohamed et craignions le pire.  Son avocat a téléphoné à la permanence de l'Office des étrangers qui lui a répondu qu’il était en route vers le centre fermé de Vottem.  En réalité il était déjà expulsé et le fonctionnaire de l'OE qui a répondu à l'avocat lui a menti, ce qui constitue en soi un fait très grave pour une administration de l'Etat.
 
Cette fois, l'Office des étrangers n'a pas lésiné sur les moyens.  Après avoir été reconduit à Vottem le 15 nov. pendant une demi-heure, Monsieur Saidani a été ramené à l’aéroport et a été expulsé le lendemain.  Il a été empêché de prévenir son épouse ou son avocat.  Il a été mis au cachot et battu très régulièrement pendant plusieurs heures par une dizaine de policiers de l’aéroport de Bruxelles-national.
 
Au moment de son embarquement, vers Milan d’abord, il a encore été battu et dans l’avion les policiers ont continué à le maltraiter, le tenant par la gorge pour l’empêcher de crier et d’alerter les passagers de l’avion.  Il a à certains moments de cette « strangulation » eu peur d’étouffer et a cru qu’il allait mourir.
 
A Milan il devait reprendre un vol vers Alger et, là aussi, il a été battu, cette fois par des policier italiens.  Il a pu voir que la police belge a donné au pilote de l’avion et à la police italienne une liasse d'euros pour « payer » son expulsion vers Alger.
 
Il est arrivé à Alger vers 17 heures mercredi 16 novembre 2005 où il a été arrêté pendant quelques heures puis libéré.  Il est méconnaissable, le visage tuméfié, des côtes cassées, et bleu sur tout le corps.
 
Cette expulsion violente, malheureusement loin de représenter un événement isolé, bien que particulièrement violente, témoigne des agissement des forces de l'ordre. Ces agissements sont absolument contraires aux lois et sont condamnables.
 
Les expulsions accompagnées de violences policières continuent bel et bien, et dans ce cas, un nouvel assassinat a été évité de justesse.
 
Nous dénonçons avec force ces comportement illégaux et exigeons que la clarté soit faite sur les méthodes utilisées, le cas échéant que des mesures soient prises en conséquences.
 
Contacte : Eveline Dal  0473 62 87 33

 
 










19:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/11/2005

15/11/2005: Viva Cuba primé à Bruxelles

----- Original Message -----
From: Info-Cuba
Sent: Tuesday, November 15, 2005 7:20 PM
Subject: [Frances] Viva Cuba primé à Bruxelles



AIN 4

Service en langue française

 

Viva Cuba primé à Bruxelles

 

La Havane, 15.11.05 (AIN)

 

Le film Viva Cuba, déjà primé au célèbre Festival de Cannes, a remporté un nouveau prix au 13e Festival du cinéma hispano-americain, organisé à Bruxelles, la capitale belge.

 

Le verdict du jury, qui lui a décerné le prix de l’aide à la distribution, souligne l’aspect « réflexif » de ce long-métrage de fiction du réalisateur cubain Juan Carlos Cremata et son « intense caractère pédagogique ainsi que [son] excellente photographie », rapporte l’agence Prensa Latina.

 

Le prix au meilleur film latino-américain a été décerné à Mi mejor enemigo, du réalisateur chilien Alex Bowen.

 

Ce long-métrage aborde la guerre qui avait failli éclater entre le Chili et l’Argentine en 1978.

 

Les films El metodo, du cinéaste espagnol Marcelo Piñeyro, et Incautos, de son compatriote Miguel Bardem, ont également été primés au Festival de Bruxelles.

 

Plus de 70 films tournées en Amérique latine et en Espagne, dont 40 long-métrages, ont été présentés à Festival.

------------------------------------------------

 

Service en langue française

Agence cubaine d'information

frenchnews@ain.cu

www.ain.cu

 

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Viva Cuba obtiene otro premio en Europa



18:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/11/2005: Numéro Spécial - Novembre/Décembre 2005

----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Tuesday, November 15, 2005 8:57 PM
Subject: Numéro Spécial - Novembre/Décembre 2005



Médias menteurs, manipulateurs.
Faites actes de résistance aidez-nous à diffuser nos courriels et journaux.
Pour plus d'information ou pour relire nos articles : visitez le site COMBAT sur :
===> http://perso.wanadoo.fr/echanges ou http://perso.wanadoo.fr/combat
Pour recevoir ou ne plus recevoir nos lettres, contactez-nous au :
===> combat.94@wanadoo.fr

1788 ?

La France s’enfonce dans une crise des rapports de production, qui se manifeste dans tous les domaines : économique, social, politique et qui ne manque pas d’analogies avec ce qu’on a appelé en 1789 l’Ancien régime: privilèges exorbitants et pauvreté croissante, gouvernements coupés du peuple et procédant par expédients, impôts injustes, endettement abyssal de l’Etat… Les ghettos où la misère a été déportée, la jeunesse (diplômée ou non) qui galère, le peuple qui se serre la ceinture et que les privatisations dépossèdent de son patrimoine, les luttes que les hauts responsables syndicaux laissent sans perspectives, les gouvernements à la botte du capitalisme, le Parlement couché, les élus, plus ou moins discrédités, tout traduit une crise de régime.... Et certains sont surpris que le monde du travail ait la rage au ventre, que les citoyens fuient les urnes qui bafouent leur souveraineté ! La flambée des banlieues n’est pas un orage éclatant dans un ciel serein. Si le vandalisme imbécile institué en moyen d’action est injustifiable et tombe sous le coup de la loi, il demeure aussi l’écho dévoyé mais réel d’une expression de la mal vie. Cependant il faut dire avec fermeté aux incendiaires qui s’attaquent aux biens privés et publics de la population travailleuse qu’ils font le jeu de la droite traditionnelle ou fascisante. Et ceux qui en sont solidaires ou se montrent complaisants prennent une lourde responsabilité politique. Le temps est venu de choisir entre barbarie et socialisme, de rompre avec le capitalisme pillard jamais rassasié et devenu contre-productif. Pierre Bourdieu écrivait déjà en 1999 : « Il n’y a. pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l’imposer » et il se prononçait pour « des ruptures radicales avec une pensée concordataire qui tend à discréditer la pensée et l’action critiques, à valoriser le consensus social, au point d’encourager les syndicats à partager la responsabilité d’une politique visant à faire accepter aux subordonnés leur subordination ». Or quand les exploités refusent l’exploitation, cela s’appelle révolution.

 

METTRE FIN A L’APARTHEID SOCIAL

MAIS NE PAS SE TROMPER D’ADVERSAIRE

Déclaration du collectif de COMBAT, 4 novembre 2005

 

La violence qui se déchaîne dans certaines banlieues est la conséquence de décennies d’incurie. Elle se fonde sur le mépris des couches et classes défavorisées enfermées dans des ghettos, livrées à la misère et au chômage qui ne laissent comme perspectives que le désespoir, les trafics illicites, la violence aveugle, la délinquance dès le jeune âge, la prison,

Les exactions commises sont injustifiables. Ceux qui se livrent à des actes de vandalisme se trompent d’adversaire. (…) Ce n’est pas une lutte de classes mais une guerre de maffieux poussant des pauvres manipulés à faire la guerre à d’autres pauvres. Il n’est pas exclu que certains tirent de loin les ficelles. Encore, pour connaître la vérité, faut-il vouloir la chercher.

Sarkozy l’incendiaire Si la justification des casseurs n’est pas recevable, les gesticulations et les paroles provocatrices du chef de l’UMP, candidat à la présidence de la République et ministre de l’intérieur ne sont ni des erreurs ni des maladresses, elles ont été préméditées pour mettre le feu aux poudres. Sarkosy est un dangereux démagogue dont les méthodes ne sont pas sans rappeler celles des nazis dans leur montée au pouvoir, (se rappeler l’incendie du Reichstag). Il doit se démettre ou être démis de ses fonctions.

Les zones dites de non droit sont d’abord des zones que la République et les partis et syndicats qui se réclament de la lutte des classes (le PCF entre autres) ont désertées. La solution n’est pas dans l’élaboration d’un nouveau plan! Les priorités fondamentales et urgentes, ce sont l’éducation, la formation professionnelle et l’apprentissage de métiers débouchant sur des emplois correctement rémunérés, c’est une police bien formée, purgée de ses fachos, cow-boys, ripoux et racistes, intégrée dans les cités et au service de la population. Il est urgent d’instaurer des écoles qui ne soient pas des lieux d’échec, Dans ces cités en proie au vandalisme, des jeunes, des femmes, des hommes condamnent la violence aveugle et prennent courageusement position, ils réclament la sécurité des personnes et de leurs modestes biens et aussi des emplois qualifiés durables. C’est sur eux qu’il faut s’appuyer et avec eux qu’il faut favoriser la vie associative laïque, refuser le communautarisme et l’intégrisme qui profitent de la situation actuelle. Et surtout mettre en œuvre une politique de logements décents, non des ghettos de misère, au loyer accessible aux démunis, mettre fin à l’apartheid qui est le nom exact de l’ordre instauré par tous les gouvernements depuis les années cinquante. Une telle politique n’est qu’en partie du ressort du ministère de l’intérieur, elle relève du gouvernement tout entier. Elle est un problème national..

L’argent existe pour le résoudre mais il faut le prendre là où il prolifère. Jamais les profits des entreprises et le racket du travail par les actionnaires n’ont été aussi dévastateurs. Un vaste mouvement populaire est à construire. La révolte des jeunes stagiaires qui protestent contre la précarité et leur ultra-exploitation a une valeur exemplaire et prémonitoire. Seul le rassemblement des travailleurs manuels et intellectuels, des chômeurs, des retraités, peut imposer d’autres choix politiques, sociaux et économiques. Il faut tirer, et vite, les enseignements d’une situation gravement détériorée. Rien ne se fera sans l’intervention du peuple.

 

LA JEUNESSE DES CITÉS VIENDRA-T-ELLE LUTTER AVEC LE PEUPLE ?

La déclaration du collectif de Combat du 4 novembre ne demande pas de modification, il n’y a pas une virgule à changer. Deux semaines après, quelques enseignements peuvent être tirés. Ainsi, après avoir soufflé sur l’incendie, le pouvoir et les médias tournent la page ; « il y aurait décrue des violences ». Chaque nuit des centaines de véhicules brûlent, ainsi que des maternelles, des bus, et des équipements publics, mais la banalisation de ces faits est orchestrée? Va-t-on, comme cela a déjà été le cas dans le passé, inscrire ces nuits de violence au compte des pertes et profits, et passer à autre chose ? Voir la réalité en face, la montrer sans angélisme ni démagogie, tenir un langage lucide demande du courage celui « de chercher la vérité et de la dire, de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe » (Jean Jaurès). S’agissant des princes qui nous gouvernent leur réponse est la répression. Le climat de violence leur sert à accélérer la mise en œuvre de leur politique de régression sociale et démocratique. La logistique est en place. Mais du côté des forces progressistes l’angélisme ne manque pas. La mal vie dans les cités ne date pas d’aujourd’hui (nous publions des extraits de l’appel à la jeunesse adressé par Georges Marchais en novembre 1981 à Vénissieux). La vie en commun dans ces cités, bien souvent des ghettos ethniques communautarisés, n’est pas en soi un problème d’immigration ni de jeunes, c’est avant tout un problème politique, un problème de société qui doit être abordé, et traité comme tel, en tenant compte des droits et des devoirs de chacun. Les graves incidents de ces dernières semaines ont éclaté dans un contexte politique et social pourri, connu de tous. Le ministre de l’intérieur a joué les va-t-en guerre en utilisant délibérément des mots provocateurs. A Argenteuil, le 25 octobre, traiter collectivement les jeunes d’une cité de « racaille » c’était mettre le feu aux poudres. Sarkozy connaît mieux que quiconque les meneurs de ces groupes de jeunes et d’adolescents, bardés de logos de marques. Il connaît leurs territoires, leurs collusions, véritables contre sociétés, et les multiples trafics auxquels ils se livrent. Pour eux tout ce qui renvoie à l’Etat républicain, aux services publics, écoles comprises, est à détruire. Faire appel pour rétablir l’ordre, à des imams, à des militants islamistes quadrillant certaines cités alors qu’aux fenêtres des familles scandaient « Allah Akbar ! » c’est officialiser une minorité intégriste et désigner à la vindicte populaire toute une religion et ceux qui la pratiquent. Dans les cités en proie à des vandales incendiaires, des petites minorités, par leurs actes néfastes, jettent le discrédit sur l’ensemble d’une jeunesse et d’une population. Ils contribuent à donner une image caricaturale et repoussante de ces cités habitées par des familles de condition modeste déjà frappées par la crise, et qui demandent à être respectées. Comment mettre fin à leur emprise, à leurs trafics, comment isoler ces fauteurs de troubles ? On ne peut échapper à cette question. Les jeunes, les ados de ces quartiers n’ont pas à être flattés, ni excusés. Mettre le feu à la voiture de son voisin, à l’école ou au gymnase de son quartier, c’est le contraire d’un acte révolutionnaire. Assimiler ces actes criminels à Gavroche ou au combat de l’Intifada palestinienne, c’est abuser des mots, et tromper le monde. Agresser des jeunes lycéens descendus dans la rue pour protester contre la politique du gouvernement et du MEDEF, c’est lâche, et c’est jouer les auxiliaires du pouvoir. L’insertion dans la société de ces jeunes et de toute la jeunesse de France, demande d’énormes moyens. Ils existent à condition de puiser dans les profits et dans les caisses du grand capital. Lors des prochaines actions et manifestations populaires verrons-nous les jeunes de ces cités porter leurs revendications autrement que par la violence imbécile et prendre place aux côtés des jeunes stagiaires qui luttent contre la précarité et la surexploitation ? Seront-ils aux côtés des chômeurs, des travailleurs manuels et intellectuels du privé et du public, pour stopper la politique de démolition du pouvoir et du MEDEF. Verrons-nous ces jeunes des cités participer au combat libérateur de tout un peuple pour imposer d’autres choix politiques que ceux du système capitaliste ? Cet enjeu est fondamental. Du côté des forces progressistes il ne devrait laisser indifférent aucun état-major politique ou syndical.

PAROLES D’HIER, VERITES D’AUJOURD’HUI.

En novembre 1981 de graves incidents se sont produits dans le quartier des Minguettes à Vénissieux (Rhône). Georges Marchais secrétaire général du PCF s’était rendu sur place. Lors d’un meeting il avait lancé un appel aux jeunes : « Le monde de vos rêves et de votre espoir ne tombera pas du ciel. Rien de bon ne se fera sans vous. Le bon chemin c’est celui de l’action en commun avait-il déclaré », ajoutant : « Certains d’entre vous pensent peut-être en m’écoutant, tout ça ce sont des mots. La lutte avec d’autres, à quoi bon ? ça ne change rien, ce qui compte c’est se débrouiller seul. Si vous pensez cela vous vous trompez ou bien on vous trompe. Ne vous laissez pas raconter d’histoires, ne vous laissez pas entraîner dans tout ce qui abaisse la jeunesse et dégrade l’être humain. Les voyous ne sont pas des héros. Luttez pour changer la société, même si c’est dur, vous y arriverez, nous y arriverons ensemble. Repoussez la violence aveugle, le vandalisme, tout ce qui pourrit la vie de vos cités. Combattez la drogue, luttez contre le racisme, vous les jeunes Français, vous aussi les jeunes immigrés. N’écoutez pas ceux qui vous prêchent l’ignorance en vous disant ça ne sert à rien d’apprendre, de lire, de s’informer. Luttez pour étudier dans de bonnes conditions, pas pour répéter des leçons toutes faites, ennuyeuses et dépassées, mais pour avoir un vrai, un bon métier de notre époque, utile à la société. Pour savoir ce qui se passe dans la monde, d’où vous venez, où vous allez. Pour ne pas laisser à quelques privilégiés l’avantage de la connaissance, de la maîtrise de ces forces prodigieuses que sont les sciences et les techniques ». (Georges Marchais, Vénissieux, le 19 11 1981, supplément à l’Humanité N° 11602 du 14 décembre 1981).

 

COMMENT IL FAUT PARLER AUX CASSEURS

Dans le film « La sociologie est un sport de combat », on voit Pierre Bourdieu débattre avec la jeunesse en effervescence de la banlieue ghetto de Mantes la Jolie, théâtre d’exactions semblables à celle de ces jours-ci. La salle n’est pas acquise d’avance. Bourdieu ne flatte ni n’invective, il ne dit pas racaille mais il appelle connerie le vandalisme. Il en explique l’absurdité, l’inefficacité et le danger politique, Quelques excités sortent, la quasi-totalité du public demeure, entend puis écoute, attentif, le langage de la responsabilité. A la fin Bourdieu est applaudi par les jeunes qui ont compris que leur contradicteur ne les manipulait pas, ne les rejetait pas, qu’il approuvait la lutte mais pas l’impasse où ils la fourvoyaient. Quel intellectuel, quel dirigeant politique ou syndical saurait aujourd’hui dialoguer de la sorte, sans compromission ni flagornerie, sans indulgence complice, sans anathèmes, sans prêchi-prêcha. Sans bâton ni guimauve. Le langage de la vérité, le seul qui vaille.

 

GENERALISER LES MAISONS DE LA PARENTALITE

Ces lieux existent dans certains quartiers, leur efficacité est démontré. Les parents y trouvent une aide concrète pour assumer leur "métier de parent". Rencontre avec des enseignants, des psychologues, échanges entre parents. Le soutien à la parentalité est devenue un acte prioritaire.

 

A PROPOS DE LA LOI COLONIALE DE 1955

La loi du 3 avril 1955 instituant un état d’urgence fut décidée sous le gouvernement Edgar Faure. C’est une loi répressive votée pour bâillonner le peuple algérien. Depuis cette date, à droite comme à gauche aucun gouvernement n’a voulu l’abroger. Ceux qui s’indignent aujourd’hui l’ont même utilisée, tel Rocard pour rétablir l’ordre en Nouvelle-Calédonie. Le gouvernement de la gauche plurielle a même consolidé cette loi d’exception (cf. J.O. du 16 juin 2000).

 

PS : DES MÉTHODES DE RÉPUBLIQUES BANANIÉRES

Si les débats qui se déroulent à propos du congrès du Mans sont des non événements qui ne méritent pas de commentaires, par contre les tripatouillages de la consultation : trafics de cartes, bourrage des urnes, sont éloquents sur la démocratie telle qu’elle fonctionne dans la social-démocratie, la française en particulier.

 

 

MEDIAS : UN DOUBLE AVEUGLEMENT MALSAIN ET DANGEREUX

Depuis le début des évènements, les médias bafouent le devoir d’information. et se font les échos des thèses gouvernementales tout en jetant de l’huile sur le feu . C’est aussi pour certains, l’occasion de reprocher aux Français leur vote du 29 mai. C’est particulièrement remarquable dans les éditoriaux d’un Bernard Guetta de France-Inter ou des journalistes de France 2 qui se sont engagés pour le « oui» aux côtés de Hollande, Chirac, Sarkozy, La majorité des médias (à leur tête le patron du Monde, J.-M. Colombani) se range derrière Sarkozy ou s’en prend comme Libération (L.Mucchielli) au modèle français dont le défaut est d’être depuis longtemps démenti par la société inégalitaire modelée par la droite comme par la gauche. Nous condamnons sans réserve la violence et les destructions des biens privés et publics, mais nous nous interrogeons sur le parti pris des médias qui se rejoignent dans la désinformation, passant du catastrophisme hier à l’euphorie aujourd’hui, bon prétexte pour éluder les questions de fond qui ont conduit à cette situation. Pour la plupart Sarkozy est l’homme de la situation, le seul capable de régler les problèmes. Ses propos sont devenus « paroles d’évangile » et ses déplacements sont accompagnés d’une meute de photographes et de journalistes répercutant les diatribes et les effets de torse du chef. Le tout accompagné d’images apocalyptiques qui rappellent celles de mai 68 et qui, de même, visent à semer racisme et peur. D’autre part, comme il faut avoir deux fers au feu, ils s’abstiennent de rappeler que le PS et ses alliés de la gauche plurielle, lorsqu’ils étaient au pouvoir, se sont gardés de mettre en œuvre les changements de société qui auraient éradiqué les causes productrices des mêmes effets. Dans leur camp, par fausse symétrie, certains confondent voyoucratie anti-populaire et lutte de classes. C’est ouvrir un débat faussé où les pleurnicheries de la gauche font écho aux rodomontades de la droite.

 

LES ORDONNANCES VILLEPIN D’AOÛT 2005

LES PATRONS ET L’ÉTAT PILLENT LA SECURITÉ SOCIALE

Rappelons au préalable cette vérité occultée par le pouvoir de droite, de gauche et par les médias : les prétendues cotisations patronales versées à la Sécu sont partie intégrante de la feuille de paye, c’est un salaire différé. Il fait partie du prix de leur force de travail. Le réduire, c’est spolier les salariés au profit de l’employeur.

 

I ) LES EXONÉRATIONS

Selon l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS), les exonérations de cotisations patronales dont est frustrée la Sécu ont connu une hausse de 3% en 2004. L’Etat a versé 18 milliards à titre de compensation. Le compte n’y est pas. Il faut ajouter 19,4 milliards d’euros pour l’année 2003. Ces exonérations sont censées créer des emplois or depuis l’instauration de ces mesures, le chômage a augmenté de façon symétrique aux exonérations.

Sur les dix dernières années, (1992 à 2002) le montant des exonérations non compensées par l’Etat s’élève à 21,5 milliards d’euros. C’est donc l’Etat et ses choix de gestion qui sont responsables du manque de rentrées de la Sécu et non les assujettis.

II) AIDE AU LOGEMENT ET DROIT A LA FORMATION PROFESSIONNELLE

L’ordonnance n° 2005-895 du 2 août 2005, art. L951-1 concerne l’aide au logement et le droit à la formation professionnelle dont elle supprime ou diminue les contributions avec application rétroactive depuis le 1° janvier de la même année

Le seuil du Fonds national d’aide au logement est relevé de 10 à 20 salariés. Idem pour celui de la participation à l’effort de construction. La Contribution à la formation professionnelle est abaissée de 1,60 % à 1,05 % pour les employeurs entre 10 et 20 salariés

Ces nouvelles exonérations s’ajoutent aux 20 milliards d’euros déjà octroyés et qui n’ont en rien réduit le chômage mais en revanche elles fragilisent les régimes sociaux (retraites, Sécu, chômage). Elles sont estimées à 5 milliards, elles étaient de 0,8 milliards en 1991, elles dépasseront les 25 milliards en 2005 (20 milliards en 2004).

La collusion des syndicats avec le gouvernement

Les accords de 2003, très critiqués, sur la formation professionnelle ont été justifiés par les syndicats signataires ( CGT, CFDT, FO, CGC) par l’objectif d’uniformisation des cotisations à 1, 60 % pour toutes les entreprises afin de permettre à tous les salariés d’en bénéficier. La loi sur la formation professionnelle et le « dialogue social » de 2004 avait déjà montré l’erreur commise. Cette nouvelle exonération est un camouflet supplémentaire aux grandes confédérations.

Les effets des exonérations de cotisations patronales,

De 1991 à 2004, les exonérations de charges patronales (selon les données statistiques de l’UNEDIC et de la Sécu) sont passées de 1, 7 milliards d’euros à 21, 5 milliards, avec, à partir de 2005, 5 milliards supplémentaires que coûteront les ordonnances Villepin. Dans le même laps de temps, le nombre des chômeurs indemnisés ou non est passé de 3 465 931 à 4 356 753, les Rmistes sont passés de 489 000 à 1 216 000, le déficit de la Sécu s’est accru de - 2,3 à -11, 9 et celui de l’UNEDIC de – 1,2 à - 4,42.

III ) LE CHÈQUE EMPLOI ENTREPRISE-

Ordonnance n° 2005-903 du 2 août 2005, application depuis le 1° janvier 2005 : Droits concernés : la protection du salarié,

Le chèque emploi se substitue aux obligations patronales en terme de déclaration auprès des organismes de protection sociale (L320), de contrat de travail (L121-1 et L212 – 4 et 3) et de certificat de travail (L122-16).. Il concerne toutes les entreprises de 5 salariés au maximum, hormis les entrepreneurs de spectacle vivant (L620).

Il fait supporter par l’URSSAF, c'est-à-dire par les cotisations sociales qui servent normalement à la Sécu (retraites, maladie, etc.) l'administration des salariés des très petites entreprises. L'URSSAF est en effet l'organisme chargé de collecter les cotisations sociales, avant de les redistribuer aux différentes caisses. Autant d'argent en moins, qui permettra de creuser le « trou » de la Sécu, pour diminuer ensuite les prestations sociales...

Le Contrat de travail est remplacé par le « volet d'identification du salarié ». Ce dernier doit comporter les mentions caractéristiques du contrat de travail selon le ministère. Il s'agit cependant bel et bien d'une remise en cause du caractère systématique du contrat de travail, et de la règle qui prévalait jusqu'alors car l’absence de contrat est pire que CDI.

C'est l'élargissement d'un dispositif qui avait d'abord été testé dans le secteur des services (chèque emploi services) puis élargi au secteur associatif (chèque emploi associations). Sous prétexte de simplification des démarches pour l'employeur, c'est un véritable travail à la tâche qui s'est développé dans le secteur des services, sans assurance en terme de pérennité de l'emploi, de durée de travail, de salaire...

 

LE BILAN DE LA PAUVRETÉ

Les pauvres encore plus pauvres C'est le titre du rapport 2004 que publie Le Secours Catholique (Caritas France), c’est le relevé de ses statistiques d'accueil. En 2004, les bénévoles de l'association, qui estime que « la pauvreté s'enracine en France », ont accueilli 650 000 « situations de pauvreté », soit 1 500 000 personnes, dont 690 000 enfants et 810 000 adultes. Plusieurs constats dans des domaines tels que : chômage-emploi, revenus, composition des familles, endettement... Une grande partie du rapport est par ailleurs consacrée au logement, problème majeur des personnes rencontrées par le Secours Catholique.

Les personnes en difficulté sont de plus en plus âgées. De 38,8 ans en 1999, (âge moyen des personnes aidées est passé à 39,7 ans en 2004. La part des gens de plus de 40 ans augmente et, singulièrement, le nombre des sexagénaires et celui des quinquagénaires rejetés du marché du travail en raison de leur âge.

Le nombre de familles monoparentales augmente. En 2004, près de trois familles rencontrées sur cinq sont monoparentales. La part des pères seuls avec enfant(s) est passée de 2,4 % en 1999 à 3,1 % en 2004.

Plus d'une personne aidée sur quatre (27,1%) est au chômage sans indemnités. 774€: c'est le revenu mensuel moyen des ménages rencontrés par l'association en 2004 (à l'exclusion des sans-ressources), soit une baisse de pouvoir d'achat de 1,4 %.

Plus d'un quart des ménages aidés (27,5%) habitent un logement précaire. La part de ceux qui sont hébergés par des proches (parents, amis...) s'accroît, de même que le nombre de ceux qui vivent à l'hôtel ou à la rue. Pour les sans-abri, le plan hiver 2005-2006 du gouvernement lancé hier prévoit de mobiliser 9 000 places d'accueil supplémentaires.

À côté des 2,5 millions de personnes au chômage et des 1.1 millions qui disposent du Revenu minimum d'insertion pour seules ressources, il faut désormais compter les 1.2 millions de personnes qui sont en situation de sous-emploi. Le sous-emploi regroupe l'ensemble des personnes travaillant à temps partiel, souhaitant travailler davantage, disponibles pour le faire et cherchant ou non un autre travail

 

PASSER OUTRE LA PASSIVITE DES DIRECTIONS SYNDICALES

Le tribunal de Marseille a déclaré illégale la grève du personnel de la Régie des transports de Marseille (RTM). Les juges ont considéré que la grève contre la privatisation n’était pas syndicale mais politique. Face à ce déni de justice le silence des directions des confédérations syndicales, en particulier celle de la CGT est incompréhensible, inadmissible. Cette défection* fut déjà relevée lors de la grève de la SNCM. Elle est à mettre en parallèle avec le manque d’initiative d’action qui a suivi la journée du 4 octobre. Le 17 octobre lors de leur rencontre, les directions des confédérations ne se sont pas fixées d’objectif de lutte ni des moyens d’action. Elles se sont contentées de « s’adresser solennellement (sic) au gouvernement et aux employeurs pour négocier ». Une menace pèse sur la grève du 21 novembre décidée par les syndicats de cheminots. Cette grève pour les salaires est aussi une protestation contre la privatisation rampante de la SNCF, elle vise à alerter tous les usagers. La direction de la SNCF prépare le terrain pour déclarer cette grève illégale. Selon ses dires, il n’y a pas privatisation, pourtant la « Vie du rail » du 26 octobre informait que : « dans l’univers cloîtré du ministère des finances, à Bercy un groupe de travail étudierait les diverses pistes pouvant conduire à une privatisation progressive de la SNCF, avec une attention plus particulière portée dans un premier temps aux régions. La privatisation de la seule concession d’une ligne TGV serait également en examen. A la mode autoroutière ».

L’intimidation, les diversions, les atteintes aux libertés, les violences et la peur sont autant de moyens utilisés par le gouvernement Chirac, Villepin, Sarkozy pour accélérer la mise en œuvre de leur politique de démolition des acquis sociaux et démocratiques. Si les directions confédérales se complaisent dans la passivité, il reste au monde du travail et de la création à ne pas se soumettre à leur capitulation. La résignation, le découragement sont moins que jamais de mise. D’un vaste mouvement populaire, intergénérationnel, et interprofessionnel doit surgir le sursaut capable de stopper les reculs de civilisation. Le produit intérieur brut (PIB) progresse, l’argent existe pour augmenter les salaires et pensions, pour le logement social, pour former les jeunes, créer des emplois stables et correctement rémunérés, il faut le prendre là ou il est, cela signifie s’attaquer à la dictature des actionnaires, aux privilèges des PDG. Aujourd’hui le cœur de la bataille se situe là.

(*)S’agissant de la riposte à opposer aux violences, Le Monde du 10 novembre écrit : « Un temps évoquée, l’idée d’une grande manifestation parisienne de la gauche a été pour l’heure abandonnée par peur des débordements ». Prétexte que dément, le défilé, mardi 8 novembre, à Villejuif (où plusieurs bâtiments avaient été incendiés, dont le centre social Eugène Caudon), de plus d’un millier de manifestants contre la violence pour le respect et la dignité.

 

L’APPRENTISSAGE DÈS 14 ANS ?

MAIS DANS DES PERSPECTIVES D’EDUCATION ET D’EMPLOI SALAIRIÉ

Chaque année 150 000 jeunes quittent l’école sans diplôme, ni qualification. Ils ont 16 ans et plus, un passé scolaire chaotique, aucun avenir. C’est un échec pour eux et pour l’institution scolaire et un vrai problème que le gouvernement entend résoudre en faisant débuter l’apprentissage à 14 ans. Ce peut être une chance mais sous réserve de ne pas être conçue par l’Education nationale ni interprétée par les élèves comme une exclusion et une sanction mais comme une perspective valorisante pour laquelle ils doivent être motivés, ce qui est la condition de tout succès Plusieurs conditions doivent être respectées : revaloriser les métiers dits manuels auprès des parents et des élèves, faire déboucher les formations sur un vrai métier et un emploi et rendre possible le retour dans la scolarité classique. Rappelons que selon les lois en vigueur, l’apprentissage doit alterner les cours théoriques et pratiques dispensés dans les centres de formation d’apprentis (CFA) et que le travail en entreprise s’effectue sous le contrôle d’un tuteur. Il doit être rémunéré de façon décente à partir d’une référence au SMIC. L’an dernier 342 000 jeunes ont suivi cette formation en alternance qui relève du niveau CAP ou BEP.

 

STAGIAIRES : VERS LE TRAVAIL GRATUIT !

Une centaine de stagiaires vêtus de noir et portant un masque blanc par sécurité, ont manifesté à Paris pour réclamer une réforme de leur statut et dénoncer les abus dont ils sont victimes dans les entreprises. "Génération stagiaire, génération précaire", "En solde, 30% du Smic", "formation oui, exploitation, non" étaient les slogans des manifestants, qui se sont rassemblés près du ministère de l'Emploi. "Pour contourner le droit du travail, les entreprises ont recours aux stagiaires, une main d'oeuvre qualifiée, jetable, quasi-gratuite et hyper-motivée", a déclaré Cathy, responsable du mouvement Génération précaire. Pour elle, les stagiaires constituent "une ressource inépuisable de plus de 800.000 personnes en France dont l'utilisation n'est encadrée par aucune loi". D'autres actions sont prévues et notamment "une grève générale des stagiaires au niveau national" le 24 novembre, (PARIS (Reuters) La paie quand elle existe n'excède pas 300 euros par mois seuil au delà duquel il y a des « charges patronales »

 

LA PUCE A L’OREILLE

 

Selon le bureau international du travail (BIT) les accidents du travail tuent deux millions de personnes par an et coûtent 1250 milliards de dollars à l’économie mondiale. Blessures et maladies ne sont pas une fatalité « nous devons promouvoir une nouvelle culture de la sécurité sur les lieux de travail en nous appuyant sur des politiques et programmes appropriées au plan national afin d’en faire des lieux plus sûrs et plus sains pour tous » souligne le directeur général du BIT. 160 millions de personnes dans le monde souffrent de maladies du travail, le nombre d’accidents est estimé à 270 millions par an.

 

Bonne année pour les labos : En 2004, l'industrie pharmaceutique française a réalisé un chiffre d'affaires global de 38 milliards d'euros. 40 % de ce montant est réalisé à l'exportation. Les médicaments remboursables en ville représentent 17 milliards d'euros, soit une progression de 6,2 % par rapport à 2003.

 

Mutuelles de fonctionnaires La Commission européenne a demandé au gouvernement français de mettre fin aux aides publiques accordées aux mutuelles de la fonction publique, aides qui leur garantiraient « une situation privilégiée par rapport à d'autres organismes d'assurance maladie complémentaire ». « C'est méconnaître totalement la charte sociale » de ces mutuelles, dénonce la Mutualité fonction publique

 

NB : A propos des pré-ados et ados : Plutôt que de mesures de rétorsion ou accompagnant celles qui s’avèreraient légitimes, il faudrait généraliser les maisons de la parentalité. Ces lieux existent dans certains quartiers, leur efficacité est démontrée. Les parents y trouvent une aide concrète pour assumer leur "métier de parent". Rencontres avec des enseignants, des psychologues, échanges entre parents. Le soutien à la parentalité est devenue un acte prioritaire.

 

ECHEC À BUSH

Mar del Plata, Argentine, 4 et 5 novembre 2005 : Bush conspué, Chavez acclamé. L’Amérique latine n’est pas à la botte des USA. L’ALCA, accord de commerce léonin que Clinton voulait déjà imposer en 1994 et que Bush entendait faire entériner à été remis sine die. L’Amérique anglo-saxonne et les vassaux des États-unis, Chili, Colombie, Mexique, États bananiers d’Amérique centrale se sont heurtés à l’opposition des pays du Mercosur (union douanière sud-américaine que le Venezuela rejoint en décembre) qui ont refusé de signer. Certes l’opposition a ses fragilités, Paraguay, Argentine et Brésil de Lulla embourbé dans des affaires de corruption et soumis au FMI, et autres institutions impérialistes. Mais les choses changent, l’Amérique latine a condamné la guerre d’Irak et des bastions « bushistes » sont tombés, (Uruguay, Bolivie). Cependant, la force décisive, c’est celle du peuple. Bush a été conspué à Mar del Plata par quarante mille manifestants (selon la police) cependant qu’étaient acclamés les noms de « Che » Guevara et de Fidel Castro lequel n’avait pas été invité, les USA arguant que Cuba n’était pas un pays démocratique. Maradona désintoxiqué à La Havane était venu mettre sa popularité au service de l’anti-impérialisme. Pendant deux heures et demie, Hugo Chávez a condamné le capitalisme dans un discours haché d’applaudissements. Le Monde fait la fine bouche et relève « un certain malaise au sein de plusieurs délégations ». On devine lesquelles. Outre Fidel Castro, Hugo Chávez hante les Amériques, diabolisé au Nord, populaire au sud. Le révérend Pat Robertson, l’un des gourous évangéliques de Bush suggère son assassinat qui serait moins coûteux qu’une invasion ! C’est autour des idées et des espoirs dont est porteur Chávez que se rassemblent les peuples latino-américains dont il est, comme Castro, l’écho. Et nullement un dictateur. Il a été très démocratiquement élu et il a fait échec à la contre-révolution de la bourgeoisie du Venezuela, renforcée par des chefs militaires, les syndicats sociaux-démocrates et l’argent des États-unis. L’irruption massive dans les bureaux de vote et dans les rues du peuple pauvre a été déterminante. Le Venezuela est le deuxième exportateur mondial de pétrole mais à la différence des émirs, Chávez en fait bon usage. Le peuple en est le grand bénéficiaire et des prix de faveur sont accordés aux pays en butte à l’impérialisme comme Cuba. Il distribue même par l’intermédiaire du révérend noir Jesse Jackson et des démocrates du Bronx des sommes importantes aux nécessiteux des États-unis. Car dit-il « Le gouvernement des États-unis est notre adversaire mais le peuple américain, lui, est notre ami ». Chavez cite volontiers Gramci : « Nous sommes en train de vivre à la fois une mort et une naissance ; La mort d’un modèle épuisé, détesté et la naissance d’un nouveau cours politique différent qui porte l’espoir d’un peuple. Le vieux tarde à mourir et le neuf n’a pas encore pris ses marques mais cette crise accouche d’une révolution ».Il se réclame aussi de Simon Bolivar (1783-1830) le Libertador, admirateur de la Révolution française et adversaire de Napoléon qui libéra du joug espagnol l’Équateur et le Venezuela, mais échoua dans son projet de ligue des Républiques d’Amérique du Sud et des Caraïbes. Il est dans la mémoire des Latino-américains le plus grand homme de leur Histoire. L’espoir s’épanouit parmi les déshérités. Des dirigeants intègres apparaissent, les consciences s’éveillent. Et le camp de la résistance a même l’argent d’un pétrole qui n’enrichira pas des nababs arabes et les tyrans africains….

 

BRESIL : LE PARTI DES TRAVAILLEURS ACCUSÉ DE CORRUPTION

Les proches de Lulla, plusieurs de ses ministres et des dirigeants de sa formation sont compromis dans des opérations de corruption, en particulier José Dirceu qui est en quelque sorte son premier ministre. Un vaste système de dessous de table visait à acheter les votes des députés: Quelque 10 000 euros piqués dans les finances publiques ont été versés à chaque élu corruptible. Cependant le PT avait fait de l’éthique politique son étendard électoral. Il devait mettre un terme aux pratiques malhonnêtes, à la démagogie. La déception est immense parmi ceux, les pauvres surtout, qui espéraient que le Brésil tournerait la page de la corruption et des retournements de vestes. Cependant l’aile gauche du PT et le Mouvement des sans terre depuis longtemps avaient tiré la sonnette d’alarme et condamnaient la politique de Lulla de plus en plus soumis à l’impérialisme, via les directives du FMI. Le comble c’est que pour faire voter des lois contraires à ses objectifs le PT en soit arrivé à soudoyer non seulement ses alliés mais aussi la droite ! Ce n’est plus vers Lulla que se dirigent les regards des latino-américains mais vers l’Indien rebelle du Venezuela, Chávez qui, lui, à ce jour et depuis son élection démocratique en 1998 tient ses promesses.

 

 

CUBA SI ! YANKEE NO !

L’ONU condamne pour la 14e fois l’embargo américain contre Cuba. Le texte de la résolution a été adopté par 182 voix contre 4 (États-Unis, Israël, îles Marshall et de Palau) . La Micronésie s’est abstenue. Le meeting de solidarité, qui s’est tenu à St Denis le 13 novembre, autour de Cuba et du processus bolivarien, a connu un franc succès. Quinze délégations étrangères, plus de mille participants se sont rencontrés dans une ambiance de lutte. Pourtant la préparation a été rendue difficile. D’abord en raison du changement de lieu mais surtout parce qu’aucun média n’a voulu couvrir la préparation et son déroulement. Cuba et son peuple sont mis au banc des accusés. Le journal « l’Humanité » et la direction du PCF confirment leur position anti-castriste et une fois de plus renient la solidarité internationale. «  l’Humanité » a refusé la publication d’une publicité payante pour ce meeting alors qu’elle a accepté celle de la privatisation d’EDF.

 

ISRAËL INTRA-MUROS : SELON QUE VOUS SEREZ JUIF OU ARABE…

Sharon touché par la grâce ! Quelle farce tragique, le criminel actif ou complice de Sabra et Chatilla continue d’édifier son mur de l’apartheid, de coloniser la Cisjordanie et de faire de la bande de Gaza un vaste camp de concentration et de misère. Mais il bénéficie du soutien sans faille de Bush et de la soumission de l’union européenne et de plus en plus de la France à l’hégémonie états-unienne. Les médias considèrent toujours Israël comme une démocratie exemplaire. Qu’ils demandent donc aux Israéliens arabo-musulmans ce qu’ils en pensent. Selon le rapport annuel de 2004 de l’Institut national d’assurance (israélien), la pauvreté touche 49, 90 % des familles arabes contre moins de 20 % des familles juives et concerne 420 000 enfants arabes soit 60 % d’entre eux. Chez les hommes, de 45 à 54 ans, 87 % des juifs sont actifs mais 63 % seulement des Arabes. Chez les 55-64 ans les rapports sont respectivement de 70 % et 40 %. Chez les femmes le taux d’emploi va du simple au double : 54,6 % des juives travaillent contre 23,4 % des Arabes. Le revenu moyen mensuel d’un ménage juif est de 1968 euros, celui d’un ménage arabe 1203 euros soit 61%. Les villes juives disposent de deux fois plus de cliniques que les villes arabes. Les élèves arabes du primaire disposent de 10 % de crédits en moins. 3,2  % des enfants arabes sont accueillis en crèches contre 39,7 % des enfants juifs.

 

LA GUERRE EN IRAK CONTINUE.

Le journaliste Anglais Robert Fisk est correspondant au Moyen Orient depuis 1976, d’abord pour le Times ensuite pour L’Indépendant. Lors de la présentation de son livre il déclare s’agissant de l’Irak : « Les journalistes font du journalisme à l’hôtel. C’est la résistance qui contrôle le pays, de Kirkuk à Bassorah, et même dans les quartiers de Bagdad. En Irak, personne ne veut une guerre civile. Il y a des escadrons de la mort. Pour qui ? Sunnites et Chiites ne sont pas ennemis. Qui veut attirer le pays dans une guerre civile ? J’ai fait un décompte dans les hôpitaux : 3 à 4000 tués par mois. Les Britanniques ont occupé la

région en 1920. De la même façon. Avec les mêmes conséquences ».

 

20.000 IRAKIENS SONT INCARCÉRÉS

Un appel d’avocats et de juristes en faveur des prisonniers d’opinions irakien.  Ils déclarent notamment : « Engendré par une guerre contraire au droit international, l'Irak actuel voit chaque jour davantage s'instaurer un climat de violence et de guerre civile, que ne réfrène aucune volonté réelle de reconstruction ni de démocratisation. Dans cette tragique perspective, s'inscrit le tout récent rapport au Conseil de sécurité du Secrétaire général des Nations Unies, dans lequel Kofi Annam pointe des chiffres significatifs de la constante dégradation de la situation et très révélateurs de l'absence de garantie du droit à la vie qui prévaut en ce moment en Irak ». Qu'ils soient journalistes, enseignants ou syndicalistes, ces prisonniers ont souvent en commun d'être détenus par les forces d'occupation, en raison de l'expression de leurs opinions au sein du combat démocratique pour la libération de leur pays ; et ce, au lendemain du processus électoral de janvier 2005. Actuellement, près de 20 000 Irakiens sont ainsi incarcérés, sans motif légal, privés de tout contact avec leur famille ou avocat, en totale contradiction avec les Conventions de Genève. Dénoncé par le Syndicat national des Avocats irakiens lors d'une conférence de presse célébrant sa première année de détention, le 3 septembre dernier à Bagdad, le cas d'Abdul Jabbar AL-KUBAYSI est à la fois symbolique et symptomatique des droits de l'homme et de ceux de la défense qui sont quotidiennement bafoués en Irak.. Les avocats et juristes français ne peuvent que se mobiliser et apporter leur soutien à Abdul-Jabbar AL-KUBAYSI, figure de proue de ce combat pour la justice, la Liberté et l'avenir de l'État de Droit en Irak»

 

USA, GRANDE BRETAGNE : PAS VOUS ! PAS ÇA !

CNN et FOX aux Etats-Unis et la presse poubelle de Grande Bretagne, mais plus généralement l’ensemble des médias anglo-saxons donnent de notre pays une vision d’apocalypse et se livrent à un lynchage verbal dans une hystérie xénophobe rarement égalée. La CNN publie une carte de la « France en feu » où Cannes est à peu près à Perpignan, Toulouse à Grenoble, Lyon à Bordeaux et Lille à Dunkerque ! Voilà qui rend crédibles leurs informations ! Nous sommes très critiques à l’égard de nos gouvernements mais les Français ne supportent pas qu’on les réprimande comme d’affreux Jojo avec cette suffisance bornée. Surtout quand les calomnies et les semonces viennent de gens qui devraient d’abord balayer devant leur porte. Voilà un pays, les États-unis, qui déclenche une guerre impérialiste avec des mensonges dignes de Goebbels (plus ils sont gros plus ils passent), qui détient la plus forte population carcérale du monde en immense majorité des pauvres et des Noirs, qui, devant les émeutes de la misère ( Los Angeles par exemple), envoie l’armée et couche des dizaines et dizaines de morts sur le sol, sans parler du génocide des Indiens que nul ne leur demande de reconnaître ni des massacres d’Hiroshima et de Nagazaki, sans parler de l’esclavagisme et de la ségrégation… Voilà un pays (le plus puissant et le plus riche de la planète) où la pauvreté prolifère au point d’avoir parfois le visage du Tiers-monde, qui a abandonné, à leur sort, lors du cyclone Katryna, des milliers de Noirs de la Nouvelle-Orléans. Voilà son chien couchant britannique, le roquet domestique, qui depuis des années croit acheter la paix sur son sol en accueillant le gratin islamiste et qui semant le vent a récolté la tempête, un pays où la police tire pour tuer sur un innocent travailleur argentin, qui, partout où il a « colonisé », est parti en créant délibérément les conditions de la guerre civile : Irak, Inde… . Mais on n’en finirait pas de dresser les actes d’accusation de ces prédateurs pour le passé et pour le présent. Et ces menteurs, ces bellicistes, ces fauteurs de guerre et de misère, ces exploiteurs à l’échelle planétaire se permettent sans la moindre vergogne de cracher sur notre peuple, d’insulter ses institutions, certes critiquables mais pas pires que celle de la Grande Bretagne (ou un Blair minoritaire peut avoir la majorité au Parlement) et des USA (où lors de sa première élection Bush fut élu par des voies frauduleuses). Alors messieurs les censeurs, messieurs les menteurs, messieurs les criminels de guerre, des leçons à la France ? Peut-être, mais pas vous, surtout pas vous !

 

La torture autorisée par Dick Cheney. Le colonel Laurence Wilkerson directeur de cabinet de l’ancien secrétaire d’état Colin Powell a déclaré sur les ondes de la radio publique (NPR) qu’il avait trouvé trace d’une série de mémos et de directives autorisant la torture, adressés au département de la défense par les collaborateurs de Dick Cheney . « Il y a eu une trace visible allant de la vice-présidence jusqu’aux commandants sur le terrain, en passant par le secrétaire à la défense, pour autoriser la torture afin d’obtenir des renseignements sur le terrain »

Le Washington Post révèle l’existence de centres de torture et de prisons secrètes sans droit à travers le monde. Au cours des quatre dernières années les États-unis ont procédé a des enlèvements, des internements, et des tortures reconnaît le journal états-unien. Un centre existerait en Pologne, un avion prison de la CIA stationnerait sur l’aéroport de Serihegy en Roumanie.

Le site Wayne Madsen Report (WMR) annonce qu’il a obtenu une copie classifiée du rapport Mehlis sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Libanais Hariri. La thèse de WMR est que Hariri a été assassiné par des agents de renseignements syriens agissant pour le compte des néo conservateurs Américains.

 


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13:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

SOLIDAIRE n° 42 du 16 novembre 2005

Solidaire n° 42 du 16 novembre 2005
La une et sommaire

16-11-2005

Prépensions

De qui se moque
le gouvernement?

Supplément Comac

Les dessous du congrès du Vlaams Belang

  • Le 26 novembre prochain, le VB organise son congrès économique au Centre international des Congrès, à Gand. Il a loué cette salle au nom de l'asbl Kamiel Van Damme, un nazi notoire.
  • «Le VB veut faire travailler les gens 40 ans et sans prépension»
  • Que prépare le congrès économique du VB? Nous l'avons demandé à l'avocat PTB, Norbert Van Overloop, spécialisé dans la politique du VB.

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France

  • Banlieues françaises: ce qu'en disent ceux qui y ont grandi
  • Un autre regard sur les violences dans les banlieues.
  • Réactions syndicales et du PTB.

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Europalia Russie: cherchez les perles soviétiques

Pendant trois mois, le festival Europalia pose son regard sur la culture russe. Mais vous pouvez également visiter l'exposition pour avoir un autre regard sur la culture soviétique.

> Lire l'article

Et en plus...


C.R.E.R.  -  Bruxelles : http://regularisation.canalblog.com/
Tél :   0496 40 33 09   -   0473 62 87 33 
Gand : VAK
www.vluchteling.beLiege : CRACPE http://cracpe.skynetblogs.be/

Soutien a la CRER au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74

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13:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

15/11/2005: NON AU REGIME D’EXCEPTION


----- Original Message -----

From: FISCHER BERNARD
Sent: Tuesday, November 15, 2005 11:01 PM
Subject: RENDEZ VOUS



 
NON AU REGIME D’EXCEPTION
POUR UN ETAT D’URGENCE SOCIALE
Nous n’acceptons pas la reconduction de l’état d’urgence. Recourir à un texte provenant de la guerre d’Algérie à l’égard, souvent, de Français descendants d’immigrés, c’est leurs dire qu’ils ne sont toujours pas français. User de la symbolique de l’état d’urgence, c’est réduire des dizaines de milliers de personnes à la catégorie d’ennemis intérieurs. Au-delà, c’est faire peser sur la France tout entière et sur chacun de ses habitants, notamment les étrangers que le gouvernement et le président désignent déjà comme des boucs émissaires, le risque d’atteintes graves aux libertés. Le marquage de zones discriminées par l’état d’urgence n’est pas conciliable avec l’objectif du rétablissement de la paix civile et du dialogue démocratique.
Nous n’acceptons pas le recours à des procédures judiciaires expéditives, voire à une « justice d’abattage », alors qu’en même temps la même justice prend son temps pour élucider les conditions dans lesquelles sont morts Bouna et Zied à Clichy-sous-Bois.
Restaurer la situation dans les « quartiers » et rétablir le calme, c’est d’abord restituer la parole à leurs habitants. Des cahiers de doléance doivent être discutés, ville par ville. C’est, ensuite, ouvrir une négociation collective pour mettre en œuvre des actions de rétablissement de l’égalité : cela implique l’adoption d’une véritable loi de programmation et que cessent les mesures de saupoudrage ou, pire encore, les marques de mépris, comme la stigmatisation des familles ou la transformation de l’apprentissage en mesure de relégation scolaire précoce. Une solidarité nationale authentique doit être au rendez-vous de la reconstruction du tissu social dans les banlieues.
C’est, surtout, mettre en œuvre, dans la réalité, une réelle politique nationale de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits. Nous affirmons qu’il y a là une véritable urgence nationale : il faut substituer à l’état d’urgence policier un état d’urgence sociale.
Rendez-vous le mercredi 16 novembre, à 18h30, place Saint-Michel à Paris, pour dire notre refus de ce régime d’exception et pour exiger une autre politique.
Signataires :
Act Up-Paris, Les Alternatifs, Alternative citoyenne, L’appel des cent pour la paix, ATMF, Association des citoyens originaires de Turquie (ACORT), Association de défense des droits de l'Homme au Maroc  (ASDHOM), Association des Tunisiens en France, ATTAC-France, Une Autre voix juive, Cedetim-Ipam, CGT, Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Coordination Antividéosurveillance d'Ile-de-France, Coordination des collectifs AC !, Droit Au Logement, Droits devant!, Droit Solidarité, FASTI, FCPE, Fédération anarchiste, Fédération SUD-Etudiant, Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), FIDH, FSU, GISTI, LCR, Ligue des droits de l’Homme, Marches européennes, Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), Mouvement de la Paix, MRAP, No-vox, Les Oranges, Les Panthères roses, PCF, Rassemblement des associations citoyennes de Turquie (RACORT), Réseaux citoyens de Saint-Etienne, Souriez-Vous-Êtes-Filmé-es !, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile, UNEF, Union démocratique bretonne (UDB), UNL, UNSA, Union syndicale Solidaires, Union des syndicats parisiens de la CNT (CNT-RP), Vamos !, Les Verts.



13:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2005

14/11/2005: PARIS: Immense succès de l’eurorassemblement en solidarité avec Cuba socialiste


----- Original Message -----
From: PRCF.INTER
 
Sent: Monday, November 14, 2005 10:00 AM
Subject: Succès de l'eurorassemblement de solidarité avec Cuba socialiste






Immense succès de l’eurorassemblement en solidarité avec Cuba socialiste: Paris 12 novembre 2005.

Malgré l’annonce du gouvernement, le matin même, de l’interdiction des rassemblements à Paris, malgré le boycott de la presse dite libre et démocratique, malgré le refus de L’Humanité d’insérer un encart publicitaire payant annonçant la tenue de l’événement , 1000 participants ont fait de ce rassemblement le plus important jamais réalisé en France pour le soutien à la Révolution cubaine et cela sur des mots d’ordre aussi élevés que la défense de Cuba socialiste, la libération des " 5 " de Miami, l’évacuation de la base de Guantanamo, la levée du blocus……

Ampleur aussi par la présence des représentants d’organisations de solidarité et de partis communistes venus de 15 pays des quatre coins du continent, 5 autres ayant par ailleurs envoyés des messages de soutien. Ampleur encore par l’éventail d’une centaine de personnalités du monde entier ayant signé l’appel soutenant la tenue de ce rassemblement.

Tout cela ne restera pas sans écho et sera un point d’appui pour développer la solidarité avec Cuba socialiste car comme l’a déclaré entre autre dans son intervention George Hage , député , doyen de l’Assemblée Nationale et président d’honneur de l’eurorassemblement : " Défendre Cuba et les conquêtes de la Révolution, c’est se défendre soi-même ".


Daniel Antonini
Pôle de Renaissance Communiste en France
http://www.initiative-communiste.fr

16:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2005: 31éme jour d’occupation de l’Eglise St Boniface Bruxelles par les Sans Papiers

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Coordination Sans Papiers CRER
Sent: Monday, November 14, 2005 9:26 AM
Subject: [ForumCommuniste] 31éme jour d’occupation de l’Eglise St Boniface Bruxelles par les Sans Papiers




31éme jour d’occupation de l’Eglise St Boniface Bruxelles par les Sans Papiers
 
Pour          
           LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS
L’arrêt des expulsions
Une politique européenne de migration dans le respect des conventions Internationales
 
MARCHE
LE SAMEDI 19 NOVEMBRE à 14h
 
de L'Ambassade d'Espagne
Vers l’église Saint Boniface
 
19 RUE DE LA SCIENCE, à 1040 BRUXELLES
Métro Arts-Loi, Trône ou Maelbeek
 
Ces dernières semaines ont été cruelles pour les demandeurs d’asile : pour ceux qui, en Afrique, ont tenté d’accéder aux territoires espagnols de Ceuta et de Melilla, mais aussi pour ceux qui, à l’intérieur de l’Europe forteresse, se font arrêter, enfermer et expulser vers la misère et la MORT. Tout prétexte est bon pour arrêter les sans-papiers, comme on vient de le voir dans une maison «  Rafle »  rue du Lombard à Liège, les 15 personnes qui sont mortes dans un centre ferme a Amsterdam en Hollande ou un CHARTER vers la Roumanie parti cette semaine avec une 30aine des personnes, enfants et malades compris. Malgré les condamnations de la Belgique par la Cour Internationale des Droits de l’Homme et les sanctions et recommendations des Nations Unies, la politique d’immigration Belge continue a exclure, marginaliser et ne laisse aucune chance a des milliers d’hommes, femmes et enfants.
 
                Nous, les Sans Papiers et membres de l’UDEP, nous ne supportons plus cette menace permanente qui plane sur nos têtes, nous ne supportons plus l’incertitude et la misère pour nos familles , nous ne supportons plus de vivre comme des sous-hommes, sans accès au travail légal ni aux formations, condamnés à végéter dans l’ombre des citoyens libres. C’est pourquoi nous avons décidé d’occuper l’église Saint Boniface à Ixelles.
Depuis 31 jour nous nous battons ensemble avec les citoyens Belges , plus de 30 nationalites du monde nous ont rejoint, nous voulons simplement exprimer notre souffrance et notre volonté d’en sortir et vivre dignement .
 
En solidarité avec l’appel le même jour de
l’Association Marocaine pour les Droits Humains au Maroc à
 
LA MARCHE NATIONALE VERS LA REGION DE BELYOUNECH
Frontière marocaine à Ceuta
Pour
Condamner les massacres subis par les frères immigrants africains
Refuser la transformation du Maroc en gendarme pour l’Europe
 
Udepbxl@yahoo.fr    0498 33 07 48  -  0486 54 75 09
 
 Avec le soutien :
 
Ligue de Droits de l’Homme, MRAX, CSC, CIRE, FGTB, CRER, VAK, CRACPE, LIT, SUBTERRA



 
 






16:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/11/2005: Banlieues : 10 questions

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Monday, November 14, 2005 1:19 PM
Subject: Banlieues : 10 questions



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http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

Banlieues : 10 questions
MICHEL COLLON

1. La France supprimera-t-elle l'apartheid ?
On assiste à un curieux phénomène : les dirigeants politiques français se précipitent tous à la télé, la bouche en coeur :
« Nous vous avons compris, on va faire quelque chose pour vous ! » Tous connaissent les causes du problème et tous savent ce qu'il faut faire.
Mais alors, si vous saviez, pourquoi avez-vous fait tout le contraire depuis trente ans, et surtout dernièrement ? Pourquoi, ces deux dernières années, le gouvernement français a-t-il liquidé son soutien aux initiatives locales ? Qui a supprimé 15% des crédits alloués à la lutte contre l'habitat insalubre dans le budget 2006 ? Qui a remplacé les polices de proximité par des CRS avec leurs humiliations systématiques et arrestations arbitraires dont même Amnesty dénonçait le caractère violent et raciste dans un récent rapport ?

2. Que cachez-vous ? De deux choses l'une. Ou bien vous, dirigeants, saviez vraiment quelle était la cause des problèmes, à savoir l'injustice sociale, le « pas d'avenir », et pourtant vous n'avez rien fait, alors pourquoi vous ferait-on confiance à partir de maintenant ? Ou bien vous n'avez pas de solution, parce que l'injustice sociale est au coeur de votre système, et que vous ne voulez pas toucher aux privilèges des puissants, et alors pourquoi vous ferait-on confiance à partir de maintenant ?

3. « La violence ne résoud rien » ? Une fois encore, Messieurs les bourgeois, vous seriez fort aimables d'indiquer aux pauvres quelle méthode de lutte vous leur suggérez puisqu'aucune autre n'a été entendue et que leur situation ne fait que s'aggraver !
Et surtout soyez un peu moins hypocrites ! Par quelle méthode la bourgeoisie française a-t-elle commencé à construire ses immenses fortunes sinon la traite des esclaves, puis le pillage des richesses de l'Afrique ? L'armée française allait-elle apporter des bouquets de fleurs aux Algériens, aux Marocains et autres peuples occupés et massacrés ? Et, aujourd'hui encore, dans quelques néocolonies qui font la fortune des multinationales comme Total et Bouygues, mais la misère des populations locales ?

4. Où est la plus grande violence ? Quel mot employer pour qualifier un système qui, d'un côté accumule des fortunes colossales en détruisant toujours plus d'emplois, et qui, de l'autre côté, entasse des millions de gens dans des ghettos, logements insalubres, tours dégradées, écoles-parkings, stages bidon, petits boulots sans lendemain, harcèlements policiers « au faciès » ?
Chaque année, de plus en plus de gens doivent survivre avec des revenus insuffisants alors que tous les gouvernements ne cessent de baisser les impôts sur les grosses fortunes. Chaque année, des centaines d'êtres humains meurent sur les trottoirs de Paris. Quel mot pour qualifier un système qui ne laisse aucune issue à un jeune :
« Je m'en fous d'aller en prison, ma vie est quand même déjà foutue ! » N'est-ce pas ce système lui-même qui est violent ?

5. « On n'est pas aux Etats-Unis, quand même ? », disaient nos médias lors du scandale Katrina - Bush. Mais est-ce que nous n'en prenons pas le chemin à toute allure ? Avec la Constitution Européenne et Bolkestein et aussi toutes les mesures appliquées partout en Europe depuis les accords de Lisbonne (2000), n'assiste-on pas à une offensive générale qui rabaisse les salaires, les pensions, les allocations sociales ? Ne sommes-nous pas en train de rattraper Bush et ses 40 millions de gens sous le seuil de pauvreté ?
Cette obsession actuelle de faire travailler les vieux plus longtemps, n'est-ce pas la meilleure manière de produire une masse supplémentaire de jeunes chômeurs sans espoir ? Est-il normal que les travailleurs de Shell-Hollande soient obligés de faire grève pour préserver leur droit à la pension alors que les profits de cette multinationale ont explosé (18 milliards de dollars en 2004, et 68% de plus cette année) ? Ne faudrait-il pas, au contraire, réduire radicalement le temps du travail, afin de le partager ? Et le seul obstacle, n'est-ce pas le caractère intouchable des super-profits des grosses sociétés, pudiquement recouverts du joli nom de « compétitivité » ?

6. Des êtres humains à la poubelle ? Quand les jeunes brûlent des voitures, ils dérangent et on s'en occupe. Quand c'était leur vie qui partait en fumée et en désespoir, quel média en parlait ? Pouvons-nous encore croire au mythe du prétendu « ascenseur social » quand on entend un des plus grands économistes occidentaux déclarer froidement : « Il y a six milliards d'êtres humains sur terre, dont cinq milliards ne pourront jamais être utilisés » ? Ne vivons-nous pas dans un système inhumain ? Les uns sont exploités jusqu'au trognon, les autres sont « jetés » littéralement à la poubelle ? Faut-il baser la société de demain sur les profits des multinationales ou sur les besoins de l'humanité ?

7. Une stratégie pour diviser ? Bien sûr, brûler la voiture de son voisin de banlieue, c'est tomber dans le panneau du pouvoir. Car ce voisin qui l'utilise pour se rendre au boulot (et se faire exploiter un maximum), ce voisin aussi est victime d'une politique européenne imposée par les multinationales. Tout comme le petit pensionné plongé dans l'insécurité financière lorsque le pouvoir rogne ses moyens d'existence.
Et le pouvoir ne craint-il pas justement que s'unissent les résistances à cette exploitation ? Le racisme n'est-il pas délibérément alimenté en présentant des statistiques gonflées et faussées sur la petite délinquance tandis que celle en col blanc est protégée ? Présenter les musulmans comme dangereux alors qu'il y a des extrémistes partout, criminaliser le port du foulard, n'est-ce pas volontairement occulter la question sociale derrière un faux problème de religion ? Afin de mieux dresser les victimes de l'exploitation les unes contre les autres.
Enfermer les plus pauvres dans des ghettos, et dresser autour d'eux un Mur de flics, a été la stratégie la plus géniale pour briser la résistance. Aussi longtemps que les petits Blancs s'en prendront aux petits Noirs ou aux petits Beurs, les grands riches (dont l'argent n'a pas de couleur) pourront dormir sur leurs deux oreilles.
Et le gros problème, c'est que la démagogie de Sarkozy marche bien. Alors que ce gros bourgeois prépare une politique antisociale à la Bush, son discours passe bien chez une majorité de travailleurs en France, mais aussi en Belgique. Nous avons un gros boulot, là !

8. Qu'est-ce que Fachozy est en train de faire passer ? Bien sûr, hypocritement, ses rivaux tentent de lui faire porter le chapeau et de l'éliminer de la présidentielle. Mais en même temps, ils sont bien contents qu'il fasse leur sale travail. Car chacun sait que le problème social ne fait que commencer, et que la révolte ne disparaîtra pas. D'où l'utilité de « Monsieur Karcher ».
Bien avant les émeutes, Fachozy avait préparé des lois liberticides qui nous visent tous et qui vont se mettre en place dans toute l'U.E. : écoutes, espionnage d'Internet, extraditions pour délits politiques, expulsions arbitraires... Après avoir délibérément créé la tension, Fachozy va l'exploiter pour faire passer ces lois anti-démocratiques. Qu'il utilisera aussi contre les mouvements sociaux et syndicaux. Et contre notre liberté d'expression (n'oublions pas qu'il a fait emprisonner un jeune immigré pour l'avoir « insulté »).

9. Quelles solutions proposent-ils ? Ceux qui « ont bien compris l'inquiétude des jeunes », assurent qu'ils vont remettre un peu plus de sous pour les banlieues, et y ramener les polices de proximité et assistants sociaux qu'ils venaient de supprimer. Seulement, les flics et les assistants sociaux calmeront peut-être la situation un temps, mais ils ne créeront pas de l'emploi. Pour s'intégrer, il faut un vrai boulot, un vrai revenu.
Mais tant que le système sera basé sur l'intérêt et le profit maximum de quelques uns, comment pourrait-on créer les emplois nécessaires et satisfaire les besoins de la population ? Si nous voulons qu'on cesse de jeter des êtres humains à la poubelle, n'est-il pas temps de remplacer la loi de la jungle par une forme supérieure des relations humaines ? Aujourd'hui, il est parfaitement possible de supprimer la faim dans le monde : cela coûterait moins qu'un quart du budget annuel de l'armée US. Alors ?

10. Les laisser dans leur ghetto ? Il est trop facile de reprocher aux jeunes des banlieues de n'avoir pas de programme, et de se tromper de cible. Au début de l'existence de la classe ouvrière, les travailleurs surexploités ont commencé par briser les machines, ce qui était tout aussi suicidaire. La vraie question est : d'où pourraient leur venir ces revendications claires, cette analyse des causes de leur malheur ?
Qu'a fait le mouvement ouvrier, qu'ont fait les intellectuels progressistes pour surmonter la division entre ces jeunes et les autres couches populaires ? Pour surmonter cette division, il faudra absolument jeter des ponts et communiquer l'expérience des luttes passées. Mais, avant d'être professeur, il faudra d'abord être élève. A l'écoute. Car la « haine » que ces jeunes éprouvent n'est pas un sentiment négatif. C'est l'indignation face à l'injustice. Et ce sentiment a toujours été, à toutes les époques, le point de départ pour résister et pour changer le monde.

MICHEL COLLON

Et maintenant ?

Voilà, c'étaient juste quelques questions pour lancer le débat. Vous pouvez réagir en envoyant vos réponses, commentaires, témoignages à :
michel.collon@skynet.be Un forum « Banlieues » sera présenté sur www.michelcollon.info site qui offre aussi d'autres textes et témoignages (voir plus loin).

Dans deux semaines, nous sortons sur ces mêmes questions un petit bouquin « Bush, le cyclone ». Comment expliquer simplement autour de nous ces fameuses lois économiques qui mènent à la pauvreté, à la guerre et à d'autres crimes ? Copiant ce que Bush fait aux USA, Sarkozy mais aussi d'autres dirigeants le préparent en France et en Europe. Il s'agit donc de comprendre l'ensemble de notre système social :

- Mais d'où viennent-ils, tous ces pauvres ?
-
Pourquoi il faut qu'il y ait du chômage et de la misère.
-
A quoi sert l'Etat ?
-
Le grand tabou des médias
-
L'Europe est-elle différente de Bush ?
-
Cinq milliards d'êtres humains inutiles ?
-

Pour être informé à la sortie du livre, pour en débattre : michel.collon@skynet.be

BANLIEUES : VOIR AUSSI sur www.michelcollon.info:

Saïd Bouamama - « On est dans une économie qui sacrifie les pauvres »
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Tariq Ramadan - « C'est l'ensemble de la classe politique française qui se trompe »
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Sebas Bédouret - « Pardon de le dire mais tout ceci est justifié »
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Témoignage d'un chômeur - « Combien de temps pourrai-je encore tenir ? »
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Peter Mertens - Des situations à l'américaine au coeur de l'Europe
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Pierre Tévanian - Analyse du discours dominant sur la violence et l'insécurité en banlieue
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Mouvement balkanique - « Nous offrons nos bons services à Chirac »
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Et aussi Sarko dans notre rubrique Humour :
http://www.michelcollon.info/humour.php

16:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/11/2005

09/11/2005: Une autre lecture des évènements

---- Original Message -----

From: APEIS
To: apeis@freesurf.fr
Sent: Wednesday, November 09, 2005 10:43 AM
Subject: Une autre lecture des évènements


APEIS
Coordination nationale
8, rue de Verdun
94800 Villejuif
Site :
http://www.apeis.org/
Email : apeis@freesurf.fr


Le communiqué de presse de l'Apeis
Une autre lecture des évènements


 
Le slogan « Qui sème la misère récolte la colère » est bel et bien d’actualité suite aux déclarations incendiaires de Sarkozy ; suite à la mort de Zyad Benna et Bouna Traoré dans des circonstances douteuses ; suite au déploiement inconsidéré de forces de l’ordre en tenue de combat pour quadriller les quartiers populaires et en faire de fait des ghettos ; suite, aussi et surtout, au fait qu’il y a 21% de chômage chez les jeunes des quartiers populaires, chiffre qui atteint 43% quand ces mêmes jeunes sont issus de l’immigration.
On sait bien qu’en-dehors des coups nous n’avons rien à attendre de la droite, de "ceux d’en face", mais tout au long des réactions dont nous abreuvent les hommes de gauche ayant volonté d’encadrer cette misère, les citoyens redresseurs de torts se voulant compréhensifs, tout au long de leurs appels à la paix sociale, avez-vous remarqué que la troisième personne (« ils », « eux ») est la seule utilisée pour causer d’une colère qui pourtant nous concerne tous ? Une colère que nous partageons en fait dans notre grande majorité, nous les bannis des feux de la rampe, les exploités, les abandonnés.
Le pétage de plomb n’est pas « jeune », il est généralisé, bien au-delà de ses conséquences visibles en couleur au journal de 20h, sauf qu’une dépression ou un suicide sont moins spectaculaires qu’un bel incendie.
Quand t’en peux plus, t’exploses... quitte à éclabousser le voisin, car le temps de la réflexion et de l’analyse est aussi un luxe. Alors on peut en écrire des pages, dire "qu’ils" (ces autres, ces étrangers à nos brillantes analyses autoproclamées) auraient dû faire ci et pas ça, dire ceci au lieu d’attaquer cela, mais jusqu’à quand va-t-on ignorer notre propre douleur, notre propre envie d’en finir avec une vie de survie ? Et surtout s’apercevoir que "leur" révolte est NÔTRE, car eux c’est nous, nos enfants, nos frères, cousins, voisins.
La pensée de classe semble avoir bel et bien disparu du panorama des réflexions d’une gauche qui est moins de masse que de plus en plus « à la masse »... En échange on y retrouve la peur du « gueux », du « voyou », de la « racaille », de la « canaille », du « lumpen », la trouille de ce « prolétariat en haillons » qui grouille sous les pieds de l’honnête salarié, prêt à lui saisir la cheville, lui casser sa bagnole et l’entraîner vers les affres du chômage et de la précarité à tout crin. Ouh le méchant gueux qui ne fait que le jeu du FN, qui tape à côté et préfère crâmer les miettes puisqu’il ne peut avoir le gâteau...
Crétin de gueux, tu crois qu’au Sahel ils seraient pas contents de les avoir les belles miettes de droits que tu as ?!
Ingrat de gueux, tu ne sais pas qu’il y a toujours eu la petite bourgeoisie humaniste pour recadrer ta colère comme en 1789 afin de la rendre productive et te donner de beaux droits ?
Sale petit con de gueux, tu ne sais pas que pendant que tu baves d’envie aux vitrines de l’illusion capitaliste, la vrai avant-garde éclairée n’a que faire de basses volontés de possession matérialiste et préfère lire des livres qui causent de toi, pauvre gueux voyoutocrate transformé en glorieux prolétariat idéalisé ?
Aujourd’hui tu crâmes l’institution qui te tend la main, mais c’est pas parce que tu n’as pas de foie gras qu’il faut brûler les toasts !!!
Salaud de pauvre, jamais content !
Ah, ce qui embête les politiques et les fabricants de boucs-émissaires, c’est peut-être qu’ils ne savent pas par quel bout récupérer la colère populaire !
"On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent"
Serait-ce trop demander à la gauche que de réveiller sa propre révolte de son sommeil plein de compromis confortables et d’exprimer sa fraternité aux insurgés en se rappelant cette phrase de Bertolt Brecht ?
 
Explication Loi n°55-385 du 3 avril 1955 Loi instituant un état d'urgence et en déclarant l'application en Algérie.
http://www.apeis.org/article.php3?id_article=237
Le texte de la loi http://www.apeis.org/article.php3?id_article=238



 

Ah ils vont nous en faire des propositions, des énièmes plans d'urgence pour les banlieues, du replatrage par çi, un coup de peinture par là, mais l'expérience montre que qu'on ne s'attaque que très rarement aux causes du problème : c'est à dire le chômage, la discrimination, la gestion trop souvent coloniale de l'immigration...

Manifestons le 03 décembre contre le chômage et la précarité
Partout en France et à Paris 14h00 Métro Château Rouge
Pour la 3éme édition de la manifestation contre le chômage et la précarité à l'initiative des associations de chômeurs
.


La renégociation de l’Unedic a démarrée le 8 novembre dernier au siège du Medef, tout un symbole, au moment où nous écrivons cet article nous ne savons pas encore à quelle sauce ils vont vouloir nous dévorer. Les organisations patronales, représentantes des actionnaires et aidées par le gouvernement vont tout faire pour peser sur nos droits, et confirmer ainsi les mesures de contrôles, de convocations, de sanctions et de radiations qui font déjà notre quotidien de chômeur. Leur argument principal va être c’est certain, le déficit alors même qu’ils l’ont crée de toutes pièces, quand il y avait excédents nous avons demandé qu’ils constituent un fonds de réserve, ils ont préféré baisser les cotisations notamment patronales.
Ils vont tenter de jouer sur trois aspects possibles qui touchent aux droits des chômeurs, l’accès, le taux et la durée de l’indemnisation avec comme objectif de faire encore et toujours baisser le prix du travail, en nous contraignant à accepter n’importe quel emploi dans n’importe quelles conditions. Pour y parvenir il leur faut casser les droits, faire voler en éclats les protections sociales et si nous ne répondons pas à hauteur des attaques, tous les domaines seront touchés et peu seront épargnés. Personne ne peut plus penser qu’il n’est pas concerné, toutes les campagnes orchestrées pour laisser penser que les chômeurs ne font pas tout ce qu’il faut pour s’en sortir ne nourrissent qu’une logique ; avoir des salariés qui se louent à l’heure ou à la journée en fonction des carnets de commandes. Et il ne s’agit pas d’argent, ainsi les 40 entreprises qui composent le CAC 40 ont réalisées pour le premier semestre 2005, 41 milliards d’euros de bénéfices nets soit une augmentation de 32, 7 %. Ils attaquent fort, ils ont des moyens de toutes sortes, financiers, de communication, d’information, de répression même, mais ils leur manquent ce que nous avons le nombre et donc la force. Ce samedi 3 décembre, c’est certain, tout plein de trucs à faire, pour chacune et chacun mais l’endroit où il faudra être c’est à la manifestation contre le chômage et la précarité, contre les licenciements, pour les droits sociaux, pour une allocation exceptionnelle de fin d’année de 500 euros.
Un ou une qui n’est pas là peut penser que ce n’est pas essentiel, mais si toutes celles et tous ceux ne se disaient pas cela et étaient avec nous, ensemble pour dire que le chômage et la précarité sont des atrocités, des anomalies et que cela concerne chacune et chacun, pas seulement les chômeurs et nous pouvons réussir une belle et grande manifestation qui les fassent reculer. Rien n’est
fatal mise à part notre propre résignation, nous avons gagner sur les « recalculés » nous pouvons les battre sur les droits, vos droits, leurs droits, nos droits !



21:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2005

08/04/1998: pour (re)lire SOLIDAIRE

Solidaire N° 15/1998 - 8 avril 1998


13:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/11/2005: Solidarité Cuba 12 novembre à St-Denis


 
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From: PRCF.INTER
 
Sent: Tuesday, November 08, 2005 12:17 PM
Subject: Solidarité Cuba 12 novembre à St-Denis




Après avoir accepté de prendre en commande une publicité payante pour annoncer la tenue de l'eurorassemblement de solidarité avec Cuba socialiste dans L'Huma Hebdo du 5/11 et l'Huma du 10/11 la direction de ce journal a refusé de passer ce placaerd publicitaire et cela sans même daigner en avertir les organisateurs. ( contrairement à une pub EDF vantant la privatisation) . Pour pallier ce qui s'apparente à un sabotage, que chacun redouble d'efforts pour faire de cette initiative un moment fort de la solidarité avec Cuba et sa Révolution.

 

 

EN DEFENDANT CUBA SOCIALISTE CONTRE LES PREPARATIFS DE GUERRE US,

NOUS DEFENDONS LE DROIT DE TOUS LES PEUPLES d’EUROPE et du MONDE

AU PROGRES SOCIAL, A LA SOUVERAINETE NATIONALE et à la PAIX !

Parce que Cuba socialiste incarne, malgré les graves effets du blocus US, tout ce qui est cher aux progressistes du monde entier, et qui est également tout ce que hait le fascisant G.W. Bush : la souveraineté nationale et populaire, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la liberté de s’opposer à la pensée unique néo-libérale, l’attachement au progrès social, au plein emploi, aux services publics de Santé et d’Education, la priorité à la Recherche et à l’Université, le droit de construire une société socialiste faite par et pour les travailleurs, la résistance à l’impérialisme, la fidélité aux idéaux, la solidarité avec les peuples en lutte d’Amérique latine et du monde entier ;

Parce que Bush a inscrit Cuba en tête de la liste des pays à subvertir et à conquérir, et qu’il nous faut faire échec à cette politique impérialiste qui, en re-colonisant Cuba sous couvert de " liberté ", n’apporterait au monde que la mondialisation des guerres et le règne totalitaire du néolibéralisme le plus régressif ;

Parce que, face à l’impérialisme, à la mondialisation financière et à la pensée unique néolibérale, les progressistes d’Europe doivent défendre AVEC Cuba les valeurs humanistes, les conquêtes sociales des peuples d’Europe et leur droit à construire une société différente de celle du modèle mondialement dominant,

Les signataires de ce texte soutiennent le projet d’un grand rassemblement européen des amis de Cuba socialiste qui se tiendra à Saint-Denis le 12 novembre

 

COMPLEXE SPORTIF NELSON MANDELA

6 RUE FRANCIS DE PRESSENSE

(A proximité du stade de France- RER B station La Plaine stade de France)

 

Il s’agit, tout en apportant un soutien sans faille au peuple cubain et à sa Révolution,

-de riposter aux campagnes de diffamation anti-cubaines menées dans les médias,

-d’exiger la levée inconditionnelle du blocus US, des lois Helms-Burton et Torricelli,

-de dénoncer les ingérences de l’U.E. dans la politique intérieure cubaine,

-d’exiger la libération des Cinq patriotes cubains emprisonnés aux USA,

-d’exiger l’évacuation par l’US Navy de la base illégalement occupée de Guantanamo et la condamnation par l’ONU des graves atteintes aux droits de l’homme qui y sont perpétrées sous couvert de lutte antiterroriste.

Premiers signataires :

Istvan Meszaros Professeur à l’université du Sussex . Grande Bretagne

Cesar Benjamin Politologue . Brésil

John Catalinotto Conseiller de Ramsay Clark . USA

Domenico Losurdo Philosophe . Italie

Andrea Martocchia chercheur président de la coordination pour la Yougoslavie Italie

Mehmet Kizil Président d’Anatolie Liberté. Turquie

Miguel Urbano Ancien député, animateur du site Resistir. Portugal

Général Gonçalves(+) Ancien 1er Ministre de la Révolution des œillets. Portugal

Amiral Rosa Coutino Portugal

Jorgen Petersen Président du PCML Danemark

Sven Tarp Secrétaire international du PCML Danemark

Henrik Stamer Hedin Président du PC du Danemark

Johnny Olsen Président du syndicat des ouvriers du terrassement Danemark

Arne Knudsen, président du syndicat des ouvriers du bâtiment Danemark

Ulla Nygaard Menbre du Cté Nal de la fédération des enseignants Danemark

Janni Milsted Agriculteur bio, Cté Nal Amitié Dano-cubaine Danemark

Jan Mathiesen Secrétaire du syndicat des ouvriers de la restauration Danemark

Nanna Brammer universitaire, " Maître licencié " Danemark

Sven-Erik Simonsen Président de l’association d’amitié Dano-Cubaine Danemark

Erik Stinus écrivain et poète Danemark

Baudouin Deckers Secrétaire général du Parti du Travail Belgique

Jean Pestieau Professeur, Université catholique de Louvain Belgique

Paul De Vos Président de la ligue anti-impérialiste, coordinateur Stop USA Belgique

Michel Collon Journaliste, écrivain Belgique

François Houtard Cofondateur du forum social de Porto Alegre Belgique

Robert Frank Professeur émérite, Université catholique de Louvain Belgique

David Pestieau Rédacteur en chef de l’hebdomadaire Solidaire Belgique

Ken Larson Artiste peintre USA

Branko Kitanovic Ecrivain Yougoslavie

Carmelo Suarez Architecte, secrétaire général du PCPE Espagne

Julio Diaz Dirigeant communiste, province de Valence Espagne

Juan-Luis Garcia Cordoba Dirigeant syndical de la téléphonie Espagne

Leopoldo Del Prado Avocat Dirigeant communiste de l’Andalousie Espagne

Diana Bazo Secrétaire générale de la jeunesse communiste Espagne

Xose Collago Enseignant PCPE Espagne

Guerrero Dirigeant syndical de l’électricité Espagne

Quim Boix Ingénieur, dirigeant syndical Catalogne, PCPE Espagne

Angels Martinez Castells Professeur à l’université de Barcelone Espagne

Sylvia Cattori Journaliste écrivain Suisse

Jérôme Béguin, secrétaire du Parti communiste de Genève Suisse
Nuno Dias, syndicaliste Suisse
Alain Magnenat, politologue Suisse
Raymond Muller, architecte Suisse
Esteban Munoz, journaliste Suisse
Yan Perret-Gentil, secrétaire associatif, ancien conseiller municipal Genève Suisse
Alexandre Smirnov, auteur-compositeur Suisse
Laurent Tettamanti, politologue, écrivain Suisse
Gian-Thierry Sparacino, écrivain Suisse
Salika Wenger, styliste, députée communiste Suisse

Egon Krenz Ultime Président de la République Démocratique Allemande Allemagne

Frank Bochow Ancien secrétaire du Cc de la FDJ, ancien ambassadeur de la RDA au

Portugal. Allemagne

Heinz Kessler ancien ministre de la défense de la RDA Allemagne

Peter Gingold Ex Résistant antinazi, combattant des FTP-MOI Allemagne

Dr Eva Ruppert Militante internationaliste Allemagne

Mikis Théodorakis Compositeur Grèce

Mumia Abu Jamal Jpournaliste, prisonnier politique dans les couloirs de la mort USA

Gyula Thürmer Sec. Gal du Parti des Travailleurs Hongrie

Silas Cerqueira Ancien secrétaire général du Mt de la Paix Portugal

Alexis Prigarine Secrétaire général du PCR-PCUS Russie

Hernando Calvo Ospina journaliste au " Monde Diplo " Colombie

Nadine Rosa-Rosso enseignante Belgique

Giorgios Toussas député européen du KKE Grèce

Liana Kanelli Députée PCG d’Athènes au Parlement Grèce

Elpida Pantelaki Députée PCG du Pirée Grèce

Dimitris Tsiogas Député PCG de Larissa Grèce

Angeols Tzekis Député PCG de Thessalonique Grèce

Stavros Skopelitis Député PCG de Mytilene(Lesbos) Grèce

Amiral Rosa Coutino Portugal

Pascal Serrano Journaliste à Rebellion Espagne

Belén Golpegui Ecrivain Espagne

 

 

Georges Hage député, doyen de l’assemblée nationale

Danielle Bleitrach universitaire

Annie Lacroix-Riz universitaire

Henri Alleg militant internationaliste

Patricia Latour Réd. en chef du " Manifeste ", maire adj. d’Aubervilliers, Gauche Cte

Georges Gastaud philosophe directeur d’Initiative Communiste

Jean-Pierre Hemmen Président délégué du PRCF

Daniel Antonini Responsable commission internationale du PRCF

Jean-Luc Sallé Président de l’ URCF

Cyrille Beuzit URCF

Maurice Cukierman URCF

Maxime Vivas Ecrivain

Victor Dedaj Ecrivain

Rémy Herrera Professeur université Paris Sorbonne, chercheur au CNRS

Léon Landini Officier de la Légion d’honneur, médaille de la Résistance

Hermine Pulvermacher Ex secrétaire générale du groupe communiste (Ass. Nle)

Claude Despretz Soldat du refus de la guerre d’ Algérie

Vincent Flament Secrétaire général du Cté Honnecker

René Gilli Ancien Résistant, militant communiste

Désiré Marle Président du Comité Honnecker

Gaston Pellet France-Cuba

Emmanuel Dang Tran Secrétaire section PCF Paris 15è

Emile Tornu Ancien Déporté Résistant

Jean Sanitas Ecrivain

Jean-Claude Meuriot Médecin inspecteur général de la santé publique.

Henri Martin Militant anticolonialiste

Pierre-Olivier Poyard Syndicaliste étudiant FSE

Charles Gilbert ( Carlogil) Professeur de philosophie

Michèle Salem Physicienne

George Labica Philosophe

Daniel Maisonnave Secrétaire des " Amis de Karl Marx "

Fernand Chavastelon maire de St Germain Lavolps (23)

Christiane Combe ex maire de St Martin la Méanne (23)

Jean Plazanet maire de Tarnac (23)

Daniel Breton maire de Grenay (62)

Claude Beaulieu Président du Comité Valmy

Marie-France Allamand Collectif pour Cuba

Pablo Gonzalès Justo Racines Cubaines

Didier Lalande Cuba Linda

Charly Bouhana Cuba Si France

Gloria Gonzales Justo France Cuba

Didier Lalande Cuba Linda

Alain Auzou Photographe

Boutadjine Peintre graphiste

Charb Dessinateur de presse

Naderi Reza Journaliste

Bernard Durand Journaliste

José Fort Journaliste

Alain Martin Syndicaliste

Henri Rumeau Syndicaliste

Serge Fricont Syndicaliste

Georges Wolinski Dessinateur de presse

 


13:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/2005: Le massacre de Katyn

traduit de l' anglais par notre ami
Jean-Marie FLEMAL
Avec tous mes remerciements !
RoRo
 
 
Le massacre de Katyn

par Ella Rule

voir : http://www.stalinsociety.org.uk

À la fin de la Première Guerre mondiale, la frontière entre la Russie et la Pologne fut établie le long d’une ligne que l’on appela la « ligne Curzon », du nom de Lord Curzon, l’homme d’État britannique qui l’avait proposée.

Cette ligne de démarcation n’était guère du goût des Polonais, qui partirent bientôt en guerre contre l’Union soviétique, dans l’espoir de repousser quelque peu leurs frontières vers l’est. L’Union soviétique contre-attaqua, prête non seulement à se défendre mais, contre l’avis de Staline, à libérer également l’ensemble de la Pologne. Staline considérait cet objectif comme étant voué à l’échec parce que, disait-il, le nationalisme polonais n’était pas encore arrivé au bout de son parcours. Les Polonais étaient fermement décidés à NE PAS être libérés, de sorte que cela ne valait même pas la peine d’essayer de le faire. Par conséquent, les Polonais opposèrent une violente résistance à la progression soviétique. Et, finalement, l’Union soviétique fut contrainte de se replier et même de céder à la Pologne une portion de territoire située à l’est de la ligne Curzon et composée de l’ouest de la Biélorussie et de l’ouest de l’Ukraine – des régions habitées en grande majorité, respectivement, par des Biélorusses et des Ukrainiens plutôt que par des Polonais. Tout cet incident ne pouvait qu’exacerber davantage encore l’animosité mutuelle entre Polonais et Russes.

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie envahissait la Pologne. Le 17 septembre, l’Union soviétique se mettait en campagne pour réoccuper les territoires annexés par la Pologne à l’est de la ligne Curzon. Après les avoir repris, l’Union soviétique se mit à distribuer la terre aux paysans et à introduire ce genre de réformes démocratiques très populaires auprès du peuple mais beaucoup moins chez les exploiteurs. Durant les combats pour la reprise des territoires à l’est de la ligne Curzon, l’Union soviétique capura quelque 10 000 officiers polonais, qui devinrent des prisonniers de guerre, furent installés dans des camps situés dans la zone litigieuse et, après cela, mis au travail à la construction de routes, etc.

Deux ans plus tard, le 22 juin 1941, l’Allemagne nazie attaquait l’Union soviétique par surprise. L’Armée rouge était forcée de battre en retraite en toute hâte et l’Ukraine était reprise par les Allemands. Durant la retraite précipitée, il ne fut pas possible d’évacuer les prisonniers de guerre polonais vers l’intérieur de l’Union soviétique. Le responsable du camp n° 1, le major Vetoshnikov, fournit la preuve qu’il avait demandé au responsable du trafic de la section de Smolensk des Chemins de Fer de l’Ouest qu’on lui fournisse des wagons pour l’évacuation des prisonniers polonais, mais il lui fut répondu que la chose ne serait sans doute pas possible. L’ingénieur Ivanov qui, à l’époque, avait été le responsable du trafic dans la région, confirma qu’on n’avait pu réserver des wagons pour cette évacuation. « En outre », dit-il, « nous ne pouvions envoyer des wagons vers la ligne Gussino, où se trouvaient la majorité des prisonniers polonais, puisque cette ligne était déjà sous la ligne de feu. » Il en résulta qu’après le retrait des Soviétiques de cette zone, les prisonniers polonais devinrent prisonniers des Allemands.

En avril 1943, les hitlériens annoncèrent que les Allemands avaient découvert plusieurs fosses communes dans la forêt de Katyn, près de Smolensk, lesquelles contenaient les corps de milliers d’officiers polonais supposés avoir été tués par les Russes.

Cette « révélation » était destinée à miner encore plus les efforts de coopération entre Polonais et Soviétiques en vue de vaincre les Allemands. L’alliance russo-polonaise fut toujours malaisée du fait que le gouvernement polonais en exil, installé à Londres, était manifestement un gouvernement qui représentait les classes des exploiteurs. Ils devaient s’opposer aux Allemands, puisque ces derniers avaient cyniquement envahi la Pologne pour agrandir leur lebensraum (espace vital). La position de l’Union soviétique était la suivante : Aussi longtemps que l’Union soviétique aurait pu conserver les territoires situés à l’est de la ligne Curzon, elle n’aurait pas eu de problèmes avec le rétablissement d’un gouvernement bourgeois en Pologne. Mais l’alliance connaissait déjà des difficultés du fait que le gouvernement polonais en exil, dirigé par le général Sikorski et installé à Londres, n’aurait pas été d’accord avec la restitution de ces territoires à l’Union soviétique. Ceci, malgré le fait qu’en 1941, après l’invasion de la Pologne par Hitler, l’Union soviétique et le gouvernement polonais en exil avaient non seulement rétabli des relations diplomatiques, mais avaient également convenu que l’Union soviétique allait financer – « sous les ordres d’un chef désigné par le gouvernement polonais en exil mais approuvé par le gouvernement soviétique » – la mise sur pied d’une armée polonaise. Ce chef aurait été en l’occurrence le général Anders, un homme absolument hostile aux Soviétique et prisonnier chez eux depuis 1939. Le 25 octobre 1941, cette armée comptait 41 000 hommes, dont 2 630 officiers. Le général Anders, toutefois, finit par refuser de combattre sur le front germano-soviétique en raison du différend frontalier opposant l’Union soviétique et la Pologne et il fallut envoyer l’armée polonaise combattre ailleurs, c’est-à-dire en Iran.

Pourtant, en dépit de l’hostilité du gouvernement polonais en exil, une section importante des Polonais résidant en Union soviétique et non hostiles aux Soviétiques acceptaient les prétentions de ces derniers sur les territoires situés à l’est de la ligne Curzon. Bon nombre d’entre eux étaient juifs. Ces gens constituèrent l’Union des patriotes polonais, laquelle constitua l’épine dorsale d’une alternative au gouvernement polonais en exil.

La propagande nazie autour du massacre de Katyn avait pour but d’empêcher irrémédiablement toute tractation entre Soviétiques et Polonais. Le général Sikorski reprit la propagande nazie par vengeance, en prétendant auprès de Churchill qu’il disposait d’une « montagne de preuves ». La façon dont il avait obtenu ces « preuves », au même moment où les Allemands « révélaient » ces prétendues atrocités soviétiques, est loin d’être claire, bien que l’affaire indique de toute évidence qu’il y eut une collaboration cachée entre Sikorski et les nazis. Les Allemands avaient fait état de leur « découverte » le 13 avril. Le 16 avril, le gouvernement soviétique publiait un communiqué officiel réfutant « les affabulations scandaleuses concernant de prétendues exécutions massives par des organes soviétiques, au cours du printemps 1940 dans la région de Smolensk ». Le communiqué disait encore :« Les allégations allemandes ne laissent aucun doute sur le sort tragique des anciens prisonniers de guerre polonais qui, en 1941, avaient été engagés dans des travaux de construction dans les régions situées à l’ouest de Smolensk et qui, en même temps que de nombreux Soviétiques, étaient tombés aux mains des bourreaux allemands après le repli des troupes soviétiques. »

En fabriquant leur histoire, les Allemands avaient même décidé de l’embellir d’un tour antisémite en prétendant être en mesure de nommer des officiers soviétiques responsables du massacre, lesquels avaient tous des patronymes juifs. Le 19 avril, la Pravda répondait :

« Conscients de l’indignation de l’ensemble de l’humanité progressiste à propos du massacre de citoyens paisaibles et en particulier de juifs par leurs troupes, les Allemands essaient maintenant de susciter la colère des gens crédules contre les juifs. Pour cette raison, ils ont inventé toute une série de ‘commissaires juifs’ qui, disent-ils, ont participé à l’assassinat de 10 000 officiers polonais. Pour des faussaires aussi expérimentés, il n’était pas difficile d’inventer quelques noms de personnes qui n’ont jamais existé – Lev Rybak, Avraam Brodninsky, Chaim Fineberg. Ces personnes n’ont jamais existé, ni dans la ‘section de Smolensk de l’OGPU’ ni dans aucun départment du NLVD… »

L’insistance de Sikorski à appuyer la propagande allemande se solda par une complète rupture des relations entre le gouvernement polonais en exil à Londres et le gouvernement soviétique. À ce propos, Goebbels eut le commentaire suivant dans son journal personnel : « Cette rupture constitue une victoire à cent pour-cent pour la propagande allemande et tout particulièrement pour moi-même, personnellement (…) Nous avons été à même de transformer l’incident de Katyn en une question hautement politique. »

À l’époque, la presse britannique condamna Sikorski pour son intransigeance :

Le Times du 28 avril 1943 écrivait : « Ils devront éprouver surprise et regret, ceux qui, ayant eu tant de bonnes raisons de comprendre la perfidie et l’ingéniosité de la machine de propagande de Goebbels, n’ont pu éviter de tomber dans le piège que celle-ci leur tendait. Les Polonais n’auront guère oublié un ouvrage largement diffusé durant le premier hiver de la guerre et dépeignant avec force détails et preuves circonstanciés, y compris des photos, les prétendues atrocités polonaises contre les paisibles habitants allemands de la Pologne. »

L’entêtement de Sikorski à prétendre que le massacre avait été perpétré par les Soviétiques plutôt que par les Allemands trouvait sa nourriture dans le différend concernant les territoires situés à l’est de la ligne Curzon. Sikorski essaya d’utiliser la propagande allemande pour mobiliser l’impérialisme occidental derrière les prétentions polonaises sur ces territoires, pour tenter de le faire revenir sur sa position, estimait Sikorski, qui consistait à prendre parti pour l’Union soviétique dans cette affaire de litige frontalier.

Si on parcourt les sources bourgeoises aujourd’hui, toutes affirment que l’Union soviétique a été responsable du massacre de Katyn et elles le font avec une telle assurance et un tel acharnement qu’à vouloir prétendre le contraire, on se sent dans la peau d’un révisionniste nazi tentant de nier le massacre des juifs par Hitler. Après l’effondrement de l’Union soviétique, Gorbatchev fut même enrôlé dans cette campagne de désinformation et il produisit du matériel supposé provenir des archives soviétiques et « prouvant » que c’étaient bien les Soviétiques qui avaient commis ces atrocités et que, bien sûr, s’ils avaient agi de la sorte, c’était sur les ordres de Staline. Evidemment, nous savons l’intérêt que tous les Gorbatchev de ce monde ont à diaboliser Staline. Leur cible n’est pas tant Staline que le socialisme. Leur but, en dénigrant le socialisme, est de restaurer le capitalisme et de s’offrir à eux-mêmes et à leurs partisans des existences de parasites de luxe au détriment de la souffrance de masse des peuples soviétiques. Leur cynisme vaut bien celui des nazis allemands et il n’est guère surprenant de les entendre chanter leurs hymnes d’après les mêmes partitions.

Les sources bourgeoises affirment allègrement que les preuves soviétiques permettant d’accuser les Allemands de ce massacre sont soit totalement absentes, soit simplement fondées sur des preuves par ouï-dire émanant des habitants terrorisés de la région. Elles ne mentionnent même pas un élément de preuve dont Goebbels en personne devait pourtant admettre qu’il était passablement embarrassant. À ce propos, le 8 mai 1943, il écrivait dans son journal : « Malheureusement, on a retrouvé des munitions allemandes dans les fosses de Katyn. (…) Il est essentiel que cet incident reste ultrasecret. S’il devait être porté à la connaissance de l’ennemi, il faudrait laisser tomber toute cette affaire de Katyn. » En 1971, un échange de lettres était publié dans le Times. L’une d’elles suggérait que les massacres de katyn ne pouvaient être imputés aux Allemands puisqu’ils se servaient de mitrailleuses et de chambres à gaz au lieu d’expédier les prisonniers de la façon dont les vicitmes de Katyn avaient été tuées, c’est-à-dire en leur tirant une balle dans la nuque. Un ancien soldat allemand vivant à Godalming, dans le Surrey, était intervenu dans cet échange de courrier :

« En tant que soldat allemand, convaincu à l’époque de la légitimité de notre cause, j’ai participé à de nombreuses batailles et actions au cours de la campagne de Russie. Je n’ai pas été à Katyn ni dans la forêt avoisinante. Mais je me souviens bien du tintouin qui a éclaté en 1943, à l’annonce de la découverte des horribles fosses communes près de Katyn, dont la région était alors menacée par l’Armée rouge.

« Josef Goebbels, comme le montrent les sources historiques, a trompé bien des gens. Après tout, c’était son boulot et peu de personnes, aujourd’hui, contesteraient sa maîtrise presque absolue en la matière. Toutefois, ce qui surprend, c’est qu’on en a toujours la preuve aujourd’hui, trente et quelques années plus tard, dans les pages du Times. Ecrivant par expérience, je ne pense pas qu’à cette tardive époque de la guerre, Goebbels soit parvenu à tromper de nombreux soldats allemands en Russie, en ce qui concerne l’affaire de Katyn (…) Les soldats allemands étaient bien au courant de cette façon de procéder en tirant une balle dans la nuque (…) Nous, les soldats allemands, savions pertinemment bien que les officiers polonais avaient été liquidés par nos hommes, et par personne d’autre. » En outre, d’innombrables témoins s’étaient présentés pour attester de la présence de prisonniers polonais dans la région après que les Allemands l’eurent reconquise.

Maria Alexandrovna Sachneva, une institutrice de l’endroit, en avait fourni les preuves devant une commission spéciale instaurée par l’Union soviétique en septembre 1943, immédiatement après que la région eut été libérée des Allemands. Ces preuves établissaient qu’en août 1941, soit deux mois après le repli des soviétiques, Sachneva avait caché un prisonnier de guerre polonais dans sa maison. L’homme s’appelait Juzeph Lock et il lui avait parlé des mauvais traitements infligés par les Allemands aux prisonniers polonais.

« Quand les Allemands sont arrivés, ils se sont emparés du camp polonais et y ont instauré un régime très dur. Les Allemands ne considéraient pas les Polonais comme des êtres humains. Ils les opprimaient et les brimaient de toutes les façons possibles. En certaines occasions, des Polonais étaient abattus sans la moindre raison. Le prisonnier, Juseph Lock, avait décidé de s’évader… »

Plusieurs autres témoins ont fourni des preuves qu’ils avaient vu les Polonais travaillant aux routes en août et septembre 1941.

Par ailleurs, d’autres témoins encore ont également affirmé que les Allemands avaient traqué et rassemblé des prisonniers polonais évadés en automne 1941. Danilenko, un fermier local, figurait parmi ces témoins :

« Plusieurs rafles ont eu lieu dans notre localité pour rattraper des prisonniers de guerre polonais qui s’étaient évadés. À deux ou trois reprises, les Allemands sont venus perquisitionner dans ma propre maison. Après l’une de ces visites, j’ai demandé au chef qui ils cherchaient dans notre village. Il m’a répondu qu’il avait reçu un ordre de la Kommandantur allemande disant qu’il fallait fouiller toutes les maisons sans exception, vu que des prisonniers de guerre polonais évadés du camp se cachaient dans notre village. »

Manifestement, les Allemands n’abattaient pas les Polonais en présence des témoins locaux, mais les gens de l’endroit ont toutefois fourni d’importantes preuves de ce qui se passait. L’un de ces témoins était Alexeïeva, que le chef de son village avait affectée au service du personnel allemand d’une résidence de campagne située à Kozy Gory, une section de la forêt de Katyn. La résidence avait servi de maison de repos pour l’administration de Smolensk du Commissariat populaire aux Affaires internes et elle se trouvait à 700 mètres environ de l’endroit où l’on avait découvert les fosses communes. Alexeïeva déclara : « À la fin du mois d’août et pendant presque tout le mois de septembre 1941, plusieurs camions sont venus, presque quotidiennement, à la résidence de Kozy Gory. D’abord, je n’y ai pas prêté attention mais, plus tard, j’ai remarqué que chaque fois que ces camions arrivaient sur le terrain de la résidence, ils s’arrêtaient durant une demi-heure, et parfois même toute une heure, quelque part sur la route forestière qui relie la résidence à la grand-route. C’est ce que j’ai conclu, parce que peu de temps après que les camions avaient atteint le terrain de la résidence, le bruit des moteurs cessait.

« Au moment où le bruit des moteurs cessait, on entendait des détonations au coup par coup. Elles se suivaient à intervalles brefs mais approximativement égaux. Ensuite, les coups de feu cessaient et, juste après, les camions arrivaient à la résidence. Des soldats allemands et leurs sous-officiers descendaient des camions. Tout en parlant bruyamment, ils allaient se laver aux sanitaires, après quoi ils se lançaient dans des orgies de boisson.

« Les jours où les camions arrivaient, d’autres soldats des unités militaires allemandes venaient aussi plus nombreux à la résidence. Pour eux, on préparait des lits spéciaux (…). Un peu avant que les camions n’arrivent à la résidence, des soldats en armes se rendaient dans la forêt, manifestement à l’endroit où les camions s’arrêtaient, parce qu’une demi-heure après, ils revenaient dans ces camions, en compagnie des soldats qui vivaient en permanence à la résidence.

« À plusieurs reprises, j’ai remarqué des traces de sang frais sur les vêtements de deux soldats de première classe. De tout cela, j’ai déduit que les Allemands amenaient des gens par camions à la propriété et qu’ils les y exécutaient. »Alexeyeïeva avait également découvert que les gens abattus étaient des prisonniers polonais.

« Un jour, je suis restée à la résidence un peu plus longtemps que d’habitude (…). Avant que j’aie terminé le travail qui me retenait, un soldat est entré et m’a dit que je pouvais m’en aller (…). Il m’a ensuite raccompagnée jusqu’à la grand-route.

« Sur la grand-route, à 150 ou 200 mètres de l’embranchement vers la résidence, j’ai vu un groupe d’environ 30 prisonniers de guerre polonais qui avançaient sous une lourde escorte d’Allemands (…). Je me suis arrêtée au bord de la route pour voir où on les conduisait et j’ai vu qu’ils bifurquaient vers notre résidence de Kozy Gory.

« Du fait qu’à ce moment-là, je m’étais mise à surveiller de près tout ce qui se passait à la résidence, la chose m’a intriguée. J’ai rebroussé chemin sur une certaine distance le long de la route, puis je me suis cachée dans des buissons à proximité de la route et j’ai attendu. Vingt ou trente minutes plus tard, j’ai entendu les détonations habituelles. »

Les deux autres servantes réquisitionnées à la résidence, Mikhaïlova et Konakhovskaïa, fournirent des éléments confirmant cette déclaration. D’autres résidents de la région firent eux aussi des déclarations allant dans le même sens.

Basilevski, le directeur de l’observatoire de Smolensk, fut désigné comme bourgmestre adjoint de Menchaguine, un collaborateur nazi. Basilevsky tentait d’obtenir la libération d’une enseignante incarcérée par les Allemands et il persuada Menchaguine de s’adresser au commandant allemand de la région, Von Schwetz, à propos de ce problème. Menchanguine s’exécuta mais il revint en disant qu’il était impossible d’obtenir cette libération parce que « Berlin avait envoyé des instructions prescrivant que fût maintenu le plus strict des régimes ».

Basilevsky raconta alors sa conversation avec Menchaguine :

« (…) Involontairement, j’ai répliqué : ‘Peut-on imaginer quelque chose de plus sévère que le régime existant dans le camp ?’ Menchaguine m’a regardé d’un drôle d’air et, se penchant à mon oreille, il m’a répondu à voix basse : ‘Oui, cela existe ! Au moins, on laisse les Russes mourir, tout simplement, mais, pour ce qui est des prisonniers de guerre polonais, les ordres disent qu’ils doivent être carrément liquidés.’ »

Après la libération, on découvrit le carnet de notes de Menchaguine, rédigé de sa propre main, comme l’ont confirmé les experts en graphologie. À la page 10, datée du 15 août 1941, on peut lire :

« Tous les prisonniers de guerre fugitifs devront être enfermés et remis au bureau du commandant. »

En soi, ceci prouve que les prisonniers polonais étaient toujours vivants à l’époque. À la page 15, Menchaguine a noté : « Y a-t-il des rumeurs parmi la population à propos de l’exécution de prisonniers de guerre polonais à Kozy Gory (pour Umnov) ? » (Umnov était le chef de la police russe.)

Nombre de témoins ont fourni la preuve qu’ils avaient subi des pressions de la part des Allemands, en 1942-43, afin de livrer des faux témoignages confirmant les exécutions des Polonais par les Russes.

Parfem Gavrilovitch Kisselev, un habitant du village le plus proche de Kozy Gory, témoigna qu’il avait été convoqué à la Gestapo, durant l’automne 1942, et qu’il y avait eu un entretien avec un officier allemand.

« L’officier avait déclaré que, selon une information mise à la disposition de la Gestapo, en 1940, dans la région de Kozy Gory, et plus précisément dans la forêt de Katyn, des membres du Commissariat populaire aux Affaires internes avaient exécuté des officiers polonais. Il m’a demandé dans quelle mesure je pouvais témoigner là-dessus. J’ai répondu que je n’avais jamais entendu dire que le Commissariat populaire aux Affaires internes avait abattu des gens à Kozy Gory et que, de toute façon, c’était impossible, ai-je expliqué à l’officier, puisque Kozy Gory est un endroit absolument ouvert et très fréquenté et que si des exécutions avaient eu lieu là-bas, toute la population des villages avoisinants l’aurait su.

« (…) Toutefois, l’interprète ne m’a pas écouté, mais a pris un document manuscrit sur le bureai et me l’a lu. Il y était dit que moi, Kisselev, habitant d’un hameau de la région de Kozy Gory, j’avais assisté personnellement, en 1940, à l’exécution d’officiers polonais par des membres du Commissariat populaire aux Affaires internes.

« Après m’avoir lu le document, l’interprète m’a ordonné de le signer. J’ai refusé (…). Finalement, il s’est mis à hurler : ‘Ou bien, tu le signes tout de suite, ou bien, nous allons te liquider. Fais ton choix !’

« Effrayé par ces menaces, j’ai signé le document en pensant que l’affaire s’arrêterait là. »

Mais l’affaire n’allait pâs s’arrêter là, parce que les Allemands attendaient de Kissilev qu’il fournisse des confirmations orales de ce qu’il avait « vu » à des groupes de « délégués » invités par les Allemands à venir visiter la région et y découvrir les preuves des prétendues atrocités russes.

Peu de temps après que les autorités allemandes eurent révélé au monde l’existence des fosses communes, en avril 1943, « l’interprète de la Gestapo est venu chez moi et m’a emmené dans la forêt, dans la région de Kozy Gory.

« Quand nous avons quitté la maison et que nous avons été seuls ensemble, l’interprète m’a prévenu que je devais répéter, aux gens qui seraient présents dans la forêt, exactement ce que j’avais lu sur le document que j’avais signé à la Gestapo.

« Quand je suis arrivé sur place, dans les bois, j’ai vu les tombes ouvertes et un groupe d’étrangers. L’interprète m’a dit que c’étaient des délégués polonais qui étaient arrivés pour inspecter les tombes. Quand nous nous sommes approchés de celles-ci, les délégués se sont mis à me poser diverses questions en russe concernant l’exécution des Polonais. Mais, comme plus d’un mois s’était passé depuis ma convocation à la Gestapo, j’avais oublié tout ce qui se trouvait dans le document que j’avais signé, j’étais déboussolé et, finalement, je leur ai dit que je ne savais rien de l’exécution des officiers polonais.

« L’officier allemand était furieux. L’interprète m’a écarté sans ménagement de la ‘délégation’ et m’a congédié. Le lendemain, au matin, une voiture avec un officier de la Gestapo est montée jusque chez moi. L’homme est venu me trouver dans la cour, m’a dit que j’étais en état d’arrestation, puis m’a fait monter dans la voiture et m’a emmené à la prison de Smolensk. (…)

« Après mon arestation, j’ai été interrogé à de nombreuses reprises, mais je recevais plus de coups que de questions. La première fois qu’ils m’ont fait venir, ils m’ont frappé et insulté avec une brutalité incroyable, se plaignant que je les avais laissé tomber, après quoi ils m’ont renvoyé en cellule. Au cours des convocations suivantes, ils m’ont dit que je devais déclarer publiquement que j’avais assisté à l’exécution de prisonniers polonais par les bolcheviks et que, tant que la Gestapo ne serait pas satisfaite de ma bonne foi, je ne sortirais pas de prison. J’ai dit à l’officier que je préférais rester en prison plutôt que de mentir effrontément à des gens. Sur ce, j’ai été vilainement tabassé.

« Il y a eu plusieurs interrogatoires du même genre, accompagnés de séances de coups, à la suite de quoi j’ai perdu toute ma force, je n’entendais plus très bien et je ne pouvais plus remuer mon bras droit. Environ un mois après mon arrestation, un officier allemand m’a fait venir et m’a dit : ‘Vous voyez les conséquences de votre obstination, Kisselev. Nous avons décidé de vous exécuter. Le matin, nous allons vous emmener à la forêt de Katyn et vous pendre.’ J’ai demandé à l’officier de ne pas le faire et je me suis mis à plaider ma cause en leur disant que je ne convenais pas pour le rôle de ‘témoin oculaire’ des exécutions, puisque je ne savais pas mentir et que, de ce fait, j’allais une fois de plus tout mélanger.

« L’officier a continué à insister. Plusieurs minutes plus tard, des soldats sont entrés dans la pièce et se sont mis à me cogner dessus avec des gourdins en caoutchouc. Incapable de supporter les coups et la torture, j’ai accepté d’apparaître publiquement et de raconter une histoire fallacieuse sur les exécutions de Polonais par les bolcheviks. Après cela, on m’a relâché, à condition qu’à la première requête des Allemands, je parlerais devant les ‘délégations’ à la forêt de Katyn. (…)

« Chaque fois, avant de m’emmener aux fosses, dans la forêt, l’interprète venait chez moi, m’appelait dans la cour, me prenait à part pour être sûr que personne n’entendrait et, durant une demi-heure, il me faisait apprendre par cœur tout ce que je pourrais avoir à dire à propos des supposées exécutions d’officiers polonais par le Commissariat populaire aux Affaires internes, en 1940.

« Je me rappelle que l’interprète m’a dit de répéter quelque chose de ce genre : ‘Je vis dans une fermette dans la région de Kozy Gory, non loin de la résidence du Commissariat populaire aux Affaires internes. Certaines nuits, au printemps 1940, j’ai vu des Polonais emmenés vers la forêt où on les exécutait ensuite.’ Puis il était impératif que je déclare littéralement que ‘c’était l’œuvre du Commissariat populaire ax Affaires internes.’ Après que j’eus retenu par cœur ce que l’interprète m’avait répété, il devait m’emmener auprès des fosses communes, dans la forêt, et m’obliger à répéter toute l’histoire en présence des délégations venues sur place.

« Mes déclarations étaient strictement contrôlées et dirigées par l’interprète de la Gestapo. Un jour, comme je parlais devant l’une ou l’autre ‘délégation’, on m’a posé la question : ‘Aviez-vous vu personnellement ces Polonais avant qu’ils ne soient exécutés par les bolcheviks ?’ Je n’étais pas préparé à ce genre de question et je répondis en disant la vérité, c’est-à-dire que j’avais vu des prisonniers polonais avant la guerre, quand ils marchaient sur les routes. Ensuite, l’interprète m’a tiré brusquement sur le côté et m’a ramené chez moi.

« Je vous prie de me croire quand je dis que je n’arrête pas d’avoir des tiraillements de conscience, puisque je sais qu’en réalité, les officiers polonais ont été exécutés par les Allemands en 1941. Je n’avais pas le choix, étant constamment menacé d’être arrêté et torturé à nouveau. »

De nombreuses personnes corroborèrent le témoignage de Kisselev et un examen médical confirma le récit des tortures que lui avaient infligées les Allemands.

Ivanov, un employé de la gare locale (Gnezdovo) subit également des pressions afin de faire un faux témoignage :

« L’officier m’a demandé si je savais qu’au printemps 1940, d’importants groupes d’officiers polonais capturés étaient arrivés à Gnezdovo dans plusieurs trains. J’ai dit que j’étais au courant, effectivement. L’officier m’a ensuite demandé si je savais qu’au cours du même printemps 1940, peu après l’arrivée des officiers polonais, les bolcheviks les avaient tous exécutés dans la forêt de Katyn. J’ai répondu que je n’en savais rien et qu’il ne pouvait en avoir été ainsi, puisqu’au cours des années 1940-1941 et jusqu’au moment de l’occupation de Smolensk par les Allemands, j’avais rencontré des officiers polonais capturés qui avaient débarqué à la gare de Gnezdovo au printemps 1940 et qu’on les avait employés dans la construction de routes.

« L’officier m’a répondu que si un officier allemand prétendant que les Polonais avaient été exécutés par les bolcheviks, c’est que c’était un fait établi. ‘Par conséquent’, a poursuivi l’officier, ‘vous n’avez strictement rien à craindre et c’est avec la conscience tranquille que vous pouvez signer un protocole affirmant que les officiers polonais capturés ont été exécutés par les bolcheviks et que vous en avez été témoin.’

« J’ai répondu que j’étais déjà un vieillard, que j’avais 61 ans et que je ne tenais pas à commettre un péché à cet âge. Tout ce que je pouvais déclarer, c’est que les Polonais capturés étaient réellement arrivés à la gare de Gnezdovo au printemps 1940. L’officier allemand a commencé à vouloir me persuader de donner le témoignage requis en me promettant que si j’acceptais, il allait me promouvoir du poste de garde-barrière à un passage à niveau à celui de chef de gare de Gnezdovo, poste que j’avais d’ailleurs occupé sous le gouvernement soviétique, et qu’il allait également subvenir à mes besoins matériels.

« L’interprète a insisté sur le fait que mon témoignage en tant qu’ancien fonctionnaire des chemins de fer à la gare de Gnezdovo, la gare la plus proche de la forêt de Katyn, était d’une extrême importance pour le commandement allemand et que je ne regretterais pas de faire ce témoignage. Je comprenais que je m’étais fourré dans une situation très difficile et qu’un triste sort m’attendait. Toutefois, une fois encore, j’ai refusé de donner un faux témoignage à l’officier allemand. Il a commencé à me crier dessus, m’a menacé de me battre et de me tuer et m’a dit que je ne comprenais pas ce qui était bon pour moi. Pourtant, j’ai tenu bon. L’interprète a ensuite sorti un bref protocole en allemand, une seule page, et m’a donné la traduction libre de son contenu. Le protocole ne mentionnait, comme me l’a dit l’interprète, que le seul fait de l’arrivée des prisonniers de guerre polonais à la gare de Gnezdovo. Quand je lui ai demandé que mon témoignage soit rédigé non seulement en allemand, mais aussi en russe, l’officier a fini par sortir de ses gonds et il m’a tapé dessus avec une matraque en caoutchouc, puis m’a fait sortir des bâtiments… »

Savvateïev fut lui aussi harcelé par les Allemands afin de leur livrer un faux témoignage. Il déclara à la Commission soviétique d’enquête :

« À la Gestapo, j’ai témoigné qu’au printemps 1940, des prisonniers de guerre polonais étaient arrivés à la garde de Gnezdovo dans plusieurs trains et qu’ils étaient ensuite montés dans des camions, mais que je ne savais pas où on les avait emmenés. J’ai également ajouté que j’avais rencontré ces Polonais plusieurs fois par la suite, sur la grand-route Moscou-Minsk, où ils travaillaient en petits groupes aux réparations routières. L’officier m’a dit que je mélangeais les faits, que je ne pouvais pas avoir rencontré les Polonais sur la grand-route, puisqu’ils avaient été exécutés par les bolcheviks, et il a exigé que je témoigne en ce sens.

« J’ai refusé. Après m’avoir menacé et tenté de me soudoyé pendant un bout de temps, l’officier a consulté l’interprète en allemand, après quoi celui-ci a rédigé un court texte et me l’a donné à signer. Il a expliqué que c’était un compte rendu de mon témoignage. J’ai demandé à l’interprète de me laisser lire le papier moi-même, mais il m’a interrompu en m’insultant, me commandant de le signer tout de suite et de sortir. J’ai hésité une minute. L’interprète a attrapé un gourdin en caoutchouc accroché au mur et a fait mine de me frapper dessus. Après cela, j’ai signé le protocole qu’on m’avait mis sous le nez. L’interprète m’a dit de sortir et de rentrer chez moi et de ne parler à personne, sinon j’allais être fusillé (…). »

D’autres personnes ont également témoigné en ce sens.

Des preuves ont également été fournies sur la façon dont les Allemands ont trafiqué les tombes des victimes dans l’espoir d’éliminer les preuves que le massacre n’avait pas eu lieu en automne 1941 mais au printemps 1940, peu après l’arrivée des Polonais dans la région. Durant l’occupation allemande, Alexandra Mikhaïlovna avait travaillé dans la cuisine d’une unité de la Wehrmacht. En mars 1943, elle avait découvert uin prisonnier de guerre russe caché dans sa remise :

« D’une conversation que j’ai eue avec lui, j’ai appris qu’il s’appelait Nikolaï Yegorov et qu’il venait de Leningrad. Depuis la fin 1941, il avait été dans le camp allemand n° 126 pour prisonniers de guerre, dans la ville de Smolensk. Au début mars 1943, il avait quitté le camp avec une colonne de plusieurs centaines de prisonniers de guerre et on les avait envoyés dans la forêt de Katyn. Sur place, les prisonniers, y compris Yegorov, avaient été forcés de creuser des tombes contenant des cadavres vêtus d’uniformes d’officiers polonais, de sortir ces corps des tombes et de vider leurs poches de leurs documents, lettres, photographies et autres articles.

« Les ordres des Allemands étaient stricts : rien ne pouvait être laissé dans les poches des cadavres. Deux prisonniers de guerre ont été abattus parce que, après qu’ils eurent fouillé ces corps, un officier allemand avait découvert des papiers sur ces mêmes corps. Objets, documents et lettres tirés des vêtements des cadavres étaient ensuite examinés par les officiers allemands qui, après cela, forçaient les prisonniers de remettre une partie des papiers dans les poches des morts, tandis que le reste était jeté sur un tas d’objets et de documents prélevés sur les cadavres. Et on brûlait le tout.

« En outre, les Allemands avaient forcé les prisonniers à placer dans les poches des officiers polonais certains papiers provenant de serviettes ou de valises – je ne me souviens plus très bien – qu’ils avaient eux-mêmes amenées. Tous les prisonniers de guerre vivaient dans la forêt de Katyn dans des conditions épouvantables et à ciel ouvert et ils étaient très sévèrement gardés. (…) Au début d’avril 1943, tout le travail planifié par les Allemands était apparemment achevé et, au cours des trois jours suivants, aucun des prisonniers de guerre n’a eu à travailler (…).

« Soudain, la nuit, tous sans exception ont été éveillés et conduits quelque part. La garde avait été renforcée. Yegorov a senti que quelque chose ne tournait pas rond et il a commencé à surveiller de très près ce qui se passait. Ils ont marché pendant trois ou quatre heures dans une direction inconnue. Ils se sont arrêtés dans la forêt près d’une fosse, dans une clairière. Yegorov a vu qu’on séparait un groupe de prisonniers de guerre du reste des hommes et qu’on les conduisait près de la fosse, avant de les abattre. Non loin de Yegorov, plusieurs prisonniers de guerre ont attaqué les gardes. D’autres gardes se sont précipités sur les lieux. Yegorov a tiré parti de la confusion pour s’enfuir dans la noirceur de la forêt, tout en entendant des cris et des coups de feu.

« Après avoir entendu cette terrible histoire, qui est gravée dans ma mémoire pour le reste de mes jours, j’ai été très ennuyée pour Yegorov et lui ai dit de venir dans ma chambre, de s’y réchauffer et de se cacher chez moi jusqu’au moment où il aurait repris des forces. Mais il a refusé. (…) Il disait que peu lui importait ce qui allait lui arriver, qu’il allait s’en aller cette même nuit et qu’il avait l’intention de traverser le front pour retrouver l’Armée rouge. Le matin, quand je suis allée voir s’il était parti, il était toujours dans la remise. En fait, la nuit, il avait bien essayé de s’en aller, mais il avait à peine fait une cinquantaine de pas qu’il s’était senti très faible et qu’il avait été forcé de revenir. Cet épuisement était provoqué par sa longue détention dans le camp et par les privations des derniers jours. Nous avons donc décidé qu’il resterait chez moi quelques jours de plus pour reprendre des forces. Après lui avoir donné à manger, je suis allée travailler. Quand je suis revenue, le soir, mes voisines Branova, Mariya Ivanovna, Kabanovskaya, Yekaterina Viktorovna m’ont dit que, l’après-midi, au cours d’une visite de la police allemande, le prisonnier de guerre de l’Armée rouge avait été découvert et qu’on l’avait emmené. »

D’autres confirmations ont été données par un ingénieur mécanicien appelé Soukhatchev, qui avait travaillé sous les Allemands en tant que mécanicien au moulin municipal de Smolensk :

« Je travaillais au moulin dans la seconde moitié de mars 1943. Là, j’ai bavardé avec un chauffeur allemand qui parlait un peu le russe et, puisqu’il transportait de la farine pour les troupes au village de Savenki et qu’il rentrait le lendemain à Smolensk, je lui ai demandé de m’emmener pour que je puisse acheter un peu de graisse au village. Mon idée, c’était que faire le trajet dans un camion allemand allait m’épargner le risque d’être retenu aux postes de contrôle. L’Allemand a été d’accord de me prendre, moyennant paiement.

« Le même jour, à 10 heures du soir, nous roulions sur la grand-route Smolensk-Vitebsk, moi, et le chauffeur allemand au volant. La nuit était claire et seul un peu de brouillard sur la route réduisait la visibilité. À environ 22 ou 23 kilomètres de Smolensk, près d’un pont démoli sur la chaussée, il y avait une descente assez raide sur la déviation. Nous avons commencé à quitter la chaussée quand, brusquement, un camion a jailli du brouillard et nous a foncé dessus. Soit parce que nos freins n’étaient pas en ordre, soit parce que le chauffeur était inexpérimenté, nous avons été incapables de faire arrêter le camion et, puisque le passage était très étroit, nous avons heurté l’autre qui venait en face de nous. Le choc n’a pas été très violent, puisque le chauffeur de l’autre camion a fait un écart, à la suite de quoi, les camions se sont touchés avant de glisser l’un contre l’autre.

« Toutefois, la roue droite de l’autre camion a versé dans le fossé et le camion s’est renversé sur la pente. Le nôtre, lui, était resté droit. Le chauffeur et moi avons tout de suite sauté de la cabine et nous avons couru vers la camion qui s’était renversé. Nous avons été assaillis par une lourde puanteur de chair en putréfaction venant évidemment du camion.

« En m’approchant, j’ai vu que le camion transportait un chargement couvert d’une bâche nouée avec des cordes. Les cordes avaient lâché avec le choc et une partie du chargement s’était renversée sur la route. C’était horrible, ce chargement : des corps humains vêtus d’uniformes militaires. Pour autant que je m’en souvienne, il y avait six ou sept hommes près du camion : un conducteur allemand, deux autres Allemands armés de mitraillettes et, le reste, des prisonniers de guerre russes, puisqu’ils parlaient russe et qu’ils étaient habillés en prisonniers.

« Les Allemands se sont mis à insulter mon chauffeur et ont ensuite fait plusieurs tentatives pour redresser le camion. En deux minutes à peine, deux autres camions sont arrivés sur les lieux de l’accident et ont poussé l’autre. Un groupe d’Allemands et de prisonniers de guerre russes, une dizaine d’hommes en tout, sont descendus de ces camions et sont venus vers nous. (…) En joignant nos efforts, nous avons commencé à soulever le camion. Tirant parti d’un moment favorable, j’ai demandé à l’un des prisonniers de guerre russes et à voix basse : ‘C’est quoi, ça ?’ Il m’a répondu très calmement : ‘Cela fait pas mal de nuits déjà qu’on transporte des cadavres vers la forêt de Katyn.’ 

« Avant qu’on soit arrivé à redresser le camion renversé, un sous-officier allemand est venu vers moi et vers mon chauffeur et nous a dit de nous en aller immédiatement. Comme notre camion n’avait pas de dégâts sérieux, le chauffeur a fait une manoeuvre sur le côté et est remonté sur la grand-route, et nous sommes repartis. Quand nous sommes passés devant les deux camions bâchés qui étaient arrivés après l’accident, j’ai senti à nouveau cette puanteur horrible de cadavres en décomposition. »

Diverses autres personnes ont également témoigné avoir vu des camions chargés de cadavres.

Un certain Tchoukhov, un pathologiste qui, en fait, a visité les tombes en avril 1943 à l’invitation des Allemands, a également apporté des preuves :

« Les vêtements des cadavres, particulièrement les capotes, les chaussures et les ceintures, étaient en bon état de conservation. Les parties métalliques des vêtements – les boucles de ceintures, les boutons et les clous des semelles de chaussures, etc. – n’étaient pas très rouillés et, dans certains cas, le métal gardait encore son brillant. Les sections visibles de la peau des corps – visages, cous, bras – étaient généralement d’un vert sale et, dans certains cas, d’un brun sale, mais il n’y avait pas désintégration complète des tissus, pas de putréfaction. Dans certains cas, on pouvait encore voir des tendons à vif, de couleur blanchâtre, et certaines parties de muscles.

« Alors que je me trouvais près des fosses, des gens travaillaient et retiraient des corps du fond d’une grande excavation. À cet effet, ils avaient des bêches et d’autres outils et ils attrapaient les corps avec leurs mains et les traînaient d’un endroit à l’autre par les bras, les jambes ou les vêtements. Je n’ai pas vu un seul cas où ces corps soient tombés en pièces ou aient perdu un membre.

« Si on considère ce qui précède, j’en suis arrivé à la conclusion que les corps étaient restés dans la terre, non pas trois ans, comme les Allemands l’affirmaient, mais beaucoup moins longtemps. Sachant que dans les fosses communes, et particulièrement quand il n’y a pas de cercueils, la putréfaction progresse plus rapidement que dans de simples tombes, j’en ai conclu que les exécutions de masse des Polonais avaient eu lieu environ un an et demi plus tôt, et elles auraient pu se produire en automne 1941 ou au printemps 1942. À la suite de ma visite au site dégagé, j’ai été fermement convaincu qu’un crime monstrueux avait été commis par les Allemands. »

Plusieurs autres personnes qui ont visité les tombes à l’époque donnent le même témoignage.

En outre, des pathologistes qui ont examiné les corps en 1943 ont conclu qu’ils ne pouvaient être morts depuis plus de deux ans. De plus, on découvrit sur certains corps des documents qui avaient manifestement échappé aux Allemands lorsqu’ils avaient truqué les preuves. Parmi ces documents, une lettre datée de septembre 1940, une carte postale datée du 12 novembre 1940, un billet de mont-de-piété encaissé le 14 mars 1941 et un autre le 25 mars de la même année. Des reçus datés du 6 avril, du 5 mai et du 15 mai 1941 et une carte postale en polonais, non postée et datée du 20 juin 1941. Bien que toutes ces dates précèdent le repli soviétique, elles sont postérieures à toutes les exécutions présumées des prisonniers par les autorités soviétiques au printemps 1940, la date que citent comme étant celle du supposé massacre tous ceux que les Allemands ont été en mesure de tromper en leur servant leurs faux témoignages. Si, comme le prétendent les propagandistes bourgeois, ces documents sont des faux, rien n’aurait été plus facile que de falsifier des documents et de les dater postérieurement au départ des Soviétiques, mais ce ne fut pas fait – et ce ne fut pas fait pour la simplissime raison que les documents découverts étaient incontestablement authentiques.



12:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

11/11/205: Aujourd'hui, c'est le 11 novembre....

Quand les marchands de canons capitalistes et les impérialistes conduisent les peuples sur les champs de bataille ... Il y eut les "bons" et les "mauvais" comme toujours, cex qui gagnèrent et ceux qui furent "battus" ...
RoRo

 

----- Original Message -----
From: nicolas
To: Roger Romain
Sent: Friday, November 11, 2005 10:09 AM
Subject: Fw: Les causes SVP



 
----- Original Message -----
From: melusine
To: sortir de l europe
Sent: Friday, November 11, 2005 9:18 AM
Subject: Les causes SVP



Aujourd'hui, c'est le 11 novembre.
La fin de la première guerre mondiale
La der des der.
 
Merci à celui ou celle qui entendra traiter aujourd'hui par nos médias la question des CAUSES effectives de cette guerre si meurtrière de bien vouloir nous en faire le rapport .
 
On n'en parle jamais. 
 
Presque 100 ans après, on aimerait bien tous savoir pourquoi et pour   quoi,  voire   pour qui, tous ces millions d'êtres humains sont morts.
 
Se recueillir c'est très bien (devoir de mémoire, comme on dit aujourd'hui n'est-ce pas?)
 
Mais savoir, comprendre...c'est pas mal non plus (devoir d'histoire?)
 
Surtout quand
(les mêmes causes produisant les mêmes effets, comme on dit)
 
 on ne veut pas que l'Humanité reproduise les mêmes erreurs
et s'anéantisse
 
L'avenir de l'Humanité
l'avenir de nos enfants, de nos petits-enfants
le sort des "générations futures" comme disent, il me semble, les Verts
ça mérite bien un effort de  compréhension
 et de courage, 
(vivent les couleurs:  si l'on ne veut pas rester un bleu)
 
 
Hein?


12:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/11/2005

07/11/2005: culture et révolution ...

 


BELGIQUE: ROUX 1886: victimes du capitaliste d' alors, les travailleurs sont sans travail, crèvent de faim, croupissent dans la misère. Les masses populaires se révoltent, manifestent, incendient des usines, des maisons de riches et de patrons... La troupe tire et cause des victimes : c' est leur histoire que je recompose aux moyens d' archives diverses.  Les révoltes populaires et/ou paysannes ne sont pas nouvelles et se sont en général déroulées suivant les mêmes topos. Pourquoi paraître étonné face au capitalisme et aux incidents, lorsque les choses tournent mal ??. En de pareilles circonstances le reflexe et la haine des classes rejaillissent  et nombreux sont ceux qui se rappelent que "l'ordre" et la "justice" que l'on nous force à respecter n'e sont  jamais que celles instaurées par les riches, les nantis, les patrons, le capitalisme forcené et de plus en plus puisant .
RoRo


----- Original Message ----- From: "Les Rebelles" <les.rebelles@wanadoo.fr>
Sent: Tuesday, November 08, 2005 1:59 AM
Subject: TR: Journal de notre bord - 7 novembre 2005





-----Message d'origine-----
De :
Culture.Revolution@free.fr [mailto:Culture.Revolution@free.fr]
Envoyé : lundi 7 novembre 2005 21:46
À : Liste
Objet : Journal de notre bord - 7 novembre 2005

Lettre n° 62 (7 novembre 2005)

Bonsoir à toutes et à tous,

Ce qui se passe dans bon nombre de banlieues populaires offre l'occasion aux
politiciens et aux commentateurs médiatiques de se livrer à un grand
exercice d'exhibition d'avis, d'opinions, d'indignations plus ou moins
feintes et de diverses pleurnicheries intéressées. Un vrai raz-de- marée.
Après quelques jours d'embarras et de tirage en touche, tout ce petit monde
se bouscule pour enfoncer des portes ouvertes et pour claironner des points
de vue plus ou moins réactionnaires. Ils ont du mal à dissimuler leur
anxiété. Les " violences urbaines " peuvent un jour muter en luttes de
classes franches et massives. Pour une raison toute simple : cette société
est trop gorgée d'injustices.
Elle va nécessairement exploser d'une manière ou d'une autre. En ligne
d'horizon dans les années à venir, nous vivrons une révolution sociale
apportant des progrès décisifs ou bien nous subirons un état de guerre
civile faisant régresser de façon dramatique toute la société.

Des hommes comme Nicolas Sarkozy se préparent consciemment aux deux cas de
figures. Pour sécuriser coûte que coûte les intérêts des classes dominantes,
lui, Villepin et leurs semblables agissent pour renforcer les moyens
répressifs de la machine d'État. Ceux de la police bien sûr mais aussi ceux
des juges et des préfets pour détruire progressivement le droit de grève
comme on vient de le voir à l'encontre des traminots de Marseille et des
bagagistes de Roissy en grève.

La survie du système capitaliste en décomposition ne peut s'effectuer qu'en
créant un appauvrissement du prolétariat et une forte croissance du
sous-prolétariat. C'est à ce prix que les valeurs boursières sont dopées.
Les classes populaires payent le coût humain de ce fonctionnement. Quand
elles refuseront, tout changera.
_____________________________________

Chef de bande
Vaccin médiatique
Ou va la Russie ?
Génie du cosmopolitisme
Décapant
être disponible à la poésie
Djangophonie
_____________________________________

CHEF DE BANDE
Le chef de bande Sarkozy a délibérément programmé ses provocations. Son show
à Argenteuil où il ne se passait rien de particulier avant son passage est
particulièrement révélateur de sa stratégie. Il serait superficiel de ne
voir là que l'agitation d'un histrion mégalo en campagne électorale
perpétuelle. Cette dimension est indéniable mais l'objectif visé répond
fondamentalement aux craintes et aux avidités de sa classe sociale.

Sarkozy a pu tester que y compris les politiciens de gauche n'osaient pas
réclamer sa démission ou si timidement... Et pourtant tous ceux qui
appellent " au calme " savent très bien que le calme ne reviendra pas si
Sarkozy reste ministre de l'Intérieur. Exiger la démission de Sarkozy est la
moindre des choses car les injures et les provocations sont venues de lui.
De la posture de provocateur, Sarkozy passera un jour à celle de " sauveur
". La moindre des choses est de casser sa carrière en obtenant sa démission.


VACCIN MÉDIATIQUE
Tout à coup le besoin des médias se fit pressant de tendre un micro devant
un ouvrier ou une ménagère, un retraité, personnes considérées d'habitude
comme gens transparents et inexistants. Il fallait de toute urgence
recueillir des miettes de leur souffrance, de leur mal-vivre. Il aura fallu
plus de huit jours d'affrontements avec la police et d'actes de destruction
rageurs dans les communes les plus déshéritées pour que les médias lâchent
quelques bribes de vérité. Par exemple qu'il y a 25% de chômeurs à
Clichy-sous- Bois, chiffre qui comme tous les chiffres traduit bien mal les
réalités humaines. Comme si avec ces bribes de vérité, on voulait nous
vacciner contre un danger, celui de vouloir tout comprendre, celui d'accéder
à une juste compréhension du processus économique, politique et social
expliquant le délabrement des banlieues populaires.

C'est donc à chacun de nous de lutter intellectuellement pour accéder à une
compréhension globale, sans rester prisonnier des images télévisées ni des
opinions trop simplistes qui nous viennent spontanément à l'esprit. De ce
point de vue la lecture ou la relecture du livre des sociologues Stéphane
Beaud et Michel Pialoux, " Violences urbaines, violence sociale, genèse des
nouvelles classes dangereuses " (Fayard) est salutaire, de même que celle de
" Pays de malheur ! " de Younes Amrani et Stéphane Beaud qui vient d'être
réédité en poche (La Découverte) avec des compléments.


OÙ VA LA RUSSIE ?
Dans sa dernière livraison de novembre, " Le Monde diplomatique " publie un
tableau remarquablement intéressant sur l'état actuel de la société russe,
par Carine Clément et Denis Paillard. Tableau consternant où disent les
auteurs en préambule " à la dureté du pouvoir et à la brutalité des rapports
sociaux, héritage de la période soviétique, viennent s'ajouter la violence
du marché, le cynisme de l'argent fou, l'égoïsme du chacun pour soi et le
matérialisme de la course à la consommation. En Russie, comme ailleurs,
l'humanité se fait rare. " En dix éclairages centrés notamment sur les
oligarques, la progression du nationalisme, le sort réservé aux migrants au
sein de la Fédération de Russie, la gangrène tchétchène, les tensions entre
les régions et le pouvoir central, le lecteur apprend beaucoup de faits
concrets. L'étude se conclut sur un point positif, le développement au sein
de la société de mouvements de résistance structurés surtout depuis l'hiver
dernier à la politique de Poutine et des oligarques.


GÉNIE DU COSMOPOLITISME
L'Institut du monde arabe à Paris présente une exposition très riche
intitulée " L'âge d'or des sciences arabes ". Du 9e au 15e siècle,
l'expansion de la civilisation musulmane a permis la floraison des sciences,
en mathématiques, en astronomie, en médecine, en mécanique et en musique où
l'accent a été mis sur l'étude des intervalles entre les notes. Les savants
ont assimilé les découvertes antérieures faites en Grèce, en Inde, en Égypte
et en Mésopotamie et ils y ont ajouté leurs propres découvertes.
L'exposition met en évidence qu'ils n'ont pas été de simples passeurs entre
le monde grec et le monde européen occidental, comme on le dit souvent. Ces
savants étaient réunis par une langue commune, l'arabe, tout en étant
d'origines géographiques et religieuses diverses. L'ouverture générale aux
savoirs et le cosmopolitisme ont été des conditions essentielles à
l'éclosion des sciences arabes. Une exposition à découvrir pour vivre un
beau moment, loin des stupidités nationalistes et obscurantistes.


DÉCAPANT
Le dernier numéro de la revue Agone intitulé " Domestiquer les Masses "
ravira ceux qui apprécient des analyses politiques, sociales et culturelles
à la fois fouillées et carrément polémiques. Cela commence en fanfare par un
texte férocement drôle de Bendi Glu sur " Lille 2004 ", capitale européenne
de la culture " où l'on voit que le mot " culture "
ne fut qu'un habillage pour des opérations de publicité par les groupes
Carrefour, Accor, SFR, etc avec la complicité de certains " artistes " comme
Buren et dans une ambiance politique très oecuménique où s'épanouissaient
aussi bien le ministre de la Culture d'alors, Jean-Jacques Aillagon, que
Martine Aubry, maire de Lille.

Dans la foulée, on appréciera un texte de Noam Chomsky, " Propagande et
contrôle de l'esprit public " et une étude de Serge Halimi et Arnaud Rindel
intitulée " La conspiration.
Quand les journalistes (et leurs favoris) falsifient l'analyse critique des
médias ". Comme on ne peut pas citer tous les articles, il faut attirer
l'attention sur l'étude du philosophe Jacques Bouveresse consacrée à
l'écrivain viennois Karl Kraus mort en 1936, qui mena un combat satirique
incessant (et toujours d'actualité) contre l'emprise de la grande presse sur
les esprits.


ÊTRE DISPONIBLE À LA POÉSIE
Être disponible à la poésie de grande inspiration comme celle d'Hölderlin ou
celle de Leopardi ne procure pas seulement un plaisir esthétique. Elle donne
à penser, tout en insufflant un peu plus de musicalité dans notre vie
quotidienne. Quand on espère quelque chose de cet ordre, on est enchanté de
découvrir le grand poète brésilien Carlos Drummond de Andrade (1902-1987).
Une anthologie de son oeuvre vient de paraître dans la collection de poche
Poésie/Gallimard sous le titre d'un de ses poèmes, " La machine du monde ".
Ce poète a investi au cours de sa vie des registres multiples. Il a
renouvelé l'approche des thèmes les plus classiques comme celui de la mort,
comme dans " Mort en avion ", ou celui de l'amour, comme dans son dernier
recueil " Aimer s'apprend en aimant ". Il a magnifiquement célébré la ville
de Rio.

Carlos Drummond de Andrade était aussi un poète délicieusement enjôleur ("
Vers pour Ana Cecilia de Recife "), moqueur vis-à-vis de lui-même (" Faire
70 ans ") et fréquemment critique contre tout ce qui aliène ou rabaisse les
hommes (" Moi, étiquette ", " Sentiment du monde ").


DJANGOPHONIE
Le jazz manouche se porte bien et réjouit de plus en plus d'amateurs grâce
entre autres aux guitaristes Romane, Stochelo Rosenberg, Travelo Schmitt ou
Yorgui Loeffler. Le CD du violoniste roumain Florin Niculescu intitulé "
Djangophonie " (Le Chant du Monde) est à part. Il rend hommage au goût
prononcé et souvent méconnu qu'avait le guitariste Django Reinhardt pour la
musique classique, celle de Bach, Debussy et Ravel. Florin Nicolescu
interprète avec belle sensibilité plusieurs thèmes de Django accompagné par
un quatuor à cordes Drina et d'autres par le groupe Latcho- drom où brille
le guitariste Christophe Lartilleux-Hart. La fille de Florin Nicolescu,
Zafira, interprète de façon convaincante un standard " You don't know what
love is ".
Un disque à plusieurs facettes qu'on ne se lasse pas de réécouter.

Bien fraternellement à toutes et à tous

Samuel Holder
_______________________________________

   Pour recevoir cette lettre, écrivez-nous :

   mél :
Culture.Revolution@free.fr
  http://culture.revolution.free.fr/
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20:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/11:2005: Stopper l’impérialisme néo-conservateur

----- Original Message -----
From: Reseau Voltaire
Sent: Monday, November 07, 2005 10:05 PM
Subject: [Réseau Voltaire] Fondation de l'Axe pour la Paix




C.R.E.R.  -  Bruxelles : http://regularisation.canalblog.com/
Tél :   0496 40 33 09   -   0473 62 87 33 
Gand : VAK
www.vluchteling.beLiege : CRACPE http://cracpe.skynetblogs.be/

Soutien a la CRER au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74


Voltairenet.org
 Réseau de presse non-alignée

Stopper l’impérialisme néo-conservateur
Fondation de l’Axe pour la Paix




7 novembre 2005

Chers lectrices, chers lecteurs,

À nouveau, la paix est menacée. Les États-Unis et le Royaume-Uni, après avoir bombardé et colonisé l’Afghanistan et l’Irak, menacent l’Iran et la Syrie. Réutilisant leurs argumentaires anti-Saddam et anti-taliban, ils accusent Téhéran de fabriquer des armes de destruction massive et Damas d’abriter des terroristes. Lundi, ils ont tenté d’obtenir un blanc-seing du Conseil de sécurité pour frapper la Syrie

La France, dans un moment d’égarement, soutient le bellicisme des néo-conservateurs. Seules, parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine continuent à défendre la paix. Ces États ont obtenu que la dernière résolution de l’ONU respecte la présomption d’innocence et privilégie la coopération au lieu de donner au Pentagone un droit de tuer.

Il est encore possible d’éviter les massacres de populations civiles et les pillages que l’administration Bush prépare. Nous devons pour cela mobiliser les opinions publiques et montrer qu’une grande partie des peuples et de leurs élites refuse le nouvel ordre global qu’on nous impose. C’est dans cet esprit que le Réseau Voltaire a invité à Bruxelles, les 17 et 18 novembre, une centaine de journalistes, universitaires, militaires, diplomates et responsables politiques d’une trentaine de pays afin de constituer l’Axis for Peace (l’Axe pour la paix).

(JPEG)

Pour échapper à la censure des agences de presse et des médias atlantistes, cette initiative exceptionnelle sera retransmise par de grandes chaînes de télévision internationales (Al-Jazeera, Dubaï TV, IRIB, Russia Today, Telesur) et, sur le axisforpeace.net, en streaming video. Elle se conclura par la mise en place d’une structure permanente permettant à un groupe pluraliste de personnalités qualifiées de faire entendre dans les médias la voix de la paix.

Vous pouvez vous aussi participer à cette résistance pacifique en soutenant cette initiative et en la faisant connaître.

Je compte sur vous.

Thierry Meyssan



- Le programme de la conférence
- Liste des intervenants
- S’abonner à la newsletter d’Axis for Peace
- Soutenir l’initiative



Personnalités participantes :

Ayman Abdelnour, Abdulhadi Aboutaleb, Sufian Abu Zeida, Aram Aharonian, Salim Al Hoss, Fayçal Al Kassim, Princesse May Al Khalifa, Mehdi Al Khalissi, Hind Al Khoury, Antonio Alberto Vulcano, Khales Al-Jalabi, Ghazi Aridi, Prince Issa El Ayoubi, Issam Azzaim, Jaime Ballesteros, Abdel Bari Atouan, Maan Bashour, Alain Benajam, Philip Berg, Christine Bierre, Azmi Bishara, Christopher Bollyn, Marc Boureau d’Argonne, Boutros Boutros-Ghali, Jean Bricmont, Francisca Cabieses Martinez, Ernesto Carmona Ulloa, Silvia Cattori, Jacques Cheminade, Giulietto Chiesa, David Cogswell, Michel Collon, Sandro Cruz, John D. Anthony, Marcin Domagala, Margareta Donos-Stroot, Bruno Drweski, Youssef El Aschkar, Nawaf El Moussaoui, Zeina el Tibi, Général Anwar Eshki, Ali Fakro, Omar Faris, Edgar Gonzalez Ruiz, Miguel Guaglianone, Carlos Alberto Gutiérrez, Hassan Hamadé, Abdul Hamid Ahmad, Mohammad Hassanein Haykal, Nassif Hitti, Père François Houtard, Piotr Ikonowicz, Nickolai Ivanovich Cherginets, Général Leonid Ivashov, Su Jingxiang, Annie Lacroix-Riz, Salim Lamrani, Marcelo Larrea, Max Lesnik, Dieudonné M’Bala M’Bala, Maria Maalouf, Jhannett Madriz Sotil, Christian Malard, Sergent Jimmy Massey, Ray McGovern, Saad Mehio, Attila Melegh, Thierry Meyssan, Mohamed Mezeel, Nafeez Mossadeq Ahmed, Amr Moussa, Herbert Mujica Rojas, Craig Murray, Mohammadreza Nikian, Ahmad Nokhostine, Pierre-Alexandre Orsoni, Gastón Pardo, Robert James Parsons, Gleb Pavlovski, James Petras, Isabel Pisano, Mateusz Piskorski, Alexis Ponce, Juan Ramón Jiménez, Enrique Román Hernández, Charles Saint-Prot, Hassan Salloum, Chris Sanders, Jose Saramago, Mohammed Sayyed Said, Jose Steinsleger, Maria Szyszkowska, Webster G. Tarpley, Ahmad Tibi, Subhi Toma, Ivonne Trias Hernandez, Général René Vargas Pazzos, Alberto Velasco, Général Vinod Saighal, Vadim Vinogradov, Andreas von Bülow, Najah Wakim, Gerhard Wisnewski, Mohammadali Yazdanimoghaddam, Helga Zepp-LaRouche.



 

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18:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2005

SOLIDAIRE n° 41 du 9 novembre 2005

Solidaire n° 41 du 9 novembre 2005

09-11-2005

PS - travailleurs :

Pourquoi la rupture ?

L'Amérique latine
en effervescence

«TeleSur, c'est bien plus que l'anti-CNN»

Al-Jazeera vient d'avoir une petite sur: TeleSur, la nouvelle télé du continent latino-américain, qu'on pourra aussi capter en Europe et Afrique du Nord. Parmi ses parrains, le journaliste belge Michel Collon.

> Lire l'article

Le Brésil à un carrefour de son histoire

La situation est particulièrement animée au Brésil, où s'est déroulé le 11e Congrès du parti communiste, le PCdoB. Compte rendu.

> Lire l'article

L'Amérique latine enterre le projet de Bush

Lors du sommet américain en Argentine, l'ALCA, la zone de libre-échange imposée par les États-Unis à tout le continent américain, a reçu un enterrement de première.

> Lire l'article

Pays-Bas: le personnel de Shell refuse de travailler plus longtemps

Même pas une semaine après la manif des 100.000 à Bruxelles contre le Contrat entre les générations, les travailleurs de Shell, aux Pays-Bas, arrêtaient eux aussi le travail. La direction voulait liquider complètement leur réglementation de pension et les faire travailler jusqu'à 65 ans.

> Lire l'article

Et en plus...


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11:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/04/1998: pour (re)lire SOLIDAIRE

Solidaire N° 13/1998 - 1 avril 1998


11:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/11/2005: NOUVEAU : Bush, Pinter, Venezuela, Irak, Bricmont, TeleSur...


 

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Monday, November 07, 2005 5:25 PM
Subject:  NOUVEAU : Bush, Pinter, Venezuela, Irak, Bricmont, TeleSur...



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NOUVEAU sur www.michelcollon.info

Frei Betto - Président Bush, bienvenue au Brésil !
Le célèbre écrivain explique l'accueil de son pays au président US.
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Harold Pinter - Torture et misère au nom de la liberté
Le nouveau prix Nobel manie l'ironie :
« Nous ne pouvons accepter qu'il puisse y avoir des élections démocratiques libres dans un pays sous occupation militaire étrangère. » Il m'a fallu lire cette phrase à deux reprises avant de comprendre que Bush parlait du Liban et de la Syrie.
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Jean Bricmont - L'impérialisme humanitaire
Collaborateur de Chomsky, le Belge Bricmont chatouille une certaine gauche « ingérence humanitaire »...
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Mohamed Hassan - L'Irak serait très affaibli par une division en trois
Un des meilleurs experts du Moyen-Orient expose les tricheries et buts secrets du référendum US.
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Céline Coussens - Un plan d'invasion du Venezuela
Comment Bush attaquerait sa nouvelle cible. Et comment la cible se défendrait.
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

André Bouny - Procès de l'Agent Orange à New York
Les Etats-Unis ont-ils droit à l'impunité éternelle pour leurs crimes de guerre ?
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Hass, Lévy - Les voitures palestiniennes, ça suffit !
Deux Israéliens révèlent comment fonctionne l'apartheid routier
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

Comment capter Tele Sur en Europe
En réponse à de nombreuses demandes : en Europe, on peut capter TeleSur uniquement comme ceci :
Hotbird 1-5 13ºE Fréquence: 11534 Mhz Polarisation V FEC: ¾ Symbol Rate : 27.500 MS/sec
Nous n'en savons pas plus. Pour toute précision, contactez uniquement
: contactenos@telesurtv.net
Un lecteur a signalé une erreur dans notre interview su
r TeleSur (page accueil). Le Congrès US n'a pas voté la possibilité de brouiller TeleSur, mais de diffuser des émissions de propagande US vers et contre le Venezuela.

Nouveautés Humour
:
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11:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2005: FRANCE "démocratique": le couvre-feu dans les quartiers ouvriers et populaires


 
----- Original Message -----
From: Les Rebelles
 
Sent: Wednesday, November 09, 2005 8:42 AM
Subject: Debout les Gueux





-----Message d'origine-----
De : Eric Fatoux [mailto:ericfatoux@club-internet.Fr]
Envoyé : mercredi 9 novembre 2005 Gilbert 07:48
À :
Objet : diff sans modération

 à diffuser sans modération, à imprimer et à afficher
 

Les ministres siamois de l’Intérieur ,

Dominique Galouzeau de Villepin

&  Nicolas Sarközy de Naguy- Bocsa,

( c’est leur véritable identité ! )

instaurent  le couvre-feu  dans les  quartiers  ouvriers et  populaires ,

mais pas dans leurs beaux quartiers !

Ils réactivent une loi d’urgence décrétée par les socialistes en 1955 ,

destinée à pacifier les départements français d’Algérie !

 et réutilisée en 1984 pour réprimer les indépendantistes kanakes !

(tout un symbole ! )

 Interviewé sur TF1 , le 7 novembre 2005, le premier ministre a rappelé que "la République, c'est des droits mais aussi des devoirs", et appelé à une "République fraternelle, accueillante, où chacun est respecté pour ce qu'il est"."Je le dis pour tous : la République, c'est des droits et c'est aussi des devoirs. Et quand on voit les images que nous voyons, ces devoirs ne sont pas respectés", a poursuivi le Premier ministre. "Tous ceux qui sont dans la République, quel que soit leur âge, ont des devoirs vis-à-vis de la Nation et de la République, une République fraternelle, qui veut rassembler, accueillante mais une République qui doit être respectée, où chacun, où l'autre doit être respecté pour ce qu'il est",  a-t-il affirmé.

Il y a plus de 120 ans, Eugène POTTIER, ouvrier, membre de la Commune de Paris (1871), auteur des paroles de l’Internationale répondait déjà à cette propagande fallacieuse des patrons, des bourges et   des aristos, au sujet des droits et devoirs, par ce texte magnifique :

DROITS ET DEVOIRS
 « Les forts auront les droits, les faiblesles devoirs ! »
 On grava sur le roc cetteloi sociale
 Et l’autorité fut l’Idolecolossale
 Ecrasant sous son char sescroyants blancs et noirs.
 Le pontife endormeur fumases encensoirs,
 Et la foule peina, misérable etvassale.
 Alors, l’Egalité prit sa torche et,fatale,
 Incendia la caste et brûla lesmanoirs.
 Avenir ! Oh ! Quelle estcette mère ravie
 Qui sourit à l’enfant qui tète et boit savie ?
 C’est toi, Société future en qui jecrois !
 Le sang a submergé ta devisepremière,
 Et tu viens de tracer en lettres delumière :
 « Les forts ont les devoirs et les faiblesles droits ! »
PARIS 1884

Cercle Henri BARBUSSE de culture ouvrière et populaire





10:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

09/11/2005: Indymedia.be lance son nouveau site

----- Original Message -----
From: info@indymedia.be
To: news@lists.indymedia.be
Sent: Wednesday, November 09, 2005 8:43 AM
Subject: [indymedia.be] Indymedia.be lance son nouveau site



Indymedia.be lance son nouveau site
Aujourd'hui (9 novembre 2005) indymedia.be lance son nouveau site. Nous voulons évoluer vers un medium de nouvelles alternatives pour un grand publique. Le nouveau site est un prochain pas dans ce processus.


 

Comme vous le savez probablement le lundi 31 octobre Indymedia.be n'était pas accessible durant toute la journée. Juste après avoir envoyé la newsletter il y a eu une grande demande de reportages photos de la manifestation des syndicats, le serveur a craqué. Nos techniciens ont travaillé jours et nuits pour sauver ce qu'ils pouvaient. Les données jusqu'au mois d'août 2005 ont été retrouvées. Les disques avec les articles de septembre à octobre sont probablement irrévocablement endommagé.

Nous avons fait de nécessité vertu en travaillant avec toute l'équipe à la nouvelle version du site. [ Lire plus ]

Drink de lancement du site
Notre site est lancé le mercredi 9 novembre. Nous vous invitons tous au drink de lancement qui aura lieu au centre indymedia le vendredi 18 novembre à partir de 17 heures. Faites un signe si vous savez être présent: info@indymedia.be
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Interview avec Saïd Bouamama sur les révoltes dans les quartiers populaires de Paris 

Saïd Bouamama est tout à la fois sociologue, natif des quartiers " rouges " de Roubaix, enseignant universitaire et militant au sein du mouvement antiraciste. Dans les années 1980, il participe à la création du collectif "Mémoire Fertile". Militant associatif dans le collectif pour la démocratie en Algérie, Saïd Bouamama est également engagé dans la lutte pour la reconnaissance de droits politiques aux résidents étrangers en France. Il s'implique notamment dans la lutte menée par le collectif de sans papiers du Nord.[ Lire plus ]
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10:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |