06/11/2005

06/11/2005: face aux violences, la lutte...

-------Message original-------
 
De : infos@utopies.org
Date : 11/06/05 16:27:16
Sujet : [Infos] face aux violences, la lutte...

 
Voitures, bus, puis écoles, gymnases… la violence s’étend dans les quartiers. Dans le point de rencontre des communistes des Minguettes au centre commercial, les réactions sont nettes : inquiétudes face aux violences, « jusqu’ou peut se dégrader cette société toujours plus violente ? », mais colère face au premier responsable « jusqu’ou peut aller ce gouvernement dans l’agression contre le monde du travail et les quartiers populaires ? »

Pour la plupart des familles qui font leur course, les jeunes qui mettent le feu ne sont pas des héros des quartiers, il faut les arrêter et la police doit réellement faire son travail. Mais ce n’est pas le sentiment que donne les rotomontades de Sarkozy ou les déploiements militaires de centaines de policiers suréquipés transformant un quartier en zone de guerre civile.

Dans cette situation, il faut penser à toutes les victimes :
  • Aux familles, aux travailleurs qui voient leur voituredifficilement payée et souvent mal assurée partir en fumée alorsque leur vie est déjà rendue intolérable par la casse systématique des acquis sociaux par le gouvernement, aux enfants dont l’école est en ruine, aux locataires déjà confrontés à la dégradation du logement social et dont les quartiers semblent replonger dans le non droit...
  • aux jeunes, aux gamins, dont deux sont morts en fuyant cette violence, à ceux qui vont payer parce qu’ils ont cru jouer au gendarmes et aux voleurs, dans l’excitation de la bande, de l’adolescence. Souvent, ils ont été eux-mêmes confrontés à la violence dans leur famille, dans leur contacts avec les institutions, dans leur connaissance intime de la précarité et de la violence au travail.
Il faut s'interroger sur les acteurs qui organisent la destruction de services publics, d’entrepôts, ce qui semble bien loin d’ un simple coup de colère, d’une agitation de groupes inorganisés.

Il faut s'interroger sur l’inefficacité apparrente d’une police pourtant omniprésente avec des centaines d'interpellations qui semblent ne donner presqu'aucun coupable, d’un gouvernement qui n’annonce aucune mesure autre que celles appliquées sans succès depuis des années.

Il faut sans doute faire la part des choses dans ces violences entre la part de colère, parfois de révolte contre un système qui enferme des millions de familles dans une pauvreté sans espoir qui pousse certains à des comportements destructeurs pour leur entourage ou pour eux-mêmes, la part de pourissement de la société dans une crise sociale et culturelle qui déshumanise et rend possible des actes de barbarie, la part du détournement médiatique qui entraine un gamin à tenter de faire encore plus fort que les autres, et aussi la part possible de manipulation d’organisations qui tentent de trouver des relais et des soutiens contre la république et les services publics.

Ce qui est sûr, c'est que la colère sans conscience peut produire tout et son contraire. Un révolté peut spontanément tirer du mauvais coté !

En tout cas, plus l'état montre une incapacité à assurer les règles de base du droit dans les quartiers populaires alors qu' il réprime avec vigueur les grèves et les luttes sociales tout en montrant sa collusion avec les intérêts privés comme dans la privatisation de la SCNM, plus la crise politique ouvre des boulevards au Front National ou a ses copies De Villiers ! Mais c'est bien la guerre sociale menée contre le monde du travail par tout le patronat et le gouvernement qui est la vraie cause de cette dégradation de la société. Rien ne sert de dénoncer les provocations de Sarkozy ministre si on ne dénonce pas la politique des gouvernements qui ont fait depuis des années les privatisations et la précarité, si on ne montre pas que le seul profiteur est le MEDEF ! Ce les frères Sarkozy, De Villepin et Chirac qu'il faut virer !

Ce dont notre pays a besoin, c'est du choc d'une lutte populaire de grande ampleur à la hauteur de la crise profonde de cette société capitaliste. Les violences la freinent, font hésiter. Mais des grèves de Marseille à l'annonce d'une grève reconductible à la SNCF, les mobilisations progressent. A chacun de contribuer à ce que la parole militante reprenne le pas sur les peurs et le repli sur soi !

Pour cela, l'affirmation communiste est essentielle. Aucun « traitement social » ne peut être entendu par le peuple que ce soit pour le chomage ou la violence. Il faut rompre avec ce système capitaliste inégal, violent et liberticide !

pam



21:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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