01/11/2005

26/1/2005: Le spectre du communisme hante toujours l'Europe.

Bref, c' est la "démocratie" et la "liberté" anti-communistes qui s' instaurent parallèlement à de plus en plus de répression.....
RoRo

 
-------Message original-------
 
De : Combat
Date : 10/26/05 22:46:25
 
Sujet : Parti du Travail de Belgique: Le spectre du communisme hante toujours l'Europe.

 

De : Jean Pestieau [mailto:gr010471@worldonline.be]
Envoyé : mardi 25 octobre 2005 Gilbert 21:02
À : WPB
Objet : Parti du Travail de Belgique: Le spectre du communisme hante toujours l'Europe.


Le spectre du communisme hante toujours l'Europe.

Herwig Lerouge[1]

Plus de 15 ans après avoir été déclaré mort et enterré, le spectre du communisme hante à nouveau les esprits de certains milieux dirigeants politiques européens.

Le 24 février 2005, les ministres européens de la Justice devaient discuter d’une stratégie commune contre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme. A cette occasion, plusieurs députés européens issus d’anciens pays de l’Est et membres du Parti Populaire européen (PPE) dont l’ancien président lituanien Landsbergis ont demandé une interdiction dans toute l'Union européenne des symboles communistes : marteau, faucille, étoile rouge… “Si les symboles nazis devaient être interdits  dans l’Union, alors nous voulons qu’il en soit de même avec les symboles communistes”, a déclaré le vice-président du PPE, le Hongrois Jozsef Szafer.[i]

Interrogé à ce sujet, le commissaire européen Frattini, du parti de Berlusconi, allié des fascistes dans le gouvernement italien, a jugé que la discussion sur la stratégie contre le racisme n’était “pas le cadre approprié” pour discuter des symboles communistes. Mais il a « encouragé le Parlement européen à organiser un débat sur ces symboles, et ce qu’ils peuvent signifier pour les citoyens européens »[ii].

En mai 2005, à l'occasion du soixantième anniversaire de la libération de l'Europe du fascisme, le Parlement européen (PE) a adopté par 463 voix pour, 49 contre et 33 abstentions une résolution anti-communiste. L'initiative venait du démocrate-chrétien Elmar Brock, président de la commission des Affaires étrangères du PE. Cette résolution appelle « occupation et domination soviétique » et « dictatures communistes » ce qui était la libération des pays de l' Europe de l'Est du nazisme. Les mots fascisme ou nazisme ne figurent pas dans la résolution[iii].

Des députés appartenant au PPE, membres de la Commission politique de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), ont tenté de faire voter en octobre 2005 un mémorandum anti-communiste encore plus virulent. Le Conseil de l'Europe fut créé en 1949. Aujourd'hui, 46 pays européens en sont membres et il possède aussi une assemblée parlementaire. L'organisation a cessé toute activité d’ordre international à une exception près : "évaluer sur le continent la progression de la démocratie et des droits de l’homme", mais elle le fait avec une orientation particulière, qui a été la sienne dès le début : la lutte contre le communisme[2].

Trois rapports devaient être présentés à l’APCE, dont le premier porte sur « l'inadmissibilité de la justification du nazisme en Europe contemporaine », le second sur « la nécessité de condamner le franquisme au niveau international » et un troisième sur « la condamnation des crimes commis sous le communisme »[iv]. Ce dernier texte demande à cette Assemblée qui regroupe des parlementaires de 46 pays européens, une condamnation "immédiate" internationale du communisme. Le 14 décembre 2004, la Commission des questions politiques de l’APCE avait tenu à Paris une audition parlementaire dans le cadre de la préparation de son rapport sur le sujet. Parmi les participants figuraient Stéphane Courtois, l’auteur du « Livre noir du communisme », Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique et Toomas Hiio, de la « Fondation estonienne d’enquêtes sur les crimes contre l’humanité » (voir plus loin).

Une « Note introductive » à l’ordre du jour de l’audition précise l’objectif des organisateurs : « Il est temps, à présent, de faire le bilan des nombreux crimes du communisme totalitaire dans le passé, et de le condamner solennellement. Si nous nous en abstenions, une nostalgie illusoire risquerait de s’installer dans l’esprit des jeunes générations, qui verraient dans ce régime un substitut éventuel à la démocratie libérale »[v].

Cette fois-ci, non seulement le communisme est visé, mais aussi la "lutte des classes". Car d'après le texte du mémorandum de l'APCE "le communisme est issu de la théorie de la lutte des classes". Suite à des protestations, la discussion sur ce projet a été reportée.

Mais la chasse aux communistes est aussi une dure réalité. Dans plusieurs nouveaux pays membres de l'UE, la promotion des idéaux communistes et les symboles du mouvement ouvrier international sont déjà interdits. Dans des pays tels que l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Turquie, la loi interdit l'existence de partis communistes ou pose des obstacles insurmontables à la légalité de leur action. En Hongrie et en République tchèque elle interdit et punit l'usage de symboles socialistes. Le Président du Parti communiste de Lituanie Mikolas Bourakiavitsius et son camarade Yiouozas Kouolelis sont en prison pour raisons politiques depuis plus de dix ans. Le socialiste allemand Verheugen, ancien commissaire à l'élargissement de l'Europe, juge cette situation tout à fait conforme aux valeurs démocratiques européennes,. Lors d’un échange de vues qui a eu lieu le 30 septembre 2003 à la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen, il a répondu : « Après tout ce que la population a dû supporter sous le communisme, je demanderais aussi l'interdiction des partis communistes si j'étais un citoyen de ces pays-là. [vi]»

Après avoir passé plusieurs jours en prison, Sean Garland, le Président du Parti du Travail d'Irlande, est aujourd’hui en résidence surveillée en Irlande du Nord et sous la menace d'une extradition vers les Etats-Unis sans aucune inculpation précise.

Le fondateur du Parti communiste des Philippines, Jose Maria Sison, exilé aux Pays Bas, est sous la menace d’une extradition vers les Philippines ou les Etats-Unis sur base d’une inculpation se référant aux lois dites antiterroristes adoptées depuis le 11 septembre 2001 par l’Union européenne.

En France, un groupe appelé « Ukraine 33 » exige que l’université de Paris VII prenne des sanctions contre Madame Annie Lacroix-Riz, professeur d'histoire contemporaine, auteur de nombreux livres d'une grande rigueur scientifique et mondialement connus. Le groupe Ukraine 33 ne supporte pas qu’elle a réfuté, éléments d'archives à l'appui, la thèse, fabriquée, dans les années trente par les milieux d'extrême droite, selon laquelle le pouvoir soviétique aurait sciemment organisé en 1933 une « famine génocidaire » en Ukraine. Elle a été « convoquée » par son président d'Université « pour fournir des éclaircissements »[vii].

Derrière la condamnation du communisme, la renaissance du fascisme

L’initiative de l'APCE est renvoyée à plus tard, grâce notamment aux protestations de la délégation russe[viii] et des députés communistes et progressistes. D’après Konstantin Kossatchev, le secrétaire de la Commission des Affaires étrangères de la Douma, le parlement de Russie, la présentation du rapport sur le communisme aurait fait le jeu des forces à l'APCE qui essaient de l’identifier au totalitarisme nazi, pour ensuite pouvoir banaliser celui-ci. C’est d’ailleurs ce qui se passe déjà dans les pays baltes d’où viennent plusieurs parlementaires qui sont à la base de ces nombreuses initiatives anti-communistes. « En Estonie et en Lettonie, par exemple, les anciens "SS" ont désormais les mêmes avantages que les vétérans et anciens combattants de la Grande Guerre patriotique. Un tel état des choses est parfaitement inadmissible », a –t-il dit[ix].

L’histoire se répète. Entre 1933 et 1940, les dirigeants des partis bourgeois dits démocratiques ont laissé les mains libres à Hitler. Ils espéraient faire de l’Allemagne nazie le fer de lance dans la croisade contre l’Union soviétique. Dans ces circonstances le fascisme était un moindre mal. Il semble qu’aujourd’hui, les dirigeants du Parti Populaire européen marchent dans les pas de leurs prédécesseurs. Ils n’hésitent pas à accueillir dans leurs rangs des partis au pouvoir dans des pays de l'Est qui, tout en emprisonnant les dirigeants communistes, autorisent la restauration des symboles hitlériens et mettent à l'honneur les collaborateurs des SS. La Lettonie est un nouvel État membre de l'Union européenne et de l'OTAN. Le 16 mars 2005 s'est tenue à Riga, la capitale, pour la cinquième année consécutive, une manifestation de Waffen SS. La manifestation était autorisée malgré une demande officielle d’interdiction d’Israël et de la Russie. Ni l’OTAN, ni l’Union européenne n’ont protesté.

Il faut dire que les gens au pouvoir dans ces pays aujourd’hui ont une longue tradition de lutte anti-communiste commune avec l’OTAN et les services secrets européens.

Avant même la fin de la Guerre mondiale, les services secrets britanniques recrutèrent des agents parmi les criminels de guerre nazis lettons (notamment des membres de l'Arajs Kommando) pour combattre le communisme[x]. Ils les exfiltrèrent en Suède et les « meilleurs » éléments reçurent une formation complémentaire en Grande-Bretagne et furent intégrés dans le réseau « stay-behind » de l'OTAN[3].Après le renversement du socialisme, ces agents ont été mis au pouvoir par l’OTAN et les USA. En Lettonie, le Bureau de protection de la Constitution (SAB), notamment chargé de défendre la démocratie, est dirigé par Janis Kazocinu. Cet homme est en réalité un général de l'armée britannique, devenu attaché militaire à Riga lors de l'indépendance, puis adjoint du chef d'état-major. Il n'a pris la nationalité lettone qu'à l'occasion de sa nomination[xi].

La présidente de Lettonie, le professeur Vaira Vike-Freiberga, est en fait une canadienne dont la famille a fui la Lettonie à la chute du fascisme. Elle était liée aux agents nazis du réseau « stay-behind » de l'OTAN, via une association clandestine destinée à la diaspora, « Les Faucons de la rivière Daugava » (Daugavas Vanagi). Vike-Freiberga  s'est installée à Riga début 1999, elle a pris la nationalité lettone et s’est fait élire  présidente de la République. D’après elle, les Lettons qui se sont engagés dans la SS l'auraient fait uniquement pour trouver un allié afin de libérer leur pays.

En janvier 2005, le gouvernement letton a publié, avec le soutien financier de l'ambassade des États-Unis, un ouvrage intitulé « Histoire de la Lettonie : XXe siècle ». Le lancement a été effectué lors d'une conférence de presse de la présidente de la République. On y lit entre autres, que le camp de Salaspils, où les nazis réalisèrent des expériences médicales sur des enfants et où 90 000 personnes furent assassinées, n'était qu'un « camp de travail de correction » et que les Waffen SS étaient des héros de la lutte contre les occupants soviétiques[xii].

 Il est temps aussi de reparler ici de l’un des « scientifiques » convoqués le 14 décembre 2004 à Paris pour l’audition parlementaire de l’APCE dans le cadre de la préparation de son rapport sur « les crimes du communisme’ . Il s’agit de Toomas Hiio, de la « Fondation estonienne d’enquêtes sur les crimes contre l’humanité ». La journaliste Anna Badkhen nous le présente dans un article du San Francisco Chronicle[xiii]. L’article parle de l’impunité dont jouit en Estonie le criminel de guerre Michael Gorshkov, un Estonien déchu de sa nationalité américaine en 2002 et  expulsé de Floride. Un juge fédéral  avait estimé qu’« il n’y avait aucun doute que Gorshkov avait participé au massacre d’au moins 3.000 hommes, femmes et enfants juifs pendant l’occupation nazie de l’Europe de l’Est et plus précisément dans le ghetto juif à Sloutsk, en Biélorussie». Gorshkov est aujourd’hui un homme libre, et aucun procureur d’Estonie ne s’apprête à entamer des poursuites contre lui, ni contre aucun des 17 autres criminels de guerre nazis connus d’Estonie. Toomas Hiio, conseiller du président d’Estonie, historien membre de la « Commission d’Etat chargée de rechercher les crimes nazi et soviétiques impliquant des citoyens estoniens » rejette les accusations contre Gorshkov. « Vous pouvez trouver des gens qui détestent d’autres gens dans toute communauté », dit-il. Il rejette aussi les preuves apportées par la fondation Wiesenthal contre des membres du « 36ème bataillon de police » mis sur pied par les nazis avec des Estoniens, accusés du massacre de 2.500 Juifs dans la ville biélorusse de Novogrudok, le 7 août 1942. Il ne juge pas nécessaire de prouver ses affirmations. « Nous ne savons pas avec certitude qu’ils ont tué des juifs, » dit Hiio. « Il n’y a pas de faits, seulement de la propagande. » Voilà les « experts » amenés par le PPE pour étayer son acte d’accusation contre le communisme.

En Estonie aujourd’hui, des livres négationnistes tels que celui du Suisse Juergen Graf, se vendent librement. L’auteur a même fait une tournée dans le pays en 2002. Le groupe heavy metal estonien Marras chante impunément au cours de ses concerts qu’il « est amusant de tuer des Juifs ».

Derrière l’attaque contre le professeur Lacroix-Riz en France se profilent aussi les héritiers de la collaboration fasciste en France. Un des défenseurs d’ « Ukraine 33 » est Jean-Louis Panné, qui est lié, avec Stéphane Courtois, à « l’Institut d'histoire sociale ». D’après le professeur Annie Lacroix-Riz, cet institut fut fondé après la guerre par le grand patronat qui y délégua d’anciens collaborateurs. Il était entretenu par la banque collaborationniste Worms et les services de renseignements américains. Un de ses fondateurs est toujours actif en dépit de ses 89 ans. Il s’agit de Guy Lemonnier, intime des collaborateurs Marcel Déat et Georges Albertini au Rassemblement national populaire (RNP). Albertini a été le second du collaborateur Déat au RNP et son directeur de cabinet au secrétariat au Travail (1944). Il fut chargé par Worms de diriger début des années cinquante l’institut «en vue d’éloigner la classe ouvrière et les salariés français du communisme et de la sympathie pour l’URSS». [xiv]

L’actualité de l’anticommunisme

Aujourd’hui, la fascisation progresse et le fascisme est banalisé dans toute l’Europe sous le slogan : "le fascisme hitlérien et le communisme stalinien sont des frères jumeaux". Depuis 1989, ce slogan est devenu une sorte de dogme qu’il, semblerait-il, n’est plus nécessaire de prouver. ILfut adopté par les nazis battus en 1945 et intégrés dans les services secrets occidentaux pour continuer le combat pour la destruction du communisme entamé par Hitler en 1923. Financés et aidés par la CIA, ces nazis ont inondé le monde d’un déluge de mensonges sur les ‘crimes’ et les ‘holocaustes’ de Staline. Ces mensonges servaient d’abord à relativiser, puis à justifier l’holocauste d’Hitler. Pour justifier leurs crimes, les fascistes avaient besoin d’une quantité supérieure de morts, victimes de l’Union soviétique, régime sanguinaire! Les attaques anti-communistes servent à légaliser une histoire officielle de l'URSS fondée sur la criminalisation de ce pays et du mouvement communiste. En votant ces résolutions, en écartant les chercheurs « dissidents », on veut aller vers la légalisation d'une « histoire » officielle de l'URSS et du communisme, qui échapperait à jamais au débat contradictoire, à l'épreuve de la critique et de la recherche d'archives

Aujourd'hui l’impérialisme règne à nouveau seul sur la plus grande partie de la planète et avance à visage découvert : guerres, explosion du chômage, du racisme et du fascisme, de la pauvreté et de la criminalité. Mais les cerveaux sont soumis au matraquage idéologique selon lequel le système occidental représente "la démocratie, la liberté et les droits de l’homme". L’anti-communisme s’oppose à l’idée que la domination du grand capital n’est pas éternelle. Il s’oppose à toute forme de lutte révolutionnaire et socialiste contre le capitalisme mondial. Il n’y aurait pas d’alternative au système impérialiste et le fait de proférer l’idée que nous ne sommes pas à la fin de l’histoire est déjà un acte criminel. Quinze ans de réformes capitalistes ont entraîné dans les anciens pays socialistes la destruction de l'industrie et de l'agriculture, le chômage massif, les guerres civiles, l'émigration, la disparition de la gratuité des soins de santé et de l'enseignement, le triomphe de la corruption et de la mafia, de la criminalité et de la prostitution. Ce que les médias appellent « la nostalgie du communisme » s'étend dans ces pays. Mais en Europe occidentale aussi, la vague néo-libérale et ses privatisations, délocalisations, remplacement d'emplois stables par des boulots précaires et ultra flexibles, démantèlement des systèmes de sécurité sociale poussent de larges franges de la population à la révolte, encore largement syndicale et électorale. En témoignent les Non à la Constitution européenne, les avancées des partis communistes et ouvriers en République tchèque, en Allemagne et dans d'autres pays de l'Est, partis considérés, à tort ou à raison, par la population comme les représentants du système socialiste.

Tout cela ne signifie pas que nous sommes à la veille d'une nouvelle révolution socialiste. Mais aux yeux de la frange la plus à droite de la bourgeoisie européenne, il est grand temps d'empêcher que l'inimaginable ne redevienne réalité. Dans une période où montent les luttes sociales et politiques, grâce entre autres aux efforts des communistes, il s'agit de paralyser ces luttes en s'attaquant aux forces et mouvements qui défendent les droits sociaux et démocratiques des travailleurs. Il s'agit de déclarer hors la loi le communisme et tous les défenseurs de l'alternative socialiste. Il faut aussi que disparaissent les pays socialistes encore existants. Une résolution du Congrès du Parti Populaire européen note que « dans diverses parties du monde quelques régimes s'accrochent au pouvoir au détriment du bien-être de leur peuple ». Ce que ne supporte évidemment pas le PPE, c'est le soutien qu'apportent ces peuples cubain, chinois, vietnamien, laotien ou coréen à leur gouvernement. Car ils savent comparer leur situation à celle de leurs voisins haïtiens, philippins ou africains dominés et exploités par des régimes capitalistes mis en place par les dirigeants des partis tels que le PPE. Plus jamais, il ne faut que (re)naisse un régime où le peuple s'empare des richesses qu'il a produites lui-même. Comme le dit l’ordre du jour de l’audition parlementaire de l’APCE de décembre 2004, il s'agit d'éviter « que l’histoire ne se répète et qu’une nostalgie illusoire s’installe dans l’esprit des jeunes générations qui verraient dans ce régime (communiste) un substitut à la démocratie libérale »[xv].

Il n'y a pas d'autre explication à la renaissance de l’anti-communisme agressif depuis deux, trois ans. Comme par le passé, le fascisme redevient un allié respectable dans la lutte contre l’ennemi mortel : le pouvoir des travailleurs. 

Dans l’intérêt de la lutte pour la justice sociale, la démocratie, la paix et contre le fascisme, il faut se battre pour la liberté d’expression et d’organisation des partis communistes, pour  l’arrêt immédiat de toute persécution politique et de toute mesure destinée à faire obstacle à leur action.

Il faut le retrait des « lois antiterroristes » adoptées  en Europe après le 11 septembre et de la prétendue "liste d'organisations terroristes". La définition de terrorisme qu'on y adopte permet de traiter comme organisation terroriste tout parti ou mouvement qui combat pour une autre société.

Il faut défendre la liberté de recherche et d’expression des scientifiques contre la nouvelle chasse aux sorcières d’inspiration fasciste.

Zone de Texte: Pour soutenir Annie Lacroix-Riz http://rifondazione75.samizdat.net/documents/annie_lacroix_riz.htm
Ou écrire à : annie.lacroix-riz@wanadoo.fr 
Pour soutenir Jose Maria Sison
http://www.petitiononline.com/defendnl/petition.html, http://www.defendsison.be
Pour soutenir Sean Garland 
http://www.workers-party.org 
Ou écrire à :  wpi@indigo.ie
http://www.workers-party.org  ; wpi@inidigo.ie 



[1] Membre du Comité Central du Parti du Travail de Belgique. Responsable du Service d’Etude.


[2] Le Conseil fut créé avec le soutien de la CIA, le service secret américain à travers l' « American Committee for United Europe », l'ACUE. Le premier président de l'ACUE était William Donovan, fondateur de l'Office of Strategic Services (OSS), le service secret américain du temps de la Seconde Guerre mondiale. A cette époque, le gouvernement US soutient les tentatives d'unification de l'Europe capitaliste pour former un contrepoids contre le bloc socialiste autour de l'URSS. Donovan présentera en décembre 1956, trois mois avant sa mort, l'Europe unie comme « un rempart contre les menées agressives du monde communiste ». Entre 1949 et 1953, la CIA a versé aux partisans de l’unification européenne, dont les fondateurs du Conseil de l’Europe, l'équivalent de plus de 15 millions d'euros[2].


[3] Les réseaux « stay behind » sont des groupes d’agents anti-communistes, militaires et civils, créés par les services secrets américains et britanniques à l’issue de la Deuxième Guerre Mondiale dans tous les pays membres de l’OTAN. Ils étaient chargés de rester en Europe en cas « d’occupation soviétique » de l’Europe occidentale pour effectuer des sabotages et des missions de renseignement. Ils disposaient de caches d’armes et subissaient des entraînements réguliers dans le cadre de l’OTAN. En 1990, la justice italienne a découvert que des membres de ces groupes ont trempé également dans les attentats terroristes sanglants des années 70 et 80. Ils voulaient qu’on impute ces actes à des organisations de gauche pour empêcher le Parti communiste italien d’arriver au pouvoir. Des attentats du même genre furent perpétrés en Belgique par la prétendue « Bande du Brabant wallon » qui fit 29 victimes. Les terroristes furent à chaque fois protégés et les recherches n’aboutirent jamais.





[i] http://fr.novopress.info/?p=365


[ii] idem


[iii] http://www.europarl.eu.int/news/expert/infopress_page/030...


[iv]http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=http://assembly.coe.int%2Fcommittee%2FDocRef%2FPOL_F.htm


[v] http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtS...


[vi] Communiqué du KKE, 08.10.2003, http://solidnet.org/cgi-bin/lpr?parties/0350=greece,_comm...


[vii] http://rifondazione75.samizdat.net/documents/annie_lacroi...


[viii] http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc05/FDOC1....


[ix] fr.rian.ru/russia/20050912/41374790.html


[x] http://www.voltairenet.org/article16561.html


[xi] KGB et Cie, à l'assaut de l'Europe par Roumania Ougartchinska, Éditions Anne Carrère, 2005


[xii] http://www.voltairenet.org/article16561.html


13:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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