30/09/2005

30/09/2005: CHARLEROI: la nomenklatura régionale PS est de nouveau dans la tourmente judiciaire:

CHARLEROI: la nomenklatura régionale PS est de nouveau dans la tourmente judiciaire:
Carlier, Moriaux et Agusta, Fontaine l' Evêque, voici maintenant Despiegeleer un-echevin-"socialiste"-au-trou et le Ministre-Président de la Région wallonne (avocat de son État où il a trop longtemps joué au tsarévitch) qui démisionne. Les événement et les révélations se succèdent à la vitesse grand V. Ce n' est pas fini... On va de rebondissements en rebondissements ...
Le Mr (les libéraux) a connu son scandale Ducarme, c' est ce qui explique l' agitation d'un certain député-conseiller communal de ce parti à Charleroi pour nettoyer à leur tour les écuries de ceux d' en face. Les scandales ricochent !
Mais le grand gagnant de toute cette agitation et ces révélations sera à coup sûr l' extrême-droite fasciste aux lendemains des élections communales qui sont à un an de chez nous.
François Mitterand avait déjà fait le jeu de cette extrême-droite lepenniste. Chez nous face aux résultats électroraux prochains, les partis "démocratiques" pourront de nouveaux organiser une manifestation contre l' exclusion des plus démunis dès le lendemain des élections. Mais il ne suffira plus de faire mine de s' attaquer aux effets, il faudra bien un jour détruire les causes, les racines... 
Il est désormais de plus en plus clair que le caractère "démocratique" de tous les partis intégrés et soumis au système capitaliste saute aux yeux. Comme il doit être tout aussi clair qu' à Charleroi, et ailleurs dans le pays, des sociétés de logement social, des intercommunales et/ou des asbl locales, ... doivent bien servir les intérêts personnels de toute une quirielle de caïds locaux et régionaux de la politique.
RoRo
a/conseiller communal
Courcelles

23:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/0/2005: Aéroport · Zaventem: parties génitales palpées tous les matins

Aéroport · Zaventem: parties génitales palpées tous les matins

28-09-2005

Suite au licenciement par FlightCare de la déléguée Maria Vindevoghel, en juillet 2005, les syndicats avaient exigé une inspection sociale touchant à la sécurité à l'aéroport. Ce dossier sensible a été reporté pour être finalement présenté oralement (il n'y a pas le moindre écrit) aux délégués lors d'un comité de sécurité à la mi-septembre 2005.

Toutefois, sur le terrain, une première mesure a été prise, il y a quelques semaines pour renforcer la sécurité. Jusqu'alors, les bagagistes, étaient passés au détecteur de métal tous les matins (ce que tout le monde trouvait normal). Mais depuis, chaque bagagiste subit une fouille au corps. De sorte que certains se retrouvent en caleçon devant les agents de Biac sécurité. Leurs parties génitales ne sont pas toutes épargnées. Même les femmes enceintes se voient palpées «L'humiliation est quotidienne», nous dit un travailleur.

Pendant ce temps-là, des marchandises dangereuses radioactives continuent à être traitées sans réelle mesure de sécurité pour les travailleurs et les passagers. Les syndicalistes, dont Maria Vindevoghel, continuent à mettre en cause le manque criant d'effectif et l'utilisation d'un matériel souvent défectueux.


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23:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2005: Ford · Genk: les licenciés se présentent à nouveau

Ford · Genk: les licenciés se présentent à nouveau

Ford Genk cherche 280 ouvriers pour un contrat temporaire. «Dans ce cas, nous nous représenterons», ont réagi des membres du Comité des anciens travailleurs de Ford contre la discrimination.

Free Van Doorslaer
28-09-2005

Douze travailleurs licienciés se sont représentés à l'embauche chez Ford. Le 6 décembre, le Tribunal du Travail de Tongres examinera leur plainte contre leur ex-employeur et son système inhumain de licenciement sur base de points de pénalité. (Photo Solidaire, Peter Vanloffelt)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Ford Genk avait licencié 2770 travailleurs début 2004. Pour sélectionner les licenciables, la direction avait utilisé une liste de points de pénalité. 42 ouvriers licenciés se sont unis pour traîner leur employeur en justice et faire condamner ce système de pénalité. Quand ils ont appris que Ford embauchait à nouveau, une douzaine d'entre eux ont décidé de se présenter à l'embauche. Ce qu'ils ont fait ce 22 septembre, en invitant la presse à les accompagner.

«Nous avons été mis à la porte pour des futilités, rappelent-ils. Nous voulons du travail, nous en avions et Ford nous en a privé de façon injuste.» Bien que Ford ait fait appel à ses services d'ordre, les douze hommes ont passé la porte et ont pu remplir les formulaires d'embauche. Patrick Beerden, l'un des ouvriers licenciés, fait le topo de la situation: «Bien sûr, ils ne vont pas nous réembaucher. Ils ne veulent pas dire oui et ils ne le peuvent pas non plus à cause de la direction. Mais dire non serait une preuve évidente de discrimination. Donc, ils ne disent rien.»

Mario Di Tonto, qui a travaillé plus de trente ans chez Ford, fait le lien avec les plans gouvernementaux: «J'entends encore la ministre Freya Van den Bossche dire qu'elle veut limiter la prépension en cas de restructuration. Et que celui qui ne cherche pas assez activement un nouveau travail doit être sanctionné. Parce que nous ne trouvons pas de travail, ne cherchons pas assez ou ne voulons pas accepter d'aller travailler loin de chez nous pour un salaire très bas, nous sommes sanctionnés. Mais Ford, qui enfreint la loi en licenciant des malades, ne reçoit aucune sanction. Au contraire, il touche de l'argent.»

«J'ai déjà rédigé 180 demandes d'emploi depuis que j'ai été licencié par Ford, indique Freddy Thijs. Récemment, je me suis présenté à BASF, ce qui me fait un déplacement de plus de cent kilomètres. Avant que je ne sorte mes papiers, ils ont dit qu'ils n'avaient pas besoin de vieillards. J'ai 39 ans!»


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23:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2005: Union européenne: la directive Bolkestein pas écartée

Union européenne: la directive Bolkestein pas écartée

28-09-2005

Raoul Jennar, une des voix contre la Constitution européenne et la directive Bolkestein (libéralisation des services), tire l'alarme. Contrairement à ce qu'on prétendait au printemps, la directive Bolkenstein n'a pas disparu et elle sera examinée par le Parlement européen au cours des prochaines semaines. Dès les 4 et 5 octobre, une commission se prononcera sur divers amendements et, fin octobre, aura lieu le vote définitif. Voir sur www.ptb.be la lettre de protestation adressée aux parlementaires européens.


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23:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09:2005: Mutualités "socialistes" · Centre: juré, craché, signé, mais pas respecté

Mutualités socialistes · Centre: juré, craché, signé, mais pas respecté

28-09-2005

Les Mutualités socialistes du Centre (La Louvière et environs) sont touchées par un conflit social qui prend de plus en plus d'ampleur. En cause, des exigences salariales posées depuis 2003. Un accord avait finalement été conclu en mai 2005, signé par le conseil d'administration et ratifié par le personnel. Mais depuis, l'UNMS, l'organe chapeautant les différentes mutualités socialistes locales, conteste cet accord, estimant que la convention collective nationale comporte déjà une augmentation salariale. Dans une lettre ouverte aux affiliés mutualistes, le Setca (FGTB-employés) dénonce cet interlocuteur à deux étages. Il précise qu'aux Mutualités socialistes, «le salaire de base d'un employé entrant en fonction est à peine supérieur à l'indemnité de chômage».


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23:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/09/2005: la troupe contre les marins

De : langletc2 [mailto:langletc2@wanadoo.fr]
Envoyé : vendredi 30 septembre 2005 20:26
Objet :
la troupe contre les marins

 

L'UNITE  EST  UN  COMBAT  !

 

1905 – 2005

100ème anniversaire

du soulèvement des marins

du cuirassé russe Potemkine

M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l'océan
M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents
Ma mémoire chante en sourdine

Potemkine.

 Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le coeur d'un marin au grand vent se burine,
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé
Sur les flots je t'imagine

Potemkine.

 M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers
C'est mon frère qu'on assassine

Potemkine.

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin, ne tire pas sur un autre marin
Ils tournèrent leurs carabines

Potemkine.

 M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on punit ainsi qui veut donner la mort
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fort
Ce soir j'aime la marine

Potemkine.

Paroles :Georges Coulonges  -  Musique : Jean Ferrat

 



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29/09/2005

28/09/2005: Dede Mutombo Kazadi, Porte parole du Petit Château et membre de l’UDEP en Liberte !!!!!

 

 

De : Coordination Sans Papiers CRER [mailto:coord100papiers@hotmail.com]
Envoyé : mercredi 28 septembre 2005 13:35
Objet : Dede Mutombo Porte parole du Petit Château et membre de l’UDEP en Liberte !!!

 

Dede Mutombo Kazadi, woordvoerder van de bewoners van het Klein Kasteeltje en lid van de UDEP, door de raadkamer in vrijheid gesteld!

 

Dede Mutombo Kazadi, Porte parole du Petit Château et membre de l’UDEP en Liberte !!!!!
 

 

Suite au protocole de coopération réalisé entre Fédasil et l’Office de Etrangers  qui permettait à la police de rentrer dans tous les centres Fedasil du pays pour arrêter, amener et expulser les demandeurs d’asile en appel au conseil d’état, je faisais partie des résidents qui ont, avec l’aide de l’UDEP, organisé des conférences de presse, une manifestation et ont rencontré Fedasil, l’Office des étrangers et le Ministre de l’Intégration. Suite à ces actions le protocole a été suspendu pour une durée limitée. Dans le cadre de  ces mouvements de protestation, mes amis et dirigeants (Vincent et Alex) et moi , avons été victimes de harcèlement odieux au Petit Château et à l’Office des Etrangers.

Lors d’une convocation à l’Office des Etrangers, j’ai été arrêté avec ma femme et ma petite fille de 3 mois et amené au centre fermé 127bis où j’ai été enfermé illégalement pendant 12 jours. Dès mon arrestation j’ai immédiatement commencé une grève de la faim afin de protester contre ces procédures.

Lors de ma sortie du 127bis lundi dernier , Fédasil et le Petit Château ont refusé de m’héberger, grâce a l’UDEP et à mes amis je n’ai pas dû passer la nuit dehors. Le lendemain, j’ai, avec l’aide de mon avocate, réclamé mes droits. Fedasil a finalement reconnu qu’ils étaient légalement obligés de m’héberger.

 

Je souhaite témoigner devant la presse de cette arrestation illégale, des conditions de vie dans les centres fermés et dans les centres ouverts et des irrégularités  graves  dont sont victimes nombre de demandeurs d’asile

 

Dédé Mutombo Kazadi, résident du Petit Château et membre de l’UDEP (Union de défense des sans papiers)

 

 

Begin augustus ondertekenden Fedasil en de Dienst Vreemdelingenzaken een opvallend  samenwerkingsprotocol. Het liet de politie toe binnen te dringen in open opvangcentra om er bewoners te arresteren met het oog op opsluiting en uitwijzing. Asielzoekers die bij de raad van state een beroep hadden lopen tegen de uitspraak van de asielinstanties, werden geviseerd.

Ik maakte deel uit van de bewoners die, gesteund door de Unie van Mensen
Zonder Papieren (UDEP), persconferenties en een manifestatie hebben
georganiseerd tegen deze onwettige praktijken. Ik ontmoette woordvoerders
van Fedasil, de Dienst Vreemdelingenzaken en het Ministerie van
Maatschappelijke Integratie en legde hen onze eisen voor. Als gevolg van
deze acties werd het protocol tijdelijk opgeheven. Mijn vrienden, medewoordvoerders en ik zagen ons intussen geconfronteerd met haatdragende intimidaties vanwege personeel van het Klein Kasteeltje en de Dienst Vreemdelingenzaken.

Op woensdag 14 september werd ik opgeroepen door de Dienst
Vreemdelingenzaken in verband met mijn dossier. Samen met mijn vrouw en mijn drie maanden oud dochtertje werd ik gearresteerd en overgebracht naar het gesloten centrum 127bis. Twaalf dagen lang werden we illegaal  pgesloten.
Onmiddellijk na mijn arrestatie ben ik een hongerstaking begonnen om tegen
deze malafide procedures te protesteren.

Na mijn vrijlating uit het gesloten centrum 127bis op maandag 26 september,
weigerden Fedasil en het Klein Kasteeltje me onderdak te bieden. Dankzij de
UDEP en mijn vrienden heb ik de nacht niet op straat moeten doorbrengen.
Samen met mijn advocate heb ik de dag daarop mijn recht op materiële steun
opgeëist. Uiteindelijk heeft Fedasil toegegeven dat het wettelijk verplicht
is om me onderdak te bieden.

Over deze illegale arrestatie, de levensomstandigheden in de gesloten en
open centra en de onregelmatigheden waarvan talloze asielzoekers het
slachtoffer zijn, wil ik aanstaande donderdag getuigen tegenover de pers.

Dédé Mutombo Kazadi, bewoner van het Klein Kasteeltje en lid van de UDEP


C.R.E.R.  -  Bruxelles : http://regularisation.canalblog.com/
Tél :   0496 40 33 09   -   0473 62 87 33 
Gand : VAK
www.vluchteling.beLiege : CRACPE http://cracpe.skynetblogs.be/


22:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2005: chantons ensemble: Chant de la Fédération mondiale de la Jeunesse démocratique

Objet :- chantons ensemble: Chant de la Fédération mondiale de la Jeunesse démocratique

 

 

 (chantons ensemble !

Chant de la Fédération mondiale de la Jeunesse démocratique

1966: extrait du chansonnier de la JCB (Jeunesse communiste de Belgique)

 



                             

Une seule espérance                                              

Nous rassemble et nous dicte sa loi                            

Et sur cette espérance,                                           

Nous avons établi notre foi.                                   

Tous les pays du monde                                             

En leur langue répondent:                                      

Par la jeunesse vient la promesse                               

D' un avenir meilleur

Refrain :

Nous voulons chasser la haine                               

pour toujours (x3)                                                      

Et bannir la peur, la guerre,

sans retour ! (x3)       

Oui, nous voulons donner 

Aux peuples le bonheur

Et bannir la peur, la guerre, 

sans retour (x3)                                  

                                                                       

 

Le chant de toutes nos grandes rencontres internationales de la jeunesse. Qui s' en souvient encore ? 

 

Tous en notre mémoire                                          

Nous gardons une empreinte de feu.                        

De nos morts la victoire                                        

Notre union, nos efforts, sont l' enjeu.                     

Et du fond de la terre,                                                

Se joignant à leurs frères,                                          

Ils crient: JEUNESSE !                                         

Tiens ta promesse                                                       

D' un avenir meilleur !

Peu importe nos âges

A l' appel du devoir nous pressant,

Fiers de notre héritage,

Prix de tant de terreur et de sang,

Nous gagnerons la bataille

Et le monde tressaille:

Oui, la jeunesse

Tient sa promesse

D' un avenir meilleur !

 

 


 

 




22:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/09/2005: La requête DEBUNNE pour une consultation démocratique sur la Constitution Européenne soutenue par plus de 15 000 signatures.

De : Georges Debunne [mailto:georges.debunne@chello.be]
Envoyé : jeudi 29 septembre 2005 15:31
Objet : 15 000

 


PERSBERICHT 27 september 2005------------------------Communiqué de presse

HET VERZOEKSCHRIFT DEBUNNE VOOR EEN DEMOCRATISCHE RAADPLEGING OVER DE EUROPESE GRONDWET ONDERSTEUND DOOR MEER DAN 15.000 HANDTEKENINGEN

OVERHANDIGING VAN DE PETITIE AAN HET VLAAMS PARLEMENT OP DONDERDAG 29 SEPTEMBER TE 11 UUR

La requête DEBUNNE
pour une consultation démocratique sur la Constitution Européenne soutenue par plus de 15 000 signatures.

Remise de la pétition au Parlement flamand le jeudi 29 septembre à 11 heures.

Peu après le rejet du projet de Constitution Européenne en France et aux Pays-Bas, Georges DEBUNNE, Jef SLEECKX et Ludo VAN OUTRIVE ont envoyé une requête au Parlement flamand. Ils demandent de ne pas procéder à la ratification tant qu’il n’y a pas eu un véritable débat social approfondi et souhaitent l’organisation d’auditions contradictoires.

Le Parlement flamand a répondu que la requête est recevable en précisant que la séance de ratification n’aurait pas lieu avant l’automne.

Ce sera l’ultime vote dont dépendra la ratification du projet de Constitution européenne en Belgique, les six autres Assemblées parlementaires ayant déjà voté pour la ratification.

Selon la réglementation du Parlement flamand, si 15 000 résidants de Belgique ajoutent leurs signatures manuscrites à la requête, la Commission compétente doit organiser une audition publique sur le sujet. Un groupe de militants du mouvement syndical et social a œuvré dans ce sens. Pendant tout l’été des signatures ont été collectées aussi bien en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles, en allant sur le terrain (c’est ainsi que plusieurs milliers de personnes ont signé aux Fêtes de Gand, aux Festivals Rimpelrock et Pukkelpop de Hasselt, aux « Retrouvailles » de Liège) ou via les différents réseaux associatifs et syndicaux.

Il faut souligner que la requête ne se prononce pas pour ou contre le projet de Constitution Européenne mais avant toute chose demande un débat ouvert et démocratique.

Le slogan de DEBUNNE « Je veux avoir mon mot à dire » est partagé par beaucoup.

L’information a circulé en France. DEBUNNE a reçu des centaines de lettres avec liste de signatures des européen(ne)s de FRANCE qui se considèrent concerné(e)s par la décision qui sera prise en Belgique. Un Appel à soutenir circule maintenant via INTERNET. Plusieurs milliers de signatures électroniques y sont engrangées.

Le jeudi 29 septembre à 11 heures Georges DEBUNNE, Jef SLEECKX et de nombreux autres vont remettre les 15 000 premières signatures à Monsieur TESSIER, Secrétaire Général du Parlement Flamand (entrée principale).

Pour toute information complémentaire : Jef SLEECKX, tel. 014/31.41.00


 

HET VERZOEKSCHRIFT DEBUNNE VOOR EEN DEMOCRATISCHE RAADPLEGING OVER DE EUROPESE GRONDWET ONDERSTEUND DOOR MEER DAN 15.000 HANDTEKENINGEN

OVERHANDIGING VAN DE PETITIE AAN HET VLAAMS PARLEMENT OP DONDERDAG 29 SEPTEMBER TE 11 UUR

Kort na de afwijzing van de Europese grondwet in Frankrijk en Nederland dienden Georges Debunne, Jef Sleeckx en Lode Van Outrive een verzoekschrift in bij het Vlaams Parlement. Daarin vroegen ze de ratificatie van het grondwettelijk verdrag in Vlaanderen te laten afhangen van een diepgaand debat en een democratische raadpleging van de bevolking. Het verzoekschrift werd in juni ontvankelijk verklaard, omdat het Vlaams Parlement bevoegd is in de materie en de ratificatie ten vroegste in het najaar op de agenda staat. Zoals bekend is na de goedkeuring in de andere zes Belgische assemblees het Vlaamse standpunt beslissend voor de ratificatie in België.

De reglementering rond verzoekschriften laat ook toe deze te ondersteunen door een petitie. Indien 15.000 Belgische ingezetenen hun handtekening onder het verzoekschrift plaatsen, moet de bevoegde commissie een hoorzitting over het thema organiseren. Deze mogelijkheid werd te baat genomen door een groep militanten uit de syndicale en sociale beweging. De hele zomer zochten ze steun voor het verzoek tot een democratische raadpleging, zowel in Vlaanderen, Brussel als Wallonië. Zo verzamelden ze duizenden handtekeningen op de Gentse Feesten, het Luikse "Retrouvailles" of de Hasseltse festivals Rimpelrock en Pukkelpop; ook op militantenbijeenkomsten van het ABVV en in verschillende bedrijven lieten syndicale delegees de petitie circuleren. Vooral het feit dat men zich niet hoefde uit te spreken voor of tegen de (meestal totaal ongekende) grondwet, maar voor een open debat en een democratische inbreng van de bevolking, overtuigde veel mensen om het initiatief te steunen. Het motto van Debunne, "We moeten onze zeg hebben", wordt door velen gedeeld.

Deze vraag voor een "referendum" bleef ook in Frankrijk niet onopgemerkt; Debunne ontving honderden steunbetuigingen uit het land van de "Non", en er circuleert een steunoproep die al duizenden ondertekenaars kreeg.

Op donderdag 29 september zullen Georges Debunne, Jef Sleeckx en een aantal medestanders om 11 uur (hoofdingang) de petitie overhandigen aan de secretaris-generaal van het Vlaams Parlement, de heer W. Tessier.

Meer inlichtingen: Jef Sleeckx, tel. 014/31.41.00


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28/09/2005

28/09/2005: Belgique : le syndicat "socialiste" appelle à une grève générale le 7 octobre

Il est grand temps que les directions syndicales sortent enfin de leur torpeur.

RoRo

 

 

 

De : Marc Lemaire [mailto:fa032881@skynet.be]
Envoyé : mercredi 28 septembre 2005 18:28
Objet : Belgique : le syndicat socialiste appelle à une grève générale le 7 octobre

 

Belgique : le syndicat socialiste appelle à une grève générale le 7 octobre

BRUXELLES - Le syndicat socialiste belge FGTB a lancé mercredi un appel à la grève générale en Belgique le vendredi 7 octobre pour appuyer ses revendications dans le cadre des négociations en cours avec le gouvernement et le patronat sur la réforme des fins de carrière.

Cette grève générale, qui toucherait tant le secteur privé que public, serait la première en Belgique depuis 1993.

Les syndicats et le patronat belges ont entamé mardi un cycle de négociations visant à réformer les carrières, sur la base de propositions du gouvernement du Premier ministre Guy Verhofstadt.

"Beaucoup de points de la note gouvernementale sont inacceptables", estime la FGTB dans son communiqué de mercredi.

Le syndicat socialiste a toutefois décidé de rester à la table des négociations pour les prochaines réunions, prévues le 29 septembre et le 4 octobre.

La FGTB, qui avec 1.350.000 affiliés est le deuxième syndicat du pays derrière la centrale chrétienne CSC, évaluera la situation le 5 octobre.

"Une levée du mot d'ordre de grève est possible si la situation évolue favorablement", a déclaré à l'AFP une porte-parole du syndicat.

La CSC et le syndicat libéral CGSLB ne se sont pas associés à l'appel à la grève de la FGTB.

La CSC a toutefois averti qu'elle pourrait organiser à son tour une grève générale le 10 octobre si les négociations ne délivraient pas de résultats satisfaisants.

"Organiser des actions durant les négociations ne nous semble pas être la bonne solution, on ne mélange pas concertation et action", a déclaré le président du syndicat chrétien, Luc Cortebeeck, précisant que la CSC prendrait une décision à cet égard le 5 octobre.

La coalition libérale-socialiste au pouvoir en Belgique désire notamment réduire le recours au système des préretraites, qui menace de déséquilibrer le système de sécurité sociale.

Côté patronal, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a déclaré qu'elle n'était pas prête à négocier sous la pression d'une menace de grève générale.

"Il n'est pas possible pour les syndicats de négocier d'un côté et de manifester de l'autre", a déclaré Pieter Timmermans, directeur général de la FEB, cité par l'agence Belga.

Par la voix de son porte-parole, Guy Verhofstadt a fait part de sa mauvaise humeur après l'annonce d'éventuelles grèves générales.

"Il est plus courageux de rechercher un accord que de faire la grève", a déclaré ce porte-parole.

(©AFP / 28 septembre 2005 18h20)


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28/09/2005: Ford New Holland · Anvers: la grève dégonfle la pression au boulot

Ford New Holland · Anvers: la grève dégonfle la pression au boulot

Dans l'usine de tracteurs Ford New Holland, une sanction contre un ouvrier pour «faute grave» a débouché sur une grève spontanée et une victoire rapide.

Gaston Van Dyck
28-09-2005

La grève commence dans une section de 25 ou 30 hommes de l'équipe de jour, le 19 septembre. Ceux-ci n'acceptent pas la sanction adoptée contre un de leurs collègues: trois jours de mise à pied sans salaire pour une prétendue faute grave (un problème de numérotation des pièces de tracteur). Les chefs de production sont les premiers responsables, estiment les travailleurs.

Vers 8 h 30, ils se rendent dans les autres sections, qui n'hésitent pas longtemps avant de se joindre à l'action. «La politique des sanctions, tout le monde en a marre, nous explique le délégué syndical Fred Van Aelst. De plus, on se plaint depuis bien longtemps de la trop grande pression au travail, surtout aux lignes de production. La direction reconnaît qu'il y a des problèmes, mais elle ne se bouge jamais. Ces derniers temps, il y a eu beaucoup de malades ­ y compris à cause de cette pression ­ mais il faut produire autant. Par conséquent, les brigadiers qui, normalement, interviennent ici ou là pour alléger le boulot, sont tout simplement obligés de travailler comme nous.»

Au départ, la direction n'accepte de négocier que si tout le monde reprend le travail. Lorsque les secrétaires syndicaux arrivent et que les travailleurs, malgré un avertissement, refusent de reprendre le travail, la direction finit par accepter la discussion.

Finalement, vers 19 h, un accord intervient. La sanction est réduite à un jour et la faute sera réexaminée. Par ailleurs, pour fixer la production à atteindre, on ne comptera plus le brigadier et on tiendra compte du nombre de malades. Bref, une victoire dont les travailleurs ont tout lieu d'être fiers.


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28/09/2005: Le bureau de poste deux fois plus loin de chez vous?

Le bureau de poste deux fois plus loin de chez vous?

«J'arrive tout de suite, chéri, je fais un saut à La Poste». Une phrase qui pourrait devenir désuète: La Poste veut vous faire parcourir jusqu'à dix kilomètres avant de trouver un «magasin postal».

Edith Janssens
28-09-2005

Dessin de Kroll tiré du journal Le Soir. Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur.

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


La Poste veut encore supprimer 713 bureaux d'ici 2010. Seuls 589 points de vente (sur 1302 actuellement) seraient encore tenus par des postiers. Et certains n'ouvriraient que quelques heures par semaine. Le reste des «magasins postaux» serait aux mains du privé.

Problème, un point poste, dans une librairie ou un Delhaize, n'offre qu'un service minimal: timbres, envois recommandés Impossible d'y déposer ou de retirer de l'argent comme dans un bureau de poste. De plus, il pourrait y avoir jusqu'à dix kilomètres entre deux magasins postaux, au lieu de cinq maximum aujourd'hui. La direction de La Poste va donc adapter son réseau à la densité de la population. Vous imaginez la désertification des zones rurales?

Pour les personnes âgées, le service financier sera totalement absent dans certaines communes. «Il ne faut pas leur faire croire qu'elles pourront recevoir de l'argent de leur facteur si le bureau de poste de leur voisinage disparaît. Ce n'est pas réaliste», met en garde le syndicat CGSP. Et même pour trouver un timbre, elles devraient soit courir pour voir le facteur, soit se taper dix kilomètres.

«Même si le nouveau plan garantit qu'il n'y aura pas de licenciement sec d'ici 2010, il aura une incidence sur l'emploi.», dit André Blaise de la CSC. Et la CGSP exige «une présence postale ­ avec des employés de La Poste ­ dans les 589 communes de Belgique».

«Je dois harceler
les clients»

Non seulement La Poste veut limiter son nombre de bureaux, mais elle veut aussi axer sur les produits financiers les bureaux qui restent . C'est-à-dire les produits de la Banque de La Poste, filiale à 50/50 de La Poste et de Fortis. Carl Holsters, directeur du Retail(guichets) à La Poste, confie au journal De Tijd qu'il veut que les bureaux de poste vendent d'avantage de produits bancaires. Même si, aujourd'hui déjà, «lors d'actions de promotion, les grands bureaux de poste vendent autant de produits financiers qu'un bureau de Fortis.»1

Depuis le 1er mars, tous les bureaux de poste vendent les produits d'assurance de Fortis. Pour Holsters, ces assurances ont un grand potentiel de croissance car les bureaux de poste représentent 60 millions de contacts avec les clients par an2. Voilà donc ces bureaux réduits au rôle d'attrape clients pour Fortis. Ce n'était pas du tout le rôle de départ de la Poste financière, explique une ancienne employée: «La direction a liquidé les comptes gratuits et autres facilités, comme les virements qu'on pouvait effectuer gratuitement. Ils ont promis l'accès aux guichets automatiques, mais il faut faire des kilomètres pour en trouver un. Ils ont vendu leur âme aux banques. La Poste avait le plus grand nombre de comptes auparavant, mais découragés par la suppression de tant de bureaux et l'augmentation des frais, ils sont partis à la banque la plus proche.»

Aujourd'hui, le profit prend le dessus. Une employée de guichet de La Poste raconte: «Notre bureau a reçu l'objectif de vendre pour 17.000 euros de Post Multifix 3 [un produit financier]. Si on n'y arrive pas, la réorganisation nous attend. Partout, on va diminuer les heures. En tant que statutaire, on ne peut pas nous licencier, mais les contractuels ont constamment peur. Même en tant que statutaire, on ne sait pas où on va nous envoyer si on ne convient pas. Résultat: pour garder l'emploi de mes collègues contractuels, mais aussi pour moi, je contribue à l'objectif: je fais des nouveaux clients dans mon voisinage, après les heures. Notre percepteur reçoit des mails tous les jours: "Où en êtes-vous?" Nous avons aussi reçu une liste de gens qui ont un compte bien fourni. On doit leur téléphoner chaque mois pour vendre des nouveaux produits. J'appelle ça du harcèlement!»

1 De Tijd, 29/7/05 · 2 De Tijd, 18/2/05.

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«Le rôle social du facteur, ce n'est pas notre boulot»

Le ministre Vande Lanotte négocie actuellement avec les deux groupes choisis pour le partenariat (lire: privatisation) de La Poste. Les intentions de ceux-ci sont très claires.

· La Poste danoise

Des 32000 postiers qu'elle comptait en 1999, il n'en reste que 22000. Sur 1000 points de vente, seulement 287 sont des bureaux de poste! Il n'y a plus que 10% de personnel statutaire, la productivité par employé est l'une des plus élevées d'Europe. Et le prix du timbre y est de 0,60 ¤ (prior) et 0,58 ¤ (non-prior),contre 0,50 et 0,44 en Belgique. Enfin, le patron de la poste danoise a déjà été très clairà l'attention des postiers belges: le rôle social du facteur, «ce n'est pas notre boulot!»1

· CVC Capital Partners

Ce fonds d'investissement britannique est spécialisé dans la transformation d'entreprises publiques en sociétés purement privées. Depuis sa création en 1981, il a réalisé «250 acquisitions (d'entreprises) d'une valeur totale de 40 milliards de dollars. CVC cherche des entreprises qui ont une position de leader sur le marché, qui sont stables, et qui rapportent plus que la moyenne.»2 Récemment, CVC a gagné le triple de l'argent investi dans l'achat et la vente d'une entreprise de jeux du hasard, IG Group3. En juin, il a acheté 25% du capital de la poste danoise. Pas étonnant: suite aux restructurations, chaque action de celle-ci rapporte 24% en 2004, contre 5% en 2002.3 Son plan pour la poste belge: la restructurer pour en faire une machine à profit et l'introduire en Bourse d'ici quatre ou cinq ans.4

1 Le Soir, 23/9/05 · 2 Tiré du site de CVC · 3 De Standaard, 30/7/05 · 4 Le Soir, 24/9/05.

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idées
du
PTB

Un cybercafé dans chaque bureau de poste

La Poste est une entreprise de communication. Dans l'histoire, la Poste, service public, a démocratisé le courrier qui au départ n'était réservé qu'aux nobles et ensuite aux bourgeois. Le fait de passer à chaque maison une fois par jour, a démocratisé fortement la communication par courrier lettre. Si aujourd'hui, Internet est un nouveau moyen de communication plus rapide, il est loin d'être démocratisé et accessible à tous. Qui peut se permettre, non seulement l'achat d'un ordinateur et l'accordement ADSL, mais aussi une maintenance régulière.

Si Johnny Thijs, l'administrateur délégéu de la Poste n'en a rien à cirer des particuliers, ce n'est pas le cas des postiers du PTB. Les bureaux de Poste pourraient jouer un rôle extraordinaire en créant un cybercafé dans chaque bureau de poste, à prix très modique (comparable au prix du timbre), avec l'assistance d'agents des postes ou employés. C'est une raison de plus pour garder tous les 1302 bureaux de Poste de proximité; et de faire financer cette activité probablement non rentable par les bénéfices des activités rentables.

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12:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2005: Les cheminots veulent de nouveaux collègues


Les cheminots veulent de nouveaux collègues

Six cent mille chômeurs en Belgique, le gouvernement qui veut nous faire travailler plus longtemps. Et à la SCNB, les cheminots n'arrivent pas à prendre leurs congés. Ils nous disent1 ce qu'ils ont sur le cur et l'estomac. Soumis au stress, à l'insécurité, ils n'arrivent plus non plus à remplir convenablement leurs missions de service public. Pourtant, la direction veut encore réduire les effectifs. Le PTB estime que 38.000 équivalents temps plein sont un minimum absolu pour faire tourner la SNCB. Et ce nombre devrait augmenter pour assurer le développement du rail.

Marco Van Hees & Tony Pirard
28-09-2005

Christelle, sous-chef à Bruxelles

« Il y a des moments où vous n'êtes plus lucide »

Christelle est sous-chef dans une cabine de signalisation à Bruxelles. Secondée par des signaleurs, elle supervise la gestion des aiguillages et des signaux pour les trains qui passent dans son secteur. Autant dire qu'il s'agit d'une fonction très sensible en matière de sécurité.

«J'ai 19,5 jours de congé à récupérer pour les samedis et dimanches prestés. Parce qu'il manque un sous-chef en cabine. Attention, il y a des collègues qui approchent la cinquantaine de jours de retard et même septante pour l'un d'eux.» Il y a aussi les congés légauxainsi que des congés de récupérationcar Christelle, comme beaucoup de cheminots, preste des semaines de 40 heures au lieu des 36 heures statutaires. Encore faut-il pouvoir récupérer les récupérations. «Il me reste 19 jours de 2004 que je n'ai pas encore pu prendre, auquel s'ajoutent évidemment ceux de 2005.»

En cause: le manque de personnel. Dès que quelqu'un tombe malade, la situation déraille. «Un collègue a dû travailler sept jours d'affilée et après un seul jour de repos, il a encore refait sept jours. C'est aberrant pour un boulot de sécurité. Il y a des moments où vous n'êtes plus lucide. Vous avez la tête ailleurs et non sur le tableau des trains.»

Christelle est informée de son horaire un mois à l'avance, mais des changements peuvent intervenir du jour au lendemain. «Lorsque je demande un jour de congé, je ne suis jamais sûre de pouvoir le prendre le jour venu. Impossible de prévoir un barbecue avec des amis. Tout cela pèse sur le moral, sur la vie sociale, la vie de couple...»

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Raoul, accompagnateur à La Louvière

«Nous devrions toujours être deux»

Raoul, 26 ans, a été engagé voici peu comme accompagnateur de train (contrôleur).

Pour lui, comme pour la plupart de ses collègues, une évidence s'impose: «Nous devrions être deux accompagnateurs par train. D'abord parce qu'il y a de plus en plus de voyageurs et que, selon les plans de la SNCB, ce nombre devrait encore augmenter. Le train qui va à Louvain-la-Neuve, par exemple, compte sept voitures. Cela prend bien 25 minutes pour le parcourir d'un bout à l'autre. Si on tombe sur un voyageur qui a oublié son abonnement, on arrive juste à contrôler un compartiment.»

Mais pour Raoul, ce sont surtout les questions de sécurité qui justifient des équipes de deux accompagnateurs. «Il y a de plus en plus d'incidents même si, dans la plupart des cas, les agressions restent verbales.» Or, les nouvelles fermetures de gares vont augmenter les tensions avec les voyageurs, puisqu'une partie de ceux-ci n'ont plus un guichet où ils peuvent acheter un billet, renouveler un abonnement, payer avec Bancontact... Tous les problèmes retombent sur l'accompagnateur. Il ne pourra pas renouveler la carte train d'un abonné et sera obligé de lui faire payer un billet, qui revient beaucoup plus cher. Bonjour l'ambiance.

«Imaginez quand vous vous trouvez face à une groupe de voyageurs avec lesquels ça ne se passe pas bien. C'est tout de même plus rassurant d'être deux. On peut mieux gérer la situation jusqu'à la gare suivante.Ceci dit, à la gare suivante, parfois il n'y a personne. Il arrive souvent que la police des chemins de fer, qui a été intégrée à la police fédérale, n'ait pas d'agent disponible. Quand vous leur téléphoner, ils vous renvoient à la brigade des chemins de fer ­ des agents de sécurité qui ont encore moins de droits que nous ­laquelle vous renvoient à la police des chemins de fer. Ils se renvoient la balle.»

Alors, deux accompagnateurs par train? Actuellement, ce n'est pas la priorité de la direction. Dans un de ses plans, elle évoque même la possibilité de faire rouler certains trains sans le moindre accompagnateur.

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Yvan, guichetier dans le Hainaut

«Faut-il mettre un urinoir sous le guichet?»

Yvan a 44 ans et une vingtaine d'années d'expérience à des guichets de gare, dans le Hainaut.

Pour lui, la situation devient intenable à cause du manque de personnel. «Nous étions cinq à travailler au guichet, nous ne sommes plus que trois. Nous sommes forcés de négliger le client. Quand tu as une file de quinze clients pour le train qui part dans huit minutes, c'est particulièrement stressant. Et impossible de fournir la moindre information. Par exemple expliquer au client quelle formule est la moins chère.»

Evidemment, il y a aussi des moments plus calmes, le week-end, par exemple. Mais en semaine, c'est parfois infernal. «Certains jours, je n'arrive même pas à manger mes tartines.Ou à aller aux toilettes. Faut-il mettre un urinoir sous le guichet?»

Le nombre de voyageurs augmente aussi en raison de la fermeture de gares dans les communes voisines. «Nous renouvellons de plus en plus d'abonnements à l'avance pour ceux-ci. Par contre, on nous a retiré la vente des billets internationaux. Pourtant, c'est quelque chose que je connaissais très bien et les clients semblaient apprécier les renseignements que je leur donnais. Maintenant, ils doivent téléphoner pour réserver, ce qui peut leur coûter cher, surtout s'ils n'ont qu'un GSM. Puis, ils viennent à la gare avec un code sur base duquel nous faisons le billet. Mais trois fois sur quatre, ça ne marche pas ou ce n'est pas ce que le client voulait. Nous sommes alors obligés de téléphoner nous-mêmes pour régler les choses. Bref, cela nous prend encore plus de temps qu'avant et le client est perdant.»

Il y a aussi le problème des congés. «Quand tu demandes un congé, on te répond: ce mois-ci, c'est non. Quand tu reçois une semaine de repos, on dirait que tu leur arraches une dent. J'ai encore quelques jours de 2004 à prendre, plus 30 jours de récupération, plus tous mes congés 2005.»

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Kris, poseur de voie en Flandre occidentale

« On prend à la légère la sécurité des voies»

Kris est poseur de voie en Flandre occidentale. Il constate que le réseau belge, qui jouît pourtant d'une bonne réputation à l'étranger (des cheminots anglais viennent étudier nos voies), souffre de plus en plus d'un manque d'entretien. A cause du manque d'hommes.

«Les aiguillages, par exemple, étaient mieux entretenus avant. On prévoyait des soudeurs chargés presque exclusivement de les affûter. Aujourd'hui, ils sont débordés par la soudure des joints de rails et des flèches détériorés par l'usure. Les hommes spécialisés dans les voies doivent régulièrement mesurer les aiguillages pour vérifier si la marge de sécurité n'est pas dépassée. Et, quand c'est le cas, il faut procéder à la réfection ou au remplacement des éléments détériorés pendant que reste en plan le travail sur les voies normales.

Autre exemple: les poches de lubrifiant dans les courbes, qui permettent aux trains d'avaler les courbes sans frottement et d'user ainsi les rails moins rapidement. En décidant maintenant de les supprimer, temporairement ou définitivement, on prend de plus en plus à la légère la sécurité même des voies.»

Vu la diminution du personnel ferroviaire, on confie un nombre sans cesse croissant de tâches au privé. «Seuls les entrepreneurs privés disposent du matériel lourd pour remplacer les voies: grues, bulldozers, etc. La SNCB ne fournit plus que le train de ballast (les pierres en dessous des rails). Comme le privé travaille avec un personnel moins important et moins expérimenté, les travaux doivent souvent être refaits. Cela fait donc peu d'économies. Munie des mêmes moyens, la SNCB ferait tout aussi bien et probablement mieux.»

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Cédric, technicien loco à Charleroi

«Un collègue a eu un accident sur du 3.000 volts»

Cédric est technicien à l'atelier de Charleroi. Il répare tout ce qui est locomotive électrique.

Il constate que les effectifs ont diminué de 20% alors que la masse de travail augmente. «Le personnel de l'atelier est très volontaire: les gens aiment leur travail. Vous savez, cela donne un sentiment de fierté chaque fois qu'une machine sort. Alors, quand le travail augmente, on s'investit plus. Mais cela crée un stress phénoménal. Et surtout, je crains pour la sécurité. Un collègue a eu un accident sur du 3.000 volts. Ils étaient deux pour deux machines, alors qu'il faut être deux par machine. Vu la masse de travail, il s'est dit: je vais vite faire ça seul. Il s'en est sorti grâce à l'équipe de secours: nous suivons des formations de secouriste. Il y a intérêt à ce que la direction ne fasse pas en plus des économies sur ces formations.»

Un autre a eu moins de chance: un magasinier qui formait un nouveau au maniement d'un clark a été écrasé par l'engin. L'accident lui a été fatal. «C'était le pilier de l'atelier. Vu les dégraissages de personnel, il s'est dit qu'il fallait qu'il en initie d'autres lui-même...»

Autre conséquence du manque de personnel: la régularité des entretiens diminuent. «Avant, les locos passaient à l'entretien tous les trois mois et c'était déjà juste. Actuellement, c'est tous les quatre mois. Résultat, on a plus de merdes, car cela provoque des pannes en cascade. Si, par exemple, on ne remplace pas le balai du moteur quand il est usé, cela va abîmer le collecteur, ce qui peut créer un court-circuit et brûler tout le moteur.» Tant pis pour les voyageurs qui voient leur train supprimé et doivent attendre le suivant.

Puis, il y a la sous-traitance qui se développe. Qui rime avec incompétence, selon Cédric. «Moi, j'ai passé un brevet et une visite médicale. Je suis apte à faire le job. Ceux de la sous-traitance n'ont pas de brevet, ils n'ont pas la formation spécifique des cheminots. Souvent, ils n'ont même pas le matériel adéquat: nous sommes obligés de le leur fournir. Lorsqu'on a donné l'entretien des balais à faire par le privé, ceux-ci cassaient systématiquement. On a été obligé de tout remplacer.»

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Cinq raisons de garantir 38.000 équivalents temps plein

«Je suis en train d'aller vite», dit la pub. A condition qu'il y ait assez de trains, y compris aux heures creuses et sur les lignes secondaires. (Photo Solidaire, Sam)

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Fin 2004, la SNCB comptait 38.560 équivalents temps plein. La direction veut descendre à 37.281 fin 2005 et 35.000 fin 2008. Pour le PTB, 38.000 est un minimum absolu.

1. Indispensable pour un transport convenable des voyageurs

Ca vous arrive de prendre le train aux heures de pointe? Debouts les uns contre les autres, c'est presque du transport à bétail. Quand vous n'êtes pas aux heures de pointe, en particulier sur une petite ligne, le problème n'est pas d'avoir une place assise, mais d'avoir un train. Au nom de la mobilité, le gouvernement applique des taxes élevées sur le carburant, mais il ferait bien d'investir dans les transports publics.

La direction de la SNCB veut augmenter le nombre de voyageurs, mais elle rêve de ne garder que quelques grandes lignes très rentables et de fermer le reste. Cette année, elle a fermé une série de petites gares, ce qui cause des désagréments pour les voyageurs, mais aussi pour les accompagnateurs qui héritent des problèmes. Le manque d'entretien du matériel roulant et sur le réseau est aussi cause de pannes, donc de retard pour les usagers.

Aujourd'hui, garantir 38.000 équivalents temps plein (environ 39.500 cheminots) est un minimum. Mais pour assurer une vraie politique de mobilité et augmenter le nombre de voyageurs, ce nombre doit être revu à la hausse.

2. Indispensable pour les conditions de travail des cheminots

En juin 2003, le reliquat des congés de la division réseau était de 30 jours par cheminot. Il est passé à 33 jours en juin 2004 pour atteindre 38 jours aujourd'hui. Le signe d'un manque évident de personnel. Au nom d'une illusoire création d'emplois, le gouvernement veut accorder de nouvelles réductions de charges sociales aux patrons. Pourquoi ne pas financer plutôt des créations d'emploi bien nécessaires et effectives dans les entreprises publiques?

3. Indispensable pour les plus âgés

Dans sa nouvelle note sur la prépension, le gouvernement précise que ses plans pour faire travailler les gens plus longtemps devront s'appliquer aussi au secteur public. Or, cela n'a pas de sens de faire travailler les plus âgés quand on sait qu'il y a 600.000 chômeurs. Garantir 38.000 équivalents temps plein signifie donc engager des jeunes à la SNCB.

4. Indispensable pour la sécurité

La politique de sous-emploi est criminelle. Elle menace la sécurité des voyageurs et du personnel. En mars, un poseur de voie a été mortellement heurté par un train à Marche-lez-Ecaussines (Hainaut). En cause: l'équipe comptait trop peu d'agents. Rappelons aussi que la SNCB a été condamnée pour l'accident de Pécrot, qui a fait huit morts en 2001.

5. Indispensable pour la survie de la SNCB

Le manque de personnel pousse à la sous-traitance: quand une tâche doit être effectuée et qu'il y a trop peu de cheminots pour la faire, le responsable est obligé de faire appel au privé. Mais, comme nous confie un cheminot, «nous sommes souvent obligés de repasser après eux, car ils ne connaissent pas le travail.Plutôt que de gaspiller l'argent ainsi, pourquoi ne pas engager de vrais cheminots qui feront le travail correctement?» A moins, bien sûr, que le but de certains hauts directeurs soit de faire dérailler la société publique au profit du privé...

1 Vu l'absence de liberté de parole à la SNCB, il s'agit de prénoms d'emprunt.

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12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2005: Guy ne peut pas rendre son devoir

Guy ne peut pas rendre son devoir

David Pestieau
28-09-2005

Guy Verhofstadt voudrait que l'Europe passe en classe supérieure à l'école du capitalisme.
(Photo Solidaire, Lotfi Mostefa)

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Guy est vachement embêté. Notre Premier ministre doit remettre, le 15 octobre, son devoir à l'Union européenne. Après cinq ans, il doit faire rapport sur l'avancement des plans décidés au sommet européen de 2000 à Lisbonne.

Mais il lui manque un gros morceau à son devoir. C'est qu'on lui avait demandé de faire travailler les Belges plus longtemps. C'est loin d'être réussi. C'est qu'en Belgique on n'est pas très coopératifs pour faire réussir l'élève Verhofstadt. Pourtant, Guy croyait avoir tout fait pour réussir. Il avait copié son plan sur celui de la Fédération patronale. Puis, il avait demandé à sa ministre Freya Van den Bossche (SP.a) de pondre un brouillon avant l'été. Tout l'été, il avait travaillé, surtout avec ceux, comme le PS et le SP.a, qui pourraient avoir de l'influence dans le monde du travail. Résultat: le brouillon a été retravaillé avec une belle écriture. Cette fois-ci, co-signé par tous ses camarades du gouvernement.

Prépension relevée de 58 à 60 ans, fin de la prépension automatique en cas de restructuration pour les plus âgés, sanctions fiscales pour ceux qui s'arrêtent plus tôt. Bien sûr les grands partis d'opposition, comme le CD&V ou le Cdh, ont dit que le devoir était insuffisant. Pas que les idées n'étaient pas bonnes, mais ils trouvent que Guy aurait dû être encore plus précis et avoir remis son devoir plus tôt. Enfin, rien de fondamental.

Rien à craindre non plus du côté du Vlaams Belang. Celui-ci avait encore applaudi la semaine dernière un représentant patronal qui avait déclaré: «Nous devons revenir à une culture où l'on gagne à travailler plus et plus longtemps, de préférence au-delà de 58 ans.» Décidément, ce Vlaams Belang fait parfois du bruit à la récréation, mais il rentre toujours dans le rang en classe.

Guy pensait ainsi obtenir une bonne cote de l'Union européenne. Mais ça semble bien plus difficile qu'il ne le croyait. Vendredi dernier, les syndicats ont dit qu'ils voulaient tout revoir. C'est que, dans le monde du travail, beaucoup ne veulent pas que Guy remette son devoir. Ils voient bien qu'il s'agit de beaucoup plus qu'un petit devoir, plutôt d'un examen pour faire passer l'Europe en classe supérieure à l'école du capitalisme, plus près encore du système américain du chacun pour soi. Que ce devoir amènera moins de repos, moins d'emploi, moins de salaire, moins de Sécurité sociale.

Aujourd'hui ce devoir ne peut pas être corrigé. Le monde du travail doit imposer le sien. Avec le mouvement syndical. Et aussi avec le PTB, le seul parti qui défend le maintien de tous les systèmes de prépension, le droit à la prépension à 55 ans avec embauche obligatoire d'un jeune. Et qui a des propositions pour financer tout ça.

email to David Pestieau

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11:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/09/2005

27/09/2005: Les sans-abri une précarité loin des clichés

 

C’est en EURO-DICTATURE capitaliste !

RoRo

 

 

De : Les Rebelles [mailto:les.rebelles@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 27 septembre 2005 17:50
À : Les Rebelles
Objet : Les Gueux sont de la fête

 

Article paru dans le « 20 minutes » du 26 septembre 2005

 

Pauvreté Alors que les Restos du Cœur fêtent leurs 20 ans, de nouveaux défis s'imposent à ceux qui aident Ies démunis

Les sans-abri une précarité loin des clichés

 

Alors que les Restés du Coeur fêtent leurs 20 ans aujourd'hui, pouvoirs publics et organismes caritatifs doivent trouver de nouvelles solutions pour une population précaire en évolution permanente. Plus mobiles, peu visibles, actifs, étrangers, vivant en famille, les sans domicile fixe ont changé. Passage en revue d'idées reçues contredites par le livre de Véronique Mougin. Les SDF, qui sort mercredi aux éditions du Cavalier Bleu.

 

• « L'hiver, c'est le plus dur. C'est simplement le moment où les médias parlent des décès. Le mois le plus mortel en 2004 a été juin. Les causes des morts sont multiples (surtout par maladies) et l'espérance de vie des SDF est estimée à 47 ans.

• « Ils vivent dans la rue. »

Aujourd'hui, ils vivent plutôt dans des parkings, squats, entrepôts, voitures, chantiers, bois, abris, hôtels...

• « Les SDF ne veulent pas travailler. » Près d'un tiers d'entre eux travaille : à temps partiel, au noir, avec de bas salaires...

• « Les SDF sont des marginaux. » Pas tant que ça. Beaucoup vivent en famille et, pour survivre, doivent entretenir un réseau : une concierge qui les laissera dormir sous un porche, un vigile qui acceptera qu'ils fassent la manche devant un magasin...

• « Cela peut arriver à tout le monde.» Non, les SDF sont dans leur immense majorité issus des classes populaires : travailleurs pauvres, licenciés, migrants, retraités, enfants de la Ddass... Avec souvent un point commun: une rupture familiale (conflit, divorce...).

• « Il y a peu de femmes. »

Elles sont de plus en plus nombreuses - plus d'un tiers des SDF -, en majorité victimes de violences conjugales.

• « Ils ont choisi la rue.»

Les professionnels sont formels : c'est faux. Ce qui n'empêche pas certains SDF de revendiquer ce mode de vie lorsqu'on les interroge.

a cg Ils sont alcooliques, fous.» Les deux tiers des SDF ne boivent pas. L'alcool aide le tiers restant à surmonter leurs conditions de vie et à se sociabiliser. Trois SDF sur dix souffrent de troubles psychiques. En vingt ans, la moitié des places dans les hôpitaux psychiatriques a été supprimée.

 

AmaudSagnard

 

(Logements à construire + remise au travail des  chômeurs =  moins de démunis)

 

En ville, les SDF sont de plus en plus cachés

 

Les organisations ont de plus en plus de mal à aider les SDF, chassés des centres-villes. Le mobilier urbain est ; de plus en plus conçu comme un véritable repoussoir: les bancs disparaissent des rues, on ne peut pas se reposer sur les sièges du métro, le bois laisse place à l'acier, des plots sont installés sous les ponts... Les municipalités et les riverains sont par ailleurs souvent réticents à l'installation de foyers d'accueil, en particulier en centre-ville. Les SDF finissent par quitter ces villes pour rejoindre la périphérie ou la campagne où ils sont moins accessibles. Depuis 1994, 1e vagabondage et la mendicité ne sont plus des délits, mais les arrêts anti-mendicité ont été complétés par la loi Sarkozy sur la mendicité agressive en 2003, par des arrêtés contre « les occupations abusives des rues > , les « regroupements de chiens » ou encore « la consommation d'alcool dans les rues ».

A. S.

(Ce n’est pas aux États-Unis mais en France)

 

Employés

 

La fédération CFTC des administrations parisiennes a révélé à la mi-septembre que des dizaines d'agents municipaux de ta Mairie de Paris sont SDF La municipalité a admis traiter 51 dossiers et a déclaré avoir recensé une centaine d’agent SDF en 2004. Ces agents, fonctionnaires de catégorie C, gagnent le SMIC (1 217,87 € brut par mois) et ne parviennent pas à trouver un logement correspondant à leurs moyens. Le maire s assuré vouloir mettre fin à cette situation.

 

(Il est loin le Paris plage des Bobos)

 

 

Bruxelles inquiète les Restos

 

Nouvelle difficulté pour les Restos du Coeur Le combat de l'association se joue aussi dans les couloirs de Bruxelles. Elle craint en effet que la distribution d'aide alimentaire soit menacée cet hiver par la diminution drastique du budget envisagé pour le plan européen d'aide aux plus démunis (PEAD). A quoi il faut ajouter les besoins des dix nouveaux États membres de l'Union. Selon les Restos, la part du PEAD pour la France baisserait de 20 alors qu'au cours des deux dernières campagnes, il y a eu « 15 % de bénéficiaires en plus ». Si cette baisse est confirmée, ce seront « trois millions de repas en moins » pour l'association. Les Restos du Coeur ont fait part de leur inquiétude au Premier ministre, qui leur a répondu que le gouvernement allait très vite saisir, à nouveau, la Commission européenne.

 

 

 

Article du Parisien du 26 09 2005

 

 

« La situation est de pire en pire »

 

Cela fait vingt ans aujourd'hui même que Coluche a lancé l'appel qui a tout déclenché. Vous allez fêter ça ?

Olivier Berthe : Non On ne fête pas cet anniversaire. Personne n'a le coeur à ça. Les 45 000 bénévoles des Restos voient bien que tout a été multiplié par dix en vingt ans : dix fois plus de gens qui retroussent leurs manches, dix fois plus de gens qui ont faim. Les 66,5 millions de repas distribués l’an dernier ont un goût un peu amer. L'appel de Coluche et l'élan de solidarité exceptionnel qui a suivi devaient permettre de faire face provisoirement à une situation inacceptable, de déclencher quelque chose, de passer le relais aux pouvoirs publics. Or malgré le mal que les Restos se donnent depuis, la situation est de pire en pire.

 

La population à laquelle vous tendez la main a beaucoup évolué ?

Au départ, on aidait deux types de personnes. Dans la me, des adultes mûrs, des hommes pour la plupart, des gens qui avaient eu un accident de la vie. Dans les centres de distribution, on ne recevait pratiquement que des chômeurs en fin de droit Progressivement, on a vu apparaître des jeunes, des couples avec enfants sans travail, des mamans seules, et puis des personnes âgées, laminées par des retraites trop maigres et des loyers trop élevés. On voit de plus en plus de travailleurs pauvres, des gens qui ont un job et n'arrivent pas à faire face. C'est  le reflet d'une société où la solidarité familiale ne joue plus, une société qui n’offre pas les moyens de démarrer dans la vie, qui ne pardonne aucun accident de trajectoire.

 

Vous êtes inquiet pour l'avenir ?

Je suis inquiet, c'est vrai. Il y a vingt ans, Coluche avait obtenu que les excédents de productions de l’Europe, qui coûtaient si chers à stocker, soient redistribués sous forme d'aide alimentaire aux pays de la Communauté. Il y a de plus en plus de pays en Europe, de plus en plus de pauvres, et cette aide risque de diminuer. C'est impensable ! Mais on s'inquiète aussi sur les conséquences du Plan Borloo sur nos chantiers de réinsertion : les Restos du coeur vont-ils pouvoir continuer à bénéficier de contrats aidés et donner leur chance à 1200 personnes chaque année ? Et puis surtout, on a de gros problèmes de locaux La pression immobilière est telle que les municipalités ne nous trouvent plus d'endroits où installer nos centres. A Paris, on n'en avait que cinq ce qui était déjà très peu. Celui de Rambuteau a fermé au printemps. Aucun autre site ne nous a été proposé...

 

PROPOS RECUEILLIS PAR F.D.

 

Un Français sur dix sous le seuil de pauvreté

 

CE SONT 10 % des Français qui vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 718 € mensuels par foyer. En Ile-de-France, cette proportion est la même que la moyenne nationale, ce qui représente en valeur absolue 1 million de Franciliens pauvres. Selon « l'Atlas de la santé en Ile-de-France», publié cette semaine par la préfecture de région, 46 % des plus démunis sont des personnes seules et 24 % appartiennent à des familles monoparentales.

« Et encore ces chiffres sous-estiment la réalité, car sont exclus du calcul les allocataires de 65 ans ou plus et les étudiants ne percevant qu'une aide au logement. Ces données ne tiennent pas compte non plus des personnes ne faisant pas valoir leurs droits ou qui, se trouvant dans une situation administrative irrégulière, en sont exclues », précise le rapport Les données disponibles permettent toutefois de dresser une cartographie saisissante de la pauvreté en Ile-de-France, qui met en avant des disparités très grandes entre les départements : 17 % des habitants de Seine-Saint-Denis sont sous le seuil de pauvreté, alors que ce chiffre n'est que de 6 % dans les Yvelines. 59 communes de la région enregistrent un taux de pauvreté supérieur à 15 %. Elles se répartissent de façon inégale sur le territoire francilien : 24 sont en Seine-Saint-Denis, 10 en Seine-et-Marne et 7 dans le Val-d'Oise, alors qu'il n'y en a que 3 dans les Hauts-de-Seine.

L augmentation de la pauvreté en Ile-de-France saute aux yeux en constatant que la courbe des bénéficiaires du revenu minimum d'insertion est en très forte augmentation. Il n'y avait que 45 000 bénéficiaires en 1991 et près de 200 000 quinze ans plus tard

 

Article du Parisien du 27 09 2005

 

Surendettement
Les personnes seules de plus en plus touchées
Prèsde 64 °/a des personnes surendettées sont des célibataires, des divorcés ou des veufs, avec souvent une autre personne à charge, selon la dernière enquête de la Banque de France publiée hier. En 2001, ces catégories représentaient déjà 58 % des dossiers de surendettement Plus inquiétant, depuis les années 1990, leur proportion parmi les surendettés a plus que doublé. Si la grande majorité d'entre eux sont le plus souvent âgés de 35 à 55 ans, la part des moins de 35 ans régresse (six points de moins alors que celle des 55 ans et plus augmente (cinq points supplémentaires). Le plus souvent aussi, ce sont des ouvriers, des employés ou des chômeurs qui ont un revenu moyen mensuel inférieur à 1 500 € (70 %). Et ils sont locataires de leur logement D'ailleurs, alors que la part des crédits immobilier; diminue parmi les causes de l'endettement celle des crédits à la consommation augmente. Mais l'origine essentielle des dépôts de dossier en commission est « un accident de la vie » mort du conjoint chômage, maladie... Cette enquête, réalisée l'année dernière, n'a pu tenir compte de la nouvelle « procédure de rétablissement personnel » entrée en vigueur en février 2004 et permettant au juge d'instance d'effacer les dettes des surendettés dont la situation est jugée « irrémédiablement compromise ».



20:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/09/2005

21/09/2005: Les rapaces quittent le Zwin

Les rapaces quittent le Zwin

La riche famille Lippens a conclu un accord avec la Communauté flamande: celle-ci va lui racheter la réserve naturelle du Zwin.

Marco Van Hees
21-09-2005

Qu'ils ferment seulement leur bec, ces oiseaux de mauvais augure qui caquettent que les capitalistes sont des partisans aveugles des privatisations. Car la famille Lippens, 17e famille la plus riche de Belgique, vient de faire l'inverse: elle a décidé de céder à l'Etat (Communauté flamande et province) la réserve du Zwin et son parc ornithologique. Ceux-ci appartiennent à la Compagnie du Zoute, société immobilière fondée par les Lippens en 1908.

Enfin, quand on dit «céder» à l'Etat, on veut dire «vendre». Motif? «Ce passage du privé au public permettra de réaliser plus facilement les modifications et travaux nécessaires dans la réserve», explique Léopold Lippens, qui est aussi bourgmestre de Knokke, où se situe le Zwin. Selon lui, ces «travaux importants et coûteux ne peuvent être décidés et effectués que par la Communauté flamande.»

Pour financer ces travaux, l'Etat ne pourra pas compter sur ­ prenons au hasard ­ les bénéfices de la banque publique CGER. En effet, celle-ci a été cédée en 1993 à la Fortis d'un certain Maurice Lippens. Cette privatisation a rapporté gros aux Lippens, qui détiennent aujourd'hui une fortune de 457 millions d'euros.

Vous l'avez compris, les Lippens sont des gens à principes: ce qui coûte cher est pour l'Etat, ce qui rapporte gros va au privé. Les pigeons contribuables déboursent, les oiseaux de proie rentable encaissent. C'est peut être pour cela que Maurice Lippens a été choisi par ses pairs pour rédiger un code de déontologie (corporate governance) à l'attention des chefs d'entreprise.

Notons que dans les années à venir, la réserve devrait être agrandie et que les promoteurs ne pourront donc plus rien bâtir de ce côté. Mais avant de revendre le Zwin, la Compagnie du Zoute a pris le soin de lancer ses projets somptueux de construction de nouveaux appartements au bout de la digue de Knokke. Les der des der. On n'ose imaginer les prix de vente.


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20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/09/2005: L'Office des étrangers piège Dédé et son bébé de trois mois

Dans notre pays "démocratique", de "liberté", dans notre "État de droit", qui contrôle donc L' Office des étrangers qui bafoue impunément toutes les libertés élémentaires et les droits de l' homme ?

Cet organisme est totalement anti-démocratique, au-dessus des lois, un État dans l' État qui peut tout se permettre....

RoRo

 

L'Office des étrangers piège Dédé et son bébé de trois mois

Les sans-papiers qui s'organisent, c'est mal vu par l'Office des étrangers. Un des dirigeants des sans-papiers, Dédé, a été honteusement piégé. Selma Benkhelifa, son avocate, raconte.

Riet Dhont
21-09-2005

Dédé, un des porte-parole des résidents du Petit Château, s'est fait piégé par l'Office des étrangers. (Photo Indymedia)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Qui est Dédé Mutombo Kazadi?

Selma. Dédé est membre de l'UDEP (Union de Défense des Sans-papiers) et un des porte-parole des résidents du Petit Château. Le 26 août, ils avaient organisé, avec l'UDEP, une manifestation pour dénoncer le Protocole qui permet à la police d'organiser des rafles à l'intérieur même des centres ouverts de demandeurs d'asile, y compris l'arrestation de personnes encore en recours en justice. Dédé a fait partie de toutes les délégations qui ont rencontré les pouvoirs publics.

Les sans-papiers ont obtenu la révision du Protocole ainsi que la suspension des arrestations dans les centres ouverts durant 1 mois. Mais on arrête Dédé, comment est-ce possible?

Selma. L'Office des Etrangers envoie la police aux abords du centre du Petit Château pour effectuer des rafles. C'est ce qui s'est passé le lundi 12 septembre entre 7h et 9h, heures où les résidents sortent pour accompagner leurs enfants à l'école. Des policiers avec des chiens attendent des gosses sur le chemin de l'école. C'est ce que Dédé voulait dénoncer lors d'une conférence de presse le 15 septembre.

Il a été convoqué la veille avec sa femme et son bébé de trois mois à l'Office des Etrangers. Le prétexte de la convocation de toute la famille: il ne pouvait pas venir chercher sa décision seul, il fallait prendre une photo du bébé pour l'inscrire.

Arrivé à l'Office des Etrangers, des policiers attendaient et toute la famille a été conduite au centre 127bis à Steenokerzeel.

Il y a trois ans, la Belgique a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour avoir utiliser des manuvres pareilles.

En ce qui concerne Dédé, son arrestation s'apparente à des représailles à l'encontre d'un dirigeant de lutte. Vous avez pu le visiter au centre 127 bis?

Selma. Choqués, des parlementaires ont rendu visite à Dédé au 127bis et ont promis d'interpeller le Ministre sur ces méthodes déloyales. Je les ai accompagnés.

Lorsque nous les avons rencontrés, Dédé et son épouse étaient désemparés, ils n'avaient pu prendre ni vêtements, ni affaires personnelles. Leur bébé de trois mois était avec eux. La maman, encore en repos suite à son accouchement, n'a pas pu se rendre à la visite chez son médecin prévue pour ce jour-là, ni à la visite ONE.

Ce cas est évidemment choquant, mais hélas pas isolé. Selon la Direction du centre, plus de quarante enfants y vivent à ce jour. Et il s'agit réellement d'une prison.

Que peut-on faire contre de telles pratiques?

Selma. Le plus important est que les Belges, progressistes, ouvriers, jeunes, se mobilisent pour protéger les sans-papiers. Dans ce sens, la manifestation pour commémorer Sémira Adamu, le samedi 24 septembre, devient vraiment cruciale. Ça fait 7 ans que Sémira a été tuée. Veut-on encore des victimes?

Commémoration · 7 ans de la mort de Semira Adamu. Samedi 24 septembre. Départ 15h à l'Office des Etrangers (bd Jacqmain), arrrivée 17h au Petit Château. Concerts de 18h à 23h.


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20:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/0/2005: Sonaca • Après tant de sacrifices, où vont-ils s'arrêter?

Sonaca • Après tant de sacrifices, où vont-ils s'arrêter?

Suite à l'annonce du plan de restructuration de la Sonaca, nous avons rencontré Jean-Marie De Pedro, délégué principal FGTB et Osvaldo Ceroli, délégué FGTB.

Walter Sermeus
21-09-2005

Jean-Marie De Pedro (à gauche), délégué principal FGTB, et Osvaldo Ceroli (à droite), délégué FGTB, ont consulté les travailleurs de la Sonaca en assemblée. «Ils se sont montrés décidé à défendre leurs emplois et leurs acquis!» (Photo Solidaire, Walter Sermeus)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


L'annonce du plan de restructuration de la Sonaca ce 8 septembre a constitué une onde de choc pour les travailleurs du Bassin de Charleroi. Il prévoit la perte de 279 emplois sur 1779 d'ici 2008, une hausse du temps de travail de 3 heures non rémunérées et le blocage de toute augmentation salariale, index compris.

Votre réaction à l'annonce du plan au Conseil d'Entreprise?

Jean-Marie De Pedro. En assemblées, les travailleurs se sont montrés décidé à défendre leurs emplois et leurs acquis!

Le mardi 13 septembre un premier arrêt de travail de quatre heures a eu lieu dans toutes les équipes. La direction s'attendait à une grève au finish immédiate, mais nous n'allions pas brûler toutes nos cartouches dès les premiers jours.

La Région Wallonne est actionnaire à 98% de la Sonaca. Cela facilite les choses?

Jean-Marie De Pedro. Le conseil d'administration de la S.A. Sonaca, avec des représentants du PS, du CdH et du MR, a approuvé à l'unanimité le plan de la direction. Sonnevaux, l'ancien chef de cabinet de Robert Collignon (Il oeuvrait déjà pour Clabecq, ndlr.) est le président de ce conseil d'administration. Le ministre wallon de l'économie, Marcourt (PS), rencontré ce 14 septembre à Namur avec nos secrétaires régionaux, et à qui nous avons demandé la tenue d'une table ronde, est le véritable patron de la Sonaca.

Il nous a dit qu'il est pour le développement de la Sonaca, mais qu'il n'est pas là pour éponger les dettes de la Sonaca! Il a également déclaré qu'il ne voulait pas interférer dans les négociations, que c'était une affaire entre direction et syndicats.

Le système dans lequel la Sonaca doit se mouvoir est injuste?

Osvaldo Cerolo. Oui! On est tributaire du cours du dollar par rapport à l'euro. Chaque diminution du dollar affaiblit la position concurrentielle de la Sonaca et c'est nous les travailleurs qui sommes pénalisés!

On dit aussi que la Sonaca brade ses prix à concurrence de 15% pour garder les contrats avec Airbus?

Osvaldo Cerolo. Oui et cela est répercuté sur les travailleurs, par le gel des salaires et autres économies. La Sonaca veut garder le leadership sur la partie «bord d'attaque des ailes Airbus 320, 380, etc». Entre 1996 et 2000 la Sonaca a aussi investi au Canada, au Brésil et aux Etats-Unis pour pouvoir rentrer dans d'autres programmes que Airbus, par exemple Boeing et Bombardier. Cela s'inscrit dans la guerre des marchés!

Les sacrifices peuvent-ils mener à quelque chose?

Jean-Marie De Pedro. C'est le plan le plus dur, le plus drastique que l'on a connu ces trente dernières années. Il n'y a plus que la prime de fin d'année qui n'est pas attaquée! Sans parler de tous les efforts que nous avons déjà consentis dans le passé: suppression du 14e mois, diminution des congés payés d'ancienneté, le gel des salaires pendant 5 ans (de 1996 à 2001), etcTous ces sacrifices ont déjà été consentis pour sauvegarder l'emploi et pour la pérennité de l'entreprise! Où est-ce que cela va s'arrêter!?


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19:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2005: La criminalité des grands de ce monde

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Robert.Thompson
Envoyé : samedi 24 septembre 2005 22:22
À : Assawra
Objet : [assawra]
La criminalité des grands de ce monde

 

La criminalité des grands de ce monde
examinée par Robert Thompson


Comme nous devons tous savoir, un des premiers actes significatifs de l'Organisation des Nations Unies après la deuxième guerre mondiale fut l'établissement du Tribunal de Nuremberg pour juger les hauts responsables nazis.

Tous les membres s'accordaient, comme ils veulent le faire de nos jours pour s'opposer au terrorisme, qu'il fallait punir les coupables de crimes si hideux, mais au prélable il fut nécessaire de définir les crimes en question.

Parce que ces définitions avaient été rédigées pour servir de fondement au Tribunal qui devait être établi à Nuremberg, une ville choisie pour avoir servi de site pour un nombre des plus grands triomphes populaires d'Adolf Hitler, où il a réussi à persuader le peuple allemand à suivre sa voie criminelle, ces règles sont connues sous le nom de Principes de Nuremberg (chacun desquels je cite individuellement ci-après comme "Principe" avec son numéro).   Ils restent toujours valables comme base très simple de notre compréhension des plus graves crimes reconnus par le droit international.

Nous devons maintenant nous opposer au terrorisme, y compris le terrorisme d'état à une grande échelle, ce qui nous oblige à nous demander si ces vieilles définitions, datant de 1946, s'appliqueraient dans les circonstances actuelles, en nous référant en premier lieu au comportement de certains dirigeants et hauts responsables de nations qui sont membres des Nations Unies.

Le seul texte authentique des Principes est en langue anglaise, mais j'ajoute à chacun ma propre traduction.

Trois crimes spécifiques sont définis dant le Principle VI, soit :

(a)   Crimes against Peace :

(i)  Planning, preparation, initiation or waging of war of aggression or a war in violation of international treaties, agreements or assurances ;

(ii) Participation in a common plan or conspiracy for the accomplishment of any of the acts mentioned under (i).

(b)  War crimes :

Violations of the laws or customs of war which include, but are not limited to, murder, ill-treatment or deportation to slave-labour or for any other purpose of civilian population of or in occupied territory; murder or ill-treatment of prisoners of war, of persons on the Seas, killing of hostages, plunder of public or private property, wanton destruction of cities, towns, or villages, or devastation not justified by military necessity;

(c) Crimes against humanity :

Murder, extermination, enslavement, deportation and other inhuman acts done against any civilian population, or persecutions on political, racial or religious grounds, when such acts are done or such persecutions are carried on in execution of or in connection with any crime against peace or any war crime.

a) Crimes contre la Paix :

i)  La conception, la préparation, l'initiation ou la poursuite d'une guerre d'agression en violation de traités internationaux, d'accords ou d'assurances ;

ii) L'engagement dans un projet commun ou dans une conspiration pour accomplir un des actes prévus sous (i).

b) Crimes de Guerre :

Toute violation des lois et coutumes de guerre y compris, mais sans y être limité, l'assassinat, le mauvais traitement ou la déportation pour servir d'esclaves ou pour tout autre motif de la population civile de ou dans un territoire occupé; l'assassinat ou le mauvais traitement de prisonniers de guerre, de personnes en haute mer, l'assassinat d'ôtages, le vol de la propriété publique ou privée, la destruction gratuite de villes ou de villages, ou la dévastation qui n'est pas justifiée par la nécessité militaire.

c) Crimes contre l'humanité :

L'assassinat, l'extermination, l'asservissement, la déportation, ou d'autres actes inhumains faits contre toute population civile, ou des persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, quand lesdits actes sont faits ou lesdites persécutions sont infligées dans l'exécution d'un crime contre la paix ou d'un crime de guerre ou en relation avec de tels crimes. 

Le Principe VII ajoute :

Complicity in a crime against peace, a war crime, or a crime against humanity as set forth in Principle VI is a crime under international law.

La complicité avec l'auteur d'un crime contre la paix, d'un crime de guerre ou d'un crime contre l'humanité comme ils sont définis par le Principe VI est un crime selon le droit international.

Là nous pouvons voir les actes qui sont considérés crimes selon le droit international, dont les définitions furent acceptés unanimement par l'Organisation des Nations Unis, mais nous voulons également savoir qui peut être traité de criminel.   Cette question est réglée par les Principes I à IV, qui nous informe :

Principe I

Any person who commits an act which constitutes a crime under international law is responsible therefor and liable to punishment.

Toute personne qui commet un acte qui constitue un crime selon le droit international en est responsable et peut être punie.

Principe II

The fact that internal law does not impose a penalty for an act which constitutes a crime under international law does not relieve the person who committed that act from reponsability under international law.

Le fait que le droit interne n'impose pas de sanction pour un acte qui constitue un crime selon le droit international n'enlève en rien à son auteur sa responsabilité selon le droit international.

Principe III

The fact that a person who committed an act which constitutes a crime under international law acted as Head of State or responsible Government official does not relieve him from reponsibility under international law.

Le fait qu'une personne qui a commis un acte qui constitue un crime selon le droit international a agi en tant que Chef d'Etat ou responsable gouvernemental ne lui enlève en rien sa responsabilité selon le droit international.

Principe IV

The fact that a person acted pursuant to order of his Government or of a superior does not relieve him from responsibility under international law, provided a moral choice was in fact possible to him.

Le fait qu'une personne a agi en conformité avec un ordre de son Gouvernement ou d'un supérieur hiérarchique ne lui enlève en rien sa responsabilité selon le droit international, à conditon qu'elle avait un choix moral.

Le traitement de toute personne accusée de ces crimes est réglé par le Principe V qui prévoit :

Any person charged with a crime under international law has the right to a fair trial on the facts and law.

Toute personne accusée d'un crime a droit à un procès équitable pour
juger toute question de fait et de loi.

Il y a des voix élevées partout dans le monde au sujet de la criminalité évetuelle de personnes parmi les dirigeants du monde et surtout dans deux pays inextricablement liés, en premier lieu les Etats Unis d'Amérique, et nous devons donc examiner l'histoire de l'administration actuelle, qui a tenu le pouvoir, suite à une victoire élective douteuse et avec des petites modifications de son personnel, depuis janvier 2001.   L'autre gouvernement sous accusation, même s'il s'agit d'un état artificiel, est celui de "l'état d'Israël".

Pour prendre d'abord les Etats Unis, l'équipe de cette administration (que nous pouvons appeler "l'Administration Bush") est arrivée au pouvoir avec des buts et des projets déjà soigneusement préparés par un groupe de personnes et d'intérêts communément et pour la convenence connues sous le nom de "néo-conservateurs", ou en bref "néo-cons".   L'Administration Bush maintient toujours sa mainmise absolue sur les finances, sur les forces armées et sur les libertés des Etats Unis et de leurs citoyens.

Parmi ces buts de l'administration Bush ainsi préparés bien avant l'élection de 2000, les néo-cons avaient rédigé des projets détaillés pour l'invasion de l'Irak, qu'ils ont aperçu comme un pays où il y avait des réserves importantes de pétrole.   En outre, les Etats Unis sous Monsieur George H.W. Bush avait eu des désaccords pour des motifs qui restent incertains avec le dirigeant assez déplaisant de ce pays - ce qui pouvait servir d'excuse supplémentaire.   Nous pourrrons un autre jour examiner l'histoire de ce désaccord, mais nous devons nous concentrer ici sur la criminalité éventuelle des responsables de l'actuelle administration Bush, et ses alliés.   Nous ne devons donc pas l'étudier ici.

Depuis plus de quatre ans, nous attendons - avec une certaine impatience - une enquête profonde et complète pour éclaircir les évènements qui ont conduit aux horreurs du 11 septembre 2001, mais ce qui est déjà certain est que l'administration Bush a fait preuve de faiblesse et de stupidité dans ses réactions, même si elle ne savait pas - contrairement à ce que croient de nombreux gens aux Etats Unis - et ne comprenait pas exactement ce qui était arrivé à son pays.   Pour ceux d'entre nous qui habitent des pays où des violences terroristes avaient depuis des années bénéficié d'aides financières et militaires ou par le gouvernement des Etats Unis ou, sous son égide bénévole, de groupes hautement organisés de personnes basées aux Etats Unis, ceci peut surprendre.   Mais cela ne nous a pas empêchés de démontrer notre sympathie et notre tristesse face à ces pertes de vies innocentes à New York et ailleurs.   Quoique les citoyens ordinaires des Etats Unis semblent avoir permis la continuation de ces activités contre d'autres depuis tant d'années, nous ne sommes pas de ceux qui se réjouissent de voir de choses pareilles arriver aux Etats Unis comme s'il s'agissait d'une punition bien méritée.

Or, après avoir hésité pendant quelques jours, l'administration Bush a décidé qu'elle pouvait utiliser ces attaques par des personnes n'ayant aucun lien avec l'Irak, où le régime les réprimait par la force, comme excuse pour mettre en marche leur guerre longuement préparée contre ce pays.   Elle a fait usage d'exilés irakiens douteux, y compris Monsieur Ahmed Chalaby, toujours recherché par la Jordanie pour une affaire de fraude bancaire, pour persuader des gens d'influence à croire que des envahisseurs seraient accueillis comme libérateurs avec des fleurs.   Elle a délibérément rejeté l'avis des experts qui furent à leur disposition pour obtenir l'aval pour ses projets des membres de l'administration qui avaient des doutes et preque tous les législateurs des Etats Unis.  En outre les Etats Unis ont refusé de se conformer aux décisons des Nations Unies, qui voulaient permettre aux Inspecteurs de mener à bien leur tâche.

Nous arrivons au point où nous devons examiner la criminalité éventuelle des responsables principaux de l'administration Bush et de ses très proches alliés, y compris le Président lui-même, et cela nous amène à examiner les faits et les dispositions qui leur sont applicables.   J'ai de longues années d'expérience pratique du droit pénal interne en France et en Angleterre et également du droit international, mais je n'ai aucune connaissance du droit interne aux Etats Unis, que ce soit fédéral ou dans un état individuel, et je n'ai jamais traversé l'Atlantique.   Je suis donc contraint à me limiter aux Principes de Nuremberg comme aide à la définition d'un crime selon le droit international, et à laisser aux juristes qualifiés aux Etats Unis d'examiner toute question de droit municipal.

Pour la très simple raison que je n'ai pas suffisamment de renseignements sur tant de gens qu'accuse le public jai dû faire une sélection des intéressés sans prendre en compte les activités de tout membre de l'administration Bush et de ses plus proches alliés.   J'ai donc selectionné les personnes suivantes : Monsieur George W. Bush, Monsieur Richard Cheney, Monsieur Colin Powell, Monsieur Donald Rumsfeld, Monsieur Paul Wolfowitz, Madame Condoleezza Rice (tous des citoyens des Etas Unis), Monsieur Ariel Sharon (né en Palestine) et Monsieur Anthony Blair (un écossais).

Prenant d'abord les crimes définis au Principe VI, les faits connus et que ces personnes ont d'ailleurs reconnus - et qui ont été confirmés par les médias qui leur obéissent - m'amènent à la conclusion inévitable, à l'exception possible en ce qui concerne certains faits de Monsieur Powell, que toutes ces personnes sont coupables d'avoir commis

a) des crimes contre la paix, parce qu'elles ont planifié, préparé, initié et mené une guerre d'agression contre l'Irak en violation d'un  accord international contenu dans des résolutions clairement rédigées du Conseil de Sécurité, et/ou, dans le cas de Monsieur Sharon, contre les palestiniens en violation de toute une série de résolutions ;

b) des crimes de guerre, parce qu'elles ont été responsables du mauvais traitement et de la déportation de civils, et de prisonniers de guerre, tels que ceux qui furent transférés à Guantanamo de l'Afghanistan et d'ailleurs et dans le cas de Monsieur Sharon dans la purification ethnique de palestiniens dans les territoires occupés, notamment à Jérusalem Est et dans d'autres lieux en Cisjordanie - ils sont tous également responsables de la destruction de villes et de villages en Irak et en Palestine, tels que les villages dits "non-reconnus" en cours de démolition dans le Naqab;

c) des crimes contre l'humanité, parce qu'elles sont impliquées dans l'assassinat de civils en Irak et/ou en Palestine et dans la deportation de civils de l'Afghanistan et d'ailleurs vers Guantanamo ou de certains secteurs de la Palestine vers d'autres lieux.

Il ne me semble pas nécessaire de décrire plus en détail leurs crimes tellement évidents, quand elles ont même revendiqué leurs actes et qu'elles ont pris publiquement la responsabilité pour ceux-ci.

Il est alors approprié d'examiner leur culpabilité éventuelle selon les dispositions du Principe VII, où la situation a l'air d'être pire encore.   Dans cette catégorie Monsieur Powell semble aussi coupable que les autres, peut-être par une sorte de loyauté dévoyé, mais cela ne servirait qu'à fonder un plaidoyer en mitigation de la peine et ne pourrait pas servir de défense.

Tous ces accusés sont coupables de collusion dans des crimes commis en Irak ainsi que de ceux commis contre des personnes capturées en Afghanistan ou ailleurs - ils sont donc tous coupables au termes de ce Principe.   En outre, pendant une période beaucoup plus longue, tous les autres ont été des complices des crimes commis directement par Monsieur Sharon et par les autres envahisseurs sionistes - Monsieur Wolfowitz étant le plus intimement impliqué - contre le peuple palestinien.   Monsieur Bush est même allé jusqu'à déclarer au monde entier que Monsieur Sharon est un "homme de paix", ce qui nous permettrait de demander à un homme d'une intelligence normale une explication.   Dans le cas actuel, on pourrait plaider pour mitiger la peine qu'il n'a jamais compris qu'il existe une différénce entre une guerre d'agression et la paix, mais le motif d'un teI plaidoyer serait limité à une responsabilité diminuée - car on ne pourrait jamais trouver des raisons pour disculper Monsieur Bush de crimes aussi graves.

Pour conclure, il est mon avis que toutes les personnes nommées sont définitivement coupables de très graves crimes tels qu'il sont définis dans les Principes de Nuremberg, et je serais soulagé de les voir inculpés par le Tribunal Pénal International à la Haye, qui n'est pas pour des raisons bien évidentes reconnue par les Etats Unis, mais que reconnaît le Royaume Uni.

Pour éviter toute accusation d'avoir négligé une question de fond, je confirme mon avis que les actes de ces personnes sont des exemples d'actes terroristes contre lesquels les Nations Unies se sont engagées à se battre.

Etant donné que ces personnes sont trop puissantes pour être trainées comme Monsieur Slobodan Milosevic - en comparaison un petit escroc - devant le Tribunal Pénal International, je ne peux que laisser à chacun qui a l'obligeance de lire ces lignes de juger si elles sont en fait coupables de crimes selon le droit international.



19:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/09/2005

21/09/2005: BASF · Feluy: actions contre la restructuration


BASF · Feluy: actions contre la restructuration

21-09-2005

Quelques mois de calme relatif (la fameuse procédure Renault!) ont suivi l'annonce d'une restructuration. Mais ce 15 septembre, les travailleurs bloquent l'accès à l'usine afin de mettre les négociations sous pression. Le long du chemin d'accès à l'entreprise, une rangée de croix, surmontées d'un casque de travail, rappelle les 203 emplois sur 306 que le numéro 1 de la chimie mondiale a décidé de supprimer. «BASF: 37.537.000.000 € de chiffre d'affaires, mais le dernier pour le plan social», dit le tract des travailleurs.

Les travailleurs sont furieux sur « ces terroristes industriels». Ils revendiquent la prépension à 50 ans. La prime pour les travailleurs licenciés - 25.000 € bruts et 600 € par année de service ­ est également imbuvable, tout comme les conditions de transfert à Anvers. « BASF voudrait que je mette mon salaire dans mon réservoir d'essence!» dit un ouvrier.

Lundi 19 septembre, lors d'un référendum, 67% des votants ont accepté un accord qui prévoit la prépension à 50 ans et pour les licenciés une prime de 35.000 euros, majorée de 1.062 euros par année d'ancienneté. Par ailleurs, 57 travailleurs ont demandé leur transfert à l'usine BASF d'Anvers.

> Reportage
> Article

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12:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21092005: Belgacom · 2.000 «non-reconvertis» à la poubelle


Belgacom · 2.000 «non-reconvertis» à la poubelle

21-09-2005

Belgacom veut lancer son troisième plan de licenciement en neuf ans. Il concernerait 2.000 des 16.400 employés de l'entreprise. La privatisation de l'entreprise par Di Rupo (actuel président du PS) en 1995 a rapporté gros aux actionnaires, mais son coût social est très élevé. La direction va très loin dans l'art de traiter les travailleurs comme des chiens. Elle considère que 500 employés toujours statutaires (un statut hérité de l'ancienne entreprise publique) n'ont pas «réussi leur reconversion». Comme le statut ne permet pas de les licencier, ils seraient mis en disponibilité: ils recevraient un traitement d'attente (un certain pourcentage du salaire) puis un montant minimum garanti. «Ces mises en disponibilité ne sont ni plus ni moins que les C4 du personnel statutaires, dénoncent les syndicats. Elles existent depuis plusieurs dizaines d'années, mais n'avaient jamais été utilisées.» Notons que pour une cinquantaine de contractuels, la direction envisage des licenciements secs.

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Réactions

1.michaël (23 septembre 2005)

Dans le Métro, l'article ajoutait que cela pouvait être un dangereux précédent pour Belgacom mais aussi pour tous les services publics (ou ce qu'il en reste) puisqu'il y a chez eux aussi pas mal de personnel statutaire (Poste, SNCB, etc.).


12:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/09/2005: Les postiers refusent de travailler 40 ans pour la prépension!

Les postiers refusent de travailler 40 ans pour la prépension!

40 ans de carrière au lieu de 30 pour obtenir la prépension? Le signal de très nombreux postiers lors des récentes assemblées, c'est non. Ils estiment qu'à 57 ans, la prépension n'est pas un cadeau, ils l'ont méritée.

Edith Janssens
21-09-2005

Super-facteur peut-il tenir
pendant 40 ans?

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


«Nous devrions travailler plus longtemps alors qu'on ne donne pas leur chance aux jeunes?» Pour partir à 57 ans, il faudrait 40 ans de Poste, dont 35 dans la distribution. Pour partir à 58 ans, il faudrait 35 ans de travail à la Poste. Jusqu'à fin 2004 les postiers bénéficiaient du droit à la prépension à 57 ans, il fallait 30 ans de Poste. Dans les assemblées, des facteurs ont témoigné de leurs problèmes de santé depuis Géoroute. Ils se demandent s'ils seront encore capables de faire de telles tournées à 55 ans! Aux guichets, les employés subissent un stress terrible pour atteindre leurs objectifs. Il est plus que temps d'alléger les conditions de travail, et il y aura sans doute une sérieuse résistance à Géoroute 2. Mais Géoroute ou pas, guichet ou pas, les postiers estiment qu'à 57 ans,la prépension n'est pas un cadeau, ils l'ont méritée.

Un débat difficile, car, selon la direction, les prépensions seraient impayables pour la Poste. Des militants ont rétorqué: «Que vont-ils faire dans les nouveaux centres de tri s'ils ne laissent pas partir les anciens? Licencier les contractuels? La CCT prévoit le refus de licenciements secs, mais le non renouvellement d'un jeune contractuel est un licenciement aussi!» Et surtout: les prépensions sont en question pour l'ensemble des secteurs. Nous serons tous dans le même bain.

L'ancienneté en prend un coup

La CCT comprend aussi une réforme des barèmes, la classification des fonctions. L'ancienneté en prend un coup, car les contractuels ne bénéficieront jamais de l'augmentation la plus importante, celle qu'on obtient lorsqu'on atteint 17 ans d'ancienneté (entre 1400 et 3000 euros par an). Pourtant les contractuels seront bientôt la majorité à la Poste. Dans plusieurs assemblées, les militants syndicaux ont plaidé pour des examens afin que les jeunes et les autres contractuels puissent être nommés.

Enfin, cette atteinte à l'ancienneté va tout à fait dans le sens de ce que veut Verhofstadt: que les travailleurs de plus de 50 ans travaillent plus longtemps, mais coûtent moins cher aux patrons!

Prendre des positions fermes avant la privatisation!

La direction de La Poste ditaux syndicats: «Aujourd'hui vous négociez avec nous, demain vous aurez à faire à la société britannique CVC et à la Poste danoise, partenaires de la Poste; il n'est pas garanti que ceux-ci vous accorderont encore les mêmes avancées.» Quelles avancées? Il s'agit de barèmes un peu plus élevés en début de carrière pour les contractuels. Vu l'augmentation du coût de la vie, les délégués ne pouvaient pas négliger ce point. Voilà pourquoi le débat était aussi serré! C'était un chantage qui joue sur les sentiments de solidarité des délégués!

A la CGSP, les responsables ont expliqué que CVC est une entreprise qui n'est intéressée que par le profit maximum. Mais c'est justement là le problème. Le critère pour CVC, c'est une marge bénéficiaire de 20 à 25%1, augmenter leur capital, puis se retirer.

Des intervenants se sont donc inquiétés de savoir si CVC va respecter les accords du passé, y compris cette légère avancée. Ils peuvent très bien, au nom d'une faillite, abolir le statut et introduire des nouveaux contrats. Si nous votons contre cette CCT aujourd'hui, ont pensé des opposants au chantage,alors nous serons dans une meilleure position, face à CVC et aux Danois.Nous devons montrer aux futurs partenaires que les Postiers ne se laisseront pas faire!!!

1 Investment criteria, sur le site de CVC Capital Partners.

Le privé n'héritera pas d'un personnel docile

Lors des assemblées syndicales de la CGSP, le projet de Convention Collective 2005 ­ 2006 (CCT) a été rejeté dans toute la Flandre (sauf en Flandre orientale). Même chose pour la région de Bruxelles. En Wallonie, de nombreux délégués se sont battus pour s'opposer aux exigences de la Poste. S'ils n'ont pas gagné aujourd'hui, l'avenir dira qui avait raison. Dans plusieurs assemblées de la CSC-Transcom, le tout a été rejeté! Au syndicat libéral, il n'y a pas eu de vote au niveau de la base.

Si la balance penche vers le non, ce sera un camouflet pour Vande Lanotte qui le 23 septembre veut offrir aux candidats partenaires privés de La Poste, un personnel docile. Le signal adressé à Verhofstadt sera clair aussi: fais attention à ce que tu fais avec les prépensions!


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12:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/09/2005: Simon Wiesenthal est mort

De la part de Luis Gonzalez-Mestres
Envoyé : vendredi 23 septembre 2005 14:40

Objet : [controle_omc] Simon Wiesenthal est mort

 

Le Centre Simon Wiesenthal est devenu une officine du sionisme pur et dur et du lobby à Bush.

Mais Wiesenthal est décédé à 96 ans, et ce que ledit centre ait pu devenir ne doit pas nous empêcher de rendre hommage au rescapé de Buchenwald et Mauthausen, implacable chasseur de criminels nazis. Une tâche que des gouvernements auraient dû assumer à sa place, mais nombre d'entre eux ne l'ont jamais vraiment fait.


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Nécrologie
Simon Wiesenthal, le "chasseur" de nazis, est mort

LEMONDE.FR | 20.09.05 | 10h37  •  Mis à jour le 20.09.05 | 16h31


Simon Wiesenthal est mort, mardi 19 septembre, à Vienne, à l'âge de 96 ans, a annoncé le centre qui porte son nom sur son site Internet.


Toute sa vie durant, il a traqué des criminels nazis et permis d'en traduire plus d'un millier en justice, parmi lesquels Adolf Eichmann, responsable zélé de "la solution finale du problème juif". "Ce que j'ai fait, c'est à la fois pour les jeunes et pour ceux qui sont morts, car j'ai survécu et ce privilège implique un devoir", disait ce rescapé des camp d'extermination. Pour ce faire, il a créé après la seconde guerre mondiale un centre d'information sur les criminels nazis, point de départ de la traque des bourreaux.

Simon Wiesenthal est né le 31 décembre 1908 à Buczacz, en Galicie, province de l'Empire austro-hongrois aujourd'hui polonaise, qu'il doit quitter à 7 ans, à l'arrivée des cosaques. Il étudie ensuite l'architecture à Lemberg, ville de Galicie devenue soviétique en 1945, puis à Prague.
L'arrivée des troupes hitlériennes bouleverse sa vie. Arrêté en 1941, il est interné dans cinq camps d'extermination, dont Buchenwald et Mauthausen, d'où il sortira le 5 mai 1945.


DÉBUSQUER LES BOURREAUX SOUS LEUR NOUVEAU MASQUE


Il s'établit alors à Linz (Autriche) et, ironie du sort, à quelques mètres seulement de la famille d'Adolf Eichmann. Il retrouvera sa piste après des années de traque, et les services secrets israéliens l'enlèveront à Buenos Aires en 1960.

En 1947, il fonde à Linz, à l'ouest de Vienne, un centre de documentation chargé de collecter des informations sur la vie des juifs et leurs tortionnaires. En 1961, c'est en partie grâce au travail du centre qu'Adolf Eichmann peut être traduit en justice, comme quelque 1 100 criminels nazis.

Après l'exécution d'Eichmann en Israël, le 31 mai 1962, Simon Wiesenthal transfère à Vienne ce centre qui entend également lutter contre l'antisémitisme et toutes les formes de préjugés et de révisionnisme car, souligne son fondateur, "les assassins de la mémoire préparent les conditions aux meurtres de demain".

Dans Justice n'est pas vengeance, son autobiographie publiée en 1989, le "chasseur de nazis" s'est attaché à montrer comment, inlassablement, il a traqué, débusqué les bourreaux sous leurs nouveaux masques, leurs nouvelles identités, dans le monde entier. Une seule fois, raconte-t-il, il a eu envie de sortir du cadre de la légalité, d'appliquer la loi du talion en découvrant dans les papiers d'un nazi la photo d'un enfant juif pendu par les testicules.

Mais celui qui a voulu"vivre pour les morts" a aussi vécu pour les vivants, en particulier les réfugiés des pays de l'Est. Quelque huit mille personnes ont transité par les centres qu'il a créés pour les accueillir, avant d'émigrer vers les Etats-Unis principalement.

Simon Wiesenthal, lauréat de nombreux prix, avait aussi ses détracteurs. Ceux-ci l'accusèrent ainsi d'avoir entravé la recherche et la traduction en justice de criminels de guerre, notamment l'ex-président autrichien et secrétaire général de l'ONU Kurt Waldheim. Simon Wiesenthal avait rétorqué qu'il s'était donné pour but de chasser des criminels de guerre et que Kurt Waldheim, critiqué pour son passé dans l'armée hitlérienne, n'en était pas un.


Avec AFP



12:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

21/09/2005

21/09/2005: Y a-t-il un syndicaliste dans l'avion?

Y a-t-il un syndicaliste dans l'avion?

Le licenciement de la déléguée Maria Vindevoghel par FlightCare (Zaventem) en juillet n'est pas un cas isolé. La chasse aux syndicalistes dans les aéroports est un processus international.

Nicole Materne
21-09-2005

Les compagnies aériennes (devenues) privées sous-traitent les activités bagages, nettoyage, repas, etc., à d'autres sociétés privées. Comme Aviapartner et FlightCare à Zaventem. (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


· Tous les syndicalistes éliminés (Continental Airlines, Etats-Unis)

C'est aux Etats-Unis que commencent, dès la fin des années 70, la libéralisation du secteur aérien ­ et l'antisyndicalisme qui l'accompagne. Le cas le plus flagrant est celui du patron Frank Lorenzo qui, en 1982, rachète Continental Airlines. Il la met en faillite, ce qui lui permet de redémarrer les activités en diminuant les effectifs de deux tiers, en réduisant les salaires de 50% et bientôt en éliminant complètement toute présence syndicale de l'entreprise.

Un autre patron va déclarer que le décret sur la libéralisation du transport aérien «a été la plus grande loi antisyndicale jamais adoptée par le Congrès américain».1 Avec quelques années de retard, le même processus va envahir l'Europe.

· La déléguée Maaike Seghers licenciée (Sabena, Zaventem)

Déléguée combative de la Sabena, Maaike Seghers est licenciée en 1993, alors qu'elle est en train de se battre contre la filialisation: la vente des différentes activités de la société (réparations des avions, gestion de bagages, préparations des repas) à différentes firmes privées. Avec, à la clé, des diminutions de salaires jusqu'à 17%. Peu après, la Sabena est privatisée: cédée partiellement à Swissair.

· Le délégué Bert Verhogen licencié (DHL, Zaventem)

En 2003, Bert Verhogen, délégué actif de DHL, est licencié. Parce qu'il défend l'application de la convention collective et, en particulier, la garantie de l'emploi qu'elle contient. Un an plus tard, la Deutsche Post, maison-mère de DHL, annonce la délocalisation de son hub (aéroport principal). Environ 2.000 emplois sont perdus.

· 670 syndiqués licenciés (Gate Gourmet, Londres)

A Londres, ce 10 août 2005, 670 travailleurs syndiqués de Gate Gourmet sont licenciés. But de la manoeuvre, préparée trois mois à l'avance2: les remplacer par du personnel (encore) moins cher. La direction a calculé que les 2,5 millions de livres à payer pour les licenciements seraient largement compensés par une économie de 6,5 millions (environ 10 millions d'euros) par an sur la masse salariale. Heureusement, une grève va permettre de bloquer ce licenciement collectif. A ce jour, aucun accord définitif n'est conclu, mais le syndicat TGWU estime avoir gagné une première bataille: la direction a suspendu provisoirement les licenciements et proposé des départs volontaires (qui ne semblent guère séduire les travailleurs).

· Un délégué sanctionné (Servair, France)

En France, un délégué du syndicat Sud Aérien vient d'être sanctionné en toute illégalité par Servair S.A. pour fait de grève. Dans cette filiale d'Air France, les harcèlements à l'encontre des délégués se sont multipliés depuis qu'ils ont lancé une grève contre les restructurations.3

· Pas d'augmentation pour les syndiqués (Ryanair, Charleroi)

En mai 2005, la compagnie irlandaise Ryanair, qui opère depuis l'aéroport de Charleroi, décide d'accorder une augmentation de salaire de 3% uniquement aux travailleurs qui ne sont pas syndiqués. Le but de la manuvre est évident: se débarrasser du contrepoids syndical. Résultat: des pilotes qui portent des bagages, des hôtesses qui nettoient les avions. En Irlande, la compagnie a même porté plainte contre les syndicats.

· Le permanent syndical Frédéric De Clerck poursuivi (Virgin, Zaventem)

Permanent bruxellois du syndicat libéral pour les transports, Frédéric De Clerck s'épanche dans la presse4, en août dernier, sur les causes des catastrophes aériennes à répétition. Pour lui, il n'existe plus de mécanisme de contrôle garantissant la sécurité à l'aéroport de Zaventem. On économise dans la sécurité à cause de la concurrence et, ajoute-t-il, il n'y a plus que les syndicats pour encore alerter les autorités en cas de manquements. Suite à ses propos, Virgin (fusionnée depuis peu à SN Brussels Airlines) décide d'intenter un procès au syndicaliste.

· La déléguée Maria Vindevoghel licenciée (FlightCare, Zaventem)

Maria Vindevoghel, déléguée de FlightCare, est licenciée en juillet alors qu'elle s'oppose à l'annualisation des heures prestées et qu'elle dénonce les conditions de travail lors des chaleurs de juin. Ce qui fait déborder le vase de la direction, c'est son élection comme coordinatrice de la délégation CSC. FlightCare sait que son expérience comme déléguée combative à la Sabena peut renforcer la délégation syndicale dans n'importe quelle négociation. La liquider, c'est pouvoir mieux liquider à l'avenir les quelques droits sociaux qui subsistent dans cette entreprise.

1 ITF Bulletin de l'aviation civile, n°2, 1988, p.8 · 2 www.liberation.fr, 16 août 2005. · 3 www.sud-aerien.org, 27 juin 2005 · 4 Knack magazine, n° 34, 27 août 2005.

> Top

Le profit tient le manche à balai

Depuis les années 90, un vaste processus de privatisation a été lancé dans l'aviation européenne. Les compagnies nationales ont été une à une livrées, clé sur porte, au capital privé.

En Belgique, la Sabena servait de repère quant aux conditions de travail et aux salaires des autres entreprises aéroportuaires. Elle a été poussée à la faillite pour qu'une entreprise complètement privée soutenue par les pouvoirs publics, prenne le relais, la SN Brussels Airlines. Coût social de l'opération: 10.000 emplois perdus, des salaires et conditions de travail revus nettement à la baisse.

Le dernier secteur d'activités à subir le processus de privatisation dans les aéroports a été l'aide en escale : bagages, nettoyage, préparation de repas, etc. L'ensemble des compagnies aériennes, aujourd'hui privées, sous-traitent ce type de service à d'autres sociétés privées. Comme Aviapartner et FlightCare (anciennement Sabena Handling) à Zaventem.

La flexibilité, les bas salaires, le recours massif aux intérimaires sont devenus monnaie courante dans les aéroports. C'est facile et ça peut rapporter gros: en 2003, chaque travailleur de FlightCare a rapporté 5.770 euros de bénéfices à l'entreprise. Soit entre trois et quatre mois de salaire moyen net.

Dernier volet de cette stratégie patronale: mettre sous sa coupe le syndicalisme, voire le faire disparaître. On empêche les délégués d'accomplir normalement leur travail, on les harcèle, on les licencie dès lors qu'ils mènent à bien leur mission : défendre les intérêts des travailleurs qui les ont élus. Tel est l'enjeu de la lutte pour la réintégration de Maria Vindevoghel.

Episode révélateur: en mai 2003, le professeur Eddy Van de Voorde, économiste des transports de renommée internationale donne une formation, à l'aide de dias, à une centaine de syndicalistes de la CSC. Thème: l'avenir de l'aéroport de Zaventem. Sur une des dias, il est indiqué: « Un aéroport avec une présence syndicale modeste» . L'économiste confie oralement qu'il avait d'abord mis « Un aéroport sans syndicat », mais que vu le public, il l'a modifiée. Cela en dit long sur les conceptions qui circulent dans les entreprises du secteur.

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12:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

20/09/2005

15/09/2005: Prépensions: 15 ministres contre 3 millions de travailleurs


Prépensions: 15 ministres contre 3 millions de travailleurs

A l'heure où vous lirez ces lignes, vous connaîtrez ce que le gouvernement veut faire de votre prépension. Vendredi, les syndicats devront décider s'ils commencent officiellement la négociation.

David Pestieau
21-09-2005

Il y a 600.000 chômeurs en Belgique, dont un sur six a moins de 25 ans. Au lieu de faire travailler les gens plus longtemps, les ministres ne feraient-ils pas mieux de se décarcasser pour offrir un job à ce jeune? (Photo archives)


Les 15 ministres de la rue de la Loi ont peur de votre réaction s'il vous annonce de but en blanc que vous devrez désormais travailler 5 ans de plus. Sinon, pourquoi auraient-ils pris une année pour préparer les espritsà leurs plans? Pourquoi veulent-ils absolument faire entrer les dirigeants syndicaux dans leur jeu?

Aussi, après une première note de la ministre Van den Bossche en juin, jugée imbuvable par les syndicats, ils ont décidé de procéder par étapes. Le vice-premier ministre Vande Lanotte l'a résumé: «L'essentiel, c'est de regarder ensemble dans la même direction. Quant au rythme de la réforme, il est secondaire.»

Autrement dit: tendez la main, on vous prendra le bras bien à temps. Déjà la main est dangereuse: vous devriez prendre votre prépension plus tard. Vous devriez rester disponible sur le marché du travail en cas de prépension-restructuration. Il vous sera impossible de partir avant 60 ans, même si vous êtes souvent déjà à bout à 50.

Pour que vous tendiez votre main, les 15 vous propose un prétendu échange. D'abord, une adaptation des pensionsqui sera largement inférieure à 15 euros par mois pour la majorité des pensionnés. Autrement dit, des cacahuètes. Et ce alors que vous verrez le montant de votre prépension baisser bien davantage par une taxation plus lourde (sur certains systèmes de préretraite).

Que dire alors d'un financement de la Sécu qui commencera par de nouvelles baisses de cotisations patronales à la Sécu.

Alors faut-il subir leur agenda au lieu d'en imposer un autre? N'est-il pas aberrant de vouloir nous faire travailler plus longtemps avec 600.000 chômeurs dont 1 sur 6 a moins de 25 ans? Comment oser parler de politique d'emploi alors que l'on s'en prend à la prépension qui, avec un système d'embauche obligatoire, permettrait de mettre 200.000 chômeurs au travail?

Ils sont 15 mais nous sommes plus de 3 millions de salariés. 3 millions qui ont entendu, en juin, tant à la FGTB qu'à la CSC, qu'il y aurait des actions nationales, voire des grèves générales si le contenu de la note Vandenbossche restait en l'état. Aujourd'hui que les 15 ont seulement changé le titre et quelques dialogues de cette note, mais que le scénario reste intact, les 3 millions de salariés doivent pouvoir imposer leur agenda: ne touchez pas à nos prépensions, ni d'un coup, ni à petites doses.

email to David Pestieau

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20:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

19/09/2005

14/09/2005: Carton rouge • Déportations: du moment que ça se passe dans des avions belges...

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !

RoRo

Carton rouge • Déportations: du moment que ça se passe dans des avions belges...

14-09-2005

«Dorénavant, les déportations d'illégaux se feront uniquement avec SN Brussels Airlines.» Telle fut la sèche réaction du gouvernement belge après l'empoignade survenue entre un agent belge et un pilote congolais. Le pilote, au service de la compagnie aérienne congolaise Hewa Bora Airways (HBA), avait fermement protesté contre la façon dont l'agent voulait «accompagner» une jeune Congolaise vers son pays natal. La femme était menotée et garrottée à son siège. «Je ne pars pas avec un passager qui est traité comme une bête» a dit le pilote. Résultat de la discussion: l'agent a cassé les lunettes du pilote.

Le ministre congolais de la Presse et de l'Information, Henri Mova Sakanyi, a réagi avec colère contre «le traitement inhumain par un policier belge d'un Congolais à bord d'un appareil congolais». Il a exigé une enquête. Mais le gouvernement belge brille une fois de plus par son indifférence. Ce n'est pas étonnant, mais on aurait quand même pu croire qu'il tirerait les leçons du passé. L'incident s'est produit, à quelques jours près, sept ans après l'assassinat de Sémira Adamu.


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20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/09/2005: Coupures de presse

Coupures de presse

14-09-2005

Chasse à Dieudonné finie. La cour d'appel de Paris a confirmé le jugement de relaxe prononcé en première instance. Le 27 mai dernier, la présidente du Tribunal de Paris avait estimé que les propos et le geste de Dieudonné ne pouvaient relever de la diffamation raciale. «Evidemment satisfait de cette décision», Dieudonné a espéré qu'elle vienne «tourner une page». (Source: Le Soir 8/9)

CDH, école et privatisation. Il faut construire et rénover les écoles, mais il manque plus de 400 millions d'euros dans les caisses. Il est temps d'envisager le refinancement? Certainement, mais ce n'est pas la solution du CDH. Joëlle Milquet propose plutôt de faire appel au privé pour les travaux. «Il financerait les travaux et mettrait les bâtiments à disposition de l'école. Pendant 50 ans, la communauté française lui verserait un loyer.» Vous aussi vous êtes choqué que le privé puisse dorénavant construire les écoles? «Oh, vous savez, les partenariats public-privé sont déjà utilisés dans bien d'autres domaines» répond Milquet. Vous voilà rassuré? (Source: La Dernière Heure, 1/9)

Albert Frère et l'argent. Albert Frère a surpris. «L'argent n'est pas ma motivation première» a-t-il déclaré. «Je ne suis pas cupide, même si j'aime gagner de l'argent.» Mieux vaut aimer un petit peu l'argent quand on possède une fortune de 2 milliards d'euros. (Source: RTBF, 9/9)

Le VB dit le contraire de ses electeurs. Comment ça, le Vlaams Belang est le parti qui dit ce que vous pensez? Alors que les hautes instances du parti ne cessent de ressasser la nécessité de travailler plus longtemps, 54,75% des électeurs du VB se disent opposés au prolongement de l'âge minimal de la prépension. C'est ce qu'on peut lire sur le site De Stemmenkampioen (Le champion des voix). Le VB n'a-t-il pas le temps de modifier ce slogan en: «Nous disons ce que nos amis du monde des entreprises pensent»? Ce serait déjà beaucoup plus proche de la réalité. (Source: De Stemmenkampioen)

TAXER LES ROBOTS? Le ministre de la Santé, Rudy Demotte, a encore eu une brillante idée: les entreprises qui emploient peu de personnel mais utilisent beaucoup les nouvelles technologies devraient payer une taxe, appelée taxe-robot. Chouette, des rentrées en plus pour la sécu? Et bien non, car les patrons ont rouspété. S'ils doivent payer une taxe, ils veulent des nouvelles réductions de cotisations sociales. Ce que Demotte veut bien leur accorder. Et qui fera encore une fois une bonne affaire? (Source: La Libre, 3/9)


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19/0/2005: Prépensions: semaine cruciale

 
De : PTB [mailto:return@ptb.be]
Envoyé : lundi 19 septembre 2005 14:06
À : roger.romain@skynet.be
Objet : Prépensions: semaine cruciale

 


19 septembre 2005

 

Cartoon Matiz
Prépension: accepter l’agenda du gouvernement?

La note gouvernementale avec les propositions concernant votre fin de carrière, votre sécurité sociale et votre pension est annoncée pour ce mercredi 21 septembre. Une semaine cruciale s'annonce.
Prépension: devons-nous accepter l'agenda du gouvernement?

!!! Nouveau !!!
Le site www.ptb.be/prepension vient de faire peau neuve. Vous y trouverez les dernières nouvelles, un quiz très instructif, le matériel de campagne (brochure, autocollant,...) et surtout vous pourrez y raconter votre histoire vécue. Le PTB veut vraiment donner la parole aux travailleurs et rendre les débats plus vivants. Transmettez vos expériences, vos discussions, votre point de vue, les positions des délégations,...

 

Cartoon MatizL'autre Amérique se met en branle
A près le passage de l'ouragan Katrina, l'autre Amérique s'organise. «L'aide est venue des communautés locales elles-mêmes. Maintenant, l'enfer va se déchaîner contre les responsables, en premier lieu l'administration Bush», explique une militante syndicale.
- Après Katrina, un ouragan de résistance en vue
- Télécharger l'affiche: Bush, occupe-toi de leur misère... (Pdf 495 kB)

Vous trouverez aussi sur www.solidaire.org:
- Journal spécial de Comac (mouvement de jeunes du PTB) contre l'extrême droite
- Si VW tousse, toute l'Allemagne éternue
- Actions contre la restructuration chez BASF à Feluy

 

N'hésitez pas à nous envoyer vos remarques, vos souhaits, vos questions: alice.bernard@ptb.be

 

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20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

18/09/2005

14/09/2005: Ça s'est passé près de chez vous


Ça s'est passé près de chez vous

14-09-2005

Charleroi et Liège. Pour bien faire comprendre au gouvernement qu'il devait prendre de réelles mesures pour que la population puisse faire face aux augmentations des prix des produits pétroliers, plusieurs centaines de travailleurs sont descendus dans les rues le jeudi 8 septembre et ont bloqué des carrefours routiers importants. Ceux de Caterpillar ont bloqué le rond-point devant l'usine de Gosselies. La FGTB Charleroi a défilé dans les rues de la cité du Spirou (photo). En région liégeoise, les travailleurs d'Arcelor et de la FN ont manifesté devant le port pétrolier de Wandre et occupé l'autoroute E25 vers Maestricht, tandis que ceux de Prayon et de Carmeuse ont bloqué le zoning d'Engis. (Photo Solidaire, Walter Sermeus) > Reportage photos Liege > Reportage photos Charleroi

Heist-op-den-Berg. Vendredi dernier avait lieu la présentation de la réédition de «Wij, Muselmänner» (Nous, les Muselmänner), un livre de René Lambrechts qui propose l'histoire du groupe de résistants contre les nazis dans la région de Heist-op-den-Berg. Plus de 200 personnes étaient présentes, dont nombre de parents ou de connaissances des anciens résistants. Sur la photo: Maria Liekens et Armand Verhaert (survivants des membres du Front de la Jeunesse) racontent leurs actes de résistance et rendent hommage à leur ami René Lambrechts, décédé en 1981 des suites médicales de sa captivité. (Photo Solidaire, Bert De Ryck)


A Hoboken (Anvers), les collaborateurs de Médecine pour le peuple préparent activement leur «Café santé». Trois jours (17, 18 et 19 septembre) de discussion sur la santé, dont l'aspect festif (souper moules compris) n'est pas absent. (Photo Solidaire, Illona Van Looy)

Bruxelles. Une trentaine de personnes ont participé à une soirée sur Haïti organisée au Centre international par Arlac (Association des réfugiés latino-américains et des Caraïbes). Après la projection du film Haïti sous occupation, le spécialiste Joseph Roney a expliqué la situation sociale et politique sur l'île depuis le coup d'Etat de 2001. (Photo Solidaire, S.R.)

Corée. 29 voyageurs, dont des Belges, des Hollandais et des Français, ont participé au mois d'août à un voyage en République populaire de Corée (Corée du Nord) organisé par l'association «Korea is One». Parmi les nombreuses étapes du groupe, cette rencontre sur la plage avec un groupe de Coréens accompagné par un accordéoniste (Photo Korea is One)


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19:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/09/2005: Le journal spécial de Comac contre l'extrême droite

Le journal spécial de Comac contre l'extrême droite

14-09-2005

Comac, mouvement de jeunes du PTB | + 32(0)2 50 40 142, rédaction: Bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles, comac@chengetheworld.org, supplément à Solidaire, 34e année, n° 33, 14-09-2005

- Cliquez sur l'affiche pour l'agrandir -


Exclusif

Mon cher George,

La dernière fois que je suis rentré de mon séjour dans ton ranch du Texas, je me suis souvenu de mon ami du Vlaams Belang Gerolf Annemans qui disait récemment dans un journalque «sur les plans éthique et socio-économique, tu cadres entièrement avec notre parti».

Actuellement, tu es occupé à exercer ton dernier mandat. Stupide, non, cette règle qui veut qu'aux Etats-Unis, les présidents ne peuvent rester en fonction plus de huit années?

Aussi me suis-je demandé si, lors des prochaines élections, tu ne voulais pas figurer comme tête de liste sur la liste électorale du Vlaams Belang. Tu n'es pas un Flamand de pure souche? Ouais, ça, je sais. J'ai beaucoup réfléchi à la question. Mais, d'après ma femme, tu as en tout cas le type aryen. Ce n'est pas que j'écoute souvent ce qu'elle raconte mais, cette fois, elle pourrait très bien avoir raison. Quoi qu'il en soit, on pourrait apprendre beaucoup de choses, avec toi.

Aujourd'hui déjà, nous faisons de notre mieux pour suivre tes traces. En avril dernier, lors de notre colloque, nous avons lancé le modèle socio-économique américain. Et le fin du fin, notre congrès économique, doit encore avoir lieu. Ce sera en novembre. La façon dont tu as reçu le soutien de toutes les multinationales reste pour nous une inépuisable source d'inspiration. Car nous ne sommes pas les seuls ici à mener une offensive de charme en direction des industriels: le gouvernement belge, lui aussi, veut allonger les carrières, multiplier les heures supplémentaires et réduire les taxes et impôts des entreprises.

Ecoute, George. Je sais que les temps sont durs pour toi, en ce moment. Je veux dire, avec ces problèmes à La Nouvelle-Orléans. Tous ces profiteurs, ces Noirs et autres losers, qui essaient de rejeter sur toi la faute de leur misère, ha! Mais tu n'as quand même rien à voir avec «cette sélection naturelle»? Les catastrophes naturelles sont des moments douloureux mais nécessaires pour qu'un peuple se débarrasse de ses maillons faibles. L'utopie à propos de l'aide de l'Etat, dans ces moments difficiles, ne peut déboucher que sur une généralisation de la fainéantise et de la dégénérescence morale.

Enfin, soit, prends le temps de considérer ma proposition. Entre-temps, de par notre expérience en Belgique, je ne puis que te donner ce bon conseil: continue à frapper sur le clou de l'insécurité. Laisse donc ces gauchistes emmerder leur monde à propos des coupes sombres dans le budget des digues qui entourent la Nouvelle-Orléans. Et, surtout: rejette la faute sur les Noirs. Persévère dans ton idée que ce sont toujours les provinces ou Etats plus pauvres du Sud qui profitent bassement de l'industrie du Nord. Divise pour régner, c'est également ce que nous faisons en Flandre.

Ne tarde pas à nous donner de tes nouvelles!

A très bientôt,

Salue ton épouse Laura de notre part.

Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams Belang

*Un vent favorable nous a fait parvenir cette lettre nauséabonde ...

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3.000 jeunes qui veulent bouger contre la guerre et l'extrême droite

Du 15 juillet au 21 août 2005, plus de 3.000 jeunes se sont exprimés à travers l'enquête lancée par Comac. Près de 50 personnes ont participé à la collecte d'opinions dans 14 endroits différents comme Pukkelpop, Esperanzah!, le Dranouter Festival ou l'Octopus Rock Festival. Voici la présentation de quelques-uns des résultats...

Benjamin Pestieau

Sur quoi voudrais-tu bouger en priorité?

Telle était la première question. Chacun pouvait choisir parmi trois propositions ou en rajouter une quatrième. Voici vos réponses

  • Stop à la montée de l'extrême droite | 46,6%
  • Y en a marre des guerres! 45,2%
  • Notre école/unif: il faut la changer | 6,2%
  • Autres: 2%

Le top 6 des actions contre la montée de l'extrême droite?

  1. Diffuser largement de l'information sur le programme anti-social et anti-jeune de l'extrême droite | 45,3%
  2. Action pour supprimer l'argent public que le Vlaams Belang et le FN reçoivent chaque année | 38%
  3. Contre-manifester lors des grandes activités du Vlaams Belang, du NSV ou du FN | 36%
  4. Organiser des activités contre le racisme dans mon école ou mon unif | 28,2%
  5. Organiser des concerts antifascistes | 26,9%
  6. Rendre hommage régulièrement aux victimes (résistants, déportés,) du fascisme et du nazisme | 17,7%

NB: Le total fait plus de 100% car plusieurs choix par question étaient possibles.

Qui a rempli l'enquête?

Parmi toutes les enquêtes récoltées, on retrouve: 54% de néerlandophones, 46% de francophones, 50,7% de filles et donc 49,3% de garçons, 47% d'écoliers, 33% d'étudiants du supérieur et 19% qui ne sont plus aux études.

NB: Les résultats complets de l'enquête sont disponibles sur le site de Comac www.chengetheworld.org

En mouvement contre
la guerre et l'extrême droite

Les résultats de l'enquête sont clairs. Sur cette base, Comac a décidé de définir son programme de l'année: actions, informations, débats, activités d'ampleur contre la montée de l'extrême droite et la guerre. Quelques exemples

  • Comac mobilisera partout en Belgique pour protester contre le Vlaams Belang et son programme ultra libéral le 26 novembre à l'occasion de son congrès socio-économique à Gand. Avant cela, nous ferons une large campagne d'information sur les faces cachées de l'extrême droite, sur son programme anti-social et anti-jeune. C'est la première demande de l'enquête. Nous n'oublierons pas non plus le FN qui diffuse aussi son venin raciste et fasciste du côté francophone du pays
  • Comac mènera aussi campagne pour empêcher tout soutien belge aux guerres de Bush (première demande de l'enquête). Pour cela nous soutiendrons la campagne lancée par l'association www.StopUSA.be sous le mot d'ordre: «Je refuse d'être complice des guerres de Bush, par le silence ou la participation même indirecte, de la Belgique»

Nous mobiliserons également le 19 mars contre la guerre en Irak. A cette date, cela fera 3 ans que les USA occupent l'Irak; l'occasion de condamner la collaboration du gouvernement belge dans les guerres de Bush

Et l'enseignement?

Les membres de Comac continuent aussi à se mobiliser pour défendre la démocratie dans les écoles et les unifs et à combattre le coût trop élevé des études

Rafik, membre de Comac-ULg et président du Conseil de la délégation étudiante (la Fédé): «Début de cette année, la Fédé a décidé de mettre la pression pour que la direction de l'unif revienne sur sa position d'augmenter de 55% (277 à 430¤) le minerval (droit d'inscritpion à l'unif), dit intermédiaire, des étudiants dont les parents ont des revenus limités. Concrètement, la Fédé appelle les étudiants à ne pas payer leur minerval intermédiaire tant que la direction ne revient pas sur sa décision.

Avec Comac, nous soutenons cet appel et les futures mobilisations sur le sujet. On le fait avec d'autant plus de force que toutes les enquêtes que nous avons réalisées, celle de cet été aussi, montre que le coût des études est la première préoccupation des étudiants en matière d'enseignement. Plus de 43% d'entre eux demandent la diminution du minerval.»

Ce que vous avez dit

  • «Il faut apprendre à découvrir les autres cultures, spécialement dans les écoles», Pauline à Esperanzah
  • «Il faut une politique qui s'attaque DIRECTEMENT aux problèmes qui poussent les gens à voter extrême droite», Bruno à l'Octopus Festival
  • «Racisme et dictature? Non merci!», Jeroen à Pukkelpop
  • «Agir contre les messages racistes transmis dans les médias», Elise à Bruxelles

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Savais-tu que

Le FN veut «augmenter la participation financière des étudiants des universités et des écoles supérieures». Merci Féret.

Le Front National veut augmenter le fossé entre riches et pauvres

«Il faut remplacer l'impôt sur le revenu par une TVA sociale (impôt sur les produits, ndlr) avec un taux-plancher pour les produits de première nécessité, qui augmentera pour les autres biens». Maintenant les revenus élevés payent un pourcentage d'impôt plus élevé que les revenus plus bas. Mais tout le monde paie la même TVA. La TVA, c'est l'impôt le plus injuste. Un étudiant ou un pensionné qui maintenant en général ne paye pas d'impôt sur son revenu, payera donc un impôt bien plus élevé qu'aujourd'hui sur les produits qu'il achète.

Le Front National veut attaquer les droits des chômeurs

En août, il y avait 274.488 demandeurs d'emploi inoccupés en Wallonie. Sur le site du Forem, il y a 4.806 offres d'emploi. Mais pour le FN le problème n'est pas le manque d'emploi, le problème c'est que les gens profitent des allocations. «L'Etat ne peut accepter d'entretenir ceux qui ont choisi délibérément la profession de chômeur». Le FN «retirera donc les allocations aux personnes coupables d'abus manifeste».

Le VB soutient pleinement les guerres d'agression de Bush

Gerolf Annemans: «J'étais d'accord avec l'intervention en Irak.» Et si Bush était flamand? «Dans ce cas, il va de soi qu'il serait accueilli à bras ouverts au Vlaams Belang, comme tête de liste, par exemple. Sur les plans éthique et socio-économique, il convient parfaitement à notre parti.»1

Le VB refuse de prendre ses distances vis-à-vis de la collaboration avec les nazis

Filip Dewinter dit de Staf De Clercq qu'il est «l'un des dirigeants historiques du VB».2 De Clercq est l'ancien dirigeant du parti collaborationniste VNV et c'est lui qui a dit: «Nous sommes inconditionnellement fidèles à Adolf Hitler. C'est pourquoi nous serons racistes, anti-anglais et anti-juifs.»3

Ce n'est pas pour rien que le VB a été condamnéen 2004 comme parti raciste

«Il n'existe qu'une politique», a déclaré Dewinter lors d'un congrès électoral à Malines. «Le renvoi de tous les immigrés. Vous n'attendez tout de même pas d'un plombier qui vient réparer une fuite dans votre salle de bain qu'il reste assis après cela dans votre fauteuil, qu'il déguste votre meilleur whisky et qu'il aille enfin coucher avec votre femme?»

1Het Laatste Nieuws, 19 février 2005. · 2Ha'aretz, 28 août 2005. · 3Hugo Gijsels, Open je ogen voor het Vlaams Blok ze sluit. Ouvrez les yeux avant que le VB ne les ferme, Kritak 1994, p.33.

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«J'ai été une taupe au Vlaams Belang»

Niels Van Overloop est membre de Comac à Gand. «En juin dernier, le Vlaams Belang a tenu un colloque économique pour préparer son congrès. Je m'y suis inscrit sous un faux nom pour apprendre de source sûre ce que le Vlaams Belang avait à dire aux patrons et ainsi renforcer notre campagne contre leur congrès économique. Mais cela faisait à peine deux minutes que nous y étions qu'un gros bonnet nous apostrophait : «Ah vous venez aussi apprendre quelque chose ici.»

Une façon claire de nous faire comprendre que nous n'étions pas passés inaperçus. Nous nous sommes alors assis au dernier rang mais nous sentions bien que nous n'étions pas chez nous parmi tous ces hommes d'affaires en costume cravate. Intéressant tout de même. «Attendu que l'agriculture et le secteur industriel n'offrent aucun avenir, nous n'avons plus qu'à nous tourner vers le secteur des services. Nous pourrions, par exemple, transformer les terrains agricoles en terrains de golf», voilà le genre de propos que j'ai pu entendre.»

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Détails piquants

La justice a ouvert une enquête contre le président du FN, Daniel Féret, pour avoir menacé de mort le journaliste de la RTBF Jean-Claude Defossé. Defossé est le réalisateur du reportage «L'arrière cuisine du Front National», qui vaut d'ailleurs la peine d'être vu en classe.

Une autre plainte est déposée contre Daniel Féret et son parti pour infraction à la loi contre le racisme. La plainte est basée sur des tracts et le programme du FN, qui incitent à la haine contre les immigrés non-européens, en les présentant comme des profiteurs,des criminels, des terroristes Un langage très double puisque Daniel Féret a commencé sa carrière politique dans les années 1960 dans l'OAS, une organisation terroriste française qui s'opposait à l'indépendance de l'Algérie.

Un parlementaire VB nie le génocide des Juifs par les nazis

Selon Haro, les camps de concentration n'ont jamais existé. Editeur responsable: Xavier Buisseret, ex-député du Vlaams Blok. Rédacteur en chef: Roeland Raes, ancien représentant du VB au Conseil d'Administration de l'université de Gand. Tous deux sont toujours membres du parti.

Ta pizza est italienne

Et ton couscous algérien.
Ta démocratie est grecque.
Ton café est brésilien.
Ta montre est suisse.
Ta chemise est hawaiienne.
Ton baladeur est coréen.
Tes vacances sont turques,
Tunisiennes ou marocaines.
Tes chiffres sont arabes.
Ton écriture est latine.
Ton Christ est juif. ...

Et tu reproches à ton voisin d'être un étranger !?

Liens

La cible c'est toi: www.lacible.be

Campagne antifasciste à Liège. Tu y trouves aussi un appel aux enseignants pour mener des actions contre l'extrême droite dans les classes. Tu peux aussi commander une animation pour ta classe.

ASBL Vlaams Belang: www.vlaamsbelangasbl.be

Initiative du syndicat à Liège. Ils veulent mobiliser 20.000 membres pour ensuite porter plainte contre le Vlaams Belang pour avoir copié leur nom.

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Hannah (15) ­ Jan (14) ­ Bukky (15) ­ Jorien (17):

«Fais de ton école une Ecole Sans Racisme»

«En 2004, nous avons fait circuler dans notre école une pétition pour une Ecole Sans Racisme (ESR). 74% des élèves ont signé cette pétition, un comité regroupant vingt jeunes et un professeur a même été créé. Le conseil des étudiants a également invité les élèves à se joindre à notre groupe de travail. Pour préparer le terrain, nous avons participé à la journée annuelle de l'Unicef en arborant des T-shirts, nous avons placardé des affiches et tenu un petit stand où nous avons vendu des friandises et des boissons du Magasin du Monde. La journée annuelle de l'Unicef est une sorte de journée mondiale organisée dans notre école avec divers ateliers multiculturels, comme, par exemple, des ateliers de percussions africaines, danses marocaines, plats indiens Bref, l'événement idéal pour lancer notre groupe de travail!

Cette année encore, nous avons l'intention de convaincre un maximum de jeunes de rejoindre notre groupe. Mais nous voulons aussi mener un plus grand nombre d'actions, comme celle que nous avons organisée l'an dernier à l'occasion de la visite de Bush, inviter ESR à un jeu antiraciste, publier des textes antiracistes dans Punaise, le journal de l'école, et via ce journal lancer un appel à renforcer notre action cette année.»

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8 conseils contre l'extrême droite

  1. Fais de ton école ou de ta faculté un lieu sans racisme. Fais signer la pétition à plus de 60% des élèves ou étudiants. Ou invite Ecole Sans Racisme dans ton établissement pour un jeu antiraciste ou un cours spécial en auditoire. www.ecolesansracisme.be
  2. Pose ta candidature pour devenir membre du conseil des élèves/étudiants et ainsi mieux faire entendre tes idées.
  3. Invite un réfugié dans ta classe ou ton auditoire et organise un débat sur les motifs qui l'ont poussé à quitter son pays, l'accueil en Belgique, sa culture.
  4. Rédige un article pour le journal de ton école/le journal des étudiants.
  5. Placarde des affiches antifascistes.
  6. Organise un concert antifasciste.
  7. Visite l'ancien camp de concentration de Breendonk.
  8. Visionne un film antifasciste: American History X, La vita è bella, Der Untergang (KC)

(KC)

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Che Guevara à propos des multinationales et du Front national

Bien des gens estiment que quelque chose cloche. Le chômage grimpe, les prix grimpent, les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres Une partie de ces personnes se laissent convaincre par le Vlaams Belang ou le Front national et pensent que ces partis feront mieux que les autres.

C'est pourquoi Comac ne s'oppose pas qu'à l'extrême droite, mais lutte également contre l'injustice sociale, creuset par excellence de l'extrême droite. Comac défend une alternative qui propose une solution à la crise économique et qui veut distribuer de façon honnête l'énorme richesse produite sur terre. Une alternative reposant sur la solidarité, sur les idéaux du Che: «Les multinationales se coupent en quatre pour prouver que l'effort commun asservit les gens et empêche l'épanouissement des plus intelligents et des plus capables. () Elles vont aux masses sans distinction et tentent de semer la division: entre Noirs et Blancs, entre les plus aptes et les moins aptes, entre les lettrés et les illettrés. Puis elles divisent les gens encore plus jusqu'à ne plus parler que de l'individu et en faire le centre de la société.

Elles-mêmes, ces multinationales sont au-dessus de l'individu. Elles-mêmes sont des collectifs mais, dans le cas présent, des collectifs de l'exploitation. Nous devons montrer aux gens que leur force ne réside pas dans le fait de se sentir plus fort que les autres, mais dans la conscience de leurs limites et de la force de l'unité, dans leur conscience de ce que deux personnes peuvent toujours pousser plus qu'une seule, dix plus que deux, cent plus que dix et six millions plus que cent.» (FV)

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Les vacances de COMAC

Camp pour la paix et festival mondial de la jeunesse

75 jeunes ont participé au camp pour la paix de Comac qui s'est tenu sur les rives de l'Ourthe. Navigation en canoë, ateliers de photo et de journalisme, course d'orientation, entretien avec le consul de Cuba et avec des lycéens français à propos de leurs actions, spectacle du groupe liégeois No Name Il y avait aussi de la place pour des discussions, entre autres sur la consommation de drogue et sur les plans d'action de Comac pour la prochaine année scolaire.

Au début du mois d'août, 23 jeunes de Comac ont participé avec 17.000 autres jeunes au 16e Festival mondial de la jeunesse au Venezuela. Un festival pour la paix et contre l'impérialisme.

Stop the bombs
before they stop you!

«Stop the bombs before they stop you». C'est avec ce slogan que les Pionniers ont pris la route le jeudi 4 août vers Beringen à l'occasion de la marche pour la paix organisée en Belgique par l'asbl Voor Moeder Aarde contre les bombes atomiques américaines. L'itinéraire? De Ypres à... Kleine Brogel.

Ben, Ismaël et Jotie: «Nous avons interprété une petite pièce de théâtre de rue pour attirer l'attention. Kleine Brogel héberge 20 armes nucléaires qui sont chacune de 140 à 280 fois plus puissantes que celle qui a été lancée sur Hiroshima en 1945. La bombe lancée sur Hiroshima a coûté la vie à 140.000 personnes et les traces qu'elle a laissées sont encore visibles aujourd'hui. Durant la marche, nous avons eu l'occasion de discuter et d'échanger nos points de vue avec diverses personnes aux convictions différentes, qui toutefois avaient une chose en commun: Nie wieder Hiroshima(plus jamais Hiroshima) ».

Blocus collectif pendant
les vacances de Noël

Malheureusement, vacances ne riment pas toujours avec amusement. Comac@campus organise durant les vacances de Noël un blocus collectif: on y étudiera tous ensemble durant au moins huit heures par jour. En effet, lorsqu'on est en groupe, on a plus de courage pour réviser ses cours et en plus, on s'amuse vraiment durant les pauses.

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alanda «Coco» Ntambwe, 17 ans, est déléguée au Sacré Coeur de Lindthout

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Les 5 raisons de Coco pour être déléguée de classe

1. Tu participes activement aux décisions de ton école

Il y a trois ans, des délégués ont lancé un sondage contre l'uniforme: une majorité était contre. Maintenant, on s'habille comme on veut, tant que ce soit correct et propre.

2. Tu apprends à mieux connaître les professeurs et les élèves de ton école

En tant que délégué, tu es médiateur entre les profs et les élèves. Quand un élève a un problème, parfois, il m'en parle plus facilement qu'à un prof.

3. Tes idées sont prises au sérieux, on t'écoute plus

On avait demandé de repeindre les murs et petit à petit, ça se fait. On a aussi obtenu un local pour les deux dernières années.

4. Ça permet de faire partager ses idées avant d'aller les présenter au directeur

Quand Bush est venu en Belgique, je voulais mettre deux drapeaux: un blanc pour la paix et un noir pour les morts. Le conseil de délégués l'a demandé au directeur, qui a été d'accord!

5. Ça permet de passer dans les classes pour informer ou mobiliser toute l'école

Comme déléguée, je peux passer dans les classes pour informer ou motiver les élèves d'écrire dans le journal d'école.

www.vsknet.be: Portail néerlandophone d'organisation de jeunes où on peut trouver de l'info pour dynamiser un conseil d'élèves.www.unl-fr.org et www.fidl.org: Les syndicats français de lycéens, UNL et FIDL, ont organisé l'année passée des manifs réunissant jusqu'à 300.000 jeunes pour un enseignement démocratique. Une source d'inspiration.

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Appel de soutien: «Sauvez le rouge!»

Tu trouves qu'un peu de couleur dans ton journal le rend également plus attrayant? Nous, oui, en tout cas. Mais, dans ce supplément Comac, le rouge nous coûte 100 euros de plus. Comac ne reçoit aucun subside et, financièrement, est forcé de se suffire à lui-même. Notre rouge a donc besoin de toi! Si tu souhaites un journal avec un peu de couleur, verse donc ta petite contribution sur le compte 001-0590845-94 de Comac en mentionnant: «Sauvez le rouge!»

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Info, commander, devenir membre...

  • Je désire devenir membre de Comac et verse 5 euros sur le compte n° 001-0590845-94
  • Je désire recevoir chaque semaine les infos de Comac par e-mail
  • Je commande ex. de l'affiche Nie Wieder Fascismus (Plus jamais le facisme) (0,50 euro pièce)
  • Je désire recevoir Solidaire gratuitement durant 5 semaines
  • Je désire participer avec Comac à l'action contre le congrès du Vlaams Belang, le 26 novembre. Je désire plus d'infos à ce propos
  • Je commande ... ex. de l'affiche New Orleans

A renvoyer à COMAC, bd M.Lemonnier 171, 1000 Bruxelles 02/50 40 142 ·comac@chengetheworld.org

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19:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |