27/09/2005

27/09/2005: Les sans-abri une précarité loin des clichés

 

C’est en EURO-DICTATURE capitaliste !

RoRo

 

 

De : Les Rebelles [mailto:les.rebelles@wanadoo.fr]
Envoyé : mardi 27 septembre 2005 17:50
À : Les Rebelles
Objet : Les Gueux sont de la fête

 

Article paru dans le « 20 minutes » du 26 septembre 2005

 

Pauvreté Alors que les Restos du Cœur fêtent leurs 20 ans, de nouveaux défis s'imposent à ceux qui aident Ies démunis

Les sans-abri une précarité loin des clichés

 

Alors que les Restés du Coeur fêtent leurs 20 ans aujourd'hui, pouvoirs publics et organismes caritatifs doivent trouver de nouvelles solutions pour une population précaire en évolution permanente. Plus mobiles, peu visibles, actifs, étrangers, vivant en famille, les sans domicile fixe ont changé. Passage en revue d'idées reçues contredites par le livre de Véronique Mougin. Les SDF, qui sort mercredi aux éditions du Cavalier Bleu.

 

• « L'hiver, c'est le plus dur. C'est simplement le moment où les médias parlent des décès. Le mois le plus mortel en 2004 a été juin. Les causes des morts sont multiples (surtout par maladies) et l'espérance de vie des SDF est estimée à 47 ans.

• « Ils vivent dans la rue. »

Aujourd'hui, ils vivent plutôt dans des parkings, squats, entrepôts, voitures, chantiers, bois, abris, hôtels...

• « Les SDF ne veulent pas travailler. » Près d'un tiers d'entre eux travaille : à temps partiel, au noir, avec de bas salaires...

• « Les SDF sont des marginaux. » Pas tant que ça. Beaucoup vivent en famille et, pour survivre, doivent entretenir un réseau : une concierge qui les laissera dormir sous un porche, un vigile qui acceptera qu'ils fassent la manche devant un magasin...

• « Cela peut arriver à tout le monde.» Non, les SDF sont dans leur immense majorité issus des classes populaires : travailleurs pauvres, licenciés, migrants, retraités, enfants de la Ddass... Avec souvent un point commun: une rupture familiale (conflit, divorce...).

• « Il y a peu de femmes. »

Elles sont de plus en plus nombreuses - plus d'un tiers des SDF -, en majorité victimes de violences conjugales.

• « Ils ont choisi la rue.»

Les professionnels sont formels : c'est faux. Ce qui n'empêche pas certains SDF de revendiquer ce mode de vie lorsqu'on les interroge.

a cg Ils sont alcooliques, fous.» Les deux tiers des SDF ne boivent pas. L'alcool aide le tiers restant à surmonter leurs conditions de vie et à se sociabiliser. Trois SDF sur dix souffrent de troubles psychiques. En vingt ans, la moitié des places dans les hôpitaux psychiatriques a été supprimée.

 

AmaudSagnard

 

(Logements à construire + remise au travail des  chômeurs =  moins de démunis)

 

En ville, les SDF sont de plus en plus cachés

 

Les organisations ont de plus en plus de mal à aider les SDF, chassés des centres-villes. Le mobilier urbain est ; de plus en plus conçu comme un véritable repoussoir: les bancs disparaissent des rues, on ne peut pas se reposer sur les sièges du métro, le bois laisse place à l'acier, des plots sont installés sous les ponts... Les municipalités et les riverains sont par ailleurs souvent réticents à l'installation de foyers d'accueil, en particulier en centre-ville. Les SDF finissent par quitter ces villes pour rejoindre la périphérie ou la campagne où ils sont moins accessibles. Depuis 1994, 1e vagabondage et la mendicité ne sont plus des délits, mais les arrêts anti-mendicité ont été complétés par la loi Sarkozy sur la mendicité agressive en 2003, par des arrêtés contre « les occupations abusives des rues > , les « regroupements de chiens » ou encore « la consommation d'alcool dans les rues ».

A. S.

(Ce n’est pas aux États-Unis mais en France)

 

Employés

 

La fédération CFTC des administrations parisiennes a révélé à la mi-septembre que des dizaines d'agents municipaux de ta Mairie de Paris sont SDF La municipalité a admis traiter 51 dossiers et a déclaré avoir recensé une centaine d’agent SDF en 2004. Ces agents, fonctionnaires de catégorie C, gagnent le SMIC (1 217,87 € brut par mois) et ne parviennent pas à trouver un logement correspondant à leurs moyens. Le maire s assuré vouloir mettre fin à cette situation.

 

(Il est loin le Paris plage des Bobos)

 

 

Bruxelles inquiète les Restos

 

Nouvelle difficulté pour les Restos du Coeur Le combat de l'association se joue aussi dans les couloirs de Bruxelles. Elle craint en effet que la distribution d'aide alimentaire soit menacée cet hiver par la diminution drastique du budget envisagé pour le plan européen d'aide aux plus démunis (PEAD). A quoi il faut ajouter les besoins des dix nouveaux États membres de l'Union. Selon les Restos, la part du PEAD pour la France baisserait de 20 alors qu'au cours des deux dernières campagnes, il y a eu « 15 % de bénéficiaires en plus ». Si cette baisse est confirmée, ce seront « trois millions de repas en moins » pour l'association. Les Restos du Coeur ont fait part de leur inquiétude au Premier ministre, qui leur a répondu que le gouvernement allait très vite saisir, à nouveau, la Commission européenne.

 

 

 

Article du Parisien du 26 09 2005

 

 

« La situation est de pire en pire »

 

Cela fait vingt ans aujourd'hui même que Coluche a lancé l'appel qui a tout déclenché. Vous allez fêter ça ?

Olivier Berthe : Non On ne fête pas cet anniversaire. Personne n'a le coeur à ça. Les 45 000 bénévoles des Restos voient bien que tout a été multiplié par dix en vingt ans : dix fois plus de gens qui retroussent leurs manches, dix fois plus de gens qui ont faim. Les 66,5 millions de repas distribués l’an dernier ont un goût un peu amer. L'appel de Coluche et l'élan de solidarité exceptionnel qui a suivi devaient permettre de faire face provisoirement à une situation inacceptable, de déclencher quelque chose, de passer le relais aux pouvoirs publics. Or malgré le mal que les Restos se donnent depuis, la situation est de pire en pire.

 

La population à laquelle vous tendez la main a beaucoup évolué ?

Au départ, on aidait deux types de personnes. Dans la me, des adultes mûrs, des hommes pour la plupart, des gens qui avaient eu un accident de la vie. Dans les centres de distribution, on ne recevait pratiquement que des chômeurs en fin de droit Progressivement, on a vu apparaître des jeunes, des couples avec enfants sans travail, des mamans seules, et puis des personnes âgées, laminées par des retraites trop maigres et des loyers trop élevés. On voit de plus en plus de travailleurs pauvres, des gens qui ont un job et n'arrivent pas à faire face. C'est  le reflet d'une société où la solidarité familiale ne joue plus, une société qui n’offre pas les moyens de démarrer dans la vie, qui ne pardonne aucun accident de trajectoire.

 

Vous êtes inquiet pour l'avenir ?

Je suis inquiet, c'est vrai. Il y a vingt ans, Coluche avait obtenu que les excédents de productions de l’Europe, qui coûtaient si chers à stocker, soient redistribués sous forme d'aide alimentaire aux pays de la Communauté. Il y a de plus en plus de pays en Europe, de plus en plus de pauvres, et cette aide risque de diminuer. C'est impensable ! Mais on s'inquiète aussi sur les conséquences du Plan Borloo sur nos chantiers de réinsertion : les Restos du coeur vont-ils pouvoir continuer à bénéficier de contrats aidés et donner leur chance à 1200 personnes chaque année ? Et puis surtout, on a de gros problèmes de locaux La pression immobilière est telle que les municipalités ne nous trouvent plus d'endroits où installer nos centres. A Paris, on n'en avait que cinq ce qui était déjà très peu. Celui de Rambuteau a fermé au printemps. Aucun autre site ne nous a été proposé...

 

PROPOS RECUEILLIS PAR F.D.

 

Un Français sur dix sous le seuil de pauvreté

 

CE SONT 10 % des Français qui vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 718 € mensuels par foyer. En Ile-de-France, cette proportion est la même que la moyenne nationale, ce qui représente en valeur absolue 1 million de Franciliens pauvres. Selon « l'Atlas de la santé en Ile-de-France», publié cette semaine par la préfecture de région, 46 % des plus démunis sont des personnes seules et 24 % appartiennent à des familles monoparentales.

« Et encore ces chiffres sous-estiment la réalité, car sont exclus du calcul les allocataires de 65 ans ou plus et les étudiants ne percevant qu'une aide au logement. Ces données ne tiennent pas compte non plus des personnes ne faisant pas valoir leurs droits ou qui, se trouvant dans une situation administrative irrégulière, en sont exclues », précise le rapport Les données disponibles permettent toutefois de dresser une cartographie saisissante de la pauvreté en Ile-de-France, qui met en avant des disparités très grandes entre les départements : 17 % des habitants de Seine-Saint-Denis sont sous le seuil de pauvreté, alors que ce chiffre n'est que de 6 % dans les Yvelines. 59 communes de la région enregistrent un taux de pauvreté supérieur à 15 %. Elles se répartissent de façon inégale sur le territoire francilien : 24 sont en Seine-Saint-Denis, 10 en Seine-et-Marne et 7 dans le Val-d'Oise, alors qu'il n'y en a que 3 dans les Hauts-de-Seine.

L augmentation de la pauvreté en Ile-de-France saute aux yeux en constatant que la courbe des bénéficiaires du revenu minimum d'insertion est en très forte augmentation. Il n'y avait que 45 000 bénéficiaires en 1991 et près de 200 000 quinze ans plus tard

 

Article du Parisien du 27 09 2005

 

Surendettement
Les personnes seules de plus en plus touchées
Prèsde 64 °/a des personnes surendettées sont des célibataires, des divorcés ou des veufs, avec souvent une autre personne à charge, selon la dernière enquête de la Banque de France publiée hier. En 2001, ces catégories représentaient déjà 58 % des dossiers de surendettement Plus inquiétant, depuis les années 1990, leur proportion parmi les surendettés a plus que doublé. Si la grande majorité d'entre eux sont le plus souvent âgés de 35 à 55 ans, la part des moins de 35 ans régresse (six points de moins alors que celle des 55 ans et plus augmente (cinq points supplémentaires). Le plus souvent aussi, ce sont des ouvriers, des employés ou des chômeurs qui ont un revenu moyen mensuel inférieur à 1 500 € (70 %). Et ils sont locataires de leur logement D'ailleurs, alors que la part des crédits immobilier; diminue parmi les causes de l'endettement celle des crédits à la consommation augmente. Mais l'origine essentielle des dépôts de dossier en commission est « un accident de la vie » mort du conjoint chômage, maladie... Cette enquête, réalisée l'année dernière, n'a pu tenir compte de la nouvelle « procédure de rétablissement personnel » entrée en vigueur en février 2004 et permettant au juge d'instance d'effacer les dettes des surendettés dont la situation est jugée « irrémédiablement compromise ».



20:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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