25/09/2005

24/09/2005: La criminalité des grands de ce monde

 

De : assawra@yahoogroupes.fr [mailto:assawra@yahoogroupes.fr] De la part de Robert.Thompson
Envoyé : samedi 24 septembre 2005 22:22
À : Assawra
Objet : [assawra]
La criminalité des grands de ce monde

 

La criminalité des grands de ce monde
examinée par Robert Thompson


Comme nous devons tous savoir, un des premiers actes significatifs de l'Organisation des Nations Unies après la deuxième guerre mondiale fut l'établissement du Tribunal de Nuremberg pour juger les hauts responsables nazis.

Tous les membres s'accordaient, comme ils veulent le faire de nos jours pour s'opposer au terrorisme, qu'il fallait punir les coupables de crimes si hideux, mais au prélable il fut nécessaire de définir les crimes en question.

Parce que ces définitions avaient été rédigées pour servir de fondement au Tribunal qui devait être établi à Nuremberg, une ville choisie pour avoir servi de site pour un nombre des plus grands triomphes populaires d'Adolf Hitler, où il a réussi à persuader le peuple allemand à suivre sa voie criminelle, ces règles sont connues sous le nom de Principes de Nuremberg (chacun desquels je cite individuellement ci-après comme "Principe" avec son numéro).   Ils restent toujours valables comme base très simple de notre compréhension des plus graves crimes reconnus par le droit international.

Nous devons maintenant nous opposer au terrorisme, y compris le terrorisme d'état à une grande échelle, ce qui nous oblige à nous demander si ces vieilles définitions, datant de 1946, s'appliqueraient dans les circonstances actuelles, en nous référant en premier lieu au comportement de certains dirigeants et hauts responsables de nations qui sont membres des Nations Unies.

Le seul texte authentique des Principes est en langue anglaise, mais j'ajoute à chacun ma propre traduction.

Trois crimes spécifiques sont définis dant le Principle VI, soit :

(a)   Crimes against Peace :

(i)  Planning, preparation, initiation or waging of war of aggression or a war in violation of international treaties, agreements or assurances ;

(ii) Participation in a common plan or conspiracy for the accomplishment of any of the acts mentioned under (i).

(b)  War crimes :

Violations of the laws or customs of war which include, but are not limited to, murder, ill-treatment or deportation to slave-labour or for any other purpose of civilian population of or in occupied territory; murder or ill-treatment of prisoners of war, of persons on the Seas, killing of hostages, plunder of public or private property, wanton destruction of cities, towns, or villages, or devastation not justified by military necessity;

(c) Crimes against humanity :

Murder, extermination, enslavement, deportation and other inhuman acts done against any civilian population, or persecutions on political, racial or religious grounds, when such acts are done or such persecutions are carried on in execution of or in connection with any crime against peace or any war crime.

a) Crimes contre la Paix :

i)  La conception, la préparation, l'initiation ou la poursuite d'une guerre d'agression en violation de traités internationaux, d'accords ou d'assurances ;

ii) L'engagement dans un projet commun ou dans une conspiration pour accomplir un des actes prévus sous (i).

b) Crimes de Guerre :

Toute violation des lois et coutumes de guerre y compris, mais sans y être limité, l'assassinat, le mauvais traitement ou la déportation pour servir d'esclaves ou pour tout autre motif de la population civile de ou dans un territoire occupé; l'assassinat ou le mauvais traitement de prisonniers de guerre, de personnes en haute mer, l'assassinat d'ôtages, le vol de la propriété publique ou privée, la destruction gratuite de villes ou de villages, ou la dévastation qui n'est pas justifiée par la nécessité militaire.

c) Crimes contre l'humanité :

L'assassinat, l'extermination, l'asservissement, la déportation, ou d'autres actes inhumains faits contre toute population civile, ou des persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux, quand lesdits actes sont faits ou lesdites persécutions sont infligées dans l'exécution d'un crime contre la paix ou d'un crime de guerre ou en relation avec de tels crimes. 

Le Principe VII ajoute :

Complicity in a crime against peace, a war crime, or a crime against humanity as set forth in Principle VI is a crime under international law.

La complicité avec l'auteur d'un crime contre la paix, d'un crime de guerre ou d'un crime contre l'humanité comme ils sont définis par le Principe VI est un crime selon le droit international.

Là nous pouvons voir les actes qui sont considérés crimes selon le droit international, dont les définitions furent acceptés unanimement par l'Organisation des Nations Unis, mais nous voulons également savoir qui peut être traité de criminel.   Cette question est réglée par les Principes I à IV, qui nous informe :

Principe I

Any person who commits an act which constitutes a crime under international law is responsible therefor and liable to punishment.

Toute personne qui commet un acte qui constitue un crime selon le droit international en est responsable et peut être punie.

Principe II

The fact that internal law does not impose a penalty for an act which constitutes a crime under international law does not relieve the person who committed that act from reponsability under international law.

Le fait que le droit interne n'impose pas de sanction pour un acte qui constitue un crime selon le droit international n'enlève en rien à son auteur sa responsabilité selon le droit international.

Principe III

The fact that a person who committed an act which constitutes a crime under international law acted as Head of State or responsible Government official does not relieve him from reponsibility under international law.

Le fait qu'une personne qui a commis un acte qui constitue un crime selon le droit international a agi en tant que Chef d'Etat ou responsable gouvernemental ne lui enlève en rien sa responsabilité selon le droit international.

Principe IV

The fact that a person acted pursuant to order of his Government or of a superior does not relieve him from responsibility under international law, provided a moral choice was in fact possible to him.

Le fait qu'une personne a agi en conformité avec un ordre de son Gouvernement ou d'un supérieur hiérarchique ne lui enlève en rien sa responsabilité selon le droit international, à conditon qu'elle avait un choix moral.

Le traitement de toute personne accusée de ces crimes est réglé par le Principe V qui prévoit :

Any person charged with a crime under international law has the right to a fair trial on the facts and law.

Toute personne accusée d'un crime a droit à un procès équitable pour
juger toute question de fait et de loi.

Il y a des voix élevées partout dans le monde au sujet de la criminalité évetuelle de personnes parmi les dirigeants du monde et surtout dans deux pays inextricablement liés, en premier lieu les Etats Unis d'Amérique, et nous devons donc examiner l'histoire de l'administration actuelle, qui a tenu le pouvoir, suite à une victoire élective douteuse et avec des petites modifications de son personnel, depuis janvier 2001.   L'autre gouvernement sous accusation, même s'il s'agit d'un état artificiel, est celui de "l'état d'Israël".

Pour prendre d'abord les Etats Unis, l'équipe de cette administration (que nous pouvons appeler "l'Administration Bush") est arrivée au pouvoir avec des buts et des projets déjà soigneusement préparés par un groupe de personnes et d'intérêts communément et pour la convenence connues sous le nom de "néo-conservateurs", ou en bref "néo-cons".   L'Administration Bush maintient toujours sa mainmise absolue sur les finances, sur les forces armées et sur les libertés des Etats Unis et de leurs citoyens.

Parmi ces buts de l'administration Bush ainsi préparés bien avant l'élection de 2000, les néo-cons avaient rédigé des projets détaillés pour l'invasion de l'Irak, qu'ils ont aperçu comme un pays où il y avait des réserves importantes de pétrole.   En outre, les Etats Unis sous Monsieur George H.W. Bush avait eu des désaccords pour des motifs qui restent incertains avec le dirigeant assez déplaisant de ce pays - ce qui pouvait servir d'excuse supplémentaire.   Nous pourrrons un autre jour examiner l'histoire de ce désaccord, mais nous devons nous concentrer ici sur la criminalité éventuelle des responsables de l'actuelle administration Bush, et ses alliés.   Nous ne devons donc pas l'étudier ici.

Depuis plus de quatre ans, nous attendons - avec une certaine impatience - une enquête profonde et complète pour éclaircir les évènements qui ont conduit aux horreurs du 11 septembre 2001, mais ce qui est déjà certain est que l'administration Bush a fait preuve de faiblesse et de stupidité dans ses réactions, même si elle ne savait pas - contrairement à ce que croient de nombreux gens aux Etats Unis - et ne comprenait pas exactement ce qui était arrivé à son pays.   Pour ceux d'entre nous qui habitent des pays où des violences terroristes avaient depuis des années bénéficié d'aides financières et militaires ou par le gouvernement des Etats Unis ou, sous son égide bénévole, de groupes hautement organisés de personnes basées aux Etats Unis, ceci peut surprendre.   Mais cela ne nous a pas empêchés de démontrer notre sympathie et notre tristesse face à ces pertes de vies innocentes à New York et ailleurs.   Quoique les citoyens ordinaires des Etats Unis semblent avoir permis la continuation de ces activités contre d'autres depuis tant d'années, nous ne sommes pas de ceux qui se réjouissent de voir de choses pareilles arriver aux Etats Unis comme s'il s'agissait d'une punition bien méritée.

Or, après avoir hésité pendant quelques jours, l'administration Bush a décidé qu'elle pouvait utiliser ces attaques par des personnes n'ayant aucun lien avec l'Irak, où le régime les réprimait par la force, comme excuse pour mettre en marche leur guerre longuement préparée contre ce pays.   Elle a fait usage d'exilés irakiens douteux, y compris Monsieur Ahmed Chalaby, toujours recherché par la Jordanie pour une affaire de fraude bancaire, pour persuader des gens d'influence à croire que des envahisseurs seraient accueillis comme libérateurs avec des fleurs.   Elle a délibérément rejeté l'avis des experts qui furent à leur disposition pour obtenir l'aval pour ses projets des membres de l'administration qui avaient des doutes et preque tous les législateurs des Etats Unis.  En outre les Etats Unis ont refusé de se conformer aux décisons des Nations Unies, qui voulaient permettre aux Inspecteurs de mener à bien leur tâche.

Nous arrivons au point où nous devons examiner la criminalité éventuelle des responsables principaux de l'administration Bush et de ses très proches alliés, y compris le Président lui-même, et cela nous amène à examiner les faits et les dispositions qui leur sont applicables.   J'ai de longues années d'expérience pratique du droit pénal interne en France et en Angleterre et également du droit international, mais je n'ai aucune connaissance du droit interne aux Etats Unis, que ce soit fédéral ou dans un état individuel, et je n'ai jamais traversé l'Atlantique.   Je suis donc contraint à me limiter aux Principes de Nuremberg comme aide à la définition d'un crime selon le droit international, et à laisser aux juristes qualifiés aux Etats Unis d'examiner toute question de droit municipal.

Pour la très simple raison que je n'ai pas suffisamment de renseignements sur tant de gens qu'accuse le public jai dû faire une sélection des intéressés sans prendre en compte les activités de tout membre de l'administration Bush et de ses plus proches alliés.   J'ai donc selectionné les personnes suivantes : Monsieur George W. Bush, Monsieur Richard Cheney, Monsieur Colin Powell, Monsieur Donald Rumsfeld, Monsieur Paul Wolfowitz, Madame Condoleezza Rice (tous des citoyens des Etas Unis), Monsieur Ariel Sharon (né en Palestine) et Monsieur Anthony Blair (un écossais).

Prenant d'abord les crimes définis au Principe VI, les faits connus et que ces personnes ont d'ailleurs reconnus - et qui ont été confirmés par les médias qui leur obéissent - m'amènent à la conclusion inévitable, à l'exception possible en ce qui concerne certains faits de Monsieur Powell, que toutes ces personnes sont coupables d'avoir commis

a) des crimes contre la paix, parce qu'elles ont planifié, préparé, initié et mené une guerre d'agression contre l'Irak en violation d'un  accord international contenu dans des résolutions clairement rédigées du Conseil de Sécurité, et/ou, dans le cas de Monsieur Sharon, contre les palestiniens en violation de toute une série de résolutions ;

b) des crimes de guerre, parce qu'elles ont été responsables du mauvais traitement et de la déportation de civils, et de prisonniers de guerre, tels que ceux qui furent transférés à Guantanamo de l'Afghanistan et d'ailleurs et dans le cas de Monsieur Sharon dans la purification ethnique de palestiniens dans les territoires occupés, notamment à Jérusalem Est et dans d'autres lieux en Cisjordanie - ils sont tous également responsables de la destruction de villes et de villages en Irak et en Palestine, tels que les villages dits "non-reconnus" en cours de démolition dans le Naqab;

c) des crimes contre l'humanité, parce qu'elles sont impliquées dans l'assassinat de civils en Irak et/ou en Palestine et dans la deportation de civils de l'Afghanistan et d'ailleurs vers Guantanamo ou de certains secteurs de la Palestine vers d'autres lieux.

Il ne me semble pas nécessaire de décrire plus en détail leurs crimes tellement évidents, quand elles ont même revendiqué leurs actes et qu'elles ont pris publiquement la responsabilité pour ceux-ci.

Il est alors approprié d'examiner leur culpabilité éventuelle selon les dispositions du Principe VII, où la situation a l'air d'être pire encore.   Dans cette catégorie Monsieur Powell semble aussi coupable que les autres, peut-être par une sorte de loyauté dévoyé, mais cela ne servirait qu'à fonder un plaidoyer en mitigation de la peine et ne pourrait pas servir de défense.

Tous ces accusés sont coupables de collusion dans des crimes commis en Irak ainsi que de ceux commis contre des personnes capturées en Afghanistan ou ailleurs - ils sont donc tous coupables au termes de ce Principe.   En outre, pendant une période beaucoup plus longue, tous les autres ont été des complices des crimes commis directement par Monsieur Sharon et par les autres envahisseurs sionistes - Monsieur Wolfowitz étant le plus intimement impliqué - contre le peuple palestinien.   Monsieur Bush est même allé jusqu'à déclarer au monde entier que Monsieur Sharon est un "homme de paix", ce qui nous permettrait de demander à un homme d'une intelligence normale une explication.   Dans le cas actuel, on pourrait plaider pour mitiger la peine qu'il n'a jamais compris qu'il existe une différénce entre une guerre d'agression et la paix, mais le motif d'un teI plaidoyer serait limité à une responsabilité diminuée - car on ne pourrait jamais trouver des raisons pour disculper Monsieur Bush de crimes aussi graves.

Pour conclure, il est mon avis que toutes les personnes nommées sont définitivement coupables de très graves crimes tels qu'il sont définis dans les Principes de Nuremberg, et je serais soulagé de les voir inculpés par le Tribunal Pénal International à la Haye, qui n'est pas pour des raisons bien évidentes reconnue par les Etats Unis, mais que reconnaît le Royaume Uni.

Pour éviter toute accusation d'avoir négligé une question de fond, je confirme mon avis que les actes de ces personnes sont des exemples d'actes terroristes contre lesquels les Nations Unies se sont engagées à se battre.

Etant donné que ces personnes sont trop puissantes pour être trainées comme Monsieur Slobodan Milosevic - en comparaison un petit escroc - devant le Tribunal Pénal International, je ne peux que laisser à chacun qui a l'obligeance de lire ces lignes de juger si elles sont en fait coupables de crimes selon le droit international.



19:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les commentaires sont fermés.