05.09.2005

05/09/2005: LES FLÉAUX SONT SÉLECTIFS

 
----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Monday, September 05, 2005 10:20 AM
Subject: Sup Combat



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LES FLÉAUX SONT SÉLECTIFS

Guy-Virgile Martin

 

.Ce sont toujours les pauvres qui en sont les principales victimes si on excepte quelques dégâts collatéraux chez les riches. Séismes, tsunamis, incendies et les autres fléaux qui ne sont pas naturels, le chômage, la misère, l’ignorance… frappent essentiellement les classes dites défavorisées, Katrina le cyclone qui a dévasté la Louisiane a tué les miséreux sans voiture ni argent pour fuir le cataclysme annoncé et sans que le pouvoir qui n’est pas celui du peuple mais du seul capitalisme, averti du danger ait rien fait pour les évacuer. Comme il n’avait rien fait les années précédentes pour consolider et surélever les digues obsolètes de la Nouvelle-Orléans. Comme après le drame, il a laissé des jours durant un nombre incalculable de cadavres sans sépulture, des dizaines de milliers de naufragés sans nourriture ni hygiène dans des conditions de survie contraires à leur dignité et dont un grand nombre est mort de dénuement. La tempête Katrina est une épreuve de vérité, elle a arraché le voile qui masque la réalité des Etats-Unis. Faut-il rappeler aux laudateurs de l’American way of life que 20% des ménages accaparent la moitié du revenu national, que de 1973 à 1998, les salaires horaires pour les emplois non qualifiés ont baissé de 20%, que, de 2001 à 2002, le taux de pauvreté a grimpé de 12,1%, que les salariés étatsuniens, souvent en ne gagnant pas de quoi vivre, travaillent 500 heures de plus par an que leurs homologues européens qui sont loin d’être pour autant des nantis, que l’aide sociale a été supprimée à 3 millions de mères et d’enfants sur un total de 5 millions qui en bénéficiaient. Telle est le vrai visage du capitalisme… Et que les geôles étatsuniennes enferment à elles seules le quart des détenus du monde entier, en majorité des Noirs (1)…

La Louisiane, berceau de l’esclavagisme, est un des Etats qui compte le plus de pauvres et parmi ces pauvres une forte majorité de Noirs. Il y a(vait) à la Nouvelle-Orléans 67% de Noirs dont 37% vivaient au dessous du seuil de pauvreté. C’est parmi eux qu’on compte la quasi-totalité des milliers de morts du cyclone ou de ses suites. Car la puissance impérialiste qui se prétend le gendarme et l’ordonnateur du monde n’a pas été capable de secourir sa propre population. Certes Bush en tant que chef d’Etat, porte une lourde responsabilité mais il n’est que le commis du Capitalisme plus redoutable que tous les cyclones passés ou à venir. Les cyclones et le Capital : un même combat.

ET LA FRANCE EN CETTE AFFAIRE ?

Elle a aussi ses commis et ses victimes du Capital: Les commis ce sont Villepin, Sarkozy, Chirac et, à gauche comme à droite, quelques disciples de Blair, lui-même acolyte de Bush. Les incendies de Paris révèlent le mépris du pouvoir en place pour les pauvres s’ils sont de surcroît émigrés et noirs de peau. Avec ou sans papiers, là n’est pas la question, ils ont droit dès lors qu’ils sont sur notre sol et tout le temps qu’ils y vivent à une vie décente, à la sécurité, à l’éducation, à la santé. Or on (2) les parque dans des taudis, on les livre aux marchands de sommeil et aux patrons négriers. Et pour les garder des incendies, ce ne sont pas d’autres logements ni des extincteurs ou des capteurs de fumée qu’on leur fournit mais on décrète leur expulsion par des extra-terrestres casqués, armés, bottés et munis de béliers pour enfoncer les portes. Le pouvoir n’a pas l’excuse d’un cataclysme, le fléau, c’est lui. Et sans enlever à César ce qui lui appartient : sa politique, les soupirs de crocodile d’un Delanoë ne sauraient exonérer de toute responsabilité ni les précédents gouvernements ni le maire de Paris qui dilapide le budget en propagande onéreuse et vaine pour les J.O. ou pour Paris-plage, favorise par tous les moyens l’exode des prolétaires tout en ne manifestant aucun zèle pour éradiquer le millier de taudis recensés dans sa ville et pour proposer un toit aux demandeurs de logements impécunieux en dépit de la pléthore d’appartements inoccupés

La prise en compte des besoins de la population n’est pas une affaire de charité mais de justice Et cette nécessité est immédiate. .

_________________

(1) On, c'est-à-dire tous les appareils d’Etat détenteurs à tous les échelons d’un pouvoir d’intervention ou de décision.

(2) Chiffres cités dans Démythifier l’universalité des valeurs américaines – Editions Parangon.


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19:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Commentaires

les "affaires" de ce pays sont les affaires de tous. Je suis attérrée par la FLATITUDE des citoyens de mon pays.
Désolée de venir crier ma rage chez vous, mais personne ne m'écoute.

Écrit par : AL | 05.09.2005

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